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	<title>ABIMES - Sorties</title>
	<link>http://abimes.ffspeleo.fr/</link>
	<description>L'Association des Barbastelles d'Issy les Moulineaux pour l'Exploration SpÃ©lÃ©ologique</description>
	
<item>
<title>Weekend pascal dans le Doubs 2026</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1275</link>
<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Présents : Vicki, Thibaud, Guillaume (SCCM) et Jinpu
 
03/04/2026 Aller
Départ rdv chez Vicki dans le 94, où elle dispose d'un jardin/potager magnifique, tout fleuri et idyllique.
Tout le monde est en avance sur l'horaire de rdv. Lancelot, le kangoo de Vicki est chargé quasi à bloc.
Arrivée minuit passé au gîte d'étape, fraîchement rénové, qu'on découvre splendide le lendemain. C'est à Tarcenay-Foucherans, 17 ? par personne si groupe de 4 minimum. Grand jardin à l'arrière où il y a 2 moutons trop mignons, plein de poils. Ce gîte dispose d'une immense grange franche-comtoise pour étaler le matos.
[photo 1]
 
04/04/2026 Gouffre du Pré rond
TPST 5h30
Réveil difficile à 8h45 car la route fût longue. 
Comme l'on a vu qu'il faisait beau, sans pluie, nous avons décidé de visiter le Gouffre du Pré rond. On se gare en bordure de route pour s'équiper. Arrivée à la tête de puits vers 12h pour Guillaume et Thibaud. Guillaume équipe pour toute la sortie. Vicki et Jinpu arrivent un quart d'heure plus tard, croisant Thibaud qui remonte blême, essoufflé, couvert de boue et tremblant d'émotions. Car il s'est vu mourir et se décomposant coincé dans les étroitures juste après l'entrée.
Après un peu de diplomatie, Thibaud décide de redescendre et d'accompagner Vicki et Jinpu, au moins jusqu'au ramping étroit rédhibitoire de merde. Finalement Thibaud, dans un souci d'antigaspi et d'écoresponsabilité, choisit de terminer son pâté de sanglier prélassé au soleil en surface et de faire une petite rando, pour voir les ruines du château de Montrond.  
Entretemps sous terre, les 3 intrépides arrivent à une série de puits, assez arrosés, très joliment sculptés et larges, MAIS entrecoupé de passages bien étroits. Nous mangeons au seul endroit hors embruns, à la base de P22. Merci au ponchos/couvertures de survie &amp; bougies, sinon aglagla...... 
Guillaume, traînant un kit bien rempli, est allée voir le prochain ramping rédhibitoire donnant accès au grand P37 (le puits des Clostros). Mais il recule au lieu d'avancer car le ramping en Z était &amp;quot;inhumain&amp;quot; (d'après Jinpu). Afin de rester dignes et humains, nous décidons de manière unanime de se sauver.
Guillaume remonte en premier pour essayer d'améliorer l'équipement hors-crue. A ce propos, la prochaine équipe est invitée à rajouter des spits ou des AF pour pouvoir descendre plus au sec.
A la montée, là où il y a un fractio avec une grande pendule, Jinpu a laissé sa pédale au fractio en basculant vers le pendule. Vicki, assez cocasse, s'est retrouvée pendue par le pied du pantin, avec la tête sous la cascade. C'est seulement à l?apéro que Guillaume nous a expliqué l'ASTUCE du descendeur, à mettre sur la boucle de corde qui remonte (schéma à joindre). 
Les méandres de sortie étaient un peu lents, car Vicki et Jinpu trimbalaient 3 KITS à deux ; Guillaume déséquipait.
Sortie vers 17h30. En surface, Thibaud nous attend souriant, sec et légèrement bronzé.

Comme le gouffre se trouve tout à côté de Montrond le Chateau, on est parti tenter d'acheter un topoguide chez la maman de Benoît. En manque de tome 2, elle nous a donné rdv pour le lundi de Pâques.

Retour au gîte, apéro, crémant, radis avec son dip de feta à l'ail des ours... au menu : tagliatelles à la crème aux champignons et poivrons rouge, un délice proposé par Guillaume. 
Prépa des kits pour le lendemain et dodo vers 23h.
 
05/04/2026 Gouffre de la vieille herbe
TPST 8h30
Trajet Gîte-gouffre 15 mins.
Garé à côté d?une ferme, petit détour pour trouver l?entrée.
Entrée à 11h dans le trou. Ça commence bien, 1 spit foiré à l?entrée, ET c?est tout. Guillaume McGyver raboute 2 sangles de 3m et 2 dyneemas de 3m, accrochés à 1 arbre sur le bord de l'entrée pour faire la tête de puits. Heureusement les amarrages suivants sont en meilleur état et plus nombreux.
Suivi de Thibaud, ça descend rapidos. Les 2 premiers puits, majestueux et larges, sont magnifiques. Le 1e nous amène vers un éboulis, retenus par un grillage métallique de sécurité. 
[photo 2]
Nous mangeons à la base du 2e puits, dans une salle à manger bien au sec, avec des chauves-souris qui lorgnent nos salades de pommes de terre, ?ufs, sauce ciboulette et persil. 
Ensuite, c?est le P8 étroit, Guillaume a dû planter un spit à la main. Juste après, nous amorçons le plan incliné menant au fond historique.
D?abord, nous prenons la lucarne pour essayer d?arriver au Nouveau Réseau. Nous arrivons sur un grand méandre, Guillaume y est descendu pour voir, mais ça devient de plus en plus étroit, de surcroît pas d?autre lucarne pour la suite. Nous jetons tous un ?il à ce méandre de la tête de puits hyper-étroit, puis le temps de demi-tour. 
La vielle herbe nous réserve plein de mystères pour la suite.
Sortie avec la lumière du jour vers 19h30.
Nous prenons un sentier de division parcellaire identifiée par Vicki, un chemin plus court pour retourner à la voiture, avec moins de ronces et de boue.
Le soir au gîte, Vicki nous surprend avec une chasse aux ?ufs, invitant de plus 2 petites filles des randonneurs qui couchent à l'étage. On les a tous trouvés avec un peu de temps et d?observation. 
Au menu, on finit le reste de l?apéro et se goinfre de chili sin carne avec du polenta.
Dodo 23H15, sans enkitage.
 
06/04/2026 Captage de la Touvière
TPST 30mins avec les 2 parties
Trajet 7 min du gîte.
1e partie : En remontant 30m le ruisseau, nous retrouvons l?entrée #1 marquée 1882. Petits aqua-couloirs, nous obligeant à nous plier le dos et à ne pas casser les fistuleuses. L?eau est claire, et fraîche. Jolie maçonnerie tout autour. Il y a tout au long de l?eau cascade sur de grandes marches calcifiées. Guillaume arrivant à un cul de sac, nous dit de faire demi-tour.
[photo 3 et 4]
2e partie : Nous sillonnons la pente de la forêt pour trouver les autres entrées pendant 30 minutes, enfin Guillaume tombe sur l?entrée #2 avec une arche très basse qui nous obligerait à être à 4 pattes, tunnel montant et ne donne pas très envie. Heureusement, juste à côté, nous retrouvons l?entrée #3, vertical de 8M avec des barreaux métalliques enfoncés dans la pierre. Tous sont descendus sauf Jinpu qui n?a pas confiance aux barreaux, dont certains tournent apparemment.
Dans les tunnels en bas des barreaux, les marches sont nombreuses et hautes ; le plafond plus haut. A la rotonde, un embranchement à droite queute rapidement. De l?autre côté, nous continuons par un tunnel sinueux et en fort dénivelé. Finalement, nous arrivons à un autre embranchement à gauche, le tunnel bas vers l?entrée #2 ; à droite, après quelques mètres, une vielle échelle métallique mais costaude nous amène à l?entrée #4. La sortie étroite débouche dans une combe, derrière la voie ferrée transformée en piste cyclable. Descente droite dans la pente pour récupérer Jinpu, elle est tombée sur de l?ail des ours aux environs et en a cueilli quelques feuilles pour embaumer la voiture.
Lavage au lavoir historique de Saint-Maximin, c?est sur le chemin de pèlerinage de Francigena, très belle charpente refaite à l?ancienne. Un grand soleil, de l?eau claire et fraîche.
[photo 5]
Retour au gîte vers 14h. Déjeuner avec salade de riz au thon, nettoyage du gîte, départ 15h30 et direction de Montrond pour les topoguides.
Sur l?autoroute en rédigeant le CR, Guillaume demande : &amp;quot;Mais en fait, où est la salade de riz pour le pique-nique ?&amp;quot;. Oubli !!!! La glacière de Vicki est restée dans le frigo du gîte, rempli de bouffe ; avis aux gentils passants pour la récupérer à Tarcenay un de ces quatre. SMS au tenancier pour qu?il profite du restant, crémant etc. et pour ne pas gaspiller.
Arrivée à Villebon sur Yvette vers 22H00 sans trop de bouchons (un peu quand-même) pour déposer le matériel au local du SCCM, puis dépose de Guillaume chez lui à Massy et de Thibault et Jinpu au métro ligne 14 (car aucun RER ne circulait sur les lignes B et C pour cause de travaux. C'est pratique (on ironise) !

POST-SCRIPTUM : Weekend spéléo 10000 % végétarien, du jamais vu. Jamais. Jamais... Et on l'a kiffé ! 

Annexes
Topo Gouffre du Pré rond: Les belles du Doubs, tome 1, page 73
Topo Gouffre de la vieille herbe: Les belles du Doubs, tome 2, page 92
Topo Captage de la Touvière:  Les belles du Doubs, tome 2, page 27

    Entrée 1: 47.13620N, 6.14089E

    Entrée 2: 47.13643N, 6.14079E

    Entrée 3: 47.13646N, 6.14117E

    Entrée 4: 47.13713N, 6.14083E</description>
</item>

<item>
<title>Cavottes et Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1284</link>
<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Samedi 28 février 2026&lt;/u&gt;
Participants : Arthur P, Antoine R, Michaël G, Patrick L, Valentine L, Rémi V, Vicki M

Les Cavottes

&lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt;

C'est la deuxième sortie sous terre de Valentine - bienvenue aux Cavottes avec son entrée boueuse et glissante et sa progression plein de suspense pour arriver à la &lt;i&gt;Salle du Chaos&lt;/i&gt;.

L'essentiel du groupe passe par la &lt;i&gt;Diaclase Duret&lt;/i&gt; tandis qu'Arthur et Mickaël passent par la &lt;i&gt;Tyrolienne&lt;/i&gt; pour aller rapidement équiper le &lt;i&gt;Faux-Pas&lt;/i&gt;.

Le &lt;i&gt;Ressaut de 7 mètres&lt;/i&gt; est équipé par la vire remontante ce qui permet de profiter d'une verticale d'environ 20m fractionnée une fois.

On se dirige vers le &lt;i&gt;Réseau Sud&lt;/i&gt;, l'objectif de la sortie n'étant pas encore complètement fixé et dépendant de la forme de chacun.

On descend le &lt;i&gt;P20&lt;/i&gt; sans encombre et la question se pose d'aller plus loin.
Tout le monde se sent en forme et n'est pas rebuté par l'idée d'aller ramper pour accéder à la suite.
On s'engage donc dans la &lt;i&gt;Boîte aux Lettres&lt;/i&gt; puis dans le &lt;i&gt;Boyau&lt;/i&gt;.
Finalement ça râle un peu derrière, mais tout le monde franchi l'obstacle sans difficulté particulière.

Le &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; est rapidement équipé, Arthur en profite pour montrer l'endroit où ils ont fait une escalade (et un peu de première) &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1260&amp;quot;&gt;il y a un peu plus d'un an&lt;/a&gt;.

En bas du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; on parcours un petit bout de méandre et on retrouve le carrefour d'accès qu'Arthur avait en tête pour se rendre dans la &lt;i&gt;Salle 52&lt;/i&gt;. L'accès se fait par un plan incliné remontant glaiseux et bien glissant, l'occasion de rigoler un peu.

On prend la direction de la &lt;i&gt;Galerie Est&lt;/i&gt;, dans les souvenirs d'Arthur c'est une balade sans difficulté particulière. Dans la réalité, ce souvenir flatteur a dû se construire en opposition avec ceux de la &lt;i&gt;Galerie Ouest&lt;/i&gt; qui n'est que monticule glaiseux et ruisseau boueux.
La &lt;i&gt;Galerie Est&lt;/i&gt; est donc un peu accidentée et par endroit glissante, il faut faire attention de ne pas glisser et se faire une entorse.

On atteint l'endroit nommé &amp;quot;&lt;i&gt;Grand Puits&lt;/i&gt;&amp;quot; sur la topo, c'est un des objectifs &amp;quot;optimistes&amp;quot; de la sortie. Ce &amp;quot;&lt;i&gt;Grand Puits&lt;/i&gt;&amp;quot; est en fait un méandre remontant très propre et très haut de plafond au fond duquel pend une échelle souple métallique en très mauvais état (impraticable) qui donne accès à la suite que seuls quelques explorateurs des années 70 et qui n'est documenté que par un croquis d'explo et un court compte rendu. C'est un des objectifs de reprise d'explo qui trotte dans la tête d'Arthur depuis le &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1078&amp;quot;&gt;week-end confiné de 2021&lt;/a&gt; et qui est enfin programmé pour 2026.

Valentine et Vicky choisiront de faire une petite pause tandis que le reste de l'équipe va voir rapidement le fond de la &lt;i&gt;Galerie Est&lt;/i&gt;. Le fond n'est pas très clair, arrivés sur une sorte de diaclase obstruée de blocs, mais où on voit des traces de désobstruction manuelle, on ne sait pas si on a vraiment atteint le fond ou s'il fallait insister.
Sur le chemin du retour pour rejoindre Valentine et Vicky, on regarde les différents diverticules/méandres perpendiculaires dont certains ne figurent pas sur la topo (Benoît Decreuse nous confirmera que certaines branches n'ont pas été topographiées et certaines peut-être rarement vues).

Le retour s'effectue en deux groupes. 

Vicki joue le rôle de cadre pour Rémi, Valentine et Patrick qui rentrent au gîte pour commencer le repas. La progression de retour se passe bien. Rémi et Valentine semblent assez bien à l'aise et restent calmes et réfléchis quand la progression est moins évidente : par exemple, pour quitter l'Y en haut de la montée avant la vire au ressaut de 7 m.  Tous ressentent de petites émotions au départ de la tyrolienne pour le retour dans la Salle du Chaos. 
Bien sûr, quelques blagues ont lieu : Vicki et Valentine envoient les garçons devant et eux, comme c'était prévu, filent tout droit dans le passage qui queute au lieu de prendre à droite vers la sortie. Du coup, les filles sont devant et dans le virage où un ramping étroit un peu en hauteur se présente à gauche, les garçons sont convaincu de passer par là. Rémi se méfie quand-même et demande : &amp;quot; Je ne me rappelle pas de ce passage. Ca serait pas plus facile par en bas ? &amp;quot; -  &amp;quot; Mais non, je t'assure ; en bas, tu vas galérer ; c'est mieux en haut ! &amp;quot; Bref, pas de rancune !  

Pendant ce temps-là, Arthur, Antoine et Michaël vont faire une petite escalade dans la &lt;i&gt;Salle des Dunes&lt;/i&gt; pour vérifier une zone que Stéphane Jaillet nous a indiquée comme inaccessible pour son scanner Lidar. Finalement l'escalade n'est pas nécessaire, la zone en hauteur étant accessible en faisant des tours et détours. Stéphane pourra finalement retourner compléter son modèle 3D assez facilement.
On en profite pour aller jeter un ?il au nain de jardin de la &lt;i&gt;Salle ex-Terminale&lt;/i&gt;, essayez de le repérer la prochaine fois, il est bien caché !

A la sortie, Arthur ira saluer les copains du Doubs qui sont présents à l'AG du CDS25 et en profitera pour interroger Benoît Decreuse sur le réseau inférieur des &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt;.

De retour au gîte, le dîner végétarien semble plaire à tout le monde : en entrée des carottes et radis trempés dans du feta frais à l'ail des ours ou dans du houmous, suivis de burritos et d'une grande salade verte.

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&lt;u&gt;Dimanche 01 mars 2026&lt;/u&gt;
Participants : Arthur P, Antoine R, Michaël G, Patrick L, Déborah D, Jean H (Spitteurs Fous)

&lt;b&gt;Grotte du Dahu&lt;/b&gt;

[Patrick]
Arrivée sur le parking a la sortie du village, on se change et on prend un sentier qui monte.  
Petite marche d'approche. Quelques cordes pour aider à monter. On passe une petite cascade.
Et on arrive sur une sorte de terrier de nain de jardin.
Pas très utilisée, l'entrée est pleine de feuilles mortes. Ca mériterait un coup de balai.
J'étais prévenu que c'était étroit et boueux mais ca mérite un rappel. Une fois passée l'entrée, il n'y aura plus de quoi rester debout (ou alors en se contorsionnant à certains endroits).
Ou propre. On est plus de boue que debout.

Après les quelques mètres de feuilles mortes, c'est le coin des cadavres d'insectes, araignées (bien vivantes) et 2 salamandres.
Et après c'est de la boue.  
A un embranchement il faut aller à gauche (le passage qui monte un peu).  Je vais voir à droite.


Pince à linge. Longé, plus ou moins en opposition entre 2 parois et plus ou moins a 4 pattes sur un rebord en hauteur. Je ne vois pas trop l'intérêt d'étendre le linge s'il est déjà plein de boue.

Petite note au passage : Les indications sur le matos à prendre étaient variées. Chacun son avis.
A part le minikit, je n'étais cependant pas mécontent d'avoir pris le bazar habituel. Le minikit était un peu encombrant.
J'ai mis le descendeur pour 1 ou 2 passages. Comme celui après la pince à linge.
De même, croll et poignée étaient pratiques au retour, même si le manque de place pour man?uvrer a nécessité quelques contorsions entre les 2 parois.


On avancé jusqu'à la &amp;quot;&lt;i&gt;V3&lt;/i&gt;&amp;quot;.  
Un groupe a continué. Un autre a fait demi tour.
J'étais dans le second, ma frontale commençait à faiblir, et mes genouillères ne servaient à rien (trop de boue, ça glissait sans arrêt...).

J'ai loupé un passage en hauteur au retour pour aller me retrouver dans un coin boueux et étroit (par ça je veux dire plus que la moyenne du coin).
On m'a dit &amp;quot;ta frontale est pleine de boue&amp;quot;. Et ben, une frontale ça éclaire beaucoup mieux quand on enlève la boue. Fallait y penser ! A la sortie la couleur d'origine de la combi était difficile à voir.

Conclusion: avoir des genouillères qui tiennent bien. Protéger un peu mieux les avant-bras aussi. En plus de la boue, il y a parfois des petits cailloux. 
[/Patrick]

[Arthur]
C'est la troisième fois que je viens à la &lt;b&gt;Grotte du Dahu&lt;/b&gt;, on m'a vendu le plus beau collecteur du Doubs (celui de la &lt;b&gt;Baume du Rocher&lt;/b&gt;, mais il est défendu par la progression compliquée que l'on rencontre dans &lt;b&gt;Grotte du Dahu&lt;/b&gt; et par une zone qui peut siphonner (la &lt;i&gt;V3&lt;/i&gt;) sans que l'on comprenne bien comment pourquoi, le remplissage n'étant à priori pas directement corrélé à la pluviométrie.
Les semaines précédentes ayant été très pluvieuses, on n'a tout de même pas trop d'espoir sur le fait daller plus loin, ça ne fera que la 3ème fois que je me casse les dents sur la &lt;i&gt;V3&lt;/i&gt;.
Arrivés sur place (c'est quand même vachement plus loin que ce dont je me souvenais), c'est la surprise !
La &lt;i&gt;V3&lt;/i&gt; est désamorcée, on continue avec Déborah et Jean en se disant que l'on va aller vite et faire demi-tour pour essayer de sortir en même temps que l'autre partie de l'équipe.
On ne se met pas debout tout de suite (spolier : on ne s'est pas mis debout du tout), ça continue avec beaucoup de 4 pattes mais on arrive dans une zone où l'on reconnait une morphologie d'exutoire de trop plein (un pey comme la &lt;b&gt;Grotte de Prérouge&lt;/b&gt; dans les Bauges). 
On passe donc la bifurcation vers la &lt;i&gt;Galerie des Spécialistes&lt;/i&gt;, la &lt;i&gt;Salle à manger&lt;/i&gt;, on court presque (presque) dans le &lt;i&gt;Boulevard des Kits&lt;/i&gt; et on s'arrête devant une bifurcation.
On est 3, aucun de nous n'a la topo, aucun ne l'a regardée avant de descendre tellement on était sûr de s'arrêter à la &lt;i&gt;V3&lt;/i&gt;.
Jean s'engage dans la galerie qui remonte à gauche, Déborah va voir à droit, la galerie semble descendre.
Au bout de 5min les 2 reviennent au niveau d'Arthur qui attendait à la bifurcation, vue l'heure on choisit de faire demi-tour, on reviendra forcément, Arthur ayant envie de découvrir le plus beau collecteur du Doubs (qui est plus loin, forcément) et Jean et Déborah qui ont envie de revenir faire de jolies photos (quelle idée de s'infliger le portage d'un kit photo dans le Dahu !).

Chose notable : on a croisé un cadavre de rongeur (Loir ou Lériot ?) et 3 de chauve-souris tous recouverts de moisissures et pas complètement décomposés (mais aucune odeur).
Comment sont-ils arrivés jusqu'ici ? Comment sont-ils morts ?
Y a t il des failles qui remontent d'ici à l'extérieur ?
Ont il été emportés par une crue ? Mais depuis où ? Et si l'eau est venue jusque là, pourquoi la &lt;i&gt;V3&lt;/i&gt; est-elle désamorcée ?
[/Arthur]

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/uCdY4ZDOiz8?si=QaM6nuLA5iFuUChb&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Lavage du matos perso au gîte le dimanche matin et nettoyage du gîte pour l'équipe qui n'a pas fait le &lt;b&gt;Dahu&lt;/b&gt;. Déjeuner dehors au soleil puis départ vers le Sentier karstique de &lt;b&gt;Merey-sous-Montrond&lt;/b&gt;, toujours aussi agréable, surtout en fin de journée. Nous avons rendez-vous avec l'autre moitié du groupe aux alentours de &lt;b&gt;Besançon&lt;/b&gt; pour récupérer le matériel perso car, pour gagner du temps sur le retour, ils ne sont pas revenus au gîte après le &lt;b&gt;Dahu&lt;/b&gt;.</description>
</item>

<item>
<title>Aven des Baragnes et Vallon de la Colle (amont et aval)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1274</link>
<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L'objectif de ce week-end était de pouvoir enfin faire la sortie ABIMES pour faire de l'explo au &lt;i&gt;Réseau 5&lt;/i&gt; de l'&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt;, sortie qui était initialement prévue &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=12XX&amp;quot;&gt;le week-end précédent&lt;/a&gt;.
Manque de chance, ma douleur à l'avant bras s'est transformée en tendinite, je pense que m'engager dans une sortie de 2 jours avec bivouac n'est pas très prudent.
J'appelle Sylvain pour l'informer et il me rassure, lui a un début de sciatique, ça l'arrange de revoir nos objectifs à la baisse.
On cherche donc un trou chouette, pas loin et équipable avec le matériel à notre disposition. On propose également aux copains du coin et on leur demande conseil. On finit par trouver la veille au soir.


&lt;u&gt;Samedi 21 février 2026&lt;/u&gt;
Participants : Arthur P, Sylvain C, Manon P (Sophitaupes), Lucas S (Sophitaupes)

On part donc sur l'&lt;b&gt;Aven des Baragnes&lt;/b&gt;, situé sur la commune de &lt;b&gt;Saint-Cézaire-sur-Siagne&lt;/b&gt;.
Rendez-vous est donné à 12h, on se retrouve sur le parking en bord de route pour pique-niquer au soleil avant de suivre un chemin qui d'après le GPS nous amène directement au trou. Manque de chance, lorsque l'on atteint la cavité, ce n'est pas la bonne. On suit donc le GPS de randonnée de Lucas et on se retrouve à couper à travers la broussaille telle une compagnie de sangliers pour atteindre la bonne entrée. Arrivée à bon port, on voit le chemin que l'on aurait dû emprunter, au moins on saura par où passer au retour.

l'&lt;b&gt;Aven des Baragnes&lt;/b&gt; est un -141m qui se développe sur une faille inclinée, dans un beau calcaire blanc et marmoréen du Portlandien ;). On atteint les -108 quasiment sans quitter la corde et dans de gros volumes. Lucas était déjà venu mais avait fait demi-tour à environ -80, l'équipement laissant vraiment à désirer. Depuis des locaux sont repassés mettre de beaux spits tous neuf et faire quelques AF, on peut tout équiper proprement si l'on ne passe pas devant les points sans les voir. Il y a même des gougeons ici ou là, de quoi contenter tous les amateurs d'équipement divers et variés.
La tête du p40 à environ -80 demande quelques contorsions et démarre d'un palier recouvert de cailloux. La purge prend un peu de temps avant de se lancer à l'équipement. Il est possible de se tromper d'itinéraire à cet endroit, le fameux P40 ayant 2 entrées et le palier se situant à côté d'un autre puits qui lui est borgne.

En bas de ce beau P40, à -108m, après un petit passage de noeud à 2 m du sol, histoire de réviser un peu nos techniques, s'ouvre un boyau qui semble boueux et moins large. On hésitera un moment avant de s'engager (on était encore propre jusque là), mais finalement ce n'est pas si sale ni si étroit.
Un ressaut et un P10 plus tard on est à -123m et c'est là que démarre un boyau propre, mais humide dans lequel il faut s'engager pour aller voir le fond.
Seul Lucas aura la motivation de continuer, il ne touchera pas le fond car une corde aurait été la bienvenue pour finir sereinement, mais il ne s'arrêtera pas loin.

On remonte, on déséquipe et on rentre prendre l'apéro tous ensemble en partageant des anecdotes de spéléos.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/V4I87x5_HA8?si=Qhd5GN1Y1DUWYX-Y&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST : 4h

&lt;u&gt;Dimanche 22 février 2026&lt;/u&gt;
Participants : Arthur P, Sylvain C

Il fait beau et chaud, la tendinite d'Arthur ne s'arrange pas et le début de sciatique de Sylvain non plus, on se dit qu'on se ferait bien un petit canyon.
Mais il faut composer avec les interdictions de pratique hivernale de certains canyon, avec la route à faire et le besoin d'une seconde voiture pour faire une navette.
On choisi donc de faire un canyon à priori peu pratiqué mais pas trop loin, le &lt;b&gt;Vallon de la Colle&lt;/b&gt;

On part pour &lt;b&gt;Escragnolles&lt;/b&gt; sur les coups de 10h30 (on a dû mettre un réveil ce matin), le temps de poser la première voiture au lieu dit &amp;quot;&lt;i&gt;La Source Parfumée&lt;/i&gt;&amp;quot; , de transférer les affaires et de se garer au parking amont, on attaque la marche d'approche du &lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/21941/Colle-aval.html&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Vallon de la Colle Amont&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. à 11h30.
Le début de la marche d'approche est raide et en plein soleil puis, dès que l'on approche du sous-bois on se retrouve à marcher dans la neige qui a ici oublié de fondre, on s'enfonce parfois à mi-mollets.
Les 1h30 annoncées ne sont pas volés, on arrive au départ du canyon pour pique-niquer au soleil devant une décharge sauvage.
Le canyon est sec, d'après ce qu'on a pu lire 2 jours seulement après une période de pluies intenses il ne coule déjà plus rien !
Toutefois, sur tout le long de la descente les hautes herbes sont couchées, il a dû donc couler il y a peu.

Première cascade, premier obstacle non équipé, on le contournera par la rive droite sans difficulté.

De nombreux obstacles dans ce canyon ne sont pas équipés et nécessitent d'être contournés. C'est dommage car d'avantage d'équipement le rendraient plus ludique. Les obstacles équipés le sont rarement (c'est à dire quasiment jamais) avec des points doublés. Il nous arrivera même de préférer descendre sur amarrage naturel (arbre) plutôt que sur l'équipement en place.
On profite tout de même de la belle vue et du paysage de bancs calcaires bien découpés.
La végétation est très présente et les églantines s'accrochent aux vêtements, heureusement que l'on a prévu le coup en se mettant en combinaison spéléo.

On rejoint la route et on se dirige vers la voiture pour se rendre sur le parking du départ du &lt;b&gt;Vallon de la Colle Aval&lt;/b&gt;, la partie intermédiaire ne représentant apparemment que peu d'intérêt.


TPPST : 2h30


Carole et Arthur avaient déjà fait le &lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/21941/Colle-aval.html&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Vallon de la Colle Aval&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1259&amp;quot;&gt;en septembre dernier&lt;/a&gt; en marge du RIF, aussi on ne perd pas de temps à chercher le chemin. La partie inférieure du canyon étant alimentée par une résurgence se situant dans la partie intermédiaire, on se change en combinaison néoprène et on part sur la marche d'approche qui dure approximativement 5min. On est dans le canyon vers 17h et contrairement à septembre dernier l'eau coule suffisamment pour donner une très chouette ambiance (mais elle est fraiche !).
La dernière fois la légèreté de certains équipement nous avait interpellé. Cette fois-ci, en sortant de la partie amont, on trouve que la partie aval est équipée dans les règles de l'art, voire même suréquipée ! Amarrages doublés, points reliés, possibilité de faire quelquefois des mains courantes : c'est le luxe.
Les conditions sont tellement agréable que l'on descendra le canyon en environ 1h.
La marche de retour n'est pas beaucoup mieux marquée que la dernière fois, mais de jour on distingue mieux le tracé. Le début du retour se fait en remontant un éboulis non stabilisé ce qui est parfaitement pénible.
Retour à la voiture au crépuscule, on reprend la route de nuit pour rentrer manger. 


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TPPST : 1h</description>
</item>

<item>
<title>Explo à l'Aven du Chatternaüm</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1273</link>
<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L'objectif du week-end était initialement de faire une sortie ABIMES pour faire de l'explo au &lt;i&gt;Réseau 5&lt;/i&gt; de l'&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt;, mais après quelques difficultés à s'organiser, les plans finiront par différer un peu.

&lt;u&gt;Samedi 14 février 2026&lt;/u&gt;

Quitte à être dans la région, autant assister à l'&lt;b&gt;AG du CDS06&lt;/b&gt;.
C'est l'occasion de rencontrer des gens et de parler avec des copains que l'on ne croise que rarement.

Durant l'AG on aura l'occasion d'entendre parler des actions du CDS06 en spéléologie mais également sur beaucoup de sujets touchant les chiroptères.

L'AG est suivie d'un pot convivial, c'est le moment de rencontrer de nouveaux copains et de faire quelques emplettes pour la bibliothèque du club.


&lt;u&gt;Dimanche 15 février 2026&lt;/u&gt;

Participants : Arthur P, Manon P (Sophitaupes), Lucas S (Sophitaupes)

Le rendez-vous est pris avec Manon et Lucas aux aurores (10h) sur le &lt;b&gt;Plateau de Calern&lt;/b&gt; pour participer à une sortie explo / désob à l'&lt;b&gt;Aven du Chatternaüm&lt;/b&gt;. Le trou est placé entre 2 branches du réseau &lt;Baoudillouns-Moustiques-Nrelhac&lt;/b&gt; et la jonction est très certainement pour bientôt étant donné que l'on atteint une profondeur vertigineuse de -30m et que le réseau est environ 300m plus bas.

La marche d'approche se fera sur un sol recouvert de neige ,ce qui donne un décor très sympathique au plateau.

Manon et Lucas  m'avaient prévenu, c'est &amp;quot;pas large&amp;quot;. Mais après les 2 petits puits d'entrée, je me demande pourquoi avoir fait tant de kilomètres pour me retrouver dans un trou belge !

La cavité avait été travaillée dans les année 90, mais le chantier s'était arrêté avec la découverte de l'&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt;.

Lucas trainera derrière pour refaire la topo pendant que Manon foncera devant pour aller travailler à l'élargissement de la suite.

On passe, entre autre, un méandre pas haut et encore moins large et un puits très étroit et on arrive au terminus de l'époque : un laminoir humide dans les graviers.
Heureusement, la suite n'est pas par là !
Lors des premières séances, Manon avait senti un courant d'air en plafond et le binôme de désobeurs fous a élargi le passage sur 2m de haut pour rejoindre un galerie supérieure parallèle au laminoir.
La suite continue en méandre qui redescend et fini par arriver de l'autre côté du laminoir.

Cette cheminée artificielle comporte un resserrement que les compères ont poétiquement appelé l'&lt;i&gt;Anneau Gastrique&lt;/i&gt;. Après un premier essai, je me rends rapidement compte qu'il va falloir forcer pour passer et que la suite ne semble pas beaucoup plus large.

Je prends donc la massette et m'attaque à ce bourrelet inélégant pendant que Manon travaille devant à élargir un passage qui doit être encore plus étroit.

Allongé dans le début du laminoir, je travaille à la massette et au burin en plafond jusqu'à ce que l'&lt;i&gt;Anneau Gastrique&lt;/i&gt; ne soit plus (je me prends tout de même un éclat de calcaire dans l'?il, malgré mes lunettes, ça ne fait pas du bien mais au moins pas de blessure).

Lucas arrive de derrière au moment où Manon revient sur ses pas pour prévenir que la voie est maintenant élargie. Seul Lucas a vu la suite du méandre lors de leur précédente sortie, on espère trouver quelque chose de chouette !

Après l'élargissement rapide d'un passage juste après (quelques blocs à faire tomber), on rejoint le fond du méandre où un tout petit actif coule. La route est barrée par un plancher stalagmitique à moitié mondmilcheux.
Les petits gabarits (pas moi) iront voir la suite en rampant par dessus : un puits, estimé à 5-6m.
Je m'attaque donc à créer un passage dans le plancher avec mon nouvel outil fétiche, la massette et en me servant du pied de biche, tantôt comme burin, tantôt comme levier.
Après un certain temps (ou un temps certain, je ne sais plus), Lucas se faufilera pour enlever quelques blocs dans les parois un peu plus loin.
On fait demi-tour et on se donne rendez-vous le lendemain avec une recrue supplémentaire.
La remontée se fait sans encombre à l'exception du puits étroit qui est particulièrement pénible.

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TPST : 06h30 

&lt;u&gt;Lundi 16 février 2026&lt;/u&gt;

Participants : Arthur P, Manon P (Sophitaupes), Lucas S (Sophitaupes), Nicolas G (Club Martel)

Rendez-vous chez le médecin pour les uns et entretien d'embauche pour les autres, on se donne rendez-vous encore plus tôt que la veille : 12h sur le parking de l'&lt;b&gt;Observatoire de la Côte d'Azur&lt;/b&gt;.
Aujourd'hui nous sommes rejoints par Nicolas qui me dit suivre l'activité d'ABIMES à la fois sur le site internet et sur la chaîne Youtube, il me demande même des nouvelles sur le chantier de la &lt;b&gt;Grotte d'Hotton&lt;/b&gt; et des détails sur &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1260&amp;quot;&gt;l'explo de l'autre côté du &lt;b&gt;Lac des Cavottes &lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.

On retourne donc à l'&lt;b&gt;Aven du Chatternaüm&lt;/b&gt; à 4, on se marche presque dessus dans la cavité mais on arrive assez rapidement au terminus de a veille.

On décide de passer par dessus ce qu'il reste du plancher stalagmitique et Lucas équipe une tête de puits.
Arrivé en bas, c'est une petite déception car le P5-6 est en fait un R3.

Cette déception est rapidement compensée par le fait que l'on arrive devant un méandre au sol (large d'environ 15cm) qui donne dans un beau puits propre et arrosé que l'on pointe à 4m avec le DistoX. Ce méandre est encore recouvert d'un vieux plancher stalagmitique que l'on attaque avec la même technique que la veille pour dégager suffisamment de place pour s'attaquer à l'élargissement du méandre. Un autre méandre (impénétrable également) s'ouvre à l'horizontale en face et semble être parallèle à la partie basse, on ne s'y attaque pas pour le moment.

On fera demi-tour avant d'avoir réussi à élargir suffisamment pour passer, mais on est content d'avoir pu avancer un peu.

Suite à ces 2 jours à avoir manié la massette, j'ai un peu mal à l'avant bras, je me dis que ça va passer. C'est ça de confier une massette à quelqu'un qui passe sa journée derrière un PC !

A la remontée, le puits fraichement équipé devient l'obstacle le plus pénible à passer de la cavité.
On est accueillis dehors par un vent assez puissant, le retour se fera au pas de course sur un plateau qui a bien déneigé.

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TPST : 08h</description>
</item>

<item>
<title>Téléphérique à Hotton</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1272</link>
<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p&gt;Une arrivée pas trop tardive vendredi soir, pour une fois. ET SURTOUT : on avait les clés ! &lt;/p&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Samedi, le quatuor a été rejoint au chalet pour le petit-déjeuner par Jean-Luc, deuxième plongeur, accompagnant Xis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objectif de la journée : &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- côté plongée : aller au S8 pour trouver la suite et placer la balise pour les mesures de Clément&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- côté grotte : fixer l'échelle et baliser
On a été rejoint par les belges : Serge, Rémy, Etienne et ses deux fils. L'équipe belge s'est occupée de continuer à creuser ainsi que commencer à installer le périphérique imaginé par Etienne pour une évacuation des bacs plus simple.&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Cette première journée fût enthousiasmante avec 3 supports et demi posée par Etienne et Arthur, l'échelle accrochée par Nolwenn (première utilisation d'un perfo eheh) et Arthur, le balisage de Clément. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Surtout :
- la découverte d'une petite salle en bas du upuit du dromadaire, grâce à un niveau d'eau très bas. Clément a pu explorer. Nos (Arthur et Nolwenn) gabarits ne passaient ... De belles videos et photos en sont re-sorties !
- une veine de courant trouvée à -6m et non -10m par les plongeurs au niveau du S8. A explorer le lendemain !&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;La soirée toujours très attendue à Hotton : la fonduuuuuuuuuuue avec toute la click. On avait HÂTE !! Laurent et Sophie nous ont rejoint. Tout était prêt, le fromage était presque bien fondu, un retour sur les plaques pour bien finir de cuire et là, le DRAME ... Le manche d'un des deux caquelons casse ... Imaginez 30 secondes 10 personnes dont la moitié mangeant pour 2 avec seulement plus qu'un caquelon de fromage :) &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un problème ? Une solution : des frites et
Pour les plus téméraires, il y avait de la salade et une vinaigrette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une bien belle soirée au chalet !&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Réveil un peu compliqué, comme d'hab, dimanche. Les plongeurs ont pris de l'avance pour avoir un max de temps pour explorer la veine de courant trouvée la veille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le reste, tranquillou : Arthur et Etienne ont continué le travail d'accrochage des supports. Ils en ont placés 9/16 en un week-end !! Laurent et Sophie sont allées explorer la fameuse salle sous le puit du dromadaire. Sophie s'est ensuite attelée à raccrocher les attaches de la gaine de ventilation, tombée à cause de la mise en charge. Laurent et Clément ont aidé Serge à continuer à creuser. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'a fait Nolwenn ? Profiter du soleil dehors avec pour objectif de finir son super livre. Puis descendre pour aider à nettoyer les bacs pleins de boues et remonter les kits de plongée.&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Le retour de la plongée fût moins enthousiaste que la veille, et pour cause : Xis et Jean-Luc ont avancé d'une dizaine de mètre dans la veine d?eau, après une étroiture. Ils sont arrivés dans une petite salle sans suite où ils ont perdu de nouveau le courant. Il faudra reprendre les recherches à nouveau ailleurs dans le S8.&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Retour chalet, nettoyage complet, rangement et c'est parti pour la tradition d'Hotton : finir le wk à la friterie (c'est un détail qu'il y en ait eu la veille déjà) !&lt;/p&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Hâte de revenir :)
Nolwenn &lt;/p&gt;


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/SQUZ0nfOwf0?si=aBAVWakC7z3Zueig&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/NkDg8SN4eYs?si=D5Ds7YtdUk42H8CX&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Grand Aqueduc de Vélizy</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1267</link>
<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L?ARHYME (Association pour la Restauration du réseau Hydraulique du Domaine royal de MEudon) a une nouvelle fois sollicité ABIMES pour l?aider dans le repérage de deux regards (R1, R2) du Grand Aqueduc de Vélizy (GAV). ABIMES a déjà fait des travaux souterrains pour cette association dans l?aqueduc de la patte d?oie (APO) en 2018 et 2019 et dans le GAV en 2021. Ce jour-là, il s?agissait de repérer précisément des regards enfouis sous la chaussée avec un DVA (Détecteur de Victime d?Avalanche), instrument moins performant que les balises qu?on utilise en spéléo mais suffisant pour être localisé sous quelques mètres de bitume et autres constituants du sol. Lors de la visite effectuée le 12 novembre 2025 par les représentants de la ville de Vélizy, un accord de principe a été donné à ARHYME pour la création de l?ouverture du regard R1, voire du R2, afin d?améliorer la ventilation interne de l?aqueduc. Ceci étant une condition nécessaire avant toute intervention de VGP (Versailles Grand Parc dont dépend Vélizy) en vue d?un pompage des boues résiduelles dues à une ancienne fonction d?égout. Un préalable étant qu?ARHYME positionne le plus précisément possible les emplacements de R1 et R2.

A 14h30, Christophe, Jef et Rémi (nouveau membre d?ABIMES qui est venu de loin pour aller dans ce piège) descendent dans l?accès, nommé R0, un puits de 5,10 m, précédé par Gérard L, d?ARHYME. En surface, une forte équipe d?ARHYME note précisément nos heures de descente et sorties pour ne pas oublier personne sous terre. ARHYME a aussi loué 2 détecteurs de gaz pour le monoxyde de carbone, l?oxygène, l?hydrogène sulfuré et l?explosivité (en gros tout ce qui peut exploser ou bruler dans l?air). La première mesure a montré qu?il n?y avait pas de contamination ou de manque d?oxygène, on est rassuré. On s?engage donc dans l?aqueduc, chacun portant un des éléments, tube PVC avec DVA ou tubes rallonges. Jef note que peu de chose a changé depuis sa visite de juin 2011, l?aqueduc est toujours aussi bas, 1,30 m et il faut toujours marcher bien courbé, aie le dos. Le sol est toujours recouvert de 10 à 30 cm de boue noirâtre collante. L?odeur putride est peut-être un peu moins forte mais ce n?est pas sûr. Bref, c?est toujours aussi peu sympathique. On avance lentement jusqu?au regard R1, à 97 m de l?entrée. Là, on monte le DVA au bout des tubes, à environ 3,5 m de hauteur. Ce n?est pas facile d?être à trois dans un espace d?à peine un mètre au carré. Puis, avec les talkiewalkies de Christophe, on communique avec la personne en surface qui suit avec le DVA. Elle localise bien le DVA, c?est gagné. Il est 14h55. Là on hésite un moment à aller au regard R2, à 300 m du R0, compte tenu la pénibilité du parcours. Bon, comme on n?a vraiment pas envie d?y revenir, on y va et on fait la même manip. A 15h15, on fait demi-tour, à 15h40, on est tous sorti et le R0 est fermé.
Christophe et Jef ont bien rempli leurs bottes, Rémi plus malin avait mis des cuissardes. On est bien crado et on mérite encore plus qu?en spéléo une bonne douche pour enlever la boue noirâtre. Opération réussie, les 2 regards sont bien repéré en surface, pas exactement où attendus car le R2 dans une propriété privée. Il y a bien du travail avant de rendre cet aqueduc visitable, installer des regards, vider la boue (volume estimé à plusieurs dizaines de mètres cubes). Nous on espère ne pas retourner dans celui-là, il y a d?autres aqueducs plus sympathiques avec des galeries à découvrir?

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/RFMzVU3yV1c?si=QdG2pfBP6FdnuJp4&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Entrainement au Biefs Bousset</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1264</link>
<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi 5 décembre :

Ce devait être un week-end d?initiation élargi mais finalement il n?y a que Mike à initier car une grosse sortie d?initiation le week-end suivant. Bon, Mike n?est pas un jeune débutant puisqu?il a fait déjà plusieurs séances. On n?est donc que 4, Antoine (dit Tonio), Yann (dit Yann), Mickael (dit Mike) et Jef (dit Jef). Après les échanges habituels, gîte, bouffe, matos, horaires, la Toniomobile bien pleine démarre à 19h30. Yann s?est occupé du matériel collectif, Tonio de la bouffe, Mike du gîte et Jef a fait faire des gâteaux par Catherine. Ça roule bien et on arrive au gîte à Ornans vers minuit.

Samedi 6 décembre :

Lever à 8h00. Yann a déjà mis au club le matériel dans les kits, les cordes sont en auto déroulage, on n?a qu?à faire nos sandwiches et compléter le bidon de bouffe en barres, compotes et chocolat. A 10h30, Yann commence à équiper suivi de Jef puis Mike, Tonio fermant la marche. A 12h00, on est à la base des premiers puits puis à 12h30 à la salle de la décantation. Là commence le méandre : long d?environ 300 mètres, il a été parcouru par des centaines de spéléos, voire des milliers depuis les années 70, qui ont bien tartiné de l?argile sur toute sa hauteur et usé les prises. La progression se fait entre 2 et 5 mètres au-dessus de la rivière que l?on aperçoit en bas, c?est délicat car glissant et casse gueule, chaque pas doit être pesé, ça tient, ça glisse... Évidemment, ce n?est pas comme au Berger, il n?y a aucune corde et il faut se débrouiller pour ne pas glisser au fond, c?est stressant et usant. Après un bon bout de temps, on arrive à la salle Machin. Avant, dans la salle précédente, il faut descendre un ressaut glissant non équipé au-dessus de 4 m de vide, pas glop. Dans la salle Machin, Yann équipe une traversée glissante, équipement nécessaire car il avait glissé et était tombé lors d?une précédente visite. Pas de corde fixe mais quelques spits. Pause bouffe car le temps passe et l?énergie des hommes baisse. On fait le point, Jef semble fatiguer mais il s?accroche et on décide de continuer. Après le passage de la chatière, qui est une étroiture plutôt sévère, on descend la dernière série de puits, assez mal équipés en fixe, dont un beau P17, et on arrive au collecteur à -159 m. Il est 15h14. Mike fait un selfie avec son IPhone qu?il a osé apporter jusque-là, on mange un peu et on repart. Jef devant conseille Mike pour les fractios, Tonio et Yann ferment la marche. Après la salle Machin, pour le ressaut non équipé, Jef trouve que c?est trop dangereux et on improvise une assurance avec les pédales et on l?aide. Ce ressaut de 3 mètres au-dessus du vide, avec des prises minimes et glissantes devrait être équipé en fixe, au moins avec une corde à n?uds. La progression se poursuit, assez laborieuse. Plus loin, Tonio glisse et tombe dans l?eau profonde de 50 cm ; heureusement, la profondeur a amorti le choc mais il est trempé. La fatigue se fait sentir, Yann porte le sac lourd et trop volumineux qui se coince souvent, Jef sent son grand âge, on cherche parfois le cheminement car il n?est pas évident. C?est en haut ou en bas, faut essayer, on perd du temps mais on avance, lentement mais sûrement. Enfin, ouf, c?est la salle de la décantation, courte pause bouffe et on repart. Jef est devant et aide Mike pour les fractios, Yann suit et Tonio déséquipe. A la charnière, Yann déséquipe pour montrer à Mike, Tonio et Jef partent devant. A 20h30, tout le monde est à la voiture, TPST 10h. On n?a pas avancé bien vite dans le méandre, une équipe plus en forme aurait sans doute mis une heure de moins. On fera mieux la prochaine fois, peut être?

Au gîte, c?est raclette, le proprio sympa nous a prêté la sienne. Repas bien apprécié vu les calories dépensées sous terre.

Dimanche 7 décembre :

Il pleut et on doit évacuer le gîte à 10h00. Tonio était chaud pour le Dahu, Mike prêt à le suivre mais le temps est trop moche, Yann et Jef pas chauds et on décide d?aller faire un tour à la grotte des faux monnayeurs avant de laver le matos à Mouthier-Haute-Pierre. Balade à la grotte à la lueur de nos portables puis à la source du Pontet, en hautes eaux. Pique-nique dans un lavoir couvert (rue du pont avant le pont sur la Loue) avant de laver le matos sous la pluie, dans un affluent issu de la cascade de Syratu, qui coule fort. On écourte après avoir bien lavé le matériel collectif et on rentre. Arrivée à Paris à 19h00, c?est tôt mais la sortie a été dense et il nous faudra plusieurs jours pour récupérer. Prochaine sortie, un tour dans le collecteur du Verneau ou la traversée Biefs Baudin ? A suivre?</description>
</item>

<item>
<title>Week-end dans le Lot</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1270</link>
<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur P, Clément P, Léna J, Jean-Baptiste L, Nathalie Y, Jinpu L, Ginger B

Weekend Recap (from Ginger, sorry it's English) 

We spent a great weekend in Lot exploring the caves and getting acquainted with carbon dioxide asphyxiation (we did not die)! Our cabin was wonderful with a warm shower and high-tech outdoor toilet, and we got to enjoy various delicious duck meals throughout the weekend thanks to the surrounding farms. I also think everyone enjoyed the rustic feel of the cabin with the fireplace :) 

Everyone came into the first cave (&lt;b&gt;Igue du Cuzoul de Sanaillac&lt;/b&gt;), and I found a large cow bone behind a rock. RIP cow. We practiced our SRT (in english: single rope technique) skills by rappelling into the cave and then wandering around a very large cavern-like area. 

The next day, Arthur P, Clément P, Jean-Baptiste L, and I did a quite technical cave rope-wise (&lt;b&gt;Igue de Viazac&lt;/b&gt;). We were on ropes the whole time, and we met another very friendly group. I forget where they came from. Léna J, Nathalie Y, and Jinpu L explored the nearby town and bought the delicious duck which we had for dinner (it was amazing). 

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Everyone came on the third outing (&lt;b&gt;Igue de Goudou&lt;/b&gt;), which was a mix of ropes, crawling, climbing, and a little bit of a river! It was a super varied cave, and there was something for everyone that day. Including suffocation, since the level of CO2 reached about 3.5% (volume of air? unit?) according to Clément's devices. According to various internet sources, a level of 4% is deadly, so we pushed it for sure. At the end of this cave, we saw bear scratches in the side of the cave! This was very cool, since I believe the bear came into the cave from the other end when the water levels were higher/different. RIP bear. 

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Overall we had a great weekend with lots of yummy food, varied caves, and a great overall energy! I was so impressed by the caves. The caves in Western Canada are very narrow, mostly crawling and tight spaces, and they are barely decorated (English word for the cool calcite features in the caves). So it was amazing to see such grand caverns with incredible decoration everywhere you look. Thanks everyone for giving me a great first outing with ABIMES!</description>
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<title>Savonnières</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1263</link>
<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Récit sous le regard de Katy :

Participants : Carine E, Yann V, Jo B, Clément N, Nolwenn F, Thibaud A, Michaël G, Nathalie Y, Charles V, Valentine L, Philippe B, Ysaline M, Katy E

Alors que le week-end d'initiation à Savonnières s'approche à grands pas, la journée d'initiation au Puiselet, ou nous avons été familiarisés avec le matériel et les techniques de corde de base, me paraît loin, très loin, et l'excitation infinie d'aller enfin visiter une grotte (une grotte! une vraie groooootte!!!) se mêle à une espèce d'angoisse à base de &amp;quot;j'ai tout oublié/j'ai rien compris/je maîtrise que dalle&amp;quot;. 
Déjà que je dois faire un effort conséquent pour me rappeler que le bidule du pied s'appelle &lt;strike&gt;un pinocchio&lt;/strike&gt; un pantin, et celui avec lequel on descend un &lt;strike&gt;descendoir&lt;/strike&gt; descendeur. La corde et le baudrier ça va encore, je m'en souviens car ce sont des termes que j'avais déjà croisé dans ma vie.
J-2, y'a des inscrits pour le covoit' dans ma voiture électrique, j'ai jamais fait plus de 60km avec, on va dire que ça ajoute un peu de piquant à l'aventure.
J-1, à peu près trois cent douze messages par heure dans le groupe pour s'organiser, qui-récupère-quoi-où-quand-comment-avec qui, tout le monde assure, les préparatifs et la logistique sont gérés, on est prêts!
Jour J, ça y est c'est le départ, on se retrouve vers 18h vendredi au local pour récupérer les courses et se répartir dans les voitures, et c'est parti pour rejoindre Carine et Nolwenn qui ont pris de l'avance pour arriver plus tôt au gîte, pour l'état des lieux.
C'est parti, donc, direction l'Est, on va dans la Meuse, jamais je n'avais eu à prendre la route en suivant un panneau &amp;quot;direction Metz&amp;quot; auparavant, ça fait quelque chose.
Après ce qui semblait être mille kilomètres en lignes droites, et avoir croisé une chouette, vingt huit biches et trois lapins, on finit tous par arriver - plus ou moins tardivement selon le type de motorisations des véhicules des uns des autres (oui, soyons sincères, il y a matière à débat entre performances affichées et performances réelles des voitures électriques) - dans un super gîte, c'est grand, c'est hyper bien chauffé, on a de beaux dortoirs, tout le monde est là et se prépare à la sortie du lendemain, Arthur montre les plans du réseau que l'on va visiter : on va aller à &lt;/b&gt;&lt;strike&gt;la Savonnette&lt;/strike&gt;&lt;/b&gt; la &lt;b&gt;Sonnette&lt;/b&gt; et à l'&lt;b&gt;Avenir&lt;/b&gt;, et on va démarrer par le &lt;b&gt;Gouffre du Cornuant&lt;/b&gt;. 
C'est un site assez incroyable, c'est par une immense carrière de calcaire souterraine que l'on accède aux gouffres ! Et sur la carte on note quelques envolées poétiques de toponymie, avec le &lt;b&gt;Gouffre du Pet qui Chante&lt;/b&gt; ou le &lt;b&gt;Trou de la Chiée&lt;/b&gt; (celui-là est dans la zone interdite de la champignonnière).
Mais il est temps d'aller dormir, pour être en pleine forme et &lt;strike&gt;pas tomber dans le trou&lt;/strike&gt; bien gérer notre première vraie sortie!
Samedi matin, 8h30, on mange, on se prépare, on veille à bien s'habiller car si il y a un message récurrent qui est bien, très bien passé lors de la préparation de cette sortie, c'est qu'on va être mouillés et avoir froid (messages plus ou moins subtils qui ont mis la puce à l'oreille, allant de &amp;quot;prévoyez plusieurs couches de sous vêtements de ski car il pourra faire froid et ce sera humide&amp;quot; à &amp;quot;ah putain à Savonnières, on va vraiment être trempés et se peler le cul&amp;quot;).
On décolle, on arrive à la carrière, entrée en cavage du Pâquis sécurisée par un portail qui a du connaître son heure de gloire un jour, peut-être. 
On s'équipe dans la douceur du matin meusois (ça caille et ça pleuviote) : mettre les bottes ; vouloir mettre la combinaison de spéléo prétée par l'asso (j'ai pris rouge) ; enlever les bottes ; réussir à mettre la combinaison de spéléo prétée par l'asso ; re-mettre les bottes ; sortir toute la quincaillerie de son kit numéroté prêté par l'asso (j'ai pris le kit ABIMES II) ; mettre le baudrier (non, ça doit se mettre dans l'autre sens) ; enfiler le truc du torse avec la ficelle rouge à passer dans le croll (non, encore dans l'autre sens, bordel) ; vérifier que l'on a tous ses équipement dans sa boucle de baudrier dans le bon ordre (alors, de droite à gauche je dirais : le croll, le frein, le descendeur, les longes, avec la poignée sur sa longe longue. Mais j'ai un doute. Du coup il faut toujours faire vérifier aux camarades, évidemment), et sur sa boucle cousue de baudrier sur la gauche on accroche sa &lt;strike&gt;ficelle de pied&lt;/strike&gt; pédale mais sans la faire traîner parce que sinon, bah on se casse la gueule en marchant, et son &lt;strike&gt;tout petit sac en forme de seau&lt;/strike&gt; mini-kit. 
Et on n'oublie pas son pantin, qui est une espèce de mini-croll d'intérieur de cheville, et qui se met comme les éperons des cow-boys, ça donne un petit style shériff. C'est d'ailleurs le seul truc que je trouve sympathique avec le pantin, qui aura été ma bête noire pendant ces deux jours. On a encore un peu de chemin à faire ensemble pour s'apprivoiser et apprendre à se respecter, le pantin et moi.
On marche une dizaine de minutes dans l'ancienne carrière pour arriver au &lt;b&gt;Gouffre du Cornuant&lt;/b&gt;, le parcours est fléché avec un code couleurs et c'est bien pratique, car rien ne ressemble tant à un pilier de carrière de calcaire qu'un autre pilier de carrière de calcaire. Mais si personne ne fait trop gaffe à bien suivre les flèches et que tout le monde suit tout le monde en papotant il n'est pas exclu que le groupe se  plante de tournant et doive revenir sur ses pas de temps à autre.
Le gouffre qui s'ouvre dans la carrière, c'est assez incroyable. C'est comme démarrer une longueur dans le bassin de la piscine municipale et passer sans transition dans une rivière sauvage : on évolue dans un espace de vide souterrain totalement anthropisé, rationnel, rectiligne et maîtrisé ; et subitement on arrive sur une faille qui s'ouvre sur les entrailles de la terre, la roche creusée par l'eau mais comme éclatée par la foudre, des volumes de vide impressionnants, et le gouffre, le gouffre immense pour qui n'a jamais été au bord d'un gouffre auparavant. P15 réel, P300 ressenti.
L'équipe équipe - Arthur, Jo, Carine et Yann- on va pouvoir descendre explorer le fond. Au total ils équiperont quatre voies . 
La première descente c'est une expérience intense, et on a beau essayer d'imaginer ou se projeter : avant de l'avoir fait, on ne sait pas vraiment ce qu'on va ressentir. Personnellement, j'ai mis un petit temps à comprendre et mettre des mots sur mes émotions, à la fois sur le moment et juste après, car plusieurs se mêlent et elles sont toutes très intenses. Il y a beaucoup d'excitation, d'adrénaline, de concentration, de joie pure, de stress, mais ce à quoi je ne m'étais pas préparée et qui m'a prise un peu de court, c'est la simple émotion de peur. Et il faut savoir la reconnaitre et la maîtriser car elle peut paralyser !
C'est vraiment une excellente idée de commencer par ce puits. On descend, on remonte, on redescend, on re-remonte, et on apprend à apprivoiser son équipement autant que ses émotions, et c'est absolument indispensable.
Il est l'heure de déjeuner, on a tous faim, froid, on dévore nos sandwichs assis sur des blocs de calcaire dans la carrière, à l'entrée du puits. Léger coup de barre, on s'imaginerait bien dans un hamac.
Pour l'après-midi, le groupe se séparera en deux équipes : une ira équiper et explorer &lt;b&gt;&lt;strike&gt;la Savonnette&lt;/strike&gt; la Sonnette&lt;/b&gt; et l'autre ira à l'&lt;b&gt;Avenir&lt;/b&gt;, et vice versa (et vice versaaaa) dimanche matin.
Côté nouveaux, Philippe, Ysaline et moi allons dans l'équipe &lt;b&gt;Sonnette&lt;/b&gt;, tandis que Val décide que son futur proche se jouera à l'&lt;b&gt;Avenir&lt;/b&gt;.
Pour rejoindre le &lt;b&gt;Gouffre de la Sonnette&lt;/b&gt;, il faut suivre les flèches orange, et les dessins de sonnettes sur les piliers qui mettent un peu la puce à l'oreille.
On accède cette fois en se faufilant, il faut ramper un peu, et le fait d'y prendre autant de plaisir me fait songer à certains proches pour qui ce serait une certaine idée de l'enfer et conclure une nouvelle fois que décidément, on est vraiment pas tous foutu pareil, dans ce monde.
A la première tête de puits, grâce à la patience et aux conseils des coéquipiers expérimentés c'est parti pour la descente dans le très beau &lt;i&gt;Puits des Grands Cercles&lt;/i&gt; (P30)!
Ça ruisselle un peu - en même temps ça s'appelle le &lt;i&gt;Relai de la douche&lt;/i&gt; (à vérifier) - et on continue à descendre jusqu'à une succession de deux puits (P10 et P12) pour arriver à la salle terminale!
Petite photo de groupe &amp;quot;Yes we can!&amp;quot;, c'est une sensation incroyable de terminer son premier parcours! 
On mange nos collations pour reprendre de l'énergie avant de remonter. Là, le froid commence à s'installer, et je ressens pourquoi la gestion thermique est un vrai enjeu : il ne faut pas perdre son énergie, il ne faut pas perdre sa chaleur. Car ce qu'on descend, il faudra TOUJOURS le remonter.
C'est reparti pour remonter les trois puits, avec quelques variantes techniques à essayer de gérer : deux puits en enfilade (sans tête de puits, donc), puis le relais en pente, puis la remontée du grand puits avec une arrivée où c'est encore toute une affaire de s'en sortir (c'est exactement à ce moment-là - suspendue dans mon baudrier, bien sécurisée en tête de puits par ma longe, sous terre au-dessus d'un trou de 30 mètres, et totalement consciente d'être incapable de savoir quoi faire maintenant pour me sortir de là toute seule - que je me suis dit qu'être spéléologue, c'est maîtriser l'art de se mettre dans des situations à la con de façon extrêmement intelligente).
On sort vers 19h (à vérifier), on se déséquipe, on rentre au gîte où c'est le bonheur absolu car Yann a lancé la potée et qu'on peut prendre une douche chaude et se retrouver autour d'une grande table et passer une belle soirée entre discussions et musique ! 
Prendre une douche chaude, après une sortie spéléo, c'est une expérience de recalibrage de son échelle interne du Bonheur de la Vie. 
Dimanche matin, 9h, après une bonne nuit on retourne à la carrière, et il est temps à présent de passer à l'&lt;b&gt;Avenir&lt;/b&gt; (Jean-Michel-jeux-de-mots).
Parcours flèches jaunes cette fois.
Le gouffre est déjà équipé, c'est chouette pour nous autres débutants qui n'avons pas encore la compétence pour aller poser les cordes de pouvoir profiter direct! 
Pour entrer c'est une chatière, ça ruisselle vraiment beaucoup, je suis trop contente parce qu'il faut se faufiler c'est rigolo et j'aime beaucoup c'est comme plonger dans la roche, très satisfaisant de s'engouffrer ainsi dans le caillou.
Il y a un méandre jusqu'à la première tête de puits, ou ça mouille pas mal et sur lequel il faut avancer en opposition, et c'est assez étroit sur le débouché, pas évident de trouver la bonne stratégie et le bon positionnement pour préparer son descendeur, mais c'est parti pour la première descente, et c'est superbe! S'ensuivent une succession de descentes (combien?), et un méandre étroit ou l'on doit évoluer de profil qui me plait beaucoup, puis un dernier puits - où l'eau tombe en cascade, vivifiante douche froide - mais qui vaut la peine d'être déscendu car le fond du gouffre final est incroyablement majestueux, avec un ciel magnifique des dizaines de mètres plus haut, et de multiples couches de roches qui peignent une toile magnifique.
L'&lt;b&gt;Avenir&lt;/b&gt;, c'est mouillé. L'eau qui cascade au fond fait un bruit assez assourdissant qui disparait brusquement dès qu'on remonte la tête de puits et qu'on retourne dans le méandre.
On s'était fixé un objectif d'être sortis à 14h, nous l'avons largement tenu, puis nous sommes rentrés au gîte manger, tranquilles jusqu'à ce que Jo toque à la vitre pour qu'on se bouge et qu'on aille le rejoindre dehors nettoyer le matos...
Et puis c'est l'heure de remballer et de rentrer dans nos pénates!
Je ne sais pas pour les autres, mais j'ai mis quelques jours à me remettre de ce premier voyage sous terre, ça fait partie de ces expériences qui occupent tout l'esprit, et on n'a qu'une chose en tête : y retourner.
Après ce week-end d'initiation, le traditionnel &amp;quot;tu te longes, tu te décrolles, tu te démerdes&amp;quot; prend vraiment tout son sens. Mais surtout - et heureusement - il y a toujours une équipe avec toi pour te démerder.

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</item>

<item>
<title>Stage initiateur</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1249</link>
<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage EFS : SFP1, SFP2, prépa initiateur et initiateur

Nous avons un nouveau initiateur à ABIMES ! 

Félicitation à Clément N !</description>
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<title>Moulins de Glace Moiry et Gorner</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1248</link>
<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie dans les Moulins Suisses.

Nous sommes une équipe de 3 pour réaliser l'exploration des moulins sur le glacier du Gorner. La météo est au top. 

Pour le deuxième glacier (Moiry) nous sommes une équipe de 7. Nous avons fait deux équipes pour explorer plusieurs moulins en même temps.</description>
</item>

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<title>Désobstruction à Hotton</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1244</link>
<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Salomé M, Arthur P, Sylvain G (SCP), Samuel C (SCP), Rafy (SCP), Serge D (CSARI), Sophie V (CSARI), Laurent L (CSARI), Fernand D (CSARI/SCB), Charles B (SCB), Jules, Guy.

&lt;u&gt;Vendredi 10 octobre 2025&lt;/u&gt;

On n'était pas retourné à &lt;b&gt;Hotton&lt;/b&gt; depuis le mois de juillet, on est assez curieux de voir si le boyau est resté sec et d'essayer de comprendre comment continuer le chantier.
Malheureusement du côté d'ABIMES il n'y a pas foule, on ne sera que 2.
Toutefois, la date de ce week-end convient enfin pour inviter 3 camarades du SCP qui nous avaient dit être intéressés pour venir depuis le mois de mars.

Départ de &lt;b&gt;Vanves&lt;/b&gt; à 16h30, on est à l'heure pour les bouchons !
Petit détour pour prendre un covoitureur à &lt;b&gt;Villiers-sur-Marne&lt;/b&gt; et on fait le trajet dans un temps correct.
Arrivée au chalet vers 21h30-22h, on se rend compte que l'on a oublié un peu de matos pour brancher la batterie qui sert à l'éclairage, on se débrouillera avec celle qui est sur place (et qui ne teindra que la soirée) et on ne pourra pas brancher la ventilation sur le chantier.

Les camarades du SCP nous rejoignent sur les coups de 00h30, on papote un peu, on regarde la topo et les différents posters affichés dans le chalet pour remettre un peu de contexte et on va se coucher vers 01h30.

N.B. Pour fuir les ronfleurs, Salomé ira dormir dans la voiture et Samuel dormira sur une table de la salle commune.



&lt;u&gt;Samedi 11 octobre 2025&lt;/u&gt;

Levés à 08h30, on se prépare tranquillement et on retrouve les autres sur le parking vers 10h.

Entrée sous terre à 11h
Un groupe reste en surface (Jules, Guy, Serge)
Un groupe fait de l'observation dans le réseau touristique (Sophie avec d'autres géologues)
Fernand qui est venu une semaine en avance pour un autre rendez-vous se charge de faire les courses et la cuisine.

En bas du &lt;i&gt;Puits Atlas-Copco&lt;/i&gt; on croise un Murin, c'est la première fois que l'on observe une chauve-souris à cet endroit.

L'équipe ABIMES + le SCP va voir le &lt;i&gt;Dromadaire&lt;/i&gt; avant de commencer à creuser, il faut en profiter la &lt;b&gt;grotte d'Hotton&lt;/b&gt; est vraiment une cavité très chouette de Belgique.
Il y a de l'eau dans le &lt;i&gt;Lac du Dromadaire&lt;/i&gt;, mais rien dans les gours du fond ni dans le &lt;i&gt;Puits du Dromadaire&lt;/i&gt;.
On se met à creuser au fond, le boyau est globalement sec à part quelques flaques sur le chemin.
La gaine de ventilation s'est décrochée par endroit et il faudra que l'on s'occupe de la remettre en état dans un futur proche.

Pour rappel : &lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En continuant tout droit le chantier nous emmène sous une trémie. 
Impossible de savoir s'il ne s'agit que de quelques blocs ou si c'est plus important.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sur la gauche, à 90° par rapport au front de taille &amp;quot;tout droit&amp;quot;, on observe une sorte de chenal de voûte qui pourrait laisser penser que l'eau a emprunté ce chemin.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sur la droite, à 90° par rapport au front de taille &amp;quot;tout droit&amp;quot;, une galerie part sur quelques mètres sans être comblée jusqu'au plafond, elle semble tourner de nouveau sur la gauche après 2-3m pour reprendre un cheminement parallèle à la galerie principale.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

Le balisage électromagnétique et le report topo nous ont montré que le terminus du laminoir se trouvait sur la gauche à 45° à environ 20m de distance max

On suit donc le chenal de voûte à gauche mais ici les sédiments sont plutôt constitué d'argiles fines et de rares galets roulés.
Un bloc en équilibre au dessus de la creuse ne nous inspire pas confiance, on décide d'essayer de le supprimer le lendemain, le plafond au-dessus ayant l'air plutôt sain.

Serge nous rejoint en cours de route dans la journée et on sortira une vingtaine de bacs en creusant sur la gauche au niveau du front de taille.

Le soir, repas pâtes bolognaise cuisinée par Fernand et sa copine, ambiance chouette au chalet où on n'aura pas besoin de faire de feu pour avoir chaud (mais on en fera un la nuit pour sécher le matos tout de même).

Couché vers 01h30

TPST : 6h

&lt;u&gt;Dimanche 12 octobre 2025&lt;/u&gt;

Levés vers 08h30, retour sous terre vers 11h cette fois-ci accompagnés par Serge et Laurent.
Tout le monde va creuser, sauf Salomé qui n'a pas mis ses genouillères la veille et qui a mal aux genoux.
Elle sera chargée de faire de la place sur la zone de stockage des sédiments et de vider les bacs.

Serge creuse tout droit sous la trémie, on y retrouve des galets roulés, signe d'un écoulement passé plus important, ce qui est une preuve que l'eau est passée par ici. Toutefois la trémie au dessus n'est pas rassurante à long terme.

Laurent creuse un puisard dans la zone qui s'ennoie juste avant le front de taille, en espérant que cela suffise à infiltrer l'eau des pluies hivernales.

On discute de la possibilité d'ouvrir le &lt;i&gt;Puits du Dromadaire&lt;/i&gt; pour faciliter l'excavation et la ventilation.
Idée intéressante si l'on arrive à installer rapidement le téléphérique.

On est plusieurs à avoir l'impression de sentir un petit courant d'air dans le boyau, il faudra venir un capteur de CO2 la prochaine fois pour essayer de voir l'évolution de la composition de l'air ambiant. Si le CO2 augmente, c'est qu'il n'y a pas de courant d'air ou qu'il est insuffisant pour renouveler rapidement l'atmosphère ambiante.

On tente de supprimer le bloc en équilibre sur le front de taille à gauche, sans succès faute de matériel adapté. On reviendra mieux équipé la prochaine fois.

Séance de lavage collective dans la rivière puis retour en faisant la boucle par la partie touristique histoire que les camarades du SCP puissent admirer le reste de la grotte et notamment la &lt;i&gt;Galerie du Spéléo Club de Belgique&lt;/i&gt;.

Les membres du SCP repartiront directement sur Paris à la sortie de la grotte, les autres repassent ranger le chalet et faire un peu de ménage avant d'aller manger une frites.

Retour sur Paris en faisant un petit détour par Charleville-Mézières afin de récupérer 2 covoitureurs.

TPST : 6h

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</item>

<item>
<title>Guyanne</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1246</link>
<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L?objectif de cette expédition est l'exploration de 3 rivières au c?ur de la jungle de guyanienne, ascension de la montagne oublié et l'exploration d'une grotte à ses pieds habité par une colonie de chauve-souris.
Nous étions une équipe de 8 personnes sur une partie de l'expédition, mais en grande partie que deux sur la majorité de l'expédition.
Nous avions des packraft JAWS pour la navigation. Merci à Eric (fondateur de Jaws) pour nous avoir prêté les packrafts.
Nous avons atteint l'ensemble des objectifs.
La grotte était vraiment petite sans avoir de continuité. Nous avons réalisé 20m de première sur une montagne de guano a l'aide d'une combinaison et d'un masque intégral.</description>
</item>

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<title>Rassemblement Inter Fédéral de Canyonisme et autres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1259</link>
<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Vendredi 26 septembre 2025&lt;/u&gt;

Arrivée au Rassemblement Inter Fédéral de Canyonisme à Puget-Théniers.

Prise de possession de l'emplacement de camping à la nuit tombante, entourés de canyonneurs également en tente ou en van. On passe la nuit au frais, sur fond sonore du brame du Cerf, ambiance ...


&lt;u&gt;Samedi 27 septembre 2025&lt;/u&gt;

Participants : Sylvain C, Carole G, Arthur P

&lt;b&gt;Clue du Riolan&lt;/b&gt;


Aux aurores (ou presque), notre team se lance dans les canyons, avec un petit détour sur le site de l'organisation du RIF. Echanges cordiaux et indication de l'objectif. On apprend qu'une navette est en place pour aider les sportifs à ne pas faire la marche d'approche, mais qu'on n'y aura pas droit...
Qu'à cela ne tienne, départ vers la &lt;b&gt;Clue du Riolan&lt;/b&gt;.
La marche d'approche est vite faite, mais certain(e)s râlent un peu dans la belle montée vers Sigale par un ancien chemin muletier.
On se décide, vue l'heure super matinale, de ne faire que la partie aval du canyon. Bien accueillis par des nymphes se baignant nues dans une vasque, on enchaine direct sur le repas du midi avant de nous habiller, nous.
Le canyon est assez peu en eau, petit débit au programme. Plutôt ouvert au départ, il se resserre ensuite pour quelques enchainements de rappels ludiques et esthétiques. C'est bien joli, même si on aurait aimé un peu plus d'eau. Il faudra revenir pour ça.
On aura quand même eu ce canyon très fréquenté pour nous tous seuls, du luxe !
On file tout droit vers les stands du RIF, pile pour l'apéro et la fin des discours

TPPST : 03h30

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&lt;u&gt;Dimanche 28 septembre 2025&lt;/u&gt;

Participants : Sylvain C, Carole G, Arthur P

&lt;b&gt;Vallon de Challandre&lt;/b&gt;

Re-levé à l'aube ce matin (ou presque). Les chants des Cerfs nous ont encore bercé toute la nuit, et la rosé imbibe les toiles de tente (et les combis laissées &amp;quot;sécher&amp;quot; sur un fil).
Une fois notre matos replié et rangé, on repasse au RIF, bons derniers à déclarer notre objectif de la journée.
La pélite rouge intéresse tout le monde venant dans le coin, sauf une sympathique canyonneuse qui nous prendra dans sa voiture pour nous éviter la marche de remplacement de la navette (il parait qu'il faisait trop froid pour aller se mouiller, nous on profite du service, encore un grand merci à elle).
Repas agrémenté de prunes cueillis directement sur l'arbre à l'entrée du canyon, et on déroule les marches et rappels dans cette ambiance toujours surprenante, belle (et glissante) de la pélite. On sent que c'est la fin de la saison estivale, derechef ça mériterait un petit peu d'eau en plus. Derechef il faudra revenir pour ça !

TPPST : 03h30

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&lt;u&gt;Lundi 29 septembre 2025&lt;/u&gt;

Participants : Carole G, Arthur P

&lt;b&gt;Vallon de la Colle (Aval)&lt;/b&gt;

Sylvain étant rentré à Aix, on se dit qu'on en profiterait bien pour faire tout de même encore une activité (ou plus).
On devait partir à 2 faire la &lt;b&gt;Siagne de la Pare&lt;/b&gt;, mais le départ de Spéracèdes est bien trop tardif pour s'engager dedans.

On se rabat sur un petit canyon juste à côté, donnée pour 01h30 qui devrait être quasi sec et où &amp;quot;toutes les vasques sont évitables&amp;quot;
On cherche un peu le départ, on regrette que certains départ de main courantes ne soient pas doublés et on se lance.
2 verticales de 22m et 18m s'enchainent, un filet d'eau coule dans le canyon et on se rend compte qu'une demi-heure plus tôt on aurait pu faire la descente dans le soleil.
Les vasques sont encore remplies et heureusement que ça coule un peu, l'eau n'est pas croupie.
Une des dernières vasques n'est clairement pas évitable pour le premier à passer (à moins de se transformer en lézard des murailles). Arthur installera un petit rappel guidé pour que Carole n'ait pas à prendre un bain intégral (aucun des 2 n'avait pieds).
Marche de retour de nuit, à la frontale avec un sentier assez peu marqué sur le début.
Le canyon est mal noté mais est pourtant assez mignon. Intéressant à faire si on est pas loin, mais d'autres canyon du secteurs sont plus intéressants.

TPPST : 02h

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&lt;u&gt;Mercredi 1er Octobre 2025&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Baume des Caranques&lt;/b&gt;

Après qu'il lui ai demandé de l'emmener dans une grotte, Arthur décide d'organiser une sortie avec Eliott son neveu de 3 ans et demi et Carole.
Dans son souvenir, la &lt;b&gt;Baume des Caranques&lt;/b&gt; s'y prête tout à fait, la grotte est facile et jolie et pas la peine d'y rester trop longtemps pour voir du joli. La marche d'approche est juste &amp;quot;un peu&amp;quot; chiante.

Et bien en effet, 250m de dénivelé positif dans les sentiers pentus, dans les éboulis et un peu en escalade c'était un peu limite à 3 ans et demi !

On arrivera bien à la grotte mais on se contentera de goûter dans la salle d'entrée avant de redescendre (de nuit, oups !)

Il y a des chances qu'Eliott s'en souvienne, mais à priori il est motivé pour retenter le coup la prochaine fois !
Peut-être que l'on pourra se contenter de la &lt;b&gt;Résurgence de la Foux de Saint-Cézaire&lt;/b&gt; qui offre l'avantage d'une marche d'approche de 2min !



&lt;b&gt;Gour du Ray&lt;/b&gt;

On en profite pour partager une vidéo d'un canyon du coin fait en famille un peu plus tôt.
Ce canyon est très beau, très ludique, de nombreux sauts sont possible et il y a des échappatoires partout.
Parfait pour une initiation en été.

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</item>

<item>
<title>Aqueduc de Fontenay (bis)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1245</link>
<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Suite à la sortie du 5 avril, une équipe renouvelée continue les travaux : Déborah F. et son compagnon Jean (du club Spiteurs fous), leur chienne Lilou et Jef pour ABIMES ; Marina F., secrétaire du club Étude &amp; Exploration des Gouffres &amp;Carrières (EEGC). En surface, Colette J, Robert B, Olivier B. et Guy C. (de l?association Les Sources de Fontenay (LSF)) gèrent l?extraction des seaux, le tri du contenu, l?étalage du sable et l?empilement des pierres. En parallèle, Olivier note le nombre de seaux pour évaluer nos progrès.

A 11h30, après présentation du site et étude des plans, Débo et Jean débutent la désobstruction, Jef extrait les seaux. Au début, il y a beaucoup de pierres, plus faciles à extraire que le sable. Marina explore les galeries et identifie plusieurs cavernicoles (voir plus bas) et soupçonne la présence de niphargus. Vers 13h30, arrêt pour repas, Colette a été cherché des sandwiches et desserts. Vers 14h15, reprise des travaux. Jef creuse, Déborah et Jean passent les seaux à l?équipe de surface puis permutent les postes. Il faut bien être 3 pour être efficace, le premier creuse, remplit un seau qu?il passe au second qui l?emmène un mètre plus loin au troisième qui accroche le seau plein et passe un seau vide. Compte tenu de l?exiguïté des lieux, les outils les plus pratiques sont un piolet pour creuser, une petite pelle à charbon pour ramasser les déblais et un sécateur pour couper les petites racines. On note que le trop grand poids extrait déforme les seaux plastiques et que le seul seau métallique est bien plus résistant. C?est plus difficile de creuser cet après-midi car il faut couper des racines et le sécateur ne suffit pas à couper la plus grosse. A 16h15, arrêt car Déborah et Jean doivent nous quitter.

89 seaux ont été extraits soit plus d?une tonne. Après notre départ, l?équipe LSF a fait un sondage par le tuyau de grès partant du carrefour des aqueducs et allant vers la citerne. Cela lui a permis de progresser, et apparemment de confirmer que ce tuyau n'est ni disloqué, ni obstrué. Comme déjà estimé, la citerne serait bien à 7,50 m de la barge en béton et de ce fait il resterait seulement 1,50 m à creuser pour y parvenir. A suivre?

Marina a identifié les espèces / taxons trouvés dans l'eau : Oxychilus draparnaudi ou le Grand luisant un escargot troglophile qu'on trouve souvent dans les souterrains. Cornu aspersum , un petit gris, trogloxène, et d'autres espèces d'escargot qui ne sont pas du tout souterraines mais qui ont dû être emportées par l'eau depuis l'extérieur et les petits crustacés : Gammarus sp. : Je ne peux pas préciser au-delà du genre sur des photos; il faudrait en prélever pour avoir l'identification. (G. pulex, fossarum, roeselii, tigrinus sont les 4 espèces les plus probables dans cette localité).

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</item>

<item>
<title>Explo post-siphon à La Planasse (sans plonger !)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1262</link>
<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;Présents&lt;/b&gt;: 
&lt;u&gt;Clubs&lt;/u&gt;: Archéo Spéléo Club Albigeois (ASCA), Spéléo Club des Eyzies (SCE), Cercle Spéléo de l'Athéné Royal d'Ixelles (CSARI), Spéléo Club de Belgique (SCB), Association des Barbastelles d'Issy-les-Moulineaux pour l'Exploration Spéléologique (ABIMES).

&lt;u&gt;Participants&lt;/u&gt; : Arthur P (ABIMES), Carole G (ABIMES), Cassandra H (ABIMES), Serge D (CSARI), Fernand D (CSARI/SCB), Tom et Yves D (CSARI), Xavier V (CSARI), Roland G (ASCA), Thierry M (ASCA), Jean-Claude (ASCA), Patrick P (ASCA), Serge P (ASCA), Gislaine (ASCA), Tierri G (ASCA), Matthieu (ASCA),  Guy-Bé (ASCA), Roger (ASCA), Jean-Marc (ASCA), Ulysse (ASCA), Tom (ASCA), Damien (SCE), Nicolas (SCE), Gaël (SCE),Déborah D (ABIMES/Spiteurs Fous), Jean H (Spiteurs Fous)


En décembre 2022, le &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1160&amp;quot;&gt;camp d'hiver&lt;/a&gt; du club avait eu lieu dans le Tarn. A cette occasion, nous avions pu visiter la rivière de &lt;b&gt;La Planasse&lt;/b&gt;.
La rivière est accessible par 2 entrées : l'entrée historique &lt;b&gt;L'Aven de la Planasse&lt;/b&gt; et l'entrée 'artificielle' &lt;b&gt;Roca Noval&lt;/b&gt;, plus proche du siphon aval.
Nous avions pu visiter la rivière partie amont et aval, guidés par Roland, un ancien du SCB installé dans le Tarn depuis des dizaines d'années qui a notamment beaucoup travaillé dans la &lt;b&gt;Grotte de Hotton&lt;/b&gt; post S5-S6.
Roland nous expliquait qu'après avoir plongé seul le S1 en 1999, l'ASCA avait rapidement ouvert l'accès &lt;b&gt;Roca Noval&lt;/b&gt; et réalisé le premier pompage du S1 en 2000 moyennant l'installation d'environ 1km de câble électrique et l'évacuation de 250m3 d'eau en 24h.
Post S1, un court bout de réseau exondé &lt;i&gt;L'entre deux mers&lt;/i&gt; donne accès à un second siphon.
Le S2 n'a été franchi en plongée qu'en 2001, donnant sur une nouvelle portion de réseau exondé avec arrêt sur l?éboulis &lt;i&gt;Grandas Avalancadas&lt;/i&gt; au niveau d'une grande salle concrétionnée, &lt;i&gt;Sala de las Escaladas Treslunsentas&lt;/i&gt;.

En 2004, une nouvelle plongée repoussera le terminus au niveau d'un éboulis semblant complètement bloquer le passage.

Ce n'est qu'en 2007 que le S2 sera finalement pompé pour la première fois, donnant accès au reste du réseau à toute l'équipe d'explo.
Ce pompage aura nécessité l'installation de 200m de tuyaux supplémentaires, de câbles électriques et l'évacuation de 800m3 d'eau et aura permis de dépasser le terminus de 2004.
L'opération sera répétée en 2008 et c'est à cette occasion que le fond actuel du réseau de &lt;b&gt;La Planasse&lt;/b&gt; a été découvert. Arrêt sur trémie ventilée.

Depuis 2008, l'ASCA s'est échiné à chercher en surface une nouvelle entrée post siphon pour le réseau, pour le moment sans succès malgré de nombreux chantiers.

En juillet 2024, nous avions profité du retour du camp à la PSM pour s'arrêter à Vaour profiter de la fin du &lt;a href=&amp;quot;https://www.etedevaour.org/2024&amp;quot;&gt;festival&lt;/a&gt; et prolonger les vacances. A cette occasion nous avions pu discuter de nouveau de &lt;b&gt;La Planasse&lt;/b&gt; avec Roland 
Il nous avait reparlé des pompages qui avaient été réalisés pour explorer la partie post-siphon du réseau de &lt;b&gt;La Planasse&lt;/b&gt; et de la volonté de l'ASCA de remettre le couvert en 2025. Nous lui avions dit être intéressés et que nous essaierions de venir en force. Finalement le camp d'été 2025 s'étant déroulé au &lt;b&gt;Marguareis&lt;/b&gt;, il était compliqué de concilier les 2 pour la plupart des participants. Nous ne serons finalement que 3 participants d'ABIMES.



&lt;u&gt;Mercredi 06 août&lt;/u&gt;
Débroussaillage du chemin d'accès et vérification de l'équipement sous terre par Debo et Jean.


&lt;u&gt;Jeudi 07 août&lt;/u&gt;
Installation du groupe électrogène en surface. Portage du matériel de pompage au S1, installation d'un nouveau  boitier électrique au S1 et mise en place de la pompe. Le câble en acier qui était posé dans le siphon afin de guider l'avancement de la pompe n'a pas résisté au temps. Fortement rouillé il se décompose sur place. Il faudra le remplacer par de l'Inox. Début du pompage fin d?après-midi.

Descente : Roger Patrick Roland Serge Damien Gaël ....

&lt;u&gt;Vendredi 08 août&lt;/u&gt; 8/8/25
Descente de Serge Xavier Yves Patrick +1.
Moins de 24h après le début du pompage, le siphon 1 est franchissable avec de l'eau à mi cuisse. Reconnaissance jusqu'au S2. Même constat, le câble guide de la pompe est en acier est complètement hors service.


&lt;u&gt;Mercredi 20 août&lt;/u&gt;
Déplacement de la pompe au S2.
Le câble sur lequel elle devait être accroché était rouillé et a cassé à la première manipulation, la pompe est mise sur flotteur.
Début du pompage du S2
Le débit d?alimentation du S2 était de 240L/h (la dernière fois, c?était dans les 700L/h)
Des équipes de deux se sont relayées tous les jours pour aller sur place avancer la pompe et
descendre du matériel.


&lt;u&gt;Lundi 25 août&lt;/u&gt;
le S2 était désamorcé en fin de journée


&lt;u&gt;Mardi 26 août&lt;/u&gt;
&lt;i&gt;Los Pseudo Sifones&lt;/i&gt; est plus bas que les fois précédentes de plus de 10cm. 
Une petite pompe est utilisée pour amorcer sa vidange par un tuyau se déversant dans &lt;i&gt;La Sampa&lt;/i&gt;.
Ça fonctionne, mais il faudra mettre un tuyau en PVC de 25 la prochaine fois.
Patrick et Damien vont fouiller un petit affluent rive droite juste devant &lt;i&gt;Los Pseudo Sifones&lt;/i&gt;.
Ils découvrent un passage remontant dans une trémie d?énorme bloc dans cette zone qui mène à
3 salles rondes successives (bases de puits), c?est bouché au-dessus et assez glaiseux.
Quelques mètres de première, la branche qui remonte vers l'amont queute, arrêt en dessous d'une lucarne dans la branche qui va vers l'aval. Lorsqu'ils travaillaient à cet endroit, un actif s'est mis à couler dès qu'il a plu dehors, ils étaient sous une petite douche.
Il y a aussi dans cette zone un trou au plafond avec vu sur quelques mètres, faudra agrandir le
passage pour aller voir.


&lt;u&gt;Mercredi 27 août&lt;/u&gt;
Une équipe fait la topo de la découverte d?hier. une autre, va jusqu?au bout du réseau et une autre va voir si les courants d?air sont modifiés depuis que le S2 est ouvert sur les trous connus du coin (pas vraiment significatif)
En fin d?après-midi, l?orage arrive, Les explorateurs sortent juste avant les premières gouttes...

Arrêt du pompage

Départ en train de Paris pour Carole et Arthur et de Bruxelles pour Serge.
Tout le monde se retrouve à la gare de Montauban sous une pluie diluvienne, Fernand vient nous chercher en voiture.


&lt;u&gt;Jeudi 28 août&lt;/u&gt;
Le matin, une grande partie de l'équipe part en prospection en surface, à priori à l'aplomb de la zone travaillée la veille à la recherche d'un écoulement qui pourrait alimenter la douche qui a coulé sur Patrick, Damien et Nicolas.
On observe une petite station d'épuration en contrebas du hameau, une source possible d'eau.
On ne trouveras rien de flagrant si ce n'est des prunes en quantité astronomique, une équipe s'occupera à faire de la confiture et des crêpes l'après-midi.

Le midi, Patrick et Damien nous informent qu'il y a une lucarne à aller vérifier dans l'affluent juste devant &lt;i&gt;Los Pseudo Sifones&lt;/i&gt;. Une galerie remonte rive droite, au niveau de la station téléphonique où est installé le généphone permettant de communiquer avec l'extérieur.
Ce sera la mission du jour de Nicolas et Arthur.
En arrivant devant le groupe électrogène, on remet le pompage en route.
Beaucoup d'appréhension vu les trombes d'eaux qui sont tombées la veille, finalement le S1 n'a pas bougé.
Par contre le niveau du S2 a fortement monté, il semblerait que les alimentations du S2 réagissent rapidement à la pluie. On arrive tout de même à passer moyennant une courte immersion de la bouche. 

Le cheminement depuis &lt;b&gt;Roca Noval&lt;/b&gt; est un peu long : environ 30-45min jusqu'au S1, on passe le S1, on monte un talus de glaise et on ressent la présence de CO2, on le redescend, on repasse une vasque située au début du S2, pas mal de marche à 4 pattes, on se remet dans l'eau à côté de la pompe pour finir de passer le S2, on monte une forte pente à 4 pattes dans le sable, on redescend vers &lt;i&gt;La Sampa&lt;/i&gt; (une autre vasque qui semble se vider par un trop plein caché dans les berges en sable), on remonte en suivant le tuyau permettant la vidange de &lt;i&gt;Los Pseudo Sifones&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;La Sampa&lt;/i&gt; et on arrive enfin à destination (environ 1h après s'être engagé dans le S1), il y a un petit ruisseau qui en provient.

L'affluent se situe sur notre droite, Arthur s'engage et passe la première fenêtre en manquant d'envoyer une pierre sur la tête de Nicolas. On arrive sur une galerie à peu près parallèle au cours principal, la partie amont ayant été fouillée la veille en entier, notre objectif se trouve dans la partie aval.
On passe un court passage en ramping dans une boue qui colle et de l'eau qui nous coule dessus puis on se relève pour remonter quelques mètres en oppo dans un méandre recouvert de la même boue. On prend pieds dans une petite salle au plafond en trémie, on passe un passage plus resserré et on arrive devant un ressaut d'environ 4m de roche bien nettoyée équipé avec une corde passée devant un becquet. Ici on observe une alternance de calcaire bleuté qui semble très solide avec un calcaire gréseux plutôt marron. Dans cette zone, la roche encaissante montre une alternance calcaire bleuté/calcaire gréseux/calcaire bleuté/calcaire gréseux en partant du bas du ressaut.
En haut du ressaut, Arthur passe un passage plus bas et se retrouve dans une alcôve concrétionnée, en se retournant il voit la lucarne (qui correspond tout à fait à la description avec une fine draperie qui recouvre le bord supérieur).
3 tentatives pour la passer, à chaque fois en enlevant des éléments d'équipement perso avant de finir sans baudrier. 

De l'autre côté on arrive dans un vide de 2-3m de long sur 4m de haut environ. Au-dessus, une trémie de gros blocs avec la même argile rouge collante qui semble cimenter le tout, au sol, de l'argile et quelques sapins d'argiles, devant un trou qui donne dans la petite salle se situant en sortie du méandre glaiseux. Le sol est en fait constitué également d'une trémie cimentée à l'argile, demi-tour après une grande première d'environ 2,5m.
A la redescente, en observant un peu mieux on se rend compte que l'actif arrive depuis l'alcôve concrétionnée, d'une ouverture qui ressemble à un fond de méandre qui finit dans les concrétions et qui fait environ 30cm de large à l'endroit le plus large. La hauteur est difficilement estimable car la vue est bloquée par le concrétionnement, peut-être 1m.

Sur le retour on observe dans le S2 des flocs de bactéries oranges, des dépôts de sables noirs et on sent une odeur de chou. Peut-être des indices que le S2 serait alimenté par la petite station d'épuration vue en surface la veille, peut-être que certaines habitations ne sont pas raccordées à l'assainissement collectif.

Ce jeudi, Arthur a essayé de descendre en sous-combinaison et d'enfiler un long john 5mm devant le siphon 1, il ressort avec le long john. Ça passe sans avoir froid mais on manque de souplesse. Nicolas était en shorty de surf 2-3mm dès le début, il a eu froid lors des phases d'attente une fois mouillé.


Carole rentre en randonnée avec Serge du sud de &lt;b&gt;Roca Noval&lt;/b&gt; jusqu'à &lt;b&gt;Baurès&lt;/b&gt; où l'on loge.


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&lt;u&gt;Vendredi 29 août&lt;/u&gt;
Patrick, Nicolas et Damien partent bosser/désobstruer dans la trémie terminale
L'équipe va au fond pour suivre les courants d?air et trouver le passage aperçu par Roger, il y a quelques années. Ils trouvent un passage dans une trémie mais un petit bloc nous empêche d?y rentrer. Le bloc est cassé avant de partir mais personne n?est retourné voir, il vaut mieux attendre que la trémie se stabilise, ce sera pour la prochaine fois (un cairn marque l?endroit).

Carole, Fernand et Arthur partent en reconnaissance avec comme objectif le fond, la vérification d'une lucarne et le portage de matériel d'escalade.
Arrivés sous terre à 15h30, on repart dans le S1 vers 16h30 après avoir fait une pause &amp;quot;vestiaire&amp;quot;.
On arrive rapidement à l'endroit où Arthur et Nicolas ont bossé la veille et on continue.
Très vite le groupe rentre dans la &lt;i&gt;Sala de las Escaladas Treslunsentas&lt;/i&gt;, une grande salle d'effondrement où le concrétionnement est important, nouvelle pause &amp;quot;vestiaire&amp;quot;.
Dans cette salle, plusieurs escalades ont été réalisées, toutes sur les coulées stalagmitiques. Il reste néanmoins des choses à voir :
    &lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;Une cheminée en tube qui remonte sur environ 40m (non mesurée au DistoX) en rive droite, en partie haute de la salle&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Un ramping obstrué par un gros bloc à dégager qui repart vers l'amont dans une partie argileuse de la salle en contrebas de la cheminée&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Un méandre qui semble repartir vers le bas dans la même partie argileuse&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;Peut-être une escalade à faire sur une coulée stalagmitique en rive gauche (à vérifier avec l'ancienne équipe d'explorateurs)&lt;/li&gt;
    &lt;/ul&gt;

On sort de la &lt;i&gt;Sala de las Escaladas Treslunsentas&lt;/i&gt; qui constituait le terminus de 2001 en remontant sur un éboulis, la &lt;i&gt;Grandas Avalancadas&lt;/i&gt; pour déboucher dans une vaste salle d'effondrement circulaire. Au plafond de celle-ci apparaît une galerie suivant l'orientation de la rivière, cette possible galerie semble colmatée d'argile mais cela est difficile à affirmer vue la distance qui nous en sépare.
A partir d'ici on suit le cheminement de cairn en cairn, les éboulis ayant été très peu pratiqués, les blocs ne sont pas stabilisés. On redescend, puis on remonte un nouvel éboulis vers un passage clef se trouvant contre la paroi rive gauche. Le passage se rétrécit sans jamais devenir étroit, on doit passer entre des blocs et on arrive au quasiment au sommet de ce nouvel éboulis, dans une nouvelle vaste salle d'effondrement circulaire.
Au bas de cet éboulis on retrouve la rivière, très semblable à ce à quoi elle ressemble au bas des puits de &lt;b&gt;Roca Noval&lt;/b&gt;, c'est le &lt;i&gt;Cyclovélodrome&lt;/i&gt;. L'eau ne coule toujours pas, continuant son chemin dans un sous écoulement depuis la perte de la rivière qui se trouve un peu en amont de &lt;b&gt;Roca Noval&lt;/b&gt;.
C'est ici que l'on croise le premier groupe qui est sur le retour, il est 19h00.

Patrick et Nicolas nous accompagnent jusqu'à la lucarne à vérifier. Pour la trouver, il faut dépasser le terminus de 2004 en empruntant une galerie triangulaire au fond de laquelle se trouve une laisse d'eau qui nous arrive aux mollets, puis se retourner et lever les yeux lorsque le lit de la rivière marque un tournant à gauche.
La lucarne est en fait un vide entre de gros blocs coincés (encore une trémie) à environ 4-5m de hauteur. Pour l'atteindre il faut soit revenir avec le mât, soit poser des points. On a le matériel d'artif, malheureusement ce qui semble être de la roche par endroit se trouve être de la glaise. Il est tard, on décide de ne pas grimper, d'aller jeter un ?il au fond où l'autre équipe a travaillé puis de sortir pour être en forme demain, c'est la grosse journée de travail.
Si on est trop nombreux, on reviendra faire la lucarne.
On quitte le lite de la rivière pour monter de nouveau sur un éboulis. Ici on marche près du plafond, sur des plaques parallélépipédiques de ce qui fut également le plafond. Le pendage est important (presque 45°) et la configuration des lieux donne un décors particulier. Sur la plafond penché on voit une mosaïque de dalles rouges en losange et de creux blancs en losange. Au sol on voit une mosaïque complémentaire de dalles blanches en losange et de creux rouges en losange.

On arrive assez vite au fond, la galerie se relève en une grand salle d'effondrement, on devine la continuité de la galerie à l'horizontal, passant sous un énorme bloc de plusieurs mètres cubes qui semble tenir par sa propre volonté et à proximité d'un autre bloc encore plus gros qui sert de pilier entre le plafond à 45° et les blocs effondrés en dessous. Les failles visibles sur ce blocs donnent une idée de la pression qui s'exerce sur lui.

Demi-tour, on repasse là où l'on a croisé l'autre équipe à 20h et on prend 10min pour manger les crêpes à la confiture de prunes que Fernand avait préparé le matin.
On refait un crochet au bas de la cheminée de 40m pour y laisser 2 kits, l'un contenant perfo, batteries et amarrages et l'autre avec les pulses, pédale réglable et double longes réglables.
A partir d'ici on est beaucoup plus léger et on prend moins le temps de faire du tourisme, Carole ressort en sous-combinaison pour ne pas reperdre 2 fois du temps à se changer.
Arrivés en bas du puits d'entrée à 23h15, Fernand qui est sorti en premier nous pose une question :

    &lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;F : &amp;quot;&lt;i&gt;Vous savez quoi ? j'ai une mauvaise nouvelle&lt;/i&gt;&amp;quot;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;C+A : &amp;quot;&lt;i&gt;Heuuu, il pleut ?&lt;/i&gt;&amp;quot; &lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;F : &amp;quot;&lt;i&gt;Non ! Pire !&lt;/i&gt;&amp;quot;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;C+A : &amp;quot;&lt;i&gt;Il y a de l'orage ?&lt;/i&gt;&amp;quot; &lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;F : &amp;quot;&lt;i&gt;Non ! Pire !&lt;/i&gt;&amp;quot;&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;C+A : &amp;quot;&lt;i&gt;T'as paumé les clefs de voiture ?&lt;/i&gt;&amp;quot; &lt;/li&gt;
       &lt;li&gt;F : &amp;quot;&lt;i&gt;Oui !&lt;/i&gt;&amp;quot;&lt;/li&gt;
    &lt;/ul&gt;

Heureusement que Carole a parcouru le chemin la veille, on rentrera à pieds en 1h15 par un petit chemin puits par la route, en néoprène pour Fernand et Arthur sous une petite pluie fine. 
On arrive à 00h30, ceux qui sont encore debout sont rassurés de nous voir enfin arriver mais sont étonnés que l'on soit encore en tenue spéléo... Et font des photos dossiers souvenirs. On nous demande si on n'est pas trop trempé, apparemment il a beaucoup plu aux alentours de 22h-22h30.

Le temps de débriefer et de manger, on se couche aux alentours de 3h. Il ne faudra pas compter sur nous 3 pour se lever trop tôt demain.
Cassandra est arrivée vers 00h00, en pleine forme pour la grosse journée du lendemain.

Ce vendredi, Arthur et Fernand ont essayé de descendre directement en combinaison néoprène de planche à voile 3mm. Ca chauffe au départ jusqu'à ce qu'on se mouille, ils ont eu légèrement froid lors des phases d'attente une fois mouillé. Carole a opté pour la solution sous-combi puis long john 5mm avec le même résultat qu'Arthur la veille. &gt;tu laisse ça là  ? 

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/DrXpDPiJXCQ?si=eps5kNx87Jee_jLj&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


&lt;u&gt;Samedi 30 août&lt;/u&gt;
Patrick sera aujourd'hui en surface.

Cassandra, Gaël et Serge D partent pour l'escalade du P40, ils arrivent vers 13h00 au siphon 1, le niveau de l'eau s'est un peu relevé mais reste largement passable. Au S2, par contre, la situation est largement dégradée. Un passage sur plusieurs mètres ne laisse que quelques centimètres d'air trop peu pour éviter de boire la tasse avec ondulation de la surface de l'eau. 
Le S2 s'est donc remis en charge suite aux fortes précipitations de la veille et surtout de l'avant veille. Le mécanisme d'arrêt de la pompe s'est coincé en position OFF contre la paroi lors de la remontée du niveau de l'eau dans le siphon.
En observant le niveau de l'eau, celui-ci continue de monter. Gael remonte en surface à toute vitesse pour rallumer le groupe est relancer le pompage, pendant que Serge et Cassandra vérifie que le système se remet bien en marche. Vers 14h30, la pompe vibre à nouveau. Nous sommes resté jusqu'à 17h00 à observer le niveau d'eau, comme hypnotisé, avec l'espoir que nous pourrions à un moment donné passer de l'autre côté pour faire notre fameuse escalade... Celui-ci ne montait plus mais ne montrait pas encore des signes de descente. Nous nous faisons quelques faux espoirs en comparant le niveau de l'eau sur un descendeur planté dans le sable du siphon &amp;quot;ça a descendu d'un centimètre là non ??&amp;quot;. 
Nous mettons à profit ce temps pour cleaner tout notre coin de cavité (vieux câbles et vieux fil d'ariane). 
Durant cette attente, Serge, véritable loutre ne supporte pas de ne pas barboter dans l'eau et tente tout de même plusieurs fois de passer le siphon en néoprène, malgré le bruit du clapotis de l'eau sur la roche... 
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Cela nous vaudra de magnifiques vidéo souvenirs, et une certitude que nous ne passerons pas aujourd'hui. 
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Aussi, nous décidons d'annuler l'escalade et prenons le chemin de la sortie. 

Arthur ne trouve pas de camarade pour l'accompagner sous terre, déposé par Patrick, il part seul rejoindre les autres et les retrouve au niveau du S1 vers 17h30.
Serge D sort en rééquipant la dernière corde qui a été tonchée, il attendra les autres à la sortie.
Cassandra, Gaël et Arthur partent visiter l'amont jusqu'au siphon. Un spectateur extérieur se serait amusé à les voir  marcher à 4 pattes de front dans la rivière pour chercher des silex taillés. Ils sortent à 20h.
On observe un biofilm orange dans le siphon amont.
La rivière à l'amont est toujours aussi belle est donne de l'espoir quant à ce que l'on peut espérer trouver derrière la trémie terminale.

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&lt;u&gt;Dimanche 31 août&lt;/u&gt;
Fernand part tôt et seul à la recherche de ses clefs de voiture.
Il les retrouvera par miracle juste après  la &lt;i&gt;Grandas Avalancadas&lt;/i&gt;, au niveau du passage un peu étroit. 
Il s'en est fallu de peu pour qu'elles tombent entre des blocs et qu'il ne puisse jamais les retrouver !
Cerise sur le gâteau, ces clefs électroniques fonctionnent encore après leurs baignades dans les différents siphons !

Damien, Nicolas, Patrick partent récupérer du matériel stocké au pieds de l'escalade prévue du P40 (mât d'escalade, amarrages, ...)
Ils installent un câble inox dans le S2 pour un futur pompage. 


Serge D et Arthur partent chercher le reste du matériel stocké au même endroit.
Avant de rentrer, vers midi, le généphone sonne. A l'autre bout du fil Patrick nous informe d'un miracle, Fernand a retrouvé ses clés dans le &amp;quot;passage clef&amp;quot; entre les 2 grandes salles d'effondrement circulaires.
On croise le premier groupe à l'&lt;i&gt;Entre Deux Mers&lt;/I&gt;, Patrick nous raccompagne jusqu'à la pompe pour nous donner les outils et les consignes de mise en sécurité du pompage pour la période d'arrêt qui s'annonce.
Le niveau d'eau dans le S2 reste assez haut et le débit l'alimentant est plus important que les jours précédents.
Serge D et Arthur arrivent ensuite assez rapidement à la &lt;i&gt;Sala de las Escaladas Treslunsentas&lt;/i&gt;, on fait rapidement le tour de la salle et on pousse jusqu'à la fin des éboulis. 
Demi-tour avant de redescendre dans le lit de la rivière, c'est plus prudent niveau timing.
En haut de la première salle d'effondrement circulaire, à un endroit où la rivière ne peut pas passer, Arthur ramasse un objet qui peut ressembler à un os de belle taille pris dans de l'argile. Après nettoyage, il s'agit en fait d'un morceau de grès marron érodé. Preuve d'un écoulement passé dans les niveaux supérieurs ?

On sort la pompe devant le S1, on sort la rallonge électrique de 50m dehors, vide le tuyau et le bouche puis le stocke devant le S2 en faisant de grandes boucles au niveau du panneau électrique.
La pompe servira pour remettre un coup de pompage dans les jours qui viennent (tant que le groupe est là) ce qui permettra d?aller faire un peu de ménage dans la zone sans se mouiller.
On sort de la cavité à 17h, on éteint le groupe et on prend une belle averse orageuse sur le trajet du retour.
Fernand vient nous chercher avec sa voiture. 
Cassandra repart en train à Paris sans avoir été pu explorer derrière le S2 et cette fameuse escalade. Il faudra revenir. 

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&lt;u&gt;Lundi 01 septembre&lt;/u&gt;
Retour en voiture avec Fernand, jusqu'à Paris pour Arthur et jusqu'à Bruxelles pour Serge.
Carole prolonge les vacances et part pour Blaye en se faisant déposer à Caussade.

Maigre bilan donc pour le camp 2025, mais l'édition de cette année aura eu pour bénéfice de relancer une dynamique autour des explos de &lt;b&gt;La Planasse&lt;/b&gt; et montrent qu'il y a encore à faire sous terre.

Rendez-vous plus nombreux en 2026 pour un nouveau pompage ?</description>
</item>

<item>
<title>Canyon de Chassezac</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1247</link>
<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie à 3 dans le canyon du haut Chassezac

Toujours aussi sympathique ce canyon.

Beaucoup de BE sur le canyon

Nous partons à 3 (François, Hélène et Christian).

La météo est au top et nous profitons un maximum tout au long de la descente.</description>
</item>

<item>
<title>Grotte de Décamagne (Grotte du barrage))</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1251</link>
<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous partons à 6 dans cette belle grotte horizontale sur la majorité du parcours.
Initiation pour qqe personnes avec des enfants. 
La grotte est vraiment sympathique, et à faire même pour des spéléos.</description>
</item>

<item>
<title>Camp d'été au Marguareis</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1283</link>
<pubDate>Sun, 03 Aug 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants ABIMES : Arthur P, Clément P, Ariane M, Romane N, Jo B, Emilie G, Thomas C, Jinpu L, Carole G 

Liste des présents sur le séjour :

Club Martel : Romain Meynard; Elsa Lampson; Antoine Naudeix; Renaud Carassou-Maillan; Nicolas Cosso Hoedt; Jean Christophe Peyre; Eric Gilli; Pierre Nicolas; Shirley Nicolas; 
Club Martel après le départ du gros des troupes : Daniel Bessaguet; Thomas Bessaguet; Vincent Labaste; Christophe Duverneuil

Escandaou : Marine Hiessler; Maxime Bontemps (après le départ du gros de la troupe)

CAF Strasbourg : Clara Pierantoni 

GSP : Andrea Gobetti; Giulianna Gobetti; Fulvio Mariani; Nico Mariani; &amp;quot;Lazzaro&amp;quot;


Le Marguareis et ABIMES ce n'est pas une nouveauté. Le club a pu y aller de nombreuses fois par le passé.

Le &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1171&amp;quot;&gt;dernier séjour date de 2023&lt;/a&gt;, en petit comité. Le but était de reprendre les marques et les contacts et de revenir plus nombreux. C'est chose faite en 2025.


&lt;u&gt;Samedi 03 août&lt;/u&gt;/ &lt;u&gt;Dimanche 03 août&lt;/u&gt;/ &lt;u&gt;Lundi 04 août&lt;/u&gt; :

Trajet aller dans un minibus loué pour l'occasion (Renault Master 9 places rallongé).

Départ de d'Issy pour Arthur, Clément P, Ariane, Jo et Emilie.

On passe par la Charité sur Loire (père d'Arthur) puis Lyon où l'on récupère Thomas, Jinpu et Romane (venue en train depuis Paris) et enfin Briançon où l'on est très gentiment accueilli chez Yves Singlas (Terre &amp; Eau) pour passer la nuit. Une dernière étape à &lt;b&gt;Mondovi&lt;/b&gt; pour faire les courses, comme 2 ans auparavant pour la Mottera (ce qui n'est en fait peut-être pas le plus économique, à noter pour la prochaine fois). 3 charriots de supermarchés bien remplis, et un allègement de plusieurs centaines d'euros plus tard, nous voici fin prêts pour le départ, parés pour survivre (ou plutôt bien manger, bien boire !) pendant 10 jours dans la montagne.

On part de &lt;b&gt;Mondovi&lt;/b&gt; chargé ras la casquette pour monter via la piste au départ de &lt;b&gt;Monessi&lt;/b&gt;.

On se trompe de route en suivant bêtement le GPS pour arriver devant la piste au départ d'&lt;b&gt;Upega&lt;/b&gt; qui est bien trop pentue (4x4 nécessaire). Demi tour pour prendre le bon embranchement à &lt;b&gt;Monessi&lt;/b&gt;, on aura perdu 1h pour arriver à la barrière d'entrée, mais on arrive tout de même avant l'heure de la fermeture. Pas de problème pour passer la barrière : le gardien nous demande (et le voit bien) si nous sommes spéléo, et il nous ouvre sans soucis.

Le camion  monte la piste sans problème, on profite de la vue qui est magnifique (mais tout de même un peu moins impressionnante qu'en partant du &lt;b&gt;Col de Tende&lt;/b&gt;.

On arrive au refuge vers 20h où l'on est accueilli par Antoine N et Renaud CM (tous deux du Club Martel), on installe les différentes tentes autour du refuge qui sert de base-vie.


&lt;u&gt;Mardi 05 août&lt;/u&gt; :

Conseillés par les locaux, le plus gros des troupes part à l'&lt;b&gt;Aven du Pentothal&lt;/b&gt; pour une visite classique  du &lt;i&gt;Réseau des -100&lt;/i&gt; afin de &amp;quot;prendre la température&amp;quot; des trous du coin. Arthur et Romane y vont en avance pour équiper. La visite se fera accompagné de Renaud, en sa qualité d'hôte exemplaire du CM. Pour atteindre le &lt;i&gt;Réseau des &amp;quot;-100&amp;quot;&lt;/i&gt; on doit traverser sur un pont formé par d'énormes blocs effondrés. de part et d'autres de ce pont, d'impressionnants éboulements qui sont en réalité les 2 entrées du &lt;i&gt;Puits de la Papesse&lt;/i&gt; qui fait 110m. On sonde la profondeur en envoyant quelques cailloux et on se demande comment quelqu'un a pu un jour avoir l'idée de descendre ce puits qui a à son sommet un gigantesque cône d?éboulis. À L'entrée du &lt;i&gt;Réseau des &amp;quot;-100&amp;quot;&lt;/i&gt;, Renaud nous avait promis le passage d'une voûte mouillante glacée. C'était évidemment une blague, mais au lieu d'un siphon, nous devons  tout de même nous engager dans un ramping de 5m du style saumon essayant de survivre dans une petite flaque d'eau glaçante... Juste assez pour bien nous rafraîchir. Derrière, on se relève et on suit un jolie méandre. La fin de la visite se fera au niveau d'une des grandes salles presque au fond du réseau.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/bIKMXpBIOII?si=xAnlcP-2MYwNTSJO&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST : 6h

En parallèle, Jo et Clément accompagnent Antoine pour une explo : entamer une escalade potentiellement prometteuse dans le &lt;b&gt;Gouffre Shukpa Chán&lt;/b&gt;.

L'idée est que le &lt;b&gt;Gouffre Shukpa Chán&lt;/b&gt; et l'&lt;b&gt;Abisso Serge&lt;/b&gt; pourraient communiquer.

Les deux cavités sont proches, au fond de l'une, un courant d'air aspirant, en haut de l'autre un courant d'air soufflant. Le tout situé sur le système du &lt;b&gt;Cappa ? Straldi&lt;/b&gt;

Au fond du &lt;b&gt;Gouffre Shukpa Chán&lt;/b&gt;, la direction du courant d'air est moins claire, on se prend la tête pour comprendre le sens et les résultats compliqués.

Au final, 20m de première qui débouchent sur un puits remontant -&gt; affaire à suivre

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TPST : 4h


&lt;u&gt;Mercredi 06 août &lt;/u&gt;

Journée &amp;quot;repos&amp;quot;

Antoine, Renaud et Clément partent travailler sur une désob de surface sur un trou ventilé qu'Antoine a repéré au niveau du col entre le &lt;b&gt;Castel Frippi&lt;/b&gt; et le &lt;b&gt;Castel Chevolaï&lt;/b&gt;.

Dans la zone il reste encore à trouver le collecteur qui récupère les eaux qui tombent sur le &lt;b&gt;Plan  Ambroise&lt;/b&gt; et qui les emmène de l'autre côté de la frontière (et de la crête) pour ressortir au &lt;b&gt;Pis del Pesio&lt;/b&gt;
Le courant d'air est là, mais ne semble pas majeur, Antoine décrète l'abandon du chantier à la fin de la journée.

Arthur, Ariane, Romane, Jo et Emilie récupèrent Clément au chantier avant de partir faire l'ascension du &lt;b&gt;Castel Frippi&lt;/b&gt; (le petit sommet juste au dessus du refuge).

C'est l'occasion pour Jo de prospecter arthropodes et autre fougère endémique, avec notamment de belles observations de la très rare Asplénie du Mercantour (Asplenim fissum) que l'on retrouve uniquement sur quelques secteurs de la Haute-Roya dans les hauteur de Tende. Le meilleur site d'observation reste le coin douche près du gite du CM, où vous aurez l'opportunité d'associer naturalisme et naturisme. 

Nous avons également  recherché le scorpion dont une mention d'une observation de Buthus occitanus en Haute-Roya avait attiré notre intérêt ; l'aire de répartition de cette espèce démarrant d'Espagne et s'arrêtant à Cannes ! Au Marguareïs, spécifiquement, peu de scorpions ont été observés et malgré tout Arthur avait contacté un Euscorpius sp. en 2023. Après avoir soulevé la quasi-totalité des cailloux du Castel Frippi, et balayer la zone du refuge de nuit à la lumière ultraviolet, nos scorpions sont restés introuvables !

Pendant ce temps, Thomas travaille à désobstruer un trou qui souffle un air glacial proche du camp, supervisé par Jinpu. Arthur et Jean avaient déjà tiré une paille dedans il y a 2 ans.  La reprise des travaux par Thomas permet d'aller plus loin. Environ 1m3 de roche est sortie, c'est un chantier à continuer au long cours et qui peut permettre de s'occuper les jours de temps menaçant.

Au retour de la randonnée, Arthur et Clément donnent une mini formation à l'Artif sur petite falaise à côté du refuge à Romane.


&lt;u&gt;Jeudi 07 août &lt;/u&gt;

C'est le jour de la grosse sortie en groupe, on part visiter la &lt;b&gt;Grotta di Piagga Bella&lt;/b&gt; guidés par Antoine avec pour objectif la &lt;i&gt;Salle Paris Côte d'Azur&lt;/i&gt;.

Tout le groupe participe à la sortie sauf Jinpu (crainte de mal de dos) et Carole qui n'est toujours pas arrivée.

Jinpu nous accompagne tout de même jusqu'à l'entrée de la grotte, ce qui lui fera une chouette randonnée de 3h A/R.
L'entrée de la grotte est située juste au pied de la &lt;i&gt;Capanna Saracco Volante&lt;/i&gt; qui sert de camp de base au GSP (&lt;a href=&amp;quot;https://www.gsptorino.it/&amp;quot;&gt;Gruppo Speleologico Piemontese&lt;/a&gt;)

Heureusement que l'on est guidé par Antoine qui connaît la grotte comme sa poche, certains passages n'étant pas évidents de prime abord.
La progression se déroule dans un premier temps dans des chaos de blocs, on atteint ensuite la rivière que l'on suit quelques temps avant de remonter vers la &lt;i&gt;Salle Paris Côte d'Azur&lt;/i&gt;.
Durant la sortie, Antoine Clément et Ariane utilisent un éclairage à l'acéto, ce qui a l'avantage de tenir chaud (A l'ancienne).

Arrivés à la &lt;i&gt;Salle Paris Côte d'Azur&lt;/i&gt; on découvre les restes d'un chantier titanesque qui n'a jamais abouti : l'installation d'un refuge souterrain se trouve au centre du réseau de &lt;b&gt;Piaggia Bella&lt;/b&gt;. On marque une pause pour se restaurer, on embarque des vestiges du chantier devenus aujourd'hui des déchets pour dépolluer un peu la grotte. Arthur, prince de la récup' et disciple des ressourceries, le regard aiguisé comme personne face à un tas de déchets, y prélève en son c?ur un souvenir vintage qui ne le quittera plus. Puis nous remontons tranquillement, en prenant notre temps.

A la sortie, Antoine, Arthur, Jo et Emilie iront saluer les italiens du GSP (Andrea Gobetti; Giulianna Gobetti; Fulvio Mariani) à la &lt;i&gt;Capanna Saracco Volante&lt;/i&gt; pendant que le reste du groupe entame la randonnée de retour de nuit. Le simple bonjour se transforme en invitation à boire un coup, que l'on ne refuse pas, on est polis  (Un ou deux petits verres de vin, une topo, une guitare). Environ une heure et demi après le quatuor se remet en route et rattrape la première partie du groupe un peu avant le &lt;i&gt;Refuge Don Barbeira&lt;/i&gt;. La randonnée de nuit en montagne par beau temps, la silhouette des reliefs sous la lumière de la lune, le reflet des yeux de &amp;quot;gros mammifères&amp;quot; non identifiés dans les frontales (loup fantasmé) , c'est quelque chose de grisant qu'il faut absolument vivre un jour.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/agh-nSAxqhM?si=ynbj6ZQQQMnvm_2F&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/KrBZovx6Ca4?si=eUkwPId-H1dy4UlY&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST 10h


&lt;u&gt;Vendredi 08 août &lt;/u&gt;

Clément, Jo, Arthur, Jinpu et Romane partent accompagnés par Renaud pour rejoindre Antoine qui prospecte des trous à neiges quelque part dans le &lt;b&gt;Vallon du Navella&lt;/b&gt; au pied du &lt;b&gt;Marguareïs&lt;/b&gt;.

L'idée est de vérifier tous les ans le niveau de la neige dans ces trous au cas où la fonte révèlerait des entrées de gouffres (ce qui est déjà arrivé à de nombreuses reprises). &amp;quot;Aujourd'hui, rien de prometteur. Affaire à suivre&amp;quot;.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/JAru98rAZmc?si=hO1zbp-tuKeIMY7U&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Pendant la sortie prospection, Carole arrive enfin au refuge en randonnée depuis &lt;b&gt;Limone&lt;/b&gt; (après un périple sans fin et sans sommeil en train/bus/train/téléphérique depuis Paris).

En fin d'après-midi, un groupe, constitué d'Italiens (Andrea Gobetti, Giulianna Gobetti, Fulvio Mariani, Nico Mariani, &amp;quot;Lazzaro&amp;quot; du GSP et autres) et de français du club Martel (Jean-Christophe Peyre, Eric Gilli; Pierre Nicolas, Shirley Nicolas), arrive au refuge.

Ils projettent de prendre des images pour un documentaire sur les activités historiques du club parmi lesquelles la première expérience hors du temps de Michel Siffre (à l'époque assisté par Pierre Nicolas qui fait partie des gens arrivés) au &lt;b&gt;Gouffre du Scarasson&lt;/b&gt;. 
Il est prévu de réaliser des prises de vues au drone et de faire une interview de Pierre Nicolas devant le &lt;b&gt;Gouffre du Scarasson&lt;/b&gt; en faisant un portage par hélicoptère.


&lt;u&gt;Samedi 09 août &lt;/u&gt;

Le groupe au complet a prévu d'aller faire une visite du &lt;b&gt;Gouffre du Scarasson&lt;/b&gt; pour voir le glacier.

On a au début peur de gêner les prises de vue, mais on se rend rapidement compte que l'inertie de groupe fait que l'équipe de tournage est de retour avant notre départ (si on avait été malins on aurait même pu profiter de la rotation de retour de l'hélico pour faire un portage).

La marche d'approche est plus longue pour certains que pour d'autres, il faut dire que certains ont loupé un virage et ont fait un peu de tourisme pour rallonger l'itinéraire.

Au niveau du &lt;i&gt;Passo Scarasson&lt;/i&gt; on peut profiter d'une vue dégagée sur la plaine du Pô, ce qui est absolument splendide ! 

On s'assure que le groupe est au complet, on mange un bout et Jo part équiper le trou.

Assez rapidement il ne se sent pas au top, il faut dire que l'équipement de la zone d'entrée en plein soleil habillé pour aller dans une cavité proche de 0°C lui a fait un coup de chaud.

Il passe le relais à Arthur qui connaît déjà la cavité pour y être venu en 2023. 

Jo a maintenant froid, après avoir sué à l'entrée il est bien humide et il ressent bien la température froide de la grotte. L'alternance entre la tiédeur extérieure et l'air glacé des grottes est vraiment la grosse difficulté à savoir gérer au Marguareis.

Arthur sort son matériel photo le temps que le reste du groupe finisse de descendre.

Le glacier a fondu depuis 2023, ça se voit à l'?il nu sans besoin de repères spécifiques.

On prend environ 1h pour faire une série de photos de groupe et Jo ouvre la marche pour le retour (il a besoin d'aller faire le lézard au soleil). 

On relève la fiche d'équipement en remontant (ce qui sera utile pour les prochains souhaitant aller jusqu'au glacier, NB un taraud serait utile pour 2-3 spits)

On sort tranquillement et les derniers sont accueillis par un joli coucher de soleil.

La marche de retour est encore plus éprouvante pour certains. Il faudra compter environ 2 heures environ pour arriver au refuges aux alentours de 23h. D'autant plus qu'un groupe (plus ou moins le même qu'à l'aller), a raté un virage et est parti faire du tourisme, de nuit cette fois-ci. Les talkies-walkies de Clément sont bien utiles pour communiquer entre les 2 groupes de rando et aident à remettre les brebis égarées et affamées sur le droit chemin.

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TPST : 7h

Le soir : départ de Renaud (CM), arrivée d'Elsa (CM), Nicolas (CM), Marine (Escandaou) et Romain (CM), qui nous a concocté des spaghetti nourrissants ! 


&lt;u&gt;Dimanche 10 août &lt;/u&gt;

Pour se remettre de la journée de la veille passée dans le froid, la majorité du groupe part en randonnée sur le sommet du Marguareis (montée par le sentier du BRALP, descente par les crêtes jusqu'au refuge &lt;i&gt;Don Barbeira&lt;/i&gt;). Au sommet le temps est suffisamment dégagé pour que l'on puisse voir l'intégralité de la zone de jeu. Carole et Arthur en profitent pour repérer les étapes de leur future randonnée (le &lt;a href=&amp;quot;https://www.visitcuneese.it/fr/dettaglio-itinerario/-/d/giro-del-marguareis-fr&amp;quot;&gt;Giro del Marguareis&lt;/a&gt; en itinérance). Sur le retour on ira saluer les présents au camp de Jo Lamboglia. Celui-ci salue les membres d'ABIMES qu'il a pu croiser dans le passé (dans les années 2009-2010)

Pendant ce temps, Clément se joint aux gens du Martel et à &amp;quot;Lazarro&amp;quot; du GSP pour une explo dans l'&lt;b&gt;Abisso Serge&lt;/b&gt;. Une équipe pour revoir un objectif vers le fond, et une équipe (dont Clément) pour revoir / terminer une escalade en cours.

Lors de l'escalade le besoin de purger des blocs à généré quelque frayeurs. Attention danger ça tombe dans le puits de l'itinéraire &amp;quot;classique&amp;quot;. Redescente nécessaire pour vérifier les cordes après les chutes de blocs mais RàS.

En haut de l'escalade : courant d'air, venant (probablement du &lt;b&gt;Gouffre Shukpa Chán&lt;/b&gt;, qui sort d'une faille trémi-esque (zone broyée). Marine s'enfile dedans : la faille est vite impénétrable et désober semble très compliqué. Marine et Romain finissent une autre branche de l'escalade : en haut tout droit, ça pince (impénétrable). 

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TPST : 2h

De leur côté, Emilie et Jo partent faire l'&lt;b&gt;Aven Pentothal&lt;/b&gt; équipée plus tôt par Romane. 
Petite sortie revigorante de 2h dont 1 heure à essayer de photographier une goutte tombante. Une heure de travail acharné à développer des techniques pointues d'alerte de goutte tombante pour cliquer au bon moment : un résultat apprécié par les protagonistes qui repose d'avantage sur la considération de l'effort que par le rendu artistique de la photo ! Dans la joie et la bonne humeur, l'équipe remonte et Emilie déséquipe. 

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Le soir au refuge la soirée est endiablée et musicale. Certains profitent du temps clair pour aller voir les étoiles dehors.

TPSE : Temps passé sous les étoiles ? 


&lt;u&gt;Lundi 11 août &lt;/u&gt;

Petite sortie de prévue aujourd'hui, une partie du groupe, accompagné d'Elsa du CM, est parti voir l'&lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt; et l'&lt;b&gt;Aven Golden Eye&lt;/b&gt;, deux avens dont le fond communique.

L'&lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt; fait partie de ces quelques trous sur le massif dont l'ouverture a été obturée par des tôles métalliques. Ces trous sont des anciens puits à neige et le but de l'obturation est d'éviter la recharge en neige l'hiver. Dans le cas de l'&lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt; c'est ce qui a permis de pouvoir explorer le fond (résultat : 80 m de fonte de neige!). On a tout de même pu observer un névé (en partie transformé en glace) dans le fond commun de ces deux avens.

Le but est d'équiper le début de l'&lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt; pour atteindre le haut du &lt;i&gt;P95&lt;/i&gt;, voire y descendre quelques mètre tour à tour pendant que le reste du groupe équipe l'&lt;b&gt;Aven Golden Eye&lt;/b&gt;.

On ne descend pas par l'&lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt; car la plateforme située en haut du &lt;i&gt;P95&lt;/i&gt; est un plan incliné ébouleux et, le risque d'envoyer des parpaings sur ses petits copains est important avec un groupe si nombreux.

Emilie et Jo partent équiper l'&lt;b&gt;Aven Golden Eye&lt;/b&gt; pendant qu'Arthur s'occupe de l'&lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt;, le reste de l'équipe se dorant la pilule au soleil.

Côté &lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt;, l'équipement se fait assez rapidement, tant que les copains ne sont pas encore en bas, on s'amuse à jeter quelques pierres dans le &lt;i&gt;P95&lt;/i&gt; pour se donner une idée de la profondeur.

Certains se contenteront de rester au niveau de la tête de puits tandis que d'autres descendront les premiers 25-30m (pour éviter de se laisser tenter par la descente du &lt;i&gt;P95&lt;/i&gt;, nous avons volontairement pris une corde trop courte).

Côté &lt;b&gt;Aven Golden Eye&lt;/b&gt; l'équipement prend un peu plus de temps. Assez rapidement il est possible de s'engager dans le mauvais puits, ce qui a fait perdre pas mal de temps à notre binôme à l'équipement. Ils remontent et passent le relais à Arthur et Elsa. Lorsque l'on est guidé par quelqu'un qui connait déjà, on gagne du temps.

Pendant l'équipement du grand puits-faille, Arthur entends des cailloux tomber dans le &lt;i&gt;P95&lt;/i&gt; de l'&lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt;, c'est Jo qui s'amuse.

Finalement, Arthur et Elsa, rejoints par Emilie et Jo touchent le fond de l'&lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt; et peuvent y admirer de la glace ainsi que les vestiges d'une cascade de glace (tout de même encore haute de 5-6m).

D'en bas on entend du bruit dans les plafonds, c'est Ariane et Clément qui sont encore en visite dans l'&lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt;. On fait donc une jonction visuelle : en haut et en bas du &lt;i&gt;P95&lt;/i&gt;. 
Tout le monde n'ira pas au fond. Ariane, dont le but était de brasser un peu de corde : descente/remontée de la moitié de l'&lt;b&gt;Aven Golden Eye&lt;/b&gt; (qui n'était pas encore équipé jusqu'au fond), et apprentissage du déséquipement guidée par Clément dans le haut de l'&lt;b&gt;Aven Navella&lt;/b&gt;. Après être allée voir le &lt;i&gt;P95&lt;/i&gt;, Romane retournera au refuge préparer son sac car elle rentre le lendemain en redescendant en randonnée jusqu'à Tende.

L'équipe descendue au fond relèvera la fiche d'équipement en remontant.  Emilie et Jo s'occupe du déséquipement.

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TPST : 3h

Pendant ce temps, Antoine et Nico finissent l'explo au &lt;b&gt;Gouffre du Shukpa Chán&lt;/b&gt; : arrivée sur une zone ébouleuse, le courant d'air file dans un trou au sol... 

Une opération de traçage au fumigène sera à prévoir pour confirmer la communication avec l'&lt;b&gt;Abisso Serge&lt;/b&gt; et permettra de voir où ça peut ressortir dans la &lt;b&gt;Conca delle Carsene&lt;/b&gt;

Le soir, Arthur et Romane iront repérer le début de la randonnée pour descendre au village. Le chemin est peu emprunté et pas toujours marqué.


&lt;u&gt;Mardi 12 août&lt;/u&gt;

Départ de Romane en rando le matin. Fait notable, elle arrivera dans la même journée à descendre dans la vallée, prendre le car, s'arrêter à &lt;b&gt;Breil-sur-Roya&lt;/b&gt; pour piquer une tête dans la rivière, prendre un deuxième car (dans lequel elle oubliera sa brassière, mouillée car ayant servie pour la baignade sus-citée...) et attraper le dernier TGV pour &lt;b&gt;Paris&lt;/b&gt; à &lt;b&gt;Nice&lt;/b&gt;.

Arrivée dans la journée de Clara P, native du 06 qui a commencée la spéléo en Italie et qui est exilée à Strasbourg pour les études, actuellement en stage à &lt;b&gt;Casterino&lt;/b&gt;, non loin de &lt;b&gt;Tende&lt;/b&gt;, elle est montée en randonnée.

Une petite partie du groupe sera en &amp;quot;repos intégral&amp;quot; (sauf une partie de jeu &amp;quot;Explo&amp;quot;, ramené par Elsa : très sympa).

Les autres iront au &lt;b&gt;Trou Souffleur du Marguareis&lt;/b&gt;, 3 équipes s'y rendent au total (1 visite et 2 explo).
Le trou est un trou majeur du secteur et est joli, son entrée sert actuellement de &amp;quot;frigo&amp;quot; au camp de Jo Lamboglia. La cavité est toujours en cours d'exploration mais craint beaucoup la pluie, l'espoir serait de trouver un réseau qui conflue avec celui de &lt;b&gt;Piaggia Bella&lt;/b&gt; puis de &lt;b&gt;Labassa&lt;/b&gt;, les eaux du &lt;b&gt;Trou Souffleur du Marguareis&lt;/b&gt; faisant partie du réseau du &lt;b&gt;Col des Seigneurs&lt;/b&gt; ressortant à la résurgence du &lt;b&gt;Foce&lt;/b&gt;. 

Elle est équipé presque intégralement en fixe, il reste 2 puits à équiper au fond et à aller voir le terminus. 

La cavité avait été mise en &amp;quot;hors crue&amp;quot; à la fin de la saison précédente.

Une équipe constituée d'Arthur, Marine et Romain a pour mission de descendre en premier, de vérifier l'équipement de l'année passée et de faire une artif' pour atteindre des &amp;quot;Balcons&amp;quot; repéré l'année précédente par Romain. Ils pourraient donner sur un développement parallèle et méritent un coup d'?il attentif.

Pendant la descente, on peut admirer l'équipement &amp;quot;hors crue&amp;quot; des années 60 et qui consiste à des murs maçonnés dans le but de réaliser des retenues d'eau et de gouttières amenant le flux au loin.

Les techniques d'équipement ayant évoluée depuis, ces équipement ont été rendu inopérants par quelques coups de perfo bien placés et par un pliage des gouttières.

Arrivés devant le &amp;quot;méandre chiant&amp;quot; en bas des grands puits, Marine et Romain demandent à Arthur s'il a vu les fameux balcons.
&amp;quot;Non&amp;quot; et ça tombe bien car eux non plus ! Romain a certainement confondu avec un autre trou exploré l'an dernier. 

La deuxième équipe rejoint le trio égaré à ce moment là. Ils partent vers le fond pour étudier le potentiel.

A son retour Antoine dira &amp;quot;Je comprends pourquoi il ne faut pas être là en cas de pluie&amp;quot;, ambiance?

En remontant, le trio trouve un affluent vierge de toute trace d'explo. On se pose la question, il est possible que des gens soient passés en libre sur les premiers mètres jusqu'à une plateforme que l'on devine, mais quitte à avoir trainé le perfo, autant en avoir le c?ur net.

C'est à ce moment là qu'il y a jonction avec le groupe de &amp;quot;touristes&amp;quot; Carole et Thomas menés par Elsa. 

La progression étant un peu plus chiante juste après, on leur déconseille d'aller plus loin et ils remontent tranquillement.

On monte donc en artif dans du calschiste tantôt pourri tantôt bon. De l'eau doit couler de temps à autre, dissolvant la partie carbonatée du calschiste et ne laissant que la partie argileuse. Dans ces cas là il suffit en général de gratter pour retrouver de la roche correcte. On atteint la plateforme, ça monte encore et là impossible d'être passé en libre. Toujours pas de traces d'escalade, on est peut-être bien en train de faire un peu de première finalement. On passe quelques mètres de bon calcaire puis on rejoint une zone légèrement humide qui continue de grimper. Peut-être qu'à terme on arrivera dans les chiottes du camp de Jo Lamboglia.

Arrêt sur rien, il faudra revenir pour finir l'escalade. 

On relève la fiche d'équipement en remontant pour alimenter la base de donnée locale.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/M6MSHfYrbek?si=Qp4dsSO-erjNy5uQ&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST groupe artif : 6h

TPST groupe &amp;quot;touristes&amp;quot; : 3h
Re-soirée endiablée ;) Eclairé aux chandelles ! Concours pour passer les cases d'échelle. 


&lt;u&gt;Mercredi 13 août&lt;/u&gt;/ &lt;u&gt;Jeudi 14 août&lt;/u&gt; / &lt;u&gt;Vendredi 15 août&lt;/u&gt; :

Arthur et Carole restent sur le massif pour faire de la rando itinérante.
Ils devront patienter 2 jours pour cause de mauvais temps avant de commencer le &lt;a href=&amp;quot;https://destination.marittimemercantour.eu/trek/154945-Giro-del-Marguareis&amp;quot;&gt;&lt;i&gt;Giro del Marguareis&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (en version un peu raccourcie). Cette randonnée permettra d'aller admirer le &lt;b&gt;Pis del Pesio&lt;/b&gt;, résurgence de la &lt;b&gt;Conca delle Carsene&lt;/b&gt; ainsi que le &lt;b&gt;Mongioie&lt;/b&gt;, montagne un peu plus petite que le &lt;b&gt;Marguareis&lt;/b&gt; avec un potentiel intéressant mais moins pratiqué par les spéléo pour cause de manque d'hébergement et de difficulté d'approvisionnement en eau.

Après la randonnée, retour au refuge où l'on croise d'autre spéléo du sud : Maxime B (Escandaou), Daniel B,  Thomas B, Vincent L, Christophe D et de nouveau Jean-Christophe P.

Puis descente en randonnée jusqu'à &lt;b&gt;Tende&lt;/b&gt; sur les traces de Romane et de Clara pour prendre le train.


Le reste du groupe est rentré à Paris, en passant par Grenoble (dormi chez la s?ur de Clément) et Lyon. 
Le matériel est déchargé au club le 14 au soir... il manque un kit avec du matos dedans !
C'est Arthur qui le récupérera au refuge pour le redescendre à pieds.
Camion rendu le 15 par Jo/Emilie et Clément.


Cette aventure au Margua mythique aura convaincu : une équipe se monte pour revenir à l'été 2026.</description>
</item>

<item>
<title>Petite semaine dans le Vercors</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1234</link>
<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p&gt;
&lt;em&gt;Compte rendu semaine Vercors&lt;/em&gt;

Arrivée lundi 28 juillet en début de soirée à Autrans, au refuge La Maitt, où plusieurs speleo (Pierre, Jérémy, Sylvan, Mélanie, Souad, Julien, Eric et Maxime) des Compagnons de la Nuit Minérale logent depuis 3 jours. Je les rejoins pour descendre au Berger ensemble et profiter d?être dans le Vercors pour visiter des cavités faciles en attendant notre D-Day. 

  

&lt;strong&gt;Mardi 29 juillet&lt;/strong&gt;

Bien que nous eussions initialement prévu de descendre à Envernibard, une nouvelle topo découverte le matin même ne nous inspira pas confiance. On décida donc d?aller à Grotte Roche pour une sortie photo ! Cette grotte d?initiation très sympathique vaut le détour pour une courte balade reposante sous terre.  

Pour 18h, nous nous sommes rendus au camp Berger pour écouter le brief avant la descente de 3 de nos comparses : Pierre, Sylvan et Jérémy. Leur objectif : le fond, rien que ça. Nous avons aussi profité du moment pour dîner sur place et écouter un petit peu 4 du groupe des spéléologues ayant atteint le fond pour la première fois !  

  

&lt;strong&gt;Mercredi 30 juillet&lt;/strong&gt;

Les trois mousquetaires sont partis vers 6h pour leur sortie au Berger. 

De notre côté, deux sorties au programme ! Le matin, nous avons été au Scialet de l?Espoir. Grotte découverte lors d?une sortie en ski de randonnée par Donald (membre des CNM) en 1996 ! Sur le papier et dans les discours, ça ne faisait pas rêver : on me parlait étroitures et ramping ? Rien que l?entrée m?inquiétait, une désescalade sur 2-3m. Finalement, l?aspect étroit et très en relief de la grotte facilite cette désescalade. Toute la cavité est à l?image de l?entrée ! Les combinaisons souffrent de s?accrocher partout, partout. C?est moins pénible que cela en avait l?air ! C?est une chouette et facile sortie jusqu?au Vestiaire. Après ça, j?ai ouï dire qu?il fallait enlever son baudrier ? Sans moi pour cette fois !  

&lt;em&gt;*interlude repas et sieste au gîte*&lt;/em&gt;

En fin d?après-midi, nous avons rejoint un pote d?Eric pour l?Antre de Vénus. Après s?être perdue sur la marche d?approche, nous valant une montée RAIDE dans la forêt, nous trouvons enfin la trappe d?accès. Un ramping de 5-10m précède un joli puit de 15m. Après ça, que de la marche et facile ! Une très, très belle cavité toute concrétionnée et des photos magnifiques.   

 Les garçons rentreront dans la nuit de leur sortie au Berger, objectif ?1000m atteint. Ils ont même poussé jusqu?au siphon.  


&lt;strong&gt;Jeudi 31 juillet&lt;/strong&gt;

Journée farniente pour se reposer au maximum avant la descente au Berger le lendemain.  

Au programme pour moi : regarder la nouvelle mini-série France tv, Ballroom et ne pas manquer le nouvel épisode de Drag Race à 19h ! Si vous ne regardez pas, je vous le conseille fortement ?  

18h, on se rend au brief. Comme nous avons déjà écouté mardi, nous restons seulement le temps d?être briefer et d?inscrire nos noms sur le tableau. Peu de personnes descendent le lendemain et nous sommes les seuls à aller à -640, c?est parfait. On est 5 (Eric, Julien, Maxime, Souad et moi) avec une personne ayant un rythme assez lent donc le but sera de prendre son temps.  

  

&lt;strong&gt;Vendredi 1er août&lt;/strong&gt; 

C?est le JJ ! Comme on ne vise pas le fond, on avait inscrit 8h au parking de la Molière la veille sur le tableau afin de libérer les créneaux tôt pour celleux visant le fond.  

Premier retentissement : Julien n?a pas dormi de la nuit donc ne descend pas.  

Deuxième retentissement : il est 7h02, le départ est fixé à 7h15 et Maxime n?est toujours pas réveillé ? Connu pour être dispersé, nous le réveillons. Branle-bas de combat de son côté pour être prêt à l?heure.  

Après avoir croisée une palanquée de vaches sur le chemin vers le parking de la Molière, nous voilà lancée pour la marche d?approche. Une heure entre prairie et forêt, une bien belle balade.  

Troisième retentissement : en arrivant à l?entrée du trou, le grand groupe de bulgares est en attente de descendre. On aurait dû checker leurs horaires de descente avant de partir du brief ? Nous voilà donc à attendre que tout ce beau monde descende. On entre dans la cavité un peu avant10h.  

La première partie de la cavité est un enchaînement de puits puis une première partie d?un méandre séparée de la deuxième par le grand puit Garby. Nous redoutions ce méandre car Sylvan nous en avait dépeint une piètre image ? Finalement, aucune difficulté ! La fin de la descente verticale s?annonce par le grand puit Aldo où nous avons laissé une seconde bouteille d?eau cachée pour la remontée. La première a eu la chance d?attendre dans la salle du Cairn.  

La longue balade débute. Comme en randonnée, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend. L?arrivée au premier camp à -460 annonce la salle des Treize, le Vagin et le Vestiaire ! En traversant la salle des Treize, nous prenons notre temps. C?est GIGANTESQUE et splendide. La hauteur au plafond est interminable. On marche sur des gours secs et entre des stalagmites géantes. On se croirait presque dans un décor de monde fantastique. On comprend mieux pourquoi l?orga quémande des photos de cette partie lors du brief ! La progression continue vers le Vagin. Bien que tout le monde trouve cela fantastique, je n?y vois aucune beauté. J?ai même prononcé les mots « ça me dégoûte », oupsi. Une séance photo s?improvise avec les quelques lumières que nous avons car mes 3 coéquipièrEs sont enchantéEs. La personne assez lente s?arrête à ce niveau pour s?économiser. Nous traçons jusqu?au vestiaire pour remplir notre objectif. Le chemin restant est très court et simple. Nous sommes heureuxses d?arriver à cet endroit que nous immortalisons d?un beau selfie.  

La remontée se fait tout aussi tranquillement. Pas mal de pauses pour que Souad puisse souffler et reprendre des forces. Le retour parait toujours plus rapide, c?est le cas ! Nous arrivons, en ce qui me semble un rien de temps (c?est faux) au premier camp. Il faut quand même avouer que l?on s?est trompée de chemin deux fois. La première parce que Souad n?a pas fait attention au passage que prenait Maxime. La deuxième, nous n?avons plus surveiller les balises lumineuses et on s?est retrouvée dans la Galerie de la Boue ... On a vite fait demi-tour parce que ça ne nous disait rien du tout. En effet, on a manqué la lucarne pour remonter vers le puit Aldo.  

Nous voilà donc sur la dernière partie : les puits et les méandres. Autant à l?aller les méandres étaient simples, autant au retour, on a galéré. Je trouvais que c?était moins lisibles sur où mettre ces pieds, comment caler son corps en opposition pour ne pas glisser. En plein dans la partie haute du méandre, on entend le groupe des Bulgares arriver à un de ces vitesses ! Iels sont passées en un éclair devant nous !  

Dans les puits, l?autre partie du groupe des Bulgares arrivent également et nous les laissons aussi passer. Une pause supplémentaire s?impose pour laisser passer ce beau monde plus rapide que nous. La remontée des 200m de puit se fait tranquillement, sans s?épuiser. Souad peine mais ne lâche rien. Je sors à 21h58, avant 22h, mon objectif est rempli, me voilà super ravie. Il fait nuit, le ciel est quelque peu nuageux mais nous offre des belles éclaircies sur les étoiles. Une bien jolie récompense après 12h passée sous terre.  

Eric, Maxime et moi ne sommes globalement pas plus fatigués que cela. On aborde la marche retour très lentement et avec plusieurs pauses pour attendre Souad qui est au bout. Nous rentrerons à Autrans vers 1h15 après un passage au camp pour afficher notre horaire de sortie sur le tableau et déposer le paquet de corde que l?on a remonté. 

 

&lt;strong&gt;Samedi 2 août&lt;/strong&gt;

Repos pour l'équipe et départ pour ceux qui ont fait le berger plus tôt dans la semaine.  Le gîte se vide doucement, annonçant la fin de cette chouette semaine tout en douceur.  

Comme Julien n?a pas pu faire le Berger, il sort aux Chuats. Donald repasse par le gîte pour nous prêter le livre sur le réseau des Chuats. La prochaine fois, nous irons voir cette fameuse rivière d?or !  

&lt;strong&gt;Dimanche 3 août&lt;/strong&gt;

Ménage, rangement et retour sur Paris ! A l?année prochaine !</description>
</item>

<item>
<title>Pont de Gerbaut - SCC95</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1250</link>
<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous partons à 3 pour faire la traversé Pont de Gerbaut - SCC95

Très belle traversée, juste bien glissante sur toute la partie aquatique.

SCC95 était équipée en fixe, nous avons rappelé la corde pour toute la partie PDG</description>
</item>

<item>
<title>" Expédition Grands Causses "</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1252</link>
<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L'armée d'expédition Grands Causses est composée de Cat, Jef, Carine, Jameel, Nathalie, Thomas et Jinpu.

Samedi 26 juillet :
Venue de toute la France, l'armée se rassemble au gite du Mas de la Font (Meyrueis, Lozère) et prend possession des lieux. Repas spaghetti bolognaise. 

Dimanche 27 juillet :
Aven de la Barelle (Meyrues, Lozère) profondeur 88 m. 
500 mètres de marche d'approche hyper pittoresque. Dans le grand entonnoir d'entrée, un ressaut de 4 m est suivi par 3 puits : P11, P14, P33 séparés par des méandres. On a rencontré deux marseillais, équipant en mono point, faute d'avoir suffisamment de mousquetons, sans faire de n?ud d'arrêt sur des chaises doubles, mais les cordes étaient de gros diamètre donc tout va bien. 
2 équipes : Jameel, Carine, et Thomas dans la première, Catherine, Nathalie, Jinpu et Jef dans la seconde. Carine a tout équipé, les garçons la regardaient de manière admirative.  Beaucoup d'application et de maîtrise, du travail de pro! Au fond, la topographie montre qu'on pourrait encore avancer de 500 mètres néanmoins, l'entrée en laminoir n'est pas praticable et ne donne point envie. Nous hypothéquons que cette partie est partiellement bouchée par des crues qui ont transporté des cailloux. TPST 5 heures 30.

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Lundi 28 juillet :
Aven de la Peyrine (Mostuejouls, Aveyron) profondeur 82m.
https://cds12.org/topos/AvenPeyrineEtRavinStMarcellin.pdf
1h30 de voiture, 700 m de marche d'approche. P15, escalade de 2 mètres, P6, escalade de 4 m, ressaut de 3 m, puits de 21 m avec un fractionnement latéral. Carine et Jef équipaient. Beaucoup de jolies concrétions. Au fond, il y a une salle avec des jolies cheminées dures où on a mangé. A la sortie, Carine a aménagé avec un kit un point de frottement pour l'éviter. TPST 5h.
Dans la même après-midi, on est allé voir l'entrée de Baoumas, gros porche dans une doline. A visiter via la route forestière proche du carrefour avec la route principale. 

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Mardi 29 juillet :
Castelbouc numéro 1 (Gorges-du-Tarn-Causses, Lozère)
Journée la plus efficace jusque-là, départ programmé 9h30, on a tenu la promesse. Profondeur / hauteur 50m. TPST 3 à 4 heures. 
Plusieurs grandes oppositions, équipées en vire avec des cordes fixes par les pros car c'est une classique qui se visite en traversée avec rappels. Entrée en méandre avec corde fixe, P10, P20 menant à une grande salle. Au bout de cette salle, il y a un siphon avec de l'eau hyper transparente. Plus loin, au fond, la suite est une cheminée d'une dizaine de mètres avec une corde en hauteur, inaccessible. 
On s'est divisé en deux équipes : la première (Nathalie, Carine, Catherine, Jameel et Jinpu) sort par la rivière. La deuxième (Thomas, Carine et Jef) fait l'aller-retour. Carine et Jef équipaient pour cette descente aquatique. Thomas et Jef ont déséquipé. Pour Thomas, le déséquipement était très difficile, il était très fatigué, quand il est sorti de la grotte, il était entièrement trempé. Il confirme, mais ça ne fait pas de mal!
La première équipe aussi était trempée à moitié, pour une autre raison car elle a avancé dans la rivière pour sortir, l'eau était jusqu'à la poitrine pour certaines. On a appris qu?une crue a emmené les blocs du sol ce qui l?a creusé alors qu?avant on passait sans trop se mouiller.

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Castelbouc numéro 4, avec seulement Jef et Jinpu
Très petits passages dès le début, presque pas d?occasion de se tenir debout. Ramping sportif, physique, et fatiguant. Les passages ne sont pas lisses ni plats, composés de grands ou petits rochers qui font mal et nous font contorsionner. Jef a mal aux cervicales, Jinpu a mal aux lombaires.
Difficulté de trouver le chemin, Jef s'égare et est entré deux fois dans une salle où il y avait des chauves-souris, une fois à l'aller, l'autre au retour. C'est peu dire que le cheminement n'est pas évident !
Dans la première salle, on a rencontré une spéléo pro qui encadrait des clients. Elle nous a indiqué les passages, peu évidents. Récompense de nos efforts, après une longue errance, une graaaaaaande salle, équivalente à celle des Saints de Glace dans le Vercors (salle Hydrokarst), avec les empreintes de dinosaures au plafond. Mais sans guide, on a du mal à les identifier. Dans cette salle, on a rencontré un groupe de visiteurs encadré par un autre spéléo pro. Ce dernier, étant pressé, n'a pas voulu prendre le temps de nous expliquer les traces de dinosaures. On a rencontré très rapidement une famille allemande, un couple avec deux petites filles de 8 et 10 ans, qui visitait cette salle sans guide, en libre, ils ont seulement loué des casques et sont partis à l'aventure. 
Au fond de la grande salle, une remontée hyper raide à 60 degrés, coulée de calcite avec des cordes fixe. Par précaution, on n'est pas monté jusque-là pour voir. TPSP 2h 20 min.

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Mercredi 30 juillet :
La matinée, l'équipe randonnée spéléo composée de Carine, Jef et Thomas est partie vers les 4 grottes de Nabrigas situées à proximité du gîte. La première rencontrée, la numéro 2, est courte et a fait l'objet de fouilles archéologiques, abandonnées d'après le propriétaire du gite. La seconde, la numéro 1, est la plus importante, elle permettait d'abriter soi-disant 1000 brebis, d'où la couleur noire du sol dans la première partie. La vaste galerie d'entrée, 3 à 4 m de large pour 3 m de hauteur, se ramifie ensuite en galeries plus petites colmatées par l'argile. La troisième, numéro 3, la plus petite permet une traversée vers l'orifice numéro 4. Malgré ses genouillères, Carine renonce car c'est trop étroit. De plus, elle devrait déboucher en falaise. Retour au gite. On croisa quelques cervidés impressionnant de par leur râle !

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L'équipe gastronomie, composée de Cat, Jameel, Nathalie et Jinpu, est partie faire le marché de Meyrueis et a ensuite fait des courses au magasin Carrefour. 
L'après-midi, après un beau déjeuner sain composé de salades et d'abricots du pays, tout le monde a fait une sieste. Ensuite, l'équipe rando Jef, Cat, Nathalie et Jinpu est allée faire un tour, difficulté facile du Tour des Grands Arcs de Saint-Pierre, non loin de Saint Pierre des Tripiers. 
Au dîner, cuisses de poulet de Jameel avec ses épices du pays, riz cuit à l'occidental, un régal assuré !!!! Une tuerie mortelle ! 

Jeudi 31 juillet :
Grotte de la Duganelle (Sainte-Enimie, Lozère)
Profondeur 0m ? + 20m
On s'est laissé convaincre que c'était une cavité d'initiation car elle est dans le catalogue des pros du coin. Après une reconnaissance de l'entrée, l'équipe pénètre dans la cavité à 10h52. Petite escalade aisée à l'entrée, grande galerie qui mène vite à un petit ressaut de 2 m, équipé d'une corde à n?uds.  Prudemment, on l'équipe mieux avec notre corde. Il est vite suivi d'un boyau chatière de quelques mètres, remontant et glissant, puis d'un ressaut remontant de 2m suivi d'un laminoir. On descend via un bout de galerie étroite dans la salle du sable. Là, on mange puis on continue. La suite est un labyrinthe où la continuation est au plafond, c'est le méandre des égyptiens dont l'entrée trop étroite nous fait renoncer. Peut-être aurait-il fallu grimper au plafond de la salle du sable via les échelons métalliques rouillés mais on est resté prudent et on a renoncé. En tout cas on se souviendra des étroitures à angle droit! TPST 3h.

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Vendredi 1er aout :
Grotte de la Clujade (Saint Chely du Tarn, Lozère) :
Jef fait une rapide reconnaissance et passe la zone basse d'entrée, aquatique mais non siphonnante. L'équipe suit et monte dans la galerie des marmites, équipée en corde fixe au début par les pros. Après, il faut progresser en opposition au-dessus de bassins profonds ou se mouiller, plus ou moins selon son habileté et la profondeur. C'est aquatique et très joli. Puis l'eau cède la place aux blocs et il faut se faufiler au travers pour continuer, c'est étroit. Plus loin, c'est le métro, une longue galerie large, idéale pour la pause repas léger. Ensuite, on remonte encore sur des blocs mais la suite est noyée, le siphon temporaire est amorcé, hélas, nous privant de la suite. Retour, où certains se mouillent &amp;quot;jusqu'aux oreilles&amp;quot; ! Rencontre d'une spéléo locale à la sortie qui nous dit que c'est assez normal que ça siphonne car il a pas mal plus précédemment. Quand, ça passe, il y aurait un bon courant d'air à l'entrée. TPST 4h30.

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Repas à la sortie puis long lavage du matériel à la Malène. 
Repas du soir, saumon, épinards et riz.

Samedi 2 août :
Nettoyage du gite, on tasse dans les voitures et on se sépare, en se promettant de recommencer l'année prochaine.</description>
</item>

<item>
<title>Grotte de Hotton et Trou d'Haquin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1281</link>
<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;26 juillet 2025&lt;/u&gt;
Participants : Arthur P, Jo B, Emilie G, Léo P, Serge D, Etienne L, Vincent F, Evi Z, Fernand D

Premier week-end spéléo pour Léo, qui pour le moment n'avait fait qu'une initiation au &lt;b&gt;Puiselet&lt;/b&gt;

&lt;b&gt;Grotte de Hotton&lt;/b&gt;

Le chantier est sec, on peut aller au fond tout en restant propre.
On continue à creuser mais on arrive sous une trémie. 
On a le choix entre continuer tout droit sous la trémie, où la rivière est passée fut un temps (présence de gravier et de galet dans les sédiments) ou de partir sur la gauche où l'on peut observer un chenal de voûte au plafond.
On prend la décision d'essayer de contourner la trémie par la gauche.

Pendant ce temps, Eric du CSARI a passé la journée à faire de l'escalade sur les falaises de Hotton, au bord de l'Ourthe.

Soirée barbecue avec une météo au top.

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&lt;u&gt;27 juillet 2025&lt;/u&gt;
Participants : Arthur P, Jo B, Léo P, Eric Z, Evi Z

&lt;b&gt;Trou d'Haquin&lt;/b&gt;

Emilie décide de rester en surface nettoyer son matériel dans le ruisseau.

Evi et Eric nous guideront dans cette cavité qu'ils connaissent comme leur poche.

On descente par les &lt;i&gt;Trompettes&lt;/i&gt; en partie en rappelable. 
On visite jusqu'à la célèbre &lt;i&gt;Boîte aux Lettres&lt;/i&gt; et on remonte par &lt;i&gt;Les Blocs&lt;/i&gt;.
On croise plusieurs salamandres sur le chemin.
En bas, au niveau de la salle où jonctionnent les différents accès, une forte odeur d'hydrocarbures que l'on signalera à l'UBS.

Le &lt;b&gt;Trou d'Haquin&lt;/b&gt; est un joli trou adapté aux initiations avec des parcours divers, mais il est sous fréquenté par les spéléos franciliens.


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/CTSrSJNOskA?si=H6II_EXx-lzoK0eB&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Plongées à l'Isbelle et à Hotton</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1239</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Participant-e-s&lt;/u&gt; : Christophe, Anne, Arthur, Clément P, Nolwenn, Vincent (CSARI), Laurent (CSARI), Julien (SCB), Jean-Luc (LUC), Faris (LUC), Maxence (EGM), Ayla (EGM)
 
&lt;u&gt;Lieu&lt;/u&gt; : Hotton, Belgique
 
&lt;u&gt;Cavités et TSPT&lt;/u&gt; : L?Isbelle (5h) et Hotton (6h)
 
Un sondage vous attend en fin de CR pour déterminer le gagnant de la palme « Meilleur péripétie du week-end » ;)

&lt;u&gt;Vendredi 23 mai 2025 et Samedi 24 mai 2025&lt;/u&gt;
 
Un week-end riche en émotions ! Et on commence fort avec l?arrivée au chalet !
Départ de Paris vers 19h30 pour Christophe, Anne, Arthur, Clément P et Nolwenn. Après un très long moment dans les bouchons sur le périphérique parisien et une petite pause pour le dîner, nous avions hâte d?arriver à &lt;b&gt;Hotton&lt;/b&gt; pour dormir. Le plan était tout tracé : décharger la voiture, faire le feu, ne pas attendre que cela se réchauffe et aller se coucher directement pour bien se reposer avant le RDV 9h30 pour explorer la &lt;b&gt;Grotte de l?Isbelle&lt;/b&gt;.
Mais que nenni ! Minuit passé, voiture garée devant le chalet et là, tout à coup, Arthur nous lâche un « J?ai pas les clés du chalet ». Moment de flottement, serait-ce une blague ? On aurait bien aimé. Branle bas de combat, nous voilà donc à chercher une potentielle autre entrée, appeler la terre entière pour essayer de récupérer une autre clé, déranger un mec au Pays-Bas et finir par rappeler Sophie, grande âme charitable, pour nous héberger chez elle, à &lt;b&gt;Bruxelles&lt;/b&gt;. 1H30 de route plus tard, on débarque en bombe chez notre super hôte, tenue éveillée pour nous accueillir vers 2h15.
Le RDV à 9h30 pour la &lt;b&gt;Grotte de l?Isbelle&lt;/b&gt; ? Abandonné. On se retrouve à 13h, histoire de pouvoir dormir un minimum et se refaire l?heure et demi de trajet dans l?autre sens. Après un petit-déjeuner de rois/reines, grâce à notre super Sophie, nous repartons en forme. Courte pause au chalet pour décharger les affaires et se préparer puis let?s go la conquête de l?Isbelle.
 
La troupe du jour : Christophe, Anne, Arthur, Clément P, Nolwenn, Laurent, Vincent et Julien. Objectif de l?après-midi : plongée du siphon pour Christophe et portage pour le reste. La marche d?approche fût courte et impressionnante : nous passâmes le territoire des castors, aka le Mordor pour les inititié-e-s ! La rivière de l?Isbelle étant sèche, nous avons eu la chance de voir leur laborieux travail de construction de digues. Un champ d?arbres coupés et stratégiquement entremêlés nous faisait face. Quelques enjambements plus tard, nous voilà à l?entrée de la grotte : un ramping bien sympathique.
Cette cavité est soumise à demande d?entrée pour la préserver. Quand on y évolue, nous comprenons vite pourquoi : de superbes concrétions et stalagmites ! D?un blanc nacrée pour certaines. La topographie de la grotte n?est pas barbante : on monte, on descend, on monte, on descend, et avec le matos de plongée la progression est assez fatigante. Peu de cordes. Accessible. Egalement plein de glaise, n?espérez pas re-sortir tout propre !
Nous mettons environ 1h45 à arriver au siphon de l?affluent avec tout ce monde. Arthur, Clément P et Julien partent en exploration pour trouver l?accès au siphon. Ils reviennent encore plus marron qu?ils ne l?étaient déjà et sceptiques sur la possibilité de plonger ? Christophe décide d?y aller d?abord juste avec le masque pour évaluer. L?accès au siphon est très complexe sur les 20 derniers mètres, en suivant les lames orthogonales, nous dira Christophe à son retour. Il a tenté de sonder avec les pieds mais aucun passage évident ne se profilait. Trop étroit pour notre plongeur de renom. Retour donc au bercail plus tôt que prévu pour la troupe. Ce qui en ravit la plupart, plus vite on rentre, plus vite on fait l?apéro ! Arthur et Laurent décident même de rentrer à pied par un chemin garni d?ail des ours qui suit le cours aérien de l?Isbelle. Jean-Luc et Faris nous retrouvent au chalet. Une belle soirée autour du feu et d?un chouette apéro s?animent.

&lt;u&gt;Dimanche 25 mai 2025&lt;/u&gt;
Dimanche, 2ème journée, 2ème cavité. La troupe du jour : Christophe, Anne, Arthur, Clément P, Ayla, Maxence, Jean-Luc, Faris, Vincent et Laurent.  Nolwenn nous abandonne pour passer la journée à Liège avec un de ses potes. Matinée efficace avec le rangement du chalet et des affaires personnelles respectives. Sur la même lignée que l?étourderie des clés, ce matin, c?est Jean-Luc qui trinque : il se retrouve avec seulement 2 bottes gauches dans son matos. Personne ne faisant sa taille, il se résout à partir avec, de quoi pimenter la sortie !
Entrée dans la &lt;b&gt;Grotte d?Hotton&lt;/b&gt; à 10h15. Encore une fois l?objectif principal est une plongée, cette fois en duo (Christophe et Jean-Luc), pour essayer de trouver la suite du &lt;i&gt;S8&lt;/i&gt; à l?extrême amont. Les kits sont moins lourds que la veille mais il y en a plus, on n?est pas trop d?une dizaine pour tout apporter. Pendant la préparation plongée, Clément installe la pompe pour vidanger le boyau de la creuse, mais Arthur lui suggère d?attendre : « si il n?y a pas d?eau dans le boyau, il ne faut pas en rajouter ! ».
Clément part donc relever les sondes Reefnet (capteurs de niveau d?eau) posées il y a 6 mois, fin octobre. L?un des capteurs est au fond de la creuse, ce qui lui permettra de constater que, effectivement, cette fois, il n?y a plus d?eau à m?exception de quelques flaques. La vidange de la dernière fois a été efficace et l?eau n?est pas revenue. Par contre le fond est gras, et le capteur est noyé sous la boue, pas évident à retrouver ! La suite montrera que malheureusement, sur 5 Reefnet recyclées, seules 2 répondent encore ? Par chance ce sont les 2 plus importantes, mais on a perdu la référence de pression atmosphérique, donc l?exploitation des données sera complexe.
Clément remonte en surface pour faire le balisage (l?émetteur étant placé avant le &lt;i&gt;S7&lt;/i&gt;), pendant que les autres travaillent dans le chantier.

L?équipe du chantier ira jusqu?au bout pour essayer de comprendre vers où continuer à creuser et faire des images. Sur le chemin, ils en profiteront pour vider 2-3 flaques et essayer de créer des puisard à l?aide d?un fer à béton enfoncé en force dans le sol.

Côté plongée, Christophe et Jean-Luc arrivent sans encombre au &lt;i&gt;S7&lt;/i&gt; en 1h environ. Le difficile &lt;i&gt;S5&lt;/i&gt; est maintenant une routine pour eux. Ils allument la balise vers 13h, en se disant qu?elle ne restera pas longtemps allumée (extinction vers 14h pour ressortir du &lt;i&gt;S4&lt;/i&gt; à 15h15 prévu). Christophe fait la pointe au &lt;i&gt;S7&lt;/i&gt;+&lt;i&gt;S8&lt;/i&gt; pendant que Jean-Luc se met dans un point chaud (se rappelant du froid de la fois précédente, il plonge en semi-étanche mais il fait tout de même froid derrière).
Christophe va au fond du &lt;i&gt;S8&lt;/i&gt; (le terminus actuel) et cherche la suite, mais la visibilité est faible (peu de courant pour emporter les sédiments). Description sommaire : c?est comme le siphon de l?affluent de l?Isbelle, on part à 90° dans les strates qui forment des lames, mais ça fait 3m au lieu de 50cm. Cela dit, même si c?est plus grand, ça ne suffit pas à trouver une suite pénétrable. Il faudra revenir pour chercher encore, ou trouver un moment avec de meilleures conditions de visibilité.
 
A la sortie, Christophe interroge Clément : alors, tu as eu le signal ? Eh non, raté pour cette fois ! Encore un loupé dans ce week-end décidément bien fourni. Rappelez-vous : l?extinction de la balise était prévue à 14h pour être sorti à temps vers 15h15. Que faisait donc Clément à cette heure-ci ? Il papotait tranquillement avec Ayla et Maxence tout en mangeant leurs casse-croutes respectifs. Pris par le temps, Clément est arrivé à l?aplomb du champ juste après et a raté le signal.
 
Pour finir ce week-end riche en émotions, une dernière petite péripétie : alors qu?on lave le matériel dans l?Ourthe, on se prend une grosse averse orageuse qui nous oblige à nous réfugier sous le pont (qui, vu de dessous, n?inspire pas franchement confiance). Que reste-t-il, abandonnées, sous le déluge ? Les chaussures propres d?Anne ? Fin de week-end les pieds mouillés pour le retour à la capitale.
Heureusement les frites habituelles de fin de weekend viendront vite nous réconforter avant de rentrer à &lt;b&gt;Paris&lt;/b&gt;.
 
SONDAGE : Quelle péripétie remporte selon vous la palme sur ce week-end ?&lt;ul&gt;
&lt;li&gt; L?oubli grotesque des clés du Chalet par Arthur&lt;/li&gt;
&lt;li&gt; Les deux bottes gauches de Jean-Luc&lt;/li&gt;
&lt;li&gt; Le mauvais timing de Clément pour la balise&lt;/li&gt;
&lt;li&gt; Les chaussures mouillées d?Anne&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
 
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/ZR9RQQnggAI?si=2N_rv0aSGLd7yjEC&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;b&gt;CR des plongées de XIS&lt;/b&gt; 

&lt;u&gt;Samedi 24 mai 2025, &lt;b&gt;plongée de l?affluent à la grotte de l?Isbelle &lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
Donc samedi 24 mai 2025, sur invitation de Charles, on se rend à la grotte de l?Isbelle pour plonger le siphon de l'affluent. L'accès à la cavité se fait par une étroiture rectiligne de 7 m précédée d'un barreau fermé par un cadenas. Ensuite la progression est guidée par le balisage, mis en place pour protéger les parties sensibles la cavité. Il faut dire que la cavité est magnifique. Elle vaut vraiment le détour rien que pour la beauté de son concrétionnement. En chemin on aperçoit des bouquets de concrétions blanches et de fines colonnes de plusieurs mètres de haut. Le cheminement est chaotique, on monte et on descend sans arrêt. Après 1h30 de progression, nous arrivons au carrefour de l'affluent. Celui-ci semble difficilement pénétrable au niveau de la rivière. Arthur et Clément vont jeter un ?il en passant par une voie aérienne. La progression s'annonce trop compliquée en hauteur avec le matériel de plongée. La galerie est un pan incliné à 45°. Il y a 1, passage dans l'eau de 50cm de haut. Devant les incertitudes, je décide de mettre ma combinaison néoprène et de partir voir le siphon avec un masque en passant par le bas dans l'eau. Les 20 m sont compliqués, il y a de l'eau, la roche est agressive. En fait, on franchit des strates verticales, on passe une ou deux étroitures sévères, je vais jusqu'au bout, la suite semblant noyée sur la fin. Il y a deux passages verticaux d'où pourrait venir l'eau. Ces passages sont à 90° par rapport à la galerie principale. Je me glisse dans la plus lointaine. La fissure fait 40 cm de large, j'ai tout juste pied, j'avance jusqu'à un point où le plafond rejoint l'eau, je sonde sous l'eau avec mes pieds et mes mains, je ne sens aucun départ franc. A mes pieds, le sol est meuble, il y a peut-être un départ d'une vingtaine de centimètres de haut qui se poursuit dans l'axe de la galerie d'accès. Mais, je ne le sens pas, c'est vraiment trop étroit pour moi pour une partie noyée. Je reviens à la fissure précédente, située quelques mètres avant. Je m?y glisse mais pas plus de passage ou de départ de la galerie dans l'eau. Je décide de renoncer, c'est trop engagé pour être tenté en plongée. Je me change, je remballe le matos et direction la sortie. Avant de repartir, j?en profite pour aller jeter un ?il au siphon 2 aval. Il est très boueux et sa vasque maronnâtre ne fait pas rêver. Retour sans encombre, les passages délicats ou étroits semblent plus simples dans ce sens. On aperçoit le jour au bout de la dernière étroiture. Julien ferme la marche et nous sortons vers 19h30 après avoir renfermé la cavité à clé. 
Nous avons passé cinq heures sous terre.
En conclusion. Dommage que nous n?ayons pas eu plus de détails sur l'accès au siphon avant la sortie car nous n'aurions pu amener moins de matériel. L'engagement que demande ce siphon est au-dessus de mes moyens. Cependant aucun regret sur cette visite, il fallait tenter, la cavité est magnifique et elle reste très bien préservée. Elle porte bien son surnom de mini-Hotton. 
En matos, j'avais prévu deux blocs de 7l, un baudrier Sidemount minimaliste et une combinaison néoprène humide de 7 mm.

&lt;u&gt;Dimanche 25 mai 2025, &lt;b&gt;plongée des S4/S5/S6/S7/S8 à Hotton &lt;/b&gt; &lt;/u&gt;
Jean-Luc nous a rejoint le samedi soir. Nous allons plonger ensemble pour être 2 en post-siphon. 9h30 départ du chalet, 10h30 entrée dans la grotte. Nous arrivons au à la plage du S4 à 11h. A 12h, départ de Jean-Luc. Je le suis trois minutes derrière. A la sortie du S5, je laisse mon 3ème bloc de 4 l. Je bouge le détendeur sur le bloc de 4 l plein. Nous filons au S6. Jean-Luc laisse son matos de plongée à la sortie du S6. On reprend la progression, je porte les 2 blocs, tandis que Jean-Louis porte le reste du matériel de plongée et la balise. Arrivés au S7 vers 13 heures, nous démarrons la balise. Il faut donc une heure entre le départ du S4 et l'arrivée au S7. On casse la croûte. Je me prépare pour le S7 et le S8. Début de la plongée à 13h30. Le passage du S7 est très délicat, plus qu'un siphon, on contourne la trémie par la gauche en se faufilant à travers les blocs. Me voilà dans la cloche avant le S8. Au plafond on aperçoit un cheval de voute bien marqué dans l?axe du siphon. Je m?immerge dans le S8, je scrute tout ce qui pourrait être un passage sur le côté gauche en suivant le fil jusqu'au point bas vers moins neuf mètre. Je retrouve le passage aperçu la fois précédente à la jonction des deux fils de mes prédécesseurs belges. J'attache mon fil et je m?y engage. On ne voit vraiment pas grand-chose, je progresse à tâtons, ça finit par devenir trop étroit, même si le passage semble là. A moins qu?il soit complétement ailleurs, car à ce point, il me semble qu?il n?y a presque plus de courant. Au retour, je remonte sur l'autre fil mais, ne voyant pas grand-chose, je ne trouve rien de nouveau. Je repasse le S7 en râlant. Sortie vers 14 heures. On remballe l'ensemble du matos pour rentrer. A 15h10, nous sommes de retour au S4. Nous sortons de la grotte vers 16h15. 
Configuration standard la plus adaptée : combinaison néoprène 7 mm, harnais sidemount minimaliste, 3 blocs de 4 l avec 2 détendeurs, plus le kit de transport de matériel post-siphon.
Laissé sur la plage du S4 : 10kg de plomb 

Vidéo de la plongée à Hotton sans montage

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</item>

<item>
<title>Stage eau vive</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1232</link>
<pubDate>Sat, 17 May 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>CR stage eau vive FFS (canyoning) : 

    Dates du stage : 17 et 18 mai 2025
    Lieu : Saint-Pierre-de-Boeuf

Objectifs pédagogiques du stage : l?eau vive est le meilleur moyen pour comprendre, analyser et se déplacer dans l?eau. En s?emparant de certaines notions, notre vision par rapport à l?eau et les débits en canyon change.

Techniques d?eau vive abordées : nage en eau vive, traversées, gestion du courant et des débits.

Apports du stage : meilleure appréhension de l?eau, bases de la sécurité, vaincre ma crainte de l?eau.

L?eau n?a jamais été ma meilleure amie, jusqu?à ce que je découvre le canyoning !

Voulant me perfectionner en canyoning : comprendre les débits, siphons, vasques? j?ai cherché des stages auprès de la fédération de kayak. Jusqu?à me rendre compte que notre chère fédération proposait un stage d?eau vive, quelques semaines plus tard.

Nous étions à l?Espace Eaux Vives de Saint-Pierre-de-B?uf, qui bénéficie de 14m2 d?eau en continu, dans un cadre sécurisé et une eau chaude. Que demander de plus pour s?entrainer !

Avec Pierre, Mathis, Thibault, Antoine et Armand (les encadrants), nous avons pu réapprendre à nager correctement en rivière (floating, crawl), nous entrainer à prendre les contre-courants et seuils (la fameuse technique du bâton !), le lâcher prise dans les courants (5 / 6 secondes sous l?eau à subir), la technique de la tortue pour traverser les courants, l?utilisation des cordes à lancer d?assurance, le secours d?un collègue en soutenant sa tête, l?installation d?une tyro et le coupé de corde sous l?eau dans un courant (à ce moment-là, je n?ai pas fait la fière?).

L?ambiance est aussi bonne que la température de l?eau : chenille à 10 dans les courants, Pierrot qui se retrouve toute une matinée avec une dorade dans le gilet acheté au supermarché la veille. Cela donnera naissance à la vengeance de la Dobifle. Le lendemain, un vidage d?encre bleu dans son chausson le transformera partiellement en schtroumpf pour plusieurs jours.

Bilan : Un très bon stage que je recommande ! Une super ambiance et un weekend parfait pour se remettre en jambes avant la saison de canyon.

Je pensais qu?un weekend ne serait pas suffisant, mais clairement, barboter dans l?eau n?est pas de tout repos et suffit amplement. On a largement le temps d?apprendre une palette de notions très utiles en canyoning. Je compte revenir l?année prochaine. 


&lt;a href=&amp;quot;https://youtube.com/shorts/fsGZf1D09Hw?si=6JDdaAAeESx-7QKR&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;https://youtube.com/shorts/fsGZf1D09Hw?si=6JDdaAAeESx-7QKR&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Explo au Réseau 5 du Calernaüm</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1231</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour finir la semaine sudiste racontée dans le &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1230&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;CR précédent&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;

&lt;u&gt;Samedi 10 mai 2025&lt;/u&gt;

Arthur se joint à une équipe du &lt;i&gt;Collectif Calernaüm&lt;/i&gt; pour leur filer un coup de main pour leurs explo dans le tout récemment découvert &lt;i&gt;Réseau 5&lt;/i&gt;.

&lt;/b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt;
Participants : Arthur, Antoine (Club Martel), Nicolas (Club Martel), Arya (Escandaou), Sylvain (Escandaou)

Rendez-vous est donné sur le parking de l'&lt;b&gt;Observatoire de la Côte d'Azur&lt;/b&gt; à 09h30, on se change et on rentre dans le trou à 10h30.
On atteint la base des puits (-200m) en 45min puis on enchaine sur un bon rythme : &lt;i&gt;Galerie de l'Odyssée&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Galerie Alibaba&lt;/i&gt;, Mammouth Galerie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Clue&lt;/i&gt;. A 12h30 on atteint le départ du &lt;i&gt;Méandre des Funambules&lt;/i&gt;.
Petite pause et on attaque ce méandre bien nommé, en effet on reste dans le plafond du méandre sur toute la longueur. Les prises ne manquent pas, le passage a même été rendu plus confortable par quelques récents coups de massette. en 35-40min on arrive au bout de ce méandre, rapide coup d'?il au siphon menant au &lt;i&gt;Réseau 4&lt;/i&gt;.
A partir de là on se met dans les pas des personnes qui ont exploré cette zone depuis 2021. Petite escalade, boyau, plusieurs puits failles qui ont été élargis par endroits mais que l'on aimerait voir s'élargir encore. Une petite remontée, une lucarne étroite et on débouche environ au tiers de la hauteur d'un P100 large, propre, impressionnant.
A partir de là, la remontée commence à prendre un autre goût, entre les pendules et les passages de fractionnement en AF, on a le temps d'avoir une pensée admirative pour ceux qui ont donné beaucoup de leur temps dans ce projet : Beau boulot !
Presque en haut du P100, lucarne étroite qui débouche sur un palier. P10 légèrement décalé au pied duquel on fait le plein d'eau puis on passe un nouveau resserrement et on arrive au pied d'un P30 dans lequel s'ouvre une lucarne à 20m de haut.
Cette lucarne s'est formée à la faveur d'un petit effondrement local de la paroi qui séparait la série de puits du &lt;i&gt;Réseau 5&lt;/i&gt;, à cet effondrement près les escalades se seraient arrêtée sur rien et ce fabuleux réseau de maintenant plus de 2,5 km serait resté dans l'oubli.
Une fois passée la lucarne, on redescend d'environ 10m pour prendre pied dans une grande galerie dont le sol est un chaos de blocs. A droite &lt;i&gt;&amp;quot;l'Amont&amp;quot;&lt;/i&gt; et à gauche &lt;i&gt;&amp;quot;l'Aval&amp;quot;&lt;/i&gt;

Pause déjeuner bien méritée à 14h(30 ?) puis on se répartit en 2 équipes et demie pour se répartir les objectifs de la séance.
Cette séance va surtout servir à rationaliser le maos d'explo qui est réparti à droite à gauche et à commencer certaines escalades pour lever des &amp;quot;?&amp;quot; qui pourraient nous permettre de déséquiper certaines sections et de récupérer du matériel qui serait de nouveau mobilisable.

Sylvain et Nicolas sont allés chercher la corde d'escalade de Max qui se trouvait au bout la &lt;i&gt;Galerie Mad-Max&lt;/i&gt; pendant qu'Arya accompagne le reste du groupe pour ramener du matériel stocké au niveau du &lt;i&gt;Puits de l'Obus dans l'?il&lt;/i&gt;. 
Une fois le matériel ramené et stocké à l'entrée de la &lt;i&gt;Galerie Mad-Max&lt;/i&gt;, Antoine et Arthur retournent vers le fond de l'&lt;i&gt;&amp;quot;Aval&amp;quot;&lt;/i&gt; pour faire une escalade située entre le &lt;i&gt;Puits de la Vire&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Puits du Sud&lt;/i&gt;.

Sur le chemin on croise : des coulées de Mondmilch, de jolies concrétions, des blocs de grès vert (curiosité locale, jamais observé auparavant dans le Calernaum), de la boue rouge qui colle autant qu'au &lt;i&gt;Réseau 1&lt;/i&gt;, une zone très concrétionnée par des Aragonites (un réseau Lachambre miniature et gris), des concrétions noircies (certainement par du manganèse), des concrétions &amp;quot;brosse à dent&amp;quot;, de grandes fistuleuses et de nombreux puits sondés à environ 50m de profondeur et non descendus faute de temps. Parmi ces puits, l'un d'entre eux, très large, est impressionnant car sur environ la moitié de son périmètre et sur au moins une dizaine de mètres de hauteur, la paroi est constituée de remplissage argileux qui a été victime d'un soutirage, c'est le &lt;i&gt;Puits Terreux&lt;/i&gt;. Mieux vaut ne pas trop s'approcher du bord par ce côté.

L'escalade d'Antoine et Arthur se situe à l'endroit où une faille étroite et ventilée recoupe perpendiculairement la galerie, Antoine choisira de grimper du côté de la galerie qui est plus large.
Durant la séance, Arthur trouve des os de petit mammifère dispersés entre les blocs en face de la faille (peut-être un nouveau Lapinus Speleus).
L'escalade aux Pulses se déroule dans un temps raisonnable (la roche est plutôt bonne), Antoine monte d'environ 20-25m et équipe une voie de progression. Arthur le rejoint en récupérant les Pulses au passage.
En haut, on débouche sur un petit plan incliné glaiseux (argile rouge) donnant dans une galerie basse à la morphologie phréatique. On progresse en direction du Sud sur environ 15m (au doigt mouillé) dans la galerie ventilée avant de s'arrêter sur un virage à droite (vers l'Ouest). Arrêt sur étroiture (colonne + paroi) ventilée. On y voit une continuité concrétionnée sur environ 5m, le courant d'air part nettement dans cette direction.
Dans la galerie on trouve des gours secs, des ossements de chauves-souris (dont un squelette complet sur une paroi) et la roche encaissante qui se délite au toucher (il suffit de gratter un peu pour inciser la roche et la transformer en sable calcaire). Dans le gour sec le sol sonne creux.
A la redescente, Antoine se rend compte que la partie de la cheminée située dans la petite faille ventilée perpendiculaire ne communique pas avec l'escalade que l'on vient de faire. Un &amp;quot;?&amp;quot; qui s'ajoute encore aux autres, il faudra revenir.

Pendant ce temps, Sylvain et Nicolas ont débuté une artif au-dessus du départ de la &lt;i&gt;Galerie Mad-Max&lt;/i&gt;. Arya les assiste et pendant les temps morts fait énormément de balisage seule, depuis cette escalade jusqu?au &lt;i&gt;Puits Terreux&lt;/i&gt;. Le balisage est extrêmement important afin de préserver au maximum la cavité en identifiant un unique passage pour la progression.

Sur le retour, Antoine et Arthur retrouvent Arya au niveau du &lt;i&gt;Puits Terreux&lt;/i&gt;, ils décident de le descendre ensemble grâce à la main courante et tête de puits qui avait été équipée lors d'une précédente séance par les Marseillais. La corde disponible n'étant visiblement pas assez longue, il y aura un passage de n?ud et équipement d'un fractio pour éviter un frottement. C'est suffisant pour Arthur pour l'encourager à rester en haut et s'occuper à faire une petite sieste (il est 23h).
En bas, Arya et Antoine, après être descendus d'environ 40 m s'arrêtent sur grosse trémie complètement propre, on voit que le &lt;i&gt;Puits Terreux&lt;/i&gt; continue à travers les blocs.
Au dessus, le &lt;i&gt;Puits Terreux&lt;/i&gt; continu en hauteur dans de belles dimensions et mérite une artif, un actif arrive de là.

&lt;u&gt;Dimanche 11 mai 2025&lt;/u&gt;

Arya, Antoine et Arthur retrouvent Sylvain et Nicolas vers 00h30 au bas de leur escalade. Leurs Pulses sont encore en place, ils n'avaient pas d'amarrages inox pour équiper un relais propre. Il faudra revenir demain pour finir cela proprement et déséquiper les Pulses.

Au bivouac, on se change avec des vêtements secs, on mange chaud, on papote, on se réhydrate et on dort (Antoine dans son hamac, les autres dans la tente en bâche). On se couche vers 03h. Le repos est le bienvenu et la nuit est ponctuée de ronflements venant de tous les membres de l'équipe. On dort plutôt bien malgré les 7,5°C de la cavité.
Bivouac 5 étoiles lorsque l'on est une petite équipe de 5 !

Réveil à 09h30, on se lève, on mange, on se réhydrate, on nettoie le bivouac on range tout et on repart.
Antoine file en mission express récupérer des ancrages inox au dépôt de matériel du &lt;i&gt;Puits de l'Obus dans l'?il&lt;/i&gt; tandis que les autres finissent le rangement et la préparation du matos.
Sylvain et Nicolas iront finir leur escalade sous la supervision d'Antoine tandis que Arya et Arthur redescendent les cordes en bas du premier puits pour qu'elles se nettoient sous le pipi coulant du plafond et les bouteilles vides sur le palier humide en haut du P100.
L'ensemble de l'équipe repart aux alentours de 13h15, on arrive devant le &lt;i&gt;Méandre des Funambules&lt;/i&gt; à 14h15, on en ressort à 14h45. Pose nettoyage et pique-nique à &lt;i&gt;La Clue&lt;/i&gt;, on repart à 15h45 pour arriver au bas du &lt;i&gt;Puits Goliath&lt;/i&gt; à 17h.
Durant la remontée, Arya retrouve à la base du &lt;i&gt;Puits David&lt;/i&gt; les lunettes que Michel Isnard avait égaré lors d'une précédente sortie.

Sortie du trou à 18h30 et retour aux voitures en papotant des différents objectifs possibles pour le camp de cet été au Marguareis.

Une chouette cavité, très chouette explo et collectif avec une excellente mentalité, on reviendra !


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TPST : 32h

Pour plus d'info : &lt;p&gt;&lt;a href=&amp;quot;mailto:collectifcalernaum@gmail.com&amp;quot;&gt;Collectif Calernaüm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Camp Initiation dans le Vercors</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1227</link>
<pubDate>Sat, 03 May 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;Vendredi 02/05 soir :&lt;/b&gt;
JPC, Clément P, Ariane et Nathalie : Départ 17h30 du club
Arrivée au gîte : 00h30

&lt;b&gt;Samedi 03/05 :&lt;/b&gt;
Clarisse prend le train pour Grenoble avec une équipe de rugby (Stade Français), arrivée à 10h15.
Elle part avec Jean faire les courses.
Entre temps, Luc et Romane arrivent par le train de 13h15. Jean et Clarisse les récupèrent à la gare après les courses, puis direction le Vercors ! (Après une séance de Tetris pour réussir à tout caser dans la voiture de Jean?).
Arrivés à Autrans, on retrouve le reste de l?équipe, et Yann, au gite à Autrans. Sauf Ariane, partie voir une amie à Méaudre pour la journée, et Jinpu qui arrivera plus tard dans la journée. Petit pique-nique rapide pour Jean, Clarisse, Romane et Luc. Eric (Suzonni) nous rejoint pour prendre le café. Puis on se divise en 3 équipes :
JPC et Clarisse montent à la Molière depuis le gîte. Ça grimpe raide mais ça vaut le coup ! C?est une très belle balade avec un magnifique point de vue depuis la crête. Ils ont trouvé un crâne de chamois en très bon état ! Clément, Luc, Romane et Nathalie vont direction gorges de la Bourne pour faire la balade qui va à la porte du Diable et au Moulin Marquis. C?est une chouette balade, avec une super vue sur le cirque de Bournillon
 et le haut de la cascade du Moulin Marquis.
On en profite, le reste de la semaine est annoncé pluvieux et on n'aura plus vraiment de point de vue sur autre chose que de la brume. Au retour, on croise une dame qui promène ses chiens et son cochon? Original !
Quant à Yann, Jean et Eric, ils vont voir la désob de l'écouteur.
Retour au gîte en fin d?après-midi, où l?on retrouve Ariane et Jinpu arrivées entre temps.
Le soir, dîner au gîte avec Eric, avec de l?excellent filet mignon préparé par Yann le cuistot en chef !

&lt;b&gt;Dimanche 04/05 : Antre de Vénus&lt;/b&gt;
Départ vers 10h30 du gîte, après avoir préparé les sandwiches et enkité le matériel de spéléo. Il pleut à verse, ça promet ! Clément, Jinpu, Romane, Nathalie et JPC partent en avance pour équiper. L?autre équipe constituée d?Ariane, de Clarisse, de Luc et de Yann font deux étapes avant de rejoindre la première équipe : récupérer Jean chez lui et commander le pain à récupérer ce soir.
On se change au parking devant la ferme (le gentil fermier nous a autorisé à se garer devant son hangar), entre deux averses. Puis on crapahute dans la forêt, humide et en pente, pendant environ 30 min, avant d?accéder à l?entrée du trou. Devant le temps menaçant, on décide de manger sous terre. Entrée dans le trou : 12h. Clément part en avance pour équiper la vire et le puits. JPC le suit et se positionne en tête de puits pour aider les nouvelles à passer. Puis Nathalie et Jinpu s?engagent, suivies par Romane. Nous sommes rejoints peu après par le groupe suivant. Jean s?engage dans le puits et prend la place de JPC en tête de puits, Romane se positionne au frac pour aider les nouveaux dans leur manips de corde. En bas du premier puits, Yann veut boire de l?eau dans la bouteille de son mini-kit, mais il découvre avec dégoût dans son mini-kit un vieux morceau de fromage datant du Neuvon? 3 semaines plus tôt ! L?odeur est atroce, la sortie va être longue?. 
Le groupe se scinde en deux. Clément, Nathalie, Ariane et JPC partent en avance. Jean et Clarisse les suivent de près pendant que Luc, Romane, Yann et Jinpu mangent tranquillement leur pique-nique.

&lt;i&gt;Groupe 1 : &lt;/i&gt; Une jolie visite jusqu'au bout, à l'endroit du bivouac. Nous avons vu la tête de dragon et les inscriptions laissées par les scientifiques qui ont fait des échantillonnages dans la grotte. Clément est descendu dans le trou pour aller voir le petit actif. Un puits un peu merdique, étroit avec une corde en fixe qui frotte de partout? Croisement des deux groupes après la dernière chatière. Ariane a pris confiance dans le matériel et en elle après le stage PAS, c'est plus fluide niveau technique. Clarisse a eu quelques petites frayeurs sur la vire d'entrée, mais a beaucoup apprécié la sortie et la grotte. Clément signale que l'équipement est un peu pourri (frottements signalés par Yann pour la remontée) et qu'il a fallu rééquiper. Le chemin d'accès par le bas grimpe très raide, c'est plus facile par le haut !
Nous sommes arrivés en bas des puits à 16h15, et sortis du trou à 17h. TPST : 5h.
Nous arrivons au parking un peu avant 17h30, nous nous changeons rapidement puis nous passons à la boulangerie pour récupérer le pain commandé ce matin avant la fermeture de la boulangerie. Puis nous arrivons au gîte : mauvaise surprise ! Il pleut à verse et c?est l?autre groupe qui a les clefs? Ce n?est pas grave : Clément improvise une technique pour ouvrir le garage avec un couteau ! Nous installons des cordes pour faire sécher le matériel, puis les premiers vont à la douche.

&lt;i&gt;Groupe 2 :&lt;/i&gt; Nous progressons dans la cavité en prenant le temps d?observer les concrétions et les formations géologiques avec les explications de Yann. Jinpu a trouvé ces explications très intéressantes et a appris plein de choses sur la formation des grottes ! Sous les conseils de Yann, Luc et Romane descendent dans le &amp;quot;trou mal équipé et qui frotte&amp;quot; (d'après Clément) pour aller voir le &amp;quot;réseau actif&amp;quot;. En guise de &amp;quot;réseau&amp;quot;, il s'agit en fait d'un mini pissou ! Le changement de couches géologique est intéressant à observer. Après être remontés, nous continuons la progression. Nous ne tardons pas à croiser l?autre groupe avant la première chatière. Nous nous arrêtons pour regarder les coulées stalagmitiques, les successions géologiques, le rocher en forme de dragon. Nous ne nous attardons pas car l?heure tourne. Demi-tour : ça va plus vite au retour ! On arrive en bas des puits pile au bon timing : le premier groupe a fini de monter, il ne reste plus que Jean en bas de la corde. On switche les encadrants : Jean prend la place de JPC en tête de puits, Romane remplace Clément au frac. Jinpu remonte en premier, suivie par Luc, puis par Yann qui déséquipe. Sortie du trou : 17h30. TPST : 5h30. Retour à la voiture à 18h, nous nous changeons sous une légère pluie et retournons au gite.
Le soir, poulet-curry et riz préparé par le chef Yann.

&lt;b&gt;Lundi 05/05 : Gour Fumant/Faux Gour&lt;/b&gt;
Scission en deux groupes : 
&lt;i&gt;Groupe 1 : Yann, JPC, Nathalie, Ariane et Luc
Groupe 2 : Romane, Clément, Clarisse et Jinpu.&lt;/i&gt;

&lt;i&gt;Groupe 1 :&lt;/i&gt; Yann équipe l?entrée du Faux Gour. Puits d?entrée plus accueillant que celui d?hier malgré la grande langue de glace sur laquelle il faut avancer pour aller chercher le Y. Nous descendons un premier puits facile, suivi par un toboggan de glace que certains ont descendu sur les fesses? C?était très joli ! Ensuite, il y avait une vasque qu'il faut de vidanger pour ne pas que celui qui descend se prenne la cascade? Et à ne pas vidanger sur la tête de son coéquipier, hein Ariane ! Nathalie s'en rappelle encore ! Nous croisons l?autre groupe un peu après. Puis nous descendons dans une boîte aux lettres, un puits un peu étroit. En bas des puits, on retrouve l?autre groupe et on déjeune ensemble. L'heure tourne, c'est déjà une bonne sortie et la rivière n'est pas trop praticable sans se mouiller : on décide de ne pas s'y engager et de remonter. JPC, Ariane et Nathalie remontent par la voie de l?autre groupe.  La remontée s?est très bien passée, avec Ariane et Nathalie presque en autonomie. Mais elles ont trouvé cela un peu interminable, car elles voyaient le jour depuis très bas, et les puits continuaient inlassablement. Les deux sortent saines et sauves du trou ! JPC pendant ce temps ? Il était redescendu pour aider Yann à déséquiper. Sortie à 18h30.
 
&lt;i&gt;Groupe 2 :&lt;/i&gt; détour par le village d?Autrans le matin pour déposer Jean et récupérer le pain pour demain. On prend la route qui passe par les gorges de la Bourne, noyées dans un brouillard humide, et on retrouve l?autre groupe au parking qui est prêt à partir. Arrivée au trou à 11h45. Clément équipe l?entrée du trou du Gour Fumant. Jinpu en profite pour faire une pause technique et perd sa couverture de survie dans l?herbe? Elle le regrettera plus tard ! On se fait rincer dès le départ, et il fait froid. Mais c?est joli ! Clarisse a un peu de mal à un fractio arrosé et doit apprendre la conversion? un peu à la dure sous la flotte. En plus, elle remplit ses bottes d?eau ! La descente est une succession de petits puits. Vu que le temps défile et que l?on a rejoint l?autre groupe, Clément décide d'arrêter d'équiper en double et de continuer la progression sur leur corde. Pause déjeuner tous ensemble à la base des pluies? Oups, lapsus, la base des puits ! Il fait froid ! Les ponchos servent bien, les bougies aussi ! Les plus courageux (ou ceux qui veulent se réchauffer ou qui ont envie de faire pipi ?) vont crapahuter dans la rivière. mais sans aller bien loin. JPC, Ariane et Nathalie commencent à remonter. Romane, Clarisse, Jinpu et Luc remontent par la voie du Faux Gour. Profitant d?un temps d?attente, Jinpu décide de se réchauffer en révisant ses conversions, et monte et descend un puits plusieurs fois. Clément déséquipe à leur suite, pendant que Yann part déséquiper l?autre voie en solo. On se recroise peu après la boîte aux lettres, et Yann laisse à Romane un de ses deux kits d?équipement. On continue la remontée, jusqu?à la langue de glace, puis le « toboggan » de glace où l?on retrouve JPC et Yann qui nous aident à remonter. Clément et Romane prennent le temps de faire une petite séance photo des concrétions de glace. Retour au parking un peu avant 20h. TPST : 7h15

&lt;b&gt;Mardi 06/05 :&lt;/b&gt;
Journée en surface. Météo pourrie : brouillard humide et il fait froid. Le matin, JPC, Clément, Nathalie, Luc et Romane vont faire les courses. Le midi, on finit les restes. L?après-midi, on se divise en plusieurs équipes : Luc et Yann montent à la Molière en vélo (avec le VTT de Yann et le gravel de Jean), Clément, Jinpu, JPC, Nathalie et Romane montent à la Molière en voiture (les feignants !) et se baladent sur le sentier géologique. Mais le manque de vue et de compétences en géologie nous font rapidement changer de plan : on va voir l?entrée de Berger. Au retour, on voit les vélos de Luc et de Yann garés au parking, mais sans les cyclistes... En redescendant, l?équipe s?arrête pour visiter le tunnel du Mortier. Aucune vue de l?autre côté du tunnel à cause de brouillard, et il fait très froid. Pendant ce temps, Clarisse est descendue à pied au village et a prit un chocolat chaud.
Le soir, côte de porc et semoule + salade préparée par Jinpu et Nathalie.

&lt;b&gt;Mercredi 07/05 : Roche Chalve&lt;/b&gt;
Trou « hors d?eau » conseillé par Jean. « C?est haut, on est debout tout le long ! » nous a-t-il vendu la veille ! On se divise en deux groupes : celui qui équipe part en tête, et est composé par Romane, Clément, Luc et Clarisse. Les autres partent au marché et nous rejoignent plus tard.
C?est Romane qui équipe pour s?entraîner, mais on découvre avec plaisir que le trou est équipé en fixe grâce à une désob en cours.
Première difficulté : équiper la main courante qui longe la falaise avant d?accéder au trou. Le rocher est glissant et il faut équiper sur les arbres alentours. Mais au moins on ne voit pas le vide à cause du brouillard !
Romane tâtonne sur l'équipement des &amp;quot;AN&amp;quot; végétaux. Entrée dans le trou à midi. Après la main courante, on équipe la première  série de puits (plutôt une succession de toboggans), puis on décide d?utiliser l?équipement en fixe qui est très propre. 
Première désillusion par rapport à ce que nous avait vendu Jean : on rampe quand même pas mal dans les étroitures et la terre ... Après, on arrive dans un couloir, où, effectivement, on peut se tenir debout. Mais c?est pas très large. Par contre c?est joli, il y a quelques concrétions et on progresse le long du pendage. A la descente, pendant la pause repas de la deuxième équipe, Luc se plante de chemin et se retrouve coincé avec son kit dans un ramping, il finit par faire sortir le kit avant lui du tunnel, ce qui rend Nathalie hilare.
On déjeune tranquillement, le deuxième groupe ne tarde pas à nous rejoindre.
Deuxième difficulté : le méandre, très étroit, surgit de nulle part. La corde en fixe se situe au plafond, quelques mètres plus haut. Il faut donc grimper et passer le méandre en hauteur. Petit craquage pour Romane qui se rend compte qu?elle n?aime pas du tout les méandres? JPC et Nathalie ne s?y risquent pas et font demi-tour.
La suite est relativement facile : on descend tranquillement le long du pendage. Certains (Clément, Luc, Jinpu et Ariane) iront plus loin en descendant un plan incliné entre deux cailloux, les autres font demi-tour à cet endroit.
Le chemin du retour (et même le passage du méandre) se passe sans encombre. La remontée du plan incliné et boueux de l?entrée est plus ou moins douloureuse selon les personnes. Yann doit remonter un kit très lourd, et le poids se fait bien sentir. En plus, il fait très chaud à la remontée, ça nous change d?avant-hier.
Une fois sortis, Yann et Romane restent à l?entrée pour aider les derniers à remonter. Les derniers sortent du trou à 18h00.
De retour au parking, Romane, Yann, Clément, Jinpu, Luc et Ariane retrouvent JPC, Nathalie et Clarisse. Nous n?avons qu?une seule voiture, alors le premier changé aura le droit de repartir avec le premier voyage ! Ariane n?avait que ses bottes, et après s'être changée se retrouve en tong, dans le froid et le brouillard. Finalement, on a eu pitié d?elle et elle aura le droit de faire le premier voyage. Ne restent que Clément, Luc, Romane et Jinpu qui commencent à redescendre le long de la route en attendant le retour de JPC. Petit détour pour voir la structure d?entrainement à la spéléo à Méaudre en rentrant. 
Ce soir : burger maison ! Depuis hier, Jinpu et Jean se prêtent à un concours informel de piments. Jinpu gagne haut-la-main, faisant honneur à sa région natale : le Sichuan ! 

&lt;b&gt;Jeudi 08/05 : Les saints de glace ? Salle Hydrokarst&lt;/b&gt;
&lt;i&gt;11h entrée de la première équipe. 12H entrée de la seconde équipe.&lt;/i&gt;
L?équipement est assuré pour le premier puits par Romane qui perd deux mousquetons dans une trémie pleine de rochers. Yann prend peu après le relais. Tout est broché, par contre plusieurs dev? demandent un pendule assez important. C?est un peu technique à l?équipement et aussi à passer pour les novices. Les deux premiers puits (P11 et P9) sont équipés avec une seule corde de 55m, pratique car on laisse un kit dès le début. Suite de méandres très longs mais variés. Il faut parfois passer en haut en opposition, parfois se faufiler en bas. Passage un petit P6, la dev? bien placée permet d?éviter la douche. Arrivée au passage de l?ascenseur, une corde à noeuds est présente en fixe, ce n?est pas mal car ça glisse très fort sur ce plan incliné. Encore un peu de méandres et enfin nous voici à l?objectif de la sortie : la salle HydroKarst et son accès par en haut via un P10 qui est beaucoup plus vertigineux que sa hauteur ne pourrait le laisser penser. Repas dans une des plus grandes salles du Vercors avec un petit essai de vol de drone en souterrain comme distraction. Le drone a du mal à cause du manque de GPS et de lumière. Petite balade jusqu?au siphon à -265m (indiqué « voûte mouillante » sur la topo). Un échange de groupe est fait, Jean passe dans le premier et Jean-Paul dans le second. Nathalie et Luc étaient à la suite de Jean, ils ont du lui courir après : Jean est chez lui et connaît cette grotte par c?ur ! Retour avec cette fois la gravité contre nous pour remonter les passages glissants et le méandre. Jinpu a remonté un kit à elle toute seule, elle a été traumatisée : &amp;quot;les copains, relayez-moi !&amp;quot;. La dev? éloignée du début est plus difficile à passer à la montée. Clément se faufile dans la trémie pour récupérer les mousquetons, tout en affirmant 
&amp;quot;je suis suffisamment con pour le faire, mais c'est marrant !&amp;quot; Mission accomplie avec brio, les mousquetons ont été récupérés (heureusement qu'ils sont tombés au seul endroit pénétrable). Romane lui doit des bières !
Le premier groupe est sorti à 19h40, le second à 20h00.

&lt;b&gt;Vendredi 09/10 : &lt;/b&gt;
    Il y a une éclaircie et le brouillard semble s'être levé ce matin !  Une équipe (Clément P, JPC, Clarisse et Romane) part faire une petite balade sur la crête (La Molière),  Luc et Yann vont visiter le tunnel du Mortier. Arrivés sur la crête, déception, le brouillard est arrivé avant nous ! On décide d'attendre 5min, au cas où... Bien nous en fasse ! Les nuages se décident à se pousser pour nous laisser entrevoir la vue. La vue est impressionnante sur Grenoble et toute la vallée. On aperçoit même Belledonne aux sommets enneigés. On revient au gîte pour midi, où on mange rapidement. L'après-midi, nous allons dans le Méaudret pour laver le matériel. La météo décide d'être plutôt clémente et le nettoyage se fait dans la joie, la bonne humeur et les cris d'encouragement multilingues (français, chinois et russe) ! Le matériel collectif et personnel est mis à sécher dans le garage du gîte. Il y a même une machine à laver, qui nous permet de laver les sous-combi et les dyneema : le grand luxe ! 
    Soirée tranquille, Sandrine et Laurent, un ancien président d'Abimes, viennent prendre l'apéro avec nous.

&lt;b&gt;Samedi 10/10 : jour du départ !&lt;/b&gt;
C'est déjà le jour du départ... Après avoir joué à Tétris dans les voitures, tout le monde fait escale au magasin de produits locaux pour faire le plein avant de rentrer à Paris. Certains repartiront avec des cagettes entières de victuailles ! Jean dépose Clarisse, Luc et Romane à la gare de Grenoble pour prendre leur train. JPC le rejoint bientôt sur le parking de la gare. Jinpu change de voiture et monte dans celle de Jean, vu que maintenant il y a de la place. Puis tout le monde prend la route, direction la capitale !
Clarisse, Luc et Romane sont en avance et mangent dans une brasserie en face de la gare en attendant le départ du TGV.</description>
</item>

<item>
<title>Spéléo et canyon en PACA</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1230</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>A la base Arthur avait proposé au club une semaine (ou des week-end) de canyon dans le 06.
Peu de succès au départ et annulation par la suite, on se débrouille comme on peu sur place avec les copains locaux et on arrive tout de même à faire des trucs sympa. Elle est chouette la communauté spéléo !

&lt;u&gt;Samedi 02 mai 2025&lt;/u&gt;
&lt;/b&gt;Aven Capuccino&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Manon P (Sophitaupes), Lionel (Sophitaupes)

[Manon]

Ce &lt;u&gt;Samedi 10 mai 2025&lt;/u&gt;, nous étions 3 à nous rendre à l'&lt;/b&gt;Aven Capuccino&lt;/b&gt;. Une première pour Arthur et moi, une seconde pour Lionel mais qui datait d'il y a 25 ans ! 

Grâce au point GPS, nous avons trouvé l'entrée sans problèmes après avoir suivi tant bien que mal les sentes dans la garrigue. À noter que dans le livre des grandes classiques il y a une erreur sur le X, il s'agit de X = 335,795 et non pas 337,795.

Arthur à l'équipement, les puits se sont bien enchaînés. Attention néanmoins, pour la galerie des -100 il ne faut pas descendre tout en bas du P63, mais chopper le départ de galerie 10 m au-dessus. 

Nous avons profité avec plaisir de la beauté du P63 ainsi que des galeries très concrétionnées qui suivent. Nous en avons pris plein les yeux et avons pris notre temps pour nous balader dans tous les recoins du réseau, jusqu'à la micro-salle des sculptures argileuses où nous avons admiré les diverses ?uvres d'art de nos prédécesseurs. Sur le conseil de Michel, nous avons cherché le départ vers le fond de -108 m. En effet, cela valait largement le coup de le trouver. Nous avons ainsi pu admirer de magnifiques draperies épaisses en dégradés de couleurs café-au-lait... ou cappuccino..!

Le réseau était assez humide, toutes les vasques et les gours étaient bien remplis d'eau, et ceux qui avaient des chaussures non étanches ont parfois dû user de stratagèmes pour ne pas se mouiller les pieds. Le soir, Lucas nous a dit que lors de sa visite 4 ans auparavant, il avait eu l'occasion de voir à l'aller les vasques entièrement vides et au retour, après des pluies, elles étaient pleines ! Ici, malgré l'absence de pluies récentes, les vasques étaient pleines. Les karsts doivent être toujours bien saturés. 

Nous ressortons tranquillement un peu avant 17 h sous la chaleur de cette belle fin d'après-midi avant de se perdre lamentablement en cherchant un raccourci pour retourner à la voiture.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Ep3_KoPlc-A?si=s3k71l8UA7GnE78C&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST : 5 h

[/Manon]

&lt;u&gt;03 mai 2025&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Vallon de la Peïra&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Manon P (Sophitaupes)

On cherche un canyon pas trop compliqué, en eau à cette saison (mais pas trop) et parcourable à 2 en un temps raisonnable avec une météo un peu couverte.
C'est en plus l'occasion rêvée de laver le matos spéléo sans efforts.
Après quelques hésitations, on finit par se décider pour le &lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/2230/Peira.html&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Vallon de la Peïra&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; qu'Arthur avait &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1224&amp;quot;&gt;déjà parcouru en 2023&lt;/a&gt; avec un débit bien plus modéré.

On arrive sur place assez tard, il y a tout de même un peu de route jusqu'à la vallée de la Vésubie.
Marche d'approche d' 01h (01h20 annoncées) bien chargés en appréciant finalement ce temps couvert.
On mange près de la table de jardin puis on rentre dans le canyon.
Les obstacles s'enchainent bien et Manon révise un peu la technique au début. 
Le hasard fera que c'est elle qui équipera les 3 grandes verticales du canyon.
La longueur de corde, le poids de l'eau et les frottements feront que l'on a du mal à tirer les grands rappels, mais tout se passera bien.
Le soleil fera quelques apparitions, ce qui nous donnera vue sur un paysage magique.
On manquera un relais situé juste après un resserrement, ayant foncé sur un relais hors crue bien visible (mais pénible à atteindre par une escalade glissante en fin de rappel).
On oubliera que la cascade finale est fractionnée, ce qui nous amènera à devoir brasser un peu de corde. Manon me rejoindra sur a margelle du relais final et descendra en première pour ne pas rester trop longtemps sous la douche.

On aura pris le temps pour ce canyon donné en 03h, mais ça valait largement le coup !

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/anLjrZ9cum0?si=3ta-UY_uysnwPm08&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPPST : 5h

&lt;u&gt;06 mai 2025&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Vallon de l'Imberguet amont&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Carole G, Manon P (Sophitaupes)

Carole rejoint Arthur pour quelques jours, l'occasion de faire du canyon en étant au moins 2 du club.

Notre choix se porte sur le  &lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/21255/Imberguet-amont.html&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Vallon de l'Imberguet&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; qui nous permet d'avoir un choix modulable : faire l'intégrale si on avance bien, que le temps se maintien et que l'on n'est pas fatigués ou se limiter à la partie amont.

On se retrouve au parking aval et on monte tous ensemble au parking intermédiaire.
Après avoir préparé le matos, on profite d'une jolie marche d'approche de 40min bien pentue qui nous laisse en nage avant même de se mettre à l'eau.

Arthur et François L avaient déjà parcouru ce canyon &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1229&amp;quot;&gt;l'an passé&lt;/a&gt; avec des conditions de faible débit, l'ambiance est un peu différente cette année et c'est chouette.

La partie amont du canyon est assez ouverte et forestière, les rappels sont beaux, on tourne dans l'équipement.

Tout s'enchaine bien, on est dans les temps jusqu'à ce que Carole équipe le T15 pour lequel il y a un peu de cafouillage.
On enchainera ensuite par la dernière cascade où l'on aura la bonne idée de bien coincer la corde grâce à un coiffage de broche avec l'Oka Kong ayant servi à l'équipement. Arthur devra donc remonter aux bloqueurs pour la décoincer.

On mettra finalement 03h30 au lieu de 02H30 et on décidera de s'arrêter là pour cause de fatigue.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/KV_nbTGi_VY?si=xzHCV2boysnHthLz&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPPST : 03h30

Suite de la semaine avec un peu d'explo sur le &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1231&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;prochain CR&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>STAGE ÉQUIPIER ABÎMES - Partie 2</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1233</link>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>STAGE ÉQUIPIER ABÎMES - Partie 2 : La mise en pratique de l?équipement sous terre :

Objectif : Il s?agit de la 2ème session du stage équipier organisé par le CDS92, pour les futurs.es équipeurs et équipières du club Abîmes !
Suite au premier stage mi-mai qui s?est déroulé au Puiselet (Saint-Pierre-lès-Nemours), l?objectif ici est de mettre en pratique ce qui a été vu et appris (faire les noeuds adéquates, lecture de la cavité, raboutage de corde, jonction de corde, poser des spits, etc.) afin d?équiper une cavité correctement et bien entendu en toute sécurité.


Lieu cavités : Doubs/ Jura
Participant.e.s : 
- Encadrants : Jean-Paul C et Clément P,
- Stagiaires : Romane, Joe, Émilie, Salomé

Cavités :
1/ Gouffre de Pouêt-Pouêt (Labergement-du-Navois, Doubs)
2/ Gouffre Didier (Boujailles, Doubs)
3/ Gouffre de la Découverte (Nans-sous-Sainte-Anne, Doubs)
4/ Baume à Bélard (Arsure-Arsurette, Jura)
5/ Baume de la Favière (Arsure-Arsurette, Jura)

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MERCREDI 28 MAI :


Départ d?Issy-les-Moulineaux vers 19H avec Clément P et Romane. Pas mal de bouchons pour sortir d?Ile-de-France avec le pont de ce long week-end.
Tiens on croise Christian sur une aire d?autoroute qui part direction le Vercors !

À minuit pile nous recevons une merveilleuse nouvelle de la part de l?autre groupe (Jean-Paul C, Émilie, Joe) qui avait une bonne heure d?avance sur nous  : « Quelqu?un sait crocheter des serrures ? »
Nos aventures commencent bien !  

Impossible d?accéder à la location, les clés sont enfermées dans la véranda : mauvaise coordination entre les propriétaires du logement.
Forte heureusement Adélaïde, la voisine d?en face nous accueille gentiment dans son garage pour la nuit.

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JEUDI 29 MAI :

Le problème du logement est rapidement réglé le matin, on ne perd pas de temps pour notre première sortie du week-end.
Un grand stage spéléo étant organisé dans le Doubs, par les locaux au même moment, pas mal de cavités sont occupées. Nous décidons donc de nous rendre dans des cavités moins connues et fréquentées, que les encadrants ne connaissent pas forcément non plus. Ce qui n?est pas plus mal pour bien travailler la lecture de grottes.
On décide du choix des cavités à équiper en fonction de cette information, on prépare les équipes ainsi que les kits matériels. Romane et moi, n?ayant pas de téléphones très adaptés à la promenade sous terre, je croque un dessin rapide afin recopier la topo issue d?un bouquin.

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ÉQUIPE 1 : Jean-Paul C / Romane / Salomé : Gouffre de Pouêt-Pouêt (Labergement-du-Navois, Doubs)

Nous mettons un petit temps à trouver le gouffre, troublés par les nombreuses entrées de terriers de blaireaux, nous avons été induit en erreur un instant. Entrée vers 12H30, Romane part devant équiper la première partie : R3 / P8 / R7. Les points en place ne sont pas optimaux et la corde frotte légèrement, Jean-Paul me suggère donc de trouver un endroit où poser un spit afin de créer une déviation qui supprimera ce léger frottement. Pendant ce temps, Romane progresse jusqu?au R7. Nous la rejoignons à ce niveau et je prends le relais pour équiper le puits de l?amitié de 22 m fractionné. Le passage juste avant la tête de puits est assez étroit, en somme pas très pratique. Je n?ai d?autre choix que de sortir de ma zone de confort en me suspendant dans le vide : ce qui me donne une bien meilleure visibilité sur les points. Chose faite, c?est parti ! Jean-Paul garde un ?il derrière moi car je ne suis pas encore à l?aise à l?idée de descendre sur mes propres n?uds. Après le fractionnement, pas de bol, je me rends compte qu?il manque environ 3m de corde pour atteindre le fond du puits. L?heure passe et nous n?avons pas le temps de gratter du mou en retravaillant l?équipement pour espérer descendre plus. Nous décidons donc de remonter. Romane déséquipe la partie du fond qui est un peu plus exposée, histoire de sortir de sa zone de confort également, puis je m?occupe de l?entrée.

Nous sommes sortis du gouffre à 18H30, retour à la maison vers 19H (après avoir poussé la voiture qui s?était quelque peu embourbée dans la boue) où on retrouve l?équipe 2 déjà la bière à la main !  
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ÉQUIPE 2 : Clément P / Émilie / Joe : Gouffre Didier (Boujailles, Doubs)
Par rapport à la fiche cavité, la description est bonne mais floue pour l?accès et les coordonnées GPS sont fausses.
Leur cavité était encore bien plus étroite que la notre, conclusion : une cavité inadéquate à un stage d'équipement.
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Le soir, chacun.e débriefe sur sa sortie et son équipement autour d?un bon chili con carne et on peu enfin profiter de notre première nuit dans la loc réservée.


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VENDREDI 30 MAI :

ÉQUIPE 1 : Jean-Paul C / Romane / Salomé - Gouffre de la Découverte (Nans-sous-Sainte-Anne, Doubs)

Avant de nous rendre au gouffre, on effectue quelques courses en chemin à Salins-les-Bains, afin de nous approvisionner pour le reste du week-end.

La marche d?approche fut bien plus rapide que la veille. D?autres spéléos ayant visité ce trou hier ont laissé des traces de leur passage dans les hautes herbes ce qui nous a facilité la tâche. Cette fois-ci j?équipe l?entrée, Jean-Paul me suit, et Romane ferme la marche en perfectionnement mon équipement. Je descends le premier puits, un P14. Il y a un passage étroit au début, puis j?installe une déviation. En descendant j?ai beaucoup de mal à lire la cavité à tel point que j?en loupe les points d?un fractionnement dans ce même puits. La corde frotte très légèrement. J?atterris sur un grand monticule de terre boueuse qui me salit rapidement ainsi qu?une bonne partie de l?équipement. Jean Paul me rejoint en ajoutant le passage du fractionnement manqué. Romane ajuste la déviation. Le puits 14 enchaîne sur un P9. Je vois les prochains points mais n?arrive pas à les atteindre. Je me remets donc sur la corde précédente du P14 pour me suspendre et ainsi me faciliter la tâche. Une fois tous.tes en bas du P9, Romane prend le relais pour l?équipement. Nous avançons dans un méandre assez étroit en file indienne et nous nous arrêtons devant un passage en opposition. Jean-Paul se sent moyen de continuer, Romane non plus et du coup, moi non plus. Nous décidons alors de rebrousser chemin et de remonter tranquillement. Romane n?ayant pas vraiment pu s?exercer à l?équipement durant cette journée, se charge de déséquiper ce que j?avais en partie mis en place. Conclusion de cette cavité : un sacré bourbier.

La sortie fut courte (sortie vers 15H), mais cela à largement suffit à nous rendre tout cracra (en seulement 2 puits) et cochonner la moitié du matériel. On profite donc de cette remontée avancée et de ce beau soleil pour aller laver cordes et kits dans la rivière du Lison à Nans-sous-Sainte-Anne.
Comme il nous restait du temps, Jean-Paul nous a emmenés voir le pont du diable et nous avons aussi fait une halte pour apercevoir de loin, l?entrée du Gouffre de la Baume St Anne qui est aujourd?hui interdit d?accès. Apparemment l?un des plus formidables abîmes de Franche-Compté situé au milieu d?un bosquet d?arbres sur terrain privé. Puis nous sommes rentrés tranquillement à la location. Nous avons profité de notre avance pour préparer les deux sorties du lendemain en répartissant la totalité des cordes qui équiperont les 2 cavités choisies. Nous nous sommes arraché les cheveux avec Romane pour perfectionner nos choix et faire les meilleures répartitions possible avec les différentes longueurs de corde à disposition ainsi qu?une fiche d?équipement manquante concernant la Baume à Bélard.

À leur arrivée, l?équipe 2 nous rejoint, nous vérifions en binôme d?équipier le choix et l?ordre des cordes à enkiter en fonctions de la topo.
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ÉQUIPE 2 :  Clément P / Émilie / Joe - Gouffre de Pouêt-Pouêt (Labergement-du-Navois, Doubs)

De leur côté, l?équipe 2 s?est rendue à son tour au gouffre Pouêt-Pouêt. Ils sont allés bien plus loin que nous :  jusqu?en bas du puits 22 de l?amitié, puis R6, méandre qui fume, P12 et P27). Pas de difficultés rencontrées de leur côté, un joli trou qui a été bien plus apprécié que le gouffre Didier de la veille !
Ils ont bien utilisé le spit qu?on a posé avec Jean-Paul, pas pour une déviation mais comme un point de main courante. Joe a équipé le début de la cavité et Émilie s?est occupée des choses plus techniques et engageantes comme les passages étroits.  

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22H30 passé, le four nous pose quelques soucis à l?allumage. En attendant la croziflette on s?occupe pour oublier les estomacs qui gargouillent.
Une session révision de n?uds s?improvise dans le salon, sur la rambarde de l?escalier et le pied de Clément P faisant office d?amarrage naturel.

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SAMEDI 31 MAI :

Pour ce dernier jour sous terre nous changeons un peu les équipes ! Il s?agit de la dernière journée en cavité pour équiper, et aussi de la plus longue sortie durant le stage. L?objectif est d?utiliser toutes les cordes ainsi le matos à disposition pour aller le plus loin possible, avec une sortie prévue au plus tard à minuit max. Les 2 baumes choisies sont à proximité l?une de l?autre, dans le Jura.
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ÉQUIPE 1 :  Clément P / Joe / Salomé : Baume à Bélard (Arsure-Arsurette, Jura)

Les kits ayant été préparés soigneusement la veille nous font gagner du temps pour le départ, ce qui n?est pas négligeable comme les cavités se situent plus loin que les précédentes visitées. On part d?abord récupérer le petit fossile d?ammonite que Clément P avait trouvé dans le Gouffre Didier puis oublié sur le parking. Mission accomplie !

Notre objectif pour cette cavité : utiliser toutes nos cordes pour arriver jusqu?en bas du P 43 fractionnées (-120m).
Je commence à équiper l?entrée vers 11h, Cela commence par un petit P3, puis P11 où je galère un moment à atteindre les points qui me semblaient hors de ma portée et me retrouve donc à m?exposer et me tortiller dans une position peu confortable pour les atteindre.
 Toutes nos cordes tombent pile poil comme il faut, nous ne nous sommes pas arrachés les cheveux pour rien avec Romane !
Après vient le P22 fractionné. Heureusement pour moi je fais ma jonction de corde dans un endroit confortable ce qui m?a permis d?éviter des frayeurs en plein milieu d?un puits. Je descends lentement pour ne rien louper mais ne voit aucun point qui me permettrait de poser une dev ou de faire un fractionnement alors que je vois bien que la corde risque de frotter plus bas. Je tombe enfin sur des amarrages forés. Cela me permet de pratiquer le noeuds de tisserand avec la dyneema et la corde (chose que je n?avais pas expérimenté lors de mes précédent stage d?équipier) et de revoir la tension relâchée (chose que j?avais totalement oublié), sous l?oeil de Clément P qui vérifie mes manips. La corde arrive encore une fois pile comme il faut en bas du puits ! Joe avait bien fait d?embarquer un stock de dyneema important, car la plupart des spits étaient bouchés ou inexistants contrairement à ce qu?on avait pu lire dans les fiches équipement. La cavité a été entièrement rééquiper en AF (jusqu?à -120 de ce que l?on sait), ce qui m?a permit de bien travailler la lecture de grotte car je ne voyais absolument pas lunules sans l?aide de Clément P.
J?avais déjà bien froid en équipant le P22, lorsque Joe prend le relais de l?équipement, je décide enfin de me monter un point chaud en sortant ma couverture de survie, bien plié et neuve, se trouvant au fond de mon mini kit depuis des lustres. À l?ouverture, elle se troue à divers endroits (pas très pratique mais j?y passe tout de même un bon moment dessous). Au moment de la ranger en boule au fond d'un kit, elle se décompose en d?infimes paillettes, il y en a de partout ! Ok c?est noté il est temps que je m?achète un vrai poncho au congrès FFS.
Pas de difficulté pour Joe qui est bien plus à l?aise que moi à l?équipement, il s?occupe du P28, P8 et du P43 fractionné.
Nous atteignons le fond de notre objectif à 17h40 (-120m). Le temps de faire un petit spelfie puis nous remontons. Je déséquipe le fond, notamment le petit pendule (que je redoutais) histoire d?encore sortir de ma zone de confort, avec également quelques points assez éloigné que j?ai pu atteindre grâce à ma longue clé de 13 et quelques stalagmites où j?ai pu m?agripper pour y arriver ! Sortie vers 20h50, je suis accueillie à l?entrée par un orage, le vent se lève, ça commence à péter de tous les cotés, on ne perd pas de temps pour se changer !

On fait une halte au trou de l?équipe 2 histoire de vérifier s?ils sont proches de la sortie ou non. Clément réussit à trouver l?entrée et voit la corde en place figée, signe qu?ils ne sont pas sur la dernière remontée. On décide alors de rentrer à la loc prendre l?apéro et préparer le repas en les attendant patiemment.
Sur la route nous voyons une série d?animaux défiler : renardeaux, blaireaux, beaucoup de grenouilles avec la pluie.
Le temps passe, toujours pas de nouvelles de Jean-Paul, Émilie et Romane.
Nous attendions avec hâte de recevoir un message de leur part, le sms arrive à 23h30 ! On était pas loin de se rendre à leur rencontre !
Ils doivent avoir des choses à nous raconter.

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ÉQUIPE 2 :  Jean-Paul C / Émilie / Romane : Baume de la Favière (Arsure-Arsurette, Jura)

Pas facile de trouver l?accès de la Baume. Le groupe se divise en trois pour chercher la cavité, Émilie déterminée à trouver l?entrée, s?en va un peu trop loin et perd son équipe. Le temps de se retrouver dans la forêt, l?équipe ne rentre pas avant 12H dans la cavité.
Une sortie pleine de rebondissements à coup de mousqueton et pantin tombés au fond de puits, plusieurs missions de sauvetage du matériel ont été effectuées ! Sortie à 23h30.
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Au retour de la 2ème équipe on réchauffe les pâtes carbo tout en écoutant leur récit puis un coucher très tardif.

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DIMANCHE 1er JUIN :


La team est partie faire des emplettes le matin (pendant que je faisais la grasse matinée) : à la fruitière pour faire le plein de fromage puis chercher des petits cadeaux pour la voisine.

Afin de remercier chaleureusement Adélaïde de sa gentillesse et d?avoir hébergé 6 spéléos au beau milieu de la nuit, Émilie a proposé aux enfants (2 enfants d'Adélaïde + la fille d?un voisin), une petite initiation sur corde. On nous donne l?accès à un jardin pour y équiper un arbre d?une corde. C?est Clément P qui s?en chargea et qui les réceptionna en haut chacun.e à leur tour pendant qu?Émilie leur expliqué comment monter. Un beau moment de partage, iels étaient tous.tes ravis.es, les parents autant que les enfants qui n?ont pas eu de frayeurs. La relève est assurée !

Après un grand ménage, nous rendons la location et allons direction la rivière du Lison à Nans-sous-Sainte-Anne pour tout nettoyer.
Retour sur Paris, arrivé vers 22h30.


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Conclusion du stage partie 2 :

Un week-end très agréable pour le début de la saison estivale où tout s'est bien déroulé, dans la bonne humeur, des fous rires, quelques anecdotes et un grand soleil  !

Pour ma part, ce stage m?a permis de bonnes révisions en équipement, de sortir de ma zone de confort à plusieurs reprises (comme aller chercher des points modérément exposés qui me semblaient inatteignables). J?ai pu pratiquer des choses que je n'avais pas vu lors de mes précédentes formations équipier tel que : le raboutage et la jonction de cordes, une lecture des grotte plus difficile en raison des AF, le n?ud de tisserand, poser un spit etc.

L?aspect qui concerne l?accès à la cavité n?est pas vraiment mon dada surtout avec le téléphone que j?ai (coordonnées GPS, leur conversions, trouver l?accès de la grotte etc.) J?ai encore besoin de m?améliorer en autonomie, rapidité, lecture de cavités. Que j?essaie de progresser sur corde en laissant de côté l'anxiété.</description>
</item>

<item>
<title>Entrainement à Maysel</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1226</link>
<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Participants&lt;/u&gt; :
Arthur P, Carole G, Clément P, Rémi V

Ce week-end, avec Emilie et Jo, on était censé profiter des 3 jours pour descendre dans les &lt;b&gt;Alpes-Maritimes&lt;/b&gt; participer aux explo du &lt;b&gt;Calernaüm&lt;/b&gt;, la météo en aura décidé autrement.

Nous voilà donc sur Paris sans rien de prévu. Certains en profiterons pour se reposer, d'autres profiterons que l'on reste pour se dégourdir les pattes.
Comme on est tout de même un peu frustrés de la tournure que prend ce week-end, on décide de changer un peu et de n'aller ni au &lt;b&gt;Puiselet&lt;/b&gt; ni au &lt;b&gt;Viaduc des Fauvettes&lt;/b&gt;.

On laisse Emilie et Jo souffler un peu et on part se faire un petit entrainement dans la  &lt;a href=&amp;quot;https://www.nuitminerale.fr/activit%C3%A9s/carri%C3%A8re-de-maysel/&amp;quot;&gt; &lt;b&gt;Carrière des Vignes&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; à Maysel avec Carole et un copain à elle qui fait un peu de spéléo avec des gens de l'EEGC et qui va le week-end prochain au &lt;a href=&amp;quot;https://speleoubs.be/activites/lieux-de-pratique/fort-de-barchon&amp;quot; &gt;parcours technique du &lt;b&gt;Fort de Barchon&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.

L'accès est sympathique, on se gare au bord de la route et on passe dans 2 tunnels successifs avant d'arriver au fond d'une carrière à ciel ouvert de calcaire gréseux.

Il y a quelques voies brochées et des spits par ci par là, de quoi nous occuper la journée.

On installera quelques cordes sur le grand porche pour réviser les man?uvres d'autosecours, la réchappe et les dégagement d'équipier.
Comme Rémi va à Barchon, on lui installe un Parapluie Belge pour qu'il ne soit pas surpris le week-end prochain.

On pique-nique sur place et on n'aura même pas de pluie.

La journée se passe dans une bonne ambiance, on profite des broches en places pour réviser un peu les techniques canyon avant que les beaux jours ne soient vraiment là et on repart tranquillement (en croisant des morilles !).

    &lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/u8RRJwRiRZE?si=R5VdmufFzqLX4Fb-&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
    
Sur le chemin du retour, on fera 2 petits détours pour aller voir des sites d'escalades :
    
Le site &amp;quot;&lt;a href=&amp;quot;https://lesglachoirs.fr/&amp;quot;&gt; Les Glachoirs &lt;/a&gt;&amp;quot; à Saint-Vasst-lès-Mello est assez vaste dans une ancienne carrière à ciel ouvert de calcaire légèrement gréseux. De gros blocs non exploités ont été transformés en voies de difficultés variées. On reviendra certainement pour essayer !
    
Le site de    &lt;a href=&amp;quot;https://www.camptocamp.org/waypoints/298212/fr/saint-maximin-le-larris&amp;quot;&gt; Saint-Maximin Le Larris &lt;/a&gt; dans un cadre un peu plus urbain mais avec une diversité toujours importante.</description>
</item>

<item>
<title>Printemps doubiste</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1221</link>
<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C'est un weekend printanier, idéal pour aller faire quelques sorties sur le plateau de Montrond, et ne pas voir le soleil donc, car les spéléos n'aiment pas la vitamine D apparemment. Clément et Thibaud partent de Paris en début d'après-midi, je les rejoins en train à la gare de Besançon et on file au gîte du GCPM. On y retrouve du monde de Metz, Reims, Grenoble. Montrond, the place to be !

Samedi, départ vers 9h30 pour une sortie aux Biefs Boussets. J'équipe les puits d'entrée, Clément me relaie pour la suite de petits ressauts. On pique nique à la salle de la décantation, avant d'attaquer le vrai plat de résistance : le méandre. 

(Thibaud dit : Ah, shit, c'est moi qui dois raconter ? C'est physique, un peu long, et un peu glissant aussi, et parfois c'est pas facile de savoir s'il faut passer en haut ou en bas. Et ne pas oublier de s'économiser un minimum pour pouvoir revenir !)

Pas besoin de beaucoup chercher son chemin dans ce méandre, il faut rester en haut tout le temps... Sauf quand il faut  descendre. Je le trouve moins difficile que dans mon souvenir. En tout cas on arrive sains et sauve à la salle Machin pour un goûter bien mérité, pile à l'heure prévue. 
Retour par le même chemin (Thibaud dit : ah oui il faut aussi ne pas aller trop vite pour éviter la surchauffe).
Je déséquipe, et je sais pas si c'est la fatigue de ma semaine ou la corde qui a traîné dans l'eau, mais le kit est bien lourd !

Retour au milieu des anémones et des violettes après 6h sous terre, le soleil est encore haut, on a le temps de faire les courses et de dékiter en se faisant dorer la couenne. Soirée barbecue, premier de l'année !

Dimanche, le réveil est difficile et la journée du samedi laisse des traces. (Thibaud dit : Ah shit, il faut se lever ?). Xavier nous rejoint pour un tour à Ouzène, c'est une de ses premières sorties avec le GCPM. Clément a eu la bonne idée d'emprunter des sangles pour la tête de puits sur arbre : c'est vrai que les troncs sont devenus bien lisses. J'équipe en passant par le p15. Comme les plaquettes sont dans le deuxième kit, ça me force à me débrouiller avec les AN et les AF pour certains points, c'est pas plus mal !
Arrivée en bas un peu en avance pour le pique-nique, on en profite pour aller faire un tour au fond. (Thibaud dit : la flemme c'est trop étroit, je vais plutôt les prendre en photo en train de ramper).

Sandwich et remontée, on croise l'équipement d'un groupe de belges, mais pas les belges. Thibaud procède au sauvetage d'une batracienne en détresse nommée Lucie (coucou Lucie !) qui retrouve sa liberté dans les bois. 
Lavage du matos (Thibaud dit : Ah shit il faut frotter ?) et retour en Île de France.

Elise

PS : Thib en a pris pour son grade, mais c'est juste parce qu'il ne voulait pas écrire le CR !</description>
</item>

<item>
<title>Aqueduc de Fontenay</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1223</link>
<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>A la demande de l?association Les Sources de Fontenay (LSF), une séance de désobstruction a eu lieu dans un aqueduc à Fontenay aux Roses, situé dans  l?enceinte du CROUS (logement étudiant). Cela faisait suite à de nombreux échanges avec Jef depuis septembre 2024, qui avait fait une visite préliminaire le 7 mars. En surface, elle avait permis de préciser le détail de l?intervention. Ainsi, la veille de ce samedi, la hauteur d?eau dans l?aqueduc a été réduite de 75 à 20 cm par pompage, ce qui était plus confortable pour intervenir dans cet aqueduc dont la hauteur est de 1,4 m environ. Donc ce samedi 5 avril, une équipe de 3 spéléos motivés d?ABIMES, Antoine R, Michael G et Jef ont rencontrés sur place 4 5 membres de LSF, Colette J (présidente), Guy C, Robert B, Jean-François E. Yvonne R, mère d?Antoine, assistait également.

La descente dans l?aqueduc se fait par une échelle métallique puis il faut se baisser pour entrer dans l?aqueduc et l?eau entre dans les bottes. 3 m plus loin, on arrive au carrefour des aqueducs. Antoine commence la désobstruction de l?aqueduc ouest tandis que Mike et Jef celui de l?est. C?est le plus intéressant car il devrait conduire à une citerne, supposée d?après les écrits anciens. A moins de 2 m du carrefour, un talus incliné à 45° bouche totalement la galerie et on ne voit pas de suite, seulement un tuyau au plafond (ce serait un tuyau de fuel lourd alimentant le chauffage d?anciennes serres situées au-dessus des aqueducs). Mike et Jef se relaient pour remplir un seau qui est extrait en surface via le regard de 32 cm de diamètre situé au-dessus du carrefour des aqueducs. Avec divers outils, pelle américaine, piochon, marteaux divers, on ne chôme pas car le remplissage est surtout constitué de sable et de petites pierres. Vers 12h30, on arrête après avoir sorti une cinquantaine de seaux. Mike nous quitte car il est pris l?après-midi. Colette va nous chercher des kebabs et on fait une pause bien méritée au soleil. 

Vers 14h30 retour au chantier, on découvre un deuxième tuyau en plafond, identique au premier. Le remplissage comporte de nombreux morceaux de verre (plaques minces pouvant correspondre aux parois des serres), diverses pierres dont certaines de forte taille, 2 grosses batteries et une pierre étrange, circulaire, de diamètre 20 cm et de 20 de hauteur, au sommet arrondi, objets qui ont certainement été jetés de la surface, comme les morceaux de verre. On découvre ensuite un gros obstacle, une pierre de 80 cm de longueur, 40 de large et 13 d?épaisseur dont le poids calculé par l?équipe de surface est de 50 kg. Sa forme régulière ne correspond pas aux pierres qui constituent les parois et la voute, ce qui conforte l?hypothèse d?un remplissage de l?aqueduc lors de la pose du deuxième tuyau, les constructeurs ayant rempli l?aqueduc de déchets divers et sable pour consolider le soubassement des tuyaux. On creuse autour et Antoine réussit à la déplacer pour la mettre au plat au sol, permettant une reprise de désobstruction plus facile. Bon, on est las, 118 seaux ont été extraits en surface soit plus d?une tonne, on sort vers 16h30, bien sales.

En surface, l?équipe LSF a étalé le sable et trié les déchets, elle utilisera plus tard les pierres pour consolider les abords des accès. On se change et, pour fêter cette journée mémorable, Rober débouche une bouteille de champagne millésimé 2002, excellent. Départ vers 18h00, en promettant de revenir plus tard pour tenter de déboucher dans cette fameuse citerne. A suivre?

&lt;iframe width=&amp;quot;1196&amp;quot; height=&amp;quot;673&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/WSBP_A6UVJk&amp;quot; title=&amp;quot;Aqueduc Fontenay (Fontenay-aux-Roses, Hauts-de-Seine - 05/04/2025)&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>week-end à Savonnières</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1266</link>
<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Vendredi 28 février 2025&lt;/u&gt;
Départ de Paris, on fait la route via la N4 et on loge à la Maison Lorraine de la Spéléo à &lt;b&gt;L'Isle-en-Rigault&lt;/b&gt;.

&lt;u&gt;Samedi 1er mars 2025&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Gouffre du Cornuant&lt;/b&gt;
Révision des manip pour les nouvelles

&lt;b&gt; Gouffre de l'Avenir&lt;/b&gt;
Équipement Arthur et Yann pendant que le reste est au Gouffre du Cornuant, Yann malade n'a pas spécialement envie mais tente quand même de faire le job, on se fait rincer dans le dernier puits
Tout le monde se rejoint pour manger puis on descend ensemble.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/oVg-l9hzaTg?si=mBSEmeNvI6R1w5V9&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;b&gt;Gouffre de la Besace&lt;/b&gt;
Yann et Carine équipent mais s'arrêtent sans aller très loin, ça arrose beaucoup. En fait on se fait saucer dès le puits d'entrée.......
Clément et Arthur iront déséquiper, mais en profiteront pour aller voir un peu plus bas à quoi ça ressemble. 
La zone qui mouille fort n'est qu'au début, arrêt sur manque de matos, ça vaudrait le coup de revenir une prochaine fois, ne serait-ce que pour varier un peu les plaisirs.

&lt;u&gt;Dimanche 02 mars 2025&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Gouffre de la Sonnette&lt;/b&gt;
Tout le monde va sous terre sauf Yann complètement pris qui décide de buller au gite.
Arthur équipe la &lt;i&gt;Sonnette 1&lt;/i&gt; pendant que Clément équipe en partant de la &lt;i&gt;Sonnette 2&lt;/i&gt;
Tout le monde va au fond sans difficulté.
Le gros des troupes remonte par la &lt;i&gt;Sonnette 2&lt;/i&gt; pendant que Carine déséquipe la &lt;i&gt;Sonnette 1&lt;/i&gt;.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/trA_sjdkIbs?si=5Hw7QKuNZJejzqMu&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Interclubs CDS92 en Belgique</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1254</link>
<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette année le CDS92 organise un interclubs en Belgique.
Cela fait un moment que l'on n'en avait pas fait là bas et c'est l'occasion parfaite pour aller en Belgique sans aller creuser à Hotton.

&lt;u&gt;Vendredi 21 février 2025&lt;/u&gt;
Les différents groupes partent de paris pour aller dormir à Hotton, cela permet à ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de voir le chalet du SCB de se faire une idée.



&lt;u&gt;Samedi 22 février 2025&lt;/u&gt;


&lt;b&gt;Trou de l'Eglise&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Jean-Paul C, Jinpu L, Vincent F (CSARI)

La grotte s'ouvre au fond d'une grande doline très verte où il y a de nombreuses fougères.
On cherche un peu le cheminement au début
Arthur descend en équipant le &lt;i&gt;Pas de la Mort&lt;/i&gt; et en libre dans &lt;i&gt;Les Cascades&lt;/i&gt; pour faire une reconnaissance, c'est par là que l'on remontera.
On sent nettement une odeur d'égouts qui vient sans aucun doute du ruisseau qui se perd dans la cavité.
L'odeur où l'on sent parfois des notes de savons et parfois des notes moins ragoutante nous suivra une bonne partie de la descente.
JPC fais demi-tour et sort là où le passage est extrêmement étroit pendant quelques mètres. 
On comprend enfin qu'il faut passer par la &lt;i&gt;Galerie des Bruxellois&lt;/i&gt; et on débouche dans la &lt;iGrande Galerie&lt;/i&gt;. 
Arthur ira jeter un oeil au fond et trouve le &lt;i&gt;Passage Yves Grolaux&lt;/i&gt; qui aurait pu nous mener au même endroit sans passer par des étroitures.
La suite se présente sous la forme d'un méandre concrétionné dans se parties hautes et qui s'enfonce rapidement.
Toutefois, on optera par le passage par &lt;i&gt;Les Plafonds&lt;/i&gt; où il faut un peu équiper tantôt sur AN, tantôt sur broches. 
&lt;i&gt;Les Plafonds&lt;/i&gt; finissent par un rappel chainé qui nous fait atterrir au niveau des &lt;i&gt;Orgues&lt;/i&gt;.
On continue à descendre et la galerie devient plus basse.
On suit la pente pour arriver au fond où l'on peut observer des pertes.
En remontant en voit un passage en hauteur, en s'engageant dedans on se dirige vers la &lt;i&gt;Galerie du Baby-Doll&lt;/i&gt; qui est défendue par une étroiture en pente.
Passer l'étroiture sans aide se révèle un peu sportif, mais cela vaut le coup car derrière on traverse littéralement un corail fossile.
A la remontée, on bifurque au niveaux des &lt;i&gt;Orgues&lt;/i&gt; pour remonter via &lt;i&gt;Les Cascades&lt;/i&gt;.
On mettra une corde à un endroit ou deux pour faciliter la remontée, on passe le &lt;i&gt;Pas de la Mort&lt;/i&gt; que l'on avait préalablement équipé et on ressort rejoindre JPC.
L'équipe du &lt;b&gt;Trou Wéron&lt;/b&gt; n'étant pas sortie, on décide d'aller à leur rencontre.
Arthur s'inquiète un peu et ira voir dans le trou.
Il les croisera au niveau de la première corde en train de remonter.


&lt;b&gt;Trou Wéron&lt;/b&gt;
Participants : Clément P, Carole G, Nolwenn F, Laurent L (CSARI) 

Ah le &lt;b&gt;Wéron&lt;/b&gt; ! Entrée facile à trouver et ensuite il suffit de se laisser glisser le long d'une parois lisse et noire jusqu'au fond du trou. Facile, ludique et c'est magnifique en plus ! Enfin ça c'était dans les souvenirs de Carole qui était déjà venue. Laurent aussi était déjà venu mais se souvient un peu plus des difficultés... On trouve le méandre facilement, c'est en effet beau noir et lisse et ça descend presque tout seul parfois comme une sorte de toboggan. Même si ça passe, et qu'on arrive sans trop de mal jusqu'à la &lt;i&gt;Salle du Piano&lt;/i&gt;, on n'ira pas jusqu'au bout parce qu'il est déjà tard et qu'on sait qu'on va mettre un peu de temps à remonter. Et la remontée s'annonce un peu coriace. Il n'y a pas beaucoup de prises pour se hisser dans cette sorte de toboggan lisse et noir dans lequel on peut difficilement faire de l'oppo vue la faible largeur entre les parois. On peut toujours enlever le baudrier mais on ne peut pas se déboîter les genoux, en tout cas on n'essaye pas. Ça galère un peu. Sauf Clément, et pas trop Laurent. Nolwenn un peu. À un moment Laurent conseille d'enlever son baudrier, mais Carole se dit que ça va aller et puis c'est mieux de le garder &amp;quot;au cas où&amp;quot; (au cas où quoi on ne sait pas trop). Et CA PASSE PAS ! Malgré l'aide de Clément, elle reste coincée peut-être bien 30 min au même endroit avant de décider de forcer et de fusionner avec son croll. Aïe plutôt déconseillé. Au final on ressort tranquillement mais on méritera bien la fondue du soir ! 

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&lt;u&gt;Dimanche 23 février 2025&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Réseau de Frênes&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Jean-Paul C, Clément P, Carole G, Vincent F (CSARI), Laurent L (CSARI), Evi Z (CSARI), Eric Z (CSARI)

La route nous fait passer par les bords de Meuse, le paysage est très sympa.
Les parisiens et Vincent se garent en bas, le reste du CSARI est au parking du haut, on chipote un peu pour se retrouver mais ça permet de repérer les 2 entrées du &lt;b&gt;Réseau de Frênes&lt;/b&gt;.
Cette fois-ci l'odeur d'égouts est très présente à l'extérieur dans le petit ruisseau qui coule depuis le parking supérieur.
Nolwenn et Jinpu décident de passer la journée à l'extérieur au bord de la jolie Meuse.
Le programme est de descendre par le &lt;i&gt;Puits Roger&lt;/i&gt;, de se balader dans le réseau puis de remonter par le &lt;i&gt;Trou de la Belle Casquette&lt;/i&gt;.
On nous avait indiqué que le puits d'entrée ne nécessitait pas d'équipement, on y mettra finalement une corde.
On cherche ensuite notre chemin et vue l'heure, on décidera d'écourter un peu la boucle.
On part donc directement via la &lt;i&gt;Galerie Atlas-Copco&lt;/i&gt; et on croise un groupe de spéléo néerlandophones qui descendent du &lt;i&gt;Trou de la Belle Casquette&lt;/i&gt;.
On continue en passant par la &lt;i&gt;Galerie Noire&lt;/i&gt; pour arriver dans la &lt;i&gt;Salle de la Cigogne&lt;/i&gt;.
A partir d'ici, on descend, on passe par la &lt;i&gt;Salle du Murmure&lt;/i&gt;, on se faufile entre les blocs et on arrive au niveau de la rivière.
On quitte la rivière assez rapidement pour se diriger vers le &lt;i&gt;Zig-zag&lt;/i&gt; qui est en fait un passage étroit.
On passera pas mal de temps à cet endroit, le passage n'étant pas aisé pour tout le monde.
JPC fera demi-tour pour nous attendre dans la &lt;i&gt;Salle de la Cigogne&lt;/i&gt; accompagné de Vincent.
Clément qui est derrière et qui s'ennuie passera par la rivière pour nous faire coucou avant de faire demi-tour.
Quelle idée d'aller s'allonger dans la rivière pour passer une voûte mouillante en plein mois de février !

Arthur ira jeter un ?il à la cascade et au siphon 4.
Certaines personnes remonteront directement vers la &lt;i&gt;Salle des Français&lt;/i&gt; tandis que d'autres feront une boucle un peu plus longue.
Tout le monde se retrouve à la &lt;i&gt;Salle de la Cigogne&lt;/i&gt; et on ressort par le &lt;i&gt;Trou de la Belle Casquette&lt;/i&gt;

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On fait un arrêt à la friterie Piwis à Profondeville en bord de Meuse (apparemment la préférée de Benoit Poelvoorde) avant de rentrer.</description>
</item>

<item>
<title>Hotton: première plongée au S8 et balisages</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1238</link>
<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Encore une sortie à la grotte de Hotton pour continuer le chantier (voir les autres CRs).

&lt;u&gt;Samedi&lt;/u&gt;
4 personnes d'Abimes a l'ouverture de la grotte, rejoints par la famille Letellier vers 12h.

On a oublié la batterie pour la pompe: on ne pourra pas vider le chantier, ça sera pour dimanche (avec une batterie ramenée par Serge).
Christophe plonge le S4-S5 et installe la balise au même endroit que l'autre fois (là où on pense que la creuse débouche).

On fait un test de communication avec la balise : on arrive à se parler . Donc la voix fonctionne en plus de la radiolocalisation : ça nous servira plus tard.

Christophe part plonger les autres siphons, jusqu'au S8. Pas d'image, la gopro étant resté au gite. Il est allé jusqu'au terminus du S8 (fin du fil d'Ariane), et a rajouté quelques mètres. Arrêt sur rien: mauvaise visi et c'est l'heure de faire demi tour: a priori possible de pousser plus loin.

Pendant ce temps, Clément refait une partie des mesures de la dernière séance. Les mesures n'étaient pas très cohérentes, on verra si c'est mieux cette fois. Mesures pas encore exploitées sur le PC, a venir.

Pendant ce temps, Arthur et Étienne font des tests de vidéo et prise de son pour un futur projet de vulgarisation scientifique spéléo d'Arthur. On improvise 2 mini sujets sur le balisage puis sur la ventilation, pendant que les autres font assistants lumière, cadrage et son.

Clément et Nolwenn ressortent pour faire le balisage en surface, car la dernière fois il nous manquait le point a la verticale de la balise. Le point est rapidement trouvé, et on arrive même a parler a Christophe depuis la surface (environ 55m de roche) avant qu'il débranche la balise pour ressortir du siphon.

Tout le monde est dehors pour 16h30, fermeture de la grotte touristique.

Samedi soir : fondue au chalet :-)


&lt;u&gt;Dimanche&lt;/u&gt;: moins de forces vives.
 
Jean-Luc du Lille Université Club nous a rejoint  pour plonger avec Christophe. Mais seulement 2 porteurs supplémentaires (Clément et Nolwenn), rejoins ensuite par Serge et Laurent.

 Les deux plongeurs franchissent les S4-S5.
 
 On refait des essais de balise : tester d'autres positions, tester d'échanger les rôles d'émission/réception. On essaie aussi de faire du bruit et frappant sur les parois: aucune jonction auditive (entre dromadaire et post-siphon). Étrange, sachant qu'on était persuadés d'avoir entendu les coups de marteau de Christophe l'autre fois ... C'était peut-être ceux de quelqu'un d'autres dans le boyau des déto.

 Les plongeurs passent le reste de la séance a creuser au niveau du débouché de la creuse. Avancée de 2m mais le chenal de voute commence a descendre: pour continuer il faudra creuser vers le bas. Pas forcément une bonne nouvelle: le boyau obstrué n'est pas plat.

Coté détos, moins bonne nouvelle. On a mis le siphon en route avec la pompe mais le chantier est encore plein d'eau (normal on est en hiver). Le lac commence aux 60m, impossible d'aller au delà des 70. Il y a de fortes traces d'humidité a partir des 10m, qui suggèrent que l'eau a du monter jusque là : boue fraiche et murs effondrés. L'eau est redescendue mais pas sans impact: la gaine de ventilation s'est décroché entre 20m et 50m. On dirait que de l'eau est rentré dedans puis quand l'eau est redescendue le poids a fait céder les fixations au scotch. Grosse séance de remise en état a prévoir.

Les sondes reefnet pour enregistrer les variations de niveau sont encore en place. On ne les a pas encore relevé (on veut les laisser en place jusqu'aux beaux jours), mais on aura des données intéressantes à traitée.

On avait prévu 120m de fil pour installer une ligne téléphonique pour communiquer de chaque côté des S4-S5. On ne la pas installée pour le moment vus les bons résultats de la balise pour communiquer. On a rangé la bobine dans un banc du chalet.

Étienne a toujours l'air très motivé pour installer un téléphérique qui nous permettrait de sortir les bacs bien plus efficacement.

CR des plongées de XIS
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Samedi 15 février 2025, plongée des S4/S5/S6/7/S8 à Hotton
Ce samedi à Hotton plongée solo. J'ai pris un bi 4l pour franchir les siphons 6, 7 et huit plus un relais 7 l pour les siphons 4 et 5. En bas du S5, je perds ma palme gauche, je mets bien 10 minutes à la retrouver dans la touille. Je sors avec 120 bars sur le relais 7l que je laisse donc à la sortie du S5. Je file à la creuse, je pose les outils, je démarre la balise. On tchat avec Clément via la balise, il va faire la radiolocalisation. On se donne Rendez-vous pour 15 heures. J?en profite pour manger un morceau et je repars vers le S6. Une fois franchi, je vais directement au S7 et c'est reparti pour l?aventure. Le S7 est une courte mouillante de quelques mètres sur le bord gauche dans un chaos de gros blocs. Cela passe mais c'est pas très large. Ensuite un virage à gauche, on voit chenal de voûte partir au plafond, puis s'ennoyer. Il y a deux fils. Je décide de suivre celui de gauche qui semble partir sous le chenal, je descends et au bout de 10 m, je retrouve le fil de droite alors qu'il semble avoir une suite tout droit 1 ou 2m avant. Je poursuis sur le fil et le fil rejoint le fil de quelques mètres après. Je prends mon dévidoir et j'avance dans l'axe médian des deux fils.  5 m après la galerie se réduit, je sens les deux parois avec mes mains. La visibilité est inférieure à 50 cm. Je décide de faire demi-tour entre l'autonomie et le timing de retour. Le départ aperçu à l?aller est introuvable au retour perdu dans la touille. Je repasse le S7, puis j'attaque le retour. Je reviens à la creuse vers 14h40. Je finis mon repas. Point balise avec Clément et je ressors. Traversée du S5 et du S4 sans encombre.
Horaire de la journée :
-	11h ; Arrivée au S4 
-	12h05 : Départ plongée 
-	12h35 ; Balise opérationnelle à la creuse
-	12h50 : Départ de la Creuse vers le S6 
-	13h30 : Plongée du S7 puis S8
-	14h35 : Arrivée retour à la Creuse. 
J'en profite pour faire quelques relevés d'azimut :
-	 Clément a positionné la balise au dromadaire et si je localise, direction de la balise depuis la Creuse, c'est 345°.
-	Ensuite je fais une autre visée dans l'axe du chenal de voûte de la Creuse, c'est 85°.

Dimanche 16 février 2025	, plongée des S4/S5 à Hotton
Jean-Luc nous a rejoint le samedi soir au chalet du SCB. Dimanche, nous allons plonger ensemble. J'en profite pour passer un bac plastique dans le siphon afin de faciliter la désobstruction à l?arrivée de la creuse. Au chantier, Jean-Luc creuse avec la pelle US. Cela se passe bien sauf qu'il faut creuser profond pour avoir suffisamment de largeur pour creuser. Le haut de la galerie est trop étroit pour travailler. Voir le schéma de la section de la Creuse post S5. Pendant ce temps, j'évacue les gravats de boue avec le bac en le trainant. C'est l'enfer, car vider le bac remplie de boue collante demande beaucoup trop d'effort. En deux séances de creuse, nous avons avancé de 2 m. Mais à la fin de la désob, le plafond se baisse et il va falloir creuser encore plus profond. Ce qui va encore augmenter la quantité de déblais à évacuer.</description>
</item>

<item>
<title>Sortie hivernale en Haute Savoie - Tanne à la R'noïlle</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1220</link>
<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le 25 janvier nous avons fait une sortie en haute Savoie, a la Tanne a la R'noille (&amp;quot;grenouille&amp;quot; en patois local). L'entrée est en altitude, la première difficulté sera de trouver le bon chemin d'accès. En particulier a la fin, à travers la foret peu pratiquée (merci le GPS), et surtout un lapiaz court mais couvert de neige. Attention aux trous ! On ne manquera pas de mettre le pied dans quelques fissures par mégarde, mais sans gravité.

Puis le puits d'entrée est glacé, donc glissant, et certains spits de la vire sont sous la glace ! JB compense par un amarrage sur concrétion de glace. Solide, mais impressionnant, sachant qu'il y a un P170 dans notre dos, et qu'en purgeant quelques morceaux on entend bien que c'est profond !
Depuis le début ça mouille, la personne qui équipe se fait forcément pleuvoir dessus par endroits. Le côté positif est qu'il y a donc de nombreuses concrétions de glace qu'on prend le temps d'admirer à la descente.

Au fractio du P30, on purge une stalactite de glace qui menace de nous tomber dessus. Sur toute la suite, faire très attention car ce qui tombe parpine dans le P170 !
Le grand puits se descend bien mais là encore il tombe des gouttes et tout le monde en sort plus ou moins humide. On fait une courte pause en bas en sortant les ponchos. La suite est une petite galerie fossile, qu'il faut atteindre en faisant un pas d'escalade exposé au dessus du Puits du Pessimiste.

Ça souffle bien et on est mouillés, on est content de bouger pour se réchauffer. Encore une corde, une petite descente puis une ré-escalade en face a la même hauteur. Le topoguide dit que l'escalade est de 4m mais c'est probablement plus, et c'est exposé. On hésite un peu sur la manière de procéder car peu de prises franches et de lecture pas évidente. Clément finit par monter en libre pour mettre une corde pour les autres. Une corde en fixe ne serait pas du luxe, si on glisse, en plus des &amp;quot;4m&amp;quot; on peut tomber dans un ressaut juste en contrebas ... chute interdite. Et plus tard pour le déséquipement, pour le dernier un anneau de rappel existe mais sur monopoint. 

Cet obstacle passé, la petite galerie fossile continue avec quelques passages bas, puis ça s'agrandit et on arrive dans un méandre. Une corde de plus, et on arrive dans l'actif. C'est un petit ruisseau, au début très plat et rectiligne (comme creusé dans une faille verticale). Puis ça change de profil, l'actif devient plus étroit et se met a faire des virages en descendant dans le pendage, formant un joli petit canyon souterrain. Il vaut le détour!  Il se termine sur un siphon, devant lequel on fait demi-tour. 

En remontant, on visite le début d'une ancienne galerie supérieure creusée en conduite forcée. Mais il est surcreusé par un méandre donc par peur de la glissade (et l'heure qui tourne) on s'arrête rapidement et on poursuit la remontée. Bizarrement, c'est en étant les pieds dans l'eau dans la rivière qu'on aura eu le moins froid de la sortie, car on bouge (et moins de courant d'air).

Au pied du grand puits on se répartit les rôles: Clément et Lena déséquipent. On se rend vite compte, encore plus qu'à la descente, que le puits mouille énormément, comme si il pleuvait: nos deux déséquippeurs décident de garder le poncho, même sur la montée. Remonté comme une cape sur la montée, et en remettant le poncho entier pour attendre aux fractios. Et ce n'est pas du luxe ! Vous savez le bruit de la pluie quand on est sous tente ? En mettant la tête dans le poncho c'est le même bruit (sauf qu'on est déjà mouillé en dessous, au lieu d'être au sec dans la tente).
Lors de la montée une chute de pierres ou de glace passe juste à la droite de Lena et Clément. Il s'avérera que c'était une chute &amp;quot;naturelle&amp;quot;, les autres au dessus étant immobiles dans un point chaud à ce moment.
On arrive en haut du P170 en ayant tout juste &amp;quot;plus trop froid&amp;quot;, mais pas chaud non plus. Et rapidement on commence a trembloter en attendant sous le P30 suivant, malgré les bougies. Heureusement une fois ce puits passé la sortie est proche (à une vire glacée près).

Dehors (vers 22h), alors qu'on s'attendait a avoir encore plus froid, la température paraissait presque clémente: il ne gèle pas.
On tâtonne un peu sur la marche de retour, entre le lapiaz ennegé à retraverser et le sentier peu visible qu'on perd par moments ... mais le GPS aidant on se retrouve sur les chemins forestiers, il n'y a plus qu'à descendre. 
La pluie est un thème récurent de cette sortie, car (cette fois en dehors du trou) il a commencé à pleuvoir des cordes sur la marche de retour. Heureusement qu'on était sorti, un épisode de pluie sur neige aurait rendu le grand puits encore plus désagréable à remonter (sans être dangereux a priori). Une fois à la voiture il faut user de stratégie pour se changer tout en restant à peu près au sec.

Au final une sortie un peu éprouvante par le froid, mais qui valait le coup: jolis paysages (avec un peu de neige mais pas trop, la marche d'approche restait praticable), belles concrétions de glace à l'entrée, beau P170 et jolie rivière au fond.
TPST 9h (13h -&gt; 22h)

On arrive au &amp;quot;gite&amp;quot; (la maison familiale d'Antoine) à 1h30 du matin, aussi le lendemain on abandonne le plan ski initialement prévu. On lave le matériel le matin et on va faire une balade enneigée l'après-midi. 
On fera quand même de la spéléo, à la lueur des flashs de téléphones on fera la visite de la &amp;quot;grotte du diable&amp;quot; le long du sentier. Jusqu'au siphon terminal, soit un TPST de 5 min ! ;-)

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</item>

<item>
<title>AG 2025 du CDS92 en Normandie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1282</link>
<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : 

Arthur, Carole, Clément N, ELise G, JPC, Xis, Anne D, Carine E, Thomas C, Jinpu L, Clarisse T, Nataliya Y, Yves S, Denis A, Gérard



&lt;u&gt;18 janvier 2025&lt;/u&gt;

A l'occasion de son Assemblée Générale, le CDS92 a organisé un week-end à Fécamp.
Au programme :  
Visite de la Grotte des Petites Dalles, Guidés par Caroline Fournial et Jean-Claude du &lt;a href=&amp;quot;https://cnek.eu/&amp;quot;&gt;CNEK (Centre Normand d'Etude du Karst)&lt;/a&gt;.

Assemblée Générale du CDS92 au gîte réservé pour l'occasion.


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/UFX5AifT7Lc?si=lzWEFraqPN12ffxm&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;



&lt;u&gt;19 janvier 2025&lt;/u&gt;

Sur le trajet du retour, visite de la &lt;b&gt;Grotte du Creux Percé&lt;/b&gt;, avec accès en rappel via la falaise (sur les conseils de Yves S.)</description>
</item>

<item>
<title>Camp de Noël explo dans le Sud</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1240</link>
<pubDate>Sun, 29 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour changer cette année, 4 membres du club se sont dit qu'un camp d'hiver d'explo serait une chouette idée.
L'objectif est de donner un coup de main aux copains du &lt;b&gt;Collectif Calernaüm&lt;/b&gt; qui a repris les explos de l'&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt; depuis maintenant quelques années. Cela fait plusieurs fois que l'on se joins à eux en renfort, cette fois-ci sera la première fois pour une équipe 100% ABIMES.

On leur demande de nous donner un objectif atteignable en une semaine sur quelque chose qu'il n'auront pas forcément envie de faire eux même dans l'immédiat.

L'objectif est trouvé, ce sera de réaliser une escalade au-dessus du &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; qui se trouve à peu près à la moitié du développement dans le &lt;i&gt;Réseau I&lt;/i&gt;.

Arthur attendra le reste de l'équipe chez sa mère où sera le camp de base, Clément P partira de voiture de Paris, s'arrêtera à l'&lt;b&gt;Isle-sur-la-Sorgue&lt;/b&gt; pour récupérer Emilie et Jo qui étaient dans la famille de ce dernier. Un petit crochet par la &lt;b&gt;Fontaine de Vaucluse&lt;/b&gt; pour se mettre dans le thème et ils arrivent en PACA le 28/12.
On décharge la voiture qui est bien remplie, on a prévu beaucoup (trop) de matos. S'ensuivent les courses, la cuisine (on innove pour les repas ce sera salade de quinoa et de lentilles) et on essaie de se coucher pas trop tard.

Le programme de la journée du lendemain : 
&lt;li&gt;Aller aussi rapidement que possible au &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; ;
Faire l'escalade qui peut s'aborder soit par le bas (environ 40m), soit en tapant une vire depuis la fin des &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt; et en grimpant environ les 10-15m restant ;
Si l'on arrive à finir l'escalade en une séance, poser une corde en fixe qui permet d'atteindre la lucarne au-dessus du &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; si cela en vaut la peine;
Laisser du matériel sur place si on trouve quelque chose de chouette ou si l'escalade est encore en cours, sinon le déplacer vers des objectifs secondaires que l'on a identifié ;
Récupérer une sonde de niveau &lt;i&gt;Reefnet&lt;/i&gt; que Gilbert F (un spéléo des Sophitaupes) a placé pour observer les mises en charge.
Remonter. &lt;/li&gt;

Arthur est déjà allé jusqu'au &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; pour participer au rééquipement du &lt;i&gt;Réseau I&lt;/i&gt; &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1123&amp;quot; &gt; en mars 2022 &lt;/a&gt; et a participé à une escalade dans la &lt;i&gt;Galerie des Dolmens&lt;/i&gt; en &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1198&amp;quot; &gt;octobre 2023&lt;/a&gt;.
Clément et Arthur étaient allés au fond du &lt;i&gt;Réseau I&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Haré Fisma&lt;/i&gt;) en &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1198&amp;quot; &gt; juillet dernier &lt;/a&gt;. On ne sera donc pas perdu dans le réseau et on sait par où passer.

Emilie et Jo, quant à eux n'étaient allé que dans le &lt;i&gt;Réseau II&lt;/i&gt; en balade avec Arthur &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1198&amp;quot; &gt;décembre 2023&lt;/a&gt;, ils seront en terre inconnue dès la &lt;i&gt;Galerie des Dolmens&lt;/i&gt;.

On vise une sortie de 08-10h pour ne pas trop se cramer et y retourner 2 fois en laissant un jour de repos entre chaque.

&lt;u&gt;29 décembre 2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt;
&lt;u&gt;Participants&lt;/u&gt; : Emilie G, Jo B, Clément P, Arthur P

On se lève assez tôt pour pouvoir voir le lever de soleil et voir la Corse au loin. On se met en route et après environ 30 min de route on se retrouve sur le parking de l'&lt;b&gt;Observatoire de la Côte-d'Azur&lt;/b&gt; sur le plateau de Calern. Le jour est bien levé et on peut encore voir la Corse de manière assez claire.
Le temps de se préparer et on entre sous terre vers 10h.
Assez rapidement on se rend compte que l'on ne va pas avancer très vite. C'est la fin de l'année, on a accumulé de la fatigue avec le boulot et les fêtes, on porte des kits assez lourds et certains ont fait de la route la veille.
On arrive en bas des 200m de puits 01h30 plus tard (mauvais signe) et on se met en route vers la suite.

On n'avance effectivement pas très vite, mais on avance. On arrive vers 13h à la &lt;i&gt;Salle des Magots&lt;/i&gt;, on choisit de ne pas manger tout de suite et de pousser jusqu'au &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt;.
On chipote un peu pour trouver le passage sous la &lt;i&gt;Salle des Magots&lt;/i&gt; puis on finit par s'engager dans la &lt;i&gt;Galerie des Druides&lt;/i&gt;.
Arthur et Clément ont une drôle d'impression, l'argile à l'air plus collante que l'été dernier et on ne voit plus vraiment les traces de passage. L'argile collante ne rend pas la progression plus facile, au contraire, et ce n'est que le début.
Arrivés au &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt; on comprend ce qu'il s'est passé. Lors de la sortie de 2022, Lucas des Sophitaupes avait placé des &amp;quot;&lt;i&gt;Bilborupts&lt;/i&gt;&amp;quot; un peu partout entre la zone du &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt; et la fin des &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt;.

Pour rappel :
&lt;i&gt;Les Bilborupts sont des dispositifs de conception assez rudimentaire permettant de visualiser la mise en charge ou non d?une galerie. Ils sont constitués (dans le cas présent) d?un fer à béton sur lequel est fixé à 2 hauteurs différentes des sections de tubes PVC dans lesquels sont placés des bouchons en liège retenu par une ficelle. Les bouchons restent en l?absence de crue logés dans les sections de tubes PVC car ils sont retenus par un croisillon de fil de fer au fond. Lorsque l?eau monte, elle remplit les tube PVC par le fond, les bouchons en liège flottent et sont emporté en dehors de leur logement par le courant. Lorsque l?eau se retire, les bouchons se retrouvent pendus par la ficelle en dehors de leur logement. Leur nom vient du fait que l?utilisation de ce genre d?équipement s?est développé au Rupt-du-Puits.&lt;/i&gt;

Nous pourrons observer lors de cette sortie que l'ensemble des &amp;quot;&lt;i&gt;Bilborupts&lt;/i&gt;&amp;quot; a sauté, ce qui prouve qu'une crue a fait monter le niveau de l'eau jusqu'ici et potentiellement jusque dans la &lt;i&gt;Galerie des Druides&lt;/i&gt;. On en aura le c?ur net lorsque la sonde &lt;i&gt;Reefnet&lt;/i&gt; aura été exploitée.

Le &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt; sera tout à fait pénible à passer, on se retrouve avec environ 2,5kg de glaise à chaque pieds.
Arrivés en bas on avance un peu dans une galerie horizontale et on se retrouve assez rapidement au pied des &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt;, il est 14h.

A la fatigue et au poids des kits s'ajoutent le poids de la glaise et la faim qui commence à se faire sentir. On décide de pousser tout de même jusqu'au &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; qui n'est qu'à maximum 30min...

Dans les &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt;, plus aucune traces de passage. Dans la progression, on doit descendre puis remonter 2 plans inclinés glaiseux dans lesquels il faudra refaire les marches.
On en profite pour regarder les plafonds. C'est dans cette zone que se situent les objectifs secondaires que l'on nous a indiqués. Effectivement il y a de nombreuses cheminées, certaines avec des arrivées d'eau. Il faudra les grimper un jour pour voir s'il n'y a pas de galerie supérieure avec de possibles ramifications.

On arrive au bivouac de l'équipe du &lt;i&gt;Réseau I&lt;/i&gt; (Manon P, Lucas S, Gilbert F, et Théo G). Ils nous avaient donné l'autorisation d'utiliser leurs duvets si besoin. Le matériel de bivouac est éparpillé un peu partout dans la galerie, les pinces à linges sont à droite, à gauche et on retrouve les tapis de sol en mousse dans les soutirages.
On ouvre le sac étanche (qui est encore bien fermé) pour vérifier l'état des duvets et surprise ! Il est rempli au tiers avec de l'eau. Ici la crue a dû monter assez haut pour que la pression de l'eau soit suffisante pour vaincre l'étanchéité du sac. On vide le sac étanche, on ouvre les sacs de compression des duvets et on les dispose dans la pente pour qu'ils s'égouttent.

Arrivés au &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; à 15h30, on prend tous le temps de faire une pause et de manger.
La salade de quinoa/lentilles est plus que le bienvenue. On nous avait conseillé de prendre autre chose que des sandwichs pour des grosses sorties de ce genre et c'est effectivement une bonne idée !
Une fois le déjeuner fini à 16h, Clément préparer le matos pour aller grimper, Jo commence à l'assurer pendant qu'Emilie et Arthur rangent puis se reposent avec un point chaud.

Clément aura du mal à trouver par où commencer. L'heure avancée et le profil en dévers ne nous donne pas envie d'attaquer l'escalade par le bas, il cherche donc un endroit pour attaquer la vire.
La paroi Ouest est difficilement accessible sans danger, il faut monter sur un petit plan incliné glaiseux avec sur la droite le &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; et sur la gauche un soutirage dans lequel on n'a pas forcément envie de tomber.
Pour atteindre la paroi Est, il faut remonter dans la fin des &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt; et, chose plus difficile, trouver de la roche saine.

Clément finit par trouver une voie et équipe la vire. Il vise une paroi blanche au niveau de la lucarne au-dessus du &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; où la pierre nous semble saine. A partir de là le but est de finir proprement la vire puis d'équiper avec des amarrages inox une corde qui permettrait de remonter depuis le bas du &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt;.
Arthur remplace Jo qui commence à se refroidir à l'assurage.
Arrivé à hauteur de la paroi, Clément sonde et ça sonne creux. En sondant un peu plus fort, il détache des blocs de taille respectable qui vont s'écraser en bas. En fait toute la paroi est feuilletée et rien ne semble sûr pour finir la vire.
De là où il se situe, Clément ne voit rien qui lui semble particulièrement excitant au-dessus du &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt;, mais il ne voit pas tout, il faudra finir cette escalade pour en avoir le c?ur net.
On décide donc de replier le matériel et d'abandonner l'escalade par cette voie.
Il est 19h, on prend le temps de discuter de la suite. Si l'on veut essayer d'atteindre la lucarne au-dessus du &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; il faudra revenir dans 2 jours minimum. Vu l'état de fatigue et la vitesse réduite, cela semble peu raisonnable (ou en tout cas peu motivant). On décide donc d'abandonner complétement nos ambitions d'explos pour ce camp d'hiver, de ressortir tout le matériel et de faire quelques jolies sorties classiques dans le coin avant de rentrer sur Paris.

A 20h on se remet donc en route après avoir rangé tout le matériel.
Arthur attrape en passant les duvets qui se sont égouttés, les fourre dans le sac étanche et se propose de les emmener au bas des &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt;.
Les mêmes causes entrainant les mêmes effets, nous mettrons de nouveau 01h30 pour traverser les &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt;, il est 21h30.
Petit détour de 05min pour récupérer la &lt;i&gt;Reefnet&lt;/i&gt;. On devait au départ la déposer dans un endroit convenu dans le &lt;i&gt;Réseau I&lt;/i&gt; mais vues nos observations, nous préférons la ressortir et la déposer chez Eric Madelaine (Spéléo des Sophitaupes) qui pourra rapidement en exploiter les données. On crève d'impatience de savoir jusqu'où l'eau peut monter.

Clément prend le relai pour le sac étanche et les duvets, on le déposera en haut du &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt;, ce qui fera gagner un temps certains aux copains sudistes lorsqu'ils viendront les récupérer.

Le retour est long et pénible, on se traine, on s'essouffle et on fait des pauses. La progression s'apparente à une randonnée sur un terrain très pentu qui suit globalement un interstrates calcaire/marne, il faut parfois crapahuter dans les blocs, parfois passer une étroiture ponctuelle, parfois remonter une petite corde.

&lt;u&gt;30 décembre 2024&lt;/u&gt;

On enchaine la &lt;i&gt;Galerie des Druides&lt;/i&gt;, le chaos sous la &lt;i&gt;Salle des Magots&lt;/i&gt; dans lequel on cherchera un peu notre chemin, la &lt;i&gt;Galerie des Dolmens&lt;/i&gt;, la &lt;i&gt;Galerie de l'Odyssée&lt;/i&gt; et on arrive enfin en bas des puits à 03h.

La remontée sera également laborieuse, on profite des gros paliers pour faire des micro sieste (n'est-ce pas Clément ?).

Clément sort le premier vers 06h45, dès que le deuxième est sorti, il partira faire une sieste à la voiture pour être en état de conduire pour rentrer.
Suivent Arthur, Emilie et Jo.
Lorsqu'il sort Jo s'exclame &amp;quot;merde, j'ai coincé la corde du premier puits sous un becquet, impossible de mettre un descendeur pour les prochains&amp;quot;. Arthur retourne donc dans le trou à 07h, essaie de décoincer la corde en défaisant les amarrages et en la secouant, rien n'a faire. On lui passe une autre corde, il équipe en double, descend, décoince la corde, remonte ce puits qui n'est pas franchement le plus large et ressort. 
Il a dû en passant traverser une faille spacio-temporelle parce qu'après cette petite activité qui lui a semblé prendre 15-20min il est maintenant 08h.

Sur le chemin pour le parking, Clément vient à notre rencontre, il commençait à s'inquiéter.

On rentre tous se coucher, Arthur se relève après 2h de sommeil pour aller participer à un repas de famille (où il aura l'occasion de faire une longue sieste).

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Y9IsiURACfY?si=VW9jNwVKXyLFqVB9&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST : 21h

&lt;u&gt;31 décembre 2024&lt;/u&gt;
Randonnée dans les &lt;b&gt;Gorges du Loup&lt;/b&gt; : &lt;a href=&amp;quot;https://www.visorando.com/randonnee-canal-du-loup-et-aqueduc-du-foulon/&amp;quot; &gt;canal du Loup et aqueduc du Foulon&lt;/a&gt;.

On part du village perché du Bar-sur-Loup, après une grosse montée on chemine le long du Canal (enterré puis en conduite forcée) du Loup qui alimente le village en eau, puis de l'Aqueduc du Foulon (en passant par des dizaine de tunnels) qui fournit l'eau &amp;quot;potable&amp;quot; à la région de Grasse.
On profitera de la belle vue sur les Gorges et la Vallée du Loup, sur le village en nid d'aigle de Gourdon et on pourra apercevoir la Cascade de 60m du canyon de Bès Courmes que l'on avait fait en &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1224&amp;quot; &gt;juin 2023&lt;/a&gt;.
On redescendra dans les gorges au niveau du &lt;b&gt;Saut du Loup&lt;/b&gt;, attraction fermée, à laquelle on jettera un coup d'?il tant bien que mal.

Réveillon le soir chez la mère d'Arthur.

&lt;u&gt;01 janvier 2025&lt;/u&gt;

Repos

Petite balade tardive pour voir le belvédère du village perché de &lt;b&gt;Saint-Cézaire-sur-Siagne&lt;/b&gt;.


&lt;u&gt;02 janvier 2025&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Aven Obscur&lt;/b&gt;
&lt;u&gt;Participants&lt;/u&gt; : Emilie G, Clément P, Arthur P

A la recherche d'une petite sortie &amp;quot;classique&amp;quot; et jolie du coin, on choisi d'aller à l'&lt;b&gt;Aven Obscur&lt;/b&gt;, une grotte un peu &amp;quot;secrète&amp;quot;, sur le conseil d'un contact de Clément.
Jo décide de se reposer en surface pour la journée
L'entrée est camouflée en plein milieu des bois, on n'en dira pas plus mais à priori difficile de tomber dessus par hasard.
On équipe assez rapidement, P13, P22, P25 et on arrive dans la grande salle qui justifie la visite de cette cavité.
Le trou continue plus bas, mais à priori peu d'intérêt pour les visites en &amp;quot;touristes&amp;quot;.
La grande salle va nous occuper plus d'une heure, on y trouve beaucoup de jolies concrétions dont des excentriques géantes d'environ 40-50 cm !
En fouillant un peu on trouve même un renne de Noël au fond de la salle !
La remonté ne se révèle pas plus compliquée que la descente, à l'exception près que l'on se rend compte qu'une corde est tonchée au niveau d'une main courante qui était certainement trop tendue. Attention aux frottements !

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/DuuBqzEZC2g?si=iCX_nJOXb232eTAo&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Sur le retour petit détour tardif pour voir le belvédère du village perché de &lt;b&gt;Cabris&lt;/b&gt; et accessoirement acheter des pizzas.

TPST : 04h30


&lt;u&gt;03 janvier 2025&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Aven de l'Air Chaud&lt;/b&gt;
&lt;u&gt;Participants&lt;/u&gt; : Emilie G, Jo B, Clément P, Arthur P

Pour rester sur l'envie de faire une sortie classique un peu chouette on se décide pour l'&lt;b&gt;Aven de l'Air Chaud&lt;/b&gt; sur le &lt;b&gt;Plateau de Saint-Vallier-de-Thiey&lt;/b&gt;.
L'&lt;b&gt;Aven de l'Air Chaud&lt;/b&gt; est une jolie cavité qui donne accès au collecteur du plateau. &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1150&amp;quot; &gt;Arthur l'avait déjà faite en 2023&lt;/a&gt;.
N'ayant pas de cordes de petites longueurs, on emprunte des petites cordes à Michel Isnard (spéléo du club Garagalh) le matin même, on papote plus que prévu et on prend donc du retard.

On galère un peu à trouver l'entrée et on prend donc encore du retard.

La fatigue accumulée sur le séjour fait que l'on avance lentement et que l'on se creuse la tête pour équiper.
La cavité commence par des galeries pas trop larges mais avec de jolies formes. On enchaine les petits puits et ressauts et le volume s'agrandi d'un coup lorsque l'on arrive à l'immense &lt;i&gt;Salle des Pirates&lt;/i&gt;.
Arrivés à la rivière, on se trompe de branche pour aller voir un cul de sac mais qui donne sur un joli petit bout de rivière.
On trouve enfin la branche menant au siphon amont, arrêt sur un lac où il faut se mouiller les pieds, il est tard, on est tous fatigués (sauf Emilie) et il faut rentrer.

Sortie tardive sur les coups de 23h.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/4-2GeYixwpU?si=V-BzIObxZwqnSJ2M&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST : 09h20


&lt;u&gt;04 janvier 2025&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Grotte de la Foux de Saint-Cézaire&lt;/b&gt;
&lt;u&gt;Participants&lt;/u&gt; : Emilie G, Jo B, Clément P, Arthur P

C'est bientôt la fin du séjour, on lave le matériel et on rentre.
D'abord un prélavage du matos dans le jardin dans une brouette pour dégrossir puis on embarque le tout et on va à la &lt;b&gt;Résurgence de la Foux de Saint-Cézaire&lt;/b&gt;.
On peut se garer à proximité et la résurgence présente un bassin assez large pour que l'on puisse tous laver en parallèle.
La lumière décline, on finira de nuit avec les frontales (c'est l'hiver tout de même).
L'eau est plutôt bonne et on n'aura pas froid
Petite balade dans la grotte qui mène au siphon, beaucoup d'inscriptions et de jolies dunes de sable.
Sur le retour on fait un saut par le belvédère à &lt;b&gt;Saint-Cézaire-sur-Siagne&lt;/b&gt; pour admirer la vue.

TPST : 00h30

&lt;u&gt;05 janvier 2025&lt;/u&gt;
On fait un détour pour rendre le matériel emprunté à Michel sur Saint-Vallier.
Pour la route du retour on optera pour la jolie &lt;b&gt;Route Napoléon&lt;/b&gt; qui nous permet de jouer aux touristes et d'admirer de beaux paysages (en plus de réaliser quelques économies de péages). 
On fera un petit détour par la &lt;i&gt;Dalle aux Ammonites&lt;/i&gt;
On dormira chez Matthieu dans l'Ain, avec qui Arthur et Jo &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1200&amp;quot; &gt;étaient allé à la Falconnette en septembre 2024&lt;/a&gt;.

&lt;u&gt;06 janvier 2025&lt;/u&gt;
Retour jusqu'à Paris le lendemain par le trajet plus classique de l'autoroute. On arrive pas trop tard et on aura tous le temps de se reposer tranquillement avant de reprendre le boulot.</description>
</item>

<item>
<title>Hotton 14-15 Décembre 2024</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1237</link>
<pubDate>Sat, 14 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nouvelle session de travail à Hotton, une première pour Jinpu, Nathalie et Ariane.
On est en décembre, il a plu, on sait que le chantier n'est pas praticable en l'état mais on a tout de même largement de quoi s'occuper.

&lt;u&gt;Vendredi 13/12/2024&lt;/u&gt;
 Arrivée vendredi soir au châlet du SCB. Le châlet ressemble à un refuge de montagne. Il fait froid (-5°). On fait du feu. Belle pleine lune sur la forêt toute gelée.

Jinpu, Thomas, Carole, Arthur et Nathalie arrivent avant Christophe, Clément et Ariane. Ils se font des pâtes. Serge arrive le dernier. 
Les plus raisonnables vont se coucher, les autres font honneur à l'alcool de mirabelle ramené par Clément.
Quelques ronflements plus tard tard, tout le monde se réveille à peu près en forme.

&lt;u&gt;Samedi 14/12/2024&lt;/u&gt;
Arrivée à 10h45 à l'entrée de la grotte. On s'équipe, on se répartit le matériel de plongée de Christophe, et c'est parti. Pour les initiés, c'est la première fois qu'on porte du matériel lourd. Pas évident d'évoluer dans les boyaux accidentés de la grotte avec cette nouvelle charge.

Petit échauffement avant de démarrer les choses sérieuses : on traverse le parcours touristique bien propre, bien éclairé, avec de beaux escaliers. On passe devant un groupe de touristes médusés. 

Pour accéder à la partie spéléo de la grotte,  il faut glisser dans un toboggan orange. Les sacs de matériel d'abord, les sacs d'os ensuite.

Seconde étape, un puits équipé d'une échelle. Comme elle n'est pas très stable, il faut s'assurer avec le descendeur. La corde est assez épaisse et gonflée par l'humidité de la grotte. On apprend donc à mettre la corde en C (ou en 0 ?) dans le descendeur pour qu'elle glisse mieux.

Une fois ce premier puits descendu, le chemin pour aller jusqu'au chantier est assez simple. Il faut quand même marcher avec prudence car le sol est très glissant. On passe aussi plusieurs galeries inondées. 

On arrive devant le &lt;b&gt;Siphon 4&lt;/b&gt; et on regarde Christophe se transformer en homme grenouille. Pendant ce temps, Thomas nous raconte comment il a volé un b?uf avec son cousin (apparemment ce n'est pas vrai, mais le doute subsiste). Clément demande vainement le silence pour que Christophe  puisse se concentrer avant sa plongée. Il disparaît dans le boyau inondé.

Cette fois-ci il emporte avec lui une des balises de Clément pour que l'on essaye d'estimer la position relative de la sortie du boyau par rapport au front de taille.
Une fois la balise installée devant le boyau de l'autre côté du S5, Xis part plonger le S6 et repérer le départ du S7.

On reprend notre progression pour aller déjeuner devant le &lt;b&gt;Dromadaire&lt;/b&gt;.

Une série de mesure pour le balisage est prise dans la galerie du Dromadaire pendant que certains finissent de manger.

Après le repas nous formons plusieurs équipes. Nathalie, Carole, Clément et Ariane vont faire des mesures de balisage au niveau du &lt;i&gt;Réseau 3&lt;/i&gt; en réalisant un filaire pour connecter les différents points de mesure. C'est Nathalie qui s'occupe de faire fonctionner le Disto X. C'est intéressant de comprendre comment on cartographie une grotte.

Pendant ce temps une autre équipe met en place une pompe centrifuge pour eau chargée spécialement achetée dans la rivière, post-S4. La pompe fonctionne sur nos batterie 38V.
Le but est de pomper l'eau de la rivière pour l'envoyer sur le chantier.
C'est complètement idiot, me direz vous ! Nous transformons nous en Shadocks ?
Oui mais non, car c'est en opérant  en refoulant l'eau sur le front de taille que l'on a les meilleures chance de remplir le tuyau en Socarex (PEHD) posé la dernière fois (LIEN VERS LE PRECEDENT CR) sans bulles. On amorce le siphonnage en coupant simplement la pompe 5 min après avoir commencé à pomper pour vider le chantier vers la rivière. La vidange est rendue plus efficace en ouvrant un robinet sur le raccord en &amp;quot;T&amp;quot; qui sert à connecter la pompe. L'eau se trouble au bout de 2min30.

Clément tente également de baliser depuis le front de taille, l'accès n'est pas forcément aisée avec l'eau et le signal est inexploitable.

Tout le monde se retrouve devant le &lt;b&gt;Siphon 4&lt;/b&gt; pour attendre que Christophe ressorte. Ensuite, on remonte tous ensemble. On est tous recouverts de boue. Il faut faire attention à ne pas salir le réseau touristique.

Jinpu, Thomas, Clément et Ariane font un petit détour par le réseau touristique puis jusqu'à la &lt;b&gt;Cascade&lt;/b&gt; et au &lt;b&gt;Siphon &lt;/b&gt;. La &lt;b&gt;Galerie du Spéléo Club de Belgique&lt;/b&gt; qui y mène est assez monumentale. On crapahute au milieu d'éboulis rocheux, puis on se faufile entre les pierres pour rejoindre la rivière. 

On rentre au chalet pour se changer rapidement et mettre les affaires à sécher avant de retourner au bâtiment des grottes pour partager une raclette avec nos amis belges. Pas de pommes de terre, mais des champignons, des carottes et des oranges à foison. Le mousseux coule à flots.

De retour au chalet, la chaleur du poêle est bienvenue. La soirée continue dans la pièce principale transformée en buanderie. On finit l'alcool de mirabelle au milieu des combis en train de sécher.

TPST : 9h

&lt;u&gt;Dimanche 15/12/2024&lt;/u&gt;
    
Le lendemain, réveil à 8h30. On essaie de se préparer rapidement pour arriver et ressortir tôt de la grotte.

On accompagne Christophe jusqu'au &lt;b&gt;Siphon 4&lt;/b&gt;, puis on se dirige vers le chantier. 

Il faut retirer le baudrier pour ne pas le salir, car le chantier est très TRÈS glaiseux. Avant de commencer à creuser, on reprend des forces en mangeant nos sandwichs. 

Carole, Nathalie, Jinpu et Thomas s'engouffrent dans la galerie mythique de 80m. C'est long, mais le chemin est jalonné de petits panneaux indiquant la longueur du boyau. Pas évident d'avancer à quatre pattes sur une si longue distance. Les premiers signes de la claustrophobie se font sentir..! Arrivés au bout, ils rencontrent Serge, qui leur explique qu'ils vont devoirs l'aider à évacuer l'eau du fond de la galerie qui n'a pas été vidangée en totalité par le tuyau en PEHD. Thomas commence à creuser une tranchée pour faire couler l'eau, mais elle est trop profonde et empêche le passage des bacs.. Finalement, la tranchée est rebouchée, et on recommence à charrier des bacs de terre à l'extérieur de la galerie. Les débutants ne sont pas vraiment rompus à l'exercice... Il faut dire que traîner des caisses de glaise à 4 pattes sur 80m, c'est sacrément sportif ! 

Après avoir tracté un nombre tout à fait honorable de bacs (mais on ne vous dira pas combien..!), nos courageux apprentis nains laissent pelles et pioches derrière eux pour aller retrouver Christophe, qui termine sa plongée. Il ramène avec lui tout un bric à brac (les locaux diront des brols) d'objets rouillés abandonnés dans un siphon par le dernier spéléoplongeur. Parmi les objets on compte 2 bouteilles de plongée en acier initialement gonflée à 200 bars et déposées post &lt;b&gt;Siphon 6&lt;/b&gt; qu'il a dû vider sur place pour plus de sécurité, un nécessaire d'escalade (étriers tellement oxydés qu'il n'en reste que les cordelettes, plaquettes et taraud) et un masque de plongée dont le caoutchouc est dans un état étonnamment bon.

On profite de la rivière souterraine pour se nettoyer un peu de toute cette boue accumulée sur nos combis... avant de se resalir en remontant à la surface !

Ultime effort avant de reprendre le chemin de la maison : le lavage du matériel. Accompagnés de Clément, les débutants vont brosser leurs combinaisons et leurs baudriers dans la rivière de l'Isbelle qui coule à côté du châlet du SCB. Note pour la prochaine fois : apporter une brosse à dents pour retirer la terre incrustée dans les mousquetons.

En partant, on fait un crochet par la fameuse friterie de Hotton.

TPST : 6h

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/n_eROunpAlU?si=lpBpJ9jA4v27it-y&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Les conclusions des mesures de balisage nous déstabilisent légèrement. Il est possible que le boyau n'aille pas tout droit comme on l'avait espéré et qu'il faille obliquer sur le front de taille.

Il faudra réessayer un nouveau balisage la prochaine fois pour valider les conclusions.


    &lt;b&gt;&lt;u&gt;CR de la plongée de XIS&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;

&lt;u&gt;Samedi 14 décembre 2024, &lt;b&gt;plongée des S4/S5/S6 à Hotton&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;
Départ tardif ce samedi avec l?effet d?inertie de groupe. Entrée sous terre vers 11h.
Je file direct au S4 et c?est parti. J?ai pris 3 bloc de 4l plus un kit rempli à mort avec boyon étanche, casse-croute, balise, talkie, pelle US, marteau de géologue ? Dans le S5 les 2 étroitures demandent un peu de travail et de ménage avant de passer avec tout mon bazar ambulant.  Sortie du S5, je file direct à la creuse. Déballage délicat, il faut sortir avec soin le matériel électronique transporté en caisson étanche en étant trempé et après avoir rampé dans la boue. Je sors la radio et j?appelle, mais pas de réponse ! Je déballe l?antenne de la balise. Il faut un endroit plat car elle doit être parfaitement horizontale. Heureusement je peux faire des petits tas de bout pour la caler pendant que je vérifie l?horizontalité à l?aide du double niveau. La balise commence à émettre vers 13h. C?est du casse-croute bien mérité, sandwich jambon et soupe chaude transporté dans un thermos. Je me remets en route après avoir récupéré les  2 4l pleines et le kit dans lequel j?ai remis le reste du matériel de plongée (palmes, dévidoir, boyon de secours ?). Grace au repérage du mois précédent, le chemin se fait sans encombre jusqu?au S6. Je m?immerge, ce n?est pas une simple longue voute mouillante. En réalité c?est plus complexe, il y a 2 fausses cloches au plafond dans lesquels on est tenté d?aller alors qu?il faut descendre au fond pour progresser dans une espèce de baïonnette. A la sortie du S6 j?aperçois un vieux kit rouge attaché au fil d?ariane hors de l?eau. J?y jette un ?il, c?est la fameuse bouteille que Rolland a laissée en 1998. Je me déséquipe avant d?aller étudier le kit des merveilles. J?y trouve un masque, un bloc de 4l et une petite bouteille de 3l avec un cycklon 300. Bonne nouvelle les 2 blocs sont en acier. J?immerge la 4l sous l?eau et je me positionne à 90° de l?axe du bloc, puis du bout des doigts je man?uvre avec prudence le volant du robinet pour l?ouvrir. Le gaz s?échappe avec une odeur d?huile rance. Sur la 3l, je n?arrive pas à dévisser la bague DIN
 du Cyklon. Je délaisse ce chantier pour aller me promener jusqu?au S7. La progression est bien moins aisée qu?avant le S6. On marche sur un sol meuble et le cheminement nécessite le passage par-dessus  de multiples gros blocs. A mi-chemin on rencontre des accès aux étages supérieurs. Je poursuis jusqu?au S7. Je mets la tête dedans avec un masque mais on ne voit pas à 50 cm. Bref, à revoir avec des blocs. Au retour j?en profite pour monter à un 1er palier intermédiaire aperçu à l?aller. Etant seul je n?ose pas m?aventurer plus haut. L?attente risque d?être longue si je chute. Je trouve des cordes et une trousse à spits que je décide de ramener pour la creuse. Revenu au S6, je profite d?avoir le marteau pour tapoter sur la bague de serrage du détendeur récalcitrant. Yaiss ! je peux alors démonter le détendeur et la 2ème bouteille et la vider. Je repasse le S6 avec mon kit. Puis je reviens faire un 2ème passage pour récupérer le kit des 2 bouteilles d?époque. Maintenant gros portage jusqu?au S5, je veux faire un seul voyage avec mes 2 Blocs 4l, mon kit de matos plongée et le kit avec les 2 autres blocs. Revenu au S5, je pose tout le matos pour aller faire un tour dans la creuse pour faire un dernier appel au talkie. Toujours sans réponse. Je remballe le matos fragile dans les boyons. Je repasse le S5 et S4 avec mes 3 4l, le 4l d Rolland et mon kit de matos. A la sortie, je me change rapidement et nous ressortons. 
Ensuite grosse soirée apéro / raclette dans le bâtiment de la grotte organisée par Charles. Les 3 guides sont présents. Je discute pas mal avec Jules qui a fait la maquette de la grotte imprimés en 3d. Il a imprimé des morceaux de 20cm qu?il a ensuite collé pour la faire la grotte de 3m de long. J?adore. Ensuite retour au chalet et dodo en prévision du lendemain.
 
&lt;u&gt;Dimanche 15 décembre 2024, &lt;b&gt;plongée des S4/S5 à Hotton&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;
Le lendemain, retour à la grotte. L?inertie de groupe est terrible, on finit par partir sous terre avec Clément vers 11 heures. J'ai pris mon quatrième bloc pour assurer du coup. Je vais respirer uniquement sur le bloc entamé afin de préserver le 4ème bloc qui est un  Nitrox 40. Je passe S4 / S5, je file à la creuse réactiver la balise. Ensuite j'attaque le creusement de la glaise. Cela se creuse bien à l?Estwing. Par contre, impossible d'utiliser la pelle US car la boue colle trop et elle est trop lourde. Je ressors la glaise du boyau pour la stocker sur les côtés de la galerie. Mais rapidement cela devient compliqué de creuser et de se déplacer pour la stocker seul. Il faut une deuxième personne, il me manque vraiment un relais, surtout que pour bien faire, il faudrait stocker la glaise plus loin.  Je me fais un casse-croûte accompagné de la traditionnelle soupe. Je me décide ensuite à aller me balader au S6, histoire de voir si le seuil est abaissable moyennant un petit peu de travaux. En fait, entre le S5 et le S6, il y a une faible pente constante. Juste avant le S6, il y a un seuil qui permettrait une baisse de 20 cm moyennant travaux. Je reviens creuser un coup à la creuse. J'ai avancé d'un mètre en gros. Je remballe le talkie, la balise et tout le matériel. Pour le retour, j'ai mes deux 4 l, le kit de matos et le deuxième bloc de 3l de Rolland. Je retrouve les autres à la sortie du S4. On remballe et on ressort pour que les 16h30 fatidiques. 
Bon ce WE fût bien productif, il reste à Clément à finaliser les calculs de la triangulation.

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</item>

<item>
<title>De la première aux Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1260</link>
<pubDate>Tue, 26 Nov 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Chronologie :
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lors de notre &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1078&amp;quot;&gt;sortie confinée aux &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; du 05 au 07 février 2021, on avait pu découvrir le &lt;i&gt;réseau inférieur&lt;/i&gt; des &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt;, joli réseau assez peu pratiqué qui change complètement du réseau supérieur. Après visite des &lt;i&gt;Galeries Est, Ouest&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;Lac &amp;quot;Terminal&amp;quot;&lt;/i&gt;. Le passage au &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt; nous décevra légèrement, nous n'observons qu'un fond de méandre remplit d'eau turbide avec une vire d'accès ne comportant qu'un monopoint de chaque côté, dont un bien rouillé.

Suite à ce week-end, on se dit qu'il y a peut-être encore de l'explo à faire dans cette grotte archi classique. Notamment avec de belles cheminées qui semblent remonter assez haut.

On prend donc contact avec Benoît Decreuse, local de l'étape, explorateur historique du &lt;b&gt;plateau de Montrond&lt;/b&gt; et actuel Président du CSR Bourgogne Franche-Comté.

Selon Benoît, les cheminées que l'on a pu observer au réseau inférieur ont déjà été escaladée et ne donnent rien de notable, par contre il semblerait qu'il reste des choses à faire notamment :

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En haut du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; qui donne accès au réseau inférieur :
&amp;quot;&lt;i&gt;Pour information, des spéléologues (mais on ne sait plus qui, ni quand !!! Cela fait partie de la transmission orale qui circule) auraient procédé à des escalades au sommet du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt;. Mais sur ce point, rien de publié, et aucun élément.&lt;/i&gt;&amp;quot;&lt;/li&gt;
 
&lt;li&gt;De l'autre côté du lac Terminal : &amp;quot;&lt;i&gt;Page 53 du bulletin de l'ASE numéro 13, 1976 [...] l'escalade au-dessus du &lt;i&gt;Lac des &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;. La &lt;i&gt;galerie des X&lt;/i&gt; s'appelle ainsi parce que pour faire l'escalade, ils ont utilisé des barres de métal croisées (en X) et ils les ont semble-t-il laissé dans cette galerie qui reste assez conséquente, une centaine de mètres ! Mais ce qui est intéressant, c'est le départ important de galeries qu'ils ont découverts plus haut sans pouvoir l'atteindre. [...]. À ma connaissance personne n'a repris cette explo !!! &lt;/i&gt;&amp;quot;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

A partir de cet échange, l'idée d'organiser à la fois une sortie au bout du &lt;i&gt;Lac des &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; et l'escalade au dessus du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt;, va nous suivre pendant un moment.&lt;/li&gt;

&lt;li&gt;Lors de notre &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1106&amp;quot;&gt;sortie laborieuse aux &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; le 24 juillet 2021, Axel, Kevin et Arthur avaient pour objectif de rééquiper la vire d'accès au &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt;.
Finalement, un seul spit sera planté pour doubler la tête de main courante, la corde destinée à équiper la vire sera laissée en place. 
L'eau du &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt; est encore très turbide et il est impossible d'allumer un briquet pour faire un point chaud ni au &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt;, ni dans le méandre.&lt;/li&gt;

&lt;li&gt;Une  &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1132&amp;quot;&gt;sortie franco-belge&lt;/a&gt; le 11 novembre 2022 avec Déborah, Amaury, Olivier, Enrique et Arthur permettra de finir le rééquipement (cette fois-ci avec un perfo), la vire et la corde d'accès au &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt;sont équipée à la fin de la sortie. L'idée de départ était de tirer une vire jusqu'à l'autre rive du &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt;. 


Le rééquipement nous permet enfin de trouver le bon accès et de voir le &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt; dont l'eau est toujours très turbide.
On peut accéder au &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt; :
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Soit en descendant directement dans le méandre en dessous de la vire rééquipée et passer par une sorte de &amp;quot;&lt;i&gt;Fenêtre&lt;/i&gt; dans la paroi pour accéder au grand volume&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Soit en continuant le méandre au bout de la vire qui oblique de nouveau à 90° à droite. On remonte alors sur un talus glaiseux et on débouche au niveau du plafond au-dessus du lac quasiment à l'aplomb de la &lt;i&gt;Fenêtre&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

Les parois sont recouverte d'une couche de boue qui peut être épaisse par endroit, le plafond du Lac est plat et on peut y observer de petits débris végétaux, ce qui semble indiquer que le &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt; peut se mettre en charge intégralement.

Celui-ci est beaucoup plus grand que ce à quoi on s'attendait et il faudra revenir avec un bateau si l'on veut le traverser et retrouver l'escalade des années 70.&lt;/li&gt;

&lt;li&gt;On profite d'un &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1191&amp;quot;&gt;week-end initiation&lt;/a&gt; dans le Doubs pour vérifier plusieurs points d'intérêts aux &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt; (notamment l'effondrement au bout de la galerie historique) et pour faire quelques points de balisage avec la balise électromagnétique de Clément P, avec Clem P, Emilie G, Jo B, Salomé M, Maxime M, Maxime LC et Arthur P. 
Le balisage effectué en haut du &lt;i&gt;P20&lt;/i&gt; ne semble pas correspondre avec la position donnée par la superposition de la topo TGT publiée dans &lt;a href=&amp;quot;http://www.speleomag.com/2010/08/speleo-magazine-n%c2%b056/&amp;quot;&gt;&lt;i&gt;Spéléo Magazine n°56&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; sur un fond de carte. La topo du réseau supérieur serait peut-être à revoir.&lt;/li&gt;

&lt;li&gt;Lors d'un week-end dans le Doubs qui avait pour but de continuer à se former à l'escalade souterraine, Clem P &amp; Arthur P font une première session d'escalade le 09 juin 2024 au dessus du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt;.
On arrive assez rapidement à un palier où est gravé une date dans la paroi &amp;quot;&lt;i&gt;1995&lt;/i&gt;. 
Certainement le terminus de l'époque, la cheminée continue au dessus, pas de marque de progression.
On continue donc au-dessus sur ce qui semble être de la première pour déboucher sur un nouveau palier.
Au-dessus continue une sorte de méandre/cheminée qui monte encore d'environ 10m en tournant de 90°, on reviendra pour reprendre.
On désescalade point par point sans laisser de matériel.&lt;/li&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/HqL_CZh5Iyg?si=F9p5e36KWX8l-LU2&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;li&gt; Deuxième session d'escalade au-dessus du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; avec Clem P, Emilie G et Arthur P au profit d'une &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1213&amp;quot;&gt;sortie initiation &lt;/a&gt;le 20 octobre 2024.
On reprend l'escalade depuis le début en réutilisant les points de la fois précédente et on arrive assez rapidement là où l'on s'était arrêté. 
Le contexte de joindre un peu d'explo à une sortie initiation fait que l'on dispose de peu de temps pour vraiment travailler. On ne posera que 5 points supplémentaire en  espérant tomber sur une galerie horizontale mais on arrive sur un nouveau palier en bas d'une zone qui s'élargit franchement.
On équipe deux relais en laissant la corde lovée en haut puis on désescalade point par point pour que des curieux n'aillent pas s'engager là-bas par hasard&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/mstDacB7LHw?si=KteXkp0X6Pzo6fLa&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


Le mini camp explo à la &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt; commence donc le 25 novembre 2024.

&lt;u&gt;Lundi 25 novembre 2024&lt;/u&gt;
Trajet à 4 depuis Paris dans la voiture de l'oncle de Jo avec Emilie G, Jo B, Arthur P et Zazou ! 
Zazou le chat d'Emilie et Jo qui aura le droit de nous tenir compagnie dans la partie du gîte du GCPM réservée aux membres.
Preuve du départ matinal, on s'arrêtera manger à midi à &lt;b&gt;Fontainebleau&lt;/b&gt;.
On enchaîne par la route en abandonnant la nationale pour l'autoroute, il pleut tout du long.
La voiture maudite qui nous avait déjà fait le coup de la panne d'essuie-glace nous fait le coup de la panne de la fermeture du coffre.
On fait les courses le plus rapidement possible à l'Intermarché de &lt;b&gt;Besançon&lt;/b&gt; avant de s'installer confortablement pour 5 jours au gîte du GCPM à 20h.
Le temps de ranger un peu tout ce qu'on a ramené et de manger des pâtes, on se couche aux alentours de minuit.


&lt;u&gt;Mardi 26 novembre 2024&lt;/u&gt;
La journée sera dédiée à l'équipement de la &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt; jusqu'au &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; et au portage matos. Jo équipe le &lt;i&gt;Faux Pas&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Ressaut de 7m&lt;/i&gt;, Émilie équipe les puits d'accès au réseau inférieur.
Ca coule un peu dans le &lt;i&gt;Réseau Sud&lt;/i&gt; et dans le &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt;, il y a de l'eau dans le boyau.
Arthur rééquipe l'escalade en utilisant les points en place jusqu'au premier relais installé la dernière fois puis Jo reprend l'escalade là où s'était arrêté. La journée a finalement été un peu longue et c'est la première vraie escalade en artif pour Jo qui ne voit pas les trous qu'Arthur avait percé la fois précédente, il ne mettra que 2 points supplémentaires et s'arrête devant un départ horizontal environ à mi-hauteur de la cheminée.
On rentre vers 19h30 au refuge pour manger avec Déborah, Jean et Benoît qui nous refait le topo sur les points à voir.
On se couche un peu tard, aux alentours de 01h30.

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&lt;u&gt;Mercredi 27 novembre 2024&lt;/u&gt;
On se lève un peu tard et on part à la &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt;, on rentre environ à 12h sous terre et on mange en haut du &lt;i&gt;P20&lt;/i&gt;.

Il n'a pas plu la veille ni le jour même, il ne coule quasiment plus rien dans le &lt;i&gt;Réseau Supérieur&lt;/i&gt; ni dans le &lt;i&gt;Boyau&lt;/i&gt;. L'hydrologie du réseau supérieur réagit donc très rapidement aux conditions extérieures.

1% de CO2 en haut du &lt;i&gt;P20&lt;/i&gt; environ 2% en bas du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; 
On reprend l'escalade là où on l'a laissée.

Émilie part explorer le boyau devant lequel on s'est arrêté la veille tout en étant assurée. En effet, l'entrée du boyau suspendu semble bien exposée au vide. 
Le cheminement n'est pas facile, elle se coince à plusieurs reprises, notamment sur la stalagmite qui se trouve à peu près au milieu du chemin qui s'élargit légèrement en hauteur mais pas sur la largeur. Le boyau prend une forme vulvaire qu'il faut parcourir en rampant, sur le côté, en opposition entre les deux parois. Impossible de s'appuyer au sol très resserré, donc sans risque de tomber, toutefois ouvert sur le vide et enclin à s'y coincer un pied (en fait, personne n'a véritablement su qualifier cet espace qui ressemble à un boyau méandreux ou un méandre boyauteux). Le sympathique tunnel se termine sur une ouverture plus petite, en forme de vulve également, passable grâce à de simples et souples acrobaties, mais au revers plein de surprises. L'autre côté de cette fenêtre est tapissé d'une mixture argileuse, glissante et épaisse tel un endomètre fin de cycle prêt à partir si on l'y autorise, avec un retard que l'on pourrait évaluer à 3 mensualités. Suite au boyau suspendu jusqu'à maintenant humide mais sans tache, en ce simple passage, l'exploratrice se retrouve repeinte d'une boue adhérente de la tête aux pieds, sans épargner les vitres de ses lunettes. Pour observer les nouveaux environs qui se trouvent être une petite salle fermée, il fallait bien libérer la vue. Les lunettes sont posées au sol, puis posées par dessus le casque au risque d'un oubli (choix finalement pas plus pertinent). 
Cette petite salle d'environ 5 m de diamètre, et qui ne semble n'avoir jamais été visitée, est dotée de 2 cloches au plafond (se fermant pour la plus haute à une petite dizaine de mètres du sol) et de 2 chenaux décimétriques impénétrables (cf. vidéo de la salle). Au sol, du remplissage solidifié, et des parois légèrement humides à la roche dure et sans boue. Seule la paroi qui entoure et contourne la fenêtre accédant au boyau est tapissée de la belle boue. A priori il n'y a pas grand chose d'intéressant à faire dans cette zone, il faut donc reprendre l'ascension de la cheminée.
Le matériel d'assurage n'est finalement pas nécessaire, l'exposition au vide n'est pas si terrible, Émilie rend à Arthur une corde et des longes d'escalade bien agrémentée, permettant par la suite une grimpe d'une fluidité encore plus énergivore... ça valait le coup ! Une fois sortie et postée en haut du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt;, elle se rend compte d'une drôle de légèreté sur son nez, rien sur le casque non plus. Demi-tour sans assurage (c'était vraiment pas nécessaire en plus d'être encombrant), les recoins sont scrutés, au passage un bout de paroi de la petite salle est gravé du nom et de la date de cette grande découverte, mais les lunettes, elles, pour leur propriétaire sont définitivement perdues. Prise de guerre du Visconte local ou offrande à la &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt; ? On finira donc par appeler ce diverticule : l'&lt;i&gt;Impasse des Binocles&lt;/i&gt;.
Arthur prend le relais de l'escalade assuré par Jo, en haut ça se resserre et la qualité de la roche devient plus douteuse, voire mondmilcheuse... Il faut gratter pour trouver de la roches saine 

Il ira vérifier un premier fond en plafond, plus ou moins à l'aplomb de l'&lt;i&gt;Impasse des Binocles&lt;/i&gt;, ça pince et c'est concrétionné, et les fameuses concrétions se désagrègent en une poudre couleur rouille...

Redescente jusqu'au relais pour poursuivre directement à la verticale de celui-ci
On a eu une équation perfo Parkside 20V + batterie 2Ah + forêts Hilti 8mm = 6 Pulses posées
Ça monte assez rapidement.

Dernier espoir, le second fond en plafond, à l'opposé de la cheminée. 

En haut, même paroi recouverte de mondmilch.
Petit resserrement qui permet une oppo.
Le plafond est fermé soit par des blocs coincés puis concrétionnés, soit par des cloches concrétionnées.
D'un côté, des blocs qui nous séparent du terminus précédent, de l'autre, une petite coulée stalagmitique sur laquelle l'eau n'a pas dû circuler depuis un moment.
Ancienne arrivée d'eau au plafond. 
Une légère impression de courant d'air aspirant vers le plafond en haut (rêve ou réalité ? nous n'avions rien pour le vérifier).

On fait des visés propres sur la partie nouvelle escaladées depuis le 09 juin 2024 jusqu'au 27 novembre puis on tire un filaire à travers le &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;boyau&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;P20&lt;/i&gt; et on fini au fond de la faille du niveau supérieur que Benoît nous avait indiqué il y a quelque temps.
Cette possible faille serait intéressante à désobstruer car le remplissage est constitué de galeries roulés centimétriques voire décimétriques, trace qu'un fort courant a dû y passer. 
Jo pense avoir senti un léger courant d'air soufflant dans cette faille.
Retour tardif au gîte, on mange et on fait la topo
On est monté de plus de 20 m, les 2 terminus en plafond se trouvent environ au niveau du départ du &lt;i&gt;P20&lt;/i&gt;, peut-être juste en dessous.
La faille à désobstruer est alignée pile avec la faille que l'on a escaladé.
Si un passage venait à s'ouvrir par là on pourrait s'affranchir du boyau étroit et humide en bas de la &lt;i&gt;Boîte aux Lettres&lt;/i&gt;.

Sortie du trou tard. Le temps de rentrer, manger et regarder la topo... on se couche vers 03h.

Il pleut toute la nuit.

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&lt;u&gt;Jeudi 28 novembre 2024&lt;/u&gt;
Lever tardif on part avec les kits supplémentaires.
Sur le parking, se fait sentir une odeur de plastique cramé.
Le capteur de CO2 fume...
Ça coule de nouveau un peu dans le &lt;i&gt;Réseau Sud&lt;/i&gt; et dans le &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt;, il y a encore de l'eau dans le boyau.
Jo déséquipe définitivement les cordes en fixe de l'escalade au-dessus du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; en reposant les pulses, on récupère même les plaquettes inox que l'on avait utilisé pour les 2 relais.

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On descend tous les 3 en bas du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; avec un kit chacun (dont le bateau) pour stocker le matériel en vue du portage au lac qui aura lieu le lendemain et on casse la croûte en faisant un point chaud.
On range le matériel, on réorganise les kits, petite formation rapide à l'escalade en artif au début du méandre du niveau inférieur pour Emilie.

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&lt;u&gt;Vendredi 29 novembre 2024&lt;/u&gt;
On part léger puisque tous les kits sont déjà en bas.
On ne prend qu'un seul kit avec à manger et de l'eau, plus le perfo.
On mange en bas du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; là où l'on a laissé le matériel puis on se met en route.
On avance doucement jusqu'au &lt;i&gt;Carrefour&lt;/i&gt; entre &lt;i&gt;Galerie Est&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Galerie Ouest&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt;, environ 15 minutes de progression, puis on s'engage dans le méandre à proprement parler.

On amène au &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt; le matériel d'escalade et un bateau gonflable acheté pour l'occasion, el famoso &amp;quot;&lt;i&gt;Kondor 3000&lt;/i&gt;&amp;quot; et ses 3 boudins.

Arthur ouvre la marche, les autres, qui ne connaissent pas, suivent mais un peu moins rapidement. Il part donc devant en se disant qu'il les attendra au fond au chaud.
Arthur arrive au lac en 1 heure 15 et tente de faire un point chaud pour attendre Jo et Emilie, peine perdue le briquet (butane) ne s'allume pas, on a au mieux une flamme  évanescente qui s'éteint très vite (la théorie voudrait donc qu'il y ai environ 17% - 17,5% d'O2). 1 heure après Jo et Émilie arrivent avec la doudoune d'Arthur.

Les 700m de méandre sont toujours aussi agréables à parcourir, surtout avec des kits bien lourds.
Lorsque l'on arrive au bout, on observe de la mousse de crue au dessus de la main courante installée en 2022. 
L'eau peut donc monter au moins aussi haut dans cette zone, ce qui confirme les observations de 2022.
Le &amp;quot;&lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt;&amp;quot; est en fait une cheminée d'équilibre profonde d'environ 20m. Lorsqu'il pleut, l'eau monte, ce qui fait que le niveau du lac peut varier de manière importante.

Jo, en alternance avec Emilie en recherche de tout effort pour se réchauffer, gonfle à la force des bras le bateau suspendu sur la corde que l'on avait posé il y a environ 2 ans. Il fera ensuite un tour sur le lac en filmant, repérant les endroits importants.

Le lac est plus haut qu'en 2022, la &amp;quot;&lt;i&gt;Fenêtre&lt;/i&gt;&amp;quot; entre le lac à proprement parler et le méandre est sous le niveau d'eau. L'eau du lac est toujours très turbide.


Sur le chemin du retour, 1 kit seulement pour 3, on avancera plus facilement.
On profitera d'avoir un perfo et un bout de corde pour sécuriser une portion du méandre grâce à la pose en fixe d'une corde à n?uds permettant d'éviter à cet endroit une oppo, bien que dangereuse, trop tentante.

De cette avant dernière journée, on sort de là ultra fatigué. Le soir-même, on est rejoint par Christian et Cassandra pour le week-end. Ils sont encore tout frais pour escalader ! Le même soir, la plus grande partie du gîte est investie par les participants du stage photo organisé par  Olivier Gradot. Petite parenthèse : on ne remerciera jamais trop le groupe qui s'est entraîné à capturer en images les volumes des belles Cavottes, et qui a surtout laissé multitudes de traces odorantes pleine d?ammoniac !! D'autant que ses molécules se sont déversées dans le merveilleux boyau rampant suivant la boite aux lettres... huuurrggrrrmmmm. Nota Bene : s'il fait trop froid dehors pour avoir le courage de sortir - parce que c'est pas vraiment très loin - prévoir des bouteilles vides d'une capacité de toutes les vessies présentes (et plusieurs remplissages). Merci pour cette future attention !
Fin de parenthèse : on se couchera un peu tard en décidant que l'on fera 2 équipes le lendemain :
&lt;u&gt;Equipe 1&lt;/u&gt; : Christian, Cassandra qui commenceront l'escalade + Déborah et Jean qui aideront au portage et feront une jolie photo du &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt;
&lt;u&gt;Equipe 2&lt;/u&gt; : Jo, Arthur et peut-être Emilie qui rejoindront les autres pour finir l'escalade.

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&lt;u&gt;Samedi 30 novembre 2024&lt;/u&gt;

L'équipe 1 se lève vers 9h30 petit dej, départ, et ils entrent sous terre vers 11h.
Christian et Cassandra doivent porter une partie de ce qu'il reste du matériel (Christian a voulu prendre un 2e perfo) et commencer l'escalade. Déborah et Jean portent 1 kit de matériel photo chacun et feront de belles photos du lac avec le bateau. Nous partons tout les quatre, et nous engageons dans le méandre, Déborah se souvient très bien de ce méandre inoubliable fait deux ans plus tôt. 


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Christian part devant Cassandra avec le bateau pour aller au départ de l'escalade. La descente du bateau n'est pas évidente, Christian décide donc d'installer un Pulse pour réduire le risque de glissade à la descente du bateau. Il descend plus facilement du bateau et installe un amarrage irréprochable pour les autres. Il demande ensuite à Cassandra de démonter le Pulse qui n'est plus utile. 

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La première partie de l'escalade se fera en libre. Il y a une corde en place mais impossible de voir les amarrages.
 L'escalade n'est pas difficile. Quand Christian arrive en haut de cette première partie, il constate que l'amarrage est sur une sangle complètement délitée. En tirant dessus tout l'ensemble se délite et tombe ...
Pour la suite de l'escalade il y a un fractionnement déjà en place que nous pouvons voir. On ne l'utilisera pas pour l'escalade car pas vraiment bien placé.

On est trempé à cause du méandre, et il commence à faire froid, surtout pour Cassandra qui assure.
Christian continue de grimper, mais arrive sur une partie de roche totalement lisse et donc plus compliquée à escalader en mode artif.
D'autant que la faille semblait se rétrécir de plus en plus. L'hypothèse d'une suite nous semble de plus en plus incertaine et improbable.
C'est à ce moment que nous arrivons en fin de batterie sur le perfo. Christian fait en sorte de pouvoir redescendre, pendant que Cassandra l'assure.
En attendant l'autre équipe, nous faisons le tour pour voir s'il y aurait d'autres potentiels départs à escalader, mais ne trouvons rien de prometteur. En bas de l'escalade, Cassandra identifie une strate avec de nombreux fossiles dans le calcaire.

[Equipe photo]

Pendant que Christian et Cassandra escaladent, Déborah et Jean se préparent pour la photo. Déborah a du mal à respirer avec le CO2, surtout en haut du puits pour rejoindre le bateau, mais pas d'autres symptômes donc on continue. Déborah descend la première sur la bateau, elle s'installe avec son kit et Jean suis, on essaye de tenir à deux avec les deux gros kits. Jean voulait faire une photo du bateau sur le lac pendant qu'il était sur la corde, mais cette idée est vite abandonnée car trop complexe, on a aucun endroit pour poser les flash, car les parois du lac sont bien verticales et remplies de boue. On décide de traverser le lac pour rejoindre le côté où Cassandra et Christian grimpent. De ce côté, il y a une petite plateforme qui permet à Jean de poser ses affaires. Pendant que Jean se prépare, Déborah repart avec le bateau au milieu du lac avec deux flash pour faire contre jour. La difficulté pour elle va être de rester immobile avec le bateau,.iI va falloir, à chaque fois, qu'elle essaye de le stabiliser, ce qui n'est pas chose facile vu qu'elle ne doit pas bouger. Cela va durer un long moment, le froid commence à se faire sentir, et on est pressés par le temps car le soir nous avons l'AG du SSF 25 à 18h. Les conditions pour la photo ne sont vraiment pas bonnes, on arrivera à faire une photo, mais c'est pas top top. Vu l'heure, on décide de ranger et faire demi tour. Hop on dit &amp;quot;au revoir&amp;quot; à nos amis, on retraverse le lac, remonte la corde et on s'engage dans le méandre avec nos deux gros kits. 10/15 minutes plus tard, on croise Arthur et Jo et on leur donne des nouvelles du front. Ensuite, on continue comme dans mon souvenir le méandre semble INTERMINABLE et le CO2 se fait encore sentir. Puis avec la progression, plus on avance et mieux on respire. Déborah est super contente de retrouver la corde pour les kits et se dit &amp;quot;youpi on avance bien&amp;quot; et Jean avec sa rationalité habituelle lui rappelle qu'on est encore loin d'être sortis. Mais Déborah préfère rester optimiste. 
La corde facilite la progression et on fini par venir à bout de ce méandre. Une fois sortis et les puits remontés, un petit coup de mou se fait sentir, heureusement il ne reste que le plus facile. Une fois dehors, on est gelé, on fait un habillage express en vêtements chauds et on file à Ornans pour l'AG... qui se termine juste quand on arrive, bon ben au moins on profitera du repas :)

[/Equipe photo]


L'équipe 2 se lève à 11h 
Finalement Émilie ne sera pas de la partie, elle préparera la raclette entre autres et fera équipe de surface.
On mange au gîte avant de partir.
Arrivée sous terre à 14 heures après plusieurs faux départs et on ne porte qu'un seul kit à 2.

À 15h on s'engage dans le méandre, Jo aide Arthur à man?uvrer avec le kit : c'est tellement agréable de ne pas se coincer.
On croise Déborah et Jean à 16h dans le méandre, pas loin de l'arrivée au lac, Déborah se plaint du CO2 et Jean se dit que finalement la technique photo light au téléphone aurait pu faire l'affaire.
Ils nous disent que Christian et Cassandra ont besoin de matériel qu'ils ont laissés à la sortie du méandre.
A 16h15 on sort du méandre et on récupère le kit attendu par l'équipe 1.

Il est toujours impossible d'allumer un briquet pour faire un point chaud, il y a certainement ~3,5-4% de CO2 mais on respire pas si mal.
On a très froid dès que l'on sort du méandre. On est trempé jusqu'au os grâce à la progression dans le méandre qui demande de faire frotter, à un moment ou à un autre, l'intégralité de notre corps contre la paroi humide. À cela s'ajoute, lorsque l'on arrive au lac, excepté la grimpe exclusivement effectuée par Christian (dont le changement de protagoniste aurait été long et inefficace), une activité à mouvance très faible, voire statique.

Arthur enfile sa doudoune sans manches et son K-way et Jo sa doudoune.

Arthur part le 1er sur le bateau et s'emmêle les jambes dans la corde... on perd un peu de temps.
Il n'y a qu'une seule pagaie, mais on avance en tirant sur la corde que l'équipe 1 a fixée entre le bateau et le bout du lac, c'est bien plus pratique.
La sortie du bateau est assez aisée, même si ce dernier frotte un peu sur les parois (finalement un Kondor 3000 de 2 places et demi c'est peut-être un peu gros).
Jo arrive assez rapidement après.
En sortant du bateau on monte un plan incliné d'environ 7-8 m puis une verticale de 4-5 m suivie d'une vire et d'un petit ressaut qui mènent à un palier où nous attend Cassandra, frigorifiée en bas de l'escalade. Heureusement que Christian lui as prêté une doudoune salvatrice.

En montant on croise le petit actif qui coule dans une galerie à taille réduite (environ soixante à quatre-vingt cm de large pour 1,2 m de haut) que l'on n'ira pas voir.
C'est cet actif qui alimente la petite cascade qui coule là où l'on a débarqué.
Cassandra est surexcitée car il y a des des épines d'oursins fossiles partout.
Christian au-dessus est en bout de corde d'escalade, on lui fait parvenir une corde statique pour qu'il équipe un relais.
Il redescend pour nous rejoindre et débrieffer.
Le relais a été installé sur une plate-forme au-dessus de la corde existant déjà en fixe (Corde en fixe équipée avec 2 n?uds en 8 sur 2 goujons avec 2 plaquettes Alien de Raumer).
Jo et Arthur sont encore bien fatigués de leur sortie de la veille, Christian et Cassandra montent donc sur le relais, Christian grimpe encore et Cassandra l'assure.
Arthur fait quelques aller-retours pour passer du matos à Cassandra puis remonte finalement avec le 2e perfo pour aller voir ce qui ressemble à une galerie horizontale où il est nécessaire d'installer une vire.
Finalement le perfo de Christian tombe en panne de batterie à ce moment-là (et il a laissé ses batteries de rechanges de l'autre côté du lac), Arthur lui passe donc son perfo.
Lors de son escalade, Christian voit un spit dans la paroi, ce n'est donc pas de la première, mais ils ont dû faire pas mal de libre et d'oppo...
Assez rapidement il se rend compte que la diaclase pince et qu'il n'y aura pas le recul nécessaire pour utiliser le perfo. Il installe un relais puis redescend. En observant le haut de la diaclase il ne voit pas de suite possible, cela ne semble donc pas utile de persévérer dans cette direction. Cela devient vraiment compliqué de placer des amarrages. Christian termine donc par un goujon en monopoint pour entamer le déséquipement de l'escalade.

Arthur remplace Cassandra sur la plate-forme, Cassandra redescend rejoindre Jo puis Christian rejoint Arthur en auto-moulinette.
Christian en profite pour aller voir la galerie horizontale.
En redescendant il se décale sur la gauche pour rejoindre un petit pallier qui semble donner sur un départ de galerie, Arthur l'assure pour cette partie. Petit à petit Christian arrive à se décaler de plus en plus pour enfin prendre pieds sur le départ de la galerie. Il part regarder sur 5m et constate que cela ne donne sur rien. Il retourne ensuite dans la diaclase et poursuit le déséquipement avec Arthur.

Enfin, tout le monde se retrouve en bas au niveau du débarcadère.
La vieille corde en fixe est déséquipée et emmenée.
Cassandra et Jo partent traverser le lac, Christian et Arthur récupèrent les pulses, forent des amarrages pour laisser un équipement en fixe.

En redescendant on voit bien que l'on n'a pas pris le temps de tout regarder et qu'il faudrait revenir 
On laisse la vieille corde en fixe attachée d'un côté au débarcadère de l'autre à la tête du puits permettant l'accès au lac, ce qui facilitera l'utilisation d'un bateau la prochaine fois.

Durant la traversée du lac par Christian, un bruit de tam-tam interloque Cassandra et Jo qui attendent de l'autre côté du lac, gelés et sans point chaud (le briquet ne s'allumant pas). Ce bruit dure bien 10 minutes, mais à l'arrivée de l'autre partie de l'équipe, aucun des 2 autres ne veut admettre qu'il en était l'auteur !
Ils demandent même à Jo et Cassandra si ce ne seraient pas eux.
Arthur a entendu le même bruit alors qu'il attendait de pouvoir récupérer le bateau pour traverser en dernier depuis l'autre côté du lac.
Mystère ...

Depuis le haut de l'escalade Christian, puis Arthur, prennent des points topo. Le distoX est rapidement très boueux et on espère que les visées sont toutes bonnes.
Christian mettra un certain temps à dégonfler le bateau (apparemment ce n'était pas très facile).
Puis Jo et Arthur le rouleront pour qu'il rentre dans un kit.
On pensait à l'origine laisser le bateau disponible au niveau du &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt;, mais les traces montrant la mise en charge jusqu'au plafond nous ont dissuadés.

Sur les 5 kits qu'il faut sortir on tasse le tout pour les faire tenir en 4 (mauvaise idée car les kits sont horriblement lourds, le matos étant plein d'eau et de boue...) finalement on en refera assez rapidement 5, pour que Cassandra en ait un adapté à sa morpho, Arthur sortira avec 2 kits, Christian en portera également 2 sur une partie du méandre.
Le méandre se fera en 3 heures, petit à petit, mais sans faux pas. L'équipe ressort de là complètement épuisé et vidé, à cause de l'humidité, du CO2 et du froid.

Arrivés au &lt;i&gt;Carrefour du réseau inférieur&lt;/i&gt; on soufflera un coup, 1 heure plus tard on sera en haut du &lt;i&gt;P20&lt;/i&gt;.
On déséquipe dans la foulée en se chargeant d'un kit supplémentaire.

On croise des jeunes du coin en bas du &lt;i&gt;Ressaut de 7m&lt;/i&gt; qui sont venus passer la soirée dans la grotte, puis un couple de spéléologues au milieu de la galerie juste en bas du ressaut qui suit le &lt;i&gt;Faux-Pas&lt;/i&gt;.
Alors que, même avertis, ils sont tous surpris de notre dégaine épuisée et plein de boue et ne savait même pas qu'on pouvait autant se salir dans les Cavottes. La grotte est plus fréquentée que certains coins des catacombes un vendredi soir ...
Les premiers sortent vers 3h40 et sont récupérés avec une voiture chauffée par une Emilie qui commençait à s'inquiéter.

Revenons quelques temps en arrière avec l'équipe de surface en solo. Outre cuire des pâtes, balayer, aspirer et éplucher les légumes pour la raclette du matin, un des objectifs était également de venir en renfort pour le portage dans les Cavottes, à la sortie du méandre. Pourquoi à la sortie alors que le passage le plus difficile est ce foutu méandre ? Considérant la progression glissante, frigorifiante et haletante (pour ne pas dire suffocante), ainsi qu'un sens de l'orientation légendaire de l'unique équipière de surface (le chemin va majoritairement tout droit, néanmoins deux passages piégeux demeurent dans les premières dizaines de mètres), nous nous sommes interdit ce choix. Le rendez-vous est fixé par l'équipe 2 à 21h ! ... Sans empressement (on connait la ponctualité des spéléos, encore plus quand ils explorent, et encore plus quand l'épopée est menée par l'abimé Arthur), l'équipière de surface arrive en sous-terrain au pied du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; vers 21h30, un retard fort trop raisonnable. Armée d'un carnet à dessin, de mots fléchés et autres distraction sur téléphone, elle patiente... quelques allers-retours sur corde pour se réchauffer... dessin et mots fléchés... patience... méditation sur bougie de secours flamboyante... patience... au bout de 3-4h : il faut changer de stratégie. Braver l'interdit et rejoindre toute l'équipée dans le méandre (en espérant ne pas louper les bons tournants) sans savoir ni où, ni quand, et dans quel état de survie se trouvent les quatre autres compères... cela parait peu malin, mieux vaut éviter un sur-éventuel-accident. Le choix a été porté de revenir au camp de base et de réveiller un.e petit.e camarade en week-end speleo shooting. Nonobstant l'inquiétude, pas de place à la panique, le doute est raisonnablement laissé à la ponctualité hors pair de l'exploration. La remontée à la surface se fait tranquille, avec quelques pauses oreille tendue, et surtout trois rencontres impromptues : un promeneur solo (le souvenir est flou, mais i
l devait être sans casque sans baudrier), une petite bande de trois jeunes aventurier.es avec deux baudriers et un descendeur, puis un binôme en bivouac qu'il fallu enjamber en plein milieu du chemin. Chaque rencontre a fait l'objet de joyeux échanges et d'une explication sur la présence de la seule personne de ses alentours costumée en tenue de progression sécurisante. Ils sont prévenus que 4 autres ovnis bien moins présentables les croiseront sur leur passage (et croisons les doigts), et s'ils pouvaient passer le message &amp;quot;Emilie s'inquiète et vous attend en allant récupérer un.e acolyte, prévenez-la rapidement en sortant&amp;quot;, ce serait chic de leur part. Ainsi, départ du fond du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; vers 01H00 et arrivée à la voiture à 02h30, équipière habillée en civile et combinaison congelée au sol. Se poursuivent quelques tentatives d'appels auprès de Déborah, un envoi de SMS au groupe de l'explo en anticipation de leur sortie, un démarrage long et fastidieux d'une voiture rigide de froid, une purée de pois aussi épaisse que le nuage de lait de Yoplait et une conductrice légèrement myope sans binocle... la prudence n'a aucune limite. Enfin, le temps indéterminé du trajet routier et le passage entre la sortie du véhicule et l'arrivée dans la cuisine du logis dont la physique quantique seule sait ce qui s'est passé... fait arriver notre histoire à 03h40, heure de réception du message de sortie de Cassandra. Rassurée, Emilie retrouve une paire de lunettes et repart avec une voiture plus déterminée à rouler. De retour aux parking des Cavottes, elle récupère au compte goutte ses quatre acolytes à la face de déterrés (accoutrement global compris). La première abîmée, Cassandra, tétanisée par le froid accumulé et les morsures ardentes de l'air extérieur gelé, est mise dans la voiture chauffée. Le deuxième, l'abimé Jo, est retrouvé dans l'avant dernier couloir quatre pattes avant la sortie. La bien moins abîmée Emilie l'accompagne en portant le deuxième kit jusqu'à la voiture, puis retourne dans la cavité pour retrouver les deux derniers rescapés Arthur et Christian, on ne sait où mais debout, après leurs travaux de déséquipement. Suite au soutien sur la dernière ligne droite du portage, mise en route du chauffage de la deuxième voiture pendant que chacun se débarrasse de sa grenouillère bien crasseuse, retour au bercail pour un réconfort prometteur plein de fibres et de gras saturés dont la préparation a été commencée... mais pas terminée. 


Il est 06h du mat', on est attablé devant la douce raclette, petit à petit le jour se lève... repu.es il est temps d'aller se coucher. 
On remettra le couvert au lever vers 12h, et on passera le reste de la journée à laver et ranger le matos avant de rentrer tardivement sur Paris.

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&lt;u&gt;&lt;b&gt;Des choses à revoir :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;On n'a pas trouvé la &lt;i&gt;Galerie des X&lt;/i&gt; qui est censée faire 100m de développement&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'arrivée d'eau (débit de quelques litres/secondes) à la base de l'escalade n'a pas été vérifiée&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La topo est intégralement à refaire vus les décalages constatés, on s'est contenté d'un levé succinct&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il y a d'autres cheminées à voir au niveau du &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une coloration serait à prévoir pour trouver par quelle cascade l'eau de la Belle Louise arrive au niveau du &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le début de l'escalade du lac a été rééquipé proprement avec des Amarrages Forés en 16mm avec une corde de 35m de 2014 qui n'est sortie qu'une unique fois. L'accès au dernier palier d'assurage de l'escalade est équipé avec une corde de 11m de 2014 en état correct mais qui frotte (frottement a gérer en se positionnant correctement).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;On a laissé une corde en fixe qui relie la tête du puits d'accès au lac à l'extrémité du lac où se trouve l'escalade, pour pouvoir se tirer avec un bateau plus facilement la prochaine fois&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;On pourrait faire un prélèvement de l'eau du lac ainsi que dans les 3 arrivées d'eau qui l'alimente dans le cadre d'un projet étudiant, ce qui permettrait d'essayer de trouver d'où peuvent venir ces 3 sources d'alimentation&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;On sentait un courant d'air assez net dans le &lt;i&gt;Boyau&lt;/i&gt; en bas de la &lt;i&gt;Boîte aux Lettres&lt;/i&gt;. Il faudrait revenir pour essayer de les suivre et voir si une autre entrée ou une suite pourrait exister ailleurs. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

Le matériel sur la corde en fixe au niveau de l'escalade du &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt; était récent.
En effet, les plaquettes inox Raumer &amp;quot;Alien&amp;quot; double trous, ont commencé à être commercialisée en 1993 (renseignement pris directement auprès de la société Raumer).

Une fois nettoyés au vinaigre blanc, on pouvait lire sur les mousquetons aciers &amp;quot;&amp;quot;&lt;b&gt;G.C.P.M.&lt;/b&gt;&amp;quot;

L'escalade avait donc été reprise après 1972, même si elle était équipée &amp;quot;à l'ancienne&amp;quot; avec 2 n?uds en Huit. 
Il est donc probable que l'escalade du &lt;i&gt;Lac&lt;/i&gt; ait été reprise dans les années 1990, peut-être même en 1995 comme l'escalade en haut du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt;, potentiellement par la même personne ou le même groupe qui n'aurait pas communiqué au reste de son club.

Il reste encore beaucoup de choses à faire dans cette chouette grotte, on reviendra !


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</item>

<item>
<title>Journées 2024 de la Spéléologie Scientifique belge</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1228</link>
<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La journée du samedi commence par un mot de bienvenue de Sophie VERHEYDEN et Sara VANDYCKE, les co-organisatrices.
&lt;b&gt;1. Première session de communications&lt;/b&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;1.1. Un spéléothème vraiment ancien ! - Par Yves QUINIF - ESCM &amp; U Mons&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
Un gros massif stalagmitique a été découvert au cours de l?exploitation dans la arrière des calcaires de Florennes. Il s?intègre dans un ensemble de phénomènes karstiques qui vont du fantôme de roche au cryptokarst en passant par des paléogrottes.  Les datations U/Th donnent un âge de 400 000 ans av. J.C., et les datations U/Pb de 197 Ma +/- 26 Ma. Ces âges ne sont pas compatibles avec la paléographie de la région, le spéléothème s?étant formé en régime noyé d?après les datations.
&lt;b&gt;&lt;i&gt;1.2. Le massif de Boine : nouvelles observations hydrogéologiques - Par Sabine BLOCKMANS et Ari LANNOY - S. A. Grottes de Han&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
Lors des crues, en amont de certains passages étroits ou siphons, le niveau d'eau peut monter jusqu'à plus de 8 mètres créant une pression hydraulique inhabituelle qui pourrait déstabiliser les éboulis sur lesquels sont construits les sentiers touristiques.
Des sondes de niveau d?eau ont été installées à l?intérieur de la grotte : le long de la Lesse souterraine, sur la rivière au niveau du gouffre, à la résurgence, et dans l?aquifère. Une instrumentation a également été mise en place pour évaluer quantitativement les éventuels mouvements de blocs dans la grotte, grâce aux variations de pente (inclinomètre) et les variations de longueur entre deux points (Disto-Leica et Scanner Lidar). 
D?après les données hydrogéologiques, il y a un phénomène important d?hystérésis dans la relation entre le débit de la Lesse et le niveau d?eau dans la grotte. Le Massif a un effet capacitif qui joue ainsi le rôle d?un « écrêteur de crue » naturel, minimisant l?impact des crues de la Lesse à l?aval du Massif.
&lt;b&gt;&lt;i&gt;1.3. La danse mystérieuse de la nappe souterraine de Pont-le-Prêtre - Par Paul DE BIE - Avalon S. C. (VVS)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
Le Pont-le-Prêtre (nommé de nos jours « Ruisseau du Vieux Fourneau ») est un affluent de l'Aisne. Depuis 1989, le Spéléo Club Avalon a consacré beaucoup de temps et d?énergie pour la découverte de nouvelles cavités dans cette vallée, pour la plongée des siphons depuis la résurgence et pour la désobstruction.
Des traçages ont révélé d?importantes oscillations du niveau de l?eau. En 2022, avec le département d?hydrogéologie de l?UNamur, des sondes de niveau ont été installées à plusieurs endroits. Au bout d?un an et demi d?observations, les sondes de niveau ont révélé les complexes variations de la nappe (oscillations décimétriques très régulières et rapides en phase de décrue mais également des montées ou descentes brutales de niveau de plusieurs mètres). Cette danse mystérieuse de la nappe est pour l?instant inexplicable.
&lt;b&gt;&lt;i&gt;1.4. L'utilité des anciennes cartes et documents pour comprendre l'évolution des phénomènes karstiques dont les chantoires - Par Francis POLROT - CWEPSS&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
En se basant sur d?anciens documents, des sites de pertes de cours d?eau ont été retrouvés en Wallonie calcaire (chantoires, agolinas). Ces sites ont été oubliés ou la situation topographique a évolué au fil du temps. Ces documents sont des cartes établies au XVIIIe siècle et certaines publications de toponymie avec des cartes qui situent assez précisément des phénomènes, des ruisseaux, des toponymes intéressants.
&lt;b&gt;2. Conférence&lt;/b&gt;
Le rôle des fantômes de roche dans la formation et l'évolution des karsts du &amp;quot;Berceau de l'Humanité&amp;quot; en Afrique australe - par Laurent BRUXELLES - Directeur de recherche au CNRS, laboratoire TRACES, Université Jean Jaurès, Toulouse
La géologie d'Afrique du Sud présente des roches très anciennes (plus de 2 milliards d'années). La formation du Craton du Kaapvaal révèle des roches crustales intactes datant de 3,6 à 2,5 milliards d'années. Le karst de la région est également très ancien, avec des cavités creusées dans les dolomies de Malmani vieilles de 2,6 milliards d'années. On y a trouvé également une très grande quantité de vestiges très bien conservés d'Australopithecus, dont le fossile d'homininé le plus vieux du monde, Little Foot. C'est pour ces sites fossilifères les plus riches du monde que la zone a été nommée par l'UNESCO &amp;quot;Berceau de l'Humanité&amp;quot; en 1999. 
La fantomisation est possiblement à l'origine de ce réseau car cela forme un vrai labyrinthe sur plusieurs niveaux en trois dimensions. En surface, l?on observe des tassements de l'altérite et des fronts de fantomisation, ce qui montre comment l'altération rentre petit à petit dans la roche. Il est possible d'observer le processus de vidange en cours et d?y observer le fantôme encore en place, et notamment la silice, qui reste après que l'altérite a été dégradée. On observe également une dédolomitisation.
Les fossiles sont piégés dans la roche altérée à l'image d'un sablier, cimentés par la calcite, et sont donc préservés dans d'excellentes conditions. L'absence de circulation karstique explique également l'enregistrement fossilifère sur plus de 4 millions d'années.
&lt;b&gt;3. Présentation des posters&lt;/b&gt;
Transferts d?eau à travers la zone non saturée de la craie : l'exemple de la carrière de Saint-Martin-le-Noeud - Par Romane NESPOULET - Sorbonne Université
Histoire tectonique du système karstique en République du Congo - par Hardy NKODIA (présenté par Imen ARFAOUI) - Musée Royal d'Afrique Centrale
La géologie souterraine de la Grotte de Han (Rochefort, Belgique) - par Bastien PATERNOSTRE DE LA MAIRIEU - ULB, Geosciences
La bathymétrie de la Lesse dans les grottes de Han-sur-Lesse - par Guy VAN RENTERGEM - SC33 (VVS)
Nouvelles recherches dans la grotte de Hotton - par Sophie VERHEYDEN, Yves QUINIF et Serge DELABY - IRSNB, CSARI, U-Mons, ESCM, Geopark Famenne-Ardenne
&lt;b&gt;4. Deuxième session de communications&lt;/b&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;4.1. Potentiel scientifique, éducatif et touristique des grottes de Mbanza-Ngungu en RD Congo - Par Nadège NGALA (présenté par Imen ARFAOUI - Musée Royal d'Afrique Centrale&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
Les grottes touristiques Ngovo et Ndimba ont fourni des outils, des céramiques et des peintures rupestres. On y trouve également un poisson endémique : Caecobarbus geertsii. Les grottes se visitent depuis l'époque coloniale et ont un fort intérêt éducatif. Ce patrimoine unique est très riche et diversifié. Il est important de les préserver car elles abritent de la faune et de la flore et apportent des ressources. Elles présentent également un intérêt culturel pour son importance esthétique et en tant que lieu d'inhumation.
&lt;b&gt;&lt;i&gt;4.2. Deux Congo, quatre régions, quatre karsts - Par Pascale LAHORGUE Lahogue - Musée Royal d'Afrique Centrale - GRPS&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
La morphologie du karst des Congos est très différente selon les régions, avec un degré d'évolution dans le paysage, allant de collines à un karst à tours émergeant de la plaine inondable. L'hydrologie diffère également, car le fleuve Congo draine deux rivières distinctes.
Lovo : Cette région est marquée par le karst à tours et des grottes sèches avec des eaux de stagnation.
Madingo : Cette région est marquée par du karst à cônes. Il s'agit d'une zone un peu moins altérée, avec des grottes concretionnées, actives mais avec beaucoup de corrosion
Mbanza-Ngungu : La zone se situe plus haut en altitude. C'est le réseau qui contient (entre autres) la grotte de Ngovo. Elle s'étend à 9,4 km de galeries, ce qui en fait le plus long réseau d'Afrique centrale.
Kidamba : Encore peu étudiée, mais il y a pas mal de grottes signalées dans le secteur. Il s'agit d'un karst encore actif mais  sur un seul niveau de galerie, de 20-30m de haut. La plupart des galeries sont inondées
&lt;b&gt;&lt;i&gt;4.3. Une analyse 4D (3D + temps) de l?entrée de la grotte Chauvet-Pont d?Arc (Ardèche, France) - Par Stéphane JAILLET - Laboratoire EDYTEM, pôle Montagne (France)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
La grotte Chauvet-Pont d'Arc a été découverte en 1994 et a été beaucoup étudiée depuis. Par le passé, elle a été marquée par deux phases d'occupation humaine et une occupation par les ours. Puis, la grotte s'est définitivement fermée par trois phases d'éboulement successives. Les relevés 3D de lasergrammétrie sur l'intérieur et l'extérieur, ont permis de rendre compte des évènements qui ont marqué l'évolution de la cavité. La visualisation 4D (3D + temps) constitue une nouvelle méthode d'analyse de la succession des évènements et pour mieux comprendre la chronologie relative.
&lt;b&gt;&lt;i&gt;4.4. Karst et crue de la Cure le 20 juin 2024 (Yonne, France) - par Caroline FOURNIAL - CNEK - Université de Rouen&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
Le 20 juin, les précipitations importantes ont considérablement gonflé le cours d?eau qui a largement débordé dans son lit majeur. Observation de la saturation de la perte, puis de la reprise de l?écoulement suite à la décrue.
&lt;b&gt;5. Troisième session de communications&lt;/b&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;5.1. Le Fond de Lavau, travaux de l?EGM dans les calcaires bathoniens au sud-est de Chémery-sur-Bar (Ardennes, France) - par Pierre MOURIAUX - Équipe des Grottologues Mosans (FFS)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
L?Équipe de grottologues mosans a mené plusieurs campagnes de prospection dans les calcaires bathoniens au sud-est de Chémery-sur-Bar qui ont permis de localiser des phénomènes karstiques, essentiellement pertes et résurgences.
&lt;b&gt;&lt;i&gt;5.2. Où sont passés les éléphants d'Hannibal ? - Par Philippe SOETAERT - Spéléo Club de Belgique&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
Dans un article daté de 1977 écrit par un certain Paul BELLIN, principal de collège et archéologue, une illustration présente des peintures rupestres d'éléphant. Ces peintures rupestres, datées de l'époque gauloise, pourraient, d'après l'article, représenter les éléphants d'Hannibal qui seraient donc passés par la vallée du Toulourenc dans le Vaucluse. Après investigation, Philippe SOETAERT se heurte à des contradictions et des preuves douteuses. Les rédacteurs de cet article seraient donc des faussaires ? Ou à l'origine d'une mauvaise blague ?
&lt;b&gt;&lt;i&gt;5.3. Caractérisation lithostratigraphique et structurale du système karstique de Hotton - par Jules BELIN - ULB&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
Jules BELIN nous présente ses travaux sur la grotte de Hotton dans le cadre de son mémoire de Master de géologie. Il a réalisé une analyse litho-stratigraphique et structurale de la Grotte de Hotton à l?aide de la modélisation 3D par lasergrammétrie LIDAR. Cette étude a permis de finaliser des acquisitions stratigraphiques détaillées, fournissant aussi une meilleure compréhension des caractéristiques morphologiques et structurales de la grotte. 
&lt;b&gt;&lt;i&gt;5.6. Présentation de l'excursion du dimanche : Le système karstique de la rivière souterraine de la grotte de Hotton - Sous la conduite de Sophie VERHEYDEN et Serge DELABY&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;
Comme à son habitude, Camille EK clôture la journée tout en légèreté. 
&lt;b&gt;6. Excursion du dimanche&lt;/b&gt;
Nous commençons l'excursion par une visite géologique de la carrière de Marenne. La carrière expose de manière magistrale la Formation de Trois-Fontaines (Givétien inférieur) dans laquelle se développe le réseau de Hotton avec ses niveaux caractéristiques de tempestites à brachiopodes et de biostromes. Mais surtout il voit l?apparition du Membre de Marenne à la base de la Formation de Trois-Fontaines, à savoir un niveau détritique riche en silice, très dur et à stratification entre croisées caractéristiques. La carrière expose également une faille décrochante, qui a joué un rôle non négligeable sur l'extension occidentale du réseau.
Puis nous allons voir le Trou du Souci et la chantoire du Wassay, non loin de là. Ce sont des pertes bien marquées de ce système karstique.
La visite se poursuit dans la partie touristique de la grotte de Hotton. Hotton est une grotte tout en hauteur qui s'est formée en suivant le niveau de la rivière souterraine, qui a creusé au fur et à mesure dans le calcaire givétien. Les galeries, plus hautes que larges, se sont structurées suivant la stratification subverticale et renversée du calcaire de la Formation de Trois-Fontaines. La cavité comporte environ 5km de galeries topographiées, dont 1,2 km post-siphon. Les effondrements successifs des étages superposés ont fini par former de véritables canyons souterrains, dont le plus grand se situe dans la Galerie du Spéléo-Club de Belgique (35 m de hauteur pour 170 m de long). 
Une partie des participants pourra visiter la partie hors circuit touristique. Ils iront arpenter la Galerie du Spéléo-Club de Belgique jusqu'à un regard sur la rivière où les strates noires du calcaire givétien sont visibles.

Des recherches sont actuellement en cours pour étudier le lien entre d?anciennes crues majeures et la présence de fines couches argileuses dans les spéléothèmes. Des études ont également lieux dans le cadre de travail de fin d?étude de Master en Sciences Géologiques (hydrogéologie en 2021 et litho-stratigraphie en 2024). Ce dernier mémoire a aussi permis à l?étudiant (Jule Belin formé en partie à l?analyse 3D par Edytem, Stéphane Jaillet, Yago Delannoy et Guy Van Rentergem) de présenter une maquette 3D de 1.5m de long de la partie aval du réseau.</description>
</item>

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<title>Moulins et Grottes de glace en Vanoise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1255</link>
<pubDate>Sun, 10 Nov 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cela fait un moment que le club avait investi dans des broches à glace (à une époque où on ne savait même pas ce qu'était un COVID), le moment est enfin venu de les étrenner !

Christian propose une sortie Moulins de glace et cette fois-ci, par miracle, les conditions météo ne le forcent pas à annuler.

Christian a en plus un super plan, on se gare, on randonne sur une marche avec 100m de dénivelé puis on dort dans un refuge qui se situe au pied du glacier, on va pouvoir bien profiter du temps passé là bas.

&lt;u&gt;Vendredi 08 novembre 2024&lt;/u&gt;
Trajet Paris -&gt; Belledonne, on arrive tard chez Laura qui habite en Belledonne, on y retrouve Amandine qui est arrivée avant nous.

&lt;u&gt;Samedi 09 novembre 2024&lt;/u&gt;
Préparation du matériel de Laura.
Trajet Belledonne -&gt; Pralognan-la-Vanoise
On se gare en bas des pistes qui sont encore vertes, on sort le matériel, on mange un bout et on se lance dans la randonnée d'accès au refuge.
Notez bien que lorsque Christian vous vend une randonnées de 100m de dénivelé, il faut en réalité en compter 300. Chargés comme des baudets on la sentira passer.
On arrive enfin au refuge non gardé où l'on aura la surprise de trouver des dortoirs chauffé avec matelas. on aurait pu se charger moins...
Le refuge est bondé, on y retrouve une équipe de sudistes composé des Isnard (père et fils), de Marine, Romain et Vincent du collectif Calernaüm avec qui on ira sur le glacier le lendemain.
Certaines des personnes présentes ne jouerons pas le jeu de la réservation et Amandine se retrouvera à aller dormir dans le couloir malgré les places réservées par Christian...


&lt;u&gt;Dimanche 10 novembre 2024&lt;/u&gt;
Le lendemain direction le glacier.
Les sudistes partent en courant avec la ferme intention &amp;quot;d'épuiser le glacier&amp;quot; 
La description de la marche d'approche que nous a fait Christian est digne de sa description de la randonnée de la veille. Lorsqu'il vous dit que le refuge est au pied du glacier ce n'est pas tout à fait faut, mais comptez bien 500m D+ pour arriver sur le glacier.

Les conditions sont au top, mais malheureusement les moulins que nous iront voir se sont déjà refermés.
On travaillera un peu dans l'entrée d'un moulin (et c'est déjà magnifique), on s'essaiera un peu à l'escalade en mode cascade de glace puis on ira voir 2 grottes de glaces, ou grottes de contacts.
Ces grottes se forment au contact entre le glacier et le socle rocheux.
On fera notre marche de retour de nuit en cherchant en vain les lumières des sudistes, à croire qu'ils se sont finalement épuisés plus vite que le glacier.

On mangera tous ensemble avec les sudistes et on videra le fût de bière que Christian avait fermement tenu à prendre pour l'occasion.

Seconde nuit au refuge, le décors environnant est magique.

&lt;u&gt;Lundi 11 novembre 2024&lt;/u&gt;
On plie bagage puis c'est la randonnée de retour.
Pour faire bonne figure on prend un chemin différent de l'aller, ça varie et c'est également joli.
A noter que les chaussures trop petites font bien plus mal aux pieds à la descente qu'à la montée...
On retrouve les sudistes dans la vallée et on se fait un resto tous ensembme comme des affamés.

Tout le monde repart enfin, on dépose Amandine et Laura en Belledonne et on rentre sur Paris.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/F2EnV2cMfec?si=FlZhrsuORVieymMQ&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Traversées dans la Dent de Crolles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1243</link>
<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cela faisait un moment que l'on parlait d'aller à la &lt;b&gt;Dent de Crolles&lt;/b&gt;, on profites donc d'un week-end de 3 jours pour que la longue route vaille le coup.

On logera au &lt;b&gt;Plateau des Petites Roches&lt;/b&gt; dans deux gîtes, ça fait un peu de route mais c'est le meilleur rapport qualité/prix que l'on a trouvé en s'y prenant aussi tard.


&lt;u&gt;Vendredi 01 novembre 2024 : &lt;a href=&amp;quot;https://www.sssi.fr/topos/Glaz-Guiers-PL-P36.pdf&amp;quot;&gt;Traversée &lt;b&gt;Trou du Glaz&lt;/b&gt; - &lt;b&gt;Grotte du Guiers Mort&lt;/b&gt; par P36&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;

On s'organise en 2 équipes, ceux qui prennent leur temps et qui veulent en profiter et ceux qui veulent courir.
Avec dans chaque équipe quelqu'un qui sait gérer les rappels.

Equipe 1 : Carine, Jameel, Cédric et Arthur
Equipe 2 : Jean, Yann et Kévin.

Arrivés sur le parking d'entrée, Arthur se rend compte qu'il a oublié sa sous-combinaison au gîte.
Aller la chercher prendrait 1h, il se débrouille donc avec ce qu'il a et ce que les autres peuvent lui prêter (merci Jameel !).
L'équipe 2 s'occupera d'aller garer des voitures sur le parking de la &lt;b&gt;Grotte du Guiers Mort&lt;/b&gt; pendant que l'équipe 1 se dirige doucement vers le &lt;b&gt;Trou du Glaz&lt;/b&gt;.

Les relais sont plutôt bien équipés mais Arthur trouve que ça frotte un peu, il équipera toutes les premières tirées en débrayable.

Aucun des 4 membres de l'équipe 1 ne connais la &lt;b&gt;Dent de Crolles&lt;/b&gt;, mais les descriptifs sont très complets et les itinéraires sont fléchés aux endroits &amp;quot;clefs&amp;quot;. Difficile de se perdre à moins de ne vraiment pas faire attention. Le 3SI a fait un super boulot pour éviter de devoir intervenir trop souvent pour venir chercher des spéléos perdus.

On chipotera un peu pour que tout le monde désescalade sereinement dans le méandre qui suit le P36 mais dans l'ensemble la traversée se passera bien.

Les volumes sont assez impressionnant, on ne s'attendait pas nécessairement à ça.

L'équipe 2 rattrape l'équipe 1 quelque part vers la &lt;i&gt;Galerie du Solitaire&lt;/i&gt;.

Le &lt;i&gt;Réseau Sanguin&lt;/i&gt; n'est pas aussi terrible qu'annoncé, selon Jean beaucoup de cailloux ont été sortis pour rendre la progression plus aisée.

On revient dans du gros volume pour sortir par la &lt;b&gt;Grotte du Guiers Mort&lt;/b&gt;, puis marche de retour aux voitures assez pentue, on rentre, on mange et on se couche.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/KHkrrHwXP-8?si=fuQWqV9UFoglP08Z&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;u&gt;Samedi 02 novembre 2024 : &lt;a href=&amp;quot;https://www.sssi.fr/topos/Glaz-Annette-PL.pdf&amp;quot;&gt;Traversée &lt;b&gt;Trou du Glaz&lt;/b&gt; - &lt;b&gt;Grotte Anette&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;

1 équipe de survivants (Clément, Yann, Cédric, Kévin et Arthur) qui avance tranquillement, Jean, Jameel et Carine iront randonner en surface sur la &lt;b&gt;Dent de Crolles&lt;/b&gt;.

Un autre itinéraire, on rentre par le même endroit que la veille mais on sortira sur l'autre versant de la montagne !
De nouveau de gros volumes, on passe même des vires qui contournent de gros puits.
On coincera une corde en la rappelant dans un méandre/faille pas trop large, mais heureusement facile d'aller la chercher.

Toujours globalement de gros volumes et des itinéraires très bien décrits et fléchés, c'est bluffant.

La sortie nous surprendra par l'ampleur du boulot de consolidation de l'éboulis.

Juste à l'entrée de la &lt;b&gt;Grotte Annette&lt;/b&gt; on trouvera un mot laissé par Jean qui est venu se promener jusque là. On verra les lumière de la ville sur toute la partie en vire de la marche de retour.
L'ambiance de la marche de retour est super mais en fera stresser certains (n'est-ce pas Yann ?). 
On observera des fossiles d'oursins sur la vire et croisera un chamois en redescendant.


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/chud9p0J3k8?si=sGTucyM7ORTFI2m5&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;u&gt;Dimanche 03 novembre 2024&lt;/u&gt;

Repos, ménage et retour tôt sur Paris.</description>
</item>

<item>
<title>Aqueduc du Fort d'Issy</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1271</link>
<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;29/10/2024&lt;/u&gt;
Participants : JPC, Jef, Yann, Carole, Arthur, Maxime M

Nous allons de temps en temps dans l'aqueduc du Fort d'Issy. La première visite  a déjà 15 ans. Depuis, en relation avec la mairie et le séminaire, nous y avons fait plusieurs reconnaissances dont &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=846&amp;quot;&gt;il y a presque 10 ans&lt;/a&gt;. Nous nous devons d'aller visiter ce &amp;quot;haut lieu de la spéléologie isséenne&amp;quot; afin d'en vérifier l'état. La circulation d'eau y est relativement importante et amène nécessairement sur certaine usure. Quelques travaux de voirie ont modifié la construction originelle. Le séminaire et la maison de retraite récupèrent l'eau pour des bassins d'agréments. Tout cela &amp;quot;par tradition&amp;quot; mais sans aucune surveillance ni entretien.

Un courrier est envoyé à la mairie et l'autorisation est obtenue. 
Jean-Paul s'occupe du balisage pour sécuriser les 2 regards permettant l'accès à l'aqueduc. La soirée visite peut  commencer.

Un premier groupe constitué de JPC, Jef et Yann visite l'aqueduc de 16 h à 17 h 40.

Un second groupe constitué de Carole, Arthur et Maxime M visite de 19 à 21 h.

Dans l'aqueduc, le niveau d'eau est suffisamment haut pour remplir les bottes, on aurait dû miser sur les cuissardes. Ce n'est pas toujours ni très haut, ni très large mais cela reste praticable. On voit également pas mal de racines qui pendent du plafond sur toute la première partie de la galerie. Les arbres plantés juste au dessus ont trouvé l'humidité dont ils ont besoin ! 

On rencontre plusieurs puits remontant vers la surface sur notre itinéraire.

On commence par descendre le cours de l'aqueduc jusqu'au bassin de répartition qui canalise l'eau dans une  conduite forcée qui alimente une fontaine du séminaire. A cet endroit où l'eau est agitée par son écoulement, on sent clairement une odeur d'hydrocarbures. 
Cette partie de quelques dizaines de mètres est la plus courte. On fait rapidement demi-tour.

Vers l'amont, nous remontons l'aqueduc qui enchaine plusieurs types de faciès : 
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;des tronçons en pleine masse dans le calcaire&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;des passages dans la maçonnerie en pierre de taille&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;des passages consolidés avec des maçonneries en briques&lt;/li&gt;
   &lt;li&gt;d'autres où l'on peut voir des IPN&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

Après plusieurs centaines de mètres, on arrive à un croisement :
    &lt;ul&gt;&lt;li&gt;A droite, on croise de nombreux apports d'eau qui jaillissent directement de la paroi (était-ce le fonctionnement normal de l'aqueduc à sa construction ?) 
    Certains des apports ont sombrement coloré la paroi, est-ce dû à du fer ? de la matière organique ? du manganèse ?
    Les apports principaux sont au nombre de 3. On se pose rapidement la question de savoir si ce sont les eaux d'une source qui sont captées ou s'il s'agit d'une fuite du réseau d'eau potable. Malheureusement sans analyses nous n'auront pas de réponse (on réalise un prélèvement mais nous l'envoyons trop tardivement au laboratoire pour que l'analyse soit concluante).
    La galerie fini en cul de sac, complètement sèche sur quelques mètres. L'odeur d'hydrocarbures est clairement absente de cette branche.&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;A gauche, la galerie est plus courte et on rencontre une zone de pollution aux hydrocarbures, certainement du fioul de chauffage qui aura fui d'une cave voisine il y a maintenant un moment car la pollution avait déjà été rapportée en 2015. On voit nettement des dépôts rouges sur certaines parois et au fond de l'aqueduc.
    Les hydrocarbures semblent fixés aux sédiments et sont remis en suspension à notre passage. C'est lorsque l'on trouble la tranquillité des eaux de cette branche où le courant est très faible que l'odeur ressurgit.
La galerie finit également en cul de sac, mais cette fois-ci sur une sorte de puisard dans lequel la nappe devait ressurgir pour alimenter cette branche.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

On ressort par un regard sur le parvis de l'&lt;b&gt;Eglise Saint-Etienne&lt;/b&gt; dont l'éclairage nocturne est spectaculaire. Joli cadre !

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/UBMziYC0P0w?si=GqvL9MoLZ9ai4qKD&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/zfpIZlyG8h0?si=2QpblAmBVL2gBiQF&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Reefnet, Socarex et plongée à Hotton</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1242</link>
<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : 
ABIMES : Arthur P, Christophe D, Antoine R, Michaël G, Thomas C
CSARI : Serge D, Etienne L Nico P, 
EGM : Eric B, Ayla B  


Nouvelle séance de travail à Hotton, une première pour Mickaël qui est ravi d'aller prendre un bain de boue.

Cette fois-ci, l'ascenseur est en révision et nous devons accéder à la grotte par les escaliers.

Nous consacrerons le samedi à faire le portage plongée pour Xis et à poser les Reefnets qui, on l'espère, nous permettrons de comprendre comment le boyau se rempli d'eau. Charles à également installé un petit pluvio sur le toit du chalet du SCB pour que l'on essaie de corréler le remplissage du boyau avec la pluviométrie.

Pour que la pose des Reefnets soit utile, il faut qu'ils soient mis à des endroits fixes, sans qu'ils ne puissent se déplacer avec le courant, sous l'eau pour enregistrer les différence de pression (niveau d'eau). Il faut également en placer un à l'air libre qui servira de référence pour corriger les valeurs avec la variation de pression atmosphérique. On les placera dans le boyau, dans le &lt;i&gt;Lac du Dromadaire&lt;/i&gt;, dans la rivière post S4, dans le &lt;i&gt;Puits du Dromadaire&lt;/i&gt;

Christophe parvient à plonger les S4 et S5, une première depuis environ 25 ans. Il nous ramène des images et un CR qui nous permettra d'ajuster au mieux la suite.

Le samedi midi, Serge et Etienne ramène 100 m + 30 m de tuyau en Socarex (PEHD), l'objectif est d'avoir un tuyau en fixe au fond du boyau pour vidanger plus facilement et ne plus être bloqué par les pluies en hiver. Le tuyau en Socarex (PEHD) offre l'avantage d'avoir un plus grand diamètre que le tuyau d'arrosage utilisé jusqu'ici, ce qui permettra une vidange plus rapide. L'autre extrémité du tuyau est amenée dans la rivière au niveau du S4.

La pose du tuyau occupera une bonne partie du week-end.

Le dimanche on essaiera de vidanger sans succès en mettant en charge le tuyau par l'intermédiaire d'un raccord en &amp;quot;T&amp;quot; placé à la jonction des 100 m et 30m.

On essaiera également d'amorcer le siphonnage en remplissant le tuyau par une l'extrémité de la rivière.
Pour se faire, on remontera cette extrémité environ 10m plus haut, au niveau de la vire d'accès au niveau 3 et on versera de l'eau en utilisant des bidons de 20 litres qu'il faut régulièrement renvoyer à la rivière pour se faire remplir. A l'autre extrémité, 2 personnes sont chargée de maintenir le tuyau fermé jusqu'à ce qu'il soit rempli et que l'on renvoi la première extrémité au niveau de la rivière. Il s'est avéré que la pression était trop forte (environ 10 m de colonne d'eau = 1 bar de pression) pour garder le bouchon dur le tuyau dans le boyau. Cette tentative se soldera également par un échec.
La prochaine fois il faudra prévoir une pompe.


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    &lt;b&gt;CR de la plongée de XIS&lt;/b&gt;


&lt;u&gt;Samedi 26 octobre 2024, &lt;b&gt;1ère plongée du S4/S5 à Hotton&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;
Enfin le grand jour, Tonio et Mikaël me filent un coup de main pour porter les kits jusqu?au S4. Je prépare le matériel et je m?habille paisiblement, en me concentrant sur la préparation mentale de la plongée. Personne n?a franchi ces 2 siphons depuis une petite trentaine d?année. Le S5 a la réputation d?avoir 2 étroites sévères. 
Je pars avec un mental de « on fait le max en toute sécurité et tant mieux si ça passe ». Le S4 se passe facilement c?est une longue voute mouillante. Derrière la galerie se poursuit par un lac de 20 / 30 m de long. Il y a 2 m où la progression doit se faire moitié à 4 pattes, moitié en rampant. On attaque le S5. Dès l?entrée, il y a un 1er passage étroit dans la masse. Pour passer, je dois serrer contre moi tout ce que je transporte afin d?arriver à me faufiler. Je descends à -7, là les choses plus complexes commencent. Je dois nettoyer les blocs décimétriques qui obstruent le passage étroit horizontal. Après 5 bonnes minutes de nettoyage, je peux franchir l?obstacle. Descente à 13m pour l?obstacle final. Même scénario, je dois bouger un paquet de blocs en les mettant sur les côtés. J?évite de les mettre dans la pente afin qu?ils ne retombent pas. J?essaie de passer, c?est bon mais certains cailloux gênent encore la progression. Une dernière séance de ménage afin d?être confortable. Une fois passé, je peux attaquer la remontée du talus final. Je sors, mission accomplie, le S5 est franchi !
Pendant le franchissement du S5, la visibilité n?est pas géniale, environ 50 cm, elle devient nulle dès que l?on touche quelque chose, ou que l?on bouge un caillou, obligeant à travailler à tâtons la plupart du temps. En revanche, le courant assez fort permet de retrouver la visibilité en quelques dizaines de secondes. 
Serge me dira à la sortie que le siphon n?avait pas été franchi depuis 1998.
Le fil d?ariane du S4 est un gros fil assez bien posé et en bon état malgré les années. Le S5 est équipé avec de la câblette inox doublée d?une corde dans le puit d?entrée.
Je me déséquipe et posent le matériel de plongée sur un talus à droite à la sortie du siphon. Je prends le temps de tout sécuriser afin de ne pas prendre le risque de retrouver une partie de mon matériel dans le siphon avec ce courant. Je vais aller jusqu?au S6 pour reconnaitre le chemin pour une prochaine fois, car dans ma tête je suis déjà en train de préparer les futures visites. En route il y a une magnifique cheminée qui ne demande qu?à être grimper. A priori déjà fait, car à ses pieds, je trouve un kit et des amarrages acier datant des précédentes explorations. Avec les années le kit s?est transformé en une espèce de carton. Le siphon 6 semble être une longue voute mouillante. Au retour je vais voir l?arrivée de la creuse. L?accès en hauteur n?est pas évident, il faut escalader un talus de glaise. On retrouve la galerie de la creuse avec son remplissage jusqu?au plafond. Je gratte un peu et on voit bien le chenal de voute, il est même plus marqué que de l?autre côté. Il n?y a plus qu?à poursuivre la désobstruction.

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&lt;u&gt;Dimanche 27 octobre 2024, &lt;b&gt;1ère plongée à la résurgence de l?Isbelle&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;
Je profite de la matinée pour aller finir les bouteilles de la veille dans cette résurgence très proche du chalet. Rebelote Tonio et Mikaël me filent un coup de main pour porter le matos à la résurgence.  Pas de fil visible, j?en pose un jusqu?à jonctionner avec un fil en place et je poursuis. J?ai du mal à progresser, le siphon est obstrué de branchages. Je vais au bout du fil d?ariane existant sans trouver de suite évidente. La progression n?est pas facilitée par la visibilité qui varie entre 50cm dans les meilleurs cas et rien la plupart du temps. Arrivé aux quarts de mes blocs, je fais demi-tour sur autonomie. 
Après la plongée, Charles m?explique que ces branchages judicieusement enchevêtrés sont le résultat d?un habitat de castors construit 2 ans auparavant lors d?une période l?étiage exceptionnel de la source. 

Il faudra donc revenir.</description>
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<title>Initiation Cavottes-Ordon en minibus</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1213</link>
<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Gite: local GCPM (Montrond-le-Chateau, 25)

Présents : Clément P, Arthur, Jo, Emilie, Thomas

Initiés: Jinpu, Clarisse, Nathalie, Ariane, Clément S (samedi)

Après un week-end passé au &lt;b&gt;Puiselet&lt;/b&gt; pour apprendre les techniques de corde, on avait prévu pour les nouvelles une sortie initiation à la &lt;b&gt;Combe aux Prêtres&lt;/b&gt;. 
Mais le lundi précédent, on constate que la Combe est en train de redescendre après un gros pic de crue, et que la météo annonce à nouveau jusqu'à 40mm de pluie les 2 jours précédent la sortie. On décide de jouer la sécurité et de changer de plan pour aller aux Cavottes. On le constatera plus tard mais il ne pleuvra quasiment pas (même pas 10mm), et on aurait largement pu y aller. Mais ce n'est pas grave, le week-end était très bien comme cela (et cela nous a évité de bouchonner à l'entrée de la Combe, d'autres clubs ayant prévu une sortie en même temps). De surcroît, nous avons pu faire la connaissance de Clément S., initié bisontin nous ayant rejoints pour la journée et la soirée de samedi. 

Seconde difficulté : on n'a qu'une seule voiture pour 9 personnes ! On change alors un peu nos habitudes en louant un minibus pour partir tous ensemble. 
9 places tout pile, un (très) grand coffre, parfait. Finalement c'était une bonne idée. On perd un peu en flexibilité (horaires de départ/retour, transports sur place) mais c'est compensé par une plus grande convivialité. Notamment sur le trajet du retour ;-) Car pour l'aller, les gens étaient tellement fatigués de leur journée et semaine de travail qu'on s'est à peine échangé ! Dodo et silence tout au long.  
Par contre, trouver le point de rendez-vous bien chargé est toujours un moment épique dans le souvenir. Sur le moment, on sue à porter ses bagages dans une ville inconnue (Vitry et  Ivry-sur-Seine). Mais comme le point de rendez-vous est à l'entrée d'un hôpital, il y a une boîte postale, bien pratique pour poster ses factures...


&lt;u&gt;Samedi 19 octobre&lt;/u&gt; : &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt;
&lt;Notes: Mots-clés pour se rappeler de l'ordre du parcours&gt;
Doline d'entrée, 4 pattes, diaclase (faille à côté de la tyro) le Faux-Pas (vire au dessus d'une faille, finissant par un puits), le R7 (vire descendante avec le 2eme puits), 
- réseau Nord: salle des dunes (où on a mangé), Ex-salle terminale (avec le nain)
- puis réseau sud: salle du bivouac, puis P20 et boite aux lettres.
Sur le retour, pareil dans l'autre sens sauf la tyrolienne
&lt;/fin des notes&gt;

Après une première nuit au gîte, réveil à 8h30 pétante. On s'installe à la table du petit-déjeuner, non sans une pointe d'appréhension pour les nouveaux. Une fois le brief donné et le café servi (et reservi), on commence à s'affairer pour rejoindre la &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt; en deux groupes - Arthur et Émilie étant partis plus tôt pour l'équipement. Clément S, Franc-comtois et ami de Clément P (ils sont partout), nous rejoint au gîte avec des viennoiseries. Lui aussi fait partie de la team des nouveaux. Il apprend les manipulations sur corde depuis la balustrade du gîte, un système D à portée de main et efficace, qui permet à toute l'équipe de prendre la route en direction de la &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt; avant midi. Par ailleurs, avant de monter dans la voiture, Jinpu a posé une question vitale à Clément P. concernant la sortie sous terre, plus précisément, que faire en cas de besoin d'aller aux toilettes ? Surtout celui de déféquer ? Clément répond qu'il faudrait éviter cela sous terre, car le mot d'ordre est de ne pas polluer la vie souterraine ; et uriner est plus toléré, tant qu'un lieu ayant de l'eau coulante soit identifié pour que le liquide soit transporté. 

Le soleil est radieux, mais l'option cueillette aux champignons n'est pas au programme. Après un épisode de recherche des clés du van - spoiler alert : toujours chercher dans les poches, surtout quand on avait oublié qu'il y en avait dans ce pull - nous commençons la descente par un trou béant caché dans un bosquet façon &amp;quot;Alice au pays des merveilles&amp;quot;. Et oui, spéléo rime aussi avec littérature dans le Doubs.Il est vrai que Clément a identifié la nature d'un bel incendie au loin: feu de paille. 

On progresse d'abord dans la &lt;i&gt;Salle du Chaos&lt;/i&gt; avant d'enchainer par la &lt;i&gt;Diaclase Duret&lt;/i&gt;. On continue ensuite sur le &lt;i&gt;Faux Pas&lt;/i&gt;, puis le &lt;i&gt;Ressaut de 7m&lt;/i&gt; avant d'arriver dans la &lt;i&gt;Salle Fournier&lt;/i&gt;. Les promesses sont au rendez-vous : et oui, il faut (un peu) ramper. Mais la progression est efficace, chacun se passe le mot et les techniques pour avancer ensemble, les premières difficultés laissent place aux premiers &amp;quot;wow&amp;quot;. On a quitté les champignons pour les fleurs de gypse. Les débutants découvrent toute une panoplie de nouveaux mots, entre concrétion, diaclases et autres rigoles... 

Arrivant au &lt;i&gt;Faux-Pas&lt;/i&gt;, c'est ainsi l'occasion pour les nouveaux de s'entraîner techniquement et psychologiquement à la descente, malgré le fait qu'elle ne soit pas longue, c'est &amp;quot;seulement&amp;quot; un P5. Un bon début pour se réchauffer vis-à-vis de la manipulation des cordes. Jinpu avoue qu'elle a eu une grosse tension physique et psychologique en défaisant la clé et en donnant du mou à la corde de descente, est-elle la seule à éprouver de telles émotions ? Dans la tête, le vide et la peur de glisser/chute paralysent presque le corps et le système nerveux. Mais la chose a pu se faire petit à petittttttt... 

On apprend aussi que les salles ont toutes des noms. La &lt;i&gt;salle des Dunes&lt;/i&gt; sera donc notre spot de pique-nique. L'occasion, après le repas, de faire la première expérience du noir et du silence complet. Arthur a essayé de se déplacer discrètement pour faire peur aux gens, c'était bien joué mais il a été trahi après avoir manqué de trébucher.
On navigue ensuite vers une partie de la grotte plus humide, la &lt;i&gt;Galerie Nord&lt;/i&gt;, à la recherche du nain de jardin caché dans les hauteurs, que d'autres spéléologues avant sont allés vaillamment déposer (clin d'oeil à la mine des nains dans Blanche-Neige ?) On finira par le trouver, avec quelques indices (&amp;quot;c'est là&amp;quot;) très discrets, devant notre inefficacité. M'enfin, la grotte est bien sèche avec un simple ruisselet!

Nous faisons ensuite marche arrière pour partir à la découverte de la &lt;i&gt;Galerie Sud&lt;/i&gt;. Les nouveaux tentent, tant bien que mal, de retrouver le chemin en sens inverse. &amp;quot;Il faut penser à jeter un oeil derrière soi de temps en temps...&amp;quot; nous glisse Jonathan. C'est vrai, et c'est d'ailleurs ce que nous avons tous et toutes manqué de faire à maintes occasions ;) Mais le travail collectif a fini par payer ! Le sol devient sableux par moments, notamment dans la &lt;i&gt;Salle du Bivouac&lt;/i&gt;, le chemin se dessine sous des énormes blocs. Une belle entrée en matière avant le premier P20.

C'est le moment tant attendu. Toute l'équipe d'encadrants s'organise pour mettre les nouveaux à l'aise pour ce baptême du feu. &amp;quot;Prenez le temps de vous arrêter pour observer les parois&amp;quot; encourage Clément P. C'est tout de même très très haut, mais la vitesse de descente - équivalente à un sprint d'escargot - donne quand même l'occasion de voir du paysage. On est tous et toutes contents de poser les pieds à terre. Une grande respiration et une barre de Nature Valley avalée, on nous propose une autre &amp;quot;activité insolite&amp;quot; : la &lt;i&gt;Boîte aux Lettres&lt;/i&gt;. Après ces émotions, il n'y pas de volontaire parmi les débutants. Même si on sent poindre l'envie chez certains et certaines. Le groupe observe, entre curiosité et amusement, les encadrants s'y engouffrer avec plus ou moins de grâce (l'avantage est donné aux petites carrures). Au moment d'attente et de repos, la fraîcheur et l'humidité se font ressentir. Eh oui, on se rappelle tous et toutes que Clément P. a dit dans le mail de pré-voyage que : &amp;quot;c'est une grotte sèche ... a priori on aura plus chaud que froid&amp;quot;. De son point de vue, Jinpu n'a senti à aucun moment d'avoir eu chaud, par moment c'était de la température confortable, d'autres moments elle avait eu un peu froid, peut-être à cause de son manque d'activité ? Thomas a essayé la boîte aux lettres, mais sans se risquer dans le ramping donnant sur un nouveau puit de 20 mètre où devaient aller s'ébattre Emilie et Arthur le lendemain. Clément P aura réussi l'exploit de descendre dans la boîte aux lettres et d'en sortir par ses propres moyens. Il fallait être capable de remonter dans un boyau vertical de 2 mètres 50 de hauteur., avec une sortie étroite, aux parois lisses et glissantes.

C'est l'heure de remonter, et les nouveaux sont de nouveau mis à contribution pour retrouver le chemin. Une dernière surprise attend les débutants : la &lt;i&gt;Tyrolienne&lt;/i&gt; ! Elle n'a rien à envier aux parcours accrobranches.  Finalement, on aurait pu tourner autour de la tyrolienne plusieurs heures pour jouer à la queue leu leu!

Après le moment excitant et rapide de tyrolienne, certains sont partis plus tôt pour retrouver le ciel étoilé, dont Clément S., qui a failli rester dormir dans la grotte. Eh oui, il a choisi une autre bifurcation que celle menant à la sortie, finalement, il a trouvé le bon chemin. 


TPST 8h. La nuit est déjà tombée,  mais la température extérieure est douce. Toujours pas de comète à l'horizon en revanche.

Le soir, Thomas épaulé par Nathalie et Jinpu concocte le dîner. La majorité démocratique n'a pas choisi le menu cette fois-ci, mais a plein d'idées pour les prochaines sorties, notamment le pot-au-feu précuisiné en tête de liste. Une autre remarque essentielle s'est fait entendre : avoir plus de fruits et de légumes dans nos courses, eh oui, vitamines, c'est la vie. N'oublions pas les fibres mes petits canards!

Après le délicieux repas de pâtes à la sauce bolognese (tout terminé, 0 gachis) accompagnées de l'apéro et des boissons alcoolisées, on en profite pour faire une petite partie du &amp;quot;Timeline spéléo&amp;quot; créé à l'occasion des 40 ans du club. 
Pour les nouveaux, qui ne connaissent pas le monde spéléo, on se donne le droit de tricher un peu et de mettre des cartes moins spécialisées. Que ça soit pour les débutants ou confirmés, le jeu n'est pas si simple, et donne lieu à des discussions intéressantes. Très bien pour accroître sa culture générale et découvrir des anecdotes en tout genre ;-) À ramener pour les futures sorties d'une nuitée et plus, car certain.e.s n'ont pas pu y jouer, dodo et récupération de forces vitales obligent.
L'inconvénient est qu'on n'est pas raisonnable et qu'on se couche tard, le réveil est un peu dur le lendemain.
Cependant, tous les débutants sont quand même partants pour la sortie du Dimanche: il faut croire qu'ils ont bien aimé la veille.

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&lt;u&gt;Dimanche 20 octobre&lt;/u&gt; : &lt;b&gt;Gouffre des Ordons&lt;/b&gt;

Première fois dans cette cavité y compris pour les 2 encadrants, Jo et Clément. Arthur et Émilie, qui pourtant connaissaient, sont repartis dans la &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt;, notamment pour déséquiper du matériel laissé la veille et en profiter pour aller faire un tour (les premières !) au réseau inférieur. La promenade en forêt pour accéder à la grotte des Ordons est un régal en cette saison.
On trouve vite le trou, mais on a un doute: on nous avait promis une cavité brochée, mais pas une broche en vue en tête de puits et tous les spits sont foireux sauf un. Etrange ...  Il y a des amarrage forés, mais on manque de dyneemas. On prend un peu de temps et on finit par trouver des solutions pour équiper dans les règles de l'art mais en les économisant. En bas du puits on trouve bien les broches promises et la suite va plus vite: on peut faire descendre les initiés.

Nous nous glissons un par un dans ce premier puits - très étroit selon les spéléos apprentis, laaaaaarge selon les spéléos chevronnés. Quelques mètres de corde, quelques contorsions, et nous voilà arrivés au niveau de la seconde tête de puits. Par comparaison avec le gouffre noir qui nous attend, l'endroit est plutôt cosy : des racines mousseuses tapissent les parois, encore faiblement éclairées par la lumière extérieure. Mais la place est déjà prise ! Des petites chauves-souris ont choisi de faire escale ici. Il va falloir se décider à descendre.. 

Passée l'appréhension de se suspendre dans le vide, sachant que c'est un vide de 20 mètres, c'est l'émerveillement qui prend le dessus. Accroché à notre petit bout de corde, nous découvrons petit à petit l'immensité et la beauté de la salle dans laquelle nous descendons. Le plafond s'éloigne doucement, la lumière de la frontale éclaire à peine les contours de la caverne, le sol est seulement matérialisé par les minuscules points lumineux des frontales de celles et ceux qui sont déjà descendus.

Dans l'aller de la visite balisée de la galerie, Nathalie, Clément et Jinpu avaient repéré une petite insecte blanche avec des moustaches, néanmoins, Jonathan, celui qui voudrait bien prélever l'échantillon des espèces, les a loupées. Une prochaine fois...</description>
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<title>Initiation et entrainement au Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1225</link>
<pubDate>Sun, 13 Oct 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Participants&lt;/u&gt; : Arthur P, Clément N, Clément P, Elise G, Fabien C, Thibaud A, Antoine R, Michael G, Yann V, Thomas C, Ariane M, Clarisse T, Nathalie Y, Jinpu L, Benoit B, Marion B, Benjamin C, Chirine G, Marwan G, Titouan R

Cette année pas mal de nouveaux et surtout de nouvelles, on a donc beaucoup de monde pour la traditionnelle initiation au Puiselet.

On en profite pour réviser le dégagement d'équipier du bas vers le bas au croll à croll.

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<item>
<title>Aven de la buse</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1201</link>
<pubDate>Sat, 05 Oct 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le soleil est enfin là. Il est temps de partir sous terre !
Nous partons a deux refaire l'aven de la buse, avec comme objectif de faire la galerie supérieure et de voir la géode.
Nous avons un kit de corde (20,60,50), normalement tous les puits remontant sont équipés. 
J'avais oublié que la cavité était un peu crado... Nous progressons tranquillement jusqu'au puits qui donne accès à la galerie supérieure, le départ est toujours impressionnant... 
Après avoir remonté les 50m de puits nous partons sur la gauche pour rejoindre la galerie. Nous progressons lentement car il y a des concrétions de partout et nous devons ramper régulièrement pour ne pas les toucher. Après une heure de progression et de photo nous décidons de faire demi-tour car le temps passe vite et nous devons sortir pour 20h et ne pas inquiéter notre contact de surface ! Merci président ?. Sur le retour nous galérons un peu avec les cordes et le matos qui est très boueux. Les étroitures sont plus faciles sur le retour. 
Une très belle sortie où il y a encore des choses à voir. A reprogrammer !</description>
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<title>Réseau de la Falconette par la Conche</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1200</link>
<pubDate>Sat, 28 Sep 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur P, Jo B, Cassandra H, Thomas C, Matthieu B

&lt;u&gt;Vendredi 27/09/24&lt;/u&gt;

Ça faisait longtemps que Thomas proposait une sortie dans l'Ain pour aller faire des cavités sur le massif du Dorvan. Une fois les camarades trouvés pour l'accompagner, l'organisation se met en place un peu poussivement. Le groupe dormira chez un ami d'Arthur, Matthieu, qui les accompagnera également sous terre. Il est déjà allé à &lt;b&gt;Jujurieux&lt;/b&gt; et à &lt;b&gt;St Marcel&lt;/b&gt; avec Sylvain L et Arthur.

Des informations sont prises auprès de spéléos locaux pour préparer le week-end. Il a beaucoup plu ces derniers jours ce qui compromet certaines traversées, notamment celle de la &lt;b&gt;Grotte du Crochet&lt;/b&gt; qui était initialement prévue.
Le programme est donc revu et on part sur la &lt;b&gt;Grotte de la Falconette&lt;/b&gt; par le &lt;b&gt;Gouffre de la Conche&lt;/b&gt; le samedi et la &lt;b&gt;Grotte du Crochet inférieure&lt;/b&gt; le dimanche.

L'Ain c'est un peu loin, aussi on essaie de finir tôt le travail.
Jo pose son après-midi pour aller chercher la voiture et charger le matos, il récupère Arthur chez lui à 16h30 (départ initialement prévu à 16h). Les courses sont faites dans la foulée et ils se retrouvent dans les bouchons parisiens assez rapidement. 
Rendez-vous était donné à Thomas au métro Kremlin Bicêtre à 17h, on le récupérera en fait à 18h30.
Thomas attendait en bonne compagnie car Carole et Romane, chacune revenant de leur travail respectif et se rendant à leur domicile, passaient à vélo par là et s'étaient arrêtée pour papoter.
On récupère Cassandra à un jet de pierre de là et on quitte enfin Paris à 19h.

Avec autant d'efficacité, on ne doute pas que le week-end s'annonce sous les meilleurs auspices.

Une fois sur l'autoroute, Jo nous prévient &amp;quot;C'est la voiture de mon oncle, elle est très spéciale, la jauge d'essence est cassée, il faut faire le plein tous les 400km pour éviter de prendre un risque de panne sèche&amp;quot;. C'est effectivement un vieux Renault Scénic qui vient de sortir du garage pour une histoire d'essuie-glaces en panne.
Bon, tant qu'elle roule...

Sur la route il commence à pleuvoir vers 20h. C'est l'occasion de tester ces fameux essuie-glaces tout neufs. Ils fonctionnent bien, peut-être un trop énergiquement quand la pluie forcit.
Vers 22h, les essuie-glaces ont un comportement étrange et finissent par s'arrêter.
C'est ballot, on est au plus fort de la pluie. 
Arthur, qui se trouve sur le siège passager avant, ouvre donc sa fenêtre et actionne les essuie-glaces à la main jusqu'à la prochaine aire d'autoroute.

Habitués aux pannes informatiques qui se règlent par un simple redémarrage, on tente cette méthode réputée infaillible. Force est de constater que ce n'est pas très efficace.

Aux grands mots les grands remèdes, on sort les dyneema, et on bricole un système qui a l'air de fonctionner pour actionner les essuie-glaces depuis l'intérieur sans avoir besoin de sortir les bras à l'extérieur.
Par mesure de précaution on achète un produit anti-pluie dont on badigeonne le pare-brise.
Au moment de repartir, on reteste les essuie-glace réparés système D(yneema) et là c'est le drame. Le balai de l'essuie-glace cède, on comprend ensuite pourquoi.
C'est le moteur qui entraîne les essuie-glaces qui est défectueux, en plus de ne pas les faire bouger, il les bloque lorsqu'il sont en fin de course.

2 choix s'offrent alors à nous :
 &lt;ul&gt;
      &lt;li&gt;Soit on prend la route en misant sur le produit anti-pluie sans pouvoir se servir des essuie-glace&lt;/li&gt;
      &lt;li&gt;Soit on attend la fin de l'épisode pluvieux qui est prévu pour 2h du matin&lt;/li&gt;
    &lt;/ul&gt;

Après avoir consulté l'ensemble des parties, on optera pour la solution de la prudence, pour patienter on sort une bière et les duvets.
Finalement la pluie s'arrête plus tôt que prévue. On reprend la route à 01h, optimistes on considère donc que l'on a une heure d'avance.

Motivés pour arriver le plus tôt possible, on avance donc d'un bon rythme, tellement bon que l'on oublie de sourire pour la photo au niveau de Beaune (portion limitée à 110km/h).

On finit par arriver dans la nuit, la porte est ouverte, le temps de vider le coffre et de se coucher on s'endort sur les coups de 03h30.

&lt;u&gt;Samedi 28/09/24&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Réseau de la Falconette&lt;/b&gt; par le &lt;b&gt;Gouffre de la Conche&lt;/b&gt;

Le réveil fait mal, on se lève à 08h30, on prend un petit déjeuner copieux en papotant avec Matthieu qui avait cru à une blague la veille lorsqu'on lui avait envoyé des photos et vidéos.
On finit par partir en direction de la &lt;b&gt;Burbanche&lt;/b&gt; à 11h, on découvre sur la route ce coin du Bugey et on trouve ça tout à fait charmant.

Arrivés sur place, Jo part à la recherche de l'entrée du gouffre en se fiant aux positions GPS pendant que les autres cassent la croûte. Ne le revoyant pas venir, Cassandra et Arthur partent à sa recherche et finissent par le retrouver à côté de la plaque (celle de l'entrée du gouffre). Le point GPS n'était pas bon et il a tourné pendant 20 bonnes minutes alors qu'il suffisait de suivre bêtement le chemin...

La première équipe, composée de Cassandra et de Jo se prépare. Le but pour eux est de s?entraîner à l'équipement. Ils rentrent sous terre à 13h30, chacun avec un kit.
Jo commence avec le premier kit et Cassandra finira d'équiper. 
Le duo rencontre quelques difficultés à suivre à la lettre la fiche d'équipement. Ils en profitent pour échanger et réfléchir ensemble à la stratégie d'équipement, l'exercice est donc utile.

Le seconde équipe constituée d'Arthur, Thomas et Matthieu rentre sous terre aux alentours de 15h, la descente des puits se passe sans encombre et ils rejoignent en 1h la première équipe en train d'équiper les derniers puits.

Avec les pluies des jours passés et ce qui est tombé le jour même, les puits sont bien actifs. On se fait bien mouiller et un petit ruisseau nous suit quasiment sur tout le long de la descente.
Dans une tête de puits pas très large, Matthieu s'est assis dans le ruisseau et a, sans s'en rendre compte, fait un barrage de son fessier. Lorsqu'il se relève pour mettre son descendeur, une chasse d'eau tombe sur les équipiers précédant et on entend rapidement crier &amp;quot;Cailloux !&amp;quot;. L'eau tombée brusquement a mis en mouvement quelques graviers qui ont chu dans les puits suivants.

Tout le monde arrive en bas des puits à 16h30, l'équipement a pris 2h45 sans que les équipiers n'aient pu voir le temps passer, signe qu'ils se sont posés beaucoup de questions.
Cassandra en profite pour manger un de ses précieux Snickers qu'elle ne partagera avec personne lors de la sortie, malgré les nombreuses sollicitations de ses camarades affamés.

Thomas, lui, nous parle depuis un moment de sauce tomate maison et de soupe à l'oignon pour le menu du soir. Il a déjà prévu de nous embaucher pour détailler les oignons et que l'on mette tous la main à la pâte. A partir de ce moment, le repas du soir devient la priorité n°1 de Matthieu !

En bas de puits, 2 possibilités s'offrent à nous, on sort donc la boussole pour se diriger vers l'ouest et le &lt;i&gt;Pont de Singe&lt;/i&gt;. On se met en route et on marche rapidement sur du sable, on désescalade un petit ressaut et on tombe nez à nez avec un siphon. 
Caramba ! La boussole indiquait donc le sud !
On en profite pour admirer les parois lisses, les colmatages de galets et le sable pris dans un concrétionnement.
Demi-tour, on repasse le bas des puits et on avance vers le fond. 
Au début, l'itinéraire est assez évident mais rapidement on se pose des questions.
Cassandra, qui ouvre la marche, cherche un peu son chemin, mais finit toujours par le trouver.
On passe une première corde en fixe qui remonte.
On avance, on passe le &amp;quot;passage caractéristique&amp;quot; constitué d'une faille inclinée à suivre sur quelques mètres puis on arrive sur une plus grande faille/méandre encombrée de blocs. 
On cherche un moment le chemin en haut, puis on se dit que l'on a dû rater quelque chose juste avant.
En faisant demi-tour on voit une inscription dans la glaise sur la paroi &amp;quot;Mais où est le puits ? P***in !&amp;quot;. On se rassure donc en se disant que le passage ne doit pas se trouver si facilement.
Cassandra trouve la suite en descendant dans la partie basse de la faille, un peu de contorsions et de quatre pattes et on arrive sur une nouvelle corde en fixe qui remonte.
Plus loin, on cherche encore son chemin, on passe un méandre, on se mouille les pieds, on retombe sur un nouveau ressaut équipé d'une corde, un nouveau méandre avec une jolie petite draperie et on songe à faire demi-tour, il est déjà 18h30.
Jo va faire une reconnaissance dans le méandre pendant qu'Arthur fait demi-tour avec Thomas et Matthieu pour avancer doucement.
Très vite on entend &amp;quot;Revenez, le &lt;i&gt;Pont de Singe&lt;/i&gt; est juste derrière !&amp;quot;
Faire demi-tour si près du but serait dommage, on va donc tous voir ce fameux &lt;i&gt;Pont de Singe&lt;/i&gt; qui avait à lui seul justifié &lt;a href=&amp;quot;https://www.abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=110&amp;quot;&gt;une sortie au club en 2008&lt;/a&gt; et tant pis si cela nous empêche de manger la fameuse sauce tomate de Thomas et sa soupe à l'oignon maison.
Arrivés devant l'objectif de notre sortie, on comprend mieux pourquoi on nous avait déconseillé d'emprunter l'accès du &lt;b&gt;Gouffre de la Burbanche&lt;/b&gt;, il ne pleut pas dans ce puits, c'est le déluge !
Cela ne nous empêche pas de faire l'aller-retour sur le &lt;i&gt;Pont de Singe&lt;/i&gt;, mais on finit tous trempés.
Il est 19h lorsque l'on amorce effectivement notre demi-tour.
Le trajet est évident au retour, lorsque l'on a pris le temps de se retourner de temps en temps à l'aller, ce qui n'est pas le cas de tout le monde...
Cassandra et Matthieu se retrouvent perché à un endroit d'où ils ne savent pas descendre, demi-tour pour trouver le bon passage.
Sur le chemin, on en profite pour répondre à la fameuse interrogation sur la localisation du puits en ajoutant une flèche dans la glaise.
On arrive en bas des puits à 20h et la remontée s'amorce. 
Très rapidement on remarque ce que l'on n'avait pas vu à l'aller, des fossiles de crinoïdes caractéristiques des calcaires à Entroques, dont l'un long de plus de 10cm.
On prend également le temps d'admirer les nuances de couleurs roses présentes à certains endroits des puits et une zone où le calcaire présente de fines lamines de couleurs beige et rose.

Les premiers sortent à 22h, la dernière à 22h30. Il fait frais, on retourne rapidement à la voiture et on comprend vite que la sauce tomate et la soupe à l'oignon seront pour un autre jour.

TPST : 7h pour les uns, 9h pour les autres

On revient au camp de base vers minuit, on mange des pennes à la vodka (ou à l'avocat, c'est selon l'état des oreilles), on savoure une bouteille de vin des 40 ans d'ABIMES et on va se coucher vers 2h.

&lt;u&gt;Dimanche 29/09/24&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Réseau de la Flemme&lt;/b&gt; par le &lt;b&gt;Gouffre du Tracteur&lt;/b&gt;

Levés à 09h30, on prend le petit déjeuner et on recommence à parler de la sauce tomate de Thomas.
Malgré l'envie de Cassandra d'aller sous terre, la flemme générale et l'appréhension des 5h de route de retour sans essuie-glaces l'emporte. 
Journée lavage de matos, cuisine, repas, papotage et conduite de tracteurs (parce que oui, Matthieu a une petite collection de tracteurs).
La sauce tomate de Thomas était effectivement très bonne, on attend toujours la soupe à l'oignon.

On reprend la route à 16h30 et, à l'heure où j'écris ces lignes dans la voiture, il ne nous est rien arrivé de plus à part que Cassandra a enfin accepté de partager ses Snickers.


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/5ip1_ts4mGk?si=5FcHuevFGp6MpdWw&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Canyon fin septembre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1258</link>
<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Fin septembre, on arrive sur la fin de la saison de canyonisme.
On en profite donc pour un petit week-end chez Jean dans le Vercors.



&lt;u&gt;Vendredi 20 septembre 2024&lt;/u&gt;
Participants : Jean C, Arthur P

Sitôt arrivés, on saute dans les néop et direction le &lt;b&gt;Furon supérieur&lt;/b&gt; qui se trouve à 15min de voiture de chez Jean.
Le canyon n'est pas très long (environ 2h, 2h30), ça permet à Jean de réviser un peu avant les sorties de ce week-end.
Débit correct, eau fraiche et température ambiante agréable, on passe un bon moment dans ce canyon classique du Vercors.
On finit avec une luminosité faible, la fin du canyon étant encaissée et la journée touchant à sa fin.
La marche de retour dure bien le temps indiqué mais semble passer assez vite.
Sur le parking, Arthur a la surprise de trouver de l'eau dans son bidon étanche (certainement mal fermé et qui n'a pas aimé les chocs dus à des lancer de kit), le téléphone à l'intérieur est censé être étanche, mais c'est sans compter sur la fissure de la vitre arrière. L'écran passera par toute les couleurs avant que le téléphone ne s'éteigne pour un très long moment... (après 1 mois et demi dans du riz, toutes trappes ouvertes, il finira par se rallumer mais avec des séquelles comme un écran tactile plus vraiment tactile).

Le soir, Sylvain C nous rejoint depuis le Sud en voiture et Cassandra depuis Paris en train.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/xt7Y4zMb01c?si=BEGrbAdPaH-4Rd2l&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;



&lt;u&gt;Samedi 21 septembre 2024&lt;/u&gt;
Participants : Jean C, Arthur P, Sylvain C, Cassandra H

Samedi sera la seule journée où l'on peut envisager une longue sortie, on opte donc pour le canyon des &lt;b&gt;Ecouges Partie I&lt;/b&gt; en passant par l'affluent du &lt;b&gt;Gaz&lt;/b&gt;.

La marche d'approche est intéressante, on y croise notamment des vestiges de moulins. 
Ce joli affluent nous permet d'arriver dans les &lt;b&gt;Ecouges Partie I&lt;/b&gt; au niveau de l'encaissement.
La suite se fait assez facilement (beaucoup moins impressionnant que dans les souvenirs d'Arthur).
Sur les 2 obstacles avant la cascade finale on enchainera les poisses.
Arthur se réceptionne mal en bas de la cascade et se fera très mal au genou (douleur qui le suivra tout de même près d'un an).
Jean a du mal à enlever son descendeur et à sortir de la vasque où il se fait bien brasser, il faudra lui donner un coup de main pour arriver sur la berge.
Heureusement la cascade finale est toujours aussi belle et on s'en met plein les yeux.

Vue l'heure tardive, on n'enchainera finalement pas avec les &lt;b&gt;Ecouges Partie II&lt;/b&gt;.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/wKvD0j66egw?si=WSscGnDiBva3kn3v&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;



&lt;u&gt;Dimanche 22 septembre 2024&lt;/u&gt;
Participants : Arthur P, Sylvain C, Cassandra H

Dernière journée avant le retour sur Paris et Aix-en-Provence. 
Pour se rapprocher de la gare de Grenoble et pour changer un peu, on choisit d'aller faire le &lt;b&gt;Ruisseau d'Alloix&lt;/b&gt; situé en Chartreuse.

Jean nous accompagnera en voiture mais préfèrera aller randonner plutôt que de venir dans l'eau avec nous.
Le canyon est très forestier, les verticales font en moyenne une vingtaine de mètres (sauf la C43) et la descente est très belle.

Chacun rentre ensuite vers chez soi en attendant la saison prochaine pour retourner en canyon.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/GewfU5en4h0?si=iiHpas-plsA6h8GV&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Hotton - Fin aout 2024</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1212</link>
<pubDate>Sat, 31 Aug 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Samedi 31/08/2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Grotte de Hotton&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Clément P, Clément N, Elise G, Serge D (CSARI), Sophie V (CSARI), Zoé D (CSARI), Sacha T (CSARI), Etienne L (CSARI), +1 (CSARI), Franck M (LUC), Christophe (LUC), +1 (LUC)

Le chantier reprend. Nous sommes entre 6 et 8 dans la creuse ce jour là, c'est super.
Comme à chaque reprise de chantier c'est un peu humide et on commence par vider quelques bacs d'eau stagnante restant après &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1197&amp;quot;&gt;les opérations de siphonnage&lt;/a&gt;. Le fond de la creuse est relativement sec, mais demande de traverser une section plus ... collante.

Par un habile travail d'équipe, les bacs sont envoyé à l?extérieur de la creuse et la chantier avance rapidement. Dans ces conditions de travail optimisées, plus besoin de chercher péniblement de la place de stockage, la creuse avance bien. 
De manière surprenante, le plus compliqué est le vidage des bacs à l'autre bout du boyau. Il y a de la place, mais la glaise est tellement collante que c'est dur de séparer le contenu du contenant. Pour la prochaine fois, on prévoit de mettre des sacs à gravats au fond des bacs, le sac souple devrait faciliter le vidage.

Le premier jour la ventilation ne tourne pas (oubli d'un composant pour la batterie). On sent le CO2 en fin de journée mais on n'en souffre pas trop. Pas de mesure explicite, le capteur de CO2 ayant aussi déclaré forfait pour le week-end (problème de batterie, lui aussi).

&lt;u&gt;Dimanche 01/09/2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Grotte de Hotton&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Clément P, Clément N, Serge D (CSARI), Etienne L (CSARI), +1 (CSARI), Franck M (LUC), +1 (LUC)

 Le 2eme jour la ventilation fonctionne parfaitement et on respire beaucoup mieux, surtout aux alentours du front de taille. Tout s'est remis en route sans problème, malgré le tuyau souple ayant passé (pour au moins une section) un certain temps sous l'eau pendant l'hiver: aucun dégât à déplorer.

Nous avançons de 2 m environ et passons sous la dalle barrant le chemin. Le sol est compliqué à égaliser pour le passage des bacs: des pierres/petits blocs sont présents, ce qui n'était pas le cas avant. Il faudra travailler un peu de ce côté là pour tirer les bacs plus confortablement.

La suite n'est pas évidente et nous incite à attaquer un nouveau passage plus sur la gauche pour tenter de suivre le cheval de voûte.
L'avenir nous dira quel chemin est le plus adapté mais en tous cas, cette méthode d'évacuation des déblais est certainement adoptée! vivement la prochaine fois en espérant que nous soyons au moins aussi nombreux!

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/JC9zeaKwCIs?si=JT-DA3bmNiInaPSN&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>TSS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1202</link>
<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous partons faire la TSS avec Laurent notre guide qui assure la visite de cette magnifique grotte.
Nous sommes donc une équipe de 4 : Laurent, Christian, Isabelle et François 

Nous avons un peu de matos pour faire des photos.

Nous arrivons a l'entrée de la TSS et le rituel de déblayer l'entrée est toujours d'actualité.

Après un petit ramping nous arrivons dans la salle principale, de la nous accédons aux différentes petite salle magnifique ou nous passerons du temps a faire des photos.

Laurent nous explique toute l'histoire de cette grotte et les découvertes de la région.

Visiter cette grotte est toujours un régal. Merci Laurent.</description>
</item>

<item>
<title>Tapoul</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1204</link>
<pubDate>Tue, 20 Aug 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous partons faire le canyon du Tapoul.
Nous sommes une équipe de 4 :
Christian, François, Isabelle et Caro

Il n'y a pas beaucoup d'eau sur cette période. 

Nous voulons travailler la descente en rappel, nous allons donc équiper l'ensemble des ateliers du canyon.

C'est un canyon très ludique car il y a de tout dedans et beaucoup d'ateliers.

A refaire en hivernal :-)</description>
</item>

<item>
<title>La Folatiere</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1203</link>
<pubDate>Sun, 18 Aug 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous partons a 6 faire une grotte pour voir le lac au fond de celle-ci.

La team : Christian, Hélène, Gaspard, Isabelle, François et Mathis

L'entrée de la grotte est dans le fond d'un canyon, nous commençons donc par 300m de descente pour arriver a une rivière que nous devrons traverser (pas de pont). Après 5 mn de montée nous trouvons le porche d'entrée qui est magnifique. Nous en profitons pour manger et nous équiper. 

Nous partirons explorer cette grotte pendant 4 heures sans nous presser.</description>
</item>

<item>
<title>Camp Lot 2024</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1207</link>
<pubDate>Sat, 17 Aug 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Samedi 17/08/2024

Cat et Jef arrivent au gite à 17h20, Carine les rejoins à 18h00. On décide des cavités à faire dans la semaine. 
Le gîte est très sympa. C?est une ancienne école - la date de 1880 est indiquée au-dessus de l?entrée - construite par les descendants de la famille de Joachim Murat, beau-frère de Napoléon. Voir la photo, c?est trop la classe.

Dimanche 18/08/2024

Départ à 9h55 de Cat, Jef et Carine pour visiter l?Igue de Geniez. Arrivés au parking des spéléo près de l?Igue vers 10h40. On se prépare et Carine commence à équiper vers 11h30.
Visite agréable, pas de difficulté particulière. Précaution, prendre une corde en rab : C15 et deux plaquettes + une dyneema pour le toboggan de 4 m après le P6. Ce n?est pas indiqué dans le topoguide mais il y a un anneau de corde et 2 spits car c?est devenu glissant car, comme beaucoup de cavités du Lot, c?est une cavité école très fréquentée. L?escalade suivante n?étant plus équipée en fixe, nous ne l?avons pas faite car la corde prévue a été utilisée par ce ressaut de 4 m. De plus, elle a l?air casse gueule, on ne veut pas prendre de risque.
Nous sommes allés jusqu?au bout, après passage de la coulée stalagmitique, et sommes sortis de la cavité à 14h50.
TPST : 3h20. Bilan une cavité sympathique, pas trop usée par les visites, avec de beaux méandres larges.
Nous sommes rentrés Retour au gîte et avons préparé les Kits préparation des kits pour le lendemain. Thomas nous a rejoint.

Lundi 19/08/2024

Participants : Jef, Cat, Carine et Thomas
Matin : levé 8h00 ? départ 9h10. Deux cavités ce jour pour que Thomas révise.  Arrivée au parking de l?Igue de Diane dans la Braunhie. Marche d?approche d?une demi-heure, début d?équipement : 10h49.
Jolie cavité, surtout dans la salle terminale, avec des concrétions pas trop ternies par les nombreuses visites. Nous avons fait une bonne séance photo puis sommes sortis à 13h45.
TPST : 3h00
Après un pique-nique agréable à l?ombre des chênes du Causse, nous sommes allés à l?Igue du Cuzoul de Sénaillac.
Entrée dans le trou à 17h10 et sortie 18h45. Joli trou mais tout petit. Il y a deux diverticules, un seul, celui au nord, mérite la visite. Nous avons équipé le P18 par une voie non indiquée sur le topoguide, avec juste une main courante, puis deux amarrages sur l?arbre de droite, suivi d?un frac et d?une déviation. La voie habituelle était occupée par deux groupes de BE. TPST : 1h35

Merdi 20/08/2024

Participants : Jef, Cat, Carine et Thomas
Matin : levé 8h00. On est allé à l?igue de Goudou. Entrée dans la cavité à 10h30. Jef a équipé le puits d?entrée. Visite de la galerie Martel puis on a mangé. On est reparti vers 12h30 vers le R4 déjà équipé en fixe. RAS dans la galerie des marchands mais la chatière Daniel est un peu délicate à passer. Suit la galerie sauvage et ses vires équipées elles aussi, hors un amarrage manquant (AS utile). Puis on est arrivé arrive sur le puits d?accès à la rivière, P5 équipé lui aussi. La remontée vers l?amont est bien aquatique, il y a de petites cascades et quelques bassins profonds. Arrêt pour Cat et Carine après la voûte mouillante, plutôt une voûte basse, au niveau d?une cascade de 3 m équipée. Thomas et Jef poursuivent un peu et s?arrêtent au pied d?une autre cascade équipée, un peu transis. Ce devait être la dernière de mémoire, la suite étant facile jusqu?au siphon amont. Retour vers la surface, la présence du CO2 dans l?air se fait bien sentir, on est essoufflé et on a l?impression d?avoir 20 ans de plus. Ouf, à la sortie tout rentre dans l?ordre. Après cet aller-retour dans le réseau amont, nous sommes remontés vers la surface, l?aval sera pour une autre fois. Sortie à 18h00. TPST : 7h30.
La cavité est très belle, à refaire afin de visiter la partie aval de la rivière et pourquoi pas les réseaux supérieurs. Il faudra se renseigner car il semble que là aussi le CO2 est bien présent. Le pantalon néoprène est utile mais pas la veste car l?eau n?est pas très profonde, hors un bassin équipé en vire.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/H3JZcfH_2eA?si=bWAvwkpCksYI6igp&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Mercredi 21/08/2024

Participants : Jef, Cat, Carine et Thomas
Levé 8h15. Assez fatigués, on s?est décidé pour une petite rando et une soirée crêpes. La rando, ce fut 9 km autour des résurgences de Cabouy et de Saint-Sauveur. A la résurgence de Saint-Sauveur, nous avons rencontré des plongeurs qui initient le touriste à la plongée en eau libre et avons visité le début d?une petite cavité hélas fermée du 15 août au 15 mai pour la protection des chauves-souris.

Jeudi 22/08/2024

Levé 8h00. Après un bon petit déjeuner, nous nous sommes préparés pour aller en Corrèze à l?Igue des Jonquilles.
Carine a équipé la cavité avec les conseils avisés de Jef, notamment pour installer une corde à l?extérieur, un peu comme un grand Y,  pour nous aider à sortir sans trop d?efforts des deux tonneaux de la partie busée. Entrée dans la cavité à 11h20. 
Nous sommes partis à gauche de la corde dans le réseau fossile (côté aval de la rivière souterraine) jusqu?à un ramping avant lequel on a mangé. Cette partie du réseau comporte de très belles concrétions. La roche est noire et ocre. En revenant sur nos pas, Thomas et moi sommes descendus sur la corde en fixe du puits des Tullistes pour progresser sur une trentaine de mètres avant de remonter rejoindre Cat et Jef qui nous attendaient.
Nous nous sommes dirigés vers le réseau fossile, côté amont de la rivière souterraine (droite de la corde d?entrée). La galerie est ici parsemée de gours, les parois sont déchiquetées et de couleur noire. Cat et Jef se sont arrêtés avant un gour profond. Thomas s?est lancé dans le gour et Carine l?a suivi, eau jusqu?à la taille. Après avoir croisé les puits donnant sur la galerie des Merveilles, nous sommes allés jusqu?au puits de 5 mètres donnant sur l?actif et avons fait demi-tour.
Nous avons remonté les puits et sommes sortis à 17h35. TPST : 6h15
Cavité très belle, à refaire afin de mieux explorer son actif et la galerie des Merveilles.

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Vendredi 23/08/2024

Levé 8h00. Après quelques tergiversations, compte tenu des diverses informations disponibles, on s?est décidé pour aller dans le puits du Briant, en Corrèze. On s?est préparé et avons ajouté le matériel pour aller laver les cordes. Arrivée au parking de la cavité vers 11h00, puis on s?est équipé en semi-néoprène : bas en néoprène et ce que l?on a trouvé pour se tenir chaud en haut. La cavité a été un peu longue à trouver (on n?a pas suivi le chemin jusqu?au bout? ayant fait demi-tour en croyant être arrivés trop loin. Carine a remonté la rivière de la Couze dans son lit, puis Jef a décidé d?aller chercher son téléphone pour avoir la carte. Tout cela au soleil, on a eu très chaud. C?est Thomas qui nous a mis sur la voie. En se baladant, il a trouvé par hasard une cavité s?ouvrant à l?horizontal. Jef est arrivé avec son téléphone et, en comparant les photos d?entrée, a trouvé que cette entrée n?était pas celle du Briant mais celle des pertes de la Couze. Juste avant de redémarrer nos recherches, Cat s?est retourné et s?est exclamé : « j?ai trouvé ! ». La cavité du Briant était juste en face !
Entrée dans la cavité à 12h00. Carine a équipé le premier puits avec une corde de 14 m? trop courte? on a échangé avec celle de 17 m. Prévoir 3 mousquetons sur broche plus 1 mousqueton avec plaquette et une dyneema + mousqueton pour une déviation qui n?évite pas tous les frottements.
A la base du puits, courte descente jusqu?au lac de boue? Terrible épreuve, sur environ 80 mètres, dans une galerie large de 3 à 5 m, chaque pas enfonce la chaussure dans une boue collante et il faut un effort notable pour lever le pied et avancer, sans perdre sa chaussure ni tomber dans la boue, ce qui n?a pas été le cas pour tous ! Il faut s?entraider pour avancer, lentement mais sûrement. Puis la boue fait place progressivement à l?eau, qui devient de plus en plus profonde jusqu?à en avoir jusqu'à la poitrine, il faut presque nager. Brrr. ? C?est le lac. Très joli ce lac dans cette salle semi-ovale, il se termine par un gour faisant barrage où il faut presque nager. Ce deuxième est puits équipé en fixe, il y a là un dénivelé de 4 m, équipé en fixe mais sans main courante, c?est un peu limite, il faut être grand pour attraper une oreille du Y. Nous sommes descendus, avons progressé un peu dans la rivière et avons buté sur le siphon vidangé. Carine s?est lancée dans un ramping d?une vingtaine de mètres à moitié dans l?eau. Et après avoir vérifié que c?était le bon chemin, elle est retournée rejoindre l?équipe qui se préparait à remonter car, sans néoprènes intégrales, nous avions trop froid.
Sortie de la cavité vers 15h00. TPST : 3 heures. A refaire mais mieux couverts.
Après un pique-nique bien mérité, nous sommes allés laver cordes et matériel à Cazoulès dans la Dordogne.

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Samedi 24/08/2024

Rangement du gîte, Thomas nous quitte. Carine, Cat et Jef vont au restaurant ?la ferme de Larcher?, on vous le recommande !</description>
</item>

<item>
<title>Camp PSM (partie classiques)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1256</link>
<pubDate>Fri, 26 Jul 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Jo et Emilie partent de Paris le 26/07 avec un camion qu'ils ont loué pour partir en vacances ensuite. Le coffre est plein jusqu'en haut !

Xis et Anne ont une panne de voiture juste avant le départ et doivent louer un véhicule en urgence

Clément P, Arthur et Carole font le trajet en 2 jours en s'octroyant une halte à Vaour chez Serge et Sophie du CSARI, ils arrivent le 27/07

Arrivée de Xis et Anne le 28/07

&lt;u&gt;Lundi 29/07/2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Traversée Huet - Verna&lt;/b&gt;
Participants : Carole G, Arthur P + 4 du LUC
  
Cette traversée a été ouverte il y a un an ou deux de manière officielle.
On gare sa voiture au parking en bas de la piste pour la Verna puis on remonte la piste jusqu'à la porte du &lt;i&gt;Tunnel EDF&lt;/i&gt;. Le sentier continue ensuite au-dessus, en suivant le fond du vallon qui monte assez fort par moment.
A un moment donné, le sentier est moins marqué mais des rubalises attachées aux branches aident à trouver la suite.
L'entrée se trouve ensuite sur la gauche, en plein dans la barre rocheuse.
Jolie marche d'approche en sous bois, l'entrée de la traversée et une faille qui souffle de l'air très froid (comme toutes les entrées basses de ces gros réseaux).
La traversée consiste en une succession de puits (35m max) entrecoupés de passage étroits.
Beaucoup de cailloux en bas de chaque puits, avec mention spéciale à la trémie stabilisée aux étais et à la mousse expansée... On essaie de ne rien toucher en passant
Le fort courant d'air nous suit tout le long de la traversée et ne se calme que lorsque l'on arrive dans les gros volumes de la &lt;i&gt;Salle Chevalier&lt;/i&gt;.
La traversée nous fait déboucher vers la fin de cette salle, par les plafonds.
On passe par le barrage EDF, puis par la &lt;i&gt;Salle de la Verna&lt;/i&gt; que l'on a la chance de voir toute éclairée à la faveur d'une visite guidée.
Dans cette salle hors normes sont disposés des mannequins habillés en spéléos un peu partout. Chaque mannequin fait 2m, c'est lorsque l'on voit quelle taille ridicules ils ont dans cette salle que l'on se rend compte de l'immensité du volume.
En sortant par le &lt;i&gt;Tunnel EDF&lt;/i&gt;, on va jeter un ?il à la &lt;b&gt;Grotte d'Arphidia&lt;/b&gt;.
Cette cavité qui ne possède pas d'entrée naturelle a été découverte lors du perçage du &lt;i&gt;Tunnel EDF&lt;/i&gt; à cause d'une erreur d'angle.
Bizarrement l'accès à la &lt;b&gt;Grotte d'Arphidia&lt;/b&gt; aspirait

La sortie était donnée pour 2h, faite en 4h en prenant tout son temps, un -200 sympa qui permet de faire un tour dans la  &lt;i&gt;Salle de la Verna&lt;/i&gt; en sortant.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/9aGR4Zem4Jg?si=_6naYgr2psakxnWr&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST : 4h

&lt;b&gt;Equipement SC3 &lt;/b&gt;
Participants: ClemP , Jo, Émilie, Pierre, Sylvain
Pendant ce temps, une équipe est allée équiper les puits du &lt;b&gt;SC3&lt;/b&gt;
L'équipement des puits se fait jusqu'à la dernière tête de puits sans le descendre.
Il fait froid dans le trou.
Oreilles très longues sur les grandes verticales ;-)


&lt;u&gt;Mardi 30/07/2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Gorges d'Ardane-Phista&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Xis, Clément P, Pierre P (GSP), Sylvain L (GSP)


Canyon conseillé par un camarade du LUC
L'entrée dans les &lt;a href=&amp;quot;URL&amp;quot; title=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/21163/Ardane-Phista.html&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Gorges d'Ardane-Phista&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; se fait en passant dans une buse sous un pont.
Bien en eau pour que ce soit agréable sans être dangereux.
On alterne les obstacles de manière plaisante, toboggans, rappels et sauts.
Pas mal d'embacles et de rochers glissants tout de même, il faut faire attention pendant la progression
On finit par rattraper un groupe avec 2 BE qui nous montrent qu'un saut de 12m est possible à un endroit, il sont même préparé l'endroit où poser son pieds d'appel avec une gratounette pour enlever la mousse et éviter de glisser. Seuls Sylvain L et Clément P s'y risqueront.
Marche de retour dans la forêt luxuriante avec une magnifique arche en pierre.


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/WslKbF6Ct3Q?si=wj6FsZs59NssQh0e&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


&lt;u&gt;Mercredi 31/07/2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Traversée SC3 - Verna&lt;/b&gt;
Participants : 
Equipe 1 : Arthur P, Jo B, Emilie G
Equipe 2 : Xis, Clément P, Pierre P (GSP), Sylvain L (GSP)

Des paris sont lancés pour les horaires de retour au camping
Carole fait un refus d'obstacle le matin même après une nuit sans sommeil
Une équipe de &amp;quot;lents&amp;quot; qui veulent prendre leurs temps pour profiter (équipe 1)
Une équipe qui veut courir pour sortir tôt (équipe 2)

L'équipe 1 rentre sous terre vers 09h15, la marche d'approche est encore à peu près matinale et évite les grosse chaleurs. On a une magnifique vue sur le karst de la &lt;b&gt;Pierre Saint-Martin&lt;/b&gt; et la piste simplifie grandement l'accès au trou.
Arthur a déjà fait cette traversée en 2015 lors d'un camp fédéral de l'Union Belge de Spéléologie, il se rappelle de certaines choses, mais moins d'autres...
Les puits d'entrée s'enchainent plutôt bien, les hauteurs sont importantes mais seul le dernier puits, le &lt;i&gt;Liberty Bell&lt;/i&gt; est impressionnant.
Au bas des puits, comme de juste, Arthur ne se souviens de rien.
Passages étroits, ramping, baguettes de gours, aérolithes... pas de souvenirs.
Ca a l'intérêt de redécouvrir la grotte et c'était un peu le but de faire une équipe de &amp;quot;lents&amp;quot;, pour prendre le temps.
Dans la première partie en rivière, avant la &lt;i&gt;Salle Cosyns&lt;/i&gt; on peu observer de beaux fossiles, notamment de coraux.
A la &lt;i&gt;Salle Cosyns&lt;/i&gt;, on prend le temps de faire une pause pour manger, aller faire pipi et enfiler les combinaisons néoprènes. A partir de là on se mouille, parfois jusqu'au cou.
Toujours aucun souvenir d'Arthur, à part le rocher peinturluré où est inscrit &lt;i&gt;Salle Cosyns&lt;/i&gt;, une grande aide pour l'orientation. Heureusement que l'on a imprimé de bons descriptifs et qu'on les a téléchargé sur le smartphone étanche !
Lorsque l'équipe 1 est sur la série de cordes qui suit la &lt;i&gt;Salle Cosyns&lt;/i&gt;, elle entend l'équipe 2 qui arrive.
On enchaine, &lt;i&gt;Salle Pierrette&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Salle Monique&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Salle Susse&lt;/i&gt; et son passage scabreux bien exposé en arrête sur les blocs éboulés.
On arrive au &lt;i&gt;Grand Canyon&lt;/i&gt;, dans les souvenirs d'Arthur il y avait beaucoup plus d'eau et le passage était très ludique. Là l'étiage est prononcé et les murs qui étaient gris/blanc dans les souvenirs semblent boueux. Même s'il n'est pas fidèle aux souvenir, le &lt;i&gt;Grand Canyon&lt;/i&gt; reste un passage très beau.
On passe le &lt;i&gt;C50&lt;/i&gt; puis on s'engage dans la &lt;i&gt;Grande Barrière&lt;/i&gt;, un chaos de bloc qui barre le chemin.
C'est à ce moment là que l'équipe 2 nous rejoins.
On assiste tous ensemble au décès du smartphone étanche qui ... a pris l'eau. A partir de ce moment là, on ne peut plus compter que sur les souvenirs d'Arthur et heureusement sur les impressions du descriptif.
On passe ensuite la &lt;i&gt;Galerie des Marmites&lt;/i&gt; pour arriver assez rapidement à la &lt;i&gt;Grande Corniche&lt;/i&gt; et au &lt;i&gt;Passage Hidalga&lt;/i&gt;.
Là, Arthur est sans appel ses souvenirs sont très clairs. En haut de l'escalade équipée en fixe, il faut prendre à droite. En 2015, son équipe avait suivi les scotch light qui partent à gauche (oui à cet endroit il y a des scotchs lights partout, ce n'est pas très judicieux) et ils avaient tourné pendant une heure en passant par des passages scabreux, équipé en fixe avec des cordes dont il aurait été impoli de demander l'âge, avant de revenir sur la &lt;i&gt;Grande Corniche&lt;/i&gt; !
Evidemment ses souvenirs s'arrêtent là et tout le monde soufflera de soulagement lorsque l'on arrivera au &lt;i&gt;Tunnel du Vent&lt;/i&gt;.
Ce passage est une vraie preuve que le niveau est plus bas que lors du camp de l'UBS de 2015. A l'époque personne n'avait pieds et avait fallu nager pour passer le point le plus profond. Ce 31 juillet 2025, le niveau est tellement bas que Clément P et Arthur auront pieds sur la totalité du tunnel.
On fait le plein d'eau puis on continue sans se changer, certains ont besoin de bouger pour se réchauffer.
On passe devant la &lt;i&gt;Salle Aragonite&lt;/i&gt; sans y aller puis l'&lt;i&gt;Avenida de Aragon&lt;/i&gt; et on fait une pause devant le &lt;i&gt;Réseau Plein Sud&lt;/i&gt;, au pied de fistuleuses et de concrétions blanches.
On se sèche, on se change et on mange avant de se remettre en route.
L'équipe 2 ne traine pas, on a l'impression qu'ils cherchent à battre un record de vitesse.
L'équipe 1 prend son temps, comme prévu et se remets doucement en route en profitant de la vue.
On passe la &lt;i&gt;Salle Madeleine&lt;/i&gt;, puis la &lt;i&gt;Salle de Navarre&lt;/i&gt; en serrant bien à gauche pour trouver le passage clef.
L'orientation n'est finalement pas un soucis, l'itinéraire est très bien balisé depuis le début (sauf au &lt;i&gt;Passage Hidlaga&lt;/i&gt; où il est encore possible de se tromper).
On voit une corde pendre du plafond, c'est le vertigineux &lt;i&gt;Puits Lépineux&lt;/i&gt; qui marque l'entrée dans la salle du même nom et par lequel le &lt;b&gt;Gouffre de la Pierre Saint-Martin&lt;/b&gt; a été découvert en 1951.
Pour continuer il faut grimper jusqu'en haut de la &lt;i&gt;Salle Lépineux&lt;/i&gt;, parfois en réalisant de petits pas d'escalade un peu exposés qui font plus penser à de l'alpinisme qu'à de la spéléo. Là encore, aucun souvenirs.
On stresse même un peu jusqu'à retrouver le balisage en scotch light tout au sommet de la salle.
La descente se fait par un sentier dans les éboulis. On aperçoit en bas de la salle l'épitaphe de Loubens et on croise sur le sentier le brancard dans lequel il aura passé ses dernière heures.
On quitte la &lt;i&gt;Salle Lépineux&lt;/i&gt; par le passage de &lt;i&gt;Gibraltar&lt;/i&gt; qui, par un court rappel, nous mène au sommet de l'éboulis de la &lt;i&gt;Salle Elisabeth Casteret&lt;/i&gt;.
On continue en atteignant la &lt;i&gt;Salle Loubens&lt;/i&gt; puis le &lt;i&gt;Métro&lt;/i&gt; qui nous permet d'avancer d'environ 700m d'un coup sur un sol relativement plat.

A partir d'ici commence une longue marche dans les blocs pour traverser les grandes salles. &lt;i&gt;Salle Queffélec&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Salle Adélie&lt;/i&gt; et enfin, après un passage bas au niveau de la rivière avec un niveau d'eau bien plus bas qu'en 2015, la &lt;i&gt;Salle Chevalier&lt;/i&gt;.
Sur cette partie on ne se pose que peu de question et c'est bien dommage ! Avec un niveau d'eau si bas on aurait aisément pu progresser au niveau de la rivière sur un bon linéaire et d'épargner certaines montées / descentes qui participent à la fatigue.

La &lt;i&gt;Salle Chevalier&lt;/i&gt; semble sans fin et pour cause, 380m de long avec un cheminement dans les éboulis...
Arrivé quasiment au fond de la salle, la fatigue nous pousse a des automatisme et on continue à suivre bêtement le marquage (cairns), quitte à se retrouver en haut d'une montée pas très confortable d'où on ne voit pas comment descendre...

On cherche un peu notre chemin, puis on se rend à l'évidence, ce n'est pas par ici.
Jo redescend dans la rivière pour voir et nous fais signe. Il a trouvé de l'équipement en fixe.
On aura tout de même perdu environ 1h dans ce qui semble être une échappatoire en cas de crue...

La fin de la traversée n'est plus compliquée, on sort de la &lt;i&gt;Salle Chevalier&lt;/i&gt; par une vire, on passe les installation du barrage hydroélectrique, on arrive dans la  &lt;i&gt;Salle de la Verna&lt;/i&gt; puis on parcours le  &lt;i&gt;Tunnel EDF&lt;/i&gt; pour enfin sortir en pleine nuit.

L'équipe 2 sort vers 01h15
L'équipe 1 sort vers 02h15

Encore une marche de retour d'environ 30min puis la route jusqu'au camping.
On devra rouler au pas sur les premières centaines de mètre car un chevreuil aura décidé de nous empêcher d'avancer.


Equipe 2 (Pierre)

Une jolie marche d'approche amène à une entrée pas large.
Entrée sous terre aux alentours de 12h00.
Une succession de puits qui mène à une étroiture.
Un cheminement tantôt chaotique tantôt énigmatique.
Puis c'est le moment d'enfiler la néop et hop un magnifique canyon qui nous fait presque oublier que l'eau n'est pas bien chaude.
C'est &amp;quot;choli&amp;quot; ! 
Puis n'oublie pas ta serviette pour te sécher et te changer.
Et là c'est le parcours sportif des cacablocs qui mène à la Verna. Et là... Whaouuuu !
L'immensité sous terre !
Sans oublier le vent puissant qui s'engouffre et referme la porte d'une aventure entre copains for.mi.da.bles


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TPST Equipe 1 : 17h
TPST Equipe 2 : 14h


&lt;u&gt;Jeudi 01/08/2024&lt;/u
Déséquipement du &lt;b&gt;SC3&lt;/b&gt; par Clément P, Xis, Anne, John et Vass


&lt;u&gt;Vendredi 02/08/2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon d'Ourdaybi&lt;/b&gt;
Participants : Carole G, Arthur P, Jo B

Départ tardif en canyon, mais on ne manque pas l'occasion de laver le matos sans trop d'efforts !
Emilie dépose Carole, Jo et Arthur au niveau de l'accès au &lt;a href=&amp;quot;URL&amp;quot; title=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/2968/Ourdaybi.html&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;canyon d'Ourdaybi&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; et rentre ensuite au camping
On peine à trouver l'accès au canyon, on n'était pas dans le bon virage et la végétation essentiellement composée de fougères ne laisse pas beaucoup de visibilité.
Le niveau d'eau est assez bas selon l'échelle limnimétrique à l'entrée du canyon, mais ça coule tout de même 
De beaux encaissements, ce canyon est bien vert comme le précédent (et comme les Pyrénées en général)
Un relais trop haut pour Carole l'empêchera d'équiper, elle devra demander l'aide d'un plus grand.
Beaucoup d'arbres morts et d'embâcles rendent la progression un peu compliquée, mais cela ajoute au charme du canyon.
On passe une jolie confluence de 2 cascades lors d'un des grands rappel
S'ensuit une longue marche qui est magnifique mais très glissante, comme tout le canyon.
Carole prend une longue pause pour retirer des couches, on a le temps de faire une visio dans le canyon (ça capte malgré l'encaissement !)
Sortie via le captage puis on rentre à pieds jusqu'au camping.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/WBydBFOvFFI?si=Hx87QI1pfC9lESwf&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPPST : 4h


&lt;u&gt;Samedi 03/08/2024&lt;/u&gt;
Départ de Jo et Emilie pour une rando dans les Pyrénées espagnoles et de Carole et Arthur pour une portion du GR10 partant de Sainte-Engrâce à Biddaray.
Sur le chemin du retour pour Paris, Carole et Arthur passeront quelques jours à Vaour chez Serge et Sophie du CSARI et auront l'occasion de parler avec Roland G de potentielles futures explos post siphon dans la &lt;b&gt;Grotte de la Planasse&lt;/b&gt;


&lt;u&gt;Lundi 05/08/2024&lt;/u&gt;
Départ de Clément P qui ramène la plupart du matos dans sa voiture

&lt;u&gt;Mercredi 07/08/2024&lt;/u&gt;
Départ de Xis et Anne bien chargés dans leurs petite voiture de location

&lt;u&gt;Samedi 10/08/2024&lt;/u&gt;
Départ Clément N et Elise G</description>
</item>

<item>
<title>Aven du Calernaüm - Opération Corne de Brume</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1198</link>
<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants :
    Equipe Calernaüm : Arthur P, Clément P, Romain M (Club Martel), Lucas S (Sophitaupes)
    Equipe Nrehlac : Jacques C (Magnans), Gilbert F (Sophitaupes), Loïc G (Club Martel), Florian L (Club Martel), Manon P (Sophitaupes)
    Equipe de surface : Audrey C (Club Martel), Elsa L (Club Martel)

Cela fait plusieurs fois qu'ABIMES participe aux explorations menées par le &lt;i&gt;Collectif Calernaüm&lt;/i&gt; et financées par le CDS06 et le Club Omnisport de Valbonne.
Arthur avait participé avec Lucas, Manon et Romain au &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1123&amp;quot; &gt;Rééquipement partiel et au repérage de la &lt;i&gt;Galerie des Cônes&lt;/i&gt; &lt;/a&gt; en 2022, puis Arthur, Sylvain C et Gwen avec Manon au &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1151&amp;quot; &gt; repérage du &lt;i&gt;Puits des 20%&lt;/i&gt; &lt;/a&gt; en 2023 au &lt;b&gt;Neva de Nrehlac&lt;/b&gt; et enfin Arthur, Sylvain et Gwen avec Lucas et Théo à &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1174&amp;quot; &gt; participer à une escalade &lt;/a&gt; dans l'&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt; toujours en 2023.

Cette fois-ci le collectif, par les voix de Lucas et Manon, cherche à monter une équipe pour la réalisation de la fameuse &lt;b&gt;Opération Corne de Brume&lt;/b&gt;.
Les difficultés d'organisation sont nombreuses, il faut que la météo soit favorable, il faut trouver beaucoup de monde pour monter 3 équipes et réussir à coordonner l'ensemble.
Une première équipe irait au fond de l'&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt;, plus précisément au fond de l'&lt;i&gt;Haré Fisma&lt;/i&gt; où une lucarne de l'autre côté d'un puits reste à voir et où le collectif soupçonne que la connexion entre l'&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt; et le &lt;b&gt;Réseau Moustiques/Baoudillouns/Nrehlac&lt;/b&gt; pourrait jonctionner. Les reports topo montrent que les cavités sont proches et il y a un net courant d'air des 2 côtés (entre 50m et 100m entre les 2 cavités). 
Une deuxième équipe irait dans la zone dite du &lt;i&gt;Cacanaüm&lt;/i&gt;, en haut du &lt;i&gt;Puits des 20%&lt;/i&gt; dans le &lt;b&gt;Neva de Nrehlac&lt;/b&gt;.
La troisième équipe resterait en surface.

Le but de la sortie, outre la levée de doute sur la fameuse lucarne, est d'essayer de réaliser une &amp;quot;jonction auditive&amp;quot; entre les deux cavités à l'aide de cornes de brumes. Pour se coordonner, les 2 équipes souterraines emporteront 2 TPS (Téléphone Par le Sol) prêtés par le SSF06 de modèle &amp;quot;Nicola&amp;quot;, l'équipe de surface étant équipée d'un TPS de modèle &amp;quot;Pimprenelle&amp;quot; essaiera de communiquer avec les 2 équipes souterraines et au besoin servira de relais entre les 2 (la couverture rocheuse étant d'environ 200m jusqu'à la surface).

Cette fois-ci, Clément P accompagnera Arthur et proposera au collectif de tenter un balisage de cavité à cavité pour positionner plus précisément les topos en relatif.

Après un trajet en train et une bonne nuit, on est presque à l'heure au rendez-vous de 07h00 du matin sur le parking de l'&lt;b&gt;Observatoire de la Côte d'Azur&lt;/b&gt;, emmené par un chauffeur privé qui n'est autre que la mère d'Arthur (ça a été trop compliqué de récupérer une seconde voiture pour le week-end, elle nous assure qu'elle viendra nous chercher à n'importe quelle heure).
On retrouve Lucas et Romain, on se répartit le matériel, on s'équipe et on part en direction du trou.
On entre dans le trou à 08h00, arrivée en bas des 200m de puits à 08h45 (Arthur ayant eu le temps de perdre sa paille filtrante et ses bouchons d'oreilles moulés dans le P80, il ne retrouvera que sa paille).
A 09h30, l'équipe arrive à la &lt;i&gt;Salle des Magots&lt;/i&gt;,  à 10 h 15 en bas de l?&lt;i&gt;E28&lt;/i&gt; des &lt;i&gt;Mounta-Cala&lt;/i&gt; et à 11 h 30 en bas de l?&lt;i&gt;E40&lt;/i&gt;. On avance bien, plus rapidement que ce qui avait été prévu mais les difficultés arrivent en haut de &lt;i&gt;E40&lt;/i&gt;.
Cette escalade, déjà inconfortable due à ses passages sur des plan inclinés glaiseux, se termine par une étroiture en trémie qui n'est &amp;quot;pas appréciée des grands&amp;quot;. Les deux grands de la sortie confirment ;-) Arthur devra se faire aider de Clément pour en sortir.
Très rapidement après, le lacet d'Arthur lâche dans la &lt;i&gt;Galerie du Vent&lt;/i&gt;, heureusement que Clément a sa cordelette de 3mm qu'il utilise pour sa clef de 13. Il faudra tout de même utiliser le débouche spits pour retirer la boues des oeillets des chaussures pour pouvoir passer le lacet de rechange...
On continue et on arrive très vite sur une petite trémie qu'il faut remonter pour pouvoir avancer d'une dizaine de mètre avant de la redescendre, la sortie se faisant évidement par une étroiture pour laquelle Arthur devra enlever son baudrier pour pouvoir passer.
On aborde alors la &lt;i&gt;Galerie des Pas de Blêmes&lt;/i&gt; qui se parcourt effectivement sans problème jusqu'à un puits qui donne sur une grande salle où se trouve la &lt;i&gt;Porte du Baron&lt;/i&gt;, l'étroiture verticale qui donne accès à l'&lt;i&gt;Haré Fisma&lt;/i&gt;. Son passage nécessitera encore une fois à Arthur d'enlever son baudrier.
L'&lt;i&gt;Haré Fisma&lt;/i&gt; que Lucas présentait comme une partie pas évidente, n'est en fait qu'une succession de galeries boueuses où l'on prendra le temps de rééquiper quelques petits puits. Pas de difficulté particulière sauf l'étroiture défendant son accès.
On arrive assez rapidement dans la salle du fond, où l'on doit travailler. 
Il est 15h, les étroitures et le rééquipement nous auront fait perdre une partie de l'avance que l'on avait, mais on reste tout de même largement dans les temps.
Lucas et Romain pensent avoir entendu des voix, tout le monde se met donc à crier à tue tête pour essayer d'établir un contact, sans succès.
Toute l'équipe se met donc au travail : Romain s'équipe du matériel d'équipement pour installer une vire lui permettant de contourner le P20 et d'aller voir la fameuse lucarne, Lucas installe le TPS et déroule les antennes, Arthur et Clément nettoient les parois à la truelle pour trouver de la &amp;quot;roche en place&amp;quot; pour pouvoir poser les électrodes du TPS.
Lucas et Manon ont préparé un chronogramme, il faut le respecter tant que la communication via TPS n'est pas établie. A 15h30, on commence donc à faire sonner la corne de brume et à jouer du sifflet sans entendre quoi que ce soit en retour.
On reprend donc nos activités et un peu avant 16h00, Lucas parvient à établir la communication avec l'autre équipe souterraine, mais la qualité de la transmission ne nous permet pas de nous comprendre.
En attendant, Clément a monté sa balise de réception et nous confirme qu'il y a une risque que le fonctionnement de la balise d'émission n'interfère avec le TPS si celui-ci est en émission (il entend la petite musique du signal de détresse qui fait &amp;quot;&lt;i&gt;tou toutoutou toutoutouuuuuu&lt;/i&gt;). Pour éviter des problèmes également dans l'autre sens (balise vers TPS) on essaiera donc de réaliser le balisage une fois les TPS éteints.
A 16h00 nouvelle session de corne de brume, sifflet et tamponnoir frappé sur  a paroi.
Nouvel appel via TPS et cette fois-ci la communication est beaucoup plus claire.
On arrive à dialoguer et l'autre équipe souterraine nous confirme ne pas avoir entendu de son de leur côté, sur aucun de leurs différents sites d'écoute.
Maintenant que le TPS fonctionne, on peut se coordonner pour réaliser des sessions corne de brume, on retente donc de notre côté sans succès et l'équipe &lt;i&gt;Cacanaüm&lt;/i&gt; déclenche à son tour la corne de brume sur les différents postes sans que l'on perçoive un seul bruit.
On se met d'accord sur un laps de temps où les TPS seront coupés et la balise de Clément côté &lt;i&gt;Cacanaüm&lt;/i&gt; allumée pour faire une localisation. Clément trouve très rapidement la direction et prends la mesure de l'azimuth avec son DistoX. Il remonte ensuite dans la galerie d'accès à la salle terminale pour se positionner ailleurs et prendre une autre mesure. Cela lui permettra de trianguler la position de la balise du &lt;b&gt;Neva de Nrehlac&lt;/b&gt;.

Pendant ce temps, on a allumé des bâtons d'encens et on voit très clairement que la fumée est attirée dans le P20. Le courant d'air est perceptible et la fumée part quasiment à l'horizontale.
Romain, qui a fini l'équipement de sa vire, nous informe que la fameuse lucarne n'est en fait qu'un renfoncement rempli de glaise, sans courant d'air.
En revenant vers le reste du groupe, il nous dit voir une faille en plafond et un potentiel départ qui prendrait trop de temps à aller voir aujourd'hui.

Au rallumage du TPS, on convient avec l'autre équipe souterraine de déplacer la balise du &lt;i&gt;Cacanaüm&lt;/i&gt; et de nous prévenir avant l'extinction du TPS et l'allumage de la balise d'émission.
Une fois cela fait, Clément peut refaire une mesure d'angle qui devait servir à la triangulation (malheureusement, c'est Arthur qui avait sa Armytek avec bouchon magnétique dans sa poche qui a relevé l'angle, ce qui a donc faussé la mesure).

On acte la fin des essais avec l'autre équipe souterraine sans avoir eu l'occasion de pouvoir communiquer une seule fois avec la surface, et on range le matériel.
Arthur, qui en avait profité pour se faire un point chaud, range son matériel, mais garde sa polaire pour la remontée que l'on entame à 18h30. 
La remontée sera plus éprouvante, d'autant que nos kits se sont alourdis de matériel d'explo laissé sur place les fois précédentes et qu'il faut remonter. 
La &lt;i&gt;Porte du Baron&lt;/i&gt; nécessitera encore une fois à Arthur d'enlever son baudrier, idem pour l'étroiture de la petite trémie. La remontée se passe lentement mais sans problème jusqu'à la &lt;i&gt;Galerie du Vent&lt;/i&gt; où Arthur, ne levant pas le nez, passera à côté du chemin à suivre pour s'engager dans une autre galerie qui semble donner en bas d'une cheminée active (à revoir à l'avenir ?).
L'étroiture en haut de l'&lt;i&gt;E40&lt;/i&gt; se passe par contre sans aucun problème à la descente et on fait une pause repas en bas à 20h30.

Sur le chemin pour le &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt;, on apercevra un bidon étanche coincé dans un méandre en hauteur à environ 15-20m. Ca donne une idée de l'ampleur des crues hivernales, et ça explique pourquoi les parois sont couvertes de glaise.

On arrive au &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; à 21h30, on se suit pour accéder aux &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt;.
Arthur aura enfin une révélation, s'il se sent &amp;quot;complétement cuit&amp;quot; c'est peut-être que c'est vrai ! Il enlève la polaire qu'il avait gardé depuis le fond et, au bout de 15min, il se sent revivre. A partir de là le groupe avancera un peu plus rapidement pour sortir.
Passage dans la &lt;i&gt;Galerie des Druides&lt;/i&gt; à 23h30, la galerie est couleur boue mais on peut y voir de jolies concrétions fines et fragiles (couleur boue).
S'ensuit le passage infernal qu'est la remontée pour accéder à la &lt;i&gt;Salle des Magots&lt;/i&gt; où l'on fera une pause repas et hydratation.
On remonte la &lt;i&gt;Galerie des Dolmens&lt;/i&gt; puis la &lt;i&gt;Galerie de l'Odyssée&lt;/i&gt; et on arrive en bas des puits à 01h20, le dernier se lance sur corde à 01h50.
Pas de traces des bouchons d'oreilles moulés d'Arthur à la remonté, ça fera un prétexte pour revenir. 

On sort du trou à 04h00. Coup de fil nocturne à la mère d'Arthur pour que le taxi se mette en route et on rejoint le parking de l'&lt;b&gt;Observatoire de la Côte d'Azur&lt;/b&gt;, où l'on retrouve Manon et Loïc qui dormaient dans leurs voitures respectives en nous attendant (ils étaient sortis de leur trou à 23h00).
On se change et petit apéro aux culs des voitures alors que l'aurore pointe son nez, et notre taxi arrive.
On ne tiendra pas les 30min de trajet sans s'endormir, on se couchera vers 06h pour une courte nuit qui prendra fin à 12h et on passera l'après-midi du dimanche à laver le matériel sur la terrasse au soleil.

Retour en train de nuit avec 3h de retard au départ et 01h40 à l'arrivée, tout frais pour enchaîner sur une journée de boulot !

TPST : 20 h

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</item>

<item>
<title>Belgique : Vilaine source et Hotton</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1197</link>
<pubDate>Sat, 22 Jun 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ en Belgique le 21 Juin au soir: tout le monde est soit à la fête de la Musique soit devant la coupe d'Europe de foot, ça roule bien.
On loge comme d'habitude au chalet du SCB à Hotton. On est accueillis par Pascal et Nicolas, qui le lendemain doivent travailler à reboucher le puits devant le chalet qui commence à s'effondrer (le puits, pas le chalet) et à menacer le chemin.

Samedi 22: &lt;b&gt;la Vilaine Source&lt;/b&gt; - Arbre (Namur)
ABIMES: Arthur, Clem N+P
CSARI: Sophie, Zoe, Lucie, Evi, Laurent, Vincent (+Serge à Hotton).  

Aujourd'hui pas de creuse, on a prévu une sortie classique, en prévision de la désob qui risque d'être assez courte (en fait on n'a pas eu de nouvelle depuis Février, personne n'a su aller voir l'état du boyau). Samedi, seul Serge aura le courage d'aller à Hotton seul pour faire un état des lieux et savoir ce qu'on fera le Dimanche.

On rejoint le CSARI à Arbre (près de Namur) pour faire la grotte de la Vilaine Source. Elle est dite Vilaine car à la résurgence son eau n'est pas bonne à consommer (et effectivement la source est trouble), mais la grotte elle-même est assez jolie. 

La grotte se fait sans baudrier. On ne rentre pas directement par la résurgence mais on monte une dizaine de mètres plus haut où on trouve une porte sous une voûte maçonnée. Là, on avance à 4 pattes et on descend quelques toboggans ou cheminées (en désescalade): on sent que c'est la remontée qui demandera plus d'efforts. 
On débouche dans la première grande salle, de là on n'aura presque plus besoin de se baisser, le plafond est plus haut.
On n'est pas encore dans la rivière mais vraisemblablement dans un ancien lit de celle-ci. Chaque petit affluent venant du plafond a déposé de grandes quantités de calcite, et on observe de nombreuses concrétions: fistuleuses, stalactites, stalagmites, colonnes, coulées de calcite, etc ... Certaines sont vraiment grandes, plusieurs mètres de haut.

On progresse en respectant le balisage, marchant parfois dans l'ancien lit, et parfois en hauteur sur les sédiments calcifiés.
On a droit a des commentaires géologique de Sophie qui a fait des études de datation dans cette grotte. On apprend qu'une grande partie de ces concrétions serait assez récente, datant de l'holocène, -6000 ans (après la dernière déglaciation).
On croise aussi de multiples coupes stratigraphiques où les sédiments déposés ont été mis au jour pour une autre étude.
Le groupe débordant d'énergie, on fera aussi une micro-pause sieste sur une plage ;-) 

Puis après environ 600m on arrive à la rivière, qui continue sur encore 200m. 
L'eau est trouble (comme vu à la résurgence) et ne sent pas très bon. Bizarrement, les 3 plus jeunes du CSARI préféreront s'arrêter là (quelque chose à propose d'un retour en train), le reste du groupe continue.
Au début on passe dans une partie boueuse (juste avant le siphon aval) mais on arrive rapidement sur un lit de sédiments sur lequel il est plus confortable de progresser. Mais attention à ne pas aller trop vite, car on ne voit pas le fond, et il y a des trous!
A part des faux-pas malencontreux, suivant les gens on a de l'eau aux genoux ou à mi-cuisse.

Arrivés au bout on hésite, est-ce terminé ou pas ? Laurent va voir un peu plus loin en se mouillant au bassin, mais oui, ça siphonne.
Demi-tour par le même chemin. Sortis de la rivière on fait une petite pause puis on repart par le fossile.

La remontée sera certes moins fun qu'à la descente (le toboggan sera à remonter dans l'autre sens), mais ça sera moins compliqué qu'attendu.
Par contre la difficulté sera plus d'itinéraire: arrivé dans une salle avec un chaos, on ne sait plus bien où est la sortie.
Pendant qu'Arthur et ClemP essaient de faire  de la biospel (on a vu des racines, donc on cherche des Fulgores pour Jo et Maxime, mais on fera choux blanc ici: la Belgique serait-elle trop au Nord ?) d'autres font le tour de la salle pour retrouver la sortie.
Puis ClemN arrive en disant: &amp;quot;ben, c'est là! vous aviez pas vu ?&amp;quot;. La sortie était en hauteur, on ne se rappelait plus de la petite désescalade à l'aller. Là on arrive immédiatement sur la sortie de la grotte (les insectes et araignées en attestent).

Sortis tôt, on mange une petite frite le long de la Meuse en guise de repas du midi (à 16h) le temps que l'averse passe. Puis on va faire les courses pour le barbecue du soir à Hotton.

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Dimanche 23: Chantier à &lt;b&gt;Hotton&lt;/b&gt;
Nous sommes rejoints en renfort par Camille, du SCB.
La veille Serge nous a appris que la creuse était encore sous l'eau, mais c'est beaucoup moins catastrophique que la dernière fois : l'eau n'est plus qu'à la cote 70m, au lieu des 20m en mars. On est revenu à la configuration de l'an dernier, sauf que là on est en Juin et pas en Avril (il a beaucoup trop plu cette année).

Notre mission du Dimanche: siphonner ce qui reste, comme l'an dernier, pour essayer d'assécher le chantier.
On commence par remplir les tuyaux d'eau un par un, comme l'an dernier, sauf qu'on le fait au niveau du Dromadaire (plus proche) et pas de la rivière. On a un bac muni d'un embout, qu'on utilise comme entonnoir, ça fonctionne bien.
Puis on ferme les tuyaux a chaque bout et on les installe dans le boyau, jusqu'à la rivière, et on les connecte entre eux sur place (dans un seau d'eau pour l'étanchéité).
Dans le boyau, l'eau a laissé des traces: les murs se sont un peu affaissés, et on voit clairement des marques de niveau d'eau (à plusieurs niveaux différents d'ailleurs). Clément installe le bout du tuyau dans un point bas, mais pas tout à fait au fond de la galerie: en effet l'eau froide et les 10cm qui restent pour respirer si il va tout au fond ne l'inspirent pas trop, il préfère rester là où il a un peu plus de marge. Ça veut dire qu'il faudra peut-être vider quelques bacs en plus si l'eau n'a pas terminé de s'infiltrer la fois suivante.
En bas, dans la rivière, tout le monde se regroupe au moment d'ouvrir les vannes, et ... ça ne marche pas :-( 
Un peu d'eau coule au début (le tuyau qui se vidait), mais quand ClemP regarde dans le bidon le tuyau n'est pas dans l'eau et ça ne coule plus. La dernière section du tuyau s'est vidée mais le siphon est désamorcé.
Essai n°2: en aspirant par le bout avec la bouche. Trop long, on abandonne quand arrive la pompe de Serge.
Essai n°3: avec la pompe sur visseuse: on essaie de réamorcer le siphon depuis le bas. Mais la pompe travaille dans l'air (pas assez efficace), et de toute façon on verra plus tard qu'il y avait un gros pincement au dessus, au niveau du point haut -&gt; 3ème échec.
Essai n°4, qui fonctionnera: ouvrir le tuyau au dernier raccord (proche du point haut) re-remplir chaque côté, puis reconnecter. Cette fois pour éviter l'aspiration de bulles d'air on garde les raccords fermés en haut et en bas, et on défait bien les plis dans le tuyau. On se coordonne au sifflet pour déboucher le tuyau en haut et en bas en même temps. Et cette fois ça marche !
Bon, comme l'an dernier le débit n'est pas énorme (2L/min) mais ça devrait suffire pour vider le boyau en 42,666 h (valeur scientifiquement exacte). Autant dire qu'on va laisser le tuyau travailler pendant qu'on remonte profiter du soleil, qui s'est fait plutôt rare jusque là cette année.
On finira comme d'habitude, après avoir rangé le chalet, par une frite en terrasse à Hotton.</description>
</item>

<item>
<title>Explo Bief et Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1241</link>
<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Lors de notre &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1078&amp;quot;&gt;sortie confinée aux &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; du 05 au 07 février 2021, on s'était rendu compte qu'il y avait potentiellement encore de l'explo à faire dans des grottes archi classiques comme celle des &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt;.

A priori ces explos demanderaient de réaliser des escalades en artif', la technologie ayant beaucoup évoluée avec l'apparition de petits perfo sur batterie avec une puissance suffisante et la technique ayant été révolutionnée par le développement des amarrages amovibles Pulse et des longes réglables.
Ce bon technique et technologique rend aujourd'hui &amp;quot;facile&amp;quot; des escalades qui auraient demandé énormément de temps par le passé et qui ont donc pu être délaissée.

Mais avant de se lancer dans ce genre d'expérience, il faut d'abord se former.
Sur la technique ce fut chose faite sur des structures en extérieur, ne restait que la mise en pratique !
On se met donc à la recherche d'objectifs pas trop compliqués pour pratiquer.


Après une discussion avec l'incontournable Benoit Decreuse, un premier objectif est identifié.
Il semblerait qu'une escalade ait été réalisée au dessus du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; dans le réseau inférieur de la &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt; (les points sont bien visibles de puis la  vire), mais qu'aucun retour n'ait été fait. 
Personne ne sait qui a grimpé, quand, ni ce qu'ils ont pu trouver en haut.
On se note donc cet objectif qui à priori ne nous promet pas de première mais nous permettra de contribuer à la connaissance locale et à nous exercer.


Un second objectif est trouvé au retour d'une &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1191&amp;quot;&gt;sortie au &lt;b&gt;Gouffre du Bief Bousset&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;
Une partie de l'équipe se perd brièvement juste avant la &lt;i&gt;Salle de la Décantation&lt;/i&gt; et trouve une salle aux dimensions apparemment importante et selon eux peu ou pas fréquentée. Dans cette salle une petite escalade de 10-15m à faire pour atteindre un balcon n'aurait, selon les observateurs, jamais été faite.
Cette fois-ci on espère donc un peu de première !

C'est dans cette optique que Clément et Arthur partent tous les deux dans le Doubs, un peu sur un coup de tête car ils ont de la dispo.


&lt;u&gt;Samedi 08 juin 2024&lt;/u&gt;
Le premier exercice sera d'aller au &lt;b&gt;Gouffre du Bief Bousset&lt;/b&gt;. On équipe rapidement la cavité jusqu'à la  &lt;i&gt;Salle de la Décantation&lt;/i&gt; et on cherche la salle mystère sans succès.
Il faut dire que les indications ne sont pas bien claires. 
Dans le doute, on laisse les kits et on part voir si cette salle ne se trouve pas après la première partie du méandre, des fois qu'il y ait eu confusion avec l&lt;i&gt;Affluent Paul-Emile&lt;/i&gt;. Arrivés devant l'affluent, pas de doute, cela ne correspond pas.
On revient donc sur nos pas en cherchant quelque chose sur notre gauche et là miracle, on trouve !
On part chercher les kits et on s'engage dans ce petit méandre qui finit par remonter sur une coulée stalagmitique.
Vues toutes les traces de passage, ça sent la première à plein nez !
Arrivés dans la salle, on se rend compte qu'il y a effectivement de beaux volumes, des concrétions (un peu vieilles/pourries) et un balcon.
L'inscription gravée 07/1957 nous convainc que l'on est très certainement les premiers à découvrir la salle, de même que les spits disposés environ tous les mètres sur l'escalade menant au balcon !

A notre retour on se chargera de dire aux copains qu'il faut travailler leur sens de l'observation...

Ce ne sera donc pas de la première, mais bon, on est là, on a le matériel et on voulait s'entrainer donc c'est parti !

C'est Arthur qui grimpera, assuré par Clément. On choisi de ne pas reprendre les point existants et d'en poser des nouveaux.
On sonde la roche au marteau à spiter, ça sonne souvent creux mais on arrive à trouver des endroits où poser les Pulses (heureusement qu'on est grands).

L'escalade n'est pas très longue, 6-7m (et pas 10-15m), suivi d'un plan incliné.
On tombe sur un méandre au sol d'une largeur d'environ 10cm au début, il devient pénétrable en allant un peu plus loin.
Clément s'enfilera dedans pour aller voir. 
En dessous ça continue un peu mais ça pince de tous les côtés. 
Il y a même une inscription &amp;quot;BXL ...&amp;quot; ! Ces Belges, ils nous poursuivent partout !

On décide de s'arrêter là, on sort le DistoX pour lever la topo, puis on redescend en équipant un rappel sur une grosse stalagmite qui se trouve à mi-hauteur sur le plan incliné.

On rentre à un horaire correct au gîte du GCPM et on prépare le matos pour le lendemain.

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&lt;u&gt;Dimanche 09 juin 2024&lt;/u&gt;

Direction le haut du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; qui se trouve juste après le &lt;i&gt;Boyau&lt;/i&gt;, derrière la &lt;i&gt;Boîte aux Lettres&lt;/i&gt;.
L'équipement est rapidement expédié puis on arrive sur le lieu de notre objectif du jour.
Le ramping juste avant est toujours une partie de plaisir, surtout lorsque l'on est chargé de matériel d'escalade avec des gros kits.

Cette fois-ci c'est Clément qui se colle à l'escalade et Arthur qui l'assure.
Plusieurs facteurs nous mènent à choisir de réutiliser les spits déjà existant lorsque cela est possible :
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;On est dimanche et il faudra partir pas trop tard, on a encore de la route&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;On est sur un lieu plus passant que celui de la veille, autant de pas faire trop de traces&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cette fois-ci on est parti en sachant que l'on ne ferait pas de première&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

Paradoxalement (en tout cas pour des newbies), on est moins impressionnés de commencer une escalade avec du vide en dessous que d'en commencer une depuis le sol. En effet, il y a tout de même moins de risque de retour au sol en cas de rupture d'un des premiers amarrages.

L'escalade se présente en vire remontante sur la gauche pour atteindre le côté opposé du &lt;i&gt;P21&lt;/i&gt; 6-7 m au-dessus.
Clément réussi à réutiliser tous les anciens spits (sauf un qui ne visse plus), il rajoute de rares points pour sortir proprement.
A ce niveau, il fouille un peu, observe un départ de méandre, trouve une inscription &amp;quot;&lt;i&gt;02/95&lt;/i&gt;&amp;quot; qui montre bien que l'on n'est pas les premiers à passer.
Seulement, il y a un &amp;quot;Hic&amp;quot;. Au-dessus ça continue et on ne voit pas où ça s'arrête, pourtant aucune traces de passage. Pas de spits, pas de goujons, pas de traces de pas.
Clément a donc atteint le terminus de l'époque et au-dessus de lui se trouve une zone vierge !

Finalement on a bien fait de venir refaire du &amp;quot;vieux&amp;quot; !

Seulement l'heure tourne, Clément remet 5-6 points et atteint le palier suivant (heureusement qu'on est grands).
De là il peut voir que la cheminée semble pincer en plafond juste à l'aplomb, mais elle marque un virage à 90° et continue à monter sans que l'on puisse voir le bout (au moins 10m) et en s'élargissant !

Il faudra revenir une prochaine fois !

On désescalade point par point sans laisser de matériel.


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/HqL_CZh5Iyg?si=F9p5e36KWX8l-LU2&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Sortie en Savoie: Cavale, 222 et Fitoja</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1196</link>
<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce début Juin, nous avions prévu un week-end autour de la Féclaz, en Savoie, pour une traversée &lt;b&gt;Garde-Cavale&lt;/b&gt;.
La météo n'était pas de notre côté, des orages étaient annoncés.

Renseignements pris auprès du CDS 73, jusqu'au samedi matin nous scrutions le niveau de la rivière pour savoir si la traversée était faisable. Malheureusement, malgré la décrue le niveau était un peu trop haut et des orages étaient annoncés à partir de 18h le soir. 
Ne voulant pas prendre de risque, nous avons revu le programme et nous sommes divisés en 2 groupes avec des objectifs différents. 

Un groupe est allé au Creux 222, tandis que l'autre s'orientait vers un aller-retour Cavale-Cavale (plus court que la traversée).

&lt;b&gt;Samedi, groupe 1: &lt;a href=&amp;quot;https://grottocenter.org/ui/entrances/72788&amp;quot;&gt;Creux 222&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;
François, Lucie, Lena, Antoine - TPST 8H

On part relativement tôt du gîte, la grotte étant à moins de 10min en voiture, on espère pouvoir attaquer la descente avant 10h. Tout ça, c?était sans compter sur Jean-Baptiste qui nous avait pointé le trou au mauvais endroit (exactement un virage plus tôt, mais dans les bois, un virage ça fait beaucoup) et le manque de réseau. Résultat: après 20 bonnes minutes à chercher sans succès, on décide de repartir en voiture à la recherche du réseau (tâche plus complexe qu?il n?y parait dans ce coin là). « Arrête toi ! Ah non, c?est reparti ! Ah si c?est bon, bouge pas. Attends je sors de la voiture. Si tu te mets là, ça capte. Oui, c?est bon j?ai les points, on peut repartir ». 
Avec Antoine au guidage, on repart sur la même route, où on va exactement un virage plus loin pour trouver l?entrée de la grotte située au bout du chemin (le moins évident, le premier ne mène nulle part).
Rassuré d?avoir enfin trouvé l?entrée, on se change rapidement. Lucie décide de partir en avance pour aller équiper l?entrée du trou. Le reste de la troupe suit puis finit par arriver au trou, désert. Lucie s?est perdue en chemin et arrive finalement 5 minutes plus tard avec les cordes. Elle avait pris le chemin « évident ».
On avait prévu une corde de 35m, c?est large, très large. 20m aurait largement suffit car tout est équipé à partir de là. En bas du puits d?entrée, on se faufile dans la suite. Les passages étroits se succèdent entre ressaut &amp; ramping. Deux techniques s?affrontent, les pieds devant ou pieds derrière. Tout dépend si vous aimez vous retrouver la tête en bas et vous contorsionner arrivé en haut des puits (autant vous le dire, l?auteur est de la team pieds devants). On arrive enfin en haut d?un puits de taille respectable. On peut se tenir debout ! Pour se rendre compte arrivé en bas qu?il faut encore ramper ; même si c?est plutôt confort et rapide. On arrive enfin dans le métro, à l?intersection entre plusieurs galeries fossiles. 
Notre objectif est de rejoindre l?actif. Nous laissons donc de côté les parties amonts ou remontant sur corde et nous dirigeons vers l?aval de la galerie. Quelques concrétions viennent compléter la balade agréablement. Nous nous retrouvons en haut d?un éboulis avec une corde qui monte à droite, une autre qui part à gauche, et décidons de poursuivre vers le fond. L?eau s?est forcément en bas. Eh bien raté ! Après avoir descendus tous les blocs, nous arrivons en bout de la salle qui se termine sur pas grand-chose. Nous remontons donc l?ensemble et décidons de casser la croute à l?intersection avec les cordes. C?est qu?il est déjà 13h30.
Après avoir étudié attentivement la topo, nous décidons de partir sur la corde de droite. Des marches ont été ajoutées pour faciliter la montée, mais elles ne sont pas forcément très stables. S?ensuivent alors plusieurs salles bien concrétionnées avec des guides pour éviter de tout abîmer. Le passage est évident. Dans la description, ils parlaient d?une voûte mouillante siphonnante lors des crues. Nous n?étions pas très confiants au vu de la pluie des derniers jours, mais il y avait seulement un filet d?eau. Et vu la position et la largeur du trou, ça ne doit pas bloquer souvent. On poursuit dans de grands volumes avant de rejoindre (enfin) l?actif. 
La rivière est froide, mais ça il fallait s?y attendre. On se mouille jusqu?aux genoux maximum donc c?est plutôt confort. A un moment, elle s?enfonce entre les éboulis. Sur la gauche, une petite flèche indique le chemin. Attention à bien monter et ne pas prendre vers le bas (comme nous). C?est étroit, mouillé, et en plus ça ne débouche pas ! On retrouve la rivière juste derrière, toujours aussi jolie. La progression est facile, malgré quelques marmites nécessitent de faire le grand écart. Quand tout à coup, plouf, Lucie est tombée au milieu de la marmite. Elle remonte rapidement à la surface, heureusement, il y a eu plus de peur que de mal. Peu après, elle s?arrête sur une vire un peu aérienne, l?épisode l?a refroidi, et elle préférerait remonter. Le groupe décide d?un commun accord de faire demi-tour. 
La remontée se fait rapidement. Une petite erreur nous emmène dans la galerie des gens heureux, que nous n?explorerons pas longtemps car les derniers se rendent vite compte de l?erreur. C?est le moment de remonter les puits. Alors que la descente était presque ludique, la remontée est plus complexe et nous comprenons un peu mieux l?intérêt de certaines poignées ou cales pour les pieds judicieusement placées. Nous ressortons vers 19h, il fait encore jour et il ne pleut pas ce qui est un grand soulagement car nous appréhendions le fait de nous changer sous l?orage. Après avoir rangé les affaires, nous repartons rapidement vers le gîte où nous attendent une bière fraiche et le diner préparé par la 2e équipe ressortie depuis plus longtemps.

&lt;b&gt;Samedi, groupe 2: &lt;a href=&amp;quot;https://grottocenter.org/ui/entrances/2970&amp;quot;&gt;Creux de la Cavale&lt;/a&gt; (aller-retour)&lt;/b&gt;
J-B, Tonio, Carine, Yann, Clément - TPST 8H

Après une petite marche d'approche dans la forêt on arrive en haut du trou à 11h15. 
Notre objectif est d'aller au moins aux grandes salles, puis de manger là bas, en gardant en tête qu'on doit sortir avant l'orage prévu pour 18h.
On pose une corde pour sécuriser la première descente jusqu'à la grille (retient les branches et autres rochers qui voudraient descendre au fond de la doline). Il y a déjà 2 cordes, on ne savait pas si les deux étaient en fixe ou si un autre groupe était déjà devant. Toute la suite sera équipée en fixe, on utilisera les cordes en place 
en ne prenant avec nous qu'un seul kit. Après un court ramping, un passage dans les blocs, on descend les puits. En bas, encore quelques passages étroits et humides dans des galeries désobstruées, et on débouche sur la rivière. Elle est petite à cet endroit, mais ça ne va pas durer.

Au départ assez basse, la galerie grandit et on est assez vite debout. On progresse alors les pieds dans l'eau (basse, on ne mouille pas les bottes), en devant ponctuellement marcher sur le côté ou passer des étroitures dans des coulées stalagmitiques.
On arrive ensuite à un confluent et on rejoint la rivière principale. Là encore elle n'est pas encore très grande, mais on sent qu'il a plu ces derniers jours : au fur et à mesure de la descente on voit la rivière grossir à vue d??il, tous les affluents rencontrés rajoutant du débit. 

On descend donc la rivière, chacun avec son style: certains se mouillent les pieds dès le début, pendant que Clément et Tonio essaient le plus longtemps possible de ne pas remplir les bottes, en faisant des pas d'escalade sur les bords quand nécessaire.
Seulement, à un moment ce n'est plus possible: on arrive devant une grosse vasque avec le plafond bas (certainement un endroit qui peut siphonner en crue d'ailleurs: ce qui nous rappelle notre objectif de timing). Là, pas d'échappatoire, il faut se mouiller jusqu'à la taille. L'eau est froide, ça pique !

La rivière commence à être plus large, et continue suivant des profils variés: tantôt en plage assez large, tantôt en méandre, où il faut parfois grimper sur le côté pour éviter les passages profonds, tantôt en petites cascades à désescalader.

Un peu plus loin on perd la rivière et on passe sur des chaos de blocs. 
C'est le début des grandes salles. On est un peu perturbé pour se localiser sur la topo, parce qu'on lit le descriptif de la traversée Garde-Cavale mais on arrive dans le sens inverse. 
On passe d'une salle à l'autre en marchant dans la rivière, puis en remontant en escalade sur des blocs.
Lors de la descente d'un de ces passage, Clément se fait une petite frayeur: la prise de main en apparence solide sur laquelle il s'assure lâche. Il bascule en arrière 
et un bloc de 10kg tombe de la paroi. Heureusement il se rattrape bien et sans dommage, mais ça nous fait repenser à l'accident de cheville de François il y a quelques mois dans la même cavité: ça aurait pu être plus grave. On continue prudemment, les accidents bêtes étant vite arrivés ...

On finit par s'arrêter pour manger dans la dernière salle ayant de grands volumes. Après la pause on laisse le kit sur place pour pousser un peu plus loin. Dans cette partie la morphologie change complètement et on passe sur un canyon assez étroit et plutôt lisse, au fond duquel on marche sauf quand il faut éviter des marmites. C'est très joli, ça valait le coup d'aller un peu plus loin.
On fait demi-tour quand on a le choix entre passer dans une vasque très profonde, ou prendre une corde pour l'éviter en hauteur (oppo + vire peu confortable et un peu longue). 
Mini séance photo et on repart: on est dans les temps pour éviter l'orage.

La remontée se passe sans fait notable. Malgré le fait que ça remonte et qu'on va contre le courant on va à peu près aussi vite car on regarde moins le paysage. 
A la fin, avant la partie étroite, on fait un petit crochet par l'un des affluents.  On ressort ensuite un peu avant 17h. Pas d'orage en vue: malgré le temps menaçant il ne pleuvra en fait presque pas. On fait un détour en revenant pour voir l'entrée du trou du Garde: la traversée sera pour une prochaine fois.

On rentre au gîte pour préparer le repas: ce soir on teste le menu prévu pour l'anniversaire 40 ans du club en septembre. Deux possibilités sont comparées: on n'en dira pas plus pour garder le suspense, mais c'est bon, nourrissant, et l'option &amp;quot;avec pâte feuilletée&amp;quot; remporte le match haut la main.

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&lt;b&gt;Dimanche: &lt;a href=&amp;quot;https://grottocenter.org/ui/entrances/65061&amp;quot;&gt;Fitoja Express&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;

Le dimanche seuls  J-B, Tonio, François et Clément sont assez vaillants pour tenter une sortie.
On se dirige vers Fitoja Express, avec l'idée de ressortir assez vite pour aller laver le matos et repartir de bonne heure. C'est mal parti, J-B a oublié sa combi et fait un aller-retour supplémentaire au gite !
Le temps qu'il revienne, les 3 autres sont changés et se dirigent vers l'entrée. 
Clément fera l'équipement de la première corde, puis le reste de la descente est encore en fixe, ce sont les équipements du congrès UIS de 2022. A part une tonche franche mais isolée et un autre brin un peu abimé en surface, tout est en bon état.

On alterne les passages étroits et les puits plus larges, en progressant sur de grandes coulées stalagmitiques. 
C'est assez humide: dans les quelques étroitures, il y a de l'eau stagnante, on essaie tant bien que mal de passer sans se mouiller, mais personne ne réussira vraiment.
Puis vers le bas on commence à entendre la rivière. François raconte que la dernière fois qu'il est venu la rivière était tellement haute qu'elle était quasi-infranchissable (en tout cas pas avec les participants au stage CoJ qu'il encadrait). Comme la pluviométrie est assez élevée cette année et qu'il y a eu de l'orage dans l'air, on se demande: ça passe ou pas ?
Heureusement ça passe large: en marchant sur le chemin en rochers on ne se mouille qu'aux genoux (un peu plus si on passe à côté). On continue la progression dans la grande salle: c'est vaste, ça change des étroitures au dessus!  On progresse parfois sur des blocs, et parfois sur des coulées stalagmitiques. C'est bien concrétionné : des fistuleuses, de grandes stalagmites, des colonnes ... très joli.

Au fond, on admire  aussi la &lt;a href=&amp;quot;https://www.youtube.com/watch?v=ASiABW73b_M&amp;quot;&gt;capsule temporelle&lt;/a&gt; fixée au mur lors du congrès UIS. 
On est un peu pressés par le temps donc on ne prend pas trop le temps de faire des photos (et c'est tellement grand que celles qui sont prises ne font pas honneur à la salle).
Au retour, on observe la rivière qui arrive dans la salle: c'est par là qu'arrive l'itinéraire de Lithorne - Fitoja, encore une belle traversée à faire dans le coin. On pourrait aller en reconnaître une partie, il parait que la rivière est très jolie et vaut le détour. Mais encore une fois par manque de temps on laisse cela de côté: ça sera pour une autre fois.

La remontée se fera sans encombre, on sera de retour dans les temps. TPST 4h, c'est vraiment &amp;quot;Express&amp;quot;, mais pour une sortie du dimanche ça valait le coup.
On ira laver le matériel dans la rivière en face de Prérouge, avant de rentrer à Paris.</description>
</item>

<item>
<title>Camp Vercors</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1206</link>
<pubDate>Sat, 04 May 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Samedi 4 mai :
    Divers voyages de l'Ile-de-France vers Font d'Urle : Cat, Jean-Paul et Benoît en voiture. Yann et Jean étaient à Autrans depuis plusieurs jours. Ils font les courses et récupèrent Jef à Valence qui est venu en TGV. Installation dans le gîte. La neige est bien présente autour. Brrrr.

Dimanche 5 mai
        La météo n'annonce rien de bon. Nous décidons de prendre le mauvais temps de vitesse et c?est donc sous un soleil de plomb que nous décidons de faire la traversée Fleur blanche - Mouch?tiques. Les participants sont Jean, Clément, JPC, Jef, Benoît et Yann.

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Grâce à la topo, nous ne égarons pas et la traversée ne dure que 7h45 au lieu des 9 à 10 h attendues.

Lundi 6 mai : Pendant que la pluie fait fondre la neige qui reste, on reste sagement en surface. 
Une petite équipe fait une randonnée sur le plateau pour repérer l?entrée des Chuats 2, des Deux Gardes, le scialet Abel et les scialet des cloches ...
L?après-midi Yann descend faire quelques courses à Saint-Jean-en-Royans sous une pluie battante . Il remonte dans une purée de pois infernale où en pleins phares, on ne voit pas à 20 m. Pendant ce temps, l?autre partie du groupe va au mémorial de la résistance au col de la Chaux (Vassieux).

Mardi 7 mai
         Dans un élan de motivation, Jean retourne à Autrans. Le soleil étant toujours très présent, c?est dans une purée de pois que nous allons à Chuat 2 tous ensembles. C'est la première sortie spéléo pour Cat.

        Après 35 minutes de marche, nous arrivons devant le trou. Sur le chemin, nous croisons père et fils du SGCAF qui cherchent Chuat 2. Ils nous suivent. Arrivés à l?entrée du trou, Benoît est désigné d?office pour équiper le P15. En simultané l?autre groupe - que l?on nommera « chuat l?arrache » - n?est pas sûr d?avoir la bonne longueur de corde. C?est donc sans main courante et grandes oreilles sur le chaise double que le 1er descend, avec une belle lampe fixée avec du scotch? Le suivant, c?est un peu mieux puisqu'il a l?acéto allumée fixée sur son casque lui aussi au scotch?  Nous avons bien rigolé et fais un gros retour en arrière de 20 ans?..

        Nous descendons tous dans la grande salle, direction la trémie. Clément part en tête pour aller à la Voie Royale (P73), Yann le suit : trémie, P15 et hop arrivée sur le palier du P73. Une cascade dévale, sur la droite la main courante. Clément descend le premier palier. Yann vient faire sa désensibilisation à la verticale et va voir ce qui se passe au niveau de la tête de puits. Quelques photos sont faites. Benoît arrive, il descend le premier jet et ça s?arrête là pour lui. Clément descend tout le puits. Benoît étant là, Yann remonte.

        Tout le monde se retrouve dans la grande salle pour le casse-croute. Jef, Cat et JPC reviennent du réseau historique et nous indiquent comment on y accède et là où ils ont fait un arrêt sur « chuatière » avec flaque d?eau?En fait, ils ont juste traversé la grande salle... Fainéants... qui rentrent à la maison.

        Clément et Yann vont donc vers le réseau historique. A la base de la « chuatière », Yann juge prudent d?enlever son matos en ayant conscience qu?au premier obstacle, c?est terminé? Clément le suit et tente un lancer de Pureline pour passer le matos? C?était prévisible, c?est un échec ! Une grande salle avec un bassin arrive,. Ils font une session photo et continuent. Ils arrivent à la salle du lac et cherchent la suite, c?est un laminoir? Yann part en tête. Découvrons les dialogues des 2 compères :
-Chuat plat ventre dans les blocs, je vois pas encore le bout !
-Moi aussi Chuat longé dans les cailloux, c?est long !
10 minutes après ça change un peu :
-Chuat-ssi. Ah non Chuat genoux?..terminé, Chuat à plat ventre dans la flotte?
-Chuat race c?est long !

Yann fait d?étranges bruits pour sonder, savoir si ça s?agrandit mais rien ?quand soudain :
- Chuat rivé !!!
        Arrivée au hangar à Boeing : en réalité, c?est plus pour loger des Cessna mais c?est très joli et bien concrétionné ! Enfin debout, nos compères profitent de l?instant en faisant quelque photos quand soudain ils arrivent devant un énorme entonnoir, c?est le « grand noir » (P85). Le départ est très (très) large mais du coup on ne peut pas se rapprocher pour regarder. Sachant qu?il n?y a personne dedans (il n?est pas équipé en ce moment) nous y jetons des cailloux pour sonder la profondeur. ?..1 rebond...2 rebonds?.. plac, plac plac??.le temps passe ? c?est fini, le caillou s?est bloqué ? « boum » ah non, ça vient seulement d?arriver en bas.

        Pour finir, une visite à la galerie des merveilles s?impose : c?est très joli et il y a des concrétions zombies (concrétions re-dissolues par l?eau qui ruisselle).

Sur le chemin du retour Yann a une pensée philosophique : 
- C?est joli mais se dire qu?il faut se retaper le merdier dans l?autre sens?..ça me casse le système nerveux de me sentir comme un spaghetti dans le cul d?un humain. On ouvre les paris sur le temps de retour ? Je dis 45minutes.
- je dis 30 minutes.

Évidement, ils ont réussi à se planter de direction dans le laminoir ?.Champion les gars ! (bon, c?était au seul endroit où on peut se mettre debout, et évidement on a envie de continuer dans la partie haute. Mais à part de jolis départs de cheminées, on n?y trouve que des culs-de-sac).

Il aura du coup fallu 40 minutes pour sortir du laminoir (Chuat la ramasse !), après quoi on est rapidement dehors. On sort en même temps que l?équipe Chuat-l?arrache, et malheureusement sous la pluie battante (ce qui ne change finalement pas grand-chose, on était déjà mouillés) là où les autres ont eu le droit au retour sous le soleil.

Mercredi 8 Mai : Journée de pause après la sortie de la veille. Petite rando pour tous en surface, la météo est encore contre nous, le brouillard dense. Yann et Clément font une petite descente dans un scialet indiqué par un local.

Jeudi 9 : 
Scialet des Cloches. C'est un classique du coin. Alors qu'on débute notre descente, arrive une famille de montagnards, le père, la mère et les deux enfants qui font la visite en technique montagne car la cavité est indiquée dans un topoguide de montagne. On ne regarde pas trop ce qu'ils font car ça nous fait peur. C'est pas du tout EFS ! Ils jettent leur corde sur le névé pour s'en servir pour remonter, ça frotte de partout. Encore heureux que nos cordes sont là pour les aider sur la vire. Finalement ils s'en sortent bien. Nous, on visite tranquillement en faisant des photos. Faute de corde, on délaisse le bas du névé. Une belle cavité avec de beaux points de vue, bien photogénique. 

Vendredi 10 :
Chuats 2 (JPC, Jef, Benoît).

S'étant résolu à tenter le grand puits de la Voie Royale, on se risque à la descente. A -39, au départ de la grande salle, la descente de la trémie étayée ne fait pas trop peur. Le grillage a l'air de bien retenir les blocs et la descente n'est faite que de petits ressauts.  Ensuite le début des choses sérieuses : un P15 où une bâche dévie correctement l'eau car on n'est pas trop arrosé. Arrivée sur un palier incliné. Là, à -79, une longue vire plein vide surplombe le P73. Il faut passer avec la pédale sur une douzaine de mètres en se faisant un peu mouiller au passage. C'est physique et assez impressionnant.  Le puits est fractionné, de grande ampleur et on s'y sent petit.

La base comporte de beaux sapins d'argile. On consulte la topo sans trop bien la comprendre, c'est complexe. Bon, on remonte un ressaut équipé de 4 m et on trouve une galerie qui s'avère être celle du réseau NéoZ. On s'arrête à -156, le terminus.
Retour à la base du puits et montée équipée vers l'autre côté : galerie des coupoles coniques et galerie des beaux parents via la galerie du shunt. Arrêt devant le gour du taureau pour ne pas se mouiller, il y a un passage profond. Descente vers la galerie des coupoles coniques et arrêt bouffe. Il faut revenir. Retour : notre petite équipe homogène sort sans souci après quelques belles sensations dans le P73. C'est pas souvent que l'on parcourt un si beau puits. TPST environ 5 h.

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Fleurs Blanches (Yann + Clem)

Yann voulant faire de la rivière mais ne voulant pas affronter le grand puits de la Voie Royale, une équipe de 2 (Yann et Clément) retourne aux Fleurs Blanches, avec l?objectif d?aller faire un tour dans l?amont de la Rivière de Platine.
La descente par les puits de Fleurs Blanches s?effectue comme le premier jour. Sauf qu?une fois sorti du méandre de l?Os, au lieu de tourner à gauche pour aller direction galerie des spéléonautes, on prend à droite, en suivant le marquage « rivière de Platine ».

Pour s?alléger, on mange un morceau avant d?aller plus loin, en laissant le kit sur place.
Immédiatement, on arrive dans une zone boueuse (mais concrétionnée sur les bords) où on peut parfois s?enfoncer jusqu?au genou (testé et approuvé !).
Puis on arrive sur les Raviolles Libres, des carreaux de dessication aux bords dentelés, rappelant cette spécialité dauphinoise. Une désob et un court laminoir plus tard, on trouve une zone concrétionnée et glissante, avec une corde pour descendre quelques mètres.
Puis on arrive à « l?ancien siphon désobé », qui n?est certes plus un siphon mais qui reste un laminoir bien humide : il faut ramper sur quelques mètres dans un petit bassin profond de quelques cm. Il y a une petite pompe pour vider la vasque, mais on n?a pas la batterie nécessaire pour l?utiliser. 
Sur place se trouve aussi du matos de désob : on met quelques coups sur la roche qui borde le bassin, poursuivant le travail déjà entamé, et faisant à nouveau baisser le niveau d?un cm. Mais ça reste humide. L?eau n?est pas chaude et on hésite : poursuivre et risquer d?avoir froid ou bien remonter et laver le matériel plus tôt ? 
Après un point sur le descriptif, Clément décide d?y aller. Le puits Tempête n?est que 15 min plus loin et le trajet semble joli, ça peut valoir le coup. Ça mouille un peu mais ça passe. Yann suit. Une fois passé on voit que ça descend derrière, et que le tuyau de la pompe peut servir pour siphonner le bassin, même sans batterie. Clément amorce le siphon à la bouche : on place la crépine à l?endroit le plus profond, et on avance pendant que ça coule, espérant que ça sera vide au retour. 
On avance : la suite (salle des 3 Julies et galerie du même nom) est très concrétionnée. Arrive une corde qui descend (salle d?effondrement), puis qui remonte immédiatement en face au même niveau, puis on débouche sur le haut du Puits Tempête. En théorie on pourrait le descendre partiellement (quelques mètres) pour aller voir l?amont de la rivière de platine, ou entièrement (30+) pour aller voir l?aval. Mais il est l?heure de faire demi-tour donc pas de rivière pour aujourd?hui. Pendant que Yann, impressionné par le grondement de la cascade (et donc du gaz qu?il y a en dessous) reste prudemment loin du puits, Clément va rapidement voir l?accès à l?amont puis fait demi tour. Le coup d??il à la rivière donne envie, peut-être pour une prochaine fois.
Au retour, on constate qu?effectivement la vasque siphonnée est vidée. Du coup le 2ème s?est mouillé pour rien, on aurait pu attendre que ça se vide pour que Yann passe au sec.

La remontée de Fleurs Blanches est laborieuse, le méandre paraît plus long et pénible qu?à l?aller, et comme prévu, certaines têtes de puits étroites demandent quelques contorsions pour passer. On a mis 2 bonnes heures pour remonter, contre 1h20 pour descendre. On confirme que la traversée Fleurs blanches ? Mouch?tique est mieux dans ce sens que l?inverse.

On est de retour au gite avant 17h. Juste à côté du gîte un ruisseau permet de nettoyer le matos. Les autres ont déjà bien avancé le travail.

Samedi : Rangement du gite et retour à Paris.</description>
</item>

<item>
<title>Canyon PACA Ascension</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1229</link>
<pubDate>Sat, 04 May 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Samedi 04 mai 2024&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Vallon de Rais&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Carole G

[Arthur] 

Petite mise en jambe afin de réviser un peu les manip de cordes en début de saison.
On choisit d?aller dans un petit canyon dont le temps de parcours est donné pour 01h30 sur &lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/2714/Rais.html&amp;quot;&gt;Descente Canyon - Vallon de Rais&lt;/a&gt;, le &lt;b&gt;Vallon de Rais&lt;/b&gt; que l?on avait abandonné la dernière fois début juin 2023 après s?être fait surprendre par un orage au tout début de la marche d?approche avec Amandine, Sylvain C et Carole.
 
On part en direction de la cascade finale pour juger du débit, on compare aux photos que les copains nous ont envoyé, ça passe !
 
La marche d?approche monte alors de manière assez raide puis on suit un sentier qui longe l?encaissement de loin. Au bout de 30-40min on finit par arriver dans un pré d?où il est possible de faire une navette (pas très utile). C?est Carole qui équipera la quasi-totalité du canyon pour s?exercer.
On se change, et on démarre le canyon. Le début se fait en désescalade, en marche le long du ruisseau ou en amarrage sur arbre, on arrive enfin sur le premier vrai obstacle, une cascade non équipée. La verticale est impressionnante (elle doit bien faire 4m, c?est le début de saison on n?a plus l?habitude) et l?eau fait que l?on ne voit pas si on peut y mettre les pieds Plutôt que de descendre dans l?eau on choisit de descendre sur le côté, malheureusement pas d?amarrage naturel bien évident. On fera donc le rappel autour de tout un bosquet d?arbres bien enracinés. En bas il y a du courant et au moment de rappeler la corde se coince sous une racine. Carole part donc à la nage à contre-courant pour la débloquer et on finit par réussir à rappeler la corde.
Finalement, vu du bas, on se rendra compte que l?on aurait dû descendre dans l?eau, la verticale étant un gentil plan très incliné avec tout ce qu?il faut pour y mettre les pieds.
Encore un peu de marche en rivière ou sur les bords et on arrive enfin à l?encaissement. Quelques vasques un peu profondes puis une C5 (où la sangle servant à doubler aurait dû être changée il y a un moment) puis C8 avant d?arriver à la cascade finale, une belle C40 qui s?ouvre après un encaissement avec une vue magnifique.
Arthur reprendra l?équipement pour la dernière partie parce que comme on l?a dit, c?est le début de saison et 40m en fil d?araignée c?est un peu impressionnant.
On rééquipe avec une de nos corde la main courante qui est tonchée sur une des derniers n?uds et c?est partie pour la C40. Les différentes descriptions qui mentionnaient un « super équipement » ne laissaient pas présager d?avoir un frottement à gérer juste sous la marche en bois, mais aucune difficulté n?a été rencontrée. On descend tous les 2 sous les yeux de touristes curieux. On devra rabouter les cordes pour pouvoir rappeler et essayer plusieurs angles avant que la corde ne daigne bouger puis se laisser gentiment rappeler.
La cascade a elle seule justifie la balade tant le cadre est superbe.
De retour à la voiture on se fera alpaguer par un adjoint au maire qui pensais que l?on était descendus dans la partie se situant à l?aval de la cascade finale. Le quiproquo levé grâce à Carole, on le quittera en bon termes.
Temps passé à la descente, environ 3h (écart avec le timing donné par un début de saison, des réflexes à reprendre et une seule personne qui équipe, le timing donné faisant généralement référence à une équipe de 3-4 personnes où tout le monde équipe et qui tourne bien).
 
Petit canyon très sympathique pour une sortie du dimanche, la cascade finale est vraiment superbe et les conditions de débits étaient idéales (suffisamment d?eau pour que ce soit ludique sans être dangereux)

[/Arthur]
 
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&lt;u&gt;Mercredi 08 mai 2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Rio Barbaira Aval&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Carole G, Seb G, François L, Max L
 
 
[SEBASTIEN]
 Lointain souvenir d?un super canyon en Italie (Ligurie), mais cauchemars de la route. 5 heures au lieu de 2h30 en raison d?un incendie dans un tunnel, ce qui nous obligea à ne pas perdre trop de temps dans le canyon afin de sortir avant 19h (arrêté municipal).
Objectif du jour : arriver « relativement » tôt pour ne pas faire la marche d?approche en plein cagnard et avoir tout le temps pour jouer dans l?eau :)
Départ matinal, 11h !!! Ça commence mal :/
Le GPS indique 1h30h de route, jusqu?ici tout va bien? Malheureusement, très rapidement, nous rencontrons les premiers bouchons (en mode piste noire - private joke) que nous ne quitterons qu?après le passage de la frontière !!!
Nous arrivons dans le village à 14h, aïe? Nous décidons de ne pas perdre plus de temps et faisons la marche d?approche immédiatement. Nous pique-niquerons au départ du canyon.
La marche se déroule tranquillement, nous sommes au pont en moins de 40 min.
Objectif pique-nique et soigner la plaie de Maxime qui a fait la marche d?approche en chaussettes basses dans des mic-canyons. Oups?
Hop, début du canyon. Personne n?ose faire le grand saut. Il faut dire que le niveau baisse d?année en année et qu?il faut bien viser.
Nous avançons tranquillement, mais le débit est relativement élevé pour ce canyon réputé facile et où il manque souvent d?eau !
Ce jour, nous devons souvent équiper hors-cru et éviter au maximum l?eau. Il n?est pas possible de descendre dans le flux !
Quelques petits mouvements me feront faire des tours de manège dans une vasque avant de pouvoir équiper la suite et installer une corde afin d?aider les suivants.
Plus loin, petite odeur méphitique, reste d?un sanglier? À partir de ce moment, nous essayons d?éviter de mettre la tête dans l?eau pendant quelque temps :)
L?heure avance? On presse le pas, mais de toute façon, nous serons hors délai. Tant pis? Safety first. Il vaut mieux arriver un peu en retard qu?en morceaux !
Arrivés au village, la pizzeria nous fait de l??il, mais nous sommes attendus à Contes, donc nous nous changeons rapidement et retour vers la France ! Le chemin sera bien plus tranquille que le matin ! Ouf.
Arrivés à Contes pile poil en même temps que nos pizzas. Nous dévorons et direction le paddock pour reprendre des forces, car le lendemain, promis, on se lève tôt ! (spoiler : non)

[/Sébastien]

 &lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/2522/Barbaira-aval.html&amp;quot;&gt;Descente Canyon - Rio Barbaira Aval&lt;/a&gt;

 
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&lt;u&gt;Jeudi 09 mai 2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Vallon de l?Imberguet Aval&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Carole G, Seb G, François L

&lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/2227/Imberguet-Aval.html&amp;quot;&gt;Descente Canyon - Vallon de l'Imberguet Aval&lt;/a&gt;

[Carole]   

Carole et Arthur ont déjà fait ce canyon il y a  &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1068&amp;quot;&gt;quelques années&lt;/a&gt;

 On se change dans le village de Duranus. On notera simplement qu'à Duranus, les gens se rincent l'?il tranquillement. Le parking est plein des deux côtés.
On croise des gens qui viennent de faire le &lt;b&gt;Vallon de l?Imberguet Amont&lt;/b&gt; et qui nous le conseillent, on le garde en tête pour plus tard.
Très courte marche d'approche, on commence là où se finit la partie amont.
Attention aux écrevisses albinos endémiques dans les premières vasques, on évite de marcher dans l'eau en empruntant une petite via ferrata sur le côté.
Le niveau d'eau est idéal, c'est le bon moment pour en profiter, il y avait d'ailleurs du monde devant et derrière nous dans le canyon.
Les obstacles s?enchaînent de manière agréable, ce canyon est très ludique et peut constituer un très bon choix pour faire découvrir l'activité.
 Le débit de la Vésubie est incroyable. Arthur et François tente de récupérer un kit qui se révèle être un gros sac plastique...
On verra un magnifique Paon de nuit (papillon) énorme, chose que l'on veut partager avec un canyoneur du coin qui nous signale que lui est du coin et qu'il en voit tous les jours (oui oui tous les jours).

[/Carole]
 
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&lt;u&gt;Vendredi 10 mai 2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Vallon de l?Imberguet Amont&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, François L

&lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/21255/Imberguet-Amont.html&amp;quot;&gt;Descente Canyon - Vallon de l'Imberguet Amont&lt;/a&gt;

[François] 

La description faite par des canyoneurs croisés la veille, au moment de nous changer, nous a donné envie de découvrir la partie amont du canyon. C'est notre sortie du jour !
Une fois n'est pas coutume, on se lève très tôt et on décolle avant midi, mais sans Seb, qui a préféré anticiper son retour vers la capitale. Une fois arrivés sur place, Carole renonce face à notre rythme &amp;quot;effréné&amp;quot; ; elle profitera du soleil et nous attendra à la sortie du canyon. 
Nous marchons donc à 2, Arthur et moi, vers le début du canyon. Après une marche d'approche de 40 minutes en montée, dont une partie en plein soleil, on profite de l'ombre pour manger et attaquer notre descente dans ce petit ruisseau, qui semble peu fréquenté. Avec un peu d'eau et à la lumière du soleil, les chutes d'eau sont très jolies. Les petits obstacles s'enchaînent sans difficultés jusqu'à une première grande cascade On voit quelques crapauds, dont un de belle taille. Notre randonnée aquatique en sous bois se poursuit tranquillement jusqu'à une petite retenue d'eau en bas de laquelle on retrouve Carole. Nous marchons alors dans la partie intermédiaire jusqu'à nous retrouver en contrebas de la voiture, à l'endroit où on accède à la partie aval du canyon.
En résumé, c'est une sortie peu ludique, avec de beaux rappels, très accessible pour une initiation. La possibilité de poursuivre sur la partie aval, plus ludique est un gros plus.

[/François]
 
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&lt;u&gt;Samedi 11 mai 2024&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Vallon de Bagnolar&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Carole G, François L

[Arthur]

Dernier jour de canyon, on sent que François est un peu frustré de n'avoir fait que des sorties à la demi-journée, aussi on décide de se diriger vers une course un peu plus longue et réputée comme étant jolie et se faisant après une période de pluie, le &lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/2229/Bagnolar.html&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Vallon de Bagnolar&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.

Retour, encore une fois, dans la Vallée de la Vésubie. C'est le jour où le rallye Antibes Côte-d'Azur passe par Duranus, on change donc d'itinéraire pour prendre la voie rapide : plus de kilomètres pour un temps équivalent et une section à péage. Au moins on profitera d'un paysage différent.

On arrive sans encombre au parking (après avoir fait un gros écart sur la dernière portion de route pour éviter d'écraser un serpent) et on part sur la marche d'approche. 
Quelques hésitations sur le chemin, on sort la carte sur le téléphone pour s'assurer que l'on a pris le bon embranchement, mais finalement la description est assez fidèle à la réalité du terrain. La marche d'approche est déjà en elle-même une petite randonnée de 01h30 très agréable. La vue est magnifique, on longe un bon moment un aqueduc (que l'on quitte momentanément, pour gagner du temps), on traverse le &lt;b&gt;Riou du Figaret&lt;/b&gt; sur une passerelle, puis on attaque l'ascension en plein soleil. Eh oui, faire sa marche d'approche à midi n'est pas l'idée du siècle lorsque l'on est chargés comme des bourricots, mais on n'est pas des lève-tôt. Comme le dit la devise non officielle du CSARI &amp;quot;&lt;i&gt;Qui est con doit souffrir&lt;/i&gt;&amp;quot;. 
On traverse une zone où affleure du minerai de fer sous forme de petites boules de couleur rouille prises dans leur matrice de calcaire avant d'arriver à une barre rocheuse où un chien nous accueillera. Il nous accompagnera jusqu'à l'entrée du canyon qui se trouve un peu plus loin en contrebas.

Pause déjeuner les pieds dans l'eau, on se change et c'est parti !

L'eau coule, elle est claire et fraiche mais la température extérieure est très agréable. On croise une Crapaud Epineux dans les premières vasques. On équipe chacun à notre tour de manière assez fluide, il y a des broches sur tous les obstacles pouvant nécessiter un équipement, mais on voit peu de main courante (on ne doit pas avoir la même définition de &amp;quot;pléthorique&amp;quot;).
Les obstacles s'enchaînent entrecoupés de petites zone de nage dans la partie dégagée et on arrive enfin au premier encaissement, c'est beau !
On trouve une magnifique vasque d'eau cristalline dans laquelle on peut sauter de quelques mètres ou faire un toboggan, on en profitera pour remonter et la faire 3-4 fois chacun tellement c'est agréable.

On sort de l'encaissement un moment pour rentrer dans la zone centrale qui est plus profonde, mais plus large, on franchit quelques obstacles et on pénètre dans le second encaissement.
On arrive assez rapidement face à une muraille, le canyon fait un virage franc sur la gauche et s'enfonce d'un coup d'une bonne dizaine de mètre. En bas on marche dans des marmites au milieu d'un couloir, c'est très beau et cela doit être magnifique si l'on est là à l'heure où le soleil pénètre à l'intérieur.

On arrive enfin sur la fin du canyon, au fond des dernières vasques, beaucoup de végétaux morts qui fermentent, on a le droit à un petit shoot d'H2S quand on remue le fond. A l'issu du dernier rappel on prend pied dans le &lt;b&gt;Riou du Figaret&lt;/b&gt; où le canyonisme est interdit.
On aura mis 4h montre en main, comme l'indiquait le descriptif.
On remonte ensuite le cours de l'eau et on se change sur un ensemble de grosses pierres plates avant de s'engager sur le sentier de retour qui est très bien indiqué.
On rejoint assez rapidement l'itinéraire que l'on a pris à l'aller, avant de traverser le &lt;b&gt;Riou du Figaret&lt;/b&gt; sur une passerelle. On tentera de suivre l'aqueduc tout du long pour éviter une montée/descente qui nous semble superflue, chargés comme on l'est d'affaires mouillées, mais ce faisant on rallongera significativement la marche de retour. Que ce soit pour les paysages traversés en rando ou pour la Canyon, cette journée valait vraiment le coup !
Arrivés à la voiture, on charge les affaires avant de reprendre la route. On ne tentera pas encore de passer par Duranus même si le rallye doit être finit, mais on choisira de prendre l'itinéraire passant par Castagniers et Aspremont. On varie les paysages et les points de vue avant de finir le week-end.

[/Arthur]


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&lt;u&gt;Dimanche 12 mai 2024&lt;/u&gt;

Pas d'activité, on range les affaires, on publie nos relevés de débits sur &lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/&amp;quot;&gt;Descente Canyon&lt;/a&gt; et François reprend la route vers Châlons-sur-Saône.</description>
</item>

<item>
<title>Barchon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1205</link>
<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>CR Barchon 2024
Participants : Clément P, Jo B, Luc C, Romane N, Cédric B, Cassandra H, Déborah D, Christian D, Clémence D, Alex C et Karine C

&lt;u&gt;Vendredi 19 avril&lt;/u&gt;

Nous sommes partis vers les terres sacrées des frites, de la bière, et des grottes pleines de boue, autrement dit la Belgique ! Mais cette fois-ci, ce n?est pas pour aller sous terre, mais dans un ancien fort militaire équipé en mode spéléo pour l?occasion : Barchon.

Vendredi soir, Cédric nous récupère, Karine, Clément P et moi à Porte de Versailles. Le trajet se passe sans encombre, nous arrivons à Barchon vers 22h. Pendant ce temps, Luc, parti du Mans en train, voit son train Bruxelles-Liège annulé. Il est donc contraint de prendre le train suivant ; pas de soucis, ça nous arrange car les timing se coordonnent parfaitement pour que je puisse aller le chercher à la gare. Arthur ayant réservé un emplacement en avance pour le groupe, les organisateurs nous placent donc dans une des salles du Fort. C?est vachement cool en cas de temps pourri (ce qui est le cas !), mais, note pour plus tard : prévoir une tente qui tient debout sans avoir besoin de sardine (ou un perfo et des broches, au choix)? 

Le soir, nous ne traînons pas, et après que tous les groupes nous aient rejoins de manière échelonnée, on va dormir.

Nous partons d'Issy en début de soirée avec Christian, Clémence et Alexandre. Nous arrivons dans la nuit à Barchon ou nous retrouvons toute l?équipe qui est déjà au bien installée dans une salle. Nous partageons la bière d'arrivé avant d'aller nous coucher.


&lt;u&gt;Samedi 20 avril&lt;/u&gt;

Nous partons avec Clémence et Alexandre faire le &lt;b&gt;Parcours A&lt;/b&gt; et réviser un peu la progression sur corde. Nous profiterons également de la tour pour réviser la monté sur corde, le passage de n?ud , de fractionnement, conversion, ... Après nous partons manger et nous retrouvons l?équipe a Romane ou nous partons faire le &lt;b&gt;Parcours B&lt;/b&gt;. Nous irons faire également le &lt;b&gt;Parcours T&lt;/b&gt;


Le lendemain, chacun se disperse et part sur des parcours différents. Avec Luc, nous décidons de profiter du rayon de soleil matinal (rare !) pour faire le &lt;b&gt;Parcours A&lt;/b&gt; (comme Aérien), en extérieur. Parcours sympa qui change un peu des techniques habituelles de spéléo : tyroliennes, ponts de singe, rampe dans des tonneaux, sauts de tarzan, rondins? Ça ressemble davantage à un accrobranche qu?à un parcours spéléo. Luc a un peu de mal avec les sauts de tarzan et reste coincé sur la plateforme de « lancement ». Derrière lui, un belge, brassé par les tonneaux, s?est senti mal et a vomi en plein milieu du parcours? Oups ! Mais il a quand même eu la force et la gentillesse d?aider Luc à se hisser jusqu?à la plateforme suivante. Les sauts de tarzan et la via ferrata mis à part, le reste du parcours s?est bien passé. C?est un chouette parcours pour se chauffer doucement, et se mettre en conditions pour entamer « le vif du sujet ». 

Grimper, ça creuse, et nous faisons un pause déjeuner avant d?enchaîner. Les portions de frites sont généreuses et ça nous cale bien. Pendant le repas, nous croisons l?équipe composée de Christian, sa fille Clémence et un ami de son fils, Alexandre. Ils nous proposent de faire le &lt;b&gt;Parcours B&lt;/b&gt; (comme Bonne condition physique) avec eux. Ce parcours est assez varié et commence par une phase en intérieur, avec une entrée minuscule située sous les tonneaux, puis tout un parcours dans un tuyau ovoïde dans lequel on est plié en deux. On sort en remontant un puits pour arriver dans la prairie. Puis on suit le parcours fléché jusqu?à la tour d?aération, enfin on essaye, on se perd, puis on réussi à rejoindre le gros champignon de béton couvert de spéléos. Après avoir monté sur la tour avec des remontées de corde classiques, se succèdent trois parapluies belges, un bon entraînement pour nos débutants qui n?avaient encore jamais vu la technique. Mais ils s?en sortent très bien, même si c?était très long (environ 2h). On n?a presque pas eu froid, si on oublie le vent glacial en haut de la tour... L?heure avançant, nous décidons de ne pas faire la dernière partie du parcours : ça sera pour la prochaine fois !

Nous rejoignons les autres groupes pour l?apéro et le repas du soir. Tandis que Clément P, Arthur et Cie se motivent à partir sur le &lt;b&gt;Parcours E&lt;/b&gt; (comme Etroitures), nous allons avec Luc faire le &lt;b&gt;Parcours G&lt;/b&gt; (comme G peur !), qui est un petit parcours sympathique sans lumière, où l?on ne doit jamais lâcher le fil d?Ariane qui nous guide à travers des obstacles rigolo (comme des pneus, des filets, des bâches, ?). Puis nous allons nous coucher.

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&lt;u&gt;Dimanche 21 avril&lt;/u&gt;

Nous prenons un peu de temps avec Clémence, Alexandre et Christian pour repartir sur les parcours, visiblement il y a des courbatures ... ;-) Nous partirons faire le &lt;b&gt;Parcours D&lt;/b&gt; et passer du temps sur le château d'eau. Nous profiterons également pour faire des passages du &lt;b&gt;Parcours E&lt;/b&gt; que nous n'avions pas terminé hier car beaucoup de monde. après manger nous retrouverons toute l?équipe pour partir sur le &lt;/b&gt;Parcours F&lt;/b&gt; ou Alexandre réussira a le faire sans combinaison et en shorte t-shirt et finira avec quelque égratignures mais toujours avec le moral :-) et fière d'avoir très bien géré le froid. 


Le lendemain, après une grasse matinée, nous commençons la journée avec le &lt;b&gt;Parcours E&lt;/b&gt; où il n?y a pas encore grand monde. Le début est plutôt sympa, plusieurs étroitures de différents types, très pédagogique pour l?apprentissage des novices. Le parcours se poursuit par une sortie dans un tuyau vertical très étroit. C?est un peu galère, ça glisse, et différentes techniques sont utilisées pour la sortie : tout en force pour certains (les plus bourrins), d?autres n?ont pas de bras mais ont des idées : poignée longée, coincements avec différentes parties du corps, aide avec le pantin et la pédale, etc. Il y a du monde sur les derniers ateliers et plutôt que d?attendre, nous décidons de sortir par un échappatoire qui nous ramène à l?intérieur du fort. On y croise Clément P, Arthur et Karine qui sont en plein dans le &lt;b&gt;Parcours D&lt;/b&gt; (comme Divers).

Nous enchaînons avec Luc sur le &lt;b&gt;Parcours T&lt;/b&gt; (comme Tyroliennes) : rien à dire, que du plaisir, des grandes tyroliennes où on prend beaucoup de vitesse ; c?est super !

Après le déjeuner, nous assistons à « la baignade » dans le &lt;b&gt;Parcours F&lt;/b&gt; (comme Froid). Ce parcours est un parcours aquatique, avec des ateliers qui imitent des voûtes mouillantes et autres agrès aquatiques. Tout le monde est en combinaison néoprène, tout le monde sauf? Alexandre qui décide de faire le parcours en short et tee-shirt. Étonnamment, en sortant, il était très pressé pour aller se changer ! D?autres ont refait le parcours plusieurs fois, déjà parce que c?est vrai que c?est très rigolo, mais aussi parce que ça permet de prélaver le matériel pour faciliter le nettoyage. 

Nous repartons sur Paris avec Cédric, et Luc laisse ses affaires à Christian pour qu?il les redépose au club. Merci à lui et à Arthur de les avoir nettoyé ! (note pour plus tard : penser à inclure la logistique nettoyage dans la fin de week-end, il n?y a pas de rivière pour ça à Barchon).

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</item>

<item>
<title>Première au Neuvon: après les Ours ...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1189</link>
<pubDate>Sun, 31 Mar 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Clément N a trouvé un nouveau jouet sur batterie qu'il compte bien essayer sur le chantier du fond de la &lt;i&gt;Salle de la Pérouse&lt;/i&gt; qui n'a pas l'air d'avoir avancé depuis un moment.
Aussi, les puits sont rapidement équipés et nous voilà en chemin pour  la désob du fond de la barrière de calcite, munis du joujou de Clément N et des batteries de compétitions de Clément P.

Après 1h30-2h de travail à percer et élargir à la main, la mèche du perfo survitaminé donne enfin sur un vide. 
2h de travail plus tard Déborah et Emilie, les gabarits les plus petits réussissent à passer, c'est apparemment joli et très concrétionné ! Nous sommes euphoriques.
Encore 1h de perçage bien efficace aidé par le groupe de l'autre côté et le reste de l?équipe arrive à passer.
On rentre donc dans une salle qui est la digne suite de la &lt;i&gt;Salle de la Pérouse&lt;/i&gt;, beaucoup de concrétions et beaux volumes. On continue sur une centaine de mètres avant d?être arrêtés par une nouvelle barrière de calcite.
Après la pause déjeuner, un relief attire l'oeil de Sophie et Serge, une forme circulaire au sol, là où l?on a pris le temps de pique-niquer. Il s'agit d'un amas de concrétions (stalagmites ou stalactites ?) disposés en cercle qui font penser à ce qui a été découvert à &lt;b&gt;Bruniquel&lt;/b&gt;.

Comme à &lt;b&gt;Bruniquel&lt;/b&gt;, la structure semble être artificielle, il est peu probable que la nature ait pu faire s?effondrer des spéléothèmes avec un tel agencement.
Pour rappel, non loin de la salle de la Pérouse on peut voir de nombreuses griffades d'ours, ce qui prouve qu'un porche devait exister dans un passé très lointain.
Cela pourrait être un argument en faveur de la thèse d?une structure construite par des hommes préhistoriques (Sapiens? Néanderthal?).

Les contacts avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne Franche-Comté ont déjà été pris, en espérant que cette découverte, qui se situe non loin du terrain naturel, débouche sur l?ouverture d?une future grotte touristique qui permettrait de la rendre plus visible.</description>
</item>

<item>
<title>Interclubs franco-belge au Neuvon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1219</link>
<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Vendredi 29 mars&lt;/u&gt;
     
&lt;b&gt;Grotte du Neuvon&lt;/b&gt;
Participants : Emilie G, Arthur P

Grace à de multiples échanges, une première équipe ? Émilie, Arthur, Benoît, Jef - part de Vanves à 13h00. Elle a avant commencé par refaire l?enkitage des cordes et empli la voiture de Jef de tout le matériel collectif, la nourriture et le matériel perso de 4 personnes. C?est bien d?avoir une grande voiture pour la spéléo. 
La route est dégagée et à 17h00, Benoit et Jef déposent Émilie et Arthur à la ferme de la Pérouse avec le matériel pour équiper. Rendez-vous est convenu à 20h00. Benoit et Jef partent alors faire les courses et, comme d?habitude, après avoir fait 5 fois le tour du magasin, sortent avec de quoi nourrir 15 personnes pendant 3 jours. La note fut salée ! Ils vont au gite de Francheville (arrivée à 19h00) et rencontrent des spéléos du Mans et belges du CSARI. Court échange, dépose du matériel et bouffe, vague rangement et retour à la ferme de la Pérouse. 
Il est 20h12 et personne ne nous attend. On patiente donc. 
A 21h34, sortie des équipiers et retour au gite où, suivant les consignes détaillées de Catherine, tout le monde s?active à cuisiner. Ce soir ce fut pizzas. On discute de tout et de rien, comme d?habitude, et on convient d?un lever à 08h00.


&lt;u&gt;Samedi 30 mars&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Grotte du Neuvon&lt;/b&gt;

&lt;u&gt;[Equipe &lt;i&gt;Rivière des Chailles]&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;
Participants : Salomé M, Romane N, Benoît B, Jef B

Activation habituelle de petit déjeuner, préparation des bidons de bouffe et organisation des équipes. Une première équipe ? Salomé, Romane, Benoît, Jef ? descend dans la PDE à 11h40, les autres suivent et seront en bas une heure plus tard. Objectif la &lt;i&gt;Rivière des Chailles&lt;/i&gt; et le siphon historique. Descente des puits quasi sans problème, hors un ralentissement à un fractio. Progression sans histoire, pause repas et arrivée à la rivière à 15h00. Nous hésitons à mettre nos vestes néoprène mais Romane ayant une combinaison intégrale, tous mettent la veste. Bonne idée car d?après Jef, l?eau a monté de 50 cm depuis sa dernière visite à l?étiage en 2015 et la première  corde qui équipe un coude profond est sous l?eau : il faut nager pour atteindre les cordes suivantes hors d?eau ! 
C?est un peu moins aquatique jusqu?à la base du ressaut menant au &lt;i&gt;Boyau des Billes&lt;/i&gt;, que nous grimpons sur la corde en place. Nous laissons notre quincaillerie en haut et entamons la progression pénible en rampant, il fait bien chaud en néoprène complète. Arrivés de l?autre côté, nous sommes surpris par la hauteur d?eau et le débit et hésitons à poursuivre, de peur de ne pouvoir revenir tant le courante est fort dans cette galerie large de 1,5 m. Rapide essai à contre-courant, ça va. 
En étiage, Jef se souvient de cascatelles, de petites marmites et de belles formes d?érosion au sol mais là, tout est sous cinquante centimètres d?eau voire plus par place. La progression se fait poussés par le courant avec parfois des rapides sur des petits plans inclinés et quelques bassins plus profonds. Romane et Jef, en tête, hésitent à continuer car il faudra bien de l?énergie pour revenir à contre-courant mais l?équipe décide de poursuivre. Enfin, après un parcours avec un peu d?appréhension, nous arrivons sur un long bassin profond où il faut s?accrocher aux parois. Romane va voir plus loin et distingue une voute basse mouillante. On décide de faire demi-tour. Jef n?a pas reconnu de point caractéristique, on est donc bien avant le lieudit « &lt;i&gt;Les Vestes&lt;/i&gt; », barrière de blocs où les explorateurs laissaient leurs néoprène pour des pontonnières. Retour pas trop difficile au &lt;i&gt;Boyau des Billes&lt;/i&gt;, ramping toujours aussi pénible, nous nous changeons, cassons une croûte et repartons vers la sortie. Longue progression habituelle, c?est beau mais un peu fastidieux ces 1740 m de la rivière à la &lt;i&gt;Salle de la Cathédrale&lt;/i&gt;, base des puits d?entrée. Re casse-croute léger et remontée. Jef improvise un exercice de chute sur longe longue sur vire et réussit à s?en sortir malgré la contrariété de son gros sac, ça lui apprendra à prévoir une troisième longe la prochaine fois. Le côté historique est plus facile finalement malgré la sortie du rappel guidé un peu plus physique. A 21h50, Jef est dehors et toute l?équipe &lt;i&gt;Rivière des Chailles&lt;/i&gt; part vers le gite. Là, c?est spaghettis bolognaise. Soirée sympa.

&lt;u&gt;[/Equipe &lt;i&gt;Rivière des Chailles]&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;


&lt;u&gt;[Equipe &lt;i&gt;La Cascade&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Salle du Putsch&lt;/i&gt;]&lt;/u&gt;
Participants : Clément P, Arthur P, Emilie G, Jo B, Déborah D, Serge D (CSARI), Sophie V (CSARI), Vincent F (CSARI), Laurent L (CSARI), Eric Z (CSARI), Evi Z (CSARI)

La deuxième équipe (la plus nombreuse) descend vers 12h - 12h30.
La descente des puits se fait tranquillement et on va faire un tour du côté des &lt;i&gt;Griffades d'Ours&lt;/i&gt; (dont certains contestent l'origine).
On part ensuite en direction du fond, toujours très tranquillement car emmener 2 géologues/karstoloques dans une cavité aussi riche que le &lt;b&gt;Neuvon&lt;/b&gt; implique de s'arrêter régulièrement pour observer et commenter.
C'est comme cela que l'on se rend compte que juste à l'aplomb du bivouac de la &lt;i&gt;Cathédrale&lt;/i&gt; se trouve un ensemble de stalactites corrodées (biocorrosion ? On ne le saura pas cette fois-ci).
La visite change de l'habituel pas de course et on prend le temps d'apprécier le décor.
3h plus tard, on arrive enfin à la &lt;i&gt;Salle du Putsch&lt;/i&gt;. 
On est dépassé par le binôme Xis/Binours venu faire une reconnaissance, ils ont fait le trajet en 45min (mais sont tout suant).
Petite pause et une partie de l'équipe décide de faire demi-tour pour sortir.
Clément P, Arthur P, Emilie G, Jo B, Déborah D, Serge D (CSARI) et Laurent L (CSARI) continuent et traversent la &lt;i&gt;Galerie de la Porcelaine&lt;/i&gt; où Serge ne manquera pas de tomber à plat ventre dans l'eau en essayant de ne pas se mouiller les bras !
Le groupe arrive à la &lt;i&gt;Cascade&lt;/i&gt;, on décide que ce sera le terminus pour aujourd'hui mais on essaye de faire quelques photos/vidéos.
Clément P et Arthur montent en haut de la &lt;i&gt;Cascade&lt;/i&gt; pour faire modèle et donner un éclairage en contre-jour.
Clément descend au niveau de la rivière et, on ne sait pas pourquoi ni comment, son Basic prendra son indépendance et partira essayer le toboggan du parc aquatique naturel en sautant dans la &lt;i&gt;Cascade&lt;/i&gt;.
Toute l'équipe le cherchera au pied de la &lt;i&gt;Cascade&lt;/i&gt; sans le retrouver (ça coule tout de même bien) et on se dit qu'il faudra revenir à l'étiage y jeter un oeil.
Demi-tour, le trajet de retour ira tout de même plus vite qu'à l'aller.
On retrouvera le reste de l'équipe au gîte pour les pâte bolo et une soirée internationale dans une bonne ambiance.
Le &lt;b&gt;Neuvon&lt;/b&gt; aura conquis la plupart des copains du CSARI et ils prévoient déjà de revenir un jour pour en voir plus.

&lt;u&gt;[/Equipe &lt;i&gt;La Cascade&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Salle du Putsch&lt;/i&gt;]&lt;/u&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/SdcccoIwOPU?si=TZRCsvH5pxkvhqSh&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;u&gt;Dimanche 31 mars&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Creux du Soucy&lt;/b&gt;

La météo est toujours très pluvieuse, on apprendra ensuite que Météo France a classé la Côte-d?Or en vigilance rouge pour les crues. L?eau monte toujours dans la &lt;b&gt;Combe aux Prêtres&lt;/b&gt;, il y a des risques d?orages donc on annule la sortie à &lt;b&gt;Rochotte&lt;/b&gt; et on se rabat sur le &lt;b&gt;Creux du Soucy&lt;/b&gt;. A 15h00, Benoît et Jef trouvent tout un groupe qui patiente pendant qu?Emilie équipe sous la supervision d'Arthur. A 14h55 Jef descend suivi de Benoît. Tous visitent le réseau supérieur, que Jef avait parcouru en 1971 et rejoignent l?équipe de tête, qui doit s?arrêter faute de cordes. Certains diront que ce réseau supérieur est plutôt étroit et humide et ne mérite pas trop la visite mais il amène un peu de nouveauté et de changement dans la classique visite du &lt;b&gt;Creux du Soucy&lt;/b&gt;. Peut-être faudrait il le revoir en détail mais cela a certainement bien été fait depuis sa découverte en 1967 par tous ceux qui espéraient court-circuiter le siphon vers l?amont. Sortie sous la pluie qui arrose bien le puits d?entrée, certains rentrent au gite en camion grâce à Cosimo tandis que d'autre se roulent dans l'herbe en espérant pouvoir retirer la plus grosse partie de la boue de leur combinaison. 
Repas du soir : tartiflette.

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&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/y_8XyzGU0OQ?si=8QQA1EXiTorBR1bp&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;u&gt;Lundi 1er avril&lt;/u&gt;

La pluie persistante ne nous incite pas à poursuivre nos activités spéléo, le CSARI doit faire beaucoup de route vers Bruxelles et au-delà donc nous abandonnons. La première équipe belge part, un groupe va laver le matériel, un autre commence à ranger le gite. Lavage du matériel en amont de Val-Suzon, dans le fossé et sur la route tant les eaux du Suzon sont hautes. Benoît, Arthur et Jef sont à Vanves à 20h00.


Vidéo récapitulative du week-end par Vincent F du CSARI

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Ut-hNmvzmg4?si=aqc-lLTMpxtLKiua&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Sortie initiation+ Doubs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1191</link>
<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>VENDREDI 1/03/2024
Participants : Yann, Jo
TPST : 2h environ
GOUFFRE DU BIEF BOUSSET - DESERVILLERS
?
RDV au local début d?aprem pour la préparation et le chargement du matériel avec Yann, Émilie, Jo, Salomé. Départ vers 14h pour retrouver Gilles et récupérer un véhicule équipé d?une remorque, histoire que tout rentre.

Arrivée dans le Doubs aux alentours de 21H : Équipement du gouffre du Bief Bousset effectué par Jo et Yann de 21h15 à 23h30 pour la sortie du lendemain.

Pendant ce temps, les non-motivés à aller se cailler les miches sous terre un vendredi soir d?hiver se rendent plutôt au gîte d?étape « Le Sauteray » à Bolandoz, afin d?y décharger voiture et remorque, alimenter le poêle, préparer le matériel des initiés et manger un bout.

Retrouvailles autour d?une bière et arrivée du second groupe au gîte, partis assez tardivement de Paris (Clément P, Arthur, Maxime 1, Maxime 2, Déborah), vers 1h30.?


SAMEDI 2/03/2024
GOUFFRE DU BIEF BOUSSET - DESERVILLERS
Participant.e.s : Yann, Clément P, Émilie, Jo, Arthur, Gilles, Maxime 1, Maxime 2, Salomé
TPST : 8h environ
?
Prêts à embarquer dans les véhicules, et comme à l'accoutumé, on s'aperçoit qu?il manque une combinaison pour l?un des initiés, probablement oubliée lors du transfert de véhicule la veille (aprés verification elle était bien dans la mustang bien caché....chargement optimisé.....)
En quelques coups de téléphone le problème est rapidement réglé grâce aux spéléos locaux.

On peu enfin décoller, le gouffre se situe à quelques km du gîte. 2min de marche d?approche, on se suit tous.tes pour entrer dans le Bief vers 11H. C?est avec joie que je découvre cette belle entrée de cavité ornée de mousses et fougères scolopendre et une bonne flaque de bouillasse pour l'arrivée du P12 d'entrée, on en a rarement de comme celles-là dans le sud ! 

Une bonne progression sans difficulté jusqu?à la salle de Décantation, où nous décidons de faire la pause midi. Sur le chemin on a pu apercevoir pas mal d?os éparpillés (probablement de bovins), quelques insectes cavernicoles (diploures), champignons et même une petite plante germée.

Pas du tout à l?aise avec les méandres larges, la suite de la progression en opposition me réserve quelques sueurs froides. Des blocages me prennent à plusieurs reprises et ralentissent la progression de celleux qui me suivent. Sans l?aide psychologique et physique du groupe, il est certain que je n?aurais pas atteint la salle Machin ahah. 

Une petite pause dans cette dernière salle, et sachant qu?il faudra de nouveau traverser le méandre, nous estimons qu?il est plus sage de commencer à faire demi-tour pour se diriger vers la sortie avec les initiés. Yann, Émilie et Jo eux continuent dans la série de puits qui mènent au collecteur.
?En évitant certains passages délicats par le bas et en se mouillant un peu, le retour par le méandre se déroule légèrement mieux qu?à l?aller.

Le reste de la remontée se fait sans encombre, avec l?équipe de derrière qui nous rattrape au niveau des derniers puits et s?occupe de déséquiper.
?Il est 19h30 quand les premiers atteignent la sortie. Pas le temps de niaiser, une fondue nous attends chez Luc Funken (ami spéléo belge d?Arthur) qui nous a gentiment invité chez lui à  Nans sous Saint-Anne.

Une halte en express au gite pour poser le matos, prendre une douche pour les chanceux.ses, remettre le poêle en route qui séchera les vêtements.
?La piste pour accéder chez Luc est un peu galère mais on arrive à bon port ! Après l?apéro, un bon repas bien mérité et le visionnage de quelques vidéos sur le chantier d?Hotton, Luc nous propose la visite de sa demeure/gite. Une visite qui fut assez ludique (ou plutôt surréaliste) : entre cabinet de curiosité / barre de descente / multitude de pièces / pelotes de réjection / hammam / squelette de « chat-lynx » ahah il nous fallait un digestif. 

Retour au gîte et dodo plutôt tardif.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/V6_bDXPGhmU?si=36sczsAbMT1TuOMG&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

DIMANCHE 3/03/2024
GROTTE DES CAVOTTES - MONTROND-LE-CHATEAU 
Participant.e.s : Clément P, Émilie, Jo, Arthur, Maxime 1, Luc, Salomé 
TPST : 4h environ

Un levé difficile aux alentours de 9h30, petit dej , préparation des pique-niques, ménage du gite, retour de la combinaison prêtée à son propriétaire et nous voilà prêts pour la seconde sortie du week-end.

Au regard de la fatigue, de blessures causées par des passages glissants dans le Bief ainsi que différents objectifs à réaliser dans la grotte des Cavottes, le groupe se scinde en 2 : un reste en surface, l?autre part sous terre aux alentours de 11h/12H. Luc se joint à nous pour cette sortie.

Arthur et Luc partent faire un balisage dans la galerie de la trémie. Emilie et Jo vont du côté gauche de l?entrée pour s'exercer à équiper, suivis de Maxime 1 et Salomé qui visite cette cavité pour la première fois.

Sortie de la cavité prévue à 14h afin de rejoindre le groupe de surface et ne pas rentrer trop tard sur Paris. Il est presque 13h et nous avons très peu avancé, notamment en raison d?un lâcher de poulie au dessus de la tyrolienne haha ! (qui a heureusement pu être récupérée). Arthur et Luc ayant fini de leur côté nous rejoignent, suivis de Clément P qui nous dépassent pour avancer sur leurs objectifs (balisages/ mesure de CO2/ topo). On mange en bas du dernier puits équipé par Jo pour cette sortie, puis on continue pour voir un peu les volumes du côté de la galerie sud qui étaient assez atypique. On se dirige vers la sortie, pendant que Joe et Émilie déséquipent il nous reste un peu de temps pour se rendre du côté de la galerie de la trémie et avoir le plaisir d'y voir des chauves-souris.

À notre sortie il est 16h, temps largement dépassé, le groupe de surface à pris de l?avance sur le nettoyage du matériel au Lison, un passage au gite pour récupérer les dernières affaires puis un tour dans une fromagerie. On se retrouve tous.tes au Lison pour embarquer dans les voitures, retour Paris.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/tS438CU1wh4?si=R41SzXygLhvUWc61&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

En conclusion, un week-end assez complexe et intéressant, qui n?était pas de tout repos mais qui s?est bien déroulé, dans une bonne ambiance, regroupant les bons côtés (#fondue) comme les moins bons (#méandre) de cette pratique sportive ! Ravie d?avoir pu faire ces 2 cavités dans le Doubs que je ne connaissais absolument pas. Le Bief et les Cavottes sont de bonnes cavités pour une approche et découverte des différentes facettes de la spéléologie.</description>
</item>

<item>
<title>Initiation en Meuse: Rupt-du-Puits / Avenir</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1188</link>
<pubDate>Sat, 17 Feb 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie initiation dans la Meuse.

Participants:  Clément P, Romane, Jonathan, Emilie, Yann, Cédric, Salomé
Initiés: Luc, Jean-Baptiste D, Florian, Cyril

Gite : Gite'ane à Saudrupt.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/9-5LcSc0-lA?si=WjoYtSKwr529DCBy&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;b&gt;Samedi : Rupt-du-Puits&lt;/b&gt; 

Yann entre le premier dans le puit a 11h, par chance pour les autre il avait en auto déroulage une corde bien raide....qui gardait la forme prise dans le kit, un régal au moment où ça arrive dans le descendeur... Jo le suit et réceptionne tout le monde en bas et les fait partir sur l'échelle.

Tout le monde a les pieds dans l'eau a 11h40. S'ensuit une promenade dans la rivière, l'eau n'est pas claire du tout: on voit à 5cm dedans grand max.... malgré ça l'eau ne monte pas jusqu?à l'endroit sacré a l'entre jambe c'est plutôt bien! 

Au premier contact l'eau est très froide, heureusement après quelques minutes le corps s'habitue. Pas de salamandres en bas du puits, mais on croisera tout de même un crapaud un peu plus loin sur le bord.

Nous avançons a un rythme de croisière peinard (le contre-courant avec les bottes remplies est quand même fatiguant à force) jusqu?à la galerie des cascade où il y a une vire a passer. Nous mettons un initié entre chacun d'entre nous, tout se passe bien. A la sortie il y a même le choix entre un pont de singe ou une corde en direct. Re promenade dans la rivière dans des galeries plus circulaires, jusqu'à ce que la voûte s'abaisse en direction du siphon terminal. 

Sur la gauche l'affluent des Macaronis où le groupe s'engouffre sauf Jo et Émilie qui préfèrent d'abord aller au siphon. Tout le monde se retrouve dans le méandre de la galerie des Macaronis puis on ressort. Nous décidons de manger le long du collecteur, sur une petite plage au sec quelques mètres avant l'affluent des Macaronis.

Au retour, après la vire, sur la gauche en redescendant il y a l'affluent des Marmites. Nous y allons pour voire à quoi ça ressemble: pas de problème, JB nous gratifie d'un superbe plongeon. C'est marrant mais il va se geler... (elle avait l'air bonne, je voulais essayer (non non j'ai pas glissé c'est faux))

Au bout d'un moment le groupe se reforme car ça commence à devenir bas. C'est là que Yann (qui n'est jamais venu) dit qu'il un chouette truc a voire au bout. Émilie part pour voir: en faite non Yann voulais juste relouter... Ça c'est fait XD (progression tout de même originale dans cette galerie dite &amp;quot;merdique&amp;quot;, elle est si basse qu'il faut faire le pont au dessus de l'eau, les pieds dans l'eau dans côté de la galerie et les mains sur un rebord émergé de l'autre, et on avance de manière latérale, parfois il faut même inverser les pieds et les mains.)  

Nous repartons tranquillement vers la sortie. 2 groupes se forment en bas du puit, un groupe qui remonte et un qui va passer le temps en allant a l'affluent des dents de requin. Bon on n'a pas vu de chico, on fait demi tour, il reste Jo en bas du puits qui nous dit que le dernier vient de commencer la remontée.

En bon élève Yann remonte en dernier et attache les kit sur les cordes, il n'y a plus qu'a les tirer d'en haut. Quand t'es fainéant... Clément fera moins optimisé: en fermant le cadenas trop tôt (alors qu'il restait le  couvercle à remettre au dessus du tube), il devra faire un aller-retour supplémentaire pour aller rechercher la clé qui était déjà redescendue aux voitures.
TPST ~7h


&lt;b&gt;Dimanche: Savonnières, gouffre de l'Avenir&lt;/b&gt;

Pour gagner du temps et ne pas partir trop tard, un groupe part équiper tôt (Yann, Jo, Cédric).
Pour changer, Yann oublie un truc au gîte... sa combi -&gt; Taxation de celle de Cédric.

On se fait saucer et c'est pas chaud. Arrivés au dernier puits, Jo et Yann le descendent. Par contre ils s'aperçoivent que ça va merder à la remontée  et que le puit arrose fort... Yann fait une descente sur corde tendue pour aller poser son cul dans la flotte pour faciliter la sortie du puit, son entrejambe est mouillé aie aie aie. Bref il rééquipe le puit et ça va nettement mieux pour sortir sans trop se prendre d'eau

Pendant ce temps là, dehors le 2eme groupe arrive. Un groupe de Nancy est arrivé entre temps sur le parking. Ils voulaient faire l'Avenir, mais en nous voyant arriver en masse (et sachant que les premiers étaient déjà dedans) ils partent finalement pour le Rupt du Puits.
On s'équipe sur le parking, et c'est parti pour la marche d'approche de 1.5km dans la carrière. 

Pendant que les premiers initiés descendent, placés alternativement entre les encadrants restants, Clément essaie d'aller voir la 2eme entrée pour faire une traversée. 
L'aller-retour sera rapide: le méandre arrive rapidement sur une chatière dans une coulée: trop étroit pour une première initiation alors qu'on ne connaît pas les gens. On n'a pas envie d'aller débloquer quelqu'un qui coince ou qui panique à cet endroit, donc pas de traversée pour cette fois (ce n'est que partie remise !).

Descente des puits, rien de particuler à signaler sauf que ça mouille. Pause miam au fond: Certains s'enfouissent sous leur poncho, on aurais dit un gang tout droit sorti d'Harry Potter. 
Pendant ce temps là Florian et Cyril partent dans des méandres interminables. Ils n'en ont jamais vu le bout ! Ils réapparaissent fort heureusement pile poil quand c'est à leur tour de remonter.
Remontée sans pantin pour Florian (oublié dans la voiture) et deséquipement par Emilie. Yann lui faisait des barrage avec un kit pour qu'elle ne prenne pas trop la flotte (on notera que, en bon gentleman, il n'a pas fait de lâcher d'eau intempestif... pourtant l'idée a bien du lui passer par la tête ...).

Remontés parmi les premiers, Clément et Jo retentent le 2eme accès pour aller un peu plus loin dans le méandre, pour repérer jusqu'au début des cordes. Même après la première chatière, une fois revenus dans le méandre, c'est assez étroit. Il faut savoir bien se placer pour ne pas coincer, et monter/descendre aux bons endroits. Jo n'est pas  très à l'aise, et même Clément, qui n'est pas gros, frotte des deux côtés par endroit. 
Après 15 bonnes minutes d'efforts dans le méandre (ça paraissait plus long en réalité), mission accomplie: Clément voit le départ de la première corde. Impression confirmée: on est content de ne pas être passé là avec les débutants, d'autant qu'il aurait fallu traîner le kit d'équipement en plus. Peut-être pour une prochaine fois. En tout cas ça réchauffe !

Puis une fois sortis de la carrière et changés, traditionnel lavage de matos dans la rivière. On le fait sous la pluie, à Cousance-les-Forges, où la C68 raide nous a gratifié d'un chouette plats de spaghetti mal cuit. 

La sortie étant très physique pour les débutants (qui n'ont pas  encore le bagage technique des anciens pour faire de la spéléo en moindre effort) le froid et la pluie lors du lavage terminent d'achever le peu d?énergie qui reste. Une super sortie mais peu-être un peu trop pour des débutant ? En tous cas par cette saison. Mais ça a aussi été l'occasion d'apprendre beaucoup pour l'évolution sur corde avec les multiples sorties de puits étroites de l'Avenir.</description>
</item>

<item>
<title>Camp prospection et désob dans le Doubs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1257</link>
<pubDate>Tue, 13 Feb 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Mardi 13 février 2024&lt;/u&gt;

Trajet via les nationales, arrêt à Francheville pour faire du tourisme karstique.
Courses à Besançon et découverte du sirop de sapin (c'est bon !)
   

&lt;u&gt;Mercredi 14 février 2024&lt;/u&gt;

Le matin, Benoit Decreuse nous emmène faire un tour pour nous montrer les zones à son avis prometteuse si on veut y passer un peu de temps.&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Sur le sentier karstique, il nous montre la &lt;b&gt;Grotte Maëva&lt;/b&gt; dans laquelle existe un réseau inférieur où l'on sent un fort courant d'air sans que la suite ait été trouvée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Près d'une plantation de sapin, Benoit nous indique une petite perte active qui semble être dans l'axe correspondants aux résurgences fossiles d'Ecoutot. Il y a quelques année, un effondrement avait ouvert non loin un trou dans l'axe et un témoin s'y était glissé, trouvant une galerie pénétrable. Cet effondrement avait été rapidement comblé pour rendre de nouveau exploitable le champ. Nous irons également voir ces pertes fossiles qui dominent la vallée de la Loue.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Benoit nous parle aussi d'une trémie proche de l'entrée des &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt; derrière laquelle se trouve très certainement une prolongation des galeries&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

Benoit montre aux nouveaux membres du GCPM, Arthur et Clément où se trouve le matériel de désobstruction et leurs souhaite un bon séjour.

&lt;b&gt;&amp;quot;Perte de la Sapinière&amp;quot;&lt;/b&gt;

L'après midi désobstruction dans la &lt;b&gt;&amp;quot;Perte de la Sapinière&amp;quot;&lt;/b&gt;, on travaille à la pelle, à la pioche et à la bêche. 
Le fond de la perte donne sur une faille impénétrable, on décide d'attaquer en creusant le sol.
On décaisse pas mal de terre et on atteint un plancher rocheux dans lequel on trouve une faille dans laquelle de l'eau se stocke.
On plie bagage le soir, on reviendra dans le séjour.


&lt;u&gt;Jeudi 15 février 2024&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Grotte Maëva&lt;/b&gt;

Pour varier un peu les plaisirs on part faire de la désobstruction au fond du méandre du niveau inférieur de la &lt;b&gt;Grotte Maëva&lt;/b&gt;.
On constate effectivement le fort courant d'air dans le méandre du niveau inférieur.
Le fond (en bas) est impénétrable (pour nous), on décide de l'élargir pour aller voir ce qu'il y a plus loin.
C'est par ici que passe l'eau, mais on ne sent plus le courant d'air.
On enchaîne les tentatives d'élargissement ratées, sans doute le manque de pratique.
Arthur ira voir en partie haute du méandre où il a l'impression de sentir le courant d'air sans pour autant voir par où il passe.

On profitera d'être dans le coin pour passer la soirée à Besançon avec des copains spéléo de Clément.


&lt;u&gt;Vendredi 16 février 2024&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;&amp;quot;Perte de la Sapinière&amp;quot;&lt;/b&gt;

Le matin on retourne creuser un peu.
On essaie de jouer avec l'endoscope qu'Arthur a acheté pour Hotton.
Le but est d'aller voir un petit trou qui semble absorber une partie de l'eau qui ruisselle dans la perte avant d'arriver au fond.
Assez rapidement on se rend compte des limites de son utilisation en spéléo.
On se retrouve très vite avec de la boue sur la caméra mais on arrive à se rendre compte qu'il n'y a pas d'élargissement immédiat.
On creuse encore un moment, cette fois ci en utilisant une barre à mine en espérant trouver une poche de vide qui nous donnerait l'espoir d'une désob facile, sans succès.

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&lt;b&gt;Grotte Maëva&lt;/b&gt;

L'après-midi on insiste dans la désobstruction au fond du méandre du niveau inférieur de la &lt;b&gt;Grotte Maëva&lt;/b&gt;, une des tentative d'élargissement réussie et rend le passage possible pour nos gros derrières.
On s'arrête sur passage trop étroit et on constate des traces évidentes de travaux antérieurs (restes de pailles).
Le courant d'air ne pénètre pas dans le fond du méandre et semble se perdre en plafond.
Il faudrait revenir avec un fumigène ou une cigarette électronique.

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&lt;u&gt;Samedi 17 février 2024&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt;

Le matin on ira faire le repérage de la fameuse &lt;i&gt;Trémie&lt;/i&gt; dans la galerie à droite de l'entrée de la &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt;. 
On ne s'attendait pas à un tel volume dans cette galerie. 
On essaie de faire le moins de bruit possible, la zone étant peu fréquentée, de nombreuses chauves-souris y trouvent un refuge l'hiver pour hiberner.
Au fond on peut effectivement voir que la galerie est bouchée par un effondrement venu du plafond.
On remonte sur le cône d'éboulis jusqu'à atteindre la strate de calcaire gréseux qui se situe juste sous le niveau du sol végétal (le champ).
Il est très possible que les agriculteurs aient remblayés une doline qui est apparue dans leur champ.
Vue les dimensions de la galerie, il serait en effet étonnant qu'il n'y ait rien derrière cet éboulis, mais c'est un gros chantier nécessitant, entre autre, d'étayer.

On ira également se balader au niveau du &lt;i&gt;Réseau de la Mare Permanente&lt;/i&gt; que nous n'avons jamais vu ni l'un ni l'autre.
C'est plus grand que ce à quoi on s'attendait, ça change agréablement et ça donne des idée à Clément pour un futur exercice secours.

Retour au gîte pour manger et ranger les affaires.

Clément dépose ensuite Arthur à la gare pour qu'il puisse partir faire sa semaine de raquettes dans le Vercors avant de prendre la route pour Lyon.

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</item>

<item>
<title>Hotton: un nouveau siphon ! (Fev 24)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1187</link>
<pubDate>Sat, 10 Feb 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Abimes: Arthur, Carole, ClémentP
CSARI: Serge, Sophie, Nico, Zoe, Evi, Sacha + Jules, un étudiant de Serge

Au programme: creuse et balisage Samedi, et sortie classique Dimanche.
Seulement 3 Français pour cette fois, on devait être plus mais la grippe et autres petits soucis ont eu raison des autres.

&lt;b&gt;Samedi 10/02 &lt;/b&gt;
Il est prévu de monter la balise prévue au niveau 5, le plus proche de la surface. En plus du positionnement pour vérifier le calage topo, on veut faire des tests de voix bidirectionnels pour vérifier les capacités de la balise en mode &amp;quot;TPS&amp;quot;.
L'équipe du fond est constituée de  Serge, Arthur, Nico, et Sacha (arrivé en vélo la veille). Nicolas a soudé des outils pour aider à la creuse, il lui tarde d'aller les tester. 
Pendant que tout ce petit monde descend,  Clément reste en surface avec Charles, Jules et Carole.
En attendant que la balise soit posée et allumée (rdv à partir de 12h15), Charles montre à Jules l'emplacement de plusieurs affleurements calcaires à la verticale de la grotte dont Jules prend les relevés.

A l'heure prévue on se retrouve aux alentours du point estimé, mais aucun signal n'est audible, on en profite pour casser la croûte. Le temps passe mais toujours rien. A 13h, Clément commence à se dire que la balise a du merder. Il prévoit de descendre pour essayer de la réparer, et commence à montrer la technique de localisation à Carole, qui avait prévu de rester en surface et pourrait faire le relevé.
Pile à ce moment là, on entend enfin le signal ! Parfait ! Mieux qu'une explication en l'air, Carole fera réellement la localisation avec l'aide de Clément. On plante un piquet de repère, et on mesure la position au téléphone. 
Les tests de voix sont semi-concluants : Clément entend parfaitement Arthur (qui n'est qu'une quinzaine de mètres plus bas), mais l'autre sens ne passe pas, Arthur n'entend que les bips du mode balise. Clément soupçonne un problème logiciel, qui sera investigué plus tard au chalet. Pas grave, la localisation marche et on refera un test le lendemain sur le 2eme point prévu ! (ou pas).

Clément descend ensuite rejoindre les autres en direction du chantier, pendant que les autres continuent leur balade géologique en direction de la carrière.

En arrivant Clément ne voit personne, et commence par aller voir le niveau d'eau au dromadaire. Le lac est plein, encore plus que d'habitude (malgré le vidage de la séance précédente). Pire : le fond du puits derrière le dromadaire est plein d'eau également (alimenté par les gours qui ruissellent), chose qui n'était arrivé qu'une seule fois avant: la fois où on n'avait pas pu creuser du tout. Ca ne sent pas bon pour le chantier.

Ne sachant pas si les autres sont dans le chantier ou pas encore revenus, Clément monte rechercher la balise &amp;quot;au niveau 5&amp;quot;. Il croise les autres qui sont en train de redescendre. Après discussion, en fait la balise est posée au niveau 4, parce que la première équipe s'est un peu perdu en montant (partie sur une mauvaise corde, expliquant le retard) et pensait être au 5 avant de constater son erreur une fois la balise posée. Pas grave, le signal passait tout de même très bien, l'important est que la position exacte ait été relevée.

Maintenant, après avoir pris toutes les précautions pour garder propre les niveaux 3, 4 et 5 qu'il faut préserver, direction le chantier, où on va pouvoir se salir !
Hélas, on se rend vite compte qu'on n'ira pas très loin : une énorme flaque d'eau à 20m de l'entrée bloque la progression. On n'a pas envie d'aller plus loin, se rappelant les conditions de creuse de l'an dernier où le fond était innondé. Et là l'eau est encore plus haute ! (record battu).
En fait, en se mouillant un peu, Clément constatera que même si on avait voulu il est impossible d'aller plus loin : le boyau siphone vers les 25m ! (ou alors voute-mouille à 1-2 cm près, mais on n'a pas envie d'aller vérifier). On creusait pour atteindre un nouveau siphon, mais on ne s'attendait pas à ce qu'il vienne jusqu'à nous.
Bref, peine perdue pour cette fois, il faudra revenir au printemps quand la météo sera plus sèche. Arthur creusera quand même le sol pour favoriser l'infiltration : l'eau semblait être légèrement descendue, mais pas assez pour continuer le chantier. Au total 6 bidons seront quand même sortis pour aplanir les premiers mètres du boyau.
Il est l'heure de ressortir pour faire les courses et préparer la fondue du soir.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/TzHy6gz0Cjs?si=2_E4tdx2LdMvKpY-&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;b&gt;Dimanche 11/02 : sortie &amp;quot;classique&amp;quot; &lt;/b&gt;

Le dimanche, on avait de toute manière prévu une sortie classique. Après quelques discussions, et vu les dernières pluies, on se décide pour Hotton, mais cette fois côté aval, pour aller dans le niveau supérieur  qui se trouve un peu avant la cascade. Il  y a une vire et des puits, ça fera travailler un peu la corde aux jeunes du Csari.

On avait à l'origine prévu de faire un second balisage à cet endroit (pour avoir un point côté aval). Mais, le mieux étant l'ennemi du bien, en essayant de corriger le problème de voix unidirectionnelle, Clément a réussi à casser une des 2 balises la veille au soir. Rien de grave, ça sera corrigé à la maison en ressoudant un composant à 1?, mais pas réparable sur place. Donc pas de balisage pour ce dimanche.

On veut équiper la vire qui part du niveau touristique, on commence donc par attendre que le groupe de touristes en visite remonte. Une fois le champ libre, on cherche à équiper la vire qui, d'après les descriptions, partirait du haut de la passerelle. On trouve les 2 premiers points, puis arrivés sur une coulée de calcite, plus rien et ça glisse. On se demande si c'est vraiment là, les points qu'on a trouvé pouvaient aussi être plus anciens ou avoir aidé au montage de la passerelle. Ne trouvant pas la suite, on abandonne ce plan.
On descend l'escalier pour arriver en bas d'une corde en fixe. Clément monte prudemment en semi-escalade et en s'assurant sur la corde. Elle est en bon état (y compris amarrages) mais ça frotte en haut donc on installe notre propre corde avec des fractionnements, les autres suivent. 
En haut, une vire est cette fois en fixe, on la suit jusqu'à ce qu'elle parte vers une corde descendante. On ne descend pas, et on remplace même un de ses mousquetons en fixe (sérieusement corrodé) par un maillon rapide.
Pour notre part, on veut rester en haut, donc on continue la vire avec notre corde. L'équipement n'est pas aisé: les points sont espacés et nécessitent de progresser en faisant des pas d'escalade. Il ne faut pas glisser, et à certains endroits il faut ruser pour trouver des amarrages naturels sur concrétion (dont au moins un, moyennement fiable, aura surtout pour but de rassurer Clément pendant l'équipement). Mais une fois l'équipement terminé c'est OK du point de vue sécurité et tout le monde passe sans encombre sur la vire. 
On arrive au niveau supérieur au dessus de l'entrée de la cascade: il n'est pas long mais joli car assez concrétionné. On mange à ce niveau, puis on redescend par la corde en fixe de l'autre côté. 
Celle-ci nécessite de passer par une déviation un peu compliquée à la descente, ce qui n'est pas sans poser problème à certains. L'astuce pour rester au plus près de la dev est de faire toboggan sur le rocher à gauche (quand on descend face à la paroi). Sinon, on n'a plus de pieds et c'est compliqué de retirer/remettre la dev. Mais malgré différentes techniques employées, tout le monde finit par s'en sortir pendant que Clément redescend par l'autre côté pour déséquiper. 
Si on doit retourner à ce niveau pour un balisage, il sera clairement plus efficace de repasser par la corde en fixe (en bon état y compris les amarrages).
Pour finir, petit passage par la cascade afin de voir ce qu'elle donne en fin de crue et on remonte par le réseau touristique, juste à temps avant le dernier groupe de touristes.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/5WESt-rVcH4?si=qzmEyucv57PFk8Qg&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

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<title>En route pour les mines du Val d'Argent</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1190</link>
<pubDate>Sat, 20 Jan 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants :  Clément P, Déborah, Marina, Gyom (EEGC), Arthur, Carole, Romane, Cass, Yannick, Laurent (CSARI, BE)

Ce week-end, on part pour l'Alsace. A la limite avec les Vosges, la ville de Sainte-Marie-Aux-Mines est au c?ur du Val d'Argent, dans le Neuenberg. Les mines ont été exploitées durant des siècles () notamment pour leur minerai de plomb argentifère (mais pas que ! on trouvera aussi de l'arsenic...). Les filions métallifères se sont développés à la faveur de failles tectoniques présentes dans la roche encaissante qui est le Gneiss (granite métamorphisé).

Pour une fois, les filles sont presque en majorité ce week-end ! Jusqu'à l'arrivée de Laurent du CSARI, club de copains belges, qui nous rejoint. On part à trois voitures côté Abîmes et EEGC. On récupère Yannick à Nancy qui a pris le train depuis Compiègne. Nous en profitons pour une courte pause pub SNCF : Pour se rendre à Sainte-Marie-aux-Mines depuis Paris, il est possible de prendre un train jusqu'à Strasbourg, puis un autre train jusqu'à Sélestat et enfin un bus. Les 3 voitures partent de Paris à des horaires différents, mais arrivons tous à peu près vers 23H30-minuit au gîte (est-ce que la théorie de JEF sur l'entrée en grotte systématique à 11H - peu importe l'heure à laquelle on se lève - s'appliquerait aussi à l'arrivée au gîte -peu importe l'heure de départ de Paris ?). Charlie, notre hôte, est un monsieur très accueillant, il nous conseille d'aller visiter les mines pendant notre week-end (ça tombe bien...) et de ne pas défaire les lits en partant (il le dit trois fois. Peut-être qu'il est superstitieux). Le gîte est vraiment top et à bon prix, on recommande (12 Chemin du Rauenthal) pour une prochaine sortie dans le coin !

Les deux organisateurs de la sortie ne connaissent pas les mines du coin: en fait c'est la première fois dans une mine pour beaucoup d'entre nous. 
Les informations sur les cavités ont été obtenues via Laurent, qui organise régulièrement un stage FFS &amp;quot;traversées&amp;quot; dans le massif. En effet les galeries sont nombreuses et se rejoignent parfois, ce qui permet de faire un grand nombre de traversées. Au niveau équipement, les fiches fournies précisent le trajet aller-retour (cordes en classique: plein de petites cordes	) ou bien en traversée. Pour information, quand il est précisé &amp;quot;G&amp;quot; (goujon), c'est goujon + plaquette en fixe, donc équivalent d'une broche. Certaines cordes (remontantes notamment) et mains courantes sont en fixe, d'autres sont à équiper en classique, le dernier qui passe les déséquipe. 
Nous ferons 2 traversées dans le week-end, et pour chacune nous serons accompagnés par des locaux: Léo et Guillaume samedi, et Guillaume et Juan dimanche. Merci à eux (et à Laurent), car sans aide nous aurons galéré pendant les traversées. Surtout samedi, où les galeries croisées étaient nombreuses et où nous n'avions pas de topo (juste un descriptif) !

Samedi : traversée &lt;b&gt;Armée Céleste - La Treille&lt;/b&gt; (guidés par Léo et Guillaume)

Dur le réveil (notice du kit de survie du matin : ne pas adresser la parole à Cass et Romane....) Après avoir survécu au petit déjeuner, et confectionné les sandwichs en un temps record (et pour cause, on découvrira plus tard que quelqu'un.e aurait oublié de préparer son kit...), nous partons à trois voitures direction la gendarmerie pour nous déclarer. Puis retour au centre de Sainte-Marie, nous retrouvons nos supers guide du jour, Léo et Guillaume. Léo est venu de Strasbourg (avec le fameux train + bus) et Guillaume habite dans le centre de Sainte-Marie-Aux-Mines (et oui Yannick ! Sainte-Marie c'est pas si mort ! Et il parait qu'il y a un PMU très sympa.). Puis direction les mines ! Ah non... la route a emprunté est bloquée par les chasseurs. Les blagues de Léo ne suffisent pas comme laisser-passer pour contourner le panneau &amp;quot;chasse en cours&amp;quot;. Et en même temps, comme on tient à notre peau, on fait demi-tour. Il parait qu'il existe une route qui monte aux mines juste en face du gîte, c'est pas de bol que cette route soit interdite et que les chaînes que nous essayons de mettre aux voitures soient trop petites. D'aucun aurait bravé l'interdiction pour faire cette traversée. Nous non, nous retournons au gîte pour passer la journée au coin du feu, à boire des bières, et à ronger nos barres de céréales. C'est sans compter sur Clément qui a réussi à bricoler une machine à téléportation à l'aide de deux bouts de tuyau et une batterie ! Toujours pas.. donc nous grimpons la montagne par nos &amp;quot;propres moyens&amp;quot; avec quelques obstacles, et une fois arrivée en haut, nous allons enfin pouvoir démarrer la sortie. A moins que Carole ait oublié son kit au gîte ? 1 beau point dindon gagné sans difficulté !!

Une première partie du groupe s'équipe et entame la marche d'approche tandis que Carole se fait gentiment escorter par Arthur et Clément pour revenir avec le kit: rdv avec Léo à l'entrée du trou une heure plus tard. 
Cette deuxième fine équipe emprunte un chemin sans grande conviction et avance à coup de &amp;quot;youhou&amp;quot; dans les bois. Tout de même aidés par les coordonnées GPS, on trouve des traces de pas de spéléo et arrivons à l'entrée d'une tube avec un panneau qui nous signifie que l'accès à ce &amp;quot;site archéologique&amp;quot; nous est interdit. Clément rampe dans ce petit toboggan, et au bout de quelques mètres on tombe sur Léo et les autres en séances photo, posés en haut du premier puits (et en bas, pour les modèles).

En attendant que les photos soient faites, certains mangent pendant que d'autres font le tour de ce premier étage supérieur. 
Déjà là, dans des galeries transverses, dans le granit plutôt gris on voit des veines pas entièrement exploitées de minéraux colorés: ici en bleu vif, mais on verra aussi du vert et d'autres nuances, ainsi que des cristaux de différentes formes. Pardonnez l'inculture minéralogique de l'auteur, ceux qui en savaient plus n'ont pas voulu écrire dans le compte-rendu.

Une fois tout le monde en bas, on avance au prochain puits, que le groupe commence à équiper pendant que d'autres s'occupent de rappeler la première corde. Deux puits s?enchaînent ainsi. On n'a pas spécialement optimisé l'utilisation des cordes, aussi il y a un peu d'attente le temps qu'elles soient à nouveau disponible pour le 3eme puits.
Dans la traversée, beaucoup de puits seront de des espèces de toboggan assez larges et en diagonale (descenderies ?) servant à transporter le minerai.

On progresse dans la mine guidés par Léo et Guillaume, tout le groupe admirant les filons de minéraux croisés ça et là, ainsi que les morphologies de cavités qu'on ne rencontre habituellement pas en grotte. Par exemple, un &amp;quot;dépilage&amp;quot; correspond à un filon vertical, qui a été totalement exploité et vidé de haut en bas. Ça laisse un grand vide, souvent en diagonale, sur des hauteurs de l'ordre de la dizaine de mètres ou plus.
C'est dingue de se dire que ces mines (assez anciennes, avant la mécanisation) ont été entièrement creusées à la main! C'est autre chose que nos désobs de spéléo, les volumes sortis sont impressionnants ! 
On fait d'ailleurs un écart au trajet de la traversée pour faire un aller-retour dans une galerie plus horizontale sur quelques centaines de mètres. On voit bien la galerie à taille humaine, les coups de pioche, et quelques vestiges d'exploitation tels que des restes de maçonnerie servant comme conduit d'aération. Il reste aussi quelques inscriptions datant de l'exploitation.
Une fois revenus sur le parcours de la traversée, on continue vers la sortie. Une fois relativement proches, ceux qui sont devant ont un doute car plusieurs galeries partent: on décide d'attendre les guides qui sont derrière. 
Pendant ce temps, plutôt que de ne rien faire Clément va explorer l'une des galeries. Peu de candidats pour le suivre (seul Laurent tente le début) car il faut marcher dans l'eau jusqu'au genou, et bientôt plus. Mais ça pourrait être par là: il y a des feuilles mortes dans l'eau. 
Résultat: plusieurs centaines de mètres dans l'eau froide, découverte d'une sortie non pénétrable car obstruées par des stalactites de glace (pas de doute, l'air froid est proche, d'ailleurs on voit la lueur du jour en train de tomber à travers la glace: très joli). Et sur le retour, découverte d'une salamandre. Mais ça n'était pas par là.
La vraie sortie est au dessus, il faut se faufiler entre les blocs sans trop les toucher (la trémie n'a pas l'air stable) et sans réveiller la chauve-souris qui s'était réfugié là.
La sortie n'est pas très large et un peu verticale (corde, et/ou échelons dans la roche ?), aussi la sortie du groupe prend un peu de temps, mais on finit tous par être dehors alors que la nuit tombe. On redescend au gîte par le même chemin qu'à l'aller, car celui par où on devait monter au départ (celui qu'on n'a pas pu prendre à cause de la chasse) était tellement verglacé que ça aurait été dangereux (il faut dire que les sources de montagne qui font ruisseler de l'eau sur la route alors qu'il gèle n'aident pas).

Petit appel à la gendarmerie pour signaler qu'on est sorti (ça fait bizarre d'appeler le 17 en sortant d'une grotte, normalement ça aurait été mauvais signe mais ici c'est pour la bonne cause), et on file préparer le repas à base de croziflette.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Sua43IJ5yqM?si=xhVqw4jPDmFrO7tu&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


Dimanche 21 Jan: Traversée &lt;b&gt;Giftgrube-St Jacques&lt;/b&gt; Traversée Giftgrube - St Jacques (guidés par Juan et Guillaume, + fils et fille de Juan)


On rejoint Juan et ses 2 enfants à la gendarmerie, pour la déclaration comme la veille, puis on repasse devant le gîte, car l'accès en est vraiment très proche. On fait quelques centaines de mètres sur le chemin qui remonte la vallée du Rauenthal, et on se gare juste derrière un petit pont. Il y a des stalactites de glace aux abords du ruisseau: mmhhh, il fait chaud !

Yannick décide de ne pas nous accompagner: son genou lui fait mal, il fera une rando à la place (ce qui n'est pas non plus terrible pour le genou, comme il le verra le soir).

On se change en vitesse puis on attaque la montée le long du talweg en rive gauche. 
On passe devant une buse: c'est St Jacques, par là où on sortira tout à l'heure. Pour Giftgrube, il faut continuer la montée et bifurquer à droite: l'entrée est sur une espèce de plate-forme (horizontale, contrastant avec la pente environnante) correspondant aux déblais qui ont été sortis par là lors de l'exploitation.

Dès l'entrée il faut ramper, ça se relève derrière mais ce n'est pas très large. (bestioles dans l'eau ?) 

On arrive assez vite en haut de la première verticale (P28: la plus grande de la traversée). Carole fait la main courante et Clément pose la corde de descente.

Après 2 mains courantes (en fixe) et une chatière on arrive sur une escalade de 7 mètres (corde en fixe). pour passer au dessus d'un mur (empilement de blocs). 
Le mur est ancien et pas très stable, attention à ne pas le toucher. Arrivés en haut, progresser au dessus en opposition. 

Il faut encore ramper pour atteindre le puits suivant: &amp;quot;la descendrie&amp;quot;. Ici, non seulement ça frotte de partout (il y a 3 devs dans le puits) mais un petit filet d'eau s'occupe de nous refroidir pendant qu'on fait les manips pour les passer.
Clément qui équipe (et qui a pris bien le temps de tout observer) en ressort trempé.
Ça sera pire pour Cassandra qui déséquipe: la corde coulisse mal dans les anneaux en haut, et le rappel ne veut pas tomber, trop de frottements. Elle est obligée de remonter, de rééquiper autrement et de redescendre: triple douche !

En pas du puits, plusieurs galeries dont beaucoup de cul-de-sac. Mais dans l'une d'entre elles sur les parois on peut observer des cristallisation blanches, a priori d'arsenic. Ah oui, ai-je signalé que &amp;quot;Giftgrube&amp;quot; pouvait se traduire par &amp;quot;fosse à poison&amp;quot; en allemand ? Il y eut effectivement des exploitations d'arsenic dans les mines du coin (entre autres, avec l'argent, le zinc, le plomb, ...). Personnellement j'ai bien lavé mes gants et ma combi en rentrant, même si le tout ne paraissait pas trop sale ;-)

On poursuit par 2 verticales (P15, P15), puis arrive un ramping dans un court laminoir humide.

A ce stade, l'équipe est un peu éparpillée, on fait une pause pour se regrouper (et attendre les sandwichs restés dans un bidon de bouffe un peu plus en arrière). Clément, complètement trempé, sort son poncho.
La suite est une vire passant au dessus d'un puits. On pourrait descendre par là pour prolonger un peu la sortie (en faisant un aller-retour supplémentaire), mais vu l'heure qu'il est et la route qu'il nous reste on ne descend pas ce puits.
Certains décident de passer et d'avancer (c'est possible mais il ne faut pas glisser), tandis que la majorité du groupe attend quand même la corde pour la vire, c'est plus prudent.

Pour la suite, il y a une petite remontée (en fixe) suivis d'une espèce de consolidation en escalier retenant un éboulis: pareil, il faut faire attention où on met les pieds.

On arrive ensuite dehors par une buse, celle-là même qu'on a vu lors de la marche d'approche. 
Les premiers à sortir y trouveront une salamandre, qui sera mise en sûreté avant le passage du reste du groupe.
On redescend ensuite aux voitures, pour enfiler des vêtements secs, ce qui fait plaisir. 

Traversée plus courte que la veille, qui peut se faire en quelques heures si on n'est pas un trop gros groupe. On regrette de ne pas avoir vu le fond de St Jacques, mais le timing ne nous le permettait pas: il est temps de plier bagage et de rentrer à Paris, la route est longue.

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</item>

<item>
<title>Carrière de Gravelle</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1185</link>
<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette sortie est à considérer comme &amp;quot;sortie test&amp;quot; qui fait suite à l'établissement de la convention entre la mairie de Paris et le CoSIF, permettant d'accéder de façon officielle et dans le respect des consignes de sécurité à la carrière souterraine de Gravelle. Cette convention, fruit de plus de 10 années de travail, permet aujourd'hui la visite des carrières de façon officielle à tous les spéléos fédérés, mais aussi d'ouvrir la découverte du milieu souterrain parisien à des publics non sensibilisés (comme des élèves accompagnés par leur professeur par exemple).

    Romane est arrivée sur place un peu avant 14h, l'heure de rendez-vous officielle. Puis arrivent Déborah et son +1, parfaitement à l'heure. La voiture de Clément P, également constituée de JPC et d'Arthur arrive peu après avec tout le matériel : marteau d'égoutier, barrière, grille de protection, gilets fluo, cordes (45 et 47m) et mousquetons. Nous commençons la mise en place du matériel de protection et l'équipement pendant que Clément cherche une place pour garer sa voiture. Toutes les places étant occupées dans le quartier, on a eu de la chance car un couple de riverains a libéré sa place au bon moment !

    Une fois le tampon ouvert, il est nécessaire de protéger le puits par des barrières. La corde est attachée avec un cabestan à un arbre attenant, afin de sécuriser l'approche. On choisit non pas l'arbre le plus proche mais le 2ème quelques mètres plus loin dans une autre direction pour éviter de couper le chemin avec notre corde.

    Romane, pour se dérouiller des vacances de Noël et pour pratiquer, équipe le puits avec un fractio sur les barreaux de l'échelle et un Y sur les amarrages (en bon état) déjà présents en tête de puits. Tout cela sous les regards avisés d'Arthur et de JPC. La corde est très rêche et le froid tranchant engourdit les doigts, mais l'équipement terminé, tout le monde pourra descendre en toute sécurité.
Le puits fait 20m, la C45 était plus que suffisante pour l'équipement complet en partant de l'arbre.

    Pendant ce temps là, les retardataires arrivent au compte-goutte : Émilie et Jo, Yann, et Carole avec toute sa famille pour une initiation. 

    L'on décide d'équiper une corde de sécu avec un système de poulie-bloc pour (r)assurer les nombreux débutants, qui descendront en outre au descendeur. 

    Une fois en bas, Romane, JPC, Yann, Déborah et son copain décident de partir visiter pendant que les débutants descendent, afin de prendre, plus tard, le relais d'Arthur et de Jo restés en surface pour faire garde-tampon. JPC, équipé de la topo qu'il a imprimée au préalable, nous guide dans la carrière. L'on commence à partir plein nord où l'on se retrouve rapidement bloqués par le front d'injection, et par un fontis pas très rassurant. Puis, l'on part explorer de l'autre côté. Au programme : nombreux squats construits par les cataphiles, quelques jolies fresques. Sur le chemin, Romane trouve quelques canettes et autres déchets et retourne au niveau du puits d'entrée pour les jeter dans le sac mis à disposition pour cela, et perd par conséquence JPC et son équipe.

    Mais entre temps, Émilie, Carole et tous les débutants sont arrivés et partent en exploration à leur tour. Nous trouvons quelques concrétions intéressantes le long des mortiers de renforcement (fistuleuses et quelques excentriques). Des racines dépassant le long des cônes d'injection nous permettent même d'observer des petites bébêtes cavernicoles (araignées, cloportes, myriapodes, diptères, escargots...). La carrière de Gravelle est somme toute très classique et assez représentative des carrières parisiennes. Les différentes strates du calcaire lutétien sont remarquables, notamment certaines très riches en coquilles fossiles que l'on peut observer au plafond et le long du front de taille. L'on retrouve également les traces de l'exploitation passée, avec différentes techniques (piliers tournés, piliers à bras), témoins d'une exploitation en plusieurs temps, à différentes périodes. Puis quelques arches, piliers et autres ouvrages maçonnés construits a posteriori pour renforcer le plafond et prévenir les effondrements en surface.

        JPC et son équipe, ayant terminé leur tour, remontent pour prendre le relais à Jo et Arthur. En surface, quelques passants curieux viennent nous poser des questions. Mais étonnamment, alors que l'on s'attendait à la visite de la maréchaussée, les forces de l'ordre ne sont pas intervenues. Nous n'avons donc pas eu besoin des papiers signés de la convention, qui sont restés à l'abri dans leur pochette.

        A la fin de la visite, il est temps de remonter. L'on opte pour une remontée par les barreaux, plus rapide, assurée par la poignée longée. Comme en descente, les débutants remonteront avec cette technique tout en étant contre-assurés par la corde de sécu. L'on remontera également un sac de déchets trouvés sous terre.

        Arthur déséquipe le puits et tout le monde repart vers 19h.

        Super sortie, qui s'est bien déroulée dans le respect le plus total de la convention et satisfaction générale. Également, cette carrière est adaptée aux débutants,  pour un premier contact avec le monde souterrain car elle ne présente aucune difficulté et permet de mettre en pratique la descente de puits. À refaire !</description>
</item>

<item>
<title>Camp hiver dans le Vercors</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1183</link>
<pubDate>Sat, 30 Dec 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après quelques désistements, nous ne sommes que trois pour le camp d'hiver. Prévu dans l'Hérault, ce fera finalement dans le Vercors, chez Jean.

vendredi 29 décembre
Yann et jean Paul font la route de Paris et rejoignent Jean à Autrans

samedi 30
Après les courses, petite balade de mise en condition au tremplin de saut à skis d'Autrans et dans le bois du Claret. Jean-Paul et Jean rendent visite aux anciens du club Sandrine et Laurent qui habitent juste à côté, tandis que Yann préfère privatiser le WC de l'appartement de Jean.

dimanche 31
Nous avons décidé de décaler notre réveillon au lundi soir. Cela laisse le temps de faire une sortie spéléo le dimanche et de réveillonner ensuite avec nos amis. Nous nous séparons en 2 groupes : Yann continue à trôner dans l'appartement, tandis que Jean-Paul et Jean vont à la grotte de la Ture. Cette petite cavité est située entre Autrans et le refuge de Gève. Nous y accédons par une marche d'approche de 3 quarts d'heure environ, sous les grêlons. Elle n'est pas difficile à trouver, un panneau sur le chemin de randonnée signalant cette cavité d'initiation qui peut se faire sans baudrier, et par bonheur le porche d'entrée nous permet de nous changer à l'abri. La cavité est constituée de 2 salles, la seconde assez basse de plafond, avec un point bas vers -80. Comme ce sont de larges salles d'effondrement, plusieurs dizaines de mètres de largeur, cette cavité située plusieurs kilomètres en amont du Trou Qui Souffle a fait l'objet de tentatives de désobstruction apparemment restées infructueuses. Il n'est pas aussi évident que nous le pensions de retrouver la sortie, nous y arrivons quand même. Après 1h30 sous terre, nous rentrons à la tombée de la nuit sur le chemin qui s'est fortement enneigé pendant que nous étions dans le trou. Il y a 10cm de neige sur la voiture, nous la retrouvons facilement car c'est la seule restée sur le parking des skieurs.

lundi 1er janvier
Nous profitons de la meilleure météo de la semaine pour faire une balade en raquettes, et Yann 1er délaisse son trône pour faire avec nous la balade panoramique sur les crêtes dominant Grenoble et la vallée de l'Isère. Belle neige, pique nique au soleil, beaux paysages forestiers, on commence l'année sur de bonnes bases.
Retour à Autrans au début d'après midi et les choses sérieuses commencent. Yann a pris les fourneaux en main, pendant que Jean et Jean-Paul assurent l'atelier raviolis, avec succès car aucun ravioli n'explosera à la cuisson. Eric, autre ancien d'Abimes nous rejoint pour l'apéro, puis Sandrine et Laurent arrivent et voici le menu étoilé concocté par le chef pour ce réveillon décalé :
- mise en bouche : Tortillas frits en sauce salsa, bière artisanale et infusion thé-champignons de fabrication Eric (cela a un nom mais on l'a oublié).
- entrée: Ravioles maison au Saint Marcelin et aux noix, avec leur carotte constellée de deux purées de panais et de carottes, crème de champignons, copeaux de parmesan et fanes de carottes frites. Vin: le Saint-Émilion trouvé dans le colis du CE de Jean
- plat : Ballotines de volaille jus brun, poireaux rôtis, écailles de pommes de terre. Vin : Fitou.
- dessert : Poire pochée farcie de mousse chocolat blanc et caramel, avec ses cranberries. Champagne.

mardi 2
Le temps est pourri, nous prospectons sous la pluie à Méaudre en aval du trou qui souffle, visite de la Grotte des chèvres. Reconnaissance de divers trous avec plus ou moins de succès, retour rincés (au sens propre).

mercredi 3
On salit enfin notre première corde et quelques amarrages à l'antre de Venus. Yann équipe rapidement le puits d'entrée et on se promène tranquillou dans cette jolie cavité bien concrétionnée en nous essayant à la photo spéléo au smartphone, pendant 4 à 5 heures. Aurélien, encore un ancien d'Abimes, nous rejoint le soir pour diner, Yann et lui peuvent longuement échanger leurs vues sur l'actualité du death metal et les meilleurs modèles de guitares électriques.

jeudi 4
C'est le jour de notre visite aux cuves de Sassenage, choisi parce que la météo n'y prévoit pas de précipitations. Nous avons obtenu par mail l'accord de l'exploitant de la cavité, et le cds38 nous confie un badge d'accès. Sur le cahier à l'entrée, nous indiquons comme objectif la &amp;quot;salle de la rotonde&amp;quot;, en sachant que cet objectif est ambitieux car aucun d'entre nous ne connait le cheminement dans la cavité. On ne sait pas si on pourra aller bien loin, en tout cas il y a trop d'eau pour les touristes, la rivière déborde sur le cheminement de la visite. Jean-Paul a une topo en pdf sur son smartphone et nous nous arrêtons régulièrement pour la consulter. Pas de problème pour joindre la salle Saint Bruno (terminus de la visite touristique), et suivre la grande galerie ébouleuse qui lui fait suite jusqu'à la &amp;quot;Salle à manger&amp;quot;. Ensuite il faut chercher un peu, mais grâce à la topo on finit par trouver l'accès au P13, et Yann nous l'équipe en style &amp;quot;amarrages au plafond et départ dans les chaussettes&amp;quot;, sans doute pour éviter que le Y soit trop ouvert. C'est original mais ne présente pas de difficulté. LA suite monte et descend, il y a des départs de galeries un peu partout mais comme il y a régulièrement des passages équipés en fixe on se dit qu'on est sur le bon chemin. On finit par arriver au puits Lavigne, qu'il faut équiper. Il y a un autre puits non équipé en bas, nous n'avions pas compris cela mais nous sortons notre corde de secours et descendons.
Nous arrivons dans une galerie haute et rectiligne, avec une vire équipée en hauteur et parfois arrosée qui se révèle interminable. A la lecture de la topo, nous comprendrons plus tard qu'il s'agit de la galerie Ouest, nous faisons demi-tour probablement peu avant le siphon terminal. Pour accéder à la rivière des Benjamins en direction de la salle de la Rotonde, il aurait fallu ne pas descendre le dernier puits et trouver le passage entre les blocs dans la salle où nous avons équipé notre dernière corde.
Au retour, peu avant d'arriver au terminus des touristes, nous croyons être arrivés à hauteur du terminus des touristes et remontons une petite corde équipée en fixe en rive gauche. On se retrouve dans des passages qu'on n'a pas vus à l'aller, c'est certain car à un moment il y a une table de jardin au milieu d'une salle, on l'aurait sûrement remarquée à l'aller (sic). Finalement ce passage permet de déboucher en contrebas de la salle Saint Bruno, mais Jean est resté derrière et on n'est plus à portée de voix depuis longtemps. Jean-Paul reste à la salle Saint Bruno, Yann refait le tour par le passage fait à l'aller pour récupérer Jean... on finit par se regrouper et atteindre la sortie après environ 8h sous terre.

Vendredi 5
La météo annonce que le mélange de pluie et de neige qui tombe va durer toute la journée, et que ce sera bien pire samedi : on rentre. Nettoyage de matos dans les gorges du Méaudret, et cela nous permet de confirmer que l'eau du Vercors est froide en hiver.
Retour sur Paris en fin de journée.
Retour du matos au local dès le samedi matin.

Bien qu'en trop petit comité, ce camp a été fort sympathique, avec plein d'activités agréables de mémorables.

En plus des participants ci-dessous, en invités ponctuels sans aller sous-terre : Laurent et Sandrine T, Eric S, Aurélien S</description>
</item>

<item>
<title>Mini camp de Noël sudiste</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1199</link>
<pubDate>Sat, 23 Dec 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dans le sud pour les fêtes, Arthur a proposé quelques sorties dans les Alpes Maritimes au club (et notamment aux exilés Marseillais) et à sa famille.

&lt;u&gt;Samedi 23 décembre&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Traversée Keops-Kefren&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Gaëtan P (mais pas Perrier), Maxime L

[Arthur]
La veille de la veille de Noël, une petite sortie facile en famille est programmée sur le &lt;b&gt;Plateau de Caussols&lt;/b&gt;, dans la &lt;i&gt;Zone des Pharaons&lt;/i&gt; la traversée &lt;b&gt;Aven Kéops&lt;/b&gt; / &lt;b&gt;Aven Kéfren&lt;/b&gt;.

Arrivés assez tard sur le plateau, on gare la voiture non loin de l'&lt;b&gt;Embut de Caussols&lt;/b&gt; puis on tâche de trouver un sentier qui se dirige vers les gouffres que l'on envisage de faire.
La précision du GPS de téléphone laisse à désirer et, venant pour la première fois dans la zone on peine à trouver. 30 minutes environ après avoir démarré de la voiture, on arrive enfin à des entrées qui ressemblent aux photos et descriptifs.

Gaëtan et Maxime s'équipent tranquillement pendant qu'Arthur équipe l'&lt;b&gt;Aven Kéfren&lt;/b&gt; par lequel on ressortira. Il y a un passage pas trop large mais rien de compliqué, ça devrait aller.
Le trio part ensuite en direction de l'&lt;b&gt;Aven Kéops&lt;/b&gt; qui se trouve à une distance incroyable d'environ une vingtaine de mètres. 

L'entrée est un peu plus impressionnante que la sortie, le gouffre s'ouvre sur une largeur suffisante pour permettre de tomber et de se faire très mal. Main courante, ressaut, vire, puits et enfin plan incliné/toboggan et on arrive enfin à la profondeur vertigineuse de -17m !

On se dirige tout d'abord vers la jonction non réalisée avec l'&lt;b&gt;Aven Mykerinos&lt;/b&gt;, on aperçoit des petits rhinolophes que l'on essaie de ne pas déranger en gardant le silence et on arrive devant un premier passage où la galerie se rétrécit pour passer entre les concrétions. On motive un peu Maxime et l'obstacle est passé. Derrière on observe un objet concrétionné qui fait un peu penser à un os puis l'on arrive à un nouveau passage &amp;quot;étroit&amp;quot; pour lequel il faudra bien ranger son matos sur le côté du baudrier sous peine de se voir empêché de passer. Cette fois c'est un peu trop demander à Maxime qui nous attendra sagement le temps que les 2 autres aillent voir le terminus de la galerie de ce côté (-5m de profondeur et moins de 10m à l'horizontale de l'&lt;b&gt;Aven Mykerinos&lt;/b&gt;.

Demi-tour, Gaëtan passe l'étroiture et Arthur repère un passage encore plus étroit au ras su sol qu'il choisira d'emprunter pour faire le malin (finalement il devra tout de même enlever son baudrier pour passer). On récupère Maxime et on revient dans la zone d'entrée assez rapidement.
On peut admirer de jolies baguettes de gours et on joue au jeu de compter les chauve-souris (à l'heure actuelle j'ai un peu oublié le décompte). On passe la vire qui surplombe le P20 qui reste tout de même un peu impressionnant pour des novices. Arrivés de l'autre côté, Arthur ira voir au fond la tête que ça a (rien de très passionnant).

On continue et on arrive à un boyau dans lequel il y a de petites flaques, Maxime choisit de s'y engager les pieds devant et , arrivé au bout constate qu'il ne peut pas se relever pour remonter les échelons en fixe et qu'il doit faire demi-tour, ravi de faire durer le plaisir dans les zones un peu étroites. 
De l'autre côté, on pénètre enfin dans l'&lt;b&gt;Aven Kéfren&lt;/b&gt;. On passe la corde qui permet de ressortir et on va jeter un ?il à la salle terminale, de très belles dimensions pour un réseau qui ne se développe qu'à -20m. Demi-tour et on attaque la remontée, on sortira de nuit et on prendra le temps de se perdre un peu sur le chemin du retour pour profiter des beaux lapiaz du &lt;b&gt;Plateau de Caussols&lt;/b&gt;.
2ème sortie sous terre pour le frère et le beau-frère, à remettre bientôt !
[/Arthur]

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TPST : 3h

&lt;u&gt;Mardi 26 décembre&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Baume des Caranques&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Gwenaëlle M, Léo M

[Léo]
Dans le coin de &lt;b&gt;Gréolière&lt;/b&gt;, on s'arrête sur le bord d'une route après quelques lacets et la bifurcation indiquée sur notre plan de repérage. Il y a de l'espace pour garer quelques voitures sans danger et s'équiper.
C'est ma première sortie donc un point est fait sur le matériel qu'Arthur et Gwen connaissent très bien.

On trouve rapidement l'accès en se basant sur la petite rivière qui coule le long de la colline.
On monte quelques 50m en pente raide mais accessible pour trouver un reste de chemin quasi invisible, toujours en se repérant par rapport au petit ruisseau qui dévale la pente.
Après deux ou trois hésitations sur le parcours et 50m de plus, on sent de l'air frais...
On trouve l'entrée, assez majestueuse, comme un abri dans la roche où peuvent se tenir 25 personnes debout.
Un trou, dans le fond, avec un vieux spit et un autre récent nous confirme notre bonne trouvaille.

On entre un par un dans un petit espace de notre hauteur sans besoin de corde, qui nous amène à un premier passage étroit qu'il nous faudra passer en rampant. Derrière, la première salle au sol glissant, et déjà quelques concrétions. Je suis émerveillé, ne m'attendant pas à autant de concrétions, et je n'ai encore rien vu.

Ensuite, un deuxième passage à genoux puis une salle encore plus belle, puis un passage accroupi pour un couloir en pente, humide mais parfaitement praticable nous amène à un passage plus difficile à trouver et très étroit, par lequel il faut se faire passer les sacs pour pouvoir passer nos corps, ce seront mes premières vraies tâches d'argile sur le ventre et je suis ravi de l'expérience.

On arrive dans la plus grande salle, sur deux niveaux, avec un escalier glissant équipé d'une rampe en métal dont la dernière marche ne tient pas, néanmoins très confortable, ce qui ne nous empêche pas de s'encorder par précaution, et pour tester le matériel et les mouvements adéquats.

C'est à ce moment qu'on observe le plus grand volume, absolument merveilleux, avec un petit lac au fond, des sculptures qui ont des airs de personnages bibliques, une vierge à l'enfant, des apôtres et des anges de partout, on se croirait dans une cathédrale de Gaudi, polie par des siècles d'eau calcaire suintante, comme une vision intemporelle d'un passé ou d'un futur conservé par le silence de la roche.

La plus belle ?uvre d'art naturelle ressemble à une pieuvre ou un mammouth de glace, que l'on croise au-dessus de nos têtes en passant au bord du petit lac, dont l'espace est délimité par de la rubalise pour permettre aux aventuriers de ne pas le détériorer par inadvertance.

On passe ensuite, si mes souvenirs sont dans le bon ordre, par un petit rappel de 3m juste ce qu'il faut pour tester la manipulation, voir une fixation en deux points, et me rendre compte que le vertige que je peux parfois ressentir en montagne ou sur un balcon, ne me fait aucun effet dans le noir. Une étonnante et rassurante découverte !

Pour finir, on s'engage dans une cheminée faite de gros rochers glissants, qu'il faut escalader en s'aidant de quelques cordes fixées sur place, et quelques mouvements légèrement acrobatiques. Ensuite, nous laissons de côté le P37, non équipé pour lequel nous n'avions pas prévu le temps ni le matériel. Il nous reste un dernier passage étroit qui nous amène à une dernière salle, dont je ferais bien ma chambre, qui nous sert de point final et de lieu parfait pour la récompense, un petit Balisto chacun.
On reste cinq minutes ici en savourant notre petite sortie d'initiation, avant de récupérer nos petits papiers et se mettre en route pour le retour.

La descente devient montée, la montée devient descente, et la boue reste la même. Les reflets sur la roche, sont différents, les excentriques que je n'avais pas vues à l'aller m'apparaissent au retour, et je passe devant sur une bonne partie du chemin pour sentir cet air de découverte et trouver mon chemin par moi-même.

On arrive à l'entrée, et les camarades me demandent d'estimer combien de temps on a passé à l'intérieur. Ce qui me parait 2h était en fait 3h30, le temps semble s'être ralenti, et les parfums aromatiques me reviennent.
Une sensation extraordinaire, pour une petite sortie, qui me donne envie de renouveler l'expérience et pour un temps plus long, voire pour un peu plus de difficulté, en mouvements et en orientation.

Une super sortie, facile et magnifique, parfaite pour une initiation !
Merci à Gwen et Arthur pour leurs explications et leur sympathie, à refaire avec grand plaisir.
[/Léo]

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TPST : 03h30

&lt;u&gt;Vendredi 29 décembre&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Aven du Calernaum&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Emilie G, Jo B

[Arthur]
Le 28 décembre, Jo et Emilie rejoignent Arthur à &lt;b&gt;Spéracèdes&lt;/b&gt; après avoir fêté Noël en famille.
Après une rapide installation, il est décidé d'aller faire un tour dans le &lt;i&gt;Réseau II&lt;/i&gt; du &lt;b&gt;Aven du Calernaum&lt;/b&gt; avec comme objectif la voûte mouillante située juste après &lt;i&gt;La Clue&lt;/i&gt;.


Départ le vendredi 29 au matin, on se change sur le parking de l'&lt;b&gt;Observatoire de la Côte d'Azur&lt;/b&gt;, rapide marche d'approche de 15min environ et on avale rapidement la descente des 200m de puits et on progresse ensuite dans la &lt;i&gt;Galerie de l'Odyssée&lt;/i&gt; en suivant le pendage (important) jusqu'à la bifurcation &lt;i&gt;Réseau I&lt;/i&gt; / &lt;i&gt;Réseau II&lt;/i&gt; qui se situe en partie haute de la galerie.
On s'engage au plus évident et on doit rapidement se vautrer dans une flaque, ce qui nous fait un peu râler.

On arrive ensuite dans la &lt;i&gt;Galerie Ali-Baba&lt;/i&gt;, jolie galerie concrétionnée pour ensuite suivre la topo pour arriver à &lt;i&gt;Mammouth Galerie&lt;/i&gt;, une galerie où coule de l'eau sur des marnes avec un pendage similaire à la &lt;i&gt;Galerie de l'Odyssée&lt;/i&gt;. On peut y observer de nombreux fossiles d'ammonites et de gros bivalves, c'est tout à fait charmant.
Arrivés au bivouac, on laisse un kit et on continue en direction de la &lt;i&gt;Clue&lt;/i&gt;, sorte de petit canyon souterrain magnifique qui finit par se rétrécir jusqu'à arriver à la voûte mouillante.
Derrière la voûte mouillante, il y a le &lt;i&gt;Siphon 1&lt;/i&gt;, ce serait dommage de s'arrêter là, du coup Emilie hésite à passer, elle se motive, enlève 2-3 couche qu'elle voudrait garder au sec puis finalement se ravise.

Demi-tour, on récupère le sac au bivouac et on va au plus évident en suivant le balisage qui indique la sortie, en descendant. On remonte une galerie à fort pendage dans les marnes où coule de l'eau, mais on arrive rapidement à une corde qui ne dit rien à personne.
On insiste encore un peu en remontant plus, mais il faut se rendre à l'évidence, ce n'est pas le bon chemin...
On nous avait dit qu'il était possible de réaliser une boucle dans le &lt;i&gt;Réseau II&lt;/i&gt; mais que le cheminement n'était pas aisé, on vient déjà de perdre un certain temps et on a rendez-vous avec Sylvain C à 19h, on décide donc d'opérer un demi-tour stratégique jusqu'au &lt;i&gt;Bivouac&lt;/i&gt;, endroit où l'on s'est certainement trompé de direction.

De retour au &lt;i&gt;Bivouac&lt;/i&gt;, on retrouve un autre balisage indiquant la sortie et celui-ci remonte, on était donc bien partis dans &lt;i&gt;Elephant Galerie&lt;/i&gt; et on comprend enfin les noms si proches. On ne devait plus être très loin de retrouver la &lt;i&gt;Galerie Ali-Baba&lt;/i&gt; et de réaliser la boucle.

On retrouve donc le chemin vers &lt;i&gt;Mammouth Galerie&lt;/i&gt; et on remonte cette galerie à fort pendage, on arrive assez vite dans la &lt;i&gt;Galerie Ali Baba&lt;/i&gt; que l'on parcourt.

Au bout d'un moment, Arthur annonce qu'il ne reconnait pas le décors, effectivement on est allé trop loin, mais en suivant le balisage présent, on revient bien à l'intersection &lt;i&gt;Réseau I&lt;/i&gt; / &lt;i&gt;Réseau II&lt;/i&gt; par un autre chemin, sans avoir eu besoin de se mouiller dans la flaque.
Reste la &lt;i&gt;Galerie de l'Odyssée&lt;/i&gt; à remonter, puis tous les puits en prenant notre temps (~2h)
On sort 1h après l'heure de rdv donné à Sylvain, le temps de revenir au parking, de se changer et d'arriver à &lt;b&gt;Spéracèdes&lt;/b&gt;, on a finalement 2h de retard...
[/Arthur]

(Pas de vidéo car Arthur a lamentablement effacé ses rushs sans les avoir sauvegardés...)

TPST : 8h

&lt;u&gt;Samedi 30 décembre&lt;/u&gt;                                     
&lt;b&gt;Aven  la Glacière&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Sylvain C, Emilie G, Jo B

[Emilie]
Le lendemain de &lt;b&gt;l'Aven du Calernaüm&lt;/b&gt;, on part pour &lt;b&gt;l?Aven de la Glacière&lt;/b&gt; avec un quatrième acolyte, Sylvain C. 
Arrivés à la station de ski de la Moulière, pas de neige mais des camping-cars et une famille en vacances qui fait son barbecue.

Arthur part devant pour équiper, il est 14h. Le reste de l?équipe suit en descendant en petite désescalade une doline, en se faufilant dans un méandre étroit jusqu?à arriver dans une courte galerie un peu plus confortable, puis en s'installant dans le &lt;i&gt;Puits Chatière&lt;/i&gt;. Le puits n?a pas plu à Arthur, faut dire que c?est serré et donc pas pratique à équiper malgré les broches. « Allez Arthur, que 5m, c?est un peu moins d?un tiers ! » et le puits s?élargit tout en conservant ses formes ondulées. ...Il se passe un truc, puis départ du P25. 

On arrive sur une des plus grandes verticales, on descend le P25 à mi-course pour prendre le &lt;i&gt;Pont de Singe&lt;/i&gt;. Dans la description du guide spéléo, il est bien conseillé de ne pas faire confiance à cette vieille installation (bien qu?à première vue elle ne soit pas inquiétante, elle a possiblement été remplacée) et de conserver la corde de progression comme sécurité. La corde est installée avec comme deuxième équipier Sylvain aidant à limiter le facteur de chute par un assurage au descendeur, au cas où. Une fois le &lt;i&gt;Pont de Singe&lt;/i&gt; passé, direction la belle &lt;i&gt;Galerie &amp;quot;fossile&amp;quot; des Lacs&lt;/i&gt;, tout en faisant attention à ne pas se tromper. La première galerie que l'on emprunte nous permet de rejoindre le bas du puits qui jonctionne avec le &lt;b&gt;Trou de la Sécu&lt;/b&gt; d'où pends un fil clair. On s'est donc tout de même trompé, on fait demi-tour et on trouve le passage plus bas vers la &lt;i&gt;Galerie des Lacs&lt;/i&gt;.

Le chemin est terreux, on arrive à une étroiture où certains ont enlevé leur matériel pour passer plus facilement, puis on atteint un premier grand gour pour une étendue d?eau plus importante, claire et entourée de concrétions blanches éclatantes que l?on traverse. Arthur se déchausse et entre dans l?eau jusqu?aux genoux. Sylvain, Jo et Emilie, un peu plus feignants, font le tour par les concrétions en posant les pieds sur quelques légères traces terreuses déjà présentes. Après coup, ce n?est pas la meilleure idée qui soit pour préserver les lieux. Un petit effort, comme à la maison, avant d?entrer on se déchausse, et on continue en néop? par l?eau ou pour les plus frileux par le pourtour !

Au bout de cette moyenne étendue, on monte un petit ressaut d'où l'on voit le deuxième lac, cette fois-ci avec notre fenêtre on n'en voit pas le bout mais ça donne envie. Les alentours sont magnifiques avec des concrétions d?un blanc féerique... mais on a plus de corde pour descendre... on savait d?avance que le matériel nous ferait défaut (on a honteusement laissé le kit au niveau du &lt;i&gt;Pont de Singe&lt;/i&gt;). Le passage est périlleux, des plans s?élaborent armés de « solutions bancales » et bricolage, jusqu?à, qu?avec sagesse : « Mais non on ne va pas faire ça ! ». La raison triomphe, l?équipe fait demi-tour les yeux et les c?urs emplis de frustration, mais toujours vainqueurs : « On reviendra ! ...Avec une corde ! » 

Demi-tour, on n'enlève toujours pas les bottes (pas suffisamment de place, la belle excuse), sauf Arthur qui les avait remis, dommage. Emilie rencontre quelques petites difficultés sur le retour et pour ne pas tomber avec ses bottes toutes sales dans le mini-lac, elle finit retenue par le col comme un petit chaton. 

On reprend le pont de singe et la corde de sécurité pour terminer la descente du P25, histoire d?aller jusqu?au bout de nos cordes. On descend un petit peu sous l'eau. Plus de corde? la progression verticale est terminée. On continue au fond du P25 en remontant &amp;quot;en escalade facile&amp;quot; pour suivre le méandre dans la partie supérieure, et on atteint un second &lt;i&gt;Pont de Singe&lt;/i&gt; qui nous donne bien moins confiance que le premier.
L'ensemble de l'équipe choisira donc de faire demi-tour devant cet obstacle, on remonte. 

Jo déséquipe le grand puits, Emilie fait le reste. Héhé, plus facile de manipuler les cordes dans le &lt;i&gt;Puits Chatière&lt;/i&gt; avec un plus petit gabarit, les doigts dans le nez. Après à chacun.e ces petites humiliations : voire plus haut la technique du portage chaton. 

Sortie à 20h30 avec un accueil musical par une troupe de camping-cars - karaoké qui s'est installé sur le parking de la station de la Moulière.


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TPST : 06h30

&lt;u&gt;31/12/2023&lt;/u&gt;
Sylvain C. ramène les autres à la gare de Grasse avant de rentrer chez lui. Les 3 autres commenceront le réveillon dans le train avant de rejoindre des copains sur &lt;b&gt;Paris&lt;/b&gt;.
[/Emilie]</description>
</item>

<item>
<title>Suite de la désobstruction à Hotton (Dec 23)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1184</link>
<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>CR de Thomas:

Le 16 au soir, je me rends au point de rendez-vous. Je dois covoiturer jusqu'à Hotton avec Debo et Clément P. Le rendez-vous est prévu à la Cité Universitaire. Bien entendu, je me suis trop chargé. Debo me rejoint à la station de tramway. On attend un peu Clément retardé par la circulation.

Le trajet se fera sans encombre entrecoupé d'une pause dîner. On arrive au Chalet vers 11h30-minuit.

Le lendemain samedi, on descend dans la grotte. Je suis l'équipe chargée des balisages. Avec Debo et Émilie, Elise et Clément N, nous allons dans une partie supérieure  de la grotte, qui s'avère très belle. La mesure faite avec l'extérieur, nous rejoignons la zone de désobstruction.

Après le repas, je ne m'avance pas vers le front de taille, où je ne me suis jamais rendu en fait. Je passerai l'après-midi à donner un coup de main pour siphonner le lac du dromadaire, une grosse flaque de 300 litres avec Debo et Élise, Arthur nous rejoindra. La liaison avec la galerie désobstruée via un autre réseau semble net avec une odeur de poudre, puisqu'on aura utilisé un peu de confiture...

Bien des spéléologues belges sont de sortie pour une simple visite dans la grotte et passent devant l'entrée du chantier.

Une fois sortis, nous passons une bonne soirée avec les belges organisée par le spéléoclub de Liège. Et leur boudin liégeois est une découverte!

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/R5cBns47em8?si=avCdGrekeDwNYa1e&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Le lendemain, j'ai un mal fou à parvenir au chantier. Je ne passe la seule étroiture du parcours qu'au bout de la troisième tentative. Cette fois-ci je contribue à la creuse avec ? (à préciser). Disons que je me suis souvenu de l'emplacement d'une pelle et que j'ai évacué les déblais pour remblayer la fosse de sondage. Les collègues sur le front de taille travaillent avec ardeur, puisque le système de ventilation limite la concentration du CO2 qui était le principal obstacle. Pour autant, on entre dans une partie où le ciel est fragmenté par les failles. D'où la chute de certains blocs.

On ressort vers 17 h. Une frite, et on rentre à Paname, sauf que je rentre avec Élise, Clément N, Jo et Émilie.


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/-Cn4GEJqwc0?si=NNxQYXfiBElEhrfJ&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Journées 2023 de la Spéléologie Scientifique belge</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1194</link>
<pubDate>Sat, 18 Nov 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;&lt;u&gt;Samedi 18 et dimanche 19 novembre 2023&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
Han-sur-Lesse (Belgique)

Romane Nespoulet, Luc Créac'h et Arthur Perrin

N'hésitez pas à aller voir le programme de la prochaine édition ainsi que les archives des éditions précédentes sur le &lt;a href=&amp;quot;https://sites.google.com/view/jss2&amp;quot;&gt;Site des JSS&lt;/a&gt;

Les Journées de la Spéléologie Scientifique (JSS) se sont déroulées, comme chaque année, à Han-sur-Lesse en Belgique. Le samedi était consacré à la présentation des différentes thématiques et des posters dans la salle de conférence du &amp;quot;domaine des grottes de Han&amp;quot;. Le dimanche est réservée à l'excursion de terrain, cette année sur l'ancien site minier de &lt;b&gt;La Calamine&lt;/b&gt;, aussi appelée &lt;b&gt;Kelmis&lt;/b&gt; en langage autochtone (l'allemand) ; un bon prétexte pour parler géomorphologie karstique et minière en Wallonie.

Le début a été chaotique : Luc, Arthur et moi n'ayant pas de voiture à disposition, nous décidons de louer un véhicule via Ouicar. Cependant et je l'ignorais, Ouicar a été racheté par la plateforme américaine Turo, et ils ont choisi exactement cette date-là pour effectuer la migration de la plateforme Ouicar. Et manque de pot, mon compte est perdu dans les limbes informatiques, ainsi que la réservation associée. Après plusieurs heures au téléphone avec les différents services qui se renvoyaient la balle, nous décidons d'annuler (sans l'espoir d'être remboursés) pour réserver une voiture via Ada, agence de location ayant pignon sur rue.
Forcément, un vendredi soir au dernier moment, on ne s'attendait pas à grand chose, mais nous avons quand même réussi à obtenir une petite et brave Twingo. Nous sommes 3 et n'avons pas de matériel de spéléo : ça sera suffisant, n'en déplaise à Arthur et ses grandes jambes !
A bord de la Twingo, donc, nous récupérons Arthur à Porte d'Italie et partons direction la Belgique ! Le reste du voyage se passe sans encombre : notre petit bolide fonctionne parfaitement bien. Arrivés au gîte de Han-sur-Lesse dans la nuit, il reste encore quelques belges éveillés : Arthur reste discuter avec eux pendant que Luc et moi allons nous coucher. La nuit fut courte, mais bonne ; en même temps nous sommes 3 dans une chambre de 6.

Le lendemain, rendez-vous à la salle de conférences du domaine des Grottes de Han pour les conférences de la journée. Arrivés un peu en avance, nous récupérons nos badges (pour faire plus pro !) et faisons un tour à la bibliothèque/librairie en attendant que les présentations commencent.

&lt;b&gt;Sessions :&lt;/b&gt;
    
Tout commence par un mot de bienvenue de Sophie VERHEYDEN et Vincent HALLET, les co-organisateurs.

La première session de communications, sous la thématique africaine avec des partenaires congolais et algériens :
    

    &lt;u&gt;Le karst du Schisto-Calcaire dans le bassin du Niari-Nyanga en République du Congo - Par Nicy BAZEBIZONGA, doctorant à l'Université de Brazzaville - Musée royal de l'Afrique Centrale&lt;/u&gt;

    Présentation du contexte géologique : 342 000 km2 de formation carbonatée karstique (ce qui correspond à 10% du territoire), zone d'étude se situant sur le synclinium du Niari (plaine et hauts plateaux) et composée de savanes (sur les plateaux) et de forêts (dans les vallées).

    Inventaire des cavités karstiques, les premiers signalements de cavités ont eu lieu de 1920 à 1950, les premières explorations ayant eu lieu dès 1950 jusqu'en 1990 et une reprise en 2010. En tout, 161 cavités ont été inventoriées (littérature + découvertes opportunistes). La plupart de des cavités référencées sont situées autour des grandes agglomérations, cette concentration géographique est liée aux difficultés d'accès au terrain.  

    Nicy BAZEBIZONGA nous décrit le réseau des grottes Mbelo (1029 m de développement) avec une présentation du Kegelkarst, formation karstique intéressante caractéristiques du karst tropical : les collines coniques. Ce réseau est constitué de Mbelo 1 (268m de développement), Mbelo 2 (611m de développement) et Mbelo 3 (150m de développement). Ces trois cavités ne sont pas connectées actuellement, mais font partie du même réseau. 

    Dans ces grottes, on trouve d'importants dépôts de guano (20cm d'épaisseur), et des spéléothèmes qui seront utilisés pour des études ultérieures du paléoclimat.


    &lt;u&gt;Redécouverte de la grotte de Ngovo, Kongo-Central, RDC - Par Pascal LAHOGUE - Musée royal de l'Afrique Centrale&lt;/u&gt;

    Pascal LAHOGUE nous décrit la grotte de Ngovo, située sur la même zone calcaire que le réseau Mbelo. La grotte se développe sur 4950m avec 156m de dénivellation, est connue depuis les années 1950 et était devenue partiellement touristique à l'époque coloniale.

    Dans la grotte, peu de concrétions mais il y a de beaux volumes avec une rivière souterraine (cascade de 15m de haut). 

    Il y a eu des découvertes archéologiques de première importance et d'un poisson aveugle endémique (Caecobarbus geertsii) qui font l'objet d'une demande d'inscription du site à l'UNESCO. 

    En 2019, avec le projet GeoRes4Dev, l'on commence à s'intéresser scientifiquement à la grotte avec une première topographie.

    En terme d'hydrologie, le réseau se termine par un siphon aval où des traçages seront nécessaires pour voir si une connexion avec la grotte voisine, Ngungi (2088m, 55m de D-) est possible. Les arrivées d'eau sont encore inconnues. Les deux grottes appartiennent à deux bassins différents, les rivières Kwilu et Inkisi qui se jettent dans le fleuve Congo. Si la connexion entre les 2 grottes est avérée, cela signifiera une modification de la ligne de partage des eaux.

    En terme de biospéléologie, le poisson Caecobarbus geertsii se retrouve dans les deux bassins, ce qui laisse supposer la connexion souterraine entre les deux bassins. La grotte possède un gros potentiel (supposé à 6km par la bibliographie des années 50), à creuser par des études ultérieures, donc.


    &lt;u&gt;Mise en évidence d'un système hydrokarstique dans le secteur de Madingou en République du Congo - Par Prefina SAMBA - Musée royal de l'Afrique Centrale&lt;/u&gt;

    La zone d'étude est marquée par des dolines et de nombreux phénomènes intermittents (pertes, résurgences, écoulements aérien temporaires) mais peu d'hydrographie en surface. 

    Dans la résurgence de la grotte Nzonzi, l'on a remarqué qu'il y a deux conduits : l'inférieur se termine sur un siphon toujours en eau alors que le supérieur se termine sur une voûte mouillante parfois à sec. Un traçage au sel a été réalisé (Le choix du sel comme traceur a été fait pour ménager les rapports avec les villageois car la source est utilisée comme approvisionnement en eau potable). La grotte se situe à une altitude plus basse que la rivière en surface, les courants n'ont pas les mêmes directions. 

    Ce site ouvre plusieurs perspectives : études hydrochimiques, explorations sur l'entrée d'eau, réalisations de jaugeages.


    &lt;u&gt;Proposition de l'architecture du karst sous-couverture, une contrainte de premier ordre pour les aléas et risques karstiques : Exemple de la plateforme carbonatée messinienne de Boukadir (Algérie) - Par Meriem L. MOULANA - Département de Géographie, Université de Liège&lt;/u&gt;

    Meriem MOULANA nous présente ses travaux de thèse portant sur une doline d'effondrement d'un diamètre de 60m et d'une profondeur de 35m apparue en 1988 dans une zone de paléokarst.

    Ce site, pourtant non classé comme zone à risque, présente des risques d'effondrements et de pollution des eaux souterraines (zone très agricole donc pollution aux nitrates, et présence de décharges clandestines)

    Le travail portait sur l'étude de la géométrie  (je mettrais plutôt &amp;quot;d'évaluer l'aléa karstique&amp;quot;) du karst sous couverture avec des forages et des coupes géologiques, complétés avec des études géophysiques. Les résultats révèlent des changements significatifs dans l'épaisseur des carbonates (approfondissement progressif puis disparition). Cela a notamment permis de mettre en évidence des paléocanyons et paléokarsts comblés par des marnes. L'aléa karstique de la région est également fortement impacté par les effets des pompages d'eaux souterraines. 


Pause café. Arthur craque et fait des folies : il achète pour Yannick un tee-shirt de spéléo avec une illustration par la main de Franquin, l'auteur de Gaston Lagaffe. M'enfin ! 
Les différentes pauses sont d'autant d'occasions d'échanger avec les autres participants, de feuilleter les livres de la librairie, de consulter les  posters et discuter avec leurs auteurs et même de visiter l'expo archéologique permanente située dans le hall du Domaine des Grottes.

&lt;u&gt;Conférence sur la Géologie et Spéléologie du karst originel en Slovénie - Par le Prof. Dr. Stanka ?EBELA - ZRC ZAZU, Karst Research Institute, Postojna, Slovenia&lt;/u&gt;

    La conférence est très intéressante, Stanka ?EBELA, oratrice à la grande prestance, nous décrivant une des plus belles zones karstiques au monde.  En effet, le karst couvre 43% du territoire de la Slovénie avec plus de 15 000 cavités connues (soit 1,6 cavités au km2 !). Certaines cavités ont 43km de développement et plus d'1,5 km de dénivellation pour les plus importantes. Le karst slovène est à la convergence de 3 grandes unités géologiques et subit également l'action de la plaque tectonique adriatique sur la plaque eurasiatique. La Slovénie offre également une grande diversité de roches karstifiées (calcaires, dolomies, flysch, ...)

    Registre national des grottes slovènes : &lt;a href=&amp;quot;https://www.jamarska-zveza.si/index.php/foreigners&amp;quot;&gt;&lt;u&gt;https://www.jamarska-zveza.si/index.php/foreigners&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;

    Elle nous présente plus spécifiquement le réseau de Polje, grand de 38km2 avec des variations d'eau saisonnières et des pertes et des résurgences en surface. Au sein de ce réseau, elle nous décrit notamment :

    la grotte de Postojna est la deuxième plus longue, mais la plus visitée du pays. Elle se développe sur 24km et sur 115m de profondeur. Elle est aménagée pour le tourisme depuis 1819 (890 000 visiteurs en 2019) et est monitorée (micro-climat et biologie). Elle est aussi encore active tectoniquement parlant (en témoigne la calcite déformée, et détecté avec des extensomètres TM72) et dans laquelle on retrouve également des dépôts alluviaux

    la grotte de ?kocjan (200 000 visiteurs en 2019) est classée au patrimoine naturel de l'UNESCO depuis 1986. Elle se développe sur 6474m pour 254m de dénivelé. Elle possède la deuxième plus grande salle d'Europe après la Verna (Martelova Dvorana) et le plus grand canyon souterrain d'Europe.

    Il existe également des cavités à l'air libre, dont le toît s'est érodé. Le fait que l'on soit bien en présence de cavités mises à jour est confirmé par la présence de sédiments en partie haute.

    Conclusion : quand est-ce que l'on va en Slovénie ?


Le repas du samedi midi se déroule dans le restaurant du Domaine des Grottes, juste en face de la résurgence de la Lesse (en hautes eaux à cette période de l'année). Le repas est bon et copieux, mais quelque peu onéreux. Le début de l'après-midi, avec la digestion, risque d'être un peu compliqué...
Nous reprenons par la présentation des posters :
    

    Stalagmite U/Th dating essays and biocorrosion implications - Par Imen ARFAOUI - Royal Museum for Central Africa, Tervuren

    Les datations dans la grotte de Bruniquel, France - Par Sophie VERHEYDEN - CSARI - RBINS

    Datation grâce au ratio Uranium/Thorium (l'Uranium se dégradant progressivement en Thorium, il est possible de dater la calcite en mesurant la quantité d'Uranium restante et la quantité de Thorium produite)

    Dans la grotte de Bruniquel, on observe que les stalagmites ont été cassées par Néandertal il y 176 000 ans, grâce aux mesures dans la calcite située juste avant la cassure et dans la repousse.

    Numérisation 3D du réseau Sud des Grottes de Han, Belgique - Par Guy VAN RENTERGEM - SC33, VVS

    Une jolie représentation 3D du réseau Sud des Grottes de Han-sur-Lesse. Résolution : 3cm, 159 millions de points. Scans non terminés pour le moment, rendez-vous aux prochaines JSS.


&lt;i&gt;Deuxième session de communications :&lt;/i&gt;
    

    &lt;u&gt;La résurgence de Ny (Hotton), quelle mouche les a donc piqué ? - Par Charles BERNARD - Commission Wallonne de Protection et d'Étude des Sites Souterrains&lt;/u&gt;

    Une présentation pleine d'humour concernant des travaux de la voirie qui ont mal fini... En effet, la résurgence en question est pérenne mais ce sont des ruisseaux intermittents qui l'alimentent. Des gros travaux ont été réalisés pour refaire la route située au-dessus. À la première (petite) crue, de l'eau est sortie au-dessus du niveau de la route, de même à chaque épisode de hautes eaux. La construction du mur de soutènement à la route a fait barrage à l'écoulement. Lors des épisodes de crues la petite cavité se met donc en charge et le niveau d'eau monte suffisamment pour sortir par des griffons plusieurs mètres au-dessus de la résurgence. La crue de la mi-juillet 2021 a complètement détruit la chaussée. Après prospection, Charles BERNARD a remarqué qu'au lieu de suivre les plans prévus initialement par le chantier en construisant une chambre de décharge dans le mur au niveau de la résurgence, il y avait en réalité été mis en ?uvre un &amp;quot;bouchon drainant&amp;quot; (un remplissage de gros graviers retenus par une grille en inox).


    &lt;u&gt;Relation dépôts-climats dans les grottes. Une application de la théorie de la biorhexistasie - Par Yves QUINIF - U-Mons - ESCM&lt;/u&gt;

    Yves QUINIF nous présente la relation entre le développement des spéléothèmes et les phases interglaciaires, et les dépôts de formations détritiques pendant les périodes plus froides. 

    Une étude polynique couplée avec l'analyse des isotopes de l'oxygène et du carbone et l'observation des fossiles mettent en évidence l'existance d'une rupture d'équilibre, appelée la rhexistasie.

    La théorie de la biorhexistasie oppose les périodes de stabilité biologique (biostasie) en interglaciaire avec le développement des forêts de feuillus (tilleuls), une pédogénèse et l'altération chimique des roches, et une rupture d'équilibre (rhexistasie) pendant une période plus froide (steppe, toundra) entrainant une sédimentation détritique. Lorsque l'on observe une concentration importante de pollen d'herbacé on peut en déduire que l'on se situe en climat froid. A l'inverse, une concentration importante de pollen d'arbres permet de déduire un climat tempéré.


    &lt;u&gt;Flux de CO2 et spéléogenèse - Par Jean GODISSART&lt;/u&gt;

    Avec Camille Ek, étude des flux de CO2 entre le karst de 3 grottes du Bassin de Dinant et  les sols.

    Instruments utilisés : pompe Vaisala avec mesure de CO2 grâce à un datalogger fait maison.

    La comparaison entre les données CO2 acquises (trihoraires) dans les sols et dans la grotte-abîme de Comblain-le-Pont avec les données de la station météo de Liège montre une forte corrélation entre les variables climatiques et les fluctuations de CO2 dans le karst.

    En période chaude, le CO2 du sol, plus lourd, se répand par gravité à travers les fissures du karst. En hiver, le flux s'inverse.

    Ce phénomène d'advection pourrait intervenir dans la spéléogénèse.


    &lt;u&gt;Essais de traçage : étude du double pic observé dans la grotte de Han-sur-Lesse - Par Romain DELEU - UNamur - GRPS&lt;/u&gt;

    Phénomène de diffluence/confluence : la rivière souterraine se divise en deux branches qui se rejoignent en aval.

    On observe alors un double pic lors d'un essai de traçage si les conditions sont réunies : injection faite suffisamment près de la diffluence, le point d'échantillonnage situé suffisamment proche de la confluence, les deux branches ont des temps de transfert suffisamment contrastés.


&lt;i&gt;Troisième session de communications :&lt;/i&gt;
    

    &lt;u&gt;EPUKARST : fluctuation des concentrations en nitrates dans cinq systèmes karstiques de Wallonie - Par Felix de SELYS LONGCHAMP - Commission Wallonne de Protection et d'Étude des Sites Souterrains&lt;/u&gt;

    L'objectif de l'étude est de mettre en évidence les fluctuations de concentration en nitrates dans les aquifères karstiques de type pertes/résurgences, ainsi que des différents phénomènes de stockage, d'adsorption, de dilution,... voire d'épuration.

    Prélèvements tous les deux mois dans les pertes, les résurgences, les rivières souterraines et les eaux de percolation.

    Les résultats montrent des concentrations en nitrate importantes avec une dynamique saisonnière dans la zone non saturée (ZNS), des concentrations assez faibles dans les pertes et une dynamique rapide, un signal stable et peu variable dans les rivières. Systématiquement, les eaux provenant de l'aquifère karstique sont plus concentrées en nitrate et viennent polluer la rivière.

    Les résultats des campagnes d'échantillonnage dans la Grotte de Remouchamps montrent une grande hétérogénéité spatiale et temporelle. L'idée est de réaliser d'autres campagnes pour étudier l'incidence de la nature du terrain en surface, de l'épaisseur de la zone non saturée, du type de calcaire, du degré de fissuration, des précipitations, de l'occupation du sol en multipliant les sites d'études.


    &lt;u&gt;L'ACWA, un outil alternatif à l'AKWa pour une spéléologie alternative ? - Par Loran HAESEN, Spéléo Club de Rochefort - Maison de la Spéléologie et du Patrimoine Souterrain&lt;/u&gt;

    Une présentation un peu en marge mais forte instructive à propos des grottes artificielles. 

    Loran HAESEN présente son &amp;quot;Atlas des Cavités Wallonnes Artificielles&amp;quot; (nommé ainsi en référence à l'AKWa : Atlas du Karst Wallon) :

    Grottes des parcs et jardins (souvent dans l'esprit des jardins &amp;quot;romantiques&amp;quot; du XIXème siècle)

    Grottes votives

    Grottes mariales (répliques de la grotte de Massabielle à Lourdes où la Vierge est apparue en 1858)

    Grottes ludiques dans les piscines, zoo, aquarium,...

    Grottes pédagogiques (répliques comme Lascaux, Chauvet ou Cosquer)

    Grottes sportives (spéléo-box,...)

    L'inventaire recense actuellement plus de 500 cavités artificielles en Wallonie, plus de 7 communes sur 10 en possède au moins 1. 

    Preneur de toutes informations sur le sujet


    &lt;u&gt;Apports de la désobstruction d'une cavité de la craie à la karstologie : la grotte des Petites Dalles (Saint Martin aux Buneaux, France) - Par Joël RODET, Conservateur fédéral de la grotte des Petites Dalles - Université de Rouen-Normandie&lt;/u&gt;

    La désobstruction de la grotte des Petites Dalles a permis d'augmenter son développement de 62 à 870m.

    Cavité fossile organisée autour d'une galerie principale et quatre affluents pénétrables connus.

    La désobstruction s'est accompagnée d'une étude scientifique qui a permis d'établir des hypothèses sur la formation de la cavité.

    Creusement primaire il y a 300 à 400 000 ans. Les rythmites sédimentaires témoignent d'un climat froid tandis que les sédimentations hétérogènes d'un climat tempéré. La présence de bandes de Liesegang témoignent aussi d'une phase d'ennoiement. 

    Un flux créé par la connexion entre le karst d'introduction et le karst de restitution (marqué par des alvéoles) des eaux a modifié le conduit initial. Le réseau est alors en anastomose : les petits collecteurs vont vers le collecteur principal, puis les petits conduits se comblent. 

    Puis, suite à une nouvelle trépanation, une nouvelle phase hydrodynamique établit un chenal de voûte d'introduction, marqué par une cheminée d'équilibre avec un dôme de pression. 

    Vers 120 - 80 000 ans, alors que le réseau est fossilisé, le rapprochement du littoral creuse la valleuse des Petites Dalles et relance partiellement la cavité avec le creusement d'un affluent plus grand que le collecteur principal.

    J'ai noté &amp;quot;La désobstruction met en évidence des mécanismes de formation de type &amp;quot;fantomisation&amp;quot;)


    &lt;u&gt;Grotte de Malaval : le mystère des bleues - Par Martin VLIEGHE, UNamur&lt;/u&gt;

    Une très jolie présentation très illustrée sur les différentes couleurs des spéléothèmes de la grotte de Malaval. Cette étude fait suite à l'étude des concrétions vertes de l'Aven du Mont Marcou (couleur verte dûe à la nepouite, composée de silicate et de zinc)

    Martin VLIEGHE cherche à caractériser les causes de la coloration bleue et à déterminer les différents éléments colorants grâce à de la microscopie, de la minéralogie et de la géochimie.

    Le bleu n'est pas uniforme si l'on regarde au microscope. On a mit en évidence des inclusions de zinc, de cuivre, de silice, mais aussi de titane, de strontium et d'aluminium.

    Le cuivre a visiblement un rôle à jouer dans la couleur bleue, mais pas uniquement. Il est possible que la structure ait aussi un rôle dans la diffusion de la lumière.


&lt;u&gt;Présentation de l'excursion du dimanche : Le karst de l'Est de la Belgique et les anciennes exploitations minières - Sous la conduite de Francis Polrot - GRSC - Les Chercheurs de la Wallonie&lt;/u&gt;

Clôture de la journée tout en légèreté par Camille EK, co-organisateur.

Le soir, la conférencière Stanka ?EBELA nous propose une nouvelle présentation plus &amp;quot;informelle&amp;quot;, dans la salle de classe du gîte, sur la géologie du karst Slovène. C'était très intéressant, mais c'est aussi assez sympa de pouvoir assister à une conférence avec un verre de bonne bière belge !

La journée se termine par le dîner au gîte, compris dans la demi-pension. Belles discussions avec des spéléos de nationalités diverses (belges bien entendu, mais aussi français ainsi que la conférencière slovène accompagnée de sa fille).

Le lendemain, après un bon petit déjeuner, nous faisons presque 1h de voiture pour rejoindre le point de rendez-vous pour l'excursion proche d'Aix-la-Chapelle.

Excursion du dimanche, sous le soleil belge, puis la pluie, puis le soleil de nouveau. Balade en plein air sur un karst couvert dans la commune de La Calamine, connue pour la mine de Zinc &amp;quot;Vieille Montagne&amp;quot;, zone neutre entre 1816 et 1919. En effet, le territoire de Moresnet neutre a été créé lors du traité de limites de 1816 entre la Prusse et les Pays-Bas qui n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur l'appartenance de ce territoire devenu riche grâce au Zinc. Le gisement était essentiellement constitué d'une énorme poche de minerai mêlé d'argiles au sein d'un paléokarst de 500m sur 100m de large, et à 36 à 115m de profondeur.  Observation de quelques phénomènes karstiques mis en évidence par l'activité minière, dont les traces anthropiques sont parfois difficile à distinguer des formes naturelles. A la fin de la balade, nous avons vu des galeries d'exhaures des mines et une doline s'étant ouverte récemment (karst actif). 

Puis, retour sur Paris en fin d'après-midi. Vers 19h30, nous avons faim, et coïncidence ? Nous sommes justement pas très loin de la fameuse Abbaye de Chimay, qui a pignon sur rue par l'Auberge de Poteaupré (et qui fait donc aussi restaurant). Malheureusement, nous arrivons trop tard pour faire des emplettes dans le magasin, grosse déception pour moi car je ne boirais pas ce soir (&amp;quot;celui qui conduit ne boit pas !&amp;quot;). Grosse déception pour Arthur aussi, qui comptait acheter une cuvée spéciale, trouvable qu'ici. Soit, quoiqu'il en soit, nous faisons un bon repas au restaurant puis nous reprenons la route. Arrivée sur Paris le soir. Luc ira rendre la voiture le lendemain matin.</description>
</item>

<item>
<title>Désob à Hotton - Nov 2023 : Ventilation et balisage</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1186</link>
<pubDate>Sat, 11 Nov 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ pour Hotton pour un week-end dense en activités. Le coffre de Clément N est densément rempli aussi: on est à 6 dans la voiture, y compris le matos de plongée. Il y avait tellement de sacs dans le coffre que la douane Belge nous a laissé filé sans rien ouvrir quand elle nous a arrêté à 15km de l'arrivée.

Serge était déjà au chalet, car il était dans Hotton la journée avec des étudiants. On l'y rejoint vers minuit.

Un des objectifs du week-end est que Christophe essaie de plonger le siphon qu'on cherche à shunter (siphon difficile et qui n'a pas été plongé depuis plus de 20 ans). 
Le but est de revoir l'autre côté et de voir si ça semble coller avec la topo, en particulier la morphologie de la galerie de l'autre côté de la creuse. 
Serge nous avait envoyé dans la journée une vidéo montrant le débit d'eau de la rivière: elle était en petite crue, avec un débit plus important que d'habitude. 
On décide dès le vendredi soir qu'il n'y aurait pas de plongée le samedi: pour éviter un portage inutile on descend voir le niveau d'eau, et si ça semble faisable la plongée aurait lieu le dimanche.

&lt;b&gt;Samedi 11 Nov&lt;/b&gt;, la journée est chargée, il y a plein d'objectifs. 

Le SCB avait des cordes prévues pour rééquiper le puits Atlas Copco et une vire. Finalement la corde de la vire sera utilisée pour sécuriser un talus descendant dans la rivière (là où on lave le matos de désob). Cassandra et Émilie, taperont le spit pour doubler l'AN.
Comme c'est leur première venue dans la grotte, elles en profitent aussi pour faire de la visite, notamment la galerie du Dromadaire.
Cassandra pourra plus tard faire un tour dans le réseau supérieur, mais Émilie, moins chanceuse, ne pourra pas car elle aura déjà aidé à creuser: il faut être propre pour y aller afin de préserver les concrétions. Ça sera pour une prochaine fois.

Pendant ce temps là, Clément part voir l'état de la désob. On avait peur qu'elle soit pleine d'eau suite aux précipitations récentes, mais finalement il n'y a eu besoin de vider que 2 bacs d'eau, et le fond est sec.
Heureusement pas besoin de vider la désob, l'objectif secondaire avec les tuyaux et de siphoner le lac au pied du dromadaire, qu'on soupçonne d'être la source des infiltrations. Clément et Christophe s'y atelleront mais sans succès: les tuyaux sont en mauvais état (pincés et torons) et un des raccords semble ne pas être étanche et laisse rentrer de l'air. 
Le gros chantier de la journée (outre la désob) est d'équiper tout le boyau un fil de fer pour soutenir la gaine de ventilation qu'on installera le lendemain. Bientôt de l'air frais, adieu le CO2 ! Cette installation occupera principalement le SCB (Charles, André, Étienne, ...)

Clément P avait ramené un système de balises, bricolé il y a un moment, testé en carrière mais jamais en grotte. On s'en est servi pour localiser le front de taille par rapport à la galerie supérieure. Résultat: on est au niveau de la dépression suivant le Dromadaire.
Mais surtout on est exactement sous la galerie alors qu'on pensait être quelques mètres à sa gauche. Premier test réussi pour les balises, même si elles ne sont pas très robustes aux conditions spéléos (boue et humidité).

La désob sera avancée principalement par Serge, Clément P, Arthur Émilie et Cassandra.

En sortant, Clément P refera un test de balise un peu plus ambitieux pour tester les limites. On laisse une balise au niveau du bas de l'ascenseur (à -30m) puis on remonte en surface. En haut, le signal passe, et on capte bien. Mieux: pour tester la portée Clément s'éloigne de la verticale: 150m plus loin dans le champ on capte encore suffisamment pour pouvoir baliser si besoin. Ça fonctionne beaucoup plus loin qu'attendu, on envisage donc de faire un balisage grotte&lt;-&gt;surface le lendemain. Même pas besoin de monter la balise aux réseaux supérieurs comme imaginé au départ, ça devrait passer en restant au niveau du dromadaire.

Enfin, une fois tout le monde sorti, rdv au chalet pour le dernier objectif de la journée : la fondue ;-)
La soirée sera agrémenté de concours d'étroitures (remporté haut la main par Cass) et de tours de tables.

&lt;b&gt;Dimanche 12 Nov&lt;/b&gt;

Le lendemain, Clément P restera au départ en surface pendant que les autres iront poser la balise puis avancer le chantier. La balise est posée à la verticale du front de taille, dans la galerie du Dromadaire à l'endroit où le balisage front de taille &lt;-&gt; dromadaire a été fait la veille.
Le balisage se passe bien: le signal passe, les coordonnées GPS du point sont relevées et un repère orange fluo est posé dans la forêt pour pouvoir y revenir plus tard.
Clément descend une bonne heure après tout le monde, pile à temps pour aider Fernand et Étienne, qui venaient de terminer la préparation du tuyau de PEHD pour la ventilation, à descendre celui-ci au chantier.
Ces derniers seront aidés de Vincent pour la mise en place de la gaine dans la galerie, puis vient le moment fatidique: l'allumage  de la ventilation.
La gaine se gonfle, il semble y avoir de la pression, ça marche. Mais l'air ne circule pas encore car le tuyau n'est pas encore ouvert au bout. 
Au front de taille Serge se charge de faire une entaille dans la gaine pour permettre à l'air frais de circuler. Le courant d'air se fait sentir, ça y est, on respire !  Étienne teste l'évacuation avec sa cigarette électronique, pendant que Serge relève le capteur de CO2 qui ne cesse de baisser : de plus de 2% il redescendra rapidement autour de 0.9% qui est le taux naturel à l'entrée du boyau. On va pouvoir creuser dans de bonnes conditions ! 
Pendant ce temps, une partie  des gens n'étant jamais venu dans le réseau était parti se promener en direction de l'aval, y compris à la cascade où ça sera l'occasion pour certains de prendre un bain dans la mousse de crue. 

C'est rapidement l'heure de sortir (horaires du réseau touristique), aussi on termine le week-end autour de la traditionnelle frite de fin de chantier.

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</item>

<item>
<title>Initiation aux Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1178</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>[Luc - Première sortie spéléo]
Départ avec Jef et Cat le vendredi en début d'après-midi, permettant d'arriver suffisamment tôt pour aller au Pitch donner à nos corps, par d'honnêtes pizzas au fromage local, les réserves nécessaires à la sortie du lendemain. Romane, Yannick, JB et Safiyatou arrivent plus tard dans la soirée. Un grand groupe de Néerlandais occupe tout le reste du gîte, ils sont sur la fin de leur semaine spéléo en France.

Samedi ? Sortie Cavottes :
Lever 8h, petit-dej (copieux), préparation des sandwich (aussi copieux que possible). Romane et Yannick partent en avance équiper vers 9h30, le reste du groupe partant vers 10h30. Arrivés à l'entrée un peu avant 11h, parking plein on ne sera pas seuls. La pluie arrivant motive à se changer vite et vers 11h on descend. Un cadenas est désormais installé sur la grille pour éviter l'apparition d'ossements d'hominidé de jeune âge à l'entrée de la grotte, le code 1313 est indiqué aussi dans le gîte.
Découverte du milieu souterrain et de la surprenante taille des lieux. Passages de plusieurs étroitures dont l'une en plan incliné nécessite l'usage du descendeur ; les quelques rappels des manips ont été utiles. Suit une vire et enfin vire et P7 pour arriver à la bifurcation principale du réseau. L?enchaînement permet de bien revoir tous les éléments du franchissement d'obstacles.
Exploration de la branche de droite et pause repas dans la grande salle des Dunes. Le pesto + le thon pose un soucis d'inondation huileuse de la touque contenant les sandwichs. Après le repas on poursuit dans ce réseau qui est inhabituellement en eau avec une petite rivière toute mignonne. Au bout on rebrousse chemin et revient à l'intersection en bas du P7 (salle Fournier).
Exploration de la branche de gauche. Passage de plusieurs enchainement rampés et arrivée au P20. Bon entraînement pour les initiés aux sensations d'un grand puis. Ayant eu quelques difficultés à me lancer Yannick a proposé une technique intéressante pour m'accompagner. Avec sa corde 6mm de secours il m'a suivi sur la descente en étant longé avec moi. C'est rassurant pour un débutant qui n'a pas encore confiance avec le matériel. En bas, Romane affronte la boite aux lettres mais la victoire est à cette dernière.
Après cela remontée, passage par la tyrolienne (super !) puis les habitués nous laissent JB et moi même nous fatiguer un peu dans le réseau en suivant une galerie en impasse. Mais l'on s'est bien amusés.
Retour et repas au gîte (copieux aussi).
TPST : 9h

Dimanche - Sortie Faux-Monnayeurs

La sortie prévue était les Ordons mais un embouteillage à la remontée annonçant une attente longue et la pluie nous font changer de plans. Yannick propose une solution alternative : la grotte des faux-monnayeurs. Cat, Jef et Safiyatou préfèrent faire route vers Paris tôt. Après avoir rangé et nettoyé le gite ainsi que le matériel spéléo, nous partons vers la grotte. Celle-ci se situe dans la vallée de la Loue, magnifique à cette saison et la résurgence juste en dessous est en crue. Cette petite grotte accessible sans matériel spécifique (un casque est tout de même utile) est une très bonne option secondaire. L'on ne peut aller jusqu'au bout du réseau accessible, la crue ayant rempli un siphon habituellement à sec. Après une sympathique balade sous-terre l'on rentre sur Paris, fatigués mais ravis par ce weekend. Merci aux membres du club de nous avoir permis de découvrir cette activité dans ces belles conditions.

TPST : 1h30


[Jean-Baptiste]
Pas vraiment une découverte pour moi, mais plutôt une redécouverte après de longues années sans aller crapahuter sous la terre, car j'avais déjà bien pratiqué la spéléologie lorsque j'habitais en Lozère. Cela m'a rapidement fait remonter les souvenirs de l'époque, et j'ai retrouvé avec plaisirs les sensations de la spéléo?: ramper dans la boue, pendre dans son baudrier au dessus d'un puits de 20m, se cogner la tête 17 fois par minute (encore merci le casque) et voir plein de jolis cailloux.
La grotte des Cavottes est très sympathique à visiter, avec une belle diversité de choses à voir et à faire (une tyrolienne !!!), mais j'ai pu constater qu'elle est en effet très (trop ?) touristique, puisqu'on a croisé plusieurs groupes différents sous la terre (je savais même pas que c'était possible), au point qu'on a du renoncer à faire la grotte prévue le dimanche à cause d'un embouteillage de puits. On s'est quand même bien rattrapés en allant visiter la grotte des Faux-Monnayeurs, moins technique mais dans un cadre splendide en pleine vallée de la Loue.

En résumé, les points positifs de ce week-end sont:
    - la grotte
    - la bouffe
    - la bière
et les points négatifs sont:
    - la pluie
    - la trop forte fréquentation de la grotte qui nous a empêché de faire tout ce qui était prévu
    - le nettoyage du matos (mais bon, faut bien passer par là)
    
    Safiyatou Sow
Tout d'abord je tiens à remercier l'ensemble de mes co-spéléologues qui ont su m'accueillir et partager leur passion. Un spécial merci à Yannick qui m'a dédié beaucoup de temps pour me guider et me faire des rappels de manipulations au travers de la grotte. 
Le trajet aller fût agréable et j'ai pu découvrir plusieurs facettes de cette discipline au travers des yeux de chacun. Ma première nuit fût très courte mais l'excitation du lendemain m'a permis d'avoir de l'énergie. 
J'ai adoré cette immersion dans les Cavottes même si pour moi au premier abord certains passage me paraissaient difficile voir impossible à traverser tellement c'était étroit ou très haut mais à ma grande surprise je me trompais.
Cette expérience est un mélange de découverte, d'aventure et de sport ( remonté du puits, fantastique tyrolienne ) et cela m'a fasciné et énormément plu. De plus, j'ai adoré le silence qui régnait dans certaines cavité, c'est loin de la pollution sonore quotidienne car on se sent coupé du monde externe et à la fois proche du c?ur de la terre qui nous raconte grâce à ses formes son histoire. C'était aussi intéressant de croiser des familles ainsi que d'autres initiés et de voir leur excitation. 
Le soir et le matin nous nous sommes retrouvés autour d' une table bien garnie ( merci Catherine ), la bonne humeur et l'entente était au rendez-vous. J'aurais aimé réitéré l'expérience le lendemain mais l'affluence et le manque de préparation des autres groupes ne nous l'a pas permis. Pour une première même si pour certains cette grotte était simple pour moi cela m'a permis une entrée en douceur dans cette discipline.

Jef
Samedi 11 : Cela faisait 7 ans que je n'étais plus allé aux Cavottes, cela ne me manquait pas mais y retourner pour une initiation, pourquoi pas. Grâce à Yannick qui y était allé récemment, je redécouvre la diaclase Duret, équipée maintenant d'une échelle et d'une corde à n?uds. Et la sortie d'une corde alors qu'avant on passait sans rien au dessus du vide, brrr. Comme souvent, on y croise plein de monde, on a du mal à stationner tellement le parking est plein et on patiente sous terre au faux pas, ce qui donne l'occasion d'échanger avec des groupes de spéléos de l'est. On découvre le nouvel équipement aérien du R7 via une vire puis un P15, c'est technique. Et l'équipement plus qu'approximatif d'un autre groupe qui nous a précédé. Tout se passe bien pour tout le monde de notre groupe et des autres. Yannick nous mène dans  les galeries nord via un passage étroit puis, après le pique nique nous découvrons la grande salle nord avec sa rivière et ses arrivées d'eau en plafond. Retour vers les galeries sud, parcours tranquille jusqu'au P20 où nous attendons la remontée de 6 spéléos du SC Paris. Aller retour pour tous, avec quelques aléas décrits plus haut par les initiés. Faudra passer par le puits une prochaine fois pour éviter le passage étroit après le faux pas, c'est pénible et on s'use pour rien. Yannick équipe la tyrolienne et c'est une bonne partie de rigolade que de la parcourir plein pot. Cela vaut un accrobranche. Rien que cela mérite la visite.
Dimanche 12 : la pluie continue et forte nous sape le moral à tous et après le nettoyage du matériel et du gite, on rentre sur Paris sans aller aux Faux Monnayeurs. Dommage de ne pas avoir fait les Ordons mais attendre deux heures sous la pluie que l'entrée soit libérée, c'était trop. On y reviendra pour une prochaine initiation :)

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/z8QnzijxmcU?si=nJ3MS2r3aD7kvHLr&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>STAGE découverte et perfectionnement, Comité Régional Spéléo de Normandie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1176</link>
<pubDate>Sat, 28 Oct 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Compte-rendu STAGE découverte et perfectionnement? Coume Ouarnède organisé par le Comité Régional de Spéléologie de Normandie


L?IF, le 29 octobre 2023
Encadrante : Marjorie
Équipiers : Michael et Carine
Heure d?entrée dans la cavité : 10h05
Heure de sortie : 17h00

Nous avons passé la matinée à équiper, rééquiper et rérééquiper l?entrée. Finalement, c?est Michael qui a trouvé la bonne solution. Son équipement était irréprochable et très lisible.
On a mangé à l?extérieur vers 13H40. Puis Michael a équipé le P11 et le P8. Carine a enchaîné avec le début du R6 mais on a dû faire demi-tour pour rentrer. Carine a déséquipé.

Ce que Carine a appris :
-	Les n?uds de sangle.
-	Mieux lire les roches pour savoir comment équiper l?entrée d?une cavité.
-	Se pendre dans le vide pour visser des spits.
-	Les n?uds plats, les têtes d?alouette.
Michael :
-	a aimé l?ambiance
-	a aimé cogiter pour améliorer l?équipement
-	a appris à utiliser une sangle pour réduire les oreilles des n?uds.


GOUFFRE DES HERETIQUES, le 30 octobre 2023
Cadre : Nicolas
Équipiers : Carine et Thomas (Tim)
Heure d?entrée dans la cavité : 10h00
Heure de sortie : 17h20

Carine a équipé les R3+R4 , P11, P5, P8.
Thomas a déséquipé.

Pour info, il faut prévoir 60 m de corde au lieu de 40 m pour cette dernière descente.
Arrivée : salle du trou du vent.

Tim a fait quelques manipulations pour compléter l?équipement et pour supprimer quelques éventuels frottements.

Tim a perfectionné la technique de la poignée chaussée. Il a aussi revu des techniques d?équipement telles que rechercher des amarrages, faire des fractionnements, etc.
Il a apprécié le fait d?aller jusqu?au fond, d?avoir un peu crapahuté au sol, et d?avoir vu le début de la salle du trou du vent.
Pour la première fois, Tim s?est retrouvé trempé par une cascade qui n?existait pas à la descente. A posteriori, il a apprécié cette expérience.

Carine a perfectionné sa technique d?équipement. A beaucoup travaillé les amarrages naturels.
Elle a beaucoup apprécié d?avoir atteint le fond de la cavité et d?être allée jusqu?à la salle du trou du vent. Elle a aussi beaucoup apprécié le travail avec sangles et dyneemas.

GOUFFRE CECILE, le 31 octobre 2023
Encadrante : Marjorie
Équipiers : Louise et Carine
Heure d?entrée : 10h30
Heure de sortie : 16h30

Progression : R4 P20 et P15
Carine a équipé le R4 et le P20, Louise a équipé le P15 nommé le puits noir. Carine a déséquipé le P15 et Louise a déséquipé les P20 et R4.

Carine a apprécié de voir qu?elle prenait confiance dans l?équipement. Louise a apprécié le fait que le trou était étroit. Elle a aussi aimé équiper des fractios, c?était la première fois. 


GOUFFRE BERNARD, le 01 novembre 2023
Encadrant : Nicolas
Équipiers : Louise et Carine
Heure d?entrée : cavité non trouvée

Les GPS ne fonctionnaient pas dans la zone de recherche.
Nous sommes entrés dans une cavité croyant que c?était le Bernard. Louise a équipé un plan incliné et le début d?un puits étroit. Nicolas s?est alors aperçu que la cavité ne correspondait pas à la topo du Bernard. Nous sommes ressortis vers 11h30 et avons cherché la Bernard durant une heure.

Finalement, nous nous sommes repliés sur le GOUFFRE BLAGNAC sans topo. Carine a équipé le puits d?entrée de 32 mètres nécessitant 70 mètres de corde. Elle l?a fait à l?aide des cordes d?entrée du gouffre Bernard (45 m + 20 m avec du rab), elle a trouvé cela très sympa. Louise a déséquipé.
Heure d?entrée : 10h30
Heure de sortie : 17h40

Retour de nuit laborieux car nous nous sommes perdus (problème de GPS dans cette zone). Un conseil : suivre les rubalises qui partent du trou.


GOUFFRE DUPLESSIS, le 02 novembre 2023
Encadrant : Jean-Pierre
Équipiers : Céleste et Carine
Heure d?entrée : vers 11h00
Heure de sortie : vers 16h00

Journée très pluvieuse et froide.
Carine a équipé le P48 arrosé.
Céleste a équipé le P22 et le P20.
Céleste a déséquipé ces deux puits et Jean-Pierre a déséquipé le P48.

Sortie du trou sous la neige.

Carine a aimé équiper les pendules du P48.


Bilan de ce stage : Super ambiance, supers cadres et très bonne organisation. Un grand merci à Paul, Marjorie, Nicolas, Jean-Pierre, Raphael, Pierre, Etienne, Sylvain, Sophie, Patrice, Louis, Eric et Alain pour leur bonne humeur, leur énergie et leur enseignement !!! Et un grand merci à Fabienne, Gérard et Nicolas pour l?intendance !!</description>
</item>

<item>
<title>Escalade et toboggan au Calernaüm</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1174</link>
<pubDate>Sun, 22 Oct 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Gwenaëlle M, Sylvain C, Arthur P, Lucas S (Sophitaupes), Théo G (Sophitaupes)
 
Les explorations à l?&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt;, portées par le &lt;i&gt;Collectif Calernaüm&lt;/i&gt; réunissant les clubs locaux, vont bon train. Des objectifs avancés se situant au fond des réseau I et II ont été travaillés et occupent bien les équipes et une escalade proche de la base des puits progresse également.
Cela fait un moment qu?Arthur et Lucas essaient de caler une date pour pouvoir réaliser une sortie ensemble et qu?Arthur puisse contribuer de nouveau &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1123&amp;quot;&gt; comme il l?avait fait en mars 2022&lt;/a&gt;, cela est chose faite 3 semaines en avance.
Gwen et Sylvain se joindront à l?équipe, l?objectif est à la base de faire 2 équipes, une qui poursuivra l?escalade du &lt;i&gt;Puits de la Plafonnière&lt;/i&gt; se trouvant non loin de l?entrée avec Manon et Théo à l?escalade et Lucas à la topo. Gwen, Sylvain et Arthur auront pour mission d?aller ré équiper le &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt; précédant les &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt;, de peut-être commencer une artif dans un puits attenant et accessoirement de se balader un peu.
 
Une urgence familiale privera Manon de sortie et on reverra la répartition des tâches à la baisse quelques jours avant la sortie. On conservera 2 équipes :
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt; Théo et Arthur à l?escalade et Lucas à la topo. &lt;/li&gt;
  &lt;li&gt; Gwen et Sylvain iront se balader jusqu?au &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt; précédant les &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
 
Sylvain rejoindra Arthur le samedi midi et ils partiront se balader du côté du &lt;a href=&amp;quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_Malpasset &amp;quot;&gt; barrage de Malpasset&lt;/a&gt; et chasser du cailloux en attendant de récupérer Gwen avant de repartir passer la nuit chez la mère d?Arthur.
Le lendemain, toute l?équipe se rejoindra au parking de &lt;a href=&amp;quot;https://www.oca.eu/fr/visites-individuels/decouvrez-le-site-du-plateau-de-calern &amp;quot;&gt; l?Observatoire astronomique du plateau de Calern&lt;/a&gt; à 8h (plus ou moins 20min). On se change, tout le monde est prêt et c?est le moment où Arthur choisi de marcher dans une énorme merde (certainement d?origine humaine) sur le parking? Il passera donc les 15 min de marche d?approche à se nettoyer dans l?herbe et les cailloux.
Arrivés à l?entrée de l?&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt;, on cache les bières de sortie et on rentre les uns après les autres sous terre : Théo, Arthur, Sylvain, Gwen et Lucas. On descend les 200m de puits en un peu moins d?une heure (l?aven est équipé en fixe pour les explos) en profitant d?une douce odeur d?excréments au démarrage. L?équipement est globalement assez agréable malgré les pendules, certaines portions ont même été améliorées depuis 2022 avec la pause de barreaux métalliques dans une oppo remontante glissante. En bas du &lt;i&gt;Puits Goliath&lt;/i&gt; (le dernier), en attendant Lucas, Sylvain s?occupe en trouvant des fossiles de Nummulites, on les stocke en évidence pour en remonter quelques-uns au retour.
Le groupe avance de concert, on voit qu?il y a de l?eau, plus que d?habitude. L?épisode méditerranéen de l?avant-veille se fait encore sentir sous terre. On rejoint un actif qui coule sur les marnes du Crétacé et sous un ciel de calcaire du Jurassique jusqu?à atteindre la &lt;i&gt;Galerie des Dolmens&lt;/i&gt;. Oui, oui, vous avez bien lu le plafond est plus ancien que le sol, ceci s?explique par un front de chevauchement, l'écaille de Calern venant chevaucher, vers le sud, l'écaille de Caussols, sous l'effet de la poussée alpine. L'accident frontal du chevauchement est masqué à l?extérieur par les éboulis mais il peut être observé très nettement en souterrain.
&lt;a href=&amp;quot;https://www.persee.fr/doc/karst_0751-7688_1991_num_18_1_2269 &amp;quot;&gt; [GILI, Eric - 1991]&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&amp;quot; https://www.researchgate.net/publication/258177113_Le_polje_de_Caussols &amp;quot;&gt; [GILI, Eric - 2005]&lt;/a&gt;
Sylvain y laissera tomber son Armytek pour la retrouver au retour.
On arrive rapidement au &lt;i&gt;Puits de la Plafonnière&lt;/i&gt; et on fait une petite pause pour préparer le matériel. Gwen et Sylvain partent ensuite en direction du &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt; tandis que Lucas se lance dans sa topo de la coupe transversale de la galerie et que Théo et Arthur montent sur la plate-forme d?où partira la suite de l?escalade.
Le but de l?escalade est de réaliser une traversée de la zone pour aller inspecter une lucarne se situant de l?autre côté. Théo se lance armé du perfo de Lucas et Arthur l?assure. La situation n?est pas des plus agréable car l?un comme l?autre sont sous l?eau qui tombe en pluie assez nourrie. Arthur s?en sortira moins trempé que Théo car il aura sorti son poncho durant l?opération. L?escalade est réalisée assez rapidement (moins de 1h30), les prises sont nombreuses mais la qualité de la roche laisse à désirer.
Arrivé de l?autre côté, Théo va inspecter la lucarne. Résultat : une galerie de 10m assez joliment concrétionnée qui donne sur un puits remontant en haut duquel Théo apercevra la lumière d?Arthur. Il s'agit donc simplement d'une cheminée parallèle au maigre intérêt...

De leur côté, Sylvain et Gwen ont découvert la suite du &lt;i&gt;Réseau I&lt;/i&gt; en suivant les rubalises et catadioptres, ce qui ne leur empêchera pas deux trois détours dans la &lt;i&gt;Galerie du Dolmen&lt;/i&gt; avant de pouvoir enfin se tenir un peu debout sans avoir peur de glisser à la &lt;i&gt;Salle des Magots&lt;/i&gt; Ils continueront en faisant attention à ne pas glisser, la boue est joueuse ! Ils se demandent où ils en sont dans cette partie paumatoire lorsqu?ils sont dans la &lt;i&gt;Galerie des Druides&lt;/i&gt; mais il reste du temps et ils ont envie de continuer même si la boue et les passages glissant ne sont pas toujours des plus accueillants. L'objectif du &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt; à -400 a été atteint et en le descendant, Sylvain constate qu'il pleut vachement plus en bas et cela nous dissuadera de continuer, l'endroit semble parfait pour faire demi-tour. Ils feront la pause casse-croute avant de repartir dans l'autre sens. Un dispositif avec un bouchon de liège est installé pour savoir si l'actif monte jusque-là lors des crues (dispositif du type Bilborupt, installé lors de la dernière sortie d?Arthur au &lt;b&gt;Calernaüm&lt;/b&gt;). Celle de cette semaine ne l'aura pas fait sortir de son socle. Au retour, Sylvain fait une belle glissade alors qu'un bout de sol se détache mais heureusement sans se blesser. Gwen se fera aussi quelques frayeurs en choisissant des prises qui n'étaient apparemment pas fiables. La remontée est assez fatigante et nous nous surprenons à avoir vite chaud en étant essoufflés (Gaz ou manque de pratique spéléo?). 
 
Théo ne se sentant pas de déséquiper sa voie d?escalade dans sa condition humide actuelle et ne pouvant pas poser une corde pour descendre jusqu?en bas, il reviendra sur plateforme de départ en expérimentant le premier parapluie belge de sa vie. Une fois qu?il aura rejoint Arthur, les 2 camarades redescendront dans la galerie pour manger et se réchauffer. C?est à ce moment-là que Gwen et Sylvain reviendront de leur promenade, timing parfait pour apporter le sandwich et aider à construire le point chaud, il est déjà 15h et on est dimanche, il leur faut rentrer. Le problème est qu?il faut impérativement récupérer la corde d?escalade et les amarrages, que Théo ne sera pas opérationnel tant qu?il ne sera pas un peu réchauffé et que Lucas ne se sent pas de déséquiper. Arthur doit donc se séparer du reste des abimés, ils rentreront sans lui.
 
Gwen et Sylvain remontent donc tranquillement vers 15h45, récupèreront au passage l'Armytek perdue et prendront leurs temps dans les puits. Gwen s'agacera à faire des erreurs de débutantes d'emmelage de cordes avec le kit ou la pédale mais ils seront dehors vers 18h pour une belle tombée du jour sur ce plateau lunaire.
Ils repasseront chez la mère d'Arthur déposer ses affaires et récupérer les leurs avant de rouler vers l'ouest et quitter le 06.

Arthur remonte sur le palier et commence à déséquiper la vire par le bas. 3 points sont facilement enlevés, mais Arthur fera machine arrière pour préférer une autre approche. Lucas le rejoint sur la plate-forme et Arthur remonte, sur le parapluie belge pour rejoindre la lucarne via la corde statique. Arrivé en haut, la corde statique est détachée de la plateforme, verdict elle est trop courte et n?atteint pas le sol de la galerie. Cela avait été anticipé et Arthur réalisera sa plus belle jonction de corde avec un n?ud de chaise triple. Il partira ensuite déséquiper la voie d?escalade en la rééquipant en technique spéléo avec la corde dynamique en place jusqu?au dernier amarrage puis en la déséquipant dans l?autre sens. 
La dernière difficulté sera de réussir à équiper la corde de descente sans frottement, ce qui n?est pas des plus aisés avec la piètre qualité de la roche et l?eau qui continue de tomber du plafond. Un petit peu fatigué, Arthur optera pour la solution de facilité qui est de se contenter de déplacer un amarrage et d?installer une déviation pour que la corde tombe jusqu?en bas sans frotter (réglage au « poil de cul près »). Lui qui pensait en avoir pour 30min au maximum aura mis près de 2h30 pour réaliser cet exercice dont il n'a pas l'habitude. La difficulté pour les suivants sera de rééquiper cette verticale de manière plus confortable pour éviter une tirée de 40m avec passage de n?uds et une proximité importante avec les parois.
Une fois en bas, les 3 compères rangeront le matériel et commenceront leur remontée. Arrivés en bas des puits Arthur récupèrera quelques fossiles pour se charger un peu plus et la montée se fera de manière fluide sans qu?il n?y ai de bouchons.
Arrivés à l?enchaînement R3, R4, P20 pour sortir, une odeur familière et désagréable se fera de nouveau sentir. On avait presque oublié ce détail qui sera à 2 doigts de faire vomir Théo !
Les 3 retardataires auront remonté les 200m de puits en 1h30 et sortiront à 21h15. On boit une chope bien méritée à la sortie du trou sous les étoiles puis on rentrera chacun chez soi, Lucas devant faire un petit détour pour déposer Arthur.
La sortie d?aujourd?hui aura été intéressante et aura fait un peu progressé l?explo, mais ce n?est pas encore la découverte de kilomètres de galeries vierges.
 
TPST : 12h pour l?équipe escalade 8h15 pour l?équipe &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt;
 
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/hlFG-C4wMyQ?si=Xu9mSKWkMgekdO3s&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Notre 1ère à Hotton</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1182</link>
<pubDate>Sat, 14 Oct 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Vendredi&lt;/u&gt;
On se retrouve tous Arthur, Xis, Clement N et Anne à Bussy-St-George. Arrivée au chalet vers 23h30, juste le temps de prendre une petite bière et dodo
 
&lt;u&gt;Samedi matin&lt;/u&gt;
On a rendez-vous avec les belges à 10h, heure d?ouverture des visites. Après un moment sur le parking à faire des essais non concluant de systèmes de ventilation, nous pénétrons dans la grotte. 1er puits vite descendu ?.. en ascenseur. Puis, après avoir suivi une petite portion de la partie aménagée, nous poursuivons avec un toboggan style Aquaboulevard mais sans eau à l?arrivée avant de descendre une échelle un peu bringuebalante.
Nous progressons ensuite jusqu?à une main courante. Là on se sépare en 2 groupes. Avec Xis, comme on n?est jamais venu on part visiter le &lt;i&gt;Réseau III&lt;/i&gt;, tandis que Clément et Arthur partent vers la désob.
On se retrouve pour déjeuner à l?entrée du boyau de désob
Après-midi à creuser
Apres un tour au supermarché pour refaire le plein de bières, soirée barbecue au chalet et dodo
 
&lt;u&gt;Dimanche&lt;/u&gt;
Encore à 10h sur le parking.
Le groupe se scinde en 2 : les Français vont faire un peu de tourisme, pendant que les belges (Serge, Etienne, Vincent) iront creuser
On part donc voir l?aval de la grotte : une belle galerie avec de grands volumes On arrive à la &lt;i&gt;Cascade&lt;/i&gt; en désescaladant au milieu de blocs qu?on se demande comment ils tiennent. Puis on poursuit jusqu?à l?effondrement créé par les exploitants de la carrière où l'on verra un murin avant de rebrousser chemin et de nous diriger vers la désob. 
En passant au niveau du &lt;i&gt;S4&lt;/i&gt;, Arthur remarque une forme étrange dans l'eau, il s'agit d'un morceau d'os (diaphyse complètement creuse) d'environ 10cm de long et 3-4cm de diamètre, intégralement recouvert d'une couche noire d'oxyde de manganèse. Se disant que Serge devrait pouvoir le faire identifier facilement au Muséum de Sciences Naturelles de Bruxelles, Arthur le pose sur son kit à l'entrée du boyau. 
Pause déjeuner, puis Arthur part creuser avec Serge tandis que Clément, Xis et moi essayons de vider la &lt;i&gt;Lac du Dromadaire&lt;/i&gt;. Malheureusement le tuyau est pincé en plusieurs endroits et nos essais d?amorçages resteront vains.
Sur le chantier c'est ambiance Star Wars avec Serge qui se prend pour Dark Vador en reprenant son souffle grâce à une bouteille d'oxygène qu'il a apporté.
On aura progressé d'un peu moins de 2m sur cette session et l'on arrive dans une zone plus torturée où les formes d'érosions se mélangent avec une fracturation bien marquée. On observe également quelques traces montrant l'existence d'un écoulement pas trop ancien (surcreusement dans la couche superficielle de glaise et petits galets de glaises de moins d'un cm de diamètre). C'est peut-être bien de là que venait l'eau qui avait inondé le chantier.   
17h approche, je prends le chemin de la sortie avec Etienne et Vincent. Xis et Clément nous suivent tandis que les derniers feront une session nettoyage des outils devant le &lt;i&gt;S4&lt;/i&gt;. Puis à la sortie Serge et Arthur, impressionnent tellement un jeune visiteur que celui-ci demande s?il peut être photographié à coté de ses héros.
Sur le parking, Serge se rend compte qu'il a oublié l'os sur le bord de la rivière, &amp;quot;Pas grave, on le récupérera la prochaine fois, de toute façon il ne risque pas d'y avoir une crue...&amp;quot;
Retour au chalet, rangement, ménage et petite bière avant d?aller à l?incontournable étape de la friterie. Puis retour maison

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/6v9R7CS8mUM?si=y0o5rkhtiDAu1h_F&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Anne</description>
</item>

<item>
<title>Canyon fin de saison dans l'Ain</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1261</link>
<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Derniers canyons de la saison, on part donc chez les copains belges avec 2 nouvelles recrues pour le canyon Emilie et Jo, à Seyssel (dans l'Ain, pas en Haute-Savoie, ça n'a strictement rien à voir).

&lt;u&gt;Samedi 30 septembre 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon du Grenant&lt;/b&gt;
Participants : Emilie G, Jo B, Seb G, Carole G, Arthur P, Jérôme C, Amaury B, Caroline B

On fait un peu de route, mais on permet à Caroline de nous rejoindre en se levant un peu plus tard.

Le canyon est forestier, on enchaîne les obstacles qui n'excèdent pas quelques mètres.
Malheureusement, dès les premiers obstacles, Emilie G se tord la cheville. La suite de la descente sera supportable tant qu'elle progressera dans l'eau froide.

Arrivés sur une petite cascade, les cadres diplômés sont unanimes, ici le top serait de faire une déviation largable. On restera quasiment 10 min à phosphorer sans que personne ne se rappelle la manière de faire. On descendra donc en gérant le frottement de manière plus classique.
En bas de la cascade, éclair de génie, ils se rappellent enfin, mais trop tard !

Le canyon est globalement très ludique avec un engagement faible. Une partie est même longée par un sentier de promenade où l'on croisera des curieux.



&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Scz6X400ttc?si=BRCyhN6BDzOCGtNW&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


&lt;u&gt;Dimanche 01 octobre 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon du Groin&lt;/b&gt;
Participants : Jo B, Seb G, Carole G, Arthur P, Jérôme C, Amaury B, Caroline B

Aujourd'hui Emilie sera de repos pour ménager sa cheville et Jérôme préférera rester au sec.

Le groupe part faire LE canyon emblématique du coin que Sébastien n'a jamais réussi à faire tant les conditions de débit et de météo doivent être au top.

Le &lt;b&gt;Canyon du Groin&lt;/b&gt; est alimenté, juste en amont du départ, par une résurgence de type vauclusien pouvant brusquement monter en charge. S'il pleut trop le jour J et les jours précédents on risque la crue. Temps de mise en charge env. 5min !!! Pour s'assurer que l'on ne risque rien il faut consulter la &lt;a href=&amp;quot;https://www.vigicrues.gouv.fr/station/V142501001&amp;quot; title=&amp;quot;Vigicrue&amp;quot;&gt;Station Artemare de Vigicrue&lt;/a&gt; et aller vérifier la résurgence qui se situe juste à l'amont du canyon. Si l'on sort d'une période sèche, alors l'eau est stagnante et on n'a vraiment pas envie d'aller nager dans ce bouillon de culture...
Coup de chance pour nous, les conditions sont au top !

Arrivés sur place, tout le monde se prépare et là c'est le drame !
Caroline a oublié son baudrier à Seyssel, pour aller le chercher cela fait prendre un retard d'au minimum 1h avec l'aller-retour en voiture. Au début résignée à nous attendre le temps du canyon, on trouve finalement une solution satisfaisante. Les obstacles étant rapides à passer et la plupart pouvant se sauter, elle fera la descente du canyon sur un baudrier de réchappe fait avec un anneau de sangle et un mousqueton HMS, doublé par un torse MTDE Garma qui lui permettra d'avoir le confort d'un presque baudrier. Caroline nous dira à la fin du canyon avoir oublié qu'elle n'était pas dans un vrai baudrier.

L'équipe au complet finit donc par partir vers le départ du canyon qui consiste à descendre un encaissement d'environ 10m pour atterrir dans une partie profonde où il est nécessaire de nager un bon moment.
Attention à ne pas se pencher sans être longé, cela peut mal finir.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/8gP1-KltHEU?si=rBOL5xqH25u-6af-&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

La première partie du canyon consiste à une longue nage comportant des siphons obligatoires si le niveau d'eau est suffisamment haut (ce qui était notre cas), ainsi que des zones pouvant être très sombres. On avait heureusement prévu une lampe frontale chacun.

L'eau est fraîche et le débit correct, on avance bien en passant les courts siphons en apnée et on arrive à la première partie se passant dans l'obscurité. Une vasque suspendue qui donne sur une cascade dont le relais est difficilement trouvable rapidement sans frontale. L'ambiance est très chouette. 
S'en suit de nouveau une longue nage dans la quasi obscurité, une partie de marche en rivière et on arrive sur les derniers obstacles.
On profitera de la dernière cascade pour remonter et sauter dans la vasque finale à de nombreuses reprises.

Caroline repart vers Chamonix directement après le canyon, elle ne pourra donc pas goûter aux fameux boulets liégeois de Jérôme. Amaury, lui reprend la route le soir après le repas.


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/YfWl8jFTVkI?si=IQYNCxLtCPhtYtqo&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;



&lt;u&gt;Lundi 02 octobre 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Les Gorges de la Vézeronce&lt;/b&gt;
Participants : Jo B, Carole G, Arthur P

Dernier canyon du week-end, Seb restera télétravailler avec Emilie, Jérôme ira travailler tout court tandis que Jo, Carole et Arthur iront faire &lt;b&gt;Les Gorges de la Vézeronce&lt;/b&gt;, petit canyon du coin à priori pas dur, pas long et sympathique.

On suit les indications de &lt;a href=&amp;quot;https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon-description/225/topo.html&amp;quot; title=&amp;quot;Description Gorges de la Vézeronce&amp;quot;&gt;Descente Canyon&lt;/a&gt; pour trouver le départ du canyon &amp;quot;Au pylône électrique continuer tout droit sur 300m, puis à droite pour rejoindre le départ.&amp;quot;
Le problème c'est que les pylônes électriques ont en général une particularité, il y en a un devant et un derrière...
On suivra la route qui nous semblera la plus logique, on passe devant une cavité fermée par une grille puis on descend dans le canyon par un sentier un peu casse gueule.
Arrivés au premier obstacle, constat sans appel, on a loupé les 2 premiers rappels.

Les &lt;b&gt;Gorges de la Vézeronce&lt;/b&gt; forment un joli canyon forestier, les vasques sont remplies mais seul un petit filet d'eau coule. 
Comme le canyon est facile, c'est l'occasion pour Jo de pratiquer l'équipement, il s'en sort pas mal.

On commence fort en s'engageant à pieds sur une piste récemment créé par des engins de chantier qui nous fait passer devant une grotte fermée par une grille, on rejoint le canyon en contrebas par un chemin qui n'en est pas vraiment un. Pour cause, on a loupé les 2 premiers obstacles !

Le canyon est joli et forestier mais plusieurs obstacles ne sont pas brochés. On désescalade où c'est possible ou on bricole sur des A.N.

Le descriptif mentionne &amp;quot;Pas d'amarrage intermédiaire au C7 et C9 : elles s'enchainent, 2 points RD, attention au coincement de corde&amp;quot;. 
On ne se rend évidemment pas compte tout de suite que l'on est sur la C7, Carole cherche donc un long moment le relais en haut de la C9 (en même temps, pourquoi n'avoir pas mis d'amarrage et devoir gérer un frottement si long ?).
On finit par équiper toute la longueur à partir du haut, on descend et on croise les doigts pour ne pas coincer la corde... ça passe !

Le rappel final donne sur un  &lt;i&gt;Pain de Sucre&lt;/i&gt;, grosse stalagmite qui s'est formée en bas de la cascade. 

En résumé un court canyon, joli et sympa à condition de savoir s'adapter au manque d'équipement.



&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/IVl1BWNQiRQ?si=y1iLa57ezk3I18vM&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>WE Légarde-Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1173</link>
<pubDate>Fri, 29 Sep 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Objectif du WE, reprendre en douceur la spéléo avec un WE en deux parties, le samedi, visite de la Légarde, et le dimanche visite au Dahu.

Samedi, levée matinale vers 8:00, nous avalons rapidement nos petit déjeuners et préparons les kits pour l?équipement de la Légarde.
Départ 9:30 pour rejoindre deux locaux (Sophie et Jean spéléo aux Spiteurs Fous, un club local, des amis rencontrés en partie au stage secours national).
Une fois les retrouvailles faites, direction le trou où Clément et Clément se chargeront d?équiper les puits jusqu?à la trémie.
Ça déroule bien et nous sommes tous en bas au bout de 1:30. 
Arrive enfin la redoutée trémie dont le nom fait trembler les IMC&gt;12. Sophie, la plus expérimentée (flexible et au profil avantagé) se lance dans la trémie en première, tandis que nous suivons sagement son parcours. Quelques passages étroit plus tard, nous arrivons à une bifurcation. Sophie prend à droite pensant reconnaître le chemin (et elle avait raison c?est bien l?ancien cheminement avec les 7 étroitures) et Jean nous conseille de prendre le passage de gauche car pour lui : « c?est le shunt qui permet de ne pas se taper tous les passages étroits », et il avait raison !
Chacun prend donc l?option qu?il préfère et nous nous retrouvons tous en dessous de la trémie.
Arrivé tout en bas des cordes, deux choix s?offrent a nous, soit la galerie de la boue (?.. bof), soit la grande galerie. Nous prenons la grande galerie car Sophie voulait nous montrer le fond en cours de désob en agrémentant la visite de quelques anecdotes. 
Une fois le fond atteint, il est temps de manger, il est 13:30. Le froid s?installe, et voulant allumer sa bougie pour se réchauffer, Clément constate que son briquet fonctionne mal et que le bougie ne s?allume pas? Du gaz vous dites ?
Le repas est rapidement englouti et débute la remontée à la surface.
Tout le monde sera sorti et au parking à 17:30, direction le gîte pour continuer à discuter, boire l?apéro et manger ensemble. 
TPST 5-6 heures

Dimanche, après une soirée fort sympathique, la troupe se trouve encore en forme et décide de partir vérifier si au Dahu la VM3 est passage (et siphonable). Ce coup là Sophie et Jean ne nous accompagneront pas, de même que Tonio, qui préfère prendre en charge le ravito fromage et la désob de surface.
Après avoir rejoint la zone d?entrée du Dahu, nous remarquons que la zone est fortement chahutée. Des arbres couchés et des traces de glissement de terrain sont visible partout?. Nous craignons que l?entrée ne soit rebouchée.
Après 30 minutes de recherche, Nous retrouvons finalement l?entrée derrière un petit tas de terre que Tonio mettra 1 heure à nettoyer.
Clément, Clément et Christian entrent donc sous terre vers 11:30 avec deux objectifs : ré-équiper la pince à linge, et aller jusque dans le collecteur (principalement pour faire rager Arthur;) ).
La visite se passe bien même si le ré-équipement prend du temps. La VM3 se passe (humide mais faisable) et mieux, Clément réussi à amorcer un siphonnage grâce au tuyau resté en fixe à cet effet.
Sortie vers 17:30, il faut encore laver le matériel et rentrer à Paris.
Finalement nous aurons fait ce WE à l?envers car une visite au Dahu est bien plus physique qu?une visite à la Légarde.

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</item>

<item>
<title>Visite au Réseau du Chaland </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1169</link>
<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce vendredi nous partons pour la Haute Saône. Ça fait longtemps que Déborah aimerait visiter le réseau du Chaland et elle décide d?organiser sa première sortie, chouette il y a des personnes motivées !

Vers 19h Clément passe chercher Carole et Arthur, puis Déborah, en route ! Après 3H30 de route, nous nous installons dans le &lt;a href=&amp;quot; https://www.destination70.com/dormir/campings/F97951_camping-le-moulin-gourgeon.html&amp;quot;&gt; camping le Moulin &lt;/a&gt; à Gourgeon, après quelques tergiversations et débats sur l?endroit idéal ou placer notre tente, nous avons un habitat quatre places tout confort pour la nuit. On est seul dans le camping, sous l?éclairage de la lune. On profite d?une petite bière avant d?aller se coucher. 

&lt;u&gt;Samedi&lt;/u&gt; :
Le soleil s?impose dans notre tente nous forçant à nous lever un à un. Des tables sont à notre disposition ; c?est parfait ! On sort les réchauds pour le petit déjeuner aux flocons d?avoine. La dame qui gère le camping passe nous dire bonjour et demander le règlement des comptes. Après la préparation du matos, on se met en route. Direction le &lt;b&gt;Puits des Petites Chailles&lt;/b&gt; du &lt;b&gt;Réseau du Chaland&lt;/b&gt;, 10 minutes et 9 km de voiture plus tard, on est déjà arrivé. Clément et Déborah partent chercher l?entrée du trou, pendant que Carole et Arthur vont visiter la forêt. Grâce à Clément qui a le repère GPS, on trouve rapidement la buse d?entrée dans un bois, après avoir traversé un champ. Au retour, on trouve un chemin plus simple au milieu des épis de maïs (longer la limite entre le champ et la pépinière qui est grillagée, en restant à l'extérieur de celle-ci). On s?équipe tous les quatre de nos néoprènes et on retourne ensemble jusqu?à la buse, il fait chaud, on a hâte d?être sous terre. Clément équipe les puits d?entrée, ils ne sont pas très long et on arrive rapidement sur des échelles en fixe, c?est très confort. 

On commence ensuite par la rivière pendant environ 1 km, l?eau n?est pas aussi haute que ce qui avait été décrit dans les autres résumés le haut de néop est donc de trop en cette période d?étiage, un déshabillage s?impose pour certains. On progresse dans de très belles galeries concrétionnées, c?est trop beau ! Après une pause repas dans la &lt;i&gt;Salle du Bar-Tabac&lt;/i&gt;, on arrive le semi fossile, très jolis également mais beaucoup plus boueux. Il faut avoir les chaussures bien accrochées aux pieds (ploch ploch font nos chaussures). Glissade après glissade on arrive dans le fossile, et on alterne entre boue profonde et moins profonde, mais au plafond et sur les parois ça reste toujours aussi beau. Après le dernier km, on arrive au laminoir sélectif ; Clément se lance le premier, hormis le croll qui frotte un peu il arrive facilement de l?autre côté, Déborah le suit sans difficulté. Arthur abandonnera ses partenaires (soit disant sa néop était trop grosse, ouais ouais). Clément et Déborah visiteront la salle de la chapelle sextine et ses concrétions tombées en mikado. Puis ils feront demi-tour, car il est déjà tard, même si l?envie de continuer est présente.

Le retour est laborieux, on n?avance pas très vite dans la boue (sauf quand ça descend), une glissade par ci et par là et on revient dans la rivière, la progression prend directement une autre allure, c?est beaucoup plus simple. On retrouve rapidement les échelles d?entrée, Arthur déséquipera. 

Tout le monde est sorti, au niveau du ressenti il y a clivage : Déborah a adoré la grotte et a hâte d?y retourner, Arthur a détesté la partie dans la boue, pour lui c?est non sauf si on reste dans la rivière, c?est que les néoprène 5mm était vraiment de trop avec cet étiage prolongé, on a littéralement crevé de chaud. Carole qui mettait 12/10 à la sortie au début, se transformera en 8/10 après la boue. Heureusement Clément, aussi curieux de voir la suite que Déborah, n?est pas contre l?idée de revenir. Le soir c?est avec nos petits réchauds qu?on testera la recette soupe/semoule d?Arthur, entouré des résidents permanent du camping : les petits chats.

TPST : 09h30

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&lt;u&gt;Dimanche&lt;/u&gt;
C?est encore une fois la chaleur qui nous réveille. On prend notre temps pour prendre le petit déjeuner.  Carole décide de ne pas aller sous terre,  Déborah restera avec Carole car elle a toujours mal au pied d?une glissade de la veille. 
Clément et Arthur se mettent en route et partent faire le &lt;b&gt;Réseau du Chaland&lt;/b&gt; par l?entrée du &lt;b&gt;Deujeau&lt;/b&gt;. 

Le but est de faire une sortie rapide, on décide de ne faire que l'aval, si possible jusqu'au siphon menant vers le reste du &lt;b&gt;Réseau du Chaland&lt;/b&gt;. Malgré des topos indiquant des coordonnées parfois divergentes, on trouve le trou assez rapidement, dans une petite doline dans un bosquet bordant la route.
On équipe la buse d'entrée, après ce petit puits on est rapidement en bas. Il faut faire attention aux habitants des lieux, car il y a de la vie : à peine en bas on croise des tritons, une grenouille et divers insectes. 
Une fois les pieds dans la galerie principale, surprise: le niveau est très bas, on ne voit pas l'eau, seulement du sable: par où est l'aval ? La topo n'est pas assez précise, mais on sait qu'on doit aller au sud. On n'a pas de boussole, mais on essaie d'estimer la direction par rapport à la surface et à notre descente du puits. On donne tous les deux la même estimation, c'est par là ! On part donc à gauche, mais c'est assez bas, on avance à quatre pattes. L'intersection attendue avec une galerie ne vient pas, et malgré l'eau plutôt stagnante (et remplies de niphargus) on finit par déceler un petit courant dans le mauvais sens. Perdu! C'était à droite en bas du puits, on fait demi-tour.

Côté aval, c'est au départ plutôt haut et étroit mais on se retrouve assez vite également à quatre pattes. En arrivant dans un laminoir pour contourner un effondrement on commence à se dire que si c'est tout le long comme ça on risque de ne pas aller bien loin ! Mais heureusement, une fois ce laminoir passé on arrive dans des volumes plus importants, et on progresse en marchant normalement. 
La grotte est creusée par la &lt;b&gt;Rivière du Deujeau&lt;/b&gt;, un affluent du &lt;b&gt;Collecteur du Chaland&lt;/b&gt;, et finalement elle est assez différente de celle de la veille. 
Il y a moins de concrétions, mais c'est propre et il n'y a quasiment pas de trace de boue. La grotte est assez variée : on a des alternances entre des parties assez larges type salles d'effondrement (où on progresse parfois sur des blocs), de la rivière assez large et peu profonde, et des passages en méandre hauts et moins larges.
Le niveau est bas, là encore la néoprène n'était pas nécessaire (on n'avait mis que le bas, mais une sous-combi était suffisante).
A part un passage bas (voute mouillante, mais où on n'a pas eu à se mouiller tant que ça), la progression reste confortable. Dans les parties étroites on est la plupart du temps en bas du méandre, dont les bords sont assez joliment découpés. 
On fait demi-tour à cause de l'heure, au pied d'une petite escalade rendue nécessaire par un effondrement. Pas le temps d'aller au siphon terminal, on aurait sûrement pu l'atteindre si on n'avait pas perdu de temps dans l'amont au début.

TPST 2h30 (sortie assez courte).

Au final, les deux grottes sont assez faciles (peu de corde), plutôt variées et complémentaires l'une de l'autre. Elles pourraient servir de sortie d'initiation, à condition de prendre au moins un bas de néop pour le Chaland (pas strictement nécessaire en étiage, mais nécessite de prendre des vires pour contourner des vasques) et de s'arrêter après la rivière, pour ne pas faire la partie boueuse qui est un peu pénible.

Pendant ce temps, les filles nettoient une partie du matos perso au camping, profitent du soleil et font connaissance avec les nouveaux arrivants du camping. Quand Arthur et Clément reviennent, on part laver le matos dans la &lt;b&gt;Résurgence de la Gourgeonne&lt;/b&gt;, où on se fera arrêter plusieurs fois par des anciens du village qui pensent que l?on va plonger. Une fois les locaux rassurés et le matos lavé, on se remet en route pour Paris, terminant ce super weekend ensoleillé !

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</item>

<item>
<title>Grotte de Hotton : creuse et balisage</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1168</link>
<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur P, Clément P, Déborah D, Serge D (CSARI), Sophie V (CSARI), Nico P (CSARI), Vincent F (CSARI), Pascal S (SCB)

Après avoir passé un samedi bien rempli au XVème Rallye spéléo de la basilique de Koekelberg, il est temps de se remettre à nos activités belges classiques : creuser dans la &lt;b&gt;Grotte de Hotton&lt;/b&gt;. Dommage pour cette fois-ci on sera limité à une seule journée d?efforts.
Toute l?équipe se retrouve de bon matin le dimanche sur le parking de la grotte touristique.

En arrivant, Arthur va vérifier le niveau d?eau au &lt;i&gt;Dromadaire&lt;/i&gt;, il y a de l?eau dans le lac mais rien dans les gours ni dans le puits.
Le reste de l?équipe part dans le boyau, le chantier est légèrement humide en arrivant, on vide donc 2 seaux d'eau pour assécher la zone avant de commencer à creuser. Pas besoin de siphon/tuyaux/pompe pour cette fois, une zone un petit peu en amont permet d?infiltrer l?eau dans des couches perméables plus profondes. Le front de taille lui-même est au sec, l'eau s'accumule quelques mètres avant (de l?eau percole par le plafond). En partant on fera un petit barrage pour empêcher l?eau d?envahir le front de taille situé un peu plus loin et on laissera un bac en plein milieu du chemin et un seau en amont pour essayer de collecter un maximum d'eau.
La place pour stocker les déblais manque pour le moment au niveau du front de taille, on traîne donc des bacs vers l'arrière pour les vider dans la galerie. On peut facilement occuper 4-5 personnes à plein temps de cette manière : 1 qui creuse, 1 ou 2 qui transportent les bacs, 1 ou 2 qui vident. On a également essayé 1 qui creuse et 1 qui remplit les déblais dans les bacs mais il n'y a pas beaucoup d'espace. Il faut aussi élargir le chemin d'accès, ce qui fait qu'avec les roulements pour les pauses on n'était pas de trop à 7.
Les nouveaux bacs ont été très utiles, merci à celui/ceux qui les ont fabriqués.
Le CO2 commence à être vraiment problématique : c'est ce qui nous aura fait arrêter, on n'arrivait plus à reprendre notre souffle au bout du chantier.
En illustration, un graphe du capteur de Clément, positionné au front de taille pendant toute la journée. CO2 en rouge : ça monte en continu pendant toute la séance et on atteint un nouveau record de 4.3% !!
Il ne faut trop se fier à l'altitude en bleu, le zéro a été fait en bas de l'ascenseur.
A noter que naturellement, avant qu'on arrive, il y avait déjà 0.9% de CO2 dans la grotte et un peu plus d'1% dans le boyau. Il n?est finalement pas certain que l'on aurait pu faire une 2ème séance dans de bonnes conditions si on avait eu 2 jours à disposition.

En fin de journée le front de taille aura bien avancé, environ plus de 2m, mais on n'a malheureusement pas pris de repère avant de commencer. On aperçoit de mieux en mieux la suite et bientôt il nous sera de nouveau possible de stocker les déblais sur les côtés. On commence par contre à se demander dans quelle direction il nous faudra creuser lorsque les déblais combleront la galerie jusqu?au plafond comme il le font quelques mètres plus loin.

Durant la séance, Clément a fait un mini balisage, pour tester un système de balises qu'il avait fabriqué mais qu?il n?avait pas vraiment eu l?occasion de tester sous terre.

&lt;u&gt;Description de l?opération&lt;/u&gt; :
Balise 1 fixe, posée dans la &lt;i&gt;Galerie des Détos&lt;/i&gt; au niveau du repère +60m (au niveau d'une petite cloche où on se relève et où de l'eau goute d'ailleurs légèrement du plafond).
Balise 2 mobile, dans la galerie du &lt;i&gt;Dromadaire&lt;/i&gt;, le but étant de localiser la balise 1 par rapport à cette grande galerie.

&lt;u&gt;Résultat&lt;/u&gt; :
 La cote +60m de la &lt;i&gt;Galerie des Détos&lt;/i&gt; correspond au milieu du lac qui se trouve avant le &lt;i&gt;Dromadaire&lt;/i&gt;, la précision semblait inférieure à 1m. 

Il y a eu quelques problèmes de faux contact sur la balise 2 donc une seule mesure a été réalisée. Le signal passait très bien sur ces quelques mètres, mais on ignore encore la portée max du système (jamais testé en conditions réelles), et en particulier on ne sait pas si ça permettrait de faire un balisage avec la surface.

En illustration, un schéma &amp;quot;rapide&amp;quot; correspondant à l?opération. Les balises ont été rajoutées en vert.
Sur le dessin le point 2 est assez proche de la réalité.
La position de la balise 1 (côte +60m) a été placée par défaut en dessous de la balise 2 sur le dessin. Il faudrait vérifier sur la vraie topo si cela correspond bien. 
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S?il y a un doute, il faudra refaire des mesures plus sérieuses une prochaine fois lorsque les faux contacts seront résolus.
Les informations qu?il serait intéressantes d?obtenir sont par exemple :
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt; Relier la mesure en haut à un vrai point topo, ce qu?il n?a pas été fait&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt; Essayer d'estimer l'écartement horizontal entre les 2 galeries (mesure en 2D X/Y, mais Z est compliqué)&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt; Baliser également le front de taille &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/IWBNWWfDRU4?si=tD7mDPbRQf33LUwW&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Koekelberg 2023: XVème Rallye Spéléo de la Basilique </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1177</link>
<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En cette fin août nous partons à Bruxelles pour participer à un événement qui n'a pas eu lieu &lt;a href=&amp;quot;http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1097&amp;quot;&gt;depuis quelques années&lt;/a&gt; : le Rallye Spéléo de la Basilique de Koekelberg.
Cette basilique Bruxelloise peut en effet être équipée de divers parcours de corde, et 
un événement est organisé de temps en temps (pas tous les ans) par le GS REDAN, club qui a ses locaux dans les sous-sols de la basilique. 

Les inscriptions s'étant rempli assez vite pour avoir un créneau le samedi, nous ne sommes que 4 d'Abimes à y aller (mais nous croiserons beaucoup de connaissances d'autres clubs).
On loge chez Serge et Sophie, des amis belges du CSARI, que nous remercions pour leur hospitalité.

La journée commence par l'inscription et le passage d'un petit test technique dans le local, pour vérifier qu'on sait bien progresser en sécurité. 
On a évidement droit à quelques parapluies belges, ce qui permet de se rappeler comment on les passe : indispensable car il y en aura beaucoup sur le reste de la journée !

Par contre il y a un piège : il y a 2 parcours, dont l'un est beaucoup plus compliqué car il y passe dans une chatière sous plafond, pas évident de s'y faufiler ! Les chanceux qui sont partis sur l'autre terminent le test plus rapidement.

A la suite de ça on a accès à 4 parcours qu'on fera dans l'ordre où on le souhaite sur le reste de la journée:
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt; A et B : 2 parcours qui passent sur les clochers, avec soit une tyrolienne soit un parapluie entre les deux clochers&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;X et Y : 2 parcours un peu moins haut qui passent sur le côté de la basilique &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

On commence par un grand puits remontant qui nous emmène sur le &lt;b&gt;parcours A&lt;/b&gt;. On monte dans le clocher, on arrive à la base de la charpente, on remonte encore d'un palier pour se retrouver un peu plus haut (toujours à l'intérieur). 
Pour une basilique, c'est assez étonnant car tout est en béton, alors que l'image qu'on s'en fait est généralement plus proche de la pierre de taille. L'édifice n'est en fait relativement récent, datant de 1900 environ.

On continue notre parcours en passant par une fenêtre et on se retrouve dehors, à mi-hauteur sur un des clocher. 
Le parcours continue ensuite pour faire le tour du pilier, par des points de vire ou bien des parapluies. 
Il y a également un atelier où le but est de descendre, puis de faire un pendule en &amp;quot;courant sur le mur&amp;quot; pour aller attraper la corde suivante. Mais les premiers à passer (Clément et Déborah) ne le comprennent pas comme ça et le passent comme un parapluie, alors qu'Arthur s'amusera à le prendre comme attendu.
Ensuite le parcours remonte pour aller tout en haut du clocher, où on trouve une tyrolienne pour passer, à 80m de haut, d'un clocher à l'autre. Impressionnant, surtout qu'avec le vent qu'il fait on ne peut pas facilement se donner de conseils à distance.
Puis le parcours redescend par des puits plus classiques. Arthur essaiera au passage de démonter un câble de vire en acier, il s'en défendra ensuite auprès de l'orga en disant que la goupille a sauté toute seule quand il l'a frôlé (bon ça va, c'était la goupille de sécurité, pas celle qui tenait réellement le tout).
Le parcours finit ensuite par un rappel guidé qui nous ramène sur le plancher des vaches.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/PdM_5Gl9N30?si=LbIsy0dkg8U0fkTM&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Après une pause déjeuner (on est en Belgique: frites obligatoires !), pendant laquelle on discute avec d'autres spéléos de région parisienne (EEGC),  on part sur le &lt;b&gt;parcours X&lt;/b&gt;, sur le côté de la basilique. 

Le parcours est moins haut, avec moins de vires, mais tout de même pas mal de parapluies, dont un assez long et un peu physique.
En parlant de parapluie, c'est le moment que choisit la météo pour changer radicalement: alors qu'il faisait soleil jusque là, on commence à sentir quelques gouttes, qui se transforment assez vite en une méchante averse. On est au milieu du parcours, tant pis : on essaie de rester proche du mur où il pleut un peu moins (ou pour les chanceux comme Arthur on s'abrite sous une arche) mais globalement on est mouillés.
A la fin de l'averse on assiste également vu de haut à la sortie d'un mariage. Eh oui, la basilique restait utilisée (par au moins 2 mariages ce jour là) pendant qu'on se promenait dans ses hauteurs !
Pendant un lâcher de ballons, Clément essaiera d'attraper une des baudruches qui passent pas loin de nous, mais sans succès. Le reste du parcours nous déroule le tapis rouge (pour ne pas glisser en marchant sur la toiture en pente), puis on termine à nouveau par un rappel guidé.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/DCU8aXbUOWE?si=pIUu6w8IOgRs-0VQ&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Il commence à être tard, on se demande si il est encore possible de faire le &lt;b&gt;parcours B&lt;/b&gt; (qui a le parapluie entre les clochers et enchaine sur une belle tyro), sachant qu'on a encore de la route derrière pour aller à Hotton le soir.

On tente quand même, mais sans Carole qui nous attend en bas. Le départ est le même que le A. Alors que ça commence à bouchonner devant sur le parcours sous la charpente (pas bon signe pour nous) on reconnaît les lieux, et on voit qu'on peut facilement prendre un raccourci pour gagner du temps.
On shunte alors toute cette partie sous charpente pour sortir directement dehors, ce qui nous fait gagner un temps fou. 
Là, on retrouve des vires, puits remontants et des parapluies. Il y a un 2ème atelier ou il faut &amp;quot;courir sur le mur&amp;quot; (session de rattrapage, cette fois tout le monde se prête au jeu), et assez vite on se retrouve sur le haut du clocher.
Il y a un peu d'attente avant de pouvoir se lancer sur le grand parapluie qui relie les 2 clochers. Arthur et Déborah y vont en premier et quasiment en même temps : c'est la course, qui va gagner ? Bon finalement Arthur sort la GoPro pour filmer ce qui fausse le résultat.

Juste après le parapluie se trouve une grande tyrolienne qui relie le clocher au grand dôme. 
Tous ceux qui sont passés avant (et qu'on a eu le temps d'observer pendant qu'on attendait notre tour) ont eu un problème : faux départ et pieds pris dans une corde, coincés au milieu, arrivés trop vite : à quelle sauce est-ce qu'on va être mangé ?
Ça semble bien se passer pour Déborah, qui sert même de modèle pour un photographe à l'arrivée.
Pour Arthur, tout semble bien se profiler, mais au départ ... crac ... puis &amp;quot;boum&amp;quot; une seconde 1/2 après. Son minikit vient se se raccrocher dans une corde au départ, la fixation a lâché, et il a fait une chute de 20m sur le toit en dessous. Heureusement, personne à l'arrivée, ça aurait pu faire mal.
Pour Clément rien ne raccroche au départ (on vérifie 3 fois), mais arrivée un peu rapide malgré le freinage (trop tard) et il se fait un peu mal à un doigt.
Pour revenir au minikit, il sera récupéré par Denis Langlois, qui était sur le parcours A et pas trop loin du point de chute (et qui avait une corde d'intervention sur lui pour accéder au toit). Arthur réussira à le récupérer, ça ne lui coûtera que la bière de remerciement (pas encore payée).

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/toUDUQa-n9k?si=W1mPMqGWnANgvsAc&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Les premiers créneaux pour le P90 ouvraient juste alors qu'on allait partir (ils ne commençaient que le soir, car la basilique était occupée par les mariages durant l'après-midi). 
Clément aurait pu sauter sur l'occasion et le faire &amp;quot;rapidement&amp;quot;, mais malgré l'envie, vu l'heure ça ne semblait pas très raisonnable (on était attendu). Finalement personne de notre groupe ne le fera, il faudra revenir.

Bilan de la journée: en arrivant tôt le matin (mais en repartant tôt aussi) : 3 parcours sur 4 effectués. En restant un peu plus on aurait pu faire les 4 et/ou le P90, mais ça sera pour une prochaine fois.

Finalement on partira avec un peu de retard (mais sous de jolis arcs en ciel) en direction de Hotton, pour profiter du barbecue et préparer la &lt;a href=&amp;quot;http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1168&amp;quot;&gt;session désob du lendemain &lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Dent de Crolles Aout 2023</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1170</link>
<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pendant le camp dans le Vercors, Jean et Clément lancent l'idée de faire une traversée à la Dent de Crolles. Celle-ci se concrétise ce week-end du 18-20 aout. En plein milieu de l'été, tout le monde est un peu occupé, aussi nous ne sommes que 2 Abimés parisiens. Heureusement nous serons rejoints par Sylvain C et Aurélien.

Clément descend en train le vendredi matin et rejoint Jean qui est déjà sur place: direction le &lt;a href=&amp;quot;http://www.campingdemartiniere.com/&amp;quot;&gt;camping de Martinière&lt;/a&gt; à St Pierre de Chartreuse  pour s'installer.

Pour se promener avant la traversée du lendemain, Clément a une idée derrière la tête: repérer les accès de la traversée &lt;b&gt;Tasurinchi-Guiers Vif&lt;/b&gt;, parus dans Spélunca 157, dans le but de peut-être la faire un peu plus tard avec le club. 
On prend dont la direction du cirque de St Mème. On arrive assez vite aux cascades, puis on se dirige vers la &lt;b&gt;grotte du Guiers Vif&lt;/b&gt; un peu plus haut. On se balade dedans, mais sans matériel on ne va pas loin. On va jusqu'à la &amp;quot;poubelle&amp;quot;, une étroiture qui est la sortie de la traversée (et ça se sent, ça souffle fort et froid en ce jour de canicule).
Une fois ressorti, Jean, n'ayant pas ses chaussures de rando, préfère redescendre à son rythme pendant que Clément va repérer l'entrée supérieure seul en passant par le Pas de la Mort. En sortant du Pas, il y a plusieurs sentiers tracés: prendre systématiquement celui qui monte (suivre les cairns vers le haut), jusqu'au pied de la barre rocheuse. Ensuite, le chemin la longe, et on arrive à un carrefour de sentiers de rando. A partir de là, l'entrée est trouvée relativement facilement en suivant le GPS. les coordonnées fournies dans Spelunca (et dans OSM) sont les bonnes. Un panneau est présent disant &amp;quot;brochage en cours, ne pas utiliser&amp;quot; mais, après vérification avec le contact indiqué, ce n'est plus d'actualité, l'équipement de rappel est bien utilisable. 
Il est par contre conseillé, surtout en début de saison, d'aller vérifier par l'entrée basse si la gélifraction n'a pas rebouché la chatière (10m après la poubelle, pas très loin de la sortie: ça vaut le coup de faire le détour pendant la marche d'approche).

On rentre ensuite au camping où Aurélien nous rejoint.

Samedi, c'est le jour de la traversée. Le programme est de faire &lt;b&gt;Glaz-Guiers Mort&lt;/b&gt;, soit par la voie classique soit par l'escalier bis (on décidera en cours de route en fonction de la forme de chacun).
On fait une navette pour déposer une voiture au &lt;b&gt;parking de Perquelin&lt;/b&gt;, puis direction le &lt;b&gt;Col du Coq&lt;/b&gt; où on rejoint Sylvain.
C'est un jour de canicule mais le pré qui tu est encore quasiment à l'ombre, on l'avale sans difficulté. On se change devant le trou du Glaz, où les promeneurs nous envient notre future sortie au frais (mais pas trop quand même, il fait tout noir là dedans!). On rentre dans le &lt;b&gt;trou du Glaz&lt;/b&gt; à 10h30.

On prend l'itinéraire par les &lt;b&gt;Puits de la Lanterne&lt;/b&gt; (PL). L'itinéraire est balisé avec des rétroréflecteurs portant le nom de la sortie (Guiers pour nous): on vérifie avec la topo mais en les utilisant le cheminement est quasiment toujours évident. 

Sylvain équipe les premiers puits. Le PL2 frotte pas mal en utilisant les broches en place: il aurait nécessité une dev rappelable mais on l'installe en fixe (ça frottera quand même mais seulement pour le dernier).

La &lt;b&gt;galerie du marécage&lt;/b&gt; porte bien son nom, c'est la seule partie de la grotte où il y aura vraiment de la boue, le reste étant relativement sec ou propre.

On croise le &lt;b&gt;puits de l'Ogive&lt;/b&gt; (vérification que la corde remontante était bien en place), mais on ne le prend pas et on continue par le PL4 (corde en fixe également), direction le &lt;b&gt;P36&lt;/b&gt;.
Arrivé en haut Clément va repérer le &amp;quot;tarzan&amp;quot; au dessus du puits, jonction avec une autre traversée, mais ce n'est pas par là qu'on passe. On tergiverse un peu sur quelles cordes utiliser dans quel ordre, car on n'est pas certain que la corde pour rappeler soit assez longue, mais on aimerait éviter d'utiliser la corde de secours. Finalement, après un petit réglage avant le passage du dernier, c'était assez long et le rappel se fait sans problème.
Pour les puits suivants, on alternera les personnes qui équipent et qui rappelent.
Dans le méandre on cherche un peu notre chemin entre le haut et le bas. Des balisage sont parfois en place mais pas évidents à voir à l'avance, mieux vaut se fier à la lecture du terrain.

On débouche dans les &lt;b&gt;Champs Elysées&lt;/b&gt;, le cheminement devient plus confortable dans des galeries plus larges. Dans la &lt;b&gt;galerie des champignons&lt;/b&gt; Jean nous fait une frayeur en trébuchant dans une légère pente descendante: il tombe la tête la première et semble heurter des concrétions de type chou-fleur/champignon à l'aspect un peu agressif. Grace au casque, plus de peur que de mal et finalement pas de blessure. Ça nous refroidit tout de même un peu et on décide de faire une pause repas en bas de la &lt;b&gt;cascade rocheuse&lt;/b&gt;, dans un recoin à l'abri du courant d'air (14h40).

La cascade rocheuse est aussi un carrefour: soit on la remonte pour suivre l'itinéraire classique, soit on passe en dessous pour faire une variante par l'escalier bis. En partant le matin on envisageait les deux et on voulait décider à cet endroit par où passer en fonction de notre état de forme. Finalement on décide de prendre l'itinéraire classique et donc de remonter la cascade rocheuse (corde en fixe).

La suite se fait dans des galeries larges mais surcreusées en leur milieu, parfois jusqu'à devenir un vrai méandre. On progresse en faisant attention aux appuis car ça peut glisser. 
On croise de nombreuses autres galeries, a chaque fois on vérifie l'itinéraire mais c'est bien fléché. 
On doit se baisser un peu en arrivant sur la vire longeant l'impressionnant &lt;b&gt;puits Isabelle&lt;/b&gt;. Plus loin c'est le &lt;b&gt;puits Pierre&lt;/b&gt;, un peu compliqué à descendre pour les premiers car la corde en fixe s'est rétracté. 
Enfin on arrive dans le &lt;b&gt;réseau Sanguin&lt;/b&gt;. On est proche de la sortie mais pas au bout de nos peines: il faut ramper, passer quelques étroitures assez  sévères, parfois en déblayant les pierres issue de la gélifraction, et le tout dans un vent glacial.  Quand on débouche dans la grande salle de la sortie, c'est le soulagement ! 
Arrivés au porche de sortie du &lt;b&gt;Guiers Mort&lt;/b&gt; (17h40) on est accueillis par un grand soleil donnant une belle lumière sur la cascade.
Par contre il fait plus de 30°, et le contraste avec le réseau Sanguin est saisissant: Clément n?appréciera pas trop ce coup de froid-chaud et aura mal au crane pendant le reste du week-end.
On redescend tranquillement le chemin de marche de retour, environ 1h en comptant le temps de se changer. 
Enfin on fait la navette pour aller rechercher la voiture (avec la fatigue le chemin parait plus long qu'à l'aller !), Aurélien nous laisse pour rentrer de son côté, puis c'est l'heure de l'apéro au camping !

&lt;b&gt;TPST&lt;/b&gt; : 7h sans se presser, mais sans réellement faire de pause à  part pour manger.

Le lendemain Dimanche, on va laver le matos dans le ruisseau des Corbeillers (en venant du camping: à l'entrée de St Pierre de Chartreuse, parking le long de la route, à gauche en contrebas). 
Puis on va acheter du fromage à un producteur local, petit pique-nique et on rentre à Paris.

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<item>
<title>Traversée Perrin - Cavale</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1166</link>
<pubDate>Mon, 14 Aug 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dimanche : repérage pédestre

Après la grosse sortie de la veille, personne n?est très motivé pour retourner sous terre aujourd?hui. On préfère profiter un peu de la piscine, et on fait une petite balade de 10km dans les bois pour repérer l?entrée des différents trous pour le lendemain. Malgré le temps clément on se prend quelques gouttes pile au moment du pique-nique. Le repas est assez léger après les myrtilles, framboises et fraises-des-bois ramassées tout au long du chemin. Certains sont encore motivés pour aller faire une marche jusqu?à la croix du Nivolet ? 400m de dénivelé et à nouveau 10 km, ce n?est pas rien. Ils sont surtout intéressés pour se faire un peu de place avant la raclette du soir. Avant de manger, on emmène une voiture au trou de sortie. Ce sera plus rapide pour le lendemain matin.

Lundi : Traversée Perrin - Cavale

On attaque la journée de bonne heure, à 9h on descend sous terre pour une traversée annoncée pour 8-10h. On enchaine quelques petits puits tous équipés, et un méandre un peu étroit mais sans grande difficulté. On avait repéré 5 pièges possibles au cours de cet traversée. Forcément, on tombe dedans dès le premier. Après le méandre, 2 petits puis de 6m s?enchainent, il faut s?arrêter en bas du premier pour prendre une galerie qui repart à contre-sens. Ceux partis devant n?y ont vu que du feu. Heureusement que certains dans l?équipe avaient attentivement étudié la topo?
Après un petit passage bas, on rejoint une galerie très argileuse. Le chemin de boue se transforme petit à petit en mares spongieuses jusqu?aux genoux. On est alors obligé de passer plus en hauteur à genoux pour éviter les zones les plus profondes. Quelques barreaux installés judicieusement aident à la progression. L?ensemble devient de plus en plus étroit, mais la boue aidant, on glisse bien. La gestion du kit est parfois un peu fatigante, mais on sort finalement rapidement de cette zone peu agréable et qui laisse des traces. On continue en alternant méandres et petits puits jusqu?à rejoindre la rivière.
De l?eau jusqu?aux chevilles, on poursuit notre chemin en se contorsionnant comme on peut. Quelques marmites nous obligent à passer en oppo ? plus ou moins facilement en fonction de votre taille. Les passages un peu engagés sont systématiquement équipés ce qui est fort apprécié. On suit l?eau dans ce labyrinthe de pierre qui nous emmène toujours plus loin. La rivière change parfois de visage, avec quelques cascades, des concrétions et des méandres à n?en plus finir.
On enchaine deux puits de 13 et 23 mètres avant de rejoindre un palier où on fait une courte pause repas. Le lieu n?est pas idéal, mais comme indiqué sur la topo, il n?y a pas franchement mieux après. Au moins, on n?a pas les pieds dans l?eau même s?ils ne sont pas secs pour autant. Malgré les ponchos, le froid se fait sentir et on enchaine rapidement.
Quelques petits ressauts et puits plus tard, on arrive dans le torrent de Larcoutier. La rivière est large, avec peu d?obstacles ce qui permet une progression rapide. Plusieurs bassins doivent s?éviter en oppo où à l?aide des vires installées. Ça réchauffe bien.
Plouf !
François vient de tomber dans l?eau au niveau d?un petit ressaut d?un mètre. On s?apprête à rire, lorsqu?un cri suit? Il vient de se tordre la cheville. Il nous rejoint en quelques pas boiteux et s?assoit. Au bout de quelques minutes, la douleur ne reflue pas. Ça semble sérieux.
Il est 13h et on est à mi-parcours, soit à 4h de toute sortie. François semble pouvoir encore marcher un peu. D?un commun accord on décide d?avancer tant que c?est « chaud ». Heureusement, la progression est plus simple que la première partie, et le froid de la rivière aidant, François avance à un bon rythme.
Pour autant, on ne ralentit pas. Certains passages au sec en hauteur sont abandonnés. On se mouille un peu plus, mais c?est plus simple. L?un d?entre nous reste toujours en binôme avec François. Les pauses (repos ou techniques) se font en temps masqué. Le passage de 20 min dans le réseau fossile du Papagos rappelle François à sa situation. On est ravi de retrouver rapidement la rivière. Le fond de la rivière est plat, sans obstacle, presqu?une gageure dans notre situation actuelle. On prend à peine le temps de s?émerveiller devant les stalagmites, les fistuleuses et les excentriques ; il faut avancer.
François résiste « bien » à la douleur. On fait une courte pause, le pied encore dans l?eau, avant d?attaquer le dernier tronçon. Un petit ramping, puis quelques puits s?enchainent rapidement. On sort à 18h, à peine une heure plus tard que ce qu?on envisageait en entrant. Quelques marcheurs nous croisent étonnés, certains locaux ne savaient visiblement pas qu?il y avait des grottes dans le coin. Il est de plus en plus compliqué d?avancer et chaque pas est douloureux, mais on parvient finalement à la voiture. 
Arrivés au gite, on contrôle la cheville, elle est légèrement gonflée mais sans plus. En revanche, il devient difficile de poser le pied au sol. On est tous bien contents d?avoir réussi à sortir par nos propres moyens. 

Mardi ? rangement &amp; nettoyage

Après les évènements de la veille, on n?envisage même pas de refaire un trou aujourd?hui. La cheville de François a bien gonflé, et ne lui permet pas de mettre le pied par terre. Le temps d?emballer les affaires, on quitte le gîte vers 10h. On se rend à la grotte de Prérouge pour laver le matériel. Le spot est idéal et certains en profitent même pour se baigner. Après un dernier repas tiré du sac, chacun reprend la route. A peine arrivé, François va aux urgences. Grosse entorse de la cheville ; heureusement il n?y a rien de cassé mais avoir marché plusieurs heures dessus n?a sans doute pas arrangé les choses. Maintenant, repos forcé avec attelle et béquilles, ce n?est pas demain qu?il pourra refaire de la spéléo?</description>
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<title>Traversée Creux de Litorne - Fitoja Express</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1164</link>
<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi soir ? Arrivée au logement

Nous arrivons à la Féclaz en fin de journée, un peu avant 19h car l?accueil ferme tôt et nous avons moins de route que certains. Malheureusement pour nous, la piscine est sur les mêmes horaires ; tant pis on se rattrapera plus tard. La deuxième partie du groupe nous rejoint peu avant minuit. Juste le temps de se mettre d?accord sur le programme du lendemain et nous partons rapidement nous coucher.

Samedi ? Traversée Creux de Litorne - Fitoja Express

On voulait partir du gîte à 9h, 20min plus tard on est sur les routes. On ne s?en est pas si mal tiré. Après 20min de route, nous arrivons au parking et nous changeons. Le temps est au beau fixe, on est contents de retrouver bientôt un peu de fraicheur. 
Après un petit km de marche, nous arrivons au trou de sortie. Une corde est déjà présente, mais nous décidons de l?équiper quand même. On n?est jamais trop prudent. Ce sera finalement un peu plus long que ce qu?on avait imaginé et le temps de trouver le puits d?entrée, nous attaquons la descente à midi. Traversée oblige, nous commençons par une main courante et un puits en rappel d?une petite dizaine de mètres. Ça y est, on est sous terre.
Après un court méandre, on arrive en haut du puits de 50m. Tout est équipé en fixe et on gagne beaucoup de temps. On aurait su, on aurait pris une corde de moins, mais il est un peu tard pour ça. On arrive ensuite dans un méandre sec avec plusieurs passages en opposition, plus ou moins étroit. Toutes les zones à risque sont sécurisées par des mains courantes ce qui rend la progression confortable si ce n?est aisée. Au niveau du puits remontant avec lucarne, le passage est un peu scabreux. D?autant plus lorsqu?on se retrouve avec l?amarrage dans les mains en étant en équilibre au-dessus du vide? Le temps de se sécuriser, reprendre son souffle et passer l?obstacle. Il y aura eu plus de peur que de mal, surtout que la suite est correctement équipée. Je ressers tant bien que mal la plaquette pour les suivants, le filet semble foiré, au moins ils sont prévenus. 
On enchaine ensuite par plusieurs vires aériennes, beaucoup moins sympathiques après cet évènement, jusqu?à atteindre les zones beaucoup plus étroites. Le ramping de 90m est long, mais étonnamment confortable avec son sol lisse. On s?y sent parfois engoncé surtout lorsqu?on ne voit pas le bout et que ça fait plusieurs minutes qu?on rampe comme ça. On finit par une flaque histoire de bien se mouiller juste avant la fin. Un peu plus loin, la galerie étant à nouveau suffisamment grande pour s?y tenir debout, on décide de faire une petite pause repas. 15h, il était plus que temps et les ventres commençaient à gronder. La pause restera rapide car on se refroidit vite. Après quelques autres main courantes, montées, descentes et étroitures, on arrive enfin dans l?actif. 
Ce très joli méandre, tout en hauteur et relativement étroit, nous oblige à nous contorsionner dans tous les sens. On patauge dans un mince filet d?eau en profitant du spectacle. Toutes les parois sont recouvertes de coup de gouge spectaculaires, mis en évidence par des dépôts noirâtres à leur surface. On aurait bien aimé découvrir ce lieu avec un peu plus d?eau, et en même temps on ne se plaint pas de pouvoir rester un peu plus au sec. Le niveau est tellement bas qu?on évite certaines mains courantes devenues inutiles.
Il faut néanmoins quitter l?actif pour emprunter une galerie fossile sur quelques dizaines de mètres. Des jolies marmites, pour certaines remplies de galets de la taille d?un ?uf d?autruche agrémentent le parcours et nous permettent de changer un peu de décor. Nouveau passage aérien, avant de rejoindre le collecteur. Tout est beaucoup plus large, et il y a quand même un peu plus d?eau même si elle reste limitée au vu de la taille de la galerie. Des mains courantes un peu sportives nous permettent de rester au sec, même au niveau de la cascade. On quitte l?actif par la droite pour rejoindre une nouvelle galerie bouchée par une énorme concrétion, la Méduse, ensemble calcaire d?un blanc nacré qui descend d?une bonne dizaine de mètre de haut en formant des coupoles de pierre. C?est le début de la salle Fitoja, la plus longue de France avec ses 500 mètres.
On retrouve la rivière sur quelques dizaines de mètres avant d?arriver vraiment dans la salle. Les volumes sont impressionnants, malgré nos éclairages modernes, impossible de voir l?autre bout. On se demande les sensations que cet endroit produisait lorsqu?on ne le visitait qu?avec de l?acétylène. La progression se fait tranquillement, d?abord le long de la rivière, puis entre les blocs. De grandes concrétions, aux formes particulières s?élèvent. Les stalagmites sont pliées, comme sous l?effet du vent pourtant absent. On poursuit plus loin, pour longer un mur de concrétions diverses, fistuleuses et colonnes d?une grande beauté. Au fond de la salle, plusieurs gours asséchés scintillent. On s?arrête sur une descente un peu abrupte où un appareil de mesure énigmatique est installé. Avant d?attaquer la remontée, nous faisons une courte pause repas au pied de la corde. Une soupe et quelques barres de céréales feront l?affaire. 
On est à 169m sous la surface, et la fatigue se fait sentir après déjà 8h sous terre et de nombreux rampings. Les puits s?enchainent rapidement, d?autant plus qu?ils sont tous équipés en double. Quel luxe ! Quelques passages étroits nous rappellent nos bleus et la sortie est déjà là. Il nous aura fallu moins de 2h pour remonter. On rentre à la lumière de nos frontales sous le ciel étoilé. Sur le chemin, on croise un crapaud tout autant surpris que nous. Retour au gîte vers 23h30 et gros repas de pâtes bolo, enfin seulement pour certains.</description>
</item>

<item>
<title>Camp Vercors 2023</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1179</link>
<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants Abimes: Carine, Jameel, Cat, Jef, Yann, Clément P, Deborah, Arthur, Carole, Jean 
+ anciens Abimes : Eric Suzzoni et Sébastien Frangeul (Chti)

Nous logeons dans les terre du nord chez Jean.

&lt;b&gt;jeudi 13 Juillet&lt;/b&gt;
Arrivée de Yann et Carine au terre du nord : baptême de Mustang pour Carine, plus conduite de la bête sur l'autoroute (dont un calage en 5ème......)

&lt;b&gt;Vendredi 14 Juillet&lt;/b&gt;
Arrivée de Cat , Jef et Jameel. à leur tour dans les terres lointaines du nord.
Balade touristique en sauvage terre du sud pour Yann et Carine. Petite randonnée au &lt;b&gt;Coche&lt;/b&gt; avec repérage du &lt;b&gt;Scialet Vincent&lt;/b&gt; et du &lt;b&gt;Scialet du Pichet2&lt;/b&gt;. Passage chez Rico pour récupérer un bouquin spéléo sur le réseau des Chuats et des chaussures de canyon, puis la visite continue avec un pique nique en &amp;quot;Terre Sainte de Kaamelott livre V&amp;quot; (&lt;b&gt;plaine d'Herbouilly&lt;/b&gt;), avec visite des entrée du &lt;b&gt;Scialet du Pot du Loup&lt;/b&gt;, un pique nique sur la dalle du &lt;b&gt;Faux Gour&lt;/b&gt;. Cat et Jef sont arrivé, nous abrégeons donc la visite de &lt;b&gt;Valchevrière&lt;/b&gt; et du &lt;b&gt;Scialet de Malaterre&lt;/b&gt; pour aller faire les courses.

&lt;b&gt;Samedi 15 Juillet&lt;/b&gt;
&lt;b&gt;Antre de Vénus&lt;/b&gt; (Yann, Carine, Jameel, Cat, Jef).  TPST 5h30. Carine équipe Suivi de Yann qui lui a déjà fait 2 fois le trou, ce qui permet d'aider.
Soir: Arrivée de Clément , Déborah, Arthur, Carole.

&lt;b&gt;Dimanche 16 Juillet&lt;/b&gt; 

&lt;b&gt;Bournillon&lt;/b&gt; : Yann, Jef, Cat, Carine jusqu'au siphon 1 amorcé. Dans Bournillon, la main courante d'entrée est sympathique, les volumes et le &amp;quot;village nègre&amp;quot; sont jolis. Il y a de gros volumes et de belle concrétions, ensuite c'est une résurgence donc blocs noirs tout du long. On laisse Catherine en route qui manque de prendre feu à cause de la bougie incendiaire de Yann.

&lt;b&gt;Gournier&lt;/b&gt; : Clément, Déborah, Arthur, Carole, Jameel jusqu'à la C12. Entrée 12h30, Déborah équipe la vire.  Le bateau fuit, il faut regonfler régulièrement. Accès rivière 16h30 après hésitation (accès 1 ou accès 2 ?). C12 à 18h. Sortis rivière 19h15. Certains rentrent en nageant dans le lac, Arthur perd sa lampe en sautant et va la rechercher au fond du lac en plongeant. Dehors tout déséquipé à 21h. -&gt; TPST 8h30
On hésite un peu avant de trouver l'accès à la rivière, on croise un BE qui remonte avec un groupe, il nous dit qu'on est à l'entrée 1. On fait une pause déjeuner et on enfile nos néoprènes. C'est partis pour la rivière ! C'est trop beau ! Vu qu'on à laissé nos baudriers à l'entrée, on passe quelques passages exposés dont une cascade et une escalade. Mais Clément et Arthur aident Déborah et Carole pour la désescalade. C'est arrivé à la C12 qu'on décide de faire demi-tour, c'est un peu trop exposé pour le faire sans baudrier, tant pis on reviendra une prochaine fois. On repasse le lac, certains en bateau, d'autres en nageant. Arthur, non content de vouloir nager, saute dans le lac depuis la vire ... et perd sa frontale qui tombe au fond du lac. Il arrive à la récupérer du premier coup en plongeant au fond, pas facile en néoprène qui essaie de le faire flotter. Après quelques photos de groupe sur le chemin ; on se change sur le parking, qui s'est vidé de ses touristes. 

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&lt;b&gt;Lundi 17 Juillet&lt;/b&gt;
Départ d'Arthur et Carole.
&lt;b&gt;Scialet des Joufflus&lt;/b&gt; : Yann, Clément, Déborah, Jameel  jusqu'en bas du P26. 
Déborah souhaite faire de l'équipement donc la discussion va vers Yann qui a déjà organisé un camp Vercors en 2021 avec JPC et Jef. Il se rappelle du Scialet des Joufflus qui est parfait pour équiper et pas trop loin d'Autrans. Nous partons donc pour la terre du milieu, Déborah équipe, bien conseillée par Clément et Yann. Elle fera un mini pendule pour placer une déviation dans le puit. Yann et Jameel attendrons patiemment sous un point chaud. Ils verront même un dragon ! Deux yeux éclairé par ceux qui remontent le puit. Entrée 13h15, bas du P26 à 16h30, quelques photos dans la salle au fond (léger pendule pour accès). Sortie 18h30, TPST 5h.
En sortant, repérage de l'entrée de la &lt;b&gt;Fée Anglaise&lt;/b&gt; (pas trouvée lors du camp il y a 2 ans) puis passage à &lt;b&gt;Malaterre&lt;/b&gt;. Le puits d'entrée ne parait pas si impressionnant, mais de la passerelle on ne voit pas le P120 plein pot, à peine la moitié.

&lt;b&gt;Mardi 18 Juillet&lt;/b&gt;
&lt;b&gt;Scialet du Trisou&lt;/b&gt; :  Retour en terre du milieu pour Clément et Déborah. 
Entrée 11h45. Beaucoup d'amarrage forés (prendre des dynemas), mais souvent des spits sont aussi présents. On voit une corde qui monte en fixe (en haut du méandre), mais comme le niveau d?eau est bas on décide de continuer en bas (chatière de l'abbé Mouton ?). On monte finalement plus loin, on arrive en haut du méandre, on pose la main courante &amp;quot;facultative&amp;quot; (qui n'était pas si facultative). Déborah, qui n'aime pas les méandres  exposés, s'exerce en progressant longée mais sans s'aider de la corde. En fin de méandre, on commence à manquer d'amarrages (et il fait froid). On arrive en haut d'une salle avec des volumes plus importants. On pense arriver en haut du P17, mais on ne reconnaît pas vraiment ce qui est sur la topo. Clément commence à descendre, mais c'est la fin de la corde du méandre (il aurait fallu faire une jonction avant de descendre). On décide de faire demi-tour ici. On redescendra du méandre par la corde en fixe (c'est beaucoup plus simple !), effectuant une micro-boucle. Déborah remontera le kit qui pèse au minimum un âne mort, et Clément déséquipera pour la sortie. On a tellement d?équipement répartis dans nos deux kits que Clément arrivera limite à tout rentrer dans le kit pendant le déséquipement. Après la sortie, on en profite pour aller voir le trou des saintes glaces, Déborah est dégoutée de ne pas pouvoir le faire le lendemain. De retour au gite on retrouve l?autre groupe sur le parking, on en profite pour ranger le matos avant le super APERO et repas préparer par Jameel!
Sortie 18h : TPST 6h

&lt;b&gt;Gournier&lt;/b&gt; : Yann, Carine,  + Eric, Chti jusqu'à la C12. Jef, Cat jusqu'à la rivière. Au départ nous avons formé deux groupes: Cat/Jef et Ch'ti/Rico/Yann/Carine

C'est au tour du 2ème groupe d'aller en terres de l'ouest afin d'aller a Gournier eux aussi.

Moment  de solitude pour Carine qui n'était pas prête a l'efficacité d'Éric. Ayant froid et n'aimant pas spécialement les sorties aquatiques, il a vite râlé et est parti tout seul en tête avec Ch'ti. Bilan : à l'entrée de la rivière, il y a eu deux groupes: Ch'ti/Rico et Yann/Carine.

Le soir Jameel nous regale tous avec un curry de poulet, record de fréquentation pour l'appart de Jean (8 personnes).

&lt;b&gt;Mercredi 19 Juillet&lt;/b&gt;
 Déborah devient triste a l'idée de rentrer chez les fous, enfin elle est plutôt triste de quitter le camp. Cath et Déborah iront faire les courses, et après un avoir partager un repas, Cath conduira Déborah à l'arrêt de bus pour Grenoble (Merci Cath !). Retour avec un bus de nuit vers Paris.   Le soir, arrivée de Jean  pour le digestif...c'est un signe !
&lt;b&gt;Les Saints de Glace&lt;/b&gt; : Yann, Clément, Jef, Carine, Jameel + Chti jusqu'à la salle du Soupirail (juste après Hydrokarst).
Équipement Yann (premiers puits d'entrée), Clément (ressauts dans le méandre) puis Carine (puits d'Hydrokarst). Départ en 2 vagues pour éviter de trop attendre pendant l'équipement : Yann, Clément et Chti puis Jef, Carine, Jameel qui restent au chaud dehors et descendent 45min (?) plus tard.
Entrée de la première équipe à 11h. Les 2 équipes se rejoindront juste avant d'entamer le toboggan.
Pause pique-nique à Hydrokarst à 15h. On va un peu plus loin (galeries allant vers le siphon, puis salle du Soupirail de l'autre côté de la salle). On remonte d'Hydrokarst à 16h30. En remontant, on pose une petite corde supplémentaire pour monter un ressaut dans le méandre. Sortie fin de deséquipement 19h20. 
TPST 7-8h suivant les équipes.

A la sortie, passage dans l'entrée d'Orthovox  (réseau du TQS) pour aller voire l'effondrement de la route XD.

&lt;b&gt;Jeudi 20 Juillet&lt;/b&gt;
Pause, passage chez Croque Montagne,  baptême en mustang pour Jef., Jameel, et au volant pour Clément.
+ Briefing Berger à 18h, ça fait bizarre de voir sont prénom marqué pour aller dans le premier -1000 du monde pour les 70 ans de la découverte du trou.


&lt;b&gt;Vendredi 21 Juillet&lt;/b&gt;
&lt;b&gt;Gouffre Berger&lt;/b&gt; : Yann, Clément, Jef, Carine, Jameel.
Entrée dans le trou 11h, + attente immédiate en bas du puit d'entré de 1 h pour croiser une équipe remontant.
Descente des puits ensemble. On croise des français (Gecko) puis 4 catalans dont un qui porte 2 gros sherpas pour alléger son collègue qui est complètement sec. Carine se bat contre le méandre, et Yann affronte son vertige dans les puits (surtout le dernier P46 et ses fractios interminables), mais ça vaut le coup, l'appel du Berger est trop important voire méme efficace :-) Pause sandwichs en bas des puits (14h30).
Séparation des équipes à 15h.
Équipe 1 : Yann, Clément : objectif salle des Coufinades (-700).
Équipe 2: Jef, Carine, Jameel: objectif vestiaire (-640).

Équipe 1 : 
On fait quelques photos sur le chemin mais les dimensions sont grandes et l'éclairage à la lampe est compliqué.
On arrive à la Salle des Treize vers 16h. Vers le puits du Balcon, on croise une équipe de 4 américains qui remonte. On parle bagnoles américaines et là, Yann apprend que les conducteurs de Dodge Ram (son pick up de rêve) sont connus là bas pour avoir une conduite agressive (caisse de rêve donc). En grimpant du mauvais côté d'un bloc, dans le passage non balisé, on trouve l'urne de Jo Berger peu avant le Vestiaire. Salle des Couffinades à 17h30 : quelques photos puis demi-tour.
En remontant, pause à la salle des Treize vers 18h30. Repas chaud, nouilles instantanées &amp;quot;Spicy x2&amp;quot;, pas idéal même en mettant peu d'épices, le reste non-utilisé fait presque fondre le sac poubelle. Fin de repas+ café quand l'équipe 2 arrive pour faire sa pause au même endroit. En remontant, (à la cascade du petit général ?) on manque un balisage qui remonte un éboulis à gauche, et on continue dans la rivière. On se rend rapidement compte de notre erreur au pied de la coulée stalagmitique suivante, le chemin est bloqué. On revient sur nos pas, non sans prendre en photo quelques concrétions qu'on n'avait du coup pas vu à la descente, logique. Arrivés en bas des puits, la fatigue se fait sentir, mais il nous reste un peu d'énergie. Ça ne sera plus le cas en haut des puits !
Sortie à minuit, mais tout est plus lent, on prend presque 1 h pour se changer (et savourer une bière de fin de trou), et la marche de retour parait beaucoup plus longue qu'à l'aller. On arrive à 3 h chez Jean. 

Équipe 2 : 
Évidemment, quand on arrive au parking de la Molière, comme précédemment, toutes les équipes qui devaient descendre avant nous sont là. C'est pas grave, ils nous dépassent et ont presque fini de se préparer quand on commence à s'équiper. On leur fait une photo souvenir et ils descendent avant nous. On ne les reverra pas. On suit l'équipe 1. Photo souvenir au puits du cairn à 12h10 puis on débute le premier méandre, sans trop de problèmes., et la suite aussi. Repas en commun dans la grande galerie à 14h40 puis l'équipe 1 fonce devant. Nous continuons en recherchant les passages, pas toujours évidents malgré les catadioptres. Jef a quelques souvenirs de son équipée de 2019 et ça aide un peu. Parfois il y a un sentier bien tracé sur 10 à 30 m, parfois rien et on se retrouve perché en hauteur et devoir faire demi-tour. Photos souvenirs à la salle des treize à 15h50. Et enfin le vestiaire à -640 à 18h30 soit 7h25 depuis l'entrée. Pause photo et on remonte. On croise l'équipe 1 au bivouac de -494 à 20h10, on en profite pour refaire une pause rapide barres et on repart, lentement mais sûrement. Il faut à nouveau chercher le chemin dans la grande galerie, c'est fastidieux. Ouf, enfin la rivière, dernière pause repas léger barres compotes avant les puits. Puits qui s'avèrent plus faciles que les éboulis. Et les méandres aussi malgré la fatigue grandissante. On a rusé, on a mis les mini kits dans les sacs et ça coince moins. On sort à 2h25 soit un TPST de 15 heures. Le chemin de retour est usant, on doit faire plusieurs pauses. Ouf, à 5h30 on est chez Jean, dodo enfin.

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&lt;b&gt;Samedi 22 Juillet&lt;/b&gt;
&lt;b&gt;Scialet de l'appel&lt;/b&gt; (Jean + Eric &amp; Chti) départ de Jean dans les terres sauvages du sud pour rejoindre la branche vertaco d'Abimes.
Pause pour les autres (+ compétition de saut à ski pour l?inauguration du nouveau tremplin d'Autrans).

&lt;b&gt;Dimanche 23 Juillet&lt;/b&gt;
Rando (Jef, Cat, Carine, Jameel) Ce devait être une petite rando tranquille car on avait pas encore récupéré du Berger. Mais, du col de l'Arc et ensuite au Pic Saint Michel (1966 m)., on a fait 704 m de dénivelé ! Et aussi repéré quelques scialets.

Repérage de trous (Jean, Yann, Clément): Roche Chalve (+ belle vue sur la Bourne), Gay bunny, Lapin pédé, et Toboggan des Naiades.
Traversée &lt;b&gt;Fenêtre 4 - Grotte Roche&lt;/b&gt; (Yann, Clément). 

Ch'ti nous rencarde pour cette traversé à faire en fin d'aprem. Ca devait être une traversée simple, dans le but de s'exercer à en faire (1h30, 3 relais à tirer, sortie par la Grotte Roche devant laquelle on avait lavé les cordes l'an dernier). La traversée est apparemment beaucoup empruntée par les BE, aussi on y va en fin d'après-midi pour ne pas les gêner.
En suivant les indications et la topo, on trouve le début des puits, mais de l'eau s'engouffre dedans. Yann désescalade le R3 puis le R2 et remonte, c'est trop arrosé: &amp;quot;impossible qu'ils fassent passer des touristes là dedans&amp;quot;.
On remonte, on relis toutes les indications, on va voir un peu plus loin: pourtant ça semble bien être là. D'un coté il y a un siphon de sable et de l'autre de l'eau...Il n'y a qu?un seul chemin possible.
Il existe un tuyau qui permet de dévier l'eau, mais d'une part ça ne concerne qu'un seul des deux ruisseaux qui se jettent dans le puits (rien n'est en place pour le 2ème) et d'autre part il semble coupé au milieu. On essaie de raccorder correctement les deux bouts à une petite retenue quelques mètres plus haut, pour canaliser l'eau, mais ça ne marche pas. 
Soit il faut un raccord qu'on n'a pas (que les BE posent le week-end uniquement ?), soit on soupçonne que le tuyau a pu être dégradé volontairement  pour empêcher les BE de passer.
On refait une tentative dans l'eau, cette fois Clément va voir un peu plus loin. On trouve le premier relais (confirmation que c'est bien le chemin) mais c'est tellement arrosé qu'on ne le descend pas.
Bref, échec, abandon sur manque de niveau en plomberie ;-), On redescend par la même entrée qu'à l'aller. Nous continuons de rincer les combis dans la Bourne.

&lt;b&gt;Lundi 24 Juillet&lt;/b&gt;
Orages dans la nuit, personne ne descend au Berger. Lavage matos, départ de Clément.

&lt;b&gt;Mardi 25 Juillet&lt;/b&gt;
&lt;b&gt;Scialet J5&lt;/b&gt; avec Jef, Cat, Carine et Jameel. À l'origine on devait faire le &lt;b&gt;Sialet de la Chique&lt;/b&gt;. On commence par repérer le trou. Il y a divergence entre la localisation de Grottocenter (Jef) et Maps.me (Carine). Bref, Carine équipe et on descend tous au fond d'un P40 magnifique, hélas sans suite. Tous remontent puis Jef atteint un palier via le crochet goutte d'eau de Carine mais il n'y a qu'un départ de méandre trop étroit et sans trop de traces d'acéto. Retour au camp de base.
 

&lt;b&gt;Mercredi 26 Juillet&lt;/b&gt;
&lt;b&gt;Scialet Michelier&lt;/b&gt; pour Yann, Carine, Jameel et Éric. 

Nous partons dans les terres sauvages du sud pour une ultime sortie avec Eric. La veille, Yann a géré  avec Eric pour qu'il s'habille chaudement car Yann veut équiper.....Efficacité bonjour !! Ça a pris du temps surtout pour repérer les AF, mais c'est formateur ! On descend et visitons ce petit trou sympa.

Pour Cat et Jef, gouffre Berger jusqu'à -85m (base du puits du Cairn) et début du méandre . C'est plus arrosé que la fois précédente. On rencontre en surface une équipe SSI qui teste un nouveau système de communication numérique.

&lt;b&gt;Jeudi 27 Juillet&lt;/b&gt;
Lavage du matériel dans le Méaudret. 
Petite rando cette après-midi, du refuge de Gève jusqu'à la stèle de l'avion tombé le 02 février 1944. 

&lt;b&gt;Vendredi 28 Juillet&lt;/b&gt;
Rangement. Randonnée de l'après-midi du parking de la Molière au Pas de Bellecobe.


&lt;b&gt;Samedi 29 Juillet&lt;/b&gt;
Départ de Yann tôt. Carine, Cat et Jef rangent et nettoient l'appart de Jean.
L'après-midi, à Engins, ils assistent aux conférences sur les 70 ans d'explorations au Berger. Avec la présence active de Louis Potié, au moins 85 ans, qui a participé aux explos des années 50. Le Berger atteint 45 km, a 11 entrées et ça continue de partout. Les dernières explos interclubs laissent envisager des prolongements d'un paléo Berger vers un aval à découvrir. 
Exposé par Paul BOJARSKI du système numérique de transmission par le sol. Il permet d'envoyer des SMS entre le fond et la surface à une distance de 1300 m.      
Exposition de matériel ancien et de photos des explos. Repas avec les spéléos locaux et ceux du camp Berger.

&lt;b&gt;Dimanche 30 Juillet&lt;/b&gt;
Retour vers l'IDF de Carine, Cat et Jef. RAS.</description>
</item>

<item>
<title>Traversee tanne des vents - vers luisants</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1162</link>
<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tanne des Vents - Vers Luisants

Ça y est, Tonio est libéré par Edwige pour partir faire sa sortie trimestrielle.
Il est même l'initiateur de la destination : Chavannaz, la maison familiale pour le logement et une belle sortie décrite dans le nouvel inventaire de Haute-Savoie pour la spéléo...
Intérêt 3/4, difficulté D, marche d'approche environ 1h, retour 20 mn. Et oui, beaucoup plus rapide au retour car ça descend mais surtout, c'est la traversée Tanne des Vents Vers-Luisants. Nous allons visiter une toute petite partie du réseau du Bunant : moins d'un kilomètre sur les 34 du réseau !

Départ d'Issy vers 16h30 pour prendre au local les derniers oublis de Tonio par JP.
17h00 à Sèvres pour le prendre, ainsi que son matériel, sauf sa cordelette dyneema qui aurait été bien utile pour refaire ses pédales.
17h45 à l'Haÿ-les-Roses pour récupérer Clément et ses sacs de courses.
Nous arriverons à destination vers 23h30. Christian et Isabelle viennent du Gard. On les retrouve à 500m de l'arrivée... Belle coordination !
Le voyage aura été mis à profit pour refaire les longes de Tonio.
Yvonne est arrivée la veille pour nous ouvrir la maison. Sagement, elle s'est couchée avant notre arrivée.

Samedi, lever à 8h pour un départ au trou à 9h. C'était optimiste car nous achèterons le fromage local à 10h30. Il y a ensuite presque une heure de route et ça se termine par 15mn de piste à peine carrossable. La 307 refuse de monter les derniers mètres avec 5 personnes à bord ! Depuis le parking, il reste 50 mn de marche pour arriver à l'entrée du trou. Nous étonnons sans-doute les randonneurs avec notre tenue &amp;quot;caleçon / botte / kit-bag&amp;quot;
Clément et Christian iront vérifier que le puits de sortie est bien équipé car la description n'en parle pas. C'est donc jambes nues et T-shirts mouillés qu'ils visiteront plusieurs entrées soufflant à 4°C. De plus la roche est particulièrement abrasive... Ils ne sont pas loin de l'épilation naturelle !

Nous trouvons l'entrée de la Tanne des Vents facilement. Il est 13h30, largement l'heure du déjeuner. Nous nous équipons à l'ombre, il fait presque frais. La bouteille d'eau de JP s'est vidée sur sa sous-combi... Ca va être sympa dans les courants d'air de cette grotte &amp;quot;particulièrement froide&amp;quot;.

14h15 quand Clément entre dans la cavité et équipe en mode rappel de corde. Ça commence tranquille par 3 ressauts : R3, R4, R6 puis P10, R3, P10, P8, R6, R6. Ça s'enchaine bien. Clément et Christian équipent alternativement : l'un équipe le puits suivant pendant que les autres descendent le puits précédent. JP déséquipe la plupart des puits. Pas d'incident de rappels des mains-courantes ou des puits. On arrive ensuite au P17 et là surprise : une longue main-courante d'une quinzaine de mètres, avec 2 points intermédiaires dans le vide, est nécessaire pour rejoindre la chaine de tête de puits. C'est Christian qui s'en charge non sans mal. Ça mériterait une corde en fixe pour aider. Les puits sont très beaux. D'en haut ou d'en bas, les points de vue sont superbes. Ça continue par une escalade de 9m équipée en fixe. S'enchainent ensuite R4, R5, le très beau P23 du cap Horn suivi d'un joli méandre donnant accès à un beau P18 sans MC. Suivent R6, R4 servant de main-courante d'accès au R4 suivant, lui-même permettant un accès direct au P18 des Turbulences. Nous remarquons le départ pieds en opposition sur deux banquettes bien aiguisées. Nous arrivons alors dans une grande salle. Il fait toujours aussi froid. Il faut bouger pour se réchauffer. Isabelle fait la tortue dans son beau poncho rouge. L'accès au P25 est délicat car il s'ouvre au milieu d'un éboulis mais heureusement, un fractionnement intermédiaire permet de se décaler. Arrive la trémie terminale. La vigilance indiquée dans le topoguide de 2022 sous-entend une MC permettant de descendre les sept premiers mètres jusqu'au début de la MC d'un P11 non inscrit sur la topo. Nous voici à la fin des puits. C'est une très belle partie de la traversée.
Il est 19h30. Nous avons l'impression d'avoir été efficace et pourtant plus lent que le temps indiqué. Rappeler les cordes ne veut pas dire gagner du temps ! 
La suite de la traversée est équipée et indiquée par de petites flèches bien pratiques.
Nous arrivons rapidement au pied de la corde permettant de sortir et décidons alors de pousser la visite jusqu'à la Cathédrale. Galeries faciles mais un peu boueuses, pas toujours hautes, entrecoupées de 2 ou 3 cordes. 
La Cathédrale est grande, joliment sculptée. On a le sentiment qu'il y a plusieurs arrivées de galeries au plafond.
Nous faisons la photo de groupe pour immortaliser notre sortie et nous dirigeons cette fois vers la galerie de sortie. Peu d'eau dans le baigne-cul mais c'est une sorte de laminoir, peut-être &amp;quot;la&amp;quot; difficulté de la sortie. Clément tire deux kits et force un peu. JP est bloqué au niveau de la poitrine. Il doit passer à côté de la planche, donc dans l'eau, pour trouver une hauteur suffisante. On s'attend au pire avec les étroitures indiquées sur la topo, mais elles ont sans doute été agrandies.

22h15, il fait nuit. Beau panorama sur les lumières d'Annecy et sa banlieue. Un feu d'artifice qui parait tout rikiki célèbre notre sortie.
TPST 8 heures.

Encore 20mn de marche au milieu des moucherons attirés par nos lumières pour rejoindre la voiture. Nous arrivons à la maison à 0h30.

Il est 2h quand nous nous couchons après un bon repas chorizo grillé, riz, ratatouille (sans aubergine, merci Tonio pour la remarque constructive).

Les ambitions du dimanche sont revues à la baisse. Après le nettoyage du matériel dans les Usses, le détour par la cascade de Barbanaz, le chargement des voitures et la visite des pertes de la Valserine, nous rentrons sur Paris pour une arrivée à minuit.

Remarques pour les prochains qui voudraient réaliser cette traversée:
    Équipe de 4 personne conseillée
    Avoir 2 personnes qui équipent en alternant -- connaissance des techniques d'équipement en rappel débrayable la bienvenue (type canyon)
    Prévoir 2 cordes de 60m et une de 30 m de secours, 2 dégaines et une dizaine de mousqueton
    Le trou n'est pas si froid que ça (beaucoup de vent dans le boyau de sortie)</description>
</item>

<item>
<title>Camp d'été à la Mottera avec le CSARI</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1172</link>
<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants :
CSARI : Serge, Sophie, Fernand, Nicolas, Zoe, Evi
ABIMES : Arthur, Carole, Clément, Déborah, Jonathan
Localisation : &lt;b&gt;Grotte de la Mottera&lt;/b&gt;, Hébergement au refuge du Spéléo Club Tanaro.

------------------

&lt;u&gt;Le samedi 08 juillet&lt;/u&gt; :  

Départ pour la &lt;b&gt;grotte de la Mottera&lt;/b&gt; ! 

Clément et Jo arrivent chez Déborah. Départ avec la voiture de Clément direction l?Italie. La route se fait sans encombre, sans trop de monde. On décide de passer le col à la place du &lt;b&gt;tunnel de Fréjus&lt;/b&gt; : c?est trop beau ! Youpi, on est en Italie !
On rejoint Arthur et Carole qui ont été déposé par Jean au centre commercial de &lt;b&gt;Mondovi&lt;/b&gt; sur le chemin du retour de &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1171&amp;quot;&gt; leur camp au &lt;b&gt;Marguareis&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, où ils ont déjà fait les courses pour les premiers jours. Zut on n?a pas assez de place pour 5 personnes + le matos + les courses. Heureusement, nous rejoignent tel des sauveurs, Nico et Fernand ! Quel timing ! Et en ne partant pas du même pays. On entasse toutes les courses dans le gros utilitaire de Nico, et on est parti pour rejoindre notre refuge. Les deux voitures montent la piste avec un peu d'aide (va falloir descendre et pousser les gars) ; après avoir cherché un peu, le refuge est trouvé, il est trop mignon ! On organise nos couchages (pas de tente de montée ce soir, tout le monde dormira sous le doux son des ronflements d?Arthur). Après un repas improvisé, on part tous se coucher. 

&lt;u&gt;Description sommaire du refuge&lt;/u&gt; :
Le refuge est équipé d?un panneau solaire branché sur une batterie de voiture reliée à une prise allume cigare. Il faut prévoir un adaptateur pour recharger les dispositifs via USB. La batterie sert également aux éclairages intérieurs et extérieurs.
Un captage d?eau potable se situe de l?autre côté du torrent, il alimente le refuge en eau potable. 
Il est possible d?aménager un coin « douche solaire » assez facilement contre le refuge mais on peut aussi aller se baigner dans les vasques du torrent, l?eau est fraiche mais c?est vivifiant.
Pour les toilettes, il faut aller dans les bois au-dessus du refuge. L?idéal est de se munir d?une petite pelle. 
Gazinière 4 feux à l?intérieur avec normalement une bouteille de gaz d?avance, un petit poêle à bois à l?intérieur, un autre à l?extérieur et il y a suffisamment de vaisselle pour manger à au moins 15.
Une petite pièce sert de garde-manger sous un énorme bloc de quartzite, frigo naturel pour les denrées périssables dans un bidon étanche plongé dans le torrent.
Des épinards sauvages (tétragones) poussent juste devant le refuge.
Certains d'entre nous captaient du haut du gros bloc de quartzite devant le refuge, d?autres non.
On capte (mal) sur les crêtes en direction de &lt;b&gt;Buco Fantozzi&lt;/b&gt;.
Pour l'accès au refuge, se renseigner auprès du &lt;a href=&amp;quot;https://www.speleoclubtanaro.it/&amp;quot;&gt; Spéléo Club Tanaro &lt;/a&gt; 
Leurs demander également pour obtenir l'autorisation d'accès en voiture à la piste.

------------------

&lt;u&gt;Dimanche 09 juillet&lt;/u&gt; :

Clément, Arthur, Jo, Carole, Débo, Fernand et Nico décident d?aller voir l?entrée basse de la &lt;b&gt;Grotte de la Mottera&lt;/b&gt;, ??c?est à 15 minutes du refuge, juste une petite balade??.
On se met en route, mais on monte trop haut du mauvais côté du Talweg. Il y a incompréhension parce que certains d?entre nous pensent que c?est l?entrée haute qu?on cherche. Après une hésitation (haute ou basse ?), la décision est prise d?aller à l?entrée haute (&lt;b&gt;Buco Fantozzi&lt;/b&gt;). 
Clément a pris ses talkies-walkies, Déborah et Arthur trouvent ça très drôle, et essayent de se rappeler l?alphabet ??Alpha Papa ici Delta Delta??.
Une décision que l?on regrettera légèrement?notre petite balade se transforme en randonnée de 8h avec au moins un 700m de dénivelé (on ne comptera pas les aller/retour pour trouver le bon chemin). On commence la route dans la forêt, où on fait une pause casse-croute. Après la forêt, vu qu?il n?y a pas de chemin tracé, on passe dans des hautes herbes, où les chardons et les orties nous chatouillent les chevilles. Cet agréable chemin est parsemé de trous, que l?on ne voit pas (trop facile sinon) à cause des hautes herbes, ce qui entrainera quelques jolies chutes. Et pour parfaire cette randonnée idyllique sous un soleil de plomb, nous sommes entourés de mouche, qui nous permettent une immersion très réaliste dans la vie d?une vache.
A la fin de la montée, un groupe de chamois descend à pleine vitesse à quelques mètres de nous, c?est trop beau ! Finalement, on regrette beaucoup moins d?avoir choisis l?entrée haute. 
Après les hautes herbes, on tombe face à un pierrier pentu, c?est avec enchantement que nous testons le fameux un pas en avant deux pas en arrière. Jo et Clément partent devant, bien qu?ils soient moins rapides que les chamois, ils se défendent bien quand même. Après un temps relatif de recherche, ils finissent par trouver l?entrée du &lt;b&gt;Buco Fantozzi&lt;/b&gt;, mais ne sont pas certains que ce soit là. Vu qu?on a un peu de réseau (seulement une fois en haut de la crête), on envoie une photo à Serge qui confirme. On termine par une semi escalade et enfin on y est, l?entrée est atteinte ! Il est 18h. Les garçons ont fait une trace GPS. Fernand qui a essayé pendant toute la montée de régler son GPS abandonne, décidément ce n?est pas très intuitif. On redescend en deux groupes : un qui passe par le col : Jo, Carole et Clément et un par le bas de la vallée. Après quelques chutes sur le pierrier et des genoux douloureux, on trouve le bon chemin, et on fait une belle trace GPS. Sur le chemin du retour, Arthur trouve un trou qui souffle fort, sans plaque de cadastre ni équipement. Arthur utilise les cheveux de Déborah pour filmer le souffle de la grotte. Fernand devient metteur en scène de pub pour Garnier le temps de la vidéo (on dirait qu?il a fait ça toute sa vie). 
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/KlRvdP4aC2M?si=5GbUkjTrS1zUCtDL&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
Renseignements pris une fois rentrés, il s'avèrera que cette cavité est &lt;b&gt;Verzera Inferiore&lt;/b&gt;, qui ne jonctionne pas encore humainement avec le système &lt;b&gt;Mottera - Fantozzi&lt;/b&gt; mais dans lequel un chemin doit tout de même exister vu la puissance du courant d'air !
Toutes les informations importantes de la spéléologie piémontaise sont disponible sur &lt;a href=&amp;quot;https://catastogrotte-piemonte.net/&amp;quot;&gt;le site du cadastre spéléo&lt;/a&gt; 
Une fois de retour au gîte certains prendront une douche pendant que d?autres feront à manger en attendant l?arrivée de Serge, Sophie, Zoé et Evi qui ont eu quelques déboires sur la route, mais le principal c?est qu?ils soient là !

&lt;u&gt;Description sommaire du chemin d'accès pédestre au &lt;b&gt;Buco Fantozzi&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; :
Le départ du sentier historique a disparu à la faveur d?un glissement de terrain que l?on peut voir juste en face du sentier du refuge. Il faut traverser la rivière et se diriger à gauche de ce glissement de terrain avant de remonter et de rejoindre l?ancien sentier. On atteint rapidement le talweg que l'on traverse pour rejoindre une plateforme où il est possible de bivouaquer. Au carrefour se situant au-dessus de cette plateforme, prendre alors vers la droite un sentier qui monte franchement dans les bois qui longe le talweg en rive droite. Ce sentier n?est pas bien marqué car uniquement utilisé par des randonneurs et chasseurs. Arrivés sur le « plateau » il y a alors plusieurs possibilités : 
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Soit prendre par le « plateau ». Il faut ensuite monter quasiment en trace directe vers &lt;b&gt; Buco Fantozzi&lt;/b&gt;. C'est le plus évident mais pas le plus facile &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Soit longer le plateau en lisière du bois, on passe alors devant la &lt;b&gt;Verzera Inferiore&lt;/b&gt;. Il faut ensuite obliquer pour finir l?ascension par la crête et redescendre en désescalade vers le &lt;b&gt;Buco Fantozzi&lt;/b&gt;. C'est un peu plus compliqué à trouver mais bien plus praticable (sauf sur les 10 derniers mètres qui sont à pic)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Soit obliquer un peu avant le plateau pour suivre une sente qui part Nord, Nord/Est et qui passe à proximité d?une maison en ruine. L?itinéraire monte ensuite franchement dans les bois avant de rejoindre un premier sommet. Il faut ensuite suivre la ligne de crête et redescendre en désescalade vers le &lt;b&gt;Buco Fantozzi&lt;/b&gt;. Encore plus praticable que précédemment (sauf sur les 10 derniers mètres à pic), mais plus long&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

------------------

&lt;u&gt;Lundi 10 juillet&lt;/u&gt; :

Tout le monde prend le temps de se lever, rien ne presse, c?est les vacances et puis Fernand fait des crêpes ! Nico et Clément descendent leur voiture en bas de la piste, parce que des travaux vont être réalisés sur le bas et ils ne pourront plus descendre. 
Objectif du jour : repérer l?entrée basse et faire un repérage jusqu?au P17 de la &lt;b&gt;Grotte de la Mottera&lt;/b&gt; pour voir si l'équipement est toujours bien en place. 
Le matin Serge et Arthur partent chercher le chemin d'accès à l'entrée inférieure. La faible fréquentation des lieux fait que le tracé n'est pas très clair. Au bout de 30-45min, l'entrée inférieure n°1 est enfin atteinte et Serge et Arthur redescendent par le chemin le plus évident en le nettoyant un peu.
Le porche principal de la &lt;b&gt;Grotte de la Mottera &lt;/b&gt;, duquel sort la rivière qui se jette dans une cascade extérieure de 80m, est flanqué de 2 entrées en rive gauche (la n°2 et la n°3) et d'une entrée en rive droite (la n°4, que l'on empruntera pour la fin de la traversée).
C?est l?après-midi qu?on se met en route vers notre objectif : Serge et Clément équipent la vire qui mène à l?entrée inférieure n°4. Il y a déjà des chaînes en fixe, mais les cordes faciliteront (et sécuriseront) le passage qui est plein vide. La vue est superbe, le porche d?entrée incroyable et quel souffle ! Fernand qui n?avait pas l?intention de venir faire la grotte, fait la vire d?entrée sans baudrier et en tongs (bien sûr, il se fait gronder). Toute l?équipe (Serge, Evi, Zoé, Arthur, Clément, Carole, Jonathan, Nicolas, Débo, Sophie) entre sous terre aux alentours de 16h30 et arpentera la &lt;i&gt;Gallerie del Blizzard&lt;/i&gt; qui porte très bien son nom. Evi vaincra sa peur de la tyrolienne grâce à Clément et Sophie. Serge nous explique quelques particularités, et la progression est fluide. Tout le monde fera demi-tour lorsque Serge posera le pied en bas de la &lt;i&gt;Sala 17&lt;/i&gt;, le groupe complet ressortira vers 19h, en étant impressionné par le souffle glacial de la grotte (et en pensant qu?il pleut à cause des embruns). 

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TPST : 2h30

&lt;u&gt;Description sommaire du chemin d'accès pédestre au &lt;b&gt; Buco Fantozzi&lt;/b&gt;&lt;/u&gt; :
Il faut reprendre le même itinéraire que décrit précédemment jusqu?à arriver à la plateforme de bivouac. 
Juste au-dessus de cette plateforme se trouve un carrefour, à gauche un sentier subhorizontal (marqué uniquement par le passage de spéléos) amène au porche d?entrée de la Mottera (entrée n°1). L?entrée n°2 et 3 se trouvent juste au-dessus du porche, sur la droite (rive gauche). Pour rejoindre l?entrée n°4 et la &lt;i&gt;Gallerie del Blizzard&lt;/i&gt;, il faut traverser la rivière. Une vire en chaîne est en place et permet de monter et de contourner l?éperon rocheux pour avant d?arriver à l?entrée n°4.
Il est préférable de doubler la chaîne avec une corde.


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&lt;u&gt;Mardi 11 juillet&lt;/u&gt; :

Ce mardi, un petit groupe composé de Nico, Jo, Fernand, Carole et Déborah partent faire les courses. On descend toute la piste à pied et on prend la voiture de Clément pour aller jusqu?au Village. Carole organise une visite improvisée du village, Jo trouve une petite épicerie pour les fruits et légumes, on est plutôt bien organisé. On passe manger au resto (on ne trouvera pas de pizzeria, pardon Fernand), et prendre une glace sur la place. Devant la fontaine de la place, un jeune homme torse nu rejouera la pub Coca-Cola devant nous, il n?attirera que les yeux de Fernand. Après cette pause, nous nous mettons en route pour le centre commercial, les courses sont faites rapidement grâce à une séparation stratégique des tâches. On remplit les sacs sur le parking, et on retourne en voiture en bas de la piste. 
C?est une fois en bas de la piste, avec nos sacs trop lourds, qu?on comprend que cette journée de repos n?en sera pas vraiment une. On remonte la piste avec peine, Carole et Déborah tenterons de lancer des appels SOS via le talkie-walkie de Clément en vain (peut-être ont-ils été captés par des Italiens ?). Mais Sophie vient à notre rencontre et décharge quelques épaules, merci Sophie ! Une fois au refuge, on s?organise une sortie douche dans la rivière, au bord de la petite piscine que Nico à crée au début du séjour. C?est froid ! Mais ça fait du bien. 

Pendant ce temps, un deuxième groupe (Serge, Evi, Zoé, Arthur, Jo, Clément) part refaire l'entrée n° 4. Sophie les accompagne jusqu'au porche et retourne tranquillement vers le refuge avec une petite pelle de jardin pour faire du terrassement et rendre le sentier plus praticable. La veille, seul Serge a été au bout des cordes menant à la &lt;i&gt;Sala 17&lt;/i&gt;, le but est cette fois que tout le groupe aille un peu plus loin. Pour ceux qui n'ont pas l'habitude, c'est aussi l'occasion de re-pratiquer cette partie de la grotte : en effet c'est la plus technique, et lors de la traversée en arrivant à ce niveau on sera fatigués, c'est donc une bonne idée de se familiariser avec pour que tout se passe bien.
On progresse bien, on voit que le groupe est globalement plus à l'aise que la veille, et on arrive tous en bas de la &lt;i&gt;Sala 17&lt;/i&gt;. On continue sur la vire suivante qui permet d'éviter quelques vasques dans la rivière. On arrive à la &lt;i&gt;Sala del Contatto&lt;/i&gt;, ainsi nommée car c'est ici que le calcaire entre en contact avec les couches de schistes verts, sur lesquels coule la rivière. On fera demi-tour ici, pour ressortir vers 19h.

Suite à ça, Arthur, Jo et Clément vont repérer l'entrée n°2, au-dessus du porche. On rejoint la rivière qui, vers l'aval donne en haut de la cascade du porche de l'entrée n°1, puis on part vers l'amont où la rivière traverse une trémie. Le chemin marqué n'est plus pénétrable (une crue a dû faire bouger les blocs), donc on passe dans un endroit plus étroit avant d'arriver dans une salle (la &lt;i&gt;Sala del Sifone&lt;/i&gt;) avec une autre petite cascade. Avec la cascade du porche de l'entrée n°1, ça semble être un 2ème bon spot photo, on le note pour plus tard. On continue par une petite escalade en s'enfilant dans un boyau étroit et qui accroche, et on finit par faire demi-tour devant un pas un peu engagé devant la &lt;i&gt;Sala delle Concrezioni&lt;/i&gt; où on n'a pas la corde pour une vire. Selon Serge, un bateau y est stocké et permet de naviguer sur la rivière. On y reviendra pendant la séance photo prévue pour le lendemain ... 

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TPST : 6h

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&lt;u&gt;Mercredi 12 juillet&lt;/u&gt;:

Aujourd?hui Arthur et Déborah ont un objectif photo. Nous retournons avec Clément et Jo aux entrées inférieures. Maintenant, on connaît le chemin. Arthur et Déborah aux appareils photo et Clément et Jo comme assistants flash et modèles. Arthur fait les photos dans la cascade d?entrée, à force de demander à Déborah de se rapprocher de la cascade, elle sera de plus en plus trempée. Déborah continue les photos devant la petite cascade intérieure de la &lt;i&gt;Sala del Sifone&lt;/i&gt;. Une fois les photos faites, Clément ira équiper la petite vire devant laquelle il avait fait demi-tour la veille. Clément, Arthur et Jo trouvent ensuite l?accès à la rivière et trouvent le bateau dont Serge avait parlé. Ils iront faire une balade avec dans la rivière. Clément et Jo passeront une première étroiture (en bateau, c'est une première !) et feront demi-tour rapidement après, au niveau de la salle où passe la tyrolienne, il aurait fallu porter le bateau en arrivant à une plage pour aller plus loin. Arthur, ayant prêté sa combi néoprène à Jo pour les photos dans la cascade, n'ose pas aller trop loin de peur de tomber dans l'eau (elle est froide !). Un peu frustré, il se jure de revenir faire une croisière avant la fin du séjour. Avant de quitter la &lt;i&gt;Sala del Sifone&lt;/i&gt;, Clément et Jo iront jeter un ?il au &amp;quot;siphon&amp;quot;. Il s'agit en fait d'une voûte mouillante dans laquelle on n'a pas pieds mais qui mène directement à la plage d'embarquement !
Déborah qui veut sécher pour la traversée du lendemain, fera une petite sieste au soleil en les attendant. Une fois tous changé, on rentre au refuge. On prépare tous ensemble le repas du soir et du lendemain ; ce soir, on va dormir tôt pour être en forme pour la traversée !

Pendant ce temps, Serge, Sophie, Fernand, Nico, Carole, Evi, Zoé auront pris une partie de la journée pour monter leurs kits de matériel jusqu'au bas de la crête et s'économiser quelques efforts lors de la marche d'approche du lendemain.

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TPST : 4h
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&lt;u&gt;Jeudi 13 juillet &lt;/u&gt; :

Aujourd?hui, tout le monde se lève tôt, debout à 6h ! Après un porridge préparé par Sophie, on se met en route à 8h. On recommence la randonnée, mais cette fois, on est beaucoup plus efficace ! Il faut dire qu'on a cette fois pris le bon chemin, qui était celui de la redescente du premier jour. On passe par le col pour éviter le pierrier et les hautes herbes, et on arrive en haut vers 11h. Vu qu?il fait moins chaud, les mouches ne sont pas encore là. Ceux qui avaient porté leur matos la veille en haut de la forêt récupèrent leur kit en chemin. On suit les crêtes, et on profite de la vue.
Après une pause pour déjeuner, on descend au niveau de l'entrée de la cavité via une petite désescalade qui a l?air plus dangereuse que ce qu?elle n?est vraiment, elle se fait bien.
On se change devant le trou et on entre dans le &lt;b&gt;Buco Fantozzi&lt;/b&gt; les uns après les autres vers 12h. La traversée est équipée en fixe, ce qui nous permet de partir léger avec le strict minimum en matériel et tout de même quelques amarrages et une corde de secours au cas où.
Une fois entrés, on est tout de suite accueillis par une crotte fraîche (de renard ?) qui embaume les premiers mètres de galeries. On progresse lentement, le passage n'est pas très large et on voit nettement les traces de désobstruction. Après 20 à 30 min, tout le groupe arrive à la &lt;i&gt;Sala Basosa&lt;/i&gt;, ça y est on a rejoint l'&lt;i&gt;Arteria Sud&lt;/i&gt; et ses grands volumes, on est dans la &lt;b&gt;Grotte de la Mottera&lt;/b&gt; !
A partir d'ici commence une longue progression dans un chaos de blocs d'une taille gigantesque, certains sont aussi gros qu'une maison. Le balisage est assez facile à suivre et mieux vaut ne pas trop s'en écarter car une chute entre 2 blocs pourrait parfois nous faire tomber d'une dizaine de mètres. La descente dans le chaos et l?éboulis qui le suit est assez longue, on passe un bivouac constitué de murs en pierres sèches et d'une couverture de survie tendue par-dessus et on finit par arriver à la &lt;i&gt;Sala Seychelle&lt;/i&gt; (qui se nomme peut-être ainsi parce qu'il y a du sable au sol et de l'eau qui coule).
La morphologie change un peu, on commence à voir des concrétions et on continue à descendre jusqu'à arriver à une corde remontante vers le &lt;i&gt;Ramo Degli Imperiesi&lt;/i&gt;.
La progression qui avait été fluide jusque-là est un peu ralentie, le groupe est tout de même constitué de 11 personnes et il n'y a qu'une corde.
Une fois cet obstacle passé, on s'engage dans la galerie fossile du &lt;i&gt;Ramo Degli Imperiesi&lt;/i&gt; qui se prolonge par le &lt;i&gt;Rami del Verzera&lt;/i&gt;. 
On y observe des baguettes de gours, des cristaux de calcite en &amp;quot;dents de cochon&amp;quot; des galets roulés gros comme des ballons de football ou de rugby. 
Le cheminement est soit évident, soit bien matérialisé à l'exception d'une petite rubalise pendant au-dessus d'un affluent (le &lt;i&gt;Salon Lulu&lt;/i&gt;, où Arthur ira se perdre 5 min).
Le cheminement débouche sur la &lt;i&gt;Sala Lorenza&lt;/i&gt; où le groupe se retrouve au complet le temps de grignoter une petite barre. On a été rapidement voir le bas de la salle et le départ des galeries qui s'y trouvent: c'est assez joli et ça vaut le coup d??il quand on a un peu le temps. On repart en remontant le plan incliné en s'aidant d'une corde hors d'âge pour atteindre les &lt;i&gt;Giardini di Marzo&lt;/i&gt; et poursuivre par les &lt;i&gt;Botteghe Oscure&lt;/i&gt;.
On atteint ensuite le &lt;i&gt;Pozzo dei Cunei&lt;/i&gt; qui nous fait redescendre au niveau de la rivière et où la même arithmétique que précédemment d'une corde pour 11 personnes nous fait un peu bouchonner.
La rivière est très jolie, mais on n'y mettra pas les pieds, 2 petites tyroliennes sont même installées pour passer d'une rive à l'autre sans devoir se mouiller un orteil. En contrepartie, il faut forcer un peu pour se tracter car les poulies en place ont un peu souffert avec le temps.
On arrive enfin à la &lt;i&gt;Sala del Contatto&lt;/i&gt; que l'on avait repéré le mardi, plus que la vire au-dessus des bassins profonds et on arrivera à la &lt;i&gt;Sala 17&lt;/i&gt;. Bientôt il faudra de nouveau remonter à 11 sur une seule corde. Carole qui commence à donner des signes de fatigue fera une pause pour manger un bout avec Arthur en fin de cortège en haut de la &lt;i&gt;Sala del Contatto&lt;/i&gt;. Ils passent le mot à Sophie qui est devant en lui disant d'avancer jusqu'à la &lt;i&gt;Sala 17&lt;/i&gt;, Sophie passe le mot à ceux devant et Fernand s'inquiétant décide de venir voir à l'arrière ce qu'il se passe. Il s'engage sur la vire et c'est là que tout le monde à proximité a pu entendre un grand bruit d'eau.  Une glissade, une erreur d'inattention peut-être et c'est Fernand qui chute, pas de haut mais dans l'eau glaciale et qui se retrouve trempé.
Après s'être un peu moqué, la fin du groupe repart et rejoint le reste de l'équipe qui est déjà sur corde. On enchaîne les puits de la &lt;i&gt;Sala 17&lt;/i&gt;, la progression en haut du grand méandre, la grande tyrolienne, la &lt;i&gt;Gallerie del Blizzard&lt;/i&gt; et on arrive enfin dehors vers 00h via l'entrée inférieure n°4, dans la chaleur qui ne manquera pas une fois de plus d'embuer les lunettes.

Après un selfie de sortie, nous rejoignons le refuge. Quel plaisir de se dire que le diner (une ratatouille) est déjà prêt et qu?il ne reste plus qu?à le réchauffer. Quelle bonne idée de l?avoir préparé la veille. Après un repas bien mérité, nous allons tous nous coucher.

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TPST : 12h

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&lt;u&gt;Vendredi 14 juillet&lt;/u&gt; :

Pendant que certains d?entre nous récupèrent de la traversée, d'autres retournent faire du bateau. Carole et Déborah ont trop envie d?essayer ! Jo passe par en haut, il nous attendra en haut de la tyrolienne pour nous filmer et déséquipera la vire d?accès en ressortant. Pendant ce temps, Carole, Arthur, Clément et Déborah enfilent leur néo pour passer la voûte mouillante de la &lt;i&gt;Sala del Sifone&lt;/i&gt;. Juste après, on trouve notre petit bateau amarré à un caillou. Carole et Déborah prennent le bateau pour traverser la rivière, alors que Clément et Arthur passent la rivière à la nage. C?est trop chouette ! On a l?impression d?être à Disneyland (vous l?avez la chanson des poupées ?). Deux, trois étroitures nous forcent à porter le bateau, mais on arrivera à manier ce petit bateau d?une main de maître grâce à nos bâtons de bois jusqu?à la tyrolienne. Jo, tout en haut, nous suit par les cordes puis nous rejoint à la &lt;i&gt;Sala 17&lt;/i&gt; et nous allons ensemble jusqu?à la &lt;i&gt;Sala del Contatto&lt;/i&gt;. Quelques photos plus tard, on fait demi-tour, notre bateau qui prend l?eau nous ramènera tout de même jusqu?à l?entrée. Jo déséquipera la vire extérieure. Une fois tous sortis, une douche dans la rivière s?imposera à tous. Pour notre dernière soirée, on décide de jouer au Rikiki (le Rikiki, c?est la vie !!!)

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TPST : 3h

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&lt;u&gt;Samedi 15 juillet&lt;/u&gt; :

Aujourd?hui, il est déjà temps de rentrer, Nico et Fernand partent ensemble très tôt le matin. Pour éviter de devoir redescendre tous nos bagages, un jeu de Tétris s?engage entre Serge et Carole pour tout mettre dans la voiture de Serge et Sophie. Elle est remplie, mais tout est casé, good job ! On redescend à pied, en faisant des pauses quand un caillou interpelle Serge (bah, il est ou Serge ? Il est plus dans la voiture !). Une fois en bas de la piste, on répartit nos sacs dans la voiture de Clément (nouvelle partie de Tétris, il y en a partout) et on part en ville. On trouve un petit resto pour manger une pizza, puis une dernière glace et il est déjà temps de se quitter. C?est là qu?on se sépare avec Serge Sophie Zoe et Evi. Jo prend le train pour Nice, pendant qu'Arthur, Carole, Clément et Déborah partent pour un autre camp dans le Vercors et arriveront à destination en fin de soirée (juste à temps pour un resto supplémentaire).</description>
</item>

<item>
<title>Camp d'été au Marguareis</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1171</link>
<pubDate>Fri, 30 Jun 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Vendredi 30 juin&lt;/u&gt;
Arrivée de Carole et d?Arthur en train à &lt;b&gt;Grenoble&lt;/b&gt; où Jean les récupère. Soirée plutôt calme chez Jean à &lt;b&gt;Autrans&lt;/b&gt;, on se couche tôt pour partir rapidement le lendemain matin.
 

&lt;u&gt;Samedi 1er juillet&lt;/u&gt;
On part assez tôt d'&lt;b&gt;Autrans&lt;/b&gt; en direction de l'Italie, on passera par le &lt;b&gt;tunnel du Fréjus&lt;/b&gt; où l'on opte pour un tarif A/R (qui n'est avantageux que si l'A/R se fait dans les 7 jours).
On s'arrête faire des courses au Carrefour de &lt;b&gt;Grugliasco&lt;/b&gt; dans les environs de &lt;b&gt;Turin&lt;/b&gt; et on repart avec une voiture où tous les espaces vides ont été mis à contribution. Entre le matériel spéléo, le matériel de camping, la nourriture, l'eau potable et l'apéro il n'y a plus de place, on en a même sur les genoux et sous les jambes !
Arrivés à &lt;b&gt;Limone&lt;/b&gt; on prend la route du col pour rejoindre la piste qui a été rénovée. Toutes les infos (ou presque) sont disponibles sur le site de la&lt;a href=&amp;quot;https://www.altaviadelsale.com/fra/haute-route-du-sel&amp;quot;&gt; &amp;quot;Alta via del sale&amp;quot;&lt;/a&gt;  

On roule doucement car même rénovée, la piste reste une piste et la C4 de Jean une voiture plutôt dédiée à la ville (on a bien fait rigoler le spéléo italien du gruppo speleo di alpi marittime qui tenait la barrière). Chaque voiture ou moto croisée est une épreuve en soi et devant l?insistance d?un groupe de motard qui n?a pas la patience d?attendre que l?on ait fini de man?uvrer pour passer, on se coince dans un gros bloc et on n?arrive plus à bouger la voiture. Notre salut viendra d?un guide Italien qui quittera son 4x4 pour prendre le volant de la C4 et gèrera la situation comme s?il s?agissait de faire un simple créneau. On mettra environ 1h entre le passage de la barrière et l?arrivée au refuge du Club Martel au pied du &lt;b&gt;Castel Frippi&lt;/b&gt; sur le &lt;b&gt;Plan Ambroise&lt;/b&gt; ou Antoine (Club Martel) nous attend.

Le refuge est équipé d'une cuisine, d'une glacière naturelle, d'un coin douche, d'un captage d'eau (qui est consommée directement par certains mais que nous n'utiliserons que pour la cuisine) et a même le luxe d'avoir une cabine téléphonique ! En réalité il s'agit d'un monticule à 200 m du refuge, à côté d'un petit conifère isolé où l'on capte le réseau téléphonique et la 4G (information utile si l'on a besoin de communiquer de manière urgente).
Antoine passera la soirée à nous faire le topo sur le massif du Marguareis, l'historique des explos, la découverte de l'&lt;b&gt;Aven du Penthotal&lt;/b&gt; (-500m) situé à 50 mètres du refuge et la légendaire procession avec un saucisson suspendu à une canne à pêche qui a suivi la découverte, les trous mythiques du massif, les trous intéressants à reprendre en explos car ayant du courant d'air et pas revus depuis des dizaines d'années, bref, la soirée est passionnante.
 
 
&lt;u&gt;Dimanche 2 juillet&lt;/u&gt;
L?équipe ABIMES est menée par Antoine à travers la montagne décorée d'edelweiss et de rhododendron en fleurs et peuplée de marmottes pour atteindre un col non loin du &lt;b&gt;Pas de Scarason&lt;/b&gt; avant de redescendre dans la &lt;b&gt;Conca delle Carsene&lt;/b&gt; côté italien sur la commune de &lt;b&gt;Briga Alta&lt;/b&gt; (la seule partie de l'ancienne commune de &lt;b&gt;La Brigue&lt;/b&gt; qui n'a pas été rattachée à la France en 1947). Pour atteindre &lt;b&gt;l?Abisso Serge&lt;/b&gt; il faut encore descendre dans un pierrier pentu et traverser des névés. 
Le but de la sortie est d'aider Antoine à porter du matos dédié à un futur ré équipement d'une partie de la cavité et peut-être d'en ré équiper un bout. On descendra rapidement dans le trou sous une météo ensoleillée. Il est tôt dans la saison, on a donc alors le droit à une saison des pluies souterraine due à la fonte des névés. Cela peut être plutôt rigolo, mais dans une grotte où on frôle les 0°C ça fait tout drôle. Sur le chemin on rencontre rapidement une étroiture un peu compliquée à négocier pour qui n'est pas un adepte des grottes belges. Le &lt;i&gt;P48&lt;/i&gt; est tout de même assez impressionnant (et humide), Antoine le rééquipera en partie. Arrivée en bas, Carole sèche vers -150m avant le &lt;i&gt;P100&lt;/i&gt; où Antoine (qui, lui, avait prévu son k-way) souhaitait rééquiper une vire qui sert à le contourner. On envoi 2-3 cailloux de bonne taille pour se rendre compte de la profondeur et effectivement, même sans avoir le visuel, on se rend compte que 100 mètres ce n'est pas rien ! Jusqu'ici rien à redire sur l'équipement de la cavité. Sur la remontée, Jean peine un peu plus qu'à l'aller dans l'étroiture, mais on sortira tout de même assez rapidement. On rentrera un peu tard dans le brouillard au refuge, mais tout de même à temps pour l?apéro !

 
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TPST : 4h 
 

&lt;u&gt;Lundi 3 juillet&lt;/u&gt;
Carole et Jean choisissent de profiter de la journée pour rester en surface.
Antoine a pour projet de reprendre l'équipement du &lt;b&gt;Castel Frippi n°3&lt;/b&gt; une cavité se situant très près du refuge et idéale pour faire de l'explo par temps menaçant (le retour au refuge prend environ 10-15 minutes). Il part donc devant et est rejoint 30 minutes plus tard par Arthur qui croisera sur la marche d'approche un chouette fossile et un petit scorpion bien vivant qui se réchauffait sous une pierre plate. Antoine réajuste l?équipement jusqu?à -68 puis fait la visite guidée de la cavité à Arthur en lui montrant les diverses gravures des premières du passé. Il y a au fond un courant d'air qui motive Antoine car cette cavité fait partie de celles qui ont été délaissées depuis longtemps et que rien de majeur n'a été trouvé sur ce côté du massif qui draine les eaux en direction de &lt;b&gt;Tende&lt;/b&gt;. Chose étonnante, sur la plus grande partie du &lt;b&gt;Plan Ambroise&lt;/b&gt;, &lt;a href=&amp;quot;https://www.persee.fr/doc/karst_0751-7688_1984_num_3_1_2073&amp;quot;&gt; les eaux rejoignent le système karstique de la &lt;b&gt;Conca delle Carsene&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; de l'autre côté de la crête et finiront leur course dans la mer Adriatique via la plaine du Pô alors que la Méditerranée via le vallon de Réfréi et la Roya n'est qu'à un jet de pierre (la ligne de partage des eaux est dans les environs directs du refuge).

Antoine rentre sur Nice après la sortie sous la pluie (et embarque avec lui le marteau de la trousse à spits d?ABIMES qu'il avait emprunté pour la sortie).
Le soir, Arthur et Carole iront voir &lt;b&gt;Tende&lt;/b&gt; depuis le &lt;b&gt;Castel Frippi&lt;/b&gt; car le temps s'est un peu dégagé.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/jYdubUW7u8Y?si=v9p84A3Oqdqlkmck&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST : 4h


&lt;u&gt;Mardi 4 juillet&lt;/u&gt;
Jean, Carole et Arthur partent en randonnée jusqu?à la &lt;b&gt;Pointe du Marguareis&lt;/b&gt; où l?on pourra voir un groupe de jeunes chamois jouer dans les névés au loin. On monte en trace plus ou moins directe en traversant le lapiaz et en croisant de nombreuses cavités identifiées à la peinture rouge avec un numéro #16-XXX (16 représentant la commune de &lt;b&gt;La Brigue&lt;/b&gt; dans le cadastre spéléo local) ainsi que de grosses dolines sur la partie haute du Marguareis. Sur le chemin on a également l'occasion d'observer une sorte d'ail sauvage à l'odeur reconnaissable qui a certainement donné son nom au &lt;b&gt;Vallon de l'Ail&lt;/b&gt; ainsi qu'au trou le plus profond du côté français du massif du Marguareis l'&lt;b&gt;Aven de l'Ail&lt;/b&gt;. On redescend par les crêtes jusqu?au &lt;b&gt;refuge italien de Don Barbera&lt;/b&gt; au &lt;b&gt;Col des Seigneurs&lt;/b&gt; où l?on boira une bière. Sur le retour, en empruntant la piste on aura le loisir de lire des panneaux présentant des formations géologiques que l'on croise (calschistes du Crétacé supérieur, calcaires roses du Jurassique supérieur, calcaires à nummulites, ...)
Une fois rentré, avant la tombée de la nuit, Carole appelle ses camarades car il y a un loup à 30m devant le refuge (dommage pour Jean qui avait enlevé ses lentilles)
 
 
&lt;u&gt;Mercredi 5 juillet&lt;/u&gt;
Départ des Abimés pour le &lt;b&gt;Gouffre de Scarason&lt;/b&gt; ou &lt;b&gt;Voragine di Scarason&lt;/b&gt; en italien. On passe par le &lt;b&gt;Pas de Scarason&lt;/b&gt; guidés par Jean qui est déjà venu une dizaine d?années plus tôt. On trouve le gouffre à travers le lapiaz malgré l?indication « &lt;i&gt;le &lt;b&gt;Gouffre de Scarasson&lt;/b&gt; (n° 7C) s?ouvre en dessous d?une faille transversale bien visible, à 250 m environ au N-NO du gouffre Marcel.&lt;/i&gt;» ou autrement dit &amp;quot;trou situé à côté d?un autre trou&amp;quot;... La présence d'une perche métallique de 2m de haut à côté du gouffre aide à repérer l'entrée. 
Le &lt;b&gt;Gouffre de Scarason&lt;/b&gt; est une cavité qui a la particularité d'abriter un glacier souterrain qui disparait années après année (en 2009, l'espérance de vie du glacier avait été estimée à une dizaine d'années), &lt;a href=&amp;quot;https://www.persee.fr/doc/edyte_1762-4304_2017_num_19_1_1369&amp;quot;&gt; des études&lt;/a&gt; sont d'ailleurs en cours à ce sujet. C'est aussi la cavité où Michel Siffre a réalisé sa première expérience &lt;a href=&amp;quot;https://journals.openedition.org/dynenviron/567?lang=en#tocto2n1&amp;quot;&gt; &amp;quot;Hors du temps&amp;quot;&lt;/a&gt; durant laquelle il est resté 2 mois sous terre à camper sur le sommet du glacier. Le but est donc de descendre au niveau du glacier et d'y faire quelques photos.

Arthur équipe et même si l?on avait pris largement plus de matériel que prévu par la fiche d?équipement du topoguide des années 80, il en manque (extrait de la page 82 &amp;quot;&lt;i&gt;P30 : C32, 1B ; P40 : C42, 1S, 1B&lt;/i&gt;&amp;quot;). Il y a beaucoup de gougeons, chose que l?on n?avait pas prévu (on s?était chargés en AS et en dyneema pour randonner léger), l?équipement devient donc compliqué et il est difficile de ne pas frotter. Jean ne se souvient plus du passage étroit juste avant le &lt;i&gt;P30&lt;/i&gt; et le plan incliné précédent le &lt;i&gt;P40&lt;/i&gt; ne lui dit rien (et il n'était pas prévu de l'équiper selon le topoguide, alors que la présence d'une corde est tout de même plus que rassurante). On fera donc demi-tour en haut du &lt;i&gt;P40&lt;/i&gt; pour chercher où l?on a pu se tromper (Arthur fera une conversion après être descendu 3m). Au retour en haut du &lt;i&gt;P30&lt;/i&gt; on se rendra compte que l?on était bien sur la bonne voie et on décide de déséquiper complètement mais de laisser le matériel à l?entrée du trou pour revenir vendredi (du mauvais temps est prévu pour le lendemain). 
Le retour se fait par un temps dégagé qui nous donne une vue imprenable sur la magnifique &lt;b&gt;Conca delle Carsene&lt;/b&gt;.
 
TPST : 3h

 
&lt;u&gt;Jeudi 6 juillet&lt;/u&gt;
Une météo pluvieuse et orageuse étant prévue, le planning n'est pas très ambitieux. Repos au refuge, test de pailles et de perfo dans des dolines juste au pied du &lt;b&gt;Castel Frippi&lt;/b&gt;. On finit la journée par une séance cinéma sur le PC portable de Jean en regardant &lt;a href=&amp;quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sommet_des_dieux&amp;quot;&gt; &amp;quot;« Le Sommet des Dieu »&amp;quot;&lt;/a&gt; , un film d?animation sur l?alpinisme.
Antoine nous fera la surprise de réapparaitre (avec le marteau du club) plus tôt que prévu, il avait oublié qu?il avait posé son vendredi !
 
 
&lt;u&gt;Vendredi 7 juillet&lt;/u&gt;
Antoine n'étant jamais allé au &lt;b&gt;Gouffre de Scarason&lt;/b&gt;, Jean et Arthur lui proposent de se joindre à eux pour la nouvelle tentative d'accéder au glacier souterrain (en prenant du matériel supplémentaire). Carole quant à elle, inspirée par le film de la veille, tentera l?ascension du &lt;b&gt;Castel Frippi&lt;/b&gt; et manquera de se tuer une dizaine de fois.

L?équipement du &lt;b&gt;Gouffre de Scarason&lt;/b&gt; est bien plus facile lorsque l?on a de quoi se servir des goujons en place, ça ne frotte plus, c?est agréable et, chose incroyable, on arrive en bas. On ne trouve d?abord pas le glacier, on marche en fait à moitié dessus et il est recouvert d?une couche de poussière. Au niveau du plafond, plusieurs mètres au-dessus de nous, un capteur (de température, d'humidité ou de mesure de niveau par ultrasons) est suspendu par un fil, il instrumente la cavité depuis 2008 et permet de suivre la fonte du glacier. On se dit que pour le placer il a fallu faire un balancier important ou réaliser une escalade, mais en vérité, à l'époque de l'installation des capteurs, ce dernier avait pu être simplement placé en montant sur un bloc depuis le toit du glacier On arrivera à la base du glacier en le contournant par la gauche et en faisant attention aux nombreux blocs instables de bonnes dimensions. Séance photo d?environ une heure avec l?appareil photo de Jean et les flashs d?Arthur. Jean a du mal à se rappeler où il s?était placé pour réaliser ses photos il y a 13 ans, et pour cause ! En comparant les photos de cette année avec celles de 2010 on se rend compte que le glacier a perdu environ les 2/3 de sa masse !
L'origine de la fonte du glacier était encore discutée en 2017, à priori les effets directs du changement climatique ne seraient peut-être pas autant en cause que la modification du régime aéraulique dû à l'élargissement d'une lucarne qui a permis la jonction du &lt;b&gt;Gouffre 8C&lt;/b&gt; avec son voisin le &lt;b&gt;Gouffre 7C&lt;/b&gt;, plus connu sous le nom de &lt;b&gt;Gouffre de Scarason&lt;/b&gt;. Cette modification du régime de ventilation souterraine aurait interrompu en grande partie le processus d'aspiration hivernale du &lt;b&gt;Gouffre de Scarason&lt;/b&gt;, mettant fin à l'apport de neige dans la cavité jusqu'au glacier et empêchant donc sa recharge &lt;a href=&amp;quot;https://www.persee.fr/doc/edyte_1762-4304_2017_num_19_1_1369&amp;quot;&gt; [MOREL, Laurent - 2017]&lt;/a&gt;.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/G5VqZXgTCWI?si=A9WOj-bWta4coz85&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST : 4h

Sur le trajet du retour Antoine partira à la recherche de génépi et Jean et Arthur rejoins par Carole iront au &lt;b&gt;refuge Don Barbera&lt;/b&gt; où a lieu un rassemblement de spéléo en l?honneur d?un spéléo disparu dans l?année pour rencontrer Massimo et Raffaella du Spéléo Club Tanaro.
C?est ce club qui possède le gîte dans lequel Carole et Arthur iront la semaine suivante avec le CSARI dont Massimo et Raffaella sont de vieux amis.
Le soir Antoine se fera un plaisir barbecue pendant que les abimés liquideront leurs vivres et la soirée finira autour de la bouteille de mezcal d?Antoine avec ses 400 Conejos.
 
 
&lt;u&gt;Samedi 8 juillet&lt;/u&gt;
Départ des abimés, on empruntera la piste de l'autre côté jusqu?à &lt;b&gt;Monesi&lt;/b&gt; et on mettra 3h pour en sortir. La piste est globalement en meilleur état que de l?autre côté mais reste tout de même une piste où l?on ne peut pas rouler bien vite. On trouve un téléphone portable qui sonne sur la route, et après avoir eu du mal à se faire comprendre par la personne &amp;quot;à l'autre bout du fil&amp;quot;, on le déposera dans un restaurant de &lt;b&gt;Monesi&lt;/b&gt; où on ne manquera pas de se faire plumer pour 3 sandwiches et 2 bières en bon touristes qui ne parlent pas la langue. Avant de rentrer sur &lt;b&gt;Autrans&lt;/b&gt;, Jean déposera ensuite Carole et Arthur au centre commercial de &lt;b&gt;Mondovi&lt;/b&gt; où ils feront les courses pour la semaine à la &lt;b&gt;Mottera&lt;/b&gt; et seront assez rapidement rejoint par Clément P, Déborah, Jo, Fernand et Nico P pour une nouvelle semaine de spéléo en bonne compagnie !</description>
</item>

<item>
<title>Hotton: nettoyage et avancement du chantier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1161</link>
<pubDate>Sat, 17 Jun 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Participants ABIMES&lt;/u&gt; : Arthur, Clément P
&lt;u&gt;Participants CSARI&lt;/u&gt;  : Serge, Fernand, Vincent

&lt;u&gt;Samedi 17 Juin&lt;/u&gt; : Arthur et Clément seuls.
Objectif (maintenant habituel) : Désob dans la &lt;b&gt;galerie des détos&lt;/b&gt;.

Avant d'aller voir le fond, on passe au &lt;b&gt;Dromadaire&lt;/b&gt; : il y a toujours un lac au pied, nous faisant craindre le pire. Mais d'un autre côté, le puits se trouvant derrière est à sec, alors que la dernière fois il était plein de plus de 50cm d'eau. En passant la tête dans le &amp;quot;départ&amp;quot; au fond du puits on voit le niveau d'eau, un peu plus bas que le bas du puits.
L'ensemble de la galerie est humide, il reste quelques flaques, mais finalement au bout c'est &amp;quot;sec&amp;quot;, dans le sens où ce n'est plus noyé sous 35+cm d'eau comme auparavant. Le siphonnage de la séance précédente a bien fonctionné, et l'eau n'est pas revenue. On n'a donc pas eu besoin de se resservir des tuyaux laissés en place. Il faut dire qu'on est en Juin, ça fait 1 mois qu'il n'a pas plu pour de vrai, malheureusement pour les sols en surface mais heureusement pour nous.
Ce n'était pas noyé, mais c'était encore bien humide, et la séance sera dédiée à nettoyer la zone de désob en retirant la glaise liquide qui y stagne (dont une partie était celle qu'on avait déjà mis sur le côté, mais les murs se sont légèrement affaissés quand la galerie a été noyée).
On réussit à trouver une zone en arrière où on peut stocker un volume suffisant. C'est plus loin que la fois d'avant, mais encore raisonnable. Arthur construit une digue en glaise sèche pour éviter à la boue liquide de s'écouler vers des concrétions qu'on souhaite préserver.
On tire les bidons à la corde, mais c'est compliqué : le sol est inégal, quelques pierres font obstacle, et surtout très collant. Finalement celui qui creuse doit nécessairement accompagner le bidon pour le décoller du sol régulièrement.
À la pause sandwich, on crée des points chauds, Clément essaie le nouveau poncho ACS tout neuf qu'Arthur vient de recevoir. Mais avec la couche de glaise froide collée à la combi, il est compliqué de se réchauffer et on repart assez vite, le meilleur moyen pour ne pas avoir froid est encore de bouger.
On continue sur le même rythme, avant de faire un brin de toilette dans la rivière, et de sortir comme d'habitude, à l'heure de la fin de la dernière visite de la grotte touristique.

Finalement à la fin de la journée , on aura déplacé 7 bidons de glaise assez liquide. À 2 c'était un peu laborieux, vu la distance sur laquelle on doit tirer le bidon, mais on aura rendu le chantier plus propre pour le lendemain.

A noter également : Clément a fait quelque mesures avec le capteur de CO2 faisant aussi baromètre/pseudo-altimètre (2eme vraie sortie avec ce boîtier).
Quelques &amp;quot;fun facts&amp;quot; plus ou moins intéressants (tout en rappelant que le capteur de CO2 n'est pas encore vraiment calibré) :
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt; Hors galerie des détos, le CO2 affichait dans l'ensemble de la grotte, dès le bas de l'ascenseur, entre 5000ppm et 7000ppm  (0,5 à 0,7%). &lt;/li&gt;
&lt;li&gt; le CO2 relevé dans la galerie des détos augmente progressivement au cours du temps : environ 0.8% au début, puis augmente progressivement jusqu'à 1.2% à la fin de la séance. Mais on n'était que 2, voir les chiffres du lendemain ... &lt;/li&gt;
&lt;li&gt; Le fond du puits derrière le Dromadaire (&amp;quot;-53m&amp;quot;) est 4m plus haut que la galerie des détos (&amp;quot;-57m&amp;quot;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt; L'ascenseur met un  peu plus d'une minute pour parcourir environ 25m :-) &lt;/li&gt;
&lt;li&gt; On voit l'altitude &amp;quot;varier&amp;quot; au cours de la journée, même quand le capteur est fixe. Variation d'environ +15m en 4h. Il faudra vérifier si c'est une variation de la pression due à la météo ou un effet du capteur (mauvaise compensation de la température ?)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Entrée 10h40, sortie 17h : TPST 6h20.

Le soir, après un peu de bricolage au chalet pour aider Fernand à réparer l'étanchéité du toit, on mange autour de l'habituel barbecue des beaux jours. 

&lt;u&gt;Dimanche 18 Juin&lt;/u&gt; : Arthur, Clément P, Serge, Fernand, Vincent

Entrée 11h10 (on a un peu traîné, car chalet nettoyé le matin)
Même objectif que la veille, sauf que cette fois on est 5 : on a pourtant trouvé du travail pour tout le monde.
Pendant la majorité du temps, Serge et Fernand creusent et remplissent les bacs,  et Vincent, Arthur et Clément tournent sur le transfert des bacs et leur vidage. On a fait la pause repas en décalé pour chacun, permettant de ne pas interrompre le chantier.

Arthur a cette fois expérimenté la néoprène de 2mm sous la combi : ça fonctionne bien tant qu'il bouge, mais une fois mouillé ce n'est pas si efficace pour luter contre le froid sur le vidage des seaux, où on est de temps en temps statique. On tourne chacun un peu pour éviter de prendre froid.

On arrive à vider une partie des  bacs un peu moins loin, car les déblais sont moins liquide que la veille et permettent de reformer des murs à condition d'alterner avec des pierres.

On décide aussi de retirer le tuyau, qui nous gêne et ne nous sert pas (et on n'espère qui ne resservira pas avant l'hiver !). Il est revenu au point topo 0m, la prochaine fois il faudrait peut-être démonter le reste et le laver (voire faire re-circuler un peu d'eau pour qu'il reprenne une forme normale ?).

Au final on aura bien avancé : durant cette séance on a réussi (enfin, surtout Serge et Fernand) à bouger un gros rocher en plein milieu (probablement un bout de plafond tombé il y a fort longtemps, dont il faudra s'occuper à coup de massette la prochaine fois car il gêne encore le passage), et surtout à repartir vers l'avant en mode &amp;quot;front de taille&amp;quot;. On est 2 bons mètres plus loin que la faille qui part à gauche en remontant. On pouvait avant ramper jusque là, mais maintenant c'est confortable pour creuser. 

La prochaine séance on devrait attaquer la &amp;quot;vraie première&amp;quot;, là où on est si proche du plafond que personne n'a pu ramper auparavant. Clément a pourtant essayé en fin de séance, mais même en retirant le casque il y a à peine la place pour la tête, c'est peine perdue. Par contre on voit bien vers l'avant sur environ 6m : on est dans un passage étroit pour encore environ 2m, puis on revient dans une partie large où on devrait avoir plus de place pour les déblais (mais pas énormément non plus, car espace sous plafond limité). Puis ça pince, le plafond rejoint la glaise, et derrière c'est l'inconnu. Il semble y avoir un peu plus de place vers la droite, peut-être un départ ? Mais ça ne nous arrangerait pas, on aimerait plutôt aller à gauche rejoindre le lit de la rivière. 

Sur la mesure de CO2 : 
    - en bas de l'ascenseur, valeurs beaucoup plus faibles que la veille, à peine 700ppm. On suppose que c'est parce qu'on n'était cette fois pas le premier groupe de la journée et que les portes de l'escalier devaient ventiler (+ les visites de la veille). Le reste de la grotte reste un peu au dessus de 5000ppm (0.5%)
    - dans la galerie des détos, on retrouve 10000ppm (1%), proche de la valeur de la veille. Posé là où on vide une partie des bacs, le capteur monte progressivement jusque 1.8% . Par contre, en toute fin de séance et déplacé au front de taille, on relève 3.1% !
    - au moment de se laver, le capteur tombe dans la rivière. Il est repêché en moins d'une seconde, puis éteint immédiatement. L'analyse au chalet confirme que l'électronique (dans un compartiment à part) n'a pas pris l'eau : le boîtier est raisonnablement étanche pour une utilisation de courte durée (dont une grosse exposition à la boue et une immersion accidentelle). Le capteur lui a forcément pris l'eau un court instant, mais il fonctionne toujours : ça ne semble pas avoir traversé la membrane perméable au gaz qui entoure les parties prenant la mesure.

Sortie à environ 17h, TPST 6h

Puis habituelle frite avant de repartir sur Paris. Cette fois ça sera à Hotton à côté de l'église, dans un bar en terrasse car certain n'avaient pas l'intention de manger mais voulaient bien prendre une petite bière. Arthur et Clément vont chercher une frite à emporter de l'autre côté du pont. Ils tentent tous les deux une mitraillette :  bizarrement, même en ayant faim, aucun des deux ne la finira en une fois !

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/5Y9u1Nmqeds&amp;quot; title=&amp;quot; Grotte de Hotton (Hotton, Belgique - 17/06/2023) &amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Canyon PACA</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1224</link>
<pubDate>Sat, 03 Jun 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>2023, année faste pour le canyon chez ABIMES.
Une petite équipe se retrouve à Spéracèdes chez la mère d'Arthur. Certains dormirons dans un lit (ou un canapé) et d'autres camperont dans le jardin.

&lt;u&gt;Samedi 03 juin 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon de Bès-Courmes&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Gorges du Loup&lt;/b&gt;
Participants : Carole G, Arthur P, Sylvain C, Amandine L, Flöru (un &amp;quot;petit&amp;quot; Suisse)

On commence par une suggestion de Sylvain, les &lt;b&gt;Gorges du Loup&lt;/b&gt; avec un accès via un affluent, le &lt;b&gt;Canyon de Bès-Courmes&lt;/b&gt;.
On laisse une voiture en bas, on fera une navette et on monte au village de Courmes.
La marche d'approche est un assez rapide, on se change devant le premier obstacle et on est rapidement dans le canyon.
Les obstacles s'enchainent bien, on se fait légèrement mouiller par une eau un peu froide et on arrive bientôt à la cascade de 60m. 
Sylvain équipe, Carole descend la première. Avant qu'elle ne se lance on lui demande &amp;quot;ça va aller 60m ?&amp;quot;
Elle répond de manière assez décontractée &amp;quot;bah oui j'ai déjà fait plus !&amp;quot; Et bah non ! Cela donnera une descente sur demi-clef et des souvenirs impressionnants.
Le reste de l'équipe suit, on se retrouve tous au pied de la C60, on enchaine les derniers ressaut en passant sous le pont de la RD6 et on arrive dans les &lt;b&gt;Gorges du Loup&lt;/b&gt;.

Changement d'ambiance immédiat, il y a beaucoup d'eau (mais c'est normal), beaucoup de bulles qui gênent la visibilité et qui font craindre des mouvements d'eau.
Finalement la descente se passera sans encombre, le canyon est très ludique et quasi tous les obstacles peuvent se sauter. On enchaine les sauts et les sections de nage avec quelques rappels. On chipotera sur le dernier obstacle qui devait se sauter mais où le courant nous a orienté vers le choix de mettre une corde pour descendre sur une plateforme au ras de l'eau avant de sauter à plat ventre dans le bouillon.

On en profite le soir pour fêter l'anniversaire d'Amandine avec un gâteau !

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/0-VpHjjXty8?si=u_VD20hGgMB9eMUG&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


&lt;u&gt;Dimanche 04 juin 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Vallon de Rais&lt;/b&gt;
Participants : Carole G, Arthur P, Sylvain C, Amandine L, Flöru (un &amp;quot;petit&amp;quot; Suisse)

Le lendemain, les prévisions météos ne sont pas très bonnes. On se rabat vers un canyon proche qui n'est pas très long et dont le bassin versant n'est pas censé être important.
Arrivé au village d'Escragnolles, on prépare les affaires et on se met en route. Avant même de s'engager sur le sentier de la marche d'approche un orage éclate et on attend qu'il passe en s'abritant sous les porches d'entrée des maison du hameau des Galants.
On fera la marche d'approche accompagné par un chat qui ne nous quittera pas tout du long. On Ira jusqu'a la fin du canyon, une belle cascade de 40m qui s'ouvre dans un cirque puis on fera demi-tour.
Ne connaissant pas bien le canyon ni la réaction du bassin versant, on préfère ne pas prendre de risque et renoncer en se disant que l'on reviendra.
Heureusement que l'on ne se sera pas lancé dans le canyon car le chat n'avait plus l'air très sûr de son chemin au retour !
Retour à Spéracèdes et départ pour tous les participants sauf pour Arthur qui part en congrès professionnel à Nice pour 4 jours.

&lt;u&gt;Dimanche 11 juin 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Vallon de la Peïra&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Morgan + 1

Après son congrès, Arthur en profite pour faire un dernier canyon avant de rentrer sur Paris. 
Il se joindra pour une sortie à Morgan et sa copine, des amis de Guillaume (un BE canyon du coin très sympa que connaissent Seb et Arthur).
Très peu d'eau dans ce canyon à dominance verticale.
On enchaine les rappels en profitant du côté un peu impressionant des 3 cascades d'environ 50m.
Pas mal de route pour venir jusqu'ici mais le cadre en vaut le coup. Il faudra revenir avec plus d'eau !

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/x8z8xiZWwT4?si=wOMAc1UnzWcCliEr&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Canyon de mai Part.2</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1279</link>
<pubDate>Mon, 15 May 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Du canyon dans le Vercors à l'Ascension ?
A quoi s'attendre d'autre qu'à de la pluie ?

On en profitera tout de même pour faire de chouettes sorties avec de nouveaux canyoneurs, des moins nouveaux et des occasionnels. On logera chez Jean à Autrans sans savoir s'il voudra bien de nous de nouveau puisque JC casse ses chaises !


&lt;u&gt;Lundi 15 mai 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Furon inférieur&lt;/b&gt;
Participants : Seb G, Sylvain C, Gwennaëlle M, Jean C, JC R, Cassandra H, Arthur P
 
Beaucoup d'eau dans le &lt;b&gt;Furon inférieur&lt;/b&gt;, on ne prend pas de risque, on équipe tout et on descend autant que faire se peut hors d'eau.
Dehors il fait bon, mais l'eau est froide.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/rXML6CWzUgk?si=we07l7V2CVhU8XSD&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Maintenant que l'on s'est échauffé, on enchaîne !


&lt;u&gt;Lundi 15 mai 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Versoud inférieur&lt;/b&gt;
Participants : Seb G, Sylvain C, Gwennaëlle M, Jean C, JC R, Cassandra H, Arthur P

Beaucoup de monde dans le &lt;b&gt;Versoud inférieur&lt;/b&gt;, il y a une formation.
Les participants sont plutôt sympa et nous laissent les dépasser.
Le débit est correct mais l'eau est très turbide, ça ne nous empêchera pas de passer beaucoup de temps à sauter dans la vasque qui s'y prête bien et à monter une tyrolienne juste après.
  
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/TXAmt-jdj20?si=eQ0YVGzvldmOl9Sz&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

  
&lt;u&gt;Mardi 16 mai 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Grotte de Gournier&lt;/b&gt;
Participants : Seb G, Sylvain C, Gwennaëlle M, Jean C, JC R, Cassandra H, Arthur P, Jean (pote de Cass)

Il pleut toujours, on sait qu'on n'ira pas loin et qu'il y aura du courant.
Sur la marche d'approche on voit la cascade qui coule pas mal.
Dans le fossile, les gours sont en eau et un petit lac s'est même formé.
On n'enfile que les long-john pour ne pas être tentés d'aller trop loin dans l'actif.
Une fois dans l'eau, on peut constater qu'il y a un peu de débit, mais que ça va.
On s'arrêtera au niveau de &amp;quot;&lt;i&gt;La Piscine&lt;/i&gt;&amp;quot;, premier grand bassin où l'on peut nager un peu (on ne se fera pas prier).
Au retour, JC et Arthur comptent rentrer à la nage.
Ils se réhabituent à la fraicheur de l'eau en faisant trempette dans les gours juste à l'entrée.
Ils sautent dans le lac et rentrent à la nage, Arthur non loin du bateau où est Cassandra.
Mauvaise idée, il se rendra compte que quelque chose l'entrave peu à peu en s'approchant de la rive.
C'est la cordelette flottante du bateau qui s'est en fait enroulée autour de sa cheville lorsqu'il brassait...


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&lt;u&gt;Mercredi 17 mai 2023&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Etroit de Colombière&lt;/b&gt;
Participants : Seb G, Sylvain C, Gwennaëlle M, Jean C, JC R, Cassandra H, Arthur P



Débit observé : Débit correct Exemple : le débit permet de descendre dans l'eau.
Eau : Froide Exemple : on ne s'attarde pas dans les vasques... On pense à fermer correctement la combi avant de se mettre à l'eau.
Air : Bon Exemple : on se mouillait de bon coeur.

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&lt;u&gt;Jeudi 18 mai 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon de l'Olette&lt;/b&gt;
Participants : Seb G, Sylvain C, Gwennaëlle M, Jean C, JC R, Cassandra H, Arthur P

Un dernier canyon avant de rentrer !
Un petit, à 10min de voiture de chez Jean.
C'est la fin du week-end mais c'est aussi la fin pour les chaussures de canyoning de Gwen qui tentera un rafistolage au scotch.

Il y a de l'eau, on en profite pour laver un peu le matos qui est sorti en spéléo la veille.
La descente de ce canyon/grotte se fait très rapidement.
Cassandra en profitera même pour débuter à l'équipement canyon.


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</item>

<item>
<title>Neuvon fakir</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1159</link>
<pubDate>Fri, 12 May 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi 12 Mai 2023 :

Nous partîmes de Vanves à 10h00 et arrivâmes à Francheville à 13h00. Nous descendîmes dans l'trou pour l'équiper à 15h12. Nous rencontrâmes quelques problèmes au niveau du départ de la voie CDS, le reste s'est bien passé. Balade pour aller voir les griffades d?ours et la salle de la Pérouse. Nous sortîmes à 19h35 (c?était prévu 18h00), JPC nous attendait en surface où la nuit tombait mais sa présence sous terre nous a illuminé (jeux de mot).

Repas du soir burger. Visite de Cosimo qui nous raconte ses aventures au Neuvon.
A 23h00, la deuxième équipe arrive pour le dessert, des gâteaux faits par Catherine (petits brownies au chocolat noir et aux noix et des financiers au thé vert et à la cerise amarena).

Samedi 13 mai 2023 :

Timing : Nous descendîmes tous ensemble à 10h40, JPC et Yann en tête pour corrections et explications des éventuelles erreurs d'équipement. Clément relève 1.6% de CO2 dès le haut des puits. On note que le regard de Benj souffle vers le haut, mais très peu par rapport à hier. Nous arrivâmes à la base des puits à 11h40. Le CO2 est aussi à 1.6%. Nous avançons tranquillement, passons divers obstacles (première escalade 12h20) pour arriver à l'enclume à 13h13 (l'heure du crime.............ahhhhhhhhhhhhhhhhhh....) là aussi 1.7% de CO2. 

Nous continuâmes la randonnée où nous constatons qu'un tapis volant serait pas mal....(tapis volant....fakir....). Nous arrivâmes à la salle du Putsch à 13h50 où nous décidâmes de manger le 1er casse-croute (CO2 1.7%).
Reprise des mouvement de jambes afin d'avancer, un pied devant l'autre en bi alternance, afin de pouvoir se mouvoir vers l'avant ou vers l'arrière, selon comment on se tourne, ça change tout. Alors, déjà dans un sens c'est compliqué, mais si on commence à changer de position, vous imaginez la complexité à comprendre des choses qui peuvent paraitre simples, mais qui en fait sont assez compliquées. Surtout quand on essaye de tenir compte du nombre de muscles mis en action afin de résoudre cet épineux problème, les muscles des cuisses, des mollets et des pieds. A cela on rajoute la vélocité dans le mouvement, car certains ont des bottes d'autre des chaussures.... Les tailles aussi divergentes (ohhhhh là, 10 verges ça fait beaucoup....bande de coquins/nes). Il y a aussi le poids du sandwich à prendre en compte parce qu?il n'était pas forcement porté par la personne qui l?a mangé, donc l'un aura perdu du poids et d'autres en auront gagné. Reste un épineux problème, c'est celui de l'eau, qui en revanche est assez pratique car en buvant nous rééquilibrons nos charges.... du centre du mini kit au corps et ça fini par descendre donc parfait pour un centre de gravité optimum. Et ainsi de suite, pour la flotte parce que le sandwich lui met un peu plus de temps à être transformé, donc c'est une façon de nourrir la machine tout en mettant des handicaps. Reste à savoir exactement le poids qui entre et ressort en liquide, dur ou bien gazeux. Pour parfaire cette étude, qui dans le fond  permet de vivre, donc c'est une étude vitale, bien que je ne pense pas que ça change fondamentalement quelque chose à la suite du récit !

A 14h30, lavage de bottes dans la galerie de la porcelaine pour ne pas trop salir la suite, après s'être bien mouillé car les gours sont pleins.
Nous arrivons à la salle de la cascade à 15h15. Le débit est moyen. Je m'attendais à y rencontrer Rémy Julienne (ou là là, pour les plus jeune d'entre vous Google est votre ami). A défaut d'une séance de dédicace, nous avons fait une séance photo. A 16h00, nous sommes au début de la galerie des prédateurs après avoir cherché un peu le cheminement. Le plus facile au niveau de l'arche sur la rivière semble être de suivre les cairns.
Vient la galerie des prédateurs, superbe galerie richement décorée, concrétions en tout genre qui n'a rien à envier aux diverses grottes aménagées visitables (Couffin Chevaline reste quand même devant, hein faut pas déconner). On admire le paysage et on cherche le cheminement, ce qui n'est pas toujours évident.

Arrivée au fakir à 17h (Paris s?éveille....). Le CO2 est à 1.78%. On note 2 tentes (la deuxième est pour les invités) et un tube pour sonde Reefnet. Pause goûter puis long retour. Cascade 18h30, salle du Putsch 19h45 (?), pause repas. Base des puits 22h00. Clément et Benoît déséquipent. Sortie du dernier à 23h50.

A l'extérieur, le CO2 est à 350 ppm donc le capteur n'est pas fiable et est à calibrer (il n'y a pas 440 ppm en extérieur), Mais cela montre qu'il y a probablement au moins 1.6% de CO2 dans le Neuvon, et que le taux est quasi-constant partout (très légèrement plus au fond).

A partir de la base des puits : 5h20 aller, 5h00 retour. TPST max 13h10.

Pour Jef, c'était sa 29ème descente au Neuvon. C'était le cadeau qu'il voulait se faire pour son 70ème anniversaire. Pas trop vermoulu, il a bien marché, même s'il a un peu triché en ne portant pas toujours un sac :)

Point technique : notons la possibilité d'usage du descendeur en mode alpha, en O, en C ou en bi... Attention les essais en b ont prouvé que c'était dangereux. D'autres études sont nécessaires pour perfectionner la technique.

Clément a testé son capteur de CO2 qui mesure aussi pression et température. Voir les courbes dans les photos.

Jésus-métal nous a fait des pâtes aux champignons et poulet, sauce à la truffe. Coucher à 03h00.

Dimanche 14 : 

Début des levers à 9h00. Personne n'a envie de faire le Soucy compte tenu de l'intensité de la sortie de la veille, c'était prévisible. Lavage du matériel au pont de l'urologue où personne n'a eu envie d'uriner du haut du pont...

Revendication au maire de Val-Suzon : transformer le Suzon en canyon pour le faire le dimanche matin et ainsi nettoyer le matériel.

Retour au gite repas nettoyage. Départ à 15h30, arrivée à 19h15 après avoir déposé Carine à Nemours.

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</item>

<item>
<title>Canyon de mai Part.1</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1265</link>
<pubDate>Fri, 05 May 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Mai 2023 c'est un peu le jackpot en terme de positionnement de jours fériés le 8 mai tombe un lundi et le jeudi de l'Ascension un jeudi ! Enfin ça tombe surtout le 18 mai et en plus on a plein de copains dans le Vercors pour faire du canyon !
 
On ira donc squatter chez Jean, nouveau Vertacomicoriens à temps partiel.

&lt;u&gt;Vendredi 05 mai 2023&lt;/u&gt;  
&lt;b&gt;Furon supérieur&lt;/b&gt;
Participants : Clément N, Arthur P

On part vérifier les niveaux d'eau au niveau du barrage, c'est bon on ne craint rien ! 

Révision des techniques canyon pour Clément qui n'en a pas fait depuis... longtemps ?
On part en binôme sur un canyon pas trop dur, pas trop moche et pas trop loin de notre camp de base mais qui nous permet de nous exercer un peu, le &lt;b&gt;Furon supérieur&lt;/b&gt;

Découverte du canyon pour le binôme, c'est assez sympa surtout la première partie bien encaissée et la dernière partie aussi appelée &lt;i&gt;Furon Express&lt;/i&gt; qui concentre l'essentiel des obstacles et qui est très ludique.
Entre les 2, une longue marche en longeant la rivière.

Le canyon est vite descendu, la marche d'approche n'est pas si pire, comme dirait l'autre, et on est de retour à la voiture.

On ne prends même pas le temps de se changer complètement et direction le &lt;b&gt;Furon Inférieur&lt;/b&gt; !


&lt;u&gt;Vendredi 05 mai 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Furon Inférieur&lt;/b&gt;
Participants : Clément N, Arthur P

On enchaîne donc avec la partie inférieure du canyon dans la même journée.
A noter qu'on ne peut pas enchaîner directement, la partie intermédiaire étant très longue et à priori pas intéressante (ou pas autorisée).

Parking non loin des &lt;b&gt;Cuves de Sassenage&lt;/b&gt; qu'il faudra bien venir faire un de ces quatre et marche d'approche d'environ 5min.

Le débit est assez gros, on a l'impression que lorsqu'on l'avait fait en 2018 c'était bien moins fort, ça pousse pas mal et on fait donc plutôt gaffe.
Heureusement que dans ce canyon il est possible de s'échapper à peu près partout.

La partie aval est très différente de l'amont, mais on est d'accord pour dire que les 2 sont très chouettes. 

On testera la cordelette Petzl Pure Line elle prend très peu de place, mais attention elle flotte !

Le canyon se descend assez rapidement lorsque l'on est 2 à équiper et que l'on n'attend personne.

A la sortie, on se change puis direction la gare où on récupère Sébastien et Carole qui viennent d'arriver en train à Grenoble avant de remonter sur Autrans.

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&lt;u&gt;Samedi 06 mai 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Ecouges II&lt;/b&gt;
Participants : Clément N, Arthur P, Sébastien G, Carole G, Amaury B (RCAE), Gil H (RCAE), Déborah A (RCAE), Laurent (RCAE), ... 

Certains n'ont jamais fait les &lt;b&gt;Ecouges II&lt;/b&gt;, pour d'autre ça fait longtemps (ça date de 2013 pour Arthur), c'est donc l'occasion rêvée d'y retourner !

Les conditions sont idéales, ce canyon extrêmement ludique est très agréable à parcourir.

On croisera une équipe de canyoneurs menée par une personne qui à l'air d'être très sûre de ce qu'elle fait et qui avance d'un bon pas, on se laisse doubler en prenant quelques renseignements : &amp;quot;Est-ce que ça passe ? ; Il y a assez de fond pour sauter ?&amp;quot; la réponse ne se fait pas attendre &amp;quot;Mais bien sûr ! ça passe partout, la dernière fois que je suis venu il n'y avait pas de soucis, il y a un an ...&amp;quot;.
OK, bah passez devant on va mettre un peu de distance entre nous alors et on en profite pour refaire le même saut en boucle sur une vasque qui s'y prête bien.

(Les sauts passaient effectivement tous, mais attention à ne pas de baser sur des souvenirs de l'année passée, c'est DANGEREUX).   

On sortira juste après la cascade de &amp;quot;La Vrille&amp;quot;, le reste du canyon étant temporairement interdit pour cause d'éboulements importants.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Y2Y2KgMbieY?si=aZjS6q1rAeZUoJiK&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;u&gt;Dimanche 07 mai 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Versoud inférieur&lt;/b&gt;
Participants : Clément N, Arthur P, Sébastien G, Carole G, Cécile F, Amaury B (RCAE), Gil H (RCAE), Déborah A (RCAE), Laurent (RCAE), ... 

On est nombreux et on entend déjà sur la marche d'approche qu'il y a beaucoup de monde dans le canyon.
En effet il y a une formation et les participants prennent le temps de réviser en détail beaucoup de techniques à chaque relais.

Le débit n'est pas très important mais permet une descente agréable, on arrive rapidement sur les participants à la formation, on les double en prenant un peu le temps de papoter. 
On arrive à la fameuse vasque où les sauts sont possibles de plusieurs hauteurs (4, 6, 8, 15-16 m).
Et là, Arthur saute de 8m et se réceptionne mal. Il rentre dans l'eau avec un léger angle et a l'impression de se prendre un coup de poing d'une main géante au milieu du dos.
Ce n'est pas très grave car il arrive encore à bouger, mais il est sonné.
Heureusement ceux qui saute juste après ne se sont rendu compte de rien et ne stressent pas.
Il arrivera à sortir du canyon par ses propres moyens et laissera le plus gros de la troupe finir la descente tranquillement en équipant la tyrolienne.
Consultation express sur le parking par Dr Cécile (qui heureusement est plus compétente que &lt;a href=&amp;quot;https://youtu.be/HTkx0d0ygAc?si=SZn5wZqMFigVO7fd&amp;quot; title=&amp;quot;Docteur Lulu&amp;quot;&gt;Docteur Lulu&lt;/a&gt;.
Ce n'est à priori que musculaire (ce qui sera confirmé par le médecin traitant la semaine d'après), il aura &amp;quot;juste&amp;quot; un douleur qui va le suivre pendant quelques semaines.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/NAPVBBYg0Kk?si=vUoq08KiA9u91NzW&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


&lt;u&gt;Lundi 08 mai 2023&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Furon Inférieur&lt;/b&gt;
Participants : Clément N, Arthur P, Sébastien G, Carole G, Cécile F, Amaury B (RCAE), Gil H (RCAE), Déborah A (RCAE), Laurent (RCAE), ... 

On ne sait pas quoi faire, on est nombreux, on doit rentrer sur Paris ensuite en voiture donc direction le &lt;b&gt;Furon Inférieur&lt;/b&gt;. On l' déjà fait en début de week-end à 2, mais les 2 autres Abimés non et le reste du groupe non plus.

Première observation, le débit est moins important que le vendredi, ce n'était donc pas juste une impression.
On avance sur un rythme très correct, tout le monde mettant la main à la pâte.
Arthur ne fera bizarrement aucun saut aujourd'hui alors que les conditions sont plutôt favorables.


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/qmI2PoTyr50?si=eNeEGKuJ7-F-hoG8&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

L'avantage c'est que cette fois-ci on repart légers car la plupart d'entre nous reviennent dans moins d'une semaine !</description>
</item>

<item>
<title>Fort de Barchon 2023</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1163</link>
<pubDate>Sat, 22 Apr 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le &lt;b&gt;parcours spéléo au Fort de Barchon&lt;/b&gt; est organisé chaque année en Belgique (à côté de Liège). Il s'agit d'un ancien fort militaire équipé pour l'occasion de plusieurs parcours de type spéléo, avec de la corde mais aussi des étroitures, de l'eau, des tyroliennes, etc ... 
Plus d'information sur &lt;a href=&amp;quot;https://www.facebook.com/events/fort-barchon/parcours-sp%C3%A9l%C3%A9o-de-barchon/8145632072117301/&amp;quot;&gt;la page 2023 de l'événement&lt;/a&gt;

&lt;b&gt;Déroulé du week-end / de l'événement&lt;/b&gt;

Participants ABIMES : Arthur, Clément P, Carole, Cédric, Kévin, Romane, Déborah, Christian, Matthieu, Marina, Cassandra
+ de nombreux participants d'autres clubs IdF et BE, en covoit avec nous, ou bien croisés sur place.

Les participants se découpent en 2 équipes: une dormant la veille à Bruxelles chez des amis, et une venant du chalet du SCB à Hotton, où une partie de l'équipe a fait de la &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1157&amp;quot;&gt;désobstruction la veille&lt;/a&gt;.

&lt;i&gt;(équipe dormant à Bruxelles)&lt;/i&gt;
Arrivée le vendredi soir sur Bruxelles chez Jean-Pierre pour : Christian, Matthieu, Denis, Kevin H, Philippe, Alexandre

Arrivée au fort samedi à 10h 
Formation de deux groupes pour la journée de samedi.
Denis, Philippe, Kevin H et Jean-Pierre partent galérer avec des boulets sur le parcours B
Christian, Matthieu et Alexandre partent sur le parcours A et C avant d'aller manger. C'est une initiation pour Alexandre qui découvre toutes les techniques de spéléologie.
Dans l'après-midi les deux groupes fusionnent pour partir faire le parcours D où nous retrouvons des nouveaux boulets, où nous poireautons une heure à regarder un spéléo du GRIMP essayer de débloquer une poignée coincée dans un mousqueton de déviation sur le grand Y avec rappel guidé.  Après une heure sous la pluie Denis et Christian iront le débloquer en réalisant une reprise de charge sur une des branches  du Y pour le redescendre contre paroi.
&lt;i&gt;(/équipe dormant à Bruxelles)&lt;/i&gt;

&lt;i&gt;(Benjamin)&lt;/i&gt;
Je suis parti de Paris vendredi soir avec Romane, Benjamin et Kévin direction Hotton pour passer la nuit dans le chalet et rejoindre Arthur/Clément et Yves. Le lendemain matin direction fort de Barchon. Arrivés sur place, on retrouve Déborah et Christian
&lt;i&gt;(/Benjamin)&lt;i&gt;

Départ vers 17h le dimanche

La suite est une description des activités parcours par parcours.

&lt;b&gt;Parcours A(érien)&lt;/b&gt;
&lt;i&gt;(Kévin)&lt;/i&gt;
Parcours réalisé avec Yves et Romane
Parcours typique d'accrobranche se passant au-dessus et au travers du fossé situé à l'entrée du fort. Cela commence par un aller-retour en tyrolienne sur câble d'acier (Poulie speed recommandé pour ne pas s'arrêter au milieu) suivit d'un pont de singe, d'un pont indien d'une échelle horizontale puis d'un pont népalais.
On continue un peu plus loin par un &amp;quot;ramping&amp;quot; sur 2 câbles pour atteindre des tonneaux suspendus avec de l'espace entre chaque, dans lesquels il faut ramper. A la sortie, un parcours sur mur avec notamment 2 tarzans à réaliser, puis on remonte jusqu'à une tyrolienne pour traverser à nouveau le fossé, suivit d'un funambule sur poutre en béton, d'une nouvelle traversée sur câbles avec des bouts de nouilles pendantes en guise de guide pour arriver à la difficulté du parcours, le passage des bûcherons, une traversé où il faut passer d'une bûche verticale suspendue aux suivantes, jamais confortable et un calvaire pour les bras... Qui a déjà eu ça dans une grotte, franchement... Dernière traversée via des rondins horizontaux suspendus pour arriver à une petite cheminée à descendre en rappel avant d'aller se restaurer. 
Idéal pour s'échauffer en douceur.
&lt;i&gt;(/Kévin)&lt;/i&gt;

&lt;b&gt;Parcours T&lt;/b&gt;(yroliennes)
Ce parcours était l'an dernier la fin du A, il est composé quasi-exclusivement de tyroliennes. Poulie Speed obligatoire. On commence par monter la grande tour en haut de laquelle part la première. Pour monter, on a l'embarras du choix : plusieurs cordes plus ou moins faciles, du mur d'escalade au rappel guidé de la mort en passant par un fractio classique mais pénible, et une échelle spéléo. 
Cette tyrolienne est la plus longue et passe au-dessus de tout le reste du parcours A pour atterrir au bout du parking. Attention à freiner à l'arrivée pour ne pas arriver trop vite dans le filet (hein Arthur !). S'ensuit ensuite une tyro plus horizontale qui passe au-dessus des &amp;quot;douves&amp;quot; du fort, puis un petit parcours nous amène à la 3ème qui arrive en bas des douves, du côté du parcours F. Là encore on arrive dans un filet et il faut bien freiner pour ne pas arriver trop vite.
    Christian, Matthieu et Alexandre réaliserons le parcours dimanche sans difficulté et en évitant la pluie.
    Clément, Arthur et Marina feront ce parcours le samedi, Carole y retournera le dimanche avec Arthur qui restera coincé au milieu de la grande tyro, la poulie Tandem simple de Petzl ne permettant pas d'arriver au bout.

&lt;b&gt;Parcours B&lt;/b&gt;(onne condition physique)
Clément, Déborah, Cédric, Arthur, Benjamin (APARS), Nico et Laurent (CSARI) 
Le parcours, qui part de l'extérieur, démarre par une étroiture dans le béton qui met directement dans l'ambiance. On progresse ensuite vouté ou à 4 pattes dans des boyaux qui longent le mur extérieur du fort, et après une étroiture on remonte par un tuyau vertical pour arriver dehors. Mais pas si vite, ça glisse et la corde a été volontairement faite trop court, et ne touche pas le sol ! Il faut faire un peu d'opposition pour l'attraper et mettre la poignée ou le croll.
On sort ensuite dans une prairie, il faut sortir et suivre le chemin balisé (par des catadioptres, c'est facile la nuit mais moins en plein jour) pour arriver à une espèce de château d'eau qui est en fait une prise d'air fortifiée. On y rejoint l'équipe de Denis, Philippe, Kevin H et Jean-Pierre. Là-haut, c'est nous qui avons bien pris l'air ! En effet le parcours sur corde en extérieur est sympathique (montées, descentes, vires, et surtout plusieurs parapluies), le tout pas loin des branches des arbres en fleur, mais il faut éviter de passer après des débutants qui vont rester bloqués de longues minutes au même endroit. Heureusement il y a des échappatoires. La suite du parcours descend tout droit à l'intérieur de la construction, en passant par une étroiture verticale. Et là où on s'attendait à ressortir par en bas ... on continue en fait en souterrain dans une galerie qui repart en direction du fort. Il y a un peu d'eau au sol, rien de très méchant jusqu'à ce qu'on doive ramper sous une marche d'escalier. 
Puis la suite est un peu plus inhabituelle, nous préparant au parcours C : par exemple une étroiture débouchant directement sur une chaine horizontale puis une corde qui monte, il ne faut pas se louper car on est au-dessus d'un bassin plein d'eau et profond.

&lt;i&gt;(Cédric)&lt;i&gt;
Au vu du nombre de parcours on se scinde en deux groupes, nous décidons de commencer par le parcours B . Parcours, assez complet, mélange d'étroitures, ramping, rappel... et la partie principal : la tour. Cela consiste à la monter, faire le tour via des vires, parapluies belges et redescendre par l'intérieur pour ensuite traverser un tunnel et rejoindre le fort, et finir le parcours. D'ailleurs sur la tour, lors de l'avant dernier parapluie belge, ma cordelette de pédale de pied a craqué au moment où j'ai pris appui dessus. Pas eu le temps d'avoir peur mais ça surprend. Clément s'est proposé pour me prêter sa pédale, le temps de finir. Il a récupéré la mienne, l'a bricolé un peu pour pouvoir l'utiliser et finir le parcours. Encore merci Clément !
 &lt;i&gt;(/Cédric)&lt;i&gt;
 
 &lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/4ZfUIvzzzPg&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;b&gt;Parcours C&lt;/b&gt;(ouché)
&lt;i&gt;(Kévin)&lt;/i&gt;
Parcours réalisé avec Romane. Ce parcours commence allongé dans l'herbe fraîche, avec une bière à la main à discuter de tout et de rien jusqu'au parcours suivant... Ah non, on me dit dans l'oreillette que ce n'est pas tout à fait cela... Du coup, le parcours commence à l?intérieur du fort, par un escalier relativement raide et aux marches éloignés s'enfonçant dans les tréfonds du fort, on est vite remis dans l'ambiance souterraine qui sied aux spéléo. On arrive dans une petite salle, avec une étroiture pour traverser un mur, débouchant sur un couloir et un puits à remonter dont la sortie est une étroiture environ 2-3m plus bas que la tête de puits qui donnera un peu de fil à retordre à pas mal de monde. L'étroiture donne sur un laminoir (conduit de ventilation du fort supposé) dans lequel il faudra progresser sur 10-15m jusqu'à une chatière où, si l'on met la tête dedans, on peut voir un n?ud de huit pendouiller de l'autre côté. La légende raconte que certains ne l'ont pas vu, se servant de cet endroit pour se retourner et continuer dans le laminoir jusqu'au coude beaucoup plus loin et qu'ils y errent encore ;) . La chatière donc, passée les pieds devant faute de savoir ce qu'il y a de l'autre côté mis à part le bout de corde, sur le dos, est très étroite et ne permet pas une mise en place facile du descendeur, voyant à peine ce que l'on fait et se laisser glisser sur la corde de l'autre côté fera travailler vos cervicales au maximum de leur souplesse. Un passage tête la première se révélera bien plus facile à priori d'après d'autres témoignage. On arrive sur une petite margelle à mi-hauteur d'une salle où il faudra ressortir par le plafond via l'autre bout de la corde. Petit couloir, petite étroiture donnant sur du 4 pattes dans l?épaisseur du mur. Arrivée dans la salle des machines d'où on sort... par le conduit du ventilateur.  Nouveau laminoir dans une autre partie du conduit de ventilation, arrivée à un coude, le conduit se poursuit loin devant sans issue visible.
La sortie sera à la toute fin du conduit (estimé à une cinquantaine de mètres) par une étroiture donnant directement sur un P10-12. Il faut se longer et se suspendre dans le puits pour pouvoir mettre le descendeur. S'ensuit un couloir, un puits à remonter, du 4 pattes, un autre couloir, un puits à descendre aux 2/3 pour se faufiler dans un autre 4 pattes. Une petite échelle métallique à remonter sur 2m puis un dernier petit ramping pour sortir sous un escalier dans le couloir principal du fort.
TPST : 2h de souvenir sans se presser.
&lt;i&gt;(/Kévin)&lt;/i&gt;
Cédric, Arthur, Nico et Laurent (CSARI) feront ce parcours le samedi pendant que d'autres seront sur le parcours D.
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/B3hxG4ViUCs&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;b&gt;Parcours D&lt;/b&gt;(ivers):
&lt;i&gt;(Clément)&lt;/i&gt;
Première tentative de faire le parcours samedi aprem. 
Le parcours est effectivement divers, il remonte plusieurs fois à la surface du fort pour mieux y replonger dès l'atelier suivant. La première sortie se passe par un tuyau étroit à la verticale, suivant un angle de 90°, pas évident pour les grands. Et là ... sur l'atelier suivant il y a la queue, au moins une dizaine de personnes. ll s'agit d'un Y géant avec des oreilles de 4-5m, placé au centre d'un puit très large (sûrement l'emplacement d'une ancienne tourelle), idéal pour les spectateurs. Sauf qu'au lieu d'être équipé comme un frac il s'agit ... d'une dev. On est sensé partir en rappel guidé sur un des brins du Y, puis passer la dev arrivé au milieu et descendre plein pot. 
Exercice inhabituel et pas évident ... tellement que quelqu'un (la légende dit qu'il est du GRIMP) est en train de se débattre depuis 20 bonnes minutes, ayant fini par bloquer sa poignée à l'intérieur du mousqueton de dev. Parmi les spectateurs dans la file, Denis et Christian. Je vois que ça va être trop long et décide de partir sur un autre parcours. 
Le soir, on apprendra qu'en fait, après que quelqu'un soit monté à sa hauteur pour redescendre sans avoir pu l'aider, il est resté coincé pendant près de 1h. A la fin, Denis et Christian, voyant qu'il n'en pouvait plus, ont finalement dû appliquer des techniques de secours pour démonter sous tension une des oreilles et finalement le débloquer. Bref ... on a bien fait de partir sur un autre parcours en attendant.
Deuxième tentative le soir après manger, avec Déborah et Benjamin qui étaient les seuls assez motivés pour y retourner. A 22h c'était beaucoup plus calme et le reste du parcours s'est bien passé. On notera aussi un passage sur vire métallique et câble horizontal : c'était marqué poulie obligatoire sur le parcours mais un mousqueton acier peut suffire pour dépanner.
Quelques passages étroits / ramping, un peu de corde ... Quelques passages un peu pénibles ou amusants (suivant si on y est ou si on regarde les autres), par exemple pour sortir d'un tuyau qui glisse et délibérément sans aucune prise. 
Finalement on a réussi à ressortir vers minuit avant la fermeture de la buvette :-), 
TPST sans compter les bouchons: 2h30 ?
&lt;i&gt;(/Clément)&lt;/i&gt;

Romane, Kevin, Carole et Arthur feront ce parcours le dimanche.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/KZNGqzOdnuU&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;b&gt;Parcours E&lt;/b&gt;(troit) :
Christian, Matthieu, Alexandre, Denis, Kevin H arriverons à faire le parcours dimanche en évitant un groupe de justesse qui visiblement avait des projets pour bloquer le passage de Denis sur ce parcours et pouvoir le faire attendre un maximum.
&lt;i&gt;(Cédric)&lt;i&gt;
Avec Clément et Benjamin, on part faire le parcours E, succession de passage étroit (horizontal, verticale et en biais) dans des boyaux de béton, de terre ou des tuyaux en plastiques. Pas trop physique mais il faut être souple. La fin du parcours se termine par une étroiture donnant sur l'extérieur du fort à 5 mètres de hauteur. Il faut se longer pour enchaîner avec 3-4 parapluie belge et arriver en haut du mur. S'ensuit une petite tyrolienne, un parapluie belge, un rappel et c'est fini.
&lt;i&gt;(/Cédric)&lt;i&gt;

&lt;b&gt;Parcours F&lt;/b&gt;(roid : le meilleur pour la fin)
C'est un parcours dans l'eau. Il dure une quinzaine de minutes, la néoprène est recommandée (ou alors il ne faut pas traîner, on peut facilement le faire en moins de 10min si il n'y a pas de queue).
On commence par un toboggan dans un tuyau, avec réception dans l'eau. On se déplace dans une petite galerie avant d'arriver aux principaux obstacles, simulant tour à tour une chatière inondée, un laminoir, un bassin profond, etc ... Les obstacles les plus compliqués sont shuntables, comme un court siphon où il faut passer la tête sous l'eau, ou le laminoir inondé avec un air de cercueil (mais si, allez, il est fun ce parcours!) . Et la sortie a un air de Mario sortant de son tuyau :-)

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/TWyjz7_6wBY&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Parcours G peur (il fait noir)
&lt;i&gt;(/Cédric)&lt;i&gt;Parcours fil d'Ariane: fait avec Clément et Benjamin. Cela consiste à faire un parcours complètement dans le noir en tenant une corde. Divers obstacles jonchent le parcours (pneu, tonneaux, filets...) assez rigolo . Cela permet de travailler ses autres sens et garder une certaine concentration s'il advenait qu'on ait plus d'éclairage. Le parcours dure 15-20 minutes, mais au final c'était rigolo.
&lt;i&gt;(/Cédric)&lt;i&gt;
Parcours fait le dimanche par Carole, Arthur, Cassandra et Marina

Christian, Matthieu, Alexandre (Samedi), Romane, Kévin et Benjamin : toujours bien sympathique ce parcours dans le noir
Christian, Denis, Kevin H (Dimanche) ; à refaire pour le plaisir avant le retour sur Paris.
Mais p..., pourquoi j'ai gardé sur mon casque les attaches pour l'acéto et pour le tuyau...  (Yves)

&lt;b&gt;Petit mot de la fin&lt;/b&gt;

&lt;i&gt;(Cédric)&lt;i&gt;
Au final super week-end, même si frustré de ne pas avoir pu faire le parcours A et Tyrolienne (pas de poulie :( ) et ni le F (pas de combinaison). Je recommande vivement cet événement, impatient d'y retourner l'année prochaine !
&lt;i&gt;(/Cédric)&lt;i&gt;

&lt;i&gt;(Kévin)&lt;i&gt;
C'est un week-end vraiment très sympa, avec une ambiance très conviviale et d'entraide même si on ne parle pas la même langue. Pour réellement en profiter à son plein potentiel, il vaut mieux être autonome sur corde (puits, passage de fractionnement et vire), à la rigueur accompagné de quelqu'un pour vous guider si vous en sentez le besoin (notamment sur le B et ses parapluies belges), mais guère besoin de plus. Au contraire, je le conseillerais même aux personnes qui en sont là de leur pratique de la spéléo car c'est beaucoup d'exercice et de situation qu'on ne rencontre pas forcément souvent en spéléo quand on débute, mais en étant dans un environnement &amp;quot;aseptisé&amp;quot; et dans lequel on peut prendre le temps de réfléchir à ce que l'on fait, comment on pourrait passer telle situation etc... Et il est très gratifiant et rassurant de savoir qu'on sait se débrouiller dans une telle situation et qu'on saurait le reproduire.
Après, comme je l'ai dit, week-end super convivial à tout point de vue, un grand merci à tous et vivement l'année prochaine !
&lt;i&gt;(/Kévin)&lt;i&gt;

&lt;b&gt;Aspects pratiques (notes pour l'an prochain)&lt;/b&gt;

Nombre de participants à l'événement : 346 dont plus des 2 tiers pour le WE entier
Camping sur l'herbe au-dessus du fort (si nombreux, demander à l'orga de réserver une place). Restauration possible sur place.

Beaucoup de monde le samedi en journée, pas mal d'attente sur les parcours. 
Pour l'an prochain:
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt; Arriver plus tôt ? le parcours ouvrait vendredi soir cette année, et reste ouvert la nuit &lt;/li&gt;
&lt;li&gt; Faire des parcours le soir / la nuit ? pas eu de bouchons sur le D samedi entre 22h et minuit :-) &lt;/li&gt;
&lt;li&gt; prévoir des sandwichs dans le minikit ? permet de manger pendant les temps morts &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Prévoir des mousquetons acier pour tout le monde, nombreux passages sur câbles, notamment sur le parcours A et les Tyroliennes (prévoir un achat de poulies acier par le club ?) &lt;/li&gt;
&lt;li&gt; Prévoir du liquide pour la restauration / achat de matos sur place (prix peu intéressants pour l'achat de matos sur place, mais ça peu dépanner) &lt;/li&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Siphonnage à Hotton</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1157</link>
<pubDate>Fri, 21 Apr 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants: Arthur, Clément P, Yves (T&amp;E).

Le week-end du parcours spéléo au fort de Barchon (voir compte-rendu dédié),  Arthur et Clément P se sont motivés pour partir 1j plus tôt pour aller avancer le chantier à Hotton, accompagnés d'Yves (ASTC/T&amp;E).

Rappel de l'état du chantier: L'accès au front de taille le plus avancé est maintenant mis au gabarit sur toute longueur, mais lors de la dernière séance en Décembre de l'eau a (re ?)fait son apparition au fond, rendant impossible l'avancée de la creuse.
Le début de l'hiver était sec, mais il a beaucoup plu en mars, laissant imaginer que le fond de la galerie était encore dans l'eau. Une visite de Serge quelques semaines avant le confirme: il y a encore de l'eau, même plus qu'en Décembre. 

Pour un seul jour dans la grotte (avant de passer le week-end à Barchon), le programme est assez chargé: 

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;essayer de siphonner l'eau de la désob en direction de la rivière (pour voir si c'est faisable pour de &amp;quot;vraies&amp;quot; séances à suivre)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;refaire la topo précisément, pour recaler la galerie des détos, dans laquelle on creuse, comparé à celle du dromadaire qui se trouve au dessus. Recaler verticalement (siphonage) et horizontalement (voir si l'eau peut venir du dromadaire).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;retrouver un burin perdu dans une des séances précédentes&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt; 
&lt;/li&gt;

Pour faire tout cela, on dispose d'un détecteur de métaux (mais qui marche à très courte distance), d'un DistoX (mais qui n'est plus étalonné et que ni Arthur ni Clément n'ont vraiment utilisé avant), et on a du tuyau d'arrosage mais pas de pompe (les discussions par mail n'ayant pas abouti avant le week-end).

Autant dire que tout est assez incertain, et qu'à 3 on sait qu'on ne pourra pas tout faire. Mais on va quand même tenter de finir un ou deux points du programme.

Le soir au chalet, Arthur et Clément s'exercent sur le Disto avec l'aide de son manuel. L'appli n'est pas forcément des plus intuitives pour nous qui ne l'avions jamais vraiment utilisé, mais on arrive quand même à prendre quelques points, et on se dit qu'on devrait arriver à s'en servir sous terre (mais il faudra faire la calibration).

Le matin, on arrive à la grotte et on se change. Descente à 3 seulement, on est en petit comité. On prend avec nous les tuyaux d'arrosage dont les spéléos se servent de temps en temps pour nettoyer des concrétions.

Reconnaissance dans la galerie du dromadaire et au fond de la désob: effectivement il y a encore plus d'eau qu'avant. Même l'entrée de la galerie des détos est humide, ce qui est une première depuis le début du chantier. 
Au fond, l'eau est remontée et il y en a sur une (petite?) dizaine de mètres avant la cloche et la faille qui part à droite, sur une hauteur de minimum 30-40cm, et plus au fond. 

On décide de commencer par le siphonage. Si ça ne marche pas, on fera la topo à la place (et même si ça marche, on aura le temps pendant que ça se vide).

On dispose de 3 tuyaux de &amp;quot;grosse&amp;quot; section (pour des tuyaux d'arrosage) et un 4eme de section plus faible. Dans la désob, on n'a pas de hauteur sous plafond, et on n'a pas non plus de pompe pour amorcer. 
On décide donc de remplir les tuyaux dans la rivière, de les boucher, de les transporter pleins jusqu'au fond, de les raccorder sans laisser rentrer de bulle, puis là seulement de déboucher le tout pour amorcer le siphon. 

Heureusement, il reste dans le matos 2 bidons de 20L pas encore découpés, qui nous serviront bien pour remplir les tuyaux d'eau. 
Ca fait longtemps que les tuyaux sont stockés, à certains endroits ils sont pincés / pliés, et ces pincements ont tendance à se reformer, bouchant les tuyaux et faisant de la perte de charge. On finit par retirer tous les plis et par réussir à remplir tous les tuyaux. 

On ferme tous les tuyaux, soit en les refermant sur eux-mêmes avec un raccord mâle&lt;-&gt;mâle, soit avec des bouchons improvisés (bouchons en liège), et on remonte le tout au niveau de l'entrée de la désob.
On décide de n'utiliser que les tuyaux de grosse section, car il nous manque un raccord mâle&lt;-&gt;mâle pour raccorder le dernier. Ça nous fait 120m de tuyau, on a peur d'être un peu juste et de ne pas arriver à la rivière (est-ce qu'on aura assez de dénivelé pour que ça siphonne suffisamment ?).

Remplir les tuyaux nous a pris plus de temps que prévu, on décide de manger avant de les installer. Arthur part également à la recherche du burin perdu avec le détecteur de métaux. Miracle: il le retrouve ! Première bonne nouvelle de la journée. Il était pile à l'endroit où il pensait l'avoir laissé, et où il avait pourtant fouillé la fois d'avant en remuant pas mal de glaise.

Installation des tuyaux: Clément se dévoue pour aller se mouiller au fond. L'extrémité est calée avec des pierres, de manière à être proche du fond mais sans aspirer la glaise.

On décide d'installer le tuyau mais de garder les bouts fermés le temps de l'installation. Il faudra donc revenir au fond (en rampant dans l'eau) pour retirer le bouchon au moment d'amorcer le siphon. Le raccord d'un tuyau au suivant se fait sur place, dans un seau d'eau pour ne pas laisser rentrer d'air. Pas évident de trimbaler un seau d'eau plein (et qu'il le reste) dans cette galerie à 4 pattes.

Une fois le tout installé, Clément retourne au fond retirer le bouchon, et rejoint les autres à la rivière pour le moment fatidique: ouverture du point bas, et vérification de l'amorçage ou non du système. 
On va enfin savoir si on a fait tout ça pour rien ou pas ... 

On ouvre le bouchon, et on plonge rapidement le tuyau dans le bidon semi-plein pour éviter une remontée de bulles d'air.

Le niveau d'eau du bidon monte, c'est bon signe .... il déborde ... jusque là tout va bien, mais on ne sait pas encore si ça marche ou si on vide juste le tuyau (une bulle d'air ayant pu tout désamorcer). Quelques instants plus tard, le doute n'est plus permis: l'eau devient couleur boue, on est bien en train de vider l'eau de la vasque ! Grand sourire de toute l'équipe, ça marche !

On estime un débit de 3.5L/min, ce qui n'est pas énorme, mais on a un tuyau d'arrosage de section moyenne de 120m de long, et avec des restes de pincements de part en part, donc on ne s'attendait pas à mieux. 

Seul problème: l'installation a mis du temps, et il faut qu'on soit dehors dans 1h (horaires de la grotte touristique). On décide alors de laisser le système en place. Il va probablement vider une bonne partie de l'eau, puis se désamorcer et l'eau va revenir. Mais le tuyau sera en place, et le plan est de venir la fois suivante avec une pompe, de manière à ce que l'amorçage soit beaucoup plus rapide (voire que la pompe aide à vider plus vite).

On remonte plus légers qu'à l'aller (plus de tuyau à porter). 
2 objectifs sur 3 réalisés, pas si mal ! D'autant que pendant l'installation du tuyau personne n'y croyait vraiment, ce fut donc une bonne surprise. 

Mais la journée n'est pas finie. On profite du soleil en se changeant. Après les courses (et un petit repérage rapide dans un champ d'un chantoire impénétrable mais dont l'eau arrive dans la grotte), on va se ballader sur le chemin qui longe le chalet: il parrait qu'il y a des voies d'escalade au bout, on voudrait les repérer pour peut-être y faire une séance une prochaine fois.
Effectivement, il y a de jolies falaises (rochers de Rénissart), dans les mêmes strates relevées que la grotte d'Hotton (on est juste en face, de l'autre côté de la rivière). Le site est au bord de l'eau, il y a de quoi pique-niquer à côté, et ça a l'air très sympa. Ne reste plus qu'à trouver un topo et à revenir avec une corde. A faire pour une prochaine fois !

Retour au chalet avant l'orage, on attend le groupe parti de Paris ce vendredi soir pour dormir à Hotton, puis on enchaînera pour le reste du week-end sur le parcours du fort de Barchon, voir le compte-rendu dédié.

Le week-end suivant, des gens du SCB sont passés voir l'état du siphon. Ils ont confirmé que l'eau a significativement baissé (voir photos) et que comme attendu le tuyau s'est désamorcé.
Il reste de l'eau au fond, sans qu'on sache si c'est le niveau que le siphonnage a laissé ou si c'est de l'eau qui s'est ré-infiltré. Ce n'est pas remonté au niveau d'origine, donc si ça se ré-infiltre c'est plutôt à un rythme lent (ou lors de plus fortes précipitations en surface ?).
Mais dans tous les cas même s'il n'y a plus d'eau là où on doit creuser, on ne peut pas dire que c'est sec pour autant. La boue reste assez liquide, ce qui va compliquer la reprise du chantier.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/fJjIeUZ6vW4&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

---
Clément P</description>
</item>

<item>
<title>Pâques dans le Doubs: Bief Bousset, Baudin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1158</link>
<pubDate>Sat, 08 Apr 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En ce week-end de Pâques nous partons dans le Doubs. Il y a 2 groupes avec des objectifs différents : Carine, Clément, Yann, avec pour objectif de faire une sortie longue pour entraînement au Berger cet été, et Arthur, Achille, Nathanaël, Kévin, pour une sortie plus tranquille suite à l'annulation d'une autre.

Nous logeons au &lt;a href=&amp;quot;http://www.gite-grandclos.com/&amp;quot;&gt;gîte des grands Clos&lt;/a&gt; à Derservillers (merci Carine !). Garage spécial spéléos avec des fils à linge et une baignoire.  Ne pas hésiter à contacter le propriétaire directement si Gîtes de France refuse de faire une location pour moins d'une semaine.

&lt;u&gt;Samedi 8 avril&lt;/u&gt; : &lt;b&gt;Gouffre du Bief Bousset&lt;/b&gt;

Le plan initial est que la première équipe (les 3 se préparant au &lt;b&gt;Gouffre Berger&lt;/b&gt;, accompagnés d'Achille) partent 1 h avant pour équiper, ce qui fait 1 h de sommeil en plus pour les autres. Objectif: le &lt;i&gt;Siphon des Patafouins&lt;/i&gt;.

Arrivés au parking, il y a du monde : on rencontre 2 Belges de Namur préparant la traversée du Verneau. On se met d'accord pour équiper par dessus eux, car ils vont laisser l'équipement pour le lendemain.

La sortie commence bien : arrivé au parking Clément se rend compte que son kit n'est pas dans le coffre. Heureusement le gîte n'est pas loin, il fait l'aller-retour en voiture pendant que les autres se changent. Sauf que ... en partant un peu vite, il embarque les chaussures de Carine et la sous-combi de Yann qui étaient restés dans le coffre, les forçant à attendre de toute manière. 1 point Dindon !

Après ce petit contre-temps, Carine, Yann et Clément partent équiper, accompagnés d'Achille.
Carine équipe l'entrée, y compris le premier petit ressaut sur lequel on pinaille un peu. Pendant ce temps là, on voit la 2ème équipe arriver, on leurs dit de prendre leur temps pour se changer.

Pour la suite, Clément équipe la &lt;i&gt;Charnière&lt;/i&gt; pendant que les autres passent devant (utilisant la corde des Belges), pour que Yann aille équiper la succession de ressauts avec P10. Puis Clément fait le dernier ressaut.

Finalement, en commençant à descendre à 11 h, on arrivera à la salle de la décantation en 1h30. Petite pause pour attendre Achille qui, n'équipant pas, s'était mêlé à l'autre groupe. Officiellement c'était pour reformer le groupe, mais en vrai c'est surtout parce que c'est lui qui portait le bidon avec les sandwichs :-)

On reforme les 2 groupes initiaux, puis on part dans le méandre. Le premier groupe avance légèrement plus vite, mais le 2ème n'est jamais très loin derrière. Quelques zones sont plus étroites, et on se passe parfois les kits. On fait quelques contorsions pour ne pas se mouiller (alors qu'on porte des néoprènes dans les kits et qu'ensuite le but est quand même d'aller dans la rivière, mais c'est plus agréable de garder les affaires sèches pour la remontée).
Finalement on arrive à la &lt;i&gt;Salle Machin&lt;/i&gt; à 15h20 et on fait une pause repas. Comme les groupes se suivaient, on mange ensemble. 

Au moment de repartir, certains sont plus en forme que d'autres, après quelques hésitations on assiste donc à une recomposition des équipes. 

Carine, Nathanaël et Kévin décident de faire demi-tour, estimant ne pas avoir assez la forme pour faire l'aller-retour dans la rivière.

Finalement ce sont Achille, Arthur, Yann et Clément qui iront dans le collecteur.


[Récit équipe vers la surface]
On reprend la route vers les bières au moment où le groupe du fond prend le départ, avec 2 kits pour 3 afin de soulager un peu le groupe qui remontera avec les néop mouillées. Carine pose une corde pour le petit ressaut relativement glissant dans la petite salle précédant la &lt;i&gt;Salle Machin&lt;/i&gt; puis on repart directement dans le méandre.

Comme à l'aller pas de grosse difficultés, on progresse tranquilement, se passant fréquement les kits le temps de passer les obstacles. On n'hésite pas à l'endroit potentiellement piégeux que l'on avait repéré à l'aller. Par contre, on se retrouve avec une autre hésitation avec un passage haut relativement étroit et un passage bas donnant sur une grosse flaque (ou un siphon ?) qui se passe assez haut avec une bonne largeur. Carine s'insérera dans le passage étroit pendant que Kévin explorera plus en avant le passage bas. Celui du bas se révélera le plus ressemblant au méandre que l'on parcour maintenant depuis plusieurs heures et, indice supplémentaire, on peut voir des traces blanches spécifique à de la quincaillerie frottant sur des parois. On reforme le groupe et le passage de Carine ne semblant au final pas engageant, on prendra le passage du bas et à raison finalement. 

Une autre hésitation eu lieu lors d'un passage dans les hauteurs du méandre, bien plus facile à l'aller qu'au retour, d'autant que Nathanaël qui ouvrait la voie est arrivé dessus dans le mauvais sens. Après une petite pause de quelques minutes, le passage se fera plutôt bien, et on déboucha vite sur la salle de la décantation. 

Nathanaël pr la tête de la remontée sur corde, et afin de ne pas avoir à attendre à chaque corde, prend directement de l'avance vers les suivantes. On ne le reverra plus dans la grotte. Kévin passe en second, suivi de près par Carine, jusqu'en haut des puits. Les quelques bières déposées à l'aller au frais dans un recoin de la grotte n'étant plus là, Nathanaël est bien passé par ici et nous attendra en haut de la sortie avec les bières bien mérités, il est un petit peu moins de 21 h. On ira se changer sans trop tarder car il ne fait pas chaud et direction le gîte notamment pour préparer le repas pour le second groupe.

TPST : 9h30-10h (sans aller au fond)
[/Récit équipe vers la surface]

[Récit équipe du fond]

On se change et on enfile les néoprènes, chacun avec son style. Yann en intégrale 5mm, Clément avec seulement le long John sous la combi.
Les puits sont équipés en fixe, la descente se passe bien, Arthur suit Achille pour le conseiller et  déjouer les pièges comme les fracs un peu trop tendus.

Arrivé en bas de la corde, on mouille directement la néoprène en s'enfilant dans un boyau bas et étroit, où ne dépasse pas beaucoup plus que la tête. Arrivés dans une salle, on passe sous une concrétion en faisant quasiment demi-tour, un peu de 4 pattes, et on arrive dans le collecteur.

Là, on progresse dans la rivière en direction de l'aval. Les dimensions sont plus bien plus confortables, plus de ramping ou de méandres: quelques mètres de large pour plus de 10 m de haut. Suivant les endroits le niveau d'eau varie entre &amp;quot;aux mollets&amp;quot; et &amp;quot;à mi-cuisse&amp;quot; (hauteur non contractuelle, comme c'est Clément qui écrit), sauf pour quelques passages particuliers où soit il y a des empilements de blocs ou bien des passages où on n'a pas pieds, et où des cordes ont été installées.
L'eau paraissait légèrement plus haute à Arthur comparé à la dernière fois où il est venu, mais sans que ça pose de difficulté. Avant certains empilements de blocs se trouvaient des amas de mousse de crue. Pour la forme certains ont essayé de les traverser, mais il n'était pas possible de passer sous les blocs (encore moins quand la mousse cache le passage) et il fallait bien prendre la corde qui monte pour passer par dessus.

Arrivés au &lt;i&gt;Siphon des Patafouins&lt;/i&gt;, on observe des vers de terre dans l'amas de glaise (contenant aussi des déchets organiques de la surface). 
Puis on part en direction de la &lt;i&gt;Cheminée des Dentelles&lt;/i&gt;, et là ... crac ! 
En montant le talus de glaise, la cheville d'Arthur lui rappelle qu'un peu plus tôt dans la rivière il avait fait un faux mouvement (ou un rocher s'était mis exprès sous ses pieds, on ne sait pas), et cette fois ça ressemble à une entorse.

Il arrive quand même à monter le talus, on va voir la cheminée, la corde qui monte pour la suite de la traversée, et les sapins d'argile en bas d'une autre cheminée non loin, puis on fait demi-tour. Arthur arrive à progresser sans faire le mouvement qui lui fait mal, mais dans le doute on décide de sortir rapidement, avant que ça se mette à gonfler si jamais c'était le froid de la rivière qui minimisait encore l'entorse. Sortant d'un stage FTS, on n'a pas envie de porter une civière dans le méandre :-/

On fait demi-tour à 17h40. La remontée de la rivière (18h30?) et des puits se passe heureusement bien, pas de problème de cheville.
Par contre, arrivés à la &lt;i&gt;Salle Machin&lt;/i&gt;, et une fois changés, Arthur et Clément ont la surprise de voir sortir de la chatière un Yann torse-nu. 
En néoprène intégrale, il a eu un coup de chaud sur la remontée des puits, et a préféré ramper torse nu que de mourir cuit à l?étouffée. La légende dit qu'Achille a failli se brûler la main alors qu'il aidait Yann à retirer la combi :-) 

Bref on repart de la &lt;i&gt;Salle Machin&lt;/i&gt; vers 20h, direction le méandre, et déséquipement des puits. Comme Arthur est blessé, qu'Achille est fatigué (à la sortie du méandre on l'était tous) et surtout que c'est Yann et Clément qui s?entraînent pour le &lt;b&gt;Gouffre Berger&lt;/b&gt;, ce sont eux qui déséquipent à deux. 
En utilisant la corde des Belges dans les derniers puits, on déséquipera à 2 en parallèle pour gagner du temps.
En ayant 3 longes (test de longe réglable), 2 kits au cul, 2 cordes installées, et la fatigue aidant, Clément fait des n?uds avec tout ce qu'il est possible d?emmêler, mais finit par rejoindre Yann qui est à peu près dans le même état en déséquipant le dernier puits. 

Sortie sous un ciel étoilé à 23h, TPST 12h (pour l'équipe du fond).

Peu de photos/vidéos pour cette sortie car Arthur a oublié de vérifier la batterie de sa GoPro la veille au soir, et on n'a pas pris les téléphones dans la rivière.

[/Récit équipe du fond]


&lt;u&gt;Dimanche 9 avril&lt;/u&gt; : &lt;b&gt;Grotte Baudin&lt;/b&gt;

Arrivés au parking, on constate une certaine similitude avec la veille (mais pas avec les mêmes personnes).  Yann a oublié sa combi et sous-combi: il a lui aussi gagné un aller-retour au gîte, mais cette fois on n'oublie rien dans le coffre.

Une première équipe commence à monter à la &lt;b&gt;Grotte Baudin&lt;/b&gt;, la 2ème attend Yann.

Puis la 2ème équipe commence à monter. À la première intersection, Yann dit &amp;quot;il ne faut pas aller sur la via ferrata, je me rappelle qu'il faut prendre sur la gauche&amp;quot;. On prend à gauche, on marche ... quelques minutes, ça s'éloigne du trou et ça commence à redescendre. Arthur dit que c'est sûr que ce n'est pas par là. Demi-tour, puis on se fait interpeller par une dame qui promène son chien &amp;quot;Vous êtes perdu, c'est pas par là !&amp;quot;. Elle nous explique: on était bien parti dans la mauvaise direction. On suit ses indications, puis Yann reconnaît le chemin : Un trou le long du chemin et un sentier qui monte : c'est sûr que c'est par là. 
Problème : on entend Achille arriver par là où on est arrivé en disant &amp;quot;C'est par là, Carine a trouvé le trou !&amp;quot;. Pas possible, d'après la description elle est en bas alors que le trou est en haut.
Doute, que faire ? Yann fait un aller-retour au trou, il confirme que Carine n'y est pas. Après quelques hésitations et allers-retours, on se retrouve tous et on finit par monter au trou.

En exclusivité voilà donc l'itinéraire correct : à partir du parking, prendre le chemin qui monte (en longeant une terrasse de bar), puis suivre la direction via ferrata vers la droite. Une fois arrivé au pied de la via, ne pas s'engager dessus mais continuer le chemin  (c'est là où il tourne à gauche en continuant à monter). Lorsque sur la droite on croise un trou (pénétrable mais de peu) immédiatement au bord du chemin, c'est le moment de de quitter le chemin et de bifurquer à droite sur le sentier qui monte. On rejoint une partie de la via ferrata (une échappatoire en fait), il faut continuer sur les parties &amp;quot;hors parcours&amp;quot; indiquées &amp;quot;attention danger accès interdit&amp;quot; (mais tout de même câblées) jusqu'à arriver au trou. Il y a devant les classiques panneaux avertissant des dangers de crue dans le Verneau. 

Avec toutes ces hésitations, on a perdu du temps, il est midi : on décide de pique-niquer devant le trou. La fatigue de la veille, la digestion et le grand soleil aidant, 2 équipes se forment : Yann, Nathanaël, Kevin préfèrent finalement profiter de la surface (balade, fromage, ... et lavage du matos, on les en remercie !) tandis que Carine, Arthur, Achille et Clément s'engouffrent comme prévu dans le trou (à ceci près qu'il est 14h).

On passe les chatières et les puits sans encombre, la vire métallique avec un peu plus d'efforts, puis on arrive à la rivière.
Comme la veille, elle est plus haute que la dernière fois d'Arthur (le seul de l'équipe qui soit déjà venu, avec Carine).
Pour référence, a la fin de la sortie, &lt;a href=&amp;quot;https://www.rdbrmc.com/hydroreel2/station.php?codestation=999&amp;quot;&gt;hydroreel&lt;/a&gt; indiquera 55cm et 0.25 m³/s  (sur la descente).

La rivière reste praticable, mais elle est un peu trouble : on ne voit pas bien les blocs au delà de ~ 40 cm de profondeur, on avance en sondant pour éviter de prendre un bain.
On avance donc au maximum en escalade sur le bord pour ne pas trop se mouiller.

La rivière est jolie, les roches sont très découpées et on retrouve toutes les formes caractéristiques d'une rivière : marmites, coups de gouge, roches presque coupantes ... mais parfois aussi glissantes.
Moins à l'aise que les autres sur ce genre de progression, et ressentant la fatigue de la veille, Carine décidera de s'arrêter un peu après la salle Fournier (15h50 ?).

Pour la suite on continue un peu dans la rivière, puis on tourne à droite en direction de l'&lt;i&gt;Oreille&lt;/i&gt; (concrétion remarquable). Après l'&lt;i&gt;Oreille&lt;/i&gt; on quitte la rivière et on marche sur de la boue, du sable ou des chaos de blocs (parfois glissants). 

Pendant qu'Achille fait une pause à &lt;i&gt;La Plage&lt;/i&gt;, Arthur et Clément font un aller-retour &amp;quot;en courant&amp;quot; à la &lt;i&gt;Galerie des Momies&lt;/i&gt;. La voûte mouillante passe (environ 40cm de marge) mais c'est très boueux donc on ne s'y aventure pas. On y fait demi-tour à 17h45.

On récupère Achille, qui faisait une petite sieste à &lt;i&gt;La Plage&lt;/i&gt;, puis un peu plus loin Carine, et on remonte tranquillement (disons, lentement mais sûrement, car le ramping final semblait bizarrement plus long et plus fatiguant qu'à l'aller).

On sortira  à 19h, alors qu'il fait encore jour. 

On ira brosser les combis sous la cascade de la résurgence du Verneau (choix motivé plus par l'esthétique des photos qu'on peut en tirer que par la pureté de l'eau du Verneau, surtout comparé au Lison juste à côté), puis en revenant aux voitures on croisera les Belges de la veille qui finissent leur traversée.

TPST 5h.

Le lendemain Lundi (de Pâques), ménage du gite, rattrapage &amp;quot;rando et tour des entrées de trous du coin&amp;quot; (&lt;b&gt;Gouffre du Creux qui Sonne&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Grotte de la Vieille Folle&lt;/b&gt;) pour ceux qui n'en ont pas profité la veille, puis retour sur Paris.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/VNr0GVyUKlo&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Découverte spontanée dans le 13</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1155</link>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Petites précisions avant de commencer ce compte-rendu, nous nous empressons de publier au plus vite notre découverte afin que la DRAC ne puisse pas penser que nous dissimulons des informations par devers nous. Le compte rendu suivant cherche à être le plus transparent possible sans donner de localisation précise.

Compte-rendu :

Sur une proposition de Sylvain, Carole et Arthur de passage à Marseille sont rejoints par la branche Sud d'ABIMES pour faire la une balade hors sentier dans les calanques et une peu de prospection.

Au cours de la balade, on ramasse quelques asperges et on trouve plusieurs trous sans grand potentiel.

Lors de la journée, le vent forcit et on cherche a s?abriter un moment pour éviter de trop refroidir. On se réfugie dans une grotte un peu cachée derrière la végétation et on en profite pour visiter. On force une étroiture qui nous donne accès à une zone qui ne laisse pas penser que cette grotte a déjà été visitée.

Derrière cette étroiture, on trouve une galerie a taille humaine (petit humain tout de même) dans laquelle un passage en hauteur semble intéressant.
Après une escalade téméraire, l'équipe débouche dans une galerie fossile dans laquelle se fait la principale découverte de la sortie.

A la lueur des frontales, on découvre des peintures rupestres réalisées de manière à mettre en valeur le relief naturel des parois de la grottes. Les couleurs utilisées sont uniquement du noir de charbon et du rouge de la terre locale.

On pense deviner une chauve souris, un pingouin / phoque / on sait pas trop  et on ne se risquera pas à essayer de les identifier formellement.

Découverte à priori majeure les seuls autres pingouins connus étant ceux de la grotte Cosquer.

En repartant on croise une empreinte de pied droit dans le sable comme figé dans le temps et dont les bords concretionnés laissent à rêver quant a son ancienneté.

Pour le reste, les futures campagnes de la DRAC  pourront nous en dire beaucoup plus</description>
</item>

<item>
<title>Descente au Nrehlac et repérage aux Dents de la Terre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1151</link>
<pubDate>Sat, 25 Feb 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur, Sylvain et Gwenaëlle (Abimes, 92), Manon (Sophitaupes)

Objectifs : Balade, repérage du réseau se rapprochant le plus du fond du Calernaüm


En théorie, le &lt;b&gt;Neva de Nrehlac&lt;/b&gt; devrait rejoindre le réseau de l'&lt;b&gt;Aven du Calernaüm&lt;/b&gt;, il suffit de lire le nom du gouffre à l'envers pour se rendre compte que la jonction se fait attendre depuis longtemps, c'est d'ailleurs dans l'espoir de réaliser cette jonction que &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1123&amp;quot;&gt; les explos ont repris sur ce réseau&lt;/a&gt; 
Cette sortie n'avait pas donc pour but de rejoindre l'&lt;b&gt;Aven des Moustiques&lt;/b&gt; mais de trouver le &lt;i&gt;Puits des 20 %&lt;/i&gt; qui doit emmener dans une zone se situant à proximité du &lt;b&gt;Calernaüm&lt;/b&gt; selon les reports topo.
 
«&lt;i&gt; Trouver le &lt;i&gt;Puits des 20 %&lt;/i&gt; ? Vous n?y arriverez jamais? C?est paumatoire, la topo est trop petite pour comprendre, vous allez vous perdre et sortir à 1 h du matin... &lt;/i&gt;» s?exclama Lucas à Manon. Le défi était lancé et l'échec impossible : un resto est en jeu ! Manon fait donc un appel aux abimées pour l'aider dans sa quête. C'est ainsi qu'Arthur, en vacances dans le sud, accompagné de deux compères sudistes, Gwénaëlle et Sylvain C rassemblent leur matériel et se retrouve la veille de la sortie au sud du plateau de Calern dans les Alpes Maritimes. Tout de même assez bon joueur, Lucas avait dessiné à Manon des schémas complétés d?explications pour accompagner la joyeuse équipe sous terre lors de cette aventure. Nous avions donc des indications de la base des puits jusqu?à ce qui devait nous mener à peu près à la salle précédant la salle des &lt;i&gt;Dents de la Terre&lt;/i&gt;.
Manon s?affaire à dénicher des informations sur le &lt;i&gt;Réseau Est des Moustiques&lt;/i&gt;, a.k.a. le &lt;i&gt;Réseau du Cacanaüm&lt;/i&gt;. Mais cela est compliqué, les livres dont elle dispose divulguent peu d?informations sur cette partie de la cavité. Néanmoins, vendredi soir, elle reçoit l?élément qu?il nous manquait pour pouvoir mener confortablement le projet. Blondinet, spéléo qui a fait beaucoup de première dans la région et, en particulier dans ce réseau, lui envoie la coupe du &lt;i&gt;Réseau Est des Moustiques&lt;/i&gt; !

Le rendez-vous sur le plateau de Calern, au niveau du parking de l'observatoire est fixé à 9 h 30 avec Manon. Nous enkitons le matériel, nous préparons, bavardons avec un autre groupe qui part pour le &lt;b&gt;Calernaüm&lt;/b&gt;, marchons vers le gouffre. Nous croisons de jolis fossiles (ammonites principalement) dans la roche sur le plateau, des crottes de loups, remarquables par leurs poils (Merci au guide Sylvain pour les précisions !) et passons devant l'entrée de l'&lt;b&gt;Aven des Baoudillouns&lt;/b&gt;. Nous entrons sous terre vers 11 h avec un fort courant d?air aspirant. L'aven est tout équipé mais nous avons prévu de poser quelques cordes, notamment pour le puits de 61m et prévu du matériel pour un éventuel rééquipement si nécessaire. La descente des puits s?enchaîne bien, ils sont beaux, bien équipés et les passages confortables, merci au travail acharné de tou.tes celles et ceux qui ont rendu possible cette entrée au réseau ! Nous remarquons que certains maillons et plaquettes ont l?air neufs, il y a sûrement eu du rééquipement depuis l?an dernier. Arthur équipe le P61 en double pour s?entraîner. 
Les puits sont larges et la roche est belle, sèche et propre. On y voit quelques chauves-souris, des fossiles de rostres de Bélemnites, quelques concrétions dont des drapées et des genres de colonnes. Il y a plusieurs déviations dans les puits mais l'ensemble est facile à descendre

Nous arrivons en bas des puits où nous découvrons un musée d'outils de désobstruction vers 14 h et mangeons, puis nous nous dirigeons vers l?Est. Lucas avait dit que nous devions trouver une corde descendante très rapidement. Nous la trouvons au bout de quelques dizaines de mètres. Nous parcourons gaiement des galeries aux larges proportions maculées de boue sèche très esthétiques, alternant chaos de gros blocs, soutirages, collines de boue, concrétions d?argile. Nous sommes régulièrement enthousiastes des petits détails rencontrés : un bloc aux jolies stries de calcite, des sapins d?argile, des roches rongées par l?eau. On glisse facilement et certains passages sont en hauteurs. Il faut rester concentré sur ses pas. Peut-être aurions-nous dû prendre un des outils du musée pour mieux creuser les marches que l'on devine. Parfois, nous utilisons un caillou pour les accentuer. Nous passons par une trémie et un peu plus loin nous traversons le pont de singe en câbles barrant un très grand puits au niveau de l?arrivée de l?&lt;b&gt;Aven des Moustiques&lt;/b&gt;. Nous arrivons ensuite à une galerie divisée en deux branches parallèles : la branche gauche qui surplombe la deuxième, à laquelle on accède par un toboggan boueux, et la branche droite, basse, qui démarre par un ressaut. Suite à la recommandation de Lucas, nous montons le toboggan et restons bien à gauche en suivant les traces de pas pour ne pas glisser vers le niveau inférieur. En avançant, nous sommes surpris par le détail au sol car les sapins et les roches un peu fragiles sont impeccables. Le doute s?immisce, il n'y a pas de traces de passage par ici et le cheminement devient compliqué... On a à peine eu le temps de se poser la question pour s'apercevoir que nous étions à peu près au-dessus du pont de singe, on a donc tourné en rond pendant 10 minutes... Mais le décor était particulièrement joli donc nous ne sommes pas déçus du détour !

À la réunification des deux branches de galeries, nous arrivons vers une nouvelle section avec un ressaut sur la gauche, où Lucas avait conseillé de bien regarder en contrebas pour ne pas rater une corde, unique passage pour accéder à la suite du réseau. Nous la repérons immédiatement. La nouvelle galerie change de décor, plus encaissée, elle est entrecoupée de petites vasques d?eau. Après un dernier petit ressaut à remonter à l?aide d?une corde en fixe, nous sommes désormais à la recherche d?une corde remontante. Nous trouvons la corde en question, mais Lucas nous avait conseillé de ne pas l?utiliser et de plutôt emprunter un passage montant entre blocs sur la gauche de cette corde. Le passage en question est assez exposé et une chute ferait très mal. Arthur grimpe en premier le passage, puis après hésitation, Manon se lance également, suivie par Sylvain. Gwénaëlle préfère rester en bas à faire de la poterie avec la boue et se préserver pour le retour car il est déjà 16h. Nous trouvons difficilement la corde d?arrivée dans la salle, qui nous semble en fait fiable et nous redescendrons par là.
Gwénaëlle, en maîtresse du temps indique qu'il ne faut pas tarder à faire demi-tour, mais l'équipe est si proche du but qu'il serait décevant d?abandonner à ce stade-là. Arthur et Manon partent seuls en quête du &lt;i&gt;Puits des 20 %&lt;/i&gt; en précisant qu'ils ne seront pas longs. Grâce à la coupe de Blondinet, ils savent à peu près vers où aller. Les deux éclaireurs avancent dans la plus grande section de la galerie, traversent un soutirage en recreusant des marches stables dans l'argile avec un caillou (on pourra d'ailleurs conseiller aux prochains visiteurs allant en direction du &lt;i&gt;Puits des 20 %&lt;/i&gt; de se munir de la binette se trouvant à la base des puits pour creuser correctement de nouvelles marches), puis un passage bas, puis une colline glissante équipée d?une corde en fixe à remonter puis à descendre, et les voici enfin aux &lt;i&gt;Dents de la Terre&lt;/i&gt;.
Rapidement, ils arrivent à la fin du réseau. Ils savent que le puits est à deux pas, caché quelque part... Arthur repère un passage étroit en hauteur, et d?après la topo ce passage mène à une salle supérieure. Juste sous leurs pieds, une pente semble dissimuler un départ. C'est certain, il s?agit du départ étroit conduisant au &lt;i&gt;Puits des 20 %&lt;/i&gt;. Manon descend et s?engage dans le conduit, et au bout de 2 m? Corde ! Elle constate que le conduit continue à descendre avec la corde. Arthur la rejoint et ils constatent tous deux que les amarrages de tête de puits sont vieux mais que ça passe. Manon installe son descendeur pour voir de plus près la suite.
Après un coude, fractio monopoint et changement de corde. Le maillon est en trop piteux état et les deux cordes ne sont pas reliées entre elles. Manon s'arrête donc avant mais elle voit que la galerie s?élargit et distingue au loin une tête de puits plein vide. C?est bien lui, le &lt;i&gt;Puits des 20 %&lt;/i&gt; a été trouvé !  But atteint !
Hélas par manque de temps, il n'a pas pu être descendu, il aurait fallu tout rééquiper, voire planter 1 ou 2 spits, mais la mission principale est accomplie. À noter l?absence de courant d?air à cet endroit-là. Les deux aventuriers font demi-tour, absolument ravis d?avoir atteint notre objectif. L'équipe à nouveau réunie prend le chemin inverse vers la sortie, qui comprends 195 mètres de cordes à remonter. Le retour se déroule assez rapidement et nous arrivons à la base des puits à 17h40 pour un petit goûter avant les remontées de puits qui s'enchainent de façon interminable.  Gwénaëlle remonte la première, suivie par Sylvain, Arthur et Manon qui s?engageront à la remontée après un mini détour par la &lt;i&gt;Salle du Troisième type&lt;/i&gt;.

Nous sommes tous sortis à 20 h 30. Pas une seule étoile pour nous accueillir, ni un chat, ni un loup ! Nous sommes moins sales que ce que l'on pensait. Certes, c'est la sécheresse mais la boue n'est pas aussi compliquée que ce que l'on pourrait croire à entendre les surnoms type &amp;quot;&lt;i&gt;Cacanaüm&lt;/i&gt;&amp;quot; du gouffre voisin.
La marche retour jusqu'à la voiture nous fait faire un petit détour car nous préférons le feeling au GPS mais il n'est pas toujours fiable !

Conclusion : Manon a quand même parcouru la première longueur du &lt;i&gt;Puits des 20 %&lt;/i&gt;, alors Lucas lui doit-il un resto ou pas ? ;)

TPST : ~ 9 h 30

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Gwénaëlle et Manon Perrot</description>
</item>

<item>
<title>Entrainement au viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1156</link>
<pubDate>Sun, 19 Feb 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>N'ayant aucune sortie de prévu en Février jusqu'au Berger en juillet, je décide donc d'organiser une sortie économique au viaduc. Au départ j'étais seul avec Nathanaël puis Cédric s'est greffé ainsi qu'Achille. Une autre sortie étant tombée à l'eau, deux autres se sont rajoutés : Clément P, JPC. Bon là, j'ai passé un coup de tél j'avoue !

Rdv à 11h30 au viaduc. On arrive en retard car une voiture a décidé de faire barbec sur la N118 (dommage on n'avait pas de merguez.....). Cédric était déjà arrivé depuis un bon quart d'heure quand j'arrive avec Clément. JPC arrive bientôt, Achille et Nathanaël arriveront plus tard...

Bref ...

On  s?équipe, on discute pour savoir ce qu'on fait, je pars pour faire une grande vire d'une quinzaine de points, puis une tête de puits avec un frac plein vide : équipement classique sur le début du viaduc côté gauche.

Clément, lui, fait une tête de puits suivi d'une main courante de 3 points, puis une tête de puits, sur laquelle on rajoutera plus tard une déviation, juste pour l'exercice.

On passe chacun sur toutes les cordes, en révisant quelques manips comme conversions et passage de n?uds.

JPC s'amuse sur un parapluie belge pendant que Clément et moi partons sur le grand puits. Clément l'équipe puis je descends à mon tour. JPC fait un aller-retour. Clém très courageux, refait une longueur. Les autres préfèrent rester sur de petites longueurs. Nous déséquipons donc.
Clément fait une manip de décrochage pour se rafraîchir la mémoire: c'est Cédric qui joue la victime. 

Je pars faire des aller-retours sur la plus grande verticale que nous avions faite sur la première arche pendant qu'Achille déséquipe une voie sous l??il de Clément. Je déséquipe l'atelier où je suis pendant que Clément démonte le dernier atelier</description>
</item>

<item>
<title>Aven de l'Air Chaud</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1150</link>
<pubDate>Sat, 18 Feb 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur, Lucas (SophiTaupes), Manon (SophiTaupes), Sylvain L (CAF Marseille)

Après moultes péripéties sur le choix de la cavité, &lt;b&gt;l?Aven du KKG&lt;/b&gt; que nous avions initialement retenu n?étant pas accessible le jour voulu, nous choisissons de nous rabattre sur &lt;b&gt;l?Aven de l?Air Chaud&lt;/b&gt;, cavité voisine du même réseau mais que Lucas a déjà eu l?occasion de parcourir.

Tout le monde se retrouve sur le parking de la médiathèque de St Vallier de Thiey et, après avoir enkité, on se tasse tous dans la Twingo de Manon pour partir en direction du trou.

En arrivant on remarque la présence de 5 autres voitures de spéléos sur le petit parking... il risque d'y avoir du monde ! 

Nous entrons dans &lt;b&gt;l'Aven de l'Air Chaud&lt;/b&gt; vers 11h, nous descendons au travers des boyaux, méandres humides et ressauts, et arrivons au premier puits à équiper. En effet, un autre groupe est bel et bien passé par là ! Lucas équipe donc en double jusqu'au sommet du P22 où nous rencontrons le groupe mystère. Il s'agit de Pascal A. du club Martel de Nice, encadrant une formation perf pour 6 nouveaux jeunes. À partir de là, petit embouteillage jusqu'à l'E3, ce qui nous permet d'échanger avec Pascal sur la spéléo en Italie, la formation des jeunes et la boue au &lt;b&gt;Calernaüm&lt;/b&gt;.

Manon prend l'équipement du P22 à l'E3 où nous doublons le Martel puis Arthur termine jusqu'à la &lt;i&gt;Salle des Pirates&lt;/i&gt;. On se trompe un peu de chemin à un moment, mais on finit par retrouver la route, le balisage indiquait qu?il fallait passer en haut et pas en bas... 
La morphologie de la cavité évolue au fur et à mesure de la descente, la cavité est belle et très variée. Une section, entre l?E3 et la &lt;i&gt;Salle des Pirates&lt;/i&gt; semble avoir été creusée en conduite forcée, on peut y observer des dalles d?argiles rouges, les fameuses &lt;a href=&amp;quot; https://fr.wikipedia.org/wiki/Terra_rossa&amp;quot;&gt; Terra Rossa&lt;/a&gt;, argiles de décalcification que l?on peut observer dans la plupart des cavités du département.

La partie de l?équipe qui n?est jamais allée à &lt;b&gt;l'Air Chaud&lt;/b&gt;, découvre la grandeur de la &lt;i&gt;Salle des Pirates&lt;/i&gt;, salle d?effondrement où certains blocs provenant du plafond ont la taille de petites maisons. Nous descendons jusqu'à la rivière où une pause s'impose car il est 16h et nous n'avons toujours pas déjeuné. 

Après une halte revivifiante (malgré le triste sort de la pizza des Luluchatons malmenée en fond de kit), l?équipe se remet en route en direction du siphon amont. La suite de la visite se fait en cheminant dans la rivière, force tranquille qui impose le respect au vu de la corrosion très prononcée des roches, noires et luisantes. À noter que le niveau de l'eau est assez bas d'après Lucas qui en est à sa deuxième visite, car au premier grand bassin nous nous en sortons avec de l'eau jusqu'en haut des jambes (ou simplement au-dessus des genoux pour certains), contrairement à sa visite 2 ans auparavant où il avait de l'eau jusqu'au nombril. On voit d?ailleurs assez bien que le niveau est inférieur d?environ 40 cm à la normale grâce aux traces de marnage sur les parois. La rivière est ponctuée de bassins moyennement profonds, de sols érodés, de marmites et de méduses. Nous trouvons la &lt;i&gt;Trémie du Frileux&lt;/i&gt;, bien paumatoire, puis retrouvons la rivière dans une galerie assez lugubre car tout est sombre, bas de plafond, roches noires déchiquetées. Nous arrivons finalement au majestueux siphon du &lt;i&gt;Cénote&lt;/i&gt; à l'eau azur qui se présente comme un lac d?environ 20 m par 20 m et où l?on peut voir le conduit s?enfoncer à la verticale sous la surface.

Nous entamons le retour vers 18h30. La &lt;i&gt;Trémie du Frileux&lt;/i&gt; est avalée en moins de 15 min contrairement à l'aller qui semblait interminable à force de chercher notre chemin. Au premier grand bassin, nous recroisons les jeunes du Martel, hésitants à l'idée de se tremper les pattes, on papote de nouveau un peu avec eux et on se remet en route. Dernière rapide pause pour manger les reliefs du repas et emmener les restes de la pizza des Luluchatons vers le lieu de sa dernière sépulture et l?équipe se sépare. Sylvain et Arthur vont jeter un ?il au siphon aval tandis que les Luluchatons amorcent la remontée. Nous remontons les puits en pratiquant le DGV : Déséquipement à Grande Vitesse, et sommes dehors vers 23h.

TPST : 12h

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-- 
Manon Perrot et Arthur P</description>
</item>

<item>
<title>Sortie carrière de Caumont </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1148</link>
<pubDate>Sat, 11 Feb 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Caumont le 11 février 2023

Ce samedi, nous sommes invité par Yves Singlas pour visiter la carrière et la grotte de Caumont !
Deborah passe chercher Mattéo au RER B, pendant ce temps Anne nous téléphone : ?? y a pas de train !!??. Ne bouge pas, on vient te chercher ! On fait le détour vers la gare et on part à Frépillon pour rejoindre Yves. Une fois chez Yves, on embarque dans sa voiture et on part pour les carrières.

On se gare et on prend nos sacs de matos pour entrer directement dans la carrière, une petite
étroiture nous fait arriver dans une autre partie de la carrière, où on se changera à l?abri du vent et du froid. Chouette !

On commence par visiter une partie de la carrière, qui est une carrière de craie où il y a eu du passage. Yves nous montre les restes de l?ancienne champignonnière. Il nous explique également les deux particularités du silex que l?on peut trouver dans la carrière : en lamier ou en rognon que l?on retrouvera tout le long de notre visite. Il nous montre également, les restes de l?ancienne voie de chemin de fer qu?utilisaient les allemands pour faire entrer les wagons dans la carrière.

Ensuite, on entre dans le réseau de la Jacqueline, qui est le réseau fossile de la grotte. Dès le début, Yves nous montre des coupes stratigraphiques que l?on peut clairement identifier, ça lui permet de nous expliquer la formation de la grotte et de ses multiples planchers stalagmitiques qui se sont formés au fil du temps. Nous progressons tout le long des réseaux en faisant quelques pauses pour écouter les différentes explications d?Yves, jusqu?au siphon terminal qui marque le retour. 

Au retour, Yves s?amuse à nous faire une blague en prenant des raccourcis pour arriver avant nous, avec un passage par la boite aux lettres pour le fun ; oui, il connait la grotte comme sa poche ! Il décide de nous faire passer par le méandre qui se trouve sous la galerie prise à l?aller. On progresse le long d?une main courante, et on rejoint le réseau supérieur pour ensuite sortir et retrouver la carrière. 

La première étape de la visite est terminée, il est 13H, on décide d?aller manger ! On retrouve nos sacs pour pique-niquer, Yves sort une bouteille de vin et du café, quelle chance on a d?avoir un super guide !

Après le repas, on se remet en route, Yves nous fait d?abord visiter l?usine des allemands. C?est une usine qui a été construite dans la carrière pendant la seconde guerre mondiale. L?objectif était de produire de l?oxygène liquide pour les fusées V2 ; dans la carrière, ils passaient inaperçus des ennemis qui auraient pu bombarder l?usine. Ils peignaient les cailloux qu?ils mettaient à l?extérieur en vert pour ne pas être repérés. On visite l?endroit où il y avait les grosses cuves qui contenaient l?oxygène, les pièces qui devaient servir de bureau et on se balade dans les énormes blocs de béton.
Ils nous racontent aussi l?histoire des Maquisards, qui ont tenté de faire exploser l?usine, sans grand succès (mais au moins ils ont essayé). Ensuite, Yves nous montre plusieurs concrétions qui se sont formées depuis l?abandon de la carrière par les allemands. Puis, il nous amène sans bruit jusqu?à un tunnel intrigant, et il nous demande de crier ! Un long écho s?en suis, on comprend que c?est le tunnel des dix échos, c?est assez impressionnant, il n?y a pas beaucoup d?endroit où on peut entendre un écho aussi long.

On continue la visite par la rivière des robots, on progresse rapidement dans la rivière aux parois blanches chargées de silex, c?est beau ! Debout, accroupi, à quatre patte?ça devient de plus en plus bas. En cours de route, on s?arrête sur la gauche, face à une étroiture en clé de serrure qui nous mènera à un puits d?une quinzaine de mètres. On essayera, en vain, de faire passer la corde dans les maillons à l?aide de la drisse en place. C?est résignés que l?on fait demi-tour pour continuer dans la rivière. 

On termine cette visite par une voute mouillante qui clapote avec le bruit des vaguelettes que l?on produit en avançant. Personne n?étant très motivé pour passer la voute aux clapotis, on fait demi-tour.

On retourne vers la carrière et nos sacs pour se changer, c?est à ce moment que nous croisons
d?autres groupes venu faire la visite avec un guide touristique. Nous quittons la carrière, le trajet de retour se passera sans encombre.

Merci à Yves pour : la visite, les explications, les documents envoyé, le vin, le café et sa bonne
humeur !</description>
</item>

<item>
<title>Spéléo, hommage et raclette</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1154</link>
<pubDate>Sat, 11 Feb 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi 10 : Vers 13 h, nous partons de Vanves en direction Chavannaz, bien chargés car à 5 dans la voiture d?Antoine (Antoine, Jean-Paul, Fabien, Cat et Jef). Une petite pause déjeuner sur l'autoroute vers 14 h 30 pour ceux qui n'avaient pas mangé, la voiture ça creuse malgré tout. La deuxième voiture de Gaëtan partira vers 17 h 30 du local avec Gaëtan, Christophe, Jean-Baptiste et Théo.

Arrivée à la fromagerie de Frangy 1/4 h avant la fermeture de 18h30. Ouf, c?est bon pour la raclette. Puis nous passons à la charcuterie et ensuite le Carrefour pour compléter les repas, vins rouges et blancs de Savoie, bières, patates, cornichons, salades. Arrivée vers 19h30 à Chavannaz dans la maison familiale d'Antoine, ancien corps de ferme qui date de 1715, bien chauffée. Nous nous installons, dînons vers 21h et dodo vers 22h30. La deuxième voiture arrivera vers 23h45.

Samedi 11 : Vers 8h, lever, petit déj, préparation des sandwichs. Départ 10h pour être devant le trou vers 11h. C?est le gouffre de Bellevue, à 35 minutes de Chavannaz. Tout d'abord, nous rencontrons Norbert, du club local (SCASSE), le détenteur de la clé, fort sympathique. Il nous explique que tout est équipé sauf le puits d'entrée, les autres cordes sont lovées en têtes de puits. Il indique qu?il faut prendre des mousquetons pour les déviations en place et qu?en ce moment la rivière ne coule pratiquement pas, juste un petit filet d'eau.

Nous sommes 7 à descendre : Antoine, Jean-Paul, Cat, Jef, Christophe, Jean-Baptiste, Théo. A la descente, tout va bien, c?est une succession de puits variés, avec de belles formes, arrosés pour certains. Quelques puits ont 2 cordes parallèles. Il suffit de suivre l?eau. Arrive la trémie du bonheur, où est installé un tuyau relié à un ½ bidon en plastique qui doit canaliser le filet d'eau qui descend à la rivière. Dans cette descente, le tuyau est bien positionné sur le côté droit et ne gêne pas mais l?entonnoir n?englouti pas la totalité de l?eau. C'est un peu étroit et bas, je me faufile à 4 pattes ou sur le dos. Jef est devant moi pour me sécuriser dans certains passages. Dans ma tête, je me dis que ça ne va pas être facile pour la remontée, j'aurais bien aimé une corde dans ces passages, c?est marqué dans le descriptif mais ça n?a pas été pris en compte par l?équipement en place, tant pis. Je me serais bien arrêtée à -80 avant le puits de la glaise où c'est arrosé mais partie dans l'élan du groupe, je continue jusqu'au collecteur (-154). Il y a beaucoup plus d?eau. Des toboggans projettent l?eau avec force. A l?amont, Jean-Paul a trouvé dans le fond de la galerie juste avant un des siphons une petite &amp;quot;plage&amp;quot; pour pique-niquer, sympa. Pour s'y rendre, il faut marcher dans la rivière tumultueuse, l'eau passe au-dessus de mes bottes. Je reprends des forces avec un bon pique-nique et nous profitons d'être tous ensemble pour faire des photos de groupe.

Ce n'est pas le tout, il faut remonter. Christophe est devant moi ensuite Jef, Jean-Baptiste, Théo, Antoine et Jean-Paul. Au début, ça ne se passe pas trop mal, arrive la vire avec des petits étriers en métal pour les pieds, je me fatigue et j'ai du mal à passer et, en plus, je m?emmêle dans la corde. Rien ne se passe facilement. Ensuite, le début de la trémie du bonheur - pas pour moi - je commence à monter, Jef me suit en me poussant parfois. Mon pied gauche ne tient pas et je glisse tout ce que j'ai monté et par mégarde j?accroche le tuyau et nous sommes tous arrosés. Faute de corde d?intervention, Christophe met plusieurs dyneema bout à bout ainsi que ma pédale, corde de fortune pour sécuriser ma montée. J'ai du mal à passer le premier passage qui est bombé, sans beaucoup de prises. Jef me pousse, Christophe me tire et j'essaye de me coincer pour ne pas glisser jusqu'en bas. Je m'épuise. Ça continue, Christophe me prête ses pieds en guise de prise, enfin j'arrive à sortir de cette trémie. Je continue, je continue, les puits, les puits et enfin arrive le dernier puits maçonné, ouf bientôt la sortie. A mon point de vue, cette cavité était un peu trop difficile pour moi, mais comme m'a dit Antoine, tu es sortie et tu es là, donc tout va bien. TPST 6 h 45.

Heureusement Christophe m'avait dit de prendre du change, « on ne sait jamais, on sera peut-être mouillé ». Je le remercie de son conseil. En effet j'étais bien trempée. Le problème, c'est toujours les extrémités, doigts et pieds qui sont les plus difficiles à réchauffer. Tout le monde sort et avec Jef, nous allons rapporter la clé à Norbert, en espérant que cette petite marche me réchauffe, puis retour à Chavannaz.
Le soir raclette, bonne ambiance.

Dimanche 12 : Vers 10h, nous allons au cimetière du village avec de la famille d'Antoine pour poser la plaque de Michel, je ressens de l'émotion.

Nous rangeons et nettoyons la maison. Puis pour profiter du super beau temps, nous allons faire une balade dans la neige du côté du Semnoz. En fin d'après-midi, nous retournons à Paris. Arrivée vers 22h30.

Cat


&lt;iframe width=&amp;quot;1189&amp;quot; height=&amp;quot;669&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/ThNGL3tjj14&amp;quot; title=&amp;quot;Gouffre de Bellevue (Monnetier-Mornex, Haute-Savoie - 11/02/2023)&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Hotton et Laide Fosse</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1152</link>
<pubDate>Fri, 27 Jan 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Déplacement en Belgique à Hotton
&lt;b&gt;&lt;u&gt;Première équipe&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;

&lt;u&gt;Samedi 28/01/23&lt;/u&gt; &lt;b&gt;Grotte d'Hotton&lt;/b&gt;
Participants : Déborah, Clément P, Arthur, Sophie (CSARI), Serge (CSARI), Eric (CSARI), Evi (CSARI), Laurent (CSARI), Etienne (CSARI), Nicolas P (CSARI), André (SCB), Charles (SCB) + 1 (SCB) et moi-même (Thomas)

On descend en ascenseur ce qui n'est pas désagréable. Puis on poursuit jusqu'au front de taille, qui est à environ 50 mètres de l'entrée de la galerie.
La grotte surprend avec ces strates de calcaire verticales. Autrement, les strates, horizontales à l'origine, ont été relevées à leur niveau actuelle par la tectonique, avant que la grotte ne se développe entre les strates.
Les échelles de temps sont ahurissantes : des millions dans des dizaines de millions d'années, ou des dizaines de millions dans des centaines de millions.
Bref, c'est ahurissant en fait.
Arthur partira avec Sophie, Evi, Eric, André, Charles +1 pour prendre des photos des zones concrétionnées dans la galerie principale. Si une photo de la série est suffisamment réussie, elle aura des chances de finir sur le panneau du Geopark expliquant le karst de la région de Hotton et qui se situera à proximité de la &lt;b&gt;Grotte d'Hotton&lt;/b&gt;.
Le front de taille est envahi d'eau (jusqu'à 40 cm de profondeur sur plusieurs mètres de long), aussi après quelques essais (vider l'eau avec les bidons ? mais la mettre où ? il faudrait une pompe et 70m de tuyau) on l'abandonne et on décide de revenir en arrière, sur les parties (humides mais pas noyées) encore à creuser pour mettre tout l'accès au gabarit.
Clément P. et Déborah vont creuser tout l'après-midi dans une tranchée de glaise plus liquide que d'habitude. Il s'avère que le front de taille est très humide, peut-être est-ce lié aux pluies abondantes des derniers temps.
Le travail a été difficile : 12 degrés et boue fraiche.
Je creuse durant une heure, une heure trente pour relier des tranchées inachevées en arrière du front de taille le plus avancé.
La terre est calée dans les côtés.
Puis, je pars discuter avec les collègues belges et Arthur me fait visiter le reste de la galerie principale, très belle.
On repère au-delà du &lt;i&gt;Dromadaire&lt;/i&gt;, une petite galerie dans laquelle il s'introduit en désescalade, qui est pleine d'une eau transparente absente la dernière fois selon Arthur. Alimente-t-elle la remontée d'eau, se demande Arthur?
On sort les derniers de la grotte avec un peu de retard avec Clément, Deborah et Serge.
Apparemment, on a atteint une cote entre 60 et 70 mètres (vérifié par la pose des nouveaux points topos au décamètre, le 70m n'ayant pas été posé car il correspond à la partie dans l'eau).

Au retour au chalet, nous serons rejoints par les guide de la grotte touristique et par Luc pour une fondue au fromage. Soirée très sympathique qui terminera très tard, le lendemain on sentira un peu les effets du radon, toujours très présent dans ce chalet pendant les grosses soirées.

TPST 06h30

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/yEafgQHQkKU&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


&lt;u&gt;Dimanche 29/01/23&lt;/u&gt; &lt;b&gt;La Laide Fosse&lt;/b&gt;

Participants : Thomas, Deborah, Clément P, Arthur P.

On se change à -2 degrés, les champs autour sont encore blancs.
L'exercice est à recommander pour vérifier une adhésion définitive à la secte spéléologique!
La structure de la grotte de &lt;b&gt;Laide Fosse&lt;/b&gt; est identique à celle de la &lt;b&gt;Grotte d'Hotton&lt;/b&gt;, mais ses proportions sont moindres.
Toujours ces strates relevées.
En tout cas, un ensemble fascinant.
Il est possible de la parcourir en entier en quelques heures. Difficile à décrire, on en ferait le tour en 5 heures. On n'avait pas une topographie exacte.
On descend dans la doline et on entre dans la grotte en rampant. De fait, on croisera une équipe des Ardennes (Charleville-Mézières) et une équipe d'Anvers !  Déborah équipe le premier puits (P2). Arthur fait l'escalade pour la suite afin d'aller visiter la partie supérieure de la grotte (la partie inférieure serait apparemment très étroite), Clément viendra en soutien.
L'équipe se déplace avec aisance, sans trop de difficultés induites par mon inexpérience.
Je saisis un peu mieux la nécessité de crocheter mes mousquetons dans le bon sens...
J'ai remis ma demi-lune du baudrier dans le bon sens.
On progresse jusqu'à un puits où nous ne pouvons descendre faute de corde en quantité suffisante.
On rebrousse chemin tranquillement, les équipes croisées ayant quitté la cavité avant nous.
L'étroiture à franchir au sommet du P2 s'avère moins problématique qu'escomptée, mais on s'agite bien à la passer.
La remontée de la doline demande de l'attention pour éviter une chute.
Et de nouveau, on change de tenue à 1 ou 2 degrés (ça se réchauffe dans l'après-midi, le givre a fondu !)

TPST: 03h30.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/XefK412v7ko&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

--Thomas--


&lt;b&gt;&lt;u&gt; Seconde équipe&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
    
    &lt;u&gt;Samedi 28/01/23&lt;/u&gt; &lt;b&gt;Grotte des Nichets &lt;/b&gt;
Participants : Clement N et ses copains du LUC 

Je suis invité par des amis du LUC (Club spéléo de Lille université) pour participer à une désob en cours dans une doline donnant sur la &lt;b&gt;grotte des Nichets&lt;/b&gt;.
L'objectif est de retrouver une galerie qui aurait été coupée par l'effondrement de la doline, mais dont la partie &amp;quot;amont&amp;quot; est visitable en passant par la &lt;b&gt;grotte des Nichets&lt;/b&gt;.
La journée est fraiche mais le travail tient chaud, burineur, seaux et déblaiement toute la journée.
Leur système d'extraction des déblais est très inventif car c'est une poubelle de 100L qui sert à la fois d?ascenseur et de treuil qui permet évacuation hors de la doline.
Bonne journée de travail qui sera récompensée par le fait que la désob rejoint enfin un ciel de galerie qui semble se diriger vers le bas.

&lt;u&gt;Dimanche 29/01/23&lt;/u&gt; &lt;b&gt;Grotte d'Hotton&lt;/b&gt;
Participants : Serge et Clement N.

N'ayant pas vu les dégâts causés par la montée des eaux à Hotton, je décide d'accompagner Serge pour avancer un peu la désob et chercher une solution d'évacuation de toute cette eau.
Bilan: oui l'eau est très haute et la galerie bien rangée semble s'effondrer et les déblais se remettre à leur place d'origine.
Serge va essayer pendant un temps de creuser dans l'eau (tache ô combien ardue), pendant que je vais essayer de creuser un puisard pour tenter d'évacuer l'eau stagnante.
Après avoir creusé 40 cm en plein milieu de la galerie, je me rends compte d'un phénomène étrange: l'eau qui s'accumule dans le trou que je creuse ne vient pas du ruissellement des eaux de surface, mais arrive par le fond de mon trou! 
La galerie entière est totalement imbibée.
J'informe Serge de ça et sa décision est prise: plus de creuse cet hiver, on reprendra en avril en espérant que d'ici là, l'eau se sera évacuée et qu'on pourra reprendre la ou on s'en était arrêté.

--Clément N--</description>
</item>

<item>
<title>Sortie hivernale à Chauveroche (+ Cavottes)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1153</link>
<pubDate>Sat, 21 Jan 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur, Carole, Seb, Déborah, Clément P, Yann, Jérémie, Nathanaël, Théo et Mattéo 

&lt;u&gt;Vendredi 20 janvier&lt;/u&gt;
    
    Départ en 3 voitures depuis Paris, la voiture de Déborah choisi de faire un petit détour de 40km afin d'être sûre d'arriver en bon derniers au gîte de Montrond-le-Château.
    La météo était incertaine jusque-là, mais finalement tous les voyants sont au vert pour aller à la &lt;b&gt;Grotte de Chauveroche&lt;/b&gt;, on a bien fait de prendre les néoprènes.
    
    
&lt;u&gt;Samedi 21 janvier&lt;/u&gt; &lt;b&gt;Grotte de Chauveroche&lt;/b&gt;

Les équipes partent de bon matin par temps froid en direction de la  &lt;b&gt;Grotte de Chauveroche&lt;/b&gt;, le problème est que la seule personne a y avoir déjà été est Déborah et que sa mémoire n'est pas infaillible (on en reparlera). Les conducteurs suivent donc les GPS de manière assez mécanique et c'est comme ça que la voiture de Clément P choisira d'aller voir la vue en haut de la falaise plutôt que d'aller directement sur le parking qui se situe en fond de vallon. Le détour ne sera pas long et leur permettra de croiser quelques biches sur le chemin.

On s'équipe au parking, certains choisissent d'enfiler directement les néoprènes, d'autres non. Somme toute la marche d'approche avec les températures négatives rendra la progression de ceux qui se sont habillés en grenouille dès le départ très supportable.
La voûte mouillante de l'entrée mouille pas mal, ça passe mais on a froid (surtout les 3 sans combi néop). On observe beaucoup de chauve-souris dans la zone d'entrée, juste après la voûte mouillante, on se fait donc discrets et on avance rapidement.
    
Finalement ceux qui étaient équipés de néoprène dès l'entrée ne se plaignent pas trop, au pire ils enlèveront juste leurs vestes. La marche dans le fossile nous fait bien galérer dans la gadoue, ça glisse et ça colle. On tâtonne un peu pour trouver la suite, il y a des marquages et des traces de passage partout, Yann arrive au-dessus d'un ressaut qui serait compliqué à descendre sans corde, demi-tour il faut passer par en bas. On passe une zone où une flèche rose est taguée, certainement pour ne pas se perdre à la sortie (on en reparlera aussi).
    
On arrive enfin à &lt;i&gt;La Plage&lt;/i&gt;, là où l'on rejoint l'actif, on mange et on se change et là surprise ! Qu'y a-t-il dans le 4ème bidon étanche ? Une dizaine de dyneema, d'AS et une vingtaine de mousquetons. Bon bizutage pour les nouveau qui ont porté ce kit !

On repart dans la rivière après avoir tous enfilés nos combinaisons néoprènes, Déborah est formelle, il ne faut pas suivre l'eau vers l'amont !
Une fois partis vers l'aval, l'étroitesse des galeries nous fait rebrousser chemin, ce n'est pas par là non plus !
On relit donc le descriptif, on ouvre nos yeux et on voit (enfin) une flèche gravée, il faut monter sur le talus en face pour rejoindre l'amont plus loin. Déborah avait donc à la fois tort et raison !
    
On arrive dans les bassins, ça mouille, on nage. On rencontre un gour, il faut faire un petit pas d'escalade pour le franchir, on a pied pendant quelques pas puis il faut re-nager, avant le prochain gour, et rebelotte. Au bout d'une dizaine, ça devient un peu répétitif, mais ce n'est pas fini, il y en a encore devant ! (Dans ce sens, on n'a pas compté). Mais la rivière est jolie, il y a parfois des draperies à observer sur le mur, donc on ne s'ennuie pas.
On arrive ensuite sur une coulée stalagmitique formée par l'arrivée d'eau d'un petit affluent étroit, qu'il faut aussi escalader. Au-delà, c'en est fini des gours et des bassins profonds, on rentre dans une partie où on marche sur le fond de la rivière, qui est alternativement boueux ou tapissé de blocs. On ne les voit pas toujours, l'eau est trouble quand on ne passe pas le premier. Attention aux chevilles ! 

Demi-tour au niveau de la perte après les Gours pour Yann et Clément P qui veulent équiper la &lt;b&gt; Grotte des Cavottes&lt;/b&gt; le soir même pour le lendemain, ainsi que Nathanaël qui doit travailler (ou glander sur son PC on sait pas trop) le soir au gite. Le retour dans la rivière s'effectuera à peu près au même rythme qu'à l'aller. Une fois à la &lt;i&gt;La Plage&lt;/i&gt; et changés (en gardant le bas de néoprène pour la voûte mouillante), la petite équipe sera dehors assez rapidement. 

Demi-tour un peu plus loin pour Carole, Seb, Déborah, Nathanaël et Théo qui repartiront d'un pas tranquille vers &lt;i&gt;La Plage&lt;/i&gt;.
Arthur, Jérémie et Mattéo iront jusqu'à la &lt;i&gt;Première Cascade&lt;/i&gt;. Malgré plusieurs tentatives, seul Arthur arrivera à passer l'obstacle, il faudra revenir une prochaine fois pour essayer de nouveau.
Sur le retour Arthur compte les gours, 30 c'est pas raccord avec le topoguide. Encore une bonne raison pour revenir, il faut tout recompter !
La deuxième et la troisième équipe se rejoignent à la plage, on se change mais tout le monde garde son bas de néoprène. 
Le retour est bien plus rapide que l'aller même si l'on se perd sur le chemin (vous vous souvenez, de l'endroit où il y avait une énorme flèche rose ? et bien c'est là que certaines personnes du groupe ont décidées que le passage devait se trouver en haut. Au final elles ont retrouvé le chemin très vite).
Ensuite on gadouille, on glisse, on passe la voûte mouillante (histoire de bien s'humidifier avant d'affronter le froid) et on finit par sortir. Dehors il fait nuit, il fait froid (environ -5°C) et il y a du vent. On en profite pour se reperdre encore un coup (juste un petit détour pour profiter du beau temps).
Au parking on se change rapidement en grelottant et on rentre se mettre au chaud.

TPST : 07h00
    
Le soir au gîte on croisera Guy et Benoit Decreuse avec qui on papote un peu (c'est l'AG du GCPM, ils sont très occupés) et on part boire l'apéro au Pitch.
On mangera finalement quand le binôme motivé reviendra des Cavottes et on ne se couchera pas trop tôt.


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--Yann--
&lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt; Participants : Yann et Clément P

    Pendant ce temps Clément et moi partons à la &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt;, le plus de cette sortie c'est de sortir congelés d'un trou humide, de réenkiter dans une pièce froide, puis de se rechanger dans des affaires trempées et glacées ......Autant se dire que le changement a été très bref et rapide ! Je pars en premier pour me réchauffer et Clément suit. Par simplicité et par amusement pour moi nous prenons la tyro et allons jusqu'au &amp;quot;faux-pas&amp;quot;. J'équipe et on continue, à la sortie du &amp;quot;faux pas&amp;quot; 2 solutions : soit par la droite dans la diaclase soit tout droit par un R7, là il a fallu se gratter le neurone pour comprendre comment aller équiper sachant qu'il y avait déjà un groupe et que certains amarrages étaient pris. Ça a pris un peu de temps mais j'arrive en bas et demande Clément qu'il rectifie un peu la tête de puits pour éviter un frottement. Il descend, nous continuons et arrivons sur le dernier obstacle de la balade : nous nous séparons et équipons chacun notre voie comme nous l'a demandé un grand barbu du club...
    Clément équipe le ressaut par une voie en hauteur presque au niveau du plafond, pendant que moi je prends la voie classique.
    Nous arrivons en bas à la jonction des &lt;i&gt;Galeries Nord et Sud&lt;/i&gt;, nous allons en direction de l'ex-salle terminale pour se balader, puis direction la &lt;i&gt;Galerie Sud&lt;/i&gt; où nous croisons un groupe de Nancy qui bivouaquait. On fait du social vite fait et on ressort. En arrivant au gîte on dit que la tyro ne fonctionnait pas bien, et le grand barbu nous dit qu'il y a une des poulies tandem prêtées pour l'occasion qui ne fait pas bien le job......c'était celle qu'on a utilisé?. nardine à l'huile :(

TPST Cavottes : 3h30

--Yann--
&lt;u&gt;Dimanche 22 janvier&lt;/u&gt; &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt; 
Participants : Arthur, Clément P, Yann, Jérémie, Nathanaël et Mattéo

Le dimanche matin on a du mal à décoller mais on finit par y aller
Sur la route, après avoir fait quelques pas dans la grotte, Jérémie fais demi-tour, il a oublié ses genouillères et a quelques douleurs. Son genou lui fait mal : il ne force pas dessus, c'est plutôt une bonne idée.

On passe la &lt;i&gt;Diaclase Duret&lt;/i&gt; (ou par la tyrolienne pour le fainéant), le &lt;i&gt;Faux Pas&lt;/i&gt;, le ressaut (équipé par le haut avec le P20 et par le bas sur le plan incliné), puis on part vers la &lt;i&gt;Galerie Sud&lt;/i&gt;.
On croise Théo Prévot et une équipe de l'USAN qui a bivouaqué là, on discute pas mal (peut-être un peu trop longtemps vue l'heure)
Vers le Sud, Arthur repère le &lt;i&gt;Puits du Paradis&lt;/i&gt; que Benoit Decreuse lui a conseillé d'aller voir la veille, c'est un mono point spitté qui date des années 80, on sécurisera ça une prochaine fois avant d'y descendre.
On cherche ensuite le fameux remplissage avec des galets roulés au fond, au-delà du P20 qui descend au niveau inférieur.
On le trouve, c'est dans un petit réduit un peu étroit. Selon Benoît Decreuse, c'est là qu'il faudrait creuser si l'on veut peut-être trouver une suite au niveau supérieur. Les galets sont effectivement arrondis, d'une taille respectable (gros comme le poing) et pris dans la glaise. Cela vaudrait le coup de poser la question à un sédimentologue avant d'aller gratter au fond.
            
L'heure tourne, demi-tour, on rentre par la tyrolienne et tout le monde sort assez rapidement.
Avant que l'on se mette en route pour Paris, Théo Prévot nous rejoint au gîte et nous demande si un kit qu'ils ont trouvé est à nous. Et bien nous l'avions vu aussi, et nous pensions qu'il était à eux !
Le mystère reste donc entier et le kit attend patiemment au gîte du GCPM que son propriétaire le récupère.
    
TPST : 3h00
    
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Retour sur Paris sans encombres en faisant un détour via le Super U de Besançon qui nous aura permis d'acheter du fromage pour la fondue prévue le &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1152 &amp;quot;&gt; week-end suivant à Hotton &lt;/a&gt;
    
    
    
    &lt;u&gt;Impressions de Théo sur ce week-end&lt;/u&gt; :

Samedi :
&lt;b&gt;Grotte de Chauveroche&lt;/b&gt;
    
Avec la combinaison en néop il ne fait pas si froid. Par contre l'effort physique demandé est décuplé par la résistance du tissu épais auquel il faut ajouter la glaise qui ne veut pas te lâcher les chevilles et les bottes pleines d'eau qui alourdissent chaque pas. 
    Du coup arrivé à la &lt;i&gt;Première Cascade&lt;/i&gt; j'étais cuit et j'ai fait partie du groupe qui a commencé à rentrer tôt. Tellement cuit que je n'ai pas pu aller à la &lt;b&gt; Grotte des Cavottes&lt;/b&gt; le lendemain et que je suis resté au gite :(</description>
</item>

<item>
<title>Initiation et entrainement au Viaduc des Fauvettes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1142</link>
<pubDate>Sun, 15 Jan 2023 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ouff ! Nous avons échappé à la pluie fine des derniers jours. Mais un bon zef ne nous lâchera pas de la journée... brrrr. 

Après une séance de créneau plus rapide qu'à son habitude, Yann arrive avec le matériel. Carine et Yann équipent sous l??il avisé d'Arthur pendant que Carole commence à montrer le matos à Gilles et Matteo. On aura même le droit à une petite vire sympathique pour se réchauffer. Merci les équipiers ! 
Clément s'entraîne à grimper sur corde en alternatif, Achille commence à chopper le truc. Un petit concours de grimpe chronométré sur la C17 donne les résultats suivant : 32 secondes (Clément), 1min35 (Achille), 1min43 (Carole).

Carine et Jameel s'entraîne à la conversion et au passage de n?ud tandis que Arthur fait passer la vire à Gilles et Mattéo.

Pour finir la journée, on équipe en double le puits du viaduc et tout le monde fait montée et descente (Arthur en chrono sur la montée fait 2min25), même les débutants ! Détèrs ! Bravo !</description>
</item>

<item>
<title>Camp d'hiver dans le Tarn</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1160</link>
<pubDate>Tue, 27 Dec 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Clément N, Elise G, Clément P, Déborah D, JPC, Arthur P, Carole G, Cédric B, Serge (CSARI), Sophie (CSARI), Roland G (ASCA)

[Déborah]

&lt;u&gt;27 décembre&lt;/u&gt;
Nous voilà partis pour notre camp d?hiver direction le Tarn (à Vaour, à la limite avec le Tarn et Garonne) chez Serge et Sophie qui nous hébergerons pour la semaine. Départ avec Cédric, Clément P et Arthur après une partie de Tetris dans la voiture. A l?arrière, on se sent comme dans une grotte belge ;)
On découvre la jolie maison de nos hôtes, et on est vite rejoint par Jean-Paul, Serge, Sophie, Clément N et Elise, nous voilà au complet ! On organise notre planning de la semaine ; avec les filles, on prépare le matos pour la sortie du lendemain. Demain, ça sera l?&lt;b&gt;Igue du Père Noël&lt;/b&gt; pour nous et l'&lt;b&gt;Igue de la Léoune 2&lt;/b&gt; pour l?autre groupe. 

&lt;u&gt;28 décembre&lt;/u&gt;
Direction l'&lt;b&gt;Igue du Père Noël&lt;/b&gt; avec Sophie, Elise et Jean-Paul, on trouve facilement l?entrée. C?est Sophie qui équipe. On descend un petit puits et on arrive rapidement dans la rivière souterraine. C?est très joli, mais plus on avance plus on s?essouffle. Le CO2 finira par nous décourager et nous ferons demi-tour avant le fond. Après avoir sauvé deux petites grenouilles, on passe voir les copains à l'&lt;b&gt;Igue de la Léoune 2&lt;/b&gt; toute proche.  Serge est déjà sorti et on l?embarque pour les courses. Le soir une surprise m?attend : Roland arrive à la maison, je suis tellement contente de le revoir ! C?est lui qui nous guidera demain dans l'&lt;b&gt;Aven de La Planasse&lt;/b&gt;, la fameuse grotte où il a trouvé la suite grâce à une cigarette !

[/Déborah]

---

[Arthur]
Après avoir laissé l'autre équipe partir en direction de l'&lt;b&gt;Igue du Père Noël&lt;/b&gt;, Serge, Clément N+P, Cédric et Arthur partent en direction de l'&lt;b&gt;Igue de la Léoune 2&lt;/b&gt;
L'entrée est une désobstruction maçonnée et fermée par une trappe métallique.
Clément N équipe rapidement et on descend assez vite les puits d'entrée.
En bas, on arrive dans une salle inclinée, sol boueux, plafond rouge et concrétions blanches immaculées. On fait attention à ne pas tomber et on sent assez rapidement la présence de CO2.
En bas de la salle, il nous faut choisir, remonter la rivière ou bien la descendre ?
On part dans un premier temps vers l'amont, on remonte une corde au-dessus d'un beau bassin d'eau limpide et on progresse ensuite dans des galeries de dimensions réduites. On s'arrêtera ensuite assez rapidement, lorsque des pas d'escalade un peu trop hasardeux pour un débutant seront nécessaires pour aller plus avant.
Demi-tour, on revient dans le bas de la grande salle et on se dirige ensuite vers l'aval.
La progression est glissante pour rejoindre la rivière, on avance donc lentement pour éviter de se faire mal. Arrivés à la rivière, on suit le courant, on passe par-dessus une coulée stalagmitique puis on avance penchés avant de se retrouver assez rapidement à 4 pattes.
Serge fera demi-tour pour sortir à peu près à ce moment-là, ayant progressé bien plus rapidement que nous il retourne profiter du soleil.
Au détour d?un virage, le nez quasiment dans l?eau, Arthur trouve un éclat de silex taillé et une dent d'herbivore dans le lit de la rivière.
On arrive ensuite face à une voûte basse, si l?on veut la franchir il faut clairement se mettre à l?eau. Les Clément n?ont pas besoin de beaucoup de temps pour s?engrainer l?un l?autre et ils y vont ! De l?autre côté « C?est large les mecs, venez ! ». Mais Cédric n?est pas très motivé et Arthur pense à la séance photo qu?il a prévu sur le chemin du retour avec très peu l?envie de rester statique complètement trempé.
L?équipe fera donc demi-tour et on commencera la séance photo dans la grande salle.
En se déplaçant sur le sol boueux et collant, Arthur aura la surprise de laisser sa chaussure droite sur place? Le lacet a lâché et impossible de faire un n?ud puisque tout est recouvert de boue, la fin de la sortie sera un petit peu inconfortable.
A force de faire le modèle pour les photos, Clément N commencera à sentir le froid et remontera un petit peu plus tôt que le reste du groupe qui finira par le suivre de pas trop loin.
A l?extérieur, on est rejoint assez rapidement on sort et on est rejoint l'autre groupe

[/Arthur]


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---

[Déborah]

&lt;u&gt;29 décembre&lt;/u&gt;
Roland vient nous chercher, après 20 minutes de rando dans un canyon sec, on arrive à l?entrée de l'&lt;b&gt;Aven de La Planasse&lt;/b&gt;, déjà équipé en fixe. On descend quelques puits avant d?arriver dans les grands volumes. Roland nous fait d?abord visiter la partie sèche jusqu?au siphon aval et l?énorme dune. Ensuite, on progresse dans la rivière vers l'amont. La grotte est magnifique, les concrétions sont gigantesques, les salles et la géologie y sont impressionnantes. On fait une boucle en cherchant sans résultats un siphon suspendu. Je remonte avec Serge, Roland, Jean Paul et Cédric. Me balader dans la forêt avec Serge et Roland ? Ça me rend nostalgique du Mexique ! C?est avec un chien joueur et la pluie que nous retournons à la voiture. A la maison, on retrouve Carole qui vient d?arriver, chouette ! Marie et Roland viennent manger avec nous, et nous sommes tous unanime pour dire que Marie est une excellente cuisinière.

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&lt;u&gt;30 décembre&lt;/u&gt;
Aujourd?hui direction la &lt;b&gt;Grotte des Trois Cloches&lt;/b&gt; et la &lt;b&gt;Grotte de la Pyramide&lt;/b&gt;, notre progression est vite stoppée par les chauves-souris à la &lt;b&gt;Grotte de la Pyramide&lt;/b&gt;. Ce n?est pas grave, avec Carole on a le droit à un cours de topo avec Sophie pendant que les autres prennent des photos et calibrent les disto. Après, direction la &lt;b&gt;Grotte des Trois Cloches&lt;/b&gt;, où des particularités géologiques nous interrogent. Objectif : terminer la topo ! Serge au dessin, Arthur au disto, JP pour repérer les points et moi je note les coordonnées : on fait une bonne équipe ! Clément N, après une escalade glissante bien maîtrisée, équipe le reste de la grotte ; ce qui nous permet de terminer la topo. On fera un détour par la jolie maison de Roland avant de rentrer ; objectif : voir s?il a pu trouver un appareil à raclette pour le nouvel an. C?est fébrile qu?on arrive chez lui, mais ouf il en a trouvé un, la raclette est sauvée ! 

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&lt;u&gt;31 décembre&lt;/u&gt;

[/Cédric]

31/12 Matinée off. L?après-midi est prévu la visite d?une grotte protégée, en 2 groupes de 4, avec Denise et Michel (nos guides), de toute beauté et unique. Merci à eux de nous avoir laisser l?opportunité d?y accéder. Pour sa préservation, je n?en dirai pas plus.  On laisse la place à l?autre groupe. Pour finir la journée, nous allons faire une petite rivière souterraine la &lt;b&gt;Rivière des Carmausins / Tarnais / Las Fonts&lt;/b&gt;. Chouette, on va encore se mouiller ?. Il s?avère qu?elle est très jolie, remplie de concrétions. Là aussi, j?ai dû laisser mon téléphone, pas de photos malheureusement. Dommage, car cela aurait valu le coup.  Le travail de la nature dans ces environnements souterrains m?impressionne. Fin 2022 approche, on rentre pour manger une bonne raclette et passer un bon moment tous ensemble. L?année 2022 se termine en beauté.

[/Cédric]

---

[Déborah]

On décide avec Clément P, Arthur et Carole d?aller faire de l?escalade le matin à la Madeleine. On arrive au rocher après s?être un peu perdu (on ne saura pas à cause de qui). Il fait tellement chaud qu?on est tous en t-shirt et que les coups de soleil nous guettent. Clément grimpe les voies en tête, ça à l?air tellement facile pour lui. Nous, on galère un peu plus. Après quelques voies, le réveil de Clément sonne, on s?en va ! On a rendez-vous à 16h avec Michel et Denise pour visiter une grotte exceptionnelle ! Après 2h de visite, on rentre et on retrouve Roland et Marie qui ont déjà mis le champagne au frais ! L?appareil à raclette est branché, la fête peut commencer. C?est autour d?un bon repas, entouré de belles personnes et en écoutant des histoires de spéléo qu?on clôture cette année 2023. On trinque une fois minuit passé, on boit de l?alcool dans un cheval en verre (oui, j?étais toujours sobre !) et vers 2h30 les derniers fêtards partent se coucher. 

&lt;u&gt;1er janvier&lt;/u&gt;
Dernier jour de camp pour moi. Hier, j?ai réussi (sans vraiment devoir insister) à convaincre Arthur, Carole et Clément P d?aller visiter la petite grotte que l?autre groupe a fait la veille. Quoi de mieux pour commencer notre année ? 1h30 d?une jolie grotte : la &lt;b&gt;Rivière des Carmausins&lt;/b&gt;, avec des planchers suspendus et quelques étroitures sympas. On commence l?année comme on l?a terminé : dans une grotte ! Espérons que ce soit signe d?abondance spéléo pour cette nouvelle année ! On retrouve les autres pour manger en terrasse et il est déjà l?heure de partir et rentrer sur Paris. Snif.

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[/Déborah]

---


[Arthur]

Alors que Déborah et Cédric rentrent sur Paris, le reste de l?équipe part se promener sur le Pèch Egos pour faire de la prospection.
Le Pèch Egos est le relief qui fait directement face à la &lt;b&gt;Grotte de la Pyramide&lt;/b&gt; et à la &lt;b&gt;Grotte des 3 Cloches&lt;/b&gt;.
On se promène à flanc de falaise, on observe de petites failles qui suintent de l?eau ainsi que des captages rudimentaires avant de monter un peu plus haut et de tomber sur 2-3 cavités un peu plus importantes (dont l?une permet de faire une mini traversée et une autre dont le plafond s?est effondré), mais rien d?envergure ni de trou qui souffle.
On rentrera tous vers Baurès pour une dernière soirée puis le départ vers Paris et Bruxelles.

[/Arthur]

---


[Cédric]

CAMP ABIMES-HIVER 2022 à Baurès, VAOUR (Tarn)
 
27/12 C?est parti pour mon 1er camp de spéléologie, direction le TARN. Hâte de pouvoir faire de nouvelles cavités et améliorer ma technique. Je voyage avec Déborah, Clément P et Arthur. La voiture est remplie à bloc, y a plus un espace de libre. La route est fluide et le voyage se passe dans la bonne humeur. Après plusieurs heures de route, on arrive enfin chez nos hôtes, Sophie et Serge. Déchargement du matériel dans la dépendance et installation dans la maison.
 
28/12 On divise le groupe en 2, le 1er part faire l?Igue du Père Noël, tandis que nous (Moi, Clément N+P, Serge, Arthur) allons faire l'&lt;b&gt;Igue de la Léoune 2&lt;/b&gt;. On traverse un champ et on arrive sur une plaque métallique. On descend un petit puits et on enchaîne avec un P25. On arrive dans une 1èresalle où on peut déjà observer les premières concrétions. On continue et on arrive dans une grande salle, assez boueuse, là aussi de belles concrétions et le ciel de la grotte qui est rouge. On continue à descendre la salle, en mode toboggan?toujours de la boue?la remontée s?annonce folklorique. On ressent tout de même la présence de CO2, on s?essouffle assez rapidement. On arrive à la rivière, on la remonte et on arrive à un passage un peu bas?trop bas pour moi. Après la boue, l?eau. Les 2 Clément y vont, on ne voit plus que leurs têtes. Après quelques minutes, ils reviennent. Demi-tour, direction la grande salle de l?entrée pour faire quelques photos. Pas facile quand on est couvert de boue. Le temps de sortir est arrivé. Quelques vaches nous regardent, on était leur attraction de la journée.  Retour chez nos hôtes. Roland, un ami spéléologue de Serge et Sophie est là.  Il nous accompagnera demain sur une autre cavité.
 
29/12 Cette fois ci, on part tous ensemble, direction l?&lt;b&gt;Aven de la Planasse&lt;/b&gt;. On se gare à proximité d?une ferme, on s?équipe et on part pour une petite marche de 15 minutes dans la forêt. De toute beauté, les arbres sont recouverts de mousse, ce qui donne un aspect féerique à cette forêt. On escalade un petit versant, et on arrive à l?entrée du puits. Après une succession de petits rappels, on arrive dans le lit de la rivière. Première impression, ça me fait penser à un tunnel de lave.  A l?allée, on suit l?aval de la rivière, la partie la plus simple et sèche. Le lit de la rivière est assez haut, on est en mode balade, des passages sablonneux, de grands volumes et une immense salle avec une grande dune. On arrive à l?extrémité de l?aval, bloqué par un siphon. Demi-tour, retour au point de départ pour la pause déjeuner. On s?attaque à l?amont de la rivière, plus humide apparemment. Je décide de laisser mon téléphone, je ne pouvais pas le protéger. Effectivement, j?ai bien fait. On arrive à un passage bas, qu?on passe quasi à plat ventre, dans l?eau. S?ensuit d?autres passages humides remplis de concrétions de toutes beautés. Un vrai régal pour les yeux. On arrive au bout de l?amont, bloqué la aussi par un siphon. On fait demi-tour en passant une grande salle, je décide de faire un petit cairn avant de sortir. Retour à la maison, Marie et Roland dîne avec nous. Avec Serge, ils nous racontent leurs péripéties de spéléo. 
 
30/12 2 cavités sont prévues : la &lt;b&gt;Grotte de la Pyramide&lt;/b&gt; et la &lt;b&gt;Grotte des 3 Cloches&lt;/b&gt;. On commence par la &lt;b&gt;Grotte de la Pyramide&lt;/b&gt;, après avoir monté le chemin, on arrive devant cette gigantesque entrée, tout en longueur. Assez impressionnant tout de même. On va au fond, pour accéder à une salle, où se trouve une grande concrétion en son centre et le but est d?en faire le tour. Malheureusement, il nous manque un peu de matériel. Et l?autre accès est bloqué par des chauves-souris. On les laisse hiberner tranquillement, demi-tour. On profite de ce grand volume pour faire des photos, d?autres de la topo et déjeuner. La &lt;b&gt;Grotte des 3 Cloches&lt;/b&gt; se trouve à proximité de la &lt;b&gt;Grotte de la Pyramide&lt;/b&gt;, une petite partie doit être équipé, Clément N s?en charge. On peut aller au bout. Petite grotte bien sympathique. 
 
31/12 Matinée off. L?après-midi est prévu la visite d?une grotte protégée, en 2 groupes de 4, avec Denise et Michel (nos guides), de toute beauté et unique. Merci à eux de nous avoir laisser l?opportunité d?y accéder. Pour sa préservation, je n?en dirai pas plus.  On laisse la place à l?autre groupe. Pour finir la journée, nous allons faire une petite rivière souterraine la &lt;b&gt;Rivière des Carmausins / Tarnais / Las Fonts&lt;/b&gt;. Chouette, on va encore se mouiller ?. Il s?avère qu?elle est très jolie, remplie de concrétions. Là aussi, j?ai dû laisser mon téléphone, pas de photos malheureusement. Dommage, car cela aurait valu le coup.  Le travail de la nature dans ces environnements souterrains m?impressionne. Fin 2022 approche, on rentre pour manger une bonne raclette et passer un bon moment tous ensemble. L?année 2022 se termine en beauté.

01/01 Jour du retour sur Paris, matinée rangement et nettoyage du matériel avec Jean-Paul, Clément N et Elise. Pendant ce temps Déborah, Arthur Clément P, Sophie partent faire la petite rivière que l?on a fait la veille. 13h30 je rentre avec Déborah sur Paris. 
 
Mon 1er camp spéléo s?achève et j?en suis ravi. Merci à nos hôtes, Sophie et Serge, Marie pour ses gâteaux, Roland pour nous avoir accompagné dans les cavités, Denise et Michel pour la visite de LA grotte ainsi qu?à toute l?équipe d?ABIMES. Vous avez été TOP.
 
[/Cédric]</description>
</item>

<item>
<title>Neuvon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1137</link>
<pubDate>Sat, 17 Dec 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Équipiers : Jef, Cat, Benoît, Yann, Carine

Entrée dans la cavité: 11 h 30, sortie de la cavité : 22 h 15 = TPST: 10 h 45


Nous avions établi un camp de base à Francheville où se faisait une sortie initiation Abimes à la Combe aux Prêtres. Nous partons vers 10 h du gite en direction de Plombières les Dijon. Nous nous garons un bon kilomètre avant la ferme et nous changeons. Un peu de promenade dans un champ pour arriver à la cahute, Jef nous fais un schéma des difficultés qui nous attendent, ça va sur le papier ça passe, reste à voir en vrai !

Jef équipe les puits d'entrée. Suit le plan incliné où l'on ne sait pas trop s'il faut mettre le descendeur ou poignée chaussée. Nous arrivons au regard de Benj avec un P23, plus grande longueur du trou. Après le pont de singe, nous bifurquons sur la voie historique pour éviter la vire plein vide. Après une petite vire, nous passons un rappel guidé. Deux puits plus bas, nous sommes dans la salle de la Cathédrale. Nous mangeons un peu plus loin dans la galerie de l'enclume avant les vires.

Après la vire de 50m, bien avant l'Oasis, nous abandonnons notre matériel de progression sauf les longes et le baudrier ainsi que la deuxième sous couche de vêtements tellement il fait chaud dans la cavité et continuons notre progression allégé. Nous bifurquons à droite à l'Oasis (950 m de l'entrée) puis, après avoir traversé la galerie de l'As de Pique, nous passons devant l'enclume. Après la salle de l'Avalanche, nous allons relever le niveau d'eau dans la rivière Bajocienne (25 cm) mais le carnet est manquant. Jef prépare une vidéo rapide à envoyer au CDS21 avec le niveau du jour.

Nous continuons à progresser dans de la rivière Bajocienne puis nous y mettons les pieds et la parcourons. Jef fait une chute qui le mouille jusqu'au dos, fort heureusement sans gravité et avec la chaleur du trou, il sèchera vite ! Nous progressons jusqu'à la salle du Putsch (2340 m de l?entrée) que nous atteignons vers 16 h 30, soit 30 minutes avant l'horaire prévu. Nous allons voir l'entrée de la galerie de la Porcelaine où Jef nous montre de nombreuses anémolithes, stalactites modifiées par le courant d'air.

Après un encas, nous revenons sur nos pas et découvrons la cavité dans l'autre sens. Le passage devant l'enclume prend tout son sens dans ce sens-là.

Benoît remonte en tête suivi de Cat puis Carine. Suit Yann puis Jef qui déséquipe. Jef passe un premier kit de corde à Yann au pont de singe. De retour au niveau du rappel guidé, nous nous apercevons que la corde de progression frotte énormément si personne ne la maintien en amont... Après quelques sueurs froides pour certains, nous remontons et retrouvons le grand froid de ce week-end.

De retour au gite, nous nous apercevons que le groupe de la Combe aux Prêtres n'est pas sorti tôt non plus. Nous mangeons donc tous ensemble.

Carine &amp; Yann


&lt;iframe width=&amp;quot;1189&amp;quot; height=&amp;quot;669&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/2ydth51dX3I&amp;quot; title=&amp;quot;Grotte du Neuvon (Plombières-lès-Dijon, Côte d'Or - 17/12/2022)&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Initiation gelée à la Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1149</link>
<pubDate>Sat, 17 Dec 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur, Déborah, Jérémie, Charlotte, Thomas, Amaury (RCAE)

&lt;u&gt;Vendredi&lt;/u&gt;
Arrivée des plusieurs voitures le vendredi soir, une autre équipe du club a prévu d'&lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1137&amp;quot;&gt; aller au &lt;b&gt;Neuvon&lt;/b&gt; ce week-end&lt;/a&gt;, on est donc nombreux au gîte de Francheville.

&lt;u&gt;Samedi&lt;/u&gt;
Le matin, départ pour la &lt;b&gt;Combe aux Prêtres&lt;/b&gt;. Les kits ont déjà été fait à Paris avant le départ, c'est autant de temps de gagné. Dehors il fait froid, tout est gelé.

Lorsque l'on arrive au parking, il y a déjà un groupe (spéléo club de St Arnoult) qui finit d'équiper la CAP, ils nous préviennent d'un fort courant d'air gelé dans les puits d'entrée et partent faire la traversée.

Déborah qui a très envie de pratiquer part équiper devant pendant que les autres s'occupent des débutants.

Quelques instants après, le groupe qui était parti faire la traversée est de retour, ils ont perdu leur camarade parti en avance pour équiper Rochotte, ils vont le chercher sur la route en voiture.

Déborah a finalement trop froid sur la vire et Arthur prend la suite de l'équipement. Effectivement on se gèle, il y a une petite bulle d'air &amp;quot;chaud&amp;quot; qui n'est pas soumise au courant d'air aspirant au niveau de la lucarne entre les 2 puits. On s'en servira pour poster un cadre qui aura pour mission de surveiller les débutants qui s'engagent dans la verticale.
Toute l'équipe finit par descendre et Déborah reprend l'équipement à partir du talus de glaise, on sent de nouveau le courant d'air dans les puits et en bas mais la température est un peu plus supportable.

Une fois arrivés à la rivière, on passe rapidement la &lt;i&gt;Chatière&lt;/i&gt; sans trop se mouiller et on a enfin plus chaud.

S'en suit une visite classique de la &lt;b&gt;Combe aux Prêtres&lt;/b&gt;, on prend le temps d'observer autour de nous les concrétions, remplissages sédimentaires et autres curiosités et on arrive jusqu'à la &lt;i&gt;Cascade&lt;/i&gt;, où l'on croise l'autre groupe en bas des puits du &lt;b&gt;Gouffre de la Rochotte&lt;/b&gt;.
On ouvre nos yeux a pied de la &lt;i&gt;Cascade&lt;/i&gt; pour trouver des fossiles (apparemment il y en a) et finalement Amaury trouvera une petite coquille de bivalve.

On part visiter le &lt;i&gt;Labyrinthe&lt;/i&gt;, on cherche un peu notre chemin mais on ne se perd pas et on finit par voir tout ce que l'on voulait. Ce réseau est joli et plutôt propre quand on sait par où passer !

On va ensuite voir la &lt;i&gt;Rivière Ben n°1&lt;/i&gt; jusqu'au siphon amont, personne ne tombera à l'eau, mais on se mouillera tout de même un peu. Ce réseau est toujours aussi beau et impressionnant par la clarté de son eau bleue turquoise.

Le groupe se met enfin en chemin pour le retour vers la sortie, et improvisera deux petites pauses photos (Débo photographe et Arthur assistant tandis que les autres jouent le rôles de modèles et d'assistants lumière) sur le chemin au niveau de la &lt;i&gt;Galerie des Gours&lt;/i&gt; et de la &lt;i&gt;Grande Vire&lt;/i&gt;.

Arrivés devant la &lt;i&gt;Chatière&lt;/i&gt;, on décide de scinder le groupe en 3 binômes pour ne pas se geler dans les puits d'entrée. D'abord Déborah et Jérémie, puis Amaury et Thomas et enfin Charlotte et Arthur.

Tandis que le premier binôme remonte, les 2 autres vont voir l'accès au &lt;i&gt;Réseau Nord&lt;/i&gt;, de retour à la &lt;i&gt;Chatière&lt;/i&gt; le deuxième binôme part et Charlotte et Arthur attendent 15 minutes supplémentaires.
Lorsque le 3ème binôme arrive, Thomas hèle Arthur car apparemment &amp;quot;il y a un problème&amp;quot;.

Le Basic de Déborah a gelé sur l'avant dernière corde dans le courant d'air et elle ne sait pas comment sortir. Amaury a volé à son secours (apparemment c'est bien le mot car il est monté avec une vitesse record), lui a donné son basic pour qu'elle puisse sortir rapidement et a entrepris de réchauffer celui de Débo. Thomas commence à remonter pendant ce temps, Charlotte patiente au chaud dans le poncho d'Arthur et Arthur dans sa doudoune humide.

L'équipe commence à ressortir tant bien que mal, le courant d'air est glacial dans les puits d'entrée.
Lorsqu'Arthur commence à remonter sur corde, il ramasse la housse de sa doudoune qui a gelée au sol et ses gants mouillés gèlent lors de la remontée !

Arrivés en haut des puits, ceux qui sont déjà sortis allument leur voiture pour se mettre au chaud, mauvaise idée avec un courant d'air aspirant. On leur fait passer le message rapidement avant que l'on finisse asphyxiés. Arthur déséquipe l'ensemble en ayant les mains complètement gelées et finit par sortir. Verdict du thermomètre des voitures, il fait -12°C (un petit calcul rapide nous donne une température ressentie dans les puits entre -17°C et -20°C pour un courant d'air entre 10 et 20 km/h (ce qui ne semble pas trop surestimé)

Les longes gèlent instantanément, les combi et les lacets aussi. On est content de retrouver des habits sec et d'arriver au chaud au gîte.

On commence la cuisine lorsque l'autre groupe nous rejoint et on passe une soirée fort sympathique qui finira assez tard pour démotiver les plus courageux de faire une sortie le dimanche.

&lt;u&gt;Dimanche&lt;/u&gt;
On partira tous pour le retour assez tôt ce qui nous fera rentrer à une heure inhabituelle sur Paris (juste à temps pour ne pas fêter quoi que ce soit suite à la défaite de l'équipe de France en finale)

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/8UTq6ELDTn8&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
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<item>
<title>Grands Malades, Hotton et Trotti aux Fosses</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1144</link>
<pubDate>Fri, 09 Dec 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Clément N, Clément P, Serge D, Laurent L, Nicolas P
 
&lt;u&gt;Vendredi&lt;/u&gt; : &lt;b&gt; Trou des Charrues et Carrière des Grands Malades&lt;/b&gt;
 
Départ d?Issy le vendredi matin, on fera une pause frites dans la jolie ville de Bouillon en ayant pris le temps d?admirer le château et le méandre de la Semois.
 
On arrive assez tardivement sur Namur et on se trompe d?abord de destination pour débarquer dans une carrière en activité.
Après avoir un peu cherché, on tombe sur le site des Grands Malades, des gens du CAB qui viennent de se faire une session escalade en falaises et Via Ferrata sont en train de ranger leur matos, on papote un peu avec.
 
Direction le &lt;b&gt;Trou des Charrues&lt;/b&gt;, rapide marche d?approche qui finit par monter dans les bois, on arrive devant le trou habituellement fermé par un cadenas mais qui est ouvert en ce moment et on rentre dans la grotte. Cette cavité est accessible sur autorisation de la &lt;a href=&amp;quot;mailto: grands-malades@ssn-speleo-namur.be&amp;quot;&gt; Société Spéléologique de Namur &lt;/a&gt;
 
L?entrée est étroite et en « boîte aux lettres », on réfléchit un peu avant de savoir quelle est la meilleure façon de passer.
 
On descend ensuite un plan incliné avant d?arriver au bord d?un effondrement que l?on contourne en équipant une main courante sur la droite. On évite soigneusement de prendre les broches au plafond, comme cela nous a été conseillé par la SSN (d?ailleurs il n?y en a plus qu?une). L?effondrement donne ensuite sur un entonnoir (P12), puis un second petit puits (P7) et on arrive enfin au dernier puits (P3).

Nous étions partis avec une C40 et une C20, il nous aura manqué les 3-4 m que l?on n?a pas utilisé sur la C20 pour équiper le dernier puits qui peut également se remonter en oppo (on utilisera la corde d?intervention pour finir). Une main courante est également équipable avant d?arriver au bord de l?effondrement (prévoir une C15 environ, points au plafond)
 
On arrive dans la carrière des &lt;b&gt;Grands Malades&lt;/b&gt; par le plafond et on part faire une petite visite.
La pierre est très noire (la pierre extraite s?appelait d?ailleurs le marbre noir de Namur) et contraste avec les quelques concrétions blanches et couleurs rouille.
 
On s?arrête faire une première série de photos au niveau de &amp;quot;&lt;i&gt;l'Arche&lt;/i&gt;&amp;quot;, puis une autre séance au niveau de l?&lt;i&gt;Ancien Tunnel d?Accès&lt;/i&gt;. On reprend la visite avant de s?arrêter prendre la pause au niveau de l'&lt;i&gt;Escalier&lt;/i&gt;.
On passe par l?&lt;i&gt;Ancien Puits d'Extraction&lt;/i&gt; où on ne voit pas grand-chose car le brouillard est bien présent et que la nuit est tombée.
Une dernière série de photo de groupe devant un mur présentant des concrétions couleur rouille puis on remonte.
En sortant on sent bien le froid qui nous accompagnera tout le week-end, on fait une halte au supermarché à Namur avant de se diriger vers Marche-en-Famenne.
 
Le chalet du Spéléo Club de Belgique d?Hotton n?étant pas disponible, nous irons cette fois-ci au &lt;a href=&amp;quot; https://www.marche.be/economie/bottin/fiche/speleo-lux/&amp;quot;&gt; refuge du Spéléo Lux&lt;/a&gt; à Marche en Famenne. Toutefois, nous ferons tout de même un crochet par Hotton pour récupérer les clefs du refuge chez Miguel.
 
Pour arriver au refuge du Spéléo Lux au &lt;b&gt;Fond des Vaulx &lt;/b&gt; à Marche, on doit d?abord traverser la ville, puis passer sous la voie ferrée et s?engager sur un chemin de terre qui longe le &lt;b&gt;Fond des Vaulx &lt;/b&gt;. Au moment où le chemin se sépare en 2 pour passer d'un côté ou de l'autre du ruissau, prendre le chemin de droite.
Enfin arrivés au refuge du Spéléo Lux, grand bâtiment construit coincé entre la barre rocheuse et le ruisseau, on peut apprécier l?équilibre thermique parfait entre l?intérieur et l?extérieur. Bref, on se les pèle !

Pour survivre, on gardera doudoune et bonnet en intérieur, on fermera tous les rideaux isolants présents et on fera tourner le poêle à pleins fourneaux, on arrivera péniblement à une température de 10°C devant le poêle en fin de soirée. Mise à part la pauvre isolation, ce refuge est idéalement équipé pour des rassemblements spéléo d?envergure : grande cuisine, grande tablée, beaucoup d?espace, des photos d?explo spéléo aux murs et des toilettes avec leur propre micro station d?épuration à lagunage.
 
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/oDD3yHApaLQ&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
 
&lt;u&gt;Samedi&lt;/u&gt; : &lt;b&gt;Grotte d?Hotton&lt;/b&gt;
Le matin, balade de reconnaissance aux alentours, le &lt;b&gt;Trotti aux Fosses&lt;/b&gt; à l'air bien sympathique, on s'aventure dans les petites cavités du &lt;b&gt;Fond des Vaulx&lt;/b&gt; ne nécessitant pas de corde.
 
On arrive à Hotton aux alentours de 11h30 où l?on est rejoint par Laurent 
On passera la journée à creuser sur le chantier de désobstruction. A la pointe, le manque de place se fait sentir pour évacuer la glaise sur les côtés, on inaugure les bidons tractés par de la corde pour aller l'évacuer plus en arrière, et on creuse donc en binôme. L'un creuse, l'autre tire et vide le bac. 

Puis on rentre manger tous ensemble avec Serge qui nous rejoint directement au refuge en provenance d'une réunion de l'UBS accompagné par Luis.
On visite rapidement la Grotte de la Ducasse qui est collée au refuge et que Luis nous ouvrira pour l?occasion. On ne s?attendait pas à quelque chose d?aussi grand et, en habits normaux, on s?arrêtera non loin d?une grande salle d?où part plusieurs galeries.
Soirée festive, pâtes carbo dont la recette est validée à 200 % par Serge, on manque d?eau, mais pas de bière. On finira la soirée en testant une Gordon à 14 % que Yann nous avait demandé de lui ramener, le résultat est que l?on aura mal au crâne le lendemain (ne faites pas ça, c?est mauvais en plus).
 
&lt;u&gt;Dimanche&lt;/u&gt; : &lt;b&gt;Trotti aux Fosses&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Grotte d?Hotton&lt;/b&gt;
Le matin on ira au &lt;b&gt;Trotti aux Fosses&lt;/b&gt;, l?équipement sera assez rapide, il n?y a qu?une seule verticale pour arriver au fond du gouffre. Tout en bas on verra le siphon menant au &lt;i&gt;Réseau de la Grosse Biesse&lt;/i&gt;, ce siphon se désamorce aux étiages prononcé.
La Grosse Biesse (grosse bête en wallon) du Fond des Vaulx fait partie du &lt;a href=&amp;quot; https://carnaval.marche.be/index.php/66-personnages/grosse-biesse/153-legende-de-la-grosse-biesse&amp;quot;&gt; folklore local &lt;/a&gt;, elle est réputée habiter dans « &lt;i&gt;Li Trô thi Ô fosses&lt;/i&gt; » et elle a aujourd?hui son carnaval à Marche-en-Famenne.
 
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/-bY9owfQxEU&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
 
Après avoir récupéré Serge on part en direction d?Hotton, où on est rejoint par Nicolas et son amie italienne Claudia (pour qui c'est la première fois sous terre) et Pascal du SCB.
On creuse encore mais les horaires d'hiver n'aident pas à faire de longues journées.
Le bilan du week-end sera tout de même intéressant car nous aurons progressé en tout de quelques mètres.
On a terminé de vider la partie étroite qui restait entre 2 fronts de taille qui avaient été entamés la fois précédente, ils seront rejoints en toute fin de week-end.

Cette partie du chantier se trouve au niveau où le plafond se relève (sur 1m de long) et où se trouve un départ très étroit vers la gauche.  La faille, qui monte au début, semblait de l'extérieur ensuite redescendre en suivant l'axe général de la galerie, mais elle était si étroite qu'on ne voyait pas jusqu'où.
En bonus, en fin de chantier, Clément P parvient à se glisser dedans et à constater que ... ça queute très vite.
Vers l'avant, la faille continue sur environ 2-3m (largeur 40cm ?) avant d'arriver sur un colmatage d'argile. Fait intéressant: il y a une date marquée au doigt tout au fond. 1.11 3 ou 1. 1/3 : Nov 2003 ? Jan 2003 ?.

Dans l'autre sens, une faille de 20 cm de large repart en arrière sur 1m50, également de l'argile au fond. Vers le haut, il devait y avoir un petit puit (diamètre à peine pénétrable ?) mais comblé par des blocs en équilibre, qu'il serait compliqué de bouger sans tout se prendre sur la tête. Heureusement, ça se relève suffisamment pour pouvoir rentrer complètement dans la faille, se mettre à croupi et faire demi-tour, ce qui permet une sortie plus confortable. 
En regardant bien, cette cloche, la petite faille et le départ de puits sont sur la topo visible dans le chalet d'Hotton: c'est la partie dessinée en pointillés, dont jusque là on se demandait exactement ce  qu'elle représentait. On a donc atteint le point où la topo s'est arrêté: chapeau à ceux qui l'ont fait, car jusqu'à ce qu'on abaisse le sol, arriver jusque là n'était pas aisé et faire la topo probablement encore moins. La partie qui reste devant nous n'est pour l'instant plus pénétrable sans creuser, même si on voit encore sur quelques mètres devant (hauteur 20-30 cm ?) jusqu'à ce que le plafond descende et rejoigne le niveau de glaise.

On aura une fois ressorti un débat: faudra-t-il la prochaine fois se servir de cette faille pour stocker les déblais (faille sur place par rapport au front de taille, avec un certain volume disponible), ou bien faut-il la laisser accessible, mais en contre-partie tirer les bacs 10m plus loin, la galerie proche commençant à être remplie de tous les côtés ? Quid alors de la partie de galerie qu'on voulait préserver et éviter de remblayer ?
La suite au prochain épisode ... (spoiler: ça se se passera pas comme prévu et ça ne sera ni l'un ni l'autre).
 
On finira comme à notre habitude autour d'une frite à Marche et on rentrera à une heure raisonnable sur Paris.
 
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</item>

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<title>WE initiation Doubs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1136</link>
<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Présents : Nathanaël, Léa, Cédric, Jef, Catherine, Yann, Jean-Paul, Clément, Christian

Départ pénible mais très attendu le 2 décembre au soir vers 19 h depuis le local du club. Arrivée au gîte aux alentours de minuit, l?autre voiture dort déjà. Petite discussion et au lit. 
 
Samedi 3 décembre : 
 
Réveil à l?aube entre 8 h et 9 h selon les participants. Petit déjeuner délicieux tous ensembles puis préparation des sandwichs et du matos.
 
Cavité du jour : les Biefs-Bousset. On se divise en deux groupes, un premier pour équiper et avec l?objectif d?aller au siphon des Patafouins, le second groupe avec les débutants sauf Cédric en initiation.
 
Cédric descend avec le premier groupe. Il était stupéfait par la vitesse de ses trois compagnons d?aventure Yann, Christian et Clément. Ils arrivent à la salle de décantation pour attendre le second groupe. Ils attendent la modeste durée d?1 h 30. 

Début de la descente vers 10 h 30. On descend tranquillement. Léa est tombée plusieurs fois. On retrouve un peu après la charnière Clément et Christian qui étaient venus prêter main forte aux boulets, autrement dit encadrer les débutants. 

Petite série de puits tranquille aussi. Petite difficulté (ou appréhension) pour Nathanaël sur la vire avant le P10. 

Méandres jusqu?à la salle de la décantation. Le groupe se sépare à nouveau. Yann, Christian et Clément partent direction le siphon des Patafouins. Déjeuner pour les autres. 

Petite tentative du méandre acrobatique - de merde - avant de faire demi tour pour regagner la sortie. Sortie du trou vers 16 h 30. On se change sur le site le plus venté de la région. Cédric reste humide car ses habits sont dans l'autre voiture. Retour au gîte, repos dont douches. Visionnage de cartes spéléologiques ou topographies sur l?ordinateur de Jean-Paul. On prend l?apéro avant de se mettre à réchauffer les délicieux plats de Yann vers 19 h 30. Les trois autres reviennent vers 20 h 15 et glissent leurs pieds sous la table. Fin de repas et discussions avant de se mettre au lit. Gros dodo au chaud. 

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L'autre équipe : 
Pendant ce temps Christian, Clément Yann s'engouffrent dans le méandre, ça se passe pas mal, avec un kit c'est plus pénible...

Après 400 m et une heure, nous arrivons enfin a la salle Machin, où nous mangeons un morceau et nous changeons pour mettre les néoprène dans une pente de boue. Au moment de repartir, Clément passe le pont rocheux de la salle et, ô merveille, c'est plat... Nous déménageons donc toutes nos affaires ici et partons vers le fond du trou.

L'aller est simple et rapide. On rampe puis la succession de ressauts et puits se fait sans encombre. Nous arrivons à la voûte mouillante qui mène au collecteur, C'est sympa, la galerie qui suit l'est un peu moins, c'est une conduite forcée où il faut ramper... Quelques galeries plus loin, c'est le collecteur ! 

Ici, c'est une rando les pieds dans l'eau qui démarre. Nous déambulons dans une grande galerie (le collecteur) où quelques obstacles se dressent. Le premier est un grand bassin avec une corde pour ne pas se tremper, Je fais quelques mètres dessus et me dis que finalement, comme j'ai mis une néoprène intégrale, autant nager ! Christian ainsi que Clément préfèrent ne pas trop se mouiller. On continue, un 2ème obstacle arrive. Soit il faut se mouiller jusqu'au cou, soit passer sur les blocs. Nous passons par les blocs. Nous marchons encore et arrivons à la salle des Patafouins.

Devant le siphon, Clément, taquin me demande mettre la tête sous l'eau. Moi, très joueur, je m'exécute, et une photo de l'instant est faite !

Nous allons voir la salle des dentelles où une magnifique cascade tombe d'une centaine de mètres de haut (source une épopée souterraine). Sur le retour, nous allons voir des sapins d'argile dans une salle juste avant la salle des dentelles.

Il et 16 h, heure à laquelle nous avions prévu de faire demi-tour. Nous repartons en direction inverse sauf que pour le retour, je ne m?embête pas à escalader les blocs et passe dessous. Nager dans le Verneau, c'est quand même cool... Surtout quand ça fait pas loin de 30 ans que t'attends !

Nous arrivons à l'embranchement Biefs/Verneau puis tournons un peu grâce à moi qui ai eu la brillante idée de dire &amp;quot; si il y-a des cairns, c'est que c'est pas par là &amp;quot;...

Les puits se remontent mais je commence à sentir la néoprène qui me gène dans mes mouvements. Je ralentis la cadence. La chatière qui relie les puits à la salle Machin est carrément un enfer tellement la néoprène n'est pas confortable... Mes compagnons m'attendent en caleçon. Ça c'est la classe !

On se change et repartons dans le méandre. Il est franchi comme à l'aller. Pour la suite, je déséquipe le trou. Nous sortons aux alentours de 20 h.

Pour ma part (Yann) c'est une super sortie qui me fait trotter une idée dans la tête... Mais on verra plus tard pour ça !


Dimanche 4 décembre : 

Réveil vers 8 h et petit déjeuner très goulu également. Discussions du programme et préparation ultra rapide avant un départ pour la Baume des Crêtes. 

Arrivée sur place, mauvaise surprise : un groupe de dijonnais déjà sur place. Ce groupe part équiper en premier et notre groupe équipe par dessus en double avec un second accès par le haut. 

On commence à descendre, Christian et Clément équipent les 2 voies. Catherine suit puis Cédric, Nathanaël et Jean-Paul. Catherine galère un peu sur le fractionnement contre paroi. Intervention de Jean-Paul. 

Yann et Léa se désistent et partent en pèlerinage à Jérusalem. 

Vire plutôt technique et assez pentue avant le P40. On serre les fesses. La descente se fait sans encombre. Une fois en bas, on continue dans la grande salle. On va voir la petite bassine avec ses concrétions ce qui permet à Christian de faire une magnifique photo pour son sponsor de barres de céréales et de poudres à manger Nourrir. 

On continue jusqu?à la salle du Réveillon. Une tentative d?aller à la salle des Suisses est un échec car nous ne voulons pas déranger une colonie de chauve-souris. Clément cherche la salle Domergue mais ne la trouve pas. On fait une pause dans la salle du Réveillon avec des barres de céréales et des compotes avant de commencer à remonter. On arrive au pied du puits et on monte. Toujours la même technicité sur la vire. Ça donne très chaud. 

Pendant ce temps ? Yann et Léa dorment au gîte. 

Retour aux voitures pour se changer et aller prendre un autre délicieux déjeuner de restes au gîte. La table est déjà mise merci à Yann et Léa.

On fait nos sacs et départ pour Nans-sous-Sainte-Anne pour refaire les stocks de fromage pour la semaine et accessoirement laver l?équipement dans la rivière glacée.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Iq9uSZCV6TA&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
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<title>Stage photo Montrond le Château</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1134</link>
<pubDate>Fri, 02 Dec 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi 2 décembre :arrivée fantôme
Début du stage le vendredi, je quitte Paris direction Montrond le château ! J?ai hâte d?y être ! J?embarque Julien au passage à Beure (et pas à Beurre, c'est moins facile à trouver sur le GPS), et on arrive vers 22h. Le gîte est vide, y a personne, mais où sont-ils tous passé ? On fait le tour du gîte ;et derrière une petite porte, on découvre tous nos compagnons du week-end entrain d?assister à une présentation. Zut, on arrive à la fin, mais on est content d?être là !
Je suis un peu impressionnée de rencontrer des personnes comme Serge Caillault ou Philippe Crochet ; mais ils sont tellement bienveillants, qu?en fait, j?ai l?impression qu?ils sont déjà mes amis. 
Samedi 3 décembre : les choses sérieuses commencent. 
Debout 6h30, go petit déjeuner ! Après avoir pris des forces, et notre lunch de midi, préparé  avec attention (on avait même le luxe d?une tablette de chocolat et d?un morceau de comté) ; on organise les départs en fonction des groupes faits la vieille. Gérard, Vincent, Stéphanie et moi, prenons place dans la grande voiture d?Ibrahim, c?est parti ! Direction la Baume du Mont ! On se gare, on s?équipe, on remarque que c?est pas ici, on remonte dans la voiture, on se re-gare, on passe un champ, et on y est ! 
Je place la corde avec Vincent et on commence par les photos de la très esthétique entrée et son échelle : on monte, on descend, on remonte, on redescend, et ça donne de belles photos. Finalement ,on entre sous terre, au grand contentement de mes doigts qui commençaient à geler. Sur les conseils de Gérard et Vincent, on place les flashes et on active les appareils photo et notre créativité. Ibrahim est possédé par son appareil, il ne veut même plus manger ! Il finit quand même par se laisser convaincre (ça doit être le chocolat). Pendant ce temps, j?essaie de gérer une mise au point qui a décidé de ne plus tenir compte de mon avis et de vivre sa propre vie. A la fin de la sortie, Vincent nous fait une démo de Lightpainting, c?est trop drôle ! Il me fait porter des lunettes avec des leds rouges, et je me transforme en petit monstre des grottes ! Grrr !! 
Retour au gîte, un groupe est déjà rentré et tout le monde s?active déjà sur son ordinateur pour les retouches photo : l?objectif ? Choisir une photo pour la présenter au groupe ce soir. Une fois toutes les équipes rentrées et les photos encodées sur une clé, on se retrouve tous en bas pour le bon repas qui nous y attend ! 
Après le repas, on passe à la soirée, chacun montre ses photos du jour et donne sa critique ou son avis. J'avoue, c'est un exercice peu stressant la première fois quand on est débutant, mais ouf c'est passé. Puis, Vincent réalise une présentation sur le Lightpainting ; et forcément, ça nous donne tous envie d?essayer !
On finit la soirée en petit groupe, oh, il est déjà 2h30 ? On va quand même aller dormir un peu?  
Dimanche 4 décembre : les délires dans la vieille folle.
Dimanche 6h30 : je suis réveillée par la douce voix de Patrice : ??Déborah, réveille-toi, il est l?heure??, ??oui, j?arrive??. Aujourd?hui, direction la vieille folle pour des photos de rivière ! Passage rapide au petit déjeuner et on est tous prêt ! Hop on monte en voiture, petite somnolence récupératrice sur la route, en écoutant Nicolas raconter comment il fait ses photos à l?ancienne.
On arrive à la perte de la vieille folle, vu qu?on est plus que la veille, chacun se réparti en groupe sur un spot de son choix. Je travaille avec Jean et Nicolas, qui ont des super idées. Serge vient amener son ?il expert et un brin de folie sur nos photos. Un petit flash par ci, un petit flash par-là, un changement ici, et là aussi, un essai, puis un autre, puis encore un. ??Ehh ! Le groupe, la plus loin ! Vous faites fonctionner nos flashes aussi !??. Ensuite, Jean à une autre idée : ??il faudrait que tu montes la dessus??. (C?est le destin des personnes avec mon gabarit : soit on finit par être poussé sur des plateformes pour les photos ''la grotte à l'air plus grande quand c'est toi sur la photo'', soit dans une civière pour le spéléo-secours, ou alors dans une étroiture pour la désob ?). Après avoir utilisé Nicolas comme échelle (il n?avait pas l?air de se plaindre, promis !), j?y suis ! Jean fait plusieurs tentatives, on a une photo trop chouette ! Résultat final : On fait une super équipe ! Après cette dernière prise, il est déjà l?heure de rentrer. Dommage, on s?amusait tellement. 
Retour au gîte, comme la veille, chacun choisit sa photo. Après le repas et la critique de photo, on fait un débriefing sur le stage. C?est déjà la fin et c?était trop court ! On se dit aurevoir, mais on espère pouvoir se revoir bientôt.   
Conclusion du stage 
Il y a trois semaines, je ne savais pas me servir de mon appareil photo ;  maintenant, j?ai compris quelques principes de la composition de photo souterraine. J?ai encore beaucoup de choses à apprendre, mais j?ai adoré le stage, et les encadrants étaient  géniaux ! J?ai passé un super weekend, riche en expérience ! J?ai aimé pouvoir prendre le temps de faire des photos sans personne pour dire : c?est trop long, fait trop froid, encore une autre ? ?
Et surtout, le plus important, c?est que j?y ai fait de belles rencontres. J?adore pouvoir partager ma passion de la spéléo avec d?autres spéléo. Ce sont des moments qui sont dans une bulle.  
Merci aux organisateurs et à toutes les personnes qui ont fait en sorte que ce stage puisse avoir lieu. Merci aux participants pour avoir créé cette bonne ambiance. Le rendez-vous est fixé : je serai présente au prochain stage ! J?espère quand même avoir le plaisir de vous recroiser bien plus tôt sous terre !</description>
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<title>Spélimages 2022</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1133</link>
<pubDate>Fri, 25 Nov 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Catherine et Jef ont assistés aux réunions de la commission audiovisuelle et participé à Spélimages.

Le vendredi 25, comme précédemment, ils ont contribué à l?aménagement de la salle de projection et autres activités logistiques.
Le soir, Daniel Chailloux et Michel Renda leur ont présentés divers films en 3D, avec projection sur grand écran et port de lunettes passives rouges et vertes.

Samedi, réunions de la commission audiovisuelle (voir programme).

Puis projections le soir (voir programme).
Dimanche matin, Daniel Chailloux et Michel Renda leur ont présentés les divers matériels de réalisation et de rendu 3D, avec projection sur télé 3D et port de lunettes rouges et vertes.
La 3D a eu peu de succès et la commercialisation de TV 3D, lancée en 2009, s?est vite arrêtée, les contraintes de port de lunettes actives ou passives, rouges et vertes, étant trop fortes, dont le mal de tête rapide. Seuls quelques passionnés continuent les prises de vue 3D avec l?appareil Fujifilm FinePix Real 3D W3 ou avec des appareils classiques (prise de vue décalées de 6,5 cm, entraxe moyen entre les yeux) ou smartphones et logiciels.

https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9vision_en_3D</description>
</item>

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<title>Journées de la Spéléologie Scientifique 2022</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1135</link>
<pubDate>Sat, 19 Nov 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Chaque année depuis 1997, les &lt;a href=&amp;quot; https://sites.google.com/view/jss2?pli=1&amp;quot;&gt; Journées de la Spéléologie Scientifique (JSS)&lt;/a&gt; sont l?occasion de s?informer et d?échanger autour de présentations scientifiques traitant du monde souterrain. La formule de ce week-end est très simple : une journée de conférence en salle et une journée de découverte sur le terrain.
Après avoir hésité de nombreuse fois à participer à ce type d?évènement de peur de ne pas être capable de suivre les présentations, j?ai été rassuré lors du &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1131&amp;quot;&gt; congrès de l?UIS &lt;/a&gt; (même s?il faut s?accrocher sur certains sujets). J?ai donc décidé de me joindre au public de ces JSS 2022 qui ont lieu comme chaque année dans la salle de conférence du Domaine des Grottes de Han (avec la possibilité de profiter de l?exposition permanente des objets trouvés dans la résurgence des Grottes de Han lors des pauses cafés).

Les communications du samedi ont commencé après un hommage à Joël Fontenelle et au Dr Philippe Masy.
Les thématiques abordées en conférences cette année était :
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le docteur Philippe MASY une vie de passions centrée sur l'archéologie européenne, saharienne, et mégalithique, ainsi que les montagnes et la spéléologie. (Albert BRIFFOZ, CRSOA). &lt;/li&gt; 
Présentation hommage.
&lt;li&gt;Fonctionnement hydrogéologique du Massif de Boine : synthèse de 18 années d?observations. (Vincent HALLET - Département de géologie de l'Université de Namur). &lt;/li&gt;
Cette présentation a parlé d'un conductimètre de poche coûtant moins de 50?, peut-être une idée à creuser pour développer des thématiques de recherche participatives.
&lt;li&gt;Un &amp;quot;nouveau&amp;quot; trogloxène en Belgique. (Loran HAESEN - Maison de la Spéléologie et du Patrimoine Souterrain). &lt;/li&gt;
Présentation d?exemple de cohabitation entre les spéléos et les castors, trogloxènes qui connaissent un nouvel essort démographique en Europe (d?où ils avaient quasiment disparu). Leurs barrages en extérieur, mais aussi dans des siphons, peuvent modifier les écoulements au niveau des résurgences karstiques. Des plongeurs spéléo se sont déjà retrouvé surpris nez à nez avec un castor dans un siphon et des individus ont pu être observé sous terre (notamment aux Grotte de Han)
&lt;li&gt;Une introduction à WalOnMap, le géoportail de la Wallonie. (Olivier STASSART ? RCAE). &lt;/li&gt;
Présentation d?un SIG accessible par le Géoportail de la Wallonie. &lt;a href=&amp;quot; https://geoportail.wallonie.be/walonmap&amp;quot;&gt; WalOnMap &lt;/a&gt; permet de :
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;visualiser les données géographiques présentes dans le catalogue du Géoportail de la Wallonie ; &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;réaliser des tâches simples à l'aide d'outils géographiques de base ; &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;créer un rapport ; &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;visualiser des &amp;quot;vues prédéfinies&amp;quot; ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;accéder à un catalogue de cartes thématiques ; &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;partager des cartes. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
Des couches sont disponibles pour visualiser énormément de données différentes, telles que la localisation des cavités connues, des rivières, les traçages, la géologie, etc?
&lt;li&gt;Occurrence de népouite dans les spéléothèmes verts du Grand Aven du Mont Marcou (Hérault, France). (Martin VLIEGHE, Université de Namur, Département de Géologie). &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Essai de corrélation entre la lithostratigraphie et les spéléothèmes aux Grottes de Han-sur-Lesse. (Bastien PATERNOSTRE de la MAIRIEU). &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Étude multidisciplinaire des stalagmites cierges dans la grotte de Han-sur-Lesse pour étudier les séismes dans le passé. (Aurélie MARTIN - Observatoire Royal de Belgique ? Séismologie-Gravimétrie). &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L?émergence karstique de Ziaka (Bas-Congo, RDC). (Yves QUINIF - U-Mons ? ESCM). &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le radon en grotte. Un an de monitoring à la grotte du Noû Bleû (Sprimont). (Gauthier ROBA ? CRSOA). &lt;/li&gt;
Présentation qui mettait en évidence l?exposition des spéléo au radon sur la base de mesure faites au Noû Bleû dans la Province de Liège.
&lt;li&gt;Étude géotechnique de l'effondrement de Neufvilles (Soignies). (Cécile HAVRON ? INISMA). &lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelques nouvelles informelles du monde de la gestion du sous-sol. (Sophie VERHEYDEN - Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique). &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

Une conférence sur le &lt;a href=&amp;quot; https://sites.google.com/view/jss2/conf%C3%A9rence/hauselmann?authuser=0&amp;quot;&gt; « &lt;i&gt;Siebenhengste (Suisse), montagne mythique truffée de trous : relations entre le souterrain et la surface&lt;/i&gt; » &lt;/a&gt;  a également été donnée par Philipp HÄUSELMANN ( Schweizerisches Institut für Speläologie und Karstforschung) et les posters qui étaient affichés dans la salle utilisée pour les pauses cafés ont été brièvement présentés.

A chaque pause, des stands étaient présents dont celui de Jean-Marc Mattlet pour la « Librairie Spéléo » qui permets de dépenser toutes ses économies très rapidement pour repartir avec une quantité non-négligeable d?ouvrages recherchés sur le monde souterrain.

&lt;a href=&amp;quot; https://drive.google.com/file/d/1yuuj_274ozguTJiwTRzxZsUoXwnJJNHY/view&amp;quot;&gt; Les actes &lt;/a&gt; de cette journée de conférences sont téléchargeables (comme ceux des éditions passées)
Le repas du midi a été pris au restaurant « Le Pavillon » qui se situe devant la résurgence de la Lesse, à la sortie de la Grotte de Han.
L?hébergement s?est fait au &lt;a href=&amp;quot; https://www.kaleo-asbl.be/fr/gites/han-sur-lesse/&amp;quot;&gt; gîte ? auberge &lt;/a&gt; de Han-sur-Lesse, l?occasion de faire connaissance avec les autres participants (venus principalement de Belgique et de France) en savourant les bières locales.

Les excursions du dimanche se sont faite à la &lt;a href=&amp;quot; https://fr.wikipedia.org/wiki/Grottes_de_Goyet&amp;quot;&gt; Grotte de Goyet &lt;/a&gt; et à la &lt;a href=&amp;quot; https://fr.wikipedia.org/wiki/Grotte_Scladina &amp;quot;&gt; Grotte de Scladina &lt;/a&gt; , deux grottes préhistoriques qui ont toutes deux livrés des fossiles néanderthaliens.
(Je n?ai malheureusement pas pu y participer faute de covoiturage pour rentrer sur Paris ensuite)</description>
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<title>Week-end à Silent Hill, Doubs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1132</link>
<pubDate>Fri, 11 Nov 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Week-end à Silent Hill, Doubs
 
Participants : Catherine B, Jef B, Benoit B, Yann V, Arthur P, Déborah D, Amaury B (RCAE), Olivier S (RCAE), Enrique (RCAE)
 
Départ le jeudi en fin d'après-midi pour le gîte de Bollandoz, Yann s'est occupé de la nourriture pour le week-end, Amaury des bières et Jef et Catherine de la logistique. Arrivée pour la première équipe (Jef B, Cat B, Benoit B et Yann V) aux alentours de 20h15, la deuxième (Déborah D, Amaury B et Arthur P) arrive aux alentours de 23h30, l'équipe Liégeoise (Enrique et Olivier) arrivera aux alentours de 1h.
 
 
&lt;u&gt;Vendredi 11/11 &lt;b&gt;Grotte des Cavottes&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
Participants : Arthur P, Déborah D, Amaury B (RCAE), Olivier S (RCAE), Enrique (RCAE)
 
[Arthur]
Après un petit déjeuner copieux et la préparation du matos pour aller au niveau inférieur et rééquiper la vire d'accès au &lt;i&gt;Lac Terminal&lt;/i&gt; l'équipe de 5 se met en route. On arrive aux alentours de 11h devant la grotte et on s'aperçoit qu'il y a foule ! Plusieurs voitures immatriculées dans l'Est sont garées devant. Arthur allume son détecteur 4 gaz en extérieur (l'auto-étalonnage du capteur d'oxygène considère qu'à l'allumage il est en extérieur et que la teneur en O2 est de 21%) lors de la &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1106&amp;quot;&gt;précédente sortie dans le méandre&lt;/a&gt; , on avait pu se poser de nombreuses questions sur la présence ou non de CO2. Arthur et Amaury qui se sont changés plus rapidement que les autres partent devant pour commencer à équiper vers 11h15. Arrivés à la &lt;i&gt;Salle du Chaos&lt;/i&gt;, Amaury passe par la &lt;i&gt;Diaclase Duret&lt;/i&gt; tandis qu'Arthur utilise la tyrolienne pour commencer à équiper le &lt;i&gt;Faux Pas&lt;/i&gt;. On croise alors les camarades de la LIGES qui organisent un stage multiniveau et qui ont pour l'occasion loué l'intégralité du gîte de Montrond-le-Château. L'obstacle est rapidement équipé mais on attend les 3 retardataires qui se sont légèrement perdu 2 fois (à l'entrée au niveau du carrefour en baïonnette et à la &lt;i&gt;Diaclase Duret&lt;/i&gt; où ils se sont engagés en direction de la &lt;i&gt;Galerie de la Mare Permanente&lt;/i&gt;. Une fois réunit au niveau du &lt;i&gt;Ressaut de 7m&lt;/i&gt; Déborah équipera la seule voie restant disponible tandis qu'Arthur testera la nouvelle voie passant par les hauteurs et permettant un beau rappel plein pot tout en en profitant pour discuter avec Christophe Prévôt qui encadre la sortie découverte de la LIGES. On est tous d'accords, qu'est-ce qu'il fait chaud dans cette grotte !
On se séparera là de l'autre groupe qui s'arrêtera pour le déjeuner tandis que nous foncerons vers le premier P20. Ici le détecteur 4 gaz commence à s'affoler, on a une teneur en O2 de seulement 19,4%, l'alarme se déclenche donc automatiquement, on préférera l'éteindre pour s'épargner les oreilles. On est donc fixé sur une possible présence de CO2, lors d'une prochaine sortie on essaiera de mesurer la teneur en O2/CO2 directement dans le méandre. Le puits sera rapidement équipé par Déborah, puis Arthur reprendra la tête du groupe pour le ramping de 30m et pour l'équipement du P21.
Une fois l'intégralité de l'équipe arrivée en bas des 2 puits, il est 13h30, on fait un petit point. Personne n'a faim, on mangera au &lt;i&gt;Lac Terminal&lt;/i&gt;, on laisse sur place l'équipement superflu et on part en direction du fond de la branche du Lac. Le groupe reste tout de même assez chargé, puisqu'il ne faudra pas moins de 3 kits pour emmener au lac le perfo, les amarrages inox, les cordes à laisser en fixe, le tamponnoir et le déjeuner pour 5. Arthur et Déborah progressent rapidement dans le méandre (ils n'ont pas pris de kits les filous), ils sont suivis d'Enrique qui porte un kit lourd (perfo/amarrages/cordes) puis d'Amaury et d'Olivier. Arrivés au niveau où se trouve une désescalade Amaury commence à montrer des signes de fatigue, Enrique part donc le délester de son kit tandis que Déborah récupèrera le kit lourd pour le passer à Arthur. L'équipe complète arrive au lac à 15h15. Enfin, plus précisément là où commence l'équipement de la vire d'accès laissée en fixe depuis 2007 qui avait servi à la plongée du lac (un portage qui a dû être fort agréable on imagine). 
Lors de la &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1078&amp;quot;&gt;sortie couvre-feu de février 2021&lt;/a&gt; Arthur et Elise étaient allés voir l'extrémité de cette vire en oppo et avaient pu se rendre compte que l'équipement se limitait à un monopoint de chaque côté. Arthur avait doublé le début de vire lors de la &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1106&amp;quot;&gt;précédente sortie allant au lac&lt;/a&gt; mais il restait des points intermédiaires à placer ainsi que la tête de puits à sécuriser pour enfin pouvoir descendre et admirer ce lac que l'on présume bleu turquoise et bordé d'une plage de sable fin.
 
C'est le moment pour Arthur d'inaugurer (ou presque) son perfo et sa mèche de 12 (et sa doudoune sans manche qui se révèlera tout à fait utile sous la combi) !
L'équipement prend un petit moment, il faut dire qu'on est en oppo pas très confortable, coincés entre 2 parois boueuses et glissantes et juste au-dessus du lac. L'aide d'Enrique sera d'une grande utilité. La vire terminée, on voit que la corde de 2007 en place est amarrée (sur un monopoint avec un maillon rapide à moitié bouffé par la rouille) dans une partie du méandre qui oblique avec un angle inférieur à 90° et qui est remplie sur plus d'un mètre de sédiments argileux et dont le plafond plat se situe en interstrate.
On dédaigne pour le moment cette partie de la galerie en se disant que la corde en place avait certainement une bonne raison d'être installée contre paroi.
La descente ré-équipée Arthur se lance, on voit assez vite que la vieille corde en place ne va pas jusqu'à la surface du lac mais s'arrête bien 3m au-dessus.
Assez rapidement, Arthur peut voir qu'il y a des traces de mousse de crue juste 1,5m sous le palier où il se trouvait, le niveau est donc monté jusqu'ici assez récemment, on laissera tomber l'idée d'équiper une vire pour aller à la base de l'&lt;i&gt;escalade des X&lt;/i&gt;, celle-ci risquant de se retrouver sous l'eau.
Arrivé en bas de la corde, à gauche l'arrivée de l'eau venant du méandre, à droite ce qui ressemble à un méandre noyé et derrière une lucarne d'environ 1,5m de haut (en prenant la surface du lac comme niveau bas) et d'environ 2m de large. En se déplaçant pour voir ce qu'il y a derrière la lucarne, c'est la surprise !
Le lac est effectivement très grand mais également très haut, l'accès contre paroi donnait une fausse idée que le plafond du lac se trouverai au niveau de cette lucarne alors qu'il remonte jusqu'au niveau du plafond du méandre. On se dit alors qu'il serait peut-être judicieux d'équiper une nouvelle voie par la galerie remplie de sédiment argileux pour arriver un peu plus au milieu et essayer d'apprécier un peu mieux les dimensions du lac.
Arthur remonte, cède sa place à Enrique et commence à placer de nouveaux spits pour prolonger la vire dans la partie bifurquant vers le Nord (et donc vers le centre du lac).
 
Déborah et Amaury choisiront ce moment pour repartir, étant frigorifiés d'attendre dans l'immobilité, ils n'iront même pas voir le lac et passeront à côté de ce spectacle étonnant.
Olivier choisira de rejoindre Enrique et Arthur pour la suite de l'équipement.
Les 2 Liégeois iront voir le lac par l'accès contre parois tandis qu'Arthur continue son équipement. Olivier prendra la relève pour placer les derniers points tandis qu'Arthur en profitera pour essayer de s'étirer un peu et qu'Enrique s'amusera à faire tomber des plaques de boue épaisses de 5 cm recouvrant les parois dans le lac. Lors de cette phase d'équipement, Arthur remarquera en haut de la paroi au niveau du plafond d'étrange bâton noirs d'environ 2-3 mm de diamètre. Il s'agit de petites branches, certainement amenées jusqu'ici lors des crues les plus importantes. Le lac fonctionnerait donc bien en cheminée d'équilibre, comme cela avait pu être dit. Le volume d'eau stocké lors de tels épisodes doit être énorme !
 
L'accès enfin équipé, Olivier ira jeter un ?il en bas, Arthur suivra et sera surpris de descendre aussi vite la corde, initialement propre, étant intégralement recouverte de glaise dès la 1ère descente !
En bas, on arrive juste de l'autre côté de la &amp;quot;lucarne&amp;quot; on se rend compte qu'il est fortement possible que la topo soit erronée, le lac semblant plus long vers l'Ouest que vers l'Est contrairement à ce que l'on pourrait croire en lisant la dernière topo mise à jour en 2006. Il faudra prendre le temps de refaire la topo de cette zone une prochaine fois.
Au plafond du lac, on distingue nettement 2 cheminées (dont les parois sont intégralement recouvertes de boue) qui sont très probablement des arrivées d'eau en période de crue, il serait intéressant d'aller jeter un ?il à ces cheminées également.
Lors de la prochaine sortie au lac il faudra donc prendre un bateau pour aller visiter cet endroit dans les moindres recoins.
 
Enrique passera son tour pour descendre cette corde, on remonte donc les cordes nouvellement installées pour qu'elles ne barbotent pas à la première montée des eaux. On répartira équitablement la charge dans les 2 kits restants et on amorcera le retour à 19h15, Enrique ouvrant la marche avec un kit, suivi d'Olivier puis d'Arthur.
Assez rapidement, Arthur fatiguera, difficultés à respirer convenablement, effort intense, on fera plusieurs pauses mais rien n'y changera. Olivier le délestera de son kit assez rapidement mais la fatigue ne passera pas. Au bout d'environ 1/4 d'heure, Arthur demande une vraie pause pour avoir le temps d'avaler quelque chose. En plus du CO2, c'est sans doute une hypoglycémie qui commence à pointer son nez. Après un en-cas à base de fruits secs le groupe reprendra sa route, Arthur se sentant mieux au fur et à mesure, il reprendra son kit à environ la moitié du méandre et cette fois-ci celui-ci ne représentera plus une gêne.
La sortie du méandre est appréciée à sa juste valeur, on arrive enfin à bouger plus librement, en bas des puits on respire déjà beaucoup mieux.
Arthur remonte, suivi d'Enrique tandis qu'Olivier ferme la marche et se chargera de déséquiper et de porter le dernier kit qu'il vient de récupérer.
Le groupe (qui regrette finalement d'avoir laissé les pantins aux voitures) se retrouve en haut des puits à 21h50, finalement la grotte n'est plus aussi chaude que ce matin, peut-être la faute aux habits trempés !
On se rend compte qu'Enrique a ses clefs de voitures sur lui, on espère alors que Déborah et Amaury ont trouvé un coin pour nous attendre &amp;quot;au chaud&amp;quot; dans la grotte.
Le déséquipement se fait à un rythme &lt;i&gt;piano&lt;/i&gt; la fatigue aidant à prendre d?avantages de précautions que d'habitude. On passe par la tyrolienne puis on se retrouve enfin dehors aux alentours de minuit. On découvre alors un papier sur le pare-brise où le binôme de tête nous avoue avoir appelé l'équipe du &lt;b&gt;Petit Siblot&lt;/b&gt; à la rescousse pour rentrer au chaud. On rentre au gîte dans une épaisse nappe de brouillard qui nous fera penser à Silent Hill pour rejoindre Amaury, le seul est encore debout vers 01h, le temps de manger et de souffler un peu en essayant de faire le moins de bruit possible, c'est promis (mais apparemment raté), on ne rejoindra pas nos lits avant 02h.

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TPST : 12h

[/Arthur]
 
  
 
&lt;u&gt;Vendredi 11/11 &lt;b&gt;Petit Siblot&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
Participants : Catherine B, Jef B, Benoit B, Yann V
 
[Yann]
 
Lors de notre WE à &lt;b&gt;Pourpevelle&lt;/b&gt;, Jef, Cat, Benoît et moi (Yann) partons pour le &lt;b&gt;Petit Siblot, &lt;/b&gt;un petit trou simple et joli, le but est simple je veux aller travailler l'équipement....

Nous partons donc de Bolandoz vers 10h30 pour 1h de route. Une fois sur place, on se gare, on se change.

Premier grand débat, comment équiper le P8 d'entrée, en fait le trou fait 100x50cm dans un caillou...y'a heureusement 2 arbres à côté.

Donc je mets une corde entre les 2 arbres et un 8 au-dessus du puits. Ensuite j'installe la corde de descente sur un des arbres et sur le 8, c'est parti. Je pars dans la petite faille qui sert de puits. Il faut poser une déviation, c'est fait la descente continue, mes pieds touchent le sol sur le balcon du P18. Une petite main courante et hop la tête de puits. Je finalise l'équipement de la tête de puits et je descends de quelques mètres et pose une 2éme déviation (qu'il faut raccourcir au prochain passage, Jef s'en charge)

J'arrive en bas du P18 et met les pieds sur un plan incliné, je cherche comment passer. J'opte dans un premier temps pour la solution de feignant en le prenant par l'endroit le plus vertical, mais très vite, je m'aperçois que ça va frotter de partout et qu'il n'y a aucun amarrage à cet endroit?. Try again.... Je repars dans l'autre sens et longe le plan incliné par sa partie la plus longue, et là, ô magie y'a des amarrages, certains en broche, d'autres en amarrages naturels. Je continue donc d'équiper le plan incliné et j'arrive en bas sans encombres. J'y trouve une vielle dyneema, prise de guerre ! 

Aller il reste un puits!
Mais entre-temps, il faut aller dans un petit méandre bien étroit mais qui se passe bien. J'arrive sur une plateforme qui surplombe une grande salle accessible par un dernier P8. Allez c'est parti, une main courante avec un changement de direction et c'est la tête de puits, Go, j'arrive en bas dans la grande salle, tout le monde suit sans encombres.

Nous mangeons, faisons quelque photo puis ressortons. Jef remonte en tête et assure Cat dans le méandre, je suis, Benoit déséquipe. Une fois arrivés en haut du P18, je me dis que j'irai bien voir la 2éme entrée, Cat est dans l'étroiture de sortie, il me reste peu de temps, en fait ça s?est fait très vite une galerie de 10m, une échelle en place et hop je suis dehors !
TPST : 5h
[/Yann]
  
 &lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Gbl0fWiqQyU&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
 
&lt;u&gt;Samedi 12/11 &lt;b&gt;Gouffre de Pourpevelle&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
Participants : Jef B, Benoit B, Yann V, Arthur P, Déborah D, Amaury B (RCAE)

 [Jef]
 
 Depuis ma dernière visite en 2013, j'avais envie de retourner voir &lt;b&gt;Pourpevelle&lt;/b&gt;. Bon, un peu par nostalgie de mes précédentes visites touristiques ou d'exploration, mais plutôt pour voir si j'avais encore la forme pour cela. Bref, ce samedi, on se lance à 6 pour &lt;i&gt;Pourpelui 1&lt;/i&gt;. Inutile de viser &lt;i&gt;Pourpelui 2&lt;/i&gt;, Arthur a déjà fatigué bien du monde la veille aux &lt;b&gt;Cavottes&lt;/b&gt;, on se limitera donc à ce premier réseau. 

A 12h15, on équipe et on atteint assez vite la base des puits sud. Il y a là une charogne de félidé dont on se demande comment elle a pu y arriver. Le ressaut suivant, jadis praticable en libre, nécessite maintenant une corde et 2 spits, ce qui n'est pas indiqué dans les Belles du Doubs. On évite la &lt;i&gt;diaclase Weité&lt;/i&gt; pour raccourcir le temps sous terre et, après les voûtes basses, voilà les premiers bassins. Benoît s'y baigne vite ! RAS pour les autres jusqu'au puits suivant, équipé en fixe par le CDS25. On laisse à sa base nos baudriers et quincaillerie et en route pour la suite. On croise 2 belges avant le bassin du guano, passé en porté par Déborah. 

Tout le monde apprécie la galerie aquatique, avec ses gours et ses marmites, sa belle perspective. Las, l'eau se perd dans le delta de l'Amazone et l'argile réapparait. On laisse le gros de notre bouffe au départ de la &lt;i&gt;Galerie des cristaux&lt;/i&gt; et c'est parti pour le long ramping. Ouf, à 16h00, on est au début de la voûte basse, ex mouillante, qui mène à &lt;i&gt;Pourpelui 1&lt;/i&gt;. Après 20 m de quatre pattes, on débouche dans un grand gour. La suite présente peu de difficultés, hors les passages bas proche du méandre aux étroitures qui mène au point bas à -106. On se redresse au carrefour et part se balader dans la galerie de la voûte mouillante, jusqu'au premier passage bas. Demi-tour et visite de l'&lt;i&gt;Autoroute ASCO&lt;/i&gt; jusqu?à son terminus humainement fréquentable, avant la longue suite de laminoirs qui mènent vers le terminus de la &lt;i&gt;Galerie Féérique&lt;/i&gt;. 

Retour vers l'entrée. La &lt;i&gt;Galerie des cristaux&lt;/i&gt; est plus facile car la pente aide à supporter le ramping. Enfin ça se redresse.  On mange et on part vers la sortie. Il est 17 h00, Enchainement des marmites, bassins, gours, puits, bassins, voutes basses. On décide qui remonte quand, Arthur se dévoue pour deséquiper. Yann a bien du mal à plier les genoux avec sa néoprène de 5 mm et souffre. Enfin, Arthur sort à 20h35, on rentrera encore dans le brouillard. TPST 7h30.
C'était mon 126° &lt;b&gt;Pourpevelle&lt;/b&gt; !
 
 [/Jef]
 
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 &lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/0mPdN17F7l8&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
 

&lt;u&gt;Dimanche 13/11 &lt;b&gt;Grande Saline de Salins-les-Bains&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
Participants : Arthur P, Déborah D, Amaury B (RCAE), Olivier S (RCAE), Enrique (RCAE)

Une très chouette visite touristique avec une bonne partie en souterrain, on vous laisse découvrir &lt;a href=&amp;quot; https://www.salinesdesalins.com/&amp;quot;&gt; la Grande Saline&lt;/a&gt; au détour d?un week-end dans le coin, ça vaut le détour !
TPST : 1h</description>
</item>

<item>
<title>Spéléofolies 7ème édition</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1276</link>
<pubDate>Sat, 05 Nov 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les &lt;b&gt;Spéléofolies&lt;/b&gt; c'est un événement festif qui existe depuis maintenant quelques années (dizaines d'années ?). 
Imaginez un croisement entre Intervilles - Fort Boyard et la spéléo et ça vous donnera une bonne idée de la manifestation.

Le &lt;u&gt;Samedi 05 novembre 2022&lt;/u&gt; a eu lieu la 7ème édition des Spéléofolies au gymnase de &lt;b&gt;Villebon-sur-Yvette&lt;/b&gt;.

Plusieurs équipes se sont affrontées dans des épreuves liant rapidité, précision, technique spéléo et surtout bonne humeur autour du thème &amp;quot;7&amp;quot; !

ABIMES était présent avec 2 équipes : 
    Les 7 jours de la semaine : JPC (dimanche), Carole (jeudi), Elise (mercredi) et Arthur (samedi)
    Les 7 péchés capitaux, équipe mixte ABIMES/RCAE (club de Liège) : Clément P (Avarice), Yann (Gourmandise), Déborah (Paresse) et Amaury (Colère).

On gardera de très bon souvenir de cette journée folle avec ses épreuves capables de vous laisser suspendu la tête en bas (véridique).

Vous pouvez retrouver d'autres informations et vidéo sur le &lt;a href=&amp;quot;https://speleofolies.fr/&amp;quot;&gt;Site des Spéléofolies&lt;/a&gt;.

Notez bien que les prochaines auront lieu le 31 octobre 2026 et que nous y fêterons également les 60 ans du COSIF.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Ye3WWlzvjwI?si=2Khmx0jWQE6p-kzm&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;
&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Rupt-du-Puits et Sonnette</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1130</link>
<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Compte-rendu sortie Meuse 31 octobre-1er novembre

Présents : Alexandre, Arthur, Nathanaël 

&lt;u&gt;JOUR 1&lt;/u&gt; : 
    
Départ de Vanves/Paris en voiture à 8h environ direction Rupt-du-Puits après avoir récupéré Alexandre. 

Arrêt à Vitry-le-François pour faire les courses des deux journées puis reprise de la route particulièrement monotone jusqu'à Robert-Espagne pour faire le &lt;b&gt;Rupt-du-Puits&lt;/b&gt;. 

Arrivée vers 12h pour manger, se changer et s'équiper avant de se diriger vers le forage d'entrée. 

Équipement réalisé par Arthur avant de commencer la descente du P45 vers 13h. Nathanaël descend en premier puis Alexandre assuré par le haut avec une corde annexe et enfin Arthur. Première descente pour Alexandre sans difficulté particulière. 

Arrivée au pied du forage où l'on a pu croiser 2 salamandres et 3 crapauds, puis remontée de la rivière à pied. Le niveau d'eau était relativement bas, la grande majorité de la balade s'est faite avec l'eau jusqu'aux chevilles-genoux. 

La marche continue jusqu'à la &lt;i&gt;Zone des Cascades&lt;/i&gt; avec quelques arrêts photos et pédagogie sur la grotte et la rivière. Passage par la vire à l'aller au-dessus de la &lt;i&gt;Zone des Cascades&lt;/i&gt;. On redescend dans le lit de la rivière puis la marche continue pour arriver à la zone d'érosion régressive constituant l'amont de l'actif allant jusqu'au siphon amont, Arthur ira jeter un ?il dans un petit méandre représenté par des pointillés sur la topo mais n'aura pas le courage d'aller très loin. Petite pause goûter et eau avant le retour à pied. 

Cette fois-ci, on passe par la &lt;i&gt;Zone des Cascades&lt;/i&gt; en bas. Petite baignade imprévue pour Nathanaël, la dernière cascade donne dans une marmite plutôt profonde, il n'a pas touché le fond. 

Le retour continue à pied avec un passage par &lt;i&gt;l'Affluent des Marmites&lt;/i&gt; jusqu'au &lt;i&gt;Laminoir des Huîtres&lt;/i&gt;, où l'on trouvera des coquilles d'huîtres fossilisée que l'on laissera bien en évidence pour que les prochains visiteurs puisent les voir. Puis retour au siphon aval. Le fait d'être mouillé rend le retour plutôt froid. Une fois au forage, Arthur monte en premier pour pouvoir éventuellement aider d'en haut la montée du P45. C'est ensuite au tour d'Alexandre pendant que Nathanaël se réchauffe avec le poncho et une bougie. La montée a été difficile pour Alexandre car il n'était pas très à l'aise avec l'utilisation de l'équipement pour monter, Arthur l'a donc assisté en réalisant un balancier avec une corde annexe. Ensuite montée de Nathanaël, un peu difficile physiquement car long. 

Sortie du puits vers 18h environ, il fait nuit. On se change et on range les vêtements mouillés avant d'aller au gîte de la &lt;b&gt;Maison Lorraine Spéléo&lt;/b&gt; à L?Isle-en-Rigault (15 minutes en voiture environ). 

Le gite est très confortable, peut accueillir jusqu'à 30 personnes, est équipé en cuisine et espace pour laver le matériel et bon marché (10 ?/nuit pour les spéléo). La gérante très sympathique nous dépannera d'un paquet de biscuits apéritif (puisque l'on avait oublié d'en prendre).

Dîner d'un copieux plat de pâtes au pesto qui nous laissera tout de même un peu sur notre faim, puis repos. 

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/mJv-G1x-W-k&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;u&gt;JOUR 2&lt;/u&gt; : 
    
Réveil à 7h pour préparer un départ à Savonnières-en-Perthois. L'objectif est de faire le &lt;b&gt;Gouffre de la Sonnette&lt;/b&gt; mais l'objectif sera éventuellement à revoir une fois sur place en fonction de la présence d'un grand groupe venu de Belgique. 

Arrivée sur place après une petite galère pour trouver l'entrée du Pâquis dans Savonnières vers 9h. Rencontre à l'entrée avec le groupe belge, pas encore très réveillé. C'est un groupe de spéléo flamands très sympathiques venus d'Ostende accompagné d'un de leur camarade du G.S. Redan. Petite discussion pour apprendre que le &lt;b&gt;Gouffre de la Sonnette&lt;/b&gt; est libre aujourd'hui. Le membre du G.S. Redan, Jean-Paul, se joint à nous pour faire le gouffre qu'il ne connaissait pas. 

Petite marche d'approche dans la carrière de 15 minutes pour arriver au gouffre vers 10h. On dépose les kits de nourriture en haut avant le début de l'équipement par Arthur du P30. Alexandre passe devant pour descendre, assuré en boucle cette fois-ci, Arthur le rejoint en bas pour continuer l'équipement, puis Nathanaël et ensuite Jean-Paul. On continue doucement à travers les deux puits suivants jusqu'au fond de la cavité. Petite difficulté pour passer l'entrée du deuxième puits plutôt étroite pour Alexandre. Au fond du &lt;b&gt;Gouffre de la Sonnette&lt;/b&gt;, seul Jean-paul aura le courage d'aller jeter un oeil dans les 2 boyaux jonchés de pierres grosses comme le poing, il ne pourra malheureusement pas aller bien loin.

Remontée ensuite des trois puits dans le même ordre, Arthur passe devant avec la corde d'intervention pour pouvoir aider Alexandre à la remontée si besoin. Jean-Paul déséquipe, aucun problème à signaler tout le monde a réussi à remonter par ses propres moyens. Retour en haut du gouffre vers 13h puis retour jusqu'à l'entrée avant le déjeuner. Dans les carrières on recroise un groupe belge qui embarque Jean-Paul pour une autre cavité. 

Retour à l'entrée pour se changer, faire sécher un peu les affaires et prendre le déjeuner vers 14h. Une fois un peu de rangement fait, on retourne au gîte récupérer nos affaires, faire un peu de lavage de matos et faire l'état des lieux avec la gérante. 

A l'Isle-la-Rigault, petite discussion avec la gérante puis départ en voiture vers Paris vers 16h. Reprise de la route très monotone (N4) qui comporte 7 radars minimum (on a eu tout le temps nécessaire pour les compter sur la route).

Arrivée à Paris vers 19h pour déposer Alexandre porte de Bercy puis à Vanves vers 20h.

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Bilan de la sortie : 
    
La sortie s'est très bien passée. Une bonne expérience pour ma part (Nathanaël) pour recommencer. La sortie était plutôt simple à part le froid de Rupt-du-Puits après le bain et la remontée du P45.</description>
</item>

<item>
<title>Carrières de Savonnières en Perthois</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1129</link>
<pubDate>Sat, 15 Oct 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cat
C'est toujours des week-ends très sympa, avec une très bonne ambiance. Merci aux organisateurs et aux participants. Et aussi l'aide des copains quand c'est un peu difficile. C'est pour ça que l'on revient.

Théo
Après l'initiation en extérieur au Puiselet j'avais hâte de faire une vraie descente sous terre et je n'ai pas du tout été déçu. Au contraire, ça a dépassé toutes mes attentes. Aussi bien pour l'activité en elle-même qu'au niveau du groupe qui n'était qu'entraide et bonne entente ! Toutes les grottes/gouffres/trous apportent une nouvelle expérience et un spectacle unique. Je retiens tout particulièrement les jeux de lumière sur les parois aux géométries impossibles à décrire, l'émerveillement quand on commence la descente du P30 de la sonnette ainsi que la pénibilité de sa remontée, et surtout le sentiment tranquillité étrange quand on éteint les lumières dans ce lieu qui nous serait si hostile si on n?était pas correctement équipé.
Pour ce qui est de la technique, sans prétendre maîtriser quoi que ce soit, je trouve que l'utilisation de tous nos outils est intuitive et qu'on apprend vite, surtout quand on est encadrés comme on l'était. Il n'y a pas une seule montée où Catherine n'a pas eu qu?à me rappeler de resserrer mon harnais, mais ça finira par rentrer :D !

Yann : 
Clément et moi équipons en autonomie avec JPC pas loin, au cas où... C'était super formateur, et ça me fait travailler pour me mettre dans le gaz plus facilement! À part ça, belle petite cavité avec un big up au puit des grands cercles de la Sonnette !

Thomas : 
De mon côté, le trajet d'aller s'est fait en compagnie de Jean-François, Catherine et Yann. Je parviens à Malakoff sans trop de mal à l'exception du poids de mes affaires. On parvient à trouver du carburant sur la route. Il est bizarre de retrouver la France profonde.
Arrivé au gîte à Saudrupt, on prépare le repos en attendant nos autres compères, Théo, Jean-Paul, Clément et Cédric. Durant le séjour, Yann a emmené d'excellents plats provenant du restaurant où il travaille, ce qui a facilité l'intendance. Il ne restait plus qu'à préparer les pique-niques et le petit-déjeuner.
Le samedi, on arrive à Savonnières-en-Perthois sous une pluie battante. On s'équipe sous le porche. On descend dans la carrière vers 11h. On s'entrainera au Cornuant, un puits de 15 mètres pour réviser les man?uvres sur corde sous le regard de Jef et JPC... Puis, on descend au fond de la Sonnette, soit moins 85 mètres, après un P33 majestueux, un P15 et un P10. Au retour, le TPST est de 8 à 9h environ. Il pleut toujours tandis que la nuit meusienne se révèle des plus encombrées le samedi soir, avant de déguster de bons plats chinois.
Le lendemain, on parvient à descendre dans l'Avenir dans un beau système de canyons où Clément et Yann équipent à merveille. De beaux puits et de belles cascades débouchent sur une salle impressionnante, qui n'est pas sans rappeler le puits de 33 m de la veille, avant un méandre terminal.
On ressort après quelques heures (5-6 heures), on lave le matériel à la rivière, on nettoie le gîte, et on revient à Paris sans encombre!
Vraiment, une sortie très chouette!

Cédric :
Après l'initiation au Puiselet, voici le moment de la mise en pratique dans la carrière de Savonnieres En Perthois. RDV vendredi soir au local de l'association à ISSY pour un départ vers 19 h. On prend la route avec Jean Paul, Théo, Clément et moi-même, mais la météo n'est pas avec nous, grosse pluie. Arrivé vers 22 h au gîte, où l'on rejoint le 1er groupe, qui a eu la gentillesse de nous préparer le repas.
Samedi matin, on rejoint la carrière, encore sous la pluie, on s'équipe à l'intérieur et c'est parti. On rejoint le gouffre du Cornuant après 10 min de marche dans la carrière. C'est assez atypique de voir des gouffres dans une carrière et c'est assez plaisant. C'est parti pour mon 1er gouffre, une petite appréhension quand même. Ai-je bien mémorisé tous les gestes techniques ? Vais-je avoir le vertige ?.... Je me longe, je me concentre et c'est parti...tout s'enchaine rapidement et au final assez facilement. Je me rends compte aussi que la concentration est extrêmement importante, car Jean Paul me reprends quelques fois. Vu que c'est mon 1er gouffre, je n'ai pas encore acquis tous les réflexes, mais au final j'arrive au fond après un rappel de 15 m. Y a plus qu'à remonter maintenant. On y va tranquille. Pour un 1er gouffre, je suis très satisfait. Direction le gouffre de la Besace, mais avant cela on déjeune à l'entrée du gouffre. Un autre groupe arrive et nous informe que le gouffre de la Sonnette est disponible. Changement programme, on file vers la Sonnette. Et c'est reparti, on se relonge, on descend plusieurs petit puits et ravines et on au fond de l'une d'elle se trouve un trou géant ...impressionnant. Passer d'un P15 à P30, ça calme...mais bon faut y aller, je suis là pour ça quand même. Je prends sur moi et je descends. Un vrai kif :) Arrivé en bas, je constate la beauté de ce gouffre, majestueux. Faut remonter maintenant ...30 mètres c'est long ...Au final la montée s'est mieux passée que la descente. J'étais moins stressé. Arrivé en haut, on attend les autres et on retraverse toute la carrière. On a l'occasion d'admirer de nombreux grafs sur les murs, vestiges du passé, et un puits d?extraction. On sort sous le soleil, ça fait du bien. Retour au gîte pour se décrasser, diner et dodo.
Dimanche, on part faire le gouffre de l'Avenir, qui sera un peu plus humide que ceux de la veille. Là aussi enchainement de différent puis et de ravines. Pour finir sur un gros rappel. Mais celui-ci est passé beaucoup mieux. Arrivé en bas, là aussi, ce gouffre est de toute beauté. Impressionnant de ce dire que cela se trouve juste derrière une galerie de carrière....Il y en a peut-être encore d'autres cachés, à découvrir. On doit rentrer, mais d'abord faut aller laver le matériel dans un ruisseau pas très loin. Puis retourner au gîte récupérer les affaires. Retour sur Paris dans la soirée. 
Un gros merci aux encadrants pour toute l'organisation très bien rodé, les conseils et l'installation de tous les équipements dans les gouffres. Quand tu allies carrières et spéléo, c'est que du pur bonheur. A refaire très vite :)</description>
</item>

<item>
<title>Creuse et raclette en Belgique </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1143</link>
<pubDate>Sat, 15 Oct 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce 15 et 16 octobre Clément N, Arthur et Déborah partent pour la Belgique. Objectif du weekend : aller creuser à la &lt;b&gt;Grotte d?Hotton&lt;/b&gt; ! On part avec la petite voiture de Deborah, Clément attend Déborah et Arthur, et ils arrivent tous les deux pile au même moment, quel timing ! On bourre la voiture de notre matos, Clément se fait une petite place à l?arrière, il s?acclimate au weekend qui nous attend : il sera étroit !
On passe par l?autoroute A 4 et on arrive sans encombre à Hotton. Serge et Sophie nous attendent au chalet où ils ont fait des pâtes ; enfin on mange ! Tout le monde à super faim ! Après quelques discussions, on part se coucher. L?objectif du lendemain : faire avancer la désobstruction d?une galerie pour shunter un siphon, dans le but de visiter facilement les galeries derrières et continuer l?exploration. 
Le lendemain, on rejoint sur le parking, le reste de l?équipe du CSARI et SCB venu creuser avec nous : David G, Vincent F, Zoé D, Nico P, Charles, Fernand et André. On s?équipe avant de prendre l?ascenseur qui nous amène vers la grotte touristique. Puis on arrive dans le réseau non touristique.
Serge part le premier dans la galerie de désobstruction pour réaliser un relevé CO2, celui-ci est bien présent dans la galerie. Une partie de l?équipe part visiter la grotte, l?autre reste à l?entrée de la galerie de désob pour aménager le passage afin de le rendre plus agréable. Déborah aide d?abord Serge dans l?aménagement, puis laissera sa place à Zoé pour partir creuser à la pointe avec Nico et David. Ça avance bien, au moins 50 cm, on arrive presque jusqu?à une petite lucarne qui part sur le côté. David se souvient de s?être arrêté là il y a quelques années dans l?exploration, c?est l?endroit où ils ont abandonné. Pendant ce temps-là, Arthur et Clément font sauter un plancher stalagmitique à la disqueuse. 
On progresse bien et longtemps étant donné qu?on a plus de temps que d?habitude pour creuser, Clément et Arthur en profitent pour partir avec Sophie faire une coupe stratigraphique des sédiments ; ce qui perturbera Déborah au retour ??c?est quoi ce trou ? Y avait pas ça à aller ?!??, avant de comprendre que c?était le carottage. Après 5h de TPST on remonte tous. 
On sort plus tard que d?habitude et on se change rapidement aux voitures ; Vite ! Vite ! On nous attend pour la raclette, l?apéro va commencer ! En effet, les gérants de Hotton nous offrent une raclette. C?est génial ! Parce qu?on apprend à les connaitre et ils sont super sympas. Après avoir bien mangé, on retourne au gîte pour une bonne nuit de sommeil. 
Dimanche, on prend la même journée qu?hier et on recommence ! On retourne creuser avec une équipe qui a un peu changé dans le camp du SCB et du CSARI : Sophie V, Serge D, Zoé D, Lucie D, Sacha T, Nico P, Fernand et Pascal.
Déborah retourne à la pointe avec Nicolas, ils avanceront encore d?1 m jusqu?à arriver à la lucarne sur le côté gauche. Arthur et Clément viennent presque à bout de l?étroiture qui nous obligeait à passer coucher sur quelques mètres. Ils feront également un levé topo au Disto X. Après 4h de TPST, on quitte le chantier. 
Au retour, Serge ferra une nouvelle analyse du CO2, on est à 3 % ça a encore augmenté par rapport à la veille. Serge et Nicolas déciderons de faire un plongeon dans la rivière pour se laver, plouf !
Après une photo de groupe, on se change et on termine le week-end par l?habituelle frite. Pour nous c?est terminé ; on retourne en France, mais le prochain rendez-vous est pris pour continuer le chantier. 

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Od8N9lrCI9c&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Derniers canyons de 2022</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1218</link>
<pubDate>Sat, 24 Sep 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Samedi 24 septembre 2022&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon des Moules Marinières&lt;/b&gt;
Participants : Sébastien G, Arthur P, Cécile F, Gil H (RCAE), Christophe B, Pauline (RCAE), Marie
 
Le groupe est dans l'indécision quant au canyon à faire aujourd'hui.
Finalement, on acceptera bien volontiers la proposition de Marie de &lt;a href=&amp;quot;https://www.aquatik-canyon.com/&amp;quot; title=&amp;quot;Aquatik Canyon&amp;quot;&gt;Aquatik Canyon&lt;/a&gt; de l'accompagner faire le &lt;b&gt;Canyon des Moules Marinières&lt;/b&gt; qu'aucun d'entre nous ne connait.
Le débit est très correct, l'eau laiteuse mais on arrive à sonder facilement les vasques.
On aura l'occasion de constater pendant la descente que certains chasseurs du coins prennent toujours les canyons pour des poubelles...


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/eyNRu9lwcVc?si=m2q13Vk4XnGdix0w&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;u&gt;Dimanche 25 septembre 2022&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon du Malin&lt;/b&gt;
Participants : Sébastien G, Arthur P, Cécile F, Gil H (RCAE), Christophe B, Pauline (RCAE)

On avait déjà eu l'occasion de faire le &lt;b&gt;Canyon du Malin&lt;/b&gt; en &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1215&amp;quot;&gt;mai 2021&lt;/a&gt;, mais cette fois-ci les conditions sont très différentes.
Le départ du canyon qui coulait d'un débit correct en 2021 est à sec, on ne sera accompagné dans le canyon que par un petit filet d'eau.
Ca donne l'impression de faire un canyon complètement différent.
On enchaine les obstacles et on est rapidement à la fin du canyon.
Sébastien qui est décidément mal à l'aise d'avoir trop d'argent décidera de laisser sa super montre connectée Garmin à la fin du canyon, lorsqu'il s'est changé avant d'entamer la marche de retour et de grimper dans le talus. Il s'en rendra compte évidemment trop tard, espérons au moins que la montre aura fait un heureux et qu'elle n'a pas fini ses jours au fond de l'eau.

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&lt;u&gt;Dimanche 25 septembre 2022&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon du Versoud inférieur&lt;/b&gt;
Participants : Sébastien G, Arthur P, Cécile F, Gil H (RCAE), Christophe B, Pauline (RCAE)

Comme le &lt;b&gt;Canyon du Malin&lt;/b&gt; n'est pas très long, on a le temps d'enchaîner par un autre petit canyon et on se dirige vers le &lt;b&gt;Canyon du Versoud inférieur&lt;/b&gt;.

Si vous ne connaissez pas ce canyon ni sa marche d'approche, n'hésitez pas à aller lire ce  &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=936&amp;quot; title=&amp;quot;CR Versoud&amp;quot;&gt;Compte-rendu&lt;/a&gt; qui vous en apprendra beaucoup sur la pratique du canyon chez ABIMES.

La marche d'approche monte un peu et on entends Cécile se plaindre de la lourdeur de son sac.
C'est seulement une fois changée, lorsqu'elle met un peu d'ordre dans son kit qu'elle trouvera le caillou de 2-3 kg qu'elle traine tout de même depuis au moins la moitié du &lt;b&gt;Canyon du Malin&lt;/b&gt;.

Le débit n'est pas dingue mais reste correct, on enchaîne les obstacles de ce canyon jusqu'à arriver à une fameuse vasque où des sauts sont possibles de plusieurs hauteurs (4, 6, 8, 15-16 m), on teste un peu les hauteurs 4m, 6m et 8m. Tout le monde saute bien droit et personne ne se fait mal (l'avenir lointain nous montrera qu'on n'est à l'abri de rien).

On s'amuse un peu en installant une petite tyrolienne et on arrive à la fin du canyon. 
C'est l'heure de retourner aux voitures sur le parking non loin de l'ancienne carrière.

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&lt;u&gt;Lundi 26 septembre 2022&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon de la Pissarde&lt;/b&gt;
Participants : Sébastien G, Arthur P, Cécile F, Gil H (RCAE), Christophe B, Pauline (RCAE)

Pour finir le week-end, direction le &lt;b&gt;Canyon de la Pissarde&lt;/b&gt;, Cécile nous abandonnera lâchement pour préférer aller se promener.
Petit débit dans ce joli canyon, on avance on avance et on enchaîne les obstacles.
On arrive en amont de la grande cascade, sur une vasque où, là où on avait pu voir en 2021 une corde en fixe pour se balancer dans l'eau il y a aujourd'hui plusieurs plate-forme en mode &amp;quot;cabane dans les arbres&amp;quot;, un local doit bien s'amuser !
La cascade finale de 80m est toujours aussi jolie et impressionnante, on débrayera le dernier depuis le bas pour gérer les frottements.

Viens ensuite l'heure du retour en train, on se di à plus tard, on se reverra bientôt !

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</item>

<item>
<title>Camp vercors Sept 2022</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1145</link>
<pubDate>Sat, 03 Sep 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;Dimanche 4 septembre&lt;/b&gt;

Premier jours dans le Vercors. Clément P ne connaissant pas le coin, nous allons donc nous promener pour lui faire visiter &amp;quot;la terre du milieu&amp;quot;. Nous partons donc d'Autrans en direction de Villard de Lans puis direction le plateau d'Herbouilly. Premier arrêt : le scialet de Malaterre et sa passerelle : un grand moment de solitude pour ceux qui n'aiment pas spécialement les verticales.... nous reprenons la route.

Prochain arrêt: le village martyr de Valchevrière. Ce hameau, en pleine forêt, servit de camp aux maquisards avant d?être le lieu d?un sévère affrontement les 22 et 23 juillet 1944. Sur le belvédère qui domine le village, des hommes se sacrifièrent pour retarder l?avancée des armées nazies et moururent les armes à la main. Les maisons furent ensuite incendiées, seule la chapelle sera épargnée. Le hameau est resté en l?état, avec ses pierres à nu et noircies par le feu.

Allez, encore un peu de route, direction le scialet du Trisou et le regard du Trisou : facile à trouver, la doline est sur le bord de la route.....

Après toutes ces pauses, nous arrivons enfin sur le parking pour la plaine d'Herbouilly. Pour ceux qui ne connaissent pas, regardez Kaamelott livre 5 ... bref, avant d'arriver dans la plaine, il faut passer devant le scialet Gavet (à droite du chemin) puis du scialet du pot du loup (à gauche de la route). Quelques mètres encore et nous apercevons la plaine ! Nous y allons, oui mais non, virage gauche à 90° direction le gour fumant/faux gour avec ses multiples dolines qui suivent le sens du trou.

Bon, assez biaisé comme ça, faut aller un peu sous terre ! Nous allons à la grotte des Ramats avec comme but à la base d'aller voire une escalade où j'ai buté il y a quelque années. Clément étant plus du genre surmulot, ça devrait le faire! Mais non, en vidant mon sac, je m'aperçois que j'ai laissé la combi à l'appart, donc ça sera pour une prochaine fois.

Plans B : grotte Favot, parce que la vue est belle là-haut et que le tunnel d'entrée est lui aussi très beau (et ma sous combi ne risque absolument rien) !! En plus, on peut faire de l'équipement dans le tunnel. Nous voilà parti dans les gorges de la Bourne. Arrivé au parking, il y a déjà plusieurs voitures. La question : pêcheurs ou spéléos ? On se prépare et on part à l'attaque de la falaise, ce n?est pas très long mais ça monte raide et ça casse les jambes!! Nous arrivons en haut et mettons les baudards, direction le ramping puis, arrivé dans le tunnel, une corde est en place. Je file voir : y'a marqué C100. Bon, on est confiants, on a une C45 ... pas grave, j'équipe et Clément suit en testant 3 fois la solidité de son poids vs le sol. Avec notre corde, on n'arrive qu'à la moitié du tunnel, demi-tour. Clément déséquipe et nous profitons de la vue. Nous redescendons, pour ma part j'ai découvert des muscles?

De retour à la voiture, nous reprenons la route direction Autrans mais pas tout à fait puisqu'il faut repérer l'entrée de l'Antre de Vénus pour la sortie du lendemain.

Bon, OK, nous nous sommes arrêtés à la grotte roche. Nous étions en short de sécu + casque et frontale, donc nous somme entrée dans le trou jusqu'à la chatière.
Au retour, nous lisons les panneaux qu'il y a là, proche de la sortie mais encore dans l'obscurité de la grotte. Bien malgré nous, nous avons alors fait peur à une jeune demoiselle imitant cendrillon (probablement pour une photo Instagram), mais qui, à la vue de nos frontales, nous a livré sa meilleur version croisé avec tex Avery (si si vous voyez les loups avec yeux qui sortent et les pieds qui patinent au démarrage!!) le tout en nous livrant la phrase profonde « Aaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh Y'a des gens !!!!! ».

Bon, allez, promis, c'est fini, nous allons à l'Antre de Vénus. Arrivés au calvaire, nous garons la voiture et cherchons le bon chemin. Nous avons tourné un bon moment... C'est comme chercher un surmulot dans un silo de grain... Il y a des cairns mais visiblement ils ne mènent pas à l'endroit que l'on cherche. Après avoir retrouvé du réseau, Clément arrive à accéder aux coordonnées GPS, et on finit par trouver (sachant que 10 min plus tôt on était passé à 30 m avant de faire demi-tour). Conclusion : au calvaire, ne pas prendre les chemins qui partent directement. On continue la route principale sur quelques dizaines de mètres, et au premier virage à gauche, il faut prendre le chemin qui descend à droite. Le suivre &amp;quot;jusqu'à la fourmilière&amp;quot; (mais avec les coordonnées GPS, c'est quand même mieux) et tourner à droite au cairn. L'entrée se trouve à 20 m!
On trouve devant un mot d'un spéléo passé plus tôt le même jour, et qui cherche des partenaires pour une désob dans un autre coin. On laisse le mot sur place, si jamais d'autres après nous sont intéressés.

Nous rentrons à l'appart pour prendre une bière!

&lt;b&gt;Lundi 5&lt;/b&gt;

Aujourd'hui c'est l'Antre de Vénus l'objectif. L?accès a été repéré la veille donc on ne va pas niaiser! On se change, on prend le chemin, à la fourmilière nous prenons le chemin à droite du Cairn. Clement P, tel un surmulot, part dans la chatière pour équiper.

[Clément] Il n'y a qu'une corde à équiper pour ce trou, mais je me pose pas mal de questions. Normal, c'est la première fois qu'il n'y a personne de plus expérimenté que moi pour vérifier ce que j'équipe. Pendant que Yann est dans la chatière d'entrée (en plein courant d'air), je me creuse la tête pour gérer le frottement de la main courante, savoir où faire la tête de puits parmi les 6 ou 7 spits disponibles, etc ... Finalement, on arrive en bas en trouvant que, pour un P14, c'est quand même vachement haut. A la remontée, on mesurera 21 m de corde entre la tête de puits et le bas du puits, en comptant la boucle et le n?ud du frac, qui a des oreilles assez petites.
On est presque en bout de corde - ça n'est pas la première fois, et ça ne sera pas non plus la dernière pendant ce camp - et au final, on a utilisé 2 amarrages en plus que ce qui est mis dans la fiche d'équipement : toujours prévoir du rab ... (C35 minimum pour ce puits).

[Yann] Arrivé en bas du puits, je suis congelé par le courant d'air de la chatière d'entrée. Je rentre dans mon poncho, et nous mangeons....

Nous continuons la promenade dans cette belle cavité, impossible de se perdre il n'y a qu'une galerie! La seule galerie que nous croisons mène au &amp;quot;siphon de sable&amp;quot;. Nous faisons des photos et continuons la promenade parmi les concrétions. Plus nous avançons, plus les passages bas se multiplient (d'un autre coté c'est en court de désob' donc ...). Clément part encore en mode surmulot dans la chatière au fond, mais fait demi-tour. Au retour, nous profitons toujours des concrétions en en découvrant d'autres pas vues à l'aller.

Clément remonte le puits, je déséquipe tranquillement : c'est galère, y'a pas de prise de pied et je ne suis pas fan, mais ça passe.

Au retour nous allons chercher l'entrée des Saints de Glace pour la sortie du lendemain puis je joue avec ma voiture radiocommandée, qui bien évidemment se casse.... (perte de la vis qui relie le servo de direction a la barre de direction). Mais la météo commence à être incertaine, des orages sont annoncés pour la nuit.

&lt;b&gt;Mardi 6&lt;/&gt;

Suite à la météo pourrie de la nuit, et sur les conseils d'un ancien du club, nous décidons de ne pas aller aux Saints de Glace......(ça fera un objectif pour le camp Vercors 2023!). Le nouvel objectif, c'est la grotte d'Envernibard jusqu'a -110 (on avait une fiche d'équipement qui n'allait pas plus loin....). Comme d'hab, nous partons en repérage. Là pour le coup la pente est violente, les jambes s'en rappellent, nous passons devant le scialet du Gay Bunny, confondu l'année dernière avec la grotte d'Envernibard...hein Jef :)0. Aidés par le GPS, nous passons la lame rocheuse juste sous le scialet et nous tombons tout de suite sur l'entrée de la grotte. On remonte à la voiture, on se change, et GO!

Aujourd'hui, c'est moi qui équipe mais avant ça, faut rentrer dans le trou, très étroit et là faut trainer le kit. C'est un genre de tube en diaclase qui fait 80 cm de haut sur 50 de large et qui descend dans un pendage à 30 degrés, avec un obstacle en plein milieu. Bref, ça peut être vite sélectif. Une fois passé, j'arrive sur le premier puits. Ce n?est pas large mais ça le fait quand même, je trouve 2 AN pour faire la main courante puis ensuite 2 spits, c'est équipé, aller hop on descend. Nous nous retrouvons tout de suite sur le puits suivant où, là, les ennuis commencent. La main courante sur AN c'est possible, mais pas la tête de puits : il ne reste qu'un spit, l'autre a été arraché. Pour autant, il y en a eu un neuf de posé mais planté trop profond, la vis ne prend pas. Nous cherchons un AN, il y en a bien un mais au niveau des pieds. La tristesse monte en nous, échec, on ressort.

Il est quelque chose comme 13 h quand nous sommes à la voiture, seulement nous avions un plans B. Dans l'inventaire du coin, nous avions repéré l'Antre des Chirosaure, c'est à côté du TQS (a priori ça pourrait même donner dans le Tzero non loin mais impraticable). La topo n'est pas compliqué : 2 P3 et P10, et le top le nom du trou est marrant ainsi que ceux des galeries!

Nous mangeons à la voiture puis partons a la recherche du trou. 10 minutes après, il est trouvé et vous savez quoi ? En montant dans la combe, à la fourmilière, on tourne à droite, on marche 20 m et c'est là ! (ça doit vous rappeler quelque chose).

On se change, on n'a pas de fiche d'équipement, mais on prépare le kit comme on peut, et c'est parti. J'équipe le puits d'entrée sur un arbre je descends, et là surprise, on arrive toujours dans un pendage violent mais en plus, c'est une trémie qui tient avec des planches. Je pars en tête pour aller voir le P3, j'arrive dessus mais aucun amarrage n'est là. Clément P faisant de l'escalade part voir, il descend et tombe dans une chatière creusée dans du remplissage. Visiblement ce trou est bien moins équipé que d'autres plus classiques, voire pas équipé du tout, sauf les planches dans la trémie, et ça n'inspire pas confiance. Ce sont nos premières sorties en autonomie, et on se dit qu'en cas de carton, on nous reprocherait probablement d'avoir été là-dedans -&gt; demi-tour, on ressort.

2ème échec de la journée, d'autant plus frustrant qu'il fait beau, pas de pluie, on aurait finalement pu aller aux Saints de Glace. Mais ça, on ne pouvait pas en être certains le matin.

On part un peu plus haut jouer avec ma voiture radiocommandée fraichement réparée, c'est sympa les dernières modifs mais la suspension est merdique. On rentre à l'appart, on boit une bière et je change les ressorts de la voiture radiocommandée.

&lt;b&gt;Mercredi 7&lt;/b&gt;

[Clément]  Le lendemain, on ne fait pas de spéléo. On va randonner mais on reste dans le thème : trouver l'entrée du Berger (dans l'optique de le faire ... bientôt ?).

Le parking en haut offre une belle vue sur la Chartreuse et Belledone, de l'autre côté de la vallée. Yann se fixe comme objectif de faire le plus de chemin possible en n'utilisant que la description écrite de son topoguide &amp;quot;spéléo sportive dans le Vercors&amp;quot; mais l'édition des années 80, pendant que je suis au GPS (c'est presque trop facile, le Berger est sur les cartes IGN). Petite difficulté, les traces de peinture ont changé de couleur depuis l'édition de son livre. On passe comme prévu devant le scialet aux écritures, puis le scialet de la Fromagère où l'on prend quand même la peine de descendre dans la doline pour aller voir ce qui ce passe. Arrivé dans la forêt, et sur le GR, on a un doute : on monte ou on descend ? La description n'est pas claire, ça s'arrête là avec le bouquin, mais la carte donne la réponse : vers le bas en suivant le GR. Plus loin, encore un doute: le chemin semble franchement continuer, mais il y a des cairns à gauche. Finalement il faut continuer sur le chemin mais prendre la 2ème série de cairns à gauche et on finit par trouver l'entrée. C'est beaucoup plus imposant que les entrées étroites des cavités de la veille (ou même que le TQS et autres). C'est sûr, un jour on ira (camp Berger 2023? hum hum hum). On fait quelques photos, et on rentre en cueillant quelques gros cèpes qui serviront au repas du soir.

Au retour, on passe devant le tunnel du Mortier, fermé récemment à la circulation. On en profite pour regarder l'entrée du scialet du Mortier (un -400, à droite avant l'entrée du tunnel). De la mousse a poussé dans un des spits à l'entrée, ça ne doit pas être très fréquenté. On parcoure aussi à pied le tunnel qui a également recoupé d'autres cavités plus petites, et parfois bétonnées depuis. Le Vercors étant un véritable gruyère, c'était impossible de percer un tunnel de 500 m sans tomber sur au moins quelques trous !

&lt;b&gt;Jeudi 8&lt;/b&gt;

Jeudi, on a rendez-vous avec Éric, un ancien du club installé localement,pour faire le gour fumant par le faux gour. L'objectif est la salle du dragon chinois.

On avait préparé les kits avec notre matériel, mais on avait 2 fiches d'équipement contradictoires sur la longueur des cordes. Dans le doute, on en a demandé une 3ème à Éric et on a plutôt suivi la sienne. Comme il y a plus d'équipement, pour ne pas mettre trop de temps c'est Éric qui commence à équiper. Ça se passe bien, il y a un peu de verticales mais à part une main courante un peu exposée, ça ne réveille pas trop le vertige de Yann. Il y a du volume et de la hauteur sous plafond, contrairement à nos essais de l'avant-veille, et pas trop d'étroitures, à part un puits étroit qui s'avérera pénible à remonter. Pour le dernier puits, c'est finalement Yann qui équipe (il faut quand même qu'on progresse un peu !). Une vire un peu longue pour éviter de glisser plus bas, et le dernier puits. Tête de puits OK, descente et là, arrivée en bout de corde ! C'est dommage, 1 m plus bas il y avait des prises de pied ?. Pendant que Yann fait une jonction de corde / passage de n?ud sous les conseils d?Éric, je repense aux différentes fiches d'équipement. Avec les cordes qu'on a prises, il aurait fallu faire une jonction juste avant le puits, mais tant pis, ça fera un exercice. Une fois ce dernier puits équipé, on arrive en bas et on continue notre progression à pied. Moi c'est ma première fois dans cette grotte, mais Éric remarque que certaines arrivées d'eau, qui d'habitude sont juste du goutte à goutte, coulent franchement en ce moment. On sent qu'il y a eu des orages dans le coin quelques jours avant.
On arrive dans une petite rivière, il faut parfois escalader / désescalader pour passer des obstacles. Arrivé à la bifurcation pour aller au dragon chinois, Yann et moi faisons la petite escalade pendant qu?Éric reste en bas, au niveau de la rivière. On avance tout droit (au lieu de passer par-dessus et de faire demi-tour), et Yann se rend compte qu'on n'est pas sur le bon chemin, car c'est déjà ce qu'ils avaient fait à la dernière visite. Arrivé à l'endroit où on aurait dû aller, on s'y engouffre mais j'entends &amp;quot;dépêchez-vous, on remonte !&amp;quot;. Éric, encore à portée de voix, nous demande de faire demi-tour : il a vu un changement de régime de la rivière et préfère ne pas prendre de risque. Rétrospectivement, il n'a pas plu dehors pendant qu'on était dedans (ou avant), on pense que c'était surtout un changement dû au fait qu'on venait de marcher dans l'eau avant et qu'on avait dû faire des vagues, et vider ou remplir des gours, et que la rivière revenait à son régime normal. Mais sur le moment, on ne prend pas de risque et on fait demi-tour. 
A la remontée, on alterne le déséquipement entre Yann et moi. Je garde la partie où il y a une vire exposée, Yann n'aimant pas le vide sous les pieds. En contrepartie, il aura le puits étroit. Finalement tout se passe bien, et on sort sous le soleil.

Comme on est remonté pas trop tard, on va encore faire une balade &amp;quot;repérage de trous&amp;quot;. On aura vu beaucoup d'entrées de grottes, mais moins de l'intérieur ? ! On passe notamment voir un scialet que Yann a découvert étant plus jeune (a priori personne ne le connaissait à l'époque), puis que d'autres gens du club d?Éric ont redécouvert et désobstrué par la suite. On cherche également le scialet du percepteur un peu plus loin, mais on ne le trouvera pas (jusque-là, on a trouvé tout ceux qu'on a cherché !). Pas grave, le chemin d'accès passe à côté d'un belvédère, ça valait quand même le détour. 

On finit la journée en prenant l'apéro chez Éric (qui nous avait quitté mais invité à passer le soir), et on se donne rendez-vous le lendemain, pour faire Gournier.

En rentrant à l'appart, on teste le bateau gonflable, on confirme qu'il ne fuit pas et que la pompe à pied de Yann fonctionne bien, et on prépare la corde pour la main courante.

&lt;b&gt;Vendredi 9&lt;/b&gt;

RDV à Gournier avec Éric, sa compagne Gaëlle et Guillaume, un de ses collègues en initiation. On sera donc 5 pour cette sortie.
Les contraintes horaires d?Éric font qu'on ne peut pas sortir trop tard, aussi on décide de ne pas prendre les néoprènes. On prévoit de ne faire que la partie fossile de la grotte, on ira voir la rivière mais on n'ira pas loin dedans.

Arrivés au lac, on gonfle le bateau. C'est moi qui équipe la vire, donc j'ai aussi la responsabilité d'inaugurer la traversée. Pas facile de trouver une position stable avec le kit de corde, mais je finis par pagayer jusqu'au fond sans encombre. Je commence à monter et équiper la vire, par-dessus une corde en fixe laissée par les B.E. En dessous de moi, le lac s'anime. Le reste du groupe traverse, mais on voit aussi des lumières dans l'eau. Des plongeurs sont venus là pour s'entrainer dans une eau bien claire, et on voit leurs lumières en dessous de la méduse.
Tout le monde passe la vire, et on commence la progression dans la partie &amp;quot;fossile&amp;quot;. Elle n'est pas si sèche que ça justement, comme la veille beaucoup d'arrivées d'eau sont légèrement actives et &amp;quot;animent&amp;quot; les nombreuses concrétions que comporte la grotte. 
On prend quelques photos sur le trajet, et on se fait doubler par un couple équipé en néoprène qui a pour objectif la rivière. Ils ont traversé sans bateau, ça tient chaud mais c'est pratique.
On décide de faire une pause casse-croute à la salle à manger juste avant l'accès à la rivière.
Finalement, le niveau n'est pas si haut que ça - même si la mousse de crue laisse penser qu'il n'y a pas longtemps c'était bien pire - et on décide de faire quelques mètres tant qu'on peut ne pas trop se mouiller. Suivant le niveau en escalade / bloc des uns et des autres (et de la motivation de chacun) on s'arrête à des endroits différents suivant les obstacles. A un moment, seul depuis quelques minutes avec Guillaume (le collègue d?Éric en initiation), je suis obligé de lui dire de faire demi-tour car je ne veux pas me mouiller plus que les hanches alors que lui semble parti pour faire toute la rivière.
En remontant, on se trompe de chemin (en suivant une arrivée d'eau qui n'était pas celle par laquelle on est descendu), mais on se repère vite et on rejoint les autres, dont Yann qui nous attendait au chaud sous son poncho. Demi-tour, et on se diriger vers la sortie. On sort pas trop tard, comme prévu, certains ayant des contraintes. 

Yann et moi profitons de la fin de l'après-midi pour visiter Choranche qui est juste à côté (Yann a déjà dû le faire une dizaine de fois, moi j'étais curieux), et finissons par laver le matos dans la Bourne devant la grotte Roche.

Le lendemain, retour à Paris, mais en faisant une pause à Lyon pour visiter Miniworld, qui est une sorte de musée/exposition de maquettes / modèles réduits.

En conclusion: il y a eu quelques loupés (cordes trop courtes, demi-tour sur équipement endommagé, demi-tour sur pas d'équipement) et toujours une incertitude sur la météo. On aura finalement vu plus d'entrées de grottes que de grottes elles-mêmes :-)
Mais de mon côté, j'étais satisfait de découvrir une région que je ne connaissais pas du tout (à part un peu de ski / rando mais pas dans ce coin-là). On a quand même fait de chouettes grottes, et ça donne envie d'y revenir pour explorer un peu plus tout ça. Avec pour objectif: un jour le Berger.</description>
</item>

<item>
<title>Ça creuse à Hotton !</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1127</link>
<pubDate>Sat, 27 Aug 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur P (ABIMES), Carole G (ABIMES), Clément N (ABIMES), Clément P (ABIMES), Achille A (ABIMES), Loevan M (SGHS), Julien P, Serge D (CSARI), Sophie V (CSARI), + 2 SCB
 
Une nouvelle session de creuse était prévue le week-end des 27-28 août pour continuer la désobstruction du siphon fossile devant nous mener dans la suite de la grotte.

Carole et Arthur arrivent sur Hotton le vendredi après-midi après avoir passé une semaine à randonner en Ardenne dans la vallée de la Semoy/Semois (une rivière dont le nom change d?orthographe en passant la frontière, à ne pas manquer pour les amateurs de méandres, de forêts, de croisades et de ratons-laveurs). Le reste des parisiens arrivera en voiture plus tard dans la soirée.

Ce chantier de désobstruction qui a commencé en &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr
/sortie_details.php?id=1105&amp;quot;&gt; janvier 2022&lt;/a&gt; avance bien. Lors de la &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1112&amp;quot;&gt; dernière session &lt;/a&gt; l?entrée de la galerie avait été un peu élargie, le front de taille principal avait progressé d?environ 4-5m en longueur et Clément P avait créé une niche d?environ 2m de long pour pouvoir créer un front de taille avancé.
 
C?est le week-end de tous les tests ! Clément P fait un essai grandeur nature de sa batterie haute capacité, on teste la formule repas du soir 100 % barbecue, on prévoit également de tester le travail sur 3 ou 4 fronts de taille différents pour plus d?efficacité.

Pour le premier test, c?est un succès ! Grâce à la batterie nous avons pu nous éclairer tout le week-end avec une guirlande LED et recharger l?ensemble des téléphones (il reste encore du jus, on aurait pu tenir plus).

Pour le second, même si ce n?est pas désagréable sur le moment, on est tout de même pas à 100 % dans notre assiette après 2 jours à ce régime.
Pour le troisième, c?est là que l?on arrive à quelque-chose de vraiment intéressant !
 
Le samedi matin, le départ est un peu poussif, mais on parvient tout de même à arriver devant l?entrée du siphon fossile avant l?heure du repas. Rapidement les équipes se forment : On envoie Clément P tout devant, sa mission est d?aller au-delà de la niche de 2m qu?il avait creusée lors de la session précédente pour essayer de renouveler l?opération. Il est suivi d?un binôme Clément N et Arthur qui eux vont travailler dans ladite niche, l?un vers l?amont et l?autre vers l?aval. Suivent Serge et Achille qui travaillent sur le front de taille principal. 

L?équipe du SCB et Sophie dans la zone d?entrée pour élargir les passages qui ne sont pas encore suffisamment large pour passer confortablement à 4 pattes. Il faut dire que la longueur (théorique) du siphon à désober est de 100m, mieux vaut que le passage soit confortable si l?on veut pouvoir faire des portages pour de futures plongées (d?autant que l?on creuse pour le moment dans des sédiments faciles à excaver).

Certes il manque des personnes, mais étant surnuméraires, ils étaient partis visiter les alentours.
Après avoir travaillé quelques heures (en musique pour l?équipe avancée), c?est la pause repas. Certains se rendent compte que l?on se refroidi bien vite lorsque l?on est imprégné de boue et immobile (une occasion rêvée pour faire la promo du spéléo-poncho).

On retourne travailler en changeant les postes pour certains. Arthur tente une session photo au reflex en espace confiné, ce n?est pas vraiment une réussite, la prochaine fois un téléphone et la GoPro seront largement suffisants.

Avant de partir, on essaie de prendre des mesures avec une ficelle que Clément P avait dans son matériel en faisant des n?uds différents pour les différents « points d?intérêts » du parcours séparant l?avant-poste très avancé du front de taille principal. Sur le ramping de retour dans la galerie on prendra un peu notre temps pour admirer les fossiles de stringocephalus burtini, de coraux et de stromatopores décorant les parois du siphon fossile. On sortira du boyau sur les coups de 17h, le temps de se laver au niveau de l?amont du siphon 5 que l?on cherche à shunter et on sortira de la grotte pour 18h.

Julien et Arthur rentreront à pieds par la carrière de Hampteau, où ils pourront observer des fossiles de coraux et de stromatopores puis rejoindront les autres pour aller voir la résurgence d?Hotton. Celle-ci ayant subi un important glissement de terrain lors des crues de l?été 2021 n?est plus visible que part un petit courant frais sortant sous le niveau d?étiage prononcé de l?Ourthe. On peut en lire un peu plus au sujet de cette résurgence dans le &lt;a href=&amp;quot;https://www.cwepss.org/download/ecoKarst/ecokarst121.pdf&amp;quot;&gt; numéro 121 d?Ecokarst &lt;/a&gt; p15-16.

Le soir au barbecue, la ficelle sera mesurée (grâce à une table qui d?après nos déductions devais faire 2m de long) et le décompte donne : 
&lt;ul&gt;Environ 1m50 de creusé par Clément P dans sa nouvelle niche en pointe&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;6m creusés dans la zone de front de taille avancé&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;17m de ramping entre le front de taille avancé et le front de taille principal&lt;/ul&gt;
 
On remettra ça le lendemain, pas très frais et pas très tôt.
Carole restera au chalet pour une séance de méditation prolongée, Sophie ira faire de la reconnaissance ailleurs dans la grotte et en surface et le reste ira creuser.

Cette session sera plus courte que la précédente, après cette session on décidera de ne pas continuer la pointe de Clément P car la place vient à manquer pour évacuer les déblais sur le côté.
Le front de taille avancé aura gagné encore environ 2m mais butte vers l?aval sur un plancher stalagmitique très difficile à attaquer à la main. A la prochaine session il faudra essayer de revenir équipé d?une disqueuse sur batterie pour le découper. Le front de taille principal progresse encore, ce qui le porte à +10m par rapport à la reprise du chantier en janvier pour lui faire atteindre la côte +40 par rapport à l?entrée de la galerie.

Une équipe tentera d?aller voir la cascade avant la sortie, mais ne pourra pas y aller faute de temps. L?inertie de groupe ayant été telle que la vitesse de progression était très ralentie.

On se lave cette fois-ci dans l?amont du siphon 3 au niveau du pont de singe et on sortira de la grotte pour 16h.

On finit de ranger le chalet, de charger les voitures et on part prendre notre repas du soir aux environs de 19h à la friterie Lucky de Marche-en-Famenne avant de repartir vers la France.
Pour la prochaine session, on essaiera de prendre un Disto X pour affiner la topo, une disqueuse pour retirer le plancher stalagmitique et un détecteur de CO2 car certains symptômes d?intoxication au dioxyde de carbone se sont fait ressentir (maux de tête, légère difficulté à respirer).

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/lhh8uXNYxfs&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Camp à la maison des français</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1124</link>
<pubDate>Sun, 14 Aug 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Partis en fin d'après midi, nous allons à la maison des francais pour des petites vacances pleines d'exploration et de désob.
Une fois arrivés, il faut préparer les couchages : Christophe et Gaëtan, préférant dormir dehors, montent leurs tentes, tandis qu'Anne et moi, préférant rester tranquilles dans le dortoir (la méteo prevoit des orages), déplions simplement nos duvets.

Après une bonne nuit de sommeil, direction le trou du gant pour continuer la désobstruction. Quelques bancs de roches gènent encore le passage des godets, il faudrait donc les faire disparaitre. Nous commencons par finir de purger le trou avec un burineur avant de tirer quelques charges en fin d'après midi.

Le lendemain, nous partons en direction du goufre de l'Oule. Après la longue marche d'approche, avec un dénivelé important (qui se descend bien à l'aller, mais sera plus problématique au retour...) le tout plein soleil, nous trouvons enfin le puit d'entré de la cavité, où nous nous empressons de nous mettre au frais.
Nous commençons par la partie inférieure de la cavité, où se succèdent des petits puits et des salles avec de magnifiques gours.
Après la patie inférieure, c'est au tour de la partie supérieure. Plus étroite et plus boueuse, nous faisons demi tour avant d'atteindre la partie inférieure.
Une fois ressorti, il reste le plus dur, remonter le chemin jusqu'à la voiture, en étant plein soleil. Sur le retour une petite halte pour admirer la résurgence de Lantouy.

Pour notre troisième jour, le matin, nous retournons au trou du gant pour vérifier si les tirs ont été efficaces, et passer un petit coup de burineur sur les cailloux qui ne sont pas tombés pendant le tir.
L'après midi, Christophe va faire une plongée à l'emergence du Ressel. Pendant ce temps là, les autres profitent du Célé pour aller se baigner et nager un peu.

Pour le dernier jour, nous irons à l'igue du Fennet. C'est une jolie cavité avec un équipement très intéressant et plutôt technique. Après la galerie d'entrée et sa petite vire, nous arrivons dans la grande salle. Dans cette dernière nous devons equiper une grande main courante pour contourner la salle par le haut, mais ni spit ni broche à l'horizon pour nous guider, uniquement des AN... Le temps de toute les nouer nous arrivons de l'autre coté de la salle, ou se trouve un petit musée d'argile.
En remontant, nous descendons au fond de la salle, mais l'étroiture ne nous donne pas très envie et de plus c'est gazé et nous sommes limités par le temps donc nous ressortons.
En remontant, nous passons jeter un ?il à l'?il de la Doue pour voir si le premier siphon est désamorcé, et faire un rapide tour dedans.

Emeric</description>
</item>

<item>
<title>Camps PSM 2022</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1122</link>
<pubDate>Sat, 06 Aug 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Présents : Franck (LUC), Nathalie (LUC), Matthieu (ASN Vitrolles), Laura (ASN Vitrolles), Marc(s) (ASVF
Villefontaine), Alexis (CDS13), Damien (CDS13, Damien (Hambourg), Clément (ABIMES).
Samedi 06 Août :
Arrivée à la Pierre sur le coup de midi, je n?ai pas eu le temps d?aller assister à l?AG mais on me rapporte une bonne
nouvelle, la possibilité d?installer un fond de carte « synthèse de la PSM » sur son application GPS (
https://arsip.fr/synthese-numerique-de-pierre-st-martin/).
L?après midi j?ai cependant l?opportunité de participer à la traditionnelle réunion explo, pendant laquelle chaque
groupe expose à tout le monde ses avancées et objectifs.
On a de la chance nous car la semaine précédente, Matthieu, Laura et Franck sont tombés sur 3 beaux puits (35 40 et
50m) dans le BB26 (qui au départ n?était qu?un gouffre étroit mais très ventilé).

Dimanche 07 Août :
Juste avant de venir, j?ai dans la semaine reçu un message de Franck qui disait : « Tu veux aller désober à -200 en
arrivant ? »
Évidemment, j?ai dis oui, et je suis allé avec Jef GODART (GS-Oloron) dans un de leurs gouffres (LC2) qui tombe
pile poil à l?aplomb du siphon terminal de la rivière Est du Romy. Ce serait un accès bas parfait pour continuer
l?explo de ce gouffre majeur de la PSM.
Nous voilà donc en route pour aller visiter et faire avancer le chantier du LC2 (coord : 42.992201 , -0.715053).
Arrivés au bord du gouffre pas de doute, un courant d?air froid dégueule du trou et nous annonce une belle suite.
Les puits sont très beaux et la descente jusque -120 est très agréable (petits puits bien en enfilade).
A -120 arrive l?obstacle majeur du gouffre et de l?explo, un méandre d?une grosse centaine de mètres, intégralement
désobé pour permettre un passage confortable (Un travail de fou furieux, bravo le GSO!)
Puis la descente reprend tranquillement jusque -200, cette fois ci avec des puits plus étroits et un peu moins confort.
Nous arrivons à la zone de chantier 45 minutes après être entrés, finalement ça avance bien.
Le chantier est un méandre étroit, long d?environ 7m qui laisse entrevoir un puits à son extrémité.
C?est parti ! La désobe est relativement facile, la roche éclate bien, et nous avançons a bon rythme en gardant le
passage au gabarit.
Au bout de 3,5h de travail, plus de jus et plus de matériel. Il reste 1m avant un petit ressaut, et on voit distinctement
derrière la tête de puits s?élargissant. Les jets de pierres nous permettent d?estimer la profondeur à environs 15m. Il
faudra revenir.
Le trajet retour est agréable et la sortie du gouffre se fait sous le soleil qui réchauffe nos os, après avoir passé 6 heures
dans un courant d?air à 4°C.

Lundi 08 Août :
Journée repos. Finalement la journée d?hier était plus rude que ce que je voulais bien le laisser entendre. Le réveil est
difficile et les muscles tirent (en même temps je n?avait pas fait de spéléo depuis bien longtemps en réalité).
J?opte donc pour une journée de prospection de surface.
Je fais donc équipe avec Marc qui voudrait tester son drone équipé d?une caméra thermique pour repérer les points
froids dans le Braca.
Explication : Le Braca de Barlagne est la zone de prospection qui nous a été attribuée. Il s?agit du versant nord de la
PSM, un karst couvert avec une pente moyenne d?environ 30°. Autant vous dire que prospecter n?est pas toujours
aisé. De plus les gouffres de cette zone se comportent étonnamment comme des entrée basses, et donc soufflent de
l?air froid en été.
Tout nous pousse donc à essayer de bien maîtriser la prospection au drone pour trouver de nouvelles entrées de
gouffre.
La prospection se passe bien, sous un soleil de plomb, et nous permet d?identifier plusieurs points froids qu?il
faudra aller vérifier. Cette technique est très efficace mais demande une grande quantité d?accus pour le drone car un
accus ne permet un vol que de 10-12 minutes.
Retour au camp vers 16 heures avec un passage obligatoire par la bergerie de la Pierre pour rapporter du fromage
pour la semaine.
La fin de journée est occupée à traiter les photos prises par le drone grâce à un algo développé par Marc, qui permet
de recaler, avec déformation, la photo thermique sur la carte IGN.

Mardi 09 Août :
Hier, Damien et Marc (l?autre) sont aller poursuivre la désobe dans le LC2 et sont passés ! Ils ont descendu le P15 et
tombent sur un petit méandre qui semble précédé un énorme P20 avec beaucoup d?écho.
Nous retournons donc aujourd?hui au LC2 avec Damien.
Rien de bien neuf dans les puits, mais le méandre désobé est méconnaissable, un boulevard presque.
Objectifs de la journée : finir de nettoyer le méandre, descendre le P15 et entamer la désobe du P20.
La première tâche est rapidement abattue, et j?ai le plaisir de descendre (en quasi première) le P15 et de prendre pied
face au court méandre de la tête du P20.
Sur l?instant l?excitation est trop grande pour que je remarque une chose qui limitera bien la séance : le vent qui sort
du méandre est glacial et ça souffle, beaucoup, trop?
Damien me rejoint et nous commençons à ouvrir le méandre. A gauche une banquette qui n?a pas l?air solide, et a
droite de la roche bien dure.
On décide de taper à gauche mais le sort s?acharne, les pailles sont foireuses. Rien ne part correctement et le perçage
des trous nous met en plein vent?
Au bout de 2 heures, nous décidons de ressortir, il faudra revenir avec de meilleures pailles, et des habits plus
adaptés (me concernant).
Sortie 1 heure et demie plus tard, sous un ciel menaçant, mais qui ne passera pas à l?acte.

Mercredi 10 Août :
Aujourd?hui, journée « repos ». Franck me souffle qu?il faudrait aller voir la grotte de l?Arpet, une résurgence du
Romy pour préparer une éventuelle mission de coloration des rivières du Romy.
Il faut savoir que dans le Romy on trouve 2 rivières parallèles et indépendantes, se terminant chacune par un siphon
à la cote -700, et que, dans l?Arpette, les amonts sont deux rivières, dans l?axe de celles du Romy, se réunissant juste
avant l?exutoire.
On voudrait donc savoir si ces deux rivières sont bien celles du Romy et si oui, sont-elles toujours indépendantes ?
En route pour l?Arpet alors, il paraît que c?est beau et la marche d?approche vaut le coup.
En effet on se gare au niveau de l?oueil d?Issaux (coord : 43.00528 , -0.693414) la résurgence pérenne du Romy et
prenons une via ferrata pour atteindre le porche de l?Arpet (coord :43.005387 , -0.698631) (attention la corde
d?entrée de la via est facilement ratable, il ne faut pas trop monter haut sur la rive gauche) ;
Le porche est magnifique et nous entrons rapidement.
Le cheminement est facile, et nous repérons facilement les deux escalades de 4m qui permettent d?accéder à la galerie
des Tarbais. C?est au bout de cette galerie étroite que se trouve le laminoir permettant d?accéder aux deux rivières.
Pas de doute, cette galerie n?est pas large et le passage n?est pas évident. Mais cela se complique quand plusieurs
passages sont possibles.
Franck part en éclaireur et reviens au bout de 20 minutes en nous annonçant que c?est jamais plus large et que ça
peut être paumatoire.
Décision est prise de faire demi tour et de revenir avec quelqu?un qui connaît la cavité (encore une fois ce sera Jef).
Promenade dans le reste de la cavité qui est absolument magnifique et pique nique tardif au soleil en regardant
l?orage nous arriver dessus.

Jeudi 11 Août :
Objectif de la journée: Poursuivre le travail de la veille du LC2, il paraît qu?on est sur le point de passer le P20.
Aïe le temps au réveil en décidera autrement, il fait gris et la météo annonce de l?orage. Le trou craint l?eau et
Damien avait fait une observation peu encourageante lors de notre dernière visite : vu la taille et le nombre de coups
de gouge sur la paroi en haut du P20, la zone doit rapidement s?ennoyer?
Changement de plan, ce sera désobe de surface. Dans la semaine, Marc m?a montré un petit trou au bord du chemin
qui semble souffler toute l?année.
Il est à 5 minutes de marche du parking et personne ne semble jamais y avoir prêté un gros intérêt.
Ce sera notre objectif de la journée
Le trou s?ouvre dans une doline est est rempli de cailloutis et de feuilles mortes. Nous creusons avec Marc, d?abord à
la main puis rapidement à la pelle.
Malheureusement nous n?avons pas pris de seau, mais une âme charitable au chalet du Braca nous en prêtera un ce
qui accélérera notre travail.
En fin de journée nous auront vidé 2m3 de caillou. Le trou continu de souffler le long de la paroi saine. Il faudra y
retourner.
Après une rapide localisation, ce trou s?ouvrirait sur l?amont du Couey Lotge.

Le CR avec les images se trouve dans la zone des documents de la partie du site réservée aux membres</description>
</item>

<item>
<title>Le Pont du Diable, Ruisseau de Bellecombe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1118</link>
<pubDate>Sat, 30 Jul 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur P, Caro B, Amaury B

Dernier jour du congrès UIS, les membres du RCAE sont sortis de leur traversée &lt;b&gt;Tanne Névé ? Tanne aux Cochon&lt;/b&gt;, Arthur, Débo et Amaury sont sortis de la &lt;b&gt;Grotte de Prérouge&lt;/b&gt; et sont allés voir le scellement de la &lt;a href=&amp;quot; https://uis2021.speleos.fr/cave-time-capsule-2091/&amp;quot;&gt; capsule temporelle&lt;/a&gt; sur le site du congrès. Après avoir laissée Débo sur place et récupéré les affaires de canyon des autres, le binôme repart en direction du &lt;b&gt;Pont du Diable &lt;/b&gt; en faisant un petit crochet pour récupérer Caro B qui fait le pied de grue sur le parking du Décathlon d?Aix-les-Bains.

Pourquoi le &lt;b&gt;Pont du Diable &lt;/b&gt; ? Parce qu?Arthur l?a déjà fait à l?Ascension, que selon &lt;a href=&amp;quot; https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon-debit/2127/observations.html&amp;quot;&gt; Descente Canyon &lt;/a&gt; il y a suffisamment d?eau pour s?amuser et qu?il est assez court pour rentrer à temps pour la soirée de gala.

Arrivés au parking, le nombre important de voitures (il y en a au moins une trentaine) nous inquiète un peu, on se demande si on sera sorti à temps.
On commence à se mettre en maillot et là surprise, Amaury a oublié ses chaussons néop et ses chaussures !
Amaury est prêt à nous laisser y aller à seulement 2 et à nous attendre, mais Arthur ira demander à un des guides s?il n?a pas une paire à dépanner et, miracle, on trouve une paire de baskets à la bonne pointure (qu?il loue d?habitude 5? à ses clients tête-en-l?air mais qu?il nous prête gracieusement). Il faudra juste veiller à ne pas trainer pour lui rendre à temps. Il nous fait également remarquer que le parking « officiel » pour les canyoneurs se trouve dans le pré au-dessus, le long des arbres, là où sont garées toutes les voitures. On déplace donc la voiture d?Amaury et on note l?information pour la prochaine fois.

Nous voilà parti, on fait l?impasse sur la courte partie amont vu le timing contraint et on prend le chemin qui nous emmène sur le fameux &lt;i&gt;Pont du Diable&lt;/i&gt;, le premier rappel se situant à environ 1min de là. On se change au bord du &lt;i&gt;Ruisseau de Bellecombe&lt;/i&gt; tandis qu?un groupe est en train de descendre et que le groupe de notre sauveur se met en place. Arthur en profitera pour prendre sur lui l?intégralité de son matos spéléo, c?est la dernière sortie de la semaine autant faire sa lessive de manière ludique !

En tendant l?oreille, on apprend que la première cascade ne saute plus car lors des crues de cet hiver la vasque s?est rempli de sédiments, il faudra attendre de prochaines crues pour que ça chasse un peu. 

On descend en parallèle du guide, quasiment tout le canyon est équipé en double et on trace vers la cascade suivante où nous sommes tout de même rattrapés par le groupe du guide. Celui-ci nous met la corde pour que nous passions devant et que nous mettions un peu de distance entre nous, vraiment sympa ce type. Arthur et Amaury sauteront à mi-hauteur tandis que Caro (qui ne peut toujours pas mettre la tête sous l?eau) descend en rappel. 

On zappe le saut facultatif pour avancer un peu et on arrive à la cascade de 11m. Caro la descend en rappel dans l?actif et Amaury et Arthur attendent que le groupe précédent finisse de sauter et de descendre en rappel sur la grande verticale pour les plus peureux.

Arthur saute, suivi d?Amaury, ça avance quand même vachement plus vite quand on ne met pas de corde, à priori on ne devrait pas revoir le guide avant la fin.

Arrive ensuite la vire dans la partie très encaissée. Le groupe nous précédant passe par le fond (ce qu?il ne faut pas faire lorsqu?il y a un débit raisonnable, mais qui est ici concevable comme c?est la sécheresse), Caro et Arthur les doublent par au-dessus tandis qu?Amaury descend lui aussi dans le fond.

Caro tirera un rappel un peu plus loin en fin de vire avant les arceaux métalliques qui permettent de remonter pour sauter, Amaury profitera du toboggan et Arthur ira en direction de la plateforme de saut. Amaury signalera qu?il a tout de même un doute sur le niveau de la vasque, Arthur sautera donc du deuxième arceau métallique. Lors du saut, sa pédale se coince dans la vire et le fait revenir contre la paroi, un réflexe qui lui permettra de se repousser loin de la paroi avec les mains et les pieds fera que tout se passera bien. Finalement ça devait largement passer du haut de la plateforme et le site aurait été bien plus confortable et sécurisant pour éviter ce genre de désagréments.

Un dernier ressaut qui se saute assis et on arrive dans un long couloir qui se passe à la nage. L?encaissement rend la fin du canyon très belle avec de petites cascades de tuf d?où coulent quelques filets d?eau.

La marche du retour est la même que celle de l?aller, il faut simplement ajouter le tronçon remontant du fond du canyon jusqu?au pont.
On rendra les chaussures avec moult merci au guide puis on filera sur le site du congrès juste à temps pour se faire beaux pour la photo de groupe et pour la soirée de Gala. 


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/lBtsebte5Iw&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Grotte de Prérouge</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1126</link>
<pubDate>Sat, 30 Jul 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur P, Déborah D(RCAE), Amaury B(RCAE), Lionel L(RCAE)

Dernier jour du congrès UIS, la plupart des membres du &lt;a href=&amp;quot; https://rcae-speleo.be/&amp;quot;&gt; RCAE&lt;/a&gt; sont partis faire la traversée &lt;b&gt;Tanne Névé ? Tanne aux Cochon&lt;/b&gt;, mais Arthur s?est laissé décourager par la description froide, humide et intimiste de la cavité, surtout le lendemain d?une traversée &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1125 &amp;quot;&gt; &lt;b&gt;Garde-Cavale&lt;/b&gt; &lt;/a&gt;suivi d?une soirée fort sympathique. Ils se joindra donc à Déborah et Amaury qui souhaitent aller faire la &lt;b&gt;Grotte de Prérouge&lt;/b&gt; et peut-être un canyon l?après-midi au &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1118&amp;quot;&gt; &lt;b&gt;Pont du Diable&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.
Arrivé au parking, on retrouve Zap, Alex et Vincent Schneider qui se préparent pour une sortie photo avec pour objectif le siphon Loubens. Ils filent bien plus rapidement que nous, certaines personnes de l?équipe dont on taira le nom sont encore un peu vaseuses de la soirée de la veille?
On suit le sentier, on traverse un pont et on ne peut pas louper l?entrée ! On fait face à un porche de 3x8m et lorsque l?on voit les dimensions on se prend à avoir peur de rester coincé dans cette résurgence avec une forte pluie ! (« heureusement » qu?en ce moment c?est la sécheresse et qu?il n?est pas prévu de pluie avant quelques jours).
On s?engouffre dans le réseau et assez rapidement le plafond s?abaisse (ou alors le plancher se relève), on se rend compte que certaines personnes seront plus avantagées que d?autres pour cette sortie (si en plus on rajoute la gueule de bois, on cumule les malus).
On part voir en premier lieu le lac des touristes, destination tout à fait adaptée à notre état d?esprit du moment, puis passage par les &lt;i&gt;Marmites Puantes&lt;/i&gt; (qui ne puaient pas), et on prend la galerie qui descend pour aller voir un siphon. Sur le chemin on admire les nombreuses marmites aux formes très régulières, Déborah tient même largement debout dans l?une d?entre elles qui forme un tube vertical presque parfait. On fait un peu joujou dans des galeries parallèles et on reprend notre progression.
Des marmites, des siphons, des coups de gouges, des passages bas et pentus et on arrive dans une salle plus vaste que les autres. Un peu plus loin encore des marmites mais cette fois-ci beaucoup plus grandes et on arrive dans la &lt;i&gt;Galerie Christian Dodelin&lt;/i&gt;. Cette galerie est une galerie dont le sol est recouvert de sable et de quelques galets, elle doit s?ennoyer bien plus rarement que le reste du réseau qui est complètement nettoyé et dans lequel on ne progresse que sur de la roche érodée.
La grande forme, la tête qui tourne, le temps qui passe et qui risque de nous faire rater le scellement de &lt;a href=&amp;quot; https://uis2021.speleos.fr/cave-time-capsule-2091/&amp;quot;&gt; la capsule temporelle &lt;/a&gt; font que l?on choisira de faire demi-tour sans aller beaucoup plus loin.
Sur le trajet du retour on croisera de nombreuses personnes venant du congrès, dont des familles avec enfants.
On rentrera juste à temps pour voir la soudure de la capsule et apprendre que la délégation française de l?UIS y a placé une bouteille de vin et que la délégation belge y a mis une bouteille de bière trappiste Rochefort 10 (rendez-vous en 2091 pour la dégustation). Déborah et Lionel restent sur place et avec Amaury on change de sac et on part récupérer Caro B pour aller en direction du  &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1118&amp;quot;&gt; &lt;b&gt;Pont du Diable&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/CcqyEqj-3-c&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Traversée Trou du garde - Creux de la Cavale</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1125</link>
<pubDate>Fri, 29 Jul 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après la sortie rafraichissante de la veille au &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1117&amp;quot;&gt; &lt;b&gt;Ruisseau de Ternèze&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, Arthur décide de se joindre (squatter) à l?équipe du RCAE qui a décidé de faire la traversée &lt;b&gt;Trou du Garde ? Creux de la Cavale&lt;/b&gt;. Cette fois-ci le groupe est scindé en 2 (le restant des troupes ayant déjà fait la traversée le mardi) et nous faisons partie du second.

On arrive dans la zone de &lt;i&gt;La Féclaz&lt;/i&gt; sous la pluie et on gare la voiture sur la D913. On profite de courtes éclaircies pour se changer et lorsque l?on a l?impression que la pluie est passée on se met en route. Chacun a son minikit avec sa paille filtrante et son sandwich, c?est top pour être léger, seul Arthur se charge avec un kit car il prévoit d?avoir froid et n?a pas la place pour mettre à la fois son sandwich et sa doudoune dans le minikit.

Arrivé devant le &lt;i&gt;Trou du Garde&lt;/i&gt;, Lionel trouve un torse, il manquera certainement à son propriétaire de l?autre côté de la traversée lorsqu?il faudra remonter les puits. Le torse fera la traversée au fond du kit d?Arthur et sera rendu à son propriétaire le soir, de retour au camping.
On s?engouffre sous terre et bientôt on enchaine les puits et ressauts, la profondeur de certain est noté au dixième de mètre près (P14,4 ; R2,8 ; ?) c?est rigolo. On passe un premier méandre confortable puis un deuxième à peine moins confortable. Le réseau est certes labyrinthique mais il suffit de suivre le balisage pour ne pas perdre son chemin. A un moment donné on entendra des engins de chantier de manière assez claire, peut-être étions-nous juste sous les travaux que l?on avait pu remarquer sur le bord de la route?

On entend rapidement le &lt;i&gt;Torrent de Rethiède&lt;/i&gt; que l?on rejoint un peu plus loin mais on y restera peu, juste le temps de se mouiller un peu et de descendre un beau puits fractionné plein vide.

On accède à &lt;i&gt;l?Affluent Chiricahua&lt;/i&gt; en remontant un petit ressaut de 3m que l?on remontera en passant les quelques ressauts et puits et on arrive dans le &lt;i&gt;Torrent du Larcoutrier&lt;/i&gt; par un P10.

Quelques pas seront nécessaires aux plus petits pour éviter les marmites profondes, on remonte quelques petites cascades puis on passe dans le méandre fossile des Papagos.
&lt;i&gt;Les Papagos&lt;/i&gt;  restent un passage facile et assez court et on arrive bientôt, via un P9, dans la rivière de &lt;i&gt;La Cavale&lt;/i&gt;. A partir de maintenant il nous suffit de remonter le courant jusqu?à la sortie.

On passe les grandes salles qui ont un volume agréable qui tranche avec ce que l?on a pu voir avant et un peu plus loin on laisse derrière nous &lt;i&gt; l?Affluent du Larzac&lt;/i&gt;.

Dans &lt;/i&gt;La Cavale&lt;/i&gt; on se mouille souvent, même si on essaye d?éviter l?eau au maximum certains passages nous obligent à finir humides. Le passage au niveau de &lt;i&gt;l?Affluent du Bain Turc&lt;/i&gt; est notamment assez redoutable.
La rivière est vraiment très belle, tant par ses volumes que par les formes de corrosion, rien que pour ça on est content d?avoir fait la traversée. 
On pourra observer de curieux galets qui avaient été recouverts d?une gangue blanche qui est maintenant cassée. Cela donne l?impression de voir de curieux ?ufs minéraux.

Après &lt;i&gt;l?Affluent du Bain Turc&lt;/i&gt; la rivière devient concrétionnée. On laisse encore derrière nous plusieurs affluents puis la voûte s?abaisse et on finit notre progression dans un laminoir fossile. La progression devient moins aisée mais on arrive tout de même assez rapidement au bas de la dernière série de corde. En bas de ces puits on croise 2 congressistes partis faire uniquement la &lt;i&gt;Rivière de La Cavale&lt;/i&gt;.

On ressort sous le soleil par la magnifique entrée du &lt;i&gt;Creux de la Cavale&lt;/i&gt; et on rentre tranquillement jusqu?à la voiture.

Avant de revenir sur le site du congrès on fera un détour par le &lt;i&gt;Belvédère du Revard&lt;/i&gt; où malheureusement la visibilité sera nulle à cause des nuages.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/5K-SiiDU9rw&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

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<title>Ruisseau de Ternèze</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1117</link>
<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur P, Caro B (RCAE), Arnaud M (RCAE), Sysy (RCAE), Anthony (RCAE), Amaury (RCAE), Vincent G (RCAE), Lionel L (RCAE), DebA (RCAE) et Pauline (RCAE)

On en parlait avec l?équipe du RCAE depuis le début du congrès UIS, faire un canyon.
Mais il fait chaud, c?est l?été et la sécheresse, que faire ?

Le &lt;b&gt;Ruisseau de Ternèze&lt;/b&gt; est non loin, l?eau est suffisamment présente pour permettre de le pratiquer en en profitant et en sautant ou en prenant des toboggans sur l?ensemble du parcours, les informations disponibles sur &lt;a href=&amp;quot; https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon-debit/2129/observations.html&amp;quot;&gt; Descente Canyon &lt;/a&gt; sont précieuses.

Il est décidé que l?on fera une sortie le jeudi soir, une fois que la foule des guides se sera calmée. De toute façon, ce canyon est donné pour 20min de descente.

Une partie de l?équipe du RCAE partira en avance pour commencer à profiter et sera rejoint environ une heure plus tard par Caro B et Arthur parti à la fin du service de Caro B en tant que bénévole au bar du chapiteau.

Lorsque les 2 retardataires rejoignent la troupe, celle-ci aura déjà eu le temps de faire le canyon une fois en sondant et s?assurant que tout passait bien.

Certains rangeront les affaires pour commencer à rentrer aux voitures tandis que Caro B et Arthur se lanceront dans le canyon à la poursuite des autres qui s?y sont déjà engagés. 

Le canyon est tout de même bien fréquenté, il y a au moins 3 groupes en plus du notre et nous avons un handicap, Caro B ne peut pas mettre la tête sous l?eau en ce moment. 

Premier toboggan, premier saut facultatif puis les autres seront rapidement rattrapés car ça bouchonne en haut du second toboggan, on en profitera pour faire un saut facultatif dans la vasque le précédant puis on se lance, il faut prendre un peu d?élan pour celui-ci car il y a un petit décrochement.

On arrive au siphon (passage sous un bloc en travers qui fait environ 1m50 de long) puis c?est fini !

La marche de retour dure environ 5min puis on se regarde « &lt;i&gt;Qui est chaud pour y retourner ? &lt;/i&gt; »

L?équipe se réduit encore un peu et c?est parti pour un deuxième tour, puis un troisième pour le duo Anthony &amp; Arthur. La frontale ne sera pas du luxe sur la fin car la luminosité décroit et on aura eu l?occasion de déranger un pécheur de truite par 2 fois au niveau de la sortie du siphon.


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/LzukvmiBuvs&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Pour vous prouver que ce canyon est réellement minuscule, la vidéo suivante filme la deuxième descente en intégralité (sans les sauts facultatifs) en 4min40.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/yikoOwLkxWU&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
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<title>Traversée Creux de la Litorne - Fitoja Express</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1119</link>
<pubDate>Wed, 27 Jul 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En arrivant au Congrès de l?Union Internationale de Spéléologie au Bourget du Lac, la première chose que l?on s?empresse de faire est de s?inscrire pour un créneau de la &lt;b&gt;traversée Litorne ? Fitoja Express&lt;/b&gt; la journée du mercredi (journée sans conférences réservée aux excursions). Cette traversée est présentée comme « LA traversée phare du congrès » et les places seront chères !!

Comme on aime bien faire la fête et se coucher tard, mais que l?on aime bien dormir aussi, on choisit le dernier créneau proposé pour rentrer sous terre, c?est-à-dire 10h. A l?inscription on nous prévient, on sera derrière un groupe de 16 liégeois du &lt;a href=&amp;quot; https://rcae-speleo.be/&amp;quot;&gt; RCAE&lt;/a&gt;  (à côté desquels Arthur campe) et de 4 franciliens du 91, ça risque de bouchonner un peu, mais on est optimiste, on les doublera une fois dans la rivière !

Le jour J, on part à l?heure prévue, on arrive au parking aux alentours de 8h30 et on s?aperçoit que les 2 groupes qui nous précèdent et qui sont censés s?engager sous terre à 09h00 sont encore là et partent à peine, ça risque en effet de bouchonner?

On se prépare tranquillement et on se met en route, les &lt;a href=&amp;quot; https://uis2021.speleos.fr/infos/les-cavites-equipees/&amp;quot;&gt; indications fournies &lt;/a&gt; sont claires, mais mieux vaut être attentifs à ce que l?on voit sur la route car c?est par hasard que l?on aperçoit le « &lt;i&gt;petit bosquet divisant le sentier &lt;/i&gt;» et que l?on remarque la rubalise qui matérialise le sentier à suivre.

On arrive à proximité de l?entrée du &lt;b&gt;Creux de la Litorne&lt;/b&gt; et on entend du bruit. En effet, les 4 franciliens de l?Essonne s?engagent seulement sous terre et une partie du groupe des liégeois vient à peine d?arriver. Les belges ont choisi de diviser leur gros groupe en 3 pour fluidiser la sortie, mais comme les 4 camarades du 91, ils se sont perdus sur la marche d?approche.

On laissera donc les essonniens suivi des 6 premiers liégeois passer devant nous et nous doublerons déjà les 12 restants (malins !).
Ça chipote dans la zone d?entrée et on attendra environ 30min en bas du premier puits avant de pouvoir vraiment avancer. Le P50 passé on se retrouve assez vite dans un méandre confortable dans lequel on progresse en partie haute pour arriver dans une salle où l?on descend de 8m pour remonter de 7m juste après. Le but est de s?enfiler dans une lucarne qui est suivi par 3 laminoirs pour éviter de continuer dans le méandre et ses étroitures « sélectives ». C?est la partie préférée de la traversée pour Fabien, &lt;i&gt;le Petit Gniagnou&lt;/i&gt; formé de 80m d?un premier laminoir vraiment pas haut qui donne en plafond d?un beau puits que l?on franchi en main courante, puis 60m d?un deuxième laminoir un chouilla plus « confortable » (enfin plutôt « moins pénible ») on se relève un peu et on enchaine avec le dernier laminoir dans du sable qui est presque agréable comparé aux deux premiers. Cet enchainement de laminoirs est d?autant plus sympa à passer qu?avec le monde devant on a bien le temps d?en profiter un maximum ! Selon certains, on ne serait pas tous physiquement égaux face à ce genre d?obstacles, ce qui expliquerait les vitesses variables sur cette partie.

On arrive enfin à la &lt;i&gt;Rivière des Huitriers&lt;/i&gt; et, après avoir consulté Charlotte D (la « &lt;i&gt;maman&lt;/i&gt; » du RCAE) qui y est descendu devant nous, on choisit de faire une pause déjeuner stratégique vu que « c?est étroit ». En plus ça tombe bien, il est midi douze !

On mange rapidement, pendant ce temps le deuxième tiers des liégeois nous rejoint. On papote un peu et on repart, toujours devant eux.

En effet la &lt;i&gt;Rivière des Huitriers&lt;/i&gt; est plutôt un méandre actif au fond duquel l?eau coule. Le méandre est très beau, on y voit de nombreux coups de gouges (et des traces de tirs d?élargissement), on mouille les pieds et on est content de la présence de certaines cordes pour éviter de prendre un bain dans de grosses marmites ainsi que pour descendre des ressauts que l?on n?oserait pas tenter en désescalade.

On rattrape vite le premier tiers des liégeois qui ont ralenti (encore une histoire d?inégalités physiques chez qui certaines personnes qui se retrouvent confrontés à des difficultés pour passer certains grands pas à faire).

Bientôt c?est la fin de ce méandre dans lequel la pente est importante et on arrive au bivouac où on doublera les essonniens en train de manger. On arrive ensuite sur le plafond du &lt;i&gt; Collecteur des Etiorneaux&lt;/i&gt;. On passe une vire puis on descend pour rejoindre l?actif. Les dimensions ne sont plus les mêmes, la rivière est large, les bassins profonds. On suit le RCAE à l?amont de la rivière car apparemment « c?est joli » (et c?était vrai). On tombe sur une petite marmite dont le fond est constitué de plein de coquilles de moules fossilisées. A l?amont on est rapidement bloqué dans notre progression par une marmite géante dans laquelle il aurait fallu nager pour aller voir plus loin (on ne vous a peut-être pas encore dit, mais la cavité n?est pas chaude). On repart en direction de l?aval et, arrivés au niveau de la vire qui nous permet de continuer le chemin on se fait de nouveau doubler par les essonniens.

La rivière est magnifique jusqu?au bout, on passe &lt;i&gt;La Méduse&lt;/i&gt;, énorme coulée stalagmitique blanche, puis on arrive sur un gigantesque miroir de faille qui se situe à l?entrée de la &lt;i&gt; Salle Fitoja&lt;/i&gt;, on laisse les liégeois qui attendent le reste de leur troupe derrière et on s?engage vers la suite. 

On fait le tour de la salle en suivant le balisage, les dimensions sont impressionnantes, des concrétions partout et de longues fistuleuses au plafond, bref on se croirait aux Ordons ! (ndlr : avec un facteur multiplicateur x10). On croisera un couple de slovènes qui rebroussent chemin, ils ont fait l?aller-retour pas Fitoja Express.

Petit arrêt au fond de la salle, près de là où sera disposé la &lt;a href=&amp;quot; https://uis2021.speleos.fr/cave-time-capsule-2091/&amp;quot;&gt; capsule temporelle&lt;/a&gt; et après un rapide échange de regard entre Fabien et Arthur, il est tacitement décidé de doubler tout ce beau monde pour remonter sans trainer.

Demi-tour pour rejoindre &lt;i&gt;La Méduse&lt;/i&gt; où se trouve la corde remontant vers l?entrée nommée &lt;i&gt;Fitoja Express&lt;/i&gt;. Chemin faisant on croise les liégeois qui en prennent plein les yeux, un duo germano-helvétique et un groupe d?américains peu loquaces. Fabien s?engage sur la corde que viennent, à son grand désespoir, seulement de quitter les slovènes. La remontée se fera donc au rythme slovène et on sera talonné par une partie du 91. On cherchera en vain les 3 passages étroits, ceux-ci s?étant transformés par magie en passage bas.

On sort sous le soleil, on envoie un petit SMS aux bénévoles en charge de la comptabilisation des spéléos sortis dans les cavités équipées des alentours et on retourne tranquillement aux voitures pour rentrer sur le site du congrès.

TPST : 8h


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/F7DTU_wN36s&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

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<title>Congrès 2022 de l'Union Internationale de Spéléologie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1131</link>
<pubDate>Mon, 25 Jul 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Congrès de l?Union Internationale de Spéléologie 24 juillet 2022 ? 31 juillet 2022
 
Participants : Arthur P, Jean-Paul C, Fabien C, Amandine L, Jean-François B, Catherine B, Déborah D, Véronique M

Le 18ème congrès international de spéléologie devant se dérouler du 25/07/21 au 01/08/21 pour l?année internationale du Karst (2021) s?est finalement tenu du 24 juillet 2022 au 31 juillet 2022. Le Covid-19 faisant encore planer le doute sur la présence de nombreux participants, l?équipe organisatrice aura préféré reporter le congrès d?un an. C?est le deuxième congrès international de la spéléo que la France organise, le premier datant de 1953 ! Une occasion à ne pas manquer !
 
Le teaser officiel paru en 2020 nous avait déjà bien donné envie de participer.
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/_JuCKb67Z1I&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
 
La Fédération française de spéléologie a donc accueilli le 18ème congrès international de spéléologie de l?UIS au bord du Lac du Bourget en Savoie, au pied du massif des Bauges, labellisé géoparc mondial UNESCO.
 
Au programme, des cavités équipées, des jeux et parcours techniques, des soirées à thème, un dîner-gala, un spéléo-bar, une débauche de stands commerciaux et associatifs liés à la spéléo mais surtout des conférences sur les 19 grands thèmes suivants :
    
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Karst, Patrimoine et Ressource&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Explorations spéléologiques et expéditions&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les dépôts endokarstiques&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Géomorphologie, Spéléogénèse&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Hydrogéologie&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Climatologie souterraine&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Biospéléologie, vie souterraine&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Archéologie, paléontologie&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Topographie, 3D, informatique, documentation&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Histoire de la spéléologie&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pseudokarst ; karst en roche non carbonatée&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Glaciokarst&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cavités artificielles&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Volcanospéléologie&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enseignement de la spéléo, techniques, matériel&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Secours spéléo&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Plongée souterraine&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Spéléologie aspects sociaux, jeunes, tourisme, aspect économique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Médecine et santé&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
 
Arthur avait rejoint Fabien qui se trouvait à Val Suzon à l?occasion d?un week-end &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1113&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Combe aux Prêtres ? Réseau Nord&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, puis les 2 camarades partent le dimanche 24/07 en direction du Bourget du Lac rejoindre Jean-Paul venu par ses propres moyens. Jean-Paul et Fabien seront hébergés chez Véro Massa tandis qu?Arthur ira camper en compagnie de ses amis belges Sophie et Serge du CSARI et du groupe du RCAE (où il rejoindra entre autres Déborah). Amandine sera là avec ses amis les « petits » Suisses et Jean-François et Catherine viendront par leurs propres moyens et logeront dans un gîte, ne venant que pour les cavités équipées, voir des amis et pour les stands commerciaux, leur &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1121&amp;quot;&gt; compte rendu est disponible ici&lt;/a&gt;.

La journée du lundi 25 commence par une conférence plénière fort intéressante qui traite de divers aspects de la spéléo, puis les sessions spécifiques commencent dès l?après-midi. 
Arthur ira assister aux conférences des sessions 01, 03, 04 le lundi, mardi et jeudi. 

Le lundi soir, Fabien et Arthur prêteront main forte pour le service au bar sous le chapiteau.

Le mardi soir on aura le droit à une soirée d?animation Petzl où un jeu consistera à retirer l?ensemble des 7 mousquetons différents disposés sur une poutre et à les remettre en place le plus vite possible, une main dans le dos en duel. Arthur affrontera Déborah et Fabien fera face à Jean-Paul.

Le mercredi étant la journée réservée aux excursions pour l?ensemble des congressistes, Fabien et Arthur iront faire la &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1119&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Traversée Creux de la Litorne - Fitoja Express&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.

Le jeudi soir, Arthur finira sa dernière journée de conférence par une soirée canyoning avec les liégeois du RCAE au &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1117&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Ruisseau de Ternèze&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.

Le vendredi, Arthur ira faire la &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1125&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Traversée Trou du Garde ? Creux de la Cavale&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, toujours en compagnie du RCAE.

Le vendredi soir, c?est la soirée de gala où malgré quelques couacs d?organisation, on finira par avoir bien mangé et bien bu et par se coucher à une heure déraisonnable (surtout lorsque l?on va sous terre le lendemain).

Le samedi, Arthur ira le matin à la &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1126&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Grotte de Prérouge&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; avec Déborah et Amaury (RCAE) et l?après-midi au &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1118&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Pont du Diable&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; avec Amaury (RCAE) et Caroline (RCAE).

Pendant toute la durée du congrès, des mini bulletins vidéos seront diffusé sur la &lt;a href=&amp;quot;https://www.youtube.com/channel/UCusMoPXfY5vpRxGuZHS39aw/featured&amp;quot;&gt;chaine YouTube de la FFS&lt;/a&gt; mais il y aura aussi des &lt;a href=&amp;quot;https://uis2021.speleos.fr/infos/la-gazette-du-lac/&amp;quot;&gt; gazettes quotidienne &lt;/a&gt; qui seront affichées dans des lieux de passage du congrès.

Pour les plus curieux qui ont manqué cet évènement incontournable et pour ceux qui souhaiteraient relire ce qu?ils ont pu entendre en conférences, les actes du congrès sont disponibles sur le site de l?UIS et regroupés en 6 tomes :
    
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;a href=&amp;quot;https://uis-speleo.org/wp-content/uploads/2022/09/ACTES_CONGRES_UIS_WEB_VOLUME_1.pdf&amp;quot;&gt;Volume 1 - Heritage &amp; Ecology&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&amp;quot; https://uis-speleo.org/wp-content/uploads/2022/09/ACTES_CONGRES_UIS_WEB_VOLUME_2.pdf &amp;quot;&gt;Volume 2 - Explorations &amp; History &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&amp;quot; https://uis-speleo.org/wp-content/uploads/2022/09/ACTES_CONGRES_UIS_WEB_VOLUME_3.pdf &amp;quot;&gt;Volume 3 - Physical Speleology&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&amp;quot; https://uis-speleo.org/wp-content/uploads/2022/09/ACTES_CONGRES_UIS_WEB_VOLUME_4.pdf &amp;quot;&gt;Volume 4 - Geomorphology&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&amp;quot; https://uis-speleo.org/wp-content/uploads/2022/09/ACTES_CONGRES_UIS_WEB_VOLUME_5.pdf &amp;quot;&gt;Volume 5 - Karstic Sediment, Paleontology &amp; Archaeology &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&amp;quot; https://uis-speleo.org/wp-content/uploads/2022/09/ACTES_CONGRES_UIS_WEB_VOLUME_6.pdf &amp;quot;&gt;Volume 6 - Techniques &amp; Societies &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
 
La FFS nous a également concocté une vidéo finale que je vous laisse découvrir ci-après si vous l?avez ratée :
    
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/AIX_EVi5i-M&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

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<title>Combe aux Prêtres ? Réseau Nord </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1113</link>
<pubDate>Sat, 23 Jul 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En ce samedi après-midi il fait chaud si bien que le petit courant d?air frais émanant de l?entrée de la Combe aux Prêtres nous semble alors extrêmement accueillant. Après un rapide briefing sur la sortie et les différentes techniques d?équipements Arthur pose le premier rappel et nous nous engageons dans le puits d?entrée. Le premier ressaut franchi nous arrivons sur une vire, composée de barres en métal, menant au second puits (pour cette sortie nous avons opté pour le « Puits Étroit » situé directement à droite après la vire). Le second puits se passe bien (pose d?une déviation pour éviter que la corde frotte dans le passage étroit) nous arrivons sur une pente qui mène à l?actif. Arthur décide de m?équiper la portion glissante de la descente en raboutant la C60 avec la C27. 

Arrivés en bas nous constatons que comme prévu le niveau de la rivière est bas et décidons de progresser vers l?aval afin de rejoindre le boyau signalant l?entrée du Réseau Nord. Nous marchons sans encombre à travers la galerie principale en étudiant les différentes structures géologiques à notre disposition (stalactites effondrés, strates sédimentaires apparentes etc ?), autant de points de repères à mémoriser pour le chemin du retour. Nous finissons par arriver sur une petite verticalité équipée en fixe et menant sur une étroiture terminée par un puits (équipement de l?étroiture / puits avec la C30 restante). Cet obstacle franchi nous débouchons rapidement sur un croisement, à notre droite l?Affluent du Lavoir, à notre gauche la galerie menant au siphon de jonction Soucy/Combe.

La décision est prise de commencer par l?Affluent du Lavoir, ce passage aquatique est très intéressant, il dispose de plusieurs petites cascades à escalader (attention la chute vous entrainera faire un plouf dans la grosse marmite du dessous) et d?une longue galerie, étroite par moment, regorgeant de chailles. La galerie se termine sur un siphon que nous ne pouvons malheureusement pas explorer dans le cadre de cette sortie. Le retour nous ramène à l?intersection pour aller explorer la galerie sud, menant au siphon de jonction.

Cette galerie est beaucoup plus large que la précédente, nous suivons le fil d?Ariane qui court sur le plafond, le niveau d?eau est relativement bas et nous arrive seulement à hauteur de cuisses par endroits. L?entrée du siphon atteinte nous faisons quelques photos et entamons le voyage de retour. 
 
La progression du retour se déroule bien, Arthur me laisse en charge de déséquiper derrière lui et après une petite erreur de navigation de ma part (qui nous fais visiter la partie avale de l?actif) nous remontons à la surface. Il est environ 19h c?est la fin de la sortie.

Achille

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/oGl6t9rKZGE&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

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<title>Congrès UIS 2022</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1121</link>
<pubDate>Sat, 23 Jul 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le premier et dernier congrès de l?Union Internationale de Spéléologie (UIS) qui a eu lieu en France était celui fondateur de 1953 ! Autant dire qu?il ne fallait pas rater celui de 2022 au risque d?être absent au suivant ? On décide donc d?aller y voir cette fin juillet. A notre arrivée, ce samedi 23 juillet, après avoir fait Dijon Le Bourget du Lac, on va jeter un coup ?il rapide au site Technolac. Il y a pas mal de monde aux inscriptions car les bénévoles reçoivent les premiers congressistes. On regarde de près les topos des cavités équipées. Côté stands, encore peu de monde. Dimanche 24, la température est trop élevée, on fait un petit tour de 8 km en forêt puis retour aux stands où on discute avec des têtes connues tout en préparant les achats de livres pour le club.

Lundi 25, avec 2 amis du CAF Dijon, Patrick et Annick, on part faire le gouffre Germinal (voir topoguide de la Savoie pages 54 à 59 et celui de la Haute- Savoie pages 26 à 28). L?entrée désobstruée se descend entre des étais puis après un bout de méandre, ça s?élargit. C?est ensuite un grand toboggan avec de petits puits. C?est bien sec à cause de la sécheresse persistante mais la température est fraiche. On passe 2 trémies consolidées, donc une un peu inquiétante. Bon, les étais métalliques renforcent ceux en bois incertains, on y croit. On se retrouve sans souci à -191, comme on nous l?avait dit, un peu surpris d?être si bas sans difficulté. Remontée tranquille en croisant des spéléos belges et français qui descendent. Tous ont réservé à l?accueil du congrès des créneaux de descente qu?ils n?ont pas respecté, croisement sans problème et dans la bonne humeur. TPST 3h45. La principale difficulté du jour a été de trouver ensuite un lieu ouvert pour boire un coup, indispensable vu la chaleur extérieure, et c?est une chocolaterie qui fut le seul endroit possible.

Mardi 26, avec les 2 mêmes amis dijonnais, on part pour la grotte de Prérouge. Le parking se remplit vite de spéléos, de touristes et de pros. Avec 3 spéléos allemands, on s?engage dans le labyrinthe. Les topos remises au congrès ne valent pas celles du topoguide de la Savoie (voir pages 85 à 93) mais on gère. Ça grouille là-dedans ! On croise environ une quinzaine d?enfants avec 2 ou 3 pros qui ont fait la boucle classique vers l?entrée. Ils nous donnent quelques indications précieuses pour aller plus loin et épargner un peu nos genoux car c?est bas ici et on rampe souvent.  Mais les galeries sont belles, avec des milliers de coups de gouge, de petites marmites et peu de concrétions. On perd les allemands qui vont vers d?autres horizons, contournons un puits, descendons un R4 équipé d?une corde à noeuds, remontons un plan incliné raide mais avec corde et arrivons enfin à la belle traversée des grandes marmites. On passe sur une vire équipée, c?est beau ! Un peu plus loin, on débouche dans la grande galerie Christian Dodelin que l?on remonte en amont jusqu?à un plan incliné concrétionné. Rapide casse-croute et on part en aval. La galerie se rétrécit et on s?arrête sans doute pas loin du siphon Loubens. Arrivent nos 3 allemands qui ont tourné dans les diverticules et auquel on laisse nos topos. RAS pour le retour, ça descend le plus souvent dans le pendage. TPST 3h45. Retour à la chocolaterie puis aux stands du congrès.

Mercredi 27 : Journée au congrès où on récupère notre commande groupée de topoguides de la Haute- Savoie, livrons des Spéléoguides de la Côte-d?Or aux librairies belges et suisses, visitons les expositions photos, art et topos et rencontrons Fabien et Jean-Paul.  Echanges divers avec Scurion, Méandre, Aventure Verticale, le SSF et d?autres exposants. 

Jeudi 28 : Jef et un copain dijonnais font les via ferrata du Roc du Cornillon. Visite de l?abbaye de Haute Combe. Et encore un passage aux stands.

Vendredi 29 : Forte pluie donc pas de spéléo donc nouvelle visite aux stands. Au final, on aura rencontré des représentants de Scurion, Méandre, Petzl, Aventure Verticale, CDS73, 74, librairie spéléo belge et bien d?autres, dont de vieux copains perdus de vue. Ce fut bien enrichissant.

Samedi 30 : Retour vers le Nord. C?était bien ce congrès, même si on n?a pas participé aux conférences car non-inscrits, peu motivés par ces exposés scientifiques et techniques. On a visité de belles cavités, rencontré des gens sympas, vu de belles photos, ?uvres d?art et photos. On reviendra dans la région, sur ! Mais sans doute pas au congrès UIS 2091 ?</description>
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<title>Réseau Nord de la Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1120</link>
<pubDate>Thu, 21 Jul 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La Combes aux Prêtres, abrégée en CAP par les locaux, c?est depuis 1970 un grand classique de la Côte-d?Or. Autant dire LE plus grand classique de par sa facilité d?accès, sans autorisation, parce que l?orifice est en bordure de route, son peu de verticales sans grandes difficultés techniques, la variété et la beauté de ses paysages. Cat et Jef n?y étaient pas retournés depuis les 50 ans de la CAP en septembre 2019 et aller à proximité était l?occasion à ne pas manquer. Mais qu?y faire de nouveau ? Pourquoi pas le réseau Nord, parcouru par Jef une fois en 2007 ? L?idée est lancée en réunion club et vite reprise. 

Donc, le jeudi 21 juillet, une petite équipe de 4 entame sa descente. Carine équipe suivie de Jef qui supervise puis Catherine et Cosimo, vieux copain local de Jef. 

La rivière qui est au plus bas, sous le niveau zéro du limnigraphe. RAS jusqu?à l?escalade dans la trémie du réseau Nord, équipée en fixe et un peu étroite, mais moins étroite que le P8 suivant. Les galeries post trémie semblent avoir moins souffert de la fréquentation intensive des autres parties de la CAP car elles sont en dehors des grands axes et les étroitures sélectives limitent l?accès. Et elles comportent de belles formes, inédites ailleurs, dont des blocs concrétionnés éboulés. Sans nous presser, en admirant le paysage, nous atteignons l?affluent du lavoir dont la visite est recommandée en étiage (voir le spéléoguide de la Côte-d?Or page 87). Nous oublions de descendre l?aval et remontons l?amont jusqu?au siphon terminal. Sur deux cent mètres, c?est une belle galerie en conduite forcée, au calcaire blanc parsemé de chailles marron (solides) et noires (pas solides). Parcourue par une rivière au faible débit, c?est un vrai régal pour les yeux. Une cascade de deux mètres précédée d?une marmite profonde est le seul vrai obstacle, plus ludique que difficile, voir la vidéo.

La remontée du P8 est un peu délicate car la première portion du haut a été peu élargie. Rien de trop méchant mais bien trop d?énergie dépensée par les spéléos pour quelques grammes d?énergie concentrée lésinée jadis. Au siècle des perfos et des pailles, c?est un peu dommage mais ça limite la fréquentation aux spéléos minces et motivés ?

Sortie en fin d?après-midi après sept heures sous terre, sans regrets d?y avoir trainé pour apprécier la beauté des lieux. Une belle balade à recommander.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/Ub8tgOw8KGU&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
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<title>Belgique : Nou Bleu - Hotton</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1112</link>
<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur P (ABIMES), Clément N (ABIMES), Clément P (ABIMES), Serge D (CSARI), Sophie V (CSARI), Zoé D (CSARI), Lucie D (CSARI), Serge T (CSARI), Sacha T (CSARI), Laurent L (CSARI), Mark P (CSARI), Jack  (C7), Albert (C7), Anthony (C7) + 2 SCB

Ven 1 : le Noû Bleû
Sam 2 : Hotton
Dim 3 : Hotton

Nous partons Jeudi soir de Paris en direction de la Belgique. Dans les bouchons du périph, Clément P fait une réunion au téléphone pour le boulot, puis le week-end peut commencer.
On arrive à Hotton, dans le chalet du Spéléo Club de Belgique vers 22h30. Il fait frais, on allume une buche dans le fourneau pendant qu'on mange. 

&lt;b&gt;&lt;u&gt;Vendredi 01/07/2022&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Grotte du Noû Bleû - Chanxhe, Province de Liège&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P (ABIMES), Clément N (ABIMES), Clément P (ABIMES), Laurent L (CSARI), Jack  (C7), Albert (C7), Anthony (C7)

Après 45 min de route nous rejoignons un groupe de belges du &lt;a href=&amp;quot;http://continent7.blogspot.com/&amp;quot;&gt;club Continent 7&lt;/a&gt;  (Jack, Albert et Anthony) et du CSARI (Laurent) pour la grotte du jour : Le Noû Bleu.
On les retrouve devant la carrière dans laquelle se trouve l'entrée (carrière encore en exploitation, nous avions dû signer des décharges en 3 exemplaires pour l'accès).
Cette grotte a été découverte en 2012 à la faveur de l'exploitation de la carrière de Chanxhe.
La grotte a deux accès distants d'une vingtaine de mètres. Jack et Anthony, partent par l'entrée 1, la plus large avec le but d'aller vite au fond pour faire avancer un chantier.

Notre groupe de 5 descendra par l'entrée 2, la plus étroite des deux. Il faut se faufiler entre de gros blocs tombés suite à l'exploitation de la carrière, étroiture qui donne sur une porte verrouillée que va ouvrir Albert. 
Albert n'est rien de moins que l'un des découvreurs et premiers explorateurs de la grotte, nous aurons tout du long de la sortie des explications et anecdotes sur la grotte.

Juste à l'entrée, on est accueilli par une jolie fleur d'aragonite. C'est encore bas et étroit sur quelques mètres puis on arrive sur une salle (&lt;i&gt;Salle des 100 degrés&lt;/i&gt;).
Ce n'est pas très concrétionné mais il y a de grandes coulées blanches. 
Un peu plus loin, la &lt;i&gt;salle CaCO3&lt;/i&gt; contient à l'inverse de magnifiques concrétions, aussi Arthur fait une pause photo. Au fond de la salle se trouve la concrétion &lt;i&gt;Moby Dick&lt;/i&gt; avec des coulées rappelant les fanons d'une baleine.
Plus loin, un nouveau ramping et on débouche sur la &lt;i&gt;Galerie Lafayette&lt;/i&gt;, qui est très haute de plafond. 
Cette grotte est localisée (comme d'autres de la région) à un endroit où les strates géologiques se sont redressées et sont quasiment verticales. 
Cette galerie est donc creusée en descendant verticalement dans l'interstrate. Dans cette galerie nous apercevons la rivière que nous rejoindrons plus tard.

Plus loin se trouve le passage des &lt;i&gt;Cocognes&lt;/i&gt;. C'était jusqu'il y a peu un passage entièrement concrétioné et très blanc, au point qu'il faille se changer dans un vestiaire avant de pouvoir le traverser. 
Malheureusement après le gros épisode de crue qui a touché la Belgique en juillet 2021, tout le sol concrétionné est recouvert d'une dizaine de cm de limon et de glaise. Nous passons donc sans nous changer, mais en prenant soin de préserver les concrétions plus en hauteur qui n'ont pas été touchées.

Nous continuons jusqu'à trouver l'endroit qui descend dans la rivière. Avant de nous y engager, nous faisons un aller-retour dans la &lt;i&gt;salle de la Chasse aux Oeufs&lt;/i&gt;. Elle contient quelques concrétions mais le fond nécessite de descendre sur un éboulis instable, aussi nous ne nous attardons pas.
Petite pause déjeuner avant de descendre dans la rivière direction amont. Sa largeur varie entre 1m et 1m50, et il est possible de progresser en opposition pour ne pas se mouiller plus haut que les cuisses. 

La rivière est très jolie, avec des parois en calcaire sombre typique de la région. Des proéminences de calcaire plus dur ressortent de la paroi, offrant parfois de bonnes prises. Les formes sont variées et étranges, allant petites boules et champignons à &amp;quot;têtes d'alien&amp;quot; pour les plus grandes.
Elles sont par contre parfois recouvertes d'une boue ressemblant à de la roche, ce qui vaudra un bain à Clément N sur le retour, une de ses prise d'apparence solide n'étant qu'une boule de glaise se dérobant sous ses doigts.
Sur le moment on ne comprendra pas pourquoi il était si véhément vis à vis des &lt;i&gt;&amp;quot;prises anglaises&amp;quot;&lt;/i&gt;.

La rivière, assez étroite, débouche ensuite sur une salle plus large, la &lt;i&gt;salle Orval&lt;/i&gt;. A partir de là (et même un peu avant, comme pour l'&lt;i&gt;affluent Leffe&lt;/i&gt; croisé après l'accès à la rivière) la plupart des noms de lieux sont donnés en référence à des bières locales. Petit passage bas puis on rejoint une autre salle avec de grands volumes (&lt;i&gt;Salle de la Pécheresse&lt;/i&gt;). 
On sent cependant (comme à plusieurs autres endroits de la grotte) que les fissures sont nombreuses et la roche pas forcément très stable.
On quitte la rivière pour monter sur un talus qui nous amène au dessus d'une marre, sans oublier le siphon terminal qu'il y a dessous (&lt;i&gt;siphon Maredsous&lt;/i&gt;). Juste derrière, le point final de notre descente, une salle avec talus de boue où quand on marche, les bottes restent (&lt;i&gt;salle des Botteresses&lt;/i&gt;). Le talus donne sur la &lt;i&gt;Délirium Trémie&lt;/i&gt;, dans laquelle nous ne nous engagerons pas.

Nous faisons demi-tour et remarquons de jolies concrétions que nous n'avions pas vu à l'aller, notamment un étrange champignon qui n'est autre qu'une petite stalagmite plutôt plate qui s'était formée sur une colonne stalagmitique elle même formée par le remplissage d'un tube creusé dans un talus de sable. Le talus sable ayant disparu, il ne reste que le champignon.
Nous refaisons la rivière dans l'autre sens mais nous continuons un peu plus loin vers l'aval que l'accès que nous avons pris à l'aller (après une petite étroiture). Nous remontons au niveau supérieur par un 2ème accès que nous avons vu à l'aller. A peine plus loin, une petite vire nous fait remonter en direction du 2ème accès. Une fois la rivière quittée on se retrouve rapidement dehors, en passant par une zone encore une fois pas des plus stables (on marche sur de gros blocs dont certains bougent, et d'autres semblent près à tomber du plafond).
TPST : 5h

Site dédié à la grotte et son étude : &lt;a href=&amp;quot;https://sites.google.com/site/grottenoubleu/home&amp;quot;&gt;https://sites.google.com/site/grottenoubleu/home&lt;/a&gt;

A l'apéro, Arthur aura la bonne idée d'aller mettre les bières au frais dans la résurgence qui est sous le chalet, la &lt;i&gt;Fontaine de Thôt&lt;/i&gt;, seulement en y descendant une prise instable le fera chuter le nez dans l'eau 2m plus bas. Bilan, quelques bleus et égratignures mais surtout la moitié des bières explosées.

Le soir, d'autres belges du CSARI (Sophie, Serge et Zoé) nous rejoignent au chalet, tandis que Laurent rentrera chez lui pour revenir le samedi soir.

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&lt;b&gt;&lt;u&gt;Samedi 02/07/2022&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Grotte d'Hotton - Hotton, Province de Luxembourg&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P (ABIMES), Clément N (ABIMES), Clément P (ABIMES), Serge D (CSARI), Lucie D (CSARI), Sacha T (CSARI) + 2 SCB

La sortie du Samedi sera dans les grottes de Hotton toutes proches pendant que Zoé, malade, restera au chalet et que Sophie fera une sortie boulot à la Grotte-Mine du &lt;i&gt;Trou du Parrain&lt;/i&gt;

L'objectif est double à Hotton : une visite pour profiter de la grotte qui est très belle, mais surtout faire avancer un chantier de désobstruction qui permettrait de shunter un siphon compliqué à plonger et pour le moment seul accès à la suite du réseau.

Serguei nous amènera Lucie et Sacha à l'entrée de la grotte puis il profitera de sa journée à l'extérieur.

La grotte de Hotton est une grotte touristique, aussi l'accès se fait par ... un ascenseur, ce qui n'est pas commun pour des spéléos. Nous passons une petite partie avant le passage des premiers groupes, puis nous quittons la partie visitable. 
Un puits avec une échelle en fixe, et nous nous retrouvons dans la rivière. On passe un mini pont de singe (pas nécessaire vu le niveau), une étroiture sur une coulée stalagmitique, et on rejoint la galerie principale. 
Comme la veille, la rivière a creusé son lit entre 2 strates devenues verticales. Mais les dimensions sont plus impressionnantes : plusieurs mètres de large (même si ponctuellement on doit parfois se faufiler entre des blocs), et plusieurs dizaines de mètres de plafond au plus haut.  
On file ensuite en direction du chantier. La galerie à désobstruer est un ancien siphon, 2 à 4m de large mais hauteur sous plafond assez basse car rempli de glaise. Nous y étions passé pour un repérage en &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1105&amp;quot;&gt;janvier dernier&lt;/a&gt; , depuis Serge est déjà venu y travailler à 2 reprises.
On se répartit le travail en plusieurs équipes. Une équipe vers l'entrée, chargée de la sous-creuser pour faciliter le passage, une 2ème sur le front de taille actuel. Une 3ème (une personne, Clément P) part en rampant vers le fond avec la mission de trouver un passage qui se relève suffisamment pour commencer un 2ème front de taille plus loin, pour avancer en parallèle.
Le chantier avance, on fait une pause repas et on y retourne. 
En fin d'après-midi, alors que le premier front de taille a avancé de 4-5m d'un côté et 2m créé ex nihilo pour l'autre, l'équipe de français quitte le chantier pour aller visiter le reste de la grotte. Il faut faire vite pour sortir peu de temps après le dernier groupe de touristes avant la fermeture de la grotte. 
Petit passage par la galerie du dromadaire, avec de grandes concrétions, puis on se hâte vers le côté opposé de la grotte, direction l'aval de la rivière. On remonte l'échelle, on se retrouve sur la partie touristique, l'objectif est de voir la cascade, proche du fond.

Les dimensions de la galerie (&lt;i&gt;Galerie du SCB&lt;/i&gt;) sont là encore majestueuses (très haute). On progresse sur des blocs au sol. On avance, on voit parfois la rivière à côté ou en dessous. Puis à un moment: plus rien. 
On a un doute, il y a peut-être un autre accès rivière plus loin, on continue. Et finalement, on arrive au bout, dans la salle terminale, et plus de trace de la rivière. 
On est allé trop loin (mais c'était joli !). Pressés par le temps, on fait demi tour en rentrant tout droit, mais en trouvant l'endroit où on pense qu'on aurait du bifurquer. Tant pis pour la cascade, ça sera pour une prochaine fois.

TPST : 7h (la durée d'ouverture de la grotte touristique).

On sera rejoint le soir par Laurent et Mark. Déborah (future recrue à ABIMES) et son copain Amaury (RCAE) feront un saut au barbecue pour nous dire bonjour.

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&lt;b&gt;&lt;u&gt;Dimanche 03/07/2022&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Grotte d'Hotton - Hotton, Province de Luxembourg&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P (ABIMES), Clément N (ABIMES), Clément P (ABIMES), Serge D (CSARI), Lucie D (CSARI),  Sacha T (CSARI), Laurent L (CSARI), Mark P (CSARI)

Le dimanche, après hésitations avec d'autres trous nous retournons finalement à Hotton, car Serge voulait continuer de creuser. Sophie rentrera sur Bruxelles avec Zoé et Serguei pour faire un saut aux urgences pour Zoé qui ne va pas mieux.

Serge commence à creuser seul pendant que les autres, moins motivés, vont profiter de la grotte (Dromadaire, etc).

Environ 1 heure plus tard (pendant laquelle Serge a eu un coup de main au chantier), on retrouve les autres et ensuite certain iront, comme la veille, vers l'aval pour trouver la cascade.

Environ 1 heure plus tard (pendant laquelle Serge a eu un coup de main au chantier), on redescend, pour retrouver les autres afin, comme la veille, de retourner à l'aval pour trouver la cascade. 
Même cheminement que la veille, sauf que cette fois nous rencontrons un groupe de touriste en arrivant sur le réseau visitable. On les laisse passer, et malgré la surprise pour les premiers, certains nous prennent en photo (ils sont vachement réalistes les mannequins dans cette grotte). 

On reprend donc la grande galerie direction aval, mais cette fois au lieu de contourner un éboulis on le désescalade pour descendre au niveau de la rivière. La rivière est très jolie, coulant dans du calcaire sombre très érodé. Là où le reste de la grotte était plutôt glissant, ces parois lavées aux petites aspérités presque tranchantes contrastaient en offrant un bon appui pour les pieds. 
La rivière continue sur une dizaine de mètres puis arrive sur une petite cascade. Elle n'est pas très haute, environ 1m50-2m, mais la rivière autour valait le détour. Dernière pause (ou pose pour certains) pour quelques photos dont une de groupe, et on fait demi-tour. On rejoint Serge au niveau de l'ascenseur et on ne ressort pas trop tard car il faut penser à rentrer.  

TPST : 5h

Rangement et ménage du gîte, passage obligatoire par une friterie pour le repas du soir (Friterie Lucky, plutôt bonne, ouverte 7/7 à Marche-en-Famenne et sur la route pour rentrer), et on se met en route. 
On fait un petit détour par l'entrée du Nou Maulin qui est sur la route, histoire d'admirer le porche et les quelques premiers mètres. Ca donne envie d'y aller, mais ça sera pour une prochaine fois ...

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/xuVeAudnd4g&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
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<title>Canyon de l'Ascension 2022</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1217</link>
<pubDate>Thu, 26 May 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Jeudi 26 mai 2022&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon du Groin&lt;/b&gt;
Participants : Clément P, Arthur P, Jérôme C, Cécile F, Christophe B, Camille B

Premier canyon pour Clément P et pas des moindre puisque le &lt;b&gt;Canyon du Groin&lt;/b&gt; est prisé et que les conditions pour pouvoir le parcourir en toute sécurité doivent être au rendez-vous. On connait même un initiateur canyon au club qui n'a jamais pu le faire pour cause de conditions inadéquates.

Le  canyon est alimenté par une résurgence vauclusienne située juste avant le départ, qui peut rapidement augmenter de débit. En cas de fortes pluies le jour même ou dans les jours précédents, il y a un risque de crue. Le temps de mise en charge est d?environ 5 minutes ! Pour éviter tout danger, il est essentiel de consulter la &lt;a href=&amp;quot;https://www.vigicrues.gouv.fr/station/V142501001&amp;quot; title=&amp;quot;Vigicrue&amp;quot;&gt;Station Artemare de Vigicrue&lt;/a&gt; et de vérifier la résurgence située en amont du canyon. Après une période sèche, l'eau peut être stagnante, ce qui rendrait la baignade peu attrayante... 
Heureusement, les conditions du jour sont parfaites pour nous !

La première partie du canyon nécessite une longue nage avec des siphons obligatoires si le niveau d'eau est suffisamment élevé (ce qui était notre cas pour un seul des siphons), ainsi que des zones très sombres. Nous avions heureusement apporté au moins deux lampes frontales pour trois.
L'eau est fraîche et le débit agréable, quelques sauts et nous progressons bien en passant les siphons en apnée, puis nous entrons dans une section obscure. Arrivés à la vasque suspendue surplombant une cascade, dont le relais est difficile à localiser sans lampe, Arthur qui a oublié la sienne équipe sous l'éclairage de la lampe de Jérôme.

Après cela, une nouvelle longue nage dans la quasi-obscurité, suivie d'un peu de marche dans la rivière, nous conduit aux derniers obstacles. Nous profiterons de la dernière cascade pour remonter et sauter à plusieurs reprises dans la vasque finale.

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&lt;u&gt;Vendredi 27 mai 2022&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon de Tréfond-Pernaz&lt;/b&gt;
Participants : Clément P, Sylvain C, Arthur P, Jérôme C, Cécile F, Christophe B, Camille B

Pour le vendredi, direction le court &lt;b&gt;Canyon de Tréfond-Pernaz&lt;/b&gt; que l'on compte enchainer avec un second dans la journée.
Le canyon est très ludique, de nombreux toboggans et sauts sont possibles.
On prend même le temps de faire un débrayable du bas sur une cascade où ça frotte par la technique du &amp;quot;Remonte ton noeud&amp;quot;.
Par contre le masque de Jérôme doit certainement errer au fond d'une des vasques de ce canyon...

La descente est assez rapide pour nous permettre de pique-niquer aux voiture et d'enchaîner par le &lt;b&gt;Canyon du Rhéby&lt;/b&gt; qui est voisin.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/7JR80P6PjCU?si=hi3oYZYWCmeai3S_&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


&lt;u&gt;Vendredi 27 mai 2022&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon du Rhéby&lt;/b&gt;
Participants : Clément P, Sylvain C, Arthur P, Jérôme C, Cécile F, Christophe B, Camille B

Sur le parking supérieur on croise quelques voitures immatriculées 91.
Certainement le CDS de l'Essonne qui fait son camp canyon. On n'arrivera pas à les croiser.

On commence le canyon par une rencontre avec une petite vipère qui aurait préféré qu'on ne la remarque pas, elle part se cacher dès qu'elle se sent découverte.

Le canyon est ludique, il y a même un passage dans un trou bien arrosé.

Arthur perdra l'intégralité de son matos d'équipement dans une vasque heureusement peu profonde.
Apparemment 2 huits et quelques mousquetons auront eu raison du porte-matériel de son baudrier Mazerin qui n'a que 2 ans... Clément se proposera gentiment (ou bien s'est retrouvé désigné volontaire, on ne sait plus), pour plonger récupérer le matériel. Au final, pas de perte à déplorer.

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&lt;u&gt;Samedi 28 mai 2022&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Ruisseau de Montmin&lt;/b&gt;
Participants : Clément P, Sylvain C, Arthur P, Christophe B, Camille B

Direction la Haute-Savoie toute proche pour faire le &lt;b&gt;Ruisseau de Montmin&lt;/b&gt;.
Il y a un peu de débit mais rien de dangereux, juste ce qu'il faut pour rendre la descente chouette.
On évolue à travers les strates de calcaire bien relevées et on est souvent mouillés jusqu'au cou voire plus.
On s'amuse même à inventer des passage entre les blocs qui ne sont absolument pas nécessaires.

Les obstacles s'enchainent bien de manière agréable puis, au détour d'une confluence on croise un chamois qui n'a pas dû avoir le pied si sûr que ça.
Son odeur nous accompagnera sur une bonne partie de la fin du canyon et on évitera alors de boire la tasse.

Malgré la macabre découverte, la descente sera globalement très sympathique.

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&lt;u&gt;Dimanche 29 mai 2022&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon du Pont du Diable&lt;/b&gt;
Participants : Clément P, Arthur P, Cécile F

Le dimanche c'est la débandade (je ne sais plus pourquoi).
On se retrouve seulement à 3 pour faire un canyon qui doit être court car on rentre le soir sur Paris en train.

Le &lt;b&gt;Canyon du Pont du Diable&lt;/b&gt; n'est pas si loin, la marche d'approche est ridicule et le canyon est assez rapide à faire.
On longe une partie du canyon sur la marche d'approche et on le traverse via un pont (le Pont du Diable quoi), qui nous permet de jauger l'encaissement. En effet ça encaisse dur.

On arrive juste après un BE avec un groupe important, dans un premier temps ça nous fait un peu râler, mais finalement il nous indique où ça saute et on peut rapidement le doubler et les distancer.

En gros tout peut se sauter excepté la première cascade qui est engravée.

Lorsque l'on passe sous le pont, il y a un saut possible de 11m. Vu d'en haut on ne se rend pas compte de la hauteur, mais une fois qu'on est en l'air on se dit que c'est tout de même vachement long...

Juste après un passage en vire/oppo se trouve un autre saut un peu haut, cette fois-ci on aura la chance d'avoir des rayons de soleil qui pénètrent dans l'encaissement pour donner une superbe ambiance.

Le canyon fini sur une partie de nage puis c'est la marche de retour qui est à peine plus longue que l'aller. On pourrait presque se permettre de le refaire une seconde fois s'il n'y avait pas de train à prendre.

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</item>

<item>
<title>Camp Aude</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1108</link>
<pubDate>Sat, 21 May 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Samedi 21 : Tout commence par une pseudo course poursuite entre l?Ile de France et Rieux Minervois. Cat, Yann et Jef partent à 07h34 de Vanves. Au cours de leur voyage vers le sud, ils sont régulièrement alertés par WhatsApp par Jean-Paul, Gaëtan et Fabien qui auraient soi-disant des problèmes de voiture, le cardan aurait été ovalisé. Ces échanges se poursuivent sans trop attirer l?attention, sauf quand on leur parle de convertisseur spatio temporel, allusion à Retour vers le Futur, film culte de 1985. Donc l?équipe de la Zafira roule tranquille et arrive à 17h00 à Rieux Minervois, pensant que l?autre voiture arrivera comme annoncé vers 22h00, après moultes péripéties. Surprise, elle arrive 10 minutes après ! Ils ont bien gobé cette histoire de truc ovalisé. Bref, on s?installe dans le gite, que certains connaissent (voir CR du camp 2019). Rien ne semble avoir évolué dans son ameublement, sa décoration et l?électricité depuis les années 50. JPC doit bricoler pour que l?éclairage fonctionne pièce par pièce. 

Dimanche 22 : Aven du ruisseau de Castanviels. Grâce aux contacts de JPC, nous savons que la cavité est équipée jusqu?au P54 dont le sommet est à ?230. Un panneau à l?entrée avertit que les cordes datent de 2014 et incite à la prudence. Le premier puits doit être rééquipé car la corde est bien usée. Comme les suivants, il est étroit car, on le saura plus tard, il y a eu de très nombreuses séances de désobstruction (60 environ) avant de déboucher dans la partie large. Les puits s?enchainent, plutôt secs, sans grande difficulté, à part leur équipement variable, pas trop EFS à certains endroits. A -170, dans une zone concrétionnée, arrêt sauf pour Fabien qui descend encore un P14 jusqu?au sommet du P54. Remontée sans problème. TPST 4h50.

Lundi 23 : Les troupes sont fatiguées et nous visitons les carrières du Roy à Caunes-Minervois. Yann en profite pour tester sa voiture télécommandée qui monte allègrement les pentes raides de marbre gris et rouge. Arrivée de Vass et John.

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Mardi 24 : A 9h30, comme demandé, nous sommes sur le parking de la grotte aménagée de Cabrespine, où nous ont donné rendez-vous nos guides, Alain Marty et Jean-Luc Benet. 2 ans de négociation pour aboutir à cette visite, à 8 spéléos guidés maximum. Après une traversée rapide de la partie aménagée, nous arrivons en bordure du gouffre géant dont la base est à -182 m. Alain ouvre une trappe fermée à clé et nous entamons la descente dans une boite à échelles, chaque descente ne fait que qq mètres et les descentes s?enchainent sur une bonne trentaine de mètres de dénivelé. A leur base, une descente glissante avec rambarde puis des marches puis une autre descente glissante avec cordes qui nous mène via un ressaut à la rivière (-182). Rien de nouveau pour Cat et Jef qui ont déjà fait 2 visites en 2001 et 2014. Plus loin, on progresse tranquillement dans la rivière, l?eau est peu profonde. La grotte sert aussi à des visites type safari souterrain et, pour augmenter l?intérêt pour le touriste spéléo, un barrage a été créé pour permettre une navigation souterraine. Des liners de piscine ont été installés pour élever le niveau de l?eau et l?utilisation de canoés ! Nous embarquons par 2 ou 3 et c?est parti pour 250 m de navigation. Plus loin, après avoir laissé les bateaux, la progression est plus sportive, on doit parfois escalader des blocs et des plans inclinés d?argile, le courant de la rivière est plus fort mais nous pousse vers l?aval. Après la pause repas à 2,5 km de l?entrée, Cat qui fatigue un peu retourne avec Alain, car l?horaire est tendu, tandis que le reste de l?équipe continue plus loin. Nous sommes contraints par l?horaire de fermeture de la grotte aménagée (pour cause de changement de vitre de la passerelle) et nous devons nous arrêter à l?immense salle des dômes, à 3,1 km de l?entrée, après la traditionnelle photo souvenir faite par Gaëtan. Sortie à 16h30 dans le respect de l?horaire. TPST 8h05.

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Mercredi 25 : Nous avons obtenu la clé des Vents d?Anges, cavité concrétionnée bien protégée par une porte fermée par 2 verrous. L?accès à l?entrée n?est assez pas compliqué, un peu aidé par Iphigénie, copine virtuelle de Jef, comme précédemment. Le cheminement à l?intérieur est peu évident mais est facilité par des réflecteurs qui aident bien dans le dédale de blocs et la vaste salle du CPE. Une première équipe (Jean-Paul, Yann, Cat, Jef) part en premier suivie de Vass, John, Fabien et Gaëtan. Gaëtan surchauffe - sans doute la cloche de la pompe à eau ovalisé précédemment qui lui joue des tours - très vite et s?arrête en bas de la salle du CPE (pour remonter seul), laissant Fabien, John et Vass continuer. Ils rencontrent alors le 1er groupe en début du méandre des Vent pire, en pause repas. Fabien, John et Vass passent devant et s?engouffrent dans l?actif, objectif les concrétions. Cat et JPC s?arrêtent vers -130 au début de l?actif, Yann et Jef partent pour une ballade de 30 minutes et s?arrêtent au sommet d?un P20 via un beau méandre. Vass, John et Fabien vont au-delà jusqu?à la première zone blanche concrétionnée, ils vont (revoir) la belle salle concrétionnée vers -230, un peu au-delà des magnifiques baguettes de gours, qui sont flashées sous tous les angles. Au retour, recherche d?un affluent dans la salle du CPE, au départ peu évident. TPST 3h15, 4h30 pour le 2eme équipe.
Le soir, nous fêtons avec 2 jours d?avance l?anniversaire de Gaëtan. Son cadeau, un cochon couineur trouvé par Yann dans le rayon « animaux de compagnie » du supermarché, deviendra la mascotte du séjour. Ses capacités à faire des bruits multiples lui donnent un grand avenir lors des réunions club.

Jeudi 26 : Au petit matin, départ de Vass et John. Autres clés pour Trassanel, grand classique du coin. Nous faisons la traversée réseau 1 et 2, déjà faite par certains. Le P10 d?entrée est équipé, pas la suite qui est bien glissante car c?est archi fréquenté par les groupes, pros et spéléos. Bien des passages ne sont pas équipés et casse gueule car il y a parfois du vide en dessous et les prises bien patinées. Notre corde est bien utile pour Cat et d?autres. Le passage de l?étroiture nécessite 45 minutes et le ressaut suivant est descendu un peu vite par Cat, sans trop de mal. On jette un coup d??il au départ du réseau 3 et 4 et on sort. Gaëtan nous attend au soleil. TPST 2h45

Vendredi 27 : Les esprits sont partagés entre du simple tourisme et une visite de cavité. On commence par visiter Minerve et faire un restau (c?est l?anniversaire de Gaëtan). Puis les courageux (JPC, Yann, Jef) vont faire de la spéléo tandis que Cat, Fabien et Gaëtan vont voir les ponts naturels et les dolmens. 
Donc, les courageux vont à l?aven de la Courounelle, cavité d?initiation. Iphigénie et un descriptif fourni à un congrès nous mènent sans problème au départ du sentier, bien repéré par un cairn sur un gros bloc. Ensuite, il y a des cairns tous les 3 à 10 m, on les suit sur le lapiaz puis on descend dans le canyon pour atteindre l?entrée évidente, une diaclase de 3 m sur 15. Il y a des broches et des spits. On choisit le côté spits, c?est un P15 environ (MC sur arbre, 5 spits, C30) bientôt suivi d?un R4 (3S, C12). La galerie est propre, le sol de galets roulés, sans dépôts aucun, il ne faut pas s?y trouver en crue. 100 m plus loin, c?est l?obstacle annoncé, une voute mouillante. Il faut s?allonger brièvement dans l?eau sur 2 m pour passer, brrr, c?est froid ! Yann part en tète suivi de JPC et Jef puis on creuse facilement le sol de cailloux pour abaisser le niveau pour le retour. Le paysage change, la pente s?accentue avec de petits ressauts et des bassins. Les côtés de la galerie sont remplis de terre et de débris végétaux où poussent des champignons. L?eau a surcreusé la calcite et le calcaire, il apparait par places du marbre bleu veiné de blanc. Nous rampons dans un passage bas, passons des étroitures terreuses puis la galerie se pince, bouchée par la terre, c?est fini pour aujourd?hui. Retour en faisant des photos. TPST 3h30.
On termine en allant voir à notre tour les deux ponts naturels, restes de cavernes décapitées par l?érosion. C?est beau !

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Samedi 28 : On range le gite avant d?aller encore au restaurant Tex Mex Lo Poulet. Puis on lave le matos collectif dans la rivière proche du gite (l?Argent Double). Vers 16h00, JPC, Gaëtan et Fabien décident de rentrer à Paris pour éviter les bouchons du dimanche. Cat, Yann et Jef restent et boivent l?apéro avec Marie, exploratrice des Vents d?Anges et autres, qui nous régale de ses aventures spéléos.

Dimanche 29 : Cat, Yann et Jef rentrent à Vanves, un peu plus de 10 h de route avec qq bouchons. Temps raisonnable pour 830 km. Si on avait eu un convertisseur spatio temporel, on serait allé plus vite ?</description>
</item>

<item>
<title>Interclubs CDS92 Doubs/Jura</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1114</link>
<pubDate>Sat, 16 Apr 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>CR de l'interclubs CDS92 dans le Doubs/Jura
Participants : Jef Balacey (ABIMES), Catherine Balacey (ABIMES), Hervé Lair (ABIMES), Jean-Paul Couturier (ABIMES), Loevan Michel (SGHS), Carine Enguerrand Mohammed (ABIMES), Yann Valette (ABIMES), Yves Singlas (ASTC), Sophie Corniquet (SCJ), Christophe Delattre (ASTC), Jean Charbonnel (ABIMES), Antoine Rouillard (ABIMES), Léna Johanson (ABIMES), Arthur Perrin (ABIMES), Vicki Moore (SCCM)

&lt;b&gt;&lt;u&gt;Samedi 16/04/2022&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Grotte Baudin&lt;/b&gt;
Participants : Léna (ABIMES), Yann (ABIMES), Carine (ABIMES)
   
[Yann]
Nous sommes le samedi 16 Avril, lors d'un interclubs CDS92 à Montrond-le-Chateau. Léna, Carine et moi partons pour la grotte Baudin avec comme objectif : le Tripode.
  
  Nous arrivons à 9h30 à Nans-sous-Sainte-Anne, préparons les sacs puis partons vers le trou. Nous arrivons donc au départ de la via ferrata et prenons plusieurs chemins. Après 3 chemins différents et 1h plus tard nous arrivons devant le trou. Nous nous changeons et rentrons dans le trou à 11h. L'enfilade des chatières se passe très bien et rapidement nous arrivons dans la &lt;i&gt;Salle Hope&lt;/i&gt; (à prononcer avec l'accent français pour ceux qui comme Arthur n'avait pas encore compris). Léna et Carine en tête nous allons au point bas de la salle, c'est un cul de sac. Je décide de remonter un peu pour chercher la suite. Après un premier test peu fructueux au fond d'une flaque, je trouve un peu après, une chatière. Ça gronde dedans et ça ne m'a pas l'air pas mal. Je pars chercher les filles ! Nous nous engageons dans le boyau et arrivons sur un P11. Léna en tête, je descends dans la foulée, puis Carine suit. Nous laissons un kit avec une corde de secours au cas où l'équipement en place soit à reprendre. Je repars allégé du kit et de sa corde... et de la planche topo de la zone du Tripode....
  
  En bas du puits, Léna me dit : je ne comprends pas - à gauche, à droite et en dessous il n'y a rien ! Moi : t'as regardé dans le boyau juste là, à tes pieds, ça souffle fort et ça gronde bien.
  
  Léna part en tête dans un boyau peu confortable qui pourrait probablement faire penser à un concasseur à cailloux... Directement à la sortie du boyau nous trouvons un P10 donnant sur le siphon terminal du Verneau.
  
  Léna descend en première suivie de Carine, puis moi. Le puits se descend très bien. Pour ma part je n'avais jamais fait de pendule donc j?apprends sur le tas ! S'ensuit une main courante avec câble acier, ça se passe bien pour tout le monde sauf moi qui galère un peu au moment où la main courante remonte. Carine vient m'aider en plaçant sa pédale pour m'aider à monter.
  
  Nous voilà dans la rivière, dans la &lt;i&gt;Galerie des Marmites&lt;/i&gt;, superbe paysage où l'on voit la puissance de l'eau. Plusieurs mètres au-dessus de nous, il y a de l'écume de crue. Ça reste flippant de se dire qu'on peut être pris là-dedans... Nous continuons direction la &lt;i&gt;Salle Nanette&lt;/i&gt; puis la &lt;i&gt;Salle Fournier&lt;/i&gt; où nous nous arrêtons pour prendre une collation. Nous repartons et après un peu de recherche nous arrivons au passage de &lt;i&gt;l'Oreille&lt;/i&gt;.
 
  La suite se fait facilement, &lt;i&gt;Salle Christian Devaux&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Galerie des Blocs&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;la Plage&lt;/i&gt; puis la &lt;i&gt;Salle des Momies&lt;/i&gt;. Là c'est plus compliqué, nous arrivons à une mare où une main courante au plafond s'enfonce dans l'eau........ La suite serait plutôt par-là d'après le descriptif, mais imposerait une immersion intégrale. Nous hésitons. Une corde amenant à une galerie fossile en diaclase sur le côté gauche offre une alternative plus attirante. Nous la prenons et au bout il y a un puits descendant que nous pensions être le &lt;i&gt;Puits du Ballot&lt;/i&gt;. On y va, nous arrivons dans une grande galerie que nous prenons. Ça part mal. Après une centaine de mètres dedans nous arrivons dans de la boue bien amoureuse où l'on s'enfonce jusqu'aux cuisses. Léna y va et renonce. Moi pareil. En revanche nous avons une courageuse : Carine qui, elle, continue jusqu'à rester bloquée. Nous allons à son secours. La pauvre était enfoncée jusqu'au bassin ! Par chance, dans son malheur, à l'aplomb de Carine, se trouve l'unique &amp;quot;trou&amp;quot; de la paroi. Je passe donc ma pédale dedans et Carine se met dessus, mais il n'y a pas assez de poids sur le balancier pour la dégager. Léna vient aussi se longer à la pédale. Carine s'arrache enfin de la boue et fait très vite demi-tour!
Nous pensons avoir fait un tour dans la &lt;i&gt;Galerie des Aiguilles&lt;/i&gt;.
  
  Nous reprenons la galerie en sens inverse puis tentons l'autre côté du bas du puits précédemment descendu. Nous arrivons sur une espèce de lac où la corde vue précédemment ressort du l?eau?. Nous cherchons à comprendre où nous sommes et où il faut aller. Nous comprenons alors que nous ne pouvons pas aller plus loin à moins de traverser le lac de boue à la nage... 
  
  C'est quand même le c?ur lourd et après moult péripéties que nous faisons demi-tour... Au retour tout se passe bien. Nous finissons les sandwichs dans la rivière et reprenons le chemin de la sortie.
  
  Tout aurait pu bien se passer mais non. Au milieu de la main courante sur un des derniers endroits où il y a une petite place je décide de boire l'eau qu'il me reste. En voulant prendre la bouteille je m?aperçois que mon pantin est toujours accroché à mon minikit, je le mets et bois un coup. Je continue et je m'engage sur la corde pour remonter. Bon... mon départ a été &amp;quot;violent&amp;quot; : je n'ai pas lâché la corde en douceur... Moi qui ne suis toujours pas fan de la progression sur corde, ça fait très drôle de tourner sur soi-même en se balançant au-dessus du vide... Je remonte le puits, me contorsionne pour m'asseoir sur le bord du puits pour reprendre le boyau, reprends le kit laissé à l'aller, et pars dans le boyau. A la sortie, je m'arrête pour attendre la suivante et j'ai la douloureuse vision de l'absence de mon minikit sur mon porte matos droit... Carine et Léna sortent. Je leur demande si elles ne l'ont pas vu dans le boyau : non, pourquoi ? Bah je l'avais à la ceinture sur la vire. Carine: je t'ai regardé monter tout du long et je n'ai rien vu tomber ! Bon bah adieu petit sac je t'aimais bien...
  
  Nous continuons vers la sortie. Je suis toujours en tête. Arrivé en bas de la salle Hope, Lena me dit qu'elle a besoin de sortir, elle repart seule vers le jour. J'attends que Carine passe la tête hors de la chatière mais après plusieurs minutes personne ne vient... Bizarre tout ça, je m'engage dans la chatière en gueulant, j'arrive au puits intermédiaire et j'en descends la moitié, gueule et... pas de réponse. Une conversion plus tard me revoilà en haut du puits. Je gueule et toujours personne; je ressors, je gueule et je n'entends toujours pas de réponse, je me dis que j'ai peut-être raté un épisode. Je prends le kit et fonce vers le boyau de sortie - toujours personne, je largue le kit à l'entrée du boyau et demi-tour. J'arrive dans la &lt;i&gt;Salle Hope&lt;/i&gt; et là OUF retour de Carine qui m'explique qu'elle n'a pas vu le scotch light et a continué tout droit. La &lt;i&gt;salle Hope&lt;/i&gt; porte bien son nom. Nous repartons tous deux vers la sortie soulagés. Nous sortons quand le soleil se couche à 20h45. C'était sympa ! Léna qui attendait dehors depuis presque 1h s'est elle aussi inquiétée de la durée de notre absence et se préparait à retourner dans l'trou !!
  
  Nous arrivons au gite en bons derniers... Tout le monde avait déjà pris l'apéro et mangé les délicieuses pâtes carbo faites par Cath'.
  
  Une mission de sauvetage de mon minikit a été entreprise par l'équipe du dimanche pour Baudin. Ils sont revenus bredouille.... logique.
   Après un avis de recherche lancé sur un célèbre réseau social, une personne qui a probablement fait une traversée l'a récupéré le dimanche. A l'heure où j'écris ces lignes des bières et un bon Mondial Relay sont en route pour le Doubs !! Le minikit aura droit à une personnalisation pour que je me rappelle de cette histoire !! 
[/Yann]

TPST : 9h45


    
&lt;b&gt;Borne aux Cassots&lt;/b&gt;
Participants : Jef Balacey (ABIMES), Catherine Balacey (ABIMES), Hervé Lair (ABIMES), Loevan Michel (SGHS), Yves Singlas (ASTC), Sophie Corniquet (SCJ), Christophe Delattre (ASTC), Arthur Perrin (ABIMES)
    
 [Yves]  
Un interclub au complet vu que les ASTC présents sont aussi T&amp;E ; même un inter-CDS avec Sophie du SJC et Vicki du SCCM  !
C'est en arrivant sur le parking que l'on s'aperçoit qu'on a oublié cordes et amarrages. Cela arrive parfois quand on est nombreux et enthousiastes. Bon, on avisera. Après un bain rafraichissant près de l'entrée, on atteint les grandes galeries, montagnes russes avec la progression sur blocs. Merci à la belle petite galerie en dentelle creusée en dissolution qui permet de shunter deux très grands éboulis (pour ceux qui ne la loupent pas...). 
A la cascade de 6 m, le manque de corde se fait sentir. Donc demi-tour de l'équipe Catherine, Jef et Hervé, c'est un peu trop casse-gueule pour eux.  Retour tranquille, sortie une heure avant la deuxième équipe.
Passage de la cascade de 6 m soit à gauche (en rive droite) debout, soit à droite (en rive gauche !) à 4 pattes.
Arrêt au fond de la &lt;i&gt;Galerie du bénitier&lt;/i&gt;, quelques petites excentriques et fleurs de gypse, et passage dans la &lt;i&gt;Galerie du Gypse&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Galerie de la Neige&lt;/i&gt;.
Sur le retour on cherche et regarde le bois fossilisé au plafond que l'on avait raté à l'aller. 
[/Yves]

[Arthur] 
Très belle grotte, de beaux volumes, une belle rivière et une entrée qui fait penser à un cavage de carrière (les murs en pierres sèches dans la galerie d'entrée font penser à une hague ça n'aide pas non plus). 
Le demi-tour en haut du puits qui fait suite à la &lt;i&gt;Galerie de la Neige&lt;/i&gt; laisse comme un goût de trop peu, il faudra revenir !
[/Arthur] 
TPST : 6h

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Gouffre du Bief Bousset :
Participants : Jean-Paul Couturier (ABIMES), Jean Charbonnel (ABIMES), Vicki Moore (SCCM)
  
[Vicki]
Jean-Paul équipe pour qu'on avance le plus vite possible. Objectif: vérifier que les cordes étaient en place dans le dernier puits pour accéder au collecteur - objectif atteint. Au retour, Jean glisse dans le méandre et se blesse au niveau du genou ; il fera quand-même la sortie sur ses propres moyens. Pour moi (Vicki), c'était une occasion agréable de refaire le Bief et son méandre, qui je trouve très beau, même si le kit n'est pas commode à trimbaler. 
[/Vicki]
TPST = 8h 
    
&lt;b&gt;&lt;u&gt;Dimanche 17/04/2022&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Borne aux Cassots&lt;/b&gt;
Participants : Jean-Paul Couturier (ABIMES), Antoine Rouillard (ABIMES), Léna Johanson (ABIMES), Vicki Moore (SCCM)

Tout s?est bien passé, mêmes objectifs que l?équipe de la veille, pas de blessés.

TPST : 6h
    
    
&lt;b&gt;Grotte Baudin&lt;/b&gt;
 Participants : Loevan Michel (SGHS), Yves Singlas (ASTC), Sophie Corniquet (SCJ), Christophe Delattre (ASTC)

TPST : 6h
    
    
&lt;b&gt;Gouffre du Bief Bousset&lt;/b&gt;
Participants : Carine Enguerrand Mohammed (ABIMES), Yann Valette (ABIMES), Arthur Perrin (ABIMES)
    
[Yann]
Carine, Arthur et moi avons décidé d'aller au Bief Bousset préalablement équipé la veille par Vicki, JPC et Jean, objectif : les Patafouins. Arthur a chargé les 3 néoprènes dans un seul kit et gèrera ce kit volumineux toute la sortie. Les voitures et les cordes que nos camarades avaient vu la veille sont toujours en place.

Il est 11h quand nous nous engouffrons dans le méandre en tête du 1er puits et que je m?aperçois que ma pédale est restée sur le parking... Demi-tour pour moi pendant que les autres descendent le premier puits... Après les avoir rejoins, nous avançons sans embûche jusqu'à la charnière, puis les ressauts et le P10. Direction la &lt;i&gt;&amp;quot;Salle de la Décantation&amp;quot;&lt;/i&gt; (où nous avions rebroussé chemin la dernière fois en décembre dernier), puis nous nous engageons dans le début du méandre jusqu'au l'ex-siphon 1 où les galères commencent. Il reste 280m de méandre avant la &lt;i&gt;&amp;quot;Salle Machin&amp;quot;&lt;/i&gt;. Carine ne se sent pas à l'aise dans ce genre de situation et nous restons proches d'elle pour l'encourager et l'accompagner dans les passages acrobatiques. Pour ma part je traine le kit bouffe et la fatigue commence à se faire sentir. Première pause &amp;quot;Salle des Paumés&amp;quot;, il reste 140m avant la &amp;quot;Salle Machin&amp;quot;.... Passage au-dessus de l'ex-siphon 2 puis nous entrons enfin dans la &lt;i&gt;&amp;quot;Salle Machin&amp;quot;&lt;/i&gt;, nous avons mis 3h à y arriver. On effectue la pause déjeuner et une grande discussion se lance entre nous pour savoir quoi faire pour la suite de la sortie. Pour ma part la fatigue est très présente. Arthur tente de me motiver à aller en bas des puits mais non, trop claqué. Je me monte un point chaud avec mon casque en guise d'oreiller, pendant que Carine et Arthur partent pour de nouvelles aventures avec pour objectif d'aller jusqu'au siphon et de revenir en moins de 2h, moi je fais la sieste !
[/Yann]

[Arthur]
Passé un petit ramping, on se rend compte que l'on a fait la pause déjeuner dans un petit réduit qui précède la &lt;i&gt;&amp;quot;Salle Machin&amp;quot;&lt;/i&gt; (qui s?appellerait &lt;i&gt;&amp;quot;Salle Gérard&amp;quot;&lt;/i&gt; selon une topo des parents de Yann, est-ce une dénomination officielle ?). Pas mal de 4 pattes et de ramping avant d'arriver aux puits, la corde en fixe est en bon état, mais elle a du mal à passer dans le descendeur. Certaines têtes de puits doivent se négocier en se glissant un peu en biais et on arrive en haut du dernier puits, reconnaissable à sa petite culotte en dentelle accrochée à l'un des amarrages. Lorsque j'avais fait  &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1027&amp;quot;&gt;la traversée en 2020&lt;/a&gt;on m'avait expliqué que cela avait un rapport avec des sirènes qui attendraient les explorateurs spéléo plus loin dans le collecteur. Arrivés en bas des puits, les pieds dans l'eau et sans avoir enfilé les néoprènes, on se rend compte qu'il est déjà l'heure de rebrousser chemin. Nous sommes à la confluence avec l'affluent Eugène-Marie et pour aller plus loin il aurait fallu se mouiller plus que de raison. Nous n'avions pas mis les néoprènes dans la &lt;i&gt;&amp;quot;Salle Machin&amp;quot;&lt;/i&gt;, comme cela est conseillé, de peur de trop chauffer (à juste titre). Mais on notera pour la prochaine fois qu'en équipe réduite (2-3) il semble possible de se vêtir de ses habits de lumière sur le palier précédant le dernier ressaut.
15h30 on entame la remontée, 16h on sort des puits 16h15 on rejoint Yann, les néoprènes auront fait un tour jusqu'en bas pour le plaisir. 
[/Arthur]

[Yann]
2h après, du bruit se fait entendre dans la chatière où se trouve la suite, sur le coup je pense à des bruits d'eau... Mais non, soudain j'entends nettement le bruit d'un kit poussé. Ma somnolence s'arrête, et je pars à la rencontre de mes 2 compères et en profite pour jeter un ?il à la vraie &lt;i&gt;&amp;quot;Salle Machin&amp;quot;&lt;/i&gt;..... Une pause s'impose pour eux pendant que je remballe mon point chaud (merci à tous pour le prêt du matos suite à la mésaventure de mon minikit la veille à Baudin). On prend une autre collation puis nous repartons vers la sortie. Puisque le kit de bouffe est vide, Arthur équilibre le poids des kits en me donnant ma néop' et en récupérant des bouteilles vides et nous repartons vers la sortie. Sur conseil de JPC la veille, on laissera la corde de 6m au niveau du shunt du siphon 2 car la corde à n?uds en place est vraiment en mauvais état. Le rythme est soutenu, j'ai un regain d'énergie mais mon humeur commence à changer en fin de méandre. Le kit c'est comme un gosse mal éduqué : il n'en fait qu'à sa tête !! Bon va falloir bosser tout ça. Je décide de déséquiper le trou équipé en double, Carine part en tête vers la voiture pendant qu'Arthur me donne de précieux conseils. 1h après, à 20h30, nous somme dehors et pour la 2ème fois du WE, arrivons en bon derniers au gite où tout le monde attend que je démarre la burger party!!

Bref pour ma part ça a été formateur comme sortie malgré que je ne sois pas allé aux Patafouins... Encore une fois... Bief Bousset on va s'revoir!
[/Yann]

TPST : 9h30

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/UQzdsNpGRlQ&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;b&gt;Grotte des Cavottes et Gouffre des Ordons&lt;/b&gt;
 Participants : Jef Balacey (ABIMES), Catherine Balacey (ABIMES), Hervé Lair (ABIMES)
 
[Jef]
&lt;u&gt;Gouffre des Ordons&lt;/u&gt; : 
Cat et Hervé n'étant pas chaud pour Baudin, Jef se dévoue et, comme Hervé ne connait pas les Ordons, on part pour une visite touristique. Rien à signaler, c'est toujours aussi beau. 

TPST : 3h

&lt;u&gt;Grottes des Cavottes&lt;/u&gt; :
L'objectif était d'aller voir la salle du gypse mais, Murphy étant partout, on a pas les bonnes indications et on visite un autre diverticule, peu fréquenté vu les mono spits anciens, à revoir. On en profite pour tester la tyrolienne.  Bref, une journée peinard.
[/Jef]

TPST : 2h

    
&lt;b&gt;&lt;u&gt;Lundi 18/04/2022&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Via Ferrata des Baumes du Verneau&lt;/b&gt;
Participants : Yves Singlas (ASTC), Sophie Corniquet (SCJ), Christophe Delattre (ASTC), Léna Johanson (ABIMES), Arthur Perrin (ABIMES)

Via Ferrata par les itinéraires difficiles et extrêmement difficile
Passage à la résurgence du Verneau sur le retour pour la visite et pour voir si l'on n'aperçoit pas un minikit qui flotte.

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&lt;b&gt;Randonnée à Montmahoux&lt;/b&gt;
Participants : Jef Balacey (ABIMES), Catherine Balacey (ABIMES), Hervé Lair (ABIMES), Jean-Paul Couturier (ABIMES), Loevan Michel (SGHS), Carine Enguerrand Mohammed (ABIMES), Yann Valette (ABIMES), Vicki Moore (SCCM)

Sur idée de Yann, nous partons de Nans sous Sainte Anne pour le belvédère situé au-dessus de Montmahoux. La pente est raide et le dénivelé important : 462 m ! Mais la vue est belle, on voit le Mont Blanc.  

    &lt;b&gt;Fin&lt;/b&gt;
Le WE se termine par le lavage du matériel dans le Lison, un raid sur la fromagerie de Nans et une bière au soleil en terrasse.</description>
</item>

<item>
<title>Participation aux explos du Calernaüm</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1123</link>
<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Lucas S (Sophitaupes), Manon P (Sophitaupes), Romain (Garragahl)

Profitant d?un séjour en famille dans le coin, je réponds positivement et avec beaucoup de plaisir à la proposition de Lucas de participer à une sortie qui est prévue pour être longue au Calernaüm.

Comme à chaque fois avant une sortie spéléo dans le coin, je dors mal. Réveil à 07h00, petit-déjeuner et départ à 08h00 pour honorer le rendez-vous au parking de l?observatoire de Caussols à 08h30.
Après 20 min de route j?arrive sur le parking où une voiture avec un passager que je ne connais pas patiente, message de Lucas « on aura 15 min de retard », ça commence bien !

A l?arrivée des Luluchatons (Lucas et Manon), je fais connaissance avec mon voisin de parking, Romain du club Garragahl qui participe à la sortie avec nous.

On se change et on part en direction du trou. La marche d?approche n?est pas compliquée, on suit le sentier sous le vent pendant 20 minutes jusqu?à arriver à une doline dont le fond est tapissé de pierres qui forment une sorte de panneau sens interdit (ce qui explique l?autre nom de la cavité, « &lt;i&gt;l?aven du sens interdit&lt;/i&gt; »). L?entrée de l?aven est un petit trou à mi-pente de la doline.

Entrée sous terre à 09h30, on commence à descendre les puits, on passe un pendule pour se faufiler dans un boyau suivi d?une vire remontante assez pénible (apparemment bientôt équipée de fer à béton pour avoir des prises pour les pieds), puis les puits s?enchainent. Sur la topo on aurait pu croire que la descente de 200 m de puits serait impressionnante, mais non. Les puits sont assez étroits pour que la sensation de verticalité soit complètement absente.

Arrivée en bas des puits à 10h30, j?enlève ma polaire qui était visiblement de trop et on se dirige vers le réseau I. Les galeries ne sont pour le moment ni de taille impressionnantes, ni joliment concrétionnées (ça c?est plutôt les réseau II et III apparemment, il faudra revenir). On avance bien mais je traine des pieds, j?ai mal dormi et je bougonne car Lucas nous avait promis de la grande galerie où je n?aurai pas dû avoir à me baisser. Pour le moment la progression se fait au milieu des marnes vertes ce qui rend les prises un peu glissantes et moins solides.

On passe par la &lt;i&gt;Galerie du Dolmen&lt;/i&gt; où une escalade des Luluchatons est en cours.

On arrive à la &lt;i&gt;Salle des Magots&lt;/i&gt;, une grande salle d?effondrement, à 12h00 où nous ferons une courte pause, pour le moment personne n?a vraiment faim et on a encore du chemin à faire pour atteindre notre objectif. La sortie de la salle se fait par une sorte d?éboulis de schiste/calcaire dans une faille où l?on descend en marchant à 45°, on arrive ensuite dans une trémie au bas de laquelle on retrouve le ruisseau. Un balisage existe mais il faut avoir les yeux bien ouverts pour ne pas le louper tant à l?aller qu?au retour.

C?est à partir de la &lt;i&gt;Galerie des Druides&lt;/i&gt; que je trouve que l?aven commence à être beau. Cette galerie est par endroit recouverte de petites concrétions et est assez agréable à parcourir. Un petit puits équipé lors d?une sortie précédente permet de shunter un ressaut à désescalader. La &lt;i&gt;Galerie des Druides&lt;/i&gt; finit par un passage remontant puis par un plateau donnant sur le &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt;. Sur ce plateau, 2 lucarnes s?ouvrent sur un puits, qui d?après ce qu?on me dit n?aurait jamais été descendu (c?est dur à croire quand on le voit en plein milieu du chemin). 

Romain rééquipe les amarrages de la corde du &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt; sous les conseils de Lucas pendant que Manon et moi préparons les &lt;i&gt;Bilborupts&lt;/i&gt; et posons le premier. Le choix de le poser ici peut sembler curieux, mais nous décidons de le faire tout de même, conforté par la présence de glaise, de sapins d?argile et par l?absence de traces de pas dans certaines zones où quelqu?un s?était forcément aventuré (présence d?un spit en hauteur).

&lt;i&gt;Les Bilborupts sont des dispositifs de conception assez rudimentaire permettant de visualiser la mise en charge ou non d?une galerie. Ils sont constitués (dans le cas présent) d?un fer à béton sur lequel est fixé à 2 hauteurs différentes des sections de tubes PVC dans lesquels sont placés des bouchons en liège retenu par une ficelle. Les bouchons restent en l?absence de crue logés dans les sections de tubes PVC car ils sont retenus par un croisillon de fil de fer au fond. Lorsque l?eau monte, elle remplit les tube PVC par le fond, les bouchons en liège flottent et sont emporté en dehors de leur logement par le courant. Lorsque l?eau se retire, les bouchons se retrouvent pendus par la ficelle en dehors de leur logement. Leur nom vient du fait que l?utilisation de ce genre d?équipement s?est développé au Rupt-du-Puits. &lt;/i&gt;

Le &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt; porte effectivement bien son nom, c?est un plan incliné glaiseux où il est compliqué de trouver des appuis sûrs. Il débouche sur 2 petits ressaut surplombés d?une belle méduse. Après une rapide progression on se retrouve à notre premier véritable objectif, les &lt;i&gt;Mounta-Cala&lt;/i&gt; !

&lt;i&gt;Mounta-Cala&lt;/i&gt; en niçois signifie « montée-descente », c?est un beau résumé de ce qui nous attends pour la suite puisqu?on passera de -422 à l?entrée des &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt; à -383 à leur sortie en enchainant les escalades et puits de +/- 20 m.

Pendant que les Luluchatons partent à l?assaut de l?escalade de 28 m qui avait été ré-équipée lors de la dernière sortie, Romain et moi faisons notre pause déjeuner et posons un &lt;i&gt;Bilborupt&lt;/i&gt;, il est 14h30.

On laisse une demi brosse en plastique en bas de l?escalade après s?être décrotté pour ne pas pourrir les cordes et on part rejoindra les Luluchatons au sommet de l?escalade de 18 m qui suit celle de 28 m. C?est ici que Manon recommencera à faire parler le perfo pour renouveler l?équipement. Quelle joie de pouvoir se délester des maillons et plaquettes inox qui pesaient depuis le départ ! On en profitera pour continuer à poser des &lt;i&gt;Bilborupts&lt;/i&gt; à des endroits que nous jugeons pertinents, il est 15h.

Les &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt; n?ont pas volé leur nom, on enchaine les montées-descentes parfois ré-équipée, parfois en libre. Certains obstacles nous frustrent même, comme cette montée-descente pour avancer de 10 m alors que le ruisseau trouve son chemin dans une faille de 10cm de large.

Le ré-équipement de cette zone nous laisse l?occasion de profiter du paysage, et ça en vaut la peine. Il y a un fort contraste entre les seuils blafards qui sont régulièrement lessivés et l?argile qui s?accumule au fond. On observe des concrétions que je n?avais jamais vues, des sortes de coupoles inversées noires qui se forment sur le mondmilch. De nombreux départs en plafond sont visibles, il y a de quoi s?amuser pour qui serait tenté de faire ces escalades. En arrivant sur la fin des &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt; on passe dans un grand Gour percé.

On sait qu?il y a longtemps que personne n?était venu dans le secteur, mais on aura la surprise de ne voir aucune trace de pas dans l?argile. Ce qui montre que la galerie est bien active et qu?il est même possible qu?elle s?ennoie de temps à autres.

Les &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt; finissent par un T10 suivi d?un R4 où nous n?avons plus que la corde d?intervention de Lucas pour doubler la corde en place vieille d?une trentaine d?année. 
Heureusement qu?ici les prises sont bonnes et que même si le grand volume dans lequel on débouche au carrefour entre les &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Puits JB&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;Galerie des Cônes&lt;/i&gt; est impressionnant, on ne sera pas inquiétés.

Arrivés à la &lt;i&gt;Galerie des Cônes&lt;/i&gt; vers 18h, objectif ultime de notre sortie, je suis étonné de voir cette galerie creusée dans l?argile (ou complètement recouverte d?argile). On observe de nombreux soutirages au fond, formants des entonnoirs de plusieurs mètres de diamètres. On doute de pouvoir descendre en sécurité sans corde, mais il s?avère que les parois qui semblaient plutôt solides sont en fait également constituées d?argile et qu?il n?est pas possible de placer des amarrages. Vu que mon gabarit est plus imposant que celui des autres, je renonce à descendre dans le premier entonnoir et à parcourir quelques mètres dans la &lt;i&gt;Galerie des Cônes&lt;/i&gt; pour servir d?amarrage humain aux autres s?ils en ont besoin.

Finalement personne ne rencontrera de problème pour descendre ni pour remonter et nous ferons demi-tour à 19h15. La corde d?intervention de Lucas est déséquipée, et nous partons devant avec Romain tandis que les Luluchatons suivent un peu derrière. Je profiterai de l?avance pour défaire les n?uds des anciennes cordes que nous avons remplacées pour les lover en vue de leur réutilisation future en balisage ou corde à n?uds et surtout pour pouvoir récupérer les plaquettes et maillons qui étaient dessus. Après nettoyage et inspection par Lucas, certains pourront resservir.

A la sortie des &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt; nous ferons une pause répartition des kits entre 19h50 et 20h00, on laissera un peu de matériel sur place pour les futures explorations dont une massette que l?on ets content de pouvoir laisser derrière nous.

Nous sommes tellement boueux que lors des dernières remontées des &lt;i&gt;Mounta Cala&lt;/i&gt; je suis obligé de fermer mon Basic et mon Croll à la main à chaque mouvement.

A la descente de l?escalade de 28 m, je regarde avec attention un goujon dont Lucas m?avait parlé, il bouge effectivement. Il sera retiré à la prochaine sortie et remplacé par un amarrage plus sûr.

Nous remontons le &lt;i&gt;Toboggan&lt;/i&gt; en essayant de se salir le moins possible puis la &lt;i&gt;Galerie des Druides&lt;/i&gt; dans laquelle l?écart se creuse un peu entre le binôme de tête constitué de Romain et moi et les Luluchatons.

Arrivés dans la trémie qui est sous la &lt;i&gt;Salle des Magots&lt;/i&gt;, on pense reconnaitre le chemin et on s?engage dans un plan incliné bien marqué par le passage de spéléo pour se retrouver dans une jolie salle concrétionnées cachée entre les blocs. Cette salle ne nous dit rien, mais bon, on l?a peut-être oubliée, on cherche un peu et on trouve un cairn, on suit le balisage et on se retrouve ? en bas du plan incliné que l?on vient de grimper ! Je me disais bien que le ruisseau ne coulait pas dans le bon sens !

On est rejoint à ce moment par les Luluchatons qui nous montrent le bon chemin puis on remonte par le passage désagréable de la faille remplie d?éboulis pourris où l?on progresse à 45°. La fatigue commence à se faire sentir pour tous mais de manière plus marquées pour certains.

Arrivés à la &lt;i&gt;Salle des Magots&lt;/i&gt; à 23h30, on fera une courte pause pour prendre le repas du soir. J?en profiterai pour faire l?article de mon beau poncho et pour convaincre de son utilité puisqu?en moins de 5 minutes j?en suis recouvert avec une bougie pour me réchauffer.

On réorganise les kits puis on part en direction des puits. Romain commence à remonter le &lt;i&gt;Puits Goliath&lt;/i&gt; à 01h15 tandis que les Luluchatons finissent d?arriver.

J?estime à la louche que l?on devrait mettre 1h pour remonter 100 m de puits et je me lance derrière Romain. On restera à proximité toute la remontée sans que je ne le rattrape mais on distancera assez rapidement les Luluchatons. Lors de la remontée on s?arrêtera tout de même deux fois entre 5 et 10 minutes pour s?assurer que l?on entend toujours l?équipe de derrière.

On sortira entre 03h30 et 04h15 de la nouvelle heure (puisque oui, le changement d?heure s?est fait dans les puits), 02h30 et 03h00 selon l?ancienne heure. Nous n?aurons mis qu?un peu plus d?une heure à remonter les 200 m de puits, mon estimation n?était vraiment pas bonne.

Par acquis de conscience je mets un mot sur la conversation familiale pour leur dire que tout va bien, je suis surpris de recevoir une réponse instantanée à la fois de ma mère et de ma s?ur : « T?en es où ? Magnes-toi il y a un incendie au &lt;i&gt;col du Pilon&lt;/i&gt; et apparemment il vient vers vous ! ». Pour le moment ni odeur de fumée, ni lueurs qui pourraient faire penser que le feu est proche, mais on se prépare à peut-être devoir faire un détour en voiture pour le trajet du retour.

Le temps de revenir à la voiture, de se changer de discuter un peu, on partira du parking à 05h00 de la nouvelle heure, pour finir au lit à 6h00.

Sur le chemin du retour, fatigué par la sortie, un peu stressé par cette histoire d?incendie et ne conduisant pas souvent, je roule plein phare à 40 km/h. Je croiserai tout de même les pompiers et un renard puis plus tard, plus proche de la ville un gros blaireau au volant de sa voiture. De l?incendie je ne verrai qu?un peu de fumée et une vague odeur de bois brûlé, j?ai de la chance que la route ne passe pas au mauvais endroit.

Le lendemain ce sera courbatures et mal au crâne pour tout le monde, il est très possible que nous n?ayons pas bu suffisamment.

En bref, une bien chouette sortie, longue et physique comme je n?en fais que trop rarement.

TPST :17h

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</item>

<item>
<title>Traversée Rochotte - Combe aux Prêtres + Rivières Ben n°3 & n°4</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1116</link>
<pubDate>Sat, 26 Feb 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Clément P, Yann V, Arthur P et Etienne B (SG-CAFMP)

On a réussi à motiver Étienne à sortir de sa Normandie adorée pour venir dans une autre région pluvieuse et froide et en plus venteuse !

Pendant qu'Arthur et Étienne équipent la sortie, Yann et Clément P commencent l'équipement de &lt;i&gt;Rochotte&lt;/i&gt;.
Arthur trouve un Pantin II sur le chemin de &lt;i&gt;Rochotte&lt;/i&gt;, la journée commence bien !

L'équipe se regroupe en haut du grand puits.
Clément cherche comment équiper la grande vire, et Yann fais un refus d'obstacle, donc problème résolu, on fait en 2 parties avec le fractio plein vide

Arrivé en bas, on se dirige vers le &lt;i&gt;Réseau Ben&lt;/i&gt;
Le niveau est un peu haut dans la &lt;i&gt;Rivière Ben n°1&lt;/i&gt;
Yann tombe à l'eau  c'est pas chaud mais toujours marrant !

Le passage entre la &lt;i&gt;Rivière Ben n°1&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Rivières Ben n°3 et 4&lt;/i&gt; est parfois bas, on rampe mais globalement ce n'est ni difficile, ni fatigant, c'est juste long.
On arrive bientôt dans un méandre au fond duquel on entend la rivière couler.
Au bout de ce méandre on débouche dans la &lt;i&gt;Rivière Ben n°4&lt;/i&gt;, on comprends que pour atteindre la &lt;i&gt;Rivière Ben n°3&lt;/i&gt; il aurait fallut descendre plus tôt au fond du méandre, on ira y faire un tour sur le trajet retour.

Yann et Étienne s'arrêtent devant l'eau (pas folles les guêpes surtout que Yann et déjà trempé), Clément et Arthur partent voir le siphon aval de la &lt;i&gt;Combe aux Prêtres&lt;/i&gt; en progressant en oppo au dessus de l'eau.
En faisant demi-tour pour rejoindre Etienne et Yann, Arthur voit une galerie fossile en hauteur sur la gauche qui permet d'aller jusqu'au siphon reliant les &lt;i&gt;Rivières Ben n°4 et n°3&lt;/i&gt;, Clément l'y rejoindra.

Demi-tour puis désescalade pour atteindre la &lt;i&gt;Rivière Ben n°3&lt;/i&gt;
la progression se fait également en oppo.
On va voir le siphon reliant la &lt;i&gt;Rivière Ben n°3&lt;/i&gt; à la &lt;i&gt;n°2&lt;/i&gt; puis on va à l'autre bout de la rivière voir le siphon reliant la &lt;i&gt;Rivière Ben n°3&lt;/i&gt; à la &lt;i&gt;n°4&lt;/i&gt;, cette fois-ci de l'autre côté. 

On reprend la galerie permettant de rejoindre la &lt;i&gt;Rivière Ben n°1&lt;/i&gt;, Arthur tente de passer par une voie parallèle, ça marche aussi sans gagner ni perdre en confort.

On sort du &lt;i&gt;Réseau Ben&lt;/i&gt; et on croise un groupe de spéléo du Vercors, une partie souhaitait faire la traversée, on leur propose de remonter par &lt;i&gt;Rochotte&lt;/i&gt; sur nos cordes. En remerciement ils nous proposent de déséquiper et de nous laisser le kit dans le puits d'entrée de la &lt;i&gt;Combe aux Prêtres&lt;/i&gt;, fair-play.

S'ensuit la traversée qui est toujours aussi belle. C'est l'occasion pour Étienne de faire de la spéléo pour la première fois au nord du Vercors (problème de sudiste, on ne devrait jamais quitter le Vercors !!), si l'on fait abstraction d'une courte &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1026&amp;quot;&gt;virée en Belgique en 2020&lt;/a&gt;.

Pendant que Yann et Etienne commencent à remonter, Clément et Arthur vont faire un tour pour repérer l'entrée du &lt;i&gt;Réseau Nord&lt;/i&gt; qui sera l'objectif de la prochaine sortie.

Clément déséquipe, le kit avec les cordes de &lt;i&gt;Rochotte&lt;/i&gt; est bien à sa place, vu le courant d'air dans la diaclase entre le puits extérieur et le grand puits on aura tout de même le temps de se refroidir par cette belle journée de février avec nos combi gorgées d'humidité.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/CtukAaV4ViE&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

TPST : 10h</description>
</item>

<item>
<title>Interclubs CDS92 en Belgique</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1105</link>
<pubDate>Thu, 27 Jan 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Week-end Interclub CDS92 (ABIMES, SGHS, ASTC) - CSARI, Hotton - Belgique 2022

Participants : Arthur P (ABIMES), Clément P (ABIMES), Rémi R (ABIMES), Yves (ASTC), Carole G (ABIMES), Achille A (ABIMES), Yann V (ABIMES), Loevan M (SGHS), Serge D (CSARI), Sophie V (CSARI), Zoé D (CSARI), Lucie D (CSARI), Serge T (CSARI), Sacha T (CSARI), David B (CSARI), Soon (CSARI), Laurent L (CSARI), Mark P (CSARI), Simon B (CSARI), Etienne L (CSARI) 


&lt;b&gt;&lt;u&gt;Jeudi 27 janvier&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
Deux voitures partent de la région parisienne le jeudi soir :
Yves part voir sa fille à Bruxelles et en profites pour faire un crochet spéléo par l'interclubs, il fera un arrêt pour passer prendre Rémi (son presque voisin) et charger l'ensemble des courses.
Clément P et Arthur partirons un peu plus tard de chez Arthur où tout le matériel attend.
Rémi et Yves arriveront 1h avant les autres, ce qui leur permettra de commencer à installer le chalet.

&lt;b&gt;&lt;u&gt;Vendredi 28 janvier&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
&lt;u&gt;Fontaine de Rivîre&lt;/u&gt;
Le lendemain, réveil à 8 h pour un rendez-vous à 10 h à Sy, dans la province de Liège. On retrouve Gil (un copain spéléo-canyoneur rencontré lors d'un week-end canyon dans le Vercors en octobre dernier) qui nous apprend qu'il sera bientôt salarié de l'UBS (la fédé belge de spéléo) et &amp;quot;Jack&amp;quot; du club Continent 7 qui sera notre guide pour cette sortie dans la grotte protégée de Fontaine de Rivîre.
Après une petite marche d'approche le long de l'Ourthe, durant laquelle on pourra admirer la hauteur à laquelle ont été laissé les déchets amenés par la crue de juillet dernier, et après être passés à côté de la résurgence de la Fontaine de Rivîre (qui a donné son nom à la grotte, mais qui ne communique finalement pas avec), on grimpe un peu le long de la falaise et &amp;quot;Jack&amp;quot; nous dit, &amp;quot;c'est ici !&amp;quot;.
L'entrée est discrète, une petite porte maçonnée au ras du sol qui n'a pas l'air bien large (30 cm x 40 cm). Le plus drôle étant tout de même les contractions de &amp;quot;Jack&amp;quot; pour atteindre le cadenas se trouvant derrière la porte et seulement accessible en passant son bras par une petite ouverture allongé la tête en bas sur le dos.
Tout le monde passe l'étape de l'étroiture d'entrée sans trop de problème (n'est-ce pas Gil &lt;span class=&amp;quot;emoji&amp;quot;&gt;?&lt;/span&gt;) et on commence à progresser dans des galeries de taille de plus en plus raisonnables. Après avoir passé le passage de &amp;quot;la baignoire&amp;quot; qui, heureusement pour nous, était presque à sec, nous arrivons dans la galerie des Vignobles, une partie très concrétionnée. La grotte est préservée par sa faible fréquentation, découverte en 1968 elle est fermée et son accès est protégé depuis.
Les dimensions sont agréables, le paysage est plaisant, le guide intéressant nous raconte l'histoire des explorations de la grotte et nous arrivons bientôt au lac terminal.
La surface est impressionnante (1000 m², 15 m de profondeur) et rapidement deux choix s'offrent à nous.
Soit on s'engage dans la vire qui suit la longueur du lac et qui va dans le prolongement de la galerie, soit on prend la vire un peu plus sportive partant à 90° et qui suit la largeur avant de remonter un équipement en fixe donnant accès au pigeonnier et la possibilité de revenir sur la première vire par un rappel guidé.

Clément P et Arthur partent en direction du pigeonnier tandis que les autres se dirigent vers l'autre rive.
Arrivé au pigeonnier Clément se lance dans le rappel guidé, la corde est gonflée, même en l'ayant passée en &amp;quot;0&amp;quot; dans son descendeur, il est obligé de faire sauter le frein pour pouvoir finir sa descente et se mouille un peu les pieds.
Arthur le suit de près, mais étant un peu plus lourd et ayant eu la bonne idée de se charger du kit avec appareils photos et trépied, il se mouillera un peu plus à l'arrivée en ayant la chance de pouvoir prendre un bain de siège sous les éclats de rire de ses camarades qui ne manquent pas d'immortaliser ce moment.
S'ensuit une séance photo au reflex sur la rive opposée à la galerie d'arrivée. Quelques piles sont manquantes, on se débrouille en faisant de la pause longue. Malgré la buée qui s'invitera sans s'annoncer, on arrivera à faire quelques clichés potables.

On finit par ressortir et on papote un bon moment sur le parking. Très chouette rencontre avec &amp;quot;Jack&amp;quot; avec qui on gardera contact. On reverra peut-être Gil bientôt en canyoning, mais les plannings sont incertains avec les restrictions sanitaires. Dans tous les cas on reviendra dans la province de Liège, ne serait-ce que pour essayer d'aller au Nou Bleu !

On rentre ensuite au chalet en faisant la tournée des cimetières à la recherche d'un robinet d'eau potable pour remplir nos bidons vides (attention, des robinets ne sont pas toujours présents dans les cimetières en Belgique, et lorsque c'est l'hiver ils sont bien entendu mis hors-gel) et en faisant une pause ravitaillement bière avant d'arriver. 
Yves nous quitte pour rejoindre sa fille sur Bruxelles, les belges arrivent au compte-goutte et on se met à l'apéro et à préparer les spaghettis bolo !

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TPST : 4h

--Arthur--

&lt;u&gt;Pendant ce temps-là&lt;/u&gt; :

Un départ millimétré pour Carole G, Achille A, Yann V, Loevan M (SGHS)... Tout commence par un Rémi qui oublie le fromage destiné à la fondue du samedi soir lorsqu'il est parti la veille. Yann, investi de la mission récupération du fromage auprès de la mère de Rémi, traverse la moitié de l'île-de-France avant d'être rejoint par le reste de l'équipe du vendredi soir. Des discussions animées, un détour par Casto - où nous ne trouverons pas la pelle demandée - et le remplissage de bidon d'eau potable sur une aire d'autoroute, déserte comme le début d'un mauvais film d'horreur, ponctuent le voyage. Arrivé.e.s au chalet, nous trouvons nos copain.e.s belges endormi.e.s, et nous somme accueilli.e.s par nos copains d'ABIMES pour un topo sur la grotte de Hotton animé par Arthur (chacun écoute religieusement), grotte pour laquelle nous apprenons qu'il n'y aura pas de places pour nous cette fois-ci ! De toute façon, nous préférons les entrées où &amp;quot;ça ne passe pas&amp;quot; à l'entrée par ascenseur de la grotte d'Hotton ! 

--Carole--

&lt;b&gt;&lt;u&gt;Samedi 29 janvier&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
&lt;u&gt;Grotte de Hotton&lt;/u&gt;
L'équipe du Nou Maulin étant déjà parti, on laisse l'équipe de surface constituée de Serge T qui doit bosser et de Thomas U qui rentre chez lui pour se diriger vers la lointaine Grotte de Hotton.
5 minutes plus tard, Serge D, Clément P, Etienne et Simon rejoignent Charles et Jean-François du SCB qui les attendent sur le parking de la grotte de Hotton. On papote un peu puis on se mets en tenue.
L'objectif de la sortie est de faire un état des lieux post-crue du réseau &amp;quot;sauvage&amp;quot; de Hotton, de récupérer une sonde de température que Serge D avait placé quelques temps plus tôt et qui a du être transportée par la crue dans un lieu indéfini, et d'aller voir (avec quelques outils) comment se présente une désobstruction engagée il y a fort fort longtemps et qui permettrait à des non-plongeurs d'accéder au réseau post-siphon 5.
La descente se fait par ascenceur et donne dans le réseau touristique que l'on quitte rapidement en passant sous une barrière.
Arrivé dans la rivière, le niveau maximum de la crue est bien visible par une couche d'argile déposée 6 m à 8 m plus haut (à vue de nez), selon les camarades du SCB quelques gros blocs auraient également bougé.
On cherche le capteur de température, qui avait été posé au sol dans une boîte étanche bleue non loin du siphon 5, sans succès. On s'occupe quelques minutes à chercher des niphargus et cela prendra un certain temps avant que Charles ne voie le premier.
Tandis que Serge et Jean-François s'engagent dans la galerie basse menant à la désob, Etienne, Simon, Clément et Charles accompagnent Arthur qui est parti faire des photos du &amp;quot;&lt;i&gt;Dromadaire&lt;/i&gt;&amp;quot; et du &amp;quot;&lt;/i&gt;Taj Mahal&lt;/i&gt;&amp;quot;. Charles et Clément font demi-tour rapidement pour rejoindre l'équipe désobstruction tandis qu'Arthur recrute Etienne et Simon comme modèles / assistants lumières.
Après quelques clichés toute l'équipe se réunira au chantier de désobstruction.

Ce chantier, sur lequel Jean-François a travaillé en 1975, consiste à dégager un ancien siphon se situant quelques mètres au-dessus du siphon actuel et rempli d'argile, ne laissant qu'un maigre passage en voûte.
Le siphon est large et on ne cherche qu'à créer un passage avec un gabarit suffisant pour passer à quatre pattes. La question des déblais est réglée en les stockant sur les côtés quitte à remplir le siphon jusqu'à la voûte.
Lorsque l'équipe photo rejoint l'équipe désob, Clément part en reconnaissance par le passage en voûte qui ne fait que 40 cm de haut au départ. Il s'arrêtera et fera demi-tour lorsqu'il fallut ôter son casque pour pouvoir progresser d'avantage, il nous dira à son retour qu'il a estimé la distance parcourue à 40 m environ et qu'il voyait encore devant lui au moins 10m de passage similaire, mais que le remplissage semblait homogène sur toute la longueur. Pendant tout ce temps, Serge D, Charles et Jean-François ont travaillé en équipe sur le front de taille abandonné depuis des dizaines d'années et ont progressé d'environ 1 m en 45 minutes. C'est engageant, le chantier n'est pas difficile, la perspective d'explorer post-siphon 5 sans plonger et d'affiner la topo, voire de trouver un passage à sec pour passer post-siphon 6 est motivante mais ce sera long et ingrat vu l'état dans lequel Clément P est revenu. Les détails restent à régler pour voir comment s'organiser et prendre part à ce projet. Clément P ira prendre un bain dans le siphon 5 pour nettoyer son matériel pendant que Serge D lavera ses kits pleins de boue.
Sur le retour, Etienne et Simon, l'oeil vif, remarquent une boite bleue coincée entre 2 blocs, c'est le capteur de température de Serge D !
On se dirige donc vers la sortie pour respecter l'horaire convenu (16h30), on papote avec la personne de la grotte touristique à qui l'on rend les clefs de l'ascenceur et qui nous demande conseil pour des lampes avec lesquelles ils pourraient équiper leur guides (je ne sais pas si l'on a été de bon conseils), puis on se change sur le parking. Tandis que les autres rentrent au chalet en voiture, Simon et Arthur choisissent de rentrer à pied par un sentier qui passe à &amp;quot;flanc de falaise&amp;quot; (en réalité au-dessus du front de taille sur lequel s'est arrêté la carrière de Hotton qui a découvert et détruit partiellement la grotte). Le sentier descend ensuite dans la carrière où l'on se sent tout petit entourés de ces murailles de calcaire bleu-noir du dévonien. 
On rentrera à temps pour prendre l'apéro et commencer à préparer la fondue suisse au fromage dans un chalet belge avec du fromage acheté en France &lt;span class=&amp;quot;emoji&amp;quot;&gt;?&lt;/span&gt;. Lucie D nous rejoindra au chalet pour le repas après avoir passé son vendredi soir et sa journée de samedi à &amp;quot;étudier&amp;quot;.

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--Arthur--

&lt;u&gt;Grotte du Nou Maulin&lt;/u&gt;
Après avoir été rejoint par Mark p et Laurent L devant le porche d'entrée, l'équipe constituée de Carole G, Achille A, Yann V, Loevan M (SGHS), Sophie V, Zoé D, Sacha T, David B, Soon, Rémi R se met en route.
Nous débutons la marche d?approche par l?ascension de la colline sur le flanc de laquelle se trouve « l?Entrée des Tonneaux ». L?entrée se présente comme un tuyau lisse de 3 mètres de profondeur débouchant sur une galerie étroite. L?étroiture est telle qu?une partie du groupe originel se décide à rebrousser chemin pour choisir une autre entrée du Nou Moulin.
Cette première difficulté passée nous débouchons sur une salle menant au « passage des Orions » (itinéraire alternatif pour rejoindre le réseau inférieur via un rappel). Menés par Marc et Laurent nous prenons le chemin de la « salle du bivouac » en traversant une succession de ressauts, que nous franchissons par une descente en rappel.
La Salle du Bivouac est couverte de boue et d?autres débris charriés par la récente crue de la rivière d?entrée. Nous en profitons pour jeter un ?il au « Roulement à Billes », ce dernier a malheureusement été rendu instable par les précédents évènements climatiques.
Nous progressons désormais jusqu?au « Gruyère », un ensemble de blocs labyrinthiques, dans lequel nous passons beaucoup de temps à trouver notre chemin. Finalement nous nous frayons un chemin et faisons la jonction avec l?autre groupe entré par le « Souffleur ».
Après un rapide pique-nique dans la « Grande Salle » nous prenons la direction du « Souffleur » en déséquipant les dernières cordes et terminons la sortie aux alentours de 17 h.

--Achille--

Départ du gite aux alentours de 11 h pour une arrivée sur place aux alentours de 11 h 30, changement, puis départ pour l'entrée au tonneau. Une fois trouvée, Sophie part la première, suivie par Sacha et Zoé. Puis arrive la première galère : je m'engage à mon tour dans ce fameux tonneau les pieds en avant et sur le dos. Ça passe ....jusqu?à une étroiture après le bidon... ou je reste bloqué......j'arrive à me sortir je ne sais trop comment, j?enlève un peu de bordel et je passe cette fois-là les pieds en avant ventre à plats et là je reste bloqué bien comme il faut. Rémi vient me tirer comme il peut?j?enlève tout le matos et tente un demi-tour dans le bidon pour passer à plat ventre tête la première, avec Sophie qui a bien compris qu'il y a eu un problème et qui était venue me guider.......Rémi passe ensuite, et là il y'a un long moment d'attente où plus personne n'arrive. On apprend alors que David a tenté l'aventure et a lui aussi fait un bouchon......la décision de faire 2 groupe est prise. Nous continuons donc sur une dizaine de mètres avant de rencontrer quelques obstacles : un plan incliné, une main courante puis un 2ème plan incliné?Tout le monde passe sans encombre, nous avons dû faire 50m depuis l'étroiture d'entrée quand nous arrivons au &amp;quot;gruyère&amp;quot; un amas de blocs dans lequel il faut remonter (en rampant encore). Nous galérons à trouver la suite, quand Mark aperçoit les lumières de l'autre groupe, il reste à savoir comment les atteindre ! Bref on se retrouve, et on mange un morceau ! nous ressortons par &amp;quot;le trou souffleur&amp;quot; une autre --BIIIIP-- étroite où cette fois-ci je déséquipe et me prend la tête à passer mon gras + le kit avec le bidon de bouffe....... Enfer et damnation cette grotte !
TPST : 5 h

--Yann--



&lt;b&gt;&lt;u&gt;Dimanche 30 janvier&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
&lt;u&gt;Puits aux Lampes&lt;/u&gt;
Le dimanche, on a le choix entre la grotte de l'Isbelle, peu fréquentée, jolie et présentée comme un &amp;quot;mini Hotton&amp;quot;, et le Puits aux Lampes, dont l'entrée se fait par une des (si ce n'est &lt;i&gt;la&lt;/i&gt;) plus grande verticale de Belgique : -60m dont 30 derniers mètres quasi-plein pot.
Les groupes se forment, certains sont très motivés par l'idée d'aller faire de la corde (n'est-ce pas Sacha ?) et finalement 8 personnes (Loevan M (SGHS), Serge D, Zoé D, Sacha T, Lucie D, David B, Soon, Clément P) choisissent d'aller au Puits aux lampes.
Après quelques petits contre-temps, comme récupérer le code du cadenas d'accès qui est sur un téléphone n'ayant plus de batterie, une première voiture se met en route avec Loevan et Clément. 
Ils arrivent sur les lieux et repèrent rapidement l'entrée qui est sur le bord du parking des bureaux d'une carrière toute proche. Le cadenas s'ouvre, mais la plaque qui protège l'entrée est lourde et pas très pratique à manier, ils préfèrent aller se changer en attendant les autres avant de l'ouvrir complètement. Le reste des troupes arrive rapidement, et Clément descend le premier pour commencer à équiper.
Le plan est d'équiper en double (Clément puis Serge D) afin de permettre une remontée plus rapide, ce qui s'avérera utile.
Clément n'ayant pas encore beaucoup d'expérience dans le domaine, l'équipement prend un peu de temps. De plus, il y a plus d'AN/AF que prévus, et il n'avait pas pris suffisamment de dyneemas, il faut donc légèrement s'adapter pour en économiser (par ex. tressage d'un n?ud dans un AF, et prêt d'une sangle par Serge D).
Loevan passe 2ème pendant que Serge D équipe une 2ème corde. Il n'y a pas beaucoup de points supplémentaire et lui aussi doit ruser pour faire un équipement confortable.
Pendant ce temps (qui a dû paraitre un peu long !), en surface et dans le froid hivernal, les gens les moins habitués à la corde révisent la manière de passer les fractionnements. Cette sortie sera même une première descente sur corde pour certains ! 
Depuis la surface, après une courte descente dans une buse, on arrive sur un plan incliné d'une dizaine de mètres, puis de là part le grand puits d'une trentaine de mètres. On est contre la paroi au départ mais on la quitte ensuite pour être dans le vide, puis on arrive à un fractionnement presque-plein-vide (surplomb sans trop d'appuis) et encore une verticale dans le vide.
On arrive au fond par le plafond de la salle terminale aux dimensions impressionnantes (30m x 60m x 20m de haut ?). Clément regrette de ne pas avoir emprunté la Scurion de Yann qui lui avait pourtant proposé. 
La salle est par endroit jonchée de gros blocs, il faut parfois slalomer et escalader pour en faire le tour. Le calcaire est très sombre, presque noir, mais parcouru de très jolies veines de calcite blanche. Autre fait notable : au plafond on distingue nettement les strates géologiques, autrefois horizontales, qui ici (comme à Hotton et à l'Isbelle) sont devenues parfaitement verticales, après un passé géologique qu'on imagine animé.
Le temps que tout le monde arrive en bas (surveillés et parfois guidés par Serge D qui attendait au fractionnement), il est temps pour les premiers d'entamer la remontée. 
Soon, pour qui c'est la première remontée sur corde, trouve rapidement la technique et s'en sort finalement bien, aidée par Serge D et David.
Finalement, c'est la remontée qui prendra dans l'ensemble le plus de temps a l'équipe. Serge D et Clément sortiront en dernier pour déséquiper, et déboucheront dehors à la nuit tombante.
La sortie ayant duré un peu plus que prévu (et il faut reconnaître qu'on n'est pas non plus parti très rapidement le matin), on la conclura en allant laver le matériel de nuit, dans la Lomme, juste en face du Nou Maulin, avant de rejoindre les Belges qui avaient pris un peu d'avance et qui nous attendaient à l'incontournable friterie du dimanche soir.

TPST : 4h30

-- Clément --

&lt;u&gt;Grotte de l'Isbelle&lt;/u&gt;
L'objectif du groupe allant à la Grotte de l'Isbelle est, comme pour la sortie à la grotte de Hotton, de faire un état des lieux post-crue et de faire un changement de cadenas de la grille d'entrée.
La grotte dont l'existence était supposée depuis longtemps et qui a été recherchée pendant des dizaines d'années a finalement été découverte en 2007 par le Spéléo Club de Belgique, selon certaines sources, &amp;quot;le nombre de personnes qui auraient eu la chance de visiter la grotte ne doit pas dépasser les 50&amp;quot;.
Le groupe constitué de Sophie V, Achille A, Simon B, Laurent L, Etienne L et Arthur P chipote un peu sur la route à emprunter en voiture avant de finir par aller se garer sur un chemin de terre menant à une cabane de chasseurs. On les croise justement et les premiers échanges sont très cordiaux, ils nous rassurent pas de chasse aujourd'hui, puis l'un d'entre eux, le dernier arrivé, nous fait comprendre de manière tout à fait malaimable qu'il serait le propriétaire et que personne ne l'aurait informé (ce qui nous semble étrange, le SCB nous ayant affirmé l'avoir fait la veille. Grand prince, il nous laissera aller à la grotte sans nous tirer dessus.
On cherchera un peu l'entrée de la grotte, la dernière fois que Sophie est venue c'était en pleine forêt, maintenant le paysage a changé et les arbres sont petits et jeunes suite à une coupe rase qui ne doit pas dater de trop longtemps.
Arrivé devant l'entrée, qui se présente sous la forme d'une galerie horizontale d'environ 50 cm x 50 cm s'ouvrant dans la paroi, on est rejoint par le groupe parti en randonnée en direction du fond de la vallée.
Pendant que l'on papote et que l'on se change, on envoie Achille (le plus motivé) armé de quelques outils et de WD40 pour essayer d'ouvrir l'accès. Après quelques minutes d'efforts on l'entendra crier victoire et il ressortira avec le cadenas encore entier, ouvert grâce à l'action de ce fabuleux dégrippant.
On dit au revoir à nos camarades qui repartent à leur randonnée et on rampe dans la galerie d'accès. A noter que le minikit à la ceinture est une mauvaise idée, il est bien plus pratique de la tirer accroché à ses longes ou de le pousser devant soi.
La grotte est ensuite, comme on nous l'avait décrite, un mini Hotton. Les galeries fossiles sont abondamment concrétionnées et se sont creusées aux dépens de la stratification quasi redressée à la verticale, ce qui donne, comme à Hotton, des profils nettement plus hauts que larges, en moyenne de 1 m x 7-8 m. La progression qui enchaine petits ressaut et escalade entrecoupé de ramping très proche des concrétions finit par déboucher sur la rivière souterraine. On ira jusqu'au S1 aval avant de faire demi-tour devant l'heure qui tourne.
Le retour se fera sans encombre et on se rendra compte en sortant que le cadenas neuf donné par le SCB ne convient pas. Après l'avoir nettoyé au maximum avec du dégrippant, on choisira de le remettre en place et de rentrer au chalet pour finir le nettoyage / rangement et de se diriger vers le Nou Maulin où l'on rejoindra le groupe du Puits aux Lampes pour le lavage de matériel.

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TPST : 3h

--Arthur--

&lt;u&gt;Randonnée dans la vallée de l'Isbelle&lt;/u&gt;
Rando :  Carole G, Yann V, Mark P, Rémi</description>
</item>

<item>
<title>Fontaine de Champclos</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1141</link>
<pubDate>Sat, 01 Jan 2022 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En ce premier jour de l?année 2022, nous partons faire une petite promenade à la &lt;b&gt;Fontaine de Champclos&lt;/b&gt;. La marche d?approche commence dans le ruisseau puis le longe et enfin le traverse non loin de la résurgence (entrée basse). Elle grimpe ensuite plus que ce dont Arthur se souvenait et l?équipe arrive bientôt à l?entrée supérieure. Celle-ci est maçonnée et était initialement fermée par un tampon circulaire (celui-ci a disparu).

Marina et Arthur profiteront un peu du soleil de ce début d?année pour reprendre des forces après le réveillon et finissent par rejoindre le reste de l?équipe qui est déjà parti sous terre.
Après un petit puits, on arrive dans une galerie aux dimensions très correctes et déjà joliment concrétionnée. On passe ensuite sur une main courante qui domine un joli lac bleu avant d?arriver à la fameuse &lt;i&gt;Salle du Mont Blanc&lt;/i&gt;. 
Grande chambre d?effondrement de belle hauteur, les blocs effondrés ont été recouverts de calcite et donnent l?impression qu?un énorme monticule blanc trône au milieu de la salle. Les murs laissent apparaitre de manière très nettes les strates horizontales, ce qui donne une impression de mur maçonnés.

On délaisse la galerie qui part sur notre droite et qui remonte vers l?&lt;b&gt;Aven des Cèdres&lt;/b&gt; (traversée possible) et on se dirige vers la &lt;i&gt;Salle Elie Bernard&lt;/i&gt; au bas de laquelle il est possible de rejoindre la rivière sortant à la résurgence de la &lt;b&gt;Fontaine de Champclos&lt;/b&gt;.
Certains iront voir l?eau s?écouler vers la sortie inférieure tandis que les autres commenceront à rebrousser chemin.

L?équipe ressort et profite du ruisseau proche des voitures pour laver le matériel, il va falloir bientôt rentrer sur Paris !

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/a_eCgvV7qsE&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Event de Peyrejal - Grotte de la Côtepatière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1140</link>
<pubDate>Fri, 31 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;Event de Peyrejal&lt;/b&gt; 

Participants : Gwenaëlle M, Clément N, Elise G, Jean-Paul C, Sylvain C, Lucie D, Jean C, Marina F, Arthur

En ce dernier jour de 2021, nous choisissons durant notre camp d'hiver d'aller non loin de notre gîte voir quelque chose d'esthétique et assez peu sportif, &lt;b&gt;l'Event de Peyrejal&lt;/b&gt;.

L'entrée artificielle est facile à trouver, une chose est facilement observable, ça souffle !
On descend par une série de puits pas larges et on se retrouve rapidement dans les conduites forcées, juste à l'amont du siphon défendant l'entrée historique.
Séance photo dans la zone d'entrée pour Gwen et Arthur, puis ils rejoignent les autres dans la &lt;i&gt;Branche de Sauvas&lt;/i&gt; où l'on trouve la célèbre galerie/tube pentagonale et l'on en profite pour prendre le temps d'une nouvelle séance photo en imaginant les poses les plus improbables.
Chacun ira voir le siphon amont de la &lt;i&gt;Branche de Sauvas&lt;/i&gt; qui se trouve environ 500m plus loin.
Certains diront qu'ils ont aperçu un poisson dans un gour suspendu au niveau du carrefour Sauvas/Lyonnais, les autres ne pourront pas confirmer.
Sur le chemin du retour on aura l'occasion d'observer une ammonite incrustée dans le sol ainsi que des rostres de bélemnites dans les parois.

Les formes d'érosion et de conduite forcé de cette cavité sont vraiment très belles et font comprendre qu'il ne vaut mieux pas s'engager dans ce réseau avec une météo incertaine.

On sera bientôt sorti et la majorité de l'équipe enchainera avec la &lt;b&gt;Grotte de la Côtepatière&lt;/b&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/RVMV12TuPzg&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


&lt;b&gt;Grotte de la Côtepatière&lt;/b&gt; 
Participants : Clément N, Elise G, Jean-Paul C, Sylvain C, Lucie D, Marina F

La &lt;b&gt;Grotte de la Côtepatière&lt;/b&gt; est une autre résurgence du même système et se trouve non loin de &lt;b&gt;l'Event de Peyrejal&lt;/b&gt;. L'entrée est un vaste porche où l'on accède grâce à des barreaux métalliques fichés dans la parois. Elle est facilement accessible a de simples randonneurs, puisque juste à côté d'un sentier, on en croisera d'ailleurs plusieurs sous terre.

Les dimensions de la galerie au niveau de l'entrée sont bien plus grandes que dans &lt;b&gt;l'Event de Peyrejal&lt;/b&gt;. On passe des siphons à sec que l'on ne reconnait que par le changement de niveau et la granulométrie des sédiments que l'on y trouve (plus fin que dans le lit de la rivière hors siphon).

On passe dans le fond de l'&lt;b&gt;Aven de la Cocalière&lt;/b&gt; qui nous permet de revoir la lumière du jour avant de continuer à s'enfoncer dans le réseau. Les dimensions des galeries deviennent alors plus modestes et on devine que certaines doivent se mettre en charge lors de crues importantes.

On s'arrêtera dans une zone où les strates horizontales sont bien visibles pour faire une séance photo avant de faire demi-tour.

A plusieurs endroits on peut observer des stalagmites qui ont dû se former lors d'une période où l'activité hydraulique de la grotte était moindre et qui subissent maintenant l'érosion de l'eau qui circule lors des crues, les grignotant petit à petit et déstabilisant leurs assises.


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<title>Aven de la Licorne</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1139</link>
<pubDate>Thu, 30 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Lors du stage auquel il avait participé à la Toussaint, Arthur a rencontré Béatrice, une locale du Gard, qui lui avait dit de la contacter lorsqu'il passerait dans la région. C'est chose faite et sur son conseil nous nous faisons guider par elle à l'&lt;b&gt;Aven de la Licorne&lt;/b&gt;.

Surprise pour Gwen et Arthur, le parking est le même que celui utilisé pour aller au réseau du Serre de Barri.
Après une petite marche d'approche, on arrive devant le trou.
Béatrice se charge de l'équipement qui sera quasi intégralement sur des amarrages naturels dans des conduits peu spacieux.
On prendra le temps qu'il faudra pour arriver en bas des puits, puis à passer la vire remontante donnant accès à la suite.
Les passages peu larges se succèdent avant d'arriver à la &lt;i&gt;Salle des Grandes Colonnes&lt;/i&gt; où Clément se déclarera peu motivé à continuer.
On fera une pause déjeuner et photo dans cette salle avant d'aller voir la suite et de laisser Clément à sa sieste.
Notre visite se limitera ensuite à aller jusqu'au &lt;i&gt;Grand Couloir&lt;/i&gt;, ce qui est déjà très satisfaisant vu le nombre de gours, concrétions et cristaux à admirer et à prendre en photo. Nous croiserons même un duo de photographe allemands (bien mieux équipés que nous) dans la &lt;i&gt;Salle du Plancher Effondré&lt;/i&gt;

Cette cavité est en effet féérique vu le nombre et la beauté de ses concrétions, on comprend pourquoi les allemands que l'on a croisés en sont à leur deuxième visite photo.

    
    
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<title>Aven du Camelié</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1111</link>
<pubDate>Wed, 29 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>De passage en Gardèche pour notre camp d?hiver, nous jetons notre dévolu sur une des grottes phare du coin : le Camelié. 

Pour y aller, le GPS essaye comme d?habitude de nous faire prendre des chemins de renard à travers la pampa, alors qu?on est en voiture. 
Le point dindon du jour est glorieusement attribué à Clément N., qui s?équipe en un temps record et nous houspille pour qu?on se bouge les fesses avant de se rendre compte qu?il n?a pas ? son casque. Voilà un petit aller-retour au gîte gratos :)

L?aven s?ouvre au milieu d?un champ, avec un plancher efrondré (amis géologues, désolée pour le manque de vocabulaire) puis un grand porche à rideaux de lierre, très chic. Arthur équipe l?entrée de la grotte pendant que Jean, Élise, Gwen, Sylvain, JPC et Lucie se chauffent la couenne aux rayons du soleil. Clément fera sa partie d?équipement après avoir rattrapé la troupe. 
Première salle majestueuse et fraîche, puis la balade continue sur la gauche, après une petite escalade. Une grotte sèche et offrant une progression variée et fort agréable (il faut vraiment rédiger les CR en sortant de grotte a lieu d?attendre de ne plus rien avoir en tête ? !). 

La grotte est quand même pas mal gazée au bout d?un moment. J?avoue avoir succombé à la tentation d?une sieste. Ce fut une erreur stratégique puisque j?ai donc raté le musée spéléo du fond. Je ne dévoile rien des ?uvres qui s?y trouvent (? ok j?ai rien vu de mes propres yeux, ok), mais il vaut le coup! C?est un travail collectif, la plupart des clubs qui l?ont visité ont laissé leur contribution.

Lucie

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<title>Aven Armédia</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1110</link>
<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Déjà dans la région au camp d?hiver de décembre 2020, Élise et moi avions malheureusement manqué la très réputée Armédia. Le camp de décembre 2021 sera le bon ! Gwen et Jean se joignent à nous pour aller voir cette petite merveille.

Un équipement certes pas bien long, mais un poil boueux. On comprend rapidement le conseil « faites pas trop les bourrins en descendant le tobogan, y?a des trucs à pas casser en bas »: des excentriques épatantes sortent de tous les coins. Comment est-ce possible d?avoir des formes aussi bizarres ? Les recherches déjà menées l?année passée nous reviennent en mémoire : des courants d?air, des changements de composition cristalline, des impuretés? et la conclusion que finalement on y comprend pas grand-chose.

L?arrivée dans la salle dite « du cinq » est un peu déconcertante puisque la (petite) bête n?est pas si facile à trouver. Ça vaut quand même le coup de chercher ! Il est idéalement placé devant un fond noir pour faire de jolies photos (moyennant un peu de technique et de patience).

Une corde en fixe qui monte sur un piton rocheux nous tend les bras. Une étroiture à franchir et on débouche en haut d?une grande salle qui descend en pente raide sur un lac (de boue ?). L?impression de débarquer dans la mâchoire d?une énorme bête remplie de dents. On aurait dû prendre une corde de plus pour aller mettre les pieds dans le lac de boue en contre-bas. Gwen remplace les deux mousquetons de la corde en fixe qui faisaient une drôle de tête. Un nettoyage ultérieur montre qu'un des deux mousquetons a complètement été mangé par le temps et l'autre ne se ferme plus (ça donne envie de faire quelques petits tests à la gueuze tout ça).

Un camp d?hiver qui commence en beauté !

Lucie</description>
</item>

<item>
<title>Aven des Pèbres - Aven du Loir</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1138</link>
<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;Aven des Pèbres&lt;/b&gt;

Toujours dans le cadre du camp d'hiver, pendant que que Gwen, Elise, Lucie et Jean sont partis visiter Armédia, JPC, Clément et Arthur décident d'aller faire un tour à l'Aven des Pèbres. La dernière fois aux Pèbres, c'était pile il y a 5 ans moins un jour pour Arthur !

L'entrée, très jolie, est un tube qui s'ouvre dans la pente. L'équipement est entièrement broché, on enchaine les toboggans (dont un dans un boyau pentagonal) et les puits et on est rapidement en bas.
On débouche dans une salle aux dimensions importantes remplies de colonnes.

Après être allé voir tout au fond en bas, on passera un temps non-négligeable à prendre des photos avec un trépied bricolé à la stabilité toute relative.

Arthur ira jeter un ?il en haut de la vire menant au petit théâtre, mais sans aller bien loin.

On ressortira à 3 et Clément n'accompagnera pas JPC et Arthur qui poursuivront la journée par une visite rapide de l'Aven du Loir qui se trouve à environ 20m.


&lt;b&gt;Aven du Loir &lt;/b&gt;


Participants : JPC, Arthur

On chipote un peu sur l'équipement mais on arrive bientôt à la base des puits.
L'objectif premier de cette sortie est d'aller voir les traces de griffades d'ours et de poils imprimés dans l'argile dont JPC se souvient.
En effet, on retrouve ces traces, quelque peu abimées par endroit par une probable tentative d'escalade au plafond.
On ira jeter rapidement un ?il au fond où se trouve un bassin et une coulée stalagmitique et on remontera pour retourner aux voitures où l'on croisera une équipe du SCCM.
    
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</item>

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<title>Réseau du Serre de Barri - Grotte du Barry de Saint-Ferréol</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1115</link>
<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Arrivés en avance au gîte pour le camp d'hiver par rapport au reste du groupe, Gwen et Arthur décide de laisser Jean-Paul gérer l'administratif avec son assurance (car oui, JPC et Arthur sont tombé en panne sur la route !) et partent faire une petite grotte pour se mettre en jambe. L'endroit pour se garer est le même que pour l'aven de la Licorne qui n'est donc pas très loin !

Direction le &lt;i&gt;Réseau du Serre de Barri&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Grotte du Barry de Saint-Ferréol&lt;/i&gt;, on trouve facilement l'accès et on rentre sous terre par une crevée de 1,5m x 2,5m au ras du sol.
Cette grotte d'initiation possède de nombreux graffiti gravés dans les zones proches de l'entrée.
On commencera par aller se promener dans la partie historique où l'on peut admirer de nombreux gours et colonnes. On montera sur le balcon pour profiter de la &lt;i&gt;Salle Mazauric&lt;/i&gt; avec une vue en hauteur.
On enchainera par le &lt;i&gt;Réseau des Puits&lt;/i&gt; où Gwen aura l'occasion de faire une séance de révision d'équipement spéléo. On finit par descendre au fond où l'on peut admirer de nombreuses concrétions qui se sont jadis formées sous le niveau d'eau d'un lac.
A la remontée, Arthur passera un temps non-négligeable à récupérer une plaquette abandonnée dans un spit qui tourne sur lui-même (victoire sur le spit grâce à une prise d'immobilisation au bout d'environ 10min). On fera une petite vire au-dessus du premier puits pour aller au-dessus d'un autre puits mais on n?y descendra pas.

On finira par essayer de réaliser la traversée en cherchant en vain l'entrée n°2 dans une partie du réseau où les racines sont visibles et où l'odeur de la terre est présente. On a beau se contorsionner, en taille d'êtres humains, ça n'a pas l'air de passer !
Gwen s?arrêtera intriguée face à un tas de chose en décomposition. On pensera d'abord à un animal mort avant que l'on entende un bruit derrière nous et nous voyons un mustélidé (belette, furet, martre ? Nous ne sommes pas spécialistes) fuir notre présence par des galeries où nous aurions du mal à passer. Le tas de choses pourries n'était en fait que des déjections.

On ressortira finalement par l'entrée n°1 que nous avions empruntée avant de rentrer rejoindre le reste de l'équipe au gîte.


TPST 4h

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<title>Initiation dans le Doubs (Ouzène, Cavottes, Bief Bousset)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1107</link>
<pubDate>Sat, 11 Dec 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;&lt;u&gt; Gouffre d?Ouzène, 11 déc 2021&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
Parmi les sorties du samedi, une équipe de 4 personnes part pour Ouzène : Jean-Paul, Antoine, Rémi &amp; Sophie. 2 abîmés aguerris, 2 plus nouveaux :) . Nous nous garons en prenant soin de choisir un endroit où nous n?aurons pas de risque de retrouver la voiture enlisée le soir, à cause du temps enneigé. Jean-Paul part avec de l?avance pour équiper. Antoine, Rémi &amp; moi restons 10 mn dans la voiture pour attendre à l?abri de la neige. 10 min qui ont laissé le temps à un arbre de s?effondrer un peu plus loin ! Pas courant. Nous partons rejoindre Jean-Paul à l?entrée du gouffre, en suivant ses
traces de pas dans la neige. Pour la descente, nous empruntons l?entrée constituée du P15 puis P13. Rémi est le premier à descendre, je le suis (Sophie), puis Antoine ferme la marche. Il est environ 11h. Quelques apprentissages dès ce premier puits : apprentissage d?une conversion en direct, ou encore de penser à vérifier que les mousquetons d?amarrage soient correctement en place lorsque l?on part
d?une tête de puits/d?un fractionnement. Nous arrivons dans la salle supérieure, puis descendons un nouveau puits pour rejoindre le niveau inférieur. En haut de ce puits, on remarque que Jean-Paul a équipé la tête de puits de manière à éviter de déranger une chauve-souris qui dort dans l?angle !
Nous retrouvons Jean-Paul au niveau inférieur, avec un point chaud pour nous attendre. C?est déjà l?heure de pique-niquer: nous nous installons en bas du puits, dans la salle tout en hauteur et longueur (sorte d?antichambre de la salle inférieure qui se trouve juste après): l?endroit est superbe, avec les pans de roche du puits qui s?évasent légèrement en arrivant en bas. Cela fait penser à la base d?un gigantesque tronc d?arbre, mais un arbre de pierre. C?est très beau.
Après le pique-nique, c?est parti pour la découverte du réseau inférieur. Nous passons dans la salle inférieure, qui est très belle: c?est la salle la plus vaste d?Ouzène, toute concrétionnée, avec une belle hauteur sous plafond ! Nous passons ensuite une étroiture, plutôt longue mais pas sévère, qui débouche sur une galerie ornée de gours. C?est superbe: la calcite brille dans l?eau. Sentiment d?être vraiment privilégiés de nous trouver ici dans cette belle galerie, à taille humaine (le plafond n?est pas très haut), et si jolie avec ses gours scintillants. Cela mériterait de revenir avec un appareil photo pour matérialiser cette vue. Nous continuons à pied le long de la galerie : elle offre de beaux points de vue, avec des concrétions assez nombreuses. En arrivant au fond, on observe notamment une cheminée avec de multiples coupoles, à différentes hauteurs.
Demi-tour pour revenir à salle inférieure, puis à la salle supérieure, et ainsi enchaîner avec l?exploration de la galerie supérieure. Après avoir monté un court puits, nous arrivons sur une série de mains courantes que Jean-Paul équipe au fur et à mesure. Nous progressons le long de ces vires, sur des planchers de roche parfois bien étroits: c?est une géomorphologie étonnante que la nature a creusé là, amusante à parcourir en tant qu?humain. La galerie passe le long de plusieurs têtes de puits. Une fois arrivés au bout de la galerie supérieure, nous n?avions pas prévu d?emprunter le P29 du fond, et nous faisons donc demi-tour pour tranquillement rejoindre la sortie. Nous remontons les différents puits. Une fois arrivés dehors, il fait nuit, &amp; la neige a en bonne partie fondu le temps de la journée. Il est 19h environ. En marchant vers la voiture, nous sommes intrigués par 2 lampes frontales dans la nuit, proches des phares d?une voiture : il s?agit de 2 jeunes spéléologues du coin, qui se sont enlisés dans le bas-côté. Nous les aidons à dégager leur voiture, en la tractant avec la voiture d?Antoine, et une corde spéléo réformée. Retour à la voiture, et retour au gîte vers 20h, pour retrouver le reste de la troupe. 
?Sophie D?
TPST: 8 heures

&lt;b&gt;&lt;u&gt;Grotte des Cavottes, 11 déc 2021&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
La sortie débute par une courte marche d?approche, environ 2 km depuis le gîte spéléo du GCPM de Montrond-le-Château, pour rejoindre l?entrée de la Grotte des Cavottes. La descente de cette dernière, rendue glissante par la boue et le froid, reste néanmoins aisée par la multitude de racines et roches fournissant de bonnes prises pour les mains.
Parvenu au fond de l?entonnoir d?entrée (doline) nous progressons sur la gauche en direction de la Salle Fournier, carrefour entre les réseaux de galeries Nord et Sud. Pour cela nous passons les Gours Secs, une succession d?étroitures, qui mènent à la Salle Du Chaos où l?on peut retrouver une tyrolienne reliant les deux extrémités de la salle.
C?est ici, à l?entrée de la salle du Chaos, que le groupe se sépare en deux, un premier groupe mené par Lucie emprunte une diaclase sur la gauche alors qu?un second groupe mené par François installe la tyrolienne. 
Le franchissement de la diaclase est rendu délicat par la présence de quelques hautes marches où les prises ne sont pas toujours évidentes. 
Les obstacles franchis, le groupe se retrouve et progresse en direction d?une longue vire, le Faux Pas, débouchant sur un ressaut de 5m. 
Alors que Lucie est en train d?équiper la main courante, permettant de sécuriser la traversée du Faux Pas, François et moi-même (Achille), décidons de retourner à l?entrée pour récupérer un téléphone afin de prendre quelques photos. Nous progressons rapidement sur le chemin du retour, durant lequel François teste mon orientation sur la direction à prendre. Forcément ce qui devait arriver arriva et nous passons à toute vitesse sans voir le passage de droite à l?intersection des Gours Sec, nous nous engageons ainsi dans la mauvaise galerie, menant à une impasse. Nous retrouvons néanmoins notre chemin et après avoir récupérer le téléphone nous rejoignons les autres qui ont eu le temps de franchir le Faux Pas, entamant alors le rappel sur le ressaut de 5m. 
Nous franchissons le ressaut puis enchainons sans difficulté sur l?ultime ressaut de 7m menant à la Salle Fournier. 
Arrivés dans la Salle Fournier nous décidons de prendre la direction des Galeries Nord avec pour objectif la Salle Ex-Terminale et plus loin l?ancien puit comblé, désormais comblé. 
&lt;i&gt;Pour la petite histoire la traversée des Cavottes a été réalisée grâce à l?escalade d?une expédition pour rendre l?ancien puit débouchant. Malheureusement la sortie se faisait sur des terres agricoles, ainsi il a été décidé de le reboucher, seul restent quelques câbles vestiges des travaux de désobstruction. &lt;/i&gt;
Après quelques tentatives d?orientation pour trouver l?une des trois entrées de la Salle des Dunes, les cadres nous désignent deux passages : l?un étant une étroiture l?autre une courte escalade.
Nous continuons notre progression dans le réseau nord jusqu?à atteindre l?actif et un puit de 7m débouchant sur une voute mouillante. La voute mouillante n?est malheureusement pas très engageante si bien que le groupe préfère s?intéresser au petit village de glaise à proximité. C?est alors que dans un élan de bravoure l?un des membres de l?équipe s?élance dans l?eau boueuse et entraine avec lui le reste de ses compagnons. De l?autre côté de la voute git un tuyau servant à siphonner le bassin, que nous venons de traverser, malheureusement la présence d?un bouchon de boue à l?extrémité de ce dernier le rend inutilisable.
La progression jusqu?à l?ancien puit se déroule sans encombre, de nombreux ossements d?animaux parsèment le chemin jusqu?à la cascade, d?où dépasse de nombreux câbles. A proximité de la cascade nous distinguons les restes d?une massive colonne écroulée. 
L?objectif de la seconde progression atteint, nous décidons de rebrousser chemin jusqu?à la Salle Fournier, après s?être préalablement restauré en cours de route. 
Nous entamons alors la troisième progression en direction des Galeries Sud, les galeries y sont spacieuses et la marche aisée. Arrivés à l?extrémité du réseau supérieur, nous cherchons la suite du parcours sans succès et nous rabattons sur le puit de 20m menant à la « Boite aux Lettres ».
Le P20 est en réalité l?entrée du réseau inférieur. Une fois en bas, nous décidons d?emprunter le goulet étroit et vertical, la « Boite aux Lettres », sa surface étant patinée et extrêmement glissante nous optons pour l?installation d?une corde afin de maitriser notre descente. 
Cet obstacle franchis nous faisons le point sur la situation et décidons de mettre fin à l?exploration des galeries sud pour entamer le chemin du retour. 
La remontée de 20 mètres nous réchauffe le corps, puis nous prenons une courte pause dans la Salle du Bivouac, où nous éteignons nos lampes pour contempler la véritable obscurité.
Le retour s?effectue sans encombre, nous en profitons pour effectuer un test de tyrolienne dans la Salle du Chaos. Nous ressortons par l?entonnoir qui mène à la surface, il fait nuit, il est déjà 20h, mais tout le monde a le sourire et nous nous pressons pour rejoindre la chaleur du gîte.
&lt;u&gt;Remerciements&lt;/u&gt;
Je souhaite remercier nos cadres : François et Lucie, qui nous ont guidés en sécurité lors de cette sortie d?initiation, et plus généralement le club de spéléologie ABIMES, pour l?organisation de ce week-end d?aventure. 
?Achille A?
TPST : 9 heures

&lt;b&gt;&lt;u&gt;Bief Bousset, 11 déc 2021&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
Nous sommes le samedi 11 décembre 2021, lors d?un week-end d?initiation dans le Doubs. Trois groupes ont été faits, en fonction des niveaux et des envies de chacun (voir les CR Ouzène et Cavottes). Après une nuit où il a bien neigé, Jef, Arthur et moi partons en direction de Déservillers pour aller au Bief Bousset, avec comme objectif prétentieux d'aller au collecteur. Départ aux environs de 10h30 sous la neige et sur une route pas déneigée. Nous arrivons devant le trou une bonne demi-heure après, seulement avec la neige sur le parking et les bas-côtés, impossible de se garer. Nous continuons donc la route pour faire demi-tour mais une fois le demi-tour fait, Arthur a la bonne idée de demander à arrêter la voiture pour faire une photo. Bilan, la photo faite, la voiture est plantée dans la neige. Un autochtone passant par là nous aide à sortir la voiture (merci mec) et nous repartons tranquillement direction Déservillers, avec la ferme intention de trouver un endroit où se garer. Ce fut chose faite à quelque km de l'entrée du trou, devant une maison où nous avons pris soin de demander à une dame si le stationnement de notre véhicule ne dérange personne. Quand soudain, surgi de nulle part, un gars qui nous demande ce qu'on fait, et puis nous indique un endroit bien plus proche et déneigé pour stationner. Ne comprenant pas trop où ça se situe, il accepte d'emmener Arthur pour lui montrer (Big up à toi si tu passes par là mais j'en doute). Il n?était pas loin de midi quand nous avons garé la voiture à 400 m de l?entrée.
On se change et direction la doline d'entrée dans une neige bien fraiche, sans aucune trace de passage. Après une petite marche d'approche d'une dizaine de minute, nous arrivons à la doline. Arthur part en tête et équipe le puits suivi de Yann et de Jef. Un premier petit ressaut de 2m est équipé puis une grande main courante nous amène au P12 d'entrée. Là, les problèmes commencent, pas assez de corde. On recule tous et tirons sur la corde pour gagner en longueur, ça ne suffit pas, pas grave, passage de n?ud, ça se passe bien pour tout le monde.
Nous attaquons donc les hostilités dans le méandre qui passe bien, nous avançons tranquillement puis trouvons un endroit au sec pour faire une pause déjeuner. Nous continuons et passons la charnière, après quelque minutes, nous arrivons à l?enchaînement de ressauts puis le P10. Tout se passe sans encombre, nous continuons dans un fort beau méandre où nous croisons l'eau de temps en temps (débit estimé 0,5 à 2 l/s) et pas mal d'ossement d?animaux.
Suite à notre problème de corde dans le puits d'entrée, il ne nous reste qu'une corde pour passer le dernier R3 avant la salle de la décantation. Pour nous, cela s?arrêtera à cette salle (-78), il est 16h, Arthur insiste pour arrêter là pour respecter l?horaire défini par JPC. Nous prenons le temps de faire quelque photos/vidéos et demi-tour !
Nous repartons vers la sortie, c'est Yann qui se charge de déséquiper, dépucelage de deséquipement pour lui. Tout se passe bien jusqu'à un des ressauts où il y a un mousqueton récalcitrant. Jef lui vient en aide, ça ne bouge pas, Jef part donc chercher Arthur, qui arrive à défaire le mousqueton récalcitrant sans aucun effort. Nous continuons jusqu'au P12 d'entrée, rebelote un mousqueton récalcitrant puis direction la sortie. Yann enlève la dernière plaquette, il et 17h50, nous aurons au moins tenu le pari de sortir à l'heure. Nous arrivons sur la route où nous voyons que c'est bien déneigé.
Nous arrivons les premiers au gite, nous vidons les kits, et allons à la douche. Entre temps, un des groupes est revenu. Bilan, Arthur et Yann partent au bistrot avec Sophie et Rémi du groupe d?Ouzène. Faire à manger attendra un peu, au programme, une potée avec saucisse fumées, lard, panais, carottes, pommes de terre.
On se rendra compte après discussion avec JPC que nous avions bien ce qu'il fallait en longueurs de cordes. Nous en avions même trop ! En effet, JPC avait prévu de nous fournir suffisamment de longueurs pour que nous puissions faire la Baume des Crêtes en cas de débit trop important dans le Bief, nous n'avions juste pas bien retenu l'information.
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Le dimanche 12 matin, un groupe de motivés part faire Ouzène. Un autre part à Amancey pour prendre de la charcuterie - on y recroisera même notre bon samaritain qui nous avait trouvé un parking plus proche du Bief, on prendra le temps de le remercier encore une fois et de papoter un peu - et à Nans-sous-Sainte-Anne pour ramener du fromage et aller visiter la source du Lison, le Creux Billard et la grotte Sarrazine. Puis nous rentrons faire à manger, repas de pâtes « carbonara » remixées avec les restes de viande de la veille et du chou.
Ensuite c?est la traditionnelle &amp;quot;lavage party&amp;quot;. Certains n'ont pas fait de spéléo propre comme nous au Bief, pas grave tout le monde participe. Nous partons vers 17h30.
?Yann V?
TPST : 5h

&lt;b&gt;&lt;u&gt;Gouffre d?Ouzène, 12 déc 2021&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;
Cadres : Lucie R. et François L.
Initiés : Marion L., Achille A. et Jérémie A.

Second jour, seconde cavité? aucun harnais à régler &lt;span class=&amp;quot;emoji&amp;quot;&gt;?&lt;/span&gt;
L?objectif de la sortie est défini : Passer par la galerie supérieure équipée la veille ; continuer la progression pour visiter la galerie inférieure avant de remonter et ramener tout le matériel.
Après un bon grattage des vitres des voitures, direction Tarcenay sous un beau soleil et des champs encore blancs par la neige tombée la veille. Stationnement en bord de route pour ne pas s?enliser et s?est parti pour s?équiper. 
Arrivés devant le trou, nous rencontrons un autre groupe de spéléos et modifions légèrement notre programme pour faire un croisement dans la galerie inférieure : une partie de notre groupe fera une remontée du P18 en début de la galerie inférieure pour atteindre la salle supérieure ; et l?autre fera un demi-tour pour déséquiper la galerie supérieure.
Il est 10h, le nouveau programme est fixé, c?est parti pour la descente du P15 sous l??il averti de nos cadres avec le rappel des gestes techniques pour le fractionnement et la déviation. En bas du puits nous continuons par une étroiture, une pente en pierre, un passage allongé et sommes déjà dans la salle supérieure. Nous avons été trop loin ! On voit l?équipement de la galerie supérieure depuis une lucarne en haut de la salle. Vérification de la topo? le trou que nous avons vu plus haut, avant le passage allongé, était bien le passage pour accéder à la galerie supérieure. Une fois le trou passé, nous avons une remontée d?environ 5 mètres pour être au niveau de la galerie supérieure. 
Ensuite c?est une progression à 4 pattes avant d?arriver à la main courante. Une main courante indispensable pour progresser au-dessus de la galerie inférieure notamment au niveau du P9 et du R3. 
Fin de la zone équipée par nos compagnons la veille, nous continuons jusqu?au P6 à 4 pattes. 
Une fois le P6 équipé nous le descendons et admirons les concrétions le temps d?équiper la suite de la descente. 
Le temps passe et les 3 petits scarabées se refroidissent pendant que nos cadres luttent pour équiper le reste de la galerie avec le peu de matériel à disposition (prévoir plus de 2 as et 3 mousquetons pour envisager d?aller jusqu?en bas). La progression continue par un passage étroit avant de descendre sur quelques mètres en étant longé sur le bloqueur. Une étroiture et voilà le P12 ! Dernière vérification des cadres avant de descendre sur la galerie inférieure. Le constat est fait : il manque une dizaine de mètres de corde? Nous avons un dernier espoir en demandant à des spéléos de l?autre groupe qui nous ont rejoint en haut du P6 mais ils n?ont également pas de corde ni de matériel supplémentaire. Il est 12h40 c?est la fin de la sortie dominicale.
Direction la sortie par le chemin inverse avec les initiés en tête et les cadres derrières pour déséquiper la galerie. Ce sera une bonne occasion de se rendre compte que toutes les plaquettes dont nous avions besoin étaient sur les derniers mousquetons de la main courante ! Remontée du P6, un passage à 4 pattes, la main courante avec vue sur la galerie inférieure, un autre passage à 4 pattes, un petit coup de descendeur, l?escalade du trou, la pente empierrée, dernier passage étroit et nous sommes en bas de l?entrée. Une remontée et le froid extérieur commence à se faire ressentir. Encore un effort pour la dernière remontée du week-end !
Achille et Lucie remontent par le P28 équipé par l?autre groupe pendant que François déséquipe. Vers 14h, c?est fini, nous sommes les pieds dans la neige et direction la voiture pour se changer et reprendre des forces autour d?un carré de chocolat avant de rentrer manger un bon repas chaud au gîte (un grand merci à Yann !).
Une belle sortie avec une expérience en plus pour chacun. La cavité se prête bien à l?apprentissage de l?équipement et de la progression, avec une bonne diversité d?obstacles avec et sans agrès.
Encore merci à nos gentils accompagnants.
?Jérémie A?
TPST : 4 heures</description>
</item>

<item>
<title>Spélimages 2021</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1102</link>
<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour la troisième fois, Cat et Jef ont participé à Spélimages. Cette année, pas de pluies diluviennes mais un froid sec. Le vendredi, pendant que Cat aidait à la mise en place de la salle de spectacle et de restauration, Jef, avec 5 autres personnes, a passé 2 heures à monter un barnum (4 x 12 m) pour ceux qui mangeraient au food truck, faute de place à l?intérieur. Brrr.

Samedi matin et début d?après-midi, réunion de la commission audiovisuelle (voir photo du programme), avec comme toujours de riches échanges sur le matériel photo et vidéo ainsi que divers aspects techniques.

Comme habituellement, exposition de photos de grands photographes et ventes de livres photos, dont Serge Caillault, Philippe Crochet et Anne Guiraud. Ces derniers avaient profité des confinements pour rassembler leurs meilleures photos et publier un volumineux livre (symphonie en sous-sol, 336 pages, 380 illustrations, 2,8 kg, 65 ?).

https://infine-editions.fr/publications/symphonie-en-sous-sol/

Samedi soir, de 17h00 à minuit, 20 projections, suivies d?un apéritif offert par le club Ragaie.

Dimanche matin, suite des travaux de la commission audiovisuelle.

Oui, c?est loin Courthézon, mais plus riche que la nuit de la spéléo ;) On y retournera !</description>
</item>

<item>
<title>Combe aux Prêtres et Soucy</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1104</link>
<pubDate>Fri, 19 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous sommes le 19 novembre, la première voiture avec Yann, Julien et moi-même (et les vivres) arrive au gîte de la Clairière, à Francheville, à 21h30. Fin de la route sous un brouillard bien épais ! La seconde moitié de la compagnie, avec Sophie, Arthur et Clément P. arrivera vers minuit, après un second groupe du Club Spéléo de Montgeron .

Réveil pas trop tôt le lendemain, nous arrivons au matin encore bien embrumé devant l?entrée du gouffre, du côté de l?ancienne carrière, peu avant un autre groupe spéléo de Rosny. Groupe sympathique qui compte également 2 débutants dans ses rangs. Les deux groupes équipent différemment la descente après le premier puits (P6).  Nous descendons en premier vers 10h, et nous passons par une vire au-dessus de barres métalliques horizontales qui laissent entrevoir le vide (à la fois joli et impressionnant pour des débutants !) puis nous descendons un deuxième puits avec fractionnement (P20). 

Nous atteignons rapidement la rivière et n?avons pas d?autre choix que de nous mouiller jusqu?aux cuisses. Allez, un petit bain d?eau fraiche, c?est bon pour les pieds. Le « floc floc » de nos bottes nous accompagnera durant les prochaines heures.

Un petit groupe dépasse la chatière pour constater que le siphon de la rivière un peu plus loin est? bien un siphon. Nous nous engageons finalement dans la chatière, pas bien sèche non plus. Et bien basse de plafond ! Facile à dire pour moi qui passe partout, mais se faufiler dans une petite étroiture de ce type m?amuse beaucoup ! Puisqu?on est lancés dans l?humidité, on ne tarde pas à se mouiller les jambes en sortant dans une eau trouble.

Après avoir passé quelques vires pour nous remettre dans l?ambiance, nous commençons à croiser beaucoup de concrétions, et notamment un très grand nombre de fistuleuses ; Arthur se lance dans une explication détaillée de la formation et l?évolution de ces petites macaronis. Intéressant ! Nous faisons une pause repas dans la grande salle des deux piliers.

Nous passons par la magnifique salle des gours, et nous devons bientôt littéralement nous jeter à l?eau dans la rivière des gours via une corde à n?ud, le niveau est assez élevé, et ça réveille bien. Vient le passage très sympa et attendu du pont de singe. Après une évolution plus ou moins stable dans un passage boueux, nous arrivons à la galerie des marmites qui, sans surprise du coup, présente un grand nombre de marmites, certaines d?une taille impressionnante. L?occasion pour Arthur de nous en dire plus sur la formation dans le lit de la rivière de ces étrangetés. 

Autre salle, autre ambiance ; la rivière des Gours nous permet d?observer de nombreuses chailles, ces formations  qui semblent comme des pierres incrustées dans la paroi rocheuse, ainsi qu?un plancher de remplissage. Tout cela bien sûr expliqué et illustré par notre Jamy des souterrains, Arthur. Arrivés à un grand éboulis, nous allons ensuite faire un détour pour observer ? et entendre ? la cascade qui a un débit déjà assez impressionnant, de mon point de vue de novice.

Nous poursuivons ensuite vers le réseau Ben. Il faut pour continuer descendre une corde à n?ud un peu raide. Sophie ne le sent pas trop et ressent un petit coup de fatigue. Après l?avoir bien installé au chaud dans un poncho avec bougie, nous reprenons notre évolution dans une rivière dont le niveau recommence à être assez élevé. Une vire un peu physique mais bien utile permet de passer bien au sec. Nous arrivons à un embranchement. Un petit renfoncement intrigue les plus aventureux, mais l?eau arrive bien haut et il faut jouer de souplesse pour s?agripper sur les côtés et ne pas avoir à nager ! Yann ne le sens pas trop et nous laisse nous y risquer, bonne intuition peut-être ! Au bout sans encombre, nous observons un siphon d?eau claire  très joli à voir et qui fait de belles images. Pour repartir, ma position est moins solide et une de mes prises se casse sous ma main ; je glisse et fait un petit plongeon bien rafraichissant qui aura au moins eu le mérite d?achever de me tremper et de bien distraire mes équipiers derrière moi !

Nous engageons alors une petite remontée de corde (en fixe) pour poursuivre le réseau Ben plus haut. Corde fort boueuse qui n?est pas simple à man?uvrer ! Et pas mal d?étroiture en début de progression (chouette) ! Julien et Clément sont partis devant, ont eu la chance de voir le fond de l?eau, alors claire, dans la galerie, et ont donc pu éviter une marmite bien profonde qui se tenait en plein milieu. A notre passage, l?eau remuée est devenue boueuse? Et à l?aller ou au retour, je crois qu?on finira tous par tomber dans cette marmite piège ! Au bout de la galerie, un passage bien pentu mène à la deuxième rivière Ben, qui est à cet endroit magnifique. Nous nous trempons dans cette belle eau et bien qu?il ne soit pas possible d?aller très loin, ça vaut le coup !

Nous revenons ensuite sur nos pas et retrouvons Sophie au moral nullement entamé par cette attente un peu longue ! A son arrivée au niveau de Sophie, Arthur jettera un ?il un peu plus attentif à un objet qui l?avait intrigué au fond de la rivière Ben à l?aller. Après avoir emprunté sa pédale à Clément et avoir bricolé une canne à pêche, c?est un pantin (ancien modèle) qui ressortira dans un état assez bon état. Belle prise de guerre !

Dans la salle aux éboulis, nous retrouvons nos petits camarades Rosnéens, qui reviennent du labyrinthe et nous encouragent à y faire le détour. Sophie et moi-même sentons la fatigue de cette sortie déjà bien longue, et nous décidons plutôt de suivre les Rosnéens dans leur remontée. Le reste du groupe part à l?aventure dans le labyrinthe.

[Arthur] &lt;u&gt;Equipe du Labyrinthe (Clément P, Yann V, Julien P et Arthur P)&lt;/u&gt; :

Après avoir écouté les conseils du groupe Rosnéen et s?être divisé en 2 sous-groupes, nous partons à l?assaut du labyrinthe avec une équipe réduite. Ne connaissant pas les lieux, nous partons tout droit en se disant que l?on fera les diverticules latéraux plus tard. Erreur ! on se retrouve rapidement à patauger dans de l?eau boueuse puis à ramper dans de la glaise avant d?arriver à l?aval du siphon séparant le pont de singe de la cascade. Plus loin, c?est un bassin profond qui nous barre la route, on décide de s?engager dans une galerie qui part à droite et qui ne semble pas être sur la topo. Après quelques hésitations et avoir quasiment perdu Yann, on trouve le chemin menant au-dessus de la cascade. Le point de vue est plaisant, on se permettra même un petit détour pour aller voir de l?autre côté. On sort par un passage qui n?est ni étroit, ni boueux et on comprend alors la raison qui explique la différence de propreté entre nos tenues et celles des Rosnéens.
[/Arthur]

Arrivés au puits à remonter pour sortir, nous y attendons un petit moment car le groupe de Rosny compte également 6 personnes dont 2 initiés, la remontée prend donc un peu de temps. Malheureusement il est tard et à cet endroit on sent s?engouffrer un petit courant d?air frais bien vicieux qui change notre flocfloc en glagla. Le temps que ce soit à nous, notre groupe revient du labyrinthe ? bien boueux, pour le coup il semble que le labyrinthe portait bien son nom.  Nous remonterons donc avec eux.

Malgré mes doigts tout engourdis, je me lance en premier dans la remontée et j?y arrive bien vite en pensant au confort qui m?attend bientôt ! Ce qui me permet de faire chauffer la voiture, fait frais dans ces contrées?

Nous remontons aux alentours de 22h. Sur la route du retour, les yeux rivés sur la chaussée à cause du brouillard, Clément repère dans les phares une forme bizarre, puis une 2ème ? On s?arrête : c?est une paire de chausson néoprène, probablement oubliés par un des 2 autres groupes sur le toit de leur voiture. 

Le temps de rentrer, prendre une bonne douche etc., nous ne mangeons pas avant minuit (une bonne potée préparée par Yann le cuistot), en discutant avec le groupe du CSM  qui ont fini leur repas, et au son de la large CDthèque de classiques du métal mise à disposition !
Le lendemain, le réveil est bien difficile, la nuit a été courte ! Julien, Clément et Arthur décident de mettre à profit leur matinée pour faire la visite du gouffre du Soucy. 

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[Clément] &lt;u&gt;Equipe du Soucy (Clément P, Julien P, Arthur P)&lt;/u&gt; :

Après la descente  des puits  et s?être fait accueillir par un hibou (ou une chouette) que l?on a dérangé en plein sommeil, on arrive rapidement au niveau du lac terminal. La galerie qui part à gauche demande de se mouiller ou de continuer en bateau. Vue la topo, on pensait pouvoir contourner le lac vers la droite pour aller voir une partie à sec un peu plus loin, mais le niveau d?eau est plus haut que prévu et ça siphonne. Sur la topo on ne voit pas bien, il y a peut-être un passage. Je vais faire quelques pas d?escalade de bloc pour aller voir sans me mouiller, mais ça siphonne bien. Arthur filme mes acrobaties, attendant le faux pas et la chute dans le lac pour animer la vidéo du CR, mais ça ne sera pas pour cette fois. Il se console en prenant des images de la faune locale, un crapaud qui nous attendait là. 

Finalement on se décide à remonter, la sortie du dimanche n?aura pas été très longue mais finalement tant mieux car, la fin de l?automne aidant, il fera nuit noire quand on terminera de laver le matériel quelques heures plus tard. [/Clément]

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Pendant ce temps, Sophie, Yann et moi serons plus raisonnable et irons simplement laver notre matériel au Suzon, petit ruisseau avec un endroit assez pratique pour ça. Il fait beau, c?est plutôt agréable. Nous en profitons pour faire un détour à Val Suzon pour rendre au groupe de Rosny les chaussons trouvés la veille.

Tout cela nous fait repartir vers 17h, alors que les 3 aventuriers partent pour laver leur matériel avec la nuit qui tombe. Après avoir déposé mes deux compères, je suis chez moi à 22h. Quel beau weekend, qui m?encourage de devenir un abimé officiel pour la prochaine sortie !

Et une petite anecdote pour finir ; hasard du calendrier, le 19 novembre le JT de France 3 Bourgogne diffuse un petit reportage sur la combe aux prêtres, assez intéressant à revoir, que l?on peut retrouver sur YouTube.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/uhxa-_uTmSc&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Rémi</description>
</item>

<item>
<title>Canyon volcanique en métropole, les gorges de Pennafort</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1099</link>
<pubDate>Wed, 10 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Semaine de vacances en famille, on part faire une balade et on se rend compte que l?on fait une sortie canyoning (si si, ça compte, c?est sur le &lt;a href=&amp;quot; https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/23147/Pennafort.html&amp;quot;&gt;site Descente canyon &lt;/a&gt;), on aura juste pas fait la C6 finale ! Nous sommes dans les gorges de Pennafort, dans le Var, où coule un affluent de l?Endre, elle-même affluent de l?Argens.

Le paysage est très différent de ce que l?on peut voir dans la plupart des canyons calcaires, et pour cause, nous sommes entourés de rhyolites ! Les formes d?érosion donnent l?impression de progresser dans un canyon de la côte bretonne.
Le canyon est assez court, très peu arrosé et assez peu intéressant pour la pratique, mais c?est un régal pour les yeux.

Ce sera l?occasion de dire que j?ai fait du « canyoning » dans des roches volcaniques et ce sans aller jusqu?à la Réunion !

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur le massif hercynien des Maures et du Tanneron, je ne peux que conseiller ce &lt;a href=&amp;quot; https://planet-terre.ens-lyon.fr/ressource/geologie-Maures-Tanneron.xml&amp;quot;&gt;site &lt;/a&gt;

J?en profite également pour rappeler la possibilité de consulter des cartes géologiques sur le&lt;a href=&amp;quot; http://infoterre.brgm.fr/viewer/MainTileForward.do&amp;quot;&gt; site du BRGM &lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Initiation au viaduc des Fauvettes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1101</link>
<pubDate>Sun, 07 Nov 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot; id=&amp;quot;isPasted&amp;quot;&gt;
	Journée d'initiation aux techniques de spéléo - 07/11/2021
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			Lieu : viaduc des fauvettes
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			Date : dimanche 07/11
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			Météo : 10 degrés maximum, nuageux avec quelques
			éclaircies très appréciées
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			Ambiance : au top
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			Participants : 3 novices et deux membres du club spéléo
			ABIMES (2 formateurs pour 3 élèves -&gt; grand luxe !);
			Marion L., Pierre L., Orianne S., Lucie R. &amp; François L.
			&lt;br/&gt;
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			Objectif : découvrir le matériel et les techniques de
			base de la spéléo pour être capable de se
			débrouiller suffisamment lors d'une première sortie dans
			une grotte
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
	Déroulé de la journée :
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			9h : 2 des novices sont aussi des grimpeurs et ont fait le choix de
			se réveiller très tôt (trop tôt ?) pour
			enchaîner quelques longueurs avant de passer à
			l'activité spéléo de la journée
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			10h : les gentils formateurs et la 3ème novice se donnent
			rendez-vous aux locaux d'ABÎMES pour récupérer le
			matériel
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			11h : le groupe se retrouve au pied du viaduc et tandis que l'un
			des formateur installe des exercices, l'autre présente le
			matériel ainsi qu'explique comment enfiler un baudrier
			intégral de spéléo
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			12h : premières manipulations de cordes, les novices passent
			chacun leur tour sur la traversée horizontale et
			découvrent l'utilisation de la pédale.
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
	Ils enchainent ensuite avec une exercice de rappel puis de remontée
	sur corde (et du même coup l'utilisation de la poignée, du Croll
	et du pantin)
&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			14h : pause déjeuner bien méritée !
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			14h20 : (il fait froid, la pause dej est assez rapide pour ne pas
			se refroidir) les 3 apprenants recommencent les exercices et la
			difficulté se corse car il faut maintenant réussir à
			les enchaîner sur un mini-parcours. Ils enchainent ensuite sur
			la fameuse descente en rappel de 40m au milieu du viaduc que l'un
			des gentils formateurs avait préalablement équipé :
			session émotion forte pour se lancer, et finalement deux de
			nos apprenants se prennent au jeu et font un concours de la
			remontée de corde la plus rapide avec le formateur. Bilan :
			5mn20, 4mn40 et 4mn05 pour 40m d'ascension !
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
	&lt;li dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
		&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
			17h : la nuit commence à tomber, c'est l'heure de rentrer le
			matériel, de remercier les gentils formateurs et de rentrer
			à la maison
		&lt;/p&gt;
	&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p dir=&amp;quot;ltr&amp;quot;&gt;
	Bilan : des émotions, des n?uds dans le cerveau pour retenir
	toutes les manipulations et une envie grandissante de découvrir la
	spéléo dans une grotte !
&lt;/p&gt;
r</description>
</item>

<item>
<title>Week-end en Côte-d?Or le 16-17 Octobre 2021 ou? de la joie dans le bordel</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1098</link>
<pubDate>Sat, 16 Oct 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;Week-end en Côte-d?Or le 16-17 Octobre 2021 ou? de la joie dans le bordel&lt;/b&gt;


Bonjour à tous,

Nous pouvons vous écrire aujourd?hui car nous avons enfin réussi à sortir de sous terre. Ce n?est pas non plus qu?il a été facile d?y entrer? 


&lt;b&gt;Au commencement?&lt;/b&gt;

Trois voitures, 10 personnes, 10 brosses à dent, 10 paires de boules Quiès, 40 barres? énergétiques, 10 paires de longes, 10 combinaisons, 4 combi néoprène, 10 serviettes de bains, 10 casques, ? Attendez.

« Chou, demain, il faut absolument que tu prennes un casque pour Clément P, il a oublié le sien ».

Ah bon, d?accord. 

Clément P et Arthur étaient partis la veille pour équiper le Neuvon, la voie historique ET la voie CDS (détail important pour la suite de l?histoire), afin que nos deux équipes puissent descendre sous terre plus efficacement, pour les uns pour une aventure aquatique dans la rivière des Chailles, et pour les autres? le Fakir.

[Récit de la sortie équipement du Neuvon le vendredi]

    Arrivés tardivement au gîte, l'équipe du vendredi ne se lève pas bien tôt.

    Après avoir préparé les kits, fait la route, un portage en voiture jusqu'à la ferme pour déposer le matériel et la marche d'approche, Clément P et Arthur descendent dans le Neuvon à 12 h. Après quelques chipotages sur l'équipement et tressage de n?uds pour économiser des mousquetons qui s?avéreront en nombre plus que suffisant, l'arrivée à la base des puits se fait à 15 h. Pause déjeuner devant le bivouac où l'on peut remarquer de nouvelles couvertures de survie, puis on redémarre à 15 h 20 en direction de la salle du Putsch puis du fameux puits de 12m que l'on avait commencer à rééquiper en début d'année. 16 h 20 passage au premier accès de la rivière où une étude participative est en cours, Clément P se glisse dans le boyau pour aller relever le niveau de la rivière sur une échelle limnimétrique et reporter la valeur sur une feuille mise à disposition, le niveau est bas. La suite se fera donc en prenant la rivière au maximum, pas besoin de progresser en opposition, on ne se mouille pas plus que les mollets. Arrivée à la bifurcation menant au P12 16 h 45. On commence donc le rééquipement, progression jusqu'à la tête de puits installée en janvier dernier puis descente sur le plan incliné fait de glaise quelques mètres plus bas. Ici il faut trouver un moyen de fractionner, sinon le frottement risquerait d'endommager les cordes. Il y a beaucoup de glaise et peu de caillou, mais après avoir sondé au marteau on trouve un morceau qui ne sonne pas creux (et également après avoir fait tombé des morceaux de taille honorable qui se délitait dès le premier coup de marteau). C'est enfin le moment tant attendu, le test du tout nouveau perfo d'Arthur (acheté chez un hard-discounter allemand très connu), le premier trou est très vite percé, trop vite même peut-être. Le foret n'étant pas marqué, le trou est un peu trop profond, aussi il faudra creuser un peu en tapant au marteau, mais ça ne prendra pas beaucoup de temps. La pose du second point de la tête de puits posera le même problème de trou trop profond, mais la gêne est minime, la roche se creuse (un peu trop ?) rapidement au marteau. Arthur descend devant le premier siphon (Nord) et pose deux points pour la mise à l'eau. Bizarrement la roche est plus dure, le forage met plus de temps et après la répétition de la même erreur que précédemment, il est beaucoup plus long de creuser à coup de marteau... La tête de puits précédente est-elle vraiment fiable ? Rapide repérage de l'autre siphon (Sud), des traces de passage mais pas de fil d'Ariane dans aucun des siphons.

    A la remontée, quelle surprise, un spit déjà planté sous le surplomb, la roche à l'air tout de même plus solide donc on le double pour se laisser le choix lors de la future plongée. On range les cordes et là re-surpise, un AF là où l'on avait passé 30 bonnes minutes à équiper une tête de main courante en janvier ! On repartira à 19h en direction de la Cathédrale, arrivée à 20 h 30 à la base des puits après qu'Arthur ait craché ses poumons (je n'avais pas le souvenir que c'était si gazé). Quelques chipotages pour éliminer des frottements que l'on avait pas vu à l'équipement à la descente et sortie vers 22 h. On appelle le groupe de Jef, Carole, Léna et Benoit qui sont en train d'arriver pour leurs demander de commencer à faire la cuisine pour nous et on rentre se coucher aux alentours de 00 h 30.


    TPST 10 h

[Fin du récit de la sortie équipement du Neuvon le vendredi]

Une autre voiture arrive le vendredi au gîte de Francheville vers 22 h 30 avec à son bord Lena, Jef, Benoît et Carole, dont le rendez-vous était fixé à Vanves avant 17 h 00. En toute courtoisie, Carole arrive avec 40 minutes de retard. N.B. : ne pas se coucher à 4 h du mat? la veille d?un week-end spéléo.

La dernière voiture arrive à minuit au gîte avec Jean, Jessica, François et Lucie.

Benoît et Jef insistent pour un réveil à 7 h 00 (c?est mort ! Mais chut?.) sinon « on ne sera pas dans la grotte avant 14 h ». La suite ne leur donnera pas totalement tort.

Une bonne nuit de sommeil après, sandwichs faits, on enferme Arthur dans le gîte, mais comme on est sympa et qu?il a quand même équipé la veille, on le délivre.
Nous décollons vers 10 h 00 du gîte.

Arrivés au parking, on découvre une file indienne de voiture, même deux minibus. Ce sont nos camarades du SSF21 qui sont venus faire des essais de TPS en profitant de notre équipement. 

On se prépare. Le temps de dire ouf, Jean et François sont déjà partis et? Carole n?a plus sa combi ! Elle est restée au gîte. Grand débat sur « de la nécessité de la combi ». Elle obtient gain de cause auprès de la communauté qui accepte qu?elle descende sans sa combi (pour ne pas à avoir à retourner au gîte).

Le temps de dire ouf ouf ! Et c'est au tour de Jessica qui... n?a plus ses longes !! Elle n?en a pas du tout pour tout dire. Dans son club au Liban, le matos était collectif et amené par le club (ça donne des idées ;) ?). Elle obtient gain de cause auprès de la communauté qui accepte de la laisser descendre sans longes? 

Sauf que non. Si vous y avez cru, vous n'aurez très prochainement plus le droit de retourner sous terre.

Le temps s?arrête. Arthur est prêt à faire tous les Décathlon de Côté d?or pour que toute l?équipe descende sous terre. Mieux que Décathlon, il y a Val-Suzon à 15 min, chez les parents de Fabien !
Jessica récupère les longes de Carole. Et l?équipe s?en va vers le trou pendant que Arthur et Carole foncent à Val-Suzon.
Mince Fabien ne décroche pas. On appelle Gaëtan, mais sans beaucoup d?espoir car il n?est pas encore midi? « Allo Gaëtan, est-ce que tu as le numéro des parents de Fabien ? » « Pourquoi tu n?appelles pas Fabien. » « Il ne décroche pas... » « Qu?est-ce qu?il se passe ? » « Il nous manque une paire de longe. Et on se disait qu?il y en avait peut-être chez les parents de Fabien. Tu as leur numéro ? » « Vous êtes des boulets » « Ben ouais ! » « Je te passe Fabien ». Le célèbre duo?

On fouille partout avec l?aide du papa. Eurêka ! On finit par trouver deux bouts de cordes ! C?est reparti.

Sur le chemin allant du parking à la ferme, les voitures sont nombreuses et se garent dans le champ de la ferme de Pérouse. Ce sont nos amis les chasseurs qui viennent s?encanailler. Nous sommes ravis.

Carole et Arthur finissent par descendre enfin aussi dans le Neuvon.

&lt;b&gt;La grotte&lt;/b&gt;

[Récit de l'équipe Fakir]

Notre sortie ABIMES au Neuvon de l?an passé, avec un TPST de 12 h, nous avait donné envie d?y retourner pour aller plus loin que l?enclume, à 1500 m de l?entrée. Cat et Jef en avaient émis l'idée, Lena la concrétise. On est d?abord 10 puis 11 puis 10, c'est plus que d'habitude, peut-être trop ?
            
S?en suit un échange habituel d?une grande quantité de messages, mails, WhatsApp, SMS, coups de fils plus de vive voix lors de la réunion du 11 octobre. Jef fournit aussi les topos à jour et la description détaillée du réseau. On aurait pu penser que toute cette communication aurait dû suffire mais Murphy veillait?
            
En plus de nos 10 ABIMES, le SSF21 nous demande via Jef d?utiliser notre équipement pour effectuer un exercice de communication par TPS (Téléphone Par le Sol) entre la surface et divers points de la cavité. On accepte car on pense qu?ils ne nous gêneront pas, devant descendre et sortir avant nous. Fol espoir?
            
Bref, après diverses péripéties de surface, à 11 h 30 la première équipe entame sa descente. Arthur et Clément ont équipé les 2 voies, historique et CDS, et c?est assez rapide. Tous les 8 (manquent Carole et Arthur) se retrouvent à 12 h 45 pour une balade à la salle de la Pérouse pour voir les griffades d?ours et admirer la salle. Classique, tout se passe bien, la routine, quoi.
            
Retour à la base des puits. On a imaginé de laisser 2 papiers avec écrit « Équipe rivière des chailles pas remontée » et « équipe fakir pas remontée ». Cela aurait dû éviter un déséquipement intempestif par l?une ou l?autre équipe. Notez le conditionnel.
            
L?équipe fakir, constituée de Jessica, Lucie, Jean, François, Benoît et Jef progresse sans encombre vers son objectif lointain (3950 m de l?entrée soit 5 h pour une équipe entrainée connaissant le réseau). Vers 15 h, ils croisent 2 membres du SSF21 qui vont tranquillement vers la sortie, après des essais mitigés de TPS. A 15 h 30, ils croisent l?équipe rivière des chailles (Lena, Carole, Arthur, Clément P) qui déjeunent à côté de l?enclume. A 16 h, ils sont à la salle du Putsch. Au début de la galerie de la porcelaine, ils croisent 2 membres du SSF21 venant du fakir, qui filent vers l?entrée, à 2 h de marche pour eux qui connaissent bien le réseau. A 17 h, l?équipe fakir est à la cascade, à 3150 m de l?entrée : cela fait déjà 6 h qu?ils crapahutent, il faut penser au retour. Lucie, Jean et Benoît repartent vers l?entrée, Jessica, François et Jef décident d?aller un peu plus loin. Jef guide vers le fond, content de retrouver les passages parfois peu évidents qui mènent à la galerie des prédateurs. Escalades de blocs et ressauts, marche dans la rivière, traversées de salles concrétionnées se succèdent jusqu?à ce que la fatigue se fasse trop sentir. Il est 18 h 30, nous sommes à environ 3700 m de l?entrée, il faudra revenir. Long retour entrecoupé de courtes pauses bouffe, eau, la fatigue domine la faim et le deuxième sandwich reste dans le sac. A 20 h 30, au début de la rivière (cote 1740), ils trouvent les sacs de l?équipe rivière des chailles. Ils savent donc qu?ils seront les seconds à remonter.
            
A 21 h, au croisement de la galerie de l?As de Pique et de la rivière amont de l?oasis, cote 950, Murphy se réveille. François et Jessica partent tout droit dans la galerie amont de l?oasis, sans qu'il n'y ait de communication dans un sens comme dans l'autre avec Jef, qui lui pense à tort qu?ils vont juste jeter un ?il car le début est joli. Jef a alors un méga coup de barre (hypoglycémie diagnostiquera plus tard une amie médecin). Il, décide alors d?avancer vers la sortie sans les attendre. A l?allure d?un escargot asthmatique, il avance de 15 minutes, fait une pause de qq minutes et recommence plusieurs fois, lançant parfois un appel vers l?arrière, sans réponse. A 22 h, enfin une réponse. François et Jessica le cherchent depuis une heure, pensant qu?il était perdu ou égaré ou blessé. Égaré, c?était peu probable, cela fait la 26ème fois qu?il visite le Neuvon. Ouf, l?équipe se reforme. Vers 23 h, l?équipe rivière des chailles les rejoint à la base des puits. Mais là, ô surprise, il y a 3 papiers : les 2 nôtres et un autre indiquant « première équipe SSF21 remontée à 16 h 50, deuxième équipe SSF21 non remontée » ! S?en suit une discussion animée : il y a ceux qui pensent que la deuxième équipe SSF21 est remontée, et les autres, qui pensent qu?il existe une probabilité non-nulle qu'ils soient peut-être encore dans la cavité et qu?on ne peut donc pas déséquiper. 
On décide par sécurité de lever le doute et de ne pas déséquiper mais que le premier sorti va leur téléphoner pour savoir si leurs voitures sont là et crier aux autres ce qu?ils doivent faire. Jef sort à minuit, récupère les clés de sa voiture que Benoit a amené à pied du virage (bravo, 3 km AR), François le suit et appelle Jef qui ne répond pas tout  suite, il appelle donc le SSF21. A la deuxième sollicitation, le Conseiller Technique Adjoint répond que tout le monde du SSF21 est bien sorti, François envoie Jessica relayer l?info à Arthur qui est en bas du toboggan qui lui passe le message à Carole qui se trouve au niveau du pont de singe qui informe les 2 derniers qui attendent depuis 1 h 30 à la base des puits. La deuxième équipe SSF21 n?a pas vu le papier mis par la première équipe SSF21 qui a cru bien faire. Bravo Murphy, tu t?es surpassé ! 
            
Jef revient à la ferme chercher Jessica et François, retour au gite vers 01 h 30 où la première équipe a préparé les spaghettis bolognaises et dort. Les douches sont froides, dodo vers 03 h avant que la dernière équipe arrive vers 03 h 30.

[Fin du récit de l'équipe Fakir]

[Récit de l'équipe rivière des Chailles]

Carole et Arthur rejoignent donc Léna et Clément P au bas des puits aux alentours de 14 h. L'équipe se met tranquillement en route pour la rivière des Chailles. Après une pause déjeuner à l'Enclume, on arrive au niveau de l'accès à la rivière et on enfile le pantalon néoprène. 
La rivière est à l'étiage mais il est tout de même nécessaire de passer un bassin relativement profond assez rapidement. Une corde horizontale installée en fixe nous est bien utile pour passer sans trop se mouiller (ou pour faire des acrobaties) et on continue tout droit sans trop faire attention à la corde qui pend du plafond sur notre gauche... Dommage, c'est l'accès au boyau des billes. Heureusement que l'on s'en rendra compte avant d'aller trop loin en direction du siphon intermédiaire qui se trouve dans la continuité de la galerie.
Le boyau des billes commence par un 4 pattes pas trop désagréable qui se transforme assez rapidement en ramping. La bonne surprise, c'est qu'avec un nom pareil on s'attendait à progresser dans un boyau étroit en rampant sur de petit gravillons de forme sphérique (comme on peut en rencontrer dans l'étroiture de la sableuse à Jujurieux ou dans le roulement à billes du Nou Maulin), mais que lesdites billes du Neuvon sont en fait des billes d'argiles, qui ont maintenant disparues sur le cheminement principal mais qu'il est encore possible d'observer sur les côtés et dans certaines niches.
Le boyau semble légèrement gazé, mais le ramping en long john y est peut-être pour quelque chose.
On rejoint le cours de la rivière sans que le passage n'ait semblé trop long et la progression redevient beaucoup plus évidente.
L?appellation rivière des Chailles commence à prendre tout son sens au fur et à mesure que l'on progresse.
Les Chailles, au même titre que les Silex, sont des nodules de silice plus ou moins purs enchâssés dans le calcaire. Ces nodules sont beaucoup moins solubles que le calcaire et la rivière les libère donc sous l'effet de son érosion. Le résultat est que les Chailles se retrouvent à émerger des parois de plusieurs dizaines de centimètre et finissent à la longue par constituer les galets noirs que l'on retrouve au fond de la rivière.
Le plafond s'élève à quelques dizaines de mètre et le cours de la rivière fini par être barré par une trémie, c'est le lieu-dit &amp;quot;Les Vestes&amp;quot;, où l'on laissera kits et bidons et où l'on enfilera lesdites vestes néoprène. 
Pas de mauvaise manière de passer la trémie, on peut aller par dessous, par dessus et peut-être même par un côté si l'on est suffisamment fin.
Très vite on comprend l'intérêt d'avoir enfilé la combinaison complète, on se retrouve à nager joyeusement dans des bassins où seul Arthur touche le fond du bout de la pointe d'un de ses pieds.
Il est ensuite nécessaire de passer une étroiture qui barre le chemin dans une zone profonde, soit on enlève le casque et on trouve la bonne position pour passer, soit il est possible de passer la tête sous l'eau. Personne n'ayant réellement envie d'un shampoing, on enlèvera le casque. On continue ensuite la rivière, les zones érodées où les chailles se font très présentes sont magnifiques. L'arrivée au siphon se fait plus vite que prévu, au point de douter d'être allé dans la bonne direction.
Le trajet de retour jusqu'aux galeries fossiles se passera sans encombres, on essaiera même de se mettre dans la peau des premiers plongeurs découvrant la grotte du Neuvon par cet accès, les émotions en arrivant dans les grands volumes sans fin du fossile ont dues être incroyables.
Le temps que Carole et Arthur ne se changent tranquillement, Léna et Clément P feront un rapide aller/retour jusqu'à la salle du Putsch et tous reprendront le chemin vers les puits d'entrée.
Le cafouillage final a été raconté précédemment, le résultat est qu'Arthur sortira à 2 h et ira chercher la voiture trempé dans la nuit froide pour la rapprocher de la ferme pendant que Léna et Clément P déséquipent les puits et que Carole se change dans la cabane. 
L'équipe au complet ne repartira qu'à 3 h et se couchera aux alentours de 5 h après un repas chaud bien mérité.

[Fin du récit de l'équipe rivière des Chailles]

&lt;b&gt;Le retour...&lt;/b&gt;

Le &amp;quot;lendemain&amp;quot; les réveils s'échelonnent en fonction des horaires de coucher de la &amp;quot;veille&amp;quot;. Certains ont très mal à la tête, peut-être est-ce dû au gaz, peut-être à de la déshydratation, peut-être un peu des deux.
Une chose est sûre, c'est que l'on ne sort pas sous terre ce dimanche. Le lavage du matériel se fera à Val Suzon, et on repassera au gîte où l'on pourra discuter un peu avec une équipe du CDS91 qui était là pour des initiations à la Combe aux Prêtres suite à des JNSC réussies.
Tout le monde repartira vers Paris et les horaires d'arrivée resteront corrects.

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</item>

<item>
<title>Canyon de fin de saison dans le Vercors</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1216</link>
<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Rendez-vous entre parisiens et sudistes pour les derniers canyon de la saison
On choisira d'aller dans le Vercors, pour changer.
Et pour changer la météo n'est pas incroyable...
 
&lt;u&gt;Vendredi 01 octobre 2021&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon de la Pissarde Intégrale&lt;/b&gt;
Participants : Carole G, Sylvain C, Gwennaëlle M, Arthur P

Le vendredi on se décrasse avec le &lt;b&gt;Canyon de la Pissarde&lt;/b&gt; 

Pique-nique dans le canyon, jolies cascades qui s'enchaînent décidément c'est un chouette vendredi. 

Gwen réussira tout de même à coincer une corde, heureusement sur un obstacle où il est facile de remonter. Son huit débrayable a coiffé une broche du relais, c'est un coup assez classique et qui ne pardonne pas. On décoincera la corde assez rapidement.

Plus bas dans le canyon, on joue dans une vasque avec une corde en fixe qui permet de se balancer.
On finit par la C60 qui est toujours aussi impressionnante.

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&lt;u&gt;Samedi 02 octobre 2021&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon de l'Etroit de Colombière&lt;/b&gt;
Participants : Carole G, Sylvain C, Gwennaëlle M, Arthur P, Jérôme C, Cécile F, Gil H (RCAE), Sylvain J (RCAE)

On rejoint un groupe de copains belges du RCAE le samedi.
Vues les conditions météo pas folichonne, on part pour &lt;b&gt;Canyon de l'Etroit de Colombière&lt;/b&gt;.

On a certainement été trop pessimiste car il est à sec, on n'enfilera même pas les vestes des combinaisons néoprènes.

Le canyon est tout de même très beau et l'ambiance est super.
On les reverra ces belges du RCAE !

Le soir on cherchera à aller manger à la pizzeria de &lt;b&gt;La RIvière&lt;/b&gt; avec ses fameuses pizza aux St Marcelin (oui oui, au pluriel car il y en a plusieurs sur la pizza). Finalement celui-ci était complet et on se rabat sur le Rimini à Vinay où l'on pourra se régaler de pizza aux ravioles (oui, oui) avec en dessert une coupe de glace à la Chartreuse noyée dans de la Chartreuse verte.

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&lt;u&gt;Dimanche 03 octobre 2021&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon des Lavures&lt;/b&gt;
Participants : Carole G, Sylvain C, Gwennaëlle M, Arthur P

Toujours une météo mitigée, on prends encore des précautions et on part faire le &lt;b&gt;Canyon des Lavures&lt;/b&gt;.
Comme la veille on n'enfilera pas les vestes néoprènes, mais cette fois-ci on se mouillera tout de même un peu avec le petit filet d'eau qui coule.

On enchaine la dizaine de rappel et le canyon est fini.

Court, mais idéal pour un dimanche lorsqu'il faut rentrer en train sur Paris et en voiture sur Marseille.

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</item>

<item>
<title>Initiation des suisses à la combe aux pretres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1103</link>
<pubDate>Sat, 25 Sep 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Combe aux prêtres -- Initiation
25-26 septembre 2021

=== 

Cela faisait bien deux ans que l'on en parlait, de cette initiation : Notre cher Clément, essaye depuis longtemps de nous convaincre de grimper *sous* les montagnes, plutôt que de chercher à atteindre les cimes?! Les mauvaises langues diront que c'est parce qu'il a le vertige... Eh bien soit, tentons l'aventure :-)

Ce weekend d'initiation fut organisé de façon un peu spéciale, avec non pas une, mais deux descentes sous terre. Pourquoi?? Tout simplement parce que ma femme et moi voulions tous les deux tenter l'expérience, et que l'un de nous devait garder un ?il sur notre fille (soi-disant, un an, c'est encore un peu jeune pour l'emmener en spéléo...). Nous voilà donc parti pour trois jours dans les environs de Dijon, direction la Combe aux Prêtres.

Je fais la première descente en compagnie de Clément et Élise. Premier puits à l'entrée, j'arrive à faire tomber le mousqueton de frein de mon descendeur... Bravo l'expérience des alpinistes?! Enfin, pas de panique, on descend tranquillou en tenant bien la corde. Arrivés en bas, Clément s'amuse à me faire chercher l'entrée de la chatière. &amp;quot;C'est petit sur la gauche.&amp;quot; Mouais... quand on n'a pas l'habitude, ce n'est pas évident de se repérer?! Nous y voilà enfin?; je traverse sans encombre, en évitant de me tremper le torse?; quelques degrés que je serai bien content d'avoir conservé sur la fin de la balade ! Nous progressons ensuite sans difficultés, seulement ralentis par le temps nécessaire à admirer la splendeur des lieux... La cathédrale, la galerie des merveilles, des fistuleuses partout, les marmites, le rhinocéros, la cascade... Franchement, c'est hyper beau. &amp;quot;Certains clubs ne veulent pas venir ici pour les inits, parce qu'après les gens sont déçus quand ils font leur deuxième grotte&amp;quot; m'explique Clément. Ouais, bah moi je suis bien content d'y avoir été ! Étant seulement trois, nous allons vite. Cela nous laisse le temps de faire un crochet par le réseau Ben sur le chemin du retour. Enfin... ça nous laisse surtout le temps d'en chercher l'entrée. Après plusieurs tentatives, nous renonçons et repartons vers l'entrée. À peine sorti, Clément interpelle les locaux présents sur place pour comprendre où se cache l'entrée du réseau. &amp;quot;Mais c'est facile !&amp;quot; qu'ils disent... Forcément, quand on sait, c'est plus simple?; comme pour la chatière ;-)

Le lendemain, rebelote, avec cette fois ma femme qui descend. La grotte n'a pas changé?; c'est toujours très beau. Cette fois, enfin, l'entrée du réseau sera trouvée, mais son exploration sera pour une prochaine?; ma femme n'est pas très à l'aise avec l'idée de s'engager dans une partie de la grotte un peu étroite et peu connue de ses guides. Retour à la surface donc, avec pique-nique au soleil en début d'après-midi.

En résumé, ce fût un weekend très sympa. La combe au prêtre est magnifique. Je ne ferais pas ça tous les weekends, mais content d'avoir goûté (enfin !) à la spéléo. Partant pour une prochaine sortie !

-- 
Romain et Noémie
Initiés par Clément et Élise</description>
</item>

<item>
<title>Week-end initiation à Montrond (+ Dahu)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1094</link>
<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Compte rendu week-end Montrond-le-Château 17-18-19/09/21. 

Ce week-end d?initiation a eu lieu dans le Doubs, à Montrond-le-Château, du 17 au 19 septembre 2021.  Nous étions 6:  4 abimés non débutants (Élise G., Clément N., Arthur P., Kévin G.), et 2 abimés débutants (Rémi R. et Sophie D.). Première sortie sous terre pour Rémi et moi,  après 1 ou 2 initiation(s) aux techniques de progression sur corde, au Puiselet et au Viaduc des Fauvettes. 

Une première partie de l?équipe est arrivée jeudi soir, avec Arthur, Élise et Clément. 

Après avoir abandonné l'idée d'aller commencer l'escalade prévue de longue date aux Cavottes à cause d'une désertion de cadres de dernière minute et d'un genou affaibli, Arthur et Clément qui auraient dû finir d'équiper l'accès au lac le vendredi choisissent une petite promenade de santé : aller chercher les Reefnet (sondes de pression et température) posées il y a de ça 2 ans au Dahu.
Petit doute sur le chemin a emprunté, mais rapidement dissipé, c'est bien la bonne voie. Toutefois en arrivant à proximité de l'entrée, le nombre d'arbres couchés nous fait douter de trouver l'accès intact.
Clément, grand amateur de cailloux, trouvera l'occasion de récupérer une meule (oui oui, une meule) au pied de la falaise.
Arrivé devant le Dahu, on récupère la première sonde qui se trouve à l'entrée et tentons de la décharger sur le PC que nous avons emmené. C'est un échec? La sonde n'est pas reconnue par le PC, aussi nous partons dans l'idée de toutes les sortir. Clément et Arthur partent donc avec le matériel minimal, baudrier, longes, mousqueton acier en guise de descendeur et bloqueurs et pédale pour la remontée. Une souris en néoprène est même au fond des mini-kits pour permettre d'aller chercher la dernière sonde qui est au delà de la VM3 (lire Voûte Mouillante 3) si le niveau d'eau est trop haut.
Le Dahu, grotte permettant l'accès au plus beau collecteur du Doubs (parait-il), nous surprend toujours par la largeur et la propreté de ses galeries. Il y a plus d'eau dans les flaques que dans notre souvenir (souvenir qui n'est pas très bon puisque Clément partira tout droit dans une galerie où l'on s'enfonce jusqu'au genoux dans la boue plutôt que de monter dans la galerie supérieure).
On arrive poussivement à la VM3 et là, la voûte mouillante est un siphon !
Ce ne sera pas encore aujourd'hui qu'Arthur verra le plus beau collecteur du Doubs, le niveau ayant été trop important la dernière fois.
 Demi-tour vers la sortie, on prend une douche rapide sous la cascade et on repart vers les voitures, plus lourds de quelques Reefnets, d'une meule et de quelques kilos de boue.
 Le nettoyage du matériel nous prendra une bonne partie de la fin d'après-midi.

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Avant de rentrer au Gîte, Clément et Arthur en profitent pour aller jeter un ?il à la Source de la Loue qui se situe non loin. C'est grandiose !

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Le reste de l?équipe est arrivée vendredi soir, avec Rémi, Kévin et Sophie. Le lendemain matin, direction la grotte des Cavottes. Nous nous équipons sous un soleil agréable, et rentrons dans la grotte à 11h15. Nous descendons la doline, puis entamons la galerie d?entrée qui conduit à la salle du Chaos. Premier coup d??il joyeux sur les pans de roche karstique qui se dressent sous nos yeux, puis nous partons en direction de la diaclase, sur la droite de la salle. Pour cette première sortie pour Rémi et Sophie, découverte de passages de blocs rocheux, à la fois en descente (en bloquant avec bras et jambes pour freiner la descente), et en montée. Les abimés non débutants nous accompagnent en nous donnant des conseils et des idées de prise pour avancer au mieux.  Nous arrivons sur une vire, puis sur le premier ressaut de 5 mètres. Sensations particulières de se lancer pour la première fois en descente sous terre: agréable de découvrir! Là encore, la team des encadrants est au top pour nous accompagner avec leurs conseils, patients et pédagogues. Nous progressons ensuite dans une galerie, puis arrivons sur le ressaut suivant de 7 mètres, qui donne sur la salle Fournier. Nous nous dirigeons vers le réseau nord. Après un passage dans une 2è diaclase, nous arrivons dans la salle des Dunes. Magnifique salle aux proportions impressionnantes, qui possède un calme particulièrement apaisant. Nous y pique-niquons. Une fois fini de déjeuner, nous profitons de cette salle calme pour faire l?expérience du noir complet et du silence total. Très intéressant à expérimenter ! Nous continuons dans la galerie au Nord. Nous arrivons dans la très jolie et haute salle Ex-Terminale. Nous pouvons y observer des sangsues. Et également, en bonus.. une statue de nain de jardin qui se cache dans les hauteurs de la salle.  Nous empruntons le puits de 5 mètres au fond à gauche. Nous voilà un peu plus bas, accueillis par des petites statuettes en glaise. La salle suivante se mérite, au prix d?un cour
t ramping dans la boue. Nous voilà arrivés dans la cavité la plus au nord du réseau, la salle terminale : très belle découverte, et pour tout le monde, puisqu?aucun des membres de l?équipe n?était déjà venu. Nous découvrons une première partie de la salle avec une imposante cheminée de 50m. Des cordes du GCPM (Groupe Clostrophile du Plateau de Montrond) sont installées ici, et surplombent une impressionnante portion de stalagmite couchée au centre de la salle (plus grande que ce qu?il est habituel de voir comme concrétions aux Cavottes). A noter également dans cette salle de nombreux ossements de grands mammifères (de bovins peut-être?). En progressant encore dans la cavité, nous arrivons tout au Nord du réseau supérieur: un très joli volume se dessine, surplombé par une coupole creusée dans le plafond, et bordé à gauche par une voûte mouillante. Elise aperçoit une grenouille tout au fond. Nous prenons le temps de réaliser quelques photos. Nous redescendons le réseau Nord, et arrivons de nouveau dans la salle Fournier. Arthur, Clément et Rémi grimpent tout en haut de la trémie qui se trouve là. A leur retour, toute la troupe se dirige dans le réseau Sud. 2 équipes se dessinent: Élise, Kévin, Rémi et Sophie progressent en découverte, tandis que Clément et Arthur activent le mode exploration, en ouvrant les yeux à la recherche de départs de galeries à explorer pour les prochaines fois. Sur le chemin, nous croisons un grand rhinolophe, ainsi que de nouvelles statuettes en glaise (plutôt au fond du réseau Sud). Une fois arrivés au puits de 20 mètres (qui conduit vers le niveau inférieur), nous faisons demi-tour. Il est l?heure de tranquillement rebrousser chemin: nous remontons donc le P7, puis le P5, puis la vire. Bonus de fin de journée : nous empruntons la tyrolienne pour revenir à la salle du Chaos. Bien amusant ! Au global de la visite, nous sommes donc restés dans le réseau supérieur. Nous ressortons en surface vers 18h15/30: quel bonheur pour une première sortie,
 pour Rémi, et moi Sophie. Superbe journée. 

TPST: 7h

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Le soir, Rémi nous a préparé une croziflette, c?était excellent ! Benoit Decreuse est venu nous rendre visite (membre du GCPM) pour partager avec nous un peu de sa connaissance du réseau des Cavottes. 2 voisins du gîte speleo d?à côté sont également passés, et c?était bien sympa! 

Le lendemain matin, direction le gouffre des Ordons. Nous descendons à 4, Kévin, Élise, Arthur et Sophie. Dans le gîte spéléo d?à côté, un groupe de spéléos anglophones est sur le départ : après discussion avec eux, ils vont aussi aux Ordons, et ils ne voient pas d?inconvénient à ce qu?on utilise leurs cordes sur place. Nous descendons sous terre vers 11h. Premier puits de 5 mètres, très courte vire, puis 2è puits de 20 mètres, débouchant dans la cavité. Une fois en bas, le spectacle est grandiose : le gouffre est long de 150-200 mètres, et est un véritable musée à ciel ouvert, rempli de concrétions aux couleurs variées (du blanc étincelant, presque translucide, au ocre très foncé, en passant par des couleurs plus nuancées). Cette vision donne l?impression d?être dans une espèce de grand couloir d?un énorme château, richement sculpté et décoré. C?est superbe. Nous voilà partis en balade jusqu?au fond de la grotte, en prenant soin de ne pas glisser sur les pierres au sol. Nous observons différentes formes de concrétions, dont des « piles d?assiette » assez nombreuses. Les stalagmites sont parfois tout en finesse &amp; hauteur, et parfois nettement plus massives, formant de grandes orgues de pierre. Sur le chemin du retour, nous prenons le temps de faire quelques photos. C?est déjà l?heure de sortir, et de remonter le puits de 20 mètres. En tant que débutante, bien sympa de remonter ce puits d?une plus grande distance, pour la sensation d?élasticité en bas de la corde, et de passage en endurance pour cette montée un peu plus longue. A la sortie, vers 14h30, nous retrouvons Clément et Rémi, qui étaient venus à notre rencontre en surface. 

TPST: 3h30. 

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Retour au gîte pour déjeuner, faire le ménage du gîte, et rincer le matériel à l?eau (cordes, combis, baudriers). Nous reprenons la route vers 17h. 

En résumé: un beau week-end rempli d?explorations, de croziflette et de rigolade ! A renouveler sans modération :) .</description>
</item>

<item>
<title>Interclubs en Belgique</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1100</link>
<pubDate>Sat, 28 Aug 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>CR du week-end à Hotton en Belgique

Participants : Axel R, Clément P, Carole G, Arthur P, Serge D (CSARI), Sophie V (CSARI), Zoé D (CSARI), Lucie D (CSARI), Sacha T (CSARI), Laura F (SCUCL), Serge T, Manu T

Le week-end est prévu de longue date et après de nombreux désistement de dernière minute l'organisation s'adapte pour éviter que des voitures ne partent à vide depuis Paris. Finalement nous ne resterons que 2 jours sur place.

Carole et Arthur sont partis une semaine avant, à vélo depuis Clermont-en-Beauvaisis (dans l'Oise). Ils ont remonté le cours de l'Oise jusqu'à sa source qui se trouve près de Chimay en Belgique (et en ont profité pour faire un détour par l'abbaye et goûter la toute nouvelle Chimay verte, attention c'est fort), puis ont suivi en grande partie le RAVeL n°8 (Réseau Autonome de Voies Lentes) avant d'arriver à Hotton où se trouve le chalet du Spéléo Club de Belgique où nous avons pris l'habitude de se retrouver. Le trajet est agréable avec une mention spéciale pour la partie en bord de Meuse entre Givet et Leffe avec de majestueuses falaises grises et une végétation très verte.
Clément P et Axel les rejoignent à Hotton 1h après leur arrivée et on prend le temps d'aller jeter un ?il à la résurgence de L'Isbelle (bien connue des plongeur belges) qui se trouve à 5min du chalet.

Le reste de l'équipe arrive et on s'installe tranquillement, pour certains dans le dortoir au mépris des risques de ronflements, pour d'autres en tentes à l'extérieur après avoir débroussaillé à coup de machette mexicaine.

Compte tenu des récentes inondations qui ont eu lieu en Belgique et de l'état incertain de nombreuses grottes et de leurs accès, nos objectifs ont dû être adaptés. A Hotton par exemple, il y a encore de nombreux endroits devant les maisons le long de l'Ourthe où sont entassés pêle-mêle du mobilier pourri et autres déchets générés par les crues.

Le samedi matin, direction la Galerie des Sources sur les bords de la Lesse. 
On arrive après avoir un temps hésité sur la route à prendre et on se gare près d'un pont de la SNCB.
Le temps de se changer, Serge D part en repérage du sentier d'accès, cela fait un moment qu'il n'est pas venu.
On monte rejoindre l'entrée supérieure, fermée par un cadenas UBS et on se retrouve tous dans une salle de taille moyenne après avoir passé une diaclase étroite.
A partir d'ici la progression est erratique, la topo n'est pas très lisible, la plupart des concrétions sont souillées de peinture rose datant d'un conflit spéléo qui restera dans les annales de l'imbécilité humaine, on passe aussi voir le &amp;quot;Cierge&amp;quot; (vestige d'un concrétion cassée, à la même occasion que la séance de peinture, il y a des années et &amp;quot;restaurée&amp;quot; au béton).
Arthur repère une concrétion hélicoïdale intéressante et part en escalade pour faire des photos, assisté par Axel resté en contrebas pour l'assurage et la lumière. Ils rejoignent le reste de l'équipe, occupé à regarder Zoé se démener pour sortir d'un passage vertical étroit.
On hésite quelque temps à équiper les 2 seuls puits du réseau avant de partir à la recherche de la grande salle puis de la salle terminale. On ne trouvera pas la suite et on s'arrêtera finalement à la salle du Vieux, située derrière une étroiture sportive à passer et qui mettra certains des coéquipiers en difficulté. La salle est décorée de sculptures d?argile en tout genre (un sapin, une pipe, un phallus géant, l?Atomium, Big Ben, la Tour Eiffel, ...).

On ressortira par l'entrée supérieure, même si Arthur jure être certain d'avoir fait une traversée qui ne figure pas sur la topo (après vérification, la traversée serait apparemment possible selon certains spéléo locaux).

Sur le chemin du retour, une voiture avec Arthur et Sophie V fait un détour par les grottes de Han où se tient le barbecue de fin de saison de &lt;a href=&amp;quot;https://www.geoparcfamenneardenne.be/fr/archeologie-subaquatique/l-archeologie-subaquatique-a-la-grotte-de-han.html&amp;quot;&gt; fouille archéologique&lt;/a&gt;, on y récupère une commande d'un lot de revue de l'Union Belge de Spéléologie et la nouvelle clef qui permet d'ouvrir les cadenas des grottes belges. On repart assez rapidement de peur d'être happé par ce piège sournois que représente ce rassemblement festif (et de contrarier Serge D qui avait bien vu les choses venir).

Retour au chalet où le programme de la soirée sera barbecue sur feu de bois et discussions en tous genres.
Sophie V nous apprendra une expression flamande assez transparente &amp;quot;Wijn op bier, plezir; Bier op wijn venijn&amp;quot; (si ce n'est pas assez clair, on vous laisse chercher la traduction). Expression apparemment démentie par &lt;a href=&amp;quot;https://www.dhnet.be/lifestyle/food/biere-sur-vin-venin-une-etude-detruit-les-mythes-sur-la-gueule-de-bois-5c5d63d29978e2710e2520bd&amp;quot;&gt; une &amp;quot;étude&amp;quot;&lt;/a&gt;, de chercheurs  de l'université allemande de Witten/Herdecke selon laquelle &amp;quot;&lt;i&gt;peu importe l'ordre dans lequel le vin ou la bière est ingérée, la gueule de bois viendra tout de même frapper à notre porte. Trop d'alcool c'est trop d'alcool, tout simplement&lt;/i&gt;&amp;quot;

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TPST : 6h

Le lendemain, après que Carole ait déclaré forfait et choisisse de rester au chalet en compagnie de Serge T, nous partons dans une cavité toute proche, le Trou du Souci à Marenne, qui est une perte du système d'Hotton.
Cette grotte est gérée par un privé et est utilisé comme &lt;a href=&amp;quot;https://www.wildtrails.be/fr/particuliers/activit%C3%A9s/speleologie&amp;quot;&gt; &amp;quot;parcours aventure&amp;quot;&lt;/a&gt; sous forme d'une sorte de via ferrata souterraine.
Arrivé devant la grotte, il n'y a pas une entrée comme indiqué sur la topo (qui date certes de 1959), mais deux !
On décide donc d'équiper la seconde entrée (qui n'en a pas vraiment besoin) et on se sépare en 2 équipes qui se retrouvent rapidement dans la salle supérieure après une rapide progression dans le calcaire noir. On décide de passer par le &amp;quot;Grand Puits&amp;quot; (P20-25) que Clément P équipera et où on en profitera pour faire une petite séance photo (Merci à Laura d'avoir servi de modèle et à Sophie V pour le coup de main éclairage). En bas tout est recouvert de boue, finalement les impacts de la crue se voient jusqu'ici, de nombreux lombrics sont présent et cela produit un petit chuintement intrigant lorsque l'on y prête l'oreille. La majorité du groupe remontera pendant qu'Axel, Clément P et Arthur tenteront d'aller voir le ruisseau en essayant de ne pas tomber dans les plans inclinés recouverts de boue. A la remontée, Clément P déséquipe le &amp;quot;Grand Puits&amp;quot; et Axel et Arthur remontent par les diaclases étroites avant de sortir par l'entrée qu'ils n'avaient pas pratiqué à la descente (la perte historique).

On nettoie rapidement le matériel dans le ruisseau qui passe non loin et disparait dans une perte active plus récente avant de retourner au chalet plier bagages.

Arrêt à la friterie d'Hampteau avant le grand départ, on rigole une dernière fois avant de dire à bientôt à nos amis belges et on remarque l'eau encore présente dans les pierres de la façade de la maison en face qui donne une idée du niveau des dernières crues.
On reprend la route avec les vélos arrimés au coffre (et un Axel pas trop serein pour sa voiture neuve, mais finalement ça tient mieux que ce qu'il aurait cru).

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TPST : 4h</description>
</item>

<item>
<title>Traversées Dent de Crolles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1092</link>
<pubDate>Sat, 14 Aug 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Jour 1 par JB

C?est avec excitation que nous partons Lena et moi pour notre premier week-end club depuis ? bien trop longtemps. Les étoiles sont avec nous car nous avions décidé séparément d?aller à la Dent de Crolles avant que Jean le propose en sortie club à quelques jours de la date. Ceci après nous êtes loupé à 1h en 2020 à Gournier sur le même week-end du 15 août ?
Nous nous retrouvons vendredi soir au gite de St Pierre d'Entremont trouvé à la dernière minute par François. François, Lucie et Jean sont descendus ensemble de Paris. Nous sommes descendus de notre côté avec Lena et Christian et Isabelle nous rejoignent depuis le sud. Un plan de bataille est établi avant de se coucher avec un lever prévu à 7h30 pour un objectif de 12h00 au trou du glaz.

Au petit déjeuner la stratégie de navettes est définie le gite étant idéalement placé puisqu?à 20mn du parking du Guiers Mort et 20mn supplémentaires de celui du Glaz. Deux options d?itinéraires sont évoquées : traversée classique Glaz-Guiers Mort par le P36 ou bien la variante par l?escalier de service bis permettant de voir le collecteur. On choisira une fois arrivé à l?embranchement en fonction des envies et de la fatigue. On prépare rapidement les kits et on décolle en laissant au passage 2 voitures au parking de Perquelin et en filant entassé à 7 avec nos kits dans le Touran de Christian.

La marche d?approche est rapidement avalée sous le soleil depuis le col du coq. Nous avons la surprise d?y croiser 2 abimés Sylvain et Marion de retour de rando. Devant l?entrée, Le courant d?air frigorifique du Glaz est un bonheur après la montée du célèbre « pré-qui-tue ». Nous nous équipons et mangeons un bout puisqu?il est déjà midi. Jean, Lena et moi partons en pointe pour équiper les puits de la lanterne. Les 2 cordes de 50 sont malheureusement trop courtes pour équiper les 2 premiers puits de la lanterne d?un trait nous obligeant à des ajustages et remontée avant de pouvoir les dévaler. Christian reste en arrière pour tirer les rappels. Nous enchainons les différents verticales en alternant les rôles et essayant d?optimiser le transit des cordes de rappel. On termine par le beau P36 en bas duquel nous rejoignons rapidement les champs-elysées et la jolie galerie des champignons. Nous arrivons en 4H à la cascade rocheuse pour une bonne pause repas et réchauffage, le froid commençant à se faire sentir. Un rapide bilan des forces et un vote à la majorité quasi absolue abouti au choix de la visite du collecteur malgré le risque de n?avoir jamais fait cet itinéraire. Et ça valait le coup ! L?itinéraire est globalement conforme au topo de la 3SI et bien balisé sauf  sur quelques points 1) ne pas descendre le puit du Cerf jusqu?en bas pour prendre sur le palier intermédiaire la galerie du facies souriant à droite 2) pour le méandre bien rapeux suivant la vire des stalagtites on peut rester en haut ? Le collecteur est un joli méandre aquatique bien sculpté et slalomant avec quelques marmites profondes et autres ressauts et offre une progression plus variée que la traversée classique. De fil en aiguille nous voici au siphon et son échappatoire avant de nous confronter au labyrinthe final : passage en ramping pénible et un brin longuet. Nous n?avons plus qu?à descendre la vire de l?ouragan pour rejoindre les beaux volumes finaux du Guiers Mort. Nous voici dehors après 10H passées sous terre sans s?ennuyer. La marche de retour nous prend un heure sous les étoiles et la chaleur revigorante de la nuit et nous rejoignons le gite directement tandis que François et Christian s?occupe de la navette. Un plat de pâtes bien crémeux arrosé de bons Chablis et Bordeaux amenés gentiment par Jean et Christian nous mettra en conditions pour affronter une nuit de repos bien méritée.

Le lendemain les programmes sont différents pour chacun, Lena et moi devons remonter à Paris, Christian et Isa rejoindre leur destination de randonnée, tandis qu?Aurelien vient d?Annecy renforcer Jean, François et Lucie pour retourner à la Dent faire une nouvelle traversée !

Lena et moi partons en ballade avant de rentrer au Cirque de St Même qui abrite le Guiers Vif, la plus grosse résurgence de Chartreuse alimentée par le réseau de l?Aulp du Seuil, le site est magnifique même si on peut regretter que le parking soit payant en saison. Une bonne grimpette le long de plusieurs cascades agrémentées de passages cablés nous emmène en haut du cirque et nous visitons le magnifique porche du Guiers à la lueur de mon téléphone ? Nous y recroisons  sur le chemin du retour Christian et Isa qui ont finalement choisi la même ballade avant de partir. Nous y reviendrons un jour puisqu?une traversée est possible depuis le plateau.

Participants : François, Lucie, Jean, Christian, Isabelle, Lena, JB - TPST : 10H

Jour 2 par Aurélien

5 longues années que je n?avais pas fait une sortie club avec les abîmés ! Dès les premiers mails je reconnais l?organisation, pas de place à l?improvisation on est là pour passer un bon weekend, la mutualisation des repas ou la préparation du matos est déjà faite.

Samedi 11h, je reçois un sms de François, c?est le départ pour la traversée GLAZ - GUIERS MORT, moi je suis au travail sur Annecy. Sortie à 23h. Du coup je sais d?avance que j?aurais le droit à ma grâce mat avant de les rejoindre dimanche. Le rdv est fixé à 11h au gîte de St Pierre d?Entremont.

Dimanche à 11h, une petite heure de route me sépare de mes camarades de jeu ! Je suis accueilli par Christian, JB et Elena sont aussi là mais ils ont prévu un autre programme et après quelques discussions et retrouvailles nous partons à 4 dans la voiture de François qui a du mal à supporter la chaleur des montées vers le parking du col du Coq. Bientôt ce sera à notre tour de supporter le cagnard jusqu?à l?entrée du Glaz ! Au programme la traversée Glaz Annette une grande classique.

14h, sous une chaleur écrasante nous commençons la marche d?approche. Lucie supporte mal la montée, elle préfèrera renoncer et randonner en nous attendant. 16H, après une pause sandwich, nous partons donc à 3 spéléos, l?entrée et les premiers puits filent à toutes vitesses, puit de la Lanterne, galerie du Marécage, contournement du puit du Lac, nous sommes sur la bonne voie ! De nombreuses balises, flèches et indications suivent le parcours. On prend au plus évident. Jean suit la topo de prêt ! Quand arrive la diaclase Annette, le chemin est moins net et plus étroit. Puis on laisse le départ pour la traversée vers Chevalier au sol à droite. Le puit de la Gnole est la plus grande longueur, François et Jean raboutent nos deux cordes, une fois en bas, le rappel des cordes ne se passent pas comme prévu, il y a quelque chose qui bloque 10 mètres au-dessus de nous, on décide de tirer 5 mètres à l?autre extrémité, ça marche les cordes se décoincent nous allons pouvoir repartir. Après une petite pose de barres de céréales au début de l?Allée Cavalière, belle galerie de 700 mètres, nous arrivons aux difficultés finales. Jean et François ressentent la fatigue de la sortie d?hier, moi celle de la semaine de travail. Quelques rampings et trémies sécurisées plus tard nous sortons avec les dernières lueurs du jour, la vue est magnifique ! Le parking est encore loin, le vent chaud souffle contre la paroi de la Dent. Nous rejoignons enfin Lucie qui montait à notre rencontre.  

Participants : Jean, François, Lucie, Aurélien Temps : 1h30 de marche d?approche aller et retour (sans la pause repas) + 5 h de traversée.</description>
</item>

<item>
<title>Sortie laborieuse aux Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1106</link>
<pubDate>Sat, 24 Jul 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L?objectif de la sortie est de rééquiper la vire et le puits d?accès au lac terminal des Cavottes en ajoutant des points, des plaquettes inox et maillons rapides et une corde de plus gros diamètre que celle en place (8mm) depuis la plongée de 2007.
Axel travaillant de nuit du vendredi au samedi, nous partons samedi 24 au matin (vers 8h-9h) de Vanves où il est passé chercher Arthur et Kévin. Le matériel avait été préparé la veille par Arthur et rapatrié chez lui à vélo. Kévin et Arthur se relaieront pour conduire tandis qu?Axel se reposera un peu en vue de la sortie qui vient. Car oui, l?idée est d?enchaîner la sortie juste après avoir fait la route, c?est juste une histoire de 5-6h max selon Arthur.
Arrivés au gîte, on sort toutes les affaires, on met la table à l?avance, l?eau dans la casserole pour les pâtes, les duvets sur le lit et on part en direction de la grotte des Cavottes. Descente sous terre aux alentours de 18h après avoir mangé un casse-croûte conséquent, on part avec le matériel, de l?eau et quelques barres céréales et pom?potes.
Axel qui sort d?un stage « équipier club » dans le Lot se charge de l?équipement jusqu?en bas des deux P20 qui permettent l?accès au réseau inférieur. On prend notre temps, l?équipement est nickel, on arrive au niveau inférieur aux alentours de 20h. C?était l?estimation haute, mais on est dans les temps, tout va bien.
Après s?être engagés dans la galerie menant au carrefour, on arrive assez vite à la salle marquant le début du long méandre qui débouche sur le lac terminal. A partir d?ici Arthur rappelle que lors du &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1078&amp;quot;&gt; bivouac ? couvre-feu de février 2021&lt;/a&gt;, ils avaient mis 1h pour arriver au lac avec Elise et 45min pour en revenir. Si on estime un peu à la hausse avec la fatigue de la route et en ajoutant le temps d?équiper la vire (1h estimée) on devrait revenir au même point vers les alentours de 23h maximum. Un conseil, surtout ne vous longez pas à la corde en place dans le méandre, elle ne sert à rien pour la progression mais s?avère très utile pour pousser un kit devant soi.
L?équipe s?engage dans le méandre qui commence par un cheminement dans une sorte de laminoir en partie haute et la progression est, comment dire, ?, assez hétérogène.
Au bout de 5min, Arthur s?inquiète de ne plus entendre ses camarades et s?arrête pour leurs demander « les gars ça va ? », la réponse ne se fait pas attendre « ouais, ouais t?inquiète on arrive » l?attente pour que l?équipe se réunisse de nouveau dure environ 10-15 min. Arthur propose qu?ils suivent ses pas et fassent exactement la même chose que lui vus les gabarits similaires, mais la situation se répète encore 2-3 fois avec environ les mêmes durées d?attente. La fatigue et l?appréhension de la progression en méandre font que les 2 trainards se sont longés et ont des difficultés à trouver de bonnes prises. S?ajoute à ça le franchissement d?une étroiture difficile à négocier pour eux et le temps commence à être long pour Arthur. Surtout que celui-ci s?est habillé d?une sous-combi légère pour ne pas trop transpirer. Résultat, à force d?attente il est couvert d?une couche de boue liquide et commence à être transi.

[Arthur]
A la 4ème fois que l?écart se creuse, je demande si je peux attendre les autres au lac et commencer à équiper la vire pour me réchauffer, tout le monde accepte et je pars donc devant. Les 20-25 min nécessaires pour atteindre le lac montrent que la séparation du groupe ne s?est faite qu?environ au tiers de la longueur du méandre, l?attente au lac risque de durer un peu?
Arrivé au lac, je tremble de froid. Je regarde l?heure sur mon téléphone, il est minuit. Je sors la trousse à spits du kit que je portais et commence à m?activer pour tenter de me réchauffer. Le début de vire a enfin des amarrages doublés, mais j'ai toujours très froid, je décide donc de faire un point chaud avec mon poncho. Le lieu n?est pas très pratique, mais une position est tout de même trouvée et là malheur, le briquet ne s?allume pas? Pourtant il n?est ni vide, ni mouillé, peut-être un problème d?humidité ambiante, peut-être du gaz mais cela semble assez peu probable. Après une pause d?environ 30min dans mon poncho, toujours pas de signes du reste de l?équipe, malgré de faux espoirs générés par des illusions auditives qui font tantôt penser à des voix, tantôt à des bruits de plomberie. Je me demande si je vais continuer l?équipement, mais hors du poncho le froid se fait de nouveau sentir. Je love la corde, la laisse en place et repars en direction de mes 2 compères, tant pis ils ne verront pas le lac.
5min après avoir rebroussé chemin et avoir commencé à me réchauffer, Axel déboule au milieu de la galerie « C?est par là le lac ? J?aimerai bien le voir et ne pas avoir fait tout le méandre pour rien, tu m?attends ? » Apparemment Kévin était fatigué et s?est arrêté avec sa couverture de survie dans un coin confortable (je me demande où il l?a trouvé). Axel part donc admirer la beauté cachée de ce lac terminal tandis que j?attends dans un recoin un peu plus loin où je peux m?assoir et m?emmitoufler de nouveau dans mon poncho. L?attente dure à nouveau 30min avant qu?Axel ne revienne quand je commençais à me dire que j'allai faire demi-tour voir ce qui se tramait « C?est ÇA ton lac ? Mais c?est de la merde ! Je suis même allé faire de l?oppo pour voir la tête de puits qui est bien en monopoint, on ne peut même pas descendre ! ». Effectivement la beauté de ce lac est bien cachée?
[/Arthur]

[Axel]
Je parcours les quelques mètres (dizaines de mètres ?) qui me séparent du &amp;quot;lac&amp;quot;.  Après un angle à 90° sur la gauche, le méandre s'élargit un petit peu et laisse apparaître un vide sous mes pieds, sur toute sa longueur. Les parois deviennent lisses mais très boueuses et donc glissantes... Celle de droite est quasi verticale tandis que celle de gauche offre une petite pente plutôt appréciée pour évoluer en opposition. Une corde est en place pour se longer. Comme prudence est mère de sûreté, j'ai utilisé mon bloqueur de poing en mode poignée-longée. Grand bien m'en fasse, vous comprendrez pourquoi.
Exténué et à bout de force, mais impatient de ne pas être venu pour rien, j'entreprends donc la traversée des derniers mètres, au-dessus du vide, qui me reste pour enfin admirer le lac. Après quelques minutes de progression, je regarde le vide sous mes pieds et m'aperçois que le lac est en-dessous de moi, en contrebas, dans l'obscurité mais pas dans le silence. Le bruit de l'eau étant encore plus fort à cet endroit que dans le méandre. Plutôt confiant dans la corde en place, j'arrive enfin au bout du bout. Un petit décroché sur la droite laisse entrevoir la tête de puits qui permet d'atteindre le niveau du lac.
Là, j'observe avec circonspection l'équipement de la corde qui avait la lourde tâche de me rattraper en cas de glissade : un formidable mono-point, tout rouillé ! Impossible donc de descendre voir le lac sans prendre des risques inconsidérés.
Je me console en me disant que de toute façon mon niveau d'énergie était proche de zéro : la remonté aurait fini de m'achever.
Déçu et énervé, je ferai demi-tour sans avoir pu admirer la beauté cachée de ce lac mystérieux, pourtant si proche.
Ma confiance dans la corde en place étant quelque peu affectée, le retour au-dessus du vide aura une toute autre dimension. C'est à ce moment-là qu'on se dit qu'il ne faut vraiment pas glisser... On imagine mal un secours spéléo à cet endroit précis, à ce moment précis. Malgré tout, le retour se fit sans encombre et je fus soulagé de retrouver Arthur qui m'attendait un peu plus loin.

[/Axel]

On range son poncho et on se remet en route pour rejoindre Kévin, on passe le petit passage qui enchaine désescalade/escalade puis on s?active un peu. Arthur distance de nouveau Axel, mais plutôt que de l?attendre il lui dit qu?il va voir si Kévin est OK et qu?ils se rejoignent là-bas, de toute manière peu de chance de s?égarer. Kévin est effectivement confortablement installé, un peu assoupi quand il est rejoint d?abord par Arthur puis 10min après par Axel. 

[Kévin]
Ce méandre... quel enfer ! Le début commence pourtant bien sur la partie laminoir, on roule ou on se glisse relativement facilement jusqu'au moment où l'on doit descendre entre les 2 parois du méandre. 
De manière générale, on est sur du 1.5 largeur d'épaule à hauteur de bras, et une pointure de 40 à 48 à vue de nez au niveau des pieds et cela descend encore en dessous sur 1.5m - 2m globalement.
On se glisse donc entre les 2 parois et on progresse tantôt en opposition tel une étoile de mer, tantôt plus à l'égyptienne, essayant de faire coïncider notre pointure avec les rebords qui dépassent de chaque côté quand c'est possible (je soupçonne un certain avantage pour certains à ce niveau), ou en verrouillant pieds et genoux. Ce n'est clairement pas la progression la plus aisée de la grotte mais ça se fait, par contre, n'étant pas habitué à ces parois relativement très lisse verticalement parlant et devant parfois chercher une margelle qui dépasse guère le centimètre, pas forcément horizontale et couverte de boue, le stress a pris sa place. J'ai l'habitude de stresser quand je ne suis pas à l'aise, ça ne me dérange pas plus que cela, je prends juste plus de temps à chercher mes prises, je force surement plus sur mes appuis pour me sécuriser et forcément j'avance moins vite.
 L'expérience, ou le talent, sûrement les 2 font que l'on avance à des rythmes différents mais on s'y retrouve globalement.
Arrivé à la corde, c'est un soulagement, je me longe dessus et je me déleste de mon mini-kit relativement gênant par moment. Je ne saurais dire si on pouvait encore appeler cela une corde, mais bon, c'est toujours ça de pris. Au final, je me sens plus en sécurité, moins d'appréhension, je progresse plus facilement et plus vite, toujours précédé d'Axel. L'étroiture nous obligera à nous délonger pour la passer par en dessous, mais cela se passe sans difficulté.

Le problème c'est que cette main courante ne va pas jusqu'au bout, loin de là même, et ce n'est d'ailleurs plus qu'un tas de brins effilochés dont on se demande lequel tiens encore... A ce niveau, cela fait bien longtemps que l'on ne sait plus où l'on en est dans le méandre vis à vis de la topo, avec tout ce que l'on a fait, on ne doit pas être si loin du bout. On continue donc, avec le retour de l'appréhension et de ce qui en découle. On laisse partir Arthur devant et on continue à notre rythme. Plus on avance, plus je commence à avoir du mal à reprendre mon souffle, et de fait, à fatiguer. Arriver à une épingle où il y a moyen de se caler comme on peut, j'hésite un moment, puis par sécurité, je préfère en rester là et me reposer, tant pis pour le lac, ça aurait été génial de le voir mais ça sera pour une prochaine fois. Je laisse donc Axel rejoindre Arthur et je me roule comme je peux dans ma couverture de survie entre 2 cailloux, je coupe la lumière et attends. Une goutte tombe régulièrement sur la couverture au niveau de ma tête, je commence à compter, c'est régulier, autour de de 90s entre chaque goutte, je compte alors les gouttes. Le clapotis de l'eau autour est agréable, mais source d'illusion auditive, régulièrement, j'ai l'impression d'entendre des voix dans le lointain sans comprendre ce qui se dit, j'ai l'impression que c'est Arthur et Axel qui reviennent en discutant, mais le timbre semble plutôt féminin... Vlà qu'il y a des sirènes dans la grotte maintenant... Mais ça va, j'ai toute ma tête, je ne vais pas leur courir après. 
A un peu plus d'une centaine de gouttes, un peu moins de 2h a priori, ce n'est plus des voix que j'entends mais plus des raclements de combinaison ou de kit. Très rapidement, Arthur apparait enfin. Suivit assez rapidement d'Axel.
[/Kévin]


La fatigue est présente mais malgré les délais imprévus, l?ambiance reste bonne. Kévin passe son briquet à Arthur pour qu?il puisse se réchauffer plus tard. On se remet en route, Arthur propose de nouveau de suivre ses pas et rappelle que se longer dans la corde en place (qui avait servi au portage pour la plongée de 2007) est contre-productif. Rendez-vous est donné à la sortie.
Arthur arrive à la sortie du méandre à 02h, il sort son poncho content du prêt du briquet de Kévin, mais encore une fois, impossible de le faire fonctionner et donc d?allumer sa bougie. Pas d?inquiétude, les autres ne devraient pas se faire attendre trop longtemps, ils sont juste derrière on les entends très bien.
L?attente commence à se faire sentir quand Axel sort du méandre. Il est 03h?
Le froid et la fatigue sont de plus en plus difficile pour Arthur, il se réchauffe donc an faisant fonctionner sa lampe Armytek d?appoint à plein régime jusqu?à la surchauffe, l?éteint, et se frotte les mains et la gorge avec la LED, ça fait son effet.

[Kévin] 
    Si l'aller avait été compliqué, le retour fut bien pire. Reposé, un peu froid, mais rien de bien gênant, l'effort réchauffe vite. On repart dans le même ordre direction la sortie, les écarts se creusent à nouveau comme à l'aller, j'ai un peu de mal à reprendre mon souffle mais je suis Axel à petite distance. On retrouve la corde en lambeau, je me longe dessus, moins d'effort à fournir, ça va un peu mieux jusqu'au passage bas. On est encore à portée de voix quand Axel le passe, j'y arrive peu après, je passe le mini-kit, je me délonge pour passer en dessous et là ça coince, je n'arrive pas à trouver comment le passer, il y a toujours quelque chose qui coince, souvent la tête et dur de trouver des prises pour s'aider, il me faudra bien 10 minutes et beaucoup d'énergie pour arriver à le passer. La progression reprise, assis dans le baudrier quand c'était possible, les autres étaient déjà loin. La progression après la corde s'avéra la plus éprouvante, très vite, je n'arrivais plus, à nouveau, à reprendre mon souffle, vers la fin, il me fallait presque respirer à gorge déployée une bonne minute pour chaque mètre avancé, sachant que j'étais attendu. Cela a pris le temps qu'il fallait, mais j'ai finis par atteindre le laminoir sur lequel j'ai pu m'allonger, me glisser jusqu'à la fin du méandre et retrouver mes comparses. Ce n'est qu'en approchant de la base des puits que j'ai commencé à sentir l'air frais envahir mes poumons et reprendre mon souffle normalement.
[/Kévin]

Quand Kévin sort enfin du méandre, il est 04h et Axel est un peu assoupi dans son poncho. Le trio se reforme et repars en direction des puits. Kévin commence à remonter en premier, suivi d?Axel tandis qu?Arthur a ressorti son poncho pour patienter. Lorsqu?Axel est engagé dans le boyau entre les 2 puits, Arthur range son attirail et se lance dans la remontée et le déséquipement avant de rejoindre ses camarades dans le boyau. Il finira par les doubler pour remonter le dernier P20 puisque celui-ci peut se déséquiper par le haut et en profitera de nouveau pour sortir son poncho en les attendant. Axel l?imite en sortant son poncho et s?endort en un temps record. Lorsque Kévin sort du P20 on sait que l?on est presque sortis et en effet, le reste du trajet se fait très rapidement (le passage par la tyrolienne aide pas mal) et on sort dehors, accueillis par le jour naissant à 06h.
A l?arrivée au gîte, Kévin fera l?impasse sur les pâtes et file se doucher avec beaucoup d?eau chaude puis se coucher. Axel et Arthur se coucheront le ventre plein en ayant pris soin de laisser une portion à Kévin pour son réveil.
13h, on se réveille tous les 3, assez reposés pour penser à se remettre en activité. Après avoir testé les 2 briquets qui semblaient défectueux sous terre on se rend compte qu?ils fonctionnent de manière tout à fait normale. Y aurait-il du gaz aux Cavottes ? On remange, on lave le matos et on décide de partir en prenant les nationales. La route est agréable et ne prend finalement pas beaucoup plus de temps que ce que l?application de navigation prévoyait en passant par l?autoroute.
Bilan du week-end, la corde attend que l?on finisse le rééquipement de l?accès au lac, il faudra réfléchir à mieux étancher les briquets voire à prendre des allumettes et surtout à ne pas surestimer les capacités de ses camarades pour ne pas les cramer.
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</item>

<item>
<title>Stage Equipier de club Juillet 2021</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1277</link>
<pubDate>Sat, 10 Jul 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cadres : Jean-Paul C, Clément N, Arthur P
Stagiaires : Elise G, Axel R, Clément P, Yves S, Carine E

Comme tous les ans, le CDS92 organise son stage &amp;quot;Equipier Club&amp;quot; pour permettre aux spéléos autonomes d'apprendre à équiper selon les règles de l'art.

Certaines années, le stage se partage sur 2 week-end, l'un au Puiselet pour apprendre les règles et l'autre sur une zone karstique pour la mise en pratique.

Cette année, nous avons pu profiter de la semaine du 14 juillet pour proposer un stage complet sans interruption.

Le lieu retenu est le Lot, qui est suffisamment lointain pour nous décourager d'y aller sur des week-end classiques de 2 jours et qui offre un choix très important en cavités de tous niveaux.


A part le samedi, la météo a été exécrable. Chaque jour, c'est la météo qui décidait de nos objectifs et nos conditions de vie ! Tout le monde se réfugie dans le dortoir. sauf JP confiant en sa tente &amp;quot;Norvège 1984&amp;quot;... Elle n'est plus ce qu'elle était : dormir sous la tente se transforme en bivouac sur un ilot au milieu d'une tente inondée !

Sylvie Singlas organise les repas de main de maître. On voit qu'elle a l'habitude. Merci beaucoup. C'est tellement simple de n'avoir qu'à se mettre les pieds sous la table !


&lt;u&gt;Samedi 10 juillet 2021&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Falaise de Cougnaguet&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Jean-Paul C, Clément N, Elise G, Axel R, Clément P, Yves S, Carine E

On passe la journée en falaise pour l'apprentissage des rudiments.
On aborde les notions d'amarrages irréprochables, de noeuds, de frottements etc etc.

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&lt;u&gt;Dimanche 11 juillet 2021&lt;/u&gt;
On se divise en plusieurs groupes

&lt;b&gt;Igue de Goudou&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Yves S, Elise G

On part jusqu'aux &lt;i&gt;Griffades d'Ours&lt;/i&gt; et on installe quelques spits dans la &lt;i&gt;Galerie de l'Oppo&lt;/i&gt; pour sécuriser un passage.

&lt;b&gt;Igue de Diane noire&lt;/b&gt;
Participants : Jean-Paul, Carine &amp; Axel

&lt;b&gt;Igue du Fennet&lt;/b&gt;
Participants : Clément N et Clément P

&lt;u&gt;Lundi 12 juillet 2021&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Igue du Fennet&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Carine E
Carine part avec Arthur à l'&lt;b&gt;Igue du Fennet&lt;/b&gt;, grotte parfaite pour travailler les Amarrages Naturels. On ira faire &lt;i&gt;la Vire&lt;/i&gt; pour aller voir le &lt;i&gt;Musée d'Argile&lt;/i&gt; situé au &amp;quot;fond horizontal&amp;quot;, on ne descendra pas au point le plus bas de la cavité faute de temps.

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&lt;b&gt;Igue de Saint-Martin&lt;/b&gt;
Participants : Jean-Paul C, Elise G &amp; Axel R

&lt;b&gt;Event de Mirandol&lt;/b&gt;
Participants : Clément N, Clément P et Yves S
On apprend à équiper par dessous l'équipement en place (en fixe ?).
Après quelques puits, un passage étroit et demandant plus d'efforts nous essouffle : présence probable de CO2. Yves ne se sent pas bien, on décide de faire demi-tour.
Ayant un peu plus de temps que prévu une fois remonté, pour rendre la clé on se rend chez le propriétaire qui nous fait visiter son terrain et les désobs improbables qu'il y mène (vous avez déjà vu une pelleteuse porter une autre pelleteuse ?).


&lt;u&gt;Mardi 13 juillet 2021&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Event de Mirandol&lt;/b&gt;
Participants : Arthur P, Elise G, Axel R

L'&lt;b&gt;Event de Mirandol&lt;/b&gt; est un peu loin de &lt;b&gt;Goudou&lt;/b&gt;, on doit faire un peu de route et la marche d'approche nous fait passer par une voie ferrée touristique. On aura la chance de voir passer le train à vapeur aux alentours de midi et les touristes auront la chance de pouvoir apercevoir des spéléo dans leur milieu naturel.
Elise et Axel se partagent l'équipement des puits d'accès à la rivière puis on part se balader.
La rivière est magnifique, malheureusement on devra faire demi-tour à cause de l'heure sans avoir le temps d'aller au fond.


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&lt;b&gt;Igue des Combettes&lt;/b&gt;
Participants : Jean-Paul &amp; Clément P
On équipe jusqu'en bas des puits, et on sent vite qu'il y a du CO2 en bas. On mange rapidement. 
Clément (qui semble moins affecté par le CO2) fait un petit aller-retour dans la rivière, jusqu'à la première petite cascade. Puis on remonte en prenant notre temps : une fois la première longueur effectuée on respire mieux.

&lt;b&gt;Igue de Saint-Martin&lt;/b&gt;
Participants : Clément N, Carine E et Yves S


&lt;u&gt;Mercredi 14 juillet 2021&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;Igue de Goudou&lt;/b&gt;
Arthur P, Clément N, Clément P

Sortie rapide histoire de profiter un peu plus de la grosse cavité située à 5min en voiture du gîte.
On descend les puits et on part se balader dans la rivière amont pour aller voir le siphon amont.
On reviendra trempé, étant allé faire un plouf dans une grosse marmite. La combinaison néoprène est tout à fait inutile vue les températures de la grotte, de l'eau et de l'extérieur.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/pj3mYrjcE6A?si=QtEeHfunoRdx_yZ6&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


Pas de cavité pour les autres.


Retour sur Paris avec arrêt sur les bords de la Dordogne pour le nettoyage du matériel. La Dordogne est en crue. Nous nettoyons le matériel dans une eau chargée. Efficacité non garantie ! 

Clément N et Jean-Paul se dirigent vers Pompadour pour compléter la semaine de spéléo en rejoignant d'autres copains d'Abimes : Xis, Anne, Emeric, Gaëtan P, Vass, John. 
Au programme la connaissance du réseau de la Couze : Les Jonquilles etc... 
Comme la topo le laissait penser, Combe Nègre s'avère très étroit. On se serait arrêté juste avant d'arriver dans&amp;quot;le grand affluent&amp;quot;</description>
</item>

<item>
<title>Visite à Vauvougier élargi</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1095</link>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Marina, Arthur, Gyom (EEGC), Benjamin (APARS), Hélène (APARS)

Une envie de sortir mais pas de motivés du côté d'ABIMES ?
Pas de soucis, il suffit d'aller squatter un interclubs du CDS94 !

Au programme, visite du gouffre de Vauvougier. C'est la première que nous remettons les pieds dans ce gouffre depuis le secours qui a nécessité &amp;quot;l'élargissement&amp;quot; de l'étroiture (comprendre avant c'était vraiment étroit, maintenant on passe à peine accroupi).

Une équipe de l'USAN avait déjà équipé le gouffre car ils reprennent actuellement des escalades abandonnées dans les années 70 (quelle idée !?), l'équipement n'en sera que plus facilité.

Le puits d'entrée est toujours aussi impressionnant, les galeries toujours aussi sèches.
Par contre la progression est très aisée jusqu'au lieu de l'accident qui a nécessité un secours : tout est large avant et devient étroit ensuite ! Le méandre précédant le ressaut Mach Pro reste un peu embêtant à passer.

On ira au fond du Grand Puits (P47) où une belette (ou un loir) en décomposition nous attend à -210m avant d'aller faire un tour au fond de la galerie du bétail pour voir les quelques concrétions du gouffre (dont &amp;quot;l'Excentrique&amp;quot;) et repérer l'entrée de la galerie des Dos d'Ane.

On remonte tranquillement en essayant de faire des plans intéressants en vidéo et on rentre manger un Welsh maison au refuge de Montrond-le-Château.

Le lendemain petite balade dans les alentours avant de rentrer sur Paris.


Marina a également publié un &lt;a href=&amp;quot;http://ktakafka.free.fr/speleo/2021/07_04_21_Vauvougier/vauvougier.htm&amp;quot;&gt; &amp;quot;compte rendu sur son site&amp;quot;&lt;/a&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/WPk6HF1b758&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Trou Souffleur d'Albion</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1096</link>
<pubDate>Sat, 12 Jun 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Jean C, Arthur P, Pierre P (GSP), Marion M (GSP), Sylvain L (GSP - CAF MP)

Une invitation est venue de copains sudistes : le Trou Souffleur d'Albion est équipé en fixe pour des explos et on pourrait utiliser leurs cordes pour descendre (moyennant un coup de main pour remonter de la vieille corde)
Arthur qui n'a jamais mis les pieds dans les cavités du Vaucluse et Jean qui part en vacances dans la moitié sud de la France répondent présents !

Arthur et Jean arrivent le jeudi soir un peu tard et s'installent dans le gîte de l'ASPA qui semble bien grand pour eux seuls. La journée du vendredi est dédiée aux courses, au resto, à cuisiner pour le lendemain soir et au repos (enfin repos la nuit du vendredi au samedi pour Arthur qui sera content de l'achat de boules Quiès au comptoir de l'ASPA).

On retrouve les sudistes devant le trou le samedi matin à 09h00, on regarde l'ancien accès, on jauge le courant d'air de la nouvelle entrée, on s'équipe et on commence à descendre. Les derniers de l'équipe papotent rapidement avec Loufy qui leurs parle de chantiers sur lesquels il travaille actuellement (du beaucoup concrétionné et du courant d'air qui soufflerai plus fort que le Souffleur).

On commence par s'égarer légèrement dans le méandre des &lt;b&gt;A&lt;/b&gt;bsents en se fiant à des souvenirs trompeurs de Sylvain L puis on arrive rapidement à la première série de puits (P36, P42, P35, P7 et P28). On était prévenu que l'équipement était fait en toute sécurité, mais qu'il y avait peu de mou (pas de col de cygne, pas de possibilité de faire des clefs), les cordes neuves ont rétréci depuis l'équipement. Les personnes ayant équipé sont apparemment fan des AN, AF et de la dyneema !

Arrivés au méandre de l'&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;nkou, on manque de s'engager trop haut et on repère un petit peu plus bas une marque de peinture blanche qui jalonne la voie la plus facile à suivre. Finalement ce méandre est un peu long, parfois étroit, mais se passe plutôt bien.
On arrive à la seconde série de puits (P64, P76 et P114) et là c'est la démesure !
Les dimensions sont dingues, on ne voit pas nettement l'autre côté du puits lorsque l'on descend, même avec la Scurion de Sylvain L. L'ensemble des puits, depuis l'entrée, est fractionné environ tous les 10-15m. Cela peut paraître rébarbatif à la descente, mais c'est nettement plus agréable à la remontée.

On arrive à la salle des &lt;b&gt;A&lt;/b&gt;rtifices et on casse la croûte au bivouac non loin de la salle &lt;b&gt;A&lt;/b&gt;rénacée avant d'aller jeter un ?il à l'affluent de l'&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;rpenteur et au siphon amont.
Jean retrouve l'endroit exact où il avait fait une &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_photos2.php?id=171&amp;quot;&gt; photo&lt;/a&gt; en 2009 que l'on tentera de reproduire (avec une qualité bien moins bonne).
Après avoir fait demi-tour, on s'arrête devant la voûte basse et on enlève combi et baudrier pour se retrouver en maillot de bain. C'est le moment que Jean choisira pour commencer à rebrousser chemin sur un rythme tranquille, on a convenu de laisser un signe accroché au bas de la corde pour nous signifier qu'il est bien en train de remonter et qu'il ne s'est pas perdu. La voûte basse n'est pas si basse et l'eau froide n'est pas si froide une fois dedans, on décide de laisser combinaison et baudrier sur une plage de l'autre côté et de finir notre sortie en maillot pour ne pas finir complétement trempés (on aurait effectivement pu s'éviter de les porter, certes). Sur le chemin on aperçoit de curieux cailloux en forme de lentilles soudées par grappes horizontales
On passe devant la perte de l'&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;bée sans réellement s'en apercevoir et on commence l'ascension de l'&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;p-poggia-ture, un plan incliné de boue très glissant assez long et avec une pente relativement forte. Arrivé à la salle de l'&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;cribologie, on éclaire vers le haut sans apercevoir le plafond et on tente d'imaginer le niveau maximal de crue... Ça doit être une sacrée ambiance lorsque le réseau monte en charge !

On rebrousse chemin, la descente de l'&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;p-poggia-ture est plus aisée que son ascension. on repasse la voûte basse pas si basse (vraiment quelle idée d'avoir trainé les combis de ce côté...)  et après s'être rhabillé on commence à remonter.
Le signal convenu avec Jean est bien là, on s'engage donc sur les cordes sans problème.
Puits &lt;b&gt;A&lt;/b&gt;ndré Gendre, Puits de l'&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;strolabe, Puits &lt;b&gt;A&lt;/b&gt;ymé, contact avec Jean. On récupère au passage les cordes usagées que l'on doit remonter et on s'engage dans le méandre de l'&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;nkou qui se passe un tout petit peu plus difficilement avec des kits pleins. C'est ensuite le puits de L&lt;b&gt;A&lt;/b&gt;naconda, le puits des 3 &lt;b&gt;A&lt;/b&gt;génors, et méandre des &lt;b&gt;A&lt;/b&gt;bsents et enfin la sortie, à 2h.

On récupère les bières que l'on avait laissé sous terre au bas du puits d'entrée, on déséquipe la seule corde que l'on a équipé et on trinque tous ensemble.

Au gîte 2 équipe s'affrontent, les partisans du repas immédiat et ceux du repos imminent. Jean et Arthur mangerons des spaghettis bolognaise préparés la veille et se coucherons un peu après les autres.

Le lendemain, rapide nettoyage et discussion avec Marie L avant que les sudistes ne repartent dans le sud et que Jean ne dépose Arthur sur une aire d'autoroute pour prendre son covoiturage en direction de Paris.

TPST : 15h

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<title>Aqueduc de Vélizy</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1089</link>
<pubDate>Tue, 08 Jun 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L'ARHYME a sollicité ABIMES suite à la redécouverte récente d'un accès au Grand Aqueduc de Vélizy. L'ARHYME, c'est l'association pour la réhabilitation du réseau hydraulique du domaine royal de Meudon, un groupe de passionnés d'histoire qui a déjà fait appel à ABIMES pour explorer un autre aqueduc, voir ces liens :

https://data.over-blog-kiwi.com/1/57/30/68/20201016/ob_4110a8_arhyme-plaquette-v23.pdf

https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1006

Bref, ce mardi 8 juin 2021, Jean-Paul, Jef et Clément se retrouvent à Vélizy pour une reconnaissance dans le GAV, le Grand Aqueduc de Vélizy. Un membre de l'ARHYME, Gérard, ancien spéléo, avait déjà descendu les 12 échelons du puits d?entrée mais sans s?engager dans les galeries. Avec l?autorisation de la mairie, la plaque est ouverte à nouveau. Clem ajoute un bout de corde pour sécuriser le début de la descente. Un groupe de membres de l'ARHYME assure la sécurité en surface en positionnant une barrière autour de l?accès et en notant les personnes qui descendent et leur heure d?entrée et de sortie, de façon à ne pas en oublier. Clem, JPC « foncent » vers l?aval, le plus court en théorie (264 m). Gérard et André (de l'ARHYME) sont suivis par Jef et effectuent un levé sommaire aux pas. Dès la base du puits, on constate que, si le plafond et les parois sont en bon état, le sol est recouvert de 15 à 40 cm d?un mélange de terre noire et d?eau stagnante, et que l?odeur sensible est bien celle d?égouts. Beurk ! Malgré tout, nous avançons péniblement car courbés, la hauteur n?étant que d?environ 120 cm pour 80 cm de largeur, en relevant les points singuliers : unique arrivée d?eau, 2 regards bouchés vers la surface, 2 ou 3 tuyaux en grès (à préciser), principalement. Jef filme et les indications enregistrées seront retranscrites ensuite. Plus loin, nous croisons Clem et JPC qui font demi-tour, lassés, sans avoir atteint un obstacle notable. Il y a là un ensemble de fines racines qui gêne le passage. On écarte le mince rideau et ça passe. 30 pas plus loin, comme prévu, ils butent sur un mur de parpaings, qui date sans doute des années 70 quand la rigole extérieure a été couverte pour être remplacée par un égout.
Retour en prenant quelques mesures complémentaires d?un regard. L?arrêt est le bienvenu pour se déplier. A la base du puits, une sentinelle ARHYME surveille notre progression et transmet à la troupe en surface. Tous sortent en abandonnant la reconnaissance vers l?amont, long en théorie de plus de 600 m mais Jef veut quand même aller voir jusqu?au premier obstacle. Et à 50 pas de la base du puits, soit environ 20 m, il bute sur un colmatage de sable d?où émerge un tuyau. Cela correspond à ce que redoutait l'ARYHME : en aval, l?aqueduc est sous la route, domaine public, et a été conservé. Mais en amont, il passe rapidement sous des domaines privés où les propriétaires ont dû le colmater lors des constructions.

Retour en surface, où nous apprécions l?air pur. Les explorateurs sont bien sales, heureusement l'ARYHME nous a obtenu l?accès au poney club proche où un lavage à l?eau est le bienvenu. TPST : 1 h 20.

Bilan : Une topographie plus précise, avec un séjour plus prolongé, serait délicate car les visiteurs ont été un peu indisposé par l'odeur d'égout bien sensible. Le port d?un masque filtrant ABEKP (ou plus adapté) serait souhaitable si elle s?avérait nécessaire. Mais il est possible que le tracé figure sur les plans techniques de la mairie. Et en aval, l'ARHME connait la localisation du mur via des photos anciennes. En amont, une mesure à la boussole et au double décamètre devrait confirmer que l?aqueduc passe sous le trottoir et s?arrête sous la propriété privée voisine. Un retour dans ces lieux inhospitaliers ne parait donc pas probable à terme. A moins de tenter une désobstruction délicate du sable en amont pour aller au-delà du colmatage de sable, comme cela a été fait pour l?aqueduc de Grange Dame Rose, long de 825 m, dont 700 m sont aujourd?hui visitables.

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<title>Balade tranquille à la Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1278</link>
<pubDate>Sun, 23 May 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Jean et Arthur partent faire un week-end à la cool en &lt;b&gt;Côte d?Or&lt;/b&gt;.

Au programme, balade dans le &lt;b&gt;Gouffre de la Combe aux Prêtres&lt;/b&gt; en prenant le temps de faire un peu de repérage à droite et à gauche.

Sur place, une autre équipe d?Abimés est présente pour une sortie plongée, on embarque avec nous Sylvain, le fils de Nathalie qui ne demande qu?à s?occuper.

On fera la balade classique jusqu?à la &lt;i&gt;Cascade&lt;/i&gt;qui coule bien, puis on ira faire un tour au &lt;i&gt;Réseau Ben&lt;/i&gt; où on s?arrêtera dans la galerie supérieure qui mène aux rivières n°2, 3 et 4.

Le fait que l?on ne soit que 3 donne la sensation d?être des privilégiés.

Sur le chemin du retour, petit détour jusqu?à la corde qui donne accès au &lt;i&gt;Réseau Nord&lt;/i&gt; afin de mieux situer l?accès.

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<title>Picastelle & Planagrèze</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1090</link>
<pubDate>Thu, 13 May 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Jeudi, premier jour, une fois les courses faites, nous allions partir pour plonger, mais suite à un 	problème avec le matériel, plan B : spéléo. On prépare rapidement les kits, puis on se dirige donc vers l?igue de Picastelle. Des belles verticales puis un toboggan pour arriver au fond mais ce dernier est malheureusement un peu (beaucoup) gazé, on remonte donc assez vite?

Vendredi, direction l?igue de Planagrèze pour une navigation sur la rivière suspendue. On équipe rapidement les deux premiers puits pour accéder à la rivière. Après le gonflage du bateau, 10 minutes de navigation un à un dans une magnifique galerie, sur les eaux claires de Planagrèze. Mais après c?est un moment de pur plaisir, remonter les 100 mètres de puits avec le bateau tout en les déséquipant.

Samedi, météo trop mauvaise, pas de spéléo possible, on commence donc par laver le matériel sous la pluie, puis on en profite pour rentrer tranquillement sans les embouteillages du week-end de l'Ascension.

Emeric</description>
</item>

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<title>Camp 2021 dans le Vercors</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1128</link>
<pubDate>Thu, 13 May 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ça faisait bien trop longtemps qu?on attendait la possibilité de déplacement entre régions, aussi, sur une idée initiale de Yann, une petite équipe ABIMES a pu organiser une grande semaine de spéléo dans le Vercors. Nos amis restés à Paris, jaloux de notre chance, ont cru à un camp gastronomique grâce à l?efficacité et le talent de Yann.

Jeudi 13 mai :

Deux voitures sont parties de Paris, l?une le mercredi 12 avec JPC et Dimitri, qui ont pris Romane au passage, l?autre de Paris le jeudi matin à 4 h 45 avec Clotilde, Jef et Yann. Les 2 équipes se sont retrouvées à Sassenage pour quelques courses puis direction la Chapelle en Vercors. Prise de possession du gîte Lou Campalou suivi d?un frugal repas à base de sandwiches jambon beurre et fromage.
A 15 h, nous vient la bonne idée d'aller faire des photos à la grotte des Ferrières. Nous avons hésité à faire une énorme traversée d'environ 15m? Bien évidement nous n'étions pas seuls, il y avait un groupe avec un pro, nous avons pu faire 2/3 photos de rhinolophes et d'insectes. La balade nous a pris environ 2 h.

Au menu ce soir, pâtes bolognaises.

Vendredi 14 mai : 

Antre de Vénus. Participants : Romane, Clotilde, Jef, JPC, Dimitri, Yann

Départ du gite vers 10 h. Après 40 minutes de route, nous arrivons sur le parking, nous nous changeons puis direction l?entrée de la grotte, petite grotte tranquille et très jolie un peu de galère pour moi (Yann) à me lancer dans le puits) sinon RAS.

CR de Clotilde : Après avoir trouvé l'orifice d'entrée dans la forêt (une porte carrée), je m'engage à la suite d'autres spéléos dans un boyau étroit, au sol couvert de terre noire humide. Ce tunnel donne accès à un puits fractionné en deux parties, équipé par des grands. J'ai eu bien du mal à passer à l'aller. Au retour, c'était plus facile. En bas, une galerie où commence un véritable décor féérique. Des endroits concrétionnés au sol sont protégés par des cordelettes pour éviter que les visiteurs indélicats viennent s'y frotter. Des concrétions blanches, très pures, apparaissent dans le faisceau de ma lampe. Il y en a sur les parois, le sol et le plafond. On trouve des excentriques, des fistuleuses, et cela jusqu'au bout de la galerie. Je me suis arrêtée avant un laminoir où les abîmés se sont engagés. Retour par le même chemin, où, en sortant, le soleil nous éclairait. Magnifique sortie ! TPST 5h

Midi, sandwiches variés. Soir, gratin de ravioles.

SAMEDI 15 mai : Grotte de Gournier TPST: 4 h

Participants : Romane, Dimitri, Jef, JPC, Yann, Éric

CR Yann : Réveil à 8 h, petit déjeuner, confection des casse-croutes puis arrivé d?Éric S., un ancien Abimé qui est venu avec nous. Une fois arrivé sur place, bonne surprise : pas besoin de gonfler les canots, des paquebots étaient déjà en place. Paquebots, presque, il s?agit de 2 barques en dur où 4 personnes peuvent embarquer. Éric fait partie de la première traversée pour équiper la main courante. Nous suivons de près. Une corde de 60 m est utile pour prolonger la vire et permettre de traverser les premiers gours, aux niveaux élevés ce jour. Une fois arrivés en haut de la méduse, nous passons les gours où Dimitri nous fait une brillante démonstration de baignade, qu?il réussit même à renouveler ! Le reste de la sortie s?est passée sans encombre, nous sommes allés jusqu?à la rivière par l?accès 2 via des nombreux éboulis où la progression est sportive et chaude. Nous avons fait quelques mètres le long de la rivière mais le niveau était trop élevé et nous n?avions pas de combinaisons néoprène.
Sur la plage du lac, au retour, Romane lance à Yann : tous à la baille ! Lui, joueur, pas « que d?la gueule », bilan bah ils sont allés se baigner dans le lac?.

Menu du soir : chili con carne et rizotto.

Dimanche 16 mai : 

Petite journée promenade sur la route de Grenoble, direction la plaine d?Herbouilly. Première pause à la plaine pour aller zieuter l?entrée du Pot du loup, du scialet Gavet puis du Gour Fumant, où nous avons cherché le chemin d?accès le plus rapide. Ensuite, nous avons regardé les dolines.
De retour aux voitures, nous partons pour le scialet de Malaterre pour manger. De là, nous nous séparons, Clotilde et Dimitri partent en direction du gite et font une pause au village martyr de Valchevriere. Pendant ce temps JPC, Jef et Yann accompagnent Romane à la gare de Grenoble et rencontrent un mec bizarre nommé Arthur, sa tête nous dit quelque chose, mais d?où le connaissons nous?...mystère. Une fois Romane entre de bonnes mains (ou pas), nous repartons à notre tour à Valchevriere puis au belvédère de la combe de Loscence où nous allons voir le scialet du pandore, découvert par Éric.

Menu du soir : pâtes carbonara.

Lundi 18 mai

Grotte d?Envernibard &amp; scialet du Trisou. Participants : Dimitri, Jef, JPC Yann

CR Jef : La journée commence par la tour José Mulot où nous rencontrons le CT38, Thierry Larribe et un groupe de FR3 qui vont faire l?après-midi les Saints de Glace. On va à la grotte d?Envernibard (Méaudre), dont on trouve l?entrée après recherches et vérification sur le net. Mais Jef, le plus mince, après avoir passé un méandre très étroit, doit s?arrêter sur un ressaut non équipé. On convient d?un refus d?obstacle et on change d?objectif. Bilan : ne pas croire les photos que l?on trouve vite sur le net et vérifier soigneusement avant de se lancer ce que décrit la littérature. Car il y a deux entrées à Envernibard?

Changement de programme, retour à Herbouilly pour le Trisou, dont nous avons repéré les 2 entrées auparavant. Jean-Paul équipe, Yann suit puis Dimitri et Jef ferme la marche. Doline avec neige, ressaut de 3 m, salle inclinée, ressaut et P18. R3 puis méandre, un beau méandre descendant jusqu?au P21 menant à -81 à la rivière. Le sommet de ce P21 est étroit et JPC ruse pour équiper. Il faut déjà descendre un R2 puis passer en oppo étroite au-dessus du puits pour trouver les spits qui vont bien. Dimitri profite de l?attente pour jouer sur son smartphone, c?est original. Descente sans problème et nous parcourons ensuite un bout de rivière jusqu?à la chatière de l?abbé Mouton. Au-delà, cela risque d?être trop arrosé compte tenu de ce qui est tombé les jours précédents. Remontée sans soucis. TPST 5 h. Bilan : un classique sympathique, propre et bien représentatif des scialets.

Menu du soir : les restes !

Mardi 19 mai

Scialet du Brudour. Participants : Jean-Paul, Jef, Dimitri, Éric et son amie Gaëlle

CR Dimitri : Après une nuit bien arrosée par la météo, nous décidons quand même d'aller au scialet du Brudour. Départ du gite à 10 h et direction le scialet du Brudour, près de Vassieux-en-Vercors. Arrivé sur place, nous cherchons à garer nos voitures un peu plus haut que la rivière mais je ne trouvais plus l'endroit où il fallait se garer. Alors, pour ne pas perdre trop de temps à chercher, nous nous garons près de la rivière du Brudour, puis nous avons eu 5 à 10 minutes de marche d'approche pour arriver au trou vers 11 h. Au final c'est mieux de se garer près de la résurgence que plus haut, la marche d'approche est plus courte.

Éric descend en premier en équipant le premier puits, suivi de sa copine. Au programme, quelques petits puits, des étroitures bien boueuses avec un peu d'eau, une jolie galerie accidentée avec plein de concrétions que nous avons traversée en main courante et deux galeries fossiles bien larges.
Nous explorons la grotte jusqu?à la galerie du Métro. Nous ne pouvons pas aller plus loin parce qu?il y avait de l?eau dans l?étroiture qui mène à une autre belle galerie concrétionnée avant la rivière. Et nous n?avons pas eu envie de prendre le risque d?une crue suite aux averses de ces derniers jours, surtout la nuit dernière ; nous faisons demi-tour jusqu?à la précédente galerie pour manger et reprendre des forces avant la remontée. Éric nous montre un fossile d?huitre collé au plafond. Nous sortons de la grotte vers 14h00, bien crados avec les pieds mouillés suite à nos ramping dans les flaques d?eau. TPST 3 h.
À la sortie nous profitons de la rivière pour nettoyer un peu notre matos. Ensuite Éric et sa copine partent chez eux tandis que nous nous allons voir la résurgence du Brudour, grotte au porche fermé par une grille inviolable.

Menu du soir : saucisses aux herbes et gratin dauphinois.

MERCREDI 19 mai

Journée repos, visite de Laurent et Sandrine THERY puis promenade au belvédère de Révoulat. 
Le soir, enkitage pour la sortie du lendemain. Dimitri apprend à se servir d?un économe.

Aujourd?hui omelette jambon fromage.

JEUDI 20 mai

Faux gour. Participants : Éric, Jef, JPC, Yann, Dimitri

CR Yann : Nous nous, levons aux aurores pour être à 10 h à l?entrée du trou. Je prends la voiture avec Éric, le reste de l?équipe prend la voiture de JPC, que nous perdons en route. En fait, nous apprenons par la suite que Dimitri a oublié sa combi (ça me rappelle la sortie « Cavotte nigh fever »)?
Arrivé au « parking », nous apprenons l?histoire de Dimitri et sa combi ! On se change puis nous partons à travers la forêt pour arriver à l?entrée du trou. Premier dilemme, lequel est le gour fumant et lequel est le faux gour, telle est la question ! Après moultes interrogations, nous prenons l?entrée sous le rocher (celle de droite en regardant vers la forêt). Éric part en tête avec Jef pour faire du tricotage de dyneema en guise d?équipement ; puis au bout de 5 minutes « c?est pas là » puis 2 minutes après « si c?est là, c?est bon ». Premier puits équipé, on descend, nous arrivons dans une galerie avec une concrétion de glace, 2ème puits, opération vidage de la vasque en tête de puits entre chaque personne qui descend, puis nous arrivons à la boite aux lettres (ça tombe bien j?attends des colis, mdr mais c?était vide, sûrement un coup de la poste?). Puits bien serré et surtout pas lisse, à la descente ça ne pose pas de problème, mais à la remontée?.
Allez, trois puits sont passés, encore deux et on est au fond ! Le 3ème puits est déjà bien moins cool, départ sur une main courante avec de bonne prise de pied pour finir sans prise de pied, après c?est tout droit. Une fois en bas du puits, à nouveau une main courante mais bien large celle-là, elle donne sur le dernier puits que nous passons sans encombre, nous sommes à -106.
Une petite pause déjeuner s?impose. Nous sandwiches, Éric des graines (« je ne mange pas de graine!!!! » Kaamelott...).
La suite est aquatique et fort sympathique, mais sans jamais faire le plein des bottes. Direction le Dragon chinois, que nous n?avons pas trouvé, nous sommes passés à quelques mètres ! D?après la topo, après une escalade, nous n?avons pas tourné à un passage en hauteur et nous nous sommes retrouvé sur une vasque d?eau temporaire??Demi-tour, on rentre au gite.
Les puits se remontent sans encombre. Éric et Dimitri remontent en tête, JPC et Yann remontent à la suite et attendent Jef qui déséquipe. Nous arrivons dehors sous un beau soleil - c?est la première fois, il me semble - puis au gite atelier « détricottage » de dyneema.

Après ça, direction le bistro offert par Dimitri, fallait pas oublier sa combi !
Le soir, lasagnes maison et dodo !!!

VENDREDI 21 MAI

Scialet Michellier. Participants : Éric, Jef, JPC, Yann, Dimitri

CR Jef : La sortie commence dans une prairie par la recherche de l?entrée. On en trouve une inconnue, fermée par un gros grillage, puis la bonne, fermée par une plaque d?égout. Jean-Paul équipe, Dimitri suit. Yann a des problèmes de vision au sommet du P17 et doit renoncer. Jef fait alors un aller-retour pour récupérer la clé de la voiture et Yann nous quitte, récupéré ensuite par Clotilde. Les méandres sont étroits, ça frotte mais pas trop. Léger dilemme à la base du P31, on trouve le bon passage en ramping qui débouche assez vite dans une vaste galerie. Un balisage délimite des sapins d?argile et autres formes d?érosion. On note aussi des escalades équipées. Après une centaine de mètres, remontée vers la salle Sophie. Là, une multitude de concrétions variées nous enchantent. On mitraille, aux APN pour JPC et Jef, au smartphone pour Dimitri. La suite se relève moins attrayante, la galerie devient basse et boueuse. Retour. Dimitri remonte les puits en musique, suivi par Jef qui déséquipe. TPST 5 h.

Ce soir, poulet basquaise.

SAMEDI 22 MAI

Départ de Clotilde et Dimitri. JPC, Jef, Yann jouent les prolongations?

Repos, enfin, repos est un grand mot?. Nous partons sur Font d?Urle pour faire le sentier du karst. Arrivés sur place, nous tombons sur une action de l?office de tourisme et nous discutons avec un gus qui nous présente sommairement divers animaux du coin et de pays un peu plus lointains puis nous partons sur le sentier. Premier arrêt, la glacière de Font d?Urle où JPC réussi une traversée. Un peu plus loin, nous passons le « chaos » un P5 qui a priori ne donne sur rien?. Nous continuons pour aller sur les cimes où nous mangeons. Et là, notre virus se réveille, juste devant nous s?ouvre le lapiaz du réseau des Chuats, bilan on rallonge la balade dans l?espoir de trouver le gouffre des Chuats n°2 mais échec. Pour se remettre de ça, direction le bistrot.

Ce soir, omelette et restes.

DIMANCHE 23 MAI

Scialet des joufflus. Participants : JPC, Jef, Yann. De 11h30 à 16h00 =&gt; TPST 4h30

Petite sortie tranquille, bien que certains passages rappellent qu?on a bien mangé la veille.

CR de JPC : c?est le dernier jour de spéléo, nous ne sommes que trois, les autres nous ont tous laissé tomber. Après une longue réflexion, nous nous décidons pour le scialet des Joufflus « jolie petite cavité d?initiation ». Nous sommes sur les traces de nos amis du Spéléo-Groupe des Hauts-de-Seine. Ce sont eux, du moins leurs ainés, qui ont trouvé ce gouffre en 1960.

Facile à trouver, JEF et Yann se mettent aussitôt après à la recherche du scialet de la Fée anglaise. Mais au milieu des chablis de la dernière coupe forestière, ce fut un échec. Nous ne ferons donc qu?un seul trou?

Pendant ce temps JPC s?équipe et démarre l?équipement du gouffre. Le puits d?entrée (12 m) est éclairé par le jour. Amarrage sur racine, petite escalade pour atteindre la vire d?accès, 2 spits en tête de main courante (enfin presque), 2 spits en tête de puits et pour garantir une remontée sans frottement, installation d?une déviation à 5m du sol. A peine plus loin le plafond s?abaisse et très vite le P3 s?ouvre au sol, au bord d?une coulée stalagmitique. Ensuite, le puits de 7m démarre étroit et ne s?élargit qu?en débouchant dans la « grande salle ». Côté droit, on peut monter dans une salle supérieure. Droit devant, le P26 s?ouvre derrière une dalle piégeuse, ne pas y aller les yeux fermés, ce n?est pas par-là ! A gauche juste au-dessus du puits, une escalade facile permet d?accéder à la galerie des Gours. L?accès au P26, petit trou derrière la fameuse dalle, se fait en équipant une main courante côté droit depuis un bloc spité. Ainsi sécurisé, le bord du puits est confortable mais les spits sont assez bas. Se mettre plein-vide est impressionnant. Nous n?irons pas au-delà de ce puits car la suite se fait par un passage étroit trop arrosé (la saison est plutôt humide !). Nous avons trouvé une bonne excuse pour ne pas tester l?étroiture en Z. Un petit pendule à 3-4 m du sol permet d?accéder à une seconde salle dont le fond est un petit lac. L?ensemble est très joli et Yann peut en admirer le principal depuis le haut.
Remontée rapide et deséquipement par Jef. Yann révise les manips de corde en faisant deux fois le puits d?entrée. C?est vraiment un trou sympa, beau et facile.

S?en suit le nettoyage du matériel dans la rivière la plus proche.

Et au menu du soir, boudin avec pommes de terre.

LUNDI 24 MAI

Balades au Trou de l?Aygue, là aussi sur les traces du SGHS. Une plaque y a été installée en l?honneur de son mentor Gérard Méraville, puis à la grotte de la Luire. Randonnée à la source de Moulin marquis, la porte du Diable, au-dessus de la grotte de Bournillon.

Nettoyage du gite. Barbecue chez Éric.

MARDI 25 MAI :

Départ à 10 h de la Chapelle en Vercors, arrivée sur Paris vers 18 h.
Rangement du matos au local.


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<title>Canyon de l'Ascension en crue</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1215</link>
<pubDate>Wed, 12 May 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Mercredi 12 mai 2021&lt;/u&gt;&lt;b&gt;Canyon du Neyron&lt;/b&gt;
Participants : Sylvain C, Sébastien G, Gwennaëlle M, Arthur P, Jérôme C, Cécile F

Canyoning dans le Vercors = Temps de merde
Tout est en crue, on se dirige donc vers des canyons réputés secs ou à faire après des pluies, quitte à faire beaucoup de route et à se limiter en ces temps de couvre-feux.

Le &lt;b&gt;Canyon du Neyron&lt;/b&gt; se prête magnifiquement à cet exercice grâce à son tout petit bassin versant, comme quoi c'est vraiment pas la taille qui compte (ou peut-être que si justement, on s'y perd).

Les obstacles s'enchaînent il est nécessaire d'équiper sans arrêt car le cascades sont nombreuses.
L'environnement est très moussu bien que particulièrement encaissé, cela change un peu des canyons habituels.
On croisera même une salamandre pas très bien en forme dans l'eau.

Après un certain temps passé dans ces encaissement, le froid se fait sentir. 
Quelqu'un vous a déjà parlé de &lt;a href=&amp;quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Venturi&amp;quot; title=&amp;quot;effet Venturi&amp;quot;&gt;l'effet Venturi&lt;/a&gt; ?
Le vent s'engouffre dans le canyon et nous gèle, le lendemain on se précipitera pour aller acheter une souris chez Aquatik Canyon.

Le canyon est très long, attention de partir suffisament tôt.
 
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/8g7QqIMxbL4?si=sVhqghQhLWPoiIZe&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


&lt;u&gt;Jeudi 13 mai 2021&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Ruisseau de Léoncel&lt;/b&gt;
Participants : Sylvain C, Gwennaëlle M, Arthur P

Jeudi de l'Ascension, il pleut. Sébastien, Cécile et Jérôme déclarent forfait pour la journée.
On part donc de nouveau vers un canyon pas trop craignos, j'ai nommé le &lt;b&gt;Ruisseau de Léoncel&lt;/b&gt;
On se change sous la pluie et on part dans le canyon, c'est le gros bouillon.

Le débit est assez important, ça pousse mais c'est encore gérable.
Entre l'écume et la turbidité, on ne voit pas où l'on marche.
On a assez peu fait de canyon dans ces conditions, aussi on prendra toutes les précautions nécessaires.

Le canyon consiste en un enchainement de cascades et ressauts. En tout environ une vingtaine d'obstacles de faible ampleur à équiper dans une ambiance forestière.

On aura le droit au classique coincement de corde par Gwen (les forts mouvements d'eau avaient coincé un brin sous un gros rocher, elle n'y était pour rien).
Heureusement dans ce canyon on peut à tout moment sortir et remonter en haut de l'obstacle précédent en prenant un sentier.
Les parties de marche en forêt se font au milieu d'ail des Ours, ce qui aiguise notre appétit tout au long de la journée.

On se fera doubler par un groupe &lt;strike&gt;d'inconscients&lt;/strike&gt; de gens qui n'hésitent pas à sauter certains obstacles (on vous a dit qu'on ne voyait rien ?).
&lt;u&gt;Rappel pour les néophytes&lt;/u&gt;, on ne saute pas un obstacle sans s'assurer qu'il y a suffisamment de fond et de l'absence de blocs ou de branche. D'une descente à une autre il y a pu avoir une crue qui a fait bouger des blocs ou des troncs. Alors de là à sauter, pendant une crue avec une visibilité nulle...

En rentrant on ira faire des courses et on peinera à acheter de l'alcool car en ces temps de COVID et de couvre-feu, certaines communes ont pris des arrêtés pour interdire la vente d'alcool après 18h. Pas facile à gérer lorsque l'on passe en caisse à 18h pile ! Mais heureusement, on pourra compter sur l'ingéniosité de Gwen !

Le soir Jérôme nous aura préparé des saucisses flambées au vin rouge (on ne savait pas qu'on pouvait faire flamber du vin rouge, mais c'est bien possible).


&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/mbwGVV87AY0?si=elqRewKLjMHMeeMI&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;



&lt;u&gt;Vendredi 14 mai 2021&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Canyon du Malin&lt;/b&gt;
Participants : Sylvain C, Sébastien G, Gwennaëlle M, Arthur P, Jérôme C, Cécile F

Météo toujours égale aux jours précédents, on part donc faire le &lt;b&gt;Canyon du Malin&lt;/b&gt; que l'on descendra sous la pluie.
Il y a de l'eau, ça pousse un peu mais moins que la veille.
Il y a beaucoup de toboggans dans ce canyon, avec le débit c'est assez rigolo.
Quelques beaux rappels arrosés plus tard on arrive assez rapidement en bas.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/-VbpSioMelA?si=DMPOx7WPa10HeBpm&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;


&lt;u&gt;Samedi 15 mai 2021&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;Grotte/Canyon de l'Olette&lt;/b&gt;
Participants : Sylvain C, Sébastien G, Gwennaëlle M, Arthur P, Jérôme C, Cécile F

Jour du départ, météo toujours au top.
Aujourd'hui on part sur un canyon engagé, un affluent du Furon, la &lt;b&gt;Grotte/Canyon de l'Olette&lt;/b&gt;.
Un canyon idéal pour le dimanche quand on ne veut pas se lever tôt et que l'on doit partir tôt.
Une main courante et 2 rappels et on est dans la grotte.
2 rappels plus tard, on sort de la grotte et le canyon est fini.
A noter qu'il n'y a pas de marche et que les obstacles s'enchainent, ça vous laisse apprécier le longueur de la descente.
MAIS ! Le canyon est joli et donne l'avantage de prendre le temps de bricoler.
C'est comme ça que l'on se permet de tester &lt;a href=&amp;quot;https://www.beal-planet.com/fr/products/escaper?shpxid=eea3baef-bd5c-4f25-bc82-ab07a705c1c4&amp;quot; title=&amp;quot;Beal Escaper&amp;quot;&gt;l'Escaper&lt;/a&gt; de Sylvain. Le genre de truc que l'on achète quand on est un geek du canyon mais que l'on n'ose jamais utiliser.

A la sortie, on est tellement en avance que l'on prend le temps de faire un peu de floating dans les extrêmes amonts du &lt;b&gt;Canyon du Furon&lt;/b&gt; (voir vidéo, si si on est bien dans les Gorges du Furon).

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/PRRzyQrxnBo?si=9Ya63APxMf8ZRq_N&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&amp;quot; referrerpolicy=&amp;quot;strict-origin-when-cross-origin&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Scan 3D</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1087</link>
<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le COSIF a sollicité les spéléos franciliens pour assurer la sécurité de 2 personnes de la société scandrone (voir leur site) devant effectuer le relevé 3D des 3 carrières de Gagny (93).


&lt;a href=&amp;quot; https://scandrone.fr/ &amp;quot;&gt;https://scandrone.fr/&lt;/a&gt;

6 spéléos franciliens (Catherine B, Célina M, Fabien F, Gael M, Jean-François F, Philippe B des clubs ABIMES (92), AVENS (94), SC Rosny (93) ont ainsi aidé Jean-Philippe M et Olivier C dans leur tâche. Il s?agissait d?aider à porter le matériel aux endroits délicats, passages bas, ressauts, tas de blocs, fortes pentes, de chercher les passages les plus surs, de repérer les galeries annexes via les plans et d?y trouver les endroits adéquats pour les mesures.

Le levé 3D se fait via 2 scanners FARO Focus :

&lt;a href=&amp;quot; https://www.faro.com/fr-FR/Products/Hardware/Focus-Laser-Scanners
&amp;quot;&gt;https://www.faro.com/fr-FR/Products/Hardware/Focus-Laser-Scanners
&lt;/a&gt;

&lt;a href=&amp;quot; https://www.youtube.com/watch?v=MWd8N24wxKw
&amp;quot;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=MWd8N24wxKw
&lt;/a&gt;

Chaque scanner a été programmé pour faire un point de mesure tous les 12 mm - soit 10,9 millions de point par prise de vue en basse définition - de façon à avoir une résolution suffisante pour assurer un relevé adapté à la demande (estimation des volumes). Compte tenu de la dimension des galeries, ceci impose une mesure tous les 8 m, ou à une distance plus courte si besoin particulier, tel recoin, galerie basse ou obstacle limitant le faisceau laser, etc. L?opérateur commence déjà par rechercher un point adapté, permettant au scanner de couvrir une zone optimale, couvrant un espace le plus vaste possible, sans trop dépasser les 8 m. Là, il déplie son pied puis effectue le réglage de l?horizontalité via l?écran tactile du scanner. Après quelques secondes de mise en route, l?optique centrale tourne à vitesse élevée, envoyant régulièrement le faisceau laser sur les surfaces tandis que l?appareil tourne lentement sur son support pendant 90 secondes, durée adaptée à la mesure visée, en émettant une lumière clignotante et un bip. L?opérateur et le spéléo accompagnant tournent avec le scanner pour ne pas figurer sur le levé ou se cachent dans un angle. Un bip finalise la mesure. Le géomètre note le numéro du point fourni par le scanner sur la topo papier, replie le pied et se déplace vers un autre point, préalablement repéré par le spéléo accompagnant. Celui-ci ne chôme pas, effectuant parfois plusieurs fois les mêmes trajets pour repérer les passages et assister au transport du scanner sur pied si le parcours est malaisé. Car nos géomètres n?ont d?expérience souterraine que le relevé dans une grotte aménagée, aux sols bétonnés plats et bien éclairée. Ici, il faut leur chercher le meilleur cheminement, enlever parfois quelques blocs instables, chercher un lieu de mesure assez large et dégagé, parfois perché sur un tas de blocs, porter délicatement le lourd et cher scanner pour que le géomètre soit plus à l?aise dans sa progression. Le scanner de Jean-Philippe est monté sur un lourd pied métallique de topographe et l?ensemble pèse 12 kg. Celui d?Olivier n?est que sur un fort pied photo et ne pèse « que » 7 kg.
Pour la première séance dans la haute masse, Philippe étant seul, il a dû se partager entre un vidéaste et Jean-Philippe, l'autre vidéaste étant avec Olivier. Il a cherché des angles de prises de vues et servi d'éclairagiste car les vidéastes n?avaient pas de lumière ! Avec sa Scurion et ses Armitek, il a pu bien aider. Il a ensuite aidé à améliorer la stratégie de topo de façon à réduire le temps de marche pour tous et les risques d'oublis. Après le départ des vidéastes, autre stratégie pour ne pas laisser un géomètre seul, avance ensemble, chacun faisant une fraction de réseau. Allers retours de l'un à l'autre en passant devant pour les passages plus délicats. Fin dans un couloir qui relie 2 parties de la carrière, ce qui a permis un redémarrage aisé le lendemain.
Pas de problème pour la suite pour Cat et Jef à la 2ème séance dans la haute masse et la 4ème dans la basse masse. Dans cette dernière, un tunnel à l?accès réduit effraye nos géomètres qui n?iront pas au bout, étroit. Gael effectue la troisième séance. 5ème et 6ème séances plus tard, Célina et Fabien pour la champignonnière. Dans le puits d?accès, ils devront descendre et remonter 2 vidéastes et nos 2 géomètres, pas légers et inquiets déjà avant cette descente. Le rendement des levés reste élevé malgré l?importance des 3 carrières, totalisant plusieurs kilomètres. Dans une bonne ambiance entre géomètre et spéléos, la totalité des mesures aura nécessité 6 jours. Ensuite, l?assemblage des scans et les calculs imposeront à scandrone un travail conséquent sur ordinateur.

En final, pour les spéléos, un bon aperçu de la topo 3D. Le coût du scanner, de plusieurs milliers d?euros, limite pour le moment son usage aux professionnels mais on parle déjà de modèles plus légers et moins onéreux. Seront-ils compatibles avec les passages étroits, boueux et aquatiques de nos cavités naturelles préférées ? L?avenir nous le dira.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/AyTlN3eLMIs&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Sortie sudiste en confinement partiel</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1088</link>
<pubDate>Sat, 27 Mar 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Vendredi 26 mars 2021&lt;/u&gt;

Après une courte semaine en famille, nous retournons voir le Camarade Sylvain L pour un week-end avant de retourner sur Paris pour se faire confiner. On profitera du gîte mais il ne pourra pas nous accompagner durant nos sorties du week-end car il s?était engagé ailleurs (désob au &lt;a href=&amp;quot; http://karsteau.org/karsteau/docs/13VICT/topo/60722_garagai%20Bataille%20ASSE%20croquis%20du%2024%20juin%202017.pdf &amp;quot;&gt;Garagaï de la Bataille&lt;/a&gt; le samedi et encadrement de mineurs à la &lt;a href=&amp;quot; https://www.fichiertopo.fr/getpdf.php?guid=843bafc5-465d-4baf-b3cb-ae2f83307c71&amp;quot;&gt; Grotte de la Castelette &lt;/a&gt; dans le cadre de l?école de de l?aventure du CAF le dimanche).
On se charge de faire les courses pour lui laisser le temps de finir sa journée de télétravail et, après un passage malencontreux devant une boutique Emmaüs, on reviendra avec de beaux cailloux et une platine vinyle en parfait état.
On retrouvera donc d?autres Abimés expatriés pour les réjouissances du week-end.

&lt;u&gt;Samedi 27 mars 2021&lt;/u&gt;

&lt;b&gt;&lt;u&gt;Canyon/Grotte du 14 Juillet &lt;/u&gt;&lt;/b&gt;
Après la double sortie avortée de la semaine passée, on part sur l?idée de faire le &lt;a href=&amp;quot; https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/22332/14-juillet.html&amp;quot;&gt; canyon du 14 juillet&lt;/a&gt; niché au c?ur des falaises soubeyrannes entre Marseille et Cassis. On retrouvera Gwen à la gare d?Aubagne le matin pour aller chercher sa voiture (pollueuse !) qu?elle laisse garée non-loin de son travail avant de rejoindre Sylvain C et Laura L au parking du Sémaphore du Bec de l?Aigle (enfin pas loin).
On partira presque à l?heure en direction du canyon d?une manière assez peu préparée (Sauf Sylvain qui avait bien fait ses devoirs). On tâtonne, on trouve le début du canyon et on révise ce que l?on avait pu mettre en pratique lors du dernier stage canyon en septembre 2020 (promis le CR et les vidéos arrivent bientôt !).
Après un premier rappel équipé d?une main de maître par Gwen puis après être passé à proximité d??une épave de voiture (on se demande toujours comment elle a pu arriver là), on arrive assez rapidement au début de la série de verticales. On se fera doubler par un couple de grimpeur peu sujets au vertige et dont la connaissance de l?utilisation d?une main courante aurait pu être améliorée.
La grotte du 14 juillet est vite atteinte, on la visite jusqu?au fond de manière « naïve » puis on ressort en utilisant le document &lt;a href=&amp;quot; http://karsteau.org/karsteau/docs/13BEAU/document/2405_Livret%2014%20Juillet-min.pdf&amp;quot;&gt; grotte du 14 juillet éléments de karstologie&lt;/a&gt; rédigé dans le cadre de la formation « instructeur en spéléologie » en avril 2019. C?est très intéressant de découvrir une cavité sous l?angle de la karstologie et beaucoup de concepts nous étaient inconnus.
On déjeunera en sortant de la grotte, après un dernier rappel de 45 m, plein vent qui fait s'échapper la corde d'une bonne dizaine de mètres sur le côté, sur le sentier qui longe le pied des parois  puis on se lancera dans les grandes verticales suivantes. Le vent s?est levé et on commence à douter fortement sur le fait d?aller faire le rappel de 70 atterrissant au bord de l?eau. Après avoir pris un peu de temps à rééquiper le rappel de la C25 sur amarrage naturel (sangle sur un pin), on descendra cette dernière verticale en s?arrêtant avant la fin pour choisir de s?échapper. Malheureusement la corde se coince lors du rappel et on passera environ 20min à tester différentes techniques avant que Laura n?arrive à la décoincer. Cet arrêt non programmé dans la progression nous laissera le temps de profiter du paysage, en effet, nous sommes dans une belle strate de grès et le relief érodé par les vents marins est vraiment magnifique.
Le chemin de l?échappatoire n?est pas aussi évident qu?on avait pu le croire et on se retrouve à couper au plus court à travers la garrigue pour essayer de retourner sur le sentier sur lequel nous avions déjeuné (mode sanglier quoi).
Après quelques temps on rejoint tout de même le sentier de pied de paroi précédemment évoqué, puis, en filant du côté de La Ciotat, devant le départ en mode escalade vers le sentier Philémon et pleins d?hésitation on finit par y renoncer pour partir en direction de la 
&lt;a href=&amp;quot; https://cdsc13.fr/congres/wp-content/uploads/2019/04/rando-vertige-VIRE-DES-IMMORTELLES-fiche-web.pdf&amp;quot;&gt; vire des Immortelles.&lt;/a&gt;
La vire est une randonnée à flanc de falaise avec quelques passages exposés. Le décor est impressionnant, on passe par des strates de grès, de calcaire et de poudingues (pas forcément dans cet ordre) avec la mer sous nos pieds. La progression se fait de temps à autres en équipant une vire rappelable. Sur la fin de la vire on passe par l?arrivée de plusieurs canyon secs avant de déboucher sur une villa en ruine puis s?engager sur le sentier des crêtes qui nous mènera au sémaphore.
On pourra profiter d?un beau coucher de soleil sur le parking avant de repartir (légèrement) en retard pour rentrer sur Aubagne.
&lt;b&gt;Temps de sortie : 09h00&lt;/b&gt;
 
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/qiTL9rZ7uUQ&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

 &lt;u&gt;Dimanche 28 mars 2021&lt;/u&gt;
 
&lt;b&gt;&lt;u&gt;Aven de l?eau de là&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;
Gwen et Laura nous abandonnerons pour la sortie du dimanche, l?une organisant une manifestation de la marche pour le climat sur Marseille et l?autre devant travailler.
Avec Carole nous profiterons donc que Sylvain L parte faire une sortie d?initiation avec les enfants de l?école de l?aventure du CAF Marseille pour covoiturer avec lui jusqu?à la Sainte Baume ou nous retrouverons Sylvain C.
La localisation, le temps imparti et le matériel disponible nous aura orienté pour une sortie à 
&lt;a href=&amp;quot; https://www.fichiertopo.fr/getpdf.php?guid=b3af12dd-fb29-4537-8a8d-b40cbe09ff22
&amp;quot;&gt; l?Aven de l?Eau de Là &lt;/a&gt;.
La couleur est annoncée d?entrée, séance de révision pour le stage initiateur prévu pour quelques semaines plus tard. Sylvain jouera le rôle de l?examinateur (très) critique.
On prendra donc tout notre temps pour l?équipement, quitte à défaire et à refaire pour que ce soit le plus agréable possible.
La première série de puits passée, on arrive dans une zone un peu chaotique (Passage Mamie Lénère) ou l?on progresse tantôt à quatre pattes, tantôt accroupi et on débouche sur une petite verticale donnant dans une salle avec un lac et de belles concrétions excentriques. Un panneau nous informe, à partir d?ici on va en prendre plein les yeux !
Pause déjeuner au bord du lac et on repart par un passage plus étroit qui débouche dans une galerie d?environ 2m par 3m. Sylvain nous demande si l?on a bien vu ce que nous comprenons comme étant un « chenal de goutte », on ne comprend pas ? Après l?avoir fait répéter on entendra mieux le « chenal de voûte » et on y prêtera en effet un peu plus d?attention (surtout que selon Sylvain, si on ne sait pas ce que c?est, on peut pas être initiateur). On commence à comprendre que les salles et galeries ont été nommées par des camarades que Sylvain et Sebastien ne renieraient pas, on se situe actuellement dans la galerie du « Cheval de Noûte » (vous l?avez ?).
La cavité nous fait maintenant penser à l?Ardèche, la couleur de la roche, la forme des galeries, les concrétions? La galerie du Cheval de Noûte donne dans une salle avec des belles stalagmites et des fossiles de coraux au plafond.
Au fond de la salle concrétionnée, un petit boyau donne sur une petite galerie recouverte de petits cristaux blancs (du gypse saccharoïde, apparemment ça aussi si on ne le sait pas on nous refuse l?initiateur !), c?est joli mais c?est un cul de sac.
On surveille l?heure car on doit tenir l?horaire donné à Sylvain L pour le retour, et on part jeter un ?il à la suite en pressant un peu le pas. On s?engage donc dans une fenêtre qui s?ouvre dans une des parois. On passe une vire puis on arrive au P4. Problème, j?ai laissé mon descendeur au lac avec nos minikits et Carole son torse, tant pis on fera sans ! Je ferme la marche et quand Carole (qui n?a toujours pas fait son stage PAS) me voit descendre sur un demi-cabestan sur mousqueton, me demande pourquoi on s?emmerde à acheter des descendeurs qui coûtent si cher et prennent tant de place?
On s?arrêtera au pied de l?escalade (E5) équipée en fixe à cause de l?heure et on rebrousse chemin, Carole remontera un peu péniblement le P4 sans torse, mais ça passe et on part voir la « Kristal Kaillasse Avenue » avant de remonter. Les parois sont recouvertes de tout petits cristaux qui réfléchissent la lumière, ça brille de mille feux et c?est très joli, mais il est l?heure de sortir.
La remontée ne présentera pas de difficulté particulière, on sortira très content de cet aven, une sortie belle et facile. On tiendra l?horaire pour le rendez-vous au parking de l?hôtellerie avec Sylvain L et ses acolytes du CAF et on aura même le temps de prendre une petite bière à emporter (indispensable aussi pour l'initiateur) avant de rentrer sur Aubagne.
&lt;b&gt;TPST : 6h30&lt;/b&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/RJu3X63YbfY&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Garlaban</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1085</link>
<pubDate>Sun, 21 Mar 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Histoire d?éviter les frustrations liées à un possible nouveau confinement, avec Arthur, Vincent et Lucas on est retourné aujourd?hui continuer nos explorations au gouffre du Garlaban n1. 

On a tout équipé en fixe jusqu?au collecteur (attention équipement en première donc y?a quelques monopoints).

On a découvert une magnifique galerie à -400 qu?on n?avait pas vu avec Arthur la dernière fois: concrétions magnifiques et on est tombé sur ce qui pourrait ressembler à des traces de griffes d?animaux?

On a franchi la voute mouillante du collecteur amont à -608 et ça continue! On a fait quasiment 800 m de première dans la rivière, arrêt sur... faut faire demi-tour car y?a couvre feu.

Y?a le siphon aval à plonger, y?a pas mal de départ dans les galeries fossiles de -400m.

Aujourd?hui nous sommes donc quasiment à 1km de première et il reste beaucoup à faire.
On a explosé le record de profondeur des bouches du Rhône!! 

Le Garlaban est définitivement creux! 

Sylvain L

Participants : Arthur P, Sylvain L, Lucs S (SophiTaupes) et Vincent B (CAF Marseille)

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/3m_bTqRWk_0&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Week-end marseillais pré-confinement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1086</link>
<pubDate>Fri, 19 Mar 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Jeudi 18 mars 2021&lt;/u&gt;
Je profite d?un séjour en famille dans le sud, programmé à la dernière minute pour consommer les jours de congés que je n?avais pas pu poser avant, pour faire escale chez un ex-Abimé, Sylvain L qui a élu domicile à Aubagne.
Le contexte actuel n?est pas propice à la multiplication des week-ends spéléos, le couvre-feu est repoussé à 19h à partir du samedi et certains départements sont confinés?
Sylvain qui revient d?un déplacement professionnel me rejoint sur le quai de la gare à Marseille St Charles et on arrive chez lui quelques minutes plus tard pour manger un plat de pâtes et se coucher tôt, demain la sortie prévue sera la première depuis que je me suis cassé le doigt !

&lt;u&gt;Vendredi 19 mars 2021&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;&lt;u&gt;Gouffre du petit Saint Cassien&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;

Le choix de la sortie du vendredi s?est porté sur le &lt;a href=&amp;quot; https://www.fichiertopo.fr/getpdf.php?guid=e8b5ed34-0d5e-4498-bc30-74b30e6d23a2 &amp;quot;&gt; gouffre du petit Saint-Cassien &lt;/a&gt; sur la Sainte Baume qui est équipé en fixe (sauf le puits d?entrée). L?objectif est d?aller au siphon à -310 où des plongées se font régulièrement pour continuer des explos post-siphon.
Nous croisons un défilé de voitures de spéléos et le camion du GRIMP sur la route au petit matin, un &lt;a href=&amp;quot; https://www.speleo-secours.fr/?p=3328 &amp;quot;&gt; secours &lt;/a&gt; a eu lieu la nuit précédente à la grotte de la Castelette.
Nous arrivons à 10h00 au parking du petit Saint Cassien, la Sainte Baume est blanche et il neige, j?équipe le puits d?entrée rapidement pour que l?on puisse se réchauffer sous terre. Vers 10h45, en bas du premier puits on laisse l?unique kit qui nous accompagnait, la journée se fera avec un minikit chacun contenant eau et nourriture, c?est agréable de pouvoir évoluer sans charge sur le dos !
La progression est assez fluide dans la première série de puits, je prends garde à essayer de ne pas trop solliciter mon index, pour le moment ça passe.
Arrivés à la salle du Camp, nous sommes accueillis par un doux fumet émanant d?un reliquat de repas digéré qu?un spéléo indélicat aura jugé utile de nous laisser. On quitte rapidement la zone pour s?engager dans le petit méandre qui passe assez facilement, même en faisant attention au doigt.
Juste avant la fin du petit méandre, j?aperçois un tas de choses au fond du méandre, à un endroit inaccessible car en dessous d?une étroiture. Ça ressemble furieusement à des accu 4 et à un pantin ! Alors ni une ni deux, me devant d?être à la hauteur de ma réputation de brocanteur, on part à la pêche. D?abord avec un crochet en plastique servant à tenir une frontale sur le casque monté au bout de la sangle de la pédale, puis avec la lampe frontale de secours elle-même (puisqu?avec un cul aimanté), on espère accrocher quelque chose et le remonter? Après 20 minutes passées à essayer tout ce qui était en notre pouvoir, on finit par renoncer. Et puis à bien y regarder, il s?agissait bien plus probablement de pile plate 4,5V, par contre mystère sur la pièce métallique du fond, tout ce que l?on pourra en dire c?est que ce n?est pas fait en matériau ferromagnétique ! On sort du petit méandre par un joli P20 dans du calcaire rouge poétiquement nommé le « Puits Tampax » (Haaaa la finesse légendaire des spéléos !)

Pause déjeuner juste devant le début du grand méandre, le choix du lieu du repas est stratégique, le sandwich n?aurait pas résisté au passage dans le méandre qui vient. On se laisse une fin de sandwich et une tarte aux pignons sur place pour le retour et on s?engage dans la suite. L?actif commence dans le grand méandre, on a donc les pieds dans l?eau même si on est à l?étiage.
On pourrait qualifier le grand méandre de tactile, à la limite de l?agression même ! Il nous retient contre notre volonté par tous les moyens. Tantôt il s?agrippe à nos longes, tantôt à la pédale ou à un morceau de combinaison un peu trop provocant à son goût, bref on avance précautionneusement pour ne pas déchirer son textile et ne pas trop abimer ces belles longes toutes neuves que je venais de changer en prévision du stage initiateur qui doit avoir lieu à la fin du mois (encore un stage annulé, le 4ème auquel nous nous somme inscrits depuis que nous avions décidé de passer initiateurs avec Clément N, on nous appelle désormais les « chats noirs »).
La progression dans le grand méandre est quelquefois lente car on essaie d?éviter de se vautrer dans l?eau par des contorsions et autres pas délicats. On finit par déboucher à -195 sur une série de puits qui nous mène rapidement à -275 au bord d?un P21 que l?on ne descendra pas. On préfèrera s?engager dans un ramping / 4 pattes qui donne sur le P30 final. La galerie qui mène au siphon est transformé en véritable vestiaire pour plongeurs, le matériel destiné à être utilisé pour une plongée à venir étant suspendu à une corde et le matériel à remonter étant mis à part de côté. Le siphon et bleu et limpide, on voit le fil d?Ariane se perdre dans l?eau turquoise, ça donnerait presque envie de se mettre à la plongée spéléo !
Vu ma vitesse de croisière assez basse lors de la descente et mon doigt qui commence à me lancer (je n?ai quitté mon attelle que la veille), Sylvain décide de remonter également avec un handicap et se charge d?un kit contenant une bouteille de plongée. 
La série de puits remontant à -195 se passe sans problème. Je décide de passer le grand méandre à 4 pattes dans l?eau froide sur la plus grande partie pour rafraichir mon doigt qui m?en est reconnaissant. Petite pause à la sortie où l?on finit les sandwichs et autres tartes aux pignons, on remonte les quelques petits puits menant au petit méandre et on s?y engage.
A la réflexion, ça ressemble quand même fort à des piles plates vues dans ce sens, dommage on aurait pu dépolluer mais on a manqué d?adresse ou d?ingéniosité.
Arrivés à la salle du camp, j?anticipe le passage et me recouvre le nez et la bouche de ma cagoule, je ne sens pratiquement rien, contrairement à Sylvain qui me fait part de ce qu?il pense de spéléo assez sympa pour laisser un tel cadeau à ses collègues, forcément un spéléo parisien selon ses déductions (un peu trop ?) rapides !

On sort à 17h20 sous le ciel bleu, Sylvain laisse le kit à l?endroit dédié pour les que les plongeurs puissent le récupérer et on passe voir le large puits d?entrée du gouffre de l?Ecureuil qui se trouve sur le chemin. On n?aura pas battu de record de vitesse, mais on aura fait une belle sortie.
On finit par un repas gastronomique avec la meilleure pizza de tout Aubagne. La pizzeria a gagné énormément de points grâce à son message d?attente hyper cliché et à sa bouteille de vin rouge offerte dès 3 pizzas achetées, ce qui est appréciable lorsque l?on rentre &lt;strike&gt; après &lt;/strike&gt; tout juste pour l?heure du couvre-feu !

&lt;b&gt;TPST : 6h30&lt;/b&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/8Hhc0Vya7Zs&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

&lt;u&gt;Samedi 20 mars 2021&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;&lt;u&gt;Gouffre du Garlaban n°1&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;

Un peu courbaturés de la veille, on part sur une journée d?explo de grande envergure, le gouffre du Garlaban n°1 que nous avions repérés en &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1070 &amp;quot;&gt; août dernier &lt;/a&gt; et où l?on avait dû s?arrêter en bas du premier puits faute d?amarrages disponibles.
Le but de la sortie, aller au fond de ce qui est répertorié comme un -35m sur &lt;a http://karsteau.org/karsteau/recherche/cavite/recherche_cavite_pdf_ajax.php &amp;quot;&gt; Karsteau &lt;/a&gt; et réaliser la topo qui n?était pas disponible en ligne.
Le Garlaban est un massif calcaire surplombant la plaine d?Aubagne et qui culmine à 731m.
Les quelques cavités référencées sur Karsteau sont de faible envergure mais l?eau qui tombe sur le Garlaban doit bien aller quelque part et le relief caractéristique des paysages karstiques ainsi que la présence de la source de Barquieu sur le sentier d?accès (sentier des Dansaïres) à 513m d?altitude nous laisse pleins d?espoirs quant à l?existence de cavités de taille raisonnable sur ce massif.
La marche d?approche se fait sous le soleil, on a rapidement chaud et on se fait doubler par de pestilentielles motocross qui perdent de l?huile sur le chemin?
Plus on approche et plus on tire des plans sur la comète, ça se trouve les spéléos qui avaient visité ce trou dans les années 50 sont passé à côté de la suite qu?ils n?auraient pas vu ! et puis de quel nom baptiser les puits et salle que l?on trouvera si ce gouffre prend de l?ampleur ? C?est les 150 ans de la Commune de Paris, qui avait eu une petite s?ur de moindre longévité à Marseille, peut-être peut-on garder l?idée !
Nous arrivons donc au sommet du plan de l?Aigle où se situe l?entrée du Gouffre du Garlaban n°1 vers 13h, sous le vent et les nuages noirs, le temps que l?on mange et que l?on se change et nous revoilà sous la neige !
On entre finalement dans le gouffre vers 13h45, légèrement chargé car on a prévu de quoi équiper (de la corde et des mousquetons, un perfo Parkside, des Pulses, un tamponnoir et des spits) et de quoi faire la topo (Un Disto X que l?on n?aura pas réussi à coupler aux téléphone via Bluetooth, un carnet et un topofil au cas où).
On pendule rapidement avant d?aller au fond du premier puits et pendant que Sylvain fore ses premiers trous pour la tête de puits suivante, je pose le premier spit du Gouffre du Garlaban n°1 pour sécuriser la main courante que Sylvain doublera. Le gouffre s?ouvre en suivant une faille, on enchaine quelques petites verticales entrecoupées de paliers sans évoluer dans la 3ème dimension et on arrive assez rapidement au fond. Juste avant la dernière verticale, on croise un graffiti où on peut lire « M. RIESLER M.H. COTTE 9/5/53 » inscrit dans un c?ur.
Au fond, d?un côté de la faille il est possible de s?enfiler dans un petit réduit puis de voir que la suite est vraiment étroite et empêche la progression. Peut-être est-il possible d?élargir ce passage, mais il n?y a aucune garantie que la suite soit plus large. De l?autre côté de la faille, on fait face à un remplissage de petits graviers où l?on retrouve des ossements de petits mammifères, des boutons et une pièce de 100 Francs de 1954. L?eau suinte depuis quelques mètres et vient se perdre dans ce remplissage qui est tout humide, peut-être serait-il intéressant de venir creuser ici pour poursuivre le travail du camarade des années 50 !

On s?attelle à la topo en remontant, cela nécessitera une petite adaptation des mesures pour les reporter dans le logiciel, mais vu la profondeur du trou ça ne devrait pas être trop long.
Certains diront que l?on aurait peut-être dû mieux se former à la topo, mais nous préfèreront dire que le matériel n?a pas été très coopératif. Il me faut éteindre et rallumer le Disto X entre chaque mesure pour pouvoir noter les distances sur le carnet. Sylvain accompagne ces prises de mesures d?un petit croquis qui nous aidera à réaliser la topo.
La remontée se fait sans difficulté autre que le Disto X récalcitrant, on récupère facilement les Pulses et je fais un détour pour aller voir notre copain le chien qui est toujours dans son sac au fond du premier puits pour aller faire les dernières visées topo (promis on le sortira un jour, mais là l?heure a bien tourné et on n?est pas rentré).
On sort à 18h30, c?est presque le crépuscule et le vent nous rafraichit. On repart donc sans se changer et les frontales nous seront bien utiles sur la fin du chemin.
Peut-être que l?on tombera sur la suite du réseau un jour où l?on reviendra creuser, peut-être que les réseaux du Garlaban se trouvent ailleurs, on verra ça plus tard !
On traitera les données topo devant LA meilleure pizza aubagnaise pour continuer sur la lignée du diététique.
Selon les données topo de la journée et le rendu « fil de fer » que nous a donné DPTopo on arrive à une profondeur de -41m ! On mettra la fiche &lt;a http://karsteau.org/ &amp;quot;&gt; Karsteau &lt;/a&gt; a jour avec la nouvelle topo dès qu?elle sera faite.

&lt;b&gt;TPST : 4h45&lt;/b&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/WY7x7TMwQVg&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

La sortie au Gouffre du Garlaban n°1 nous servira de base pour un &lt;a href=&amp;quot; https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1085 &amp;quot;&gt; poisson d?avril &lt;/a&gt; auprès du groupe spéléo du CAF Marseille et d?ABIMES.

&lt;u&gt;Dimanche 21 mars 2021&lt;/u&gt;
&lt;b&gt;&lt;u&gt;Aven des Marseillais&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;

Pour le dimanche, le programme était « ambitieux ». On avait prévu de faire 2 sorties dans la journée, dont une l?après-midi avec Gwen à la grotte du 14 juillet.
La sortie du matin a donc été choisie pour ne pas être trop longue, mais sympa quand même, notre choix s?est porté sur &lt;a href=&amp;quot; http://karsteau.org/karsteau/recherche/entree/recherche_entree_pdf_ajax.php &amp;quot;&gt;l?aven des Marseillais (ou gouffre des quatre trous)&lt;/a&gt; qui se situe dans les calanques. L?objectif est de s?arrêter à environ -120 pour ne pas trop se charger de cordes et pouvoir enchainer avec la sortie de l?après-midi.
Le parking pour débuter la marche d?approche se situe au col de la Gineste, ce qui rallonge de 30min la randonnée par rapport à l?ancien parking qui se situait au col de la Gardiole désormais interdit à la circulation automobile.
Arrivé au col de la Gardiole il fait chaud, mettre la sous combi dès le matin n?était pas l?idée du siècle, je décide donc de faire sauter quelques couches et de finir la marche d?approche en sous combi.
La marche d?approche est très agréable, on quitte le sentier marqué pour un autre qui ne l?est pas et on commence à ne plus croiser personne.
On finit par arriver au trou aux alentours de 11h. l?aven des marseillais s?ouvre sur un petit porche qui surplombe un beau p80. C?est assez vertigineux et la plaque commémorative au nom de quelqu?un décédé ici juste avant ses 18 ans n?est guère rassurant.
Après le pique-nique on planque les sacs à dos et on équipe le gouffre aux alentours de 12h. Pour la première tête de puits, les amarrages se situent de part et d?autre de la faille, aussi il faut réaliser un grand écart au-dessus du p80 qui est bien éclairé par la lumière naturelle. Au-dessus de la faille verticale du gouffre se trouvent 3 autres trous, observables en montant sur le talus au-dessus. C?est cet ensemble qui donne son nom (des quatre trous) à l?aven et c?est ce qui permet ce bel éclairage naturel qui rend le début de l?équipement un peu flippant.
Une fois cette difficulté passée, l?équipement ne présente aucune difficulté et la progression est facile puisque presqu?entièrement verticale. La cavité est d?abord très large et se rétrécie après un pendule sans devenir véritablement étroite.
On essaiera d?aller le plus loin possible avec le peu de cordes que l?on a pris, ce qui impliquera des passages de n?uds (dont certains à 1m50 sous le fractio). Le résultat est que l?on fera environ 15m de plus que ce que l?on avait prévu pour s?arrêter juste avant que le gouffre ne s?élargisse de nouveau avant de remonter.
On sort finalement vers 14h45, et on se rend compte après un rapide calcul que si l?on enchaine avec la grotte du 14 juillet (en mode spéléo avec équipement en fixe) on ne sera jamais rentré pour le couvre-feu de 19h. On décide donc de rentrer par un autre chemin (celui que Sylvain connaissait) et de faire un petit détour par la calanque d?En Vaux.
Comme à l?aller je reste en sous-combi, mais le chemin menant à la calanque d?En Vaux est bien plus fréquenté que celui emprunté à l?aller et je ne manque pas de provoquer des sourires plus ou moins discrets de promeneurs que nous croisons. Je cèderais à la pression sociale en arrivant au but et enfilerai un pantalon moins seyant afin de me fondre un peu plus dans la masse.
Le détour en valait la peine, la calanque est magnifique et la promenade très jolie. On rentrera sur Aubagne un peu plus tôt que les autres jours, mais on est un dimanche ce qui ne nous laisse comme seule option valable pour le repas du soir que LA pizza.

&lt;b&gt;TPST : 2h45&lt;/b&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/SJhVgsqyzxg&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Confiné mais pas confis !</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1084</link>
<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette année n?est particulièrement pas propice à l?aventure spéléologique comme chacun peut le constater.
Qu?à cela ne tienne. Christophe et moi organisons deux journées ayant pour but de compléter le projet d?équipement du bunker de Meudon. Cela nous permettra au moins de profiter de l?air frais et du soleil.
6 mars, pour la première journée, l?objectif de réaliser la traversée de la poutre suspendue est tant bien que mal atteint. Par un heureux hasard, cette journée improvisé avait tout de même réussie à attirer une dizaine de membre du club venus pour prendre l?air, discuter et même certains (vous me croyez si vous le voulez) avaient apporter leur matériel pour venir profiter de la vire qui avait été équipée le matin. Une bonne journée de travail en bonne compagnie, ne restait plus qu?a terminer de spiter le mur principal pour réaliser une boucle qui pourra nous servir pour organiser les prochaines « 30 heures de la vire du bunker » (en mode hamster). Franck la concurrence arrive !
On profite de l?équipement à réaliser pour faire quelques tests comparatifs de perfo lowcost.
Temps pour 1 trou de spit =&gt;

Ancien modèle Einhell (bleu 14v) :
Mèche 2 taillants 21,72s
Mèche Wurth 4 taillants 20,9s

Parkside (18v) :
2 taillants  11,87s
4 taillants 11,47s

Nouveau modèle Einhell (rouge 18v) :
2 taillants  16,38s
4 taillants 10s
20 mars, second jour, l?objectif est de finir cette boucle et possiblement d?installer quelques amusements. Nous nous retrouvons en fin de matinée avec Christophe pour reprendre là où nous nous étions arrêtés. Rapidement rejoint par JPC, sans son baudrier, vous comprenez c?était trop lourd à vélo ? Nous faisons une halte pour manger et prendre l?apéro. Le travail reprendra en début d?après midi et finalement nous arriverons à rejoindre le parcours déjà en place en milieu d?aprem. Nous voilà rejoint par Anne et Emeric. Profitons du matériel pour qu?Emeric s?entraine au plantage de spit, et il installe sur un des piliers du bunker un répartiteur pour tendre un tyrolienne. Exercice complexe car le matériel n?était pas tout à fait adapté. On arrive cependant  à la mettre en place avec des n?uds italiens des 2 côtés, mais la descente est trop faible avec un mousqueton acier en guise de poulie.
Bilan de ces deux journées : 
    ? 25 spits posés
    ? 4 Amarrages forés percés
Le parcours est quasiment fini. Il ne nous restera qu?a installer une seconde chaine de rappel pour faciliter le déséquipement (pour éviter d?avoir a faire une désescalade en artif).
Affaire a suivre.
Xis &amp; Clem</description>
</item>

<item>
<title>Week-end Aindinois : Grotte de Jujurieux et Gouffre de l?âge de glace (Vaux-Saint-Sulpice)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1083</link>
<pubDate>Sat, 20 Feb 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur P, Clément P, Romane N

Après une semaine très froide et neigeuse, quel plaisir de voir les températures s?adoucir et un beau soleil ! Mais nous n?en profiterons pas tant que ça car nous irons sous terre, dans l?Ain, Arthur, Clément P et Romane, votre narratrice.

Nous avions envie pour ce week-end de changer de coin, avec des grottes pas trop difficiles et ne craignant pas la crue. Arthur ayant un très bon ami habitant dans l?Ain et prêt à nous héberger, les grottes de Jujurieux et de Vaux-Saint-Sulpice ont été l?objet de notre choix.

Arthur et Clément sont partis de Vanves vendredi matin vers 11h30, après avoir rempli la C3 de matos de spéléo, de kits, de bières et de nourriture. Ils m?ont récupérée sur la route, chez moi à Veneux-les-Sablons, où je m?étais chargée d?acheter les sandwichs pour le pique-nique. Direction Lyon, nous sommes hébergés chez ma cousine pour une nuit. Nous arrivons chez elle très très limite, un peu après 18h (merci les bouchons pour rentrer dans Lyon...), elle nous fait le tour du propriétaire et nous laisse son appartement et son chat pour la soirée. Soirée tranquille, bières sur la terrasse et pâtes au pesto, pendant laquelle Arthur nous fait un briefing de la sortie de demain, la grotte de Jujurieux, topo à l?appui. La progression s?annonce majoritairement horizontale (voire très horizontale car du ramping, des chatières et des boites aux lettres se trouveront sur notre trajet). Arthur a déjà fait cette cavité, mais ses souvenirs sont flous pour cause d?une gueule de bois carabinée... Ce n?est que partie remise !

Le lendemain, nous partons tôt car une heure de route nous sépare de notre destination. Nous garons la voiture pas trop loin de la route, au niveau d?une ancienne carrière au pied d?une petite colline. Comme souvent, nous nous équipons à la voiture, et nous gravissons, tout cliquetants, les quelques 60m de dénivelés qui séparent la voiture de l?entrée de la cavité. Nous empruntons l?entrée des Buis, qui porte très bien son nom car elle se cache au milieu d?une forêt de buis. Le début ne présente aucune difficulté, même si la présence de quelques chiroptères endormis nous oblige au silence et à la plus grande prudence pour ne pas les déranger. La première corde à installer est un petit P6 qui nous permet d?éviter le passage appelé le Toboggan. La suite consiste en un boyau assez bas de plafond mais dont la progression se fait facilement et rapidement... jusqu?à ce qu?une toute petite chatière « surprise » apparaisse devant nous. Arthur se souvient de cette étroiture, qu?il n?avait pas emprunté la dernière fois car il existe un autre chemin, mais elle mène directement à la Grande Salle. Je m?engage, tête la première, les deux bras tendus devant moi et la tête légèrement inclinée pour pouvoir passer. Je suis persuadée que ça passe ! Ça passe, ça passe, ça bloque. Mince, plus de prise pieds à l?arrière, je sens que ça coince au niveau du ventre. Peut-être mon croll qui racle un peu trop. Ou la viennoiserie du petit dej. Je me dandine afin d?essayer de décoincer ma quincaillerie, je demande aux gars, restés à l?arrière, de me faire un support pour les pieds. « C?est de la triche ! » me réplique Arthur. Vexée, je fais machine arrière, et je lui demande de passer en premier. Pendant qu?il s?exécute, j?en profite pour me débarrasser de toute épaisseur excédentaire : descendeur, mini-kit, casque. Une fois Arthur de l?autre côté, je réessaie. Je passe la tête, le haut du corps, et je me retrouve encore coincée, comme tout à l?heure. Je relève légèrement la tête : Arthur est en train de me filmer, hilare. Images d?anthologie ! Une aide, discrète mais inespérée de Clément, resté de l?autre côté, me permet de m?extraire de la chatière, tout en me dandinant de la façon la moins gracieuse du monde. Une fois de l?autre côté, déception. La Grande Salle tant attendue sur la topo a cédé sa place au même boyau bas de plafond. Petit check-up de la topo, pour se rendre compte qu?en fait, il y a encore du chemin à faire et une autre chatière à passer avant d?entrer dans la fameuse salle. 

Un peu plus loin, nous arrivons à un croisement : un chemin s?enfonce dans une étroiture, l?autre monte en haut de la salle. Clément décide d?aller explorer l?étroiture, Arthur décide d?aller explorer la partie surélevée. Après moult concertations, check topo et discussions, nous comprenons enfin que la Grande Salle se trouve juste derrière la chatière empruntée par Clément, même si le passage surélevé y mène aussi, mais est moins pratique et plus long. Une fois dans la Grande Salle, petit briefing de notre guide pour la suite de l?aventure : nous allons équiper un P7 qui mène à la sortie de la « sableuse », un long ramping dans les graviers qu?il faut dégager en amont pour éviter d?y rester coincé. Arthur, équipant, s?engage en premier dans le puits et nous lâche un « Vous prendrez à droite en bas ! Je commence à y aller ». Ces consignes me paraissaient on ne peut plus claires, jusqu?à ce que j?arrive en bas du puits. A droite, oui, mais laquelle ? Nous tentons une direction avec Clément. Raté, nous nous retrouvons très vite face à un diverticule qui n?a pas l?air très accueillant. Demi-tour donc, et nous prenons l?autre direction, où nous retrouvons bien vite Arthur après avoir mis les pieds dans l?eau, qui avait déjà fini de gratter le sable et les graviers bouchant l?entrée de la sableuse. C?est pratique, un outil est à notre disposition pour racler : une sorte de râteau en fonte en forme de flèche, très lourd. 

Retour dans la grande salle, où nous reprenons notre progression. Le passage de l?Opposition ne présente pas de difficultés grâce à la corde remontante équipée en fixe. Puis, progression horizontale dans une succession de salles : Salle George avec une impressionnante hauteur sous plafond, la salle des Piles d?Assiettes avec de magnifiques concrétions, puis le puits de la Vire, où une plaque fixée à la paroi rend hommage à un certain Roger Héraud, décédé en 83 dans ce P9 aveugle. Arrivés à la salle des Suisses à une heure déjà bien avancée, nous décidons d?arrêter là la progression et de faire demi-tour après une pause pique-nique bien méritée. Nous serions bien allés un peu plus loin, mais après une brève exploration dans la vaste salle, une escalade un peu péteuse pour rejoindre ce qui nous semblait être la suite et le temps tournant nous ont convaincus de ne pas continuer. Tant pis ! 

Pour le retour, Arthur nous fait deux propositions : après la Sableuse, nous pouvons faire demi-tour et remonter par le P7 emprunté précédemment, ou, si nous sommes rapides pour passer la Sableuse, nous pouvons prendre un réseau parallèle et sortir par l?Entrée de la Carrière. Bien sustentés, nous empruntons tout d?abord l?étroiture nous menant à l?Igloo, petite salle voûtée au milieu d?un ramping, qui porte très bien son nom. D?abord à 4 pattes, nous nous mettons rapidement à ramper dans le sable et les graviers. Quelques minutes plus tard, nous sortons la tête du sable pour retrouver la salle où Arthur avait dégagé les graviers à l?aller. Déjà ? Arthur avait bien surestimé le temps passé dans la Sableuse et nous avions plus d?une demi-heure d?avance sur le programme. Bonne nouvelle ! Nous pouvons emprunter le réseau secondaire ! Avant ça, Arthur a rééquipé le P7 de sorte à ce que la corde soit rappelable, puis a rappelé la corde une fois en bas. Nous nous engouffrons donc dans ce boyau, dans lequel nous avions commencé à nous engager avec Clément tout à l?heure. La galerie devient de plus en plus étroite et chaotique, mais autrement plus jolie que celle empruntée à l?aller. Nous rampons au milieu des concrétions, nous enjambons des vasques remplies d?une eau translucide, nous progressons de gours en gours, à l?aide de cordes à n?uds équipées en fixe. Nous sommes en plein c?ur d?un ancien actif. Même si je galère avec mon kit qui a la fâcheuse tendance à se coincer sur chaque concrétion rencontrée, je ne regrette pas d?avoir emprunté ce chemin, mais j?arrive quand même à refiler cet encombrant fardeau à un de mes compagnons, en échangeant avec un autre plus léger Une fois la « boite aux lettres » passée, une simple chatière pour laquelle nous sommes malheureusement obligés de ramper dans l?eau, une galerie plus sableuse, plus glaiseuse nous attend. Au fur et à mesure de la progression (toujours à 4 pattes), nous retrouvons nos amis les chiros, puis nos amis les insectes, puis le courant d?air qui nous indiquent la sortie proche. En effet, la lumière du jour finit par nous faire un coucou, et nous accueille à l?extérieur avec un soleil magnifique et une douce chaleur printanière. L?étape d?après : descendre de la petite colline car la sortie se trouve à flanc de falaise, et retour à la voiture. 

Une fois les baudriers enlevés, Arthur se souvient de la corde du P6, qui est encore sous terre. Nous laissons donc Clément à sa voiture et faisons rapidement l?aller-retour pour déséquiper. Nous sommes efficaces, et de retour à la voiture vers 17h30, où nous nous changeons et partons pour Rigneux-le-Franc, là où habite « Vosgien », Matthieu de son vrai nom, l?ami d?Arthur. Notre hôte nous réserve le meilleur des accueils, avec lits faits dans des chambres attitrées, et des pizzas maison (dont nous mettons de côté les restes pour le pique-nique de demain).

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Après une bonne, mais courte, nuit de sommeil, nous reprenons la fidèle C3 pour nous rendre à la grotte de Vaux-Saint-Sulpice pour la traditionnelle sortie dominicale. Nous suivons bêtement le GPS, et empruntons une piste forestière au milieu de la forêt, normalement interdite aux véhicules. Pas vus, pas pris, mais note pour plus tard : passer par le village et la route en contrebas, pour rejoindre le parking officiel. Sur le parking, nous rencontrons un autochtone, promenant son chien, qui nous explique qu?il a participé, avec son tractopelle, au chantier de désob de l?entrée de la cavité que nous allons emprunter : le gouffre de l?Âge de Glace. Très sympa, nous discutons un petit moment, mais le temps passe et nous devons prendre congé. L?entrée de la grotte, qui se trouve à 20m du parking, est protégée par un ouvrage de maçonnerie et fermée par une porte, dont la serrure s?ouvre facilement avec le descendeur. Arthur s?engouffre à l?intérieur pour équiper. Clément ferme la marche et la porte derrière lui. Les trois puits successifs (P4+R5, P10 et P47) sont très faciles à équiper avec, notamment, une dév équipée en fixe (une sorte d?anneau en métal en forme de queue de cochon) et une barre en métal avec un triple point chaîné en tête de puits du P47. Attention cependant aux chutes de pierres ! Le moindre petit caillou qui se détache de la paroi peut devenir dangereux en bas du P47.

La descente du puits est agréable, et une fois arrivés en bas : plus de verticale. Arthur laisse le kit de cordes en bas des puits, et nous n?embarquons que le kit contenant le bidon de nourriture et d?eau. La progression commence dans une grande salle, dans laquelle nous empruntons une galerie qui remonte un peu. Arthur trouve un mousqueton acier, tout rouillé, mais encore en bon état, mais c?est là qu?on commence à avoir un doute. Arthur nous dit « de toute façon, il n?y a pas 36 chemins, tant qu?on va pas vers le sud, tout va bien ! ». Un petit regard sur la boussole, et manque de pot, nous allons plein sud ! Nous avons emprunté la galerie Sud, qui termine en cul-de-sac. Demi-tour donc, et on cherche le chemin dans la salle. Nous le trouvons finalement, il faut passer par le bas de la salle, où l?on s?engage dans un tunnel descendant un peu boueux. La galerie débouche sur le lac du pont de singe, très joli et facile à traverser sur le câble équipé en fixe. La progression continue dans une galerie boueuse, où de la grimpette « glisseuse » est prévue, mais facilitée par des barreaux et cordes à n?uds équipés en fixe. Un petit air de via-ferrata ! Puis nous découvrons la vaste Salle des Géodes, avec des géodes aux cristaux de calcite imbriquées dans la paroi. La suite de la progression se fait à quatre pattes, au milieu de la boue séchée et durcie, qui dessine des formes de montagnes vues du ciel. Le ramping débouche ensuite sur la Galerie des Lacs, dont le plus gros est traversé par un câble en acier. Une belle tyrolienne, mais malheureusement nous n?avons pas de poulie pour en profiter. Nous utilisons donc un mousqueton acier, et tout en étant longés dans la corde équipée en fixe, nous avançons assez laborieusement le long du câble. De l?autre côté, s?en suit une succession de désob boueuses dans lesquelles il faut ramper et de petites salles pleines de concrétions. Peu après la salle des gours, à l?intersection entre la galerie principale et la Grande Désob, nous décidons de nous arrêter manger. Après le repas, nous faisons demi-tour. Le trajet du retour est le même qu?à l?aller, même si nous sommes un peu plus rapides pour passer le câble (la technique est rodée à présent !). En bas du P47, et après une petite pause casse-croûte, nous décidons de nous chronométrer pour la remontée. Clément ouvre la marche : 6min et quelques avec un kit à remonter. Je passe en deuxième, je mets près de 10min en prenant mon temps. Arthur passe en dernier pour déséquiper : un peu plus de 5min. Loin de nous l?idée de battre des records, ces temps nous donnent une idée de la durée que peut prendre une remontée de puits. C?est de retour à la voiture qu?Arthur fait la plus belle « prise de guerre » : un AM?D Screwlock de Petzl en parfait état, oublié sur le parking. 
Nous sommes de retour chez « Vosgien » relativement tôt, ce qui nous laisse le temps de nettoyer toute la quincaillerie club et perso dans des bassines dans son garage, avant de prendre l?apéro et de manger. Le lendemain, école des filles oblige, nous partons de bonne heure de chez Vosgien, laver le reste du matériel dans l?Ain. Le retour en région parisienne se fait sans encombre, Clément rentre chez lui juste à temps pour le couvre-feu !

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<title>Cavottes Night Fever</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1078</link>
<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Alors par quoi on commence ? Par le début certes.... Allez c'est parti !

Nous sommes le lundi lors de la réunion où l'idée d'une sortie clodo aux Cavottes pour aller au lac est émise entre Clément et Arthur puis je me suis greffé.

Le rdv est fixé à 13h30 à Évry, Arthur et moi nous sommes retrouvés à la gare de Lyon à 12h15!

Tout le monde se retrouve et nous partons tranquillement en direction des Cavottes. Après quelques instants de route Elise s'endort (on s'en tape mais c'est marrant pour la suite).

Au bout de 2 heures de route, pendant une discussion anodine, on apprend que le duvet d'Arthur est resté à Paris..... Il va falloir être inventif pour dormir convenablement.

Arrivés à Dijon Elise se réveille, et Clément lui demande : Tu sais ce qu'on a oublié ? Et là, Elise lui répond du tac au tac &amp;quot;wé ma combi!&amp;quot;. Ça s'annonce cocasse cette sortie...

Nous arrivons donc vers 17h15 à l'entrée du trou le temps de se préparer on est dans la grotte avant le couvre-feu...

Nous rentrons dans le trou avec 10 kits pour 4....

Après quelques poussages de kit dans les passages bas, nous arrivons à la salle du Chaos où la tyrolienne nous attend pour envoyer les kits et nous autres. Clément est parti devant pour équiper la suite du parcours.
Nous nous retrouvons de l'autre côté de la tyrolienne puis direction la main courante du Faux pas et son petit toboggan. Première fois où il faut porter des kits (c'est lourd en plus) en progressant sur corde. Mais ce n'est que la mise en jambe, après il faut passer par le ressaut qui mène à la bifurcation Nord/Sud. Cette petite piqûre de rappel n'a pas été de trop...
Main courante et ressaut passés nous prenons la galerie Nord pour faire le camp dans la salle des Dunes, en passant par l'entrée étroite.

Les 2 tentes sont plantées, place au frugal repas: soupe lyophilisée + semoule, et direction le plumard.

Dépucelage de nuit sous terre pour Arthur et Élise.
Heureusement pour faire passer la pilule, Clément cède généreusement son duvet a Arthur et s'installe *confortablement* sous son poncho spéléo de survie... 

Au réveil, personne n'avait franchement bien dormi, la notion de survie associée au poncho est belle et bien réelle, on ne meurt pas de froid. Notre petit déjeuner à base café, lait concentré et muesli avalé, nous nous préparons pour aller patauger dans la bouillasse.

Clément équipe le 1er P20, nous le descendons sans encombre, arrivée sur le 2eme P20 Arthur équipe Elise le suit, et là on me parle de main courante avant le puits, je fais part de mon appréhension, on me rassure et une fois sur la tête de puits Elise me rassure en me disant &amp;quot;t'inquiète pas, regarde tu peux mettre les pieds et te mettre confortablement sur le départ&amp;quot;

J'enquille ça. Arrivé à la déviation je la passe sans problème à la descente puis nous voilà dans le méandre, ou dans la bouillasse c'est au choix!

Donc, nous voilà partis dans la boue en direction de la salle des macaronis dans la branche Ouest pour un frugale casse-croûte, fait de pain humide et de pâté Hénaff (que l'on dégazera toute la journée)

Nous poussons la promenade plus loin pour trouver la deuxième salle des macaronis. Seulement entre les 2, la boue nous a bien calmé et nous faisons marche arrière sans atteindre notre objectif. (Remarque: la topo (TGT) de cette partie nous parait complètement incohérente, nous ferons demi-tour devant un ressaut glissant et un peu exposé d'environ 4m à escalader). 

Retour à ce que nous pensions être la salle la salle 52 (parce qu'il y a un gros 52 de gravé sur la paroi) où Clément et Arthur poussent un peu l'explo dans la galerie Est avant de revenir, elle est superbe, sèche et dénote complètement avec le reste du réseau inférieur. La salle 52 se trouve juste après la salle où le gigantesque 52 est gravé, on y retrouve bien le petit cours d'eau au milieu de la salle. Ils feront demi-tour juste avant le fond, non sans avoir admiré le &amp;quot;Grand Puits&amp;quot;, qui est une énorme cheminée remontante. Par la suite, nous nous séparons: Elise et Arthur partent pour le lac, Clément et moi repartons au camps.

Alors autant la descente s'est bien passée pour moi, mais alors la remontée.... Arrivé à la déviation du premier puits, impossible de repartir aussi tranquillement, je m?emmêle les pinceaux. Clément en haut du puits qui ne comprenais pas pourquoi je n'arrivais pas à repartir et met une corde pour venir voir ce qui se m'arrive. Là il capte qu'en fait je suis tellement souple (ou pas) que je n'arrive tout bêtement pas à me mettre debout dans ma pédale pour avancer le croll.... Une fois démerdé, la sortie du puits s'est faite tranquillement !! On estime qu'il nous aura fallu 35 minutes pour remonter ce puits....

Pour le 2ème P20 opération chronomètre (sortez les mouchoirs, vous risquez de pleurer de rire ou de pleurer tout court....) : Les 20 mètres sont avalés à la vitesse fulgurante de 2m/minutes (soit exactement 10min 24 sec pour remonter...). Il va falloir optimiser ça.

De retour au camp on papote en attendant Elise et Arthur pour faire une session photo et prendre l'apéro.

--Equipe Lac--

Arthur et Elise sont donc partis à l'assaut de ce légendaire lac des Cavottes, de son sable fin et de ses cocotiers. L?équipe est fatiguée et ne sait pas trop à quoi s'attendre en terme de difficulté, elle fera donc de nombreuse pauses topos pour essayer de se repérer et décider si elle continue ou si elle rebrousse chemin. Le méandre est globalement très boueux, ce qui le rend extrêmement glissant. La progression se fait la plupart du temps à 1m à 2m au-dessus du fond, et de temps à autres en marchant dans le lit de la rivière (rivière qui bien que la France entière soit en crue ne reste qu'à petit débit). Dans le méandre, il arrive qu'entre deux passages boueux on tombe sur un &amp;quot;joker&amp;quot;, quelques mètres extrêmement propres et ne glissant pas qui permettent un peu de répit. Le lac est atteint en 1h et les 2 camarades iront jusqu'à la corde à n?uds qui y descend mais sans s'aventurer dessus. On ne voit pas grand-chose du lac, le seul angle pour l'apercevoir étant le méandre qui continue à environ 3m au-dessus de la surface. Le point positif, c'est que même s'il n'est pas limpide, il n'a pas l'air complètement boueux. Peut-être que le spectacle en vaut plus la peine à l'étiage, il faudra revenir ! Le retour jusqu'à l'embranchement donnant sur les différentes branches Est, Ouest, Lac et P21 se fera en 45min, en en profitant pour dépolluer ce que l'on peut trouver dans le fond de ce méandre (dont un appareil photo jetable que l'on essaiera de faire développer par curiosité). Retour au campement pour les deux compères complètement boueux et transi de froid, heureusement qu'on a une seconde combi pour le lendemain ! Ah oui, en fait pas tous... Elise note qu'une salopette de bleu de travail peut aisément servir de bas de combi et sauver une sortie, mais qu'une sous-combi en polaire est capable de s'imprégner de 3 fois son poids en glaise... c'est donc une étrange créature mi-boue mi-mario qui débarque au camp après cette épopée !

--Fin équipe Lac--

La session photo avec flashs et trépied nous occupe un bon moment, notamment pour essayer de capturer les énormes coups de gouges de la salle des Dunes, puis nous mangeons des pâtes au pesto et direction le dodo.

Le lendemain, après une nuit meilleure que prévue (Clément réquisitionnera le duvet d'Elise qui, elle, dormira dans un sac de bivouac qu'Arthur lui prêtera, vêtue de 2 sous-combi chaude), nous plions le camp et repartons tranquillement en direction de la sortie. C'est Elise qui déséquipe. De nouveau le passage par la tyrolienne et nous voilà dehors. On se change et direction la fruitière de Nans sous Saint Anne pour quelques morceaux de fromage bien attendus (et un détour non-prévu de 20km juste avant d'arriver, dû à un éboulement rocheux).

Arrivée sur Paris avant le couvre-feu!!

Pour ma part c'était une super sortie, j'ai l'impression d'avoir bien progressé sur corde, en revanche il faut vraiment que je fasse du sport..... Bonne lecture j'vais faire du vélo!! 

Yann

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<title>Sortie spitage au Neuvon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1076</link>
<pubDate>Sat, 30 Jan 2021 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Arthur P., Carole G., Romane N., Clément N., Dimitri K., Benjamin F. (APARS) et Hélène B. (APARS)

Un reconfinement imminent menaçant a incité Arthur à proposer une sortie au plus vite. Le couvre-feu à 18h nous limitant sur la durée des déplacements et le TPST, l?idée était de poser des jours de congés pour rallonger le week-end de deux jours. C?est en soumettant cette idée à une réunion que nous trouvons le lieu, l?objectif et nos compagnons d?expédition : nous partirons au Neuvon, planter des spits dans une galerie donnant sur un P12 entre la salle du Putsch et le réseau de la Porcelaine pour faciliter le portage d?une hypothétique future exploration en plongée. L?organisation du week-end fut tumultueuse, Arthur a réussi à nous dégoter au dernier moment un appart-hôtel à Dijon. 

Le premier convoi, constitué d?Arthur et de votre chère narratrice, part de Veneux-les-Sablons le vendredi matin à 9h. Arrivés directement à la ferme de la Pérouse, je laisse Arthur avec ses kits et ses clacs rejoindre l?entrée du trou, pendant que je retourne garer la voiture au parking adéquat. Je m?équipe à la voiture et parcours d?un pas rapide la marche d?approche d?1,5km pour le rejoindre, pendant qu?il commence à équiper. Telle ne fut pas ma surprise, quand, en arrivant, je le trouve encore dehors ! Il m?explique alors qu?il a du appeler Jef car il n?arrivait pas à ouvrir la trappe et pensait qu?elle était bloquée. Finalement, une petite rotation à 90°, et la trappe s?ouvre sans aucun problème... Ça commence bien ! Arthur s?engouffre aussitôt dans le puits, comme le sandwich dans mon gosier.

La première partie de la descente ne présente aucune difficulté. Tout commence par une échelle... puis par un véritable escalier taillé à même la roche que l?on appelle le toboggan, fruit de longues années de travail de désob qui n?a prit fin que bien plus bas. Le puits qui suit donne directement sur le regard de Benj, toujours aussi chouette avec ses deux trous étroits et lisses et ses parois cristallisées. Une fois en bas de ce P22, dans la salle Tomaths, le décor a quelque peu changé. La dernière fois que je suis descendue, c?était avec Jef et nous avions emprunté la voie historique. Avec Arthur, nous empruntons la voie du CDS et le tout nouveau pont de singe installé par les Dijonnais. Selon l?organisateur de la sortie, le confort du pont de singe est sans commune mesure avec l?ancien rappel guidé, ce changement d?équipement est vraiment une bonne idée !
La descente se fait sans encombre. Quelques pendules par-ci, une vire plein vide par-là, qui ne pose pas de problème particulier grâce aux pédales équipées en fixe. Arrivés en bas vers 15h, nous décidons d?aller faire un mini tour voir les griffades d?ours. Bien que les ayant déjà observées, et même photographiées sous tous les angles, mon penchant scientifique est à nouveau fasciné par ces vestiges paléontologiques. On s?amuse un petit moment à chercher les « polis d?ours », en bas des griffades, c?est à dire des roches un peu plus lisses contre lesquelles les ours venaient se frotter.

Nous entamons la remontée vers 16h. Un problème de pantin l?a rendue très laborieuse pour moi, ce qui m?a rappelé que je me suis trop habituée au luxe de ce petit accessoire ! Le premier puits à remonter me crame complètement, et j?arrive à peine à pousser sur mes cuisses pour franchir la vire plein vide. Finalement, avec l?aide précieuse d?Arthur me précédant, je parviens à rejoindre la surface à 17h30. Le temps de se changer, de ranger, et de rejoindre la voiture, c?est mort pour rentrer avant le couvre-feu... Tant pis. 

Pendant que nous étions sous terre, Dimitri, venu en train, s?est tranquillement installé dans notre gîte. Il fut bientôt rejoint par le deuxième convoi, constitué de Clément, de Carole, de Benjamin et d?Hélène, partis à 14h d?Évry. Les messages de Clément ayant attisé notre curiosité, nous découvrons un peu plus tard les chambres dans lesquelles nous dormirons pendant ces deux jours. Notre gîte est plus proche d?un &lt;a href=&amp;quot; https://fr.wikipedia.org/wiki/Love_hotel &amp;quot;&gt; &lt;i&gt; love-hotel&lt;/i&gt;  &lt;/a&gt; que d?un gite spéléo, et la propreté des lieux laisse à désirer... 
Nous nous joignons à la joyeuse troupe autour d?une bonne bière, et dégustons avec plaisir les pâtes bolos préparées par Hélène. Et c?est pendant le repas que Clément, je ne sais par quel miracle, arrive à tous nous motiver pour un lever à 5h du matin, pour partir à 6h et profiter un maximum de la cavité avant le couvre-feu. Après nous avoir préparé des sandwichs à l?air délicieux, nous nous couchons avec les poules, vers 22h.

Départ donc samedi matin avant l?aube, après un réveil difficile. La descente des puits équipés la veille est soudainement interrompue par la poignée de Dimitri, qui, lasse de tant d?agitation de bon matin, et probablement frustrée de ne pas avoir pu faire la grasse mat?, a décidé de se faire la malle. Cette maligne est allée se coincer sur un palier inaccessible. Après les efforts infructueux d?Arthur pour l?atteindre avec un pendule, Clément utilise la technique du grappin avec la corde d?intervention, et la fait tomber tout en bas des puits, là où on a pu la récupérer.

Nous arrivons en bas vers 8h du matin. Nous nous séparons alors en deux équipes : la team bourrins, constituée d?Arthur, de Clément et de Benjamin (renommée plus tard l?équipe des présidents), dont l?objectif était d?aller au plus vite aux siphons pour planter les spits, et la team pépouze qui progressera plus tranquillement, constituée de Carole, d?Hélène, de Dimitri et de moi-même. Clément, en partant, nous laisse pour seule consigne : « Si à 12h30 vous n?êtes pas à la salle du Putsch, faites demi-tour et commencez à remonter ». Nous partons alors, direction l?Oasis dans un premier temps. Ayant parcouru cette cavité il n?y a pas longtemps, je me souviens du chemin (assez simple) et m?improvise guide pour la troupe jusqu?à l?Enclume. Le début de la progression est ponctué par quelques petits ressauts et vires que nous franchissons avec brio. Puis, la suite est de l?horizontalité pure, une belle balade cependant, qui nous permet d?admirer le marbrage des couleurs au plafond (du rose/violet, du vert, du noir, c?est assez original !) et de traverser deux ou trois diaclases. 
Arrivés à la salle de l?Avalanche, Carole prend le relai pour nous guider parfaitement, à travers la superbe rivière aux parois blanches et lisses, jusqu?à la salle du Putsch. Dans les temps (ou presque...) par rapport aux consignes de Clément, nous décidons de pique-niquer sur place. Nous ne tardons pas à repartir. Le trajet retour est le même, et nous progressons rapidement.
Arrivés en bas des puits, l?autre équipe ne nous ayant pas encore rejoint, nous estimons que nous avons un peu de temps devant nous et je propose aux filles d?aller voir les griffades d?ours et de visiter la salle de la Pérouse, qu?elles n?avaient pas encore vue. L?aller-retour fut rapide, mais laissa le temps à l?autre équipe de nous rejoindre.

--Equipe spitage--
Nous arriverons à la salle du Putsch aux alentours de 11h40 après 1h30 de progression. La galerie à emprunter est assez facile à trouver et après avoir hésité un peu à descendre en désescalade dans la flaque de boues qui ne nous laissait pas beaucoup de visibilité quant à sa profondeur on se retrouve enfin à l?endroit convoité.
On y trouve un point de vire sur plaquette complètement oxydée et deux spits assez récents et en bon état pour être utilisé. On décide donc de mettre 2 points en amont afin de réaliser une belle main courante et de faire une tête de puits propre pour descendre sur le plan incliné glaiseux menant à la dernière verticale. Clément s?occupe du premier spit, en 10 min il est en place. Arthur tente de placer le deuxième sur la paroi opposée ça semble aller jusqu?à ce que Clément aka Bourrinator ne vienne s?assurer que le spit est bien expansé et tape de toutes ses forces dessus. 
Une fois, rien... 
Deux fois, tiens une fissure ?
Trois fois, tiens on a cassé un bout de grotte !
La roche n?a pas tenu, 15min de perdues.
Benjamin s?occupe du troisième (pour finir la tête de main courante. 15min après c?est en place.
Plus qu?à doubler un des spits en place pour faire une belle tête de puits, c?est Clément qui s?en charge dans une position qui nous a semblée plus que confortable.
Arthur descendra jeter un coup d??il à la suite sur le plan incliné, il faudra revenir pour poser 2 points supplémentaires afin de descendre la dernière verticale en toute sécurité mais l?heure tourne et si on veut avoir une chance d?être rentrés dans les temps il faut faire demi-tour. Tant pis pour la séance photo, Arthur aura porté ses 3,5kg de matos photo seulement pour le sport !
-- Fin équipe spitage--

Pour la remontée, Benjamin ouvre la marche, suivi par Dimitri, puis par moi-même. Comme hier, j?éprouve des difficultés à la remontée. Mais cette fois-ci ce n?est pas le pantin, j?enchaîne les erreurs de manips et mon baudrier me fait une petite frayeur (mais en fait c?était rien...). Je me rassure en voyant Hélène exécuter la même erreur que moi, c?est à dire se retrouver emmêlée avec la corde après un passage de frac. Pas de soucis, dans ce cas, on se longe, on se décrolle, et on se démêle !


Avec ces contretemps, toute la troupe arrive sous le cabanon un peu après l?heure du début du couvre-feu. Encore raté ! Une purée de pois nous attend à la surface, on ne voit pas à cinq mètres. Benjamin et moi, qui sommes partis chercher les véhicules, avons dû sortir nos GPS respectifs pour ne pas nous perdre dans le brouillard. Un message cinglant du propriétaire de l?appart-hôtel nous informe qu?un des résidents s?était plaint du bruit que nous avions fait hier. Pas possible, nous étions au lit à 22h !  Nous rentrons sans encombre au gîte, où nous prenons nos douches, l?apéro et nous engloutissons l?excellente croziflette préparée par Clément. Dodo bien mérité, pendant lequel on constate à nos dépends que c?est les voisins qui font la fiesta.

Le lendemain, nous décidons d?aller à la Rochotte. Clément, Hélène et Benjamin ne sont pas des nôtres, ils doivent rentrer à Paris avant le couvre-feu. Au parking devant l?entrée de la Combe-aux-Prêtres, nous nous équipons et congédions nos compagnons d?aventure. Devant le trou, nous croisons Louis, du Spéléo Club de Paris (affilié au CAF), accompagné par deux jeunes recrues en spéléo, qui sont en train de s?exercer aux conversions. Après leur départ, Arthur équipe le puits, Dimitri sur ses talons qu?il attendra à chaque palier. Pas de problème à la descente, mis à part un équipement complexe pour trouver des endroits où la corde ne frotte pas... Et l?humidité des gouttes qui nous tombent dessus. Passés l?étroiture due à la désob, et arrivés au sommet du P51, la cavité devient imposante ! Un beau Y en tête de puits et un beau fractio plein vide rendent la descente savoureuse et impressionnante.
Sachant le niveau d?eau très haut, Arthur suit le conseil de Jef et nous improvise une petite vire en bas du puits qui nous évite d?arriver les pieds dans l?eau. Effectivement, la crue nous empêche d?aller plus loin. Le débit est élevé et la cascade gronde non loin de là. Nous mangeons rapidement au pied du puits, il commence à faire froid ! Carole ouvre la marche pour la remontée, suivie de Dimitri. En attendant, Arthur se blottit sous son poncho avec sa bougie. Il déclarera plus tard « il ne m?a jamais autant servi ! ». Il faut dire qu?il faisait très humide et on se refroidissait très vite sans bouger. Pour ma part, je suis contente d?entendre le « libre » de Dimitri, puisque je savais que la remontée allait me réchauffer. Arrivée au fractio plein vide, je me longe, et j?attends le signal de Dimitri. Qui n?arrive pas... Qu?est-ce-qu?il se passe ? Il rencontre apparemment des difficultés à passer la tête de puits. Carole l?aide, pendant je suis pendue plein vide et qu?Arthur se les gèle en bas. Finalement, Dimitri arrive à s?en sortir, nous reprenons la progression. Nous atteignons la surface à 17h30, juste à temps pour raccompagner Dimitri à la gare prendre son train. Retour à l?appart-hôtel, nous nettoyons la quincaillerie dans des seaux, après avoir constaté (avec désespoir) que la réserve de bières était vide, et nous nous couchons sans tarder. 

Le lendemain, nous nous retrouvons cul-nu (ou presque) dans le lac Kir de Dijon, sous les yeux hébétés d?un troupeau de collégiens, pour nettoyer les cordes et autre matos perso. Puis nous prenons la route vers 13h pour retourner à Paris. Cette fois-ci l?horaire du couvre-feu sera tenu !

Romane

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<item>
<title>Gouffre Vincent</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1075</link>
<pubDate>Wed, 30 Dec 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Arrivé la veille au soir dans notre gîte de Bolozon, nous nous réveillons en ordre dispersé pendant que la neige commence à tomber. Quand notre cheffe que je ne nommerai pas (mais dont le prénom et le nom commencent par la même lettre), les kits sont prêts mais pas la bouffe car seule la cheffe maîtrisait les menus de notre séjour.
Finalement nous voilà parti sous la neige vers le Nord de l'Ain et la commune de Dortan où se trouve le gouffre Vincent. Après quelques fantaisies du GPS nous voilà garé. Départ pour la marche d'approche afin de reconnaître l'entrée située à ... 10 m ! Au passage je signale que les coordonnées indiquées sur la topos me semblent légèrement erronées.
Bref.
Nous nous changeons rapidement (ça caille!) enfin faut quand même se rappeler comment ça fonctionne après 9 mois sans enfiler un harnais ...
Gandalf n'y tenant plus se précipite sur les kits d'équipements et part devant avec ... un seul kit ! Y a plus de jeunesse ...
Nous voilà aspiré par les profondeurs et leur chaleur bien agréable quand il gèle dehors.
Passé les 2 premiers mètres les volumes deviennent très confortables, c'est propre, clair, bref agréable.
Les puits s?enchaînent plus ou moins vite jusqu'à l'ex siphon 1 dont la voûte a été percé permettant son franchissement sans trop se mouiller quand on ne se prend pas les pieds dans la corde ...
Ensuite après un peu de yoyo nous nous dirigeons vers l'aval jusqu'à un ressaut qui semble précéder la &amp;quot;presque voûte mouillante&amp;quot; qui semble quand même être bien mouillante et qui n'inspire personne ...
Demi-tour direction l'amont et le siphon 2 mais nous nous arrêterons lorsque la voûte s'abaissent et que le sol devient franchement boueux. Pour une fois que l'on est encore tout propre aucun courageux ne sort des rangs pour se salir ...
Retour vers la salle du carrefour, petite photo de groupe et nous entamons la remontée. Les premiers feront surface avant la nuit vers 17h30 les derniers 30 minutes plus tard. Rhabillage aussi rapide que précédemment , ça caille toujours ...
Retour au gîte avant le couvre feu et les patrouilles de la milice.

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>La Saint Sylvestre à Saint-Marcel</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1077</link>
<pubDate>Sun, 27 Dec 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Compte-rendu du camp d?hiver 2020-2021 
Ça faisait quelques mois qu?on se disait qu?un camp d?hiver en Ardèche, ce serait sympa ! L?idée était de retrouver au passage quelques membres de l?ABIMES exilé·es dans le grand Sud. Malgré le covid et son couvre-feu, l?idée se concrétisa pour devenir une belle semaine de spéléo ! 

&lt;b&gt;Dimanche 27 décembre&lt;/b&gt;
Journée de route : Jean-Paul, Arthur, Clément P et Lucie depuis Issy-les-Moulineaux ; Clément, Elise et Mathilde depuis Lyon, Sylvain depuis Besançon, récupérant Carole au passage. Tout ce petit monde se retrouve à Bidon, chez Kathy, dans un charmant gîte. Marina venant de Montpellier nous rejoint pour faire sa dernière sortie spéléo de 2020 en notre compagnie. On termine de fixer le programme de la semaine et on étale le matériel dans la petite remise transformée en local.  

&lt;b&gt;Lundi 28 Décembre&lt;/b&gt;
Direction Saint-Marcel ! Le réseau touristique étant fermé, pas de problème d?horaires à respecter, on entre tranquillement par l?entrée naturelle à 10h30 en faisant attention de ne pas trop embêter les chauve-souris. Après le pique-nique, notre équipe se sépare en deux groupes qui partent visiter le réseau 1 et le réseau 4.
L'équipe allant au réseau 1 prendra son temps et profitera du décor pour prendre des photos. Elle fera demi-tour au bas du puits Tonio et fera un détour au retour par la Chatière des sables (successions de siphons remplis de sédiments sous forme de gravier et récemment désobstrués) avant de sortir pour le crépuscule.
 Le réseau 4 est assez accidenté, beaucoup de petits passages glissants et blocs à escalader ou désescalader, entrecoupés de ressauts, parfois à équiper. De grands volumes et de belles concrétions ! Arrivés au Pont d?Arc, on fait quelques photos et on continue pour espérer arriver jusqu?aux « pains de sucre »? mais il faudra s?arrêter pour cause de manque de matériel, il faudra bien prévoir 5 bouts de cordes pour la prochaine fois. Le retour se fait plus rapidement que l?aller, pour une sortie synchro avec l?autre équipe. 7h sous terre tout de même pour cette balade ! Le bocal de 3kg de Cassoulet apporté par Jean-Paul conclut cette soirée avec réconfort. 
 
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&lt;b&gt;Mardi 29 décembre&lt;/b&gt;
De nouveau direction Saint-Marcel, mais pour la traversée Despeysse - Saint-Marcel. Nous nous séparons en deux équipes pour rendre la traversée plus aisée, et prendre le temps de mettre en place les voitures pour la navette. C'est toujours un moment spécial que de descendre puis tirer le premier rappel, où on demande confirmation que tout semble bien okay avant de tirer sur la corde pour n'avoir plus qu'une seule sortie possible: de l'autre côté. Les deux équipes mirent un peu plus de temps que prévu par la topo pour descendre les puits, mais c'était attendu ! Ensuite, balade dans les immenses galeries de Saint-Marcel, puis le labyrinthe, sans se perdre cette fois-ci. Carole et Mathilde avaient tenté d'apprendre par c?ur la description des embranchements pendant la mise en place des navettes, avant de s'apercevoir que Sylvain l'avait sur son appareil photo. Bon, c'est quand même plus fiable ! Une belle journée, nous avons même le temps de nous changer avant le crachin du soir.

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&lt;b&gt;Mercredi 30 décembre&lt;/b&gt;
On se sépare à nouveau en équipes : Elise, Lucie, Mathilde, Carole et Clément P partent à l?Aven de Rochas, Clément N se repose un peu et va se balader dans les gorges de l?Ardèche, pendant que Jean-Paul, Arthur, Sylvain et Axel filent à l?Aven de Noël. 

&lt;u&gt;Aven de Rochas&lt;/u&gt;
Après quelques kilomètres de route à peine et quelques minutes pour convaincre un troupeau de chèvre de nous laisser passer, on se gare près de la descente du bivouac de Gournier. La marche d?approche de 15 minutes est d?abord assez fraîche dans la forêt brumeuse, puis on a un beau point de vue sur les gorges de l?Ardèche ! Le petit porche d?entrée de Rochas est reconnaissable à ses jolis gours et son odeur de chèvre (non, on ne parle pas des spéléos, même si les deux espèces peuvent parfois être confondues).  
Un court ramping (habité par de nombreuses araignées) nous mène dans une salle éboulée dans laquelle on trouve rapidement un ressaut à équiper qui mène au p28. Elise équipe le puits, aidée de Lucie qui installe une déviation supplémentaire. Avec autant d?amarrages naturels dispos, aucune excuse pour que ça frotte ! Et puis, l'avantage en Ardèche, c'est que les grottes sont chaudes, on peut prendre le temps de réfléchir sans congeler les petits camarades ! On contourne ensuite la salle en équipant une main courante, pour accéder au toboggan qui marque le début de la galerie des ours (on n?a pas vu d?ours, mais on a vu des gours : qui a oublié une lettre en nommant la galerie ?). Elise est la première à se lancer et lance sa pédale en bout de longe en guise de prise supplémentaire pour ses camarades. Mathilde nous fait une belle acrobatie pour esquiver la glissade ! Après une ou deux hésitations et un passage bas mouillé, on débouche dans une petite salle chaotique, elle aussi plutôt boueuse. Un ressaut de 3m sur une coulée de calcite nous sépare du lac et du reste de la galerie. Elise grogne car on a oublié la dernière petite corde avant le toboggan? Après un bon sandwich, Clément et Lucie font un aller-retour pour récupérer le bout de nouille manquant et équiper le ressaut. On peut ainsi descendre et profiter de la belle galerie très concrétionnée, avec plusieurs disques de calcite et de nombreux gours secs: cette belle grotte valait bien la peine de braver la boue des salles précédentes. Le retour se fait tranquillement, Clément et Elise profitent de quelques rayons de soleil dehors pendant que Carole apprend à déséquiper, supervisée par Lucie. En remontant sur la piste, nous manquons de nous faire écraser par des pompiers descendant à toute allure en 4x4 vers les gorges. Belle frayeur !  
De retour au gîte, nous apprenons que Clément N avait dans l?idée de passer nous voir à la sortie de l?Aven Rochas. Il avait presque trouvé l?entrée mais s?est enfui, découragé par le passage bas ou par l?odeur de chèvre ? Nul ne le sait. 

&lt;u&gt;Aven de Noël équipe 1&lt;/u&gt;
La grosse marche d'approche pour Noël nous met tous sur les rotules ... il faut dire qu'il faut bien faire 50 m depuis la voiture (certain avait proposé de faire la marche d'approche depuis le gîte, mais il n'y a pas eu de volontaires).
Les puits sont déjà équipés, mais avec un petit écriteau demandant de ne pas utiliser les cordes en place pour la progression. Arthur se lance donc dans l'équipement par dessus, par dessous, en gérant tellement bien les longueurs de cordes hétéroclites, qu'il est obligé de remonter dans une des portions du grand puits, ayant gagné 10-15 m de corde par rapport à la prévision, il n'arrive pas, avec sa corde de 20 m, à faire la portion de 30 m dans laquelle il s'était aventuré. Une fois tout le monde en bas, c'est parti pour le repas.
Les ventres pleins, nous nous lançons dans la découverte de cette superbe cavité, Jean-Paul partant en éclaireur pendant qu'Arthur, Axel et Sylvain mitraillent de partout (volumes, concrétions qui montent, concrétions qui descendent, concrétions qui font comme elles veulent, biospéléo, ...), on en prend plein les yeux. Avec la note finale de la chauve-souris concrétionnée que certains (nous ne les citerons pas) auront dépassés dans le méandre en allant trop vite. Au retour, Arthur en profite pour tenter une photo dans le grand puits, avec 3 flashs. Comme le deuxième groupe doit revenir quelques jours plus tard, nous laissons tout équipé. La remontée en est d'autant plus facile. 
 
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&lt;b&gt;Jeudi 31 décembre&lt;/b&gt;
On décide de changer de département et d?aller voir l?Aven de la Buse, dans le Gard, à une trentaine de kilomètres de Bidon. L?entrée du trou est à côté d?une buse, au bord de la route. Après une désescalade de 5m, on constate que le toboggan qui devait être équipé en fixe? n?est plus équipé. Après une discussion de part et d?autre d?un boyau, entre ceux qui plaident pour équiper le toboggan en rappelable, et ceux qui ne se voient pas remonter sans corde, on décide de laisser la corde en place. On ne pourra donc pas aller au fond? tant pis ! 
Un puits puis un ressaut nous mènent dans une petite salle très concrétionnée et scintillante, puis une courte étroiture nous mène vers de nouvelles petites salles, ornées de gros cristaux et de belles concrétions. Ensuite, une étroiture en Z doit nous mener vers les grands volumes. Sylvain part devant, et suggère qu?on mange plutôt avant de passer l?étroiture, pour trimballer le moins de kits possible dans ce passage. Ne voulant pas repasser l?étroiture (on se demande pourquoi), il nous attend de l?autre côté. Jean-Paul, de son côté, décide de ne pas passer l?étroiture et de remonter tranquillement en prenant des photos. Le reste de l?équipe rejoint Sylvain dans la première grande salle. Le temps de se balader, de prendre des photos des nombreuses stalactites, coulées de calcite jaune et autres curiosités, il est déjà un peu tard quand nous arrivons à la lucarne menant à la deuxième grande salle. Devant la baisse de motivation et l?envie de profiter du réveillon, on amorce le chemin du retour. La remontée se fait sans encombre, en 2 équipes. A  Bidon, on retrouve Lucie et Mathilde, deux courageuses qui ont travaillé et fait les courses ! On profite d?un bon réveillon-raclette avec en fond sonore une playlist composée des suggestions de tout le monde, entre grands classiques, plaisirs coupables  et trésors kitsch (merci Carole le troll pour quelques pépites inécoutables). On fête la nouvelle année avec de « l?Alcotricine », un étrange élixir apporté par Jean-Paul, conditionné dans des ampoules en verre et ressemblant fortement à du cognac. Le médicament alcoolisé fait son effet et la nuit sera reposante. 

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&lt;b&gt;Vendredi 1er janvier&lt;/b&gt;
Après un réveil sans réveil pour la première fois de la semaine, on prend notre temps pour le petit déjeuner avant de partir en balade dans les gorges de l?Ardèche. On descend vers le bivouac de Gournier puis on longe l?Ardèche pour pique-niquer à l?abri d?une barre rocheuse sous la « cathédrale ». Quelques photographies de groupe, concours de ricochet et observations de cailloux plus tard, on arrive au cirque de la Madeleine. On remonte ensuite par le chemin du camp Naturiste, fermé à cette période de l?année, pour arriver au superbe belvédère de la Madeleine ! Le retour par la route est plus long que prévu mais ponctué de très belles vues plongeant sur les gorges. Une partie de l?équipe tente de trouver un dolmen dans la garrigue, à la nuit tombée, pendant que les autres rentrent se mettre au chaud au gîte. L'équipe trouvera non seulement le dolmen (effectivement bien caché dans la garrigue) mais aussi un crâne de sanglier qui fera discuter les biologistes de l'équipe une bonne partie de la soirée.
La soirée est marquée par les expérimentations ingénieuses d?Elise, Mathilde et Lucie qui confectionnent des pisse-debout à base de bouteilles d?eau gazeuse habilement découpées de façon à maximiser l?ergonomie du dispositif. Eh oui, interdiction de marquer son territoire dans l?Aven de Noël, alors il faut trouver un moyen de bien viser dans une bouteille ! Les trois comparses sont émerveillées par l?efficacité de leur invention et fêtent ça autour d?une bière. 

&lt;b&gt;Samedi 2 janvier&lt;/b&gt;
Dernier jour de ce camp d?hiver ! Axel et Carole rentrent un peu plus tôt, et nous sommes à présent 8. Nous nous séparons une fois encore en deux équipes : Jean-Paul, Sylvain, Arthur, Clément et Clément vont à Armédia.  

&lt;u&gt;Aven de Noël équipe 2&lt;/u&gt;
Lucie, Mathilde et Elise se dirigent vers l?Aven de Noël. L?équipement et la courte marche vers l?entrée se font au son des coups de feu et des aboiement de chiens de chasse, qui viennent même à la rencontre de Lucie avant qu?elle n?ait eu le temps de se glisser dans la trappe. L?équipe précédente a laissé les puits équipés, la descente se fait donc plutôt vite ! Le grand puits est vraiment impressionnant, difficile de savoir si on préfère regarder les lumières en bas ou au contraire demander de les éteindre. Nous décidons ensuite de commencer par le méandre des chauve-souris, qui est le plus éloigné, et de parcourir les autres galeries sur le chemin du retour. La progression est facile et bien balisée, les quelques ressauts ou passages glissants sont équipés en fixe, et nous allons de grand volumes en gours gigantesques (certains membres de l'équipe ne dépassaient pas des gours!), tout est concrétionné, cristallisé, immense, ça ne s?arrête jamais ! On arrive vite au niveau de la chauve-souris calcifiée, que l?on prend le temps d?observer. Le pique-nique est ensuite l?occasion de tester nos inventions de la veille : essais concluants ! Il paraît même qu?il serait possible de se soulager sans enlever son baudrier ! 
Trêve de trivialités, on reprend notre agréable balade dans cette grotte magnifique. On profite d?être peu nombreuses pour faire quelques photos, mises en lumière avec nos casques et lampes de secours. Il est très agréable de prendre son temps pour tout observer, sans se les peler ! Après un goûter au pied du puits, on entame la remontée. Elise déséquipe le p90 et peste un peu car son kit est bien trop petit pour la quantité de cordes à remonter ! Lucie l?aide à ranger tout son barda au pied du p30 et prend le relais du déséquipement. Nous sommes toutes les trois dehors à 18h, après 6h30 sous terre dans cet Aven magnifique.  

&lt;u&gt;Armédia&lt;/u&gt;
Nous utilisons de belles coordonnées replacée sur l'application GPS du téléphone de Sylvain pour trouver la cavité. Après un coup de bartasse dans la pampa, il faut se rendre à l'évidence que les coordonnées sont fausses. Sylvain ayant de vagues souvenir de l'accès, il est décidé de tenter un autre endroit. Pendant que Jean-Paul avance la voiture, Clément P indique gentiment que l'entrée est pointée sur son fond de carte Openstreet ... Et ça coïncide avec l'endroit auquel pensait Sylvain. Une petite reconnaissance est lancée pour être sûr et c'est la traditionnelle session habillage, sur fond de température proche de 0 et petite brise comme le sud sait en faire (bref, ça caille). L'entrée est un petit tube assez étroit qui donne sur un plan incliné qui fini directement dans le puits. Sylvain part avec 4 cordes pour équiper un puits qui ne devrait en nécessiter qu'une seul de 70... Il avait été question la veille des liaisons de cordes au frac en cas de changement de corde, c'est la mise en pratique. Le tout assaisonné de tricotage de dyneema car l'équipement est plein d'AF. Ouf, nous arrivons en bas, et le hasard a voulu que les longueurs de cordes aient été pile poil les bonnes pour ne pas avoir de passage de n?ud. La grotte se compose de quelques salles totalement splendides, pleines de concrétions et d?excentriques et des deux associées. Autant dire que ça s?extase, même si le sol, bien glaiseux, est glissant à souhait (Sylvain en fera une belle expérience). Clément P et Jean-Paul utilisent une corde en place, Arthur et Clément font des photos, le tout dans la bonne humeur. Arthur se lance dans le déséquipement, alors que Jean-Paul a pris la tête pour sortir. Nous le retrouvons en surface, devisant tranquillement avec une famille en promenade par là.
Au retour, la Cèze nous prête ses eaux turquoises, et surtout fraiches, pour une session lavage de matos dynamique, qui se termine à l'instant même du couché du soleil. Il est temps de faire 2 courses et de rentrer prendre l'apéro au gîte !

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En plus des membres listés ci-dessous, participation de Clément P.</description>
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<title>La grotte de Neuvon ou Le puit, l?ours et l?enclume de pierre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1072</link>
<pubDate>Sat, 17 Oct 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La grotte de Neuvon ou le puit, l?ours et l?enclume de pierre

La visite de la grotte du Neuvon par la voie historique et le rappel guidé fut l?initiative de Jef. L?objectif était une descente tranquille pour aller admirer les griffades d?ours et l?enclume dans la salle éponyme.

Jef, Cat, Benoît et Hervé partent le vendredi dans l?après-midi, et arrivent tous ensemble dans le gîte de Francheville dans la soirée, ils décident de dîner au restaurant attenant.
Pendant ce temps, Kévin et Romane prennent la route, et arrivent au gîte dans la nuit. Tout le monde est déjà dans les bras de Morphée, il faut se reposer pour la journée de demain.

Le lendemain, départ pour le Neuvon après une rapide préparation du matériel (Jef ayant déjà bien anticipé, et préparé le matériel, et Cat nous ayant concocté de luxueux pique-niques à chacun).
Une marche d?approche d?environ 1,4 km est prévue. Nous nous garons donc à l?entrée du chemin privé, et nous nous équipons aux voitures. Les spéléos locaux, avec qui la sortie était prévue, nous ont déjà devancés. Nous arrivons à l?entrée du trou à 10 h 30. C?est tout confort et aménagé par les spéléos : le trou se trouve protégé par un abri en tôle, il y a des tables et des chaises, et même un poêle !

La descente fut plutôt aisée jusqu?à la salle Thomaths, où nous retrouvons les dijonnais en train de réfléchir à l?installation d?un pont de singe pour court-circuiter le rappel guidé de la voie du CDS. Ils n?iront pas plus loin aujourd?hui. Mais nous, nous continuons ! Et la suite fut probablement la partie la plus éprouvante pour tout le monde... La voie historique avec un rappel guidé qui fut une première pour Kévin, Romane, Hervé et Cah et dont la difficulté se trouve principalement à la mise en place au départ (plan incliné argileux et glissant, suivi d?une vire aérienne). C?est Jef qui passe en premier pour équiper. Nous décidons d?aborder ce passage tranquillement, chacun à son rythme, et nous arrivons à la base des puits vers midi.

La première étape de notre progression horizontale fut la salle de la Pérouse. Sur le chemin, nous nous arrêtons pour admirer les griffades d?ours des cavernes. C?est toujours intéressant de faire de telles observations en spéléo ! Les traces sont plutôt bien conservées, et des recherches archéologiques ont déjà été menées, en attestent les restes d?un chantier de fouilles dans un des recoins de la salle. La salle de la Pérouse est remplie de très belles concrétions, colonnes de calcite et fistuleuses, dont la longueur et la finesse rendent compte de l?extrême fragilité. Cette salle inspire les photographes (plus ou moins équipés, plus ou moins expérimentés) pour une séance photo souterraine, les autres jouant le rôle de modèles et d?éclairage.

Mais l?heure tourne, et les estomacs criant famine, nous décidons de pique-niquer sur place. Cat nous avait préparé à chacun un petit sachet ne contenant que des bonnes choses : pain, charcuterie, fromage, compotes et chocolat.

Après ce bon repas, nous commençons l?exploration de la galerie de l?enclume vers 14 h 30. La progression horizontale est ponctuée de vires, de petits ressauts et d?un gour équipés en fixe, juste avant l?As de pique. En empruntant cette partie de la galerie, de par sa forme élargie et pointue en hauteur, nous comprenons d?où elle tire son nom. Mais la progression continue, et après avoir enlevé le haut de la combinaison et marché un bon moment, nous arrivons enfin à la fameuse Enclume, un bloc immense détaché du toit et retourné. Nous nous arrêtons à nouveau pour une brève séance photo et un petit goûter. Mais il est déjà 17h ! Nous décidons d?arrêter ici la progression pour aujourd?hui et de faire demi-tour car il est temps de rentrer.

Le retour fut un peu éprouvant pour certains, avec la fatigue et la chaleur accumulée pendant l?aller. Nous y allons tranquillement et arrivons à la base des puits à 19 h 30. Le passage du rappel guidé fut plus difficile encore qu?à l?aller, et nous sommes tous fatigués. Mais finalement, après avoir passé plus de 12 h sous terre, nous revenons enfin à la surface, sur les coups de 22 h 30.

Autant dire que les pâtes bolognaises de Cat au retour au gîte furent très appréciées, et englouties sans aucune autre forme de procès. On avait faim ! Vu notre TPST record, et étant donné le couvre-feu en région parisienne, nous décidons de ne pas faire la sortie dominicale traditionnelle, mais de consacrer la matinée de demain au nettoyage et au rangement du matériel. Après une grasse matinée bien méritée et un généreux petit-déjeuner, tous à la rivière à Val Suzon pour frotter et laver le matériel. Après le matériel, c?est au tour du gîte. Puis nous repartons à Paris pour pouvoir être rentrés avant le couvre-feu de 21 h.

Romane

*****

Préparations :

Vendredi, 18h30, nous fûmes... 1 à partir à bord d?un canasson facétieux en direction d?un week-end d?aventure et d?exploration en Côte-d?Or. Malgré une inquiétude tenace quant à la loyauté et la fiabilité de ladite monture, ce ne fut pas le premier problème auquel il fallut faire face. A croire que la capitale de notre contrée se vidait complètement de son fluide, il nous fallut bien 2 h pour se frayer un chemin jusqu?au poumon d?air pur qu?est la forêt de Fontainebleau.

Fort heureusement, nous trouvâmes, non loin de là, notre première compagnonne d?aventure : Romane. De fait, le reste de notre périple en direction de Francheville, notre première étape, s?annonçait tout de suite moins monotone et heureusement car il nous restait pas moins de 3 longues heures de routes, collation bien évidemment comprise. Sacrilège serait-ce de se passer de cette étape.

Était-ce samedi, ou bien encore vendredi, nul ne saurait le dire tant cela c?est joué de peu lorsque nous finîmes par nous trouver face à l?église de Francheville. Notre gîte, d?après les informations détaillées à notre disposition, devait être le presbytère à coté, accessible par une petite porte blanche sur le flanc du bâtiment. Nous entrâmes dans le dit lieu, grimpâmes les escaliers, chargés comme des mulets, d?autres escaliers encore pour nous trouver face à des sanitaires, puis une petite chambre et enfin le dortoir théoriquement déjà en partie occupé. Nous entrâmes.

Quelles drôles facéties auraient pu aisément être jouées durant la nuit aux occupants de ce lieu? A ceux qui, le lendemain matin, se demandèrent innocemment si nous étions arrivés, alors qu?à deux pas, se prélassèrent les nocturnes voyageurs.

7 h 30, il fut temps de se lever, la journée s?annonçait longue et l?appel de l?estomac ne peut être contredit. Direction la cuisine pour retrouver Jef et Catherine et faire la connaissance d?Hervé et Benoît. Notre compagnie fut enfin complète. Après une prise de forces nécessaire au vu de ce qui nous attendit, nous chargeâmes les véhicules et prîmes la route en direction de la cavité.

Nous trouvâmes facilement le petit parking au bord d?un petit chemin goudronné escarpé. Cela fera toujours ça de moins à grimper, il fut temps de s?équiper. Après avoir grossi chacun de plusieurs kilos de quincaillerie et d?un kit, nous fîmes route, clopin-clopant, dans un cliquetis métallique digne de chevaliers en armure sur 900 m jusqu?à la ferme et encore quelques centaines de mètres jusqu?à l?entrée, espérant que notre accoutrement coloré et notre présente discrétion nous éviteraient une rencontre fortuite avec des chasseurs.

La descente :

Nous fumes... toujours 6... au moment d?entrer dans le puits servant d?entrée au Neuvon, aucune perte sur le chemin, c?est bon signe. Première étape de notre épopée : descendre l?ensemble des puits.
Pour ce faire, peut-être le plus important, avant tout voyage au centre de la terre, prendre une photo de groupe ! Nous étions encore tous beaux et rutilants, ça nous permettrait d?avoir l?heure d?entrée dans la cavité, 10 h 30 en l?occurrence, et vérifier en sortant que l?on n?a pas échangé l?un des membres avec une quelconque créature du monde souterrain, sait-on jamais. Photo en boîte, Jef pris la tête pour équiper ce qui avait besoin de l?être au cours de la descente. Catherine descendit dans le trou à sa suite, puis ce fut au tour de Benoît. Vinrent ensuite Romane, Kévin, votre humble narrateur et Hervé venant fermer la marche.

A partir de là, je n?eus plus qu?un visuel sur Romane et sur Hervé, vive le téléphone arabe. On descendit quelques petits puits étroits jusqu?à arriver à un petit couloir en forte pente appelé le toboggan, fruit, ainsi que le reste, d?un long travail de désobstruction de plusieurs années qui ne s?eut arrêté que bien plus bas.
A peine Romane commença à descendre le petit puits faisant suite au toboggan que l?on nous annonce une légion de dijonnais souhaitant percer jusqu?à la sortie. Sans se démonter, étant déjà sur la corde, elle descendit tandis que ceux qui fermaient le convoi durent patienter... Après de longues minutes, nous allions enfin devoir faire front dans ce large boyau pentu? Face à nous, un groupe de ? 1. Ne fussent-ils pas censés être plus nombreux ? Bah, qu?à cela ne tienne, on nous fit notifier que la voie était libre pour descendre, alors après quelques mots échangés, nous descendîmes rejoindre nos compagnons. Le petit puits sur lequel on a perdu de vu Romane, qui donne sur une (toute) petite salle de quelques mètres à peine, avec un trou en son centre donnant sur le regard de Benj. Un P22 qui, en partant du haut, donne sur 2 trous en forme de masque de Zorro calcaire, puis sur un puits large dont la façade du mur qui nous fait face est couvert d?une cristallisation d?un blanc et d?un brillant magnifique. Voilà qui va nous occuper pendant la remontée. 
L?arrivée au pied du puits est signalée par des personnes espérant ne pas se prendre de pieds ou de fessier sur la tête. Voilà donc le restant des dijonnais, en train de prendre des mesures pour réaménager le rappel guidé préalablement installé par leur soin qui arrive directement tout en bas, rejoins par des parisiens qui avaient prévu de prendre la voie historique pour descendre (nous pour ceux qui n?auraient pas suivi), le tout agglutiné sur une marche d?argile telle une grappe de moules sur son rocher.

Les 2 groupes se délitèrent peu à peu, les uns par le haut vers la sortie, les autres via une courte vire pour atteindre une corde de 4-5 mètres peut-être donnant accès à un court rappel guidé.
Ce fut enfin mon tour d?y aller, je m?engageai sur la vire, lorsqu?une des bretelles de mon kit cassa sans crier gare. J?avais bien besoin de cela? qu?à cela ne tienne, je me servis de la cordelette et de son mousqueton comme seconde bretelle, accroché à mon baudard. Loin d?être pratique ou agréable, mais cela fit le job. Je pus reprendre mon chemin, la vire, le petit ressaut vers une autre petite vire plein vide, avec des barres de fer sortant de la paroi pour aider à contourner un bloc et se retrouver face au rappel. Longe dans le n?ud, Descendeur sur la corde principale, il fallut encore descendre d?une vingtaine de centimètre pour pouvoir mettre le guide sur un doublon corde dyneema relativement tendu et c?est parti pour la descente. Parlant de descente, on parcourt peut-être plus de distance à l?horizontale qu?à la verticale, en tirant régulièrement sur le guide qui ne veut pas forcément suivre et nous empêche d?avancer. Pied enfin à terre, le rappel guidé tant redouté sur le papier ne fut guère plus compliqué qu?une simple descente sur corde. S?ensuit alors un tour de la salle Thomaths le long de la paroi, toujours couverte d?argile glissant jusqu?à un dernier ressaut pour dépasser les -150m sous terre. Nous voilà enfin tous en bas, dans la salle de la cathédrale, au pied d?un éboulis, à côté d?un camp 3* monté.

La visite :

La visite débuta par les griffades d?ours puis la salle de la Pérouse et ses concrétions, notamment de belles fistuleuses. Ce sera d?ailleurs l?occasion d?une séance photo en milieu cavernicole. L?heure du repas approchant, nous retournâmes aux griffades d?ours pour une nouvelle séance photo des griffades avec divers essais de luminosité avant d?entamer les tartines de pains avec une composition variés de charcuterie, sans oublier la compote et le chocolat.
La suite de la visite se fera dans le sens opposé, dans une grande galerie, alternant passages dégagés, zones d?éboulis et quelques vires équipées en fixes qui n?eurent pas perdu avec 1-2 m de main courante en sus vis à vis de l?exposition pour s?y longer. La dernière vire passée, nous en profitâmes pour faire tomber le haut de la combi, et une partie de la quincaillerie. Seule les longes nous seraient utile à partir de là.

On repart alors pour la prochaine étape, la salle de l?oasis. On aura eu beau chercher, nul n?aura pu trouver la moindre trace de palmier, de soleil ou même de sable. La salle de l?oasis se trouve être une intersection entre la rivière amont de l?oasis, la galerie par laquelle nous fumes arrivés qui se trouve être l?aval, ainsi qu?une troisième voie dans laquelle nous nous engageâmes : La galerie de l?As de pique. Nul besoin de dessin ou de cartes, quand on y est, la galerie, longue d?une cinquantaine de mètre peut-être, est immédiatement reconnaissable à tout joueur de carte tant sa forme rappelle celle d?un pique. Aisée à parcourir, la galerie est censée déboucher selon les dires, sur l?enclume, un autre emblème de cette cavité. Cependant ce n?est pas l?enclume qui nous attendit après l?as de pique mais le début d?une zone protégée, non pas pour ces concrétions, mais pour ces talus d?argiles pas moins impressionnant. Une épingle et quelques centaines de mètres plus tard (et 2 vires, d?où l?utilité des longes), toujours aucun signe de l?enclume, l?eussions nous passé sans la voir ? Son propriétaire fut-il revenu la chercher malgré sa taille ? Nous commençâmes à nous poser la question. Malgré tout, nous continuâmes. Une autre épingle, un plafond bas à passer à quatre pattes et nous voilà enfin devant ledit rocher. Nous en fîmes le tour et nous posâmes en attendant les retardataires, Hervé et Jef. De longues minutes s?écoulèrent avant qu?ils n?arrivassent et nous informèrent qu?Hervé avait dû faire une pause, faute à des crampes. Il fut temps de prendre un peu de repos, l?occasion aussi d?une nouvelle et ultime séance photo de l?enclume, à grand renfort de lumière. Bien que la salle de l?avalanche ne fut pas bien loin, l?horloge ne s?eut pas fait attendre et décision fut prise de rebrousser chemin, tranquillement mais sûrement, clopin-clopant.

La remontée :

De retour au camp en bas des puits, nous prîmes le temps de nous sustenter et de nous reposer un peu. Il me fut annoncé que j?ouvrirais la marche, suivi par Hervé, encadré par Romane, viendra ensuite Catherine, puis Jef et Benoît en fin de cortège pour effacer les traces de notre passage au cours de la remontée, déséquipant nos cordes. Cependant, profitant d?une absence temporaire de votre narrateur, il fut décidé, à l?insu de mon plein gré bien évidemment, que je remonterais avec le sac le plus lourd. Les fourbes ! Une dernière gorgée d?eau, qui commence à se faire rare d?ailleurs, il fut temps de remonter.
Premier ressaut, tout va bien, la vire, pas de problème, le rappel guidé? J?installe mon croll, ma poignée, mon guide? Il va falloir remonter une corde qui s?avère être relativement très horizontale, sur au moins les 2 premiers tiers? est-ce vraiment bien logique tout ça?? On va longer la poignée, il n?y a pas trop le choix, et on verra bien comment on fera quand on y sera. Tel un linge qu?on aurait étendu sur une corde, je me retrouvai suspendu, la longe fut écartée puis me tirant dessus et tirant simultanément la corde en sortie de croll, j?avançai un peu, un coup sur le guide pour qu?il suive le mouvement et on recommença encore et encore jusqu?à ce qu?enfin je puisse dégainer mon pantin et commencer une montée plus classique. Arrivant au sommet de ce pas rappel ayant oublié la notion de verticalité, j?eus la présence d?esprit d?enlever le guide avant qu?il ne devienne trop court, je remontai encore un peu puis je me longeai dans les 2 oreilles? J?ai dit, je me longeai ! Non ! LONGEAI !!! Punaise, mais tu vas te longer oui !! Saleté de longe qui ne voulait pas entrer dans les oreilles serrées sous la tension? Avec les genouillères dues aux Cavottes, ma prochaine commande contiendra au moins un mousqueton de confort en plus je pense? En pestant et forçant un peu, ça finit par rentrer, je redoutais déjà le moment où il faudrait que je me dé-longer de là, on verrait ce point-là plus tard, déjà se dé-croller, se démerder, sortir du rappel guidé. La descente m?avait déjà mis le doute quant aux barreaux de fer, mais là, j?en suis convaincu, ils sont conçus pour de vrais nains, ces créatures cavernicoles dépassant rarement le mètre et 3 bouts de chandelles, difficile de prendre de réels appuis dessus et fallut encore que je me dé-longe. Rah ! Dans un équilibre relativement précaire et donc, instinctivement, en mettant bêtement tout dans les bras, je bataillai avec la longe, mais finalement, moins que pour la mettre. Soulagement ! La corde du rappel fut libérée, et, complètement éreinté, je pus donner le « libre » à Hervé.
Il me faudra bien 5 bonnes minutes à souffler comme un b?uf, à cheval sur un rocher, au-dessus du vide pour m?en remettre. Heureusement, j?eus pris assez d?avance sur Hervé pour être nouveau prêt à continuer quand il arriva. Je lui conseillai de mettre le mousqueton de confort qui m?eus tant manqué et repris la remontée avec le petit ressaut surplombant la vire quasi plein vide sur laquelle je me tenais alors, puis entamai la remontée du P22, admirant comme prévu le mur d?en face pour faire passer le temps et les mètres jusqu?au fractionnement, puis jusqu?à la petite salle au-dessus du regard de Benj. Hervé prenant son temps dans la remontée pour éviter de nouvelles crampes, j?eus à loisir tout le temps d?évaluer l?acoustique de cette pièce qui s?avérera disposer d?un des échos les plus résonnant que j?eus entendu jusque-là. Me voilà donc à pousser la chansonnette en attendant. Fort heureusement et étonnamment, il faut l?avouer au vu du chanteur, aucun éboulement n?eut lieu. Hervé arrivant, je pus reprendre le chemin, droit jusqu?à la sortie.

Enfin la lumière du jour, enfin si je puis dire. Ce fut plus la réverbération de la lune qui nous éclaira, l?un après l?autre, au fur à mesure que les nains sortirent de leur caverne. 2... 3... 4... 5? Et Benoît le 6ème qui, ayant fini le dés-équipement, sorti à son tour et l?équipe fut au complet. Fort fourbue mais au complet. 22 h 30 affichait la montre, comparé à la photo d?entrée, le temps passé sous terre fut mesuré à 12h.  Petite randonnée d?1,5 km, moins clinquant mais toujours aussi cliquetant, une quinzaine de minutes de route et nous voilà enfin retour au gîte pour une douche plus au moins chaude en fonction de l?optimisme de chacun, suivie d?une bolognaise pour un régiment, qui sera bien vite engloutie au vu de sa saveur. Et direction le lit pour un repos bien mérité.

Dimanche :

Au vu de la situation sanitaire, à fortiori du couvre-feu à 21h, ainsi que du TPST de la veille, au lieu d?un départ pour Rochotte, ce fut par une grasse matinée que la journée commença. Un petit déjeuner et direction Val Suzon pour le nettoyage du matériel dans le lit de la rivière, ce qui sera rapidement réalisé. Retour au gîte pour manger (oui, encore...) et un nettoyage en règle du gîte qui finira vers 14h30. Il est temps de se mettre en route sur le chemin du retour, avec une heure d?avance sur l?heure prévue (avec une bonne heure de marge sur les prévisions routières) et fort heureusement. Après le dépôt de Romane, me voilà reparti directement dans les bouchons dès Fontainebleau pour plus de 3h et une arrivée qui se fera juste à temps, vers 20 h 30.

Kévin

***

L?idée initiale était d?emmener Catherine au Neuvon, dont je lui avais beaucoup parlé via ma participation épisodique aux explorations récentes depuis 2012. Nous devions y aller mi-mai avec Hervé mais ce dut être reporté cause dé confinement limité. On prévoit donc à l?automne et 2 autres membres, Romane et Kévin, se joignent à nous. Problème, il faudrait un cadre de plus pour fermer la marche, alors que j?équiperai. Solution, c?est mon fils Benoît, qui fait de la spéléo depuis sa prime enfance, que l?on recrute. Donc on se retrouve à 6, taille raisonnable pour se balader sans trop trainer. Du moins je le pensais.
Une première voiture avec Catherine, Hervé, Benoît et moi part vendredi en début d?après-midi, pleine à ras bord de matériel, collectif, perso et de bouffe. La seconde avec Romane et Kévin décolle en soirée. Les premiers s?installent et dinent au restaurant du gite de Francheville. Les seconds arrivent vers minuit.
Retrouvailles le samedi matin, petit déjeuner, préparatifs et départ vers la ferme de la Pérouse. Pour respecter les consignes du CDS21, on se gare au virage indiqué et on entame la marche de 1400 m vers l?entrée. Nombreux véhicules à la cabane de chasse. Début de la descente à 10 h 30. En bas du P22, à la salle Thomats ( 61), nous trouvons 4 spéléos du 21, que je connais bien, qui nous ont gentiment équipé les premiers puits, comme convenu. Ils étudient le remplacement du câble du rappel guidé, détérioré et remplacé par une corde. Un pont de singe semble être la solution retenue. Bon, ils nous laissent passer et nous affrontons la voie historique via la vire aérienne et le rappel guidé. Tout le monde passe sans trop de difficultés. Comme il est 11 h 20 quand on est en bas (-96,5 m), on emmène la bouffe vers la salle de la Pérouse où Romane et Catherine font qq photos en light painting. Repas et retour vers la base des puits (il est 14 h 15), puis la galerie de l?enclume. Progression tranquille sans problèmes. Mais, à un passage bas, Hervé a soudain des crampes et doit ralentir. On arrête à l?enclume (1505 m de la base des puits) pour faire des photos et gouter. Il est 17 h, on a atteint notre objectif prévu et on décide de rentrer. On avance bien lentement et on est à 19 h 30 à la base des puits. Repas léger, nous sommes un peu à court de vivres et d?eau car on n?avait pas prévu une si longue balade mais il nous reste qq barres et un peu d?eau. Hervé remonte derrière Kévin, lentement car gêné par ses crampes. Benoit déséquipe la totalité des cordes. Le rappel guidé se passe bien, car j?ai donné à chacun une dyneema qui fait office de troisième longe, ainsi que la vire aérienne. Sortie à 22 h 30, TPST 12 h. Le double de ce que met une équipe entrainée.
Catherine nous a préparé de super spaghettis bolognaises auxquels nous faisons honneur. Coucher et levé tard. Comme on doit être rentré avant 21 h, et qu?on est bien fatigué par notre sortie de la veille, on renonce au gouffre de la Rochotte et on va laver le matériel à Val-Suzon. Repas au gite, rangement et retour sur Paris à 19 h 30, avant l?heure fatidique.
Bilan : Objectif atteint, à la vitesse de l?escargot de Bourgogne. On reviendra quand on pourra, pour tenter d?aller à la salle du Putsch ou plus loin. Et faire aussi la traversée Rochotte Combe aux Prêtres. Mais quand ?

Jef

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<item>
<title>Rupt-du-Puits et Gouffre de l'Avenir</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1074</link>
<pubDate>Sat, 10 Oct 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot;&gt;

Participants : Clément N, Elise G, Carole G, Arthur P, Clément  P, Benjamin G

&lt;u&gt;Samedi 10 octobre : Rivière souterraine du Rupt-du-Puits&lt;/u&gt;

Afin de pouvoir proposer une sortie d'initiation accessible et sans trop de logistique, l'équipe se rend dans la Meuse pour un week-end. Clément N, Elise, Carole, Benjamin et Arthur partiront le samedi matin en direction de Robert Espagne. Ils y seront rejoint par Clément P qui était parti quelques jours auparavant voir sa famille à Commercy et qui aura eu l'amabilité de transporter le matériel commun ainsi qu'une partie du matériel perso jusqu'ici et de récupérer les courses au Drive pour les déposer directement au gîte, le luxe !

L'arrivée des 2 voitures sera faite avec une synchronisation exemplaire et c'est après s'être changés en bord de route que les 6 camarades se rendront devant l'accès du Rupt-du-Puits.
Après un équipement digne des cavités les plus engagées (une mini main courante suivi d'un P45 plein pot directement dans le forage), Arthur ouvre la marche. Il est censé aller repérer le niveau d'eau pour voir s'il est compatible avec une sortie d'initiation. Une fois en bas, le verdict est assez clair, il y a plus d'eau qu'à l'étiage et l'eau est plus trouble qu'en temps normal mais ça passera sans problème. En effet, il a plu pendant plusieurs jours les semaines passées et l'on doit être à la fin de la décrue. Clément équipe en double pour que la remontée soit moins la moins longue possible.

Au bas des puits, ce sont les habituelles salamandres qui accueillent les visiteurs, il faut veiller à ne pas leurs marcher dessus par inadvertance. La progression dans le cours principal en remontant le courant se fera sans difficultés, le groupe passant par le passage supérieur pour éviter la zone des cascades. Un petit tour dans la direction du siphon amont qui jonctionne avec le réseau de la Béva, une pause barre de céréales au fond de l'Affluent des Macaronis et l'équipe repart en sens inverse non sans admirer les cloches de dissolution au plafond de la galerie amont et la transition vers la zone d'érosion régressive qui commence au niveau de la zone des Cascades. L'équipe se scinde en 2 pour se rejoindre un peu plus loin, Carole et Benjamin préfèrent un itinéraire sec et passent cette zone par la vire empruntée à l'aller tandis que les 2 Clément, Elise et Arthur passeront dans le cours de la rivière et en profiteront pour apprécier la couleur et la texture du calcaire de ce niveau. La turbidité de l'eau n'aidera pas beaucoup à trouver les prises permettant de traverser sans se mouiller, mais aucune chute ne sera à déplorer.

Nouvel arrêt de la bande devant la confluence avec l'Affluent des Marmites où Carole qui se sent un peu fatiguée et préfèrera attendre dans un point chaud poncho + bougie assez confortable que les autres aille faire un tour dans ce petit affluent. A la première marmite, Elise portera secours à une toute petite salamandre n'arrivant pas à se dépêtrer du courant pour la poser sur un rebord au sec. En passant devant la bifurcation du laminoir des Huîtres, Arthur ne manque pas de raconter sa &lt;a href=&amp;quot;https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1003&amp;quot;&gt; boucle&lt;/a&gt; où l'un de ses compagnon se révèlera ne pas apprécier plus que cela les passages étroits. Lorsqu'il déclare également ne jamais être allé voir jusqu'au bout le siphon alimentant l'Affluent des Marmites, Clément N relève le défi et entraine à sa suite le reste de ses acolytes. Le plafond de la galerie se baisse très rapidement à devoir avancer courbés, puis bientôt à quatre pattes avant de se retrouver obligés de gainer pour ne pas tremper son ventre dans l'eau. C'est ici, le nez dans l'eau, que l'on peut comprendre d'où le laminoir des Huîtres doit tirer son nom. En effet, parmi la multitude de gravier jonchant le lit de l'affluent, on aperçoit de nombreuses coquilles d'huîtres fossilisées datant d'une époque où la mer devait être bien plus proche. Le demi-tour se fera sans avoir vu le siphon, la galerie devenant suffisamment basse pour gêner la progression.

Les courageux explorateurs du fond de l'Affluent des Marmites retrouveront une Carole assoupie et tous continueront vers l'aval jusqu'à un nouvel arrêt au croisement avec la Galerie du Silence. La répartition se fera de la même manière et tandis que Carole se reposera, les autres iront faire un tour dans cette fameuse Galerie du Silence (ou des Concrétions Partouzardes).

La remontée se fera sans encombre pour tous, sauf pour Arthur qui cassera la sangle de son pantin dans les 2 premiers mètres et qui se retrouvera dans une position très désagréable dans son baudrier tout neuf (ne croyez jamais les gens qui vous font la promo d'un baudrier en vous disant &amp;quot;C'est le baudrier le plus confortable que j'ai jamais eu, &lt;b&gt;il faut juste trouver le réglage au mm près !&lt;/b&gt;&amp;quot;). Situation idéale pour tester la micro traction de Clément N, les autres en profiteront l'aider à la remontée en hissant du haut la seconde corde sur laquelle il se sera longé dans une boucle. 

La soirée qui suit sera luxueuse dans un gîte chauffé à point 3 fois trop grand pour l'équipe, la Maison Lorraine de la Spéléo ayant été réservée pour un stage de perfectionnement.

TPST : 6h

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Bonus :
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&lt;u&gt;Dimanche 11 octobre : Carrières de Savonnières-en-Perthois et Gouffre de l'Avenir&lt;/u&gt;

Le lendemain, une fois arrivés sur le parking et alors que tout le monde se change, Carole déclare qu'elle ne se sent pas suffisamment en forme pour participer à la sortie, elle restera donc à squatter la banquette arrière avec le reste de rouge de la veille.
Une fois arrivés dans la carrière au niveau du Gouffre de l'Avenir, les abimés se rendent compte que le site est déjà occupé. Des spéléos participant au stage de perfectionnement de la Ligue Grand Est de Spéléo (ou LIGES) sont en train d'en sortir. La discussion s'entame et on s'échange des informations, il est question du recrutement d'un nouveau gérant pour la Maison Lorraine de la Spéléo, de l'organisation prochaine d'un stage de photographie souterraine (qui n'aura finalement pas lieu à cause de l'actualité sanitaire). 

Une fois tout ce beau monde sorti, Clément N se lance dans l'équipement. Les puits sont arrosés mais le débit diminue, on approche de la fin du ressuyage. Pas de problème particulier ni à l'équipement, ni à la progression. Les méandres du Gouffre de l'Avenir peuvent rappeler une version en négatif du trou Wéron (en Belgique) par endroit.
Pause déjeuner au fond du dernier puits, certains iront voir le méandre du fond pendant que les autres finiront leurs sandwichs. Elise se chargera de déséquiper avec brio et Arthur tentera de passer par l'étroiture de l'Hélice à la remontée, sans succès...
Le retour aux voitures se fera sous le soleil et la troupe retrouvera Carole en meilleure forme après avoir passé son temps à dormir.

Le lavage du matos se fera dans la Cousance, à Cousances-les-Forges, sous le regard interrogatif de certains riverains puis retour sur Paris assez tranquille.

TPST : 3h30

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Les conventions d'accès aux différents sites sont accessibles sur le &lt;a href=&amp;quot;http://lispel.free.fr/&amp;quot;&gt;site de la LIGES&lt;/a&gt; 
La plupart des topos de la région sont disponibles sur &lt;a href=&amp;quot;http://mlspeleo.free.fr/&amp;quot;&gt; le site de la Maison Lorraine de la Spéléo&lt;/a&gt; 

Bonus : quelques jours après la sortie, Carole se faisait tester positive au Sars-CoV-2, ce qui explique son état de fatigue général du week-end. Bonne nouvelle, aucun des participants au week-end n'a été contaminé.
&lt;/div&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Initiation à la Combe... ou presque</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1071</link>
<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie ABIMES ? 3 &amp; 4 octobre 2020
Combe Aux Prêtres / Grotte des Cavottes
Suite à un début un peu difficile pour aller faire ce week-end à cause entre autres de problèmes pour trouver assez de voitures et cette capricieuse météo pluvieuse qui a bien décidé de mettre nos plans en vrac,  le départ est finalement donné vendredi pour cette première vraie sortie de l?année.
Nous sommes tous partis de Paris soit en train soit en voiture, sauf Véronique qui est partie de Lyon pour aller directement en Côte d?Or dans la grande maison de ses parents, près de Poncey-sur-l?Ignon, qui sera notre gîte royal pour le weekend (merci encore Véronique !).
Après quelques heures de route nous voilà tous réunis chez Véronique, vers 21h30 pour les premiers et 23h00 pour les derniers arrivants. La maison aux airs de mini labyrinthe est super accueillante, bien que pas chauffée. On ne va pas se plaindre quand même ?! Un petit combo pull polaire+chaussettes chaudes et hop, on est repartis comme en 40. Disons que ça nous prépare gentiment aux températures des cavités qu?on explorera ce weekend.
Mauvaise nouvelle à peine arrivés, Clément regarde sur son téléphone le niveau d'eau mesuré par la sonde de la Combes aux Prêtres. Vendredi soir, il arrivait déjà à 75cm de haut, rendant le site impraticable et nous contraignant à annuler la visite des Combes prévue samedi. En même temps, avec ce qu?il a plu sur toute la route depuis Paris, on s?était progressivement préparés psychologiquement à ce chamboulement de programme. Le weekend n?est pas fichu pour autant puisque Clément nous trouve rapidement un plan B pour aller aux Cavottes dans le Doubs. Une grotte qui fait apparemment partie des grands classiques de l?initiation en Franche-Comté. Un plan B qui se situe en revanche à 1h40 de route ! Notre motivation est intacte, mais le réveil bien matinal le sera sûrement un peu moins pour certains?
En attendant, on termine la soirée en préparant les kits de cordes pour la journée de samedi. Clément prend le temps de nous expliquer dans les grandes lignes l?importance de « l?enkitage », le choix des cordes à emporter en fonction de la topographie de la cavité et de la longueur de progression prévue au sein de cette dernière. Il nous montre les n?uds basiques pour préparer les cordes, les lover puis les ranger dans un ordre logique dans chaque kit pour faciliter l?équipement des voies une fois sur place. Une fois la démo faite et suivie avec attention, c?est à nous de jouer. Moment de préparation sympa qui nous responsabilise un peu sur la sortie de demain, (si ca merde à l?installation, on saura qui sont les fautifs :-P).
Le lendemain, réveil à 6h30 (ça pique bien,  on a dormi à peine 6h) pour prendre un frugal petit-déjeuner puis départ général vers 8h30 direction Montrond-le-Château dans le Doubs. Après environ 1h40 de trajet, nous voici arrivés devant la doline des Cavottes. Une fois sur place on constate que nous ne sommes pas les seuls à avoir pris cette grotte comme plan B. Un autre club était déjà arrivé et prêt à descendre. Quand on disait « grand classique » de la spéléo dans la région, on tape dans le mille. La fréquentation des Cavottes ce samedi sera plutôt bien active, en mode convivial.
Tout le monde s?équipe, ajuste son matériel et on est enfin parés pour se lancer dans l?aventure, la première vraie expérience spéléo pour certains.
Après une vingtaine de minutes de progression, Arthur et Christian décident de nous offrir une petite mise en bouche dans une petite étroiture secrète, après être partis les premiers pour équiper la descente. Chacun son tour, on se faufile dans ce passage étroit pour faire notre premier petit puits, pour déboucher dans une belle salle où le temps semble s?être arrêté il y a fort longtemps. Arthur joue le guide et nous montre les petits joyaux géologiques de cet endroit : des concrétions discrètes appelées « fleurs de gypse » et des plaques de dessiccation au sol, qu?il faut veiller à ne pas piétiner en raison de la rareté et de la fragilité de la chose.
Une fois remontés un par un de cette salle secrète, nous arrivons dans la salle du chaos où nous décidons de manger avant d?avancer plus en profondeur dans la grotte.
Nous repartons dans une diaclase qui nous mène à un petit réseau que nous prenons à la corde, ensuite viens le faux-pas, bonne expérience pour une main courante qui donne directement sur un autre réseau puis encore un autre qui donne au croisement de la galerie nord/sud.
On décide de bifurquer sur la galerie sud qui débouche sur un P20 plein vide et magnifique. Sensation agréablement grisante à la descente, on en profite. Certains prennent bien le temps de descendre pour savourer chaque mètre de ce puits qui s?élargit au fur et à mesure de l?avancée.
Une fois en bas certains se sont lancés dans l'ascension de la fameuse « boite aux lettres ». Un petit conduit vertical étroit, diablement lisse et sans aucune prise, qui demande de bien toucher sa bille dans les ascensions en opposition. Malgré une bonne grosse quantité d?énergie  brûlée en vain, nombreux sont ceux qui auront jeté l?éponge sur ce challenge un peu trop ambitieux. Seul Christian aura eu raison de cette boite aux lettres des enfers, grâce à une technique d?opposition et une volonté digne des Navy Seals. Chapeau l?artiste !
A partir de là, nous nous séparons en deux groupes. Un premier groupe mené par Clément remonte pour visiter le réseau nord et sort en premier tandis que le deuxième groupe (Arthur, Christian, Elise, Romane, Ben et Dimitri) continue d?avancer dans les profondeurs. On descend dans la boîte aux lettres jusqu'à un méandre bien boueux en suivant un petit ruisseau après un deuxième  puits de 20m. On est bien contents d'avoir des bottes à ce moment là ;  à chaque pas on s?enfonce toujours plus, jusqu?à arriver par moments à la limite des bottes. On aurait volontiers continué la progression mais il était temps d?entamer la remontée car l?heure avançait, et qu?un charmant trajet retour d?1h40 nous attendait à nouveau. Dommage, on aurait bien aimé voir le lac tout au fond, une prochaine fois peut-être.
Romane s?est portée volontaire pour déséquiper les puits et vires avec l'aide de Christian et Elise. Sur la route de la remontée à la surface, Dimitri a fait une bonne action écologique en descendant dans un trou tellement étroit qu'il était le seul gabarit du groupe à pouvoir y passer, le tout assuré à la corde par Arthur et Christian. Il en a remonté plein de déchets jetés au fond par des spéléologues assez peu soucieux de la préservation du site : tessons de bouteilles de bière, sacs plastiques en folie, gourdes de compotes vides et même batteries de frontales usagées? No comment.
Avant de sortir, le dernier groupe à remonter a eu la chance de pouvoir faire la tyrolienne qui rejoint la salle du chaos, grâce à la poulie amenée par Arthur. Petit moment d?adrénaline appréciable qui aura permis de faire quelques plans sympas avec la GoPro baroudeuse d?Arthur.
La remontée aura aussi permis d?intégrer la technique de la « poignée longée », une manière sécurisante de grimper une petite pente en profitant du blocage de la poignée.
En remontant dans la hâte et la confiance, on aura quand même réussi à se perdre en ratant une bifurcation. Un bon petit détour plié en deux dont nos genoux se souviennent encore. Une fois à nouveau à l?extérieur, Dame Nature nous accueille avec une bonne grosse tempête des familles, bien fraîche. Doux retour à la surface. Pendant que nous nous changeons sous les bourrasques de vent,  le premier groupe remonté plus tôt est parti se promener dans le sentier karstique, où il y avait une vue 3D du gouffre de la Belle Louise. Petite sortie improvisée instructive en extérieur.
Une fois tous déséquipés et rhabillés au sec, on reprend la route direction la Côte d?Or pour regagner la maison de Véro. Ça sera 1h40 de route sous une météo bien dégueulasse comme il faut. Pluie bien grasse et généreuse avec des gouttes de la taille d?une prune (non aucune exagération) et des rafales de vent violentes au point de déporter la voiture de sa voie sur l?autoroute à plusieurs reprises. Douce nature.
Proche de l?arrivée à Poncey-sur-l?Ignon, la tempête réservera une dernière surprise en bloquant une route avec un arbre fraichement abattu par le vent des enfers. Une bonne file de voitures à l?arrêt qui commençait déjà à prévenir la gendarmerie, les pompiers, voire l?armée de terre pour se sortir de se traquenard. Mais quand on a un groupe de spéléologues motivés et chargés à bloc de cordes, ça change la donne. Ni une ni deux, en même pas 5min l?arbre était dégagé de la route.
Nous avons ensuite passé une très bonne soirée avec une bonne ambiance,  Yann qui est cuisinier nous a concocté un poulet au curry et riz pour le diner. Un plat copieux parfait pour reprendre des forces pour le lendemain. La soirée s?est terminée en vidant  la bouteille de champagne que Dimitri avait ramené pour fêter cette première sortie de la saison.
La journée de dimanche aura été moins chargée en exploration que la veille, mais au moins les sites intéressants avaient le mérite d?être « à proximité du campement ». On s'est à nouveau divisés en deux groupes. Un premier groupe est descendu dans le Puits du Soucy. Ça n?aura pas été très long puisque les pluies torrentielles des derniers jours auront fait monter le niveau du puits de près de 10 mètres, rendant la progression impraticable avec nos équipements.
 Le second groupe aura tenté sa chance à la Combe-aux-Prêtres jusqu'à la rivière au fond des puits (un P10 d?entrée bien étroit suivi d?un très beau P20). Ce jour là, le niveau d'eau était de 80cm avec un bon courant donc impossible de continuer au-delà. On sera remontés en ayant parcouru seulement une infime partie de la Combe (quand on se penche sur la topo du site, c?est assez impressionnant de voir l?amplitude du réseau).
Le reste de la journée aura été dédié au nettoyage complet et méticuleux du matériel au lavoir de Poncey-sur-l?Ignon. Un passage obligé à chaque expédition car la terre des cavités est particulièrement acide à terme, ce qui n?est jamais très bon pour une corde sur laquelle on va suspendre son âme. Et puis c?est toujours plus agréable de démarrer une nouvelle sortie avec du matériel propre et rutilant. Tout le monde s?y met avec énergie. Une partie du groupe se plonge les pieds dans la rivière pour nettoyer chaque corde utilisée. On commence facile avec les « petites » cordes de 12m histoire de prendre le coup de main? on déchante vite avec la dernière corde de 90m qui prendra un malin plaisir à s?emmêler avec le courant et nous faire perdre un bon quart d?heure à défaire les n?uds qui se forment à chaque passage. Une fois les cordes nettoyées et lovées, tout le reste y passe : mousquetons, plaquettes, baudriers, descendeurs, longes, crolls, poignées, casques, combinaisons, kits. Avec la montagne d?équipement utilisé sur le weekend, ça en fait des coups de brosse à donner ! Ça frotte, ça frotte, jusqu?à bien le sentir dans les bras. Mais à force de patience, on y arrive : plus un gramme de terre sur l?équipement.
Une dernière activité qui réveille bien, entre la fraicheur glacée de la rivière et les bras qui se font lourds au fil du grand nettoyage. Ça aura été néanmoins un moment convivial assez sympa, qui fait partie du package « sortie spéléo Abîmes ».
Les voitures sont chargées, une bonne partie du matériel dans celle de Christian qui passe le déposer au local. On se dit à la revoyure pour une prochaine expédition.
Vivement la prochaine fois, le temps de reposer le corps de cette sortie.
Oh ! Mais dis-donc ! Ça tombe bien ça ! Le weekend prochain on remet ça à Savonnières-en-Perthois !


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YANN : Super week-end, merci a tous pour le moment passé et la patience, merci au chauffeur, à Véro pour l?hébergement, j'ai adoré les sorties même si pour ma part le fractio de la Combe a pas franchement été une partie de plaisir..., les Cavottes au départ j'étais pas super chaud, j'y suis allé un certain nombre de fois, mais pas de la même manière et pas avec les même buts ! Au final j'ai adoré et le premier P20 est juste terrible avec un départ aussi confort que mon canapé !!
BEN : Malgré le temps qui aura compliqué nos plans de départ et abrégé nos progressions dans les cavités, cette première sortie sous terre était un vrai plaisir. J?étais content de pouvoir appliquer les gestes techniques de man?uvres apprises au Puiselet dans un vrai contexte spéléo. Même si au départ ça a pris du temps, les bons réflexes sont revenus au fil de la progression. Les descentes de grands puits procurent une sensation vraiment géniale. On se sent tout petit et à la fois privilégié d?être là suspendu seul comme un jambon à admirer ces voûtes de concrétions (en plus ça rime).
Mention spéciale aux cadres qui nous expliquent bien posément les choses et nous aident à franchir les passages délicats avec sérénité, c?est très appréciable pour nous autres initiés.
DIMITRI : Mon ressenti, j'ai passé un super week-end avec vous tous, avec une bonne ambiance et dans la sécurité, merci aux cadres pour tous vos conseils et merci à toi Véronique de nous avoir hébergés dans la maison de tes parents. J'ai bien aimé les Cavottes pour ses 2 grands puits de 20 m et la tyrolienne ça donne de bonnes sensations et aussi pour avoir vu des concrétions qui sont rares à voir. J'étais ravi d'avoir fais votre connaissance à tous, ce week-end m'a permis d'être sur que c'est avec votre club que je veux continuer et progresser. 
JESSICA : Première sortie souterraine, une vraie inauguration. L'expérience sous terre a été plus stressante que prévue mais la beauté des cavités a su parfois dissiper le stress. Expérience à renouveler pour voir si ça me plaît vraiment.

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<title>Initiation au Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1069</link>
<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>première sortie de l'année pour la troupe d'ABIMES. Une sortie en extérieur, au rocher du Puiselet afin de réviser les bases au soleil (pour les anciens) et d'initier les nouveaux avec le matériel et les man?uvres de cordes de spéléo (montée, descente, passages de fractionnement).

Le rdv est fixé avec Benjamin, Jessica, Jean Paul et Yann à 8h15 Porte de Sèvres pour prendre la direction du Puiselet en mode voiture pleine.
Dans un timing parfait, Yann marque une arrivée tonitruante devant l'Aquaboulevard avec une Ford Mustang GT noire rutilante, au chant de moteur envoutant. Une fois les présentations faites, on est parti pour rejoindre le reste du groupe au Puiselet, sous le vrombissement caractériel du moteur V8. Démarrer la journée confortablement installé dans un Pony Car américain, ça semble bien parti pour la suite.

Après quelques kilomètres de trafic fluide, nous arrivons vers 9h15 au lieu d'initiation, au rocher du Puiselet où nous retrouvons le reste de la troupe: Elise, Arthur, Carole, Clément, Lucie; tous déjà occupés à déballer les kilos de matériel. On découvre pendant ce temps le rocher sur lequel nous allons pratiquer nos premières man?uvres de spéléo, le tout accueillis par cette fraiche odeur matinale de pin, si caractéristique du domaine de Fontainebleau.
Dimitri, le quatrième initié qui arrivait par le train nous rejoins quelques minutes après notre arrivée; Lucie ayant fait l'aller-retour rapide pour le récupérer à la gare de Saint-Pierre-lès-Nemours.

Pendant que Jean-Paul nous montre le matériel et nous explique les man?uvres basiques pour progresser en sécurité, les &amp;quot;anciens&amp;quot; équipent les rochers avec mains courantes, cordes, mousquetons en folie, et fractionnements tout le long des voies.
On fait connaissance avec les équipements qui seront nos meilleurs amis pour progresser efficacement sous terre: Croll, descendeur, poignée, pédale, pantin, longes... On apprend que chacun a sa place sur le baudrier, et une fonction bien précise.

Une fois la démonstration de Jean-Paul assimilée, nous nous lançons chacun notre tour sur une petite voie de quelques mètres de haut pour apprendre le B-A BA de la manipulation du matériel de montée et descente.
Dans les premiers essais, la technique de montée à l'aide de la pédale au pied gauche n'est pas évidente à intégrer.

Mais une fois cette première petite voie pentue passée, nous nous élançons sur une voie verticale plus haute pour quelques allers-retour, histoire de bien intégrer les manipulations d'équipement à la montée comme à la descente.
Cette fois-ci la voie étant parfaitement verticale, la technique de montée à la pédale et à la poignée se fait tout de suite beaucoup plus naturelle. Et oui quand tu ne peux plus prendre appui sur une paroi et que tu es littéralement suspendu dans le vide comme un jambon, la pédale devient soudainement ta meilleure amie pour prendre de la hauteur...

Pendant ces essais, les initiés auront eu quelques sueurs froides avec le décrochage de croll ou de poignée.
On apprend dans la douleur qu'il faut par exemple éviter de remonter une poignée trop près d'un n?ud à l'arrivée d'un fractionnement, sous peine de se retrouver bien bloqué et sans aucune marge pour donner du mou à notre corde de vie et la dégager de l'équipement. On fait tout de suite plus attention les fois suivantes.
Comme disait Gandhi, les erreurs se transforment en expérience, et l'expérience évite de les reproduire.
Sagesse quand tu nous tiens.

Arrive ensuite la pause déjeuner bien méritée. Un break qui nous permet de reprendre de l'énergie, recharger les batteries et faire plus amples connaissances entre nouveaux et anciens. Clément, aux étranges airs de Mario avec son casque rouge et sa salopette bleu, décide de passer une bonne partie du déjeuner suspendu à un spit fraichement installé sur une paroi, histoire de tester sa résistance ; le tout une bière à la main. Une façon originale de faire corps avec les éléments.

Après la pause déjeuner nous voilà repartis pour les fractionnements et les mains courantes. Au fil de la pratique, on prend plus confiance en soi, les gestes méthodiques sont intégrés au fil des passages de fractionnement. D'abord se longer pour assurer sa sécurité, dégager son croll de la corde, puis sa poignée... et on passe au descendeur ou bien aux couple longes/pédale pour passer les vires horizontales.
Les anciens nous rappellent plusieurs fois la formule qui permet de savoir quoi faire en toute circonstance et éviter de paniquer inutilement en pleine progression :

Tu te longes.
Tu te décrolles.
Tu te démerdes.
La légende raconte même que les maitres spéléologues se font tatouer cette formule sur le torse pour donner l'exemple. Après les légendes...bon voilà quoi.

Plus tard dans l'après-midi, on assiste à un spectacle plutôt surprenant entre Clément et Carole, en plein exercice de sauvetage, tous les deux suspendus dans le vide en mode collé-serré qui se balancent en harmonie.
On se croirait face à une performance artistique en mode &amp;quot;Arte c'est la Nuit&amp;quot;, mais on observe ça avec attention car c'est un passage obligé pour les anciens et un exercice technique apparemment assez redouté de par sa difficulté.

La journée se termine (trop vite) sur la phase de démontage des voies et de rangement méthodique du matériel. On aligne les mousquetons et leurs plaquettes, on défait les n?uds à la chaine pendant Jean-Paul nous apprend comment enrouler une corde comme un soldat. Petit moment collectif avant de chacun charger les deux voitures, tant en matériel qu'en personnes, soit dit en passant parfaitement optimisées car elles étaient toutes pleines.
Au moment de tout remballer la pluie a montré le bout de sa goutte. On est passés à travers dans un timing digne d'une Rolex! Cette journée ne pouvait pas se passer mieux.

Vivement la prochaine sortie pour se retrouver cette fois au frais quelques dizaines de mètres sous terre.

Yann: pour ma part c'était une super journée, même si je ne suis pas encore super en confiance sur les cordes mais ça va le faire j'ai un peu de matériel chez moi pour faire les manipulations, j'ai hâte de continuer!

Benjamin: Grand plaisir de retrouver les sensations de la grimpe en mode spéléo, surtout dans un cadre aussi agréable que ce petit coin de Fontainebleau. L'assimilation des gestes de manipulations d'équipements était facilité par l'encadrement attentif des &amp;quot;anciens&amp;quot;. Impatient d'être à la prochaine sortie pour continuer à pratiquer au frais.

Dimitri: Je vais remercier tous les &amp;quot;anciens&amp;quot; pour cette journée sympathique, merci pour votre accueil, d'avoir été si bien encadré et tous vos conseils et de nous avoir montré toutes ces techniques dans la joie et la bonne humeur et en toute sécurité, ça nous a donné envie de continuer. Hâte aussi d'être à la prochaine sortie sous terre avec vous et de remettre ces techniques en pratique .

Jessica: Cette initiation a été une première pour moi. Malgré une petite appréhension face à tout le matériel et gestes techniques à mémoriser, j'ai adoré les sensations de la grimpe. Je me suis surprise à me sentir plutôt à l'aise sur les cordes au cours de la journée. La fatigue s'est quand même vite fait ressentir en fin d'après-midi ; la spéléo est bien plus physique qu'il n'y paraît. Hâte de faire une autre sortie avec l'équipe, en souterrain cette fois-ci.</description>
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<title>Les Fourberies d?Essarlottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1066</link>
<pubDate>Sat, 12 Sep 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;h1&gt;Les Fourberies d?Essarlottes&lt;/h1&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;Toute ressemblance avec des faits ou des personnages réels serait purement fortuite.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Protagonistes :&lt;br&gt;     - CLAUDIN, le bossu des pieds&lt;br&gt;     - FOULQUES, le ventripotent&lt;br&gt;     - JOSSERAN, le chaperon bienveillant&lt;br&gt;     - KAY, le chiroptère candide&lt;br&gt;     - LAUDINE, la miraculeuse ressuscitée&lt;br&gt;     - LISELOTTE, la vive marmotte&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;h2&gt;Acte I : à la recherche du trou perdu&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Deux voitures s?engagent sur un chemin de terre à l?orée de la forêt de Labergement du Navois. Une discussion s?engage dans la première voiture.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;LISELOTTE : On devait pas s?arrêter au premier embranchement ?&lt;br&gt;CLAUDIN : Si, mais je cherche un parking pour garer mon carrosse.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;200 mètres plus loin, tout le monde sort des voitures et part chercher le gouffre des Essarlottes, en suivant la description très précise dont ils disposaient (Topoguide &amp;quot;Les Belles du Doubs Tome 2&amp;quot;). Kay et Laudine partent à droite ; les autres reviennent sur leurs pas, persuadés d?avoir passé l?intersection.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;FOULQUES :  Bon, à partir de là c?est à 250 mètres direction nord-est&lt;br&gt;LISELOTTE : La doline à droite, c?est pas là ?&lt;br&gt;CLAUDIN : Impossible, on n?a pas encore fait 250m, ça doit être plus loin. En plus regarde, il n?y a même pas de chemin.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Tout le monde continue à chercher en cercle de plus en plus grand. Au bout de 30 min?&lt;/em&gt;&lt;br&gt;LISELOTTE : J?ai trouvé ! C?est au fond de la doline !&lt;br&gt;CLAUDIN : T?es sûr, ça correspond vraiment pas à la description !&lt;br&gt;LISELOTTE : Oui, c?est sûr, c?est écrit &amp;quot;Essarlottes&amp;quot; sur la porte&lt;br&gt;KAY, &lt;em&gt;en aparté&lt;/em&gt; : Quoi ? Une porte ?&lt;br&gt;JOSSERAND : Ah les 250 mètres des spéléos, c?est plus ce que c?était !&lt;br&gt;&lt;em&gt;Tout le monde s?équipe, rassuré d?avoir trouvé l?entrée du trou sans trop d?embarras.&lt;/em&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;h2&gt;Acte II : la descente infernale&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Claudin et Liselotte passent en tête pour l?équipement. Le reste du groupe suit, un peu en retrait, plus occupés à papoter qu?à suivre ce qu?il se passe devant.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;CLAUDIN,&lt;em&gt; en aparté&lt;/em&gt; : Ah ! Des broches, c?était pas prévu sur la fiche d?équipement? Peu importe, de toute façon, j?ai plein de mousquetons. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Après plusieurs descentes&lt;/em&gt;&lt;br&gt;CLAUDIN : Liselotte, tu peux me décrire la topo, juste pour savoir où on est ?&lt;br&gt;LISELOTTE : Alors, on a descendu les premiers puits. Tu dois arriver dans le P11.&lt;br&gt;CLAUDIN : Ok, j?ai un doute sur l?équipement, il n?y a que des AN et j?ai pas assez de dyneema. Appelle Josserand pour qu?il me donne son avis.&lt;br&gt;LISELOTTE : Foulques, dis à Josserand de venir, Claudin a un doute. Claudin, je descends voir si je peux t?aider.&lt;br&gt;&lt;em&gt;Après une courte descente.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;LISELOTTE : Effectivement, je ne vois pas mieux que cet AN. Si tu veux je dois avoir une dyneema dans mon mini-kit.&lt;br&gt;CLAUDIN : Merci, j?attends quand même Josserand pour avoir son avis.&lt;br&gt;JOSSERAND, &lt;em&gt;qui vient d?arriver&lt;/em&gt; : Claudin, pourquoi tu n?utilises pas le point là ?&lt;br&gt;&lt;em&gt;CLAUDIN se retourne et regarde le spit qui était caché sous son modeste fessier.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;CLAUDIN : Ah merde, je ne l?avais pas vu !&lt;br&gt;JOSSERAND : Ah ok, je pensais que tu l?avais vu et qu?il n?était juste pas utilisable.&lt;br&gt;&lt;em&gt;Claudin reprend sa descente pendant que Liselotte et Josserand étudient la topo&lt;/em&gt;. &lt;br&gt;CLAUDIN : Je vais manquer de mousquetons, vous en avez pas sur vous ?&lt;br&gt;TOUS, en écho : Non j?ai rien !&lt;br&gt;FOULQUES : on n?a qu?à équiper en light, directement sur les plaquettes.&lt;br&gt;CLAUDIN : Tu l?as déjà fait ?&lt;br&gt;FOULQUES : Non, mais je l?ai vu faire ! Il suffit de faire passer les plaquettes sur la corde.&lt;br&gt;CLAUDIN : Ça à l?air facile, j?y vais !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Arrivé en bas du puits d?où part l?escalade, Claudin s?interroge.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;CLAUDIN : Elle a l?air bizarre cette escalade&lt;br&gt;FOULQUES : Bouge pas j?y vais ! &lt;em&gt;(5 minutes plus tard)&lt;/em&gt; Clairement ça queute?&lt;br&gt;CLAUDIN : Ok, c?est peut-être une dés-escalade. Attends-moi, je vais voir plus bas? Eh ! Il y a un panneau là qui indique des risques de chute de pierre.&lt;br&gt;FOULQUES : C?est bon signe, ça doit être la suite. Ça signifie qu?il y a du passage.&lt;br&gt;CLAUDIN : Ça dit aussi qu?on est à la voie aux vaches. Liselotte ça t?aide pour nous repérer ?&lt;br&gt;LISELOTTE : Toujours pas, le nom n?apparait pas sur la topo.&lt;br&gt;CLAUDIN. Pas grave, ça continue à descendre. J?y vais !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Après un dernier petit ressaut de 6 mètres, et un court ramping, le groupe arrive à la queue-leu-leu dans une immense galerie, la galerie Jackpot porte bien son nom.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Acte III : la belle découverte&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;LISELOTTE, en regardant la topo&lt;/em&gt; : Alors il y a 2 possibilités : l?amont et l?aval. L?amont est très court. Par contre, il y a l?air d?avoir pas mal de choses en aval. Au vu de la carte l?amont est à droite !&lt;br&gt;JOSSERAND : T?es sûre, par où est le nord ?&lt;br&gt;LISELOTTE : Par là, mais ça ne nous avance pas trop.&lt;br&gt;CLAUDIN : attends j?ai une boussole. &lt;em&gt;(indiquant la direction opposée)&lt;/em&gt; C?est par là ! Et puis c?est logique, l?amont ça monte, et l?aval ça descend !&lt;br&gt;FOULQUES : On va voir l?amont avant de manger comme c?est pas long ?&lt;br&gt;LAUDINE : Ok, on laisse tout sur place.&lt;br&gt;KAY : même le kit de cordes ?&lt;br&gt;LISELOTTE : Oui, c?est juste pour l?aval.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Le groupe commence à remonter vers l?amont. A mi-hauteur de l?éboulis, ils suivent les cairns à droite. Et arrivent dans une belle galerie où ils remontent la rivière quasi-asséchée. Certains passages en hauteurs sont équipés en fixe, et permettent d?éviter l?eau en période de crue. A une intersection, avec un chemin évident à gauche, ils partent tout droit pour explorer une petite salle (escalade engagée) avec de très beaux cristaux au sol. &lt;/em&gt;&lt;br&gt;JOSSERAND : Dites, ce ne sont pas des crottes de chauve-souris au sol ?&lt;br&gt;LISELOTTE : Si ! C?est bien ça.&lt;br&gt;JOSSERAND : Il doit y avoir une entrée à proximité car ça fait quand même loin depuis les puits.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Au retour à l?intersection, ils prennent à droite (le passage évident à gauche de toute à l?heure) et continuent de remonter la rivière, avec quelques escalades équipées. Ils arrivent enfin jusqu?à une descente en glaise en bas de laquelle ils retrouvent le siphon amont. 2h plus tard ils sont de retour en bas des puits pour manger. Il est 16h.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Acte IV : La grande surprise&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Un sandwich à la main, ils discutent.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;JOSSERAND : Dis Liselotte, tu peux me lire la topo s?il te plait ? J?ai toujours pas mes lunette ?&lt;br&gt;&lt;em&gt;Pendant que Liselotte sort la topo, les autres discutent&lt;/em&gt;&lt;br&gt;FOULQUES : Pour un amont qui devait nous prendre quelques minutes, c?était quand même très long !&lt;br&gt;KAY : Oui, on n?est pas sorti du trou s?il en reste bien plus pour l?aval.&lt;br&gt;LAUDINE : C?est peut-être pour éviter que trop de monde n?y aille.&lt;br&gt;CLAUDIN : En même temps, s?il veulent pas qu?on y aille, pourquoi ils auraient laissé des cordes en fixe ? Ils sont quand même un peu neu-neu !&lt;br&gt;LISELOTTE : Dites? Je crois qu?on s?est trompé d?entrée&lt;br&gt;TOUS en ch?ur : Quoi !?&lt;br&gt;LISELOTTE : Oui, regardez sur la topo, on serait quand même bien là, avec le grand éboulis. &lt;br&gt;JOSSERAND : Tu crois ?&lt;br&gt;CLAUDIN : Mais il n?y a même pas d?entrée !&lt;br&gt;LISELOTTE, &lt;em&gt;brandissant la deuxième topo qu'elle avait dans sa poche&lt;/em&gt; : Si, regarde sur la vieille topo !&lt;br&gt;CLAUDIN : Non? Pas possible ! Ça explique les incohérences d?équipement !&lt;br&gt;LAUDINE : Et le développement de l?amont !&lt;br&gt;FOULQUES : Bon, maintenant qu?on sait où on est, on va voir l?aval de l?aval !&lt;br&gt;KAY : Il y a besoin du kit de corde ?&lt;br&gt;LISELOTTE : Il y a un ressaut de 3m dans 50m&lt;br&gt;CLAUDIN : Donc on s?est trimballé tout le kit pour rien !?&lt;br&gt;JOSSERAND : Bah oui, vous avez bien vu que tout était expliqué en fixe !&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;h2&gt;Acte V : C?est beau mais c?est chaud !&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Tout le groupe reprend l?exploration du « vrai » aval. La cavité change complètement de profil, la rivière souterraine laisse place à une cavité très concrétionnée. Les plafonds sont couverts de stalactites, de multiples colonnes et stalagmites complètent le décor. Le passage est guidé pour éviter de dégrader la zone. Au fond de la galerie, une corde part sur la droite dans une étroiture.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;CLAUDIN : J?y vais ! &lt;em&gt;(Après 3 mètres, il fait demi-tour)&lt;/em&gt; Euh? En fait, je le sens pas trop. En plus, ya écrit 82 sur la corde, et je ne pense pas que ce soit la longueur?&lt;br&gt;LISELOTTE : Je crois qu?il est possible de faire le tour. On est dans la galerie supérieure, il y avait un passage vers la galerie inférieure tout à l?heure.&lt;br&gt;FOULQUES : Je suis d?accord, faisons le tour, ça n?a pas l?air large?&lt;br&gt;LAUDINE : Moi je passe par là. &lt;em&gt;(5min plus tard&lt;/em&gt;). C?est bon, il faut juste passer l?étroiture, et après ça descend de 2 mètres.&lt;br&gt;&lt;em&gt;Tous la suivirent avec une aisance de plus en plus limitée, dans l?ordre : Claudin, Josserand, Liselotte, Kay et Foulques. La suite est encore assez différente. On retrouve l?actif entrecoupé de passages chaotiques jusqu?à une voute mouillante puis son siphon 50 mètres plus loin.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;FOULQUES, &lt;em&gt;effondré&lt;/em&gt; : Mais attendez, ne me dites pas qu?on va devoir remonter cette étroiture toute pourrie ?!&lt;br&gt;CLAUDIN : T?inquiètes on te filera un coup de main !&lt;br&gt;FOULQUES : Je veux bien mais je n?ai pas pris ma vaseline?&lt;br&gt;CLAUDIN : on va te bricoler une pédale pour t?aider à rentrer dans le boyau.&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;em&gt;Même sans vaseline, la montée de l?étroiture fut (relativement) efficace. Vers 18h30, le groupe arrive à nouveau en bas de la voie des vaches. Claudin le frileux remonte en premier et gaze jusqu?à la sortie. Au passage il reconnait les descriptifs de la topo de la voie des vaches. Il est suivi par Josserand, Kay, Liselotte, Laudine et Foulques pour le déséquipement. Dans ce sens, il y avait bien une escalade !&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Acte VI : l'heure du festin&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Une fois sortis de la grotte, certains s'interrogent&lt;/em&gt;&lt;br&gt;LISELOTTE : C'est quand même dingue, on a réussi à se retrouver au fond de la grotte souhaitée sans même en trouver l'entrée !&lt;br&gt;CLAUDIN : Oui... J'ai cherché un peu sans succès. Josserand m'a dit qu'il comptait tenter sa chance; peut-être a t'il trouvé l'entrée officielle.&lt;br&gt;LISELOTTE : Josserand ! Alors, tu l'as trouvé ?&lt;br&gt;JOSSERAND : Non, j'ai cherché pendant 30 minutes après être remonté, en long, en large et en travers, mais je n'ai rien trouvé qui ressemble à la description !&lt;br&gt;&lt;em&gt;Plus tard dans la voiture&lt;/em&gt;&lt;br&gt;CLODAIN : Mince ! J'ai même pas penser à utiliser les points GPS... &lt;br&gt;FOULQUES : Pas grave, ce sera pour une autre fois. Hors de question de faire demi-tour, j'ai faim !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;De retour au gîte vers 21h30, nos lurons se séparent en 2 groupes. Le premier dekite tout le matériel de cette belle journée autour d'une bière, puis se motive même pour préparer les kits du lendemain. Le second se consacre à préparer la ripaille à base de poulet, de poivron, de tomates et de riz.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Un apéro plus tard, place au banquet, qui débute par du fois gras et du bon vin ramenés par Laudine, puis un poulet basquaise d'antant. Avec un peu de recul, la fine équipe n'en revient toujours pas.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;CLAUDIN : Et je l'ai à nouveau chercher pendant une demi-heure après être remonté, nada !&lt;br&gt;FOULQUES : Ah, les spéléos locaux se moqueraient bien de nous !&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Sur cette phrase pleine de bon sens, ils partent se coucher&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Acte VII : Un lendemain difficile. Hein !?&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Le réveil sonne à plusieurs reprises. Personne ne semble vouloir l'entendre. Tous arrivent devant le pré menant au gouffre Pouet-Pouet vers 10h45. Bien que Kay et Josserand préfèrent consacrer leur journée à la dégustation de fromages, ils accompagnent leurs acolytes pour les aiguiller jusqu'à l'entrée du gouffre.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;FOULQUES : Aujourd'hui, je veux bien équiper.&lt;br&gt;CLAUDIN : Très bien ! Prépare-toi pendant que Josserand nous montre l'entrée. C'est a peu près à 250 mètre dans cette direction.&lt;br&gt;&lt;em&gt;30 minutes plus tard, Foulques et Laudine sont fin prêts et meurent de chaud en plein soleil. Ils s'apprêtent à avancer en direction du trou et aperçoivent Liselotte.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;FOULQUES : Ah, vous revoilà ! Josserand a eu du mal à retrouver l'entrée ?&lt;br&gt;LISELOTTE : Nous ne l'avons toujours pas trouvée. Les autres cherchent encore, mais moi je vais me reposer en attendant.&lt;br&gt;FOULQUES : Ok, nous allons chercher avec eux.&lt;br&gt;&lt;em&gt;Encore 30 minutes plus tard, alors que toute la zone a déjà été quadrillée depuis bien longtemps, un cri surgit.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;LAUDINE,&lt;em&gt; en criant&lt;/em&gt; : J'ai trouvé l'entrée ! C'est juste au bout du chemin défriché par Claudin sur la gauche !&lt;br&gt;JOSSERAND&lt;em&gt;, en arrivant sur place avec Claudin&lt;/em&gt; : Eh bien, encore une entrée qui nous est passée sous le nez. Nous étions à 4 mètres de là tout à l'heure...&lt;br&gt;CLAUDIN : Mais t'étais pas venu ici lors du dernier stage équipier ?&lt;br&gt;JOSSERAND : Si, si, mais je me suis laissé avoir par la végétation qui a repris le dessus.&lt;br&gt;&lt;em&gt;Foulques passe en premier, suivi par Claudin, Liselotte qui vient d'écourter sa sieste et Laudine. Les petits puits s'enchaînent. Cette grotte est particulièrement adapté à la morphologie de Foulques, qui prend plaisir à occuper tout l'espace disponible avant chaque tête de puits. Alors qu'il équipe le puits de l'amitié, Claudin l'interpelle.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;CLAUDIN : Bon, je vais pas tarder à faire demi-tour moi. Il y a bientôt un endroit pour manger ?&lt;br&gt;FOULQUES : Nous pourrons manger en bas de cette verticale. Mais on n'est pas rentré depuis bien longtemps.&lt;br&gt;&lt;em&gt;(10 minutes plus tard)&lt;/em&gt; &lt;br&gt;CLAUDIN, &lt;em&gt;en regardant sa montre, assis en bas du puits&lt;/em&gt; : Tu vois, il est déjà 14h, ça fait presque 2h30 que tu es rentré et on est tout juste à -50 !&lt;br&gt;FOULQUES : Je n'ai pas vu le temps passé !&lt;br&gt;FOULQUES, &lt;em&gt;en aparté&lt;/em&gt; : Je suis si lent que ça pour équiper !?&lt;br&gt;&lt;em&gt;Claudin, frileux, rebrousse chemin juste après manger, pendant que Laudine et Liselotte vont voir la suite de la cavité. En bas du deuxième puits, un petit méandre...&lt;/em&gt;&lt;br&gt;FOULQUES : Alors Laudine, qu'est ce que ça donne ?&lt;br&gt;LAUDINE : Ça passe large, il y a même la place pour faire demit-tour&lt;br&gt;FOULQUES : Ok, j'arrive !&lt;br&gt;LISELOTTE&lt;em&gt;, (5 minutes plus tard), le voyant revenir &lt;/em&gt;: Ben alors, qu'est ce que tu fais ?&lt;br&gt;FOULQUES : C'était pas large, j'ai la flemme d'y aller&lt;br&gt;&lt;em&gt;Liselotte rejoint Laudine dans le méandre jusqu'à la tête de puits. Le passage se fait accroupi, avec quelques zones désobstruées, mais sans grande difficulté. La remonté est plus rapide, même si certains peinent à gérer leur kit dans les passages étroits.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;FOULQUES&lt;em&gt;, en apercevant la lueur du soleil &lt;/em&gt;: Alors Claudin, rapide la remonté ?&lt;br&gt;CLAUDIN,&lt;em&gt; un grand sourrire aux lèvres &lt;/em&gt;: Oui, oui ! Quand je suis arrivé à la voiture, mon portable indiquit 14h02. Sacré performance !&lt;br&gt;FOULQUES :  2 minutes pour manger, remonter et marcher jusqu'à la voiture, chapeau ! Mais la prochaine fois, previens moi si tu as laissé ta montre à l'heure d'hiver !&lt;br&gt;CLAUDIN&lt;em&gt;, gêné&lt;/em&gt; : Je ne le savais pas...&lt;br&gt;FOULQUES : Bon, TPST tout juste 3h.&lt;br&gt;&lt;em&gt;Peu après, tous se rejoignent pour laver le matériel sous le regard curieux des promeneurs venus admirer la source du Lison.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Acte VIII : Kay le persévérant&lt;/h2&gt;&lt;br&gt;&lt;em&gt;Après le nettoyage du matériel, Claudin, Liselotte et Foulques vont voir le porche de la grotte Sarazine et passent à la fruitière. Pendant ce temps, Josserand, Kay et Laudine prennent la route.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;KAY : On n'est pas loin des Ordons, non ?&lt;br&gt;LAUDINE : C'est juste à côté de notre chemin.&lt;br&gt;JOSSERAND : On peut y passer si vous voulez, il n'est pas si tard.&lt;br&gt;KAY : Oui ! On pourrait essayer d'y retrouver un objet qui m'est cher.&lt;br&gt;&lt;em&gt;Arrivés à proximité de l'entrée de la grotte, Kay se met à farfouiller dans les arbres.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;KAY, &lt;em&gt;le visage enchanté&lt;/em&gt; : Mon portefeuille !&lt;br&gt;LAUDINE et JOSSERAND &lt;em&gt;en coeur&lt;/em&gt; : Quoi ?!&lt;br&gt;KAY : Oui, il y a un an lors de mon initiation, je l'avais oublié ici après m'être soulagé; et je n'ai jamais eu l'occasion de revenir le chercher&lt;br&gt;JOSSERAND : Après un an... On ne peut pas dire que tu n'as pas de la suite dans les idées.&lt;br&gt;KAY : Je ne me souvenais plus du chemin pour venir ; mais cet arbre je l'aurais reconnu entre mille ! &lt;br&gt;LAUDINE : il y a même des plantes qui ont poussé dedans !&lt;br&gt;JOSSERAND : Et bien tant mieux ! On rentre maintenant ?&lt;br&gt;&lt;em&gt;Pendant ce temps dans l'autre voiture&lt;/em&gt;&lt;br&gt;CLAUDIN : Bon, on s'y met à ce CR ?&lt;br&gt;FOULQUES : Oui, vous avez des idées ?&lt;br&gt;LISELOTTE : On pourrait faire une pièce de théâtre. Il faut avouer que si on ne met pas les dialogues, ce sera moins drôle.&lt;br&gt;FOULQUES : Pas faux, mais on risque de vraiment passer pour des cons.&lt;br&gt;CLAUDIN : Pourquoi ? Après tout on a réussi à faire les Essarlotes, sans passer par la bonne entrée, avec un matos qui n'était pas adapté. On a aussi trouvé notre deuxième trou alors qu'il était perdu au milieu des ronces de deux mètres ; et on a même retrouvé le portefeuille de Kay qu'il avait perdu il y a un an. Si on devait garder une chose de ce week-end, ce serait de dire que face à l?inattendu, il suffit de rester soi-même pour arriver à ses fins.&lt;br&gt;&lt;br&gt;FIN&lt;br&gt;&lt;br&gt;?uvre commune essentiellement rédigée par Lucie R.&lt;br&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Stage canyon : technique de progression / d'équipement - </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1214</link>
<pubDate>Fri, 11 Sep 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;Stage canyon : technique de progression/d'équipement - &amp;quot;mini SFP1&amp;quot;&lt;/b&gt;

La pandémie n'aura finalement pas la peau du stage canyon !

Après moult péripéties :
 
&lt;ul&gt;    

    &lt;li&gt;Décalage en raison du confinement&lt;/li&gt;

    &lt;li&gt;Agrément fédéral tardif&lt;/li&gt;

    &lt;li&gt;Changement de lieux&lt;/li&gt;

    &lt;li&gt;Possible cas contact COVID&lt;/li&gt;

    &lt;li&gt;Etc.&lt;/li&gt;

&lt;/ul&gt;

Le stage aura finalement lieux ! Direction la Haute-Savoie, plus précisément Manigod. La météo s'annonce parfaite !

Nous serons 5 :
     
&lt;u&gt;3 Stagiaires&lt;/u&gt; :

&lt;ul&gt;

    &lt;li&gt;Carole et Arthur d'Ile de France&lt;/li&gt;

    &lt;li&gt;Gwenaëlle : ancienne Parisienne délocalisée à Marseille&lt;/li&gt;

    &lt;li&gt;Jérôme : Belge vivant dans l'Ain&lt;/li&gt;

&lt;/ul&gt;

&lt;u&gt;2 Cadres&lt;/u&gt; :
 
&lt;ul&gt;

    &lt;li&gt;Sylvain : ancien Parisien expatrié à Aix-en-Provence&lt;/li&gt;

    &lt;li&gt;Sébastien (moi) d'Ile de France&lt;/li&gt;

&lt;/ul&gt;

Premier objectif, et non des moindres, réussir à tous se retrouver pour gérer l'arrivé au gite ! Pas facile quand une voiture part de l'Ain, une autre des Cévennes, une &amp;quot;improvisation&amp;quot; depuis Marseille et les &amp;quot;Parisiens&amp;quot; en train... Finalement tout se goupillera parfaitement.
On prend de temps de faire connaissance avec Jérôme (le reste du groupe se connait déjà) et direction le paddock pour réussir à se lever sans trop chouiner demain matin.


&lt;u&gt;J1 Vendredi 11/09/2020 - Théorie / &lt;b&gt;Ruisseau de la mine&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;

Après un bon petit déjeuner histoire de prendre des forces, nous discutons du matériel et des techniques connues. Pour certains cela sera un bête rappel, pour les autres une grande partie des techniques reste mystérieuses.

Une fois cette présentation terminée, nous vérifions rapidement le matériel personnel et collectif et nous nous mettons en route, direction le canyon de la mine. Ce dernier n'est pas tout proche. Il faudra redescendre non loin du lac d'Annecy. Nous trouvons sans problème le parking et entamons notre marche d'approche. Cette dernière est plutôt agréable et assez facile sauf lorsqu'à force de discuter nous continuons sur le sentier au lieu de suivre la piste... Afin de rectifier notre erreur, nous décidons de tracer &amp;quot;à l'azimut&amp;quot; à travers deux ravines au lieu de faire demi-tour. Grosse erreur. En voulant gagner 5min nous en perdrons 20 mais en revanche nous gagnerons de belles traces de ronces sur la peau :) N'ayant pas été extrêmement rapide ce matin, l'heure avance et nous décidons de déjeuner au départ du canyon pour profiter du soleil. Malheureusement, Jérôme sera pris de nausées et le c?ur gros décidera de renoncer. Il rentrera au gite pour se reposer et espérer pouvoir être en forme pour le deuxième jour. La descente est vraiment sympathique bien que manquant d'eau (comme globalement tous les canyons en ce moment). Nos stagiaires posent leurs premiers rappel et mains courantes. L'accès aux points n'est pas toujours si simple pour des débutant d'autant plus que le canyon est particulièrement glissant mais tout le monde s'en sort très bien. Une fois en bas du canyon, en consultant nos messages nous découvrons que Jérôme n'a pas chômé. Il a été faire des courses et nous prépare une croziflette !! C'est pile poil ce qu'il nous faut. Nous débarquons au gite et n'avons plus qu'à mettre les pieds sous la table pour engloutir le succulent repas ! Un grand merci à notre cuistot pour tout cette préparation alors qu'il n?était pas au mieux de sa forme !

Nous profitons du repas et de la soirée pour débriefer la sortie du jour. On essayera de répondre au mieux à toutes les interrogations. Nous en profitons aussi pour lancer un petit défi &amp;quot;casse-tête&amp;quot; pour trouver une solution afin de rappeler des cordes trop courtes. A la fin du week-end, personne n'aura trouvé mais il faut admettre que ce n'est vraiment pas si simple...

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&lt;u&gt;J2 Samedi 12/09/2020 / &lt;b&gt;Canyon d'Angon&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;

Ce matin, c'est avec tristesse que Jérôme, n'allant pas mieux décidera de rentrer chez lui. Ce dernier nous rassurera plus tard - rien à voir avec la COVID. Nous espérons avoir l'occasion de le revoir lors de prochaines sorties ! A nouveau nous redescendons vers le lac d'Annecy. La marche d'approche, comme hier, monte régulièrement, nous suons mais nous arrivons assez rapidement au départ du canyon. Après 2 petits rappels nous entrons dans le vif du sujet : la cascade de 65m. Cette dernière est fractionnée au niveau du belvédère histoire de faire le spectacle auprès des promeneurs. En fonction des topos, ce fractionnement est indiqué à -15 ou -25m... Ça fait une sacrée différence ! Arthur s'y colle pour équiper le premier jet et Gwenaëlle - alias &amp;quot;loutre-audacieuse&amp;quot; ;-) - sera le cobaye pour aller équiper le relais suivant au niveau du belvédère. Tout se passe pour le mieux jusqu'au moment de rappeler la première tirée. La corde est en effet trop courte mais nos supers stagiaires rabouteront le brin de rappel afin de récupérer la corde sans encombre. Carole en profitera pour faire une petite pause au niveau du Belvédère avant de terminer la descente de cette magnifique verticale. Gwenaëlle est sans doute une star sur Facebook/Instagram/ajoutez-votre-réseau-social-ici étant donné le nombre de photos prises par les promeneurs allant jusqu'à quasiment lui demander de poser ! Nous déciderons de déjeuner à la base de cette cascade. C'est alors que débarquera un guide en mode avec une dizaine de clients mais ça ne bouchonnera à aucun moment. Nous enchainons alors les rappels, les sauts ne sont pas vraiment possibles car les vasques sont très engravés mais ce n'est pas plus mal, ça fait équiper au maximum nos stagiaires :) Tout est plus fluide que la veille, les amarrages sont plus facile d'accès et le canyon ne glisse pas. Il manquera juste un peu d'eau pour que ça soit parfait. On terminera le canyon sur un petit toboggan et ça sera déjà l'heure du retour au bercail ! 
Comme hier, nous profitons de la soirée pour discuter technique et débriefer. Ça sera aussi l'occasion de montrer comment effectuer un couper de corde depuis le haut avant de rejoindre Morphée plus ou moins facilement en raison d'un repas bien copieux conclus par un gâteau d'anniversaire improvisé pour Arthur !


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&lt;u&gt;J3 Dimanche 13/09/2020 / &lt;b&gt;Canyon de La Belle Inconnue&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;

Un dernier pour la route, ce matin le canyon est moins loin. La marche d'approche n'est pas si longue (30/35min) mais ça monte sans nous laisser de répit... Arrivé quasiment au départ du canyon nous passons devant un beau chalet où se prépare une fête de mariage ! Les propriétaires fort sympathiques nous proposerons de rester un peu pour boire une bière. Nous déclinerons à regret... Dommage que le chalet n'était pas situé en fin de canyon. La descente manque un peu d'eau mais est très sympa avec un passage en grotte ! Nos stagiaires s'en sortent bien malgré l'équipement en place parfois un peu olé-olé que nous préférons ne pas utiliser. La marche retour est bien moins bucolique... il faut longer le nationale pendants quelques minutes. Dur retour à la réalité pour conclure ce stage !

C'est maintenant l'heure du bilan et de se séparer pour retourner chacun dans son coin de la France... Snif 
Nous avons essayé d'adapter notre programme aux niveaux d'expérience très différents dans le groupe. J'espère que cela aura été un succès mais il semblerait que oui d'après les retours de nos gentils stagiaires ;-)

Des idées de lieux pour une prochaine édition commencent déjà à germer... La vallée de la Roya pendant une semaine pour un SFP1 complet ? 
(Ndlr : malheureusement au vu des crues récentes, ce n'est peut-être plus une si bonne idée ?) 

Si vous avez envie de vous jeter à l'eau, vous pouvez d'ores et déjà me contacter !

Sébastien

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</item>

<item>
<title>Gouffre de Garlaban n°1</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1070</link>
<pubDate>Sun, 30 Aug 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>De passage à Aubagne avant de rentrer sur Paris, Arthur et Carole sont gentiment hébergés chez Marion et Sylvain nouvellement installés à Aubagne.

La veille du voyage de retour, les sudistes proposent une randonnée du côté du Garlaban, une montagne se situant juste derrière Aubagne et au sommet de laquelle s?ouvre un petit gouffre le Garlaban n°1. &lt;i&gt; Laban &lt;/i&gt; signifie d?ailleurs grotte en provençal.

Le Garlaban n°1, situé sur le Plan de l?Aigle, est donné pour être un -35, et qui n?a été mentionné dans la littérature que par le CAF Marseille en 1958?

Après une marche d?approche typique des randonnées de la côte d?azur, on évolue sur le terrain de jeu de Marcel Pagnol avec plaisir. On peut d?ailleurs lire dans La Gloire de mon père &lt;i&gt; « Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers [...] Ce n'est donc pas une montagne, mais ce n'est plus une colline, c'est Garlaban. » &lt;/i&gt;

Arrivés au sommet, on se met à chercher l?entrée du gouffre sur le petit lapiaz. On a la position approximative, mais étant donnée le fort intérêt que suscite cette cavité pour les locaux, on se retrouve à chercher dans les buissons épineux assez rapidement.

Sylvain finit par trouver une faille qui est recouverte par de gros blocs, certainement pour éviter de tomber dedans. Ça flaire bon la grotte ! Après avoir découvert l?entrée et l?avoir nettoyée des toiles d?araignées qui l?occupe, on cherche désespérément des amarrages. Force est de constater que ce gouffre n?a pas dû être beaucoup visité depuis les années 50?

On finit par descendre sur un tube en acier récupéré aux alentours d?une installation radio laissée à l?abandon avec doublement du point sur AN (un rocher de la taille d?un ?). Ça frotte, heureusement que les sudistes ont un protège corde ! Il est utilisé dès le premier mètre de descente.

Arrivé en bas du premier puits d?environ 15m, Sylvain lance à Arthur « Tu vas être content, y?a un gros tas de cordes réformée en bas ! » (Référence à la dépollution du Berger le mois précédent). Lorsque celui-ci arrive à son tour en bas, Sylvain a eu le temps d?étudier ce tas de cordes. Il s?agit en réalité d?un grand sac plastique éventré fermé à son extrémité par de la cordelette et certainement descendu ici à bout de corde. Un squelette de gros chien en sort, avec un collier en plastique dont la boucle métallique est tellement corrodée que l?on déduit qu?il est certainement ici depuis un moment. L?ensemble est posé sur un plus gros sac en toile, on évitera de toucher au tout, l?ambiance étant devenue suffisamment glauque d?un coup.
A 2 mètres environ, un plus petit cadavre, probablement un renard, roulé en boule et dont il ne reste que les os et les poils. L?idée de recouvrir l?entrée de gros blocs n?est finalement pas mauvaise.

Au fond de ce puits s?ouvre une étroiture que Sylvain et Marion passeront avant de se retrouver en haut d?un nouveau puits, toujours sans amarrages. Arthur ne passera pas l?étroiture, trop mangé pendant les vacances ? manque de motivation ? Tenue pas nécessairement adaptée au passages étroits ? Les paris sont ouverts !

Le gouffre suit une faille que l?on avait repérée en surface. Le puits d?entrée d?abord étroit, s?élargit très rapidement et laisse voir de petites concrétions en chou-fleur sur les parois. L?air est sec et poussiéreux, pas de circulation d?eau pérenne (on se trouve sur un sommet).

L?équipe s?arrêtera donc sur rien, sauf un manque d?équipement (n?ayant pris qu?une corde de 60m en 8mm, on évitera d?équiper de manière scabreuse et on préfèrera renoncer).

Marion remontera en première rejoindre Carole qui aura profité du soleil à l?extérieur, Sylvain suivra avec son t-shirt déchiré dans le passage de l?étroiture au retour. Lors de sa remontée, Arthur réalisera un léger pendule à mi-hauteur du puits d?entrée lui permettant de se retrouver à la verticale du puits suivant sur ce qui ressemble à un accès moins désagréable que la petite étroiture du fond.
Sylvain redescendra pour un second avis, mais tout le monde finira par remonter faute d?amarrages naturels disponibles.

On reviendra avec la trousse à spits pour une chouette sortie du dimanche en perspective.

Sylvain fera quant à lui un signalement au CDS13 et sur Karsteau pour signaler la présence étrange du squelette de chien.

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Participants : Sylvain L, Arthur P, Marion M (USAN)</description>
</item>

<item>
<title>Initiation dans Saint-Marcel d'Ardèche</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1064</link>
<pubDate>Thu, 27 Aug 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En vacances entre copains dans une chouette villa à Bollène, Clément N. et moi décidons qu?il serait criminel de ne pas profiter de la proximité de la grotte de Saint-Marcel. Après avoir rassemblé une bande de joyeux lurons prêts à découvrir les merveilles souterraines, nous récupérons les clés auprès du Spéléo Club Saint Marcellois : l?entrée naturelle est accessible par un chemin à barrières proche de l?entrée touristique et fermée par une porte.

Première rentrée dans la grotte en milieu de matinée. La petite troupe progresse lentement, impressionnée par les galeries gigantesques, les coquillages pris dans le calcaires, les écritures à l?acéto? Arrivés à la partie touristique, on se joint aux visiteurs derrière nos masques pour admirer les salles concrétionnées et joliment éclairées. Mais la visite tourne court car un grand vigile pas content nous demande très sèchement de faire demi tour, puisqu?on n?a pas le droit de passer hors des horaires prévues par la convention (avant 10h, après 18h).

Qu?à cela ne tienne, on profite des bords de l?Ardèche proches (plage à 10min en suivant le chemin de l?entrée naturelle) pour pic-niquer, se baigner en attendant le 2ème round de grotte.

Seconde entrée dans Saint-Marcel vers 19h. La première partie de la grotte et la partie touristique sont parcourues plus rapidement que le matin. Puis on s?embarque dans la suite du réseau I, jusqu?à la grande barrière puis on pousse jusqu?à la 6ème échelle, arrêtés devant un joli gour rempli d?eau et la perspective de faire le chemin inverse les pieds mouillés. C?est un festival de concrétions dans tous les sens, de toutes les tailles, avec plusieurs couleurs pour beaucoup de draperies (mention spéciale aux tranches de poitrine fumées croisées plusieurs endroits), le tout accessible sans progression sur corde ! Initiation de luxe.

On fait demi-tour sans oublier de prendre l?apéro. Et nous voilà sortis vers 23h30, la tête pleine de concrétions et de couloirs de métro grands et douillets. Ci-dessous les impressions et réfexions de trois de nos copains initiés.

Lucie D.



Jamien Dallas : « Ma première sortie spéléo. 

Le courant d'air à l'entrée annonce la couleur, il va faire nettement plus frais que les 35°C dehors. On entre, on avance, presque à quatre pattes mais pas tout à fait, sur même pas 30m et on tombe dans une salle immense. Il fait sombre, frais, le sol est constellé de ce qui ressemble à des ailes de papillons et on imagine la population de chauve-souris qui doit nicher ici pendant l'hiver. C'est partie pour la balade. 

Le sol est quasi plat, on avance dans un couloir de bien 10m de large et autant de haut, en admirant chaque recoin, chaque bout de mur et chaque stalag.t.m.ite. Un peu plus loin, une échelle de 11m (mais légèrement inclinée heureusement) à gravir pour pouvoir continuer. A peu près le seul passage stressant pour ceux qui n'aiment pas être en hauteur sans sécurité comme moi. Et on repart pour un tour pour arriver à la zone touristique, accessible au passage en dehors des horaires d'ouverture. La zone a bien été choisie, les quelques salles sont immenses et les décors somptueux. On traverse et on repart de l'autre côté pour un enchaînement de diverses salles. 

Même si tout le parcours est en fait assez court, on s'arrête à peu près tous les 2m20 pour regarder autour de soi quelque chose qu'on a peur de laisser de côté en passant trop vite avec la frontale. Par occasions, on met un peu les pieds dans la boue et on glisse sur une pierre de ça et là, mais autrement le voyage est aussi ardu qu'une randonnée caillouteuse. 

On a rebroussé chemin quand il aurait fallu avoir l'eau jusqu'au genou pour continuer. Après plus de 3h sous terre, on avait déjà bien profité. Le retour est deux fois plus rapide qu'à l'aller, malgré les pauses &amp;quot;on éteint tout et on écoute l'érosion&amp;quot; ou les chants en canon qui résonnement un peu, mais pas tant. Le retour à l'extérieur est même pas si satisfaisant. On était quand même bien là dessous. »



Lele : « L'étrange.

Quand un ami nous a proposé une visite de la grotte Saint-Marcel, j'avais comme références de la spéléologie :
- quelques photos vues sur internet ou dans les médias,
- des faits divers de plongeurs coincés,
- l'album de BD &amp;quot;Presque enterrés !&amp;quot; des Épatantes Aventures de Jules, lu il y a ~15 ans.
Autant dire pas grand chose, et j'étais intéressé par curiosité.

Après la visite, je pense que curiosité est toujours le mot qui définit cette expérience, une curiosité plus générale.
L'impression que j'ai eu était d'explorer un autre monde. Un environnement étranger, pratiquement sans vie animale et végétale, pas de sons à part les nôtres et quelques gouttes d'eau, pas de lumière à part celles emportées, pas de ciel. Le règne minéral, omniprésent. Évidemment, cette &amp;quot;exploration&amp;quot; n'était ni difficile (à part une échelle, il n'y avait physiquement aucune différence avec une rando sympathique), ni sans précédent (comme en témoignaient les tags dans certaines parties de la grotte).
Mais il me reste l'envie (instinctive ?) de continuer à explorer et à essayer de comprendre ce nouveau monde, ne serait-ce que pour changer de celui de la surface. »



Rbk : «  D?abord le froid qui nous souffle dessus, contrastant avec la chaleur du mois d?août.
On marche doucement parce qu?on veut tout regarder, les gours, les marmites, les stalactites, les fistuleuses, les gâteaux à la broche aussi. En parlant de nourriture, imaginez un petit en-cas sous terre, quand on entend aucun bruit que le ploc de l?eau. Et si on s?arrête pour éteindre ses lumières, fermerez-vous les yeux, ou les garderez-vous ouverts pour sonder l?obscurité ? »



Nico (qui accessoirement n?est pas venu avec nous) : « Bonjour Sire. C?était beau, mais sombre. Mais beau. »</description>
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<title>Vercors - TQS, Gournier, Cuves de Sassenage</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1065</link>
<pubDate>Sat, 15 Aug 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette histoire commence par une chaude nuit d?été. 3 inconnus se retrouvent sur le bord de la route, chargés comme des baudets, et le sourire en banane. Le coffre plein et l?estomac vide, ils prirent la route plein Sud, direction les montagnes, pour Autrans, petit village fort pittoresque sur le plateau du Vercors. Arrivés en catimini en pleine nuit, ni une, ni deux, les bagages sont à peine déchargés que certains d?entre eux ont déjà rejoint le royaume des songes, les autres ne tardent pas trop à le rattraper. Le lendemain, le 4e larron les rejoints au point du jour (enfin tout dépend pour qui), et ils partent joyeusement vers le trou qui souffle (mais pas ce matin-là). Délaissant l?entrée sous la route, ils se dirigent vers l?entrée des Saints de  Glace, un peu plus loin en contre-bas du chemin, cachée sous une bâche le long d?un cours d?eau, bien difficile à rater sauf sous 2m de neige.
La progression se déroule dans des galeries larges, voire très larges. Ils traversent la galerie (du célèbre (ou pas) ) François et finissent par casser la croute à la conciergerie. Malgré une motivation certaine en début de journée, nos 4 aventuriers préfèrent faire demi-tour et explorer en détail plusieurs coins cachés en revenant sur leur pas. On peut notamment citer la galerie des marmites, où quelques passages acrobatiques permettent de progresser vers de plus grosses marmites au risque de se retrouver les 4 fers en l?air et le cul dans l?eau (ce qui n?est certes pas arrivé cette fois, mais les prochains auront peut-être plus de chance). 
Après 9 heures passées sous terre, nos joyeux lurons retrouvent le soleil et découvrent les spécialités locales sur la place du village (nous recommandons fortement le salon de thé pour les amateurs de binouze). Comme pour tout bon spéléo, le repas est copieux, et l?absence de tire-bouchon ne les aura pas empêchés de siffler une bouteille de vin (ou plusieurs, mais il est difficile de garder le compte). La poêle leur aura fait quelques frayeurs (on aura vu plusieurs rattrapages au vol du célèbre (ou pas) François), mais la soirée continue pour plus de gloutonnerie et de beuverie.
Le dimanche matin, délaissé d?un des membres de leur groupe, nos 3 lurons prennent la route des grottes de Choranche, un peu moins tôt que la veille (et un peu moins motivés également). Les affaires à peine sortie du sac, ils sont déjà la nouvelle attraction vivante du site, et chacun commente leur tenue à voix (plus ou moins) basse. Quelques 20 minutes de marche plus tard (et autant de murmures) ils arrivent au bord du lac du Gournier où commence leur périple ; mais avant ça, déjeuner. Il faut avoir des priorités dans la vie ! Après avoir gonflé leur bateau à bout de souffle, ils se relaient pour passer de l?autre côté, tandis qu?une foule les observent de la berge. Une courte ascension leur permet de rejoindre la galerie fossile où de très jolies concrétions se succèdent. Avis aux amateurs de photos et de randonnée. Au moment de descendre dans la rivière, ils croisent un groupe de nouveaux initiés, trempés dans leur combinaisons néoprènes et décidés à se changer (pas sûr qu?ils reviennent un jour pratiquer ce magnifique sport de leur plein gré). Les récentes sécheresses (merci le réchauffement climatique !) ont permis de progresser facilement sans se mouiller plus haut que la taille (les cuisses pour les plus grands) jusqu?à un arrêt sur étroiture mouillante (tout le monde a ses limites). Après cette très belle visite de 5h, retour aux sources (ah non ! ça c?est le lendemain) pour un bon repas (merci encore au célèbre (ou pas) cuistot François).
Lundi matin, journée de travail pour certain, matin de ménage et rangement pour d?autres, le groupe se rend sur Grenoble, auprès de Beaudoin LISMONDE (à prononcer « l?immonde » même si ça ne présage en rien de son apparence et de sa sympathie) pour récupérer les clés du trésor perdu de Sassenage (enterré vous l?aurez deviné). Le parking de canyoning (pour rappel, voir l?épisode formation à l?équipement canyoning d?aout 2018 (ah mince il n?y a pas de CR?) ) est également parfaitement adapté pour l?exploration des cuves. Après une visite touristique fort rapide et avec très peu d?intérêt, ils arrivent dans la zone dites « des vrais » même si soyons honnêtes, des groupes de visiteurs téméraires se succèdent toutes les 20 minutes. Après une courte marche et suivant les indications des différents guides, nos 3 amis s?engagent loin du boulevard et pénètrent dans les méandres de la grotte. Un conseil, suivez bien les kerns, et oubliez la topo toutes les galeries se croisent et se ressemblent, il est très difficile de retrouver son chemin sans repère. Leur objectif : prendre la température dans la salle du thermomètre. Une chose est sûre, ils n?y sont jamais arrivés. Parvenus au pied du puits Lavigne, leur parcours est devenu incertain : passage en oppo au-dessus de plans d?eau (supposément la galerie des Benjamins), vire et pont du singe de la galerie ouest, ils ont rapidement fait demi-tours en voyant les aiguilles tourner. Ils se permirent tout de même quelques pitreries sur les aménagements accro-grotte fort envahissant (pont de singe au dessus de la rivière recommandé !).  Malgré 5h passées sous terre, beaucoup reste à voir et mériterait une 2ème visite ; pour une prochaine fois peut-être.

Lucie R.</description>
</item>

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<title>Journal d?une première fois</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1063</link>
<pubDate>Sun, 02 Aug 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Voilà 1 an que j?attendais ce moment, je vais enfin rejoindre ce 02 Août 2020 une équipe participant à l?effort d?exploration du massif de la Pierre saint Martin.
L?équipe en question est « l?interclub du ROMY », leadée par Franck MACIEJAK, un spéléo de la ligue du Nord qui n?en est pas à son coup d?essai.
L?équipe regroupe de nombreuses personnes venant de toute la France (Le Nord, Les Bouches-du-Rhône, l?Isère, l?Allemagne et L?Île-de-France) et ayant des profils spéléo très impressionnants (Pratiquant depuis au moins 30 ans, CT SSF, ancien président EFS?). Et bien sûr que de bonne volonté et de bonne ambiance au sein de cette équipe qui me promet une semaine riche en histoires et en aventures.

Dimanche 02 Août :

Départ de Lyon à 7h du matin pour rejoindre la Pierre. Le trajet est long mais la promesse de me retrouver au fond de la vallée du gave de Sainte-Engrâce me donne du baume au c?ur et fait paraître ce temps plus court.
J?arrive finalement au camping d?Ibarra vers 17h30 où je suis accueilli par Matthieu et Laura, deux membres de l?interclub qui m?aident à planter ma tente et me font un rapide point sur ce qui s?est passé les semaines précédentes.
Au bout d?une heure toutes les équipes qui étaient parties pour la journée sont revenues et je fais la connaissance de Franck, celui qui m?a invité à ce camp et qui sera également mon binôme de la semaine.
Le repas terminé, nous nous fixons les objectifs du lendemain et Franck me propose de visiter le ROMY, la « classique » du camp, avec 2 objectifs, rééquiper le gouffre (dont les cordes sont restées dans le trou mais rangées), et équiper un petit puits dans du schiste en prévision de réaliser une escalade dans les amonts du collecteur.

Lundi 03 Août :

Réveil à 8h, la nuit a été fraîche, comme toujours du côté français de la Pierre, et je me lève dans le brouillard de fond de vallée. Mon duvet ne fait plus l?affaire, mais dommage, je n?ai que celui-là pour le reste de l?été, je vais faire avec.
Le petit-déjeuner traine et finalement Franck et moi partons seulement vers 10h du camp. Il faut environ 30 minutes pour rejoindre le chalet de l?ARSIP, départ du chemin menant à la zone de prospection de l?interclub ROMY, le Braca de Barlagne, dont les eaux ressortent dans la vallée d?Issaux.
Ce versant nord du massif est un lapiaz forestier ressemblant par endroit aux zones karstiques que je connais plus (Doubs, Jura), et est d?une puissance deux fois moins importante que les autres zones, comme celle du Soum Couy (200m seulement).
Du fait de ce côté frais, difficilement praticable et moins puissant, peu de spéléos se sont penchés sur ce versant du massif qui reste en grande partie vierge et ou de grandes découvertes sont encore à faire.

Une fois arrivé au parking je prends mon sherpa contenant toutes mes affaires et nous entamons la marche qui va nous mener à l?entrée du ROMY (42.983138, -0.722437), une marche de 45 minutes a flanc de montagne sur un chemin chaotique mais heureusement très bien balisé par les équipes qui nous ont précédées.
L?entrée du gouffre en vue je pose mes affaires mais nous ne nous équipons pas?. En effet Franck avait oublié ses affaires à un autre gouffre la veille, le BB270, se trouvant à encore 45 minutes de marche.
On se met donc en route pour aller chercher le matériel, profitant de l?occasion pour me montrer un autre chantier d?exploration de l?interclub.
Cette fois le chemin est plus complexe, le balisage est présent mais le chemin quasiment neuf est à peine visible, et donc la marche est encore plus hasardeuse que pour venir au ROMY.
Ses affaires retrouvées, nous retournons au ROMY et midi passé, nous décidons de manger. Le constat de l?heure avancée nous fait changer nos plans, plus question de descendre dans le ROMY, ce qui nous ferait sortir vers 21h et donc rentrer vers 22h30, à la place nous irons prospecter dans une zone peu visitée au sud de notre position, entre le ROMY et le chemin du GRP.
L?accès n?est pas commode car aucun chemin ne passe par là, la zone étant trop défoncée, même les brebis ne s?y aventure pas.
Nous passons donc l?après-midi dans cette zone déchiquetée où la progression est extrêmement lente car pour avancer de 10m il faut escalader puis descendre de 5m !
Le bilan reste cependant positif à la fin de la journée car nous avons trouvé une douzaine de gouffres potentiels dont un d?une cinquantaine de mètres de profondeur, et un déjà marqué mais jamais mentionnée dans la littérature. Les douleurs de mes jambes pas encore adaptées à ce milieu n?auront pas étés vaines.

Mardi 04 Août :

Aujourd?hui, reprise des objectifs d?hier. Plus rien ne nous retient, et nous partons en direction du ROMY, cette fois-ci avec toutes nos affaires prêtes et disponibles.
L?entrée est un puits de 15m qui s?ouvre dans un talweg, d?où sort un fort courant d?air froid. Ce massif est caractérisé par ce courant d?air froid qui souffle aussi fort que les journées sont chaudes, cet indice aide beaucoup lors des prospections pour juger de l?intérêt à porter à un nouveau gouffre (si pas d?air ? pas d?acharnement, et inversement).

Les puits du ROMY s?enchaînent bien, mais attention, deux puis de 45 et 30 m sont rempli de petits éboulis qui au moindre regard de travers n?hésitent pas à glisser et sauter sur la personne nous précédant.
Lorsque nous arrivons au P45 qu?il fallait rééquiper, Franck dut prendre son temps car la corde et les amarrages étaient quelque peu récalcitrants, ce qui m?a donné l?occasion de vérifier un point majeur de ce gouffre : sa FRAÎCHEUR !
Une fois en bas du puits et mis en sécurité, Franck me donne le feu vert de la descente.
Le P45 est joli et agréable à parcourir car fractionné en quatre parties, avec à côté d?un frac pendulant une poignée en sangle qui aide bien (j?apprendrai plus tard que cette « poignée » est en fait une aide pour pénétrer un méandre menant à un P100 pas encore exploré? Avis aux amateur-e-s).
Nous arrivons finalement en deux heures en bas des puits dans la salle des fonctionnaires, une salle d?effondrement où se côtoient calcaire et schistes, typique de la zone.
Un petit repas bien mérité et nous entamons la remontée dans les amonts (durée estimée à 1 heure, facile).
D?abord la galerie Bolino, puis la galerie E.T (parce que quand tu es dedans, tu veux une seule chose : rentrer à ta maison !), le boyau du fluide glacial et son terminus en apothéose pour arriver à une des rivières (oui oui il y en a au moins 2 qui ne se rejoignent jamais) !
Une fois la rivière atteinte, il ne reste qu?à la remonter sur 200m et prendre une escalade plus ou moins douteuse dans un éboulis de schiste (40 m quand même !) pour arriver en haut du puit/ressaut à équiper.
Ici une seule solution : équiper dans du schiste pour atteindre 5m plus bas la masse calcaire (étrange configuration au passage). Donc ceinture et bretelle, on met 4 amarrages multi-monti de 8cm dans la schistouille et on traverse 5m plus bas pour atteindre le calcaire de l?autre côté du puit.
Un dernier petit jet de 5m et nous voilà en bas de l?escalade envisagée : 5m de calcaire, 5m de schistouille et 10m de calcaire dans une cheminée d?où pourrait venir le courant d?air.... Mais avant d?entreprendre de gros travaux, une inspection de la petite salle s?impose, et c?est par une petite lucarne au sol que semble venir le courant d?air. Piste à creuser et à vérifier avec un fumigène.
L?horloge tourne et il est maintenant temps de ressortir. On cherche un autre passage pour désescalader les blocs de schiste et possiblement de le sécuriser avec un bout de nouille. Bingo, un passage semble bon, on reste dans le schiste donc on aura besoin de longs amarrages. Début des hostilités pour poser les deux multi-monti, mais le perfo en aura décidé autrement et nous abandonnerons après un forage de 3cm? Opération à répéter.
La sortie se fait bien, toujours en respectant la distanciation (non pas sociale mais sécuritaire) dans les puits et nous voilà ressortis, il est 19h30 et nous venons de gagner 25°C.

Mercredi 05 Août :

Ce matin les équipes se séparent, quatre d?entre nous partent au petit matin pour la traversée de la PSM par l?entrée tête sauvage, ce qui nous laisse tout le loisir de choisir ce que nous voulons faire, et c?est sur de la désob de surface au BB260 que nous jetons notre dévolu.
Le BB260 est un gouffre se trouvant à la croisée de deux failles, soufflant un fort courant d?air froid et ?. à 1h40 de marche du chalet du Braca (chalet de l?ARSIP) !
Avant de partir, Franck me montre comment préparer le matériel de désobstruction et me brief sur la procédure, j?ai hâte !
Nous voilà donc partis pour le BB260 et en passant près du ROMY, nous récupérons le baudrier de Franck et les combis pour travailler confortablement.
Arrivés au 260, il est l?heure de casser la croûte. On se place au sommet de la doline du 260 pour profiter du soleil car 3 m plus bas ses rayons ne sont plus que souvenir et un vent glacial me souffle entre les omoplates (mer*e j?aurai dû prendre ma sous-combi aussi).
Début des travaux, Franck commence la tâche, tout va bien, la faille d?entrée est largement agrandie et on passe maintenant de face pour atteindre le sommet d?un puits estimé à 12 ? 15 m.
Franck me cède ensuite la place mais n?étant pas vraiment téméraire, je fais rapidement demi-tour car je n?aime guère jouer du marteau au-dessus d?un puits sans baudrier ni corde pour m?assurer?
J?occuperai donc la fin de ma journée à assister Franck, et à poser une corde de sécurité pour qu?il puisse continuer la désob (je n?y suis pas allé car évidemment je n?avais pas pris mon baudrier? #blaireau).
La fin de la journée fut décrétée lorsque tous les consommables furent consommés.
Bilan de la journée : passage ouvert, puits accessible, ne reste qu?à revenir le lendemain avec une corde et des amarrages pour descendre le puits (un peu péteux quand même) et trouver l?origine du courant d?air.

Jeudi 06 Août :

Ce matin les muscles tirent pour tout le monde. Les traverseurs sont sortis hier en fin de soirée et on a un peu de mal ce matin, mais l?annonce de l?ouverture du BB260 motive Manuel et Damien à faire la marche pour aller voir ce qui se passe derrière la faille qu?ils avaient ouverte avec tant d?acharnement.
Au dernier moment Alexis lance un appel à la population pour trouver un partenaire de canyon. La journée s?annonce très chaude et l?envie de faire plouf l?emporte sur la marche de 3h30 pour aller au BB260, je décide donc de le suivre dans sa journée de repos.
Mais évidemment Murphy n?était pas d?accord, mes affaires nécessaires au canyon étaient restées au ROMY?. Et c?est parti pour un aller-retour gratuit pour récupérer mes chaussures et mon casque, mais cette fois je me fixe l?objectif de faire le chemin complet en moins de 2 heures (route comprise), ce qui me laisse 2 fois 30 minutes pour faire le chemin (seul) depuis le Braca.
C?est là que la précision et l?efficacité du balisage ont fait leurs preuves car la mission fut réussie, et je réussi à rentrer au campement pour midi !
Un petit pique-nique sur le pouce et nous voilà partis pour le canyon d?Oilloki (https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon/2970/Oilloki.html).
Le canyon de développe dans le calcaire mais est assez glissant. De plus notre plan consistant à se mettre dans un canyon avec de l?eau fraîche échoue lamentablement au moment où on se rend compte que le canyon est à sec.
Peu importe au moins on est à l?ombre et les quelques vasques (douteuses) nous permettent quand même de nous maintenir à une température convenable.
Le canyon doit être magnifique en eau, mais nécessiterait un gros nettoyage car la moitié des obstacles sont obstrués par diverses troncs et branchages qui les rendent désagréables à passer (voir dangereux pour certains). Beaucoup d?amarrages sont cachés dans les racines ou des AN discrets, cela rend le canyon amusant, par contre certain ressauts/toboggans mériteraient un équipement (ou alors plus visible car on ne les a pas trouvés).
Fin du canyon par une belle verticale de 18m qui a failli me garder coincé, et arrivé au point de jonction des gorges de Kakouetta, c?est magnifique. Retour au camp à 17h, avec un canyon parcouru en 2h30 (24 obstacles quand même !).
Le soir, retour des équipes dont celle du BB260 qui nous annonce que ça queute ! (leur pessimisme les perdra) et qu?ils ont profité de la journée pour visiter le BB300, un autre gouffre en croisement de failles rapporté comme soufflant, qui selon eux ne soufflait pas?. Une bien mauvaise journée pour eux?.
Mais Franck, entendant ces nouvelles ne se laisse pas abattre et décide pour le lendemain que nous irons à notre tour vérifier ces deux trous.

Vendredi 07 Août :

Réveil matinal, la journée va être chargée. Nous formons un trinôme cette fois-ci avec Samuel qui vient de nous rejoindre. L?objectif est simple, aller mettre un fumigène en bas du BB260 pour voir si le courant d?air vient ou non de cette salle, et au passage récupérer un marteau qui avait glissé en bas du puits hier. On se met en route et on traîne quelque peu car Sam porte son gros sac et la fatigue se fait sentir.
Nous arrivons cependant sans encombre au BB260 à l?entrée duquel le froid est toujours aussi mordant (il doit y avoir un sacré volume là-dessous quand même).
Afin de limiter les risques d?accident par pierres qui tombent, seuls Franck et Sam descendent au fond du BB260.
Une fois en bas ils observent la petite salle de 25m2 et repèrent quelques petites fissures potentiellement intéressantes. Afin de confirmer leurs suspicions ils allument un fumigène qui s?évacue très rapidement et met en évidence un courant d?air provenant d?une petite faille située à leurs pieds.
Les recherches peuvent alors se poursuivre. Problème, la faille fait 15 cm de large et on n?en voit pas le bout?. Il est préférable pour le moment de faire de la prospection en surface pour trouver un potentiel accès amont plutôt que de se lancer dans le chantier titanesque de la désob de cette petite ouverture.
Travail à suivre.
Une fois les affaires rangées nous partons en direction du BB300 pour vérifier ce que l?autre équipe nous a rapporté hier.
Ce gouffre est en forme de croix du fait de sa nature même : la rencontre de 2 failles perpendiculaires. Il faut maintenant trouver l?accès le plus aisé pour descendre : soit par le haut avec un jet de 30m mais un accès acrobatique, soit par le bas en descendant un pan incliné qui se termine par une verticale de 10m.
Personne ne se sentant d?aller en haut, je pars donc par le plan incliné accompagné de tous les frottements non nécessaires ; Arrivé en bas, rien, plus de courant d?air (perceptible), juste un névé en train de fondre. J?inspecte le fond de l?effondrement, mais je ne vois rien de très prometteur. Il est temps de remonter.
Mais là, problème? ça frotte de partout ! Je remonte doucement les 10 premiers mètres pour rejoindre le plan incliné où le frottement sera plus simple à gérer.
Et en fait NON ! Sous les feuilles mortes se trouvent de nombreuses petites pierres, vestiges de l?effondrement passé qui a ouvert mon passage, qui profitent du mouvement de la corde pour venir me rejoindre à une vitesse bien trop grande à mon goût? La remontée est tendue et stressante, notamment quand un de ces petits monolithes passe à proximité de mon visage.
Une fois en haut je souffle un bon coup et me jure que la prochaine fois, même si j?ai peur comme jamais, je passerai par la verticale, ça évitera de mettre ma vie en jeu?
Bref? Retour au ROMY où je récupère l?intégralité de mes affaires car c?est pour moi le dernier jour de l?aventure.

Samedi 08 Août :

Dernier jour pour moi cet été, jour de départ. Je plie mes affaires (en profite pour oublier ma serviette de bain), et j?accompagne Matthieu et Franck à l?AG de l?ARSIP. Moment de rassemblement et aussi d?une certaine importance car cette année est une année élective. C?est aussi un bon moment pour comprendre comment fonctionne cette merveilleuse association qui fait vivre le massif de la Pierre, ainsi que ses déboires.
Une fois l?AG terminée nous nous retrouvons au chalet du Braca pour le rassemblement annuel pendant lequel chacune des équipes présente ses avancées et ses projets pour l?année à venir.
Je ne résumerai pas cela ici car je risque d?oublier des choses importantes mais vous laisse le plaisir de lire le prochain ARSIP info. Tout ce que je peux vous dire c?est que globalement, de beaux projets sont à venir l?année prochaine (jonction participative de 2 réseaux entre autres).

Bilan :

Une semaine et une équipe formidable à la Pierre, pas une seule goutte d?eau, mais de nombreux verres de vin en bonne compagnie.
Une semaine c?est trop court, alors l?an prochain je m?en réserverai 2 !</description>
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<title>Grotte de Gournier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1067</link>
<pubDate>Sat, 25 Jul 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après la belle sortie du Berger, et la date de départ du camp s?approchant il est temps de préparer une sortie supplémentaire.

La veille au soir, on envisage les différentes possibilités de l?absence de combinaison néoprène pour l?ensemble des participants (voire d?une motivation défaillante pour se mettre entièrement à l?eau) puis de spéléos tous équipés de néop et motivés pour se mouiller.

Les cavités retenues pour ces différentes configurations sont : le scialet Abel pour la traversée Abel ? Chuats 2 et la grotte Gournier.

Réveil tardif aux alentours de 8h30, on prend le petit déjeuner et on papote. Etienne est reparti la veille (le matin même ?) et Adrien n?a pas de combinaison. Il finira par renoncer à la sortie à cause de la douleur au pied qui lui avait fait faire demi-tour à l?entrée du Berger l?avant-veille. La météo étant très engageante et la discussion avec des camarades alsaciens laissant penser aux moins motivés d?entre nous qu?il est possible de ne se mouiller que jusqu?au nombril, notre choix se porte donc sur la grotte Gournier. En effet, il serait dommage que le canot pneumatique aie fait tout ce chemin depuis Nancy pour rien !

L?équipe se met donc mollement en mouvement, l?objectif étant la salle Chevalier avec un retour pour l?apéro on passe à une boulangerie sur le chemin et on mange sur le parking des grottes de Choranche aux alentours de 11h30.

Après la rapide marche d?approche dont le cheminement ne dit plus grand-chose à Arthur, le seul à être allé à Gournier dans le groupe, le groupe arrive rapidement devant le fameux lac d?entrée et le canot est vite gonflé sous l??il intrigué de touristes.

Sylvain se lance pour la première traversée du lac avec pour objectif d?équiper la vire pendant que les autres traverseront à leurs tours. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu lorsqu?arrivé au bout, il se rend compte que la corde devant servir à rappeler le canot pour les suivants n?est pas attaché au canot, Sylvain voyant le bateau s?éloigner de l?embarcadère sans être relié n?écoute que son instinct et saute à l?eau pour le rattraper ! (Certains pourraient arguer qu?il aurait suffi de se servir d?un des canots déjà en place pour accéder au notre, mais ce sont de mauvaises langues).

Une fois la traversée réalisée sans encombre pour le reste des participants et la vire passée, on s?attaque à la galerie fossile. Le chemin n?est pas dur à trouver tellement la grotte est fréquentée et la trace visible. On admire les gours devant lesquels on passe et qui sont effectivement très photogéniques et on se mettra à chercher les accès à la rivière. On rencontrera ici un groupe de 3 spéléo vauclusiens d?un âge assez avancé qui ont pour objectif d?aller faire un tour dans le collecteur. L?hésitation est là, certains passages ne disent rien à Arthur (comme la remontée d?un chaos dans la galerie fossile à l?aide d?une corde par exemple), mais l?équipe finira par trouver un des accès sans avoir de certitudes quant à son numéro.

Les néoprènes enfilées, tout le monde se retrouve rapidement dans la rivière et le doute n?est plus permis, il suffit de remonter le courant. La rivière claire et sans sédiments et la roche très blanche, ce qui donne une impression de luminosité très agréable. Les passages de certaines vasques nécessiteront pour certains de se mouiller un peu plus haut que le nombril selon la réussite des oppos et des escalades. La morphologie de la rivière rappellera à certains d?autres cavités plus au nord, comme le Rupt du Puits ou le Verneau.

On arrive à un premier passage équipé d?arceaux métalliques pour passer une vasque puis une cascade, ça tire à l?épaule pour certains, au coude pour d?autres. La rivière est magnifique sur tout le long, on arrive à une salle avec des galets roulés au sol puis on passe un deuxième ressaut équipé d?échelons et on arrive dans une salle avec des blocs au sol qui ne semblent pas voir souvent l?eau et un câble pendant du plafond. Est-ce la salle Chevalier ? nous n?en sauront rien (et nous nous posons toujours la question, même si nous avons de gros doutes d?avoir atteint notre objectif si rapidement) et la question ne se posera pas plus longtemps car il est temps de rebrousser chemin pour ne pas laisser Adrien plus longtemps que prévu à zoner dans Choranche.

Le retour jusqu?à la galerie fossile sera bien plus rapide, on est dans le sens du courant, on n?hésite pas à nager dans les vasques plutôt que de se fatiguer trop longtemps sur les arceaux et Arthur en profitera même pour faire un petit saut (qu?il regrettera aussi tôt à cause de la buée sur ses lunettes qui l?empêchera de profiter de la beauté du paysage quasiment jusqu?au retour au fossile).

On retrouvera nos 3 spéléo vauclusiens qui sont de retour en même temps que nous et pendant que Marion et Arthur prendront le temps de se changer pour ne pas trop souffrir de la chaleur de la marche en néop dans la galerie fossile (un des rares souvenirs fiables d?Arthur sur la sortie), Sylvain, Lucas et Vincent attaquent le retour en combinaison. 

Tout le monde se retrouvera à peu près en même temps au lac, ceux équipés en profitant pour faire le retour à la nage avec un saut bien sympathique attirant une fois de plus le regard des visiteurs de passage.

On retrouvera Adrien à la buvette des grottes de Choranche puis on rentrera au camp de base en empruntant la même route impressionnante qu?à l?aller.

Ce sera l?occasion de faire une véritable soirée au camping, sans bières faute d?avoir trouvé un magasin ouvert sur le retour, mais avec pour mission de vider la bouteille de rhum de Sylvain et Marion afin de les alléger pour leur futur déménagement à Aubagne.

Le retour dans les contrées de chacun se fera le lendemain, avec un petit goût de trop peu, on reviendra au plus tôt, certainement l?an prochain pour le camp Berger 2021 !

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P.S. Ce n'est qu'une fois rentré qu'Arthur se rendra compte que sa première fois au Gournier avait eu lieu 7 ans avant cette sortie, au jour près !


Participants : Arthur P, Sylvain S, Marion M (USAN), Lucas S (ex-USAN, actuellement GST et en transition vers les SophiTaupes), Vincent B (CAF Marseille) 

&lt;a href=&amp;quot; http://mission-speleo.over-blog.com/2020/08/la-riviere-souterraine-de-gournier-quelques-brassees-jusqu-a-la-salle-chevalier.html&amp;quot;&gt; Compte Rendu de Lucas S &lt;/a&gt;</description>
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<title>Canyon dans les Bauges</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1058</link>
<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>WE canyon dans les Bauges.

Après une longue période de disette, les beaux jours sont revenus. Nos amis les grenouilles partent donc en quête de rafraîchissement et liberté.
C?est sur les Bauges que nos 4 batraciens jettent leur dévolu, hébergés chez Dorothée, dans la ville Chambéry.

La première partie du groupe arrivera le jeudi soir et prévoira un petit canyon le vendredi matin en attendant la suite des participants. Un bien beau plan qui sera terrassé par la possibilité d?une grasse matinée. 

Finalement les 4 batraciens se rejoignirent sur le parking aval du ruisseau du Sierroz (v4 a1 II) pour un petit repas et la préparation de la nouvelle corde ! Étonnamment, cette étape simple se révéla être l?épreuve de la journée à cause des n?uds dans la corde, machiavéliquement dissimulés par une petite têtarde. Une fois la corde préparée nous partons en navette en haut du canyon. La marche d?approche est rapide mais surprenante. Le canyon peu aquatique est en réalité à sec, ce qui rend l?intégralité des pierres normalement submergées extrêmement glissantes. Nous arrivons enfin au premier obstacle et commençons le canyon (C30; C49; C7; R2; R2; R6; R2; R3; R5; C6; marche de 600m; c15; C40; C12; C6; C6; C6; C41; C6; C3; C7; C3). Les verticales de la partie haute sont jolies mais l?intégrale du canyon est décevant à cause de la marche de jonction avec la partie aval (35 minutes de marche dans un ruisseau quasiment sec, extrêmement glissant). Nous arrivons finalement à la seconde partie du canyon, plus jolie et dont le débit autorise un léger rafraîchissement. La fin du canyon est agréable et la marche de retour plutôt rapide (20 minutes). 
Le lendemain nous décidons de dédier la journée à ce que les jeunes fassent de la technique et donc nous partons pour le canyon du Reposoir (v4 a2 II). La marche d?approche est rapide mais raide (à ne pas faire en combi !) et à l?arrivée, OUF, il y a de l?eau dans le canyon. Pas besoin d?enfiler des combi qui seraient seulement imprégnées de nos transpirations. Le canyon promet d?être intéressant (R2; T2; C6; R2; R2; C5; R10; C4 grotte; R3; C8 grotte; C6; C7; C9C20; C25; R4 et C12) et de se dérouler sans encombre... Mais ce sera sans compter sur dame « sélection naturelle » qui nous réserve un magnifique tableau de nature morte (depuis environs 30 jours selon les signalements) sur un pallier entre les 2 passages en grotte. Les quelques obstacles suivants seront odorants et la qualité de l?eau douteuse. Une fois la descente terminée, le pic-nique de midi est rapidement avalé et nous mettons le cap sur le fameux canyon du pont du diable (v4 a3 III). La réputation de ce canyon le précède. Un canyon court, super encaissé, à la marche d?approche ridiculement courte et un repère à BE. La légende était vraie, en arrivant à l?entrée du canyon, nous sommes derrière un groupe et le temps de se changer un autre arrive. Le BE qui nous suivait nous a gentiment laissé passer pour éviter que nous attendions trop longtemps. Les obstacles sont peu nombreux (C7; C8; C11/saut; T7; C8/saut/T7; C3; nage) et l?équipement tellement présent que nous ne sommes jamais embêtés par le groupe qui nous précède. 
A peine le temps de se mettre en jambe que le canyon est déjà fini. Que faire ? Et bien on y retourne ! Cette fois les rôles à l?équipement sont inversés et François profite de ce second tour pour sauter un des obstacles (une simple C11 après tout c?est si anodin). La fin arrive encore plus vite que la première fois, mais cette fois pas le temps de refaire un tour, la réservation du restaurant nous attend. 
Cela ne paraissait rien, mais finalement ce restaurant fera partie des épreuves du WE (à la manière des 12 travaux d?Astérix). En effet, prendre une fondue ET une entrée au fromage un 25 Juillet, ce n?est pas la meilleure idée du monde pour être sportivement performant. Heureusement le bar à bières de la ville a su étancher notre soif et nous a permis de passer une bonne soirée avant une nuit courte et complexe (le trio fromage/alcool/chaleur n?a jamais été caution de nuit paisible).
Le lendemain, dernier jour, le réveil est pénible et lent. Il faut rassembler ses affaires et se préparer pour le dernier canyon, le Ternèze 2 (v2 a2 II). Ce canyon est plutôt court, parfait pour un dimanche matin. Après une descente un peu raide, nous arrivons à proximité du ruisseau. On se change et on suit le cours d?eau jusqu?à un « pont » qui est en fait les restes d?un ancien barrage complètement éventré par les crues successives. Le canyon (cR3; R5; C5; C14 charnière; C5; R6; R7) débute après ce pont par une descente peu agréable dans des blocs, et jusqu?à un premier rappel assez surprenant pour lequel il faut descendre entre deux blocs directement dans la cascade. Nous atterrissons dans une petite grotte très jolie contenant d?anciens arbres charriés par les crues et maintenant recouverts de calcite. L?image est superbe. La suite déroule tranquillement jusqu?à atteindre un bel encaissement à la sortie duquel nous trouvons des restes de l?ancien barrage (les crues doivent être d?une puissance phénoménale pour transporter des blocs de 2m3 sur cette distance...). La fin du canyon est très proche et c?est maintenant l?heure de remonter à la voiture. 35 minutes de marche dans des sentiers plus ou moins hasardeux et nous voilà à la voiture pour pique-niquer. 
On finit par retourner sur Chambéry pour récupérer nos affaires et quitter les lieux en prévision de revenir dans les parages pour le prochain stage canyon qui aura lieux en septembre. 

En bonus, montage vidéo réalisé par François :
&lt;iframe width=&amp;quot;480&amp;quot; height=&amp;quot;270&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/GbM2w6zIQkA&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
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<title>Berger 2020</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1061</link>
<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>On en parlait depuis le mois de janvier, l?idée d?aller au camp annuel de dépollution du Berger avait fait son chemin, nous avions même eu peut que l?évènement soit annulé à cause de la crise épidémique actuelle, mais le rassemblement est finalement maintenu. L?équipe des « Branquignoles » se regroupe mercredi 22 juillet à Bois Barbu, aux environ de Villard-de-Lans, venant de plusieurs régions (Nancy pour Sylvain et Marion, Marseille pour Vincent, Etienne et Adrien et Grasse pour Lucas et Arthur. Pourquoi ce nom ? Apparemment une connaissance des sudistes les aurait qualifiés de tels lors du début de l?organisation.

A notre arrivée, les prévisions météo viennent encore d?évoluer, de beau fixe on était passé à orageux, et le beau temps revenait. Juste l?orage de bienvenue à laisser passer et le Berger nous accueille à bras ouverts. 

Dernier préparatifs, au camp de base et l?équipe se met en route vers le parking de la Molière, point de départ de la marche d?approche, pour y passer la nuit. Il a été décidé de constituer 3 sous-groupes :
&lt;ul&gt;
  &lt;li&gt;BRANQ01 constituée de Sylvain et Vincent qui comptent ne pas perdre de temps et qui ont pour objectif de se coucher à une heure raisonnable avec pour objectif le fond.&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;BRANQ02 constituée d?Etienne et d?Arthur qui sont encore indécis quant à leur objectif. Soit le fond si la forme et les motivations sont au rdv, -640 si ce n?est pas le cas. Le but étant de suivre les BRANQ01 jusqu?à ce qu?ils aillent trop vite.&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;BRANQ03 constituée de Marion, Lucas et Adrien, qui s?arrêteront à -640 faute de condition physique suffisante.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

L?horaire de départ a également été modifié, un groupe de scientifique (dont Stéphane Jaillet fait partie) a prévu de descendre à 7h pour faire des prélèvements de sédiments au Grand Canyon. Nous pensions que cet horaire nous était réservé et que nous commencerions tous ensembles. Il est donc décidé que BRANQ01 et BRANQ02 partiront du parking de la Molière à 5h30 (levé 5h) pour pouvoir descendre avant l?équipe scientifique, BRANQ03 partirai aux alentours de 07h pour ne pas gêner ces derniers dans leur progression.

&lt;U&gt;5h&lt;/U&gt; : Le réveil sonne, les équipes BRANQ01 et 02 se lèvent, Arthur n?a dormi que 2h30, excitation, bruit des voisins, réveil en pleine nuit à cause de Vincent parti se soulager, les raisons sont nombreuses et s?accumulent, avec sa nuit précédente de 5h la forme et petite.

&lt;U&gt;5h40&lt;/U&gt; : Départ du parking de la Molière, toutes les affaires sont rangées dans les voitures et la marche d?approche débute sous les lumières de l?aube. Les équipes hésitent un peu sur l?itinéraire, personne ne connait le chemin. Sylvain était bien présent au camp l?an passé mais sa descente avait été repoussée à cause de secours en cours puis annulée à cause de la météo.

&lt;U&gt;7h&lt;/U&gt; : Les deux premières équipes descendent enfin dans le gouffre mythique. Tous les puits sont équipés en double, une corde en direct pour la descente, une fractionnée pour la remontée. Priorité aux personnes remontant évidemment, mais on n?en croisera pas dans les puits.

&lt;U&gt;7h30&lt;/U&gt; : Après avoir croisé une équipe d?autrichiens au bas du magnifique puits du Cairn et dans le méandre au prix de contorsions pas toujours évidentes (surtout pour les spéléos sortants), l?équipe BRANQ01 prend ses distances avec BRANQ02, ils ne se recroiseront que bien plus tard. L?équipement du méandre nous interroge, des passages exposés équipés en main courante succèdent à des passages du même type non-équipés, des planches en bois vermoulues sur lesquelles on ne marche que d?un pas mal assuré sont calées en travers, on a d?ailleurs raison de ne pas s?y fier vu le nombre de leurs semblables qui gisent au fond.

Au bas du puits Aldo (-256), les dimensions de la galerie principale surprennent, la galerie est large, le plafond est haut, on entend du bruit derrière nous, les scientifiques seraient-ils déjà là ? Nous n?avions pourtant pas eu l?impression de traîner? Il s?agit en fait d?Edouard, un jeune spéléo de 24 ans qui fait partie de l?organisation qui nous explique être descendu pour rééquiper le puits de l?Ouragan avant que les BRANQ01 n?y arrivent. Il partira aussi sec, n?ayant pas de temps à perdre.

Etienne et Arthur cheminent donc à travers la Grande Galerie, le lac Cadoux, le Grand Eboulis sans difficultés notables à part les nombreux ralentissements dû à la beauté et au gigantisme des galeries. 

&lt;U&gt;9h10&lt;/U&gt; : Arrivé en vue de la superbe salle des Treize et du bivouac de -500, Arthur sent que la fatigue est importante et qu?il faut s?arrêter. La décision de faire une sieste au bivouac s?impose. 1h d?arrêt, avec un café fournit par Etienne et sa légendaire cafetière spéléo et on avisera pour savoir si l?on continue ou s?il sera temps de faire demi-tour. L?heure de pause se composera de 2 siestes de 15min dans les tentes confectionnées en couvertures de survie et chauffée par les bougies perso, la phase de sieste étant interrompue en son milieu par le passage de l?équipe des scientifiques (qui a dit encore ?).

&lt;U&gt;10h10&lt;/U&gt; : Verdict. Arthur va beaucoup mieux, la sieste l?a requinqué. Les prévisions météos étant bonnes sur plusieurs jours d?affilés, l?équipe BRANQ02 décide donc de se mettre en route pour le fond après avoir laissé des affaires sèches pour le retour.

Arrivés juste avant les Couffinades, une corde remontante pend du plafond jusqu?au sol avec un bout de rubalise à son extrémité. Ayant lu que le passage des Couffinades était équipé en hauteur pour éviter de se mouiller, et que la marche d?approche était balisée avec le même genre de rubalise, Etienne s?engage. Arrivé en haut des 2 volées de 20m, dont la deuxième comporte une déviation avec un mousqueton tellement corrodé qu?il ne s?ouvre pas, des amarrages douteux et une main courante équipé en cordelette de 6 ou 7mm, tonchée à son extrémité, l?équipe BRANQ02 fait un amer constat, ce n?est pas le bon chemin, jamais un camp ne prendrait la responsabilité de faire passer des centaines de personnes sur ce genre d?équipement. C?est un détour de 45min que l?on aura fait avant de retrouver Edouard qui revient de sa pointe au puits de l?Ouragan et qui nous confirme non-seulement que ce n?est pas le bon chemin, mais aussi que c?est à ce même endroit que le jeune Félix s?était perdu l?année passée et où les secours l?avaient retrouvé. Il nous donne des nouvelles de nos camarades qui n?ont apparemment pas chômé, ils devraient être au fond et amorcer la remontée et nous rassure sur la météo qui est donnée pour bonne et stable.

Les Couffinades passent facilement, c?est beau, un peu sportif mais largement faisable. S?ensuit le réseau des Cascades et ses nombreux rappels guidés. Cette zone n?est pas rééquipée à neuf et, comment dire ?, ça se voit ! De nombreuses cordes guides sont tonchées à un point où elles ne tiennent que par quelques brins d?âme et le dernier rappel guidé réussi même cet exploit de combiner ces 2 configurations : corde guide tonchée et corde de rappel amarrée sur cette même corde guide? on serre les fesses, mais ça passe.

A la sortie du réseau des Cascades, on entend du bruit et on voit des éclairs. Un orage sous terre ? non ! Il s?agit de l?équipe des scientifiques qui prennent des photos pour illustrer le levé topo qu?ils viennent de réaliser. On s?arrête environ un quart d?heure, le temps de leurs demander des explications sur leur opération. Le but est de dater le quartz contenu dans les sédiments prélevés afin de le dater par luminescence stimulée optiquement (méthode OSL) et de le situer par rapport aux périodes de glaciation.

La descente du Grand Canyon est quelque peu glissante, les cordes présentent nous aident à ne pas partir trop vite et seront le bienvenu au retour, même dans l?état déplorable où elles sont.

A la sortie du Grand Canyon, c?est la rencontre entre les équipes BRANQ01 et 02, Sylvain et Vincent sont en pleine remontée et Vincent s?est payé le luxe d?une douche sous la dernière cascade qu?il vient de remonter. Petit point entre nous, nous les prévenons que nous comptons aller voir le fond, mais que nous prendrons le temps nécessaire et qu?un arrêt sieste et d?ores et déjà prévu à la remontée au bivouac à -500, ils nous diront quant à eux qu?ils sont allés voir la galerie du bivouac Mélusine et qu?elle fait partie des zones les plus concrétionnées qu?ils ont vu. L?équipe BRANQ01 reprendra sa remontée à un bon rythme, rattrapera l?équipe BRANQ03 à la salle des Couffinades (-680) aux alentours de 16h et finiront par sortir en même temps que l?équipe de scientifique à 22h (TPST 16h20 pour BRANQ01 et 12h pour BRANQ03)

Le puits Gaché et la Grande Cascade sont impressionnants, on se mouille un peu et on arrive à la baignoire où l?on trouve très facilement la chatière grâce aux indications de l?équipe 01. Un petit passage au-dessus de l?eau verra Arthur chuter et se mouiller jusqu?au torse, histoire de se réveiller un peu puis c?est l?arrivée à la corde menant au bivouac Mélusine, en amont du puits de l?Ouragan.

&lt;U&gt;16h&lt;/U&gt; : Pause déjeuner au bivouac Mélusine après avoir poussé un peu plus haut sur la coulée de calcite, on se répète, mais c?est très beau ! La pause repas sera suivie d?une sieste « minute » d?environ un quart d?heure, confortablement emmitouflés dans nos ponchos et chauffée par nos bougies.

Nous arrivons donc à la dernière verticale avant d?atteindre les -1000, le puits de l?Ouragan. Le « faible » débit d?eau le rend moins impressionnant que certains puits précédents, mais tout de même, que d?embruns ! La dernière ligne droite jusqu?à l?affluent -1000 est franchie allégrement, la cascade surplombant une vasque turquoise fait forte impression, nous continuons encore un peu dans le lit de la rivière avant de s?arrêter là où il nous semble devoir se mouiller pour continuer (on apprendra que l?équipe 01 aura poussé un peu plus loin).

La remontée s?amorce, on récupère des déchets au niveau de la bifurcation de Mélusine, hors de question de ne pas en remonter ! 

&lt;U&gt;19h30&lt;/U&gt; : Arrivée à la baignoire le timing donné pour la remontée sur la topo nous semble surévalué ; Cependant, nous appréhendons 2 obstacles en particulier, le réseau des Cascades et sa multitude de cordes tonchées et l?enchainement final de puits. Nous croiserons un groupe d?espagnols allant vers le fond avec qui il sera compliqué d?échanger, même en anglais.
Les galeries se suivent et s?enchaînent et Etienne commence à accuser le coup. Le réseau des Cascades se passe sans difficulté et sans se mouiller, la poulie bloqueur est une vraie aide à la remontée en lieu et place d?une poulie simple. Les Couffinades sont passées en force car on sait que l?on est proche de la sieste.

&lt;U&gt;01h&lt;/U&gt; : On arrive enfin au bivouac -500, Arthur qui appelle Etienne qui peine à l?arrière se fait répondre à l?avant en anglais, et pour cause, un groupe de spéléo anglais a décidé de passer la nuit à -500 avant d?aller le lendemain à -640 pour rebrousser chemin. En effet, le temps était donné pour menaçant et les organisateurs ont préféré restreindre la cavité à cette profondeur pour la journée.

Un repas (chaud pour Etienne) prit et des habits secs enfilés, nous nous essayons tant bien que mal de s?endormir pour reprendre des forces. A la question « A quelle heure on met le réveil ? » Etienne a répondu « Pas de réveil, on verra bien », la fatigue doit vraiment se faire sentir. Peu de temps après, l?arrivée de espagnols et leur installation nous empêchera de fermer l??il tout de suite. Les bougies chauffent la tente, mais le froid se fait toujours sentir (l?idée de garder les chaussons néop aux pieds n?était vraiment pas la bonne). On cherche la bonne position, on tente l?introduction d?une bougie sous le poncho en position allongée (Etienne le paiera de 4 trous dans son magnifique poncho ACS tout neuf), c?est la première fois que je passe une « nuit » sous terre.

&lt;U&gt;05h&lt;/U&gt; : 4h ont passées durant lesquelles on a pu manger et somnoler un peu, on a pu ainsi reprendre quelques forces mais il serait contre-productif de rester plus longtemps, le froid se fait sentir. On se remets donc en route, l?équipe avançant à un rythme hétérogène on prendra le temps nécessaire pour ne pas se séparer.

&lt;U&gt;07h&lt;/U&gt; : Arrivée en bas des puits, c?est le début du second obstacle que nous appréhendions. Nous remonterons assez lentement, mais surement en restant le plus « groupé » possible sans pour autant trop perdre de temps. Les puits sont finalement de dimensions raisonnables et les fractionnements bien appréciés et cette appréhension, comme la première, n?était finalement pas justifiée. On aura la chance de ne croiser absolument personne dans le méandre, ce qui nous permettra de ne pas avoir à faire de gymnastique désagréable.

&lt;U&gt;10h30&lt;/U&gt; : Sortie du gouffre pour l'équipe BRANQ02, TPST 27h30.

Entre le temps de se changer en partie, de ranger en partie nos affaires, de répondre à un groupe de randonneurs curieux et à un spéléo anglais venu se remémorer de vieux souvenirs, nous serons de retour au parking de la Molière à 13h30, la marche de retour ne s?étant pas spécialement faite au pas de course.
Le contact est repris avec les équipes BRANQ01 et 03 pour leurs dire que l?on est bien sorti et ils nous proposent de les rejoindre à une brasserie de Sassenage pour manger après avoir prévenu l?organisation que nous étions dehors.

&lt;U&gt;15h30&lt;/U&gt; : L?heure d?un vrai repas bien mérité.

&lt;U&gt;17h&lt;/U&gt; : Les équipes BRANQ01, 03 et Arthur iront visiter la grotte touristique des Cuves de Sassenages en profitant (sur demande à la billetterie) d?un tarif réduit pour les spéléos et Etienne en profitera pour faire une sieste.

&lt;U&gt;20h&lt;/U&gt; : Apéro ! On en profite aussi pour ramener nos déchets au camp de base, un peu plus de 4 kg pour les BRANQ02.

&lt;U&gt;23h30&lt;/U&gt; : L?ensemble de l?équipe des Branquignoles ira se coucher en profitant d?un ciel dégagé et de l?absence de pollution lumineuse pour observer la comète Neowise qui décroit en luminosité depuis déjà quelques jours.

Soyons sérieux et essayons de faire une nuit de 8h, demain y?a Gournier !

&lt;a href=&amp;quot; http://mission-speleo.over-blog.com/2020/08/le-legendaire-gouffre-berger-descente-jusqu-a-680-m.html &amp;quot;&gt; Compte Rendu de Lucas pour l?équipe BRANQ03 &lt;/a&gt;

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/56MDtjonZOs&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
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<title>Plouf dans le 06</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1068</link>
<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Me voilà de nouveau en chemin de bon matin (à la suite de la session spéléo en Chartreuse) pour, cette fois-ci, aller voir Arthur qui profite de son séjour familial du côté de Grasse pour aller faire plouf un petit coup dans les canyons du 06.
 
Rendez-vous est donné sur le coup des 9h chez lui (mention spéciale j?aime mon réveil) pour charger la voiture et aller dans le canyon de la Siagne de la Pare. C?est pas trop loin, et ça semble adapté pour une petite initiation de Gaëtan, le frère d?Arthur. Un check météo avant de partir donne un risque d?orage sur la fin de la journée, jusque là ça passe.
On emprunte la route Napoléon (il est vraiment passé partout ce Napoléon) pour monter à Escragnolles. De là, descente dans un vallon en passant par les Gras (dédicace :) pour atteindre le parking.

Voiture garée, sacs sur le dos, on s?engage sur le chemin qui mène au départ du canyon. Arrivés à un ancien &amp;quot;téléphérique&amp;quot;, on descend sur la droite pour prendre le canyon dans son départ le plus amont et, après la séance traditionnelle de contorsions pour enfiler les combi néop, c?est partit !
Une première petite désescalade suivi d?un saut pour se rafraichir, un peu de marche et on arrive à un premier rappel, au niveau d?un captage qui capte autant qu?une résurgence est une perte? Comme le captage crache en rive gauche et en rive droite, le débit qui coule dans le canyon s?en ressent?
Vient une belle cascade sur du tuff que l?on descend par la droite en rappel, et de nouveau de la marche. On arrive alors au début classique du canyon.

Le torrent serpente gentiment dans le fond du vallon. Une évaluation du débit donne plusieurs centaines de litres à la seconde? ce qui, associé au temps qui se couvre indiquant de l?orage de manière anticipée et au fait que Gaëtan est en initiation, nous fait prendre la décision de s?échapper avant de tirer les premiers rappels et de ne plus pouvoir faire demi-tour.
On utilise une belle trace de sanglier presque droit dans la pente et on rejoint un sentier en hauteur qui pourra nous mener jusque vers la voiture. Au passage, on essuie une belle petite averse orageuse sur la marche de retour? Tout nous indique que l?échappatoire était la bonne idée !
Viens alors la recherche désespérée d?un troque pour manger, et on finira au Relais Impérial (qui, non, n?est pas un resto chinois), comme derniers clients du resto avant la fermeture. Après tous ces efforts, la sieste sera fort appréciée.
 
Le lendemain, grattage de tête pour choisir un nouveau canyon qui n?aurait pas été trop affecté par les gros orages de la veille au soir (beaucoup d?indications d?orages de fin de journée sur DC). On se décide finalement pour l?Imberguet, côté vallée de la Vésubie.
Arrivés à Nice, on remarque que le Var a une très belle couleur marron merdouillasse? ce qui nous conforte dans l?option d?un canyon à petit bassin versant et qui était déjà en voie d?assèchement. Arrivé au niveau de la Vésubie, cette dernière est limpide? Finalement les orages n?auraient impactés que le bassin du haut Var?

On gare la voiture en face du débouché de l?Imberguet et on se fait la navette à pied. C?est partit pour un petit 40 minutes de montée, en passant dans un tunnel routier, gilet jaune d?office pour éviter de trop se faire renverser !
La première centaine de mètre dans le canyon se parcours sur le côté pour éviter de pâturer dans le lit du ruisseau et de nuire aux écrevisses à pattes blanches qui y vivent. On en voit aucuns...
Une fois la portion de marche passée, on se régale entre rappels, toboggans et sauts dans un canyon esthétique avec un tout petit débit, et bien faible par rapport à ce que l?on avait envisagé. Toujours aussi beau ce canyon :)

Sur la fin, on rattrape un groupe de 3 isérois. Dire que l?un d?entre eux habite en face de la belle série de canyons qui s?égrènent entre le Versoud et les Ecouges, quelle chance !!! De leur côté, ils ont pris l?option navette à pied aussi, mais en laissant la voiture en haut. Comme on prévoit de faire un « pèlerinage » pour un shooting souvenir devant les panneaux d?entrée et de sortie du village de Duranus (?) on en profite pour remonter l?un d?eux à leur voiture.
 
Rendez-vous est pris pour une prochaine session dès qu?Arthur redescendra par ici.
 
Sylvain

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<title>Aven du petit Renard à Mobylette</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1056</link>
<pubDate>Sat, 11 Jul 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Profitant d?un séjour chez sa famille dans le sud avant de se rendre au camp du Berger dans le Vercors, Arthur a trouvé des camarades pour se dégourdir les pattes sous terre.

Au programme, le réseau 2 du Calernaüm, une belle sortie donnée pour 12h sur le plateau de Calern à proximité de Caussols?
Sauf qu?au dernier moment le médecin déconseille à Lucas de trop forcer sur son épaule car il lui a diagnostiqué une sub-luxation. L?objectif principal étant le Berger à la fin du mois, il est en effet plus sage de revoir l?objectif à la baisse et c?est donc vers le Gouffre du Petit Renard à Mobylette, sur la commune de St-Vallier-de-Thiey que nous jetons notre dévolu. Une petite sortie de 4h dans une grotte qui peut servir à faire des initiations.
Lucas récupère Vincent qui est logé pour l?occasion chez sa s?ur (détail important, on en reparlera plus tard) et passe chercher Arthur avant de se rendre à St-Vallier-de-Thiey.

Après une pénible marche d?approche d?environ 5 min, on se retrouve devant la grille qui ferme l?entrée du trou il est 16h. Arthur se mets donc à équiper la cavité, les verticales s?enchainent, on perd du temps à chercher un spit dont Lucas parle à mi-hauteur du P68 et que l?on ne retrouvera pas et on arrive enfin au bas de la première série de verticales.
Quelques passages un poil étroit et on rencontre l?eau qui coule dans des gours limpides et où on apercevra un timide Nyphargus qui partira rapidement se cacher. Lucas profitera de sa taille d?enfant pour aller voir ce qui se cache derrière une étroiture un peu trop étroite pour Arthur et Vincent et apparemment ça valait le détour.

L?arrivée en tête du P30 est assez intime, la main courante n?est finalement pas de trop puisqu?on débouche quasi en plafond d?une vaste salle. La descente est assez impressionante, on ne s?attendait pas à ça dans une cavité que l?on pensait d?initiation. La longueur de corde corde est suffisante pour toucher le fond et après interrogation, nous n?irons pas voir le siphon, la topo comme la galerie n?étant pas franchement engageante.
On remonte un peu en escalade et nous découvrons une salle avec de magnifiques concrétions, tantôt blanche, tantôt jaune et parfois contrastées par de l?argile.
Une corde en fixe de l?autre côté de la salle nous fait de l??il. Selon Lucas, c?est là que se trouve la plus belle partie de la grotte. Arthur se lance donc dans l?ascension de ce qui s?avérera être un plan incliné de boue et se retrouve en haut lesté de 3kg à chaque pied. Arrivé dans la salle, c?est la surprise ! Rien que des concrétions boueuses et un mur, certes très beau mais ne rivalisant pas avec ce que l?on a pu voir de l?autre côté de la salle. On pense d?abord à une blague que l?on aurait fait à Lucas, mais celui-ci se rendra compte, une fois revenu à la voiture, qu?il a confondu les côtés sur la topo et que la belle partie était bien celle que l?on avait faite juste avant.

La remontée s?amorce donc à 19h (on a passé plus de temps que prévu à prendre photos et vidéos, la grotte étant vraiment beaucoup plus belle que ce à quoi l?on s?attendait) et on sortira aux alentours de 21h30, une demi-heure avant l?heure limite que l?on avait donné à nos contacts. Arrivés à la voiture, Vincent s?étonne d?avoir beaucoup d?appels manqués, dont certains de numéros qu?il ne connait pas. C?est là que le détail du début du récit prend son importance, sa s?ur d?un naturel très inquiet a contacté le spéléo-secours du 06 et l?appel manqué est celui du CT. Nous le rassurons donc et il nous confirme que nous venons de presque croiser quelqu?un qui s?est rendu à l?entrée du trou.

La morale est qu?il faudra bien veiller à ce que nos proches soient au fait des procédures à suivre pour le déclenchement des secours. Ici le numéro contacté était heureusement le bon (on ne sait pas comment auraient pu réagir les pompiers), mais l?alerte a été donnée bien avant l?heure limite et a mobilisée au moins 2 personnes.
Nous finirons par rentrer dans le brouillard pour se donner rendez-vous au plus tard dans une dizaine de jour pour un départ vers le Berger.

TPST 4h30

Participants : Arthur P, Lucas S (ex-USAN, actuellement GST et en transition vers les SophiTaupes), Vincent B (CAF Marseille)

&lt;a href=&amp;quot; https://congres2015.ffspeleo.fr/pdf/FichePetitRenard.pdf &amp;quot;&gt; Fiche descriptive &lt;/a&gt; 
&lt;a href=&amp;quot; http://mission-speleo.over-blog.com/2020/07/aven-du-petit-renard-a-mobylette.html &amp;quot;&gt; Compte Rendu de Lucas &lt;/a&gt;
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/XZQoPfKhNrY&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

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<title>La Dent de Crolles :)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1059</link>
<pubDate>Sat, 11 Jul 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Suite à un message de Jean sur la liste club, promettant monts et merveilles dans les grottes de la Chartreuse, et de la Dent de Crolles en particulier, l?idée me vient de me joindre au groupe en formation. D?une part ça fera faire des grottes un peu différentes de celles du sud, et surtout ça permettra de revoir des nordistes.

Bref, tout s?organise, et on se donne rendez-vous le samedi matin pour une session rando, histoire de préparer les mollets au Pré qui Tue, passage obligé pour toute incartade sur la Dent de Crolles.

Mon ami le réveil se distingue un peu (trop) tôt, mais c?est pour la bonne cause, et pour arriver à 9h au camping? Le temps est magnifique (c?est normal, c?est le sud) jusqu?au passage du col de la Croix Haute. A partir de là, le soleil disparait derrière une couche cotonneuse qui cache le soleil et fait tomber des trucs mouillés ? le nord quoi !
Au final, il fait plus froid une fois arrivé au camping que 3h30 plus tôt et je sors la doudoune pour prendre le café. Jean nous fait la surprise d?arriver en même temps au camping, son réveil a sonné encore plus tôt que le mien ! De ce fait, il ne se joint pas à nous pour la ballade du jour, et s?oriente vers une session sieste + courses.

De notre côté Elise, Lucie, Clément et moi chaussons les chaussures de marche et direction la Grande Chartreuse pour aller voir ce qu?il y a à voir au sommet du Grand Som. La montée est fraiche et humide (et parfois raide). On en profite pour récolter quelques fraises des bois pour se donner du courage. Malheureusement, le temps ne se découvre pas assez pour nous donner la vue attendue au sommet, tout juste les nuages s?écartent ils assez pour que l?on aperçoive le monastère plus bas dans la vallée. Redescente tranquille à coup de fraises des bois de nouveau, et passage à la boutique des chartreux pour repartir avec un peu d?eau verte revigorante. Le soir est consacré à la préparation d?un petit BBQ.

Le lendemain, on fait la dépose de la voiture du bas avec Jean pendant que les autres préparent les sandwichs et le matos collectif. Puis c?est la montée au Col du Coq. Un peu chargés, avec nos kits, casques et/ou cordes qui dépassent et bottes au pied, notre groupe déteint un peu parmi les randonneurs et les traileurs habillés de fluo? La montée au trou du Glaz se fait dans les temps impartis et l?air frais qui sort du porche est agréable.

De nouveau, nous faisons un peu l?attraction en enfilant nos habits de lumière et en nous lançant dans notre traversée. On croise juste avant les premiers puits de la Lanterne un petit groupe mené par un BE qui vont faire un tour dans la Dent.
Une fois le premier rappel tiré, ça enchaine rapidement et on se promène en profitant de la grotte. Courte pause repas avant le P36 et on reprend la progression. Cette traversée est bien sympa et variée. Après le passage dans le méandre, on apprécie les grands espaces des Champs Elysées. Certains apprécient un peu moins la galerie des Tritons, où l'on progresse un pied de chaque côté, les fesses au-dessus du vide d?un beau surcreusement.

Quelques beaux puits sont ignorés pour enfin arriver à une partie un peu surbaissée, qui mène au puits Pierre et son bel écho. S?ensuit le réseau sanguin et les passages de nage dans les cailloux, bien ventilé par le courant d?air intense, en mode soufflerie dans les parties les plus étroites. Notre ramping nous permet de faire de la biospéléologie et de bien voir quelques coléoptères &lt;i&gt;Iserus xambeui&lt;/i&gt; qui déambulent nonchalamment entre les cailloux.

Au débouché vers le Guiers Mort, on se prend un coup de chaud (il n?y a plus ce petit rafraichissement par le courant d?air), avant de se prendre de nouveau coup de chaud à la sortie vers l?extérieure. Le Guiers Mort est toujours aussi splendide, d?autant qu?il fait grand beau à l?extérieur.
Descente vers la voiture et resto du camping complètent notre journée. Au menu, &amp;quot;salade&amp;quot; (avec diots, saucisson, terrine, ?) et ravioles au bleu ou aux cèpes, le tout agrémenté de bière locale, avec finition sur note sucrée à base de glace à la chartreuse ou de gâteau aux noix. Miam !!

C?en est fini pour moi, retour vers le sud (et de nouvelles aventures le lendemain). Pour ceux qui restent, ce sera ballade à Chamchaude le Lundi. Environ 750 m de dénivelé depuis le col de porte. Jean accompagne Lucie, Elise et Clément sur la moitié de la balade, puis rentre se reposer après le pic nic. La vue cette fois-ci dégagée est splendide: Grenoble, le Vercors, Belledone, toute la Chartreuse dont la dent de Crolles.

Le dernier jour est traditionnellement dévoué au lavage du matériel sur le bord d?un ruisseau entre le camping de la Martinière et Saint-Pierre-de-Chartreuse. Technique &amp;quot;ancestrale&amp;quot; de lavage de corde enseignée par Jean : à trois, un qui tient la corde dans l?eau, un qui tire deux longueurs et l?autre de l?autre côté qui la tire une longueur dans l?autre sens, ça permet de passer la corde 3 fois au lieu d?une. Pic nic de luxe avec même une petite bière de la buvette de l'autre côté du ruisseau.

Encore un bien beau weekend !

Sylvain</description>
</item>

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<title>Neuvon post-confinement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1062</link>
<pubDate>Sat, 27 Jun 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L?idée d?aller au Neuvon travaillait Sylvain depuis un moment lui qui, natif de la région et ayant découvert la spéléo à Marseille, n?avait pas connaissance du potentiel karstique de la Bourgogne avant d?arriver à ABIMES.

Une sortie au fond du Neuvon avait été programmée plus tôt dans l?année et avait dû être annulée à cause du confinement, c?est donc naturellement qu?une excursion dans cette grotte a été programmée dès que les conditions se sont assouplies.

Les préconisations de la FFS ne nous autorisaient d?ailleurs qu?à une sortie non loin des puits d?entrée. L?objectif étant de faire une « longue » sortie (entre 15h et 20h), nous avions accepté cette contrainte quitte à tourner en rond et à explorer tous les diverticules proches de la salle de la Cathédrale, mais nous espérions de tout notre c?ur que ces conditions s?assoupliraient encore, ce fut le cas le jour de notre arrivée à Dijon.

Arthur a pris le train en direction de Dijon à partir de la gare de Paris-Bercy tandis que Sylvain et Marion arrivent de Nancy. Le groupe se retrouve aux alentours de 21h à la gare de Dijon, passe poser ses affaires au gîte loué pour l?occasion à Plombière-lès-Dijon puis Arthur et Sylvain partent équiper les puits d?accès pour prendre de l?avance sur la sortie du lendemain.

Arrivée à la Porte des Etoiles 22h00, Arthur équipe sans trop de difficulté, mais en prenant le temps d?essayer de faire quelque chose de confortable. Sortis du trou vers 00h30, on part se coucher sans demander notre reste.

Samedi matin réveil à 6h, petit déjeuner au gîte avec la charmante dame qui nous héberge et départ pour le Neuvon (la route n?est pas trop longue, environ 5min jusqu?au parking quand on ne se trompe pas de chemin). On fait un portage des affaires jusqu?à la ferme et Sylvain redescend garer la voiture. Lorsqu?il nous rejoint, nous somme en grande discussion avec des riverains habitants dans des yourtes à proximité et qui ont l?air très intéressés par la grotte, nous leurs conseillons donc de prendre tous les renseignements sur le site très complet du &lt;a href=&amp;quot; http://neuvon.cds21.org/&amp;quot;&gt; CDS21&lt;/a&gt;.

Aux environs de 08h30 nous nous engageons dans les puits, sans oublier de laisser 3 bières au frais à environ 3m sous la trappe. Les puits sont rapidement descendus et nous nous dirigeons au sud afin d?admirer les fameuses griffades d?ours et la barrière de concrétions qui ferme la grotte à cette extrémité.

Demi-tour et on se dirige vers le réseau amont avec pour objectif le boyau du Fakir, on arrive bientôt à la galerie de l?As de Pique, puis à l?Avalanche sans rencontrer de difficultés.

Arthur qui est déjà venu 2 fois reconnais l?endroit où il s?était arrêté la première fois, juste avant la salle du Putsch. Il se rappellera beaucoup moins bien de la suite, sa deuxième visite ayant été faite au pas de course à l?occasion du portage pour la plongée du siphon amont par Xis.

Pause déjeuner avec des pâtés lorrains (chers aux c?ur des membres de l?USAN) à la salle du Putsch et on s?engage dans la galerie pleine de chailles menant au réseau de la Porcelaine. Nettoyage obligatoire pour retirer la boue de l?équipement avant de s?engager dans la Porcelaine et on arrive à la salle de la Cascade. C?est juste après que les choses se compliquent, l?équipe aura un peu de mal à se repérer sur la topo avant l?arrivée à la galerie des Prédateurs et tournera en rond, assez bêtement il faut le dire, en revenant par le pont de pierre sous lequel ils venaient de passer.

Comme dit précédemment, la deuxième venue d?Arthur au Neuvon ne lui avait pas laissé de souvenirs fiables car c?est avec étonnement qu?il redécouvrira la splendide galerie des Prédateurs et ses concrétions. L?équipe prendra son temps à un tel point pour en profiter que la galerie semblera bien plus longue à l?aller qu?au retour.

Arrivé à notre objectif du Fakir, Sylvain et Marion s?enfileront dans le boyau pour aller jeter un coup d??il de l?autre côté tandis qu?Arthur restera au bivouac par pure flemme (Plus tard Sylvain qualifiera même cette pause de « sieste d?entrainement pour le Berger »).

Le trajet de retour se fera facilement, sans se perdre et sans traîner, la Cascade aidant à se nettoyer plus rapidement pour passer la Porcelaine que le seau de l?autre côté. Seconde pause repas à la salle du Putsch, suivie d?un détour en haut de la cheminée qui se situe plus ou moins au milieu de la salle et qui est équipée d?une corde neuve. Ça queute, mais la cheminée est belle.

Passé les 2 virages suivants à 90°, Arthur descend dans la rivière à la recherche du passage vers le boyau des billes (qui fait partie également des objectifs de la sortie) tandis que Sylvain et Marion continuent dans la grande galerie au-dessus. Le passage si situe un peu plus loin, mais il est à noter pour la prochaine fois que l?on chemine bien plus rapidement dans la rivière que dans l?éboulis du dessus.

Arrivés au fameux passage, on se rends compte que l?on aurait peut-être dû prendre les conseils de Jef au sérieux et s?équiper d?un bas de combi néoprène ou d?un canot. En effet, le bassin défendant l?accès au boyau des billes ne peut se passer qu?au prix de se mouiller quasi intégralement?

C?est dommage car cette eau turquoise et transparente, ainsi que les noms de galeries du réseau aval donnent envie ! La prochaine fois que l?on viendra, on pensera à prendre l?équipement adapté !

On ira même voir l?autre côté du bassin, accessible par un autre passage, mais le constat est le même?

La beauté du siphon juste à côté nous réconfortera un peu et nous nous dirigerons donc vers le prochain objectif de la sortie, l?affluent de l?Oasis.
Arthur est déjà venu dans cet affluent, et pour cause, une mauvaise orientation lors de sa première sortie au Neuvon qui avait fait préférer à son groupe ce petit affluent plutôt que la galerie de l?As de Pique?

La galerie est belle, large au début puis nécessite de passer en oppo avant d?arriver au siphon, mais sa beauté ne tient pas la comparaison par rapport à ce que l?on a pu voir ailleurs dans la grotte et nous ferons demi-tour vers la Cathédrale sans trop nous faire prier.

La remontée des puits sera assez lente pour Marion qui commence à fatiguer et qui préfère prendre son temps plutôt que de s?emmêler les pinceaux. Sylvain fermera la marche et déséquipera tandis qu?Arthur sortira en premier et ira chercher la voiture pour la rapprocher et éviter au reste de l?équipe une pénible marche de retour avant de revenir trinquer avec ses camarades.
TPST 16h20

Retour chacun dans sa contrée le lendemain, plutôt contents d?avoir pris le temps de profiter de cette cavité pour Arthur et de l?avoir découverte pour Marion et Sylvain.

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Participants :
Sylvain L, Marion M (USAN), Arthur P</description>
</item>

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<title>Carrières de Caumont</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1057</link>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ matinal pour rejoindre Yves à Caumont, non loin de la Seine. L?entrée se fait par la carrière des Maquisards, un immense cavage dans une falaise de craie blanche typique des boucles de la Seine. Après un premier passage bas, on rejoint l?ancienne champignonnière où on peut se changer dans un baraquement grand luxe. On part pour une première boucle, passant à l?aller par une ancienne usine souterraine, qui servait à fabriquer de l?oxygène liquide pendant l?occupation allemande. On passe ensuite de la carrière au réseau naturel : la grotte de la Jacqueline. Après la Galerie Martel, le groupe se sépare en deux pour progresser, une équipe se dirige vers la salle du lac (le point le plus bas) pendant que l?autre se faufile dans la galerie du Camping Club de France et ses outils de désob toujours en place dans la glaise. Le retour se fait par le passage de la boîte aux lettres, puis par un méandre équipé en fixe.

On savoure un pique-nique en plein air, ponctué par diverses anecdotes sur l?histoire de la carrière et de son ouverture (ou non) aux spéléos.

L?après-midi, direction le lac des 10 échos, qui porte bien son nom : on n?en voit pas le bout et nos cris de bestioles souterraines résonnent longtemps. Ensuite, direction la rivière des robots, avec un petit détour ambiance étroite et escalade pour aller voir le puits René, qu?on ne peut pas remonter car la drisse  s?est fait la malle.
On continue donc dans la rivière, la galerie s?abaisse jusqu?à ce que ?on se retrouve à genoux puis à quatre pattes dans l?eau. Quelques salles plus ou moins sèches permettent de se relever, certaines sont terrassées pour y bivouaquer. On remonte jusqu?au siphon amont, où certains se baignent jusqu?au cou. On ressort péniblement de cette rivière pour retourner se baigner, dans un lac de la carrière. On presse un peu le pas pour sortir de la carrière, se mettre au sec et savourer une bière sur le parking. Retour à Paris vers 21h30.

Elise

*****

Déconfinement en galerie confinée

Deux semaines après la reprise des activités spéléo, les règles sanitaires du déconfinement progressif et une suggestion de Jef nous font choisir Caumont, une carrière recoupée par une rivière souterraine naturelle.

Départ donc le samedi matin à 8 h de Vanves avec la voiture vanvéenne. La team des Roses nous rejoindra directement sur place à 10 h. Sur le parking, nous sommes tous contents de nous retrouver, et excités à l?idée de retourner sous terre après ces 2 mois d?arrêt. Nous prenons nos affaires, nos EPI, nos kits, et direction l?entrée de la carrière des Maquisards. Nous marchons un bref temps dans la carrière, jusqu?à la « chaufferie » dans laquelle nous enfilons nos combinaisons et nos baudriers. Pas besoin de quincaillerie pour cette matinée, juste de nos longes et notre bonne humeur ! Au programme : la Jacqueline. Petite reprise sympa dans ce réseau, quoiqu?un peu boueux, quoique la suite fut pire ! Le chemin de l?aller, la galerie Martel, ne présente aucune difficulté jusqu?à la salle de la couronne. Là, nous décidons de séparer le groupe en deux : une partie ira en direction d?un lac à la fin d?un dédale, l?autre crapahutera dans la galerie du Camping-Club de France (ce nom nous a arraché un petit rire à chacun, mais la galerie n?a juste que le nom de ses découvreurs). Je fais partie du groupe qui ira à la salle du lac en premier. La galerie est un vrai dédale, nous nous retrouvons en hésitation au niveau de plusieurs croisements, et après une progression mi-rampée, mi quatre-pattes, nous arrivons enfin au lac à l?eau limpide, splendide. Après quelques photos, en prenant garde à laisser l?eau bien claire pour le groupe suivant, il est déjà temps de faire demi-tour. Au retour, c?est encore les mêmes difficultés de repérage à cause du nombre de chemins obscurs et inexplorés. Nous parvenons finalement à retrouver la salle, l?autre groupe et nous échangeons. Pour rejoindre la galerie du CCdF, il faut s?engouffrer dans un trou au beau milieu de la salle. Au bout de la galerie, petite déception : rien. Rien que de la boue, et quelques vieux outils de désob laissés là par des spéléo. Nous remontons donc dans la salle de la couronne où l?autre groupe ne tardera pas à nous rejoindre.

Pour le retour, nous nous amusons, un par un, à passer par « la boite aux lettres », une belle étroiture dont l?entrée se trouve en haut de la salle. Jef nous attendait à la sortie pour nous mitrailler avec son appareil photo, dans des positions loin d?être avantageuses. C?est passé « comme une lettre à la poste » ! Pour varier un peu de l?aller, direction les méandres où une belle opposition nous attendait, avec de l?eau au fond.

Retour dans la carrière, il est temps de manger (il fait faim !). Pour le pique-nique, nous décidons de sortir dehors, au niveau de l?ancienne entrée de la carrière. Yves avait ramené une bouteille de rouge pour fêter la première sortie post-confinement, que nous partageâmes gaiement, tout en écoutant ses anecdotes.

Au programme pour cet après-midi : l?usine Allemande, le lac aux 10 échos et la rivière des Robots.
L?usine Allemande était active pendant la seconde guerre mondiale, pour fabriquer de l?oxygène liquide. Yves nous raconte qu?une ligne de chemin de fer reliait l?usine à l?extérieur, en atteste le plafond de la carrière, noirci par le vieux diesel des locomotives. Après avoir visité le rez-de-chaussée et les emplacements des anciennes roues et machines, nous montons à l?étage pour découvrir l?ancienne salle de contrôle et ses multiples trous au plancher pour le passage des câbles. 
Ensuite, nous restons encore un peu dans la carrière pour découvrir le lac des 10 échos : un lac très allongé dans une galerie assez longue. Nous approchons en silence, et arrivés devant le lac, Yves pousse un grand cri. Presque 10 secondes d?écho, qui se répercute sur toutes les parois, jusqu?au bout de la galerie. Impressionnant.
La suite se passe dans le lit de la rivière Blanche. Au début, la progression se fait dans un petit boyau, étroit et boueux. Nous nous arrêtons quelques instants pour aller voir si l?installation d?une corde est possible dans le puit René. Pour atteindre le puit, nous devons tout d?abord passer dans une serrure (passage qui fut plutôt laborieux pour certains, ultra facile pour d?autres), puis enchaîner avec une escalade glisseuse (un mélange entre glissante et glaiseuse). Arrivés au pied du puit, c?est la frustration : la drisse qui permet de monter la corde en haut du puit a été remontée. Nous ne ferons pas de manip de corde aujourd?hui, dommage ! Retour dans la galerie principale pour continuer la progression.
Au départ, nous avons les pieds dans l?eau, puis les genoux. Puis la galerie se rétrécie et le plafond, bas, nous oblige finalement à marcher à quatre pattes dans l?eau. Au bout du tunnel, la lumière... Non, juste la voûte mouillante qui clapote devant nous. Demi-tour.
Le retour fut ponctué de lancers de projectiles glaiseux, pour égayer un peu la progression. Nous sommes ressortis marrons de la tête aux pieds ! La galerie des Robots tient donc bien son nom.
De retour dans la carrière, nous nous lavons dans un lac, puis nous rentrons à la chaufferie pour nous changer. 
Fin de la journée, retour aux voitures, on se congédie autour d?une bonne bière et chacun retourne chez soi.

Romane

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</item>

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<title>2ème session (2020) au Trou du Lapin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1053</link>
<pubDate>Sun, 07 Jun 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après un CR de la première session de travail au trou du Lapin, Clément réussi à motiver Arthur pour aller se rouler dans la boue dans les « profondeurs » du 77.
Après un échange de SMS assez incohérent la veille au soir avec Lucie (une sombre histoire de paté Hennaf et de bières ?), notre trésorière adorée finit logiquement par se décommander au petit matin et laisse donc Clément et Arthur seuls pour cette désob.

Arrivée à 10h30, Clément fait le tour du propriétaire à Arthur, on se change et c?est parti pour la première session en rotation. 7 seaux, puis 8 seaux, ça s?élargit enfin, on a moins mal au dos.
Pause déjeuner suivie d?une reconnaissance des environs où on remarque des affaissements dans l?axe Gouffre du Réveillon ? Trou du Lapin, le premier à 20m, le second à 200m. Ça nous donne envie de penser qu?une rivière soutire ça et qu?une suite prometteuse nous attend.
On reprend le boulot, 10 seaux, puis encore 10, on déterre un emballage de crêpes Wahou. Commercialisée sous ce nom &lt;a href=&amp;quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%AApes_Whaou&amp;quot;&gt; la première fois en 1988&lt;/a&gt;, la terre de remblai que l?on extrait doit être au maximum âgée de 32ans, on commence à se prendre pour des archéologues modernes.
On enlève beaucoup de branches, de tailles parfois assez importantes, il faudra songer à nettoyer le cours du ruisseau une prochaine fois. Parfois une odeur de décomposition nous assaille les narines, le doux fumet persistant quelques longues minutes grâce à l?absence de courant d?air. Clément tombe sur quelques os, possiblement un renard mais difficile de trancher.
Dernier roulement, on s?arrête après 10 seaux, ? puis finalement quelque chose sonne creux. Une bouteille en plastique ? Non, c?est trop gros ? Arthur décide de persévérer un peu plus pour en avoir le c?ur net (et peut-être trouver un indice sur la vitesse de colmatage). 2 seaux plus tard, c?est un seau de désob que l?on extrait (plein lui aussi). Ce qui monte le total de la journée à un score honorable de 48 seaux.
La cavité et maintenant surcreusée d?environ 1m. On suit toujours les parois et on se dit que le jeu en vaut peut-être la chandelle si l?on poursuit un effort constant, la présence du seau sous cette épaisseur de terre n?augurant rien de bon. 

S?ensuit une session nettoyage de matériel dans le &lt;a href=&amp;quot; https://fr.wikipedia.org/wiki/Durteint &amp;quot;&gt; Durteint &lt;/a&gt;, une petite rivière qui doit son nom au passé de Provins et à sa production de draps teints.
Une petite bière sous les remparts de Provins et on repart en direction de Paris. La proximité de ce chantier et l?espoir de trouver un réseau à dominante horizontale devrait en motiver plus d?un à aller passer un moment à creuser accroupi dans la boue !

Informations prises après coup, il semblerait qu?un certain Louis du SCP, bien connu d?ABIMES et déjà présent au début du chantier en 2011 n?ai pas suspendu ses efforts (l?échelle présente étant de son fait) et compte bien continuer la désob. Après discussion par mail, puis par téléphone, il nous confirmera que c?est bien son seau que l?on a retrouvé et que le trou s?est donc comblé d?environ 2m de haut en un an et demi (date de sa dernière session sur le chantier). Il est donc décidé de lui restituer son seau lorsque l?occasion se présentera et d?unir nos efforts pour de prochaines sessions !</description>
</item>

<item>
<title>Un futur -1000 (cm) en Ile de France !</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1049</link>
<pubDate>Sat, 30 May 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après un confinement bien respecté, il était temps de mettre à profit nos divers entraînements pour le monde de la spéléologie. Problème, nous devions encore rester dans la zone des 100 km autour de chez nous, alors le choix des activités a été vite fait? Nous allions reprendre la désob du trou du Lapin, dans la commune de Chenoise (77).

Ce gouffre avait été exploré par les membres d'ABIMES (dernière visite en 2012) et c?était une exploration avec arrêt sur rien ! Alors pas un arrêt sur rien genre «  on a plus le temps, il faut remonter » non, rien du genre « Bord*l, il n?y a rien dans ce trou, commençons à creuser ». Quelques années plus tard donc, nous avons repris sur cette volonté de désobstruer ce trou. Difficile de savoir si d'autres spéléo d'autres clubs sont passés par là depuis.

Le gouffre d?origine appelé du « réveillon » est comblé par les remplissages terreux. Par contre le trou du Lapin semble maintenant plus régulièrement fréquenté par les eaux. L?entrée est assez spacieuse, mais au pied d?une échelle fixe on arrive presque aussitôt à un colmatage total (glaise et des déchets végétaux). De nombreux branchages encombrent l?entrée, cependant nous ne détectons pas de traces d?ennoiement total.

Nous arrivons donc sur place vers 10:30, et commençons notre travail. Pendant que certain-e-s creusent dans le fond du trou (un -5m pour le moment), d?autre élaguent, nettoient l?entrée du gouffre et installent un support pour poser une poulie d?aide à remonter les seaux de colmatage. 

6 heures plus tard, l?équipe valeureuse aura sorti 42 seaux de glaise, joliment organisés en pâtés (ce qui fait tout de même 1,05 m³ de merde), ce qui occasionnera un surbaissement du sol de la galerie de 60 cm. Chose très encourageante, la zone creusée semble s?élargir et quelques petits vides le long des parois indiquent un changement de profil de la galerie.

La fin de l?après midi se fera avec une bière à la main dans la ville de Provins.

Un beau samedi à seulement 1h10 d'Issy-les-Moulineaux. Que d'arguments pour revenir</description>
</item>

<item>
<title>Entraînement au viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1050</link>
<pubDate>Tue, 26 May 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>On se retrouve vers 17h30 au viaduc des Fauvettes pour une soirée manip de corde et révision d'équipement. Il y a de nombreux grimpeurs et cordistes qui profitent aussi de ce haut lieu des activités sur corde en Île-de-France, mais il reste un peu de place pour des spéléo - et à l'ombre en plus !  
Elise équipe un puits à droite du tablier, et sur le côté gauche Clément installe une longue vire pendant que Jean-Paul équipe un puits ainsi qu'un parapluie belge. La soirée avance, toujours pas de traces de Gaëtan qui devait nous rejoindre à 18h30. L'appel de la sieste aura été le plus fort. 
On se balade ensuite un peu sur les équipements des autres, ça fait du bien de pouvoir remonter plus de 2 mètres sur corde sans se manger le balcon du voisin du dessus ! 
On croise ensuite Eric et Anne-Françoise, co-fondateur et fondatrice d'Abimes, qui habitent non loin. Tout le monde admire Elise progressant dans le parapluie belge avec une efficacité teintée d'élégance (on se demande bien qui écrit ce compte-rendu...) puis on déséquipe tout ça et on savoure un pique-nique bien mérité aux dernières lueurs du jours.</description>
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<title>Bunker de Meudon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1048</link>
<pubDate>Fri, 22 May 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En accord avec les recommandations de la FFS, il nous a paru possible d?organiser une petite sortie d?entrainement, en nombre limité et selon le respect des gestes barrières. La proposition a ainsi été limitée aux membres du bureau et le lieu choisi, le « bunker » de Meudon (voir site du club), dans la limite des 100 km. Bunker entre guillemets, car il s?agit plutôt d?un réceptacle de tir, là où les balles s?écrasent, comme le montre les nombreux trous dans le béton creusés par les balles.

Deux membres de la même famille, Cat et Jef, ont préparé le matériel au club. Trois voitures ont été utilisées, une pour la famille Xis, une pour Cat et Jef et une pour JPC. Sur place, salutations distancées. Le vent a soufflé fort ce jour-là (Météo France a annoncé des rafales à 45 km/h) et a bien dispersé les éventuels miasmes qui se seraient éventuellement accrochés à nos basques. 

Emeric et Xis ont équipé les vires et la poutre. Xis et JPC ont complété pour la tyrolienne. Chacun a pu se tester à son gré sur les divers parcours, éprouvant sa capacité à progresser en vire horizontale avec appui sur mur ou sans rien, plein vide sur la poutre. Savoir progresser en vire horizontale est bien utile pour certaines cavités (Vauvougier, Neuvon?). Ce n?est pas trop physique si on gère bien le balancement d?une longe à l?autre et sa pédale. L?usage d?une longe réglable peut être un plus. A défaut, on peut réduire la longueur de sa longe longue via un mousqueton supplémentaire et accrochage sur le MAVC. Par contre, la vire en plafond et plein vide, c?est très physique car, même avec de la technique, on est vite épuisé. Heureusement, on en rencontre assez peu sous terre. Si vous voulez tester, vous pouvez aller aussi à la Grande Vire au viaduc des Fauvettes l?an prochain et passer sous les arches.

La tyrolienne nécessite un peu d?élagage lors de son installation. Elle a un petit côté parc d?aventure ou accrobranche sympa, surtout avec la végétation dense autour. On règle sa vitesse selon le passage de la corde dans son descendeur, en zéro (dit aussi C ou alpha) pour les rapides, en classique pour les prudents. Notez qu?il faut alors un peu de vitesse pour bien profiter sinon la gaine thermo rétractable du bout de corde peut poser souci par blocage?

Après lavage des mains au gel hydro alcoolique, la journée est coupée par un pique-nique distancié familialement avec un excellent gâteau de Cat (farine de châtaigne et poires). Nous avons aussi quelques visites de familles, coureurs et randonneurs qui s?étonnent un peu de notre présence.

Arrêt en fin d?après-midi. Séparation distancée. Cat et Jef rangent seuls le matériel au club. On suppose que tout le monde s?est bien lavé ensuite vu comme on a transpiré ;-) Tout est bien qui finit bien.</description>
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<title>Confinement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1052</link>
<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le confinement n?a pas été une période d?inaction pour les membres d?ABIMES.
Chacun a utilisé son temps au mieux.

Véro M. est montée sur son toit a fait du kayak dans sa piscine.
Christian a utilisé ses connaissances en secours pour déplacer un bloc de béton,
Jef a fait de la pub pour le club avec un buff (un peu chaud quand même),
Il a aussi entretenu sa forme par du vélo d?appartement et de la marche rapide,
Catherine aussi du du vélo d?appartement et de la gym.
Carole qui nous la fait &amp;quot;l'homme descend du singe et la femme monte dans l'arbre&amp;quot; (dixit JPC).

Jean-Paul a mis au point l?entrainement maison (voir aussi plus loin Elise et Clem et Amandine). Deux anneaux au plafond, un descendeur, une corde de 40m et c'est parti. La difficulté est de régler le glissement de la corde dans le descendeur. Le système à base de shunt n'a pas donné satisfaction. Le plus simple est d'avoir une personne au sol qui gère la régulation. Cela aurait été mieux dans l?escalier d?un client ; « 15 étages, j'aurai aimé pouvoir y mettre une corde. Regrets !» écrit-il.

Pour varier les plaisirs, il a aussi pris l?apéro par Internet avec des amis, fait des contorsions pour réviser sa voiture ou faire le ménage sous les meubles de sa cuisine.

Elise et Clem ont eu aussi fait de la spéléo :

« À l'Hay-les-roses se trouve un coin méconnu et magique, l'aven de la terrasse, situé rue des carrières. Pendant le confinement, Elise et Clément ont décidé de s'y attaquer. La particularité de l'aven de la terrasse est qu'il est composé d'un unique puits à ciel ouvert, de  seulement 3m de hauteur. Comme c'est un peu juste pour se maintenir en forme, les deux spéléos ont trouvé un stratagème pour remonter ce puits en continu. La corde passe dans un descendeur amarré à un AN (l'arbre du jardin), puis dans une poulie qui fait figure de tête de puits. Le mono-point dans une roche inconnue appelée &amp;quot;béton&amp;quot; n'étant pas suffisant, un deuxième point est amarré à une rambardite, concrétion urbaine composée de fines colonnes espacées régulièrement. Très étonnant !
Ainsi un-e spéléo se place sur la corde côté poulie, tandis que l'autre s'installe en amont et manie le descendeur. L'un-e monte, l'autre lui donne du mou. 
Ce ballet, plus ou moins bien coordonné en fonction de l'habitude, du niveau de fatigue et de la coopération du pantin (mais tu vas glisser oui espèce de &amp;*$#!) dure jusqu'à épuisement de la corde. 
Belle suite à cette cavité très engagée, la rue des carrières abrite également l'aven du frigo, dont la rivière souterraine est fraîche et houblonnée. À ne pas manquer ! On finira agréablement la soirée par un petit film spéléo, par exemple Une vie de grand rhinolophe, de Tanguy Stoecklé.
https://youtu.be/tNpSfanm1io  »</description>
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<title>Vang Vieng 2020 (Laos)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1055</link>
<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>LAOS 2020

Compte rendu d?activités :

Lundi 24 février 2020 :

Participants première équipe : Louis, José, Sylvain et Marion
Participants seconde équipe : Leny, Yann et Zeus

Traversée du réseau de Tham Houey Yè en ressortant par Tham Luci
TPST 1ere équipe 10h30
TPST 2éme équipe 4h00
Traversée à vocation touristique pour faire connaissance avec de réseau de Houey Yè.
Olivier et Étienne partent de Vientiane à 7h00 pour Vang-Vieng par mini-bus.
Ils rencontrent et font connaissance de la seconde équipe vers 15h00 en attendant la première équipe. Vers 20h toujours personne en vue, la première équipe avait prévenu qu?ils risquaient de sortir tard mais pas au point de louper l?apéro !!! Il est décidé d?attendre 21h et d?aviser.
A 21h, toujours aucune nouvelle de la première équipe, nous décidons de mener une reconnaissance. Lény et Yann partent en moto jusqu?à l?entrée du trou, Olivier et Étienne préparent le matos d?un éventuel secours. A 21h30 toute la première équipe est de retour en moto, très contente de sa traversée.


Mardi 25 février 2020 :

Participants : Louis, Sylvain, Marion, Étienne, Leny et Olivier
Exploration du réseau supérieur ouest de Tham Houey Yè
TPST 9h30
 Exploration du réseau supérieur de l'amont de la branche Ouest, au terminus 2019.
Rééquipement de plusieurs passages en fixe pour plus de sécurité. Nous installons des cordes pour facilite la montée très glissante.
 En cours de route Leny a plongé le grand siphon en apnée, assuré par une corde. Ça semble descendre encore sous l?eau. Mais le siphon est bien bas pour la saison.
 En montant vers le fond Sylvain s'engage dans le boyau soufflant qui nous donnait de bon espoirs de continuation. Malheureusement il aboutit sur une faille impénétrable.
 Nous équipons le P20 de la salle du fond et le nommons puits des rasoirs en raison des nombreuses lames de roches qui ornent ses parois et chatouillent les cordes. En bas, nous prenons pied sur un chaos de gros blocs, en-dessous desquels le puits semble se prolonger. Dans un angle un départ mène vite à un P6. Il débouche dans une galerie descendante, explorée sur quelques dizaines de mètres ; arrêt sur colmatage argileux dans une petite salle. Il y aurait une possible continuation par une galerie annexe, mais pas de courant d'air. La direction générale est nord-nord ouest, dans le prolongement de la galerie d'accès. Première première de l'expédition...
 Nous avons mis 4h00 à l?aller pour rejoindre la zone de travail et 1h00 de marche d?approche pour aller à l?entrée du réseau depuis le Guest House, autant pour le retour sauf pour Leny et Olivier qui ont bénéficié d?un taxi-moto grâce à nos amis de l?EEGC venus passer quelques jours avec nous.

Mercredi 26 février 2020 :

Journée de repos = massages, achat de cacahuètes pour l?énergie sous terre et d?un marteau. Nettoyage des picots des bloqueurs mécaniques noyés dans la boue.

Jeudi 27 février 2020 :

Participants première équipe : José et Olivier
Participants seconde équipe : Louis, Etienne, Marion et Sylvain
TPST : 9h (location de vélo pour la marche d?approche permettant d?optimiser notre temps moins de 30min. contre 1h de marche).

Première équipe : exploration de la grotte Fanta (appelée aussi « petit trou de José ») repérée l?année précédente par José. Escalade de 5m pour accéder à l?entrée en flanc de falaise. Galerie principale obstruée par un bouchon de concrétions mais avec une suite visite. Essais de désobstruction à la massette et au burin = infructueux, il faut revenir avec un perfo. Galerie annexe également obstruée par du concrétionnement. Grotte à revoir avec un jeune et maigre.
Coordonnées : 18,915146 ? 102,442036
Développement estimé 15 M
Seconde équipe : 
Malgré le départ prématuré de Louis pour cause de lampe défectueuse à l?entrée de la grotte, Étienne, Sylvain et Marion se hâtent pour la poursuite de l?exploration du réseau supérieur amont de la branche Ouest par une escalade en artif afin de tenter d?accéder aux réseaux supérieurs. 
Arrivés vers 12h30 en bas de l?escalade, nous décidons de manger avant d?attaquer la bête.
Les deux premiers trous sont percés par Marion (ses premiers) avec pour instructeur Étienne. Sylvain reprendra la suite à pas de chat pour poser les points jusqu?en haut de l?escalade d?environ 60m sur plan incliné avec fort remplissage d?argile meuble.
En haut, arrivée sur une première petite salle. L?exploration se poursuit avec la remontée d?une petite coulée de calcite menant à une seconde petite salle avec au plafond un beau chandelier couvert d?excentriques. Suite de l?exploration au fond de la salle, menant sur galerie avec une magnifique coulée de calcite et concrétions. La suite semble continuer sur plusieurs dizaines de mètres vers le bas. L?installation d?une nouvelle corde sera nécessaire pour sécuriser la descente et éviter de salir les coulées blanches de calcite.
Il semble également possible de remonter cette galerie plusieurs dizaine de mètres vers le haut. 
Une chauve-souris est aperçue?
A 15h30, nous décidons de rebrousser chemin pour ne pas manquer l?apéro. Nous profitons de la redescente pour parfaire l?équipement en fixe de la partie escaladée.
Vivement la suite !

Vendredi 28 février 2020 : 

José, Olivier, Louis, Étienne, Marion et Sylvain
TPST : 1h30 
Nous décidons de retourner au trou Fanta (alias le petit trou de José) afin de franchir l?étroiture avec un ou une maigre pour voir si une continuation est possible. Marion se lance, après avoir enlevé son baudrier elle franchit l?étroiture sans difficulté et disparaît dans les entrailles du petit trou de José. Elle revient une dizaine de minutes plus tard avec de bonnes nouvelles : après un petit ramping il y a une belle salle d?où de nombreux départs de galeries semblent partir. Une chauve-souris est aperçue? ainsi que trois belles araignées de la taille de la main (heteropoda maxima) gardant une belle galerie horizontale. Une séance de désobstruction est donc engagée à coup de perfo, massette et burin avec Étienne, Marion et Louis pendant que José, Olivier et Sylvain partent faire de la prospection aux alentours de la grotte.
Après de multiple effort à l?huile de coude, le trou est agrandi de quelques centimètres, Sylvain a pu s?y faufiler, Étienne reste toujours bloqué aux épaules. Il est décidé de trouver un burin pour perfo afin d?attaquer le trou de José avec du matériel plus lourd.

L?après-midi, nous partons au marché local, des burins pour perfo sont trouvés et négociés au prix de 45 000Kips ! Sur le trajet nous perdrons Étienne le temps d?un massage? l?addiction est proche !

Samedi 29 février 2020 :

Participants première équipe : José et Olivier
TPST 5h00
Participants seconde équipe : Louis, Étienne, Marion et Sylvain
TPST : 10h30 (location de vélo pour la marche d?approche permettant d?optimiser notre temps moins de 30min. contre 1h de marche).

Première équipe : Retour dans une grotte repérée la veille pour désobstruer un boyau remontant avec un très fort courant d?air. Après plus de 4 heures de travail acharné, Olivier réussi à passer l?étroiture qui débouche sur un méandre fossile recoupé en deux par un plancher stalagmitique. La partie inférieure se termine rapidement par un colmatage argileux. La partie supérieure est obstruée par une draperie de calcite qu?Olivier doit casser à la massette pour pouvoir continuer à progresser. Arrêt sur rétrécissement du méandre par un concrétionnement trop important : à revoir avec des maigres. Une galerie affluente du méandre se termine également par un colmatage de calcite sans aucun espoir de continuation. Développement total exploré en première estimé à 20 m en additionnant les galeries supérieures et inférieures. 
Seconde équipe : 
Poursuite de l?exploration du réseau supérieur de Tham Houey Yè. Dans l?amont de la branche ouest nous poursuivons l?exploration des réseau découverts l?avant-veille. La grande coulée de calcite continue de descendre vers le sud-est. Nous progressons en chaussette pour ne pas salir les cristaux scintillants. Nous trouvons rapidement des traces de pas bien boueuses tachant la belle coulée, quelqu?un est venu mais d?où ? la descente aboutit dans une grande salle. Arrêt au bord d?un grand vide, devant un lac suspendu.
Nous remontons explorer la partie supérieure de la coulée, en haut c?est très boueux puis ça redescend et devient très bas. Marion et Louis entreprennent la topographie. Sylvain et Étienne explorent des diverticules sans suite. Les mystérieuses traces de pas proviennent d?une galerie basse et très boueuse.  D?après la direction la coulée aboutirait au-dessus du lac perché exploré en 2002, on aurait donc juste fait une boucle pour revenir vers l?entrée. Sylvain découvre aussi les joies de la topographie. Il a aussi désobstrué le haut de la coulée et découvert une suite : après un petit ressaut de 3m, une lucarne est agrandie et coupe une galerie orientée SE-NO. Coté ouest, après quelques dizaines de mètres de montée, un ressaut descendant de 4-5m semble mener à la suite de la galerie qui semble désormais descendre et prendre un virage sur la droite à presque 180 degrés. Coté est, la galerie descend en pente douce. Arrêt après plusieurs dizaines de mètres de progression facile : le sol devenant glissant, le risque de ne pas pouvoir remonter était grand. Un méandre terreux dans la galerie en face de la lucarne n?a également pas été exploré.

Dimanche 1er mars 2020 :

Participants : Louis, Sylvain, Marion, Étienne, José et Olivier
TPST = 5h00
Poursuite de la désobstruction de l?étroiture du petit trou de José alias trou Fanta. Pendant ce temps, deux maigres, Sylvain et Marion franchissent l?étroiture avant qu?Étienne ne l?attaque au marteau piqueur et entreprennent de réaliser la topographie de la cavité. Après deux heures d?un dur labeur, seul Étienne parvient à franchir également l?étroiture défendant l?accès de la grotte, les trois autres marquant leur refus devant l?obstacle. Les estomacs criant famine, nous mettons fin aux séances conjointes de topographie et de désobstruction et quittons la cavité après avoir déséquipé l?escalade d?entrée.
Nous décidons, malgré les appels incessants des ventres vides, de jeter un coup d??il au trou désobstrué la veille par José et Olivier, situé une vingtaine de mètres en contrebas du trou précédent. Après avoir franchi l?étroiture, Marion et Sylvain reconnaissent aussitôt un point topo qu?ils viennent de laisser dans la précédente grotte lors de sa topographie : la jonction est faite entre les deux cavités !
Ils rentrent l?estomac vide mais la tête dans les nuages.
Lundi 2 mars 2020 :

Participants première équipe : Marion, José et Olivier
TPST 4h00
Participants seconde équipe : Louis, Étienne et Sylvain
TPST : 9h00 (location de vélo pour la marche d?approche permettant d?optimiser notre temps moins de 30min. contre 1h de marche).

Première équipe : Retour dans la grotte du petit trou de José, mais par l?entrée inférieure du gros trou d?Olivier. 
José découvre enfin son trou mais par la voie boueuse et étroite ! Homme comblé.
Marion prend les rennes de cette explo et décide de désobstruer un passage bas à proximité de la grande salle présentant un fort courant d?air. Elle réussit à forcer toute seule, sous les encouragements de José, cette étroiture et débouche dans une nouvelle grande salle d?où partent à nouveau plusieurs galeries avec toujours cette morphologie labyrinthique. Seul un boyau semble prometteur et présente à nouveau un courant d?air : Marion s?acharne avec la binette mais ne parvient pas à forcer cette nouvelle étroiture. 
Pendant ce temps Olivier, en solo, équipe un puits en diaclase partant de la grande salle à l?opposé du boyau de Marion. Arrêt sur corde trop courte : il manque cinq mètres pour arriver en bas du puits estimé à 20 m. 

Seconde équipe : 
Poursuite de l?exploration du réseau supérieur de Tham Houey Yè.
Matin difficile avec un départ retardé par une lampe perdue (puis retrouvée) et une pseudo tourista pour Étienne qui fera demi-tour en vélo (chochotte ?).
Seuls Louis et Sylvain prendront le chemin de la grotte : direction le fond de la branche ouest. En l?absence d?Étienne on se contentera de topographier. Le fond est atteint en moins de deux heures, on commence à s?habituer au parcours. Nous allons d?abord dans la dernière salle pour enlever la corde du P20. Les deux derniers petits ressauts sont bien pénibles pour leurs quelques mètres et bien boueux. Ensuite nous entreprenons la topographie de l?escalade pour faire la jonction avec la grande coulée. Cela devrait permettre de situer ces galeries par rapport au plan d?ensemble. Enfin nous enlevons nos chaussures pour descendre la coulée jusqu?au point 8 pour topographier la galerie d?où proviennent ces mystérieuses traces de pas. Le début est très bas, il faut ramper quelques mètres avant de ressortir dans une salle inclinée au sol alternant coulées de calcite et pentes d?argile. Nous cherchons un passage vers le haut en escaladant des pentes glissantes, mais ça queute. C?est un cairn qui nous indique la direction du passage emprunté par notre prédécesseur. Un passage bas arrive au sommet d?une tube incliné. Un numéro est inscrit sur la paroi, un point topo? Les traces montrent que plusieurs personnes sont venues jusqu?ici, une seule a franchi le passage bas pour poser ses pattes sales sur la belle coulée scintillante. 
  Des renseignements pris au retour m'ont révélé que le coupable faisait partie de l?expédition 2016. Il est venu depuis un passage aboutissant dans la grande salle ébouleuse inclinée située sur la droite après la montée. 
 Au retour nous allons voir le grand siphon ; il a baissé de quelques dizaines de centimètres mais ne passe pas encore.


Mardi 3 mars 2020 :

Participants : Marion, Sylvain, Louis, Étienne, José et Olivier
Nous sommes partis en tuk-tuk dans le nord de la ville, pour aller découvrir le poljé. Arrivée au départ de la randonnée, nous traversons un pont suspendu qui donnait dans un joli jardin d?une résidence. Malheureusement, ce beau jardin était entouré de grillage et de barbelé. Louis grimpe scabreusement sur un arbre. Étienne, Marion et Sylvain trouvent un passage plus facile. José et Oliver font le tour. Nous traversons plusieurs champs et nous étonnons que certains légumes arrivent à pousser avec si peu d?eau. Après 1h30 de marche, nous arrivons à la grotte qui permet d?arriver au poljé. Casque, lampe et gant à poste, nous entrons dans le gouffre par une échelle en bambou. La sortie fut plus difficile, car Marion s?est amusé à casser les échelons?
Nous prenons 30 minutes pour admirer le poljé. Nous constatons une belle tyrolienne équipée en fixe, mais surtout quelques porches dans la falaise qui promettent d?éventuelles entrées de grottes. Point GPS relevé pour de futur prospection?
Sur le chemin du retour, Etienne et José sentent un courant d?air frais, après une petite prospection, l?air vient d?un amas de rocher impénétrable, ce sera pour la prochaine fois.

Mercredi 4 mars 2020 :

Participants : Louis, Étienne et Olivier
TPST : 6h00
Après avoir dit au revoir à Marion et Sylvain nous partons en bicyclette vers Tham Houey Yè, traverser le fameux lac. Olivier à eu la malchance d?avoir un vélo avec plusieurs « petits » problèmes, résigné il finira à pied.
Nous arrivons à bon port, entamons le réseau Est jusqu?au lac, le trajet devrait nous prendre 2h.
2h30 plus tard nous entrons dans la salle du lac prêt à gonfler les bouées pour cette traversée tant attendue. Surprise le lac est presque à sec et se trouve une dizaine de mètre plus bas. Les bouées nous servirons donc à rien. Étienne pose deux points et descend jusqu?au lac et découvre un puits de l?autre coté qu?il faudrait escalader. Il remonte tant bien que mal et décide de longer la salle en contournant le lac. La pose d?une main courante permettra de circuler plus facilement dans cette salle. Étienne récupère le perfo, quelques plaquettes et longe la paroi boueuse pour atteindre un rocher en face à quelques mètres. Les marches dans la boue ne tiennent pas et c?est la glissade, Étienne glisse sur plusieurs mètre puis chute de 2m sur la partie boueuse de la descente avant le combo corde, poignet et grande longe fasse sont effet et le stoppe en plein de milieu du puits.
BOUM
Je check :
-	la tête, le casque un peu de travers, la lampe a sauté du bandeau, je suis orienté espace-temps, Ok ;
-	une lèvre saigne un peu, j'ai dû me prendre le perfo, pas grand-chose.
-	Le dos, RAS ;
-	Le torse, abdomen, RAS ;
-	Membre sup, un peu mal au coude droit, une égratignure, OK
-	Membre Inf, RAS
Ouf, une belle chute peu de dégât.
Je prends 5 minutes le temps de reprendre mes esprits et je remonte.
Comme il ne faut pas s?arrêter, sur un échec Étienne repart équiper cette main courante.
2eme méthode, descendeur, balancier et escalader le rocher. Échec le balancier ne suffit pas à attraper ce *** de rocher.
3eme méthode, la pose de points intermédiaires, arrivé au 3eme point, Étienne remarque des traces de pas venant de derrière le rocher. Louis part en reconnaissance, un chemin alternatif moins périlleux permet d?atteindre le rocher mais une corde est nécessaire. 
Étienne déséquipe son début de main courante. Puis des douleurs aux cotes se présentent. Nous décidons de rentrer. Il est 2h30
17h tout le monde dehors, Étienne récupère le vélo d?Olivier et décide de combattre la bête.
Par ailleurs au plafond derrière le lac disparu on voit une ouverture, d'après la topo ce serait la base d'un puits découvert en 2018 dans le réseau supérieur. Un passage par là est peut-être aussi possible.
 

Jeudi 5 mars 2020 :

Participants : Louis, José, Étienne et Olivier
TPST : 6h00

Retour au petit trou de José en passant par le gros trou d?Olivier. Nous avions deux objectifs : descendre le puits s?ouvrant dans la première grande salle et franchir l?étroiture donnant accès à la seconde grande salle. Étienne termine l?équipement du puits et le descends en premier : malheureusement, cette suspension dans le baudrier réveille les douleurs provoquées par la chute de la vieille et la machine de guerre s?enraye. Louis et Olivier finissent d?explorer les deux départs en bas du puits qui sont tous deux colmatés et ne laissent espérer aucune suite. Étienne décide de sortir du trou, la suspension dans son baudrier lui ayant permis de prendre conscience que sa chute de la vieille n?était peut-être pas si anodine. Olivier décide de le raccompagner jusqu?au camp de base malgré ses récriminations : la règle s?applique même aux machines de guerre. Étienne et Olivier abandonnent donc Louis et José à leur séance de désobstruction de l?étroiture dont pourtant Marion n?avait fait qu?une bouchée. Mais José et Louis ayant une musculature abdominale nettement plus développée, il faut donc encore élargir. Grâce au perforateur et aux burins maniés de main de maître par José, le passage est alésé énergiquement. Louis arrive presque à passer? Nous attaquons par un autre côté, une lucarne dans la calcite laisse voir la suite. Après avoir vidé les deux accus, il n?y a plus qu?à revenir alors qu?il ne reste que quelques centimètres à casser pour mettre les chatières au calibre voulu. Avant de ressortir nous photographions nos amies les heteropoda maxima. *

Vendredi 6 mars 2020 :

Participants : Louis, José et Olivier
TPST : 4h00 (hors bouclage topo extérieur)

Retour au petit trou de José, au gros trou d?Olivier et au trou du milieu. Réalisation de la topographie des trois trous (« de l?étroit trou ») avec rattachement par l?extérieur des trois entrée et bouclage entre le petit trou de José et le gros trou d?Olivier. Nous avons gardé la topographie de la grande salle et la désobstruction de l?étroiture de Marion pour la suite. Pendant que Louis et Olivier topographiaient le gros trou d?Olivier, José s?est attaqué à la première étroiture du gros trou en mode marteau piqueur et nous a ouvert un véritable boulevard. Le bouclage est réalisé avec seulement trois mètres d?erreur au niveau de la chatière du trou de José.

Samedi 7 mars 2020 :

Participants : Louis, José et Olivier
Prospection

Nous avons remonté la vallée du Houey Leng (ruisseau sec en lao) jusqu'à la résurgence et nous avons exploré plusieurs entrées en chemin. Nous nous sommes arrêtés à l?entrée de la résurgence sur un équipement en place à la Lao Lao : vague et improbable échelle de bois liée avec des lianes dont la résistance semblait plus qu?aléatoire. Louis a néanmoins osé utiliser cette échelle malgré nos récriminations véhémentes. Il a du faire demi-tour devant une vasque putride et puante qu?il ne pouvait pas franchir à pied sec. Sur le chemin du retour, nous avons croisé un couple de jeunes randonneurs avec qui nous avons engagé la conversation pour finalement réaliser que la jeune femme n?était autre que Maud FAVERJON, fille de Marc, spéléo avec qui nous avons fait des expéditions dans les années 80 sur le massif du Marguareis.
Tout au long du chemin, nous avons exploré cinq entrées qui n?ont laissée présager aucune suite. L?une d?elle a donné lieu à une traversée qui fut fatale pour le pantalon d?Olivier.
Pour finir notre après-midi, nous avons exploré la grotte touristique de Tham Khan dont le gardien n?a pas donné le moindre signe de vie. Alors que nous voulions aller dans la partie non-touristique, nous avons buté sur une piscine vide aménagée dans la cavité et obturant le passage vers la suite du réseau.

Dimanche 8 mars 2020 :

Participants : Louis, José et Olivier
TPST 8h00
 
Retour à notre classique : le petit trou de José en passant par le gros trou d?Olivier. Pendant que Louis et Olivier s?attaquaient à la topographie restante de la cavité, José est passé en mode marteau piqueur et a attaqué l?étroiture de Marion que nul autre n?avait vaincu. Le temps de finir la topographie des parties accessibles, José avait eu raison de l?étroiture et nous avons pu la franchir pour achever la topographie du « réseau ». La suite entrevue par Marion ne nous a pas parue pouvoir aboutir dans un délai raisonnable et nous avons donc fait demi-tour, préférant laisser à Marion le soin de poursuivre son exploration l?année prochaine. Il reste aussi un puits à descendre, d'environ quatre mètres.
Dans la grande salle nous découvrons un foyer avec des charbons, des restes de dents d?animaux et des os. Le sol a été aménagé avec des rangées de pierres, des marches et des sièges de pierre disposés autour d?un bloc qui faisait peut-être office de table. Il s?agit selon toute vraisemblance d?une installation cultuelle ou votive, comme disent les archéologues quand ils ne comprennent pas quelque chose. Des anciens seraient venu faire la fête bien tranquilles au fond de ce trou.

Lundi 9 mars 2020 :

Participants : Louis, José et Olivier
TPST 3h00
   Nous partons vers la Nam Ka souterraine, la principale résurgence des karsts de Vang Vieng, à 7 kilomètres à l?ouest de la ville. Le touk-touk nous dépose au Blue Lagoon n°1, grande foire à touristes. Nous commençons à grimper les éboulis pour atteindre la rivière souterraine qui s?ouvre juste derrière quand un garde nous rattrape et dit que c?est interdit. Il a un fusil ; on ne discute pas !
Changement de tactique, on reprend le touk-touk pour contourner la montagne et rejoindre la rivière souterraine par la perte d?un affluent.  On s?engage dans la jungle par des petits sentiers escarpés, obstrués de lianes. Nous rejoignons l?affluent et le descendons jusqu?à sa perte où il conflue avec la Nam Ka souterraine. En chemin nous rencontrons deux chasseurs qui posent des pièges à glu pour capturer les oiseaux.
   José préfère rester dehors ; Olivier et Louis étrennent les bouées. Une fois gonflées, les kits sont posés dessus et on les pousse en nageant. Ils rejoignent le cours principal de la Nam Ka souterraine en passant sous quelques passages bas, et atteignent un grand effondrement ouvert au jour. En escaladant les éboulis on atteint un puits entre les blocs, censé nous donner l?accès à un amont inconnu. Olivier plante un goujon, puis on convient que ce puits à l?air bien délicat à équiper avec ses arêtes tranchantes et ses blocs instables et qu?il vaut mieux remettre son exploration à une autre fois, avec une équipe plus nombreuse. Nous redescendons dans la rivière, ré-embarquons, et en explorant un bief pas vu à l?aller nous voyons l?ouverture de notre puits par en-dessous ! La descente dudit puits était de toutes façons inutile?
 Cette branche ne figurait pas sur notre topo. 
 Ce bief est obstrué par l?éboulis, Louis grimpe et trouve une chatière entre voûte et comblement qui souffle puissamment. Le passage vers l?amont est (peut-être) là. Seul problème, la chatière n?a que dix centimètres de large. Quelques travaux à prévoir. 
 Nous retournons au touk-touk qui nous attends et entamons la chasse au José introuvable. Finalement il refait apparition à l?heure convenue, après être allé visiter une grotte touristique se trouvant à 300 mètres au-dessus de la plaine. 

Mardi 10 mars 2020 :

Participants : Louis, José et Olivier
TPST 1h00

Matin : en cherchant une façon plus simple et moins fatigante que la marche à pied pour atteindre le poljé, nous avons eu l?idée de demander à notre loueur habituel s?il ne pouvait pas nous y emmener en buggy. Devant sa réponse affirmative, nous avons aussitôt décidé d?affréter un buggy quatre places pour aller faire un tour sur le poljé et vérifier l?accès au poljé supérieur. Malheureusement, après avoir réussi à franchir la rivière à gué, le chauffeur a renoncé à monter la route du col donnant sur le poljé et nous a abandonnés en bas de la pente. Nous avons donc dû franchir le col à pied pour pouvoir atteindre le poljé. Une fois notre objectif atteint, Louis et Olivier sont allé reconnaître le chemin conduisant au poljé perché sur quelques centaines de mètres. Alors qu?ils étaient sur le point de faire demi-tour, ils ont aperçu un porche d?entrée sur la rive opposée de la rivière et ont aussitôt décidé d?essayer de l?atteindre. Après plus d?une demi-heure de progression dans une jungle mal domestiquée, ils se sont retrouvés au pied d?une barre rocheuse, bien en deçà du porche entraperçu. L?heure de retrouver José étant déjà atteinte, ils ont dû rebrousser chemin pour rejoindre José qui folâtrait sur le poljé. Aussi, nous nous en sommes retourné et avons rejoint ensemble le point de rendez-vous avec le buggy, au pied du col.

Après-midi : face à la chaleur accablante et aux engagements pris devant Marion, nous avons pris le chemin de la résurgence de Tham Chang avec nos bouées dans nos sacs. Arrivés devant la source, nous apercevons toute une bande de tout jeunes bonzes en train de s?ébattre dans l?eau. Ceux-ci nous invitent à les suivre et nous repoussons leurs propositions, soucieux de nous équiper avant de nous mettre à l?eau. Notre équipement a consisté à gonfler nos bouées de plage, à nous mettre en slip et à chausser nos casques. Ainsi vêtus, nous nous sommes mis à l?eau et avons barboté au plus loin de nos possibilités. Nous nous sommes arrêtés sur le siphon de la rivière principale et sur un affluent qui ne pouvait être franchi qu?à quatre pattes mais dont la roche acérée aurait vite eu raison de nos bouées. En ressortant, nous avons connu un certain succès avec une nouvelle équipe de moinillons venue faire ses ablutions.

Mercredi 11 mars 2020 :

Participants : Louis, José et Olivier
Journée de prospection

 Nous avons décidé d?aller faire un tour sur le poljé afin de faire un peu de prospection sur les amonts du réseau de Tham Houey Yé. Après nous être fait déposer devant le nouveau pont en bois, nous entreprenons une nouvelle fois l?ascension du col donnant accès au poljé, puis nous suivons la nouvelle piste jusqu?à la ferme située au bord d?un lac artificiel destiné à l?élevage des bovidés. Après avoir traversé une grande étendue herbeuse aux allures de green de golf, nous retrouvons une piste récente qui longe le fond du poljé. Elle croise des lits de ruisseaux qui se dirigent vers des pertes. Nous explorons deux d?entre elles, la première aboutit après quelques passages étroits à un chaos de blocs bien lavés par les eaux de saison des pluies, un passage descendant reste à explorer et en paroi un fort courant d?air provient d?un trou de 10X20cm. La seconde perte est obstruée par des gros blocs, mais en grimpant au-dessus on trouve un grand porche avec des concrétions anciennes. Un fort courant d?air nous donne de bonnes espérances?. mais il vient d?une entrée supérieure.
 Nous sommes ici tout près des amonts de Tham Houey Yè et Tham Nang Oua mais les comblements et les immenses chaos de blocs empêchent toujours de passer.
En continuant le tour du poljé nous trouvons le départ du circuit qui rejoint le lit du Houey Leng. Un peu plus loin un grand entonnoir de soutirage 10 mètres de large sur 5 à 6 de profondeur s?ouvre en bas du versant. Derrière l?entonnoir nous explorons une galerie avec un bon courant d?air mais elle ressort à l?extérieur au bout de quelques dizaines de mètres. La galerie se poursuit et s?enfonce à nouveau dans le massif, ça souffle et il y a des traces d?écoulements, à revoir. 
 Nous finissons le tour du poljé et rejoignons la piste du col sous une chaleur accablante avant d?attendre le touk-touk de retour au bord de la Nam Song.

?
Jeudi 12 mars 2020 :

Participants : Louis, José et Olivier
Journée de mise au propre des topographies et de repos

Mise au propre de la topographie du petit trou de José, du trou du milieu et du gros trou d?Olivier sur le logiciel Visual Topo. Contrôle de l?ensemble des données et bouclage entre les entrées, puis bouclage des méandres de la Salle des Heteropoda Maxima. Les premiers calculs donnaient des résultats assez fantaisistes. Après avoir beaucoup cogité et médité autour de quelques bières lao, nous apportons quelques judicieuses corrections et obtenons un beau plan qui ne demande plus que son habillage. Le développement doit bien frôler les deux cents mètres et la dénivellation dépasse les trente mètres (290 m et 26 m une fois la topo terminée).

Vendredi 13 mars 2020 :

Participants : Louis, José et Olivier
Visite de la grotte de Tham Bo Kèo. Nous occupons la matinée en allant visiter cette grotte située à deux kilomètres à l?ouest de Vang Vieng sous les falaises du massif du Pha Boua. Le porche d?entrée recoupe une rivière souterraine. Un barrage forme un joli petit lac aux eaux claires où l?équipe se baigne pour se rafraîchir et déguste quelques bananes cueillies dans le champ voisin. Auparavant nous avions visité l?étage supérieur de la grotte, sommairement aménagé pour les touristes.
De retour à la guest house nous entrons les données relevées dans les amonts de la branche ouest de Tham Houey Yè. Le résultat confirme que le lac vu en bas de la grande coulée est bien celui atteint depuis le bas par l?équipe de 2002. La boucle se referme presque parfaitement !
Le dénivelé des nouveaux réseaux dépasse les 70 mètres.

Samedi 14 mars 2020 :

Participants : Louis et José

Départ d?Olivier.


Dimanche 15 mars 2020 :

Participants : Louis et José

Journée de prospection dans le poljé supérieur de la Nam Thèm .
 Nous nous faisons déposer le matin en touk-touk devant la passerelle qui franchit la Nam Song devant le poljé. L'objectif est d'atteindre le poljé supérieur, vers 900 mètres d'altitude. Il n'a pour l'instant été vu brièvement par des collègues spéléos qu'une seule fois il y a onze ans. Le sentier est marqué de rubalises. Nous attaquons la montée sous un temps assez couvert, il ne fait heureusement pas trop chaud. Mais il faut grimper de près de 700 mètres et c'est raide, très raide ! Les deux excursionnistes se séparent, Louis prenant les devants. Il prend une bifurcation à droite et vers midi atteint le col. De l'autre côté s'étend le poljé supérieur, un terrain parfaitement plat couvert de galets. La végétation dense empêche d'avoir une vue d'ensemble de ce poljé qui mesure environ 500 mètres de long sur 200 à 300 de large. Trois lits de rivières à sec en cette saison  traversent le poljé et disparaissent côté est, sous la crête calcaire, à travers des chaos de gros blocs. Il souffle un fort courant d'air frais. Les cours d'eau souterrains doivent rejoindre la plaine de la Nam Song, ce qui fait un beau potentiel en dénivellation.
 Étant donné la difficulté de la montée et l'éloignement, les explorations sur le poljé supérieur impliqueront un bivouac sur place. 
  En redescendant Louis retrouve José qui lui avait pris le chemin de gauche en direction de la grande cascade. Retour à la nuit tombante, pleins de courbatures mais heureux de cette prospection prometteuse. 

  Ce sera la dernière prospection pour cette année ; les jours suivants après une baignade dans la résurgence pour laver nos affaires nous offrons nos médicaments à l?hôpital local et déposons du matériel à la guest house pour l'année prochaine (il faudra rapporter du bon vin français pour nos hôtes). Après quoi il faut quand même entreprendre un voyage mouvementé pour retrouver la France confinée.



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Participants : 
Sylvain L (ABIMES), Marion M (USAN), Louis R (SCP), José L (SCP), Etienne B (CAF Marseille), Olivier L (CAF Marseille)</description>
</item>

<item>
<title>Week-end belge dans le Doubs (Légarde et Cavottes)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1029</link>
<pubDate>Sat, 22 Feb 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après une annulation de dernière minute, Axel et Arthur partent dès le samedi matin en direction du Doubs. Au programme, la Légarde avec comme objectif minimum la trémie et les Cavottes le lendemain.
 
Après une route fort agréable, nous arrivons aux abords du trou aux alentours de 12h30. Petit pique-nique au soleil, puis nous partons à la rencontre de la cavité.
Les puits sont grands, spacieux, c?est très agréable et impressionnant. Nous croisons quelques chiroptères et nous retrouvons assez rapidement au bout d?une heure en bas des puits, le brochage favorisant un équipement rapide.
C?est à ce moment que la sortie se complique, car après avoir cherché pendant une heure la suite dans les moindres recoins boueux, nous devons accepter la dure réalité, nous ne trouvons pas l?accès à la trémie que l?on nous avait pourtant décrit comme évident.
De toutes manières, l?heure tourne et nous devons rebrousser chemin pour ne pas arriver trop tard chez les amis belges qui nous hébergent à Nans-sous-Sainte-Anne.
Axel déséquipera la cavité facilement, une petite crainte de devoir redescendre décoincer une boucle qui s?était bloquée sur un petit promontoire sur le dernier puits mais tout rentrera dans l?ordre.
Arrivée à Nans-sous-Sainte-Anne vers 21h30 après quelques petits retards (notamment un arrêt pour essayer de venir en aide à un renard qui s?était visiblement fait percuté, mais qui aura assez de force pour s?enfuir rapidement hors de notre portée). Très bon repas de spaghetti accompagnés d?une succulente bolognaise maison pour Arthur et d?un plat de pâtes végane pour Axel.
 
Le lendemain, le programme commun est arrêté sur les Cavottes, un groupe se limitant au réseau supérieur et l?autre avec pour objectif le lac terminal.
Le matériel préparé et chargé, on se met en route. Arrivés aux abords d?une doline, on s?équipe, on papote et on se met en route pour se rendre compte que l?on a tourné trop tôt et que l?on est au gouffre de la borme (la doline a d?ailleurs l?air d?avoir utilisée comme décharge sauvage jusqu?à récemment).
On se remet en route tout équipé pour faire les quelques centaines de mètres qui nous séparent de l?entrée des Cavottes (désolé pour la propreté de ta voiture Axel) et on rentre enfin.
Après quelques hésitations, on retrouve le chemin vers le recoin caché où l?on peut observer des fleurs de gypse et des plaques de déssication qui époustoufleront Sophie. Celle-ci nous sensibilisera à la nécessité de ne pas marcher sur ce genre de formation afin de les préserver, en nous faisant remarquer que dans le monde spéléo on prête généralement plus d?attention aux concrétions qu?au reste.
On parcourt assez rapidement la grotte jusqu?à arriver en haut du premier P20. Après son rapide équipement la première équipe constituée d?Axel, Florian et Arthur, fera une pause repas pendant que la seconde équipe constituée de Sophie, Zoé, Lucie, Laura et Luc descendrons et remonterons le puits. Un bravo à Laura qui a bravé cette difficulté sans effort alors que son record sur corde ne dépassait pas les 10m. La seconde équipe ira voir les galeries nord avant de rentrer tranquillement à Nans-sous-Sainte-Anne.
Une fois en bas, la première équipe poursuit dans le boyau puis descend le 2eme puits. L?équipe entend du bruit et est effectivement rejointe par deux membre du Spéléo Club de Vesoul qui les accompagneront dans la galerie ouest jusqu?au début de l?oppo. Ils trouveront d?ailleurs au bas du méandre un butin de guerre constitué de 2 mousquetons, d?une clef de 13 et d?un couteau. L?heure passant et sachant que le festin du soir ne les attendra pas, l?équipe fait demi-tour en direction de la sortie.
On reviendra, vue la description que l?on nous a faite du lac. Une chose est sûre, on ne s?attendait pas à trouver ce genre de progression aux Cavottes.
Le déséquipement du dernier puits et du reste de la cavité sera fait par Florian et on arrive rapidement à la tyrolienne (merci à Gaëtan pour le prêt de sa poulie). On sort aux alentours de 18h30 h et on rentrera juste à temps pour la fondue au fromage et une soirée riche en discussion diverses.
Axel et Arthur se coucheront à 2h passées car le nettoyage du matériel dans la fontaine derrière le gîte prendra plus de temps que prévu en raison de la boue de la Légarde finement incrustée.
 
Petite promenade le lundi matin aux sources du Lison, au Creux Billard et au porche de la Sarrazine, passage obligatoire à la fromagerie et on dit au revoir aux copains belges en se disant que l?on essaie de se revoir bientôt.
 
Même si les objectifs n?étaient pas hors du commun, on a passé un week-end agréable entouré de personnes très sympathiques.
 
Bon courage à Lucie et Zoé (la future présidente !) pour la suite de leur formation UBS.
Participants : Axel R (ABIMES), Arthur P (ABIMES), Florian F (SCUCL), Luc F (SCUCL), Laura F (SCUCL), Sophie V (CSARI), Zoé D (CSARI), Lucie D (CSARI)

TPST 5h + 6h30

(Arthur)

Informations sur le Gouffre de la Borme (ou Gouffre du B?uf) :

&lt;a href=&amp;quot;http://juraspeleo.ffspeleo.fr/divers/duret/cavites/boeuf/boeuf.htm#biblio_1&amp;quot;&gt;http://juraspeleo.ffspeleo.fr/divers/duret/cavites/boeuf/boeuf.htm#biblio_1&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Expé Cerro Rabon 2020 : un peu de spéléo avant la Corona?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1051</link>
<pubDate>Sat, 15 Feb 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Il était une fois dans le monde d?avant, où la liberté de se déplacer et de se regrouper n?avait pas de contrainte, une folle équipe de 19 personnes (oui, c?était possible alors et en toute insouciance), issue de 4 pays différents dont les frontières n?étaient même pas linguistiques, se rassemblant pour une expédition spéléologique au Mexique. 2020, Mexique, spéléo, oui, forcément, on parlerait de Corona. Pas besoin des débats de l?Académie Française, ici tout le monde est d?accord, Corona est féminin et elle se boit? Au moment de l?expédition, il y avait encore peu d?inquiétude, ici les chauves-souris ne côtoyant pas les pangolins, Corona était seulement synonyme d?apéritif. C?est donc aux confins de la jungle mexicaine que nous nous étions isolés pour explorer sans limite de distance ou de profondeur le massif du Cerro Rabon (Etat d?Oaxaca), où se développe le système du Kijahe Xontojoa, l?un des plus vastes réseaux karstiques du Mexique. L?un des objectifs de l?expé était de jonctionner le gouffre de Hard Rock au reste du réseau. La connexion fut bien physique (pas d?internet dans le secteur), ce qui rajouta quelques kilomètres de topographie au système du Kijahe. Pendant les explorations, pas besoin de masque, les casques suffisaient, pas de distanciation physique imposée, mais bien un disto X pour assurer la continuité spéléologique (on a laissé la pédagogie pour plus tard). « La cabane » n?était pas un syndrome mais bien au contraire, notre camp de base, lieu de vie, de rassemblements et d?échanges. La « Rathouse », comme on la surnommait, est une grange en cours de restauration qui servait d?abri cuisine et de local matos. Là, pas de gestes barrières utiles, mais des barrières bien réelles pour protéger nos tentes des vaches semi-sauvages qui dévoraient tout sur leur passage. La reine du moment n?était pas la chloroquine mais la micropure. Il n?y avait pas de pénurie de PQ même si Trump racontait déjà de la m****? Après plusieurs semaines d?isolement riches en découvertes et en partages culturels et sociaux, ce fut le retour à une réalité un peu spéciale faite de télétravail, de gel hydro-alcoolique et d?une nouvelle expérience de confinement...

Pour en savoir plus sur cette expédition qui a rassemblé des spéléos de trois fédérations européennes : SSS, FFS, SSI, orchestrés par Jean-Marc Jutzet et Laurent Déchanez (spéléos suisses), voici une autre source garantie sans fake news :
Lien CREI : https://blog.crei.ffspeleo.fr/?p=1057
On remercie au passage la FFS pour le parrainage.

Amandine L.</description>
</item>

<item>
<title>Savonnière express</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1028</link>
<pubDate>Wed, 12 Feb 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Mercredi 12 et jeudi 13 février 2020

Sonnette E1
Le Dindon
Le Cornuant

C'est par un beau mercredi de février que Clément N., Lucie D. et Axel R., se sont retrouvé-e-s au local du club pour préparer une sortie en Meuse, à Savonnières-en-Perthois.
Départ sur les coups de 10h45 pour une arrivée vers 13h20. Les champs inondés croisés sur le trajet nous ont un peu refroidis sur l'idée de faire le Rupt du Puits.

On avait rdv à 14h avec Jean-Pierre de la Maison Lorraine de la Spéléologie, pour qu'il nous prête la fameuse clef qu'on avait pas réussi à avoir pour la dernière visite de cette carrière, qui remonte à octobre 2018.
Du coup en attendant son arrivée, on a vérifié l'accessibilité de l'entrée de la Courteraie.
La tête de poupée empalée sur un arbre mort pose l'ambiance. L'entrée est devenue  méconnaissable.
Un champignonniste bien inspiré et très motivé a défriché toute la zone et empilé des blocs de calcaire devant le cavage de sorte que l'on ne puisse plus y accéder qu'en escaladant le monticule et en se faufilant entre les blocs.
On mange, on récupère la clef, on s'équipe et on rentre dans la carrière par Champs au vin grâce à la clef.
On installe le camp de base au Gite 4 étoiles de Los Fouyants puis on se dirige vers notre première cavité : la Sonnette via l'entrée E1. 
Très jolie cavité avec un beau p30 pour commencer.
Retour au gîte, apéro.
Puis ballade dans la carrière et observation d'une vingtaine de chauves-souris de différentes espèces, en pleine hibernation.
Retour au gîte pour dîner. Puis vers minuit 30 dodo bien mérité.
Entre les ronflements, la lampe qui s'allume toute seule à pleine puissance en mode stroboscope et le réveil effrayant, la nuit fut mouvementée !
Du coup le matin, réveil compliqué mais néanmoins réussi.
Pti dej, rangement du matos et départ pour notre 2eme cavité : Le Dindon. Passage obligatoire pour Lucie qui avait hâte de découvrir ce petit joyau de cavité. À faire, incontestablement :D
3eme et dernier trou : le Cornuant.
Cavité école, brochée de partout.
Lucie et Axel ont équipé en parallèle puis déséquipé la voie de l'autre pendant que Clément sécurisait les opérations.
Dernier festin puis vint le retour vers le monde extérieur, après 24h et 5min passées sous terre.</description>
</item>

<item>
<title>L'appel du Verneau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1027</link>
<pubDate>Sat, 25 Jan 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L'appel du Verneau 
 
Au départ, on voulait faire le fond du Montaigu. Mais, à cause de la pollution, et surtout d'un éboulement transformant le -370 en -21, il a fallu trouver un autre plan. Par chance, en plein mois de janvier, la météo est au beau fixe, ça fait une semaine qu'il n'a pas plu à Nans-sous-Saint-Anne... Sylvain lance l'idée : &amp;quot;vous sentez l'appel du Verneau ?&amp;quot; La traversée ? Allez. On surveille la météo et le débit de la rivière toute la semaine, on achète ou se fait prêter ce qui manque : néoprène, kits percés, paille filtrante pour l'eau... Ça se présente vraiment bien. Bon, il va falloir équiper les Biefs Boussets et faire la reconnaissance à Baudin le vendredi soir, donc le week-end sera dense, mais la motivation est là ! 
Sylvain, Clément, Elise et Arthur feront la traversée, et Christian et Isa iront aux Biefs le vendredi soir et à Baudin le samedi. 

 

Nous partons donc le vendredi en début d'après-midi. Christian nous a dégoté une maison fort sympathique, poêle à bois et vin du Jura offert. On s'y installe en début de soirée, puis les équipes se forment : équipement des biefs, reconnaissance à Baudin et préparation de la bouffe pour le soir et le lendemain. 

[Reconnaissance à Baudin]
Sylvain et Arthur partent donc en duo faire la reconnaissance à Baudin. Le but est de vérifier que le puits du Légionnaire est bien équipé et que la galerie des Aiguilles, qui risque de siphonner, ne siphonne pas.
La marche d'approche commence mal, les 2 éclaireurs tournent trop tard et se retrouvent beaucoup trop haut dans la montagne, une demi-heure est perdue avant de rejoindre l'entrée de Baudin.
La progression se fera ensuite très rapidement, le duo arrive à la plage en 1 heure. Il était convenu d'avaler les sandwichs là, mais Sylvain, se sentant en grande forme, propose à Arthur, qui lui est un peu fatigué, de se prendre une bonne pause pendant qu'il ira vérifier que la traversée est bien possible, la consigne étant de s'inquiéter au bout d'une heure. Un réveil est programmé et Arthur commence à s'endormir dans son poncho quand au bout de 45 minutes un raffut du tonnerre le réveille. C'est Sylvain qui revient au pas de course, ça passe ! La reconnaissance n'aura duré que 3h en tout et les éclaireurs rentreront même au gîte avant Christian et Isa qui équipent les Biefs.
Samedi matin, lever à 6h30 et départ une heure plus tard. On laisse une voiture à Nans-sous-Sainte-Anne, et Christian nous dépose au parking des Biefs. Il fait frais, on se réchauffera  dans la grotte ! À 8h20, on est dans le trou, et on sait qu'on sera sûrement sous terre pour 15 à 20 heures. 
On descend dans le porche d'entrée des Biefs. Tiens, une deuxième corde ! Il y a donc d'autres traverseurs, plus matinaux que nous et amateurs de déviations à gogo apparemment. 
Le premier méandre et la succession de puits se passent sans encombres, jusqu'au dernier ressaut. Là, il nous manque un bout de corde. Christian devait nous l'avoir laissée quelque part : dans un kit ? Par terre ? Arthur était le seul à avoir vu la fameuse corde, mais il n'a pas le temps de se manifester que Clément propose de couper un bout de la corde précédente pour équiper le ressaut. Sylvain s'exécute, après avoir vérifié qu'il avait bien entendu. Oui, il avait bien entendu ! 
Le dernier ressaut passé, on salue les petites plantes qui poussent dans le noir de la salle de décantation et on s'engage dans le méandre de 280m. Il fait chaud, très chaud (même si certains prétendent le contraire en Texair). La petite salle aux deux tiers du méandre nous permet une petite pause dépoilage. Après ça, il faut continuer dans le méandre puis trouver le boyau qui mène à la salle suivante. Après quelques hésitations, on trouve le chemin jusqu'à la salle Machin. On se change pour mettre nos combis néoprène, une petite barre, et c'est reparti. Tout de suite après, un ramping nous confirme que la néop sans eau, ça donne chaud et plier les bras demande bien trop d'effort. Pendant toute la seconde série de puits, on a bien hâte de trouver le collecteur du Verneau. 
Enfin, l'eau ! On commence par un bassin puis une voûte mouillante. Le mot fait frémir Élise, que la perspective de se coller au plafond pour respirer n'enchante pas vraiment, mais le niveau est bas, ça passe sans problème. Ce passage est suivi d'un bon moment de marche dans l'actif jusqu'à la salle des Patafouins, que l'on longe pour arriver devant le siphon. Petite photo dans l'eau pour le style... et puis on file du côté des Dentelles. La salle des Dentelles est superbe, ça vaut le détour - au sens propre ! On fait quelques photos avant de s'attaquer à la remontée du puits de 35m. Et en combinaison néoprène, ça chauffe sévère sous les casques, on s'en souviendra pour le reste de la traversée ! Après avoir repris nos esprits, on entame la redescente pour arriver de l'autre côté du siphon des Patafouins. Le &amp;quot;tube en U&amp;quot;, passage qui peut siphonner et forcer à un demi-tour, passe sans encombre : c'est le signe qu'on a vraiment commencé la traversée. 
On tombe ensuite sur la jonction avec le gouffre de la vieille folle. Un peu plus loin se trouve la salle du p'tit loup, puis la barre des écrins, que l'on passe pour enchaîner avec une trémie, traversée sans hésitation grâce aux scotchlite. 
Seulement, quelque chose turlupine Arthur. Il ferme la marche, et voilà plusieurs fois qu'il aperçoit des traînées rouges sur les rochers. Toutes les théories sont avancées : blessure, débarquement des anglais, kit qui déteint ? Mystère. L'inquiétude d'Arthur contamine Elise qui prie pour que son utérus ne soit pas en cause. Mais l'origine du rouge mystère se fait bientôt connaître : c?était une sculpture en argile, réalisée par Loan, le petit-fils de notre guide local dans les Pyrénées orientales. La pauvre petite étoile en terre avait voyagé dans le mini-kit d?Elise pour venir se noyer dans les eaux du Verneau. 
 Arrivée dans la salle du gnome à l'heure du pique-nique. La pause n'est pas très longue, on se refroidit, mais la partie suivante est une galerie fossile où l'on se réchauffe vite. En arrivant à la bifurcation suivante, on choisit de rejoindre la galerie des bassins par la galerie de la Côte Jamey plutôt que par celle des marmites, plus aquatique. Arthur est un peu déçu, mais il se consolera dès les retrouvailles avec le collecteur principal en faisant avec Sylvain un saut dans une vasque, empruntant la corde du puits du vieux fou. 
Après ce plouf documenté à la go-pro, on entame la partie la plus aquatique du parcours : la galerie des bassins. Sylvain avait précieusement économisé de la batterie pour pouvoir filmer sa partie préférée de la traversée. Et on le comprend ! On se plaît bien à marcher ou nager dans les bassins, le kit sous les bras ou nous suivant comme un sympathique animal de compagnie  se coinçant parfois au bord d'un bassin. On a moins froid que prévu, l'eau est claire, c?est haut de plafond avec de belles parois sculptées? Le bonheur ! 
Après cette partie féérique, les bassins merdiques nous accueillent, avec leur parois concrétionnées? et leur fond de boue où les chaussures s'enfoncent allègrement. Quelques passages de nage, en tout cas plus pour Elise que pour Arthur, nous amènent dans une partie plus propre, où l'on se lave un peu avant de déboucher dans la salle du « bon négro » ou bon raciste. On monte au sommet de l'éboulis pour faire un second pique-nique et contempler le cône d'effondrement, avant de poursuivre sur la salle du petit raciste, second cône d'effondrement, plus petit mais plus impressionnant !
On continue dans la rivière jusqu'à la salle Belauce, vaste salle d'effondrement au sommet de laquelle un talus sableux et un ramping permettent d'aller admirer la fameuse concrétion du tripode. 
On profite de cette salle sèche pour quitter nos néop et remettre des vêtements (plus ou moins) secs. Pompote, sandwich ou snickers, et on repart avant de trop se refroidir. 
En bas de la salle, deux cairns nous indiquent le passage Nous passons dans un laminoir et retournons nous promener dans l'actif. Au bout de 5 minutes de marche nous entendons des voix. Celles-ci pourraient être causées par notre esprit fatigué confondant les clapotis de la rivière avec des paroles humaines mais NON! Nous voila rapidement nez à nez avec Christian, Isabelle et Ilian qui se promenaient dans Baudin en visant une visite au tripode. Nous continuons notre chemin et , quelques mètres plus loin nous voilà en bas du puits du légionnaire, une des 2 seules remontées du parcours. Pas de chance la corde est déjà occupée. En effet cette fois-ci c'est l'équipe de l'EEGC, emmenée par Marina, qui semble suivre le même parcours que les précédents visiteurs. Nous les laissons passer et poursuivons notre chemin. Et arrivons à la fabuleuse (sentiment parfois non partagé) galerie des plaquettes au bout de laquelle le passage parfois siphonnant de la galerie des aiguilles n'est qu'un immense bourbier dans lequel nos chaussures semblent vouloir élire domicile.
La suite du parcours est assez évident dans de grandes salles fossiles jusqu'à retrouver la rivière juste avant la remontée finale.
Mais avant toute chose, il faudra affronter la fameuse vire de Baudin qui nous assure de ne pas se faire happer par le siphon terminal. Une fois chose faite, nous remontons le P11 pendulant au dessus de la rivière grondante pour arriver dans le spacieux boyau du GSD (merci les gars, c'est vraiment confort ^^). Quelques dizaines de mètres de ramping plus tard et nous voila déjà sorti.es, une bière à la main (habilement dissimulée par la team reconnaissance de la veille) pour trinquer à cette belle course qui n'aura durée que 12:40.

Notre dernière surprise fut de croiser en descendant un des équipiers belges qui nous précédait dans la grotte qui nous annonça qu'ils avaient mis 8:00 pour faire la traversée (en passant par le siphon des Patafouins) et que notre temps de 12:40 était honorable, c'est ce qu'ils avaient mis la première fois qu'ils étaient venus (mais pour faire la traversée dans l'autre sens, en remontant, avec le méandre des Biefs à la fin, des grands malades quoi!).

La soirée se termina donc par un repas chaud, et une dernière bière vers 2:00 du matin.

Dimanche: Déséquipement des Biefs, rangement, fromage et retour à Paris!
 
 
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</item>

<item>
<title>Stage perf. Crête ? Karydi</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1021</link>
<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>8 stagiaires grecs (9 prévus) : 
? Club Alpin La Canée : Yannis, Stellios, petit Dimitris, grand Dimitris
? Club Alpin Sitia : Gorgia, Gorgios
? Athènes : Alexandros
? SPOK Heraklion : Michelis
Niveau d'entrée attendu : bonnes bases d'équipement

 
4 cadres :
? Club Alpin Sitia : Nikos P.
? LUC : Jean-Luc C.
? Abîmes : Christophe D., François L.
 
3 autres spéléos sur place :
? José P. (Trésorier FFS, émigré en Crête)
? Club Alpin Sitia : petit Vassili, grand Vassili
 
Matériel utilisé : corde de 8mm, micro faders, dyneema (beaucoup d'AN), AS avec anneau de dyneema, Anelox
 
Équipement personnel : les grecs ont quasiment tous des jumars, des descendeur stop, des combis et sous-combi low costs venant de Roumanie (Marque TROPHY, 25? la sous combi et 45? la combi, peu respirante)
 
 
Jour 1 - Falaise de Caridi
Après de rappels en salle fait par Nikos, petites révisions des n?uds, alignement sur le vocabulaire spéléo et rappel sur les méthodes d'équipement dehors le long du gîte.
En début d'après-midi, on quitte le gîte pour aller s'entraîner en falaise, à 15min de marche. Il y a de nombreux puits, des mains courantes, tout en 3D puisque 2 pans rocheux de plus de 15m de haut se font face... Super site extérieur pour des entraînements spéléo : le Puiselet, en bien mieux ! ;-)
Après avoir mis en place une main courante suivie d'un puits fractionné et dévié, on observe les stagiaires progresser sur corde, pour évaluer le niveau de chacun. Puis tout le monde équipe au moins une main courante et des puits.
Constat général : progression en sécurité mais équipement très lent
Principales pistes d'amélioration :
? Ne pas garder son kit dans le dos lors de l'équipement
? Utiliser davantage ses longes et son baudrier pour équiper en confort
? Avoir sa pédale en fixe pour équiper (ne pas l'avoir en fixe sur le jumar et l'enrouler autour à chaque fois
? Laisser une boucle de corde aux fractionnements et l'utiliser
? Ne pas utiliser le descendeur stop pour ajuster la vitesse d'avancement
 
Jour 2
? Honos Honou (JLC et JP)
? L'Espoir (Xis)
? Tris Malachis (NP)
? Dadoula Latsida (FL)
Avec Stellios et Michelis
Après une marche d'approche d'une minute trente, on commence a descendre, petite désescalade, puis on débute la main courante, contourne le puits par la gauche pour avoir un meilleur accès. Arrivé en bas, il manque 3m de corde... Un bon ajustement de l'équipement permettra d'éviter de laisser une deuxième corde de 25m ici.
Puis un peu de marche, avant de passer le P3 en désescalade (corde de 8m conseillée mais ok sans) et nouveau un peu de marche avant un P30 fractionné (55m de corde). On atteint alors une jolie salle, avec de belles concrétions dans tous les sens, où l?écoulement de l'eau a formé un canyon au beau milieu de la coulée de calcite. Plutôt que d?aller au plus simple en passant par le milieu, on passe par la droite, où une colonne bien charnue nous sert d'AN (est-ce vraiment plus safe de rabouter 3 dyneema pour pouvoir prendre un plus gros AN ? --&gt; finalement la stalagmite juste à côté, plus modeste, fera bien l'affaire. Au fait, il faut rejoindre le canyon pour trouver la tête de puits. La descente donne un tout autre point de vue sur cette salle remarquable. Fin de ce qu'on avait prévu, mais on veut en voir plus, et je ne regrette pas d'avoir pris une corde de 60m supplémentaire au cas où... nous la déroulerons complètement, dans une succession de puits, avec des beaux Y amarrés aux parois de part et d'autre des puits.
Inversion des stagiaires pour déséquiper la corde mise en place par l'autre stagiaire. La sortie sera plus rapide, et on Michelis aura même le temps de faire un décrochement. La méthode du balancier sur la grande longe est à revoir, en faisant attention à ne pas trop monter la poignée pour pouvoir l?enlever plus simplement, et à mieux contrôler la descente avec de la corde de 8mm.
En résumé, une cavité très jolie et simple à équiper, ça vaut le coup !
TPST : 8h
 
Jour 3
? Honos Luca
? Dadoula
? Kiniklejnou
? Trois Couillons/Tris Malachis 
Avec Alexandros. Les 2 Vassili et Gorgios resteront de leur côté pour aller vers un autre puits.
Après 20min de marche d'approche, un peu plus loin que le trou de l'Espoir, on arrive à l'entrée de la grotte. Le puits d'entrée est resté équipé de la veille, nous permettant de rejoindre rapidement la première salle 30m plus bas. On y trouve pas mal de concrétions, assez blanches et plusieurs puits. Nous nous rendons vers le plus imposant, environ 8m par 5 pour 30m de profond. Plutôt que de descendre simplement, nous allons nous rendre de l'autre côté, pour aller voir ce qui s'y trouve (il paraît que c'est joli). L'équipement est beaucoup plus technique que ma veille, et la progression pas sympathique : équiper avec une boucle de dyneema pour s'installer confortablement, c'est bien, mais laisser des AN très lâches et des ganses de n?uds super longues fait qu'on descend au moins d'un mètre entre chaque point, pas idéal ! Nous prendrons le temps de corriger ça par la suite. Enfin, les dyneema sur lunule fermées avec des huit ne seront pas sympas à enlever au retour, en comparaison aux têtes d'alouette qui permettent de s'économiser... Après 7 points, on arrive au bout de cette vire et on remonte le plan incliné, assuré sur une stalagmite attrapée au lasso, puis on redescend derrière. On arrive dans une zone rarement explorée d'une extrême beauté, avec des cristaux blancs sur les stalagmites, des choux fleurs... mais pourquoi aucun des cinq couillons sous terre n'a d'appareil photo... On y progresse en essayant de ne rien toucher, jusqu'à arriver au milieu d'un puits d'une vingtaine de mètres, qui ne semble pas déboucher plus loin. Les coulées de calcite font penser à une glace géante, et on ne voudrait pas aller abimer les formations de ce beau puits, jamais équiper jusqu'alors. Après le repas, le déséquipement de la vire sera scabreux, en particulier son unique spit, mal ancré qui rentre et sort d'un centimètre...
Après ça, Alexandros équipera le P30 en dessous duquel on vient de passer des heures, puis le suivant, avec la corde récupérée des deux Vassili. Et on déséquipera aussi le puits d'entrée en repartant.
En résumé, vire assez physique, bien si on veut équiper au naturel, se faire un peu mal et voir des endroit préservés avec des concrétions surnaturelles. Gros puis abordables, équipement plus basique
TPST : 7h
 
Jour 4 
? Dadoula
? Kiniklejnou
? Ano Peristas/La Colombe
Avec Yannis, Michelis, Stellios et Nikos.
Même si la journée était courte, les stagiaires n'ont jamais arrêté, puisqu'ils ont pu équiper tous les 3 en parallèle.
Corde de 20m facultative pour les deux premiers plans inclinés, mais ça fait un bon exercice, puis main courante et petit puits, avant d'aller un peu plus loin équiper le P35 de part et d'autre.
Vu le nombre d'anneaux, on a l'embarras du choix, ce qui est assez déroutant pour les stagiaires. Arrivé en bas, on serait bien aller faire un tour, mais il est déjà l'heure de faire demi-tour.
En résumé, entrée accessible et volumineuse, adaptée pour apprendre à équiper.
TPST : 4h30
 
Conseils pour la suite :
? Se mettre en confort, en poids dans son baudrier pour équiper
? Pratiquer pour ne pas oublier et gagner de la vitesse d'équipement (c'était parfois trèèès long pour un pauvre n?ud)
? Eviter les AN trop lâches qui empêche la tension des mains courante
? Réduire la taille des oreilles (en particulier quand on utilise des dyneema)
 
François</description>
</item>

<item>
<title>Gymnase Janvier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1023</link>
<pubDate>Sun, 19 Jan 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En ce dimanche 19 Janvier, 2 abîmés en manque de pratique spéléo se retrouvent au Gymnase Raoul Follereau pour faire un entrainement technique.

Surpris de découvrir que les ficelles ne sont plus accrochées à leurs crochets respectifs (nouvelle peinture oblige ?), il faudra commencer la séance en jouant aux perchistes pour récupérer la ficelle du coin.
Ensuite, l'installation de la première corde et de la vire plafond nous permettra de récupérer la deuxième ficelle et d'en défaire le sac de n?ud associé.

Suite du programme :
? Révisions d?équipement avec fractionnement, déviations, vire plafond
? Révisions passage de n?ud, techniques de réchappe et décrochements (pédale crollée)
? Mise en place de tyrolienne avec descendeur
? Mise en place d'un balancier par contrepoids

Encore merci à Vincent pour sa dispo, et à Christian pour la résa du Gymnase !

François</description>
</item>

<item>
<title>Week-end à Hotton (Be)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1026</link>
<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Interclub CSARI / ABIMES / USAN / CAFMP

Après plusieurs échanges de mails pour la préparation, le week-end s'annonce plutôt bien parti. Un interclub en Belgique dans un chalet 5 étoiles avec l'ancien club de Rémy et d'Arthur, le CSARI.

Jeudi :
    Départ de Paris de l'équipe 1 (Sylvain, Carole, Arthur) à partir de gare de Lyon avec une voiture louée pour l'occasion par Sylvain et le matériel déjà enkité. L?équipe récupérera Marion à la gare Reims avant de foncer vers la Belgique.
    Arrivée au chalet d'Hotton vers 00h30, le temps de sortir le matériel pour la sortie du lendemain et toute l'équipe se couche aux alentours de 01h00.
    
Vendredi :
    L'équipe 1 se lève à 08h30, petit-déjeuner puis départ à 09h30. L'arrivée à Mont-Godine se fait aux alentours de 10h10. Problème, Arthur qui n'est venu qu'une seule fois dans ce trou en 2014 doute de la localisation de l'entrée (il faut dire que dans ce périmètre de quelques centaines de mètre, on trouve pas moins de 5 grottes différentes). Les coordonnées Lambert trouvées avant le départ pointaient bien la bonne commune, mais pas du tout le lieu exact. Finalement les indications écrites, même si elles manquaient de clarté, mènent l'équipe à bon port. Le départ sous terre pour le Wéron a donc lieu à 11h10 pour l'équipe 1 (Sylvain, Marion, Carole et Arthur). Attention, contrairement à ce que l'on peut lire sur certaines descriptions, le trou Wéron est désormais fermé par un cadenas UBS. Il convient donc de se renseigner sur le site de l'Union Belge de Spéléologie (1) avant d'organiser une sortie.
    Le cheminement semble compliqué au début puisque l'équipe hésite entre plusieurs galeries, mais finalement on se rendra compte que, comme dit l'adage, &amp;quot;tous les chemins mènent à Rome&amp;quot; et que Sylvain et Marion sont descendus par la porte d'avion tandis qu'Arthur et Carole ont emprunté le puits aux étincelles. La descente se poursuit par les chicanes, un long méandre propre, lisse et étroit dans un beau calcaire noir veiné de blanc avant d'arriver aux banquettes horizontales qui sera équipée d'une main courante afin d'être plus sereins dans la progression. La pause déjeuner se fera dans la selle du piano, accessible soit directement par un rappel à la fin des banquettes horizontales, soit par une désescalade par les éboulis.
    La descente jusqu'au fond se fera par un long et étroit méandre dans lequel on trainera une C35 qui n'aura une utilité qu'en début et fin de méandre. Au fond, l'équipe rencontre une grenouille et ne peut pas s?empêcher de se demander comment elle a pu résister à tous ces méandres pour arriver entière au fond de ce trou. Après un coup d??il au siphon digne de Fontaine de Vaucluse (qui surpasse tout de même celui du gouffre de Villepot, d'après ce que l'on dit), Sylvain et Arthur vont jeter un coup d'?il dans les 2 escalades possibles (dont une qui n'apparait pas sur les topos disponibles). Le retour à la salle du piano se fera par les éboulis pour Marion, Carole et Arthur tandis que Sylvain remontera par le méandre afin de récupérer la C35.
    Avant de rebrousser totalement chemin, l'équipe fait un détour pour aller voir &amp;quot;l'étroiture du ventilateur&amp;quot; qui ouvre sur le &amp;quot;réseau noir&amp;quot; et sur la possible traversée &amp;quot;Wéron-Dellieux&amp;quot;. L'étroiture a été décrite comme &amp;quot;intéressante à faire&amp;quot;, mais l'équipe se heurte à un siphon/voute mouillante assez rapidement. Sylvain utilisera le tuyau en place pour amorcer une vidange du bassin, mais après 10min d'attente et seulement 10cm de diminution de niveau, force est d'admettre que cela aurait dû être fait avant d'aller voir le fond.
    L'idée de remonter par les banquettes obliques est abandonnée car l'accès semble exposé, une corde aurait pu avantageusement être placée à la descente si quelqu'un avait choisi ce cheminement. La remontée par les chicanes est ardue, l'aspect lisse et étroit de ce méandre faisant que l'on manque de prise et que certaines marches sont difficiles à remonter.
    Arrivés au puits de la bouteille, Sylvain, Marion et Carole remonteront par le puits aux étincelles tandis qu'Arthur passera par la porte d'avion en utilisant le dos de Sylvain comme marchepied afin d'atteindre l'entrée de la galerie.
    Après quelques hésitations dans l'éboulis d'accès, l'équipe sort à 19h10 et sera de retour au chalet à 21h30, juste à temps pour ouvrir aux premiers camarades belges qui venaient d'arriver. 
    Marion et Sylvain iront laver leurs combinaisons en vitesse dans la rivière pour le lendemain, la condition d'accès est d'être propre à l'entrée. Heureusement qu'elles pourront sécher toute la nuit au coin du feu.
    La soirée spaghetti peut commencer après un apéro digne de ce nom et même si certains que l'on ne nommera pas ont acheté des pâtes sans gluten et se feront appeler Arthur (à raison) toute la soirée.

    Pendant ce temps, l'équipe 2 (Rémy, Julien P, Etienne B) partira de Paris non sans mal pour arriver au chalet d'Hotton aux alentours de 22h30, juste à temps pour se joindre au repas avec le reste de la troupe  
        
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    TPST : 8h

Samedi :
    L'ensemble des participants (Sylvain, Marion, Carole, Arthur, Julien P, Rémy, Etienne B, Sophie V, Serge D, Zoé D, Sacha T, Luc F, Florian F, Etienne L, Vincent F, Simon B) se lèveront vers 09h30 pour partir à 10h30 et arriver devant les grotte d'Hotton à 11h00. Il est prévu que la grotte nous soit rendue accessible à 12h00 et que l'on sorte avant 16h, la sortie se fera donc au pas de course.
    
    L'histoire de la grotte d'Hotton (ou grotte des 1001 nuits) est intéressante : 
    &amp;quot; Le 29 novembre 1958, une cavité apparaît dans le front de taille d?une carrière. Depuis toujours, les richesses minérales de la région faisaient l?objet d?une exploitation intensive par les premiers industriels. Ces nombreuses carrières produisaient des « pierres bleues » pour la construction des habitats, le contour de baies ou encore pour le dallage des allées. Ces pierres calcaires étaient aussi transformées en grenailles ou réduites en chaux dans des fours encore visibles.
À l?approche de l?hiver 1958, des membres du « spéléo-club de Belgique » se glissent dans l?ouverture du massif de pierre, arrivent dans une salle somptueuse puis poursuivent toute la nuit leur découverte de l?abîme. Mais il faut attendre quelques années encore, 1962 pour que la grotte soit accessible au public. C?est aussi la seule grotte touristique du pays intégralement classée, tant elle est remarquable pour la rareté de ses concrétions. Depuis l?an 2000, le parcours souterrain a triplé.&amp;quot; Certaines salles (dont il se dit qu'elles faisaient partie des plus belles) auront tout de même disparu du fait de l'exploitation de la carrière. (2) 
    L'accès à la grotte est assez inhabituel, puisque l'on descend 35m en ascenseur afin de passer par le réseau touristique avant d'en sortir assez rapidement et de rejoindre un actif. La grotte s'est formée dans des strates verticales, ce qui donne une impression de régularité et de hauteur aux parois des galeries.
    Le groupe se scinde en deux afin d'éviter de bouchonner et tout le monde fait un tour à travers les 3 niveaux sur 5 que l'on visitera. Au programme, des concrétions, un petit tripode, un dromadaire, quelques puits et de beaux volumes, un vrai contraste avec le trou Wéron que l'équipe 1 a fait la veille. On retrouvera Serge T à 16h pile qui avait préféré une journée balade en VTT à de la spéléo.
    
    TPST : 4h
    
    Pendant qu'une partie rentre à pied au chalet en contournant la carrière de Hampteau à l'origine de la découverte de la grotte et désormais inactive, une équipe part faire les courses pour le repas du soir (une fondue au fromage) et une autre rentre pour laver le matériel de la veille.
    
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Dimanche:
    Le dimanche, l'ensemble des participants au week-end se lève aux alentours de 08h30, petit déjeuner et rangement avant de se mettre en route vers la sortie de la journée.
    
    Une contrainte horaire fait se scinder les français en 2 équipes, Sylvain doit rendre sa voiture de location à Paris avant 18h30, Marion doit rentrer à Nancy et Etienne B prendre un train à Paris en direction de Marseille. Ils seront accompagnés de Julien et feront le Puits-aux-Lampes, situé sur la commune de Jemelle, en compagnie de Sophie, Serge D, Zoé et Sacha.
    
    L'autre équipe, composée de Rémy, Arthur et Carole accompagnés d'Etienne L, Vincent et Simon ira au Nou Maulin, situé sur la commune de Rochefort, tout en faisant un détour par l'entrée du Puits-aux-Lampes pour rapporter à Julien son casque et son manteau qu'il avait oublié au chalet (1 point Dindon !).

    La première personne de l'équipe du Puits-aux-Lampes descendra sous terre vers 10h30. Cette cavité présente une  des plus grande verticale de Belgique (55 mètres) menant à une salle de belle dimension dans du calcaire noir.  Après une visite rapide de la grande salle et quelques tentatives infructueuses de trouver une suite dans des étroitures au fond de la salle, l'équipe sort du trou vers 12h30.
    La partie française de l'équipe du Puits-aux-Lampes prendra la route vers Reims puis Paris après un passage par la friterie de Rochefort, tandis que la partie belge de l'équipe ira chercher les spéléos du Nou Maulin 

TPST : 2h
      
    L'équipe du Nou Maulin partira sous terre à 11h15, par le porche. &amp;quot;Le Nou Maulin se situe en bordure de la Lomme sur la rive gauche de la rivière. Ce vaste porche et les réseaux importants qui le prolongent, fonctionnent comme un point de perte important de la rivière. Une digue empêche en temps normal les eaux de la Lomme d'y pénétrer. Avant la construction de cette digue, l'ensemble de la Lomme était souvent drainé par le Nou Maulin et la rivière se retrouvait à sec jusqu'à la résurgence d'Eprave (située à +/- 4 km en aval). Des infiltrations continuent à alimenter la cavité comme le démontrent les réseaux inférieurs toujours extrêmement boueux&amp;quot;. (3)
    Les galeries d'entrées sont des conduites forcées de belles dimensions et d'une couleur bleues typique. Après avoir voulu éviter un passage à quatre pattes dans une eaux froide et boueuse et un détour par une galerie aux formes, disons équivoques accessible par une faille, il faudra se résoudre à faire trempette avant de s'engager dans une galerie lisse avec une pente à 45° dans laquelle il faudra bien coincer son dos au plafond pour ne pas glisser.
    Les dépôts et branchages rappellent dans cette partie basse que les crues sont fréquentes et que la dernière ne doit pas être bien vieille, heureusement ce dimanche le niveau de la Lomme est suffisamment bas et le temps est sec.
    Après l'escalade du toboggan vient le passage du roulement à billes qui porte plutôt bien son nom. Il s'agit d'un passage bas qu'un plan incliné de galet vient combler en partie à chaque passage. Il faut donc creuser pour se ménager de l'espace avant de passer. Le roulement à billes ne sera pas sans rappeler l'étroiture de la sableuse de Jujurieux à ceux qui connaissent cette grotte.
    La traversée du gruyère se fait facilement, en suivant les scotch-light pour remonter la trémie et arriver dans une salle d'effondrement, &amp;quot;la grande salle&amp;quot;.
    A partir de ce moment, l'équipe n'ira voir ni le réseau du fond, ni les galeries du métro (elle n'avait d'ailleurs pas de corde assez longue pour y descendre) et cherchera le chemin vers la sortie supérieure.
    Rémy, qui se fie à des souvenirs assez lointains, trouvera l'accès vers le souffleur, un méandre remontant jusqu'à la sortie supérieure qui est fermée par une trappe. Cette trappe se manipule facilement de l'intérieur et nécessite une clef de 13 pour l'ouvrir/la fermer à l'extérieur.
Le dernier participant sortira à 13h15 et l'équipe sera rejointe par une partie des spéléos du Puits aux Lampes avant d'aller également dans une friterie qui acceptera de servir assez tard. On parle alors d'essayer de réorganiser ça aux beaux jours, en essayant de motiver plus de monde !

TPST : 2h

L'arrivée sur Paris se fera sans encombres pour les 2 voitures, avec apparemment des potins dans l'une d'elle, mais qui ne seront pas partagés aux autres.

    C'était bien !!! c'était chouette !!!!

Participants :
    Sylvain L, Marion M (USAN), Carole G, Arthur P, Julien P, Rémy C, Etienne B (CAFMP), Sophie V (CSARI), Serge D (CSARI), Zoé D (CSARI), Sasha T (CSARI), Luc F (CSARI), Florian F (CSARI), Etienne L (CSARI), Vincent F (CSARI), Simon B (CSARI) et Serge T

    Pour en savoir plus sur le Trou Wéron :
    &lt;a href='http://www.scavalon.be/avalonnl/fiches/fich25.htm'&gt;ttp://www.scavalon.be/avalonnl/fiches/fich25.htm&lt;/a&gt;
        
    Sur la grotte d'Hotton :
    &lt;a href=&amp;quot;http://www.grottesdehotton.be/fr/home.html&amp;quot;&gt;ttp://www.grottesdehotton.be/fr/home.html&lt;/a&gt;
    &lt;a href=&amp;quot;https://www.geoparcfamenneardenne.be/fr/nos-geosites-geologiques/grottes-de-hotton.html&amp;quot;&gt;ttps://www.geoparcfamenneardenne.be/fr/nos-geosites-geologiques/grottes-de-hotton.html&amp;quot;&lt;/a&gt;
Reportage de la RTBF sur la grotte d'Hotton :
&lt;iframe src=&amp;quot;https://player.vimeo.com/video/117183326&amp;quot; width=&amp;quot;640&amp;quot; height=&amp;quot;360&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;autoplay; fullscreen&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&amp;quot;https://vimeo.com/117183326&amp;quot;&gt;Les mangeurs de grottes (1993)&lt;/a&gt; from &lt;a href=&amp;quot;https://vimeo.com/user10320846&amp;quot;&gt;Philippe Axell&lt;/a&gt; on &lt;a href=&amp;quot;https://vimeo.com&amp;quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
    Sur le Puits aux Lampes :
    &lt;a href=&amp;quot;http://blog.ssn-speleo-namur.be/les-grottes/topotheque/le-puits-aux-lampes/&amp;quot;&gt;http://blog.ssn-speleo-namur.be/les-grottes/topotheque/le-puits-aux-lampes/&lt;/a&gt;
        
    Sur le Nou Maulin :
     &lt;a href=&amp;quot;http://noumaulin.blogspot.com/&amp;quot;&gt;http://noumaulin.blogspot.com/&lt;/a&gt;
    &lt;a href=&amp;quot;http://www.scavalon.be/avalonnl/fiches/fich17.htm&amp;quot;&gt;ttp://www.scavalon.be/avalonnl/fiches/fich17.htm&amp;quot;&lt;/a&gt;
        
        Sources :
    (1) &lt;a href=&amp;quot;https://www.speleoubs.be/index.php/gestion-des-sites-grottes-et-rochers&amp;quot;&gt;https://www.speleoubs.be/index.php/gestion-des-sites-grottes-et-rochers&lt;/a&gt;
    (2) &lt;a href=&amp;quot;https://www.luxembourg-belge.be/fr/decouvrir/incontournables/grottes-hotton.php&amp;quot;&gt;https://www.luxembourg-belge.be/fr/decouvrir/incontournables/grottes-hotton.php&lt;/a&gt;
    (3) &lt;a href=&amp;quot;http://environnement.wallonie.be/csis/Aspnet/index.aspx?idPage=csis&amp;page=principal&amp;id=274&amp;quot;&gt;http://environnement.wallonie.be/csis/Aspnet/index.aspx?idPage=csis&amp;page=principal&amp;id=274&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Révision hivernale de techniques d?équipement </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1017</link>
<pubDate>Sat, 11 Jan 2020 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Par un frais samedi à l?aube (11h), Elise et Clément font route vers le Puiselet, ce haut lieu de la spéléologie parisienne, pour réviser quelques manips.
 
Le pique-nique de luxe englouti, les voilà chacun.e parti.e pour leur premier objectif. Elise équipe la voie principale, et profite d?une corde (volontairement) trop courte pour réviser l?installation d?un passage de n?ud. Clément équipe en light la vire de droite au caillou branlant, puis chacun.e déséquipe la voie de l?autre. 

Ensuite, direction le petit caillou pour une session vire, en nous relayant. Le papillon n?a plus aucun secret pour Elise ! 

Fin de la journée vers 17h, un thé chaud, et un détour par une carrière de sable sur le retour, où l?on constate que bon ben les carrières de sable c?est pas très intéressant, sauf les variations de couleur. 

Une petite journée revigorante !</description>
</item>

<item>
<title>Combe aux prêtres en fin de crue</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1016</link>
<pubDate>Mon, 30 Dec 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un petit CR rapide de notre descente familiale à la combe aux prêtres le 30 déc.
La décrue semblant vouloir rendre possible une incursion par la combe, niveau 60cm &lt;a href=&amp;quot;http://tds.tetraedrehost.ch/visualisation/index.php?username=public&amp;challenge=1593177732&amp;challenge_password=af11b1b37b1b7b193475924f0ed8d1b3e1ea75dee3c85707a0685d30c8914dd0&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;sur la courbe temps réel&lt;/a&gt;, nous décidons de partir à l?aventure.
Arrivée à la rivière le niveau est encore haut et il y a du courant.
Le limnimètre donne un peu moins de 60cm (vers 14h30); donc le calage est parfait.
Nous progressons dans la rivière sans soucis, eau légèrement au dessus de la ceinture. 
Passage de la chatière avec un petit d?eau au fond mais rien de dramatique.
Arrivé au lac de bout, le niveau d?eau est haut, mais ça passe sans plus se mouiller.
On a continué sans encombre dans la galerie des gours jusqu?au R3 qui retombe dans la rivière.
Je suis descendu mais j?avais juste pied. Comme on n?avait pas de corde pour s?assurer on a préféré faire demi tour. Mais je pense que c?est franchissable avec une assurance.
On voit bien le gros caillou au raz de l?eau.
Donc 60 cm semble le niveau limite maxi praticable, avec tout de même un bon engagement.
Une petite néop serait peut-être une bonne idée.
Xis</description>
</item>

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<title>Fenêtre sur le Canigou</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1022</link>
<pubDate>Sat, 28 Dec 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En cette année des 35 ans du club, c?est un clin d??il au film qu'on avait tourné en Norvège en août 1984. Il est passé sur Antenne 2 aux Carnets de l?aventure et s'appelait &amp;quot;Fenêtres sur Fjord&amp;quot;. La cavité qu'on explorait, le Ragge-Javre-Raige, avait 3 entrées au dessus de l'Hellemofjord. On était au nord du cercle polaire : 67.891875, 16.259376
 
28 décembre : départ de la voiture des villeurbannais vers midi et demie : Clément, Élise et Véro font route vers Montpellier pour y récupérer Sylvain et son appareil à raclette. Arrivée à Jujols, petit village de 70 âmes au kilomètre 0 de la D57, dans les Pyrénées-Orientales, synchro avec les parisiens qui sont parti.e.s hier soir, ont fait une halte dans un hôtel avant le viaduc de Millau et ont fait une grande partie des courses de la semaine. Les voitures empruntent chacune leur tour une voie sans issue. Les rétroviseurs frôlent au millimètre les murs des maisons. Le demi-tour se fait sur une placette dont une partie s'est effondrée en contrebas. Le déchargement des voitures occasionne un beau ballet de brouettes et de mollets, car ça grimpe pour aller au gîte ! 
Jean et Gwen rejoignent l'équipe vers 20h pour une soirée quiches. Le deuxième gîte ne se libérant que le lendemain, on s'entasse gaiement à 9 dans un gîte pour 6, ce qui n'est pas sans rappeler un certain camp d'hiver en Italie, le chauffage en plus. (vous allez dire que je radote, mais ça me rappelle encore la Norvège où certains, pliés en 4, s'étaient entassés à 7 dans une tente 2 places... et il a neigé !)
 
(On sait pas ce qu'on peut dire ou pas, à faire valider / modifier par Michel et Jean-Louis)
 
Dimanche 29 : La semaine débute en beauté par la visite du réseau Lachambre (où reposent les cendres du découvreur et sa compagne). Nous retrouvons nos guides Michel et Lisa à la gare de Ria avant de nous rendre au parking de la grotte quelques centaines de mètres plus loin. 5 minutes de marche et hop, on y est. La porte donne l'impression d'entrer dans un coffre-fort, et pour cause ! Cette grotte est protégée et seulement 10 équipes par an peuvent s'y balader. Le réseau est magnifique, très concrétionné avec notamment beaucoup de fleurs d'aragonite. On fait une boucle passant par la galerie des lotois, étroite et très concrétionnée elle aussi (ça n'arrêtera pas de la semaine). D'ailleurs si &amp;quot;étroite&amp;quot; que Carole s'écrit &amp;quot;ça ne passe pas!&amp;quot;, citation qui la suivra pendant le reste de la semaine. On alterne passages bas et belles galeries. Sur le chemin du retour, on passe voir le canyon blanc, raison principale du classement de la grotte : une galerie en hauteur, entièrement recouverte d'aragonite et de petits nuages d'hydromagnésie. Au bout de 150m, le canyon n'est plus visitable mais continue sur plus de 2 km ! 
Sortie après 7h passée sous terre et retour au gîte pour un apéro bien mérité. 
 
30 décembre, l'aven Pérez. 
Cette fois, pas de guide. On est parti à travers la garrigue à la recherche du trou, oubliant au passage de repérer un mur tagué pourtant évident. Tant pis, on retrouvera quand même la crête de la colline et l'entrée du trou un peu plus haut, sous un chêne. C'est, littéralement, un trou dans le sol tout juste assez large pour y loger un Sylvain. On en profite pour faire le repérage de la sortie de la traversée, avant de redescendre pique-niquer et s'équiper. 
La traversée est annoncée pour 2h, il nous faudra pas loin de 4h avec les photos. Après un premier puits, on cherche la suite à travers un boyau poussiéreux et descendant. Ça débouche sur un second puits, on attend tous joyeusement dans l'étroiture poussiéreuse pendant que Sylvain équipe en rappelable. La descente est étroite mais plutôt facile même si certains trouvent le moyen de s'emmêler ou de louper le fractionnement. C'est après ce puits que les belles choses commencent : une succession de salles joliment concrétionnées, un miroir de faille, et la galerie des hystériques avec de nombreuses excentriques et la ligne de remplissage apparente qui coupe le bout de la galerie en deux : couleur glaise en bas, blanche en haut. Sur le retour, une draperie décalcifiée attire l??il des photographes. À partir de là, la fin de la traversée se fait vite, trop vite pour une partie de l'équipe qui part déséquiper le puits d'entrée en oubliant de laisser au reste du groupe un indice de sa sortie.
Une fois au complet, on rentre au gîte pour retrouver Jean, qui était rentré plus tôt, et préparer la croziflette - miam - et faire une partie d'Abimopoly, un splendide jeu de spéculation sur les gites et leurs gouffres... Malgré la mainmise de Gwen sur les gites les plus chers, c'est Jean qui rafle tout, et Jean-Paul a beau avoir sa tronche sur les billets de 5000, il ne peut pas lutter. 
 
Mardi 31 décembre : on retrouve Michel et son petit-fils Loan pour la traversée d'une &amp;quot;grotte pour enfants&amp;quot; au dessus du village de Cirac/Sirach. Un petit parcours sympa, avec des bouts de méandre, des chauves-souris et quelques diverticules marrants à explorer. Après un pique-nique au gîte, Gwen, Sylvain, Arthur, Carole, Clément et Jean-Paul partent faire un canyon d'eau chaude tandis que Véronique, Élise et Jean font une sieste puis une balade médiévale à Villefranche-de-Conflent jusqu'au fort Libéria (vu dans des racines et des ailes, une fierté locale !).
Le canyon de la 1ière équipe dure 1h environ. La première descente sur corde se termine dans un petit bassin d'eau chaude où nous rencontrons des groupes tranquillement installés et en maillot de bain (et parfois sans), tandis que nous sommes bardés de néoprène, baudrier, casque, etc... Effet comique assuré. L'eau est à certains endroits à plus de 60 degrés ! Une mini pause s'impose dans le spanyon (&amp;quot;spa canyon&amp;quot;) ;) 
L'année 2019 se conclut par un bon repas, des feux d'artifices tirés par nos voisins de gîte, et une balade sous les étoiles. (on voit comme rarement la grande ourse, Cassiopée, Andromède, Orion, la voie lactée, les Pléïades, etc), sauf pour Arthur malade qui tient au moins jusqu'à minuit pour célébrer le nouvel an avec nous. Bonne année ! Bonne santé !
 
1er janvier 2020 : 
Pas de spéléo ce jour-là, mais tout de même des cailloux : Arthur, terrassé par le rhume, dort comme une pierre. Sylvain, Jean-Paul, Élise et Clément partent pour une balade sur les hauteurs de Jujols, entre forêt de chêne,  prairies et carrières de calcaire griotte qui font le bonheur des appareils photo. 
Véro, Carole et Gwen se baladent dans les gorges de la Carança, avec une magnifique corniche qui offre une vue plongeante dans les gorges. Des passerelles au-dessus du vide mériteraient quelques consolidations et valent quelques partages d'histoires de chutes. On finit tranquillement avant la nuit. on se retrouve autour d'un risotto* aux bananes concocté par Sylvain. 
* D'ailleurs si M.et Mme Zotto ont une fille, comment s'appelle-t-elle ? 
 
2 janvier : Vidatripa 
Nous accédons à la cavité par une marche d'approche bien escarpée au dessus de la nationale, assurés par des mains courantes qui ne sont pas de trop. Au dessous des filets protègent la route des chutes de pierre.
La grotte se divise en deux parties. Une branche part vers de très belles galeries, là encore avec des concrétions magnifiques. Dans l'autre branche, en prennant moultes précautions, nous pouvons admirer les restes de nombreux ours des cavernes : bauges, griffades, crânes calcifiés, squelette en position anatomique, etc. Nous ressortons avant la nuit.
Michel nous emmène  à Villefranche-de-Conflent pour visiter la Cova Bastera, une grotte du réseau des Canalettes dont  une partie fortifiée par Vauban domine la vallée et les envahisseurs.
On boit ensuite un coup au bar du coin, tenu en partie par un pompier de la caserne voisine. 
En fin de journée, on retrouve Christian, ses enfants et Isa pour le repas. Nous sommes bien entassés à quatorze dans le gîte (on avait peur d'avoir froid, record d'Italie battu) 
 
3 janvier : Canalettes 
Rendez-vous à 10h30 sur le parking avec Christian &amp; co et nos 4 accompagnateurs du jour : le désormais incontournable Michel, Lisa, Loan, et Patrick. On entre dans le réseau par les grandes Canalettes, la partie touristique de la grotte. Après avoir enjambé une barrière, la balade commence, une boucle par la salle du lion, la salle de la momie, la salle d'amour et la galerie des macaronis. Tout est concrétionné, partout, tout le temps, ça n'arrête jamais, vraiment ça en devient lassant cette beauté ! On n'a pas vraiment reconnu le Lion, mais la momie est une coulée de calcite blanche de dix bons mètres de haut et deux de large, au pied d'un éboulis. Des bouquets d'aragonite se cachent dans tous les coins. Juste avant le pique-nique, on fait un aller-retour jusqu'à une petite galerie recouverte d'aragonite jaune soufré et blanche. Ensuite, un large méandre et une succession d'éboulis et de grandes salles nous mènent à la salle d'amour, une salle recouverte de concrétions blanches et scintillantes, coulées, draperie, massues, gours entièrement cristallisés... On termine par la galerie des macaronis, assez plate sauf quelques gours et au plafond recouvert de stalactite. (Pour changer)
En sortant, on croise quelques touristes qui nous prennent en photo. (si si) 
Retour au gîte pour une soirée raclette.
 
4 janvier :
    C'est le jour du départ. Les muscles tirent, mais nous nous levons courageusement pour repartir en direction de notre Ile-de-France chérie... Mais toujours en panne de transports. Merci aux grévistes, jamais personne n'avait autant fait pour la forme, la santé et l'entretien physique des parisiens)
    Départ du gite vers 10:30 en direction de la rivière du Cady (sous le parking des canalettes), pour &amp;quot;laver&amp;quot; le matériel. On dit &amp;quot;laver&amp;quot; car en fait le matériel était plus poussiéreux que sale, mais cela ne lui à pas fait de mal.
    Une fois fait, nous prenons la direction de chez Marie, un restaurant de haute gastronomie où la cuisinière manie très habilement toutes sorte de gras. 
    Le repas ingurgité, nous nous disons au revoir et nous partons chacun vers notre destination de retour.
    
    Nous remercions très chaleureusement Michel et Jean-Louis, sans oublier Lisa et Patrick, de nous avoir donné l'occasion de faire ces extraordinaires visites. Un très très grand merci à eux.

&amp;quot;Oeuvre&amp;quot; collective</description>
</item>

<item>
<title>Initiation aux Ordons</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1015</link>
<pubDate>Sun, 08 Dec 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Initiés : Romane N., Kevin G., Vincent P., Grégoire M.
Encadrants : Catherine B. , Jean-François B., Mathilde K.
Équipement cavité : Mathilde K.
Deséquipement : Jean-François B.

	La journée d?hier fut intense, mais grandiose de par la beauté de la cavité et la qualité des apprentissages et rappels des techniques qui furent plus que bienvenus. 
Après une nuit plus ou moins bonne et plus ou moins courte pour certains, nous nous levons, encore courbaturés de la veille, mais nous n?avons rien perdu de la motivation qui nous anime depuis hier. Nous prenons néanmoins notre temps pour déjeuner et nous préparer pour la cavité annoncée comme « la descente du dimanche ». Ça tombe bien, aujourd?hui c?est dimanche. Et nous n?allons pas loin : à peine à quelques kilomètres du gîte, pour visiter la cavité des Ordons. Comme hier donc, nous prenons la voiture pour nous rendre à l?entrée du gouffre ? pas très écolo, je vous l?accorde, mais tellement plus confortable au vu de la météo de type « breton » et de la quantité de matériel à transporter. 

Pendant que nous enfilons ? non sans peine pour ma part ? nos combinaisons et autres EPI, Mathilde part en avance pour commencer à équiper, nous la rejoignons bientôt. Arrivés devant l?entrée, c?est la surprise ! Mathilde est en train de se faufiler dans un trou à peine moins étroit que la largeur des épaules... Kevin, ayant déjà visité cette cavité, nous confirme nos doutes : non, ce n?est pas plus large après. Enfin, pas directement après, car nous devrons passer un fractionné.
Mathilde disparaît rapidement dans la fente, et nous attendons patiemment le fameux « Libre ! » à l?extérieur, accompagnés par les bruits étouffés d?une battue, qui ne semblent pas si lointains... Les chasseurs sont de sortie, eux aussi. 
Le signal ne met pas longtemps à se faire entendre, preuve de l?efficacité de notre « équipeuse ». Catherine et Grégoire prennent la suite, Jean-François reste à l?extérieur pour s?assurer que nos descentes respectives se passent bien. Ensuite, c?est au tour de Kevin de disparaître dans les entrailles de la terre.

A mon tour...

Me rappelant la journée d?hier et sous les conseils, discrets mais rassurants, de Jean-François, je réalise minutieusement mes manips? et commence à m?engouffrer dans le trou. Ça descend raide, dans une fente où je n?ai pas la place de me retourner. Enfin, j?arrive au fractionné, où Kevin a eu la gentillesse de m?attendre. En opposition, les pieds de chaque côté du vide, il me réexplique patiemment les gestes à réaliser, puis finit sa descente. Je m?installe à mon tour sur la corde et entame la descente. Rien de bien sorcier, rien de bien méchant, hormis la fente encore plus étroite qui succède directement au relais. 

Ça passe. 
Par contre la suite, je ne l?avais pas vu venir. 

La fente très étroite dans laquelle on se faufilait jusque-là fait instantanément place à l?immensité de la salle. Nous arrivons par le plafond, sur une corde tendue directement dans le vide. La première chose qui me frappe est la taille des nombreuses stalactites qui m?entourent. Elles semblent jaillir du plafond comme autant de pointes hérissées. Majestueuses. Je marque un instant d?arrêt, suspendue à la corde par mon descendeur. Je me sens si petite au milieu de cette salle dont j?ai du mal à distinguer les limites ! Le long des murs, des immenses concrétions, des draperies magnifiques, suintent tout autour de moi. Je reprends ma descente vers mes compagnons d?exploration, qui sont encore tous petits en bas.

La visite d?une cavité possédant de nombreuses concrétions laisse toujours rêveur et émerveillé.

Une fois pied à terre, et détachée de la corde, je prends le temps d?observer ce qui m?entoure. Une forêt de stalagmites et de colonnes de calcite me fait face.
Une fois tous rassemblés, finies les manips de corde, ce sont là juste nos pieds qui vont nous guider. La fameuse « promenade du dimanche ». Nous marchons donc, en respectant le parcours prédéfini et limité par des câbles que des camarades spéléologues ont installés bien avant notre visite, au milieu de ces concrétions impressionnantes. La cavité ne comporte qu?une seule salle, et l?exploration est de courte durée. Bientôt nous arrivons au bout. Nous en profitons pour casser la croûte et prendre plein de photos. Le plafond de la salle est moins haut qu?au début, mais la surface n?est pas loin, en attestent les racines calcifiées qui dépassent au-dessus de nos têtes. Nous profitons encore quelques instants de la sérénité majestueuse de ces géants de calcite, puis c?est déjà l?heure de rentrer.

Nous remontons tous un par un, Jean-François passera en dernier pour déséquiper. 

La montée est plus facile que je ne le pensais, Mathilde me donne des conseils pour optimiser mes forces et me fatiguer moins depuis le relais au-dessus de ma tête. Le passage du fractionné, les pieds en opposition au-dessus du vide, m?impressionne un peu, mais Mathilde est là pour me rassurer. 
Finalement arrive la lumière du jour et la surface. Ça y est, c?est déjà fini...

Reste le moment le moins ludique du séjour : le nettoyage des cordes et du matériel, collectif d?abord, puis individuel. Heureusement, le gîte comporte un tuyau d?arrosage et de grandes baignoires, qui nous facilitent le travail. Je me voyais mal tout laver à la rivière, avec la pluie battante et la nuit tombante. Nous autres initiés, réalisons cette tâche avec minutie, et c?est à la nuit tombée que nous rejoignons les autres qui terminaient le nettoyage du gîte. Le temps de se sécher et d?un chocolat chaud pour se réchauffer, l?autre groupe qui était parti explorer le Dahu nous rejoint et il est l?heure de quitter le gîte pour rentrer à Paris.

Ces deux jours ont été magiques, et malgré quelques jurons de ma part, ce ne fut que du bonheur ! Un grand merci aux initiateurs pour leur patience, leur pédagogie et leurs conseils avisés. Merci aux autres initiés pour ces joyeuses et conviviales découvertes souterraines. Merci aux organisateurs du week-end qui fut riche en découvertes et apprentissages, en apéros chaleureux et en repas copieux. 
Et merci aux autres participants pour leur sympathie et ces bons moments de partage.</description>
</item>

<item>
<title>Initiation à Ouzène</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1014</link>
<pubDate>Sat, 07 Dec 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Initiés: Romane N. Kevin G., Vincent P., Grégoire M.

Première sortie spéléo, premières impressions sous terre, premier ?trou? comme j?entends les appeler et premières impressions de ce milieu encore inconnu quelques heures plus tôt qui révèleront leur lot de surprises, de découvertes, d?émerveillements et de quelques frayeurs.

Le départ 

Temps frais, quelques degrés tout au plus et une petite pluie fine pour se mettre dans l?ambiance. Nous sommes en décembre, le soleil est levé depuis un certain temps déjà, il est vrai que ça a trainé un peu au petit déjeuner mais tout le monde est enthousiaste de cette sortie. Deux courageux aguerris prennent la tête et vont équiper la voie pendant que les petits nouveaux, quatre, dont moi, fraîchement débarqué du milieu de la montagne, tentons de nous débattre avec le matériel et de trouver quelques points de repères sous les conseils avisés des experts qui, sous leurs airs discrets, vérifient soigneusement ce que l?on fait.

Approche en quelques minutes à travers les champs pour finalement arriver à l'entrée. Deux trous béants entourés de barrières de sécurité et la naissance de cordes sur deux entrées pour permettre à deux groupes d?évoluer en parallèle. Deux débutants par groupe entourés de deux expérimentés.

Les dés sont jetés : ce sera le grand trou du fond pour notre groupe. On commence par un briefing sur le matériel et la technique de descente avec le descendeur ainsi que les demi clés et clés ; et on se lance. 

La descente 

Après quelques mètres de pente douce qui permettent de se familiariser doucement avec le descendeur, un premier relais qui permet de descendre plus en profondeur. Descente lente, pas évident de faire confiance au matériel quand on débute, je tiens fermement la corde pour descendre doucement. La luminosité baisse et les reliefs sombres des parois apparaissent. Un mètre, puis 2, puis 10, cette descente n?en finit pas ! Je suis partagé entre l'appréhension de la descente et l'émerveillement de cet endroit. Une atmosphère de silence ponctuée par les quelques échanges avec mes compagnons de descente et l'écho sourd des cliquetis du matériel sur la descente. On voit encore la lumière du jour tout en haut mais le chemin nous emmène vers le fond, vers l?obscurité et les découvertes que nous ferons bientôt.

Le pied touche terre, un premier passage franchi et la découverte qui se poursuit. Une pente douce puis un passage étroit. Juste un trou dans la roche par lequel il faut passer pour arriver à la salle supérieure, passage court et idéal pour appréhender ce que par la suite j?apprendrais à appeler étroiture. Au bout : une première salle qui montre ses premières concrétions. C?est ici que le groupe, qui s?était recomposé en ce point de passage obligé, prend des chemins parallèles. Le premier groupe partira par la galerie supérieure et le second, dans le puits vers la galerie inférieure.

Notre groupe passe en direct vers la partie inférieure en passant par un nouveau puits de 18 mètres. La descente le long de la paroi est magnifique et la largeur du passage d?environ 50 mètres nous permet de voir loin et d'apprécier la majesté de ce lieu habituellement caché du monde par l?obscurité. 

La salle inférieure 

Le pied touche terre, nous sommes au fond et nous pouvons observer cette salle majestueuse. Le silence est presque total, les goutes d?eau qui tombent délicatement résonnent doucement dans cet espace coupé du monde, nous observons, émerveillés et respectueux de l?aspect totalement sauvage de ce lieu. 

Le silence se fait, les yeux profitent du paysage et le calme du lieu prend des allures de cathédrale. Je me rappelle d?une sensation d?immense bien être dans ce lieu, comme si la terre nous drapait de sa couverture avec bienveillance, que nous accueillons avec humilité. Une force intense émane de ce lieu et nous sommes forcés de l?appréhender avec humilité et respect.

Au fond, une petite cavité. Au sol, une flaque peu profonde et en son centre, une colonne. Les gouttes s?écoulent formant des ondes qui se reflètent grâce aux frontales sur les parois formant un spectacle dansant. 

Ce monde caché du monde, contrairement aux apparence, abrite également la vie et nous croisons tour à tour quelques chauves-souris et une petite grenouille. Nous ne sommes que de passage dans ce lieu, tâchons de ne pas les déranger.

Le passage étroit

Nous entamons ensuite la poursuite le long de la salle vers un passage étroit d?environ 20 mètres. Très étroit en fait, à peine la place de passer. Je suis obligé d?utiliser mes jambes, de garder la tête baissée et de me tortiller du mieux que je peux pour avancer lentement à travers ce passage. Je me sens à la fois protégé mais également extrêmement vulnérable dans ce passage et je tente d?oublier ce petit soupçon d?angoisse qui ne demande qu'à s?exprimer. Avançons, la sortie est proche et déjà, j?entrevois les lumières de la frontale en face de moi.

La galerie inférieure 

Une longue galerie magnifiquement décorée de concrétions et haute d?environ 10 mètres nous émerveille. La pression retombe, nous sommes arrivés au point le plus bas. Un passage éboulé à escalader puis nous arrivons dans la suite de la galerie, là où nous attendrons le second groupe qui nous rejoindra bientôt. Au fond de la galerie, un boyau permet d?atteindre la fin de la cavité, à travers stalactites et stalagmites que nous essayons de préserver tout en se frayant un passage. Quelques flaques d?eau très pure, filtrée sans doute pendant un temps considérable par la roche nous permet d?admirer les reflets de nos frontales sur les murs avoisinants. 

Nous retournons ensuite au lieu de rendez vous mais le second groupe semble éprouver des difficultés

A la rencontre du second groupe

Une pause repas en attendant le second groupe mais celui ci tarde encore à arriver. Nous entendons au loin des conversations, des échanges mais la situation semble plus compliquée que pour nous. 

Notre groupe se scinde et je suis l?équipe qui part en arrière à la rencontre du second groupe. Ils auront peut être besoin de matériel et une aide sera peut être la bienvenue. Ne nous mentons pas, j?avais juste envie de continuer à découvrir ces lieux et un petit détour par la partie supérieure me paraissait être une idée lumineuse !

Nous reprenons le passage étroit pour nous rendre à la salle supérieure. Il est nécessaire de remonter le puits de 18m. Une première pour moi et un briefing sur la technique de remontée de corde est bienvenu. Je remonte petit à petit, les bras tirent, les jambes poussent et je suis finalement en haut. Le petit coup de froid de la pause déjeuner a disparu d?un coup et cette cavité ressemble maintenant à une fournaise, mais le temps presse, nous nous dirigeons vers la partie supérieure.

Sans doute le plus beau passage de tout le gouffre. Tout à tout s?enchainent concrétions, puits et ressauts qui nous transportent dans un labyrinthe de roche vers une cheminée. Les passages sont étroits, les pas sont compliqués et la concentration est essentielle.

Nous arrivons finalement en haut de la galerie inférieure mais au final un peu trop tard, le second groupe est redescendu. Finalement, ils n?avaient pas vraiment besoin de matériel mais cette traversée éclair en binôme reste gravée comme le meilleur souvenir de cette première expédition.

La remontée

De nouveau dans la galerie inférieure et ayant désormais un groupe au complet, il est temps de faire le chemin inverse et de repartir, l?ascension réserve encore quelques surprises. 

Encore ce passage étroit. C?est maintenant la troisième fois que je passe dans cette section mais la difficulté est toujours là, même si l'appréhension a disparu. Mes compagnons d?aventures suivent avec plus ou moins de grâce, ce qui donne l?occasion de relâcher la pression dans une ambiance particulièrement taquine.

Remontée du puits de 18 mètres, plus simple cette fois, la technique commence à rentrer. Un temps de pause en son centre pour admirer la vue, une dernière fois. Mon dieu que c?est magique, qui eu cru que le c?ur de la roche recelait tant de beauté.

Parcours de la salle supérieure, un autre groupe a entamé la descente. Des vieux de la vieille sans doute à en juger par les lampes acétylènes mais l?occasion d?échanger quelques tuyaux et de les dépanner d?un baudrier à la sortie.

Allez courage, dernier puits pour remonter et c?est le jour de nouveau. Une remontée éreintante de 28 mètres et deux passages de déviations pour ne pas fragiliser la corde.

Plus que 10 mètres ? Plus que 5. Je suis maintenant quasiment sorti, avec comme dernier obstacle de passer la dernière déviation. Erreur de manip, j?ai cru me simplifier la vie en faisant passer mon bloqueur de bout de longe au-dessus du mousqueton mais je retrouve la corde bloquée et le mousqueton plaqué au mur. Je ne m?en sors pas, je tente des mouvements en avant, en arrière pour me dégager de ce mousqueton mais rien ne bouge. Il m?aura fallu bien 15 minutes et des conseils avisés de Gaëtan pour arriver à m?en sortir, mais en sacrifiant un mousqueton. Je récupère celui dont j?ai brisé le doigt et j?en replace un neuf. Espérons que mes compagnons de cordée seront meilleurs que moi, ce passage m?a épuisé.

La sortie

C?est la sortie, on se déséquipe, et on débrief ! Je crois que cette petite histoire de mousqueton restera dans les annales pendant quelques temps mais cette sortie était tellement magique. Est ce que c?est parce que c'était la première ? L?avenir nous le dira mais c?est surement le début d?une longue série. 

Le groupe se reforme, les sourires s?affichent en grand, les histoires fusent et les rires éclatent. Dans la nuit tombée, nous retournons aux voitures avec de belles images plein la tête et le sentiment d?être plus vivants que jamais.

Un grand merci à tous,
Vincent P.

Romane, Grégoire et Kévin ont eux-aussi participé à cette initiation.</description>
</item>

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<title>Grotte Baudin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1025</link>
<pubDate>Sat, 07 Dec 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En parallèle de la sortie d'initiation qui avait lieu à Ouzène, une sortie classique s'organisait dans le Doubs.
Après moult hésitations, Légarde ou Baudin ? Baudin ou Légarde ? Le niveau d'eau à Nans-sous-Sainte-Anne nous convainc, ce sera Baudin !

Une équipe formée de Jean, Rémy, Carole et Arthur part donc en direction de Nans-sous-Sainte-Anne sans oublier de s'arrêter à la fruitière locale pour acheter de bons fromages et profiter des blagues du fromager.

Après s'être changé.e.s à la voiture, les 4 compagnons partent en direction de l'entrée du trou. Jean, habitué de Baudin, connait la route par c?ur, Arthur n'y est venu qu'une fois en 2013 et ne se souvient pas vraiment du chemin, Rémy, même s'il est déjà venu à Nans-sous-Sainte-Anne, ne se rappelle pas y être déjà allé tandis que pour Carole c'est une découverte.

Les premières salles sont l'occasion pour Rémy de tester les capacités de son nouveau téléphone qui posséde un capteur ToF (Time of Flight), utile pour faire de l'acquisition 3D. Le rendu des scans de ces salles est assez bluffant sur téléphone, il faudra creuser le sujet. Son téléphone nous fera également de splendides photos qui illustreront parfaitement ce compte-rendu.

Le passage dans le boyau du GSD fait forte impression, le courant d'air est fort et, même si le débit est faible, le sol tremble et on entend le Verneau gronder en dessous.

Une fois dans l'actif, la progression est acrobatique pour essayer de ne pas se mouiller. Carole finira par glisser dans une escalade et par être au 3/4 trempée.

Passage devant l'oreille qui, pour certain.e.s ne porte pas très bien son nom, puis on s'arrêtera manger (et faire un point chaud pour Carole) à la salle Ch. Devaux. Nous pousserons jusqu'à la plage et même un tout petit peu plus loin pour Rémy qui ira voir une galerie qui part au niveau inférieur.

Une fois mouillé.e.s, le retour se fera beaucoup plus rapidement que l'aller puisque l'on ne perdra pas notre temps dans des man?uvres acrobatiques.

Pour retourner à la voiture dans le noir, ça glisse ! Nous rencontrons une belle salamandre à mi-chemin. Puis Jean nous fait profiter de sa play-list dans la voiture. Arrivé.e.s au gîte à 21h, les autres nous ont attendu pour le chili con carne, merci ? (mais pas pour commencer l'apéro, c'est sérieux l'apéro !).

TPST 5h

Arthur</description>
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<title>Aqueduc de Nanterre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1012</link>
<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous arrivons à 10 h et déjà le regard D400 du boulevard Hérold où nous avons RDV est ouvert. C?est un puits bétonné, de profondeur de l'ordre de 4 à 5 m, équipé d'échelons. L'équipe LSF (Les sources de Fontenay) a mis en place son matériel, tables, chaises, tréteaux, caisses, câbles, ordinateurs. Voir leur site :
http://www.galeriessouterrainesdefontenayauxroses.sitew.com/Actualites.D.htm

Dans un premier temps, c'est leur plateforme vidéo qui descendue. Elle permet de visualiser sur ordinateur le fond de l'aqueduc. L'éclairage large ou spot et la mise au point de la caméra se font via le PC. On voit donc bien un départ en tuyau d'où sort de l'eau et un départ d'aqueduc de l'autre côté.

Dans un second temps, c'est leur tachéomètre qui est descendu. Il comporte un laser mètre Disto qui fait une mesure continue, les mesures étant enregistrées en surface par caméra, surface où les opérateurs tournent l'axe, un tube de cuivre. Une boussole complète le dispositif. Les différentes copies d?écran permettent un relevé topo précis. On a là ce que fait un DistoX avec mesures multiples ou, de façon partielle, un scanner 3D.

Pendant ce temps, JPC et Jef parcourent les rues alentour avec le plan du fonds Vanier ? un hydrologue qui a établi les circulations d?eau en IDF - sur le trajet théorique de l'aqueduc. Ils notent 2 regards D400 qui pourraient correspondre. On ouvre les 2. L'un de l'autre côté de la grande avenue (avenue Frédéric et Irène Joliot Curie), au pied d'un immeuble en désamiantage, débouche sur un puits de 5 m avec échelons et circulation d'eau, au moins 1 L/s. L'autre, de l'autre côté de l'avenue, plus proche du boulevard Hérold, montre un puits bétonné avec échelons, de la chaleur et une forte odeur d'égout. D'après M. X, ancien de la mairie de Nanterre, il doit déboucher dans le grand collecteur d'égout qui est sous l'avenue Frédéric et Irène Joliot Curie.

LSR ayant terminé ses mesures, M. X, ancien de la mairie de Nanterre, invite toute l'équipe à déjeuner dans un restaurant proche. C'est la Société Historique de Nanterre qui régale 20 personnes.

L'après-midi, notre équipe entre enfin en action. A 14 h 45, JPC et Jef entament la visite et la topo. Le tuyau amont, de diamètre réduit, est impénétrable. En aval, la hauteur est d?environ 80 cm, la largeur d'autant et on doit marcher courbé ou en rampant. Au début, une boue grise réduit la section et oblige à ramper dans l'eau. Un peu plus loin, il y a au centre une conduite de diamètre 20 cm environ, en élément de 120 cm. Plus loin, un barrage de terre retient l'eau et la suite est sèche. Par place, des racines percent la voute. On note un fontis à 22 m, peut être lié à des travaux. A 43 m du début topo, il y a une telle quantité de racines qu'il faut les casser et passer en étroiture. Plus loin, à 54 m du début topo, il y a en renfort au plafond une plaque bleue marquée maxi 500 kg. La galerie est sèche, il y a toujours la conduite au milieu, sa hauteur varie peu des 80 cm. Nos mesures se font tantôt à gauche tantôt à droite comme toujours. On sonde au loin avec nos spots puissants : ça continue ! Soudain, Jef voit des vannes. On débouche dans une salle de 2,5 m de côté, de hauteur 2,2 m, avec 2 vannes métalliques à angle droit. Il y a des inscriptions anciennes, 1761 et 1905, parfois peu lisibles. Tout de suite après, un escalier de 8 marches monte vers la surface, vue au travers du trou d?une plaque d'égout circulaire. Nous tentons de l'ébranler : Jef se met sur le dos sur une marche pieds en l?air, JPC le coince et Jef tape des pieds sur la plaque. En vain, car elle est trop lourde. Suite de la topo et 12 m plus loin la galerie est barrée un mur maçonné en pierres. Soit une longueur cumulée en ligne droite de 75 m.

On est donc forcé de revenir via ramping dans l'aqueduc. Retour en surface à 16 h 15 (TPST 1 h 30) où on raconte notre exploration à l?assemblée puis on retourne à la plaque et on l'ouvre. Tous ceux qui le souhaitent descendent et peuvent admirer la salle et ses inscriptions.

Retour à nos véhicules, débriefing rapide - tout le monde est satisfait de la journée et de notre exploration - et retour vers nos pénates.

Bilan :

Le président de la SHN souhaite nous revoir pour explorer d'autres regards. Il parait qu'il y en a un grand nombre à Nanterre. Notre collaboration LSF SHN n'a pas fini de se prolonger.

LSF envisage de percer le mur terminal car l'aqueduc doit continuer au-delà. Il parait plus simple d?ouvrir tous les regards sur son trajet théorique.

Les spéléos sont plus performants que les robots pour l'exploration des aqueducs. Ils sont moins sensibles à l'humidité ;-)

Nos radiesthésistes ont procédé et daté l?aqueduc à 1725 alors que la SHN a trouvé 1761 comme date de construction.

A suivre...</description>
</item>

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<title>Assemblée générale / anniversaire</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1011</link>
<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les points abordés à l?AG seront retranscrits dans le compte rendu. Clément Nemoz a été élu président.

Cette AG était spéciale car nous avons fêté les 35 ans du club.
Elise nous a fait un beau et bon gâteau.
Elle a réalisé des T-shirt et écussons pour fêter cet événement.
 
Parmi les compliments que le maire adjoint aux sports, Bernard de Carrère, nous a faits, on peut citer :
- fidélité avec toutes les anciennes têtes toujours présentes,
- participation des adhérents avec le nombre de présents à l?AG approchant les 60% (5 à 10% pour les autres clubs)
- qualité des rapports d'activités et financiers
- renouvellement des responsables montrant notre dynamisme.
Il a de plus indiqué être content d'avoir pu nous donner une subvention exceptionnelle qui a été fort utile pour le renouvellement du matériel.
Il a reconnu notre difficulté actuelle avec un local temporaire trop petit.
La future &amp;quot;Cité des Sports d'Issy-les-Moulineaux&amp;quot; commence à sortir de terre et sera opérationnelle pour la rentrée 2021. Nous aurons à y aménager notre futur local.

Ci-dessous les présents ou représentés.
+ quelques nouveaux : Romane, Kevin, Grégoire, ...</description>
</item>

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<title>Traversée Fleurs Blanches/Mouch'tiques (réseau des Chuats)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1010</link>
<pubDate>Sun, 10 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>(suite de notre week-end à Font d'Urle)

Dimanche, on retrouve Jean-Paul au Col de la Chau, près de la sortie de la traversée. On vérifie que la trappe de sortie s'ouvre. Elle résiste un peu, mais cède sous le coup de pied bien placé de Sylvain. 
On remonte ensuite vers l'entrée de la traversée, côté fleurs blanches. Gaëtan nous retrouvera à la sortie 7h plus tard, il part explorer les spécialités culinaires locales et se reposer. 
On commence à descendre, 200m de beaux puits s'enchaînent. Beaucoup sont équipés en double, voire en triple, occasionnant une cacophonie de &amp;quot;Liiiibre&amp;quot; qui résonnent un peu partout. 
Lorsque tout le monde est en bas, on enchaîne  direct avec le méandre, &amp;quot;c'est le dernier passage pénible&amp;quot;, dit Jean-Paul. Et encore, il a été élargi, entre autres pour faire passer des tuyaux, mais nous en parlerons plus tard. 
Vass, Élise et Fab, qui ont profité de ne pas porter de kit pour tracer tout droit dans le méandre, profitent d'une petite pause dans le noir, au son des grognements de leurs coéquipiers qui se rapprochent. 
Après le méandre, on tourne le dos à la rivière de platine, direction les spéléonautes. Jean-Paul nous promet une petite attraction avant le repas, et en effet, un lac mi-eau mi-boue apparaît, planqué sous une voûte assez basse. 
L'ingéniosité des locaux n'ayant pas de limites, c'est un radeau en tuyaux de PVC qui sert à traverser. À plat ventre, tiré.es par Jean-Paul puis Vass, on traverse en prenant plus ou moins l'eau, enfin la boue. 
Un autre passage boueux est évité par une passerelle de sacs de sable, puis on arrive à  &amp;quot;l'épicerie&amp;quot;, coin pique-nique au sec muni d'un semblant de table. 
Après un morceau de chocolat bien mérité, nous reprenons la route dans de grandes galeries. On croise un canard qui manque de se faire bouffer par un crocodile (il paraît que c'était juste des cailloux mais on sait jamais) et plus loin une belle cascade et un porche imposent une photo de groupe. 

En bas de &amp;quot;l'escalade des Cannelures&amp;quot;,  on tombe sur une partie de l'équipe qui est entrée dans le trou avant nous. Le mur strié et légèrement  incliné est l'occasion de s'essayer à l'alternatif. Après l'escalade, plus de traces de l'équipe de devant, sauf un dénommé Thomas qui a l'air d'avoir perdu ses comparses. Perdu ou pas perdu, la galerie qui suit est magnifique, avec une rivière de calcite en nuances de jaune et de blanc et de beaux gours concrétionnés. Des gours, on va en voir pendant un moment, mais ceux d'après sont à sec et il faut ramper dessus parce que c'est bas de plafond. &amp;quot;C'est le dernier passage pénible&amp;quot; dit Jean-Paul.  
Après une désescalade, on retrouve les potes de Thomas, qui n'ont pas l'air très inquiets d'avoir paumé leur guide. On en profite donc pour leur passer devant. Après la passage de Crocodiles on continue alors le parcours par la galerie de l'Armée Rouge et après un dernier passage bas et un chaos de blocs, on abouti dans une immense salle quasi ronde, la salle Phrygane avec un beau miroir de faille. Sur la droite, on va trouver le fameux &amp;quot;Escalier de Service&amp;quot; qui va nous mener à la sortie Mouch'tiques. Là, une succession de passages bas et de méandres, dont une partie équipés en vires qui en fait grogner certains. &amp;quot;C'est le dernier passage pénible&amp;quot; dit Jean-Paul. On arrive ensuite sous une voûte qu'il faut passer en se penchant suffisamment pour éviter de se manger le plafond, mais pas trop pour éviter de se manger la boue. &amp;quot;C'est le dernier passage pénible&amp;quot;, dit Jean-Paul. Après quelques passages de blocs à escalader puis une petite galerie et un méandre, on arrive finalement à la base des puits. La remontée se fait sans encombre dans ces beaux puits qui portent encore les traces des escalades plus ou moins fructueuses. Sortie sous la neige fine et dans le froid de novembre. 
Cette traversée des Chuats est belle et variée, et il va sans dire que sa pénibilité est ici exagérée par amour pour le comique de répétition. L'équipe de rédaction ne saurait être tenue responsable en cas de découragement du lectorat. En d'autres termes : Allez-y, en vrai c'est vraiment bien ! 

De retour au gîte, nous savourons un pot-au-feu, assorti d'un far breton, oui parce que les bretons mettent du far dans leur pot-au-feu. La soirée se termine entre dégustation d'alcools locaux et quizz sur les années 80.

Lundi, le temps est clair, les têtes embrumées. Après le café, on part pour une petite visite de la glacière de Font d'Urle, une entrée de grotte qui malheureusement n'est plus très glacée. On tente de déchiffrer les graffitis laissés là il y a un siècle ou deux par des glaciers, des entomologistes, des bergers, un baron et son domestique, et des touristes. 
Un porche enneigé et quelques belles stalactites valent le détour ! 
On rentre pique-niquer au gîte avant de prendre la route. Lavage du matos à Saint-Jean en Royans, puis on dit au revoir au Vercors, ses routes taillées dans la pierre et ses falaises, pour rentrer à Paris/Marseille/Bourg en Bresse (ou pas).</description>
</item>

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<title>Scialet Michellier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1009</link>
<pubDate>Sat, 09 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Première neige à Font d'Urle 


Participant.es : Gaëtan, Fab, Élise, Vass, Florence, Sylvain, Lucie R, François, Julien. 

Départ de Paris, Marseille et Bourg-en-Bresse (ou pas) pour se rejoindre plus ou moins tardivement au gîte situé à Font d'Urle, près de Bouvante (26). 
Après un lever plutôt tardif, et devant l'incertitude de pouvoir faire la traversée des Chuats le lendemain, on opte pour une journée tranquille. Le matin, une moitié de l'équipe part en balade du côté de la porte d'Urle et le long de la falaise, dans le brouillard, la neige et le vent. Quelques secondes de soleil permettent de ne pas se paumer complètement sur le plateau. Pique-nique au gîte puis Vass, Fab, Florence et Sylvain partent équiper le scialet Michellier. Gaëtan, Elise, François, Lucie et Julien les rejoignent après une sieste (bah oui, fallait se remettre de la balade du matin..) La grotte, qui s'ouvre sous une plaque dans un champ, à au moins quatre mètres de la voiture, commence par une succession de jolis puits constellés de chailles qui nous amène ensuite vers un petit ramping. On croise plusieurs escalades : ne pas prendre celle de gauche ! On entend la première équipe sur la droite, c'est par là ! François passe devant pour remonter un bout de corde et s'engage sur la droite dans un trou tout étroit (et pourri, dit Fab) puis remonte une corde tonchée pour plus de sensations (tonche isolée dans un n?ud, qui glissera à la descente...). Gaëtan, sceptique, demande si c'est vraiment par là. Scoop : c'était pas par là. En effet, sur la gauche, une belle galerie continue et dans celle-ci on tient debout et de face ! 
Au bout de la galerie un peu boueuse et après la salle Sophie joliment concrétionnée, plusieurs terminus possibles : un trou à droite, gadouland à gauche (autant dire qu'on a pas trop exploré) et au fond à droite une jolie cheminée qui donne bien envie d'une petite escalade souterraine. 
Sortie après 3h sous terre et retour au gîte pour savourer l'apéro et la croziflette.
Bonne nouvelle, on va pouvoir faire la traversée ! Le rendez-vous est pris avec notre guide Jean-Paul pour 10h le lendemain.

(suite dans le CR de la traversée Fleurs Blanches/Mouch'tiques)</description>
</item>

<item>
<title>Salon Exposition Montagne</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1008</link>
<pubDate>Fri, 08 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une douzaines de spéléo d?Ile de France ? dont Catherine et Jef pour ABIMES ? ont participé à l?animation du stand FFS au salon Expérience Montagne, à Paris Expo. Du vendredi 8 au dimanche 10, plus de 300 personnes, en grande majorité des enfants, ont pu traverser un tunnel, progresser sur une vire, descendre en rappel sur descendeur ou en rappel guidé. Faute d?encadrement suffisant, ils ont été un peu débordés par le succès, mais toujours dans la bonne humeur. A renouveler plus nombreux une prochaine année ?</description>
</item>

<item>
<title>Stage perf à la Coume</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1018</link>
<pubDate>Sat, 26 Oct 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Description du stage
Massif : Coume-Ouarnède
Situé sur le piémont pyrénéen, dans les départements de la Haute-Garonne et de l?Ariège en région Occitanie, le massif d?Arbas abrite le plus long réseau naturel souterrain français ; le Félix Trombe, aussi appelé Coume-Ouarnède.
Ce réseau, tout en connexion avec son développement de plus de 100 kms et ses 57 entrées, est formé d?une succession de verticales et de galeries creusées dans la roche calcaire et offre quelques-uns des plus importants phénomènes karstiques de la chaîne pyrénéenne.
Type de stage : Stage Perfectionnement Technique organisé par le CDS 64
Un stage préparation moniteur (M0) se déroule en parallèle du nôtre et nous sommes tous accueillis au Relais du Bois Perché à Aspet en pension complète.
Participants :
?	Yann Le DARE (24)
?	Darioush RAHAMI (64)
?	Petronella MART (38)
?	Zoé BORIES (06)
?	Hervé BRUNET (86)
?	François LEFEVRE (75)
Encadrants EFS
?	Gérard CAZES (Cazou)
?	Dominique FRANK (Doumdoum)
?	Dominique DOREZ (Dom)

Journée type de stage :
?	7H45 - Petit-déjeuner
?	8H30 - Préparation des kits et départs sur cavités
?	9H15/17H00 - Spéléo
?	18H00 - Retour centre et rangement matériel
?	19H30/20H30 - Dîner
?	21H00 - Thématique
?	22H00 - Préparation équipement pour la sortie du lendemain
Thématiques abordées :
?	Technologie du matériel et règle de base de l?équipement (notions d?amarrages irréprochables, définition des EPI, etc?) ? Doumdoum
?	Comment bien préparer une sortie (penser à la topo, fiche équipement, difficultés, niveau et nombre participants, etc?) ? Dom
?	Présentation de la Fédération Française de Spéléologie (rôle et définition des CSR, CDS, Club, CA, des différents pôles et leurs représentants, etc?) ? Dom
?	Gestion de situations particulières (conduite à tenir en cas d?incident/accident, principe du point chaud, composition d?une trousse de premiers secours, etc?) ? Doumdoum


Synthèse Cavités visitées et exercices effectués

Jour 1 (dimanche) ? Traversée croisée Hérétiques/Indomptables
Afin d?évaluer nos performances tant à la progression sur corde et à la façon d?équiper, une traversée croisée nous est proposée pour la première journée. Cet exercice consiste en deux groupes de trois stagiaires à équiper chacune un gouffre et à déséquiper celui de l?autre en sortant. Cette balade nous permet aussi d?admirer et de crapahuter dans les grandes galeries et les grandes salles du réseau. Dans la salle trou du vent (TDV), nous observons au sol, par endroits, des larges bandes de feuilles d?arbres en décomposition, témoins d?indices de crues. Nous prenons aussi le temps de faire quelques photos de ce beau volume et de prendre notre repas, avant de remonter par les indomptables.
Après un premier bilan, trois équipes sont mises en place pour les deux jours suivants. Pour ma part, je demande à être équiper et me perfectionner un maximum pour être prêt à devenir initiateur. Je suis en binôme avec Hervé, qui souhaite avant tout conforter sa progression.

Jour 2 (lundi) ? Gouffre Raymonde

Jour 3 (mardi) ? Gouffre Michelle

Jour 4 (mercredi) ? Observation du milieu dans la rivière Saint Paul
Mercredi matin, nous nous partageons à nouveau en deux équipes de trois pour réaliser des travaux d?observations dans une jolie petite rivière souterraine (St-Paul). Deux interprétations nous sont soumises :
1)	Érosion et formation d?une grotte
2)	Mise en place des planchers stalagmitiques
A l?issue de cette action, chaque groupe présente son travail à l?ensemble du collectif.
L?après-midi est consacré à des exercices sur agrès en salle. Décrochement d?un équipier en difficultés sur corde. Conversion (montée/descente), techniques de réchappe. Passage de n?ud.
J?en profiterai pour voir la mise en place de tyrolienne et pratiquer le décrochement par le haut et la mise en place d?un balancier.

Jour 5 (jeudi) ? Traversée Hérétiques - Mile
Plus grosse sortie de la semaine. Tous les effectifs Perf. et M0 se retrouvent vers 9H30 sur le parking de la Fontaine de l?Ours comme à l?accoutumée. Plusieurs traversées sont au programme.
Journée riche en aventures et en émotions.
Récit d?Hervé : 
Aidé par Dom, j?équipe les puits du Mile, réseau par lequel, Zoé et François encadrés par Cazou sortiront. La météo est peu clémente. 8mm de précipitations sont attendues sur le massif. Plus que jamais, il faut équiper hors-crue. L?eau s?infiltre par les moindres fissures, nous nous écartons des cascades. Malgré tout, en peu de temps nous sommes trempés. A la base du dernier puits, nous nous engageons dans un méandre où il faut chercher les passages, escalader, redescendre, faire blocage avec les bras, les genoux, le dos, c?est sportif !
Beaucoup d?eau court au fond de la rivière, il en arrive de partout. Parfois, elle se fracasse dans les virages du méandre et le bruit est impressionnant. Le calcaire noir des Pyrénées veiné de blanc cassé révèle encore plus sa beauté sous l?action de l?eau. En surface il pleut plus que prévu?
Il est environ 13h30 lorsque nous arrivons à l?objectif fixé. Le méandre se poursuit mais le passage est complètement occupé par une chute d?eau de presque 50 cm d?épaisseur. Un point chaud est installé aussitôt en hauteur sur une petite terrasse. Après la théorie vue la veille, mise en pratique aujourd?hui !
Nous mangeons. D?après les prévisions, Cazou, François et Zoé doivent nous rejoindre vers 14h. 14h25, Dom, inquiet, décide de franchir le « mur » d?eau pour voir où ils peuvent être en me laissant des consignes en cas de non-retour.
Commence alors l?attente, je me mets en position tortue sous une couverture de survie. Je suis également inquiet, troublé aussi de ne pas être certain de franchir des obstacles pour alerter si je dois sortir seul.
Régulièrement, j?écarte le pan de la couverture pour surveiller le niveau d?eau. Il ne descend pas, mais il ne monte pas non plus ! Enfin, il est 14h53 lorsque Dom revient. Zoé passe la première le « mur », elle est heureuse de me voir et me confirme qu?en bas, c?est la crue ! Cazou et François arrivent. Derrière eux, suivent des moniteurs menés par Jacques. Nous sommes tous sur la petite terrasse.
[Ajouts de François : Côté Hérétiques, la descente en crue nous a obligé à mettre quelques déviations pour éviter de prendre trop d?eau. Arrivé en bas de la grande salle du TDV, il n?est plus questions pour les M0 de remonter par Pene Blanque, ils ont dû renoncer, vu le niveau de l?eau et l?engagement nécessaire au passage des voutes mouillantes. Ils nous suivront donc vers le Mile. Le passage par le siphon est boueux mais bien sympa, puis la remonté de la rivière sera plus complexe qu?envisagé : le débit est assez élevé, et nous empêchera de remonter certaines cascades. Face à une cascade infranchissable, les cadres ont dû réaliser des escalades et équiper le contournement. Pendant ce temps, on profite du vent frais de la cascade? mais surtout de nos spéleo-ponchos, qui étaient plutôt réconfortant après une heure d?attente pour chercher un contournement. Après tout cela, on est content de voir Dom arriver par le haut, pour nous orienter sous ce rideau d?eau vers lequel nous n?aurions pas forcément voulu aller au premier abord !]
Malgré nos mines trempées, frigorifiées, des sourires se forment sur tous les visages. A ce moment-là, la sortie prend une autre dimension?
Nous remontons le méandre. Par endroits, des amarrages humains sont nécessaires pour nous aider à progresser.
Dehors, la pluie s?est calmée. Arrivés aux voitures, nous racontons nos aventures à Doumdoum, Yann, Darioush et Ella qui nous attendent.
Peu avant minuit, la dernière équipe M0 sort.

Jour 6 (vendredi)
Vendredi matin, nettoyage de l?ensemble du matériel avec le M0 puis déjeuner. Avant de nous quitter, bilan collectif et personnel de fin de stage.

François (CR basé sur les notes d?Hervé BRUNET)</description>
</item>

<item>
<title>Stage topographie du CDS91</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1005</link>
<pubDate>Sat, 19 Oct 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sous la houlette du CDS91, Daniel Chailloux et ses collègues habituels, Alain H. et Christian W., nous ont fait (re) découvrir les subtilités de la topographie souterraine au DistoX. Le samedi, c?est dans la belle carrière des XXX, à XXX, dans le 95 - notre hôte du jour souhaite rester discret sur sa localisation - que nous nous sommes exercés. 3 équipes ont pratiqué les levés, 2 avec DistoX classique, l?autre avec DistoX couplé à un PDA. Le matin a été consacré au calibrage, méthode plus simple que ce à quoi je m?attendais mais subtile, car sensible à toute masse métallique. Ainsi l?oubli de la présence de sa boucle de ceinture par un spéléo a conduit à un calibrage de mauvaise qualité d?où nouveau calibrage. Après un repas tiré du sac, les 3 équipes ont pratiqué, 2 en faisant une boucle, méthode classique pour vérifier la qualité d?un levé, l?autre en suivant le trajet de la rivière souterraine  pour relier 2 accès. Pendant ce temps, Catherine a visité la carrière, guidée par notre hôte puis un de ses collègues spéléo local, et fait grand nombre de photos. Ils lui ont montré les recoins cachés, avec des concrétions en trompettes peu communes.

Le dimanche, dans un local accueillant de l?Essonne, les 9 spéléos ont tenté de mettre au net leurs levés. La saisie manuelle des données notées sous terre dans le carnet topo dans le logiciel Visual Topo parait a priori rustique et dépassée à l?époque de Topodroid et autres. Mais il est apparu que le transfert des données des DistoX vers Pocket topo (pour les PDA) puis Visualtopo s?accompagne parfois de bugs que notre formateur en chef a heureusement réussi à contrer, après quelques réglages de la subtilité du paramétrage, pas évident. Tout cela a bien occupé notre dimanche.

Une des équipes a bouclé à quelques centimètres près, ce qui est un excellent résultat. L?autre a constaté un écart notable (4 m) lié à l?oubli d?éviter la proximité d?un ventilateur et de passerelles métalliques qui ont certainement influencé le magnétomètre du DistoX.

Au final, excellent stage, convivial et enrichissant, qui confirme l?intérêt des outils modernes de topo mais confirme la nécessité impérieuse d?un apprentissage de leurs diverses subtilités et susceptibilités?</description>
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<title>Aqueduc de la patte d'oie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1006</link>
<pubDate>Fri, 18 Oct 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Toujours via notre doyen Michel, l?association pour la réhabilitation du réseau hydraulique du domaine royal de Meudon (ARHYME) nous a sollicité à nouveau pour désobstruer le terminus de l?aqueduc de la patte d?oie (APO), en direction de l?ancien château de Meudon, devenu observatoire de Paris. Cet ouvrage d'art, construit au XVIIe siècle par le marquis de Louvois, ministre de Louis XIV, alimentait les jets d?eau et les fontaines des jardins de son château de Meudon. Voir leur blog et TV Vélizy pour le détail :
http://arhyme.asso.over-blog.com/
https://www.over-blog.com/user/1468747.html 
http://fleury.arthelon.free.fr/arhyme_meudon.pdf
https://www.velizytv.fr/le-gros-reportage/association-arhyme/ 

Et notre CR du 28 juin 2018 :
https://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=939
Quatre membres d?ABIMES ont participé à l?opération. ARHYME, qui a des subventions via ses activités pédagogiques, a fait installer un puits au plus près de l?obstruction, ce qui est plus facile pour eux que par l?accès via le fossé situé à plus de 800 m, accès nécessitant de ramper en partie dans l?eau. Leurs membres sont peu versés à la gymnastique spéléologique. Cet accès type plaque d?égout verrouillée donne sur un puits d?environ 4 m, équipé d?une échelle rigide. On progresse ensuite dans une galerie au sol quasi propre, de terre battue, haute de 1,4 à 1,7 m, d?après les mesures de l?ARHYME. Peu de difficultés, hors quelques rétrécissements et passages bas, simples formalités pour nous, moins pour nos accompagnants. Il y a là, entre autres, un caméraman de la TV de Vélizy, ancien cataphile, la caméra à la main, avec casque sans éclairage et un ingénieur de l?Association &amp;quot;Les Sources de Fontenay&amp;quot;, avec casque de chantier et lumignon chinois à LEDs. Notre correspondant Gérard L., ancien spéléo, est plus à l?aise et il bénéficie d?un bon éclairage récent via un casque prêté par Jef.
Nous arrivons à l?obstruction, un talus de terre qui monte en pente douce jusqu?à une pierre taillée qui pourrait correspondre à un regard bouché. On se relaie pour creuser. Catherine entame sa première désobstruction. Le caméraman filme et nous interroge. Il y a alternance de couches de terre meuble et de couche plus dure d?argile tassée. On défonce le sol au pic court ou à la pelle américaine ou le piochon sans manche, celui derrière emmène plus loin les déblais avec le piochon à manche long. Il faut être prudent car on trouve de nombreux déchets, morceaux de verre et de porcelaine, parfois des bouteilles entières, des verres intacts, des semelles de chaussures, une couverture, du fil électrique bobiné. Tout cela semble ancien mais ne date pas de Louis XIV. Catherine, Christophe et Jean-Paul s?esquivent pour faire la traversée vers le fossé à 800 m. Après près de 2 heures de travail, on a avancé de 2 mètres pour avoir une galerie pénétrable de hauteur suffisante pour creuser, soit passer d?une hauteur impénétrable de 15 à 20 cm à 60 cm environ pénétrable en rampant. On arrête en se promettant de revenir, emportant les bouteilles. Retour rapide en surface où une équipe nous compte pour éviter tout enfermement éventuel.
Un des objectifs était d?envoyer un robot des ingénieurs retraités de Fontenay ? type robot léger sur roues, chercher sur le net les divers documents de l?Association &amp;quot;Les Sources de Fontenay&amp;quot; - pour aller au-delà du terminus obstrué. C?est raté car l?humain spéléo supplante encore le robot qui n?est pas encore capable de creuser seul. On parle de tunnelier pour rire. Un robot à godet pouvant creuser le talus serait la solution dont tout le monde rêve mais attention à ne pas creuser trop profond car le RER C passe sous cet aqueduc !
Il faudra donc que des spéléos reviennent pour tenter de dépasser l?obstacle. A suivre?

Voir le reportage de notre aventure sur TV Vélizy dans leur JT du 25 octobre (entre 7?14 et 21?04) :
https://www.velizytv.fr/jt-velizy/le-jt-de-velizy-25-octobre-2019/</description>
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<title>Initiation aux Biefs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1004</link>
<pubDate>Sat, 05 Oct 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous partons à 6 (Lucie R, François, Lucie D, Clément, Elise, Kévin) pour un week-end doubiste dans le but de poursuivre l'initiation de Kévin et de manger de la tartiflette.
Arrivée aux alentours de 21h pour les un.es, 23h pour les autres au gîte &amp;quot;le Closet&amp;quot; à Fertans. Sans topo, nous avons bien failli nous perdre dans cette immense bâtisse qui regorge de chambres et d'escaliers. Nous reprenons nos esprits avec un pique-nique et l'enkitage du matériel.
Après une nuit bien méritée, nous partons pour les biefs boussets (Deservillers). L'entrée est très belle, une perte avec un grand porche, à quelques mètres à peine de la voiture. On commence par une succession de petits puits et ressauts aux parois tantôt lissées par l'eau, tantôt écaillées de coups de gouge. Un des ressauts est en fait une fracture dans un pli sinclinal à la courbure particulièrement marquée, on dirait presque un tube !
Le sol est parsemé de curiosités, ici une mâchoire de bovidé, là un tronc d'arbre, plus loin un fémur... nous suivons gentiment le ruisseau qui ne manque pas de nous rafraichir un peu, surtout quand une équipière saute au milieu d'une vasque sur un caillou... qui était en fait un bois flottant. Plouf. Point dindon ?
Nous arrivons ensuite dans la salle de la décantation où, curieusement, poussent de petites plantes timides. Quelques passages étroits et boyaux nous mènent ensuite à un cairn indiquant le début du méandre, qui s'avère un peu plus sportif que prévu. La faim aura raison de nous, et nous faisons halte dans un virage à peine plus large qui nous offre une niche pour pique-niquer. Le méandre reprend, plus facile cette fois, jusqu'à l'ex-siphon 2 contournable par un passage... que nous n'avons pas trouvé. La fatigue se faisant sentir, nous n'insistons pas et rebroussons chemin, en faisant une ou deux haltes chocolat. La sortie du méandre se fait mi-toboggan mi-courte échelle, selon les gabarits. Au moment de remonter les deux derniers puits à ciel ouvert, Lucie et Lucie découvrent un petit campagnol qui semble un peu désorienté. Il remontera les puits au péril de sa vie dans le minikit de Lucie qui le relâche ensuite dans la forêt (pendant que Lucie s'affaire à lui trouver un nom de baptême, son choix s'arrêtant sur Marcel)
Retour au gîte, où nous prenons l'apéro au coin du feu et dégustons l'attendue tartiflette dont on a tant rêvé pendant le méandre.

Dimanche le réveil est tardif, et le café, fort. Nous rassemblons les affaires et quittons le gîte pour la grotte des Ordons, aussi dite &amp;quot;tu sais, celle trop belle derrière le poney-club&amp;quot;. On s'engage sur la bonne route, mais le GPS n'est pas d'accord, donc on prend la mauvaise, avant de retrouver la bonne... grâce à un chasseur (sans son chien). On équipe en double avec une tentative de tech light sans mousquetons. Un excellent rapport accessibilité/plein les mirettes : un p5 étroit et un p20 qui débouche dans une grande salle concrétionnée de tous les côtés : hautes stalagmites, pile d'assiettes, coulées de calcite, orgues... On se balade un peu avant de manger. Ensuite, quelques photos de groupe et nous remontons.
Route vers la Loue pour laver le matériel avec un combo pluie-rivière du plus bel effet et retour en région parisienne au son de la saga audio &amp;quot;reflets d'acide&amp;quot; dans la voiture du barbu.</description>
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<title>Rupt du Puits</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1003</link>
<pubDate>Sat, 31 Aug 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ pour l?aventure depuis Bastille, nous prenons la route le vendredi vers 19h. Dernier weekend avant la rentrée scolaire, c?est d?autant plus jouissif de quitter la capitale alors qu?une grande partie d?ex vacanciers y retourne. Ça ne nous empêche pas de nous tromper de sortie 2 fois en 5 minutes? Mais il en faut plus pour attaquer notre bonne humeur !

Arrivée à Savonnières-en-Perthois vers 23h. On repère l?entrée principale de la carrière puis on laisse la voiture sur le parking de la mairie. On trouve rapidement le super squat, mais l?on préfèrera passer la nuit à l?intérieur d?une cavité voisine d?une quinzaine de m² dont l?entrée est protégée par une bâche, nous installons notre campement de fortune : bâche, tapis de sol, matelas gonflables, duvets et bougies. 

On s?endort confiant mais on réalise rapidement qu?on est un peu court sur les vêtements chauds. Le froid s?intensifie encore davantage à l?extinction des dernières bougies. Résultat, on passe la nuit autour des 9°, pas vraiment ce qu?on nous avait annoncé?

Le fait de sortir de la carrière le lendemain matin nous fait récupérer 15° supplémentaires. Le ciel est bleu, on regretterait presque d?aller s?enfermer sous terre. Quelques courses à Cousances-les-Forges, petit dej à Robert-Espagne et on se dirige vers le Rupt du Puits dont le forage se trouve à 10 minutes à pied de la route, en pleine forêt.

Arthur installe la corde, on mange un morceau, et peu avant 13h on a les pieds dans l?eau de la rivière souterraine. Côté faune, on y trouve quelques salamandres, crapauds, et beaucoup de moustiques. Sur le chemin, on remonte le courant en passant sous de superbes concrétions. La rivière fait 1 à 2 mètres de largeur, on a de la hauteur sous plafond et le niveau d?eau oscille entre chevilles et cuisses (la taille pour Véro ?) ce qui ne ralentit pas trop notre progression. Il y a juste une zone de cascades que nous évitons en utilisant une vire qui passe au-dessus. Tout au bout, on arrive au siphon et on fait un bref détour par l?Affluent des Macaronis jusqu?à une pièce bas-de-plafond jonchée de fins stalactites, la salle Jacqueline. Au retour, on décide après rapide concertation de traverser la zone de cascades par le bas. Pas trop de visibilité sur la profondeur, on tente par précaution de s?accrocher sur la paroi pauvre en prises avec plus ou moins de succès? 

On bifurque ensuite par l?Affluent des Marmites et pour revenir au point de départ, il nous faut passer par le Laminoir des Huîtres, la Galerie du Sable et le Méandre Marcellin. Rien d?insurmontable sur le papier, on estime la traversée à 1h30. Oui mais non? Le Laminoir des Huîtres (une galerie de sable sec où ne tient pas à 4 pattes) nous prend déjà 45 minutes et une bonne partie de notre bonne humeur, alors qu?il ne représente sur le plan qu?1/4 de de la traversée jusqu?au Méandre. On ne se pose même pas la question d?aller visiter la Galerie merdique (l?avait-on ne serait-ce qu?évoqué d?ailleurs ?), mais celle de rebrousser chemin se pose. Comme la Galerie du Sable semble offrir plus de liberté de mouvement malgré le fait qu?elle soit en partie immergée, on décide d?un commun accord de continuer. La progression est certes plus rapide mais aussi laborieuse. Les pauses sont de plus en plus fréquentes et chaque faille qui nous permet de s?assoir sans se courber est une bénédiction. Seulement, le froid et la perte de patience nous envahissent. Alors que Véro, Jérémy et moi ne pensons qu?à la sortie et prions pour ne pas qu?un obstacle nous oblige à faire demi-tour, Arthur est encore capable de s?extasier de la forme des roches qui nous entourent? Enfin on arrive à l?entrée du Méandre Marcellin et on savoure le plaisir de tenir debout. Le Méandre ne nous permet pas de marcher de face mais qu?importe, on a l?impression de progresser à plein régime par rapport aux 2 heures précédentes. Petite frayeur sur la fin, Jérémy doit prendre de la hauteur pour se faufiler et n?est pas à son aise là-haut. On lui sert alors à plusieurs reprises de prises humaine avant qu?il ne puisse redescendre et progresser par le fond du méandre. Heureusement, plus de peur que de mal. Nous rejoignons enfin la rivière et nous dirigeons vers la sortie. Arthur est le premier à s?attaquer aux 50 mètres de corde qui nous séparent de la surface. En attendant, on se nettoie un peu, on reprend des forces et on tente de se réchauffer. Véro est la dernière à remonter, on en profite pour tester la poulie Protraxion. On n?est pas trop de 3 pour la remonter (désolé Véro ?). Une fois tous en haut, il fait déjà nuit, ça ne nous empêche pas de nous faire attaquer par des frelons asiatiques qui ont l?air d?apprécier notre bel éclairage, on plie bagage en vitesse en partie dans le noir et on rejoint la voiture. 

Missions suivantes : trouver de l?eau pour la boisson et la cuisine (on en trouvera dans un cimetière) et se mettre d?accord sur le lieu du bivouac (retour à la carrière hors de question malgré les arguments foireux d?Arthur, on valide le lavoir de Haironville).

Nuit bien meilleure que la précédente, ce ne sera malgré tout pas suffisant pour motiver Véro et Jérémy à faire la sortie du jour. Avant de se mettre en route, nous croisons Luigi, le gérant de la maison lorraine de la spéléologie au café où l?on prend le petit déjeuner. On retourne à Savonnières-en-Perthois et Arthur et moi nous préparons pour la descente. Au passage, on croise un habitué des carrières un peu bourru qui y fait pousser des champignons et nous harcèle de questions. Pour cause, des dégradations ont lieu dans la carrière récemment. 

Le réseau de la Sonnette est un peu plus casse-tête à trouver que le super squat. Au bout du compte, ça valait le coup, le premier puits de 30 mètres est large et magnifique. S?en suit un puits étroit de 12 mètres et un dernier de 10 mètres. Au final, la corde de 100 mètres y passe. On déjeune au fond et on remonte tranquillement. On a passé à peine 3 heures sous terre, on rejoint ensuite le reste de l?équipe pour le nettoyage du matos dans la rivière de Cousances-les-Forges.

Avant de quitter la région, on dépose la clé à la maison lorraine de la spéléo, on en profite pour soulager leur mirabellier de quelques fruits juteux et on reprend la route de Paris. 

Week-end dense, épuisant mais plein de bons moments. A refaire, merci à vous 3 !

Julien P.

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<title>Petits travaux à l?Orbiquet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1001</link>
<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nos précédentes explorations remontent à l?automne 2017. Depuis la météo ne s?était pas montré trop clémente pour tenter une nouvelle pointe. La crue de juin 2018 ayant même déchiqueté le fil entre 450m et 900m de l?entrée, nous obligeant à 3 séances de nettoyage / rééquipement. Au mois de mai, nouvel échec face à un courant trop violent. Avec Jean-Luc C, c?est finalement mi août que nous tentons une nouvelle incursion. 03h30 de plongée pour atteindre le terminus de PE à 1150m de l?entrée. Ensuite une trentaine de mètres de progression éreintante dans une petite galerie aérienne mène au dernier siphon. Nous l'avions déjà parcouru 260m et cette fois nous sommes stoppés après 15m de pose de fil par une nouvelle trémie sous marine. Une désobstruction semble délicate compte tenu de la distance et de l?engagement pour atteindre le terminus (TPST 08h). 
Nous avons profité de cette exploration pour tenter une radiolocalisation avec Daniel C et Christian W, ce fût malheureusement un échec et il faudra renouveler l?opération. 
Au total nous aurons donc ajouter 275m, portant ainsi le terminus de la cavité à 1425m de la vasque. 
Pour rappel : le débit moyen de la source est d'environ 450 l/s, ce qui en fait la quatrième source vauclusienne de France. (Source wikipedia).
Pour ceux qui seraient tenter par une plongée dans cette cavité, je vous rappelle que passé 450m il y a de nombreuses étroites dont certaines sont très sévères, il y a des zones «  »vivantes » de la cavité où l?on peut observer des effondrements récents, et les cloches sont moyennement respirable (nous avons observer jusqu?à 17% d?O2 et 2,3% de CO2. Donc prudence.
En goodies une petite vidéo de la dernière explo là : 
&lt;a href=&amp;quot;https://www.dailymotion.com/video/x7ie2cb&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;https://www.dailymotion.com/video/x7ie2cb&lt;/a&gt;</description>
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<title>Camps PSM</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1007</link>
<pubDate>Sat, 03 Aug 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un petit lien vaut mieux qu'un grand discours,

http://ktakafka.free.fr/speleo/2019/PSM/PSM_Arbailles.htm

CR fait par Marina sur son site personnel.</description>
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<title>Retour au Berger</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=997</link>
<pubDate>Tue, 23 Jul 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En 2013, on était allé à 3 à -640. Là, en 2019, on tente à 4 -1000, mais avec bivouac car on pense que c?est trop long pour nous de faire l?aller et retour du fond sans repos intermédiaire. Après un premier portage de matériel lundi, on descend mardi 23 à partir de 09 h 30. On croise pas mal de monde dans les puits et notre progression est ralentie. A 13 h, on est au bivouac de -500 où on déjeune et laisse une partie de notre charge. Départ à 14 h 30, on croise encore du monde et à 15 h 30 on est au vestiaire. Bref regard inquiet au panneau avertisseur : sommes-nous sûrs de notre engagement ? Sans hésitation, on descend les ressauts calcités puis le premier puits avant les Couffinades. Là, des vires un peu physiques nous élèvent au-dessus de l?eau profonde. Enfin pas trop profonde compte tenu de la sécheresse. Plus loin, dans le réseau des cascades, c?est nettement plus dur pour les bras. Evidemment, c?est en plein courant d?air qu?on doit à nouveau laisser passer 3 hongrois (ou anglais). Encore 20 minutes de perdues, sous la survie, pendant qu?ils bataillent sur les cordes tendues. Un peu plus loin, c?est la cascade Claudine et encore 3 slovaques en néoprène qui remontent. Ce sont ceux de l?équipe Meander, avec de belles combinaisons neuves marquées Berger 2019. Puis encore 2 français du sud. Le temps passe trop vite. Nous descendons le grand canyon par des plans inclinés argileux sur des cordes incertaines. Grand volume impressionnant que l?on découvre bien via nos éclairages puissants. Toujours plus bas vers -1000 ? Non, après concertation, il faut se résoudre à remonter sinon l?amplitude horaire sera trop grande et le risque d?accident trop élevé. Donner la priorité à ceux qui remontent nous a fait perdre environ une heure trente. Tant pis, on se contente de -860 au sommet du puits Gaché. Photo souvenir. Retour, pause soupe et repas léger avant la cascade Claudine. Les vires nous paraissent presque plus faciles, même si les équipements, dont les rappels guidés nécessitent de tirer fort sur le bloqueur pour avancer. A 1 h on est au vestiaire et à 2 h au bivouac. Change, gonflage des matelas auto gonflant et dodo.

La nuit fut variable selon la qualité des duvets. Celui qui a le duvet pour 15°C a mal dormi et nous réveille à 9 h. Et les passages de spéléos ont perturbé notre sommeil. Bref, on déjeune, Benoit et moi profitant des bougies ABIMES sous notre couverture de survie. A 10 h on décolle et on remonte avec précautions sur les pentes aux cheminements variables. Parfois on se retrouve perchés sur des vires, ce n?est pas le bon chemin, il y a des traces partout car on n?est pas les premiers à se tromper. Les scotchs light et les cairns aident un peu. 13 h, base des puits, soupe et repas léger. On remonte à 2 groupes de 2. Et là personne pour nous retarder : où sont-ils donc tous passés ? C?est long mais il suffit d?aller à son rythme sans forcer. D?ailleurs comment forcer, on n?est pas « physiquement intelligents », juste des spéléos moyens avec des sacs de 5 à 8 kg. Les puits s?enchainent, les méandres passent plus ou moins bien. Ils nous semblent plus glissants qu?à l?aller, le courant d?air a changé de sens et l?humidité transforme encore plus les parois en savonnettes. Jef glisse, son dos heurte violemment la paroi et se tord. La corde l?arrête et il s?en tire avec une contusion de plus. Les sorties s?échelonnent et à 18 h 40, on est tous dehors, fatigués mais pas épuisés. Récupération des sacs dans un trou du lapiaz et retour vers la Molière.

Objectif atteint, on est sorti vivants et en bon état. TPST 33 h, nettement plus que ceux qui font l?AR de -1000 en une vingtaine d?heures, sans bivouac évidemment. Oui, il faut aller vite pour tenter de contrer la fatigue liée au temps passé sous terre, dans l?air et l?eau à 6°C. On était quatre, de 18, 25, 58 et 66 ans, pas coureurs de fond, pas marathoniens souterrains, juste des explorateurs, deux chevronnés. On a eu un bon aperçu de ce gouffre mythique, bien physique, même avec une bonne technique, aux paysages variés, qui mérite la visite. Grand merci à Rémy Limagne et toute son équipe de nous avoir permis à nouveau de le parcourir.</description>
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<title>Neuvon entre Zouzes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=999</link>
<pubDate>Sat, 20 Jul 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Gîte: appartement à la fontaine d'Ouche, Dijon via le site gites.fr
TPST: 11h30 - 00h30 = 13h
Lieu de nettoyage matos: Plombières-lès-Dijon, spot en bord d'Ouche, à l'ombre dans 15cm d'eau.

L'idée d'une sortie exclusivement féminine a germé au printemps et une envie d'aller visiter le Neuvon a résulté sur cette joyeuse sortie de la mi-juillet. Nous sommes 4 de la partie !
Il se trouve qu'une autre sortie plus aquatique et profonde a également été prévue sur ce même week end par d'autres abîmés. L'autre sortie nécessitant du matériel de plongée et quelques heures de plus, la grotte a été équipée le vendredi et déséquipée après notre sortie par l'autre équipe. Une aubaine qui nous a permis de passer un peu plus de temps sous terre. Merci à eux !
Nous sommes donc parties vendredi soir de Massy Palaiseau avec peu d'équipement et en faisant un détour par un Drive pour récupérer les courses sans perdre de temps et en évitant les bouchons de la sortie de Paris. Arrivée dans un appartement proche de Dijon et accueillies par un feu d'artifice (ok... c'était peut être aussi pour fêter la victoire de l'Algérie à la CAN), nous entamons une séance de puzzle pour avoir la topo complète de la grotte.

Nous faisons une bonne nuit de sommeil et envisageons de passer entre 10 et 12h sous terre.
Sandwichs faits, topo en poche et matos prêts, on y va sans trop se presser !
On constitue la team bleue (toute la même combi) en se changeant à la porte des étoiles à l'abri d'un peu de pluie et on entrera dans la grotte à 11h30. On suit les cordes Abimes bien installées par les copains et très vite, on a chaud ! CO2 ou température naturellement élevée ?
Nous descendons sans problème jusqu'à la salle de la cathédrale et allons observer les griffades d'ours et les belles concrétions du sud de la grotte. On mangera vers 13h30 à l'Oasis avant de prendre le &amp;quot;gentil chemin&amp;quot; jusqu'à la la galerie de la porcelaine où on ne manquera pas de se décrotter. C'est assez agréable d'avoir les pieds dans l'eau quand on a un peu chaud. Il n'y a pas beaucoup d'eau mais juste assez pour se rafraîchir un peu ! Malgré un peu de boue sans doute liée au niveau d'eau qui est assez bas, la galerie est magnifique.
 
Arrivées à la Cascade, petite pause avant de repartir dans la partie obscure de la grotte. C'est pas qu'il y avait des lampadaires ailleurs mais c'est simplement la partie où le chemin est moins facile à trouver. Après une heure de progression en marche, escalade, ramping, etc... On tombe sur un bruit d'eau : &amp;quot;Oh une cascade !&amp;quot;...&amp;quot;Mais non ! C'est LA cascade !&amp;quot; &amp;quot;Mais, c'est pas possible !!!&amp;quot; Voilà, on a tourné en rond...! Tristes de constater que l'on vient de perdre une heure, on se console avec une barre chocolatée parce que c'est l'heure du goûter et en se disant que se perdre, ça fait aussi partie du jeu ! On reprend la topo, on sort la boussole et on repart prudemment direction Nord !
 On crapahute encore en se disant que ce doit pas être le chemin le plus court mais au moins on avance. On désespère de tomber sur le boyau du fakir mais finalement il se cache derrière un joli bivouac. Une salade de pattes nous donne envie mais son propriétaire prévoyant avait bien noté son prénom dessus pour pas qu'on la lui vole ;-) On jette régulièrement un coup d??il sur la montre et même si on s'était dit faire demi-tour à 17h30 et qu'il est déjà 18h, notre forme et notre curiosité, après concertation, nous poussent à continuer jusqu?à 19h pour tenter de rejoindre la confluence du Y. On s'arrêtera raisonnablement avant pour anticiper notre fatigue au retour mais on ne manquera pas d'admirer les belles concrétions et galeries que l'on a trouvé derrière le boyau du fakir, ça valait le coup d'aller voir plus loin ! 

Le retour sera plus rapide que l'aller. On s'arrête moins pour s'extasier devant tous les petits choux-fleurs blancs qui jaillissent de partout, sur toutes les superbes chailles qui décorent les galeries. On fait plus efficace et plus attention à la où on pose les pieds, bref un peu de fatigue. On fait une tentative à l'instinct là où on s'était perdues à l'aller, et miracle!, c'était bien là où on espérait aller. Ça nous aura fait gagner du temps, beaucoup d?énergie et quelques cris de joie. La remontée des puits se fait bien, mais on gardera en tête que les parois du Neuvon sont quand même bien friables, et ceux qui sont en tête doivent faire franchement attention à leur pieds, à ne pas laisser traîner les kits pour ne pas envoyer une caillasse dans la tête du collègue en bas. 

On sera toutes les 4 sorties par la porte des étoiles à 00h30, dans la chaleur réconfortante et les crissement d'insectes du mois de juillet. Cap sur l'apéro et les pizzas maison ! Une très belle sortie, la fatigue et les courbatures sont un moindre mal pour un si bon moment.

Points dindon:
    - 1 pour Lucie pour avoir dit au moment crucial ou on faisait demi-tour &amp;quot;bouarf non, cette eau qui coule dans le mauvais sens, c'est sûrement pas si grave...&amp;quot;

Élise, Gwen, Mathilde et Lucie</description>
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<title>Mission : plonger le siphon terminal du Neuvon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1002</link>
<pubDate>Fri, 19 Jul 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le projet éclos dans la tête de Xis lors de notre sortie vers le fond du Neuvon en 2018 (voir CR), revenir pour plonger le siphon terminal de la galerie des charognards qui a été plongé qu?une seule fois en 1984 (!). Personnellement je n?étais pas allée jusqu?au fond, et m?étais arrêté sur la trémie juste après l?affluent des portos. Je ne connaissais donc pas la route jusqu?au siphon?
Avant de se lancer dans l?aventure nous décidons de sécuriser la progression dans l?accès à la galerie des prédateurs et dans les puits d?entrée (CR mai 2019).
Enfin bref, nous voilà donc, un an après, prés à en découdre avec le Neuvon et porter sur ~14 km l?équipement de plongée (2 bouteilles, 2 kit d?équipements) ? mais il nous fallait une équipe. Rapidement un noyau dur se forme d?Abimés, et deux meusiens (Julien et Mathieu) se joignent à l?équipe totalisant un groupe de 11 personnes, dont 9 pour la mission plongée (Nath et Gaétan avait une autre mission à la combe?).  Le mode d?ordre est l?organisation ! Ainsi, avant de partir de Paris, les kits de plongée sont préparés par Xis ainsi que ceux d?équipement avec Emeric &amp; Fabien, les courses commandées et le planning fait?
Une première équipe part le jeudi soir, afin d?équiper le Neuvon le vendredi et descendre au bas des puits les kits de plongée? Fab, Emeric et Vass partent donc vers le trou en ce vendredi matin tôt (pour avoir le reste de la journée), abandonnés de John, qui soit disant avait du boulot à Paris ce vendredi... Pendant que Fab équipe, les porteurs suivent? Finalement on n?est pas si rapide que ça, mais ça avance bien, et après avoir touché le bas des puits et posé les bouteilles on remonte pour profiter du reste de la journée... Quelques préparations de salades et cakes plus tard, le reste du groupe arrive dans la soirée et après un repas léger, on se couche relativement tôt.

Samedi, 6h, levé du groupe, 6h45 départ du groupe, 7h30 arrivé du groupe à la porte des étoiles, et descente des premiers homo spéléotus. 8h30 environ, regroupement du groupe en bas des puits, kits sur le dos, et le début de la longue marche jusqu?au siphon commence?. Quelques nombreuses heures plus tard, sans encombre aucune, tous sur le même rythme, comme si un seul homme marchait dans le Neuvon avec ses bouteilles, nous arrivons au début de la voie royale, il est 15h15. Une partie du groupe continuera avec Xis pour porter les bouteilles, pendant que Fab et Vincent se reposent dans l?objectif de chercher les bouteilles quand les autres seront revenu et que Xis aura fini sa plongée. La voie royale passe plutôt bien, même avec cette étroiture fort sympathique à la fin et nous avons le plaisir de retrouver le kit de Jean, au début de la galerie des charognards. S?en suit l?interminable chemin boueux, sinueux, et avec des voûtes mouillantes qui mène au fond. Dans deux virages on est arrivé nous crie Xis qui fonce devant, mais il avait menti. C?était donc 15 virages plus tard, que nous arrivons devant le siphon, Magnifique ! un bleu translucide de toute beauté, ça semble profond. Avec toute la boue qu?on a rencontrée avant, on se demande comme il peut être intact. Xis, lui, se pose la question de comment il va rentrer dedans. Finalement il optera pour un saut afin de ne pas trop remuer les bords plein de boue. Après son entré dans l?eau, nous retournons sur nos pas et croisons dans le début de la rivière de boue (pour eux) fab et Vincent, « C?est encore loin ? non non, à 2 virages, Xis vient de plonger? »  On s?en retourne tranquillement attendre avec des points chauds au début de la voie royale? Alors qu?on était en train de somnoler gentiment depuis ¾ d?heure, on entend du bruit, les autres reviennent? Xis en tête, semi-ravi de sa plongée (voir plus bas). Après une petite pause rapide on se remet en route. Le retour passe assez vite, les bouteilles passent de dos en dos plus souvent qu?à l?aller, le Neuvon défile à nouveau sous nos pieds. Ceux qui n?était jamais venu profite encore sur le retour de cette grotte plus que magnifique, avec tous les spéléothèmes possibles. La fatigue comment à se faire sentir au niveau de la salle du Putsch, mais pas grave, il nous reste le plus simple? Premier arrivé à la base des puits vers minuit.  Les derniers, à savoir Fab et Vincent qui ont trouvé le courage de déséquiper, sortent vers 3h du matin. Les étoiles scintillent dans le ciel, on est heureux de cette superbe expédition qui s?est très bien passée.
Vass

CR plongée

Nous avons eu un peu de mal à atteindre le bout de la cavité.
Il est vrai que la dernière partie de la voie royale est bien physique.
Une fois arrivé j?ai donc pu plonger ce siphon tant convoité :)
Il n?y avait pas de fil d?Ariane en place. J?ai donc posé un fil.
Je suis descendu au fond de la vasque à -7, ensuite un petit conduit avec une pente à 45° fait suite. Arrivé à -15m le conduit se rétrécit et devient impénétrable. Le remplissage du sol rejoint le plafond. En remontant j?ai fouillé toute la vasque pour voir s?il y avait d?autres départs mais sans succès. Cela ressemble donc à un puit quasi colmaté au fond.
Sur la gauche de la vasque il y a un 2ème départ en méandre vers 1m sous l?eau, mais il se pince rapidement empêchant toute tentative de progression.
Je suis allé voir de l?autre coté (en face) de la vasque, la petite plage de glaise, mais pas de galerie.  
Bref choux blanc, ce que j?ai vu ressemble à ce qui a été décrit dans les années 80 (je n?avais pas voulu relire juste avant la plongée pour ne pas me faire influencer). Même si la plongée a été modeste, elle était importante puisque vue seulement une fois en 1984.
Nous avons mis 19 heures entre le 1er rentré sous terre et le dernier sorti.
A 9, nous avions 4 kits plongée et 4 kits bouffes / point chaud.
Très belle aventure humaine cette sortie, super équipe, tout le monde était ravi d?avoir atteint le siphon. Merci à toutes et à tous.
Xis</description>
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<title>Gouffre Villepot</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=996</link>
<pubDate>Sat, 13 Jul 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le 13 juillet 2019 fut pour moi l'occasion de tester un nouveau concept: aller grotter depuis Paris à la journée. Arthur ayant un pied-à-terre familial pas loin dans le Cher, il m'a convaincue d'aller visiter le gouffre de Villepot, le trou le plus beau et le plus profond de l'Yonne. Départ de la gare de Bercy à 9h15 pour arriver à la Charité-sur-Loire 2h plus tard (on ne mentionnera pas le fait que je sois descendue une gare plus tôt par erreur). Arthur et Maxime me récupèrent en voiture et nous filons à travers la campagne en direction de Courson-les-Carrières à bord d'un merveilleux bolide rouge conduit de façon tout à fait raisonnable. Petit arrêt obligatoire dans la commune d'Anus (si, si), pour prendre une photo devant le seul panneau de sortie/entrée de ville qui résiste aux voleurs d'Anus-panneaux.

L'entrée du gouffre est en fait un puits, au bord d'un champ, fermé par une grande plaque de métal bloquée par une barre de métal. L'accès est une des marches d'approche les plus engagée que l'on puisse connaitre (voir photo). Le puits artificiel de 24m débouche sur la cavité naturelle. Joli petit trou très vertical, plusieurs puits nous font descendre jusque -84m, tous propres. Avec Arthur, on se dit que quand même, il y a un petit bout en plus, qui amène au siphon, même si ça a l'air un peu étroit. Ca se révèle TRES étroit, et TRES TRES boueux. Ce serait mentir de dire que le siphon est formidable :). La remontée se fait tranquillement, Maxime se débrouille très bien pour sa première sortie, 80m c'est long à remonter, mais il semble assez en forme pour avoir envie de revenir une prochaine fois !

Retour en voiture d'environ 1h30 jusque Souppes-sur-Loing pour ramener Lucie en bordure de zone de Pass Navigo pour rejoindre Paris et retour de Arthur et Maxime pour aller profiter du feu d'artifice en bord de Loire. Le ratio de transport/TPST (7-8h/3-4h) est un peu long. Peut-être que la prochaine fois on étendra à un week-end entier !
 
Présents:
Arthur P.
Maxime L.
Lucie D.

Lieu de nettoyage:
Bords de Loire, sous le soleil, avec une vue sur la ville bucolique de la Charité-sur-Loire (voir photo).

Points dindons attribués:
- 1 point pour être descendue à la mauvaise gare après 2h de trajet, en ayant 1h30 de voiture de prévue par la suite.
- 1 point pour avoir honteusement convaincu sa coéquipière d'aller se mettre dans la galerie la plus boueuse de l'Yonne.

Lucie D.</description>
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<title>Entrainement au Bunker</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=995</link>
<pubDate>Sun, 07 Jul 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cela commençait à faire quelques mois que l?on avait pas mis les pieds sous terre ou sur un parcours technique, alors pourquoi ne pas aller tester ce site d?entrainement que l?on ne connait pas mais qui est accessible en transports en communs ? 

Nous sommes donc partis pour une demi-journée d?activité ce dimanche après-midi et nous en profitons pour initier le frère d?Arthur et sa copine. Le bunker est très facile à trouver et la fiche d?équipement réalisée par Xis est très complète et à jour, aussi, les vires aériennes et sous plafond et quelques rappels sont équipés en un rien de temps par l?ensemble des abîmés et nous faisons un peu d?exercice pour nous décrasser.

Nous reviendrons certainement au Bunker, même si le temps de trajet pousse à priori ceux habitant dans l?est parisien à préférer le Viaduc.</description>
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<title>Stage formation du CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1000</link>
<pubDate>Sat, 22 Jun 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les week-ends du 22-23 juin et du 6-7-8 juillet 2019 se sont déroulées les deux phases du stage équipier club 2019 organisé par le CDS 92 avec des membres d?ABIMES, de l?EEGC et du SGHS (que d?acronymes !)
Cadres et stagiaires se sont d?abord retrouvé.es au Puiselet (77). Il s?agissait de se familiariser avec l?équipement et de survivre aux malfaçons diaboliques des parcours inventés par les cadres, aux coups de tamponnoir à spits, au cuisant soleil et aux vires acrobatiques.
Après cette première expérience, tout ce beau monde s?est retrouvé pour un second week-end, dans le Doubs cette fois-ci, afin de mettre ses connaissances toutes neuves à l?épreuve du feu, enfin des grottes. L?occasion de voir au moins l?entrée (oui, on est lent.e quand on débute) de quelques belles classiques, de croiser un spéléo légendaire et de manger du tofu, le tout en pestant contre météo ciel et ses prévisions toujours fiables sauf pour nous.  
Un compte-rendu détaillé ainsi que d?autres photos sont disponibles par ici sur le site du CDS 92 : http://cds92.fr/events/stage-equipement-22/
Les participants non-Abimes sont tous du SGHS : Audrey, Laure, Fabrice et Josselin</description>
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<title>Cabane de St Paul des Fonts</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=989</link>
<pubDate>Sat, 01 Jun 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous partons pour une grotte-promenade, en pique-niquant avant la marche d?approche sur des lacets en plein soleil. Nous trouvons rapidement l?entrée du trou, qui servait de cave à fromage : plein de place pour s?équiper, à l?abri du soleil mais sans avoir besoin d?allumer nos lampes : du luxe. Suite à un léger oubli de matériel, nous perdons Gaëtan qui profitera plutôt du soleil que de la grotte. Nous voyons arriver des belges qui s?équipent et nous dépassent, comme quoi nous n?étions pas pressés.
Après une visite des caves à fromage, nous nous engageons dans le seul passage bas de la grotte qui débouche sur le premier lac. Enfin, la vraie aventure débute : nous sortons le canot gonflable, qui était la raison principale de la présence de certains membres de l?équipe. Pendant que certains longent les lacs en suivant les vires équipées, ou marchent dedans car il ne va finalement qu?à mi-cuisse, d?autres s?amusent sur le bateau. Nous devons ensuite dégonfler le canot pour continuer l?aventure. Une autre vire permet d?accéder au seul puits de la grotte, qui donne dans un très joli petit lac concrétionné. Nous débouchons enfin dans une grande salle, immense, «aux dimensions de la PSM» comme dit Jef. C?est un empilement de blocs, dans lequel il est facile de se perdre, mais heureusement il y a des cairns bien placés. C?est bien plus long que ce à quoi on s?attendait, mais très impressionnant par la dimension des éboulements et la taille des blocs. On monte, on monte, on monte, puis on croise les belges de l?entrée qui sont déjà sur le retour. Mais eux n?ont pas fait de canot.
Nous redescendons vers la rivière et le siphon terminal, en passant sous un bloc de plusieurs tonnes qui tombera un jour du plafond. Nous observons de jolis cristaux au plafond, avant d?atteindre le siphon terminal et de prendre des photos d?équipe. Le retour se passe bien malgré la fatigue de certains membres de l?équipe. Enfin, nous remontons les 15 min de marche d?approche pour retrouver Gaëtan à la voiture. 
Présents: Catherine B.</description>
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<title>Lacas, dans le petit collecteur</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=993</link>
<pubDate>Sat, 01 Jun 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>On est trois à vouloir se frotter à Lacas en ce samedi du grand week-end de l?Ascension grâce à l?impulsion de Fabien (qui me doit du coup un tour en canot !). On arrive au « parking » très facilement avec la description et sommes content de ne trouver aucune voiture. 
Après un équipement au soleil et la marche d?approche faite on rentre dans le trou à 13h30. 
Équipement du premier puits de 15 m et la suite est déjà équipée. Le luxe quand même, merci au locaux ! Les puits s?enchaînent bien, on voit à peine passer le P86, et on se retrouve rapidement au méandre intermédiaire : que de luxe là encore, il y a un caoutchouc pour les genoux qui court quasi sur tout le méandre et pour les tailles « normales » tout le méandre peut se faire à quatre pattes. Finalement il passe bien. S?en suit le P55, fractionné au milieu qui est vraiment très joli. Petite pause manger en bas et après quelques blocs et un petite corde supplémentaire on arrive dans le petit collecteur, superbe. 
On a mis 2 h à descendre. On décide d?aller se promener vers l?amont. La progression est facile et très agréable dans ce magnifique collecteur. Quelques séances photo en chemin, surtout au niveau des superbes puits remontant tout concrétionné. Quelques passages en égyptien et on croise bientôt le puits qui descend sur le méandre des Galériens. Non non, on n?y va pas! Et on continue alors par une vire en hauteur et on arrive à notre objectif, le C5. 
Petite photo, petite barre aux céréales et on repart. On mettra 2h30 pour remonter les puits et tout heureux on sort de Lacas vers 21h30. 
Le temps de retourner à la voiture et de se changer on retrouvera nos compagnons au gîte à 23h30, ils nous attendaient pour manger. Une bien belle sortie. 
Vass</description>
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<title>Aven du Mas de Rouquet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=991</link>
<pubDate>Fri, 31 May 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après notre « grosse » sortie à l?Ouragan on a voulu se reposer et faire un truc tranquille, après potassage des topos on va donc à l?aven de Mas de Rouquet. On part en fin de matinée tardive avec le manger et on arrive bientôt devant le fameux parc à bestiaux que Jef nous a décrit. Tout le monde a cru que son voisin avait appelé le proprio mais non, on le fait alors en direct. On a de la chance il est là, dans son champ. Il arrive et nous explique que le cheminement pour se rendre à la grotte a changé. 
Nous devons contourner son champ en continuant le chemin sur 800m, puis à droite à la clôture, 200 m plus loin à droite et 800 m après à gauche sur 1 km jusqu?au petit chemin à droite qui mène à la grotte. Ragaillardit de ne pas avoir à faire les 2 km à pied comme décrit dans la vieille topo qu?on avait, on mange à l?ombre. 
François, Vass et John s?équipe ensuite rapidement car ils vont équiper. C?est la sortie promenade des cadres? L?entrée est grande, 2 bouches évidente et une petite au milieu que vass choisi pour descendre, plein pot au milieu de la salle, ça va c?est à peine 10 m (mais ça lui vaudra des remarques de Monsieur Gaëtan le cadre?). On continue par l?ancienne cave à fromage en bas à droite et on équipe les petits puits suivants. Le reste du groupe nous rejoint avant les deux ressauts finaux. Question de nos deux cadres adorés: qui a équipé quoi ?? (on sent venir les remarques? ça sera au gîte !) 
On arrive donc tous ensemble dans le fond. Là, une jolie forêt de sapin (presque) éternel nous attend en contrebas. De l?autre côté, après un léger ramping on trouve la grande salle et la grande stalagmite. Magnifique ! On la dirait sortie d?un cocon de concrétions. On voit les différents régimes de l?eau qui l?ont formé. Quelques photos s?imposent et nous ressortons vers 17h30. Il est donc suffisamment tôt pour aller acheter du charbon et prévoir le bbq du soir. Une jolie petite grotte du dimanche en ce dernier vendredi de mai. 
Participants en plus: Catherine B.
Vass</description>
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<title>Vitalis</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=988</link>
<pubDate>Thu, 30 May 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>J?avais visité Vitalis en 1979, 2009 et 2012. C?est une cavité dont l?accès est restreint par suite des risques d?éboulement de l?entrée, soutenue par des piliers maçonnés. Grace à un contact local, j?avais confirmation des faits. L?idée était de trouver le lac terminal, non vu faute de temps en 2009. Mais pas de tenter d?égaler les photos de Philippe Crochet, &lt;a href=&amp;quot;https://www.philippe-crochet.com/rechercher-une-photo?searchword=vitalis&amp;searchphrase=all&amp;quot;&gt;voir là&lt;/a&gt;.
L?entrée est facile à trouver car bien décrite sur un site de randonnée. Un long bouchon sur l?A75 (45 minutes pour 5 km) nous fait entrer à 14 h. Mes souvenirs sont anciens mais reviennent au fur à mesure de la progression. Au pied de l?éboulis d?entrée, après les ruines, il faut escalader à travers une barrière de concrétion glissante où un bout de corde de 15 m est utile mais pas indispensable. Plus loin, nous cherchons dans le tas de blocs qui est la suite et équipons un ressaut glissant de 3 m qui semblerait pouvoir être évité par une étroiture dans l?axe. Là, je retrouve les étriers en corde, empruntés en 2009, qui montent dans une fissure. Ils sont doublés d?une corde fixe amarrée sur blocs. Plus loin, on débouche au sommet de la grande salle où la suite est en bas. Des traces partout, aucun amarrage, rien d?évident malgré mes recherches. J?équipe donc un R3 sur concrétions puis un R4 aussi sur concrétions, le tout doublé en dyneema (corde 20 m) mais c?est moche car tout frotte. Avec précautions, je tente de trouver la suite en allant vers le point bas de la salle. Toujours aucun amarrage donc j?accroche une corde de 25 m sur des stalagmites. Ce n?est pas EFS tout ça. Au point bas, peut-être la salle du bal d?après la topo, à droite les puits où il n?y a que des vieux spits. Mes souvenirs sont nets, il faut remonter jusqu?à un passage étroit descendant où je mets une corde pour Catherine avec fractionnement sur becquet. Remontée dans une grande salle avec gours (inscription CLPA 1968) où, dans un angle, des marches mènent à un ressaut équipé en étriers usés (ceux vus les fois précédentes) mais, là aussi, doublés d?une corde fixe qui frotte fort. Amarrage en haut sur chaine et spits. On est au sol d?un grand volume où on devine des départs en hauteur. Nous faisons quelques photos d?un beau coin concrétionné avant de descendre un plan incliné où une corde est nécessaire (25 m). Comme toujours, aucun amarrage donc on improvise au mieux. Pas terrible mono point sur bloc. Là, on retrouve ce qu?on a vu précédemment, une belle galerie avec la fameuse photo de Philippe Crochet de l?ile au milieu d?un bassin, presque à sec ce jour, et sa suite avec gours. Arrêt sur départs en hauteur mais un peu casse gueule et ce n?est pas l?objectif. Retour à la base du plan incliné et visite de la galerie perpendiculaire où se trouverait le fameux lac. Belles perspectives, gours au sol, le tout usé et sali par des centaines de spéléos. Laissant Catherine, je m?enfile en hauteur dans un méandre qui recoupe vite un gros tas de blocs où rien n?est évident. L?heure tourne, tant pis, on reviendra peut être, on sort. TPST 6 h. Après coup, mon contact local m?a dit que c'est effectivement paumatoire et qu?il a pas mal tourné en rond dedans pour en sortir et pourtant il connaît le coin.</description>
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<title>Ouragan</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=990</link>
<pubDate>Thu, 30 May 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La grotte est à 10 min du gite, et nous partons pleins d?enthousiasme pour cet aven avec sa fameuse galerie des coquillages, au fond du trou, loin sur la topo. L?entrée est facile à trouver, et nous commençons la petite série de ressauts de l?entrée. Même en prévoyant de couper des cordes pour équiper les petits ressauts, nous trimballons beaucoup de corde superflue. Nous déjeunons en bas des ressauts, et commençons à nous attaquer au grand puit. Des spits ! Vite, équipons ! Ah non, en fait, ils devaient être là pour un secours, en tout cas, c?est sûr que ce n?est pas encore le grand puits, et nous avons besoin de 120 mètres pour l?équiper donc il ne faut pas se laisse distraire en chemin. Nous deséquippons ce ressaut avant de repartir à la recherche du grand puits. Enfin, nous y arrivons. Après un premier fractionnement à une quinzaine de mètres, en plein vide avec raboutage de corde, nous descendons, descendons, jusqu?au deuxième frac à 10 mètres du sol. Il y avait bien des fracs de confort, mais sur une autre voie, que nous ne voyions pas comment rejoindre. Ça promet pour le retour, mais au moins, une fois ce puits-là remonté, on sera tranquilles pour ressortir.
Ensuite, petite escalade de 5 mètres qui emmène dans une très jolie salle, pas bien haute ni large avec une sympathique faille de plusieurs mètres sur un des côtés, et la suite de notre aventure de l?autre. Et là, nous attendons pendant que Fabien aide John à équiper, au seul endroit qui mouille de la grotte. Pour s?occuper utilement en attendant, nous leur lançons quelques boules de glaise, pour montrer qu?on ne les oublie pas. Après ce charmant P39, avec des plateformes à chaque frac, nous arrivons dans un petit éboulis et nous glissons entre les blocs sans difficulté. Sauf que nous sommes maintenant à 6 mètres au dessus de l?actif, et que nous sommes censés chercher un P10. Mystère, mystère. Il est aussi mentionné une vire de 20m sur une margelle avec 8 spits : ça fait peu de spit au mètre. Pendant que Fabien se lance dans l?équipement héroïque de ce qui est sans doute le chemin sur la vire, sans jamais voir le point d?après qui est toujours trop loin, en opposition dans le méandre, nous retournons en haut de l?éboulis pour voir ce qui est sans doute le P10 mais clairement inutile en progression, et Gaëtan descend en dessous de la vire, près de l?eau, pour voir si le passage ne serait pas plus bas. Au final, nous passons, sur ce qu?il était bien généreux d?appeler une margelle, sans résoudre le mystère du P10 disparu. Nous arrivons dans une immense salle d?éboulis couverts de glaise, dans laquelle nous cherchons la suite. Il y a de très jolis sapins de boue, concrétions de boue et autres statues de boue : mieux vaut ne pas glisser, ni espérer sortir propre. Quelques endroits sont au demeurant très jolis. 
Nous cherchons la suite pendant quelques temps, avant de trouver quelque chose qui pourrait correspondre mais pour lequel nous ne comprenons pas l?équipement, et utilisons la botte de John pour éviter le frottement pendant que Fab cherche la suite. Cependant, il est déjà 19h, nous avons froid, un peu fatigué, et le P39 puis P78 ne laisse rien envisager de bon sur la sortie. Les coquillages seront pour un autre jour si nous revenons, au moins maintenant nous connaitrons le chemin. Les kilos de corde superflus et humides se font maintenant sentir, mais bon, nous étions optimistes. 
Le P39 fractionné se remonte bien, puis nous nous attaquons au gros du morceau : le P78 avec une bonne cinquantaine de mètres non fractionnés au milieu. Quelques chutes de caillou à la remontée, sans doute dues au kit, font attendre à l?écart, où certains trouvent des perles de caverne. Finalement, nous arrivons à sortir, vers 21h30 pour les premiers, il fait encore jour. Suite à des incompréhensions dans la grotte, certains retournent vérifier que tout va bien pour les suivants : oui, tout va bien, mais renkiter 100 mètres de corde, c?est long. 
Nous terminons la journée en regardant la station spatiale internationale au-dessus de nos têtes (et bien sûr un beau ciel étoilé). En conclusion, pour voir la galerie des coquillages, il faut y aller avec quelqu?un qui connait le chemin, et savoir que c?est un objectif ambitieux, pas une petite sortie tranquille.</description>
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<title>WE Neuvon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=998</link>
<pubDate>Sat, 18 May 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Compte rendu de la sortie Neuvon freestyle :

Nous voila rendu un 18 Mai 2019 avec Christian, penaud, sans avoir encore trouv d?idée géniale pour grotter ce WE.
Il est midi, mes élèves se cassent, et christian m?appelle.  Il a de super bonne nouvelles, apparemment le Neuvon est libre ce WE et un de ses contact nous missionne d?aller chercher des bouteille de plongée dans un endroit super joli !
Bingo, nous voila plein d?entrain, nous préparons les kits et le matos et le bivouac, nous voila parti pour Plombière les Dijons, Il est 19:00.
La route est pénible, mais nous arrivons à l?entré du trou, il est 22:30. Le temps de préparer le matos, nous entrons dans le trou, il est 23:00.
L?équipement au départ est facile. Mais la partie de plaisir reste la suite, avec le rappel guidé et la vire plein gaz (plutot relou a faire). Cette partie fastidieuse nous prendra 2 heures a passer. Nous arrivons à la base des puits avec nos sherpa, il est 1:30. 
Début de la randonnée pour atteindre notre point de bivouac, qui normalement prend 1 heure, nous mettrons cette nuit 1:30 heures, retardé par le poids de la fatigue et surtout des bières dans nos sherpas.
Le bivouac est atteint à 3:00, et la nuit commencera vers 4 :30.
Réveil difficile, il est 10:00. Nous petit déjeunons et partons pour aller chercher les fameuses bouteilles dans l?affluent du Y. Je découvre la grotte et m?émerveille, la salle du Poutch, la galerie de la porcelaine, la salle de la cascade, la galerie des prédateurs, le fakir, le Y et enfin l?affluent du Y. Il nous a fallut 5 heures pour atteindre les bouteilles, cachées derrière une escalade péteuse et une étroiture de mer*e. Nous sommes hors topo, christian part faire de la première pendant que je m?assure que les bouteilles se vident bien. Il revient 1 heure plus tard en me décrivant un endroit qui semble vierge. Mais l?horloge tourne et nous devons rentrer au camps de base. 
Le retour sera étonnamment plus rapide car nous choisissons de suivre les kernes dans la galerie des prédateurs plutôt que d?essayer de forcer le passages dans le chaos et de se perdre comme à l?aller.
Retour au camps, il est 22:30. Le repas est copieux, la biere coule a flot et le saucisson est de rigueur. Nous allons nous coucher, il est minuit et nous sommes frigorifiés.
Réveil le lendemain, il est 8:00. nous rangeons le matériel, plions le bivouac et optimisons a mort le rangement pour faire entrer les bouteilles de plongé dans nos sherpa.
Le retour va encore plus  lentement que l?aller car les sherpa sont plus lourd au retour (estimation à 15-16 kg a vue de pied). Arrivé en bas des puits, on pose les sacs pour se relaxer les épaules et partons voir les FAMEUSES griffades d?ours. Une fois le tour fini on entame la remonté. Stratégie de palant pour remonter nos deux anes morts. L?objectif était de remonter en moins de 2 heures, nous en mettrons 3.
La sortie est agréable, et nous sommes accueilli par le contact propriétaire des bouteilles qui en échange de ses deux fardeaux nous offre une bouteille de crémant qui saura se faire appréciée.

Bilan : Très belle cavité horizontale qui mérite une grosse sortie, mais dont l?équipement peut être plutôt fastidieux.</description>
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<title>Carrières de Gagny</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=987</link>
<pubDate>Sat, 11 May 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un promoteur a demandé au COSIF de topographier 3 carrières de gypse à Gagny (93). Après ce travail, il a voulu connaitre l?épaisseur de roche entre les voûtes et la surface. Notre spécialiste régional Daniel Chailloux a alors organisé un week-end pour cela avec ses outils de prédilection, des balises de radio localisation et des Cave Link. Ce compte rendu est largement inspiré de son rapport préliminaire au COSIF.

Les balises sont incontournables depuis des années pour court circuiter des siphons, recaler des topographies et creuser de nouvelles entrées. L?exemple le plus proche de nous est la grotte du Neuvon (voir site du CDS21). Les Cave Link améliorent nettement la communication surface fond par rapport aux systèmes Nicola et Pimprenelle, malgré leur prix élevé.

Pour en savoir plus sur Daniel Chailloux, ses balises et les Cave Link, vous pouvez consulter Internet ou avoir assisté à ses conférences au Spéléo-Club de Paris (la prochaine le mardi 28 mai ; le sujet : Exploration de la grotte d'En Versenne et de la résurgence de Fourbanne (Doubs)).

Pour la carrière de Gagny voir là en page 17 :
http://www.cosif.fr/wp-content/uploads/2019/03/Speleo-IDF-81-mars-2019.pdf

Le samedi 11 mai, 9 spéléos (AREMIS, SC Paris) dont 5 d?ABIMES ont affronté la météo adverse (pluies orageuses). L?équipe de Daniel est faite de spéléos sympathiques, rompus à la pratique des balises et Cave Link.

La matinée fut consacrée à la reconnaissance de la carrière de Basse Masse n°1 dont l?accès se fait en cavage. Nous avons repéré les 9 points à radio localiser. Ils ont été matérialisés au sol de la carrière par une rubalise numérotée. Nous avons ensuite assisté à une démonstration des Cave-Link et à la mise en place des antennes dans la carrière.

Ces mêmes points ont été matérialisés en surface ou tout du moins nous avons déterminé une zone probable de recherche en vue de la radiolocalisation. Et c?est lors de cette prospection sur le terrain que nous avons compris que ce n?était pas gagné, comme je l?avais annoncé à Daniel. La végétation est telle qu?il est très difficile de cheminer dans un tel enchevêtrement d?arbres, d?arbustes, de ronces et de lianes. L?opération allait prendre beaucoup plus de temps que prévu.

L?après-midi, quatre spéléos (Alain H., Jean-François et Catherine B. et Remus G.) sont descendus dans la Champignonnière pour effectuer le repérage et le marquage des 11 points à radio localiser. Le temps a manqué pour effectuer ce même repérage en surface à cause de la pluie et de la végétation adverses.
A 18 h 30, nous avons décidé de clore cette journée fortement arrosée.

Le dimanche 12, la météo est clémente, le soleil brille mais les troupes moins nombreuses : 7 spéléos seulement (AREMIS, SCCM) dont 2 d?ABIMES (Arthur, Jef) mais dont un AREMIS venu spécialement de l?Yonne. La journée a été consacrée à la radiolocalisation des points repérés au-dessus de la carrière de Basse Masse n°1.

Jef, Arthur et Guillaume A. ont passé la majeure partie de leur temps dans la carrière avec pour mission d?installer la balise aux endroits prédéfinis et de communiquer avec le Cave-Link avec la surface.

L?équipe de surface est constituée de Christian W., d?Alain H., de Jean-Michel D. et de Daniel Chailloux. Sa mission a consisté à rechercher en surface la verticale des points de la carrière. C?est donc lourdement chargé (tronçonneuse, débroussailleuse, matériel de radiolocalisation) qu?ils ont affronté la brousse à la recherche des Ground Zero. Compte-tenu de l?imprécision du report de la topographie sur la vue aérienne Google Earth - et surtout de la difficulté pour cheminer dans la forêt - ils ont passé beaucoup de temps à la recherche du signal émis par la balise. Ce n?est qu?à 11 h 30 qu?ils ont localisé le premier point avec une grande précision. A 12 h 30, ils ont trouvé le deuxième, puis à 14 h, le troisième. La recherche d?un point leur a posé problème car la topo était tellement décalée qu?ils n?étaient pas du tout dans la bonne zone en surface. Pendant ce temps, sous terre, Arthur et Jef patientent stoïquement tout en tuant le temps en explorant les alentours des points repérés. 40 messages de Cave Link sont échangés avec la surface, ils maitrisent bien l?outil maintenant.

Suite à une défaillance du circuit électronique de l?émetteur, nous avons dû changer de balise via un aller et retour en surface. Un quatrième point a été radio localisé en fin d?après-midi mais il était 17 h 15. A cette heure, il était temps de terminer notre dure journée de recherche. Nous nous sommes tous retrouvés au parking et à 18h30, nous avons quitté les lieux.

Au final, ce travail de radiolocalisation a été sous-estimé aussi bien en temps qu?en difficulté de cheminement sur un terrain très fortement accidenté, à la végétation dense. La jungle française vaut presque celle d?Amazonie, hors température et faune. En un week-end, nous n?avons radio localisé que 4 points sur 9 pour la carrière de Basse Masse n°1. Il en reste 5 pour cette carrière et 11 pour la Champignonnière. Les résultats obtenus sont encourageant mais la suite demandera encore beaucoup de temps et d?effort pour arriver à l?objectif. A voir dans quelques mois, le temps de digérer et interpréter toutes les données. En plus des mesures, on a du faire plus de 500 photos et 2 heures de film, de quoi agrémenter après tri et montage de prochaines publications et manifestations du COSIF.

Il s?agissait là d?une mission officielle, l?accès à ces carrières étant interdit. Ceci se justifie par le mauvais état des voûtes où de nombreux effondrements traduisent le mauvais état général. Pour justifier cela, près de l?entrée de la carrière de Basse Masse n°1, nous avons constaté que 2 tunnels bétonnés ont été construits à l?intérieur sous des voûtes très instables. Ils sont partiellement détruits par de gros blocs tombés. La sortie du dernier tunnel se fait sous un étroit passage sous un gros effondrement dont la stabilité est des plus incertaines. Ceci justifie l?interdiction et le remblaiement envisagé à terme. Ne hurlez pas, il y a d?autres carrières plus stables et plus belles en Ile de France et ailleurs. Et celles-ci sont loin d?être remblayées, d?après les dires d?un autochtone bavard rencontré dimanche. A suivre?</description>
</item>

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<title>Initiation au viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=985</link>
<pubDate>Sun, 05 May 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Initiation descente en rappel au viaduc à Gif sur Yvette

On commence par apprendre à identifier et installer les matériels sur soi et petit rappel des règles de sécurité.

Pour la première utilisation, une corde est installée à environ 2m50 vertical sur un mur.
Il s'agit d'apprendre les bases : s'accrocher et surtout se longer. Également voir comment &amp;quot;changer de direction&amp;quot; en gardant sa sécurité.

La suite se situe 8m plus haut. Longer la barrière comme vue plus bas et enfin s'accrocher, prêt à descendre.
Tout en serrant les fesses, j'entame la descente, peu fier. Un peu plus bas, Clément a installé un noeud sur la corde, se qui m'oblige à déplacer mon matériel (comme vue plus bas).
Le reste est plus rapide...

Ensuite la remontée, plus simple je trouve (en tout cas elle fait moins peur).
Il suffit de bien s'accrocher et bien penser à utiliser les jambes (mes bras en ont fait les frais). Changement de corde également mais même situation que pour la descente.

L'étape suivante est compliquée aussi : éviter de s'endormir en rentrant.
Pour parler personnellement, c'est une super expérience, qui donne envie de tester ces bases dans des &amp;quot;conditions réelles&amp;quot;. De bons instits, heureusement pour moi, très patient.
Seul bémol il faut vraiment penser à bien régler le baudrier, j'ai encore mal aux parties à l'heure où j'écris...</description>
</item>

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<title>FTS 2019</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=984</link>
<pubDate>Sat, 13 Apr 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>CR du FTS2 de l'année 2019:
    
    Jour 1:
        Le gouffre de Vauvougier:
            premier jour de  ce WE intense de formation pour apprendre, en conditions presque réelles, à sortir une victime d'une cavité. Pour ce week-end, c'est Myriam qui s'est portée volontaire.
            Pour ce premier exercice les cadres avaient arrêté leur choix sur le gouffre de Vauvougier (certain d'ailleurs avait visité ce gouffre seulement quelques semaines auparavant). Pour mémoire, ce gouffre (enfin le début de ce gouffre) s'organise en :

    Un plan incliné suivi d'une vire qui permettent d'accéder à 

    Un puits de 40 environ.

    S'en vient ensuite une partie remontante d'une dizaine de mètres pour atteindre

    Le premier méandre étroit et quelque peut aérien.

    Le méandre se termine sur le puits du pendule qui débouche sur 

    Un autre court méandre moins aérien, mais toujours aussi étroit.

    Enfin nous arrivions au puits ASCO, un P12 au fond duquel la &amp;quot;victime&amp;quot; s'était &amp;quot;préparée&amp;quot;.

La progression de la victime n'alla pas plus loin. Il faut imaginer que pour chaque partie décrite de la cavité, il fallait installer plusieurs ateliers, avec parfois des spit à poser à des endroits peu commodes.
            
              Vincent S. et Jacques B. partent les premiers pour installer la corde de progression jusqu'à l'endroit du début du secours. Pendant ce temps-là, nous nous répartissons en 4 équipes composées d'un chef d'équipe et de 2 autres équipiers moins expérimentés (voire complètement débutant), chacune sur une des parties. L'équipement des différents ateliers prend plusieurs heures. Il faut imaginer une solution efficace, sans poser des quantités scandaleuses de spits, confortable au maximum pour la victime et aussi pour les secouristes.. pas évident. Après vérification des chefs d'équipe, puis du grand chef, une grande partie des équipiers et rapatriée vers le fond pour donner un coup de main, et la civière démarre sa remontée.
              
              Le début est assez sportif: la civière et Myriam avec restent coincées en haut du puits ASCO. Malgré des efforts fournis, il sera décidé de sortir la victime de la civière pour la faire passer cette étroiture en &amp;quot;victime assistée&amp;quot;. Les deux méandres qui suivent sont tout aussi sportifs: c'est un véritable challenge de faire passer la civière en gardant toujours la tête en haut, pas trop retournée, pas trop coincée contre la paroi. On assiste à des moments épiques de doublage de civière par en-dessous, matelas humains pour la civière, civière qui patiente debout comme un sarcophage... On finit par sortir la civière vers 20h grâce à une tyrolienne installée par un Gaëtan arboricole, en haut du plan incliné.
              
              Une petite fouille dans les archives nous indique qu'il y a déjà eu un vrai secours dans cette grotte, depuis le bas du puits ASCO, en 1994. ça donne encore plus de relief à notre formation.

            Jour 2: 
                Le gouffre de Brizon
Là aussi, les secouristes sont répartis en 4 équipes de 3 ou 4. 

    1 équipe pour le puits d'entrée, il va encore falloir monter aux arbres !

    1 équipe pour le P8

    1 équipe dans le courant d'air du méandre et le puits suivant de 25m

    1 dernière équipe pour le P30


Pari gagné de faire partir la civière du bas du P25 à 11h30, assez rapidement jusqu'à la sortie.</description>
</item>

<item>
<title>Aqueduc de Rosay</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=986</link>
<pubDate>Fri, 12 Apr 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un promoteur nous a demandé une intervention dans le cadre de la construction d'une maison individuelle à proximité du château de ROSAY (Yvelines). Ses contacts ont montré la présence d?un aqueduc dont le tracé théorique pouvait se situer sous la future construction. Il nous demande d?étudier la réalité de ces informations.

Le 12 avril, nous voici sur place. Le promoteur et le propriétaire du terrain sont présents. Nous équipons un puits à proximité du terrain à construire pour accéder à l?aqueduc. Mais, après échange avec deux agents d?entretien du château, ceux-ci nous ont permis l?accès à une galerie horizontale d?où sort l?eau alimentant les bassins du château. Nous la parcourons en détail jusqu?à son terminus amont. Nous sommes dans la bonne galerie puisque nous retrouvons le puits équipé précédemment. Compte tenu de la facilité du parcours, nous avons alors invité le promoteur et le propriétaire à parcourir la galerie horizontale jusqu?à son terminus amont. Ils se sont faits leur propre idée des lieux. Nous avons alors topographié avec précision la partie intéressant la construction, et fait succinctement  le levé topographique du reste des galeries, soit un total de 353 m. Celles-ci sont confortées à certains endroits par du béton. On note des inscriptions à l?extrémité sud-est, de 1920, 1956 et 1998.
 
Un autre puits dit communal éloigné d?une centaine de mètre dans l?axe sud-est de l?aqueduc a été examiné sans être descendu. Un constat visuel montre l?absence de galeries à sa base. 
En fin d?intervention, nous avons signalé aux agents d?entretien du château les risques liés à un fontis sous une des galeries nord-est, à proximité du château et le colmatage d?une buse d?arrivée d?eau au nord-est de l?entrée.

L?eau qui sort de l?aqueduc alimente les bassins du château et un étang via des cascades. Beau château, beau parc mais pas ouverts à la visite, dommage. Au final, une mission de service public et une belle balade souterraine. A compléter si on nous le demande car d?autres puits ont été entrevus dans l?enceinte du parc du château.</description>
</item>

<item>
<title>LACAS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=983</link>
<pubDate>Sat, 30 Mar 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un bon petit week-end spéléo pour retourner dans l?aven Lacas avec un objectif de visiter le grand collecteur.

Nous partons de Paris à 16h30 avec Sylvain L et nous récupérons Vladimir sur la route. En chemin nous passerons récupérer une pompe et une batterie chez Eric B (encore un grand merci à lui pour son accueil et pour toutes les infos). Nous arriverons à 1h du matin à notre gite sur Saint Pierre des Tripiers.

Réveil samedi matin à 7h30, préparation de la bouffe, des kits et nous partons sur le Causse Sauveterre. Nous arriverons à 10h sur le parking et après 15mn de marche nous sommes à l?entrée de Lacas. La corde pour le premier puits est cachée? Nous ne la trouvons pas ? retour rapide à la voiture pour prendre une corde. Nous rentrons enfin dans Lacas à 11h (au passage nous trouvons la corde?).

Après 1h de descente régulière nous arrivons au Y du petit collecteur et 30 minutes plus tard nous sommes devant le siphon des Galériens, nous branchons la pompe pour le vider et nous mangeons au sec 40m avant le passage. Après 45mn nous passons l?obstacle pour nous enquiller dans la suite des Galériens ou nous découvrons le plaisir de faire 800m sur les genoux pendant 1h20...

Nous arrivons enfin dans le grand collecteur, c?est grand et nous sommes debout !

Nous partons en direction du bivouac à 15mn des galériens, c?est un bivouac très confortable !

Nous remontons l?actif pour aller voir le siphon (nous nous arrêterons à la voute mouillante qui est 10m avant le siphon). Sur le retour nous partirons dans le grand collecteur fossile que nous allons remonter jusqu?à l?escalade de 5m. C?est magique ! Que du bonheur ce grand collecteur !

Sur le retour nous profiterons de l?infrastructure du bivouac pour récupérer des forces et nous préparer à repasser les Galériens. Au passage nous récupérons du matos à remonter pour Eric.

Nous allons passer plus de 2h30 dans les galériens ! Les genoux sont douloureux et nous avons besoin de faire des pauses pour les soulager ou alors avancer dans les positions original pour ne pas les utiliser. Nous comprenons l?utilisation de genouillère à coque (type carreleur), à prendre absolument pour la prochaine descente !

Nous passerons rapidement devant la bifurcation des mandarines pour ne pas avoir l?idée d?y aller?

Nous arrivons en bas des puits, et c?est parti pour la remontée !

Nous sortirons à 2h du matin mais avec le changement d?heure il est déjà 3h ! TPST 15h.

Direction le gîte !

Dimanche, nous nous réveillons à 9h30 pour ranger et préparer le matos pour une journée d?escalade dans les gorges de la Jonte. Vlad est notre guide aujourd?hui. Nous avons visiblement quelques problèmes de courbatures, mais nous ne savons pas pourquoi?

Nous avons le soleil avec nous ! C?est une superbe journée pour grimper. Nous finirons par prendre la route du retour à 18h et repasser par chez Eric pour rendre le matériel que nous avons utilisé et remonté. Nous arriverons à la maison à 1h du matin.

Un super week-end ou nous avons déjà plein d?idées pour y retourner et encore beaucoup de secteur à aller voir !

Voici un montage video de Sylvain avec ça Gopro 7 (merci Sylvain pour ce beau souvenir):
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/taG-K-4zN0E&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Christian

PS : nous avons l?autorisation d'Eric pour la topo avec notre parcours</description>
</item>

<item>
<title>Radiesthésie & templiers</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=982</link>
<pubDate>Wed, 27 Mar 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Compte rendu radiesthésiste de Michel :

Le 27 mars 2019, Jean-François et Catherine B., Yvonne et Michel R., sommes allés en Picardie dans le domaine de Malassise à Mormant.
Accueil sympathique de monsieur et madame Lacoste, propriétaires et gestionnaires des lieux consacrés à l'évènementiel, mariages, séminaires, avec salles, salons et disposant aussi d'une centaine de places d'hébergement.
Voici maintenant les résultats (sous toutes réserves) de mes recherches in situ et sur photo.

Tout d'abord, dans une grange, je détecte un vide en sous-sol ; il s'agirait d'un site d'extraction de pierre, c'est à dire une carrière souterraine. Je ne retrouve pas de localisation d'édifice ou de vestiges d'un édifice religieux (chapelle, oratoire..) sous terre comme en surface.
Les bâtiments les plus anciens auraient été édifiés au début du 14ème siècle, après les templiers. Pour Yvonne, des éléments de murs du 12ème siècle seraient présents dans le mur longeant la mare. Les autres bâtiments anciens dateraient du 15ème siècle.
A l'extérieur des bâtiments, j'ai repéré une galerie creusée entre 1310 et 1320 (et non bâtie en tranchée), elle mesurerait environ 130 m de long. C'était probablement une galerie de fuite pour quitter discrètement le domaine. Elle ne comporte pas de piège pour retarder ou arrêter des poursuivants.
Sous la grande cour, ce qui est retrouvé n'est pas une galerie, ni un drain, ni une canalisation, mais un courant d'eau non canalisé.

L'appellation Malassise serait en rapport avec la géologie locale. C'était un marais et les constructions étaient &amp;quot;mal assises&amp;quot;. Pourtant, de vénérables édifices vieux de plusieurs siècles sont toujours debout. Les fondations des premiers bâtiments étaient-elles suffisamment profondes pour atteindre la roche ? Monsieur Lacoste, lors de travaux a atteint cette roche à peu de profondeur, ce qui est le cas pour la carrière sous la grange et la galerie creusée.
Lors d'une brève incursion près d'Epoisses, j'ai pressenti l'existence d'un réseau d'irrigation. Fatigué, je n'ai pas poursuivi mes investigations.
D'autre part, pour moi, le domaine de Malassise n'était pas une dépendance du domaine d'Epoisses.

Enfin, un grand merci à nos hôtes.

******

Compte rendu spéléogico-pragmatique de Jef
Suite à un contact de ma part avec une relation du propriétaire de la ferme de Malassise (Seine et Marne), nous apprenons qu'il suspecterait une chapelle souterraine sous sa propriété et qu'il aurait fait des sondages pour la retrouver. Voir lien sur la ferme :
http://www.salle-mariage-hebergement-77.com/historique-malassise-77720/
Après contact avec lui, une reconnaissance est montée par 2 radiesthésistes éminents, Michel et sa femme, que Catherine et Jef accompagnent avec équipement personnel, cordes, amarrages, matériel de désobstruction, au cas où. Le propriétaire nous accueille dans sa belle propriété (13° siècle, templiers puis 17°) et baguettes et pendule se mettent en action. Il semble alors qu'il existe un vide souterrain sous une portion de bâtiment, vide qui se prolonge à l'extérieur, en bordure d'une vaste mare. Des marquages au sol sont effectués. L'interprétation de Jef serait la suivante : un étroit passage dans le mur d'enceinte, relié à un passage dallé à l'extérieur du bâtiment, constituait peut être une porte dérobée pour fuir en cas de siège, ce qui est plus réaliste que le souterrain vers la ferme des Epoisses à 1,3 km, en terrain marécageux.
En prenant un verre pour finaliser notre visite, nous apprenons que des entités en côte de maille et armures seraient présentes dans les lieux et se seraient manifestées. Michel envisage de revenir pour investiguer. Nous invitons aussi le propriétaire à compléter ses sondages vers les vides souterrains décelés par la radiesthésie, restant à sa disposition en cas de découverte.
Autour de la ferme des Epoisses, rien de bien évident n'est détecté, peut-être des conduits d'eau ou égout ou autres. Voir lien sur ce site classé :
https://www.chateauform.com/fr/maison/le-fief-des-epoisses/
Retour via le château des Bombon proche et cueillette de jonquilles dans le bois voisin.
http://www.chateaubombon.com/

Bilan :
On est abonné aux sites pour séminaires et mariages.
Les légendes sont belles, la réalité prosaïque, l'espoir existe toujours de vides souterrains inconnus. Le trésor des Templiers n'a toujours pas été retrouvé...</description>
</item>

<item>
<title>Les Saints de Glace</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=974</link>
<pubDate>Sat, 02 Mar 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Réveil matinal pour profiter au maximum de notre WE, nous visons 9h au point de RDV. Ce n?est qu?avec une demie heure de retard que nous arrivons, et nous nous préparons pour le trou: non seulement il faut le matériel, mais il faut aussi chausser nos raquettes et apporter notre pelle à neige si nous voulons y accéder.

La sortie commence par une belle petite randonnée pour se mettre en jambe. Nous sommes malheureusement obligés de marcher sur la piste de ski de fond par moments, ce qui nous vaudra des insultes fleuries d?une skieuse trouvées sur le pare-brise de Cricri (à apprécier en pièce jointe). Nous finissons par trouver le trou sous sa bâche et déneiger l?entrée: nous entrons sous terre à 11h30 après quelques coups de pelle. Quelques petits puits proches de l?entrée, que nous équipons en double lorsque c?est possible: il faut bien s?amuser, et trouver des occupations pour les derniers à descendre. 

Nous parcourons ensuite un beau et long méandre, qui se termine par le labyrinthe et son fameux ?ascenseur?, à ne pas louper si on ne veut pas errer à ramper dans la boue. Nous arrivons à l?hydrokarst, et allons visiter le siphon Nord avant de nous installer pour une pause déjeuner bien méritée, en sortant quelques bougies: finalement, un trou avec des courants d?air en pataugeant dans de l?eau de fonte de neige, ce n?est pas particulièrement chaud. Nous profitons d?un petit café sous terre avant de partir vers la galerie des marmites et la conciergerie. 

Après un détour pour voir la galerie des marmites (mais au sec), les plus courageux partent au pas de course vers la conciergerie pendant que le reste de l?équipe se dirige tranquillement vers la sortie. La remontée est aussi belle que la descente, et Clément a pu s?amuser sur quelques balanciers pour déséquiper des déviations permettant aux autres d?éviter les cascades. 

Une fois sortis, on ne traine pas, et on chausse nos raquettes pour rapidement se changer et ne pas tomber malades (sans compter une bière bien fraîche à la voiture qui fait toujours plaisir).
Somme toute, une très belle sortie qui donne envie de faire la traversée vers le TQS. 

1 point dindon attribué pour s?être flingué les doigts en ayant tenté d?ouvrir une bière à main nue. 

De retour au gîte, le Saucisse-Lentilles est apprécié pour reconstituer les forces dépensées. Nous terminons par une soirée littéraire au coin du feu agrémentée de lecture pas flippantes du tout :
- Crue à Gros Gadeau http://juraspeleo.ffspeleo.fr/divers/recits/gadeau/limagne.htm
- La mort du mulot: http://www.plongeesout.com/explorations/france/rupt%20du%20puits/rupt%20du%20puits%20recit.htm</description>
</item>

<item>
<title>La cave du manoir des chevaliers</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=973</link>
<pubDate>Sat, 16 Feb 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C'est à l'occasion d'un mariage que Michel et Antoine ont découvert l'entrée d'une cavité dans la cour du manoir des chevaliers, au Perchay (Val d'Oise). Il s'agit d'un bel ensemble de bâtiments autour d'une vaste cour pavée, dont un pigeonnier du 13° siècle, remanié en 1761 (plaque) et récemment rénové. Une partie des locaux peut être réservée pour de l?évènementiel, voir leur site :
http://www.manoir-des-chevaliers.com/fr/receptions.php#index.php
Il leur est alors indiqué que le souterrain allait jusqu?à Cergy, distante de 10 km, qu?il avait été obstrué, qu?il comportait un puits avec eau et il semblait envisageable de désobstruer pour retrouver le cheminement initial. 
Après une heure de route, le régisseur nous accueille à 09 h 30 et nous ouvre l'accès à la cavité. Muni de nos seuls casques, nous descendons les marches depuis la cour par un intéressant escalier avec voûte à redans mais nous constatons que la cavité est bien vite close, après 9 m à l'horizontale. Le souterrain ne s?avère être une cave à quatre cellules latérales. Nul besoin donc de baudriers, de 50 m de cordes, d?amarrages, de mousquetons et de matériel de désobstruction, pied de biche, marteau, burin. On avait tout prévu mais la cavité ne va pas à Cergy, comme le disait la légende et on s'en doutait un peu. Nous levons la topographie au décamètre en tentant de ne pas déranger une petite chauve-souris qui hiberne au fond.
Le régisseur nous fait ensuite visiter le reste des lieux, dont la salle haute du pigeonnier. Au sous-sol d?un bâtiment, non loin d?une cave bien garnie (j?entrevois un Gevrey-Chambertin 2002), nous découvrons une vaste salle gothique avec voûte à croisées d?ogives, colonnes avec chapiteaux et culs de lampes.
A l?angle de la cour pavée, il y a un puits comblé qui n?est donc pas dans la cavité. A préciser qu?il est sur nappe phréatique. D?après la recherche radiesthésique de Michel, il pourrait recouper le vide détecté sur une grande partie de la cour (sous toutes réserves). Sa profondeur théorique serait de 5,5 m.
Dans l'église Sainte Madeleine du XII° siècle, Michel retrouve les 3 + 1 courants d?eau et le courant tellurique associé, éléments très fréquents dans les édifices religieux « actifs ». Il repère aussi une crypte ou plutôt un enfeu (niche funéraire à fond plat) compte tenu des modestes dimensions de la cavité. Et il y aurait toujours des ossements dans ce caveau.
Fin d?activité 12 h 30. Repas au resto local et retour à Issy à 15 h 30.
Grand merci à notre aimable guide local ainsi qu?au propriétaire du domaine grâce à qui nous avons pu visiter les lieux.

Bilan :

Il ne faut pas croire toutes les légendes sur les souterrains qui permettaient aux châtelains de rejoindre des bourgs lointains pour échapper aux assiégeants. Les légendes sont belles mais la réalité est souvent cruelle pour les explorateurs du monde souterrain.

Si vous êtes en habits du dimanche et que l'on vous indique une cavité, empruntez de vieux habits, une lampe et allez voir !

Description : 
Un massif en pierre encadre l'entrée de la cave, fermée par une grille. 21 marches d'un bel escalier (largeur 1,4 m) avec voûte à redans (sept arches) permettent l'accès à la partie horizontale, à environ 3,4 m sous le sol de la cour dallée. Un gond rouillé au début de l'escalier indique la présence d'une ancienne porte, des trous dans la maçonnerie peut-être d'autres. 2 petites niches sont situées presque au sol de la partie horizontale. Celle-ci se compose d'une allée centrale de 6,2 m de longueur et 1,4 m de largeur, bordée de 4 niches décalées de longueurs  de 1,9 à 2,7 m. Celles de gauche ont des banquettes, pas celles de droite. Des murets en matériaux récents délimitent un dernier espace de 2,6 m de longueur, de 2 m de largeur, qui termine la cavité. Hors colmatage par ciment de la fissure terminale, le fond ne montre nulle trace de colmatage naturel ou artificiel, juste le front de taille. Toute continuation éventuelle est donc à écarter.

Les parois montrent bien les traces de pics qui ont servis au creusement. Le plafond comporte une fracture traduisant une partie de cavité naturelle. On note des vermiculations (taches noires et marron) au plafond sur la partie naturelle. A vingt centimètres du sol environ, un joint de strate avec matériau pulvérulent fait le tour de la cavité. Le fond de la fissure terminale (largeur environ 10 cm) semble colmaté par du ciment blanc.

D'après le régisseur, la cavité aurait pu servir jadis pour les moines. Elle semble trop humide pour avoir servi de cave à vins. Il semble peu probable que ce soit un souterrain refuge. Un cachot peut être. L'usage reste à préciser.</description>
</item>

<item>
<title>Stage perfectionnement équipement LOT</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=972</link>
<pubDate>Sat, 16 Feb 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une semaine intensive de stage spéléo pour 2 Abimés, John C. et Vass V. (mais deux autres se cachaient), que c?était bon ! voilà ce qu?on a vécu pendant cette semaine dans le Lot. Entourés de nombreux cadres, venant de tous les coins de la France, nous avons eu un programme adapté pour chaque groupe de spéléo (par deux ils vont) pour l?apprentissage ou le perfectionnement en spéléo.  Nous sommes arrivés le samedi, sous un soleil radieux, dans un gite luxe pour spéléo (Gite de Courbous). A noter, que durant toute la semaine, on a eu un cuistot de première classe, Nono, spéléo de son état, venant de Franche-Comté. merci encore pour tous ces repas équilibrés pour la spéléo.
A part le levé à 7h30 (c?est tôt !) tout a été très bien, c?était une bien bonne semaine de spéléo, aux petit soins par nos cadres, dans un cadre magnifique et une ambiance chaleureuse. Bravo aux organisateurs. 


Vass

Dimanche, avec mon co-équipier Seb (de l?aude ;) et Clément L.D. en cadre, nous sommes allés dans les profondeur de l?Igue de Planagrèze. Arrivé sur place relativement tôt (9h30) nous avons la surprise de trouver déjà des spéléo prêt à descendre ! ils n?iront à 2 que jusqu?à la rivière suspendue. Soit ! on est en stage perf alors c?est parti équipons en double?mais laissons leur de l?avance quand même. Sous l??il averti et les conseils de clément (j?étais un peu rouillé quand même) les premiers puits jusqu?à -110 s?enchaine bien, et nous croisons les autres qui remontent avant le P43. La rivière suspendue est belle, mais on n?a pas de canot... On a été tellement efficace qu?à 15h on touchait la plateforme de plongée du fond (-184) ? Après fallait remonter... avec 2 kits.. 
On rentre presque à l?heure au gite. Lavage, apéro, manger et c?est parti pour le cours du soir, un peu de technique avec Manu C. (oui oui notre Manu). 

Lundi, en route pour L?igue de Picastelle, toujours avec Seb et Clément. Auj on fait de la technique, on cherche les spits pour ne pas utiliser les broches, on fait des beaux n?uds, on brode, on tresse, on râle aussi « mais clément c?est pas possible ce que tu nous demandes ! »? et puis sur le retour, à la base du P60, Djibril est fatigué? il nous faut le remonter : chic-chic faut utiliser le système de balancier/poulie-block et tout ! Tout en changeant d?atelier à chaque frac à la remontée (et en déséquipant), nos deux compères ont sorti en 1 heure Djibril du trou, sous l??il ravi de Clément. On est heureux à se changer au soleil... 
Notre cours du soir cette fois est sur la géologie des grottes ;)) ... Il y a eu de l?houmous et un cheval de voute?..

Mardi, un petit tour a l?igue de Saint-martin avec Manu (oui le nôtre). Toujours avec Seb, on devait « promener » Manu... je crois qu?on a presque bien réussi, vu qu?on l?a emmené au fond, dans l?horrible boue (!) après le joli P20 final. C?est joli saint martin mais que c?est chiant à remonter les pentes inclinées? Mais c?est un bon exercice de « où sont les meilleurs spits pour pas que ça frotte trop ? »
Atelier point chaud après diner ! ou comment apprendre que chauffer des pierres sous terre (du vulgaire calcaire) pouvait servir à faire des bouillottes ! grande découverte pour moi. 

Mercredi, programme spécial pour moi, équipement particulier, on m?envoi à l?igue de Viazac, par la galerie de l?habitat? mais mais elle n?est pas sur la topo ! Mes cadres, me rassurent, t?inquiète on a une fiche d?équipement, faite hier, il y a un pendule dans le puit d?entré... Viazac c?est super, on se gare à 20 m du trou, et comme il faisait beau toute la semaine, on se change au soleil du matin, on est 2 cadres, 2 stagiaires et un promeneur?Donc, la galerie de l?habitat se prend en descendant le puit d?entrée sur la droite, puis en allant en extension chercher les points en paroi opposée, le fameux pendule avec 30 m de vide au cul (que j?adore ?), puis descendre un peu pour trouver une galerie en plan inclinée qui arrive au début de la galerie de l?habitat. Finalement sans trop de difficulté et avec calme, le pendule se passe bien ! mais merci Cédric pour la conversation ?.  Après la galerie de l?habitat on descend en pente inclinée avant d?arriver en haut du P40, plein gaz? l?équipement avec as tient bon, descendons. En bas on trouve une corde en fixe, ce qui nous permet de descendre rapidement à la galerie Martel. Pendant que Isa s?amuse à équiper la vire du puit martel, je me promène dans la galerie martel à la recherche de chauve-souris... Tiens un cheval ! 
Retour au soleil du lot vers 16h30, c?était une très bonne journée, et sans l?empressement des autres jours, nous sommes à l?heure pour le retour au gite. Lavage, apéro, repas (on connait la chanson) et après atelier n?uds et équipement divers. 

Jeudi : ça commence à tirer dans les pattes et le dos.. et ce réveil toujours trop tôt? heureusement on fait une petite sortie, avec Isa nous allons a l?igue de Crouzate, Sylvain le normand nous accompagne (ya des grottes la haut ?)? équipement tranquille, et après avoir touché le fond, on remonte en faisant des exercices de décrochement et comment remonter un co-équipier déjà sur la corde? Pas facile !  
Retour au soleil et cette fois on est organisé, les bières sont à la sortie du trou et pas au gite ;) 
Ce soir, on a un atelier sur l?organisation d?une sortie.

Vendredi : Allé pour le dernier jour, Abimes s?allie, John et moi, cadré de Cédric, on va a l?igue de la Léoune 3, et son beau puit Mandela de 75 m? Il faut une corde de 95 et une autre de 38 pour l?entrée, mais où sont les cordes ce matin ?? Faut dire que au début de la semaine l?heure au local matos était 8h30, et de jour en jour c?est devenu 8h10? ! Bref en ce vendredi de fin de semaine, on se retrouve avec 6 cordes au lieu de 2... On est vaillant, on va faire des passages de n?uds !! ou prier pour que ça tombe sur un fract? Raté, aucune longueur correspond et on se fait 4 passages de n?uds, dont 2 vraiment plein vide... berk.. Après un petit tour dans la rivière, on remonte tranquillement, et oh c?est bizarre, les n?uds on ne les sent même pas passer? Pour cette dernière sortie on est un peu sale quand même ! Mais happy !

Soirée de fêtes, les bouchons de bouteilles volent, les boulettes de pain aussi et ce soir c?est Time?s-up spéléo ! certains n?ont pas trop compris les règles, on rit beaucoup, et le score est serré, mais la Bob team gagne (contre les blaireaux ;).  La soirée se poursuit un peu tard?

Samedi matin : lavage/nettoyage en rivière oblige, comptage du matos et rangement des gites, ça sent la fin, c?est triste. Il fait toujours beau. 

John :

Dimanche et lundi, début d?initiation à l?équipement accompagné de Ketty, et encadré par Remy L. et Audrey. Igue de Cuzoul de Senaillac puis Geniez. Premier jour, on travaille les n?uds, on se tape contre un arbre à chaque fois qu?on rate un cabestan, on a un petit pincement quand on se suspend la première fois en tête de puit sur des amarrages que l?on a installé soi-même? Ça passe? on recommence ! Bien sûr ça parlera dans la semaine de mickey, de chaise double, de fusion, de SOA, et personne ne sera d?accord ! Grand Soleil, on remonte déjeuner dehors, trop dur ce début de stage! La chatière qui donne accès au fond du trou est noyée, on restera travailler sur le puit d?accès. A Geniez on aura à c?ur de se perdre systématiquement en prenant tous les mauvais embranchements, mais ce qui permettra de développer la technique innovante du cachalot échoué pour remonter tous les 4 un plan incliné glissant et qui donne ? nulle part ! En sortant, pèlerinage sur le lieu de repos de Geo Marchand, tiens une acéto est posée là.
 
Mardi et mercredi, sortie avec Clément L. D. comme cadre (Abimes est partout !) d?abord à l'igue de Mathurin puis à Toulze, avec Elodie de l?Aude (encore l?Aude ?!) comme co-équipier. A Toulze on équipe des vires aériennes, quelques puits avec passages de n?uds qui vont bien, jusqu?à la rivière. Magnifique son et lumière là-bas. En chemin on se fait une petite session point chaud avec montage de tente express et révision du matériel en cas de pépin. Sortie royale, Soleil couchant, pierres chaudes, on est presque à poil en train de ranger le matos à la mi-février? le monde se meurt ! Mais on écoute Céline Dion alors ça va.

Jeudi, sortie falaise à côté d?un ancien gîte spéléo en fond de vallée de la Célé proche de Cabreret. La vue d?en haut est idyllique, et bien sûr grand Soleil et 20°C. Cyril, Julien et Remy encadrent. C?est l?occasion de se familiariser avec le plantage de spit sans les dents, et chacun travaille sa voie en fonction de ses envies. L?envie étant de se faire du mal, il y eu de jolies petites voies à 5 fracs, des vires de haute voltige à gogo, des pendules géants, que du bonheur ! En chemin on passe devant une résurgence sur le bord de route, qui se plonge et donnerait sur une galerie magnifique. 

Vendredi, sortie à la Léoune III donc, où il convient de compléter qu?un des kits est ressorti délesté d?une corde de 30 mètres, qui avec ses quelques petits mousquetons, a décidé d?elle-même de bivouaquer quelques jours de plus au dernier frac. Ça aime donc le CO2 les cordes ?!  Une bouteille de Chablis et un Cédric s?étant gentiment dévoué plus tard, tout était rentré dans l?ordre. 
Nettoyage dans l?eau glaciale le samedi, ça pique. Grosse frayeur lorsque du premier inventaire il ressort une trentaine de mousquetons et dizaine d?AS en moins ! Une petite traque assidue au gîte permettra d?en retrouver la plupart. Le gîte était génial, la vue dégagée, et le miam délicieux. Il y eu même de la salade verte un soir, sans blague !</description>
</item>

<item>
<title>Mirolda</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=980</link>
<pubDate>Sat, 16 Feb 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une belle sortie pour un objectif de faire un premier tour dans Mirolda et de voir les options que nous avons pour le logement et le repérage de l'entrée.

Nous partons à 3 vendredi à 16h30.
Christian, Yannick et Vlad

Nous arrivons à Samoëns à 00h, de là, nous partons pour une randonnée pour arriver aux chalets du Criou. Départs à 1h avec un bon gros Sac de 30Kg par tête pour faire nos 900 m de D+ avant de dormir ! Nous pensions arriver pour 5h du matin, mais au final nous sommes arrivé à 6h30 du matin au chalet qui était bien caché sous la neige ... Après une heure de creusement nous arrivons enfin à dégager un accès pour aller nous coucher.

3h plus tard nous nous préparons pour aller chercher l'entrée du Mirolda sous 2,5m de neige .... Après avoir creusé deux trous à l'emplacement du GPS, nous ne trouverons pas l'entrée ... Mais ce n?est pas grave, y a du soleil et le paysage est magnifique avec vu sur le mont blanc, nous partons donc faire une petite randonnée avant d?aller festoyer dans notre chalet complètement enseveli sous la neige et avec 4 degré à l?intérieur. 
Dimanche nous partons faire un grand tour en raquette sur le Criou, nous repasserons par notre chalet avant de redescendre à la voiture avec nos sacs  et rentrer sur Paris.
Un super week-end, même si nous n?avons pas trouvé l?entrée du MIROLDA, c?est sur nous allons y retourner !

Christian</description>
</item>

<item>
<title>Gymnase Raoul Follereau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=977</link>
<pubDate>Sun, 10 Feb 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Au programme de la journée :
_ Réglage matos
_ Monter en alternatif
_ Passage de n?ud
_ Conversion
_ Passage de fractionnement
_ Passage de déviation
_ rappel guidé 

Deuxième sortie d'initiation pour Viktor.
Dommage que Katarzyna ne puisse toujours pas venir avec lui.

Opération Crêpe toujours en action pour ce dimanche très calorique !

Entrainement pour Luc le fils de Thomas.

Entrainement nettoyage matériel de plongée pour la team Xis et Hervé. Avec un quadrillage de la salle du gymnase avec le fil d'ariane !</description>
</item>

<item>
<title>Visite seche au gouffre de Vauvougier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=981</link>
<pubDate>Sat, 02 Feb 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Visite seche du gouffre de Vauvougier
April 3, 2019
Participants:
 Christian De l'Air
 Arthur Perrin
 Sylvain Lafont
 Marion Meloni
 Clement Nemoz
Lors d'une de ces tristes soirées d'hiver ou le froid nous
glace les os, Cricri, protant de sa décharge marmotale, nous
propose de bouger nos grosses fesses pour aller faire une sor-
tie spéléo incroyable dans le gouffre de Vauvougier. Apres
une prise de température rapide, Arthur, Sylvain, Marion et
1
2
Clément se sentent motivés pour accompagner leur ancètre
dans le Doubs pour faire cette sortie. Vendredi, la route é été
rapide, Christian semblait bien connaitre le chemin, ainsi que
le radar à la sortie de Besançon qui se déclenche à 70km/h,
et non 80... Le gite du Closet pour l'occasion fut pris dans
la commune de Fertans à environs 20 minutes de voiture de
l'entrée du gouffre. Une bière de décompression plus tard,
Cricri, Arthur et Clément partent en quête de sommeil dans
l'une des nombreuses chambres du gite.
Le lendemain matin, Sylvain et Marion nous rejoignent au
gite (ils étaient à Nancy ces fous!), juste après l'expérience
culinaire de Cricri: le café au sel! Le petit déjeuner avalé,
nous préparons nos aaires et partons pour le gouffre de Vau-
vougier. La route est rapide mais nous remarquons que la
piste d'accès est tres boueuse et que la voiture risque d'avoir
du mal pour ressortir ce soir... trop tard, nous somme déjà
arrivée, plus la peine de prendre les paris, les dés sont déjà
jetés. On s'équipe en vitesse et nous voilà prêts, il est 9:30.
L'entrée de Vauvougier est un superbe puits d'une quaran-
taine de métres que l'on peut équiper par la droite (broches)
ou par la gauche (spits). Nous choisissons l'option broches.
Les parois glissantes rendent la progression sur la vire d'accès
particulièrement relou. Puis descente du puits et pendule
pour accèder au réseau. La suite de la balade est une suc-
cession de méandres (secs) et de petits puits (secs). Nous
arrivons ensuite a la fameuse &amp;quot;étroiture&amp;quot;. Cricri passe le pre-
mier, sans apparente difficulté (en vrai il est pas bien grand ni
gros ce garçon alors bon ça n'étonne personne...) puis Sylvain
et le reste. Finalement ce n'était pas si terrible, juste Arthur
3
a tenté de râler rapidement mais en fait s'il voulait contin-
uer fallait y passer. La suite ne change pas trop, méandres
étroits, et puits. Nous arrivons au puits du guano et cassons
la croûte car c'est le premier, et peut-être le dernier endroit
ou nous tenons tous assis confortablement. A partir de la part
un tres joli méandre rejoignant la galerie du bétail, un vaste
conduite conduisant a chacune de ses extrémités a un grand
puits borgne. Mais notre objectif n'est pas là, nous recher-
chons la galerie Fournier qui nous mènera au fameux puits
Coucou. Nous nous écartons donc de la galerie du bétail par
un diverticule apparemment tres peu fréquenté et très sec. A
l'extrémité évidente de cette galerie, une désescalade péteuse
non protégée (sécurisée par les talents de prestidigitateur de
Cricri) nous permet d'avoir accés au puits AGA. Raté, nous
ne cherchions pas ce puits là... retour en arrière, Sylvain
trouve une galerie peu engageante, alors que Cricri croit faire
de la première. Après une tentative de plantage de 2 spits
(2 heures en fait... bravo Cricri, tu feras mieux la prochaine
fois), Sylvain se rend compte que le &amp;quot;nouveau&amp;quot; puits de 8 m se
shunte par une petite désescalade 10 m plus loin.... bref, sur
ces exploits et sans topo précise nous décidons de remonter,
cela fait plus de 10 heures que nous sommes rentrés. Retour
sans encombres a la voiture, il est 00:00. TPST 14.5h
Après un repas épuisé, et une nuit douloureuse, nous
décidons de ne pas aller faire le gouffre de Pouet-Pouet le
lendemain... On le garde pour une prochaine fois. Sylvain
et Marion retournent a Nancy, tandis que Cricri, Arthur et
Clément décident de passer à Nans-sous-Sainte-Anne pour
faire le plein de fromage et de visiter la source du Verneau.

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</item>

<item>
<title>Gymnase Raoul Follereau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=976</link>
<pubDate>Sun, 27 Jan 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Au programme de la journée :
_ Réglage matos
_ Monter en alternatif
_ Passage de n?ud
_ Conversion
_ Boucle Belge (cf les sorties à la cathédrale en Belgique)
_ Passage de fractionnement de merde? (Trouver les solutions les plus économiques physiquement pour passer)
_ Tiro
_ Hamac au plafond

Initiation pour Viktor et les enfants de Thomas.

Passage d'Axel pour entrainement.

Validation de la journée avec des Crêpes !</description>
</item>

<item>
<title>Les Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=979</link>
<pubDate>Sun, 20 Jan 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous partons découvrir les Cavottes avec :
François, Arthur, Christian, Sylvain et Marion (L'USAN).

Une très belle découverte, nous irons voir le puits de 20m au niveau du trou de serrure et la salle des cultures.

On bon petit trou pour le dimanche.</description>
</item>

<item>
<title>Baume des Crêtes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=978</link>
<pubDate>Sat, 19 Jan 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Fraichement arrivé de Marseille, c?est grâce à Marion que j?ai récemment intégré le
club spéléo de Nancy : L?USAN. Lors de mon premier mardi soir au gymnase pour s?entrainer
aux manipulations de cordes et accessoirement, à l?escalade, je fais la rencontre de Théo du
Rat ! Ils me proposent avec joie de me faire découvrir leur terrain de jeu avec en guise de
première sortie? un trou dans le Doubs ! J?ai nommé la Baume des Crêtes !
Une date est rapidement fixée, il s?agit du week-end du 19 et 20 janvier ! Nous serons
9 à descendre sous terre, 5 membres de l?USAN, et 4 membres du club ABIMES, et nous
aurons un soutient de surface qui nous attendra bien au chaud au gîte, à savoir Nathalie et
Denis (ainsi que le petit Eliot) !
Vendredi 18/01/2019 :
Une fois le boulot enfin fini, tout le monde rentre rapidement chez soi boucler son
sac et se préparer à partir à l?aventure ! Olivier et Théo partiront les premiers récupérer les
clefs du gîte et accueillir le reste du groupe. Arthur, Christian et François partent de Paris en
début de soirée. Leny et moi-même partiront directement de Nancy vers 21h30. Quant à
Sylvain et Marion, ils passeront la nuit à Nancy et partiront le lendemain matin pour arriver
au gîte vers 8 heures du matin.
N?ayant pas eu le temps de regarder où se trouve le trou, ni même où nous allons, je
me laisse guider par Leny qui m?explique que nous nous rendons à Fertans, à proximité de
Besançon, dans le département du Doubs. Entre deux siestes, je guette par la fenêtre les
bords de la route car, venant du Sud, je pensais me trouver dans des régions « polaires » où
il y a un mètre de neige partout? cependant? les choses ont l?air de se passer autrement, i l
n?y a pas de neige ! Nous arrivons finalement vers 0h30 au refuge, et surprise ! Il y a un peu
de blanc sur le sol !
On découvre le gîte fort spacieux et agréable ! Et on retrouve surtout toute la fine
équipe, que l?on peut entrevoir parmi la montagne de cadavres de bières ! On se joint à ce
rituelle et Théo nous explique ce qui nous attend demain. Au programme, une entrée du
Réseau du Verneau : La baume des crêtes, objectif, atteindre le collecteur de la cavité, et
remonter la rivière souterraine jusqu?au siphon amont empêchant la jonction avec le gouffre
Jérusalem ! Et c?est aux environs de 2 heures du matin, que nous partons nous coucher, pour
être d?attaque à 7 heures ! L?heure du clairon !

&lt;iframe width=&amp;quot;448&amp;quot; height=&amp;quot;252&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/yWnN0i48fkg&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Samedi 19/01/2019 :
C?est à 7h30 que François débarque dans les chambres réveiller les fiers soldats des
cavernes ! « Il est 7h30? vu que personne ne se lève je viens vous réveiller, vous n?avez pas
entendu votre réveil ? » demande-t-il, mais Théo lui rétorque « On n?en a surtout pas mis ».
Timidement, nous descendons rejoindre la cuisine pour prendre le petit déjeuner copieux
avec un grand choix de nourriture et de boissons chaudes ! Et en même temps, Marion et
Sylvain arrivent ! En pleine forme, et trop réveillés pour les ours mal léchés que nous 
sommes. On prépare quelques sandwichs, chacun prépare son kit personnel, et Olivier
remplit les bidons de pâtés Lorrains et barres de céréales.
Démarrage des voitures gelées vers 8h30 et arrivée sur le parking enneigé à 9h00. On
se met en tenue? tous en sous-vêtements dehors avec -9°C? c?est vraiment compliqué et
on lit la souffrance de tout le monde sur les visages? hormis pour Théo ! D?ailleurs, il se
dirige en premier avec Olivier et Sylvain vers le gouffre pour commencer à équiper pendant
que le reste de la troupe fini de se changer.
Théo équipe la vire du P39 et la voie principale. Olivier équipe une deuxième voie
composée de Spits qui sont tellement neufs que la rouille l?empêche de visser correctement
les plaquettes ! Arthur équipera une troisième corde qui permet de descendre à partir du
sommet de l?entrée, sous le regard sévère de Sylvain « Ca frotte ! Rajoute une sangle ! ».
Petit à petit, nous commençons à progresser sur les cordes en place, et on descend
ce premier beau puits plein vide pour prendre pied dans une grande salle d?effondrement.
Tout le monde s?en sort très bien, et a boudé la voie douteuse d?Olivier qui ne manquera pas
de se faire entendre ! Quelques photos, et nous commençons notre descente vers la salle du
Nouvel-An. Théo continue de filer en tête pour équiper, pendant ce temps Sylvain et moi
tentons de trouver le « shunt du P10 » en allant se faufiler dans des méandres et en
escaladant quelques ressauts mais en vain.
Quelques ressauts et puis s?enchainent, et on arrive dans une salle où l?eau comment
à devenir très présente, on choisit d?y établir notre « campement », on mange quelques
barres, et tout le monde se met en néoprène pour attaque un méandre parcouru par une
rivière. Les premiers partent équiper, et Arthur, François et moi-même restons en arrière, on
fini d?ailleurs par perdre de vue les premiers et on peine à trouver le passage? « Il y a de la
rubalise, mais ça indique une vasque qui siphonne »? malheureusement, ça ne siphonne
pas? on peut y passer la tête, le passage est bien là? il est donc temps de se mouiller
sérieusement ! Et nous finissons par rattraper le peloton, pour arriver au collecteur !
Cependant, le niveau du collecteur est anormalement haut, la sortie est compromise,
nous ne pourrons pas remonter jusqu?au siphon du Jérusalem à cause d?un courant trop fort,
et d?un risque de crue assez important. On décide de nager un peu dans cette rivière et
d?aller parcourir les galeries explorables sans risques. Nous bloquons finalement sur la
première cascade d?une série de 3. On décide (après débat !) de rebrousser chemin, c?est
dommage, mais il n?est pas prudent de continuer ! On retourne au collecteur à la nage par
équipe de 2, histoire que pendant que 2 remontent le P12, les autres peuvent attendre le
torse hors de l?eau. Le froid commence à se faire sentir malgré les combinaisons en 5 mm, à
l?exception de Théo, qui avec son petit lycra 1mm, n?a toujours pas froid? je pense qu?il
n?est pas humain, mais que c?est un robot-spéléo venu d?ailleurs !
Marion, Leny et moi, sommes les premiers à remonter et à s?engouffrer dans le
méandre. Et plutôt que de prendre les cordes équipant certains ressauts qui nous élèvent
dans le méandre, on décide d?essayer de remonter le courant de la rivière en restant au
fond, afin de voir si on peut shunter tous les ressauts en suivant le parcours de l?eau? et on
peut ! on arrive à remonter l?intégralité du méandre sans prendre les cordes ou les ressauts ! 
Toute la troupe arrive finalement assez vite au « camp » pour se changer et manger
les pâtés lorrains achetés par Olivier. Tout le monde est surpris par ce plat local et l?apprécie.
Puis retour dans des vêtements plus secs, et on début la remontée jusqu?à la salle du
Nouvel-An. Prenant de l?avance, Sylvain et moi décidons d?aller explorer les boyaux et salles
annexes pour « tuer le temps ». Tout le monde fini par arriver dans la salle, et on s?assoit
autour d?une table de fortune pour discuter et faire quelques photos de groupes. Le groupe
se divise ensuite en deux pour remonter le P39 d?entrée équipé en triple, et l?autre moitié
fait un shooting photo autour d?un « lac », Olivier fait appel à son modèle préféré, à savoir
Théo.
Tout le monde remonte rapidement, on attend les derniers, il est 18h00, il fait nuit et
froid, et nos longes et pédales gèlent pendant l?attente. Retour dans la bonne humeur aux
voitures pour se changer et se coller aux buses de sortie de l?air chaud. Certains se vantent
même d?avoir des sièges chauffants. Puis retour de tout le monde au gîte pour un apéro bien
mérité, à l?exception des genouillères d?Arthur qui, posées sur le toit de la voiture, décident
de rester sur place. Au gîte, l?alcool et les chips abondent, on se montre les photos, on
regarde la topo pour voir précisément ce qu?on a fait, et on discute de nos projets et de nos
rêves d?avenirs en spéléo? Krubera-Voronja pour certains, Jean-Bernard, Félix-Trombe, ou le
Berger, que des géants devant lesquels nous rougissons. Certains s?absentent en quête d?un
commerce ouvert, d?autres partent en quête de genouillères en fuite, et pendant ce temps,
le Rat prépare sa recette secrète de pates au pesto.
Quelques assiettes de pates, et verres d?alcool d?algues Norvégien plus tard, Nat et
Denis se joignent à nous. La soirée bat son plein, au son des bouteilles qui s?entrechoquent,
et petit à petit, chacun va se coucher. Le gîte retrouve son calme.
Dimanche 20/01/2019
Réveil difficile pour certains, le manque de sommeil et feignantise se fait ressentir.
Durant le petit déjeuner, on discute du programme de la journée, il est décidé que les
parisiens et Marion iront sous terre faire la cavité des Cavottes, pendant que Théo, Olivier,
Leny et moi-même iront nous promener, avec la compagnie des jeunes parents et d?Eliot.
L?équipe spéléo décolle vers midi, quant à nous, nous nettoyons et rangeons le
matériel ainsi que le gîte. On grignote avec le reste de pâtes et de pain, puis nous décollons
aux alentours de 13 heures. On ira finalement voir la grotte de Sarrazine et la source du
Lison où nous rejoignent Nat et Denis. On prend quelques photos, on parle d?escalade du
porche surplombant la grotte de Sarrazine, et nous irons même visiter cette dernière sur
quelques dizaines de mètres, à l?aide de la lumière éblouissante de nos smartphones.
On décide finalement vers 15h30 d?aller voir un « trop plein » du réseau, dont le
niveau est très bas, mais avec quelques centimètres d?eau dans le fond du gouffre. Avec mes
chaussures « étanches » je décide d?aller m?immerger pour voir le siphon, sous le feu des
regards de Théo et Olivier qui s?écrient « mais qu?est-ce que tu fous ??? » je continue à
avancer, rétorquant que mes superbes souliers ne craignent pas l?eau. Ce qu?ils ne savent
pas en revanche, c?est que l?eau étant trop profonde, je sens de l?eau passer dans mes
chaussettes? mais je ne leur avouerai pas cette erreur !
Nous faisons demi-tour aux voitures, et on décolle du Doubs vers 16h. Leny et moi
arrivons les premiers au local, et surprise, il a neigé à Nancy. Nous décidons de préparer
quelques boules de neige pour accueillir les deux retardataires, désespérés par ce manque
de civilité de notre part. On pointe et range le matériel au local, et c?est vers 19h40, que
nous nous séparons pour regagner nos logis respectifs.
Et c?est ainsi que se conclut ce formidable week-end de Spéléo, balades, apéros et
boutades à outrance ! J?ai été ravi de vivre ce premier moment sous terre dans l?Est avec
l?USAN et ABIMES. En espérant que nous retournerons très rapidement faire de belles
explorations !
Lucas</description>
</item>

<item>
<title>Les 12 travaux d?Arturix</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=970</link>
<pubDate>Fri, 28 Dec 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Avec : Abrajeanpaulix, Vassbala, Gwenomine, Fabolix, Arturix, Sylvainestblanrajouteducassix, Clémentix, Elizolavecsabibine, Sergedorix, Aléa, Myriamarragirréprochable

Personnages annexes : Butagazine, Henridelaudus, Fredus, Ratichonus, Romanus Padawanus, Cepdevignix, Gastonsurlacheminix, Grottofix, Dominicus Poulinus

En l?an 2019 après JC, toute la Gaule se remet des fêtes de Noël tout en cédant aux loisirs faciles, en partant faire du ski, en se retrouvant en famille ou en choisissant de retourner au dur labeur.
Toute ? Non ! Car un groupe d?irréductibles spéléos du club Abimes a décidé de prendre la route depuis Lugdunum, Massalia et Lutèce pour aller grotter dans l?Audanum et festoyer au village de Rieux-Minervix. Et le choix est difficile entre les grottes de Varennum, Trassanellum, Castanviellum, Vendangellum, Circus Gadum, Olivum, Clergum?

Après que Cepdevignix ait ouvert la hutte à nos valeureux gaulois, un nouveau matin se présente. Le coq chante dans l?arrière cours, c?est le début de nouvelles aventures.

Douze travaux attendent nos amis :
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Voir Varennum et sortir&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;II, III, IV Trassanellum&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La Trans-Trassanellum&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Faire dans le decorum pour le nouvel an&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Guérir sa rhynofaryngix (cueillette de Thymus et se rincer le nasibus dans le Fabolix motorum terram vehiculum)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Se battre contre l?hydre des cordes de Castanviellum&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Aller visiter le tepidarium dans l?actif de Vendangellum&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sauver la clef de XIII de Clémentix&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vider le caldarium de Circus Gadum&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Repérer les capsules de cervoises dans ses brogues de rando&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Retrouver sa route après les visites des sous-sols&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Supporter les ronflements d?Abrajeanpaulix&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;

Chaque travail est naturellement fêté dans la plus pure tradition gauloise par un grand banquet supervisée par la chef Vassbala et à base de Mont d?Or, Morteau, Tarte aux poireaux, Lasagne, Pâté, Saucisson, Cervoises (il parait que certains sont tombés dedans étant petits, mais ils ont eu le droit d?en boire quand même), Vin, Whisky, ? et un peu de sucre en poudre.

&lt;b&gt;Voir Varennum et sortir&lt;/b&gt;
Clementix et Elizolavecsabibine se sont levés tôt pour aller chercher le pain à la boulangerix de Rieux Minervix. Après leur jentaculum, repus de café, de brioche et de tartines, la tribu gauloise prépare ses sandwichs avant de faire route pour Varrenum. La vaillante équipe part en quête de l?entrée du trou. Le premier porche croisé est gros (qui est gros ??). Ce n?est pas par là. La seconde entrée est petite. Ça n?a pas l?air d?être par là. Pourtant c?est bien là. Bon. Après quelques recherches dans l?entrée-trémie labyrinthique, Vassbala et Sylvainestblanrajouteducassix trouvent la grille qui mène dans l?antre de Varennum.
Les Gaulois descendent et remontent à travers des blocs pour arriver à la salle du bivouac vers midi douze. Ils font donc festin de leurs victuailles. Peu après, les premières concrétions sont là, dont le fameux Concordix, stalactite forte aérodynamique. Peu après, la salle de la dune : la grande (enfin, la petite) Egypte en plein sous-sol de l?Aude. Arturix frémit de peur en repensant à la fois où il avait failli se faire enfermer dans une pyramide par un Vizir chelou qui lui en voulait de draguer Cléopâtre. « &lt;i&gt;Ce tombeau sera votre tombeau&lt;/i&gt; ». Après, Arturix ne se souvient plus trop. Un boyau, une main courante sur le côté, un autre boyau, un ramping, puis, la salle de l?étagère. De nouveau un autre boyau et là, le dilemme : descendre quelques mètres de corde ou emprunter un passage « mal commode ». Fabolix choisit le boyau. Après la salle des éboulis, la tribu gauloise emprunte la galerie du Solex jusqu?à l?étrier. Un petit bout de corde puis un méandre glissant (mais pas trop glissant) (mais un peu glissant quand même) les attend. Un second méandre précède un joli gour, et un fond de galerie constellée de concrétions où Vassbala et Sylvainestblanrajouteducassix en profitent pour faire quelques photos de profil pour le facebouckix de leurs compagnons.
Pendant ce temps, Fabolix s?engage dans une étroiture humide sous la galerie, mais l?eau et le froid ont bien vite raison de sa hardiesse. L?équipe fait donc demi-tour, et s?engage brièvement dans le réseau Bennes pour approcher la salle des chauve-sourix, qui n?ont pas pris de gîte d?hiver à cet endroit cette année. Après un détour par la galerie des gours sous l?impulsion de Gwenomine, la tribu ressort au complet de la cavité, avec la dernière lumière du jour éclairant les falaises. Abrajeanpaulix en profite pour prendre un raccourci dans la trémie d?entrée et doubler les copains, c?est plus simple de se faufiler sans son bouclier arverne et la ripaille du soir l?appelle.
De retour à la hutte, Fabolix fait son coquet et décide de passer au lavoir pour avoir une combinaison propre pour le reste de la semaine en utilisant bien sûr Olympia, la lessive des dieux ! « &lt;i&gt;Moelleuse et douce qui lave plus blanc que blanc évidemment !!!&lt;/i&gt; ». Cette coquetterie ne plaira pas à Vassbla qui retrouvera à son grand dam le lavoir tout boueux.

&lt;b&gt;II, III, IV Trassanellum&lt;/b&gt;
La tribu gauloise rejoint Ratichonus à l?Insulae Departemantalus Speleologia, et rencontre au passage Fredus, Henridelaudus et Romanus Padawanus qui les accompagneront dans leur descente dans les tréfonds de Trassanelum. Ratichonus ne fait que leur passer le bonjour et s?en va en balade dans la garrigue.
Une courte marche d?approche amène nos amis (et amies, hé) à l?entrée du trou, fort bien protégée par une porte. Le gentil Grottofix d?Henridelaudus reste à l?entrée tandis que la tribu descend. Trassanellum débute fort : dès la première salle, un crâne de Renne recouvert de calcite n?a rien à envier aux plus beaux cerfs d?Armorique. Il faut plus d?imagination pour reconstituer mentalement le crâne d?ours que l?on croise un peu plus loin. Mais les quelques bauges croisées sur le chemin aident fort à s?imaginer la quiétude de l?hibernation des plus beaux animaux du monde. Votre narratrice s?égare, elle aime trop les ours. Mais pas trace de sangliers, les gaulois continuent donc leur route.
Après un passage aménagé de quelques marches, puis un faux plancher, notre tribu arrive à un treuil. Hop, on descend ! Mais non, pas par le treuil, quand même hé, il date au moins de la naissance d?Henridelaudus, faut pas déconner. D?ailleurs il est parti devant avec Romanus Padawanus. Un P-XCIII fractionné fait atterrir nos ami.e.s sur une passerelle en bois. Faut pas se rater !
Fabolix, Abrajeanpaulix et Arturix partent équiper en double le puits suivant, où certains points donneront du fil à retordre à Fabolix. Pendant ce temps, Sylvainestblanrajouteducassix et Vassbala se contorsionnent au sol pour montrer à leurs amis des os et mâchoires de chauve-sourix au sol, plus ou moins calcifiés. Le temps d?admirer les fines concrétions et les os, le P-XL est prêt et la fine équipe le descend tranquillement, histoire d?arriver avant midi douze au fond. En bas, une grande salle assez confortable pour manger un bon rôti de sanglier. Ou un sandwich, c?est selon. Henridelaudus, qui a rejoint la tribu gauloise, entraîne ensuite nos ami-e-s dans une succession de galeries et de salles assez hautes et très concrétionnées. La bande rivalise de métaphores animales : méduses et éléphants font le bonheur de leurs yeux ébahis.
La salle suivante est immense. Vassbala manque de mots pour la décrire d?ailleurs. On remarque aussi une grande concrétion très blanche qui fera le bonheur des photographes sur le retour. Mais Henridelaudus décrète que dans l?Aude, on se dépêche, alors ça file, ça file. Arrivée au fond du trou, l?équipe tombe sur une grande salle avec au sol un lit de graviers colorés. Henridelaudus déclare « c?est fini », mais emmène nos gaulois vers un second crâne d?ours, puis dans un morceau de galerie où l?on sent un courant d?air. Quelques os de chauve-sourix indiquent aussi que peut-être, par-là, on trouvera une sortie ouvrant la route à une belle trans-Trassanellum. &lt;i&gt;Audaces fortuna juvat&lt;/i&gt;. Sur le chemin du retour, notre guide nous mène jusqu?à la salle du mystère, aussi appelée « salle de la dézobe », à partir de laquelle de nombreux centurions espèrent trouver bientôt un Vème niveau.
L?équipe gauloise se scinde en deux groupes : les remontix et les photofix. Les remontix entament la remontée du P-XL. Romanus Padawanus est un peu en difficulté, mais dans l?Aude, on fait comme ça. Elizolavecsabibine patiente tranquillement au frac. Au retour, personne n?ose s?engager dans l?étroiture indiquée par Henridelaudus pour aller voir un autre crâne d?ours. Interdit aux gros (qui est gros ??), les os sont protégés par une étroiture seulement accessible aux gabarits type enfants. La sortie se conclue par un superbe ciel étoilé au-dessus de la garrigue, et un Ratichonus ravi de retrouver gauloises et gaulois pour une cervoise de sortie et un festin de Mont d?or et pommes de terre.

&lt;b&gt;La Trans-Trassanellum&lt;/b&gt;
La tribu gauloise n?en a pas eu assez ! Elle mange à la hutte ses restes de ripaille sur le coup des ? midi douze, et retourne à Trassanellum pour la dernière sortie de l?an MMXVIII pour faire une trans-Trassanellum entre les réseaux I et II (en attendant la grande trans-Trassanellum potentielle évoquée la veille). Tout pareil, route jusqu?à l?Insulae Departemantalus Speleologia, bout de chemin dans la garrigue, un peu plus loin sur la droite. Une petite descente mène à l?entrée, trouvée facilement. Abrajeanpaulix sort son trousseau magique. &lt;i&gt;Eureka&lt;/i&gt; ! Une petite corde et une dizaine de minutes plus tard, l?équipée arrive près d?une étroiture. &lt;i&gt;Ad augusta, per angusta&lt;/i&gt;, Sylvainestblanrajouteducassix s?engage le premier. Et elle tourne, cette bougresse d?étroiture ! Un bel angle droit vers la gauche. Les gauloises, plus chanceuses, pourront se retourner pour passer plus aisément. Abrajeanpaulix et Fabolix préfèrent se défaire de leurs matos. C?était pas pour les gros (qui est gros ??) mais ça passe bien. 
L?équipée progresse ensuite dans une galerie puis descend quelques morceaux de corde, tourne à droite, descend une autre corde avant d?arriver dans une salle très photogénique où Sylvainestblanrajouteducassix prépare ses flashs pour une photo de toute la tribu gauloise. Sur la droite de la salle, une autre corde mène nos amis à une grande salle censée conduire ensuite à des griffades d?ours. Clémentix monte en haut de la salle, rebrousse chemin, Fabolix cherche un autre passage plus bas, puis Elizolavecsabibine passe une courte chatière en haut de la salle, débouche sur une autre salle plus petite et appelle Fabolix à la rescousse pour l?aider à explorer cette nouvelle salle, avec la topo cette fois. Les compères partent devant, un peu trop loin du reste de l?équipée qui peine à les rattraper. L?équipe cherche longtemps les fameuses griffades. Certains renoncent, et décident de continuer leur chemin. Mais Gwenomine persiste, et signe ! Elle trouve des griffades ! Enfin ! Arturix s?empresse de les photographier, et Fabolix appose sa patte d?expert : ce sont bien des griffades. Il le sait, il le sent. Contents, les compères remontent retrouver le reste de la tribu à l?endroit de leur photo de groupe. Gwenomine est modeste, elle ne se vante pas d?avoir trouvé les griffades, il faudra attendre le retour à la hutte pour voir les photos et en avoir le c?ur net.
La tribu gauloise reprend son chemin. Bientôt, sur la gauche, le chandelier : une concrétion singulière que votre narratrice, à l?heure actuelle fort alcoolisée, ne saurait expliquer. Vous voyez le support de la flamme que nos cousins grecs transportent en courant à tout va tous les 4 ans, en un peu plus gros (qui est gros ??), et sans flamme ? Si oui, tant mieux. Sinon, demandez à Sylvainestblanrajouteducassix. Après une main courante, on retrouve la jonction avec la zone explorée la veille. Là encore, les remontix empruntent le chemin vers la sortie tandis que les photofix s?attardent pour immortaliser les concrétions.
Sur leur chemin de dépollution de la garrigue à la recherche de cadavres de cervoises abandonnés par des spéléos, Gwenomine et Elizolavecsabibine voient enfin réapparaître les photofix. Après avoir regarni les brogues de rando d?Arturix de capsules de cervoises, les gauloises et gaulois rentrent au bercail pour préparer leur savoureux festin du nouvel an.

&lt;b&gt;Faire dans le decorum pour le nouvel an&lt;/b&gt;
Sous l?impulsion d?Elizolavecsabibine et de Gwenomine, rapidement rejointes par le reste des gaulois, toujours débonnaires, des tenues issues des quatre coins de l?empire romain sont trouvées dans la hutte, et sont rapidement utilisées pour se grimer en romaines et romains décadents.
Gwenomine choisie la romaine mondaine habillée de rose. Elizolavecsabibine se vêt de vert strié de blanc et violet et prend un grand chapeau. Vassbala quant à elle décide de prendre la dernière mode du maillot une pièce corseté, mais se couvre en toute décence d?un peignoir rose. Clémentix, droit dans sa robe de chambre molletonnée, s?affuble d?un képi. Fabolix, tout de panthère vêtu se choisi un petit couvre-chef en feutre. Sylvainestblanrajouteducassix reste très début XXème, presque prêt à danser le Charleston, tandis qu?Arturix se croit dans la savane et use et abuse de sa paire de jumelles. Abrajeanpaulix, pour finir prend, un chapeau à fleur et un long imper à fourrure. Gros (qui est gros ??) fous rires garantis !
L?orgie peut avoir lieu, sous le regard médusé de Gastonsurlacheminix. Cela ressemble un peu à ce que l?on pourrait trouver sur l?île des plaisirs, mais la nourriture en plus, car comme dirait Fabolix : manger c?est un plaisir !
Cette soirée festive s?achève par un times?upix où les mimes d?Edouard Alfred Martelix sont du plus bel effet et où l?on découvre que Vercingétorix est un personnage d?Astérix !

&lt;b&gt;Guérir sa rhynofaryngix I : le nasibus tu te rinceras dans le Fabolix terram vehiculum&lt;/b&gt;
Après toutes ces pérégrinations, notre équipe de Gaulois cherche un peu de repos.
Pendant que Vassbala et Elizolavecsabibine font leurs devoirs, le gros (qui est gros ??) de la troupe part une fois la pause manger de midi douze sur les chemins (qui mènent tous à Rome, c?est bien connu), mais ici c?est pour aller à Carcaso Volcarum Tectosage pour y faire un tour dans la fameuse Cité. Clementix parque son vehiculum dans la rue, Fabolix le sien un peu plus loin, laissant encore un peu de temps à Arturix pour se rincer le nez. Nos gaulois, encore dans les limbes du passage à l'année MMXIX, se garent bien loin du château, s'offrant plusieurs lieus de marche sous une  tramontane bien rafraichissante.
Il n?y a pas foule au château, mais c?est joli quand même. Il faut dire qu?il fait un temps à ne pas mettre un nørmand dehors, et c?est tout juste si le ciel ne tombe pas sur la tête de nos amis. Après une chasse à la baguette, c?est déjà le retour, car il faut être rentré à temps pour accueillir Dominicus Poulinus, tribun du club spéléo local.

&lt;b&gt;Se battre contre l?Hydre des cordes de Castanviellum&lt;/b&gt;
Après tant de repos, il faut se dépenser. C?est ce que prévoit la horde gauloise. Rien de mieux que de descendre 200 mètres de puits, puis de les remonter. Le Zéphyr est de la partie et chacun joue à cache-cache avec lui pour l?habillage. Heureusement, il fait meilleur au centre de la terre (certainement la proximité du magma issu des profondeurs de la terre, cette grotte doit rejoindre le Vésuvius d?une quelconque manière).
Sylvainestblanrajouteducassix se jette dans le trou, suivi de Vassbala. Heureusement, les cordes sont déjà en place, et tout va assez vite. Je vous laisse deviner l?heure à laquelle nos gaulois s?arrêtent pour manger sous terre? Une fois presque tout en bas, au milieu d?un gros (qui est gros ??) puits, une galerie horizontale à rejoindre par un système de vire donne dans plusieurs diverticules et salles, dont la salle de l?aragonitix, magnifique de concrétions où il vaut mieux se tenir à l?égyptienne dans ses déplacements, et la salle pinkfloydix, plus sobre.
Arturix sort son appareil photo pour immortaliser la remontée de corde dans le premier puits marmoréen. Les flashs crépitent et les scurions chauffent, l?Hydre s?en remettra une fois l?obscurité revenue après le départ de nos héros.
A la sortie, Sergedorix, Aléa et Myriamarragirréprochable attendent nos valeureux gaulois, une cervoise à la main. Zéphyr est toujours là, et les braies sont rapidement réenfilées. Direction la hutte pour un nouveau festin, l?équipe au complet cette fois.

&lt;b&gt;Aller visiter le tepidarium dans l?actif de Vendangellum (et sauver la clef de XIII de Clémentix)&lt;/b&gt;
Aujourd?hui, toute la horde gauloise est sur le qui-vive. Il faut dire qu?est prévu le clou de la semaine : les beautés de Vendangellum. Après un peu de route, les charrettes sont garées, malheureusement à l?ombre. Le soleil n?est pas loin, mais il faudra quand même se changer avec une petite brise qui vient mordre chaque cm² de peau laissée à l?air libre, ne serait-ce juste un instant. La marche d?approche est rapide, et a en plus le mérite d?être en partie au soleil, ce qui réchauffe tout le monde. Abrajeanpaulix escalade encore un peu la montagne pour capter le réseau et prévenir Itineris que nous entrons sous terre.
Fabolix et Vassballa se jettent dans la grotte et suivent malheureusement la première corde qui se présente à eux, suivi de près par Arturix. Abrajeanpaulix trouve la bonne voie, et c?est parti pour la visite (et pour une remontée de puits pour les 3 premiers). Moultes chauves-sourix prennent un malin plaisir à s?être positionnées où qui veut mettre le pied ou qui veut mettre la main. Le cheminement en deviendrait presque acrobatique alors que ce devrait être assez simple. Arrive rapidement le premier grand vide : la salle CPE. C?est une grande salle chaotique, pleine de blocs assez gros (qui est gros ??) qui viennent du plafond. Les gaulois continuent leur descente, maintenant sur un sol composé de blocs de schistes plus ou moins en équilibres, plus ou moins solides. Rien là-dedans de viable pour tailler le moindre Menhir ! Au cours de la descente, nous croisons quelques excentrix et aragonix qui pendent au plafond. Sergedorix en sort son appareil photo, tout comme Vassbala.
S?en suit quelques descentes et nous rejoignons un méandre actif, parcouru par un léger cours d?eau qui suffit à mouiller les braies sans vraiment mouiller la gauloise ou le gaulois qui est dessous. Quelques puits et il faut remonter un bout de corde et passer une étroiture. Las, c?est le drame. Clémentix, tout concentré dans le fait de rentrer le ventre, ne voit pas le mousqueton qui tient sa clef de XIII s?ouvrir, précipitant ladite clef dans le fond du méandre. Après cette offrande aux dieux, Clémentix continu son chemin? jusqu?à atteindre le départ de la zone concrétionnée. Il est midi douze, l?équipe sort donc ses victuailles des bidons étanches.
Puis c?est le départ en direction du fond. Tous les gaulois n?avancent pas au même rythme, car il y a quantité de choses à voir. Des coulées stalagmitix à droite, à gauche, en haut, en bas, des aragonix (dont le citron givré), les fameuses baguettes de gourix, etc, etc, le tout cimentant des plus ou moins gros blocs de schiste, qui au plafond, qui sur le bord d?un ancien remplissage, et autour, sous et/ou sur lesquels les vaillants gaulois progressent. Heureusement, les découvreurs ont mis en place un balisage et un cheminement qui permet de ne pas dégrader la galerie, tout en admirant au passage toutes ces merveilles : c?est Toutatis en culotte de velours !
Pour ne pas qu?ils filent directement vers le fond de Vendangellum, les retardataires sont attendus au niveau de la salle du sable, qui donne passage à la salle des Tuniques Bleues (salle peut être découverte par Chersterfield et Blutch ?). Il s?agit alors de grimper dans un sable calcaire, se faufiler entre des blocs et on accède à un grand volume ! Arturix a dégainé son appareil photo (qui malheureusement n?a pas tout à fait supporté son transport dans la grotte) et tente quelques images. L?heure du retour en surface s?approchant, il est décidé de repartir. Les trois plus téméraires de la troupe décident de continuer dans la trémie et d?aller voir à quoi ressemble le méandre des vents pires et son tepidarium. Pendant ce temps, les autres remontent. Fabolix, qui était déjà venu, en profite pour montrer une salle cachée à Vassbala, Sylvainestblanrajouteducassix et Sergedorix. De nouveau, les flashs crépitent, et certains restent plus longtemps que d?autres à user leur pellicule numérique.
Chaque chose a sa fin, et la nuit étoilée finie par accueillir les intrépides gaulois. La douce de Clémentix lui réserve une belle surprise : avec l?aide d?Arturix et Gwenomine, elle a pu se faufiler dans le fond du méandre pour récupérer sa clef de XIII ! Tout fini bien, le banquet peut avoir lieu.
Mais drame ! La cuisinière (pas celle qui fait la cuisine, mais celle qui chauffe les aliments) n?a plus de gaz pour fonctionner? Ça va être dur de faire les lasagnes ! Les échoppes sont naturellement déjà toutes fermées, et Cepdevignix loin de là ne peut nous aider. Heureusement, Myriamarragirréprochable et Abrajeanpaulix partent à la recherche de solutions, et, grâce à la voisine Butagazine, reviennent avec une belle bouteille bien pleine ! Que ne sera pas notre surprise quand, quelques minutes plus tard, Cepdevignix viendra aussi frapper à la hutte pour proposer une bouteille toute neuve aussi ! Il a fait le voyage exprès pour nous dépanner !! Que c?est agréable d?avoir des personnes attentionnées autour de soi ! Le festin est sauvé, les gaulois se jettent derechef sur la nourriture.

&lt;b&gt;Vider le caldarium de Circus Gadum&lt;/b&gt;
Voilà, ça sent la fin de semaine, et les forces de nos gaulois infatigables sont tout de même déclinantes. A tel point que la description de la grotte de Circus Gadum, malgré les beautés de galeries aux triangles creux ou aux papillons fait trouver une autre occupation à une bonne moitié du village. Heureusement, 5 irréductibles parmi les irréductibles se lancent sur la route.
Sous la supervision d?Arturix, qui arrive à suivre ses comparses de vue même les yeux fermés, et de Fabolix, qui lui se sent obligé de sortir de la charrette pour ça, Gwenomine et Sylvainestblanrajouteducassix partent à la recherche de l?entrée de la grotte, bientôt aidés de Vassbala qui décide d?aller chercher à un tout autre endroit. Il faut trouver la bonne falaise (il y en a plusieurs), la contourner par la droite, enfin, l?autre droite quoi, pour trouver un orifice qui fait penser que c?est le bon trou (Gwenomine et Sylvainestblanrajouteducassix en auront trouvé quatre en tout dans la garrigue avant de tomber sur le bon). Après que Sylvainestblanrajouteducassix se soit faufilé dans la grotte, encore vêtu de ses braies de ville, pour contrôler que c?est bien la bonne, le son des oriflammes retenti pour avertir tout le monde que la grotte est trouvée. Ouf, il est midi douze tout pile, encore un peu et cette pure tradition de l?heure du déjeuner allait être loupée !
La motivation des troupes baisse un peu durant le festin au soleil : mais que diable aller faire dans cette grotte !
Après avoir englouti les sangliers au pesto, l?équipe d?irréductibles grimpe la colline et s?engouffre dans la grotte. Ramper, se salir, se passer les kits et traverser une flaque dans une étroiture permet d?arriver à la salle principale. Fabolix, ayant senti l?entourloupe, a décidé un peu plutôt qu?il était le moment d?aller laver son motorum terram vehiculum et a fait demi-tour avant les choses sérieuses. La grotte est petite mais les concrétions sont bien préservées avec draperies, excentrix, ailes de papillons et fistuleuses en veux-tu en voilà. C?est fragile mais les obstacles pour y parvenir puis y pénétrer permettent une bonne protection. D?autres ramping permettent d?aller plus loin et voire encore de belles choses comme ce gour empli d?une eau limpide et transparente. Vassbala refait tout un shooting de photos. L?équipe n?ira pas voir le lieu des papillons car il semble difficile de passer les étroitures sans faire de gros (qui est gros ??) dégâts sur les belles concrétions. Les contorsions de nos compères et le bain de boue les rends hilares. N?est pas Gaulois n?importe qui !

&lt;b&gt;Guérir sa rhynofaryngix II : la cueillette de Thymus&lt;/b&gt;
Sur le retour, Arturix prendra soin de ramasser du Thymus (certaines sources anonymes sous-entendent que cet ingrédient ferait partie de la fameuse potion magique?, mais chhhh) dans la garrigue avec la serpe de Fabolix. Il en rapportera sur la route Lutèce ce qui lui permettra de garder un parfum de ces délicieuses vacances car nos amis doivent dès le lendemain reprendre la route dans différentes directions afin d?aller vanter à toute la Gaule la réussite des 12 travaux d?Arturix !


Car bien sûr, les trois travaux dont nous n?avons pas parlé en détail ici ont été menés haut la main tout au long de la semaine, sinon nous ne serions pas là pour vous compter ce récit !

La tribu gauloise</description>
</item>

<item>
<title>Gymnase Raoul Follereau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=975</link>
<pubDate>Sun, 16 Dec 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Au programme de la journée :
_ Réglage matos
_ Monter en alternatif
_ Passage de n?ud
_ Conversion
_ Boucle Belge (cf les sorties à la cathédrale en Belgique)
_ Passage de fractionnement de merde? (Trouver les solutions les plus économiques physiquement pour passer)
_ Tiro</description>
</item>

<item>
<title>P150 aux Glières</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=969</link>
<pubDate>Sat, 15 Dec 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La grande question sur cette sortie post-AG était de savoir sur quoi nous allons nous arrêter. Un manque de temps ? d?amarrages ? de cordes ? de batterie ? ou moins probable sur une siphon plein ou sous un bouchon de neige?

Sans ménager d?avantage de suspens, nous nous sommes arrêtés sur manque de cordes malgré les 50 mètres à disposition.

Nous retournons post siphon temporaire à notre terminus de d?octobre en haut de l?escalade des fumigènes. Après avoir réajusté l?équipement, je commence à équiper cette longue vire remontante sur la gauche. D?une quinzaine de mètres, celle-ci est d?abord plein vide avant de finir plus confortablement les pieds au sol. Enfin ! ça fait du bien, de même que ça fait plaisir de quitter la corde dans la salle du Gymnase qui suit.

Cette salle fait environ 5 mètres de diamètre pour 15 mètres de haut. Elle semble se développer sur une grande faille. Plusieurs arrivées suintent de maigres filets d?eau. La plus prometteuse est au sommet.

Nous commençons donc d?escalade. Cela n?a rien à voir avec le Grand puits. Hélène fait les 8 premiers mètres en ne posant que 2 points d?assurance. Cette escalade donne accès à une nouvelle salle. Malheureusement, la faille pince 8 mètres plus haut à son sommet.

A la descente de la E15, nous pendulons à mi-hauteur au niveau d?une margelle. Une nouvelle vire plus tard (et un peu de créativité pour compenser le manque de corde), nous parcourons une courte galerie basse. Elle donne accès à mi-hauteur d?une salle. Deux suites sont possibles : en face et au plafond mais notre créativité a atteint sa limite ! Il faudra donc revenir.

Nous finissons donc en topographiant ces belles découvertes (des points rouges marquent les terminus topo) et faisons de même pour l?escalade des fumigènes. Résultat (à préciser après analyse plus précise) : L?escalade des fumigènes fait 80m qui ajoutés aux 70m du grand puits en dessous donne joli P150. Partis de -92, nous nous sommes arrêtés à +10 m par rapport à l?entrée de l?A2. Malgré tout, il y aurait encore au moins 20 mètres de roches à traverser pour atteindre la surface.

Au retour, Hélène se paie le luxe de s?entrainer à faire un balancier espagnol (après plus de 11h d?explo, châpeau).</description>
</item>

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<title>Pétrin de la Foudre et Gouffre Vincent</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=994</link>
<pubDate>Sat, 24 Nov 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour ce week-end, ce sera le premier avec le club pour la moitié de la troupe. Pour Ali, c?est même sa première sortie sous terre. Malheureusement, François n?a pas pu se joindre à nous. On a le droit à de la pluie en route, une dégustation/casse-croute vegan, et à des péages « ouverts »?
On arrive chez Lulu vers 23H qui nous accueille à bras ouverts. Apparemment Lulu est connu comme le loup blanc chez les spéléos, avec pas mal de découvertes de grottes à son actif et des expéditions à travers le monde avec des anecdotes improbables qui vont rythmer le week-end.

Le lendemain, un couple d?amis de Lulu nous rejoint pour la première sortie au Pétrin de la Foudre. Avant de partir, nous croisons un groupe de personne. La maison de Lulu est un vrai local avec tout type de matos spéléo et plongée.

Pour se rendre dans la grotte, la marche d?approche se fait dans les bois. Nous trouvons l?entrée sans problème. Il faut nouer la corde autour d?un arbre. La première partie de la grotte est un pierrier. Lulu nous emmène jusqu?au lac et remonte avec son couple d?amis. Ali et Elisa commencent à remonter pendant qu'Arthur commence à équiper un passage un peu plus complexe pour les débutants car argileux et glissant. Mais là Elisa se blesse et nous devons remonter. Elle a reçu sur la pommette un caillou qui dévalait le pierrier, ça saigne pas mal, mais finalement rien de grave. C?était moins une.
Le soir, on teste la blanquette vegan. On apprend que Lulu faisait des cascades pour Nicolas Hulot dans Ushuïa.

Le lendemain, l?équipe se réduit. Lulu et Elisa pour les soins d?Elisa, et Ali pour être à temps à Paris pour retrouver de la famille en escale.  On aurait aimé faire cette grotte là la veille. En effet, le gouffre Vincent se révèle plus impressionnant avec une succession de puits. Plus bas, on trouve un siphon par dessus lequel on peut passer à travers une lucarne artificielle avec un pont de singe (on marche sur une corde dont l?âme est à nue?). On pousse jusqu?au siphon 2 à travers de belles galeries avant de rebrousser chemin. On met un peu de temps à ressortir de la grotte. Lulu et Elisa nous attendent pour nettoyer le matos au lavoir dans une eau à -50°C ressenti.
Une douche et on repart en vitesse car Lulu doit nous quitter pour un anniversaire.

(Carole)</description>
</item>

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<title>Igue de Goudou</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=964</link>
<pubDate>Sat, 03 Nov 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Réveil « matinal » pour notre dernière sortie de ce WE prolongé chez Gaëtan dans le Lot. Nous faisons 2 groupes : le premier équipe le puits en double et le second descend directement en arrivant.

De nombreux crapauds, quelques tritons et une salamandre nous attendent en bas du puits. La suite est équipée en fixe : éboulis jusqu?à l?entrée de la Galerie des Marchands, en laissant la Galerie Martel sur la droite, puis Galerie Sauvage et ses nombreuses mains courantes jusqu?à l?embarcadère. On entend la rivière dans laquelle nous « laverons » le matériel, mais on passe par la Galerie Supérieure où l?on progresse en opposition dans le méandre assez gazé, de manière plus ou moins stable.

C?est déjà l?heure de la pause pour manger, bien installés sur un plan incliné. Pendant que tout le monde fini de manger, Fabien et Christophe posent 2 spits pour améliorer l?équipement de la main courante et la tête de puits pour accéder à la rivière. Nous progressons alors tous ensemble dans le siphon fossile, avant d?entamer la longue remontée vers la fosse aux ours.

Une première partie du groupe fait demi-tour en cours d?ascension. Nous continuons jusqu?à la fosse aux ours, suivi d?une petite étroiture, où il est préférable d?enlever le descendeur ! Les conseils des personnes de devant me sont précieux pour éviter un moment désagréable? Nous voici dans la Galerie des Griffades, avec les traces des pattes d?un ours dans la terre le long de la paroi, et au fond, au-dessus de nos têtes, les griffures d?un ours ayant essayé de remonter. Nous avons atteint l?objectif fixé, et une partie du groupe fait demi-tour.

5 d?entre nous continuent en descendant sur corde puis en remontant dans la Galerie des Lacs, qui devient de plus en plus boueuse à mesure qu?on y avance. On remonte sur des cordes à n?uds bien glissantes et peu pratiques, avant d?y trouver de jolis « champignons ». L?argile est de plus en plus collante, jusqu?à ce que nos bottes pèsent autant que nos kits, et que certains les perdent ! Demi-tour au bout de la galerie, et nous ferons une pause pour alléger nos bottes de tous ces kilos superflus. Petit détour par la salle avec le puits du balcon, avant de revenir vers la Galerie des Griffades, puis plan incliné.

Nous revenons alors en descendant dans la rivière pour mieux la remonter. En plus d?admirer toutes ces marmites et de faire quelques photos, c?est l?occasion de rincer notre matériel boueux avant de remonter à l?embarcadère. La marche jusqu?au puits de l?entrée est rapide.

On y voit un regroupement de chauves-souris qui commencent à s?agiter au plafond, au niveau de la jonction avec la galerie Martel. Celles-ci nous poussent ensuite gentiment en dehors du trou alors que nous déséquipons. Quelques dizaine de chauves-souris sortent juste derrière nous pour profiter des quelques insectes qui trainent encore dehors avant l'hiver. Encore une belle sortie dans le Lot.

François</description>
</item>

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<title>Week-end prolongé dans les Causses</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=968</link>
<pubDate>Tue, 30 Oct 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous voici parti pour un week-end prolongé dans les Causses avec des membres de tous horizons : Arthur, Sylvain, Marion (USAN), Pierre (GSP) et Vincent (SCM).

Sylvain et Marion arrivent dès le mercredi soir pour récupérer la voiture de location à Montpellier et rejoignent Vincent pour leur première nuit dans le coin, à Soubès. Pendant ce temps-là, Arthur peut enfin goûter au confort des trains de nuit en siège inclinable et Pierre s?enferme hors de chez lui (avec les clefs dedans) en chargeant les victuailles dans sa voiture.

Le Jeudi matin à 10h, Vincent, Marion et Sylvain récupèrent Arthur qui arrive à la gare de Millau directement en autocar depuis Rodez et après 2h d?attente confortable dans les courants d?air. Direction le premier trou où tout le monde retrouvera Pierre buvant tranquillement son café en bord de route.


&lt;u&gt;Le jeudi, ce sera l?aven de Puech Nègre, dans le causse noir, sur la commune de Millau.&lt;/u&gt;

La quasi-intégralité du trou est équipée en fixe en prévision d?un exercice secours à venir, on s?y attaque à 12h. Après qu?Arthur ait équipé une petite partie à l?entrée pour s?exercer sous le contrôle des 2 initiateurs présents, les puits s?enchaînent rapidement jusqu?à un gour où l?on fera quelques pas d?escalades pour ne pas se mouiller et arriver sur un P45 débouchant dans une grande salle à -208m. Ce sera l?occasion de faire la pause déjeuner.

La suite s?annonce agréable, un ramping dans un laminoir où de l?eau circule, une petite hésitation et le méandre des sirènes. Les 2 personnes en tête de progression (que ne l?on nommera pas par solidarité) nous font passer par le haut du méandre, qui se révèle assez sportif à passer, mais duquel on viendra à bout en environ 45min avant d?arriver à une petite série de puits qui donnent dans l?actif à -270m.

Rapide tour en bas et on commence à remonter, on risque d?arriver tard au gîte.

En arrivant au méandre des sirènes on se rend compte que ça passe très bien par le bas, on en sort en 15min grand max. petit passage dans le laminoir pour se rafraichir et on attaque les enchainements de puits. On sortira à 20h30 pour finir par arriver en retard, mais pas trop au gîte à Saint-Jean-du-Bruel.

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&lt;u&gt;Le vendredi, direction l?aven Noir, aux confins de l?Aveyron et du Gard.&lt;/u&gt;

La route est agréable, on trouve facilement le départ du sentier qui descend le long de la montagne pour franchir une rivière « habituellement à sec ». C?est marrant, on se dit en descendant que la rivière à sec fait quand-même pas mal de bruit, et en y arrivant on se rend compte que ce sera tout à fait infranchissable. Demi-tour, donc et on reprend les voiture pour remonter le cours de la rivière pour atteindre le premier pont, situé 2km (à vol d?oiseaux) en amont. La marche d?approche de 20-30min se transforme donc en randonnée sous un soleil inhabituel pour un début novembre. Après une pause déjeuner que l?on aura finalement fait lors de la randonnée qui a duré presque 2h, on finit par trouver, non sans mal, l?aven.

L?entrée est impressionnante, large de 12m et donnant dans une vaste salle 37m plus bas. A partir de 14h, Arthur, toujours pour s?entrainer, équipera le puits et nous voilà partis, sauf Marion qui préfère rester, cette fois-ci, profiter de la surface ensoleillée. La grande salle au bas du puits d?entrée est très belle, on y trouve de la mousse, des fougères et même des limaces, on se dit que cela doit être magnifique lorsque le soleil tape directement à l?intérieur.

Le faux départ et la randonnée ayant bien entamé la journée, nous n?irons pas bien loin dans l?aven, même si nous étions curieux de voir cette fameuse porte blindée qui, à ce qu?on nous a dit, « privatise » la partie la plus belle du réseau. 

A la remontée, nous sommes encouragés par de drôles d?oiseaux que nous devons déranger, certainement des chocards à bec jaune qui nichent à l?entrée de l?Aven, on en sort à 18h00.

La marche de retour se fera dans la nuit noire (dans la nuit noire et obscure, obscure et sombre?) et l?on finira par rentrer au même gîte que la veille en ayant le temps de tester les commandes vocales de la nouvelle GoPro de Sylain. La prochaine fois que vous le croisez sous terre, n?hésitez pas à dire fort et distinctement « GoPro, prendre rafale », ça le fait beaucoup rire !

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&lt;u&gt;Le samedi, du gros, de l?imposant, du Mas Raynal (Commune de Cornus, causse du Larzac).&lt;/u&gt;

Le samedi matin, c?est le départ de Vincent qui nous quitte pour des fêtes de famille, on ne lui dira jamais assez, le Mas Raynal ça valait pas le coup, t?as eu bien raison !

Après un coup de ménage dans le gîte, on prend la route direction le Larzac et on a la chance de découvrir pour certain (et de redécouvrir pour les autres) avec plaisir un paysage karstique magnifique.

On arrive au Mas Raynal sans difficulté vers 13h, et là ?.
Et bien c?est impressionnant et ça l?est encore plus avec la topo sous les yeux.

Pierre s?occupera d?équiper le P100 avec l?aide de Marion et Arthur fera la succession de petits puits latéraux, toujours pour s?entrainer, sous la supervision de Sylvain. Finalement, le P100 se retrouvera fractionné vers -60m, ça frotte, les marques sur le rocher le montrent bien, et on n?a pas forcément envie de faire les marioles à cette hauteur. On se retrouve en bas, après une petite aventure de corde coincée en bas pour Pierre et de fausse route au départ du P60 pour Arthur.

La descente est très spectaculaire, Sylvain et Arthur aperçoivent Pierre descendre dans un volume énorme. Il y a de la mousse, des feuilles et de la lumière quasiment partout et lorsque l?on s?enfonce, on traverse une nappe de brouillard léger.

Au fond coule une rivière, la Sorgues (à ne pas confondre avec la Sorgue, ça n?a rien à voir), qui est un sous-affluent du Tarn, et donc de la Garonne. On trouve, sur le cours de la rivière, une tentative de barrage (le barrage Crémieu date, selon certaines sources, de 1920 et était apparemment défectueux). On s?aventure un peu en amont pour voir quelques jolies concrétions et le siphon, puis on remonte rapidement par les petits puits pour s?essayer à la grande verticale chacun son tour. Sylvain déséquipera les petits puits et Arthur le grand.

On sort du Mas Raynal vers 18h, avec un coucher de soleil magnifique, puis on se dirige vers le dernier gîte à La Vacquerie-et-Saint-martin-de-Castrie.

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&lt;u&gt;Le dimanche, activité touristique, visite du cirque de Navacelles et lavage du matériel dans la rivière de la Vis.&lt;/u&gt;

Puis retour, vers Marseille pour Pierre, vers Paris via le train pour Sylvain et Marion qui avaient anticipé suffisamment l?achat des billets de train et par le bus de nuit au départ de Montpellier pour Arthur, qui tient toujours à voyager dans les meilleures conditions de confort.</description>
</item>

<item>
<title>Savonnieres Initiation</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=965</link>
<pubDate>Sat, 27 Oct 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ des voitures de Clément et Vassili samedi matin à 9h30 et des poussières du club pour une arrivée presque synchrone peu avant 13h à Savonnières. Nous repérons  l'entrée de la Gare, fermée par un cadenas flambant neuf. Appel à Clément C. du club de Montgeron qui nous indique qu'aux dernières nouvelles, la clef est à la gendarmerie d'Ancerville, cette dernière étant en pause déjeuner jusqu'à 14h, nous décidons de pique-niquer sur le parking de la Mairie de Savonnières-en-Perthois. Finalement, après une demi-heure au téléphone dont 15 minutes de Vivaldi (ou de Wagner, je ne me souviens plus),  2 × 5 minutes avec la gendarmerie de Bar-le-Duc, et cinq minutes avec celle de Saint-Dizier, on se fait dire qu'ils n'ont plus la clef.

Descente vers 15h par l'entrée dans la rue *censurée* via un puit d'aération muni d'une échelle. Une petite promenade fort sympathique nous mène à l'endroit où on dépose nos affaires. Et c'est parti pour la besace. Temps passé dans le gouffre: 2h. L'équipe de 6 progresse tranquilement jusqu'au fond de la Besace, petit goûter tout au fond avant de remonter. Le lendemain, nous choisissons l'Avenir, toujours en équipe pleine. Ce gouffre est beaucoup moins humide qu'il y a 2 ans, lors de la sortie d'initiation d'Abimes à Savonnières ! Le grand puits du fond est toujours aussi majestueux. Temps passé dans le gouffre: 1h30/2h. Deuxième promenade dans la carrière à l'occasion de la sortie nous fait tomber sur l'entrée de la Courteraie, sûrement accessible à travers champ depuis l'entrée.

Après un pic-nic vivifiant, nous lavons courageusement le matériel à Courances, à côté du pont. Selon une petite dame fort symapthique, la source d'eau du patelin est potable et abreuve tous les habitants du coin. A valider, mais bon à savoir en cas de dimanche où tout est fermé et on a soif.Nous remontons dans les voitures pour un retour vers Paris après ce week-end au gîte plutôt original.

Nombre de points dindons attribués pendant le WE: 4 (petite erreur d'orientation Est-Ouest; petite erreur de repérage de l'entrée; 2 plaquettes à aller chercher à l'avenir dans la besace)

Initiés: Vassili T., Axel R., John C.</description>
</item>

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<title>Initiation à la Combe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=966</link>
<pubDate>Sat, 06 Oct 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Combe aux Prêtres
06-07 octobre 2018

Participant-e-s :
Clément N.  Gwenaëlle M.  Lucie R.  François L. Véronique B. Arthur P. Élise G. Axel R.

C'est par un chaud vendredi soir d'octobre, qu'une petite expédition des Abimés partit en direction de Francheville. Ce petit village près de Dijon, abrite le plus long réseau souterrain de la région, qui comprend le Creux du Soucy d'une profondeur d?environ 57 mètres, la Combe aux prêtres qui descend à 52 mètres et parcourt près de 28 kilomètres, le Gouffre de Nonceuil, ainsi que le gouffre de la Rochotte, qui plonge à 89 mètres sous terre.

Après une bonne nuit de repos et un repas copieux au gîte La Clairière situé à deux pas de la Combe, le samedi matin est consacré à la préparation de l'expédition : les uns partent équiper les différents puits et vires de la Combe, tandis que les autres préparent la salade de pâtes et les kits que nous emporterons. Vérification du matériel pour tout le monde et c'est parti !

Ce weekend, c'est donc la Combe aux Prêtres qui intéresse notre petit groupe d'explorateurs. Son entrée se trouve dans le front de taille d'une ancienne carrière à ciel ouvert, le long de la départementale 103. On fait difficilement mieux comme accès : un parking collé à l'ouverture dans la paroi ! Plusieurs véhicules sont déjà garés, sûrement un groupe d'un autre club déjà dans le gouffre.

On s'équipe et c'est enfin le moment de descendre. Les novices sont accompagnés par les plus expérimenté-e-s. C'est l'occasion de mettre en application ce qu'on a appris lors des séances d'initiations au viaduc des Fauvettes ou au Puiselet.

Le premier p6 est suivi d'un p20. Premières sensations dans le vide : faire confiance au matos tout neuf prêté aux nouveaux, la classe ! On descend lentement mais sûrement jusqu'à atteindre la rivière souterraine. Elle serpente tranquillement, au nez et à la barbe d'une échelle limnimétrique qui indique 0 cm de profondeur. On est en pleine période de sécheresse?

On suit la rivière qui nous amène à une chatière, plus large que haute, très lisse et laissant passer un petit filet d'eau, juste ce qu'il faut pour remplir les bottes.
À l'intersection avec le réseau Nord, nous bifurquons à l'Est en direction de la galerie des Merveilles. S'en suit une succession de galeries étroites ou très grandes, où l'on perd la rivière puis on la retrouve un peu plus loin. Des zones calmes, immergées et profondes, où l'on imagine des décors que seuls les plongeurs ont la chance de pouvoir admirer.
Des vires, des gours, des concrétions petites et grandes allant de la fistuleuse aux piliers et draperies, en passant par une multitude de marmites, nous accompagnent tout au long de notre progression.

Après une pause repas bien méritée, qui ne laissa aucune chance à l'appétissante salade de pâtes, nous reprenons la marche. Nous n'aurons pas la chance de voir ni d'entendre la cascade. La faute au niveau d'eau bien trop faible. Un peu plus loin, le fameux pont de singe ne manqua pas de filer sous les pieds de certains explorateurs qui finiront dans l'eau.

Sur le retour, nous nous diviserons en deux groupes. Certains préférant rentrer, tandis que d'autres voulaient explorer le réseau Nord.

Le lendemain, expédition pour trouver la Combe Chaignay, située un peu après le village de Vernot, à quelques kilomètres de Francheville. Nous passerons une bonne heure à rechercher un trou dans une forêt très vallonnée, parsemée de gros cailloux glissants. Finalement, il suffit de suivre le petit chemin, prendre à droite au premier tas de cailloux et monter quelques dizaines de mètres. Malheureusement, d'autres visiteurs étaient déjà sur place et leur période d'hibernation ayant déjà débuté, nous éviterons de les déranger. Nous laissons donc les chauves-souris tranquilles pour aller laver nos équipements dans un ruisseau plus loin, tout en notant les coordonnées de la Combe pour la prochaine expédition. Retour dans la soirée en direction de la région parisienne, ses bouchons, sa sur-activité incessante et ses lumières occultant les étoiles.</description>
</item>

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<title>Rupt du Puits</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=962</link>
<pubDate>Sat, 29 Sep 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Première sortie ABIMES pour Sylvain L (ex-SCM), nouvelle recrue du club, mais spéléo expérimenté et première sortie en Meuse pour notre trio.
Départ le vendredi soir en train direction Nancy pour rejoindre notre partenaire hors club, l?accueillante Marion (ex-SCM et nouvelle recrue de l?USAN) qui nous hébergera tout le week-end.
Après un voyage court d?1h30 auquel viendra se rajouter 30min de retard et un changement de train grâce à 2 bagages abandonnés, nous arrivons à Nancy pour une soirée courte.
Le lendemain, levé à 08h, arrivée à la boulangerie de l?Isle en Rigault pour aller chercher les clefs du puits vers 11h puis devant le trou à 11h30. 
Où sont les topos que chacun a pris le soin d?imprimer au boulot ? Et bien au boulot de chacun, pardi ! On fera donc la sortie avec la topo sur le téléphone de Sylvain, qui en a déjà vu d?autres, de toutes façon la cavité est facilement lisible, il suffit de suivre l?eau pour retrouver le puits d?accès.
Le temps d?équiper le seul puits de la cavité avec la belle corde 8mm que Sylvain a gagnée à la tombola du rallye spéléo de la basilique de Koekelberg quelques semaines plus tôt et nous voilà partis !
Rencontre avec un trio surprenant juste en bas de l?échelle, un triton, une salamandre et un crapaud.
Nous remontons le cours de la rivière, l?eau est froide et Arthur est plutôt content d?avoir pris son long-john en néoprène. Le niveau est bas, la galerie assez jolie, nous nous arrêtons prendre des photos avec chaque salamandre que nous croisons. Passage par le siphon amont, puis direction la galerie des Macaronis et la salle Jacqueline pour manger.
On rebrousse chemin, en ouvrant l??il pour trouver les fameux Bilborupts que l?on avait raté à l?aller, sans succès. On enchaine par la visite de l?affluent des Marmites, jusqu?au laminoir des Huîtres sauf pour Sylvain qui s?aventurera jusqu?au siphon pour rebrousser chemin lorsqu?il commence à ramper dans l?eau.
Demi-tour, on redescend la rivière jusqu?au méandre Marcellin où Arthur s?engage pour quelques mètres, ça semble plutôt praticable, la prochaine fois on tentera une boucle affluent des Marmites ? laminoir des Huîtres ? galeries du Sable ? Méandre Marcellin.
Quelques mètres parcourus également dans l?affluent des meilleurs, qui est particulièrement glissant.
Arrivés en bas de l?échelle, on se débarrasse de nos kits pour aller à la recherche de fossiles de dents de requins dans la galerie éponyme. La galerie est boueuse, on n?y voit rien. La prochaine fois on évitera de prendre pour argent comptant ce qui est écrit sur Wikipédia. On finit par faire demi-tour au niveau de la cheminée pour sortir.
Remontée du puit plus longue que prévu à cause de l?élasticité de la corde qui nous surprendra.

Fin de la sortie à 17h30, on enchainera par une soirée raclette et un dimanche escalade au site de Maron, dans une ancienne carrière à ciel ouvert située dans les alentours de Nancy en bords de Moselle.

Retour sur Paris le dimanche soir en train, sans incidents notables à part des voisins extrêmement bruyants.</description>
</item>

<item>
<title>XIVème Rallye Spéléo de la Basilique de Koekelberg</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1097</link>
<pubDate>Sat, 01 Sep 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après une annulation due à la nidification de faucons pèlerins sur le parcours du Rallye en haut d'une des tours, le rallye est enfin programmé pour le mois de septembre 2018. Le point positif est qu'en cette fin d'été, le temps est magnifique.

Avec Sylvain L on réserve nos billets de Thalys et on débarque à Bruxelles chez Rémy C pour squatter.
Petite soirée tranquille le vendredi et on arrive le samedi matin un peu tard à la basilique pour les inscriptions.
La personne qui tient la billetterie nous propose des tickets de tombola. On hésite avec Sylvain L, on n'est pas des chanceux, mais quand on apprend que le nombre de billets vendus est inférieur au nombre de lot disponible, on en prend 2 chacun. On s'inscrira également au fameux rappel dans la nef.

On passe la phase de tests obligatoires dans la salle d'entrainement du G.S. Redan qui se situe dans le vide autrefois prévu pour accueillir une chaufferie qui n'a jamais été installée. Les tests visent à s'assurer que l'on sera capable de passer tous les obstacles que l'on rencontrera sur les divers parcours : fractionnements, étroitures et surtout parapluie !

Le parcours commence par une partie du parcours d'entraînement qui est équipé en fixe et accessible un lundi sur deux en temps normal. On monte un P30 qui se situe dans la base d'un des clocher et on passe par une trappe qui est habituellement fermée.

Un des premiers obstacles que l'on passe dans les espaces ouverts aux 4 vents que l'on a atteints est un parapluie. Rapidement on se rend compte que tout le monde n'a pas dû passer les tests, une anglaise est en train de sécher sur corde devant nous, on attendra environ 30 à 45 min avant de pouvoir se lancer sur l'obstacle.

On sort par une fenêtre et on s'engage sur un des 4 parcours disponibles (A, B, X et Y). Le parcours A sur lequel nous nous sommes engagés enchaîne vire plein vide avec parapluie, puis vire plein vide, cordes verticales parallèles où l'on s'amuse à jouer à Tarzan, on monte au sommet d'un des clocher, on passe sur l'autre à l'aide d'une tyrolienne, on redescend sur le fronton, on remonte de l'autre côté et on rentre de nouveau dans la basilique par une fenêtre. 

C'est l'heure de manger, on quittera la basilique par le rappel guidé donnant sur le parvis et on va se restaurer. Rémy nous quitte après manger, on le rejoindra directement chez lui en fin de journée.

A notre retour on s'engage sur le parcours B, beaucoup moins d'obstacle en nombre, mais parmi eux le plus important, le plus difficile, le parapluie reliant les 2 clochers. On attendra patiemment notre tour plus d'une heure au sommet du clocher de départ que les personnes nous précédant le franchissent. Durant cette attente nous croiserons un peu par hasard François L et Lucie R qui ont également profité de l'évènement.
A la suite du parapluie, une grande tyrolienne nous emmenant sur le dôme puis on redescend par un rappel guidé.

L'heure a tourné et nous faisons une croix sur les parcours X et Y, c'est bientôt l'heure du tirage au sort et nous iront l'attendre en buvant une Rochefort à la buvette du G.S. Redan. L'idée de prendre chacun 2 tickets de tombola à 5? fut bonne puisqu'Arthur repartira avec un bidon étanche et des mitaines de via ferrata et que Sylvain L remportera lui des mitaines aussi mais également 60m de corde 8mm flambant neuve !

20h, on nous appelle enfin pour le rappel dans la nef. On passe par l'intérieur de la basilique, pour le moment nous n'avions pas encore pénétré dans l'enceinte du lieu de culte, les horaires tardifs s'expliquent car il faut attendre la fermeture de la basilique. Arrivé en haut d'un ascenseur, on croise une fenêtre ouverte qui permet de descendre 85m plein pot sans passer d'étroiture puis on monte encore une volée d'escaliers et on se retrouve dans le lanternon surmontant le dôme. Là une trappe circulaire d'environ 50cm de diamètre est ouverte et une corde accrochée plus haut y descend.
La première partie de la descente se fait dans un tube de béton reliant les 2 enveloppes du dôme, descendeur en bout de longe. Ensuite un fractionnement en plafond permet de rejoindre la corde qui nous emmènera 90m plus bas que le départ. Vu de la trappe du lanternon, c'est assez impressionnant. On distingue des silhouettes plus petites que des figurines Lego. La tension monte, une personne part, puis une autre... Arthur fini par demander à y aller ensuite car &amp;quot;Si je n'y vais pas maintenant, je risque de me dégonfler&amp;quot;. On est accueilli dans la nef par de la musique, le G.S. Redan a cru bon de devoir mettre &amp;quot;Ameno&amp;quot; de Era à fond et en boucle. la descente est impressionnante et on prend le temps de profiter d'une occasion qui ne se représentera pas de sitôt.
Dommage que l'on en garde pas de souvenirs numériques, les vidéos et photos étant interdites sur cette partie du parcours.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/izfuj2HvigI&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

La soirée et le lendemain seront dédié  à la visite de Bruxelles et au retour en train.

A notre retour, nous auront la bonne surprise de nous voir apparaitre à plusieurs reprises dans une vidéo d'une chaîne de TV bruxelloise.

&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/B7JGQZXXb1o&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Le rallye spéléo de la basilique de Koekelberg n'a pas lieu tous les ans. Sa fréquence d'organisation dépend des forces vives disponibles et de la motivation du G.S. Redan. Tout ce que nous pouvons vous dire, c'est de foncer profiter de ce parcours artificiel à la prochaine occasion !

Plus d'info sur le &lt;a href=&amp;quot;http://www.gsredan.be/rallye2018/index.html&amp;quot;&gt;site du rallye spéléo&amp;quot;&lt;/a&gt;

Pour ceux qui se demanderait comment se prononce &amp;quot;Koekelberg&amp;quot;, mais attention vous risquez de n'y rien comprendre si vous ne pratiquez pas le belge !
&lt;iframe width=&amp;quot;560&amp;quot; height=&amp;quot;315&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/xP3Gr5rkIe8&amp;quot; title=&amp;quot;YouTube video player&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>WE initiation à la Combe aux Prêtes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=949</link>
<pubDate>Sat, 18 Aug 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie initiation à la Combe aux Prêtres. Cinq vétérans - Sylvain, Vass, Gaëtan, Fab et Vincent, et 3 nouveaux - Shahul, Anthony et John. Royal !

Départ tranquillou vendredi en fin d'après midi direction le Château Couturier du Val Suzon. Super accueil par les parents de Fab, on dîne sur les victuailles préparées par Vass qui en sacrifia son pyrex. RIP. Soirée raisonnable, on essaiera de se lever tôt pour la combe.

Presque !

Le matin, petits rappels sur le matos pour les initiés, révision des bases de la technique de découpe des denrées pour certain(e)s. C'est parti ! L'entrée via la carrière a été refaite semble t-il, une alcôve en béton entoure l'accès.

Les vétérans partent équiper le ressaut et le puits de 20m. Ça commence à cogner dehors. On arrive au fond du puits où il fait un petit 20°C de moins, ouf ! Aucune perte d'initié à déplorer à ce stade. Nous sommes les seuls dans la grotte, pas de bouchon en perspective !

Le niveau semble plus bas que d'habitude, la chatière passe bien, on ne se mouille pas trop. Quelques uns reluquent l'autre voie d'accès qui contourne les chatières et passe près d'un siphon. Premier arrêt à la bifurcation avec le réseau nord qu'on ne visitera pas, dans une grande salle plutôt sèche. On se dirige vers la galerie des merveilles, ça devient de plus en plus beau ! On passe une vire, alternant passages secs, boueux, mouillés jusqu'à la salle à manger pour une petite pause. 

Petit détour par la salle du pilier, grande salle plutôt sèche, avec de jolies concrétions magenta. Tiens, des chauves sont passées par là. Nous arrivons à la rivière, ça mouille un peu plus déjà. Pour se faire nous descendons par une successions de magnifiques marmites ornées de draperies de part et d'autre. Peu de bouillon aujourd'hui, ça ne coule guère.

Passage du pont de singe, certains auront une bonne note artistique, d'autres opteront bon gré mal gré pour une approche plus aquatique. On arrive à la cascade, qui ne cascade pas beaucoup, à peine un petit filet. Tant mieux on peut la grimper sans se mouiller, dixit ceux encore au sec. On suit les boyaux de rivière et Fab nous fait faire des petits tours dans le labyrinthe. Que de galets prisonniers dans les parois !

On passe une autre vire, un sympathique mouille-fesse qui passe bien pour les cadres, qui mouille bien pour les autres ! S'en suivra une galerie avec de l'eau jusqu'aux genoux, puis une photo de groupe avant de faire demi tour. Peu avant la chatière, Fab, Vincent et Sylain bifurquent vers l'autre chemin côté siphon. On les retrouve finalement au niveau de la chatière, bien trempés, l'autre accès ne passerait qu'en léchant le plafond !

On sort après environ 5-6h de ballade, magnifique sortie grâce aux vétérans !

Le soir, on sera de nouveau raisonnables (tout fout le camp?) mais ça se finira quand même au six-coup - ça s'rait pas des fois de la betterave ?

Le lendemain matin on rempile pour le creux percé, une glaciaire de 60 m non loin du gîte. Fab et Vincent partent équiper, il faudra 3-4 fractionnements pour descendre jusqu'au fond. Hélas, le petit réseau accessible depuis la glaciaire semble trop obstrué, alors on remonte vers le chaud impulsés par l'appel de la chipo. Oui, Gaëtan s'est dévoué pour faire la grasse mat et préparer le BBQ ! On festoiera une bonne partie de l'aprèm avant de s'en retourner vers Paris.

Une très belle sortie d'initiation !

John</description>
</item>

<item>
<title>Carrière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=946</link>
<pubDate>Thu, 09 Aug 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Depuis 1975 que je suis en région parisienne, je n?étais jamais descendu dans une carrière souterraine francilienne. Certes, j?en ai visité et exploré d?autres ? dont les carrières de Santenay, en Côte-d?Or, 11 km, voir ASCO 23 ? mais pas en IDF. A la réunion de lundi, on est que 3. Anthony nous parle d?une carrière à topographier dans le 94, Vincent nous montre Topodroid, on se lance et empruntons un DistoX et un carnet topo. 40 mails plus tard, on a organisé avec Marina une visite jeudi.
 
Jeudi, 10 h 25, on est à la base du puits d?entrée, donné pour 20 m, plutôt environ 15. Marina et Guillaume étudient et récoltent la faune cavernicole qui se nourrit de feuilles, morceaux de bois et autres. Puis on s?enfonce dans les galeries au son de l?enceinte portable d?Anthony. J?aime bien les Doors Clignement d'?il
 
https://www.youtube.com/watch?v=JSUIQgEVDM4
 
https://www.youtube.com/watch?v=deB_u-to-IE
 
https://www.youtube.com/watch?v=LwSRsIqNccg&amp;list=PLe52M8z8EbA9hv-sYL8dcJmng_HBvtDvq
 
Anthony connait par c?ur la carrière et il avance vite. Le paysage est classique, aqueduc au début, murs de remblais, piliers à bras. Quelques rétrécissements nous ralentissent un peu. J?ai un peu chaud avec ma sous combi et ma combin spéléo, tenue non conventionnelle pour les cataphiles. Marina, Guillaume et Anthony ont de vieux habits, plus discrets en surface lorsqu?on s?équipe et suffisants dans cette ambiance propre et pas froide. Guillaume n?a pas de casque mais un chapeau avec une Tikka. 
 
11 h 30, nous arrivons à la chatière où Anthony avait arrêté son exploration. Il fait les mesures avec le DistoX, les note sur le carnet et dessine le tracé. Je choisit les points, y place un réflecteur blanc pour le laser et les matérialise sur la paroi avec un clou. Marina et Guillaume filent pour explorer la suite. L?usage du DistoX facilite beaucoup les mesures, plus de boussole à utiliser, on avance assez vite. Anthony apprécie le paysage peu dégradé par les rares visites, ce qui n?est pas le cas d?après lui dans les carrières sous Paris. Les galeries se terminent ici sur des trémies de blocs. Les fractures de la roche proche montrent les contraintes du terrain. Je n?aimerais pas avoir de telles carrières sous mon logement.
 
Bref passage de Marina et Guillaume qui nous laissent pour préparer le pique nique. Nous complétons le levé dans 2 diverticules. Fin de la topo à 13 h 10. Nous avons levé 150 m pour 22 stations en 1 h 40. Pas mal pour un débutant en topo spéléo. Marina et Guillaume ont préparé un squat, une table et des sièges en blocs et ont fait chauffer des croque monsieur. Super, ça change des repas spéléo. Anthony transfère ensuite les mesures en bluetooth du DistoX à son Smartphone et topodroid. Tout se passe quasi bien, seules qq mesures semblent omises suite à des erreurs de levé. Ce sera corrigé ensuite sur PC.
 
Comme il est tôt, on file voir la salle des X, haut lieu de la carrière. Belle salle haute avec beaux piliers. Décor de pots d?étain laissé par des visiteurs. Nouvelle étude de la faune cavernicole. Retour vitesse lumière à l?entrée. Sortie 15 h 35. TPST 5 h 10.
 
Merci à Anthony, Marina et Guillaume pour cette balade sympathique, à renouveler.</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre Berger </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=951</link>
<pubDate>Sat, 04 Aug 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Lever à 5h30 pour un départ peu après 6h du camp spéléo au camping des Buissonets.

Nous arrivons sur le parking de la Moliere où nous prenons un bref petit déjeuner avec une belle lumière sur les montagnes et en rencontrant des spéléos zombis qui sont sortis quelques temps avant nous. Leur état nous donne un avant goût de ce que nous allons  vivre ! Nous sommes 6 à partir à l?aventure et accompagnés par un fan qui nous soutiendra jusqu?à l?entrée du gouffre et poursuivera en rando sa journée.

Nous sommes à l?entrée du trou, habillés, prêts et motivés à 8H15 mais un trio de seniors qui ont prévu d?aller fêter les 60 ans d?une d?entre eux peine à remonter, le passage de dizaine semble dur sur tous les plans?Et ça ralentit le groupe qui les suit?
Nous rentrons donc lentement mais nous ne nous arrêterons pas avant la salle des treize. Les puits (dont les superbes puits Aldo, Garby et puits du Cairn) sont équipés en double avec une corde fractionnée et l?autre non , ce qui facilite notre descente et nous restons à portée de voix dans les méandres. Nous restons groupés pour la grande galerie et le grand éboulis. Le genou de Vlad fait des siennes surtout dans le grand éboulis mais quelques cachets permettent de le mettre en sourdine le temps de l?effort. Le rythme est soutenu sans être pressé.
Nous passons le bivouac et la salle des treize vers midi en avalant une barre et en prenant quelques photos puis filons jusqu?aux couffinades sans oublier d'être émerveillés par le jet et le bruit du vagin.
Avant les couffinades, nous mangeons notre repas, sandwich ou salade de pates en quantité plus que suffisante. Pour l?un d?entre nous, la descente s?arrêtera là et il repartira avec un autre groupe (dont Rémy Limagne) ayant pour objectif la salle des treize à 14h. Demi-tour pour arriver à temps au rendez-vous. Christian fera un aller retour express pour escorter le déserteur.
Bien que le réseau soit à un niveau d?eau très bas, les couffinades restent humides et demandent de la gymnastique pour passer les vires. C?est physique !
Les cordes sont plus ou moins rassurantes mais au pire on est dans l?eau? S?en suivent ensuite des vasques, des rappels guidés puis des puits-cascades. On se demande régulièrement si c?est la fin mais pas le temps de regarder la topo : on avance ! On arrive enfin au puits de l?Ouragan et le bel affluent des -1000. 4 iront jusqu?au 1er Siphon en progressant en opposition quasi à l?horizontale. Le taux d'humidité à -1100 ne nous fait pas traîner et nous remontons direct.
Nous nous suivons en remontant tranquillement à portée de voix et de lumière pour ne pas prendre de retard. Nous remplissons nos bouteilles d?eau avec l?eau du gouffre et des aquatabs pour éviter de trop porter sur le dos.
Jean laissera une pédale en souvenir dans une des cascades. Les couffinades sont aussi techniques à la remontée qu?à la descente mais on s?améliore au fur et à mesure de l?avancement. La sortie des couffinades est un premier soulagement mais il nous reste de la route. Nous emportons avec nous des sacs de déchets laissés par les descentes du passé.  Nous faisons une vrai pause dîner au bivouac où nous rencontrons des drôles d?imposteurs cachés.
Malgré le fait que nous avons passé les couffinades hors de l?eau, nous sommes tout mouillés à cause des cascades et de l?humidité générale donc nous évitons de nous refroidir trop longtemps. Il est presque minuit et nous décidons de partir à intervalles réguliers pour ne pas avoir à s?attendre dans les puits.
Nous sommes donc chacun dans notre bulle pour remonter le grand éboulis et la grande galerie. Vlad et Gwen se tromperont et iront visiter la galerie Petlz mais bon? on est plus à quelques centaines de mètres près?
Tout le monde ressort à son rythme, à morfle mais sans souci et surtout très fiers ! Les sorties s?étaleront entre 4 et 5h du matin pour un TPST moyen de 20H. Les hamacs accrochés à l?entrée sont très appréciés.

La marche jusqu?à la voiture est un dernier coup de hache mais il est adouci par un magnifique lever de soleil. La notion du temps est étrange, avec une impression d?avoir zappé une journée sur le calendrier. Le dernier challenge étant de ne pas s?endormir au volant puis à l?arrivée au camping nous nous écroulons dans nos tentes pour une journée qui s?annonce très peu productive ! 

We did it !</description>
</item>

<item>
<title>Tout au fond de Paris</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=945</link>
<pubDate>Sat, 28 Jul 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous pensions tout connaître des sous sol de Paris. Et pourtant, nous voilà informés qu?un gigantesque puits aurait été (re)découvert sous le Grand Palais ! Ni une ni deux, vos vaillants aventuriers Abimés relèvent le défi et partent à la découverte de cet ex endroit le plus profond sur, ou plutôt sous, Terre.

L?accueil est réalisé par un de nos amicaux voisins belges (flamand pour être précis, qui parlait presque bien français), qui fait partie de l?équipe en charge de la consolidation et de la sécurisation du puits.

Un peu d?histoire pour commencer, avec la présentation rapide du fameux architecte belge Jean Nache, qui est celui qui a eu l?idée de creuser ce puits dantesque pour l?Exposition Universelle de 1900. En contre-pied, en quelque sorte, de la tour Eiffel, qui était la construction la plus haute au monde, notre génie belge pense à entrainer les gens dans l?endroit le plus profond du monde. Tout ne se passe pas comme sur des roulettes, et après moultes péripéties, les crédits sont coupés pour cette opération. Le malheureux belge en aura pour son grade et en perd l?esprit. Son chef d?oeuvre ne sera jamais abouti et tombe dans l?oubli?

Contrairement aux plans laissés en place par ce farfelu architecte belge, le trou n?est pas directement en dessous de la coupole, mais un peu à l?écart. L?étude des documents d?archive n?a pas encore percé ce mystère, même s?il semble admis qu?il y aurait du avoir deux puits, et que un seulement a été creusé. La suppression des crédits n?aura pas entrainé que la folie de l?architecte, mais aussi le non creusement d?un tunnel horizontal à -700 et d'un autre puits vertical qui aurait abouti pil poil sous la nef centrale de la grande verrière. Un passage pour sur des plus impressionnant entre les profondeurs de la terre et l?immensité du ciel métallique !!

Même sans revenir des profondeurs insondables de la terre, la grande coupole est magnifique.

Mais c?est à présent l?heure du briefing de sécurité. Notre guide nous conseille de mettre un peu de vix sous le nez pour ne pas être incommodé par les émanations de gaz méphitiques qui peuvent exister sous terre. Faisant bloc et en dépit des grands périls dont le guide nous inonde, nous laissons le produit de côté, prêts à en découdre avec toutes les sensations de cette folle descente et leurs conséquences ! Fous de nous !

Le puits n?étant pas encore totalement sûr, nous ne pourrons aller jusqu?au fond du fond et ne descendrons donc qu?à 240 mètres environ. Mais les travaux étant en cours, la profondeur est amenée à s?agrandir au fur et à mesure. D?ailleurs, des ouvriers seraient au travail tout au fond pendant que le guide nous fait ses explications.

Et c?est parti ! Après les derniers contrôles de sécurité par talkie-walkie, nous avancons vers le cage de l?ascenseur? situé a l?extérieur du grand palais. Dans une zone de travaux quelques marches nous attendent pour monter dans l?ascenseur. Epuré, ce dernier est sombre avec juste une petite ampoule au plafond et une table au milieu qui fait également office de trappe d?accès. Nous nous plaçons tous autour de la table, un peu serrés dans l?espace réduit de cet ascenseur de chantier..  Le guide nous demande si ça va, et après un appel par la radio en flamand, nous voilà partis.. La cage s?anime et s?ébroue. La descente commence? une petite fenêtre sur le coté montre le défilement du mur... Impressionnant. Au bout de plusieurs minutes, nous finissons par nous arrêter. Notre guide entame une rapide description du lieu, nous lis un poème sur la solidarité, la noirceur des entrailles de la terre, notre devoir entre tous? et puis la radio crépite, les ouvriers doivent faire remonter du matériel avec nous. Le guide enlève la table et nous ouvre alors la trappe du fond de l'ascenseur dévoilant la suite du puits.

Plusieurs ouvriers sont en pleine action sous nos pieds et nous pouvons à peine voir le fond plusieurs dizaines de mètres plus bas. Les parois ont été consolidées par des tôles gaufrées. Bien qu'habitués aux grandes verticales, force est de constater que nous sommes tous impressionnés.

C?est à ce moment que les événements s?enchainent ! Pour faire un peu d?esbroufe et encore plus impressionner son public, le guide demande aux ouvriers de faire le spectacle en ouvrant la trappe du fond? Et c?est le drame ! Quelque chose chute, il y a de la fumée, du bruit, une vague de chaleur, une sirène se met à hurler ! Catastrophe !

Notre guide, ne pensant plus qu?à sauver son monde, referme vigoureusement la trappe et lance la remontée, qui est vive et silencieuse. L?atmosphère est pesante et nous rejoignons avec soulagement la surface avant d?être menés vers l?extérieur.

Espérons que l?incident n?est pas trop grave et que nos braves belges tout là-bas en dessous s?en sortirons indemnes. Il ne manquerait plus qu?en raison de ce finalement menu incident (dixit notre guide), les crédits soient à nouveaux coupés et que de nouveau un (voir plusieurs) belges en perdent la raison et finissent à l?asile !

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>A l'ombre du viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=943</link>
<pubDate>Sat, 21 Jul 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous sommes partis à 5 pour prendre l'air au plein c?ur du mois de juillet caniculaire au viaduc des fauvettes dans la voiture de Fab.
Shahul, Antony et John ont découvert ou redécouvert le matériel et appris à progresser sur corde, se sont entraînés à des montées, descentes et à une petite vire sous l??il avisé et pédagogue de Fabien. 
Gwen s'est entraîné à équiper et a consolidé ses bases. 
Une corde a été posée sur le puits de 35m et deux de nos débutants ont osé la descente qui offre, il faut le dire, une vue magnifique.
Nous sommes rentrés sur Paris en soirée après une bonne journée d'apprentissage en détente au milieu de la verdure du viaduc et une motivation chez nos initiés à mettre en pratique leur acquis sous terre!

Niveau materiel, il a fallu recomposer les kits débutants (pas totalement complets...)</description>
</item>

<item>
<title>Neuvon (pas le fond)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=942</link>
<pubDate>Sat, 14 Jul 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le but officiel de la sortie était de profiter de l?équipement du Neuvon par l?équipe « du fond » pour visiter cette grotte de manière plus paisible, avec comme objectif d?aller jusqu?à la salle du Putsch, voire jusqu?à la salle de la cascade. Officieusement, depuis le temps que Véro nous parlait de la maison de sa famille dans le secteur, nous avions surtout envie de voir si elle était aussi accueillante que le récit qui en avait été fait !

Elisa, Arthur et Thomas partent le vendredi soir du local, avec un petit crochet pour récupérer les bottes d?Elisa, qui étonnamment n?avait pas envie de faire le Neuvon en tongs.

Après avoir récupéré Vero sur le parking de la gare de Chilly-Mazarin, la route se fait plutôt bien pour un week-end de départ en vacances et l?arrivée à Pellerey n?est pas trop tardive. Nous réveillons Rémy (« non, non, je me reposais juste les yeux »), arrivé entre-temps, et passons la nuit dans la maison de Véro, effectivement très sympa !

Le samedi matin, ayant été prévenus par l?équipe du fond qu?ils étaient arrivés à l?entrée de la grotte à 7h30, nous nous mettons en marche. Histoire de leur laisser un peu d?avance, nous y allons un tout petit peu plus tard? Rémy ouvre la marche pour le groupe en entrant dans la grotte à 11h40.

Arrivés au pied du puit vers 14h sans difficultés particulières ? les multiples râlements d?Elisa contre l?équipement de la grotte ne comptent pas comme une difficulté (elisa : c?pas vrai ! C?est à la remontée que j?ai râlé !) ? nous commençons par aller voir les griffades d?ours, puis faisons une pause déjeuner avant de continuer la progression vers 15h. Quelques hésitations plus tard (descendeur, pas descendeur ? Descendeur !) nous arrivons à l?Oasis.

Là, poussés par notre curiosité naturelle ? mais également par un manque de lucidité certain sur la topo de la grotte ? nous ne prenons pas la galerie de l?as de pique mais poussons vers l?affluent de l?Oasis jusqu?au siphon. Après ce moment de bonheur pour ceux et celles dont la progression sur margelle n?est pas l?activité préférée, nous rebroussons chemin jusqu?à l?Oasis et reprenons le cheminement normal.

Arrivés à l?Avalanche, pendant que le reste du groupe se repose, Arthur et Remy explorent les galeries qui conduisent jusqu?au boyau des billes, mais ils sont rapidement bloqués par le niveau de l?eau.

Vers 18h30, arrivés à mi-chemin entre l?Avalanche et la salle du Putsch, nous décidons de stopper la progression et de rebrousser chemin, histoire de garder un peu d?énergie pour remonter les puits.
La remontée est amorcée par Rémy, qui confirme qu?il est le plus physiquement intelligent d?entre nous en l?effectuant sans pantin. Thomas, poussé soit par une pointe de jalousie, soit par un désir soudain de s?alléger un peu, décide lui aussi de prendre un handicap en lâchant sa poignée en cours de montée. Heureusement, Arthur peut faire une conversion, la récupérer intacte au pied du puit et la lui faire passer pour que la montée se déroule normalement. Le dernier membre de notre groupe sort de la grotte à 21h40, 10 heures après notre entrée.

La soirée à thème « repas vegan / bière / vin rouge » nous permet de récupérer un peu, le niveau de CO2 dans les galeries nous ayant tout de même un peu calmés.

Le lendemain est occupé par le nettoyage du matériel ? et c?est là que le luxe absolu de la maison de Véro se révèle : un petit ruisseau court dans le jardin, traversé d?une passerelle qui offre un point de nettoyage parfait pour deux personnes, à 5m de la table du petit déjeuner?

Rémy nous quitte pour aller profiter de l?ambiance parisienne lors de la finale de la coupe du monde ? et accessoirement pour aller prendre son train ? pendant que le reste du groupe participe à un barbecue somptueux avec le groupe « du fond » et rentre ensuite pendant ladite finale, sur une autoroute quasi-déserte !

Bilan de la sortie : notre groupe était très sympa, très cohérent et nous avons du coup plusieurs projets à venir (Gournier ? la Belgique ?). Et en plus la maison de Véro a tenu ses promesses !</description>
</item>

<item>
<title>Le Neuvon par le fond</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=950</link>
<pubDate>Sat, 14 Jul 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La dernière fois, ça pissait de partout et pourtant le boyau du Fakir était libre et sec. Mais, démotivés par les niveaux d?eau, nous avions trainés en route et étions arrivés au moment où notre chrono nous disait qu?il fallait faire demi-tour... cet échec relatif nous travaillait depuis un certain temps et nous voulions aller voir ce qui se passe de l?autre côté !
 
5 motivés se présentent donc tôt un matin à la porte des étoiles. Il est 8h et c?est dur. Il faut dire que nous ne sommes pas habitués à un levé si prompt (faire sonner le réveil à 6h le samedi, c?est pas humain ;), mais tout de cordura vêtus, nous nous engageons dans la grotte déjà équipée (cf compte-rendu xyloglotte). 1h plus tard, nous sommes toute et tous à la base des puits. Respect total du timing que nous nous étions donné, bravo !
On enchaine dans les grandes galeries sans se presser, mais d?un bon pas, un peu gênés tout de même par le CO2. 11h et c?est la pause café à la salle du Putsh. S?ensuit la galerie de la Porcelaine, particulièrement sèche. Dire que la dernière fois on en était presque à téter le plafond la tête dans l?eau... La cascade coule, tranquille. Nous continuons, et après le petit passage en oppo qu?il ne faut pas louper, atteignons la galerie des Prédateurs. Toujours aussi grandiose, elle mène assez vite au Fakir. Peu avant, nous faisons notre pause casse-croute, 30 mètres avant l?entrée du Fakir, où un point chaud est installé.
 
Le boyau est tout sec, et souffle un bel d'air frais. On comprend aisément l?appellation Fakir en l?empruntant. Un joli passage étroit fait râler les plus enrobés, et c?est déjà la fin. La galerie empruntée précédemment reprend, toujours aussi grande et, à vrai dire, de plus en plus belle. On ne compte plus les concrétionnements et coulées stalagmitiques. Magnifique.
 
La rivière est basse, très jolie également. Je finis par sortir le flash pour prendre quelques photos. Finalement, à la volée, ça ne nous retarde pas et nous sommes même plutôt en avance sur notre planning, atteignant la confluence du Y à 15h. Délaissant l?affluent, nous continuons à remonter la rivière qui parait plus étroite mais s?élargie et reprend un profil similaire à celui de l?aval. L?affluent des Portos arrive rive droite. C?est un tout petit méandre très concrétionné. Dire que certains se sont engagés dedans sans casse apparente des concrétions ! De vrais équilibristes !
 
Un peu plus loin, au niveau d?un petit chaos, c?est la décision du demi-tour pour Vass, fatiguée de sa nuit trop courte. Nous nous séparons, Fabien, Christophe et Jean s?éloignent vers le fond tandis que nous demi-tournons tranquillement en direction du Y. Entre les pauses repas chaud, les repos et les séances photos, notre rythme ressemble à celui d?un escargot, mais nous permet de continuer à être actifs tout en attendant le reste de l?équipe. Nous attendrons quand même un petit 2h au campement du Fakir ...
 
Ces derniers enchainent les obstacles rapidement et sans soucis. Le taux de CO2 augmente fortement à proximité du fond et a raison de Jean qui jette l?éponge et se calle dans un coin en attenant que les autres ne reviennent du siphon. Las, il aura achoppé à moins de 300m du fond ! Mais au vu de la description de la galerie parcourue (boue liquide glissante dans une atmosphère visqueuse de CO2...), on peut comprendre. Christophe insiste. Il faut dire que quand il y a un siphon à proximité, il y court ! Finalement, avec Fabien, ils arrivent au siphon, magnifique. Fabien aurait pu faire de belles images de la zone (et nous prouver réellement qu?il y est arrivé) s?il n?avait laissé son appareil photo étanche au chaud dans son sac dans sa chambre... Il est 17h30 et le long retour démarre pour eux.
 
Ils nous rejoignent vers 21h au niveau du bivouac du Fakir, alors que nous repartons dans les Prédateurs. Nous avons fini notre repas, ils entament le leur. On finit par se revoir vers 1h à la base des puits. Vu les conditions de fatigue de ceux qui sont allé au fond, je reste et prend en charge le déséquipement. A 3h tout le monde est dehors, heureux.
 
Nous profitons de la nuit étoilée sur le chemin du retour. Objectif accompli : le fond a été atteint, même si seuls deux fortunés ont eu cette chance. Déjà se profilent d?autres objectifs, l?appel du siphon est fort pour Christophe, et on discute de quelles bouteilles il faudrait porter pour le plonger... to be continued ?
 
Sylvain</description>
</item>

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<title>Pré-équipement du Neuvon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=944</link>
<pubDate>Fri, 13 Jul 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ceci est une histoire de transrhinoscopie antémagnaexitoire. Nous avions en effet prévu d?équiper les puits du Neuvon un jour avant le jour J. Ce qui permettra de descendre plus vite lesdits puits et d?éviter toute kitophorie inutile. C?est pourquoi, avec Vass et Fab, nous nous dirigeons vers la cabane de la porte des étoiles sous le soleil, et nous éclipsons rapidement vers la fraicheur hypogène.
 
Fab, tout orchidopyge et gymnocéphale, se colle à l?équipement. Vass lui donne la spinapodoectomie et je ferme la marche. Abandonnant l?idée de descendre pour ensuite mieux remonter, Vass me laisse passer et je rejoins le début de la vire pour voir Fab finir d?équiper et lancer la corde vers le fond. Rhinoscopiquement, le bout bathyspeluncotange, c?est tout bon. On remonte bridoprostratum, il faut qu?on aille chercher Christophe à la gare.
 
Un banal bout de fer à béton sur le parking nous retarde? porté par un élan de rhodobioscopie, je m?attèle à le dessoucher, sans succès. On ostéopipte, le cubitole est sans effet, et même en tirant dessus avec la Fabmobile, le récalcitrant ne bouge pas ! Antéphonoheptalinguagyrateurs, nous finissons par abandonner et nous posons un strobolithe pour ne pas risquer de crever la circumlatexovestiture si quelqu?un roulait dessus. Nous par exemple, car l?arrivée est prévue tôt le lendemain, et on risque d?être quelque peu endoproctocéphaliques.
 
Mais trêve de paludoludiverbisme, on sera bien en retard à la station sideroviaire, mais pas à l?apéro.
 
Sylvain
 
PS : pour tous les bathysylvivesperosonobuccinophiles qui voudraient s?amuser à comprendre ce qausibibliopotame anourocéphal : http://www.cledut.net/xylo.htm
PPS : j?ai aussi un peu xyloglotté en autonomie dans cette cacographie, vous n'y trouvrez pas tout, alors laissez libre court à votre imagination ;)</description>
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<title>Coupé de corde (Bunker)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=947</link>
<pubDate>Sat, 30 Jun 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Je voulais revoir les méthodes de décrochement d?un équipier en difficulté. Après avoir équipé une voie plein vide nous commençons les exercices. 1ère étape, nous vérifions que nous collons parfaitement au séquencement décrit dans le manuel technique. 2ème étape, nous essayons de minimiser la durée de l?opération. Après avoir testé le balancier sur grande longe et la pédale collée, nous passons au couper de corde. J?ai amené un bout de nouille réformée pour faire ces essais. On sort la photocopie du manuel pour la suivre pas à pas, puis nouvel essai. Il y a toujours un intense moment d?émotion à l?instant où l?on commence à exercer une pression avec le couteau sur la corde.
De mon point de vue, le couper de corde reste vraiment la méthode la plus rapide, 5 min contre 7 mini avec les autres méthodes. Ensuite la méthode de la pédale collée reste la plus polyvalente, elle permet même le décrochement dans un rapport de poids défavorable, ici +30kg.</description>
</item>

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<title>Aqueduc de la patte d'oie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=939</link>
<pubDate>Thu, 28 Jun 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Via notre doyen Michel, l?association pour la réhabilitation du réseau hydraulique du domaine royal de Meudon (ARHYME) nous a proposé de participer à explorer un aqueduc de ce réseau. Cet ouvrage d'art, construit au XVIIe siècle par le marquis de Louvois, ministre de Louis XIV, alimentait les jets d?eau et les fontaines des jardins de son château de Meudon. Voir leur blog pour le détail :
http://arhyme.asso.over-blog.com/

Trois membres d?ABIMES (dont Anthony, presque inscrit) ont participé à l?exploration de l?aqueduc de la patte d?oie (APO) avec plusieurs membres d?ARHYME. Sous terre, dans l?aqueduc, Anthony a accompagné 2 membres d?ARHYME qui ont complété la topographie, effectué le repérage des regards ? puits débouchant anciennement en surface ? et poursuivi l?exploration jusqu?aux terminus non atteins précédemment, 2 colmatage de terre et déchets. En surface, Michel, Jef et d?autres membres d?ARHYME ont effectué le repérage des regards et le débroussaillage autour de ceux-ci. Ce repérage se fait par des détecteurs ARVA, la profondeur minimale mesurée donnant la localisation, comme en balisage spéléo. La profondeur maximale de l?aqueduc étant inférieure à 5 mètres, la communication surface - aqueduc se fait par des talkies walkies mais n?est possible que près des regards.
Après plus de 3 h sous terre, l?équipe ressort de l?aqueduc, mouillée et terreuse mais satisfaite d?avoir atteint ses objectifs. Le levé au décamètre a été presque finalisé. L?exploration a permis d?atteindre des limites proches des points extrêmes supposés, d?une part à une trentaine de mètres de la route royale, de l?autre dans le domaine de l?observatoire de Paris. Au final, c?est environ un kilomètre qui a été parcouru.
Une topographie plus détaillée est envisagée ainsi que l?exploration d?autres aqueducs. La collaboration va continuer. A suivre?</description>
</item>

<item>
<title>Ballade dans les méandres de Captiot</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=941</link>
<pubDate>Tue, 26 Jun 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous faisons cette grotte le lendemain du réseau du Chaland. C?est donc parti pour une visite un peu moins salissante pour le coup ! La marche d?approche dure une vingtaine de minutes sous une grosse chaleur pour arriver à l?entrée d?une large doline perte. Par chance, personne ne s'est trompée sur la marche d'approche malgré les différents chemins proposés à chaque intersection. L'entrée est inloupable s'il on est sur le bon chemin. La descente est un peu glissante, mais nous arrivons tous sans encombre jusque dans le réseau de la grotte de Captiot, habitée par de nombreuses petites bestioles volantes mais pas méchantes. Après 1 puits équipé par Vass qui nous mène à une étroiture ou plutôt quelques passages étroits, nous découvrons de très jolis méandres, suffisamment larges pour que la ballade soit somme toute agréable. Les choses se gâtent lorsqu?on arrive au niveau d?un passage bas, où il faut ramper sur une soixantaine de mètres. Une partie de l?équipe préfère faire demi-tour (nous ne citerons pas de noms par esprit de solidarité!) tandis que les survivants s?engagent bon gré mal gré dans ce trou de souris. Après une traversée bien fatigante et pénible, ils retrouvent l?équipe de déserteurs de l'autre côté qui a su trouver un passage plus accessible en suivant le cours d?eau dans les méandres. Il faut juste avoir des bottes si on ne veut pas se mouiller les pieds. Nous avançons encore un peu en cherchant les trois passages superposés. Le méandre est alors devenu bien plus haut et très beau, tout lisse. Mais l?heure tourne ! Finalement nous décidons de faire demi-tour avant de l?avoir trouvé. Un bon repas (bravo encore aux cuistots pour la salade de pâtes !) et nous voici repartis vers la sortie. Nous ressortirons à 16h30, après avoir parcouru à peine la moitié de l?objectif que l?on s?était fixé (Grand Méandre), et en se trimballant au passage un paquet de cordes qui n?auront servies à rien. Avant de repartir vers Paris, nous cherchons un endroit sympathique pour nettoyer le matos. Le village de  Marnay possède un très joli lavoir, parfaitement adapté à la situation ! Il nous aura fallu plus d?une demi-heure, deux essais, et une bonne dose de chance pour trouver ce spot. A noter pour la prochaine sortie de bien prendre une brosse par personne car sinon on se retrouve tous à attendre que le(s) dernier(s) ai(en)t fini(s) de nettoyer leur matos. Les affaires ont eu le temps d?égoutter un peu au soleil avant de reprendre la route, serrés comme des sardines et bien fatigués de ce week-end de grotto-visites.</description>
</item>

<item>
<title>Baptême plongée</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=937</link>
<pubDate>Sat, 23 Jun 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Deux candidats au baptême s'étant désisté, c'est à 5 que nous arrivons à la carrière de Mériel de bon matin en parfaite synchronisation avec nos hôtes, Pierre et Vivianne du SCMNF, venus nous ouvrir la carrière et nous accompagner.

On se prépare tranquillement et direction la piscine du jour constituée d'un bout de galerie de carrière noyée.

Étant le seul débutant complet (jamais mis un masque, ni des palmes et encore moins respiré de l'air en bouteille) je m'équipe en premier, reçoit les conseils et consignes de Xis et c'est la mise à l'eau et les essais pour respirer sous l'eau et oublier la respiration de surface: ne pas utiliser le nez !

Nous voilà partis pour une première traversée, j'ai du mal à avancer avec les palmes mais petit à petit ça vient et on avance. Les parois étant blanches et l'eau translucide la visibilité est très bonne. 
On finit par ressortir de l'autre côté, après un passage un peu plus serré où Christophe m'aide à passer.
Débrief, c'est bon ça va. 
Et c'est reparti dans l'autre sens dans une eau beaucoup moins translucide suite à notre premier passage. A certains endroits on y voit vraiment plus grand chose, je suis le fil d'ariane et rapidement on refait surface. 

Christophe me propose une deuxième traversée.
C'est reparti. Les sensations sont meilleures malgré la visibilité de plus en plus mauvaise. L'aller/retour se fait &amp;quot;rapidement&amp;quot;.

Je me déséquipe et passe le matos à Emerick. Il part pour une première traversée mais fait rapidement demi-tour car la cagoule de sa combinaison est percée et il n'aprécie pas la froideur de l'eau.

Christophe en profite pour visiter quelques diverticules. 

Puis on prend le chemin de la sortie où l'on ressort sous le soleil.
Diretion le bois au-dessus de la carrière pour un picnic bien mérité.

Gaëtan</description>
</item>

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<title>Bain de boue et nettoyage à grandes eaux (dans le réseau du Chaland)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=940</link>
<pubDate>Sat, 23 Jun 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après une bonne nuit dans un AirBnB de Blondefontaine, c?est parti pour une journée dans le réseau du Chaland.
Au programme du jour : de l?eau, de la marche, de la boue et encore de la boue. Les plus frileux, ou les plus fous, ont mis une néop? sous leur combi? Le choix se défend, mais la marche n?en est que moins aisée.
Après un petit tour dans les bois (en principe, il suffisait de longer le champ !), il est temps d?entrer dans la grotte par un trou aménagé : l'entrée est &amp;quot;béton&amp;quot;.
Quelques puits et quelques échelles plus tard, c?est déjà l?heure d?un bon repas. Ensuite nous commençons notre ballade le long du collecteur du Chaland où les frileux à néop' n?hésitent pas à se mettre à l?eau, tandis que ceux n?ayant pas de néop?, font de leur mieux pour rester au sec : escalade par le côté, chute dans une crevasse boueuse? ils auront tout tenté, pour finalement finir mouillés jusqu?à la taille, voir un peu plus. Nous suivons la rivière furieuse où l?eau gronde, jusqu?à son siphon aval. Puis demi-tour, pour nous diriger vers la salle du bar tabac. L?argile s?empare de nos bottes, des rails se dessinent dans les sols boueux où nos pieds progressent comme lorsqu?on fait du ski de fond ! Il y a moins d?eau mais plus de boue dans la galerie, les toboggans s?enchaînent, tout comme les montées de plans inclinés à 4 pattes. Chutes régulières... La progression est boueuse, moite, chaleureuse, surtout pour les frileux à néop', mais notre arrivée dans la galerie féérique nous réconforte : les plafonds y sont très sympas, comme en attestent les photos de Sylvain. Les concrétions sont nombreuses tout au long des galeries, jusqu?à ce que l?on fasse demi-tour au bout de la galerie féérique. La boue a raison de nous, et une petite séance photo achèvera notre parcours. C?est maintenant l?heure de faire demi-tour. Notre chemin vers la sortie sera plus rapide, et nos affaires « nettoyées » dans la rivière du retour. Finalement, nous serons sortis pour 21h, juste à temps pour profiter du magnifique coucher de soleil. Epuisés et mine de rien assez sales, nous retournons au gite pour une bonne douche et l?apéro de vigueur!</description>
</item>

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<title>Entrainnement bunker</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=948</link>
<pubDate>Sun, 20 May 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cela faisait 2 ans que nous n?avions pas fait une séance d?entraînement dans notre site fétiche à 10 min de la maison. Nous sommes tous 4, Christian est venu avec ses 2 filles, Hervé est venu avec une partie de son garage (échelles, disqueuse, etc..). Enfin Vincent, blessé à la cheville est venu entretenir son matériel. Nous équipons l?ensemble des voies y compris la tyrolienne. Pendant que nous progressons sur les différents parcours, Hervé s?occupe de nettoyer méticuleusement les derniers morceaux de métal qui sortent des murs. Ensuite c?est l ?heure du picnic bien mérité. Dans l?après midi e profite de l?échelle d?Hervé pour planter quelques spits complémentaires sur la poutre aérienne.</description>
</item>

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<title>Aven de Baoumo Rousso</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=933</link>
<pubDate>Thu, 17 May 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après l?excellent camp interclubs en Lozère, la semaine suivante, malgré le mauvais temps (neige le dimanche puis pluie lundi et mardi), nous avons cherché une cavité pour faire de la photo élaborée. Notre choix s?est porté sur l?aven de Baoumo Rousso, déjà visité en 1990. L?accès est bien décrit dans Spéléo Sportive dans les Grands Causses (extrait joint). On y accède heureusement du causse sans emprunter la route très étroite qui descend au Truel, dans la vallée de la Jonte. Un rapide aller-retour sans matériel nous confirme que l?accès est évident, le sentier bien tracé s?arrête devant l?entrée du gouffre.
La topo de Spéléo Sportive dans les Grands Causses sous-estime l?équipement, comme le confirme nos notes et une rapide recherche sur le net. Voir ce lien pour une coupe avec équipement :
http://www.lozerenature.com/index.php/activites/grottologie/detail-des-cavites
Nous ne sommes que deux aussi chacun à un sac, moi de cordes, Catherine de matériel photo (4 flashes, un pied, un APN performant, Canon G1X, déclencheurs radios, piles). Tout est broché, ce doit être un classique de l?initiation fréquenté par les spéléos et les pros. Les longueurs de cordes sont à réviser, C25 pour l?entrée, C30 pour le R5 avec les mains courantes. 
Notre expérience passée nous avait montré le peu d?intérêt à descendre le P39 pour la photo. La salle d?entrée est conforme à ce qu?on s?attendait, il n?y a que quelques concrétions peu photogéniques, classiques de ces avens perchés recoupés par l?érosion. Celle au sommet du P39 est plus intéressante, un peu salie par la fréquentation mais délicate car le puits est bien présent. Un petit endroit plat permet de poser le matériel, il y a des recoins accessibles mais c?est dangereux car glissant avec le P39 en dessous. Je déplie une corde de 60 m en vire via des dyneema sur concrétions pour sécuriser. On attache le pied photo avec des dyneema, on se longe car on est juste à la verticale du puits. Et là, pendant 5 h, on fait des aller retours, on pose, on mitraille avec et sans flash. Le puits est trop présent et l?absence de recul gêne la mise en place des flashs, il y a trop d?ombres portées, les résultats sont mitigés. Ce n?est pas une cavité à retenir pour la photo artistique. Il reste cependant un peu d?aragonite qui mérite le détour, sans plus. TPST 6 h.</description>
</item>

<item>
<title>Interclub Causse Méjean</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=934</link>
<pubDate>Sat, 05 May 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dates : du 05 mai au 13 mai 2018 (9 jours)
Gîte : Gîte d?étape géré par Claude Pratlong, Hyelzas (commune de Hures-la-Parade)
Présents : Alexandra, Brice, Véronique, Mathilde, Carol, Gwen, Marina, Guillaume, Serge, Claude, Jean, Jean-Paul, Catherine, Jef, Lucie
Clubs: ABIMES, EEGC, A.Pa.R.S., ASCO.

La semaine, commencée sur les chapeaux de roue, fut bien riche en cavités explorées. Le groupe s?est scindé en 2 plusieurs jours de suite pour pouvoir adapter les cavités aux envies et niveaux de chacun. En plus du large choix de grottes (y compris aménagées, comme l?Aven Armand ou Aven Dargilan), nous avons aussi pu profiter du large panel d?activité que propose la région. Randonner sur les crêtes des Causses ou aller visiter la maison des vautours, ça permet de se délasser les gambettes mais aussi de faire connaissance avec les riches faunes et flores du coin. Un petit restaurant, et les vacances sont parfaites. Voilà un petit résumé des cavités parcourues (parfois plusieurs fois) pendant le séjour. 

Aven des Patates : Le puits 65 m plein gaz, ça envoie ! (encore faut-il avoir une pédale pour remonter?)
5 mai 2018
Team : Jean, Marina, Gwen, Lucie
http://ktakafka.free.fr/speleo/2018/patate.htm
TPST : ~10 h

Aven de la Barelle : Jamais vu un entonnoir aussi chouette?

4 mai 2018
Team : Marina en solo
http://ktakafka.free.fr/speleo/2018/barel.htm
TPST : 2 h

5 mai 2018 
Team : Véronique, Mathilde, Carol, Brice, Alexandra, Jean-Paul, Serge
TPST : 5 h

6 mai 2018
Team : Gwen et Lucie
TPST : 4 h

Aven de Hures : Mais quel siphon fantastique !
Pour cette cavité très profonde nous avons choisi la stratégie « multiplication des équipes » : équipement et déséquipement le lendemain.

6 mai 2018 : phase équipement
Team : Serge, Jean-Paul, Brice, Alex, Mathilde, Véro, Jef
TPST : 9 h 15

7 mai 2018 : phase déséquipement + mission siphon
Team : Jean, Marina, Guillaume, Gwen, Lucie
http://ktakafka.free.fr/speleo/2018/HURE.htm
TPST : 10 h

Aven des Avens (village des Avens)
7 mai 2018
Team : Jef, Catherine, Mathilde, Carol, Véronique, Serge, JP
TPST : 4 h

Aven des Oules (Saint Pierre des Tripiers)
8 mai 2018
Team : Jef, Catherine, JP, Claude, Serge, Lucie
TPST: 3h
Après une entrée tapissée de fleurs, très joli double puits d?entrée, qui donne l?impression d?être dans un crâne, vu du bas. Cette journée ne sera pas à marquer sous le signe de la grande exploration : après le puits d?entrée, un petit passage étroit (qui nous vaudra des combis bien sales) et un autre petit P7, on s?arrête devant une étroiture qui allait être « beaucoup trop étroite et pénible ». 

Aven Can Plat (Les Vignes)
9 mai 2018
Team : JP, Serge, Claude, Jean, Jef, Lucie
Bonne surprise de trouver le trou déjà équipé en fixe, par une équipe en plein travail d?exploration. Très jolies trouvailles dans cet aven, dont un os (un vrai os) piégé dans le conglomérat et qui s?est retrouvé « posé » au plafond suite à l?érosion. Par contre, les méandres piquent et accrochent comme pas permis dans ce coin ! On touche le fond inscrit sur la topo, on se dit que quand même quel gros travail de désob et que c?est pas fini apparemment? et hop on remonte. TPST 4 h.

Aven de Banicous (Les Vignes)
10 mai 2018
Team : 1er départ avec objectif fond Serge, Claude, Jean, Lucie et 2nd départ avec objectif lac 5 h après Jef et JPC.
TPST : 7h
Après le Lac, le peloton de tête progresse jusqu?à « l?étroiture mouillante », rebaptisée pour l?occasion « étroiture douchante », surtout à sa sortie en haut du P14. Trempés mais curieux, on pousse jusqu?en haut du P90, qui vaut quand même le coup d??il. On décide de remettre cette majestueuse descente à plus tard et de rebrousser chemin pour aller à la rencontre de nos 2 compatriotes partis un peu plus tard. On les retrouve en haut du P53 (on leur donne un ou deux kits) et on remonte. Objectif « fond de Banicous » non atteint, mais gardé en tête pour une période de l?année moins humide, à bon entendeur ! 

Aven des Offraous
12 mai 2018
Team : Serge, Claude, JPC, Jef, Lucie. 
TPST : 3 h
Perdus en début de sortie : 2 coéquipiers effrayés par une étroiture peu ragoutante. Ils ont préféré aller prospecter dans les nombreux avens plus ou moins répertoriés du coin. Vaillants ont été les 3 coéquipiers restant. Mais le P38 a eu raison de nous : il a fallu plusieurs descentes à mi-puits et remontées pour admettre qu?on ne trouvait pas de quoi fractionner ce puits correctement? là aussi on reviendra avec de quoi poser des spits, promis !</description>
</item>

<item>
<title>On l'aura, on l'aura !</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=935</link>
<pubDate>Sat, 14 Apr 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>2018 est un cru exceptionnel : nous préparons la deuxième sortie de l?année au Dahu.
Sans aucun doute, il y a un regain d?intérêt pour une équipe jeune et motivée de 15 à 59 ans?
La sortie de janvier a dévoilé des spéléos qui n?ont pas peur de s?engager. Ils sont là !
Il faut dire que la phrase péremptoire de Gaëtan a donné de nouveaux espoirs : 
«  Dans un trou comme ça, si on veut aller loin, il faut élargir dès l?entrée »
Et donc depuis, il est décidé d?agrandir ou d?aménager tous les passages pénibles, en particulier la remontée juste après le VM2.
C?est l?objectif prioritaire du we.

Que des gens super motivés : les difficultés ne les arrêteront pas, pourtant elles n?ont pas manqué :
Antoine, l?homme du Dahu, doit se désister. Il a cependant la gentillesse de nous trouver un gîte.
Gaëtan s?est cassé le poignet et doit donc renoncer au we. Non, non pas en spéléo. Il y a des activités beaucoup plus dangereuses?
Sans sa voiture nous devrons faire preuve d?imagination. L?autre voiture est celle de J-Paul mais il part de? Chambéry !
Ce sera donc covoiturage pour Lucie et Thomas. Ils rejoindront Jean-Paul à Beaune. Pour gagner du temps, ce dernier aura fait les courses avant, du côté d?Ambérieux.
Serge résout le dernier problème. Il s?organise avec sa femme pour pouvoir emprunter la voiture familiale. Merci à Myriam
Les 4 derniers pourront donc voyager en C3 Picasso : Serge, Vincent, Xis et Emeric.

A quelques minutes près, les deux voitures arrivent sur place autour de minuit avec les 7 membres du we.
Nous sommes au gîte du camping de Vuillafans, gîte que nous avons beaucoup pratiqué dans les années 80.
Le gîte est à l?intérieur du camping et la grille d?accès est fermée. 
Il paraît que c?est Antoine qui a reçu le code d?accès et qui a peut-être oublié de nous le faire suivre?


Réveil pas trop tôt car la nuit fut courte et la semaine fatigante.
Nous préparons immédiatement tout le matériel de désobstruction.
JP avait profilé quelques fer à béton pour réaliser des marches à fixer dans les endroits trop glissants.
Nous arrivons au bord du trou après la célèbre marche en Dahu.
Le repas est ingurgité à l?entrée de la cavité.
Nous nous scindons en deux équipes : Vincent, Lucie, Serge travailleront entre l?entrée et le passage de la « pince à linge ».
Emeric, Xis, Thomas et JP iront à la VM2 pour l?agrandissement de l?épuisant passage vertical et glissant.

En quelques heures de bagarre contre le froid, l?humidité et la boue, les objectifs sont atteint.
L?étroiture verticale n?est plus qu?un souvenir, quelques autres passages étroits sont élargis.
Les marches en fer à béton sont posées judicieusement.
Quelques broches de la même matière, prévues pour les endroits difficiles d?accès pour la perceuse, ne donnent pas totalement satisfaction.
Quand l?heure a sonné, la grotte résonne une dernière fois mais nous verrons le résultat lors de la prochaine sortie.
Une prochaine séance devrait permettre de finaliser définitivement le « boulevard » que nous espérons pour aller au fond.

Nous ne savons pas si la VM3 passe ou non. Mais de toutes façons, il faudra y aller à la veille d?une sortie « fond ». 
Donc en réalité, rien de sert d?y aller voir sauf à savoir si les crues de janvier ont refermé la grotte (qui était ouverte juste avant)

Tout le monde met la main à la pate... à Lasagne pour remplir des ventres gargouillants.

Le lendemain, c?est une espèce de pèlerinage :
Acheter du fromage,
Surplomber le massif de la Baume du Rocher depuis le belvédère du « rocher au Moine »,
Aller à la superbe résurgence de la Loue,
Et enfin au bord de la Loue, dans le ruisseau de la cascade de Syratus, longue séance d'ablution notre matériel !

L?aller s?est fait par un jour de grand départ.
Pour le retour sur Paris, c?est sans difficulté. Les gens sont restés en vacances !

JPC</description>
</item>

<item>
<title>Défilé de couture</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=926</link>
<pubDate>Mon, 09 Apr 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Séance couture de 15 h 30 à 21 h 30. 

Catherine, Hervé, Arthur réparent combinaisons, mini kit et autres tandis que Jef grave ses plaquettes et mousquetons. Véro passe faire un petit coucou et déposer son matériel emprunté pour le PAS du week-end. Malgré la dextérité de Catherine et d?Hervé, l?absence de Jean-Paul se fait sentir et les aiguilles cassent, le fil bourre et se coupe. Il en faut du doigté et du savoir-faire pour apprivoiser la vieille machine du début du XX° siècle ! On espère faire mieux la prochaine fois. Et plus nombreux !</description>
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<title>Stage PAS 2018</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=927</link>
<pubDate>Sat, 07 Apr 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le we du 7-8 avril avait lieu au Puiselet le stage Prévention Auto secours du CDS 92, organisé par Luc M., où étaient présents 13 spéléos dont 10 abimes. Le but de ce week-end est d?apprendre aux stagiaires à se débrouiller s?ils perdent leur matériel, ainsi que les rudiments du secourisme spéléo : tout un programme ! Après un café le samedi matin pour se remettre du trajet matinal, une première discussion a lieu sur l?entretien du matériel et l?inspection des équipements des gens présents, permettant notamment de se rappeler de l?importance de changer ses longes régulièrement ou encore de comparer les formes de baudrier. Puis vient le temps de s?échauffer sur des cordes, avec un premier fractionnement et quelques conversions pour se mettre en jambe. Nous nous entrainons aussi au passage de n?uds à la montée et à la descente, avant de déjeuner.
L?après-midi, nous entrons dans le vif du sujet : comment remplacer un descendeur (pas trop compliqué avec un mousqueton et un demi-cabestan, mais peu rassurant au moment de défaire sa clé à quelques mètres du sol), une poignée ou un croll (nettement plus fatiguant et moins amusant). Bref, nous concluons tous que c?est mieux de ne pas perdre son matériel, que nous saurions nous débrouiller sans et qu?après deux heures de conversion sans matériel nous nous sentons aussi prêts que possible dans des conditions irréalistes : grand beau soleil sans avoir froid.
En fin d?après-midi, nous découvrons le principe puis la mise en pratique du décrochage d?équipier : en formant des binômes de poids sensiblement égal, nous nous entrainons à nous décrocher mutuellement. C?est l?occasion non seulement de pratiquer le décrochage, ce qui est compliqué en soit, mais aussi de s?apercevoir de comment on pourrait faire mal au blessé avec la corde ou la pédale, et de comprendre pourquoi il faut décrocher rapidement un équipier inconscient : c?est vraiment douloureux de rester inerte dans un harnais !
Après cette bonne journée, nous voyons quelques vidéos de prévention (décrochage, tests de matériel et importance de regarder la météo) puis nous rentrons diner au pied du rocher. Les moins courageux allèrent dormir à l?hôtel pendant que les autres bivouaquent sur place.
Le lendemain, nous revoyons les man?uvres de la veille, et sacrifions une corde réformée pour montrer le décrochage avec coupage de corde. L?occasion de voir à quel point c?est facile de couper une corde, et surtout de découvrir comment dérocher quelqu?un de plus lourd que soit. Le WE se termine par une explication point chaud et réflexes à avoir en cas d?incident sous terre.</description>
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<title>FTS2 2018 Lot</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=925</link>
<pubDate>Sat, 24 Mar 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Faisant suite au FTS1 au Puiselet les 10 et 11 mars, 15 spéléos d'Ile de France et 3 du Lot - dont 8 membres ABIMES - ont participés les 24 et 25 mars aux nièmes journées de Formation aux Techniques Secours (FTS2) organisées par la commission secours (SSF-A) du COSIF dans le Lot, au départ de la base nautique de Mezels.
Le samedi, l?exercice a eu lieu à l?igue Saint Martin (commune de Bastit) (voir le spéléoguide du Lot pages 100 à 103). 3 ateliers ont eu lieu, dans le P5 proche de l?entrée, le P45 incliné, le sommet du R6 et en dessous. Jacques B. a joué la victime, sa grande taille posant un peu problème pour le caser dans la civière. La remontée du P45 fut un peu longue mais nul problème majeur n?a été observé et nous avons respecté les horaires pour être à l?apéro au gite à 21 h. 
Le dimanche, c?est à l?igue de Marut (commune de Théminettes) que nous pratiquons. Point de verticale mais 2 lacs et un plan incliné terminal. 3 tyroliennes et du portage pour sortir la civière où avait pris place Nadine. Repas au gite vers 15 h avant le lavage du matériel en bordure de la Dordogne. 
En fin de journée, Fabien a dressé le bilan de ces 2 jours avant le long retour vers nos pénates.</description>
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<title>Grotta Luigi Donini</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=938</link>
<pubDate>Sat, 24 Mar 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Il serait dommage de venir faire une semaine de canyon/spéléo en Sardaigne et passer à coté du joyau : la grotta Luigi Donini.
Est-ce un canyon ? Une grotte ? Et bien, on peut dire que c'est un parfait mix des deux !

La météo étant plus clémente en cette fin de séjour, nous avons un créneau d'une journée pour se rendre à la grotta Donini ; coup de chance !
La neige a enfin fondue, il ne reste plus que quelque versants un peu blanc mais rien de bien méchant, pas de pluie prévue avant la nuit prochaine.
Malheureusement, il est difficile de se rendre compte de l'influence de la neige des jours passée sur le niveau d'eau... A priori ça devrait passer sans problème mais il faut de toute façon aller voir sur place quitte à renoncer et aller se promener comme les jours précédents.

Le matériel ayant été préparé la veille, après un lever à l'aube nous sommes rapidement prêt en en découdre avec nos objectif principal !
Un rapide passage quotidien au supermarché, une petite heure de route et nous entamons les 12km de piste sans encombre.
Suite à notre mésaventure en bas de la piste lors de la descente d?Orbisi nous décidons de garer la voiture plus haut que prévu afin d?éviter d?éventuelles galères pour le retour. Nous marcherons un peu plus mais c'est le prix de la tranquillité.

Après un peu de marche en descente sur la piste, nous rejoignons rapidement le lit de la rivière, légèrement en amont de l'entrée. Il ne reste plus qu'à trouver la grotta en rive droite légèrement en hauteur. Finalement l'entrée sera plus facile à trouver que ce qu?on pensait.

C'est parti !

Après un premier petit rappel l'engagement est total : l'ensemble du canyon est sous-terrain..
Le parcours est relativement évident et les obstacles s?enchaînent trop rapidement.
Petits rappels, galeries pleine de gours photogéniques, nage dans le long biefs, gros volumes, etc.
Tout est absolument magnifique mais la température de l'eau ne donne pas envie de trop traîner lors des nages. La souris est la bienvenue sous la combinaison !

Nous arrivons trop rapidement dans une grosse salle marquant le début de la dernière partie du canyon. Les volumes sont assez impressionnant. On pourrait croire que la surface n'est pas très loin au dessus.
D'un coup, la lumière rentre. Nous arrivons presque au dernier rappel :-(
L'horizon s'ouvre devant nous, il ne reste plus qu'à descendre la dernière tirée de 50m et marcher quelques dizaines de mètres pour rejoindre la confluence avec Orbisi.

Et voilà, c'est la fin du canyon et par la même occasion de notre semaine de canyon/spéléo/rando.
Les jambes sont lourdes lors de la marche de retour, ça monte fort et la voiture est garée plus loin que prévue...

Finalement, le niveau d'eau était idéal pour la grotta Donini. En plein été, lorsque toutes les vasques sont vides, cela ne doit pas être aussi enchanteur !

C?est avec un goût de trop peu dans la bouche que nous quittons cette île?Type de sortie	
Il faudra absolument revenir en Sardaigne afin de parcourir les autres canyon et grottes qui malheureusement n'était pas praticable durant notre séjour !</description>
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<title>Gutturu ?e Murgulavò</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=923</link>
<pubDate>Mon, 19 Mar 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>On m?avait prévenu, les noms des grottes sardes sont un peu difficiles pour les non initiés. C?est pourquoi on s?est orienté vers un nom facile : Gutturu ?e Murgulavò.

On commence par une approche sur une piste relativement facile, mais qui laisse perplexe, car tous les cailloux que l?on voit sont en granite, pas en calcaire. On continu quand même, car en Sardaigne il est courant de rencontrer du calcaire, de la dolomie, du granite, du basalte dans un joyeux mixte géologique qui doit faire le bonheur des géologues locaux (et des canyoneurs, et des spéléos aussi). Bref, la piste est assez simple, nous dépassons un ou deux passages un peu scabreux, et devons faire demi-tour devant un seuil infranchissable. On se gare, il reste au grand max 300m à pied à faire, la marche d?approche sera aisée.

La grotte s?ouvre dans le flan d?un coteau, un peu au dessus d?une fontaine. Un petit puits, un autre, un bref passage dans une diaclase et un dernier puits et la grotte s?agrandit un peu. Un passage dans une trémie et on rejoint un actif un peu maigrichon. C?est là que le c?ur de tout bon spéléo bat un peu la chamade : il y a un truc qui cloche !

Un point sur la situation permet de circonvenir le problème à l'aide la règle des 4C (invention personnelle, ne pas confondre avec les 3C? les connaisseurs comprendront) :
concrétionnement : ok
cours d?eau : ok
courant d?air : ok
carbonatée (roche) : niente ! Ma che cazzo !!

La roche est grise blanche, avec des gros grains noirs? c?est pas du tout une roche carbonatée, mais un bon vieux granite ! On se croirait en Bretagne ! C?est le « secret » de cette grotte : elle se développe en (grande) partie dans le granite, qui, non seulement en compose le sol (ce qui se fait en Sardaigne, la couche calcaire reposant sur le socle granitique), mais aussi les côtés (ok, admettons, l?érosion aurait creusé le granite, ça peut se comprendre), et en certains endroits le plafond !!! (là, on en est babas?).

Nous voilà dans une des rares grottes du monde (de l?univers !!) qui se développe dans le granite.

Une fois notre émoi passé, on progresse dans des salles majestueusement concrétionnées, entrecoupées de passages étroits. Nous nous arrêtons au niveau d?un petit lac, n?ayant pas envie de nous allonger dans l?eau de l'actif qui continue son chemin au travers d?un boyaux étroit et humide.

Après la pause repas, nous sortons les flashs pour des séances photo de salles, concrétions, granite, pisolithes, gours, ? ne sachant parfois plus où donner de la tête. Au bout de 5h sous terre, nous voilà ressortis, heureux d?être venus là, du granite plein les yeux. Une cavité à recommander.

Sylvain</description>
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<title>Codula Fuili</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=924</link>
<pubDate>Sun, 18 Mar 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Premier jour

Après une traversée peu mouvementée (mer étale), mais peu fournie en heures de sommeil, nous débarquons enfin en Sardaigne.

Premier réflexe, la collazione : caffè e cornetto. Nous trouvons un petit rad dans un village, où le tenancier a son magazine coquin derrière le comptoir à notre arrivée, le dépaysement commence?

Une fois rassasiés, direction notre gîte et un peu de repos. On décide de faire un canyon rapidement après manger. Ça tombe bien, la Codula Fuili est juste à côté ! Ça va nous permettre de dégripper un peu les techniques canyon que nous n?avons pas mises en pratique depuis l?année dernière.

La route pour le parking longe la côte et c?est bon pied bon ?il que nous entamons les 1h15 de montée vers le départ du canyon. Bien qu?il soit réputé sec, nous avons pris le bas de néop, au cas où, la reprise est dure !

Ça monte, ça monte, et finalement, on arrive au départ. En effet, pas trace d?écoulement d?eau, donc nous décidons de tout faire sans néop. Quelques verticales et un peu de marche nous amènent vers un encaissement où ça devient intéressant. Une C21 précède une C13 dans un environnement où le canyon fait pas beaucoup plus de 2m de large et plusieurs dizaines de mètres de hauteur. On en prend plein les yeux? mais pour peu de temps, car c?est déjà la fin :/

Il nous reste maintenant à marcher jusqu?à la mer, un peu frustrés par la rapidité du canyon, mais contents de ce premier canyon de la saison.

Sylvain</description>
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<title>Expé Chine 2018</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=953</link>
<pubDate>Sun, 11 Mar 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après quelques jours de pré-expé dans le Yunnan, l?équipe se retrouve au grand complet à Guiyang (province de Guizhou) le 11 mars 2018. Les participants, une quinzaine de francophones, viennent de divers horizons (France, Québec). Accueillis par les officiels, c?est avec un grand banquet comme savent le faire les chinois que débutent l?expé?Les derniers achats indispensables à l?expé (dont les ingrédients pour notre maître pizzaïolo) sont effectués puis nous partons vers le nord. Encore quelques heures de route pour rejoindre la région de la Shuanghe, où nous nous installons dans notre camp de base? Du grand confort dans des petits chalets en bois sortis de terre il y a quelques mois, on est bien loin des conditions à la dure qu?évoquaient les anciens du groupe?(faut avouer que les couvertures chauffantes dans les lits, ça a du bon!). Durant ces 2 premières semaines dans la Shuanghe, nous alternons prospection / exploration de nouvelles cavités et reprises d?explo dans des zones du réseau déjà connu où des points d?interrogation subsistaient encore au niveau d?embranchement de galeries. Tantôt les escalades nous mènent dans des boyaux étroits et merdiques, tantôt on évolue dans de belles grandes galeries comme on s?attend à en trouver en Chine. Il faut dire qu?ici la Nature a vu dans la démesure (comme parfois les chinois aussi)? Dolines monstrueuses, Tiankeng (les grosses dolines d?effondrement) impressionnants, galeries immenses (au point d?y faire parfois circuler des voitures, en matière d?aménagement touristique les chinois n?y vont pas de mains mortes), et des puits sans fond (un P 350 aura été découvert au cours de l?expé)? Un stage de formation aux techniques de progression se déroule en parallèle sur quelques jours sous la direction de Jean B.  à l?attention des nombreux chinois venus pour l?occasion. A tour de rôle nous prêtons mains forte pour l?encadrement. Parallèlement à l?activité spéléo des uns, le camp demeure le refuge des autres pour trouver un peu de repos, faire les reports topo ou tout simplement essayer de digérer les repas car la Chine a aussi son lot de joyeuses bactéries responsables de la sévère hécatombe qui affecta le groupe? A noter quand même qu?entre le riz et le piment, la pause pizzas-maison, ça fait du bien à l?estomac (et aux papilles)! Merci à Marc T., sans doute le plus italien des québécois ! Quant aux fromages et chocolats importés dans les bidons étanches (Merci Eric S.!), ils ont fait le bonheur des Frenchies que nous sommes sans compter les savoureux liquides qui les accompagnent, tout cela sous le regard incrédule des chinois préférant de loin leur gourmandise locale : les pattes de poulets grillées! Une conférence de presse marque la fin de cette première partie d?expé. Les quelques mètres topographiés cette année ont en effet contribué à rallonger un peu plus le réseau déjà exploré depuis des années, la Shuanghe est ainsi devenue le 1er réseau d?Asie en terme de développement, à la plus grande fierté des Chinois.
	Pour la seconde partie de l?expé, nous changeons de zone pour aller explorer la région de Pingtang, quasiment vierge d?exploration mais où le potentiel est également important. Le groupe se divise sur 2 zones. C?est à quatre français, accompagnés d?une horde de chinois, que nous continuons l?expédition. La première cavité explorée est un vaste labyrinthe qui s?étant sur plusieurs niveaux, un vrai casse-tête topographique. La seconde cavité explorée, de développement moindre, a servi d?abri ou d?habitat comme en témoignent les traces de bâti observés. Ces deux cavités étaient déjà connues et parcourues en grande partie par les populations locales. La troisième fut une belle surprise : un gouffre vertigineux qui s?ouvre à ciel ouvert  dans une doline de 50 x 60 m de diamètre. Impossible de distinguer le fond de ce puits d?où se dégage une brume opaque. Nos estimations de profondeur dépassent les 100 m pour sûr mais sont difficiles à préciser, le disto refuse de se prononcer avec la brume et les pierres jetées rebondissent sur un pallier. L?excitation est à son comble, mais ce n?est pas avec nos 80 m de corde que nous atteindrons le fond la première fois. La recherche du meilleur itinéraire pour aborder ce monstre et un gros travail de purge des premières dizaines de mètres occupent la première journée. Après avoir récupéré un peu plus de matériel, nous retournons un jour suivant descendre ce gouffre sous le regard curieux des villageois venus en nombre (ainsi que la TV locale). La topographie révélera 240 m de profondeur avec arrêt au dessus d?un lac siphonnant accompagné de sa plage de boue ! Dîner chez les villageois qui nous ont chaleureusement accueilli. C?est sur cette belle découverte que s?achève l?expédition 2018?

Photos : Amandine L.</description>
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<title>FTS1 Puiselet 2018</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=922</link>
<pubDate>Sat, 10 Mar 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>25 spéléos d'Ile de France - dont 9 membres ABIMES  - ont participés les 10 et 11 mars aux nièmes journées de Formation aux Techniques Secours (FTS1) organisées par la commission secours (SSF-A) du COSIF au Puiselet, sous la direction bienveillante de Fabien Fecheroulle et Jean-Paul Couturier

Le samedi, ça commence avec un peu de retard en raison de la pluie. Ensuite le stage a été présenté puis deux groupes ont été composés, l?un avec les chefs d?équipes et équipiers confirmés, avec révision des techniques de base et techniques spéciales (tyroliennes, transfert et reprise de civière, poulies de renvoi mobile, man?uvre tête-pieds,...) ; l?autre des équipiers débutants avec vérification du matériel individuel, équipement de la falaise principale, présentation du matériel de secours, présentation des n?uds de base des techniques secours. Points abordés : civière et point chaud, déclenchement secours, brancardage, balancier et contrepoids.
De premiers exercices en civière ont été effectué sur certains ateliers tandis que les débutants s'initiaient sur la falaise principale.
Un apéro a clôturé cette première journée.
La météo a été favorable toute la journée et certains courageux ont bivouaqués, ensuite bien arrosés par la pluie nocturne.

Dimanche : tous ont réalisés les équipements des diverses difficultés imaginées par les cadres. Le transport de la civière a eu lieu sur la totalité du parcours. Ecourté faute de temps, le parcours sous blocs n'a pu être effectué. 

En fin de journée, Fabien a dressé un premier bilan et précisé l'organisation du deuxième WE dans le Lot.</description>
</item>

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<title>Neuvon en crue moyenne</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=921</link>
<pubDate>Sat, 17 Feb 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie interclub : il y a là Laurent (Rhinolophes), Cosimo et Benoit (ASCO), Jef (ASCO &amp; ABIMES). Présence du SC Pommard qui va s?entrainer à équiper les puits. 

Descente 9 h 30 par le côté habituel, « historique ». Base des puits 10 h 15. Salle du Putsch 12 h 05 (2 h 35 depuis l?entrée). Repas chaud (lyophilisés). Pas terrible le tajine de poulet et le b?uf bourguignon. On mouille bien dans la galerie de la porcelaine. Cascade en crue moyenne, débit estimé au moins 100 l/s. 15 h 00 au boyau du fakir (5 h 30 depuis l?entrée). L?eau est au ras du boyau du fakir et on se mouille complètement. Au-delà, on avance en cherchant notre passage, le plus souvent dans la rivière où on se gèle, sans pontonnière ni néoprène. De nombreuses arrivées d?eau coulent des plafonds. A 16 h 30 (7 h depuis notre entrée), arrêt sur un bassin profond où il aurait fallu trop se mouiller et on est déjà bien gelés. On n?est pas loin du Y et à environ 5 km de l?entrée. 

Retour. Il semble que le débit de la rivière a un peu augmenté ce qui sera confirmé plus tard par les débits de la station de Val-Suzon. Pause au fakir où une soupe chaude nous réchauffe. Repas rapide à la salle du Putsch.

Sortie du dernier à 22 h 45. TPST 13 h 15.</description>
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<title>Couture</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=920</link>
<pubDate>Wed, 14 Feb 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La spéléo, ce n?est pas que l?exploration (ou la balade, l?entrainement, le secours, etc), c?est aussi l?entretien du matériel, personnel et collectif. Ainsi Jean-Paul et Hervé nous ont conviés à une soirée couture. De 17 h à 22 h 30, ils nous ont initiés à l?usage de la vénérable machine à coudre du club qui a permis à certains de passage de venir réparer ? et même sauver -leurs combinaisons. Hervé a utilisé sa machine électrique perso pour coudre des baudriers. Grand merci à eux !

Une nouvelle soirée est prévue le lundi 09 avril car il reste encore bien des sacs du club et combinaisons personnelles à recoudre. Qu?on se le dise ! Amenez votre bonne humeur et une collation.</description>
</item>

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<title>Gymnase </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=932</link>
<pubDate>Sun, 11 Feb 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Entrainement sur corde dans le gymnase Raoul Follereau à Issy les Moulineaux 

Au programme nous avons travaillé : 
_ Passage de n?ud 
_ Promenade en vire plafond 
_ Tiro
_ Coupe corde pour réglage matos
_ Crêpes. 

A+ 
Christian</description>
</item>

<item>
<title>Expédition Myanmar 2018</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=930</link>
<pubDate>Sun, 11 Feb 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C?est avec plaisir que j?ai rejoint l?expédition du « Myanmar Caves Documentation Project » dont l?objectif est de recenser, d?explorer, topographier et documenter les cavités du Myanmar (Birmanie) mais aussi de former en parallèle les explorateurs locaux aux techniques de spéléo alpine et de topographie. Le noyau dur de l?équipe venant au Myanmar chaque année depuis plus de 10 ans, l?organisation logistique de l?expédition (en amont et sur place) est réglée comme du papier à musique et est exemplaire en la matière (Merci Joerg!)! 

	Cette année, l?équipe européenne est composée de Joerg D. (Allemand), Urs E. (Suisse allemand), Diego S. (Suisse allemand / Espagnol), Florian H. (Suisse roman) et Amandine L. (Française). Sur place, nous ont accompagné de nombreux birmans dont des membres des clubs de grimpe (et d?autres activités outdoor) de Mandalay et de Yangon, les guides/traducteurs locaux, notre chauffeur Mister Myoe et son super mini bus jaune!

	Au cours de ces 3 semaines d?expédition, nous avons parcouru 3 états du Myanmar (états Shan, Kayah, Kayin), dont certaines zones étaient jusqu?à présent interdites aux étrangers. Ayant obtenu les permis d?accès cette année, c?est donc dans de nouvelles zones que nous avons prospecté? Le rendez-vous était donc fixé à Taunggyi, près du célèbre lac Inle dans le sud de l?état Shan, mais c?est au-delà de la ville de Hopong, dans les villages shan que nous avons commencé à prospecter. Puis, nous avons migré plus au sud dans l?état Kayah, où nous nous sommes concentrés sur 2 zones (près des villes de Hwapasng et Hpruso). Enfin, après 20h de route, nous avons rejoint le dernier secteur prospecté, près de la ville de Hpa-An dans le sud de l?état Kayin. 

	La plupart du temps nous étions hébergés chez des familles dans des villages ou parfois dans les monastères. L?accueil des populations locales est vraiment touchant. L?aide des villageois est aussi bien précieuse pour trouver les entrées des grottes dont ils connaissent la localisation. Certaines sont fréquentées par les locaux par curiosité, pour récupérer le guano (fertilisant), capter l?eau, ou même transformées en temple (les « bouddha caves »). Ces cavités sont généralement de développement relativement faible, mais dont les galeries ou les salles sont de vastes dimensions, bien souvent très concrétionnées. Toutefois, parfois il faut descendre un puits de 20 à 30 m de profondeur pour accéder au reste du réseau, c?est là que la première commence? Ce fut le cas pour Hoawei Cave (état Shan) qui présente un réseau supérieur fossile dont les galeries sont de tailles importantes et fréquentées par les locaux (pièges à chauves-souris). Un puits de 25 m  plein vide permet de rejoindre l?actif qui s?écoule dans une vaste galerie horizontale (20 x 20 m en moyenne). La forte présence de CO2 dans le réseau inférieur de la cavité ne nous a pas permis d?aller au-delà des 1 380 m de développement topographiés. Le CO2 est en effet un problème majeur dans de nombreuses cavités birmanes? 
	Une autre découverte intéressante, dans cet état Shan, aura été un gouffre qui s?ouvre au sommet d?une des montagnes et dont le puits d?entrée descend sur plus de 80m. Cette configuration de cavité étant relativement peu fréquente au Myanmar (les cavités étant à dominance horizontale avec au plus un petit puits), nous n?avions pas assez de matériel pour aller plus loin, et c?était malheureusement notre dernier jour de prospection sur cette zone? 

	Dans l?état Kayah, la grotte du Castor (Phyan Cave - Otter Cave) a également était une belle surprise ! Il s?agit d?une perte qui débute par un joli puits de 24 m qui s?enchaine avec une succession de petits puits et ressauts dans l?actif entrecoupés de méandres. Les dimensions des galeries sont plus mesurées (ça ressemble à ce qu?on peut avoir chez nous en France!). La cavité a été explorée et topographiée jusqu?à -160 m et se poursuit (arrêt sur manque de temps). Effectivement l?exploration de cette cavité s?est faite avec les grimpeurs birmans, ainsi parallèlement à l?équipement et la topographie de la cavité, nous formions et encadrions les explorateurs locaux aux techniques d?équipement, de progression, de topographie? Echanges forts intéressants mais qui nécessitent forcément plus de temps pour la progression de l?exploration. 
	Plus classique pour le Myanmar, nous avons également topographié une cavité qui s?ouvre dans une grande doline et qui consiste en une vaste salle fortement concrétionée aux petits airs d?Aven Armand ou d?Aven d?Orgnac?

	Dans le sud de l?état Kayin près de Hpa-An, les cavités visitées ont un développement beaucoup plus réduit. Ein Du Cave se distingue par le volume important de ses galeries supérieures fossiles et concrétionnées mais d?où, en s?enfilant entre les blocs, on rejoint une petite rivière dans un niveau inférieur formé d?une étroite galerie qui s?achève sur un siphon.
	A Hpa-An, nous avons assisté à une curiosité faunistique et touristique assez impressionnante : le ballet de mille milliards de chauves-souris, qui chaque soir au crépuscule sortent d?une grotte au bord de la rivière Salouen formant une immensément longue vague qui ondule dans les airs pendant de longues minutes? 

	Outre les chauves-souris, on rencontre au Myanmar aussi toutes sortes d?habitants des cavernes : araignées et criquets énormes, papillons, scutigères géantes, serpents d?eau?Les marches d?approche d?apparence tranquille dans les forêts de bambous et de bananiers réservent aussi leur lot de surprises avec des plantes bien moins amicales?

	Sur l?ensemble de l?expédition, plus de 60 cavités auront été recensées, et un peu plus de 7 770 m de topographie réalisés. Les topographies des cavités majeures seront incluses dans le rapport d?expédition qui sera disponible en ligne et les autres seront accessibles sur demande.

	Outre les résultats spéléométriques, c?est surtout une sacrée expérience humaine qu?il faut retenir de cette expédition !

site internet du projet : http://myanmarcaves.com
page facebook : https://www.facebook.com/groups/589887217810064/?ref=br_rs


Amandine L.

Photos Diego Sanz.</description>
</item>

<item>
<title>Gymnase </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=931</link>
<pubDate>Sun, 04 Feb 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Entrainement sur corde dans le gymnase Raoul Follereau à Issy les Moulineaux

Au programme nous avons travaillé : 
_ Travailler l'équipement en vire plafond.
_ Réglage matos 
_ Passage de n?ud 
_ Conversion 
_ Boucle Belge
_ Passage de fractionnement de merde? (Trouver les solutions les plus économiques physiquement pour passer) 
_ Promenade en vire plafond

Et pour finir nous avons travaillé la gestion des crêpes en milieux hostile.

A+
Christian</description>
</item>

<item>
<title>Sortie au Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=918</link>
<pubDate>Fri, 19 Jan 2018 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L?objectif de cette sortie était de faire une reconnaissance pour contrôler le niveau d?eau et l?état de l?équipement en place au Dahu et désobstruer des passages étroits pour faciliter un portage qui devait avoir lieu deux semaines plus tard.

Rendez-vous donc à 18h au local d?Abîmes vendredi 19 janvier. Le groupe se prépare et s?équipe, objectif : le Dahu, une grotte située à Mouthier-Haute-Pierre dans le département du Doubs.

Départ officiel sur les coups de 19h, certains partent compléter les courses que Luc a fait la veille, les autres prennent la direction de Besançon puis d?Amathay-Vésigneux, où se trouve notre gîte.

Quelques heures plus tard, il est 1h10, le groupe est de nouveau au complet cette fois au Gite de l?escapade. Le lieu est bien au delà de nos espérances et, la présence de ce petit poêle au milieu du salon ne fait que rajouter du charme à ce gite comprenant 4 chambres, et pouvant accueillir (très) confortablement 12 personnes.

Samedi 20 janvier.
Réveil à 9h, petit déjeuner et brief général du déroulement de la journée. Le groupe se scinde en deux : une première équipe est chargée de faire une reconnaissance de la grotte, vérifier l?état de l?équipement en place et surtout le niveau d?eau ; une seconde est chargée de désobstruer certains passages étroits pour faciliter l?hypothétique portage de kit, et le confort du spéléo (non mais quand même, il y a de la boue, ça ne va pas en plus être étroit!).

Equipe 1 : Antoine, Lucie, Clément, Jean-Baptiste C, Julien, Luc et Thomas

Equipe 2 : Gaëtan, Jean-Paul et Serge

Equipe 1:

La première équipe quitte le gîte vers 10h45, les deux voitures suivent quelques routes en lacets et se garent en contrebas de la grotte. La marche d?approche est escarpée, des câbles et des grillages plaqués retenant les éboulis nous servent de prises et nous permettent de progresser. Le groupe passe au pied de la cascade de Syratu pour rejoindre l?entrée du Dahu quelques mètres plus loin.

Entrée sous terre à midi, quelques salamandres jaune et noir nous observent sur les premiers mètres de méandres ainsi que des araignées. La progression est physique et malgré le peu de matériel transporté, les étroitures et l?humidité ralentissent la progression qui se fait tantôt allongé tantôt accroupi.

Le premier passage technique est celui de ?la pince à linge? :

	Avancez en rampant collé au plafond !
				Antoine

Ramper au plafond ne semble pas évident... et pourtant; la technique est d?utiliser deux corniches et la corde installée pour avancer en opposition tout en restant allongé le plus haut possible dans la galerie. La descente se fait quelques mètres plus loin avec une desescalade d?environ 5 mètres.
A partir de ce passage, le Dahu est très boueux. Les membres de l?équipe continuent à progresser en file indienne et croisent dans les méandres quelques cuvettes remplies d?un mélange d?eau et de boue qui arrive jusqu?aux cuisses pour les plus profondes.

Le second passage technique est l?escalade de la v2 d?une dizaine de mètres. La première partie de la montée se fait facilement en opposition avec l?aide accessoire de l'échelle et de la corde mises en place. C?est à deux mètres de la sortie que cette escalade devient technique. Une prise (au centre de tous les débats: trop haute pour certains, trop basse pour d?autres, longueur de tibias parait-il !) est juste sous nos yeux et pourtant difficile à saisir à cause de l?étroitesse du passage. Une des techniques qui a fait ses preuves est de se hisser progressivement en alternant impulsion de la jambe droite sur l?échelle et impulsion de la main gauche sur la prise. Petit à petit, on peut poser le genou sur la prise, puis le pied, et enfin sortir.

L?équipe complète a mis environ 1h à franchir cette escalade. On accède plus loin à la v3 passée en pataugeant à 4 pattes dans une rivière de chocolat fondu. Il est enfin l?heure de manger. Arrivé dans une petite salle, dite du ?vestiaire?, tout le monde se jette sur la salade de pâtes cuisinée la veille.

La progression dans les méandres boueux se poursuit jusqu?à l?escalade du ?raccourci des collemboles?, qui se passe sans soucis en utilisant les bloqueurs.

Vers 17h, notre avancée est stoppée net par le niveau d?eau du passage de ?la Vouivre? ne permettant pas (même en apnée) de continuer pour atteindre notre objectif: des escalades situées 100m plus loin.

Contrainte de faire demi-tour avant d?avoir atteint notre objectif, l?équipe se sépare : Julien et Luc décident de rentrer directement et l?autre partie continue son exploration en direction de la Baume du Rocher pour atteindre le siphon intermédiaire.

Arrivés au dit siphon, une vérification du matériel installé à demeure incite antoine à changer les différents maillons rapides. La partie difficile de cette modification ne fut pas le changement en lui même, mais plutôt la difficulté qu?a eu Antoine à remonter les 21m de cordes sans son baudrier de torse, et donc sans son croll (bravo Antoine :) ).

Après 7h passé dans le Dahu, le retour se fait lentement mais sûrement. Tout le monde est épuisé par l?équipement alourdi par la boue, par les étroitures escarpées et les escalades en opposition. L?escalade étroite de 10 mètres, si pénible à la montée, est franchie sans encombre à la descente. C?est en revanche le passage à la remontée de ?la pince à linge? qui se charge de nos dernières forces.

La pluie et de fortes bourrasques de vent nous accueillent à la sortie du trou aux alentours de 23h50. Au milieu de cette tempête, on ne voit qu?à une courte distance et la marche de retour sur ce flanc de montagne abrupte semble périlleuse. Nous repassons devant la cascade qui nous arrose au gré du vent et descendons progressivement jusqu?aux voitures. Il est 00h30.

En bas, Luc et Julien nous attendent depuis 22h, inquiets de notre retard. Nous nous changeons rapidement sous la pluie et dans le froid puis rentrons au gîte où l?équipe de désobstruction nous attend pour manger une tartiflette (merci à Serge !).

Equipe 2:

Vers 15h, l?équipe de désobstruction est entrée dans la cavité avec l?objectif d?agrandir l?escalade de la v2. Après quelques mètres seulement dans le ramping d?entrée, il semble évident que l?agrandissement doit se faire dès les premiers passages étroits. La v2 est vite oubliée et c?est en aval et en amont de la v1, donc à quelques mètres de l?entrée, que les trois désobeurs s?activeront dans l?étroit boyau afin de le rendre plus facilement praticable. Quelques salamandres nous observent semblant dire ?mais c?est déjà très large, de quoi vous plaignez vous !?. Une chauve-souris exprime son mécontentement. La fin du travail des bagnards sonnera vers 22h lorsque les 2 premiers de l?équipe du fond rejoindront la surface?
Equipe contente de son travail mais très déçue que les autres n?aient même pas remarqué et donc pas apprécié le boyau transformé en boulevard ;-)


Debriefing, bières, tartiflette, fatigue, couché 3h.

Dimanche 21 janvier.
Le réveil se fait tardif, les bleus et les courbatures sont au rendez-vous contrairement à la motivation qui n?est qu?un lointain écho. Notre plan initial, c?est à dire faire une autre cavité le dimanche, tombe à l?eau et l?heure du retour arrive vite. La séance de nettoyage du matériel transformé en bloc de boue est un passage obligé. L?aide des ruisseaux de Mouthier, transformés en torrents après une nuit de pluie, sera apprécié à sa juste valeur.

Départ général du gîte vers 15h30, arrivé à Paris sur les coups de 21h.

Il est tombé 90 mm de pluie depuis jeudi. Le lundi 52 mm de plus s'abattront sur la région. Avec un cumul de 142 mm en 5 jours, les rivières gonflent. Vigicrue lance une alerte rouge aux inondations dans la vallée de la Loue. La crue de novembre 2002 est dépassée. Un nouveau record absolu est établi à 3,90m. Quel sera le comportement de la V3 ? La reconnaissance du we avait montré que ?ça passait?. Rien n?est moins sûr 24 heures plus tard !

Lien vers la vidéo:
https://www.youtube.com/watch?v=dq7TTmAVQcc&amp;feature=youtu.be

Images: Serge et Julien
Montage: Julien

JBC</description>
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<title>Camp Italie nouvel an</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=917</link>
<pubDate>Wed, 27 Dec 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une équipe d?Abimes a été missionnée pour aller faire un audit de spéléologie. L?objectif était de s?assurer que le pays d?adoption du président sortant et de la responsable matériel sortante avait des cavités dignes de nos grottes françaises.
 
C?est donc au lendemain de Noël, le mercredi 27 décembre 2017, (Oui, bon, surlendemain quoi?) que 8 abimés rejoignent nos 2 nouveaux italiens dans les Alpes-Apuanes au nord de la Toscane, en minibus pour les uns et dans la voiture de Jean pour d?autres. 13 heures de route en partie sous la neige, en passant par le tunnel du Mont blanc, au grand désespoir de Gaëtan, fétichiste des cols? Le voyage se passe sans encombre. Les 2 italiens arrivants de Rome, ayant moins de route s?occupent des courses et ouvrent le gîte. L?aventure commence ici, lorsque la maison réservée dévoile son côté rustique : pas d?eau, pas d?électricité et des fuites d?eau qui coulent du plafond. Il semble que la maison n?a pas été utilisée depuis des mois. Nous passerons la première nuit à l?hôtel après avoir trouvé une auberge pour nous sustenter après ce long voyage. Le programme du jeudi 28 en est par conséquent chamboulé et nous passerons une partie de la journée à trouver un nouveau toit. Nous atterrissons en fin d?après-midi à Vagli Sotto qui est plutôt proches des grottes envisagées dans un gîte prévu pour 4. On va se serrer à 10 !
Et évidemment, il y a une cuisine pour faire mijoter les bons produits italiens prévus par nos organisateurs en chef alors nous sommes sauvés !
Malgré cette mésaventure, nous ne quittons pas notre objectif d?audit et comme nous sommes dans le pays du marbre, nous partons une fois installée et après une bonne nuit de sommeil pour de la spéléo de luxe à la découverte des grottes emplies de cette jolie roche.

Vendredi 29 décembre, nous partons faire la traversée de Corchia, grotte incontournable de la région.
Nous nous garons à l?entrée de l?entrée touristique, fermée pour la période. Sylvain et Jean-Paul partent équiper 2 puits pour la sortie de la traversée pendant que le reste de l?équipe monte à pied chercher l?entrée supérieure. Celle-ci se situe derrière quelques maisons qui devaient servir aux carriers il y a plusieurs dizaines d?années. C?est étonnant de voir que ces simples maisons sont fournies d?escaliers et cheminées en marbre. L?entrée de la grotte se situe sur le flanc de la montagne qui offre une vue sur la ville, la mer et on devine même la Corse.
L?entrée est glaciale et nous rampons sous les stalactites de glace quelques mètres avant d?apercevoir le premier relai. La descente se fait tout en douceur et est facilitée par le fait qu?une partie de la grotte, notamment les mains courantes sont en fixe. Plusieurs puits et des désescalades sur des belles roches tout au long du canyon (sans avoir les pieds dans l?eau) et de vastes salles nous amènent jusqu?à un toboggan qui ne toboggue pas avant d?arriver au puits de la lame (car il part littéralement d?une lame) suivi d?un autre puits menant au dernier grand puits del portello avant d?arriver dans la partie touristique de la grotte qui effectue une boucle. Cette partie est éclairée et s?illumine au fur et à mesure que l?on avance. Lorsque l?on trouve la sortie de la boucle, on remonte donc la partie touristique, très chouette,  avec une série de longs escaliers jusqu?à l?entrée où nous bifurquons pour sortir par les puits équipés au préalable. 
TPST : 6h30

Samedi 30 : nous avons pris du retard sur notre programme mais nous partons à 7 pour passer l?après-midi à Aria Ghiaccia. Nous nous garons en bordure de route dans la neige et entamons une marche d?une petite heure en montée dans la neige, en passant par un tunnel. Nous traversons une exploitation de marbre et arrivons à l?entrée dans laquelle de la neige s?est engouffrée. Fabien part équiper sur les goujons italiens. Un enchainement de plusieurs puits, parfois déjà équipés nous permet d?arriver dans une jolie salle marbrée, la cavité est froide et humide mais nous ne reculons pas devant ces hostilités. Nous nous arrêtons au méandre conduisant à un puits pendulaire. La sortie nous offre une vue superbe sur la montagne enneigée éclairée à la presque pleine lune, au milieu des étoiles.
TPST : 3h30

Dimanche 31 décembre : Pour la Saint Sylvestre, nous choisissons d?aller voir Guaglio, grotte de marbre blanc encore active. La montée en voiture impose de mettre des chaines pour économiser quelques mètres de marche mais la montagne est coriace et nous oblige à se garer rapidement pour une montée dans le froid sur un GR pentu. Ce premier obstacle génère 2 abandons. Nous trouvons facilement l?entrée de la grotte avec le flair aiguisé de Sylvain (aidé de son GPS). L?entrée débute par quelques fractionnements en monopoint, une belle salle où le risque de chutes de pierre est omniprésent. Nous déjeunons d?une salade avec un reste de polenta délicieuse dans une grande salle avant de rejoindre la rivière. La cavité se poursuit dans le méandre formé par la rivière, les murs sont aussi blancs que la neige de la marche d?approche. Plus nous avançons, plus la cavité est humide et nous arrivons à l?obstacle qui engendrera 3 abandons, nous l?appellerons, « la salle de la douche ». Nous continuons donc à 5 dans ce joli méandre de marbre qui donne la sensation d?évoluer dans un lavabo géant. Nous n?irons pas beaucoup plus loin car nous sommes obligés de mettre des cordes là où il n?est à l?origine prévu qu?une désescalade. A court de corde, nous devons faire demi-tour au niveau d?une petite cascade.
Nous nous dépêchons dans la remontée car nous sommes trempés des pieds à la tête. 
TPST : 4h

Cela nous laisse le temps de préparer le réveillon et commencer la nouvelle année sereinement. Toasts de foie-gras, rôtis de veau sauce champignons et tagliatelles, fromages locaux et tiramisu préparé la veille arrosé d?un bon Prosecco enchantent une soirée gastronomique et très sympathique.

Lundi 1er janvier 2018 : pour le premier de l?an, nous allons nous balader dans une carrière de marbre proche d?Aria Ghiaccia dans la vallée pour se dégourdir les jambes et nous laverons les cordes dans le lago di Vagli au pied du gîte. 
Notre dernière soirée tous ensemble sera culinaire et savoureuse : pâtes fraiches préparées par Sylvain, sauce bolognaise mitonnée par Sam, sauce béchamel maîtrisée par Vass. Chacun apporte ses compétences : l?un épluche, l?autre émince, un troisième touille la sauce, pendant qu?un quatrième s?assure que personne ne manque carburant. Les cannellonis  sont ainsi farcis, gratinés et dégustés.

L?audit est validé. Les grottes de la région sont belles, grandes et valent le détour. Malgré les monopoints pouvant être déroutants pour notre formation française, la température faible et les descriptions approximatives, nous sommes ravis de ces découvertes souterraines.

Mardi 2 : départ matinal. Nous devons vider le gîte pour 9h30. Retour vers Paris pour 5 abimés, alors que 5 autres resteront en Italie happés par son charme et ses douceurs culinaires, 3 repartent à Rome et 2 restent dans la région du marbre. 
Si ce camp est représentatif de l?année à venir, les 12 prochains mois s?annoncent très agréables.

Bonne année 2018 à toutes et à tous !</description>
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<title>Neuvon fakir</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=915</link>
<pubDate>Sat, 16 Dec 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Fabien, Marina, Jean et Jef avaient prévu d?aller au Neuvon mais renoncent compte tenu de la météo. Jef profite de la réservation et c?est à 3 bourguignons qu?ils descendent. Surprise, les gours de la galerie de la porcelaine sont très bas voire à sec malgré la pluie et la neige qui tombent depuis 2 semaines et le niveau haut du Suzon à la station de mesure de Val Suzon. La cascade coule fort. RAS jusqu?au prédateurs. La rivière est forte, Jef estime le débit à 50 l/s. Nous cherchons un peu notre chemin, mettons 2 bouts de corde à 2 ressauts un peu délicats. Le boyau du fakir passe. On tente s?il est possible de passer par le haut mais le concrétionnement, magnifique, a tout bouché. On note qu?il est possible de faire sauter un plancher stalagmitique au-dessus de la fameuse étroiture du fakir. Le courant d?air va toujours vers le fond. Retour. TPST 11 h. Passage à la cabane de chasse pour boire un coup. Faut soigner la convivialité.</description>
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<title>Stage photo Villentrois</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=912</link>
<pubDate>Sun, 03 Dec 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cat et Jef ont participé au stage national de la commission audiovisuelle FFS. Une vingtaine de spéléos de tous horizons ont mitraillé dans les carrières de tuffeau de Villentrois (Indre), labyrinthe de plusieurs dizaines de kilomètres (30, 70 ??). Le samedi, 4 équipes se sont éparpillées et ont photographié au gré de leur inspiration, sous la direction bienveillante des cadres. Ils ont utilisé des flashs radio pilotés et tenté le light painting. Le dimanche, certains se sont défilés pour faire de la retouche d?image en restant douillettement au gite tandis que 3 équipes continuaient à se perfectionner.
C?était la 3° année que la commission audiovisuelle FFS et le CDS36 organisaient ce stage. Ces carrières sont idéales car pas trop éloignées de Paris (230 km), propres et riches en lieux photogéniques : galeries nettes ou encombrées de pierres, piliers, recoins, ruisseau recouvert de calcite, traces de pioches, musées de l?éclairage, de l?outillage, riche collection de pierres, machines diverses, restes de l?exploitation en champignonnière, il y a de quoi satisfaire tous les gouts. Les stagiaires avaient tous les niveaux (débutants, confirmés) et tous les matériels, du compact au reflex plein format, ils ont pu pratiquer avec les seules limites de leur imagination. La logistique était assurée par le CDS36, logement au gite rural de Lye, à 4 km des carrières, la restauration par Chantal M. Ambiance studieuse et joyeuse. On est repart plus compétents et avec des idées d?achat d?un nouvel appareil photo ;-)</description>
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<title>Combe aux prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=916</link>
<pubDate>Sat, 25 Nov 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le but de la sortie était de faire visiter la Combe aux prêtres à Véro, qui n?avait pas pu y aller depuis ses débuts à Abîmes, et de faire une sortie initiation pour Thomas. Elisa, quant à elle, n?avait jamais équipé une grotte auparavant sans être sous la responsabilité d?un cadre : une sortie de premières fois !

Départ le vendredi soir, trajet sous une pluie diluvienne jusqu?à une chambre d?hôte dégotée un peu loin de la grotte, mais pas trop chère et avec des hôtes très sympa et accommodants vu notre arrivée (très) tardive !

Le samedi matin, de bonne heure (mais pas trop) et de bonne humeur (ça oui), nous partons pour la combe aux prêtres. La pluie s?est arrêtée, nous avons bon espoir de faire une visite sympa. 

Petit bizutage pour Elisa qui doit équiper la vire et le P20 sous des araignées bien dodues (une seule selon la police, quatre selon les organisateurs), mais elle s?en sort avec une flopée d?injures dignes d?un adjudant de la Légion étrangère et pas mal de self control. Arrivés à la rivière, nous voyons 4 décimètres à l?échelle hygrométrique : on se trempe et on y va. Le niveau de l?eau et le débit sont bien élevés. Sur le pont de singe, l?eau arrive bien à mi-cuisse (pour Véro et Elisa, parce que pour ceux qui ont mangé normalement leur soupe quand ils étaient jeunes, c?était plutôt aux genoux), et la cascade est infranchissable. La grotte reste superbe, et nous en profitons bien. Au retour, nous constatons que le niveau de la rivière a grimpé d?un bon décimètre pendant notre visite.

Pleins d?espoir, nous laissons malgré tout la grotte équipée avec comme objectif de faire le réseau nord le dimanche matin.

Après une soirée tranquille et bien sympa à base de pâtes aux champignons et de bourgogne, nous repartons de bon matin le dimanche. Mais arrivés à l?échelle hygrométrique qui marque 6 décimètres, nous décidons de ne pas risquer d?être bloqués du mauvais côté de la châtière et rebroussons chemin. Thomas découvre lors de la remontée les joies de la lampe qui se met à clignoter alors que l?on est en train de tricoter tranquillement sur un fractio : un délice.

Au final une excellente sortie, dans une grotte qui vaut le détour. Et la prochaine fois, on essaiera de ne pas laisser les appareils photos au gîte !</description>
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<title>Spéléo humide dans le Doubs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=914</link>
<pubDate>Fri, 24 Nov 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le départ a eu lieu de Paris le vendredi soir, pour arriver en fin de soirée. L'objectif de cette sortie week-end était double : deux trous d'initiation pour les débutants de l'EEGC (Cécile, Mouna), et des grottes un peu plus compliquées pour les aventuriers d'Abimes ? ou les membres de l?EEGC les plus téméraires. La météo aura eu raison d'une partie de nos beaux projets. 

JOUR 1 : Douches dans le Doubs
Levés de bon matin, nous décidons au petit déjeuner de nous répartir ainsi : Nous allons tous ensemble repérer Vieille Herbe qui n'est pas loin du gîte. Premier constat en garant les deux voitures aux alentours de vieille herbe : le chemin est quelque peu gadoueux. Après une marche de dix minutes ponctuée de diverses presque chutes dans la boue, on arrive au trou. La pluie a bien travaillé et il y a une véritable cascade dans le puits d'entrée. L?équipe d?ABIMES se lance dans l?aventure humide. Au bout de 3 heures sous une pluie/cascade glaciale, la décision est prise. L?équipe fait demi-tour et retourne au gite pour se sécher, se réchauffer, et même dormir. Le froid humide ça pompe beaucoup.
Pendant ce temps-là, l?équipe de l?EEGC part faire sa sortie initiation bien au sec. Le peu de corde correspond bien aux attentes des jeunes recrues qui voulaient se remettre en jambe pour leur second WE de spéléo. Après 7 heures passées à Malatière (ils ont beaucoup visité), les voilà de retour au gite. Après une bière bien méritée, un mouvement est initié  pour aller à la douche et là, surprise, y'a plus d'eau chaude dans les douches. Quelques bières et une tartiflette plus tard  tout le monde va mieux, et on décide de tous aller voir les Ordons le lendemain. Et déséquiper Vieille Herbe pour les motivés de l?EEGC... Qui redoutent un peu le gel des cordes.

JOUR 2 : La Vieille a séché
Levés d'un peu moins bon matin, on arrive tous aux Ordons. Cette grotte comprend tout juste un
p7, une mini vire, et un p20, mais après : quelle surprise ! Sur 500m on voit des stalagmites partout
? des piles d'assiettes comme ils disent. Cette salle est particulièrement belle. L'endroit est à retenir pour des initiations. Une photo ou deux de groupe plus tard, on ressort. On est dans le Jura : il est temps d'aller acheter du fromage.
Après des pâtes arrosées de comté et de vin, Marina, Guillaume, et François partent déséquiper Vieille Herbe. Pendant ce temps-là, les autres s'activent pour nettoyer un peu le matériel. Au retour de l?équipe qui déséquipe Vieille Herbe, nous apprenons que plus une seule goutte d?eau ne tombe dans les puits d?entrée? Les boules?
Finalement, ce weekend se sera déroulé dans une ambiance très conviviale, avec une petite amertume de ne pas avoir  pu faire Vieille Herbe tranquillement. Maintenant on saura que quand il pleut, Vieille Herbe fau t pas y aller, et patienter.

Mouna &amp; Clement</description>
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<title>Journées d?étude du pôle enseignement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=919</link>
<pubDate>Sat, 11 Nov 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Chaque année au mois de novembre ont lieu les Journées d'Études du Pôle Enseignement de la FFS (commissions EFS, EFPS et EFC).

Ces journées destinées essentiellement aux cadres fédéraux, permettent de discuter des actions ayant eu lieu dans l'année, des problèmes rencontrés, de l'évolution des techniques de formation, de l'évolution des brevets, des interactions entre les commissions, des budgets, etc. Bref de discuter sur tout ce qui concerne l'enseignement et la formation.

Cette année les discussions ont surtout porté, pour l'EFS, sur les interactions entre l'EFS et le pôle développement de la FFS, sur les prérequis pour la formation initiateur, sur le recyclage des cadres, la pratique en milieu scolaire secondaire, la formation instructeur, la procédure d?allègement par équivalence du moniteur.

Les points à retenir concernant la spéléo sont qu'un diplôme de secourisme sera requis pour s'inscrire en formation initiateur, que les cadres ne seront validés actif que sous réserve de &amp;quot;recyclage&amp;quot; tous les 5 ans maximum (participation à des stages fédéraux, suivi d'une stage spécifique de recyclage, etc.).

Gaëtan</description>
</item>

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<title>initiation en Côte d'Or</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=910</link>
<pubDate>Sat, 04 Nov 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La Combe aux Prêtes et le système de failles de &amp;quot;Roche-Chèvres&amp;quot;

Nous étions 3 novices accompagnés par deux cadres Gaëtan et Fabien.
Carol n'avait jamais fait de sortie et moi Sébastien, c'était ma deuxième au même endroit quant à Simon il a débuté en septembre mais a multiplié les expériences.

Ce fut un grand bonheur pour moi d'être avec Gaëtan et Fabien deux cadres de l?association et de pouvoir profiter de leur expérience pour ma seconde sortie à la Combe aux Prêtres.
Après le pont de singe Carol est repartie vers la sortie avec Gaëtan et guidé par Fabien, avec Simon nous avons pu parcourir la &amp;quot;Cascade&amp;quot; &amp;quot;Le Labyrinthe&amp;quot; et le &amp;quot;réseau Ben&amp;quot; 
Le soir avec quelques douleurs au genoux nous avons eu en plus une formidable raclette...

Voila deux petites vidéos :
&lt;iframe width=&amp;quot;640&amp;quot; height=&amp;quot;360&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/PcC04lyleh8&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; gesture=&amp;quot;media&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;iframe width=&amp;quot;640&amp;quot; height=&amp;quot;360&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/qK0jTcsUX1Y&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; gesture=&amp;quot;media&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Le dimanche matin après une nuit réparatrice et un réveil convivial dans la famille de Fabien, ce dernier nous conduit Simon et moi dans un système de failles à 150 mètres de chez ses parents.
La grotte de Roche-Chèvres commence par une formidable étroiture suivie d'un parcours tout aussi étroit et semi inondé dans des méandres taillés par la rivières.. Magnifique ! 

3 vidéos de la Roche aux Chèvres le dimanche 5 pendant 1 heure
&lt;iframe width=&amp;quot;640&amp;quot; height=&amp;quot;360&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/E3vmTXaY-5w&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; gesture=&amp;quot;media&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;iframe width=&amp;quot;640&amp;quot; height=&amp;quot;360&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/gHFxJZxTEAU&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; gesture=&amp;quot;media&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;iframe width=&amp;quot;640&amp;quot; height=&amp;quot;360&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/bZm7LUWqXUU&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; gesture=&amp;quot;media&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;

Après ce week-end, en tant que débutant je serais content que soit organisé des sorties mensuelles au viaduc pour devenir plus autonome sur corde aussi si jamais ça vous dit d'y aller un samedi matin en décembre ?

Sébastien L.</description>
</item>

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<title>Sur les pas de Trinita</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=908</link>
<pubDate>Sat, 28 Oct 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Quand la spéléo rencontre la grande histoire. L?Histoire avec un grand H. Un H comme Hill, Terence Hill, et son comparse Bud Spencer ;)

Et oui, aujourd?hui, nous allons faire un tour à l?Inghiottitoio (on prend sa respiration avant de prononcer svp) di Camposecco, sur le plateau du même nom, où certains des plus fameux Western Spagetti ont été tournés, dont notamment la série des Trinita (&lt;a href=&amp;quot;https://youtu.be/fCaR_P0JRKk&amp;quot;&gt;petit lien pour les fans &lt;/a&gt;)

Voilà, après ce moment de culture avec un grand K, place à la spéléo, mais au moins, vous vous coucherez moins bêtes ce soir?

On commence maintenant à avoir l?habitude, rdv le dimanche matin.
Nous serons 7, nous repartons après un bon café à deux voitures sur la « route » qui mène de Camerata Nuova à Camposecco, 500 m plus haut en altitude. Il n?y a pas à dire, c?est plus facile à passer en 4x4 qu?en C3, mais au final, on profite des couleurs de l'automne et on se retrouve sur la grande plaine du plateau et on se gare pas très loin de l?entrée (marche d?approche, 30 secondes).

Nos amis italiens sont déjà venus la semaine précédente et les cordes sont en place pour le début de la cavité. L?objectif du jour est de continuer la descente et de (re)faire en même temps la fiche d?équipement (scheda d?armo pour les italianophiles). Car, oui, la description oublie d?indiquer un bon nombre de ressauts/puits? nos ancêtres spéléo étaient soit beaucoup plus forts que nous, soit beaucoup plus fou (soit les deux en même temps) pour descendre ça en libre.

Bref, on se lance dans la grotte.

Quelques petites descentes, et c?est le premier grand puits, un P22. En tant que photographe officiel de la sortie (on fait ce qu?on peut pour occuper le temps pendant que d?autres réfléchissent, équipent et plantent des goujeons), je sors l?appareil pour tenter quelques clichés. Pas facile de se faire comprendre en italien, mais finalement, ça va.

On continue et les petits obstacles s?enchainent. Un beau P10 avec une lucarne au milieu nous rapproche de la série d?étroitures à -100.

Pendant quelques années, la première étroiture était la fin de la grotte. Maintenant, elle a été « élargie ». Suit quelques mètres plus loin une autre étroiture, elle aussi élargie, et beaucoup plus facile. Ce qu?avait oublié la topo, c?est la troisième étroiture perverse qui est juste derrière, et qui, en tout cas pour moi, ne le laissait justement pas passer, mon derrière. Mais bon, après une tentative tourné sur ma droite, puis sur ma gauche, le troisième essai par la droite est le bon.

On s?arrêtera 10 plus loin? Les cordes prises pour la descente ne vont plus et il est l?heure de remonter pour ne pas se mettre en retard par rapport au timing, il faudra revenir pour continuer l?équipement et espérer atteindre le fond, à -400. On en est à -100 et quelques mètres pour l?instant, c?est pas gagné ! Cela étant, l?enchainement d?un P60 et d?un P48 quelques décamètres plus loin fera s?accélérer la vitesse de descente.

La remontée est sans problèmes, et, les étroitures vaillamment franchies, plus rien ne nous arrête jusqu?à la surface.

Il fait nuit, et la redescente vers la civilisation se passe bien. On s?arrête même à un troquet, où les piliers de bar officiels sont intarissables sur les films qui ont été tournés dans le village et sur la montagne (enfin, c?est ce que nous traduisent nos amis, personnellement, j?étais loin de tout comprendre).

Sylvain</description>
</item>

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<title>Cavottes & Ordons</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=911</link>
<pubDate>Sat, 21 Oct 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Premières impressions spéléologiques lors d'un weekend dans la grotte des Cavottes.

La sortie parfaite pour un premier pas dans les entrailles de la Terre. Petit groupe : deux débutants, dont l'un s'est déjà rôdé à flancs de montagnes et l'autre, moi, qui ne connait des grottes que leurs noms, accompagnés par deux vétérans aussi expérimentés que pédagogues. Les compliments en introduction, ça pose des bases solides.

En spéléo, on ne collectionne pas les heures de sommeil. Départ en soirée de Paris pour le Jura, peinardement installé à l'arrière d'un camion. Entre le fromage et la bière, on échange détails et points de vue sur nos vies et celles des autres (la pêche au bar, la triste mort de nombreux plongeurs souterrains, l'acceptation partagée qu'un maquereau, c'est con) pendant que la route défile dans le noir.

Arrivée balbutiante en deuxième moitié de nuit dans le village de Montrond-le-Château. Le &amp;quot;gîte spéléo&amp;quot; s'ouvre à nous et le temps d'une clope suffit pour que je retrouve ce beau monde endormi. Je m'installe dans un concert de ronflements sous la voûte de pierre du dortoir avec l'idée que demain, les photos pendues aux murs de la cuisine, on fait les mêmes en mieux.

Réveil. La première difficulté, en spéléologie, c'est de trouver à manger pour le matin quand les provisions manquent (oui, déjà). La mégapole de Montrond-le-Château ne permet pas, sans connaître les ficelles, de se sustenter à loisir. Le klaxon de l'épicier ambulant hurle depuis la rue voisine, petit déjeuner raté. Que diable ! C'est sans compter sur l'ami Kevin qui me traine jusqu'au village voisin, quelques euros en poche, détrousser l'aimable boulanger de tous ses petits pains. Le ventre plein de temps perdu, on revêt l'habit et le baudrier. 

Un autre groupe partage le projet d'une visite de la grotte des Cavottes, que l'on rejoint pour le départ. Quelques habitants tournent le cou devant la vision pittoresque de cette bande de spéléo cheminant dans le cliquetis régulier des mousquetons. La franche camaraderie semble de mise chez nos nouveaux ami(e)s. Ça relaxe avant la descente, quelques bonnes blagues. D?ailleurs, quelle différence entre une chute de deux mètres et une chute de deux-cent mètres ? Dans le premier cas, on entend paf, puis le cri. Dans le deuxième, on entend le cri, puis paf. Je ris jaune (pâle, couleur calcaire).

Arrivée en fin de matinée au départ des Cavottes. Une bouche ouverte de pierre nous avale et je prends mon temps, en aliment difficile à digérer, pour rejoindre la première grande salle. La bile glaiseuse accroche aux bottes et les parois glissent. Mais c'est beau, c'est magnifique, c'est le début. Tout ce fatras de sac et de corde ne fait pour l'instant que peser sans valeur, ça encombre et ça gène le porteur débutant qui prend tout juste conscience du volume de son corps. La paire de fesses qui me devance se propose de m'aider et je dis oui, je dis merci. Délesté, j'avance dans l'obscurité du karst humide, mes bras tâtonnent comme les antennes d'insectes sur un savon de Marseille.

Pour une initiation, on est servis. La descente se poursuit en rampant jusqu'au premier puits. Histoire de bien revivre sa naissance, c'est par un trou de largeur d'épaules que l'on ressort, agrippé à la fine corde de tissu, dans un espace de vide monumental. Les jeunes épeires tremblent-elles en se laissant choir du berceau familial ? Moi oui. Le descendeur surchauffe et m'entraine vers un sol où ceux déjà présents semblent vivants. Cool. Des jambes en coton devraient être moins lourdes à porter pour la remontée... 

Tandis que l'on déjeune assis sur des pierres froides, nos faisceaux peignent les murs de lumière et s'arrêtent parfois sur un aspect particulier de l'architecture souterraine. Les secrets révélés de la grotte nous font jacasser comme des poules. Les voix brisent le rythme du goutte-à-goutte. On parle de l'eau, ouvrière de salles millénaires, de failles gigantesques et dont la présence, aujourd'hui, n'est perçue qu'au travers de quelques résurgences faiblardes. C'est pourtant cette eau qui, années après années, a sculpté ce vaste endroit où les miettes de mon sandwich vont sécher pour l'éternité en illustres symboles de la fragilité du vivant. Ça biche. 

Gael C.

Dimanche 22 octobre : Les Ordons

Nous partons à pied du gite avec nos collègues du SC Touraine. Après une petite errance dans les bois liée à notre facétieux GPS, nous atteignons l?entrée. Kevin équipe le premier puits sous nos regards vigilants, le SCT le puits suivant. Murphy, toujours farceur - loi de Murphy : « Tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera nécessairement mal. », voir wiki ? éteint la lampe de Jean au sommet du puits (piles HS) et on lui monte la lampe de secours de Jef. La suite est une classique balade tranquille où on fait des photos et on s?émerveille. C?est plus beau que les Cavottes mais plus court.
Retour au gite. Rangement, nettoyage du gite et du matériel. Long retour vers l?Ile de France, avec pause casse-croute. C?est assez inhabituel d?avoir l?impression d?être en classe affaire : à l?arrière du Van de Kevin, on a une tablette et de la place pour étendre ses jambes. Cool ! C?est un van Mercedes ;-)

Jef</description>
</item>

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<title>Initiation en Italie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=905</link>
<pubDate>Sun, 08 Oct 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Rome a l?avantage, au contraire de Paris (ou Issy les Moulineaux), d'être beaucoup plus proche des zones à cavités naturelles. Ce qui permet de faire un aller-retour + grotte dans la journée.

C?est d?ailleurs notre programme, avec la visite de la grotte Punta delle Stretti, aux environs d?Orbetello. L?environnement est superbe, avec un double lido qui relie « l?ile » du Monte Argentario (qui n?en est plus une donc) au « continent », avec salines et flamands roses. C?est sur l?île que se trouve la grotte.

La partie que allons parcourir est totalement horizontale, à peine quelques mètres au dessus du niveau de la mer. L?eau n?y est pas salée, mais peu s?en faut. Encore un peu de réchauffement climatique, et voilà...

L?entrée se fait par un tunnel ferroviaire désaffecté creusé dans les années 1840. Depuis, le lieu a servi un temps de restaurant ou assimilé, mais est désormais à l?abandon. C?est d?ailleurs grâce à ce tunnel que la grotte a été découverte. C?est assez étrange de rentrer dans une grotte en passant par une porte vitrée?

On s?enfonce dans le tunnel et une centaine de mètres plus loin, un passage sur la droite donne accès à la cavité. La présence de bouées donne le ton sur ce que l?on va rencontrer.

En effet, la première salle est un grand lac, qui se passe en vire sur la droite. On admire l?eau limpide et les effets de lumière pendant que certains se fatiguent sur la vire. Il faut dire que nous profitons d?une initiation organisée par nos amis italiens pour faire cette grotte, ce qui nous permet de voir les techniques d?encadrement italienne à l??uvre.

Au bout du lac, un deuxième passage en vire, avec accès par une petite chatière en hauteur, remet les novices en action (et en sueur). Vass profite d?une (vieille) échelle métallique qui traine dans le coin pour créer un raccourci qui sera bien apprécié.

La suite est une galerie confortable, parfois un peu basse, et bien concrétionnée, toujours avec l?eau affleurant au sol. Un nouveau lac, passé en vire par la gauche, mène à la suite et au fond de la grotte (non sans passer par une zone où des minioptères sont présents, silence et discrétion de rigueur). Enfin, je dis le fond, mais en fait c?est la base de puits et la jonction avec une autre cavité qui s?ouvre une vingtaine de mètres plus haut dans la garrigue, permettant de faire une traversée (selon la description, c?est tendance très étroit comme parcours, cette deuxième cavité).
Nous, nous restons dans les « vastes » espaces de Punta delle Stretti pour aujourd'hui.

Une fois le fond atteint, le retour est rapide, et on sort en plein soleil, sous une température plus qu?estivale (on est dans le sud hein !) somme toute très agréable !

Comme on finit tôt en plus, ça nous permet même de faire un peu de tourisme dans le coin. Quel changement !

Ce fut rapide, mais joli. On aime les dimanches comme ça :)

Sylvain</description>
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<title>JNSC</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=906</link>
<pubDate>Sat, 07 Oct 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Compte rendu des journées nationales de la spéléo et du canyon (JNSC) organisées par le CDS91 au viaduc de Bure sur Yvette.
Profitant d?un samedi calme ou rien ne se passait, j?appelle Marina pour lui proposer d?aller se promener. Sa réponse fut positive et même fructueuse, car elle me proposa d?aller traîner nos guêtres au viaduc des Fauvettes de Bures sur Yvette car un bruit racontait qu?une JNSC s?y déroulait.
Arrivant sur place vers 15h30, nous remarquons au loin un groupe de personnes proche de la rambarde du viaduc. C?est en s?approchant que nous découvrîmes avec plaisir qu?une tyrolienne avait été installée.
Plus loin se trouvait le reste des personnes et activités prévues pour ce jour-là.
Il y avait donc en plus de la tyrolienne, une grande vire dans les arbres, deux cordes pour l?initiation à la progression, un des grands puits avait été équipé, et d?autres activités que je n?ai pas vu en détail.
La surprise a été de croiser Fabien qui, de par son amour de la spéléo et des enfants, avait décidé de prêter main forte pour veiller au bon déroulement de cette journée.
Voila, nous avons donc pu nous dégourdir les jambes et satisfaire quelque peu notre envie de spéléo tout en étant resté parisien pour le WE. Merci au CDS91 et a tous les organisateurs de ces JNSC.
Clément N.</description>
</item>

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<title>Aménagement du local matos</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=903</link>
<pubDate>Mon, 11 Sep 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après 25h d'efforts à 2 ou 3 personnes le nouveau local matériel est maintenant quasi totalement fonctionnel.
Faites-en bon usage.

Gaëtan</description>
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<title>Stage PAS CDS93</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=907</link>
<pubDate>Sat, 09 Sep 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Toujours soucieux de me perfectionner, j?ai profité du stage PAS (Prévention Auto Secours) du CDS93. Et j?ai pu ainsi visiter le spéléodrome de Rosny sous Bois.
Encadrés par Fabien F., Nathalie et d?autres, nous avons révisé les conversions avant d?apprendre la réchappe sur n?ud de cabestan (montée, descente), les n?uds de Prussik, français, Machard, tressé (en montée). Puis le dégagement d?équipier par le bas par les méthodes pédale crollée et coupé de corde.

La pluie nous ayant chassé dans le puits, nous avons simulé un déclenchement de secours et point chaud.

Faute de temps, Fabien nous a fait des démos de dégagements d?équipier par le haut, balancier espagnol, pédale italienne et micro traction.

Journée sympathique pour 12 spéléos motivés. Inutile de préciser qu?il faut répéter souvent ces exercices pour pouvoir les mettre en place efficacement sur le terrain.</description>
</item>

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<title>Igue de Fontille</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=901</link>
<pubDate>Fri, 18 Aug 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La famille Depin étant en Corrèze et moi dans le Lot nous décidons de faire une cavité en commun.
Le choix se porte sur Fontille que personne ne connaît.
La cavité est connue depuis fort longtemps mais l'entrée historique se trouve dans un tunnel SNCF de la ligne Paris/Toulouse. Cette entrée était donc interdite.
Heureusement une nouvelle entrée a été récemment ouverte pour permettre l'accès permanent.
N'ayant pas plus d'info sur cette entrée et la cavité elle-même, nous avons finit par entrer en contact avec les spéléos corréziens travaillant sur la cavité qui nous ont donné tous les renseignements nécessaires pour notre visite (merci à Thierry C. et Thierry M.).
Fort de toutes ces données, nous (famille Depin moins un lâcheur ;) , mon frère et moi) nous retrouvons de fort bon matin (11h45 !) sur le parking non loin de l'entrée. Celle-ci est localisée très rapidement.
On déjeune à l'extérieur et nous voilà parti.
L'entrée est un puits d'une très petite dizaine de mètres, suivie par un passage étroit mais qui passe bien qui mène rapidement dans un gros volume entre Fontille I (à droite) et Fontille III (à gauche). Nous commençons par cette dernière partie qui est la plus longue (environ 800m ?).
La progression se déroule sans grande difficulté dans un &amp;quot;méandre&amp;quot; fort concrétionné et très haut entrecoupé de quelques obstacles, équipées en fixe, qui ne posent guère de problèmes. Peu avons le font on passe devant le départ de Fontille IV qui semble assez étroit. 2 courageux s'y engage mais font rapidement demi-tour.
Retour tranquille et rapide vers l'entrée où vu l'heure peu avancée nous décidons d'aller visiter Fontille I, jusqu'à la voûte du tunnel SNCF, soit environ 200m dans de gros volumes avec de jolis gours et dans une ambiance moins chargée en CO2 que dans Fontille III. La progression est coupée par une énorme coulée de calcite qu'il faut équiper. Courte échelle pour les 2 premiers afin de poser la corde pour la montée et la redescente de l'autre côté de l'obstacle. L'équipement ayant été conçu pour une progression de Fontille I vers Fontille III, les points ne sont pas idéalement placés pour la descente mais avec un peu de tricotage on arrive rapidement à une étroiture assez sévère qui nécessite le retrait du harnais pour 2 d'entre nous ... La voûte du tunnel SNCF est ensuite rapidement atteinte. Celle-ci est suivi d'un lac barrant la route vers Fontille II. Notre visite s'arrête ici et nous retrouvons rapidement la lumière du jour un peu avant 18h.

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>C 226 - Sima Grande</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=902</link>
<pubDate>Fri, 04 Aug 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>CR C226 vendredi 4 aout 2017
Participants : Michel Douat, Joël Danflous, JF &amp; B Balacey
L?ARSIP ayant besoin d?un peu de main d??uvre, nous profitons de cette sortie de dés-équipement de ce gouffre pour voir de beaux puits. Exploré jusqu?à ?462 et sa jonction avec la Pierre, il n?a pas tenu ses promesses de découverte d?une nouvelle rivière attendue entre les autres (voir ARSIP n°18 2002 ? 2016 pages 88 à 92). Tout ce qui restait à voir dans ce gouffre ayant été revu pendant ce camp AMALGAME 2017, il faut donc finir de récupérer le matos de -150 à la surface. Une belle succession de puits et ressauts (P71, E7, R4, P13, P26) nous mène sans souci au sommet du P32 que Joël déséquipe seul, comme le reste. Bien lestés de cordes et autres, nous pouvons prendre le temps de profiter du paysage et de ramener photos et vidéos. TPST 3 h 30. En surface, avec Alain et d?autres, nous ramenons tout cela aux voitures, à près d?une heure de marche facile dans le lapiaz et les prés. Encore une cavité terminée, qui s?ajoute aux 444,075 km recensés par l?ARSIP au 1er janvier 2016 (voir ARSIP n°18 2002 ? 2016 pages 275 à 284)...</description>
</item>

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<title>Pierre Saint Martin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=900</link>
<pubDate>Wed, 02 Aug 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>CR mercredi 2 aout 2017. Pierre Saint Martin. Alain, Jef, Benoit.
 
Jef ayant sollicité Alain depuis mai, celui accepte de nous cornaquer dans la Pierre. Avec l?autorisation des autorités ARSIP (Michel Douat), nous déposons ce visa d?entrée dans le tunnel EDF à l?auberge de Sainte Engrace avant de monter au parking n°2 avec la voiture d?Alain. Suis une bonne montée à pied chargé jusqu?à la cabane Dominique Prébende qui remplace la défunte cabane EDF. Un groupe de spéléo se prépare mais nous pénétrons avant lui dans le tunnel à 9 h 30. Petit détour par Arpidia qui coule peu. Ayant fait la visite touristique le lundi, nous ne sommes pas surpris par la grandeur de la salle la Verna que nous dépassons par le chemin bétonné qui mène aux installations de captage de la SHEM. Passant sous la barrière, nous remontons la rivière en basses eaux par des vires faciles. Puis c?est une longue succession de passages que Jef redécouvre après ses visites des années 80. Passage en ramping le long de la rivière. Longue traversée de la salle Chevalier. Montée de 10 m entre blocs avec corde à n?uds. Alain maintient une allure soutenue et nous enlevons une épaisseur pour ne progresser qu?avec le haut de sous combi tant on chauffe malgré l?ambiance fraiche. Le cheminement est loin d?être évident malgré le balisage fluorescent complété de rubalise par place, rubalise que nous ajoutons pour améliorer la visibilité du trajet. Il faut souvent monter ou descendre sur des sentiers peu tracés, parfois avec des cordes, le plus souvent sans alors que des vides jusqu?à 15 m sont proches. Autant dire qu?il faut avoir le pied sur et qu?il faut être vigilant à chaque pas pour s?assurer que le point où on pose le pied ne va pas céder ou glisser. C?est intense et engagé malgré le peu d?obstacles verticaux, une verticale de 10 m et un ressaut dit Gibraltar à l?entrée de la salle Lépineux. Cela s?apparente à de la marche dans des éboulis en montagne, on a bien du monter et descendre 300 m. 
 
Nous montons en haut de la salle Lépineux, montée bien raide pour tenter d?apercevoir le puits Lépineux, vague ombre entr?aperçue malgré nos puissants faisceaux spots. Au passage, nous avons un instant d?émotion devant les vestiges de l?accident de Loubens, inscriptions sur les rochers, civière sur laquelle il a été enterré en 52 avant d?être remonté en 54, poutrelle avec poulie utilisée pour dévier le câble du treuil. Il reste aussi une batterie d?auto et des câbles de tournages de films. 
 
Repas à 13 h 30 avant d?être rejoint par l?autre groupe spéléo. On repart bientôt vers le tunnel, toujours en cheminant de façon parfois incertaine et en mettant du rubalise. Nous croisons 2 anglais qui repère le trajet avant de faire la traversée via la Tête sauvage (voir dans notre bibliothèque le hors série 2014 ARSIP info  ? les traversées du réseau de la Pierre Saint Martin ?). Pour finir notre balade, nous descendons à la plage de galets, au fond de la salle la Verna, pour mieux apprécier son volume, pour la plus grande joie des touristes, 70 m plus haut. Sortie à 17 h 05 soit TPST 7 h 35. Retour vers nos foyers.
 
Au final, une balade peu technique mais soutenue qui nous a bien fait (re)découvrir la grandeur de la Pierre. Notre randonnée d?une journée était aisée en comparaison des explorations des découvreurs qui ont parcouru jadis ces grands volumes avec leurs équipements d?alors dont leurs faibles éclairages. Merci à l?ARSIP qui facilite ces visites et à Alain qui nous a guidé.</description>
</item>

<item>
<title>Semaine dans le Vercors</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=904</link>
<pubDate>Tue, 01 Aug 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ de Paris en soirée le 31 juillet. Arrivée au gîte La Maison de l?Aventure à La-Chapelle-en-Vercors peu après minuit.


Notre semaine d?activités commence donc le lendemain matin. Objectif de la journée : le Scialet du Trisou. Un mois plus tôt, notre échec à trouver l?entrée du trou dans ce bras de forêt rocheux qui borde la route nous avait laissé sur notre faim. Cette fois bien décidés à mener à bien notre mission, mieux renseignés et armés de sept kits, nous commençons à équiper autour de 10h30. Les premiers puits s'enchaînent alors sans difficulté, malgré un passage particulièrement étroit pour l?un d?entre eux. Nous arrivons ensuite dans une série de méandres et d?oppositions acrobatiques, pour lesquelles nous n?avons pas pris de cordes, qui ralentissent notre progression. Certains passages un peu techniques atteignent jusqu?à 15 mètres sous pieds. Le temps passe, vers 15h30 nous arrivons au puits de la douche. Épuisés par les gymnastiques précédentes et nos kits, nous décidons de laisser les cordes en place, rebrousser chemin et finir la descente le lendemain. Sortie du trou à 18h30.


Mercredi matin, de nouveau prêts à affronter le Trisou, nous entamons à 11h la descente cette fois rapides et légers. D?ailleurs nous atteignons très rapidement et sans encombre notre point de retour de la veille, cette fois en forme pour continuer. Julien équipe le puits de la douche. Plus qu?une douche, il s?agit en fait (le jour de notre passage du moins) d?une fine pluie cécitante et d?embruns qui viennent légèrement incommoder la descente et la remontée.

Une fois en bas nous constatons que la couleur de la roche a changé, elle est noire et semble calcinée. Pour cette raison, la seconde partie de notre exploration du Trisou nous a été extrêmement agréable. Quelques méandres les pieds dans l?eau, quelques vasques à enjamber et enfin un puits. Là nous arrivons à une série d?oppositions physiques. Nous abandonnons les kits pour continuer à progresser. Voyant que nous n'arriverons pas au fond, nous faisons demi-tour aux alentours de 17h30. Le temps de déséquiper, nous sortons vers 20h30.


Après ces deux journées éprouvantes au Trisou, nous décidons pour le jeudi de faire une traversée de ?remise en forme? : Fenêtre 4 Grotte Roche. Deux cordes suffisent. Nous débutons aux alentours de midi par une marche d?approche en côte d?une vingtaine de minutes. Le sentier surplombe la route de montagne et mène directement à l?entrée de la grotte. Dès les premières minutes nous avons pu constater que s?attarder dans certaines étroitures pouvait rapidement devenir très inconfortable : en cause la forte ventilation et l?humidité de la grotte. Malgré qu?elle soit très fréquentée par les guides et touristes, l?exploration de cette Fenêtre 4 Grotte Roche nous a été très agréable notamment pour son passage égyptien, une progression de côté, le labyrinthe (qui porte bien son nom, nous n?avons pas trouvé l?issue) et enfin une sortie magistrale, dans le lit de la rivière sous une magnifique arche rocheuse de plusieurs dizaines de mètres de haut. Petite journée donc avant d?attaquer la grotte des Ramats prévue le lendemain.


Vendredi réveil tôt le matin. Préparation du matériel pour aller explorer la grotte des Ramats.  L?entrée se trouve sous un arbre, dissimulée au milieu d?un encaissement de blocs de pierres qui descend sur 150m jusqu?à la route. Nous commençons tranquillement l?exploration de cette grotte principalement horizontale jusqu?à des étroitures inondées. Nous devons alors user de ruse pour passer certaines de nos affaires sans les ?noyer?. La grotte est de plus en plus boueuse, et la progression de moins en moins évidente jusqu?à la salle des n?uds : labyrinthique comme son nom le suggère. Après avoir tourné en rond une bonne heure et demie nous avons eu la très mauvaise idée de nous engager dans une chatière totalement submergée. Il était de toutes façons l?heure de rentrer, boueux et mouillés de la tête aux pieds.


Dernier jour de la semaine, retour à Gournier. Cette grotte que nous avons déjà explorée à plusieurs reprises est toujours une sortie agréable et parfaite pour pré-laver le matériel rendu boueux la veille. Avec l?accord d?un BE sur place nous empruntons une embarcation pour faire la traversée du lac à l?entrée sous le regard amusé des touristes. Une fois la main courante équipée puis traversée, la longue marche escarpée faite, les néoprènes enfilées et le trou de l?entrée 1 descendu, nous voilà dans la rivière souterraine. Un moment plein de nostalgie dans ces vasques d?eau claire et transparente, dans ces longs couloirs de roche que nous connaissions déjà. Les escalades sur barreaux et les passages d?opposition s'enchaînent ensuite : les bras en prennent un coup. Enfin, épuisés de notre semaine nous faisons demi-tour juste avant la cascade de douze en essayant sur le trajet inverse, de profiter le plus possible de cette dernière journée et de la rivière souterraine.


Séjour terminé, plein de bonnes surprises, de perfectionnements et de nostalgie. Il ne nous reste plus qu?à laver le matériel, lover les cordes et rentrer à Paris.</description>
</item>

<item>
<title>Le Furon (partie basse)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=896</link>
<pubDate>Sun, 23 Jul 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C?est cette fois une grass?mat? que nous nous offrons pour cette deuxième et dernière journée. Le soleil a remplacé les nuages noirs qui nous menaçaient la veille. Le programme est limité par la météo du jour précédent et finalement, c?est au cours d?un petit déjeuner on ne peut plus agréable que nous décidâmes de nous orienter vers le Furon. Petit bain de soleil et petit café nous donna l?entrain pour préparer à nouveau notre matériel dans un calme apaisant.
11h, nous sommes sur la place à Sassenage où l?arrivée de notre sortie attend notre départ. Niveau d?eau vérifié, tous les feux sont au verts, la petite vingtaine de minutes de la marche d?approche peut commencer. Nous nous enfonçons sur un chemin bien balisé ou garde-corps et béton se mêlent aux chemins de terre. Nous rejoignons la rivière quelques mètres en contre bas et entamons notre descente.
11h30, nous descendons et bien en contraste de la veille, nous ne croisons personne. Quelques curieux nous observent depuis le chemin dominant parfois la rivière. Celle-ci nous offre un spectacle majestueux par la largeur de son lit et de ses cascades. Petits siphons, petits ressauts, petites cascades s?enchaînent joliment en harmonie naturelle avec son environnement. Les arbres grandissent sur les rochers et pourtours, la mousse recouvre le reste tandis que les galets donnent un tapis de nuance de gris mariant les tons de la forêt dans l?ombre des arbres.
13h, nous retrouvons la petite place après avoir escaladé un muret pour sortir de la rivière. De nombreuses familles occupent maintenant le terrain. Nous sommes observés et ce n?est pas sans difficulté que nous parvenons à nous changer avec pudicité.
Nous retrouvons maintenant la voiture pour le reste de la journée. Nous pique-niquâmes brièvement devant la cabane avant de repartir pour Issy-les-Moulineaux. Vassilissa nous attend sur le chemin du retour. De Lyon à Paris, sa curiosité n?a laissé aucune seconde de notre sortie dans l?inconnue. Nous sommes maintenant ressourcés pour la semaine, la tête pleine de souvenirs et préparant déjà la sortie prochaine.

JC</description>
</item>

<item>
<title>Les Ecouges 1 et 2</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=895</link>
<pubDate>Sat, 22 Jul 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Il y a de nombreuses semaines que la sortie est programmée et pendant ce temps, l?équipe finale se dessina. Le 21 Juillet à 18h, Sébastien, Yannick, Gwénaëlle, Clément, président Sylvain et Jean-Charles se réunirent et prirent la route avec le minibus de l?équipe féminine de football, en direction de l?Isère où Les Ecouges les attendaient. 6 heures de route plus tard, les 6 trouvent leur lieu de résidence pour le week-end, une petite cabane en bois dans le jardin de Marie. Petite, car il ne fait aucun doute qu?il y a plus de surface de lit que de surface de sol. Mais les 6 ne sont pas venus là pour ça, ils le savent, la montagne les attend. Il est 1 heure du matin, soucieux d?être en forme, c?est en quelques minutes que l?équipe se coucha. Le réveil programmé à 7h30, ce sera sans lui qu?ils se lèveront face à l?impatience de découvrir ou redécouvrir ce canyon si réputé. La grippe des jours précédents de Sylvain ne l?arrêtera pas. De toute façon, vu le niveau de bêtise de Sébastien, tout le monde sait qu?il est en forme pour deux.

9h, nous reprenons la voiture pour rejoindre le départ cette fois. Sur une route sinueuse, nous croisons la cascade de 65 mètres qu?il nous faudra dominer quelques heures plus tard. Pour certains d?entre nous, il s?agira d?une première, le ton est maintenant donné. Nous ne serons alors qu?à mi-chemin, il nous faut donc continuer notre ascension. A l?issu d?un tunnel d?un autre temps, nous trouvons le parking du départ.

10h, nous sommes équipés, le niveau d?eau vérifié, c?est sans hésitation qu?on enjambe la glissière de la bordure d?un pont, pour rejoindre le lit de la rivière. Et quelques minutes plus tard, la première cascade de 9 mètres se présente à nous. Sébastien et Jean-Charles ont les cordes. Mais Sébastien, préféra laisser Jean-Charles équiper (ndlr : mensonge ! Sébastien a équipé la première et JC la deuxième). N?ayant pour unique expérience de canyon, un stage perf. effectué quelques mois plus tôt, c?est avec hésitation qu?il aborda l?équipement de la vire. Et finalement, malgré un petit désordre autour du point d?amarrage, tout le monde passa en quelques minutes. Mais cette révision faite a permis de gagner du temps car nous équipâmes à trois, le reste du week end. Les cascades s'enchaînent 12, 10, 13, 25? mètres, la vallée se découvre petit à petit jusqu?à cette avant-dernière de 12, nous déposant à quelques mètres de celle de 65. Le spectacle est somptueux, impressionnant, tout le monde profite de ce paysage à couper le souffle, le temps de choisir l?amarrage que nous utiliserons quelques minutes plus tard. La descente en deux temps fut époustouflante, de quoi creuser l?appétit.

13h30, nous rejoignons le départ des Ecouges 2, et nous apercevons déjà des groupes de BE partir devant nous. Nous le savons, si nous avons été presque seuls durant l?intégralité des Ecouges 1, il ne pourra en être de même pour la deuxième partie. Nous prenons le temps de déjeuner au bord d?une petite cascade en dévers, offrant le bruit apaisant du ruissellement de l?eau sur la roche et le spectacle de la végétation abondante l?encadrant.

14h30, nous sommes à nouveau équipés pour entamer la deuxième partie. Beaucoup plus ludique, cordes et sauts s?enchaînent et parfois s?emmêlent lorsque l?hésitation domine le non-initié. Nous descendons et plus nous avançons, plus le canyon se remplit de casques multicolores. Devant nous, une bonne vingtaine de personnes doivent maintenant passer la fameuse cascade vrillée. Mais nous sommes bien, apaisés, loin du tumulte des rues parisiennes, nous découvrons que tous les bouchons ne se valent pas. Puis on ressaute, puis on tobogue, puis on recorde puis nous entreprîmes d?équiper une tyrolienne que nous fîmes profiter à une famille arrivée juste à temps pour nous le demander.

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Il est maintenant 17h et l?orage n?en peut plus de patienter. Clément remercie la rivière pour son accueil en lui faisant offrande de son téléphone. En retour et pour nous féliciter de notre exploit, elle nous offre quelques victuailles déposées au pied de notre minibus . Il se fait pressant alors nous nous hâtons de rejoindre notre cabane pour déguster un apéritif gourmand bien mérité, que nous ne manquerons pas de regretter. En effet, la pizza du « au petit creux » aura eu raison de certains d?entre nous. C?est avec un ventre au bord de l?explosion que nous finissons quelques boissons avant de retrouver un repos bien mérité.

JC</description>
</item>

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<title>Plongée à la Douix</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=898</link>
<pubDate>Sat, 08 Jul 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour une fois le compte rendu sera sous forme d'une vidéo pleine d'action !!! 

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</item>

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<title>Combe aux Prêtres: l'intégrale ou presque</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=897</link>
<pubDate>Sat, 24 Jun 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Notre nouveau qui n'en veut (Clément) ne connaissant pas la Combe ni le gîte internationalement connu de La Fabilie à Val Suzon, décision fut prise de remédier à ces 2 lacunes.

Direction donc Val Suzon.

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons fort matinalement et nous préparons tranquillement.
Nous arrivons vers 10h30 sur le parking de la Combe.
Un autre groupe est déjà présent et en train de descendre.
Nous nous équipons donc tranquillement le temps que le bouchon se résorbe et je pars équiper en double par la faille. Nous arrivons rapidement en bas des puits et à la rivière. Le niveau d'eau est très bas (0 sur l'échelle). Nous dépassons l'autre groupe, direction la cascade. Au pont de singe l'équipe se scinde en deux: 2 passent par le pont de singe et les 2 autres traversent le bassin en se mouillant jusqu'aux épaules. Nous arrivons rapidement à la cascade qui est complètement à sec.
Le p'tit gars qui n'en veut en voulant toujours on se dirige vers le réseau Ben. 1ère rivière, 2ème rivière, Nath et moi n'ayant pas envie de faire trop d'étroitures on laisse Fabien et Clément se diriger vers la 3ème rivière.
Pendant ce temps, avec Nath nous nous dirigeons vers le réseau Nord. En dehors de Nath, personne n'est jamais allé au delà du puits étroit. On se motive pour l'équiper, et c'est effectivement étroit mais ça passe. C'est à ce moment que Fabien et Clément nous rejoignent.
Après ce puits étroit on retombe rapidement dans un grande galerie fort sympathique. Au bout d'un moment celle-ci de vient plus déclive, plus petite, plus boueuse, on retrouve la rivière. A gauche ou trouve le siphon vers le gouffre du Soucy, à droite un siphon temporaire qui est désamorcé et nous livre l'accès à l'affluent du Lavoir amont. Il s'agit d'un petit affluent fort joli aux parois très claires avec beaucoup de chailles. Nous le remontons jusqu'à ce qu'un siphon nous barre la route.
Demi-tour direction la sortie.
Nous y retrouvons l'autre groupe qui manifestement s'est bien amusé dans le les parties boueuses du Labyrinthe. Ils sont intégralement marrons ...
Retour au gîte pile poils pour l'heure de l'apéro. ;)

Gaëtan</description>
</item>

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<title>Trisou, Gour fumant, Fleur blanche</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=891</link>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous sommes partis jeudi en fin d'après-midi, en espérant arriver avant minuit à La-Chapelle-en-Vercors. C'était sans compter sur l'île de France bloquée à l'heure de pointe, et un tunnel fermé à un quart d'heure de l'arrivée. Objectif raté de peu.

Vendredi matin, le temps de préparer les kits, on arrive au trou vers 11h. Enfin au trou... Aujourd'hui encore, le doute subsiste. Sa ressemble bien à la description du bouquin, au dessin de la topo, mais au fond du P3 d'entrée, rien. Tout bouché. On ressort (pour ceux qui ont eu la chance de mettre le nez quelques secondes sous terre) et on se remet en marche dans la forêt, avec 5 kits pleins (on comptait taper le fond quand même !) à la recherche d'un autre trou qui pourrait correspondre.
Un peu plus loin, on tombe sur un autre trou qui pourrait vaguement correspondre à la seconde entrée du scialet du Trisou. au fond d?un P3, un méandre. Ca colle pas mal. A part pour la taille du méandre. On est pas censé devoir se plier comme ça. Là ça tortille sec, le plafond descends, et l?eau monte. Encore un échec.
On décide d?en rester là pour la journée. Petite journée un peu décevante, mais le soleil brille, alors la perspective d?un apéro bière, saucisson, fromage nous remonte le morale. On fera mieux demain !

Samedi, on décide de retourner à Gour fumant. Pour nous trois, ce fut notre première vrai expérience de spéléo. La première grotte qu?on ait visité il y a de ça 4 ou 5 ans. Quoi de mieux qu?un lieu connu pour réparer l?échec d?hier soir ? Même si ça fait quelques années, on devrait reconnaître deux-trois passages.
Et c?est parti pour une belle journée. On a équipé comme des chefs, on s?est promenés dans tous les recoins de la cavité, on a revu le fameux dragon chinois, la jolie rivière souterraine, le passage boite à lettre. Journée très nostalgique, et très excitante.

Dimanche nous emmenons Jean-Baptiste visiter une cavité que Luc et Moi avons découvert l?été dernier : Fleur blanche. Dans le réseau des Chuats, à Font-d?Urle, la cavité est en cours d'exploration, mais les équipes la laissent en libre accès, avec les cordes en place. Il y a quand même quelques règles à respecter (cf photo).
On commence par un enchaînement de méandres et de puits pendant presque deux heures, puis ensuite c?est de la belle balade. Collecteur des fleurs blanches et sa fameuse galerie du chocolat. Un petit tour en radeau avant la pause déjeuner. Visite de la gigantesque galerie des spéléonautes. Douche à la salle picasso puis on rends visite à nos amis le canard et le crocodile. C?est là qu?on s?était arrêtés la dernière fois. Comme on est en avance sur l?horaire, on remonte l?escalade des cannelures pour atteindre le collecteur des spéléonautes II, tout aussi gigantesque que le premier.
Voilà, on fini le weekend par une bonne balade bien physique. Demain c'est lavage du matos et retour à la maison tranquille.</description>
</item>

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<title>Aven de la Portalerie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=892</link>
<pubDate>Sun, 18 Jun 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après notre sortie si physique de la veille (les vertes du mont Marcou) nous décidons d'aller nous rafraîchir sous les terres du Larzarc.
Gaëtan qui fera partie de l'équipe &amp;quot;piscine/glandouille/thèse&amp;quot; nous expliquera comment trouver l'entrée de l'aven et, d'après ses souvenirs, &amp;quot;oula... Ce n'est pas évident. A droite, tout droit, à droite et ce n'est pas là !&amp;quot;.
En effet, la cavité fut difficile  à trouver, il nous faudra en gros 30 secondes ;-) Un panneau &amp;quot;parking aven&amp;quot; indique même l'endroit où se garer !

Je me lance alors dans la marche d'approche éprouvante pendant que mes camarades terminent d'enfiler leurs combinaisons.
1 minute plus tard je suis en sommet du puits d'entrée avec tout l'équipement : une corde de 35m, des mousquetons en veux tu en voilà, des plaquettes, de la dyneema, etc...
Deux mousqueton et 15/20 mètres de corde plus tard.... Nous voilà en bas - fin de l'équipement !

Nous pénétrons dans la première grande salle d'où nous suivrons l'itinéraire le plus évident.
C'est globalement confortable et grand, il faudra juste se baisser sur quelques mètres et passer une &amp;quot;non-étroiture&amp;quot;.
Nous arrivons rapidement aux gours. Une vire déjà équipé permet d'éviter l'eau même si un petit rafraîchissement ne serait pas un luxe. C'est très jolie mais malheureusement un peu d'eau en plus ne serait pas un luxe.
Le reste du parcours est également équipé en fixe, y compris un rappel guidé (Attention à ne pas utiliser le guide car la corde de descente en place serait trop courte... C'est un coup à finir en tyrolienne droit dans paroie d'en face !)
30 minutes après notre entrée dans le trou (sans se faire mal), nous sommes déjà dans la grande salle ! C'est grand et relativement concretionné.
Notre topo indiquant que le reste de la cavité n'a pas le même intérêt, nous décidons de lui faire confiance et de faire demi-tour avant de salir nos combinaisons :-)
30 minutes plus tard nous voilà déjà dehors sous un soleil de plomb !

Au final, cette cavité est petite (tout du moins jusqu'à la grande salle) mais idéale pour des sorties d'initiations : un peu de cordes, de beaux volumes, de l'eau, etc...
A refaire !


S</description>
</item>

<item>
<title>Le mont Marcou : Qu'elle était verte ma géode...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=893</link>
<pubDate>Sat, 17 Jun 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le rendez-vous étant pris depuis plus de deux ans il était hors de question de louper cette sortie mais l'Hérault n'étant pas la planète d'à coté, nous passerons 4 jours sur place pour &lt;strike&gt;y visiter d'autres grottes&lt;/strike&gt; profiter du gite.

Après une super première journée au bord de la piscine afin de récupérer nos pouvoirs, c'est le jour J ! Nous retrouvons nos superguides (Florence et Dominique, accompagnés de Stella) au col, quelques km avant la piste menant au mont Marcou.
Nous enfilons nos costumes de Super(wo)men en gardant tout de même le slip en dessous (question de dignité) et marchons 10/15min jusqu'à l'entrée de la cavité.
Pendant que SuperBinours vole de broche en broche pour équiper les puits, nos guide nous racontent l'histoire de la cavité ainsi que des événements récents suite à l'effondrement au niveau du puits du grand Cerf.
Quelques minutes plus tard, nous commençons la descente des 100 et quelques mètres mais très rapidement les radiations de la kryptonite auront des effets sur le plus sensible de l'équipe. Gaëtan sera alors contraint de remonter à tout allure pour &amp;quot;soigner&amp;quot; ce mal le dévorant de l'intérieur. Il nous rejoindra quelques minutes plus tard, beaucoup plus détendu !
L'accès au dernier puits avant les vertes est protégé par un impressionnant portail de plusieurs mètres de haut.
Une fois ce dernier passé, nous arrivons rapidement dans une salle équipée d'une tente nous protégeant des rayonnements !
Les consignes sont claires : nous irons contempler les vertes par groupe de deux et pas plus de 20 minutes. Pendant ce temps le reste du groupe restera à l'abri sous la tente afin de ne pas trop s'exposer aux radiations kryptoniennes !
Je ferai parti du premier groupe avec Fabien.
Hors de question de contaminer nos combinaisons que nous enlèverons, ou nos chaussures, qu'il faudra bien laver avant de grimper les quelques mètres d'échelles menant au sanctuaire.
Une fois dans la fameuse géode verte.... Wow ! Il faut reconnaître que l'endroit est magique et bien préservé. Des concretions toutes plus incroyables les unes que les autres du sol au plafond !
L'espace temps semble déformé et les 15/20 minutes passée dans cette salle sont bien courtes ! Nous prendrons quelques photos et laisserons la place au groupe suivant.

Les différents groupes ayant visités l'antre de Lex Luthor nous voilà en route pour la remonté et le déséquipement des puits après avoir nettoyé la tente et les équipements.

Un spectacle digne d'une autre galaxie.... A faire et à refaire !!!


S</description>
</item>

<item>
<title>Ecouges-moi bien, si tu lis le Versoud de cette page, tu ne verras pas de Furon sur le bout de ton nez...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=889</link>
<pubDate>Sat, 10 Jun 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous sommes partis du local vendredi 9 juin vers 18h30 pour une sortie de Paris compliqué et une arrivée vers 1h à Rivières.

Pourquoi aller à Rivières ? Pour y faire du canyoning bien sûr !

Nous avons découvert notre gîte, ou plutôt notre cabane au fond du jardin, avec 2 lits superposés, une table et 1 bouilloire. Point !

Nous avons quand même trouvé les toilettes et le point d'eau quelques mètres plus loin. Chez Marie, c'est petit mais très fonctionnel, propre et tout neuf !

Puisqu'il fait beau de toute façon, nous allons passer le week-end dehors et souvent dans l'eau !

Après une nuit reposante, nous attaquons samedi matin la 2eme partie du canyon des Ecouges, initiation pour Clément qui se débrouille comme un poisson dans l'eau :-). Arrivés sur place, on se rend compte assez vite que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée. Le canyon n'en n'est pas moins agréable pour autant avec cascades, petits sauts, quelques glissades et une belle cascade vrillée où l'on se retrouve littéralement à l'intérieur.

En sortant, nous comprenons que nos homologues canyonneurs souhaitent comme nous, enchaîner avec le canyon du Versoud alors nous décidons de faire une pause dans la journée et de se réserver la descente pour la fin d'après-midi.

Sieste pour l'une et visionnage de vidéos vertigineuses pour les autres.

Nous partons donc vers 18h découvrir la partie inférieur du Versoud dans nos combis quasi sèches avec le temps splendide auquel nous avons le droit. La fin de journée est parfaite pour ne pas avoir trop chaud et profiter pleinement du canyon avec ses sauts (notamment celui de 12m, héhé!). Nous y croisons un canyoneur qui nous demande de passer le bonjour à Fabien C (Salut Fabien C !). C'est un canyon court (nous y passons environ 1h) mais très sympa !

Le soir, nous préparons quelques légumes au butagaz mais au moment de changer la cartouche, une petite erreur de manip la perce et nous nous retrouvons à cuire les ?ufs à la bougie de spéléo... Pour info, c'est assez peu efficace.

Le dimanche, nous nous levons aux aurores (enfin... à 8h) pour aller faire un tour vers Sassenages et descendre le Furon. Cette fois ci, nous sommes seuls ! Eh bien, ça se nage !

Le débit est plus fort que les canyons de la veille mais c'est toujours très chouette et surtout très varié ! Nages, cascades, sauts, rivières sous les rochers, siphons... C'est une véritable balade aquatique dans un canyon assez large qui laisse passer le soleil. Sylvain aime tellement qu'il se donne le droit de refaire une partie du canyon pour aller chercher son kit oublié en haut d'une cascade ! (Ce qui lui vaudra un &amp;quot;point dindon&amp;quot;.)

2h après cet enchainement de jeux d'eau, nous entamons ensuite une optimisation du timing dans le but de prendre la route à temps pour rentrer faire notre devoir de citoyen avant 20h. Malheureusement, nous ne verrons pas d'urne ce jour là mais plutôt des bouchons pénibles à l'arrivée sur Paris. Cependant, nous ne nous plaindrons pas car chanceux, nous avons échappé de peu à un accident sous un tunnel de l'A86.

Sur un week end où la température avoisine les 30°C, le mieux, c'est d'aller faire mumuse dans l'eau ?

Gwen</description>
</item>

<item>
<title>Congrès FFS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=899</link>
<pubDate>Sat, 03 Jun 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette année, le congrès se déroule dans l?Ain, du côté de Nantua.

Outre les traditionnels stands techniques, sessions débats ou cinéma, une belle tyrolienne a été installée au dessus du lac.
Pendant que certains flânent la journée du samedi, et dépensent un peu sur les stands... Jean-Paul se lance sur la corde, puis retrouve tout le monde juste avant la pluie pour l?apéro. Apéro humide, apéro heureux ? Le fait est qu?il sauce sévère, et que le parapluie n?est pas de trop pour rejoindre les tentes pour le repas. Les bottes auraient aussi été les bienvenues, vu que le déluge en place fini par générer de belles flaques dans une des tentes.

Le lendemain, nous nous donnons rendez-vous à la grotte de Vaux Saint Sulpice. Une « petite » cavité. L?arrivée se fait en ordre dispersé, car Nathalie participe à l?AG et la famille D. passe sur la tyro. Un groupuscule se regroupe tout de même sur les coups de midi pour aller grotter. Il y a du monde sous terre, et du monde en surface, avec un festival de village qui oblige à faire quelques détours pour arriver.

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Vidéo : Christophe D

La grotte est sympathique, avec un petit puits qui donne dans une belle salle, puis un passage remontant et quelques puits un peu plus étroits font aboutir, après un passage bas, dans une nouvelle salle qui donne sur les deux suites.

Une petite incursion dans la galerie sud, et nous nous lançons dans la galerie principale. Un lac barre le chemin, et peut se passer soit en se mouillant jusqu?au bassin, soit en prenant une corde. Comme je teste mes nouvelles chaussettes étanches, je prend la corde? S?ensuit une grimpette dans l?argile (matériau omniprésent dans la grotte, et notablement glissant), et un ramping qui mène à nouveau dans une salle emplie d?argile.

Un passage bas sur la gauche mène à la suite, que nous ne serons que 2 à tester. La grotte se sèche totalement et la galerie se prolonge, se prolonge, se prolonge? Comme le reste du groupe attend, nous n?allons pas trop loin, en tout cas pas au bout (mais il y a t?il un bout ? en tout cas, nous ne sommes plus sur la topo que nous possédons, donc le mystère reste entier sur la distance jusqu?à la fin du réseau). Les galeries sont belles, et des phénomènes d?érosion de l?argile en place donnent des reliefs de massifs montagneux du plus bel effet.

Le retour se passe sans encombres, et nous croisons notre deuxième groupe s?en revenant de Nantua au niveau de la salle de bas des puits.

Après toutes ces émotions, un BBQ régénère tout le monde, et le climat nous fait la faveur de ne pas à nouveau déverser des paquets d?eau, ce que tout le monde apprécie.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Camp interclubs Lozère</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=894</link>
<pubDate>Sat, 20 May 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Samedi 20 mai :
Départ à 10 h 30 à 3 (JP, Sam, Jef) dans la voiture de Jean-Paul. On coupe via Nevers, on récupère des courses au drive Leclerc de St Flour. Arrivée 17h15 au gite où Alain est déjà là.
Pates Puttanesca by Sam.
 
Dimanche 21 mai :
Aven de la Peyrine jusqu?au fond, TPST 4 h. Classique facile, beau et propre. Un peu court. P20, R6, E4, R4, P20.
Gouter au point sublime vers 16 h. Descente raide à la grotte des Baumes Chaudes. Beau parcours dans les entrées fossiles en méandre avant d?atteindre la cavité. Le trajet sous terre n?est pas évident mais on trouve. JP et Alain descendent le dernier puits sur les traces de Martel (qui a failli s?y mouiller). R4, P22, P29. TPST 2 h 30.
Risotto milanaise aux morilles by Sam (merci Alain pour les morilles).
 
Lundi 22 mai :
On vise plus grand. L?aven de Corgnes a une belle entrée grandiose. La plaque à la mémoire d?un spéléo décédé est un peu impressionnante. C?est un P83 fractionné où on cherche un peu l?équipement, c?est donc idéal pour ceux qui veulent apprendre. TPST 4 h. Matos : 2 C65 environ. 12 S, 5 dyneema, 20 M env. 
Repérage de l?aven Lacas, plus grande cavité du secteur (actuellement 15 km et -387).
Pates aux aubergines, toujours par Sam.
 
Mardi 23 mai :
Aven de Cabrunas. TPST 2 h 40. P20, E6, boyau, P14, P41. Gazé.
Aven de la Barelle. TPST 2 h 45. Archi classique du secteur. R4, P13, P15, P30. L?équipement en vire du dernier puits est technique. Ce puits mérite la visite mais la suite est colmatée par les crues.
Apéro chez Xtof et Véro à Hielzas. Beau village typique du causse.
Pates à la roquette.
 
Mercredi 24 mai :
Courses à la Canourgue
Randonnée autour du Massegros avec Xtof.
Pâtes carbonara.
 
Jeudi 25 :
Arrivée de Gwen via Yves Singlas.
Aven de Banicous avec Sylvain Samson jusqu?au sommet du P14 arrosé. Bel aven grandiose, vire à 15 m au-dessus du lac. TPST 5 h. P37, P15, P17, P53 (arrêt sur la vire), P6.
Galettes.
 
Vendredi 26 :
Coutal jusqu?à la salle rouge. Tout est bien repéré par rubalise ? sans doute suite au congrès de Millau en 2013 - et on ne se perd pas trop. On change une corde tonchée au fond. TPST 7 h.
Prévoir une corde 60 m environ pour l?entrée équipée de marches métalliques.
Lavage matos aux Vignes dans le Tarn jusqu?à la nuit.
Poulet aux morilles.
 
Samedi 27 :
Changement de gite. On squatte chez Terre &amp; Eau.
Grotte Amélineau. De 7 à 77 ans, on est une vingtaine à profiter du spectacle rare de ces grandes fistuleuses. Merci à notre guide et à JP qui nous a procuré le contact.
Randonnée corniches du vertige avec Sylvain et Marie-France (mamie Goudou).
Barbecue au gite de T&amp;E.
 
Dimanche 28 :
Rangement du gite
Départ 10 h. Arrivée 18 h. 35°C dans la voiture de JP en panne de clim.
 
Une semaine inoubliable, tant au point de vue spéléo que gastronomique. A renouveler.</description>
</item>

<item>
<title>Coopération et exercices de secours Franco-Polonais</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=909</link>
<pubDate>Sun, 14 May 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>An mois de mai 2017, le SSF 93 a mené des
exercices spéléo secours en Pologne dans la région du Jura Cracovien et dans les Beskides.
Un belle action portant sur l?échange d?expérience en matière de sauvetage avec les sauveteurs
de montagne polonais du groupe GOPR et les sauveteurs slovaques du groupe HS.
Malgré le programme assez chargé et la difficulté de la barrière de la langue l?ambiance était excellente. Après un temps d?adaptation, le travail en groupes composés de différentes nationalités n?était plus un problème.
Nous avons eu le privilégiede finir le séjour avec un exercice de sauvetage en mines avec les sauveteurs en mine polonais CSRG sur leur site d?entraînement.
Dans ceux deux régions cette action était la première dans ce genre. La coopération se poursuivra en mai 2018 sur le territoire français cette fois.</description>
</item>

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<title>Stage initiateur canyon en Sierra de Guara</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=884</link>
<pubDate>Sat, 06 May 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Préambule :&lt;/u&gt;
Et si je trouvais un petit stage ou rassemblement afin d?aller descendre quelques  canyons au soleil ? Pour celà, rien de mieux que le planning sur le site de la fédé et... ô surprise, Vince vient tout juste de publier une annonce pour un stage en Sierra de Guara !

Ni une, ni deux je le contacte et nos échanges ressemble en gros à :
 - ?Yo ! Il te reste de la place pour venir se promener en Sierra de Guara ??
 - ?Hey gros ! Bien sur qu?il reste de la place mais si tu viens c?est pour l?initiateur, pas pour te la couler douce !?

*blam* ! Moi qui voulait simplement me promener me voilà pris au piège !
Mokay?. mission acceptée.

En parallèle du stage initiateur se déroulent également un stage découverte organisée par Hélène et un Perf-1 géré par ?Buche?.
SFP1 auquel participera Jean-Charles (grand maître ès organisation ;-)).

&lt;u&gt;La Sierra de Guara&lt;/u&gt;
Petit paradis au nord de l?Aragon au milieu duquel coulent (ou pas) des dizaines de canyons ! C?est également un haut lieu de la grimpe et de la rando. Il faut dire que les paysages sont souvent à couper le souffle !

Nous logerons à Radiquero petite commune à côté d?Adahuesca (tout proche en voiture, un peu moins à pied - n?est pas JC ?) où se trouve une chouette boutique ?supermarché/matos canyon/bazar?. Une sorte de magasin de jouets pour nous !

Au programme du stage initiateur : une semaine de tests en tout genre, exposés, révisions/nouvelles techniques et pour finir deux jours d?encadrement avec un public de néophytes.

&lt;i&gt;J-1 : Tests techniques en falaise et canyon de Virgen&lt;/i&gt;
Pendant que les participants aux stages découverte et perf vont s?amuser dans l?eau la première matinée se passera en falaise pour les futurs initiateurs (passages de noeuds, réchappe, noeuds, questions diverses, montée/descente avec différentes techniques, etc?).
L?après midi, nous descendrons un petit canyon sec (le Virgen) avec trois ressauts seulement afin d?évaluer nos compétences en équipements; spécialement la pose de mains courantes rappelable et de rappel débrayable du haut -  la base !.
Bilan du premier jour : tout le monde peut continuer sur l?initiateur. Yeepee (ou pas, si on voulait se la couler douce...)

&lt;i&gt;J-2 : Basender&lt;/i&gt;
A nouveau un canyon sec ! C?est quoi cette arnaque ? On m?avait vendu la Sierra de Guara comme un super spot pour les sauts, l?eau vive, etc !? Bon, pas grave le but est toujours de travailler nos techniques et d?en apprendre d?autres. Ce canyon se révèlera d?ailleurs très beau !!
Par groupe de 3 ou 4 nous équiperons dans tous les sens sur arbres, cailloux, humains, jonction de cordes, débrayable en tout genre, etc. Une fois en bas du canyon, ce dernier rejoint le Rio Vero quasiment au niveau d?un petit pont. Nous (Pauline, Aurélien et moi) avons pas mal d?avance sur le deuxième groupe. Ca sera donc l'endroit idéal pour pratiquer des coupés de cordes (direct et indirect du haut et du bas), rappel guidé débrayable du bas, etc.
Encore une bien belle journée, riche en techniques !

&lt;i&gt;J-3 : Oscuros del Balcez&lt;/i&gt;
Aujourd?hui c?est promis on va jouer dans l?eau ! Youpiiiii ! Direction un classique : Obscuros del Balcez.
Après une marche d?approche d?une petite heure dont une grande partie à descendre un pierrier un peu casse jambes nous arrivons au départ du canyon. Sur place, les ?découvertes? et ?Perf1? sont encore en train de se préparer. En effet, ce matin, tout le monde se retrouve dans la même canyon (détail important pour le reste de l?histoire). A peine 5min après le départ des premiers groupes, on voit Hélène revenir en sifflant et nous faire un Y avec les bras?. Moment de silence dans le groupe ! Hélène montre sa cheville avec son doigt... Damned, quelqu?un a dû se blesser ;-(
Tout de suite, une partie du groupe se précipite pour en savoir plus. Malheureusement le drame est confirmé : Barbara vient de se blesser sur le premier obstacle :-(
Le groupe le mobilise alors pour :
 - Identifier la traumatisme (fracture tibia/péroné)
 - Soulager et immobiliser la jambe
 - Déplacer notre pauvre victime vers un endroit plus confortable
 - Appeler les secours
?Coup de chance?, ce jour ci nous ?croulons? sous les attelles, couvertures de survie et un grand nombre de participants au stage sont pompiers dans la vie?
Finalement tout se passera bien et Barbara sera évacuée en hélicoptère.
Accident à 12h00, évacuation complète à 15h00, le tout dans les règles de l?art - encore mieux que dans les livres ! Un grand bravo à tout le monde pour la maîtrise de cet accident et surtout un grand respect pour Barbara qui gardera le sourire tout le temps !

Seules quelques personnes attendront l?hélicoptère avec la victime. Le reste du groupe rentrera soit par le canyon soit par la marche d?approche. Je ferai partie du groupe ?canyon?.

Même si les esprits sont encore préoccupés par l?accident, nous profitons tout de même du paysage. Il faut reconnaître que ce canyon est grandiose (bien que très court) particulièrement la partie obscure et l?estrecho ! Nous prolongerons le plaisir par quelques sauts dans la vasque de fin du canyon avec un goût de ?trop peu? dans la bouche.

Nous terminerons la journée au gîte pour débriefer cette expérience un peu spéciale. Ca sera également l?occasion d?avancer la séance secourisme avec des TP d?immobilisations de membres, pose d?attelles, de collier cervical, etc.
Le leitmotiv : tout le monde *doit* avoir une attelle dans son bidon !

&lt;i&gt;J-4 : Sarratanas&lt;/i&gt;
Ca serait dommage de venir en Sierra de Guara et ne pas descendre un canyon dans le conglomérat. Typique de la région !&lt;br /&gt;
Au début de la descente nous nous demandons tous ce que l?on fait ici?. C?est moche, rappeux et il faut passer par des oppositions scabreuses pour éviter les vasques croupis où flottent parfois des animaux mort. Ambiance...
Au final, la seconde partie du canyon - à partir des obscuros - est très belle et sera propice à pas mal d'entraînements (coupé de corde au dessus d?une vasque douteuse, débrayable du bas, passage de noeud dans le debrayable - haut ou bas), etc. 
Tout le monde bossera plus que prévu et le temps manquant nous devrons consacrer l?après-midi à la partie pédagogique ainsi qu?aux exposés- et oui,  il faut bien y passer. Le repérage des canyon de fin de semaine sera pour demain.

&lt;i&gt;J-5 : Pédago et repérage Fornocal&lt;/i&gt;
Le matin sera consacré aux exposés et à la partie pédagogique : gestion des groupes en canyon..
L?après midi nous devrons aller repérer sous l?orage nos canyons pour les épreuves de vendredi et samedi.
Comme prévu, ça coule pas mal. L?eau est encore complètement jaune suite aux orages. Pour nous tout passe sans problème mais tout le monde se fait la réflexion : ?pour un premier canyon, ça risque d?envoyer un peu?.
Il faudra sans doute poser un rappel guidé dès le premier obstacle pour ne pas traumatiser notre public !
Bref, le repérage se passe bien. Nous y passerons environ 3h30.
Pour une première ça sera sans doute un beau souvenir - varié, relativement long et en eau !

&lt;i&gt;J-6 : Evaluation dans Formiga&lt;/i&gt;
Première journée d?évaluation avec le public support. Je ferai équipe avec Chris pour les deux jours à venir. Aujourd'hui il sera leader et moi équipier. Nous inverserons les rôles demain.
La descente est très ludique. Il y a pas mal de sauts, toboggans, quelques rappels arrosés.On pourrait se croire en Corse.
Tout le monde semble ravi et  on passera encore pas mal de temps à faire les imbéciles dans les dernières vasques avant de rentrer au gîte pour préparer la dernière sortie de la semaine.

&lt;i&gt;J-7 : Evaluation dans Fornocal&lt;/i&gt;
Ca y est, dernier jour et dernière évaluation !
Depuis avant hier, le niveau d?eau à pas mal baissé et ce n?est pas plus mal. Les rappels passeront sans soucis pour nos ?cobayes? !
Nous enchainerons les obstacles sur un bon rythme : rappels, sauts, toboggans, etc.
Nous ferons alors une petite pause déjeuner au niveau de l?affluent puis nous reprendrons notre descente jusqu?à la fin. Dernier debrief, notre public support semble avoir bien profitéi de cette journée et ressent l?envie de refaire du canyon.
Malheureusement la fin de ce canyon marque également le fin du séjour. Il est temps de reprendre la route pour rentrer chez nous? Snif.

&lt;b&gt;Bilan :&lt;/b&gt;
 - Une bien belle semaine sous le soleil (un seul jour de mauvais temps)
 - Un nouvelle grenouille (Jean-Charles)
 - Plein de nouveaux copains
 - De quoi charrier JC pendant des années
 - L?envie de revenir pour parcourir les classiques
 - Un initiateur de plus au club
 - Du fun
 - Du Tang !
&lt;/ul&gt;

Merci à tout le monde, encadrants et stagiaires, pour cette bien belle semaine !

S</description>
</item>

<item>
<title>Saint Marcel - Réseau IV</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=882</link>
<pubDate>Sun, 16 Apr 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après une douce nuit réparatrice, la team (Vassilissa, Sylvain, Jean Paul, Véronique, Sam et Clément), voulant en débattre avec les passages pénibles du réseau 4 pour aller prendre de jolies photos, partit en direction de la grotte St Marcel.
L?entrée se fit avec la team réseau I dans le réseau I. Après avoir traversé la partie touristique de la grotte (et s?être lavé les bottes) les deux équipes partagèrent le moment du repas puis chacun pris la direction de son choix.
Le réseau 4 est un réseau que l?on peut séparer en deux parties. La première, une partie technique et physique?. Autant dire que la progression fut lente et laborieuse car en plus des 12 000 ressauts à monter/descendre, un taux un peu élevé de CO2 ne nous aida pas vraiment. Au cours de cette partie nous avons croisé une autre équipe au niveau de la salle du Cyprès, qui nous annonça que le fond n?était qu?à 1 :00 de là. Erreur, il nous fallut deux heures pour arriver au bout, après avoir passé un certain temps pour monter le « toboggan de 20m ». C?est après que ce toboggan soit passé que la seconde partie du réseau s?ouvrit. Là, de grandes galeries pleines de concrétions plus belles les unes que les autres nous conduisirent à la salle des Deux Pains de Sucre. Le second repas (et oui !) a été dégusté sur place avant de faire demi-tour et de prendre la pose à certain endroits stratégiques dans lesquels nous ne nous étions pas attardé à l?aller.
Ainsi, les galeries, les pains de sucres et le ponts St Marcel furent photographiés dans tous les sens par Sylvain notre maître photographe sur place.
Nous ressortîmes par le chemin emprunté à l?aller (en deux groupes pour aller plus vite) et arrivèrent au gîte vers 22h. La sortie aura mis 9 heures.

Clément</description>
</item>

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<title>Saint Marcel - Réseau I</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=885</link>
<pubDate>Sun, 16 Apr 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après une nuit de repos bien mérité, Gaëtan, Lucie, Myriam, Serge et Mathilde décidèrent de s?attaquer à un morceau plus facile, le réseau 1. C?est un réseau sans corde, une promenade de santé, agréable après les émotions de la veille. L?entrée se fit avec l?équipe réseau 4, et après un repas pris en commun chacun s?attaqua à sa partie de la cavité.
À l?aller, nous avons marché jusqu'à un puits de 10 m (peu après la salle des Repas) que notre corde de 11 m ne nous permettait pas de passer, et qui nous barré la route vers la suite du Réseau I. Puis, au retour, nous en avons profité pour prendre des photos. Les modèles (souvent Lucie et Mathilde) s?armèrent de toute leur imagination pour prendre des poses plus originales les unes que les autres, avant de réaliser que ce qui était important pour le photographe en chef Serge, c?était surtout l?éclairage, géré d?une main de maître avec les conseils avisés de Gaëtan, Myriam étant souvent (un peu trop à son goût) envoyée en mission éclairage plus loin dans la galerie. La sortie fut ponctuée de fous rires et de « zut, mon flash n?est pas parti ». Heureusement, nous n?avions pas froid, et purent recommencer sans (trop) nous plaindre un certain nombre de photos. Les draperies, stalactites et autres concrétions étaient magnifiques, variées, et nous avions tout notre temps pour les admirer (une sortie de plus de 6h au lieu de 4 à 5h, grâce aux photos !). C?était vraiment une belle initiation à la photographie souterraine et à la géologie pour Lucie et Mathilde, et un réseau qui devrait rester dans la mémoire du club : magnifique, facile d?accès et reposant, et qui prouve qu?on peut voir de belles concrétions sans s?épuiser sur des cordes !

Mathilde</description>
</item>

<item>
<title>traversée Despeysse - Saint Marcel</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=881</link>
<pubDate>Sat, 15 Apr 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous partons (Serge, Myriam, Véro, Morgane, Élisa, Lucie, Justine, Mathilde &amp; Clément) avec pour objectif de réaliser la célèbre traversée Despeysse-Saint Marcel. Nous partons a deux voiture de notre gites, et arrivons à l?entrée de Despeysse (coord géo sur google map : 44.344019, 4.560806, ou 44°20'38.5&amp;quot;N 4°33'38.9&amp;quot;E, ça pourrait aider pour la prochaine fois :)). Nous déposons le gros des troupes et entamons la danse des placements de voiture (oui il en faut une en bas comme c?est une traversée me dit-on dans l?oreillette). Ceci fini, nous entrons dans la cavité à 12:45. Après le passage d?un P10, d?un P21 et d?un P6, tous bien évidemment équipés en rappel, nous voilà bien échauffé à l?entrée de ce qu?on pensait être un P24 suivit d?un « plan incliné de 20m ».
Serge équipe donc en rappel avec une corde de 90m en nous disant que comme ça nous serions larges. Au premier passage, Véro se rend compte qu?un des brins de la corde est plus long que le second d'environ 5m, et bien heureusement ! En effet, la descente du P24-PI20 se fait d?une traite (on a raté l?anneau intermédiaire je pense?). Tout le monde finit par descendre et Serge par un habile raboutage de corde rappel la C90 sans encombre (Il faudra plutôt apporter une corde de 100m la prochaine  fois si on veut passer comme ça). Vient ensuite le passage du P7 pendule.
Véro part équiper en avance, mais n?ayant pas de topo, se trompe de chemin et peine à remonter tant la corde frottait. À l?avenir, faire bien attention à ce passage, où il ne faut pas descendre au fond du puits, mais bien penduler pour aller s?engouffrer dans la lucarne à l?opposé de la tête de puits.
S?en est suivit un petit R4 et puis un long passage de méandres qui ne furent pas au goût de tous.
Nous voilà après 4h30 de descente à l?entrée de Saint Marcel et de son Réseau 2.
Nous pique-niquons dans une grande cavité (15m x 4m tout de même) et nous mettons en route pour revenir à l?entrée du réseau St Marcel. Pour ce faire nous déambulons dans de vastes galeries concrétionnées, puis passons par le passage dit du labyrinthe (un peu velu en vrai comme passage) et enfin nous arrivons à la grille d?entrée qui sépare le réseau 2 du passage touristique de St Marcel.
L?ensemble de ce réseau est très bien fléché (petites flèches vertes à chaque intersection ambiguë).
Nous sortons vers 22:00, il nous aura fallu 9 heures pour parcourir ce réseau à 9 spéléos.

Clément</description>
</item>

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<title>Aven Rochas</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=883</link>
<pubDate>Sat, 15 Apr 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Poursuite de notre séjour en Ardèche.
Étant rentré tard la veille et voulant faire une sortie plus importante le lendemain dans Saint Marcel on s'oriente vers une sortie tranquille à l'Aven Rochas.
Le but est de descendre au fond et de remonter car il y a peu de chance que la traversée passe.
On déjeune devant l'entrée, puis pénétrons dans la cavité non sans quelques difficulté pour certain à la première étroiture (sale temps pour ceux ayant une bonne carrure abdominale ...).
Une fois tous passés on descend rapidement les premiers puits jusqu'à la galerie de l'Ours.
La fiche d'équipement ne mentionnait pas de corde mais vu l'adhérence quasi nulle des coulées stalagmitiques on retourne en chercher une.
On débouche enfin dans la salle avec le disque blanc mais là encore une corde est la bienvenu. On retourne donc chercher la corde que l'on a laissé dans les plans inclinés. Enfin nous arrivons au niveau du disque.
Début d'une longue séance de photo dans toutes cette zone ...
Retour vers les puits où l'on croise une autre équipe descendant vers le fond. Vue l'heure relativement avancée on décide finalement de ne pas aller vers le fond car il aurait fallut attendre que l'autre groupe descende et équiper en double.
Direction la sortie, où l'étroiture passe mieux qu'à l'aller ...
De gentils pompiers, remontant de l'Ardèche en Defender, auront pitié de nous et nous remonterons jusqu'à la route. Merci à eux.

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>Aven des Neuf Gorges</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=880</link>
<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pendant qu'une autre partie du groupe préfère profiter du soleil en faisant une rando dans les gorges de l'Ardèche, nous nous dirigeons vers l'aven de Neuf Gorges que nous atteignons en milieu d'après-midi, après quelques péripéties d'itinéraire.

Vass part en tête pour équiper sous les ordres contradictoires des autres membres se prélassant au soleil ...
Heureusement plus elle s'enfonce et moins elle est sous les regards critiques du reste de l'équipe. Il ne reste plus qu'un pénible qui la suit de près.
Au trois quart Vass passe la main et je finis l'équipement jusqu'au fond.

Nous faisons le tour du fond, les photographes sont à l'?uvre, nous admirons l'escalade que nous n'entreprenons pas car vu l'heure avancée on est déjà en retard pour l'apéro.

Retour vers la surface. Sam déséquipe.

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>Préparation au redoublement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=886</link>
<pubDate>Sat, 18 Mar 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ça y est. Seb s?est motivé (autre manière de dire que Vince l?a obligé) à passer son initiateur Canyon.

Une bonne raison, ou une bonne excuse, pour débuter la saison et le faire travailler un coup la technique avant les tests fatidiques de début de stage initiateur. Nous nous motivons pour descendre en Isère, et, sur les conseils avisés de notre BE préféré local, nous lançons dans le canyon de la Pissarde.

Ça monte rude depuis le parking pour atteindre le départ, mais il fait beau, donc ça passe. Après la traditionnelle séance de contorsions pour enfiler nos néop, c?est partit !

Il y a pas mal de jus, les obstacles s?enchainent, et le canyon est beau. Une belle reprise de la saison. Jusqu?à la dernière cascade, une belle verticale de 60 m, avec un relai presque au milieu sur la gauche. J?équipe le premier tronçon, Seb suit et équipe le relai où je le rejoins pour un passage normalement rapide. 15 min plus tard, on est toujours au même endroit... Impossible de rappeler la corde même en tirant comme des ânes dessus, et pas sécuritaire du tout de remonter (un frottement sympa, puis une remontée sous cascade, ça le fait pas).

La nuit va tomber, on décide donc de laisser la corde en place et de revenir le lendemain pour dépatouiller tout ça. Notre BE préféré ne se moque même pas trop de nous le soir venu, et on en profite pour visiter la maison encore en cours de travaux, et qui va être très sympa une fois finie !

Le lendemain matin, direction re la Pissarde, où nous constatons un bel imbroglio sur le 8 de rappel. En effet, il était illusoire de pouvoir rappeler la corde... On en profite pour refaire avec plaisir la dernière cascade, qui, avec le vent, a tendance à se rabattre à gauche, et donc à nous en mettre plein la gueule, ambiance.

Pour agrémenter l?après midi, Vince nous emmène à la partie inférieure du Versoud. Je passe rapidement l?épisode « les pieds nickelés font du canyon » que Seb est entrain de monter en mode vidéo. On pensait que le débit serait intéressant, mais malheureusement, la prise d?eau au départ mobilise une partie substantielle du débit, et il n?y a pas tant d?eau que ça. Il n?empêche que c?est une descente sympa et rapide, qui permet quelques jeux d?eau et une petite tyrolienne.

Il est temps pour nous de remonter vers la ville... Il y en a qui ont bien de la chance d?habiter sur place !

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Pissarde et Versoud inférieur</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=936</link>
<pubDate>Sat, 18 Mar 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un &amp;quot;compte rendu&amp;quot; en vidéo :
&lt;iframe width=&amp;quot;480&amp;quot; height=&amp;quot;270&amp;quot; src=&amp;quot;https://www.youtube.com/embed/wyeGAjE-xYI&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allow=&amp;quot;autoplay; encrypted-media&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>AVEN LACAS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=878</link>
<pubDate>Sat, 18 Feb 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Suite à une météo défavorable pour partir en Haute-Savoie pour grotter dans le MIROLDA, nous changeons notre programme pour partir dans les Causses.
Nous nous retrouvons au local pour partir avec Christian, Célina et Dan à 17h, car nous avons un objectif temps pour récupérer une pompe de cale chez Eric et les livres BAUMAS. Nous récupérons Amandine sur le chemin. Le SHARAN est bien chargé, car nous avons tout le matos pour équiper Pech Nègre et l?appareil à raclette. Nous arriverons à respecter les horaires et nous voilà chez Eric à 23h30 où nous avons un accueil bien chaleureux (Bière, BAUMAS, Pompe). Nous échangerons sur Lacas avec Eric et sa femme pour définir notre objectif de demain. Encore un grand merci à eux. Nous partons rejoindre notre gîte au Rozier (Merci Lama pour la maison ;-).
Le lendemain nous nous réveillons pour 9h et prenons un bon petit déjeuner et préparons notre sortie dans l?aven Lacas. L?objectif est de visiter le grand collecteur par l?amont du petit collecteur via le méandre des Galériens et de faire une visite dans le réseau des mandarines au retour. Nous progressons rapidement dans les puits, l?aven est déjà équipé. Le P50 est toujours aussi magnifique !
Nous arrivons à l?entrée des Galériens, là nous avons 200 m de méandre avant d?arriver à la voûte mouillante où il y a un système de tuyau pour la vider avec une pompe électrique. Nous branchons la pompe. Après une heure nous constatons que nous n?arriverons pas à tout vider, les batteries manquent de puissance, mais le niveau a bien baissé. Nous passerons donc sans mouiller le haut ?.
Après la VM, nous avons 800 m de méandre étroit, avec des passages en étroiture et pas de possibilité d?être debout. Le plaisir est décuplé avec nos kits ! Après 1h40 nous arrivons enfin à la sortie, mais avec une grosse fatigue. Nous reprenons la route et nous retrouvons le plaisir de descendre sur corde mais avec encore des passages bas, voire très bas. La fatigue est toujours bien présente, nous décidons de faire une grosse pause et de faire demi-tour. Pendant la pause Christian descendra les deux derniers puits et un passage bas pour enfin sortir dans le grand collecteur.
Pour le retour nous progresserons doucement mais avec une bonne régularité malgré la fatigue et les douleurs au niveau des genoux. Après 17h30 passés sous terre, nous arrivons enfin à la sortie. 
La motivation est là ! Nous devons y retourner ! Sûrement en optimisant notre matériel pour limiter le nombre de kits. Aller faire 2km à quatre pattes dans les catacombes deux fois par semaine et avec un kit !
Nous arriverons à notre gîte à 8h du matin, où nous allons rapidement nous coucher. 
Nous émergeons vers 13h avec quelques douleurs musculaires et beaucoup de bleus?. Nous nous préparons une petite randonnée sur le sentier protohistorique de Saint-Pierre-des-Tripiers.
Nous finirons la journée avec une bonne raclette dans notre gîte.
Après une bonne nuit, nous nous réveillons, lundi, avec un bon petit déjeuner. 
L?objectif de la journée, faire une petite sortie de 4h (L?aven des Oules) et rentrer sur Paris.
Nous arriverons sans encombre dans la nuit de lundi à mardi chez nous pour retrouver notre lit avant de prendre le travail mardi matin.</description>
</item>

<item>
<title>Compte rendu antédiluvien</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1079</link>
<pubDate>Sat, 18 Feb 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>A l?heure ou j?écris ces lignes, 4 ans se sont passées depuis cette sortie? alors je serai bref.
Départ pour une de mes première sortie avec Sylvain et Vassilissa. Nous sommes 3 nouveaux, Justine, Véronique et moi. Morgane complète la team. La destination de ce WE sera le Doubs avec pour objectif de visiter deux regards de la rivière du Verneaux : la Baume des crêtes et le gouffre de Jérusalem.
Le samedi, nous partons pour la Baumes des crêtes, le grand puit d?entrée s?approche grâce à une belle vire avant la grande descente. On arrive alors rapidement en bas du grand éboulis, et à la salle du réveillon. Nous continuons la progression sans rencontrer de soucis particuliers. Pas d?erreur cette fois pour bifurquer à droite dans la galerie des chinois (et pas à gauche). Arrêt un peu avant le puits pour joindre le collecteur, le niveau d?eau nous fait rebrousser chemin.
Sortie du gouffre nous rentrons au gite. Véro ne verra même pas le repas, elle s?endormira à l?apéro.
Le lendemain nous retournons sur le même chemin mais cette fois ci nous nous arrêterons un peu plus loin, au niveau d?une vielle baraque, a coté de laquelle s?ouvre le porche de Jérusalem. Sylvain équipe par la petite lucarne a gauche et nous suivront tous jusqu?en bas du petit P14 qui précède le méandre. Sylvain partis en éclaireur revient en nous annonçant que le niveau d?eau est haut et que la voûte mouillante est pas top pour être serein. Le choix est fait, nous mangerons ici, et profiterons de cette courte sortie pour apprendre et réviser les conversions et autres passage de n?uds.
Lavage des cordes en rivière et retour sur Paris. Un WE bien agréable mais des gouffre a refaire avec une météo plus conciliante.</description>
</item>

<item>
<title>Gymnase</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=877</link>
<pubDate>Sun, 05 Feb 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Rendez-vous donné au gymnase Raul FOLLEREAU à 10 :00 (attention, quand à paris on dit le gymnase est au-dessus du supermarché, il est vraiment au-dessus et pas juste plus haut dans la rue?). En arrivant la surprise fut que Christian, matinal, nous avait déjà installé la quasi-totalité des ateliers (à 10 m de haut) de la journée, tous plus impressionnants les uns que les autre pour nous jeunes recrues. Nous avions donc :
?	Une corde simple pour se mettre en jambe
?	Deux passages de fractionnement dont l?un continuait avec 
?	Une vire plein gaz avec des amarrages tous les mètres, qui traversait le gymnase.
?	Un grand et lâche parapluie Belge (ou aussi appelé ombrelle Québécoise  pour les intimes)
La mise en jambe fut rapide et pendant que Jef veillait à ce que les jeunes ne meurent pas, Christian est parti chercher les reste de sa famille (parce que la grâce mat du dimanche c?est quand même bien).
La journée s?est enchainée avec quelques épreuves plus dures que d?autres (faut avouer que la vire au plafond c?est pas de tout repos quand on essaie la première fois) mais chacun y a trouvé son compte.
Vers 16 : 00 Christian et Florence ayant eu une brillante idée, nous avons fait une pause crêpes tout en admirant Vlad, qui venait d?arriver, se déplacer avec la grâce et l?élégance d?un lémurien le long de la vire.
18 : 00, Il est l?heure de ranger, chacun rentre chez soi pour reposer ses muscles fatigués et parfois endoloris mais riche de nouvelles connaissance et terme de « demerde toi ».
NB : Pendant cette journée, nous avons partagé la salle avec le club de Muay Thai d?Issy. C?est un sport consistant à se mettre des caresses avec les points et les pieds avec la force d?un éléphant en criant des trucs bizarres pendant que d?autre se font délibérément taper dessus, enfermés dans un petit coin. Un vrai sport délicat ?

Clem.

Etaient présents :
La famille D. (Christian, Florence, Mathieu, Clémence, Hélène)
La famille B (Jef, Benoit)
Lucie D, Vlad D, Mathilde K et Clement N</description>
</item>

<item>
<title>Topo à Versailles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=876</link>
<pubDate>Sat, 14 Jan 2017 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Par un beau matin d?hiver, nous nous retrouvons 7 Abimés, Philippe et deux membres de la municipalité de Versailles pour aller explorer et cartographier cet aqueduc. La météo prévoie la neige, finalement il fait encore « grand » soleil quand nous arrivons, il ne neigera qu?au moment de notre départ.

Lors de la reconnaissance en décembre, nous avions identifié deux problèmes : 1. l?aqueduc est plein d?eau (chose assez normale), il faut donc s?immerger totalement pour le parcourir car le plafond est bas ; 2. des bardages en bois apparemment bien pourri barrent l?aqueduc, obligeant un passage en mode voute mouillante pour continuer. Cela nous avait stoppé, car nous n?étions pas équipés pour ces obstacles.
Nous revenons donc équipés en conséquence. La topo se fera en néoprène intégrale et nous avons deux marteaux pour démolir le bardage et permettre l?accès aisé au reste de l?aqueduc, et faciliter par la même le renouvellement d'air de la zone, que l?on soupçonne d?être quelque peu vicié (au moins par le CO2).

Nous montons un abris pour nous protéger du froid et du vent, et c'est partit !

Tout n?allant pas de soi, nous nous retrouvons devant des planches en bois pas du tout aussi pourries qu?on ne le pensait, et surtout cachant une belle épaisseur de béton. Au temps pour nous, nous ne nous débarrasserons pas de l?obstacle?
Reste que nous sommes équipés de néoprène, un partout ! Avec Jean-Paul, nous nous lançons vers la partie aval de l?aqueduc. La voute mouillante fait un mètre environ, et laisse 5cm de libre pour respirer. Ça passe !

De l?autre côté, les détecteurs de gaz que j?avais pris se mettent à faire de la musique ! 19% d?O2 au compteur? Nous décidons d?avancer, un ?il rivé aux appareils, prêt à rebrousser chemin si le niveau passe en dessous des 18% (le seuil d?alerte est de 19%, le seuil de danger est à 17%).
La progression n?est pas très aisée : 40 cm d?eau surmonté de 50 cm d?air avant le plafond de l?aqueduc fait qu?on n?est ni à quatre patte, ni en mode canard, le fond vaseux, des chevelus de racines où l?on s?empêtre sont omniprésents, et il faut tenir un bras en hauteur pour ne pas immerger les détecteurs qui ne sont pas étanches? on a connu plus facile.

Après plusieurs mètres de progression, je tombe sur un premier tampon, qui permet une pause et de se relever. Cela corrobore nos informations de la présence d?un tampon tous les 25 m environ. Mais l?usage historique du site a entrainé le comblement/destruction/colmatage/recouvrement? de tous les tampons. Tous, non ! Car un, celui qui nous sert d?accès, qui a été redécouvert en détruisant le bâtiment qui le surplombait.

Bref, encore quelques mètres et c?est la fin : je butte sur un colmatage complet de la galerie par du joli sable jaune où s?égayent quelques Niphargus ou assimilé.

Le taux d?oxygène est descendu à 18,5%, le disto ne mesure plus rien (il n?apprécie pas la condensation, et nous n?avons pas de quoi le sécher correctement), et la galerie est colmatée. La topo par-dessous est un échec et nous rebroussons chemin pour ressortir à l?air sain et pur (et frais?).

Pendant ce temps, Michel a fait un relevé du cheminement approximatif de l?aqueduc depuis la surface avec ses baguettes de sourcier, nous ne repartons pas les mains totalement vides, mais sommes loin de l?objectif que nous nous étions fixés.
 
Sylvain</description>
</item>

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<title>Ratey réussi</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=874</link>
<pubDate>Sat, 17 Dec 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce week-end avait pour objectif le Mont Ratey. Un nouveau Mont Ratey exactement un an après le précédent, qui avait été un échec cuisant, notamment parce que les conditions météo n'étaient pas optimales. Nous sommes confiants pour ce week-end, car il n'a pas plu depuis un moment (et donc pas neigé) et que la météo s'annonce ensoleillée pour tout le week-end. Nous amenons dans nos aventures d'éminents membres de l'EEGC, Marina, François et Ludo, desquels nous avions fait la connaissance spéléologique lors d'une traversée de la Dent de Crolles en novembre, ainsi que Yves, ex-futur Abîmes. ?

Nous partons vendredi soir, un peu plus tard que prévu grâce à ma réunion du vendredi soir au bureau, dans la voiture de Fabien, bien remplie de cordes, kits, amarrages et autres choses (damn ! les bières sont dans le coffre de Ludo !). Direction le Doubs, et le très célèbre gîte spéléo de Montrond. Il y a foule ce week-end au gîte avec nous, un groupe spéléo du bas-rhin et un autre groupe venu faire de l'initiation en famille ! Après une bière bien méritée (dormir dans la voiture de Fab, çà fatigue !), direction nos couchettes car nous ambitionnons de nous lever pas trop tard le lendemain. ?

Le samedi matin arrive, et tandis que je suis en train de dormir tranquillement dans un autre dortoir pour cause de (très) gros ronfleurs nocturnes, le reste du groupe s'occupe du petit-déjeuner, enkitte le matériel, se prépare... Au final, Aurélien vient me sortir du lit vers 10h... 40 minutes plus tard je suis prête à partir et dans la voiture de Fab, un record ! 40 autres minutes plus tard, nous sommes à Arc sous Cicon et garés en face de l'entrée de l'accès au Mont Ratey. 20 minutes supplémentaires passent, nous sortons nos 5 kits de cordes, nous habillons, nous arnachons... toujours pas de nouvelles de l'EEGC (se seraient-ils perdus malgré le GPS ?)... bien sûr, Fabien n'a que le numéro de Yves, et Aurélien et moi n'avons pas nos téléphones... pratique ! Finalement ils étaient garés à 700 mètres, à côté du paneau &amp;quot;Puits Mouraté&amp;quot; d'un chemin de randonnée. Ouf, nous pouvons finalement y aller. ?

Nous envoyons notre équipe de pointe (Aurélien et Fabien) pour l'équipement pour ne pas répéter les erreurs de l'année dernière, à savoir des attentes longues en haut de chaque puits. A notre grande surprise, le réseau est quasiment sec, quelques filets d'eau de temps en temps, mais même dans le puits P32 &amp;quot;douche obligatoire&amp;quot;, nous ressentons à peine quelques embruns. Après une pause déjeuner grandiose à -160 (incluant salade de riz avec pile poil la bonne dose de mayonnaise dedans, conserve de maquereaux, et, et, et.... madeleines à tremper dans un café chaud, comment dire, un pur moment d'extase gastronomique souterraine !), nous voilà partis pour explorer la galerie de la Toison d'Or. Et bien c'est une visite qui vaut le coup, la galerie est belle avec de nombreuses concrétions, et nous avons même trouvé la Toison d'Or ! Alors que François et Marina s'arrêtent pour prendre quelques photos, nous continuons dans les galeries jusqu'à arriver en haut d'un ressaut qui donne directement dans un lac de boue... Yves et Ludo font demi-tour pour que nous puissions nous échelonner dans la remontée des puits, alors qu'Aurélien, Fabien et moi décidons de nous jeter dans la boue. Bon, bah la suite de la galerie ne présente pas un intérêt incroyable et nous arrivons très vite en haut du P13, pour lequel nous n'avons pas l'équipement nécessaire. C'est pas grave, nous allons aller nous promener du côté de la galerie des Mouches. Ou pas. Après une escalade exposée, nous progressons les pieds dans la glaise bien collante, comme des mouches collées sur du papier tue-mouches. Nous décidons rapidement de rebrousser chemin, la galerie n'est pas très belle et il va falloir désescalader notre passage un peu chaud... Les remontées s'échelonnent parfaitement dans les puits (avec quelques grommellements quand même au passage de l'étroiture avec-des-kits-plein-de-cordes-mouillées) et nous sortons sous une lune éclatante, et dans un froid glacial ! ?

Nous sommes de retour vers 22h30 au gîte, ou nos co-cuisine ont largement fini leur dîner puisqu'il sont en train de faire des tours de table, et ont accessoirement chauffé la pièce à grand renfort de bûches. Quelques bières et une montagne de pâtes plus tard, c'est l'heure de se coucher, il est presque 2h et nous prévoyons de sortir le lendemain. ?

Le lendemain, après une nuit agitée par des réveils assez récurrents dus au nombreux ronfleurs du dortoir, nous sommes a peu près en forme pour aller faire notre cavité du dimanche. Avant çà, il faut désenkitter les cordes de la veille, qui en plus d'avoir gelé dans le coffre de la voiture de Fabien, sont quand même bien boueuses, le tout par moins 5°C environ. Galvanisés par l'étiage complet du Mont Ratey la veille, nous décidons de nous attaquer à Jérusalem, cavité facile mais un peu humide. Marina se lance dans l'équipement avec Aurélien et Yves... nous suivons avec Fabien, et pestons contre l'équipement mal placé... avant de tester les spits &amp;quot;idéaux&amp;quot; et de se rendre compte que finalement il n'y avait pas le choix ! Bon, tout ceci était avant le passage des deux voûtes mouillantes ; çà doit être très sympa l'été, mais là, avec le courant d'air glacial et l'eau à 8°C, c'est bof moyen moins. Même si on ne se mouille pas entièrement, c'est difficile de ne pas tremper le nombril... le méandre juste après est du coup parcouru à une vitesse record, en courant pour se réchauffer ! Nous poursuivons nos explorations par de beaux méandres avant de faire demi-tour par manque de temps. Je me charge du déséquipement, facile jusqu'au 2 spits en &amp;quot;Y&amp;quot; du puits d'entrée, une vraie horreur pour se positionner correctement... chose que je fais après beaucoup d'efforts, et sous les regards (presque) hilares de Fabien et Ludo. Il fait toujours moins 5°C dehors, et une vague de brouillard est en train d'arriver... çà va être chouette pour se changer tout çà ! Le plat de pâtes de l'après-midi est le bienvenu, et c'est après 1h de nettoyage de matériel (&amp;quot;dis donc, la 90 mètres, on la repasserait pas une cinquième fois, parce que là elle est toujours un peu crade !&amp;quot;) que nous prenons la route du retour.</description>
</item>

<item>
<title>Initiation dans l'Ain</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=875</link>
<pubDate>Sat, 03 Dec 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie initiation dans l?Ain

Initiateurs présents: 

?	Sylvain C
?	Sebastien G
?	Vassilissa V

Initiés présents:

?	Lucie D
?	Anne-So D
?	Clement N

Vendredi 2 décembre:

A bord de notre go go gadgeto bolide, nous filons vers le village de Chanay, dans l?Ain, lieu de notre hébergement pour le week-end. Le gîte de ?La Ramaz? est, en plus des 6 voire 8 couchages possibles, avantageusement équipé d?un frigo monstrueux et d?une machine à faire des glaçons. 

Samedi 3 décembre:

Cap sur la grotte de Jujurieux. La sortie prévue à la demie journée prévoit quelques descentes de puits, méandres et étroitures (contournables pour certaines, comme nous le montre habilement Sylvain, qui se rit de nous voire galérer). Nous avons poussé la promenade jusqu?à la cascade et la salle du lac qui se trouve au fond de la cavité, avec de jolies concrétions nettoyées et un lac boueux. Un petit passage par la galerie des cristaux (qui porte bien son nom) vaut de coup d??il également. 

Nous avions choisi de faire une boucle à l?intérieur de la grotte, mais l?étroiture de ?la sableuse? en a décidé autrement? Dans notre sens, impossible de passer. De l?autre côté, il y a un râteau pour dégager les gravillons/cailloux/blocs, qui aurait beaucoup facilité le passage. Heureusement, le puits ?critique? impossible à ré-équiper à rebrousse-poil, était toujours équipé. Nous avons donc gaillardement fait demi-tour, nos initiateurs ré-équipant pour nous permettre de sortir.

Sortie vers minuit (au lieu de six heures), pour aller manger ! Et braver la panne d?électricité à 1h30 du matin dans le gîte.

Dimanche 4 décembre:

Petite sortie dans la grotte de Vaux Saint-Sulpice avec deux grandes salles pleines de concrétions accessibles par deux puits d?environ 10m et beaucoup de chauves-souris en pleine hibernation.
Ayant encore le souvenir de l?aventure d?hier nous décidons de ne pas trop nous attarder et faisons demi-tour au bout de 1h30 sous terre, direction le picnic.

Étape lavage de matériel dans un torrent glacé avant de reprendre la route vers 
Issy-les-Moulineaux, à bord de notre vaisseau spatial.

Lucie</description>
</item>

<item>
<title>Initiation dans la Meuse</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=872</link>
<pubDate>Sat, 05 Nov 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;i&gt;&lt;b&gt;
Sortie faite sur le site de Savonnières-en-Perthois (55) avec l'objectif de faire découvrir aux jeunes recrues le monde souterrain.
&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;

&lt;p&gt;&lt;h1&gt;1 Personnes présentes&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;&lt;h2&gt;1.1 Cadres&lt;/h2&gt;
Ont eu la joie d'encadrer cette sortie:
&lt;ul&gt;&lt;li&gt; Jean C
&lt;li&gt; Jean Paul C
&lt;li&gt; Fabien C
&lt;li&gt; Ana L
&lt;li&gt; Célina M
&lt;li&gt; Gaëtan P
&lt;li&gt; Morgane R
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;h2&gt;1.2 &amp;quot;Jeunes&amp;quot; participants&lt;/h2&gt;
Ont eu la joie d'être accompagnés:
&lt;ul&gt;&lt;li&gt; Véronique B
&lt;li&gt; Lucie D
&lt;li&gt; Adrien G
&lt;li&gt; Mathilde K
&lt;li&gt; Clément N
&lt;li&gt; Frédérique R
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;h1&gt;2 Départ du Club le Vendredi soir.&lt;/h1&gt;
Nous nous retrouvons le  vendredi soir au local d'ABIMES. Les consignes sont simples:
&lt;ul&gt;&lt;li&gt; Faire les courses pour pouvoir nous nourrir tout le WE (tache vaillamment effectuée par JP et Fred)
&lt;li&gt; Fournir en matériel toutes les jeunes recrues (ça fait quand même pas mal de matos d'équiper 6 personnes)
&lt;li&gt; Attendre tout le monde et partir le plus vite possible pour Savonnières-en-Perthois (55).
&lt;/ul&gt;

NB : un léger retard fut à déplorer car Véronique se retrouva malencontreusement dans le parking adjacent, sans moyen d'en sortir :-).

Finalement, après une heure et demie de route, nous sommes sortis de Paris et les trois voitures se retrouvent au niveau d'une station essence  pour pic-niquer .

L'ambiance est au beau fixe et les victuailles nous arment pour les deux heures de route qu'il nous reste à parcourir.

Nous arrivons finalement vers 23:00 au gîte communal de Bazincourt où nous allons passer le Week-end.
Les chambres sont distribuées (1 pour les filles, 1 pour les  mecs et 1 pour Jean (car la légende dit qu'il réveillerait un mort un jour de grande forme)).

&lt;p&gt;&lt;h1&gt;3 Journée de samedi&lt;/h1&gt;
Réveil à 8:30 par Jean Paul qui (en français dans le texte) avait déjà couru après les miches de la boulangère pour nous obtenir du pain frais. Le petit déjeuner est copieux et agréable, il nous faut prendre des forces pour la journée a venir. Le temps que les retardataires se lèvent, le reste de l'équipe prépare les rations du midi car c'est sous terre que nous le passeront.
Il y a trois cavités au niveau de la carrière de Savonnière, donc pour optimiser la sortie, nous nous séparons en trois groupes.
Chacun des groupes aura pour tâche d'équiper un de ces trous:

Il y a donc :
&lt;ul&gt;&lt;li&gt; Team 1: Morgane,Gaëtan, Mathilde, Jean et Adrien qui se chargent du gouffre &amp;quot;Avenir&amp;quot;
&lt;li&gt; Team 2: Ana, JP, Lucie et Fred qui équiperont le &amp;quot;gouffre de la Sonnette&amp;quot;
&lt;li&gt; Team 3: Celina, Fabien, Véronique et Clément qui iront dans le gouffre &amp;quot;Besace&amp;quot;
&lt;/ul&gt;

C'est ainsi que chacun des groupes se sépara et se rendit à son point de départ.

A la fin de la première cavité, nous nous rejoignîmes au niveau de l'entrée de la Sonnette et force fut de constater que l'équipe de Gaëtan et Morgane, trop humide d'avoir ouvert le  passage dans Avenir s'arrêta pour la journée.
La rotation de cavité a donc été team 2 --&gt; Besace et team 3 --&gt; Avenir.

La seconde cavité fut le réel moment de plaisir de la journée car l'appréhension de chacun était retombée et le stress laissa place à l'émerveillement devant ces sinueux passages créés par l'eau.

Moments notables pour la team 2: après un check-up du matériel complet et les rappels techniques nécessaires, on s'engage dans notre premier trou: la Sonnette. La découverte du premier puits du we nous fait un peu bizarre: finalement 31m c'est plus haut que ce qu'on imaginait ! On avance tranquillement en suivant l'équipement d'Ana jusqu'à arriver dans la dernière salle. Petite pause photo où on s'essaye à l'art de l'éclairage sous-terre grâce à nos lampes de spéléo avant de remonter. Le puits qui avait été si impressionnant à l'entrée et maintenant un sacré sport à remonter ! Notre deuxième trou, Besace, nous a bien plu à nous autres débutantes puisqu'on a pu répéter moult fois la mise en place du matériel aux différents ressauts et puits autant à la descente qu'à la montée. 

La Sortie se fini par un Apéro et un repas bien mérité, concocté par nos amis de la team 1 qui étaient rentrés en avance. La soirée se déroula, discutant corde, n?uds, aventure épique et situation compliquée autour de ce qu'il nous restait de vin.

&lt;p&gt;&lt;h1&gt;4 Journée de dimanche&lt;/h1&gt;
Jean Paul donne encore de sa personne pour assurer un petit déjeuner à l'ensemble du groupe, puis nous pouvons nous mettre en route, plus rapidement que la veille car il n'y a ni kit ni pic-nique à préparer. Chaque team s'attaque à la cavité qu'elle n'a pas encore eu l'occasion d'explorer et en profite pour déséquiper.

Après une petite sieste au gîte après le déjeuner, le moment est venu de nettoyer et ranger. Malgré le froid, nous nous mettons au travail dans la rivière qui coule à proximité et avons le temps de nettoyer à la fois le matériel commun et perso.

Il est temps de se remettre en route vers Paris, et après un dernier moment à ranger le matériel au local, nous nous disons au revoir, de belles images du week-end plein la tête.


Clément N.</description>
</item>

<item>
<title>Sans mousquetons mais pas sans dents </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=867</link>
<pubDate>Sat, 29 Oct 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce long week-end est l'occasion de renouer avec la spéléo (la vraie, avec un baudrier, cf. mes 2 week-ends SSF où mon baudrier n'a pas servi), un peu sportive aussi car les dernières sorties ont été plutôt tranquilles (Chaillets, Moulin des Isles, Lauzinas). Il n'y a malheureusement pas foule du côté d'Abîmes mais Christian nous rencarde sur des connaissances qui sont dans le coin (Guillaume, Marina, François et Ludovic du club EEGC). Contact pris, programme établi rapidement, dimanche traversée dans la Dent de Crolles Glaz-Guiers Mort et le lundi Scialet Robin.

Nous partons de Paris avec Aurélien le samedi en fin de journée, en espérant de ne pas rencontrer trop de monde sur la route car journée classée rouge par le Bison intelligent. La route se passe plutôt bien et nous arrivons vers minuit à Grenoble, ce qui nous permet de passer une bonne nuit (on dira merci au changement d'heure aussi !). Le lendemain rendez-vous à 9h au Col du Coq pour faire la navette et attaquer la traversée. Je m'équipe en mode &amp;quot;grand froid&amp;quot; avec sous-pull, t-shirt technique manches longues et polaire ainsi que des chaussettes de ski qui se combinent très bien avec mes chaussures de canyon qui apportent la couche néoprène utile contre les gouttes d'eau. Nos compatriotes sont pile à l'heure et nous faisons alors la navette vers Perquelin pour la sortie de Guiers Mort ; l'occasion de faire connaissance avec Marina que je n'avais jamais rencontrée.

Nous partons finalement à l'assaut du &amp;quot;pré-qui-tue&amp;quot; vers 10h30, entouré de nombreux randonneurs qui se demandent bien ce que font ces gens avec leurs casques et leurs bottes... nous arrivons finalement à l'entrée du Glaz et rentrons vers 11h30. La montée n'est pas si &amp;quot;tuante&amp;quot; que la légende le laisse entendre ! J'ai bien fait de bien m'habiller car la cavité est froide et traversée par un sérieux courant d'air glacial. Nous pouvons tester le balisage &amp;quot;SSI&amp;quot; mis en place depuis 2015, suite à 3 secours rapprochés pour des personnes perdues ou très en retard sur leur horaire d'itinéraire prévu. Je dois avouer que c'est très bien fait, il y a des petites plaques vissée indiquant par ou passer et même des petites plaques luminescentes pour indiquer à quel niveau passer dans les méandres ! Nous ne rencontrons donc pas de difficulté de ce côté là et c'est bien agréable, car la réputation de la Dent de Crolles n'est plus à faire sur ces sujets d'itinéraires.

Il nous faut parfois équiper des mains courantes, notamment dans les puits de la lanterne (le PL2 par exemple) alors que la topo les annonces équipées, nous perdons un peu de temps mais rien de bien grave. Contrairement à ce qui est indiqué dans la topo, je trouve les méandres courts et pas spécialement difficiles mais peut-être que c'est exprès pour dissuader les grimpeurs/alpinistes qui se prendraient au jeu de venir explorer la Dent ! Par contre, le passage dans le Boulevard des Tritons (et son surcreusement caractéristique) est assez pénible car glissant. Nous déjeunons vers 15h au bas du puits du Bivouac, en ayant passé les principales &amp;quot;difficultés&amp;quot;. Une petite remontée de 40m vient nous aider à digérer toute cette bonne salade de blé garnie.

Ce sont après de grandes galeries, pour lesquelles nous sommes ravis d'avoir les indications &amp;quot;SSI&amp;quot; car il y a des intersections partout : on voit bien qu'il est très facile de se perdre ! Finalement nous arrivons dans le réseau Sanguin. J'en avais un assez mauvais souvenir pour y être passée 2 fois lors d'une boucle Guiers-Guiers en 2014 et mes souvenirs se sont avérés exacts : même si je pensais que le passage était plus long, il y a quand même 3 chatières à passer pour lesquelles il ne faut pas être trop épais, ni trop large d'ailleurs pour la dernière ; les genouillères sont absolument indispensables et le pauvre kit qui se fait maltraiter (oui je sais, le kit est mon ami, blablabla...) derrière à force de râper sur des cailloux en prend un bon coup !

Nous sortons finalement de Guiers Mort vers 19h30 et retour aux voitures par le sentier plutôt bien marqué vers 20h30. Finalement, le plus long c'est l'attente de la navette dans le noir et dans le froid ; heureusement il y a des camping-caristes somnolents qui s'énervent de nos bavardages (on aurait du chanter !), et nous font l'animation jusqu'au retour des voitures vers 21h15.

Finalement, nous sommes très contents de cette sortie : un grand classique que je n'avais jamais fait bien que proche de mon fief grenoblois, une belle activité variée avec des beaux puits, de belles galeries (sans oublier le surcreusement caractéristique !) et nous étions en charmante compagnie !

En rentrant, dîner rapide et au lit vers minuit car demain nous enchaînons avec le Scialet Robin.

Départ un peu moins matinal (vers 9h30) pour le Scialet Robin : nous devons traverser tout Grenoble et le plateau du Vercors avant d'arriver à la cavité. Le temps est magnifique, comme le samedi d'ailleurs donc la route est agréable. Petit incident qui nous retarde un peu (accrochage en traversant Grenoble) et nous sommes sur place vers 12h30. La suite du parcours est très bien décrite par Marina sur son &lt;a href=&amp;quot;http://ktakafka.free.fr/speleo/vercors/robin.html&amp;quot;&gt;blog&lt;/a&gt;, que je ne vais donc pas répéter. Voilà, je suis un peu triste d'être malade car le grand puits est magnifique mais mes intestins me lâchent et je dois donc vite ressortir. Ça vaudra le coup de revenir pour équiper tout ça !

Enfin, nous apprenons au retour sur Paris l'histoire du vol de mousqueton/plaquette, et plus grave, de détachage de la main courante. C'est vraiment très regrettable (et rageant !) que des gens puissent jouer sans aucune conscience avec la vie de leurs semblables. Donc attention et prudence dans le Vercors cher amis spéléos !


Fin de week-end sur de la couenne histoire de se détendre un peu et nettoyage de matériel ! Le retour sur Paris le mardi se passe très bien, nous sommes presque à notre record de temps sur le trajet Grenoble-Paris malgré les prévisions (douteuses ?) alarmistes du Bison intelligent.

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Stage Equipier scientifique ? Hydrologie souterraine ? Méthodes et pratique</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=868</link>
<pubDate>Sat, 29 Oct 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Compte rendu de stage Equipier scientifique ? Hydrologie souterraine ? Méthodes et pratique

Trois membres d?ABIMES ont participé au stage organisé par le COSIF à Francheville du 29 octobre au 1er novembre. L?objectif était de découvrir ou de se perfectionner dans les aspects scientifiques de l?hydrologie souterraine, ainsi que pratiquer les méthodes de mesures associées.

La matinée du premier jour a été consacrée à la présentation du massif et du réseau (28 km), des études en cours, des méthodes permettant la mesure des débits présents (estimation au pifomètre, flotteurs, méthode hydraulique, traçages au sel et à la fluorescéine) et passés (taille des coups de gouge, dimensions des galets) ainsi que du matériel de mesure (conductimètre, fluorimètre). L?après-midi, les 9 stagiaires encadrés par les cadres ont visité la combe aux prêtres qui leur a été présentée par Vincent Schneider. Cette visite a dû être écourtée compte tenu du trop grand nombre de questions posées (hein Clément).

Le dimanche, 3 équipes de 3 stagiaires encadrées chacune par un cadre se sont réparties dans la grotte. Célina et Clément étaient dans le réseau Ben via une belle descente par le gouffre de la Rochotte. Jef à la rivière des gours par l?entrée classique. Chaque équipe a tenté au mieux de mesurer des galets, des coups de gouge et les débits par les diverses méthodes. Les premiers résultats ont été comparés en salle le soir.

Lundi, chaque équipe a complété ses mesures ou les a renouvelés en d?autres points. Le jeu consistait aussi à ne pas interférer avec les autres équipes et à mutualiser le matériel. Les plus chanceux ont eu des appareils enregistreurs, les autres ont noté à la main les valeurs affichées. Ce n?est pas passionnant de noter pendant une heure des valeurs en attendant qu?elles redescendent au niveau de fond initial. Et réfrigérant ! Même si la cavité était en étiage prolongé, l?eau était froide. Ponchos et bougies ont été appréciés.

Il a fallu ensuite calculer les divers débits via Excel, préparer une présentation des résultats et rédiger un rapport qui seront joints au compte rendu du stage. Cela nous a tous occupés jusque tard dans la nuit et une bonne partie du mardi matin. Ensuite, chaque équipe a fait sa présentation, incluant la comparaison des méthodes. Et on a discuté les résultats, parfois divergents. Puis on a lavé le matériel et le gite, rangé et repris notre route vers le nord, enrichis de connaissances et prêt à les utiliser. Mais où et quand, mystère ?

Stage à recommander à tous ceux qui veulent aller plus loin que la pratique sportive. La Spéléologie, c?est aussi une Science ! Les cadres sont sympathiques, motivés et passionnés. Et on est bien au gite de Francheville, on y mange bien. Prévoyez quand même vos boules Quies pour le dortoir.

Clément LD, Celina M, Jean-François B</description>
</item>

<item>
<title>Les bruyères sans eau, un bonheur à équiper</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=866</link>
<pubDate>Sat, 22 Oct 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C?est donc avec 4 filles, que sylvain est allé aux bruyères? Et il a survécu ! (non sans peine..)
Nous avons très bien commencé le weekend en passant faire nos courses le samedi matin à la fruitière de Belleherbe et à la salaison comtoise (qui se trouvait à 2km de notre gite), afin de réapprovisionner nos frigos respectifs et concocter notre menu du soir qui devait être une raclette? 
Mais, revenons à la spéléo. Nous étions donc à l?entrée du trou vers 12h? (pas si mal en fait !)
Comme nous avions décidé de faire de l?équipement avec Morgane et Gwen, nous nous sommes répartis les (nombreux) puits du gouffre des Bruyères. J?ai donc commencé par équiper les petits puits étroits du début, Gwen a suivi dans les 4 grands puits, Morgane a continué avec les puits du Roussillon et j?ai fini par les puits et ressauts finaux (sans se mouiller !) qui mènent à la grande galerie « Christian » au fond des Bruyères. Bien sur l?équipement n?aurait pas pu se faire sans le regard et l??il avisé de Sylvain, qui nous a suivi chacune et qui par moment a rectifié le pli de la corde? Après quelques photos et tentative pour trouver la suite de la galerie au fond (apparemment il existerait une suite) nous avons finalement fais demi-tour, pensant fortement à notre raclette du soir en remontant les 15 puits. Chacune a déséquipé une partie des puits, avec des moments forts, tels Ana qui a eu quelques désarrois pour dévisser des spits à cause de sa clé à cliquet qui cliquait?moi-même oubliant le kit en bas du puits?ou encore Morgane effrayée par une pauvre chauve-souris qui devait se dire la même chose?.  Au final les dernières sont sorties à 21h30 et nous avons bien mérité notre raclette qui était fort bonne ! (et la salade aussi !).
Le dimanche nous sommes allés faire un petit tour dans la grotte de la tuilerie, fort sympathique avec un regard sur une rivière souterraine assez impressionnant, et certaines ont fait de la spéléo engager dans des étroitures pleines de boue... 
Un bon weekend dans le Doubs ? et miam le comté...

Vassilissa</description>
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<title>Barnum SSF </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=870</link>
<pubDate>Sat, 22 Oct 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ah le Barnum ! Ça faisait un petit moment que j'entendais parler de ce &amp;quot;truc&amp;quot;, qui avait l'air d'un grand festival de spéléos, un peu comme un rassemblement caussenard ou une AG de la Fédé. Vaillante de mes 2 stages estampillés SSF (le FTS et un petit week-end ASV quelques semaines plus tôt), je décide donc de participer et de m'aventurer dans ce grand exercice de secours, où, nul doute !, nous sauverons un (ou des) spéléo(s) de la détresse. ? 

Le lieu du rendez-vous est fixé à Savonnière en Perthois, ce qui va me permettre de découvrir ce célèbre endroit. Je pars le vendredi soir avec Gaétan a une heure raisonnable et je crois que nous arrivons à une heure raisonnable également (23h quelque chose), chose rare pour nos week-ends habituels. Nous retrouvons nos amis alsaço-champeno-haut-de-français sur place et ne tardons pas à nous coucher car le réveil est fixé à 7h le lendemain matin (plus tôt que mon réveil habituel de bureau !). Le lendemain 7h, les mêmes avec les yeux boursouflés, le teint bouffi et un grognement de type &amp;quot;iléoulekafé&amp;quot; avant tout &amp;quot;bonjour&amp;quot;. Les choses s'arrangent un peu au fur et à mesure du petit-déjeuner et des litres de cafés absorbés. ? 

Puis soudain, 7h42, c'est l'alerte ! Un spéléo n'est pas ressorti de la carrière de Savonnière en Perthois depuis hier soir ! Il faut s'organiser. Je m'engage dans l'équipe &amp;quot;reconnaissance&amp;quot; ayant pour but de faire la jonction avec la victime et de remonter l'information au PC. Nous voilà donc partis en équipe de 5 (incluant Bruno et Eric B. et un autre Eric et quelqu'un d'autre, youpi la mémoire !) pour chercher la fameuse victime. Arrivés au parking, surprise, 2 voitures, donc au minimum 2 personnes coincées la-dessous. Nous avons pour consigne de visiter 3 cavités, la Sonnette, l'Avenir et la Besace. Nous commençons par la Sonnette et l'Avenir, et après quelques heures à tourner dans la carrière, finissons par arriver à la Besace, où, oh surprise, nous retrouvons 3 compères dont 1 victime (qui commençaient à trouver le temps long !). Une partie de l'équipe reste auprès de la victime pendant que le reste remonte pour attendre les consignes, et nous croisons au passage sur le chemin du retour un mono-équipe de recherche de l'équipe de &amp;quot;reco&amp;quot;... oups nous n'avons pas du être très bon ! ? 

Les équipes ASV et Transmission sont rapidement mises à contribution, pendant que je fais mon 2ième aller-retour à la Besace pour le balisage (qui s'est avéré plus tard ne pas être le chemin le plus court possible... hmhmhm). Finalement, 3ième aller-retour pour aller aider les équipes Transmissions a re-rouler du cable/dérouler/changer bref, récupérer un peu de matériel qui s'était perdu sur le chemin qui n'était pas le plus court... J'ai un petit moment de répit pour déjeuner, çà fait du bien car il est presque 15h et le petit-déjeuner semble un peu loin. Finalement, les équipes techniques sont engagées (incluant Fabien, mais pas Gaétan qui souffre d'une migraine assez horrible) pour mettre en place les balanciers et autres joyeusetés pour remonter la civière, sans moi snif, mon baudrier n'aura finalement pas servi du week-end ! ? 

4ième aller-retour pour porter la civière jusqu'en haut des puits ; l'équipement est toujours en cours donc nous ne pouvons pas la descendre jusqu'à la victime. Nous attendons un peu puis demandons à ressortir. Il y a ensuite un petit moment de pause, chouette j'ai soif ! Finalement le blessé est mis en civière et prêt à être remonté. Je fais partie de l'équipe brancardage aussi pour mon 5ième aller-retour, avec Gaétan, qui va heureusement mieux. Nous ressortons la civière sans trop de difficultés (mais c'est lourd quand même et j'ai failli y laisser un petit doigt) et il est temps de penser au 6ième aller-retour, cette fois-ci pour sortir des kits ; avec 3 kits chacun dont certains sont des sherpas, nous ressortons chargés ! C'est finalement mon dernier aller-retour, il est 20h30 et je suis autorisée à rentrer au gîte pour une bonne douche et un bon dîner pendant que les derniers déséquipent (on les a attendu pour manger quand même hein). ?

Pendant ce temps, Nathalie veille au grain au PC, et fait du coloriage sur une grande feuille (alors oui c'est vrai et oui c'est du coloriage important car çà permet de savoir qui fait quoi où comment pourquoi combien à tout moment ! et avec 30 personnes engagées dedans, c'est pas facile !).  

Le dîner est l'occasion d'échanges sympathiques et également de débriefer de la journée et de discuter du programme du lendemain : le nettoyage et comptage du matériel, un programme simple ! On en profite également pour choisir le nom du Spéléo Secours qui regroupera désormais l'Ile de France, la Champagne-Ardenne-Lorraine-Alscace et les Hauts de France : malheureusement ma super proposition (un truc du style &amp;quot;speleo secours du nord de l'est de l'ile de france de ouf de dingue de malade&amp;quot;) n'est pas retenue. Quel dommage !? 

Le lendemain, réveil pas trop tardif pour nettoyer le matériel. Gros cafouillage du dimanche matin, il nous manque du matériel, nous envoyons une équipe chercher un possible kit ou sherpa manquant pour finalement s'apercevoir que nous avions mal compté le matériel... idem pour 2 spéléo-phones manquants, que nous cherchons toute la matinée et qui étaient en fait au fond du kit de quelqu'un (dont je tairais le nom, oui, même contre une quantité de bières artisanales astronomique). Nous déjeunons rapidement et nettoyons le gîte, ce qui permet à tout le monde de partir tôt. Le retour sur Paris s'effectue sans encombres (pas de bouchons car tôt !) et je suis à la maison, gentiment raccompagnée par Gaétan, vers 16h30. ? 

Delphine</description>
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<title>Démarrage de la saison d?initiation</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=865</link>
<pubDate>Sat, 08 Oct 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Aujourd?hui, ce sont 5 gaillards qui s?y collent.
Après le rendez-vous presque matinal au local et le trajet vers le Puiselet, Vassilissa, Fabien et Gaëtan installent quelques cordes pendant que je fais la revue de matériel, profitant du beau temps de cette fin d?été.
Ni une ni deux, les encore non initiés s?élancent pour leur « première » descente sur corde (c?est en tout cas une première en mode spéléo, vu que pas mal d?entre eux ont déjà pratiqué le rappel en mode escalade).
Pause repas pour se remettre des premières émotions, et c?est repartit pour l?apprentissage de la montée, des conversions, des passages de dev et autres pendules. Bref, de quoi satisfaire tout le monde et en sécher quelque uns au passage.
Tout le monde fini content et profite du retour et des (petits) bouchons parisiens pour parfaire la connaissance du milieu spéléo.

Sylvain</description>
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<title>Week-end Formation Secours ASV/Transmission? </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=869</link>
<pubDate>Sat, 10 Sep 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Week-end de rentrée &amp;quot;spéléo&amp;quot; placé sous le signe du Spéléo Secours Français, sous-section alsacienne (miam miam la bonne choucroute !). ? 

C'est l'occasion de coupler un stage &amp;quot;assistance secours victime&amp;quot; et &amp;quot;transmission&amp;quot;, ouvert également à la région parisienne. Pour ma part, je viens en pure novice découvrir cette partie du spéléo secours après avoir fait le stage FTS en avril (et qui m'avait bien plu). ? 

Nous profitons de la météo clémente pour dormir sous la tente, après une arrivée un peu tardive vendredi (la faute au RER et aux bouchons) dans la voiture de Yannick B.. Le samedi matin, nous sommes réveillés dès 7h du matin par la douce voix d'un certain Fabien, qui nous promet un départ en fanfare pour les activités dès 8h ! Un petit déjeuner-brossage de dent express plus tard, nous comprenons que nous avons le temps de reprendre du café avant le début des activités... qui intervient vers 9h. Pour la partie ASV, c'est powerpoint au programme avec présentation des différentes étapes, de l'approche de la victime, construction du point chaud, réalisation du bilan à la mise en civière. Pour la partie transmission, c'est l'occasion de nous faire rêver, avec de la transmission d'image par radio (ou quelque chose comme çà). Impressionnant !? 

L'après-midi est consacrée à de la mise en pratique : nous déballons des kits et apprenons à prendre un poul, une tension et à réaliser un bilan alors que l'équipe transmission part de l'autre côté de la montagne s'installer dans différentes mines pour tester différents systèmes (oui oui, je manque de vocabulaire technique concernant nos amis des transmissions). A la fin de l'après-midi, un petit exercice pratique de transmission de bilan est organisé ; celui-ci passe par plusieurs radios et 7 personnes différentes avant de nous revenir... (roulement de tambour) presque identique ! Ouf, l'exercice est réussi et nous pouvons sereinement passer à l'apéro. La soirée est fort agréable et animée par un responsable de service au CHU voisin, ce qui nous permet de poser nos questions directement à un médecin. ? 

Le dimanche, le réveil est aussi matinal que le samedi et nous voilà de très bonne heure partis pour l'application pratique transmission et ASV en mine. L'exercice se déroule plutôt bien, le temps passe très vite et chercher des solutions pour la construction du point chaud en même temps que coordonner une équipe n'est pas toujours simple. Nous réussissons quand même à sortir notre victime sur un brancard saine et sauve et il est temps de passer au déjeuner puis nettoyage de matériel et bilan. ? 

Je m'aperçois que la plupart de mes camarades, s'ils sont novices en ASV, ne le sont pas du tout en secourisme/ont une formation médicale. J'ai du coup une vague impression que je n'ai vaguement pas les bonnes compétences pour faire partie de cette équipe/spécialité de manière générale, impression qui se confirme au fil des discussions. Pas grave, j'irai faire de la technique avec Fabien (l'autre) ou alors me spécialiserai dans la confection de bonnets en laine d'alpaga sauvage pour kits, on sait jamais, çà a peut-être de l'avenir ! ? 

Le retour le dimanche en fin d'après-midi sur Paris s'effectue sans trop d'encombres.? 

Delphine?</description>
</item>

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<title>Les Ordons - sortie photos</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=871</link>
<pubDate>Sat, 03 Sep 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;u&gt;Le petit guide pratique de la photo spéléo&lt;/u&gt;
 
Après un faux départ au mois de juin (pénurie d'essence et pluies diluviennes), nous voilà enfin parés pour le tant attendu week-end photo.
La fine équipe composée de Vass, Sylvain, Gaëtan, Sam et Morgane.
 
Départ du club à 19h vendredi soir. Bouchons obligent, nous arrivons au gite vers 1h du matin. Pour une bonne nuit de sommeil.
Pique-nique sur les coups de 13h en haut du trou. Vers 14h, nous commençons la descente pour rejoindre rapidement la grande galerie qui sera notre terrain de jeu pour les prochaines heures.
 
Voici donc un petit résumé des indispensables pour une séance de photo spéléo réussie :
 
Le choix de la grotte :
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Une belle grotte (le but est de ramener de belles images :)) : concrétions à gogo, draperies flamboyantes, colonnes, stalagmites et fistuleuses ; du rouge, du bleu, du jaune, du blanc
&lt;li&gt;Une grotte &amp;quot;facile&amp;quot;(le matos photo est lourd et encombrant) : pas trop profonde, éviter les boyaux, étroitures et autres ramping
&lt;li&gt;Une grotte &amp;quot;propre&amp;quot; (pour si possible ramener le matos en état) : plutôt sèche, éviter les galeries de la boue et voutes mouillantes
&lt;/ul&gt;

-&gt; Notre choix s'arrête sur la grotte des Ordons, dans le Doubs. 
 
Les moyens matériels : 
Pour la photo :
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;5 appareils photo : 3 reflex &amp;quot;au cas où&amp;quot; et car chacun voulait tester le sien. 2 compacts tous-terrains pour les photos souvenirs. 
&lt;li&gt;6 flashs cobra (il fait vraiment très très noir sous terre)
&lt;li&gt;7 trépieds de toutes tailles : pour positionner les flashs
&lt;li&gt;8 cactus : pour la synchro et le déclenchement des flashs à distance
&lt;li&gt;Des bidons étanches, de la mousse, du papier bulle, des chaussettes pour caler les boitiers.
&lt;li&gt;Des dizaines de piles : les flashs s'épuisent vite 
&lt;li&gt;Des torchons : pour s'essuyer les mains et poser le matériel
&lt;/ul&gt;
 
Pour les à-côté :
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Un petit réchaud, du café en poudre et la traditionnelle tablette de chocolat à la fleur de sel : pour se redonner du c?ur à l'ouvrage quand le froid se fait sentir
&lt;li&gt;Et bien sûr les indispensables bougies et couvertures de survie 
&lt;/ul&gt;
 
Les moyens humains
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;2 pigeons pour équiper le puit d'entrée pendant que les photographes digèrent le pique-nique du midi à l'ombre des sous-bois environnants : merci Vass et Sylvain !
&lt;li&gt;3 spéléos/photographes/éclairagistes/figurants : un pour appuyer sur le déclencheur, deux pour placer les flashs, un pour les tenir, et un ou deux figurants pour donner l'échelle
&lt;/ul&gt;
 
Vass et Sylvain remontent rapidement pour aller explorer la grotte de Naud. Gaëtan, Sam et Morgane se mettent au travail.
 
Une photo de A à Z :
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Parcourir la cavité pour choisir le spot
&lt;li&gt;Imaginer la scène et choisir l'emplacement de l'appareil
&lt;li&gt;Chercher une surface plane et déballer le matériel 
&lt;li&gt;Positionner les appareils sur les trépieds, faire les réglages de cadrage et d'exposition. 
&lt;li&gt;Placer un premier flash en fond de scène, choisir le bon canal, le tester, changer sa place, ajuster son trépied, re-tester, &amp;quot;bon ok ça ira&amp;quot;.
&lt;li&gt;Placer un deuxième flash en fond de scène, choisir le bon canal, le tester, changer sa place, ajuster son trépied, re-tester, &amp;quot;bon ok ça ira&amp;quot;.
&lt;li&gt;Positionner le figurant.
&lt;li&gt;Placer un troisième flash latéral, choisir le bon canal, le tester, changer sa place, ajuster son trépied, re-tester, &amp;quot;bon ok ça ira&amp;quot;.
&lt;li&gt;Placer un quatrième flash pour déboucher derrière le personnage, choisir le bon canal, le tester, changer sa place, ajuster son trépied, re-tester, &amp;quot;bon ok ça ira&amp;quot;.
&lt;li&gt;Changer la place du figurant. &amp;quot;Regarde à droite&amp;quot;, &amp;quot;un peu plus haut&amp;quot;. &amp;quot;non retourne de l'autre côté en fait&amp;quot;, &amp;quot;bon ok ça ira&amp;quot;.
&lt;li&gt;Mettre les 4 flashs sur le même canal. Tester. &amp;quot;zut ça marche pas&amp;quot;, &amp;quot;attend je change de canal&amp;quot;, &amp;quot;toujours pas attend on change les piles&amp;quot;, &amp;quot;ok c bon&amp;quot;.
&lt;li&gt;Petit challenge, 3 appareils à déclencher mais un seul opérateur. Les télécommandes sont un peu courtes, on essaye de synchroniser nos retardateurs. La raison reprend le dessus, nous choisissons de ne garder qu'un seul appareil pour la suite des opérations. 
&lt;li&gt;Aller une dernière. &amp;quot;Mince les flashs se sont mis en veille on recommence&amp;quot;. 
&lt;li&gt;Et voilà après une heure et demi, notre première photo est dans la boite.
&lt;/ul&gt;
 
--&gt; Bien rodés, les prochaines nous prendront un peu moins de temps. Après 5 heures sous terre, nous ressortons finalement avec 4 belles images !

Morgane</description>
</item>

<item>
<title>Chaillets, cha passe chuste</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=863</link>
<pubDate>Sat, 30 Jul 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi 29 : après les préliminaires habituels (une bonne trentaine de mails), avoir fait les courses, nous partons ? grande première ? dans la voiture de Jef. Nous faisons une pause casse-croute, nous nous relayons pour la conduite et arrivons vers 1h au gite de Montrond-le-Château. Dodo 01h30.
 
Samedi matin, 30 juillet, départ pour les Chaillets. Nous faisons quelques détours malgré Waze (réseau téléphonique douteux) et la carte routière dans la voiture de Jef... L?entrée est facile à trouver même si le chemin est inégal. A 11 h nous entrons dans la cavité, après avoir passé un petit moment à enfiler nos combinaisons néoprènes. Chacun a un kit contenant un bidon avec son rechange (sous combinaison, gants, etc.), sa quincaillerie et nous avons également un 5ième kit avec le matériel collectif (cordes 10 &amp; 25 m, plaquettes, mousquetons, nourriture, bouteilles d?eau). La cavité commence par une galerie basse, malgré qu?elle ait été élargie par de longs travaux au marteau piqueur et explosifs. La première voûte mouillante est déjà assez impressionnante (vivement la deuxième !) car la revanche, le vide entre eau et plafond, est de l?ordre de 20 cm à 30 cm. Elle se passe cependant assez facilement. Nous apprécions diversement, selon l?épaisseur de nos vêtements néoprènes. 
 
La seconde voûte mouillante mérite une description détaillée. Le passage clé de cette voûte est un laminoir de hauteur inégale, avec une revanche de quelques cm à une quinzaine (&lt;a href=&amp;quot;https://www.youtube.com/watch?v=vh8stO_Hoqo&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;voir la vidéo&lt;/a&gt;). La hauteur totale ne doit pas excéder le mètre. Ce passage dure quelques mètres mais le laminoir se poursuit, avec une revanche un peu plus confortable (la revanche passe à une vingtaine de cm, le confort absolu !). D?après la topo, la longueur de ce laminoir serait de 25 m. Le plafond est parfois plat, parfois creusé de coupoles peu profondes. Benoit Xavier passe puis Delphine puis PM avec ses 2 kits, Jef tente mais boit 2 fois la tasse. Il constate que c?est sa lampe de secours qui augmente sa hauteur de casque, fait demi-tour, la met en kit puis retente. Avec concentration et zénitude, il recherche les bons endroits, guidé par Benoit et PM qui éclairent l?autre côté. Il faut partir droit puis obliquer en gros à angle droit pour passer avec de l?air. Si on dévie, on boit la tasse ou ça coince. Il faut fermer la bouche car l?eau mouille parfois le bas du visage. Inutile de prévoir masque et tuba, la hauteur est trop basse pour un tuba. L?idéal serait de passer sans casque avec une lampe à la main. Nous saurons plus tard (le lendemain) qu?elle a été volontairement laissée en l?état pour protéger le réseau en ne laissant accès qu?à ceux capables de la passer. 
 
Cette voute mouillante est suivie d?une galerie basse aux marmites agressives, comme annoncé dans le descriptif. Puis nous atteignons une grande galerie (un peu avant la galerie du Turbigot) où l'on se change. On laisse les néoprènes, nous mettons les sous combi et la quincaillerie. Nous partons à 12 h 13, pressés d?en faire le maximum pour sortir avant les orages du soir (Météo France prévoyait de la pluie à partir de 17h puis des orages potentiellement violents à partir de 21h). Il y a des bassins profonds que l?on tente vainement d?éviter. La galerie est belle, large et haute, un vrai plaisir. A 12 h 45, nous sommes au sommet du chaos qui mène à l?étage supérieur fossile, la galerie des Deux Avenues, via une corde fixe à n?uds. Nous parcourons les 2 galeries (Avenue du Chatelet et Avenue des Ormes en totalité. Elle comporte des placages et aiguilles de gypse, de vastes portions, des vires, c?est magnifique. Nous déjeunons au milieu. De retour de ces galeries, nous débutons aussi le méandre blanc, facile et superbe. Il faudrait revenir...
 
C?est l?heure du retour car l?heure tourne, déjà 15 h 15. A 16 h 15, on finit de s?équiper en néoprène (remettre une néoprène mouillée est un vrai plaisir) et entamons le retour vers les voutes mouillantes. Le passage de la plus sévère est toujours aussi angoissant. A côté, l?autre parait presque facile. Nous sortons à 17 h 15. TPST 6 h 15. Le temps est beau, pas de menace d?orage immédiate.  Nous profitons du temps qu?il nous reste pour faire quelques courses à l?épicerie de Rurey (ouverte tous les jours de l?année sauf le 1er janvier), boutique hors d?âge tenue par une mamie fort charmante puis nous rentrons au gîte. 
 
En buvant des bières bien méritées, nous rencontrons un spéléo qui est allé à Chauveroche et qui a participé aux explorations en première des Chaillets. Il nous en dit un peu plus sur la cavité, nous avons vu les plus belles galeries mais cela mériterait d?aller plus loin dans le Méandre blanc et la Galerie de la boue. Les galeries redeviennent basses à l?Affluent d?Epeugney.
 
PM nous prépare un super repas,  nécessaire au vu des émotions (pâtes et sauce complexe incluant poulet, courgettes, tomates, basilic, et parmesan entre autres) et nous avons la chance de déguster une mousse au chocolat maison en dessert.  Il pleut par intermittence dans la nuit, mais pas de trace des orages violents promis par Météo France.
 
Dimanche 31, levé 7 h. Petit détour par la boulangerie pour s?assurer d?une bonne brioche au petit déjeuner. Après quelques questionnements et doutes, PM retrouve la veste néoprène de Benoit (prêt pour le week-end), qui avait été laissée aux bons soins des vaches du pré des Chaillets. Nous cherchons un peu l?entrée du Moulin des Isles et rentrons à 09 h 50. C?est bas mais grand en comparaison de la veille. La première étroiture est rigolote, d?autant plus qu?elle débouche sur un bassin profond. La suite est une longue suite de gours où on passe tantôt dessous puis parfois dessus au début, puis toujours dessus plus loin. On apprécie le pantalon néoprène car le pied des gours est parfois profond. C?est long et peu varié mais il y a de belles formes, quelques concrétions. Nous faisons une petite pause boisson. Cela devient ensuite un peu long et nous atteignons finalement l?heure limite que nous nous étions fixée pour le retour, 11 h 30, à environ 2 km de l?entrée. Une barre et on repart. PM fatigue un peu. Delphine a du mal avec la digestion de sa barre à la pomme (je vous rassure, tout incident regrettable a été évité). PM et Jef rêvent de choucroute, kebab, &lt;a href=&amp;quot;https://www.google.fr/search?q=soupe+berlinoise&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;client=firefox-b-ab&amp;gfe_rd=cr&amp;ei=51efV9CqBdDW8gfzgI2YDA
&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;soupe berlinoise&lt;/a&gt; (soupe avec morceaux de saucisses). PM se prend à rêver de tartines de saindoux. Il faut dire que nous consommons pas mal de calories dans l?eau froide hier et ce jour. Nous sortons à 12 h 50, TPST 3 h comme prévu. Ce fut une sortie rapide, sympa, efficace.
 
Nous rentrons au gîte pour le repas, le Rangement, le lavage du matériel, et le ménage. Nous partons à 16 h avec détour au 4 rue des Tilleuls pour régler le gite. Nous avons la chance de croiser un spéléo qui a fait la première de la voute mouillante numéro 2, le laminoir. Chapeau bas pour son engagement.
 
Le retour vers Issy les Moulineaux via A36 puis A6 est comme d?habitude long. Arrivée au  local à 21 h, rangement.
 
Bilan :

Les Chaillets est une cavité engagée de par la présence de cette voûte mouillante. Bravo à Delphine et PM pour qui c?était la première expérience de voûte mouillante. La beauté des paysages souterrains mérite cependant la visite. A revoir pour ceux qui veulent, moi je vais réfléchir.
 
Erreur stratégique, dixit Benoit, nous n?avions pas pris de sacs canyon (percé et à grille) et avons donc trimbalé de l?eau pour rien (çà fait les bras !). Idem pour les bottes (PM, Jef), les chaussures canyon sont mieux adaptées.
 
J?aurais apprécié une épaisseur de plus en haut, juste la sous combi c?est trop juste post voûte mouillante. Je me suis trouvé à trembler à flouter des photos ! 
 
Le Moulin des Isles est la cavité idéale du dimanche matin ou d?initiation aquatique pour ceux qui n?ont pas peur de se mouiller. Cela permet une première expérience avec la combinaison néoprène, qui n?est pas toujours évidente (un peu oppressant parfois). 
  
Beau week-end bien rempli, bravo à tous et merci pour tout !
 
Jef et Delphine</description>
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<title>Neuvon le retour ! </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=862</link>
<pubDate>Sat, 18 Jun 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Prévu depuis mi-mars, on attendait ce weekend avec impatiente pour enfin cocher la case « fond du Neuvon » sur nos cahiers (enfin que pour certains en fait)... 
Mais voilà, le temps du mois de Mars n?a pas évolué alors que les mois passaient et après la grande inondation du bassin Parisien, nous avions perdu espoir d?atteindre le fond au sec? (voir compte rendu Neuvon, du 05/03/16).

Au vu des prévisions météo du niveau d?eau assez haut dans le Suzon (1.2 m3/s), et du fait que l?hydrologie de la grotte est méconnue, nous avons dès le début du weekend, revu nos objectifs à la baisse, pour les courageux ça seront donc aller jusqu?au boyau du Fakir l?objectif du samedi. 

Fabien, Sylvain, Gaetan et Nathalie partirent le jeudi soir, avec pour objectif vendredi d?équiper les puits du Neuvon pour accélérer la descente du samedi (et aussi faire les courses !!). Ce fut choses faites avec brio, ou presque puisque une certaine personne que je ne nommerais pas n?avait pas pris suffisamment de mousqueton laissant la fin de la vire et le dernier puits non équipé?(ne pas suivre à la lettre et virgule près les fiches d?équipement, non ?)

Il n?empêche que quand j?arrivai le vendredi soir (avec le taxi de dijon ;)) les pizzas étaient faites ! Pendant qu?on les engloutissait, Jean-Paul, Serge, Antoine ET Gwen faisait la route?..

Tout ça nous amènes au Neuvon, et après les préparatifs habituels, nous rentrons dans la cavité vers 12h samedi?  (Précisons que Gaétan manquera à l?appel, il a mal quelque part?)

La descente fait jurer quelques un, sur le rappel guidé ou la vire ou sur l?équipement en double non prévu (pourtant on avait réservé, bizarre? ), et arrivé en bas nous partons voir les fameuses griffades d?ours. Quelque photos ralentissent (déjà !) la progression, mais nous repartons assez vite pour faire un point manger en bas des puits. Puis commencera la longue marche vers l?objectif, ponctué de Ohh c?est beau, Ohh c?est grand (mais c?est juste les galeries.. ;)).  Nous croisons l?autre groupe à l?As de Pique dont fait partie Jef (qui donc nous avait laché pour faire de l?explo..) et Nathalie, en petite forme, nous abandonne pour remonter avec eux.  

Arrivé près de la rivière, on remarque finalement qu?il n?y a pas beaucoup d?eau? Un peu dégouté d?avoir changé nos objectifs, on continue tout de même jusqu?à la cascade pour en avoir le c?ur net, et même si le réseau de la porcelaine était un peu mouillé, la cascade coule gentiment?.. 

Là le groupe se scinde en deux, ceux qui veulent aller voir le boyau du fakir, ceux qui veulent rentrer. Faut dire que ça fait un bout jusque-là quand même, et surtout on commençait à bien ressentir le manque d?oxygène.. (p** de CO2 !). 

Jean-Paul et Antoine font alors demi-tour et nous (Fabien, Sylvain, Serge, Gwen et Moi) continuons jusqu?au Boyau. Notre progression est rapide, et moins de ¾ d?heure après nous sommes au boyau du Fakir.  SEC !!! pas une goutte? Fabien boude.. (moi aussi un peu..) mais finalement on est quand même tous bien fatigué (la faute au CO2 surement et puis on n?avait pas prévu suffisamment de nourriture pour le fond), nous faisons demi-tour.  

Bizarrement le chemin du retour, ponctué de toux, d?une traite jusqu?à la salle du Putch était relativement silencieux. Fabien m?avait promis une pause casse-croûte avec pates chaudes alors j?étais passée en tête, avançant à bon rythme depuis la galerie des prédateurs, économisant mes forces, mais??. En fait non?. Pas de pâtes, marche ou crève fut sa réponse?  retrouvant quelques réconforts avec des barres, et la pause qu?on s?est octroyé à la salle du Putch (tout de même !) nous avons repris le chemin du retour à un bon rythme et à 23h45 les premiers étaient dehors? on n?a pu enfin respirer correctement, parce que 12h avec trop de CO2, perso j?en pouvais plus (mal au crane, toux..)

Bref vive le Neuvon, va falloir (encore) y retourner pour le fond ! Faudra bien ventiler avant?et prendre à manger? et ne pas faire confiance à Fabien? ni au niveau d?eau? et viser l?été sera mieux?quoique l?hiver peut ?être??

Vassilissa</description>
</item>

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<title>A la découverte des perles de l?Hérault ? Lauzinas </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=864</link>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après quelques changements et re-changements de planning, je saute sur l?occasion d?une place disponible pour aller à Lauzinas, en express car nous faisons l?aller-retour sur le week-end. 
Nous partons le vendredi soir, en compagnie d?Yves, membre du club ASTC, et qui poursuit sa visite des perles de l?Hérault entamée en janvier avec Cindy et Yannick. Sans surprise, la route est longue, et un peu pénible aussi (spécialement, les routes sinueuses de la Montagne noire à 3h du matin). Nous sommes contents d?arriver dans notre gîte sous une météo fraîche et maussade vers 4h du matin. Petite nuit en perspective car nous avons rendez-vous à 10h le lendemain matin à une trentaine de kilomètres de là. 
 
Le réveil est un peu difficile mais nous sommes tous motivés par la visite de cette grotte et elle ne présente pas de difficultés techniques. Nous arrivons vers 10h20 au local du Spéléo Club de la Montagne Noire et de l?Espinouse, où nous faisons connaissance avec nos guides (Bernard, Denis et Matthias, en formation) pour certains, et pour d?autres ce sont simplement des retrouvailles !
 
Je vous invite à lire le compte-rendu fidèle écrit par Denis sur leur site : http://scmne.blogspot.fr/2016/06/samedi-18-juin-sortie-la-grotte-du.html 
 
La cavité est vraiment magnifique et vaut le déplacement, on en prend plein les yeux et la visite est de plus très agréable, grâce à nos (très) patients guides, qui ne se départissent pas de leur bonne humeur et blagues en tout genre. Nous ressortons après 5h de visite et nous retrouvons autour d?une bière au Café de la Grotte. Nous en profitons pour faire une visite presque privée du musée en cours de rénovation. Visiter un musée une bière à la main, c?est une première pour moi !
 
Nous nous séparons finalement de nos chaleureux camarades en nous promettant de revenir bientôt, et après que nous ayons pu voir la topographie originale du Lauzinas, un vrai travail d?artiste. 
 
Notre barbecue du soir se transforme en flambée dans la cheminée, la météo est mauvaise, il pleut et il fait froid. Nous avions pensé profiter du petit lac et de la piscine du gîte où nous étions, mais force est de constater que le sud ne tient pas ses promesses en termes de météo !
 
Le lendemain, réveil tardif, ménage et (long, très long) retour sur Paris sous un ciel couvert et pluvieux.</description>
</item>

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<title>Pourpevelle et petit Siblot</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=859</link>
<pubDate>Wed, 04 May 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Rendez-vous au local vendredi à 17h00 pour la préparation du matos avec Celina, Renaud et moi. 17h45 nous filons avec LA liste de courses? 19h00 tout le monde est là, on charge les voitures et départ pour Arpenans en Haute Saône, où Vass a réservé un gite Airbnb.

Pause casse-croute sur le chemin, nous arrivons vers minuit au gite. Spacieux, plutôt sympa, bien équipé en couchage et en cuisine (pour ma part c?est la première fois que je suis obligé de boire, même de l?eau dans un verre à pied dans un gite spéléo), une grange pour stocker le matos....nickel !!
Après une bonne nuit et un gros petit déjeuner, la première équipe (Gwen, Celina, Laurel et Serge) prend la route pour Pourpevelle. Personne sur le parking, il ne pleut pas, Il ne neige pas, ? que du bonheur !

Celina équipe les premiers puits. Nous nous installons à l?entrée du réseau sud pour attendre la deuxième équipe (Vass, Renaud et Sylvain). Nous en profitons pour faire une première série de photos, séance qui partira vite en live, genre James Bond girls et Pina Bausch?.. avec en guise de justaucorps, combi AV vertical !!! Eh, rêvez pas les mecs?

Le regroupement fait, nous voilà partis en direction des Pourpeluis. La cavité est toujours aussi belle, hormis les gros porcs qui ne peuvent s?empêcher de laisser leur trace de carbure, tel le clébard moyen qui fait sa pisse, en déchaulant quasiment à la base des puits et bien sûr en plein milieu des galeries, histoire de bien se faire remarquer. Il y a 25 ans je participais à la grande dépollution de la Malatière et de Pourpevelle. Nous avions sorti 800 kg de merde en tout genre. Bon normalement aujourd?hui, le spéléo/clébard devrait  remonter ses packs d?accus  Li-ion, vive la Led.

Nous arrivons rapidement dans les passages aquatiques. Tout le monde prend soin de ne pas trop se mouiller, chacun sa technique, grandes oppos pour les plus souples, coincement tête/coude/pointe du pied pour les plus courts (tu vois l?image ?) et puis certains ou plutôt certaines, c?est sur le dos de leur cher et tendre, qui se sacrifie et se mouille jusqu?au c?.roll !! C?est beau l?amour....Juste avant les gours profonds équipés de mains courantes, nous cassons la croute rapidement pour ne pas trop se refroidir.

Après une bonne série de photos et film, nous prenons à droite la galerie basse des cristaux. Petit passage sur la gauche, Gwen qui est devant s?arrête : -« moi je passe pas par-là, c?est étroit et plein de flotte?.. » une deuxième personne jette un ?il, c?est confirmé le passage pour Pourpelui est fermé.
Il est vrai qu?en ce moment les cours d?eau sont en crue, même le zouave du pont de l?Alma a de l?eau jusqu?à la taille?. Nous avions peu de chance de passer.

On ressort de la galerie des cristaux pour aller faire un tour vers le fond de la galerie, quelques photos de groupe et on repart.
Le retour est beaucoup plus aquatique qu?à l?aller, les oppos et coincements ne sont plus au programme, y a pas que le zouave qui en a jusqu?au slip?.
Gwen, Celina et moi nous arrêtons un peu avant la base des puits pour nous faire chauffer une petite soupe de nouilles chinoises. Les autres attaquent la remontée. Après cette petite pause il est temps de remballer le kit bouffe, passage entre les blocs, on arrive à la base des puits. Il n?y a plus personne, juste Sylvain qui nous annonce au fractio que la corde est libre ; si ça c?est pas synchro !! Celina attaque la montée, je précède Gwen qui fermera la marche pour déséquiper. A la sortie toujours pas de pluie et il fait encore jour et la bière est fraiche.

De retour au gite, étendage du matos, apéro, et bonne petite bouffe, poulet au curry, salade de fruits frais?

Demain nous irons faire le petit Siblot, ce sera une découverte pour tout le groupe.
Le dimanche matin, petit dej, nettoyage du gite, préparation du matos, on charge les voitures et direction Ougnet-Douvot. Après ¾ d?heure de route nous arrivons à l?entrée du trou. 
Vass, Gwen et Sylvain se chargent de l?équipement. L?entrée, protégée par une grille, est un peu étroite mais ça passe sans trop de problème. A la base du P7 nous arrivons sur un balcon dominant une vaste salle. Nous descendons le P18 suivi d?un toboggan, les volumes sont vraiment sympas. La suite c?est une escalade de 5m avec corde tonchée en place, que nous doublons, passage dans un petit méandre sans difficulté et nous arrivons sur une plateforme. P7 et nous prenons pied dans une belle salle très concrétionnée (grandes stalagmites et belle coulées). Laurel, Celina et Renaud se chargeront de déséquiper.

La cavité étant toute proche de la rivière, nous décidons de laver le matos. Nous trouvons rapidement un embarcadère. On vide les voitures, déballe les kits et au moment où l?on s?empare  des brosses une putain d?averse nous tombe dessus, on est tous trempé. Maintenant qu?on n?y est on va au bout !! Nous avons repéré un auvent qui nous permettra de sécher et grignoter un morceau avant de partir. Cinq minutes après s?être abrités, il ne pleut plus.......

Nous sommes arrivés au local vers 22h00, dernier coup de jet, rangement, mise en route de la machine à laver pour les dyneemas??. Bises et A+

Serge

PS: Était aussi présent à cette sortie, notre Canadienne préférée Laurel</description>
</item>

<item>
<title>VAUVOUGIER</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=861</link>
<pubDate>Sat, 23 Apr 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants :
Amandine, Célina, Christian, Luc, Julien, Jef.

Vendredi : Après au moins 50 mails, comme d?habitude, et un peu plus de 
péripéties (voiture de Julien écrasée), nous partons à 6 dans 2 voitures à 
20 h. Repas en station service, fortes pluies, on arrive à 1 h au gite, dort 
à 2.

Samedi : Lever à 8 h. La première équipe, Celina, Amandine, Christian part 
vers 10 h. La seconde, Luc, Julien, Jef à 11 h. AR de Julien au gite car Luc 
a oublié ses bottes.
A 12 h 30, on est à l?entrée. A 13 h 30, on descend. La vire inclinée est un 
peu sportive, vive le Puiselet pour savoir la passer. Le puits est 
magnifique, bien arrosé mais l?équipement est hors crue et on ne reçoit que 
qq embruns.
Début du méandre. Luc et Julien ont 3 sacs (un de bouteilles d?eau) et 
apprécient sa taille réduite. RAS pour la suite, Christian nous rejoint et 
nous atteignons la base de l?étroiture de ?113 vers 15 h et avalons notre 
déjeuner.

Le passage de l?étroiture est divers pour chacun, l?appréciation dépendant 
du gabarit, du sac et de la pratique. Je comprend bien qu?elle ait arrêté 
mon club dijonnais ASCO en 1973, surtout alors avec acéto. Bref, on continue 
et atteignons la base du puits du guano à 17 h. C?est propre, sec, pas trop 
étroit et beau. On s?oriente et allons au grand puits, P40 que Celina équipe 
et qui nous mène à ?215 à 18 h. Objectif Grand Puits atteint.

On décide d?aller voir le puits AGA. Le cheminement n?est pas évident et on 
trouve un puits non équipé, ressaut incliné (Christian met des dyneema) 
suivi d?une galerie parfois argileuse (on était propre avant) avec un 
ressaut remontant équipé puis un descendant équipé qui mène à la base d?une 
cheminée avec corde fixe. Christian va voir plus loin, ça ressemble bien au 
puits AGA mais il faudrait des cordes pour descendre. Demi tour car il est 
déjà 21 h.

Long retour vers la surface avec pause repas après l?étroiture. C?est long 
ce retour. La vire inclinée se passe à peu près bien, je dois utiliser la 
cordelette de ma clé de 13 (30 ans d'âge) pour récupérer ma pédale trop 
haute mais c?est la routine, j?en ai vu d?autres. A 3 h 30, la seconde 
équipe sort (TPST 14 h) alors que la première (qui est devenue la seconde) 
suit peu après.

Retour au gite. Douches. On se décide pour les fajitas (bonne idée 
Christian) pendant que le jour se lève. Coucher à 7 h 15.

Dimanche : Lever à 12 h. Petit dej. On remballe. On va voir l?entrée des 
Faux Monnayeurs et du Pontet, en méga crue. Celina, Amandine et Christian 
visitent les Faux Monnayeurs, les autres rentrent sur Paris (arrivée 20 h 
30).

Bilan : Belle sortie sportive comme on les aime. Merci à tous pour votre 
participation et votre bonne humeur.
Luc et Julien en ont bavé, sans doute parce qu?ils n?ont pas encore beaucoup 
de pratique. Moi j?ai suivi sans trop de problèmes, l?expérience d?avoir 
rampé, passé des étroitures et des méandres pendant des décennies a compensé 
mon âge certain. Et aussi grâce au café chaud de Christian.
On a été un peu juste en eau mais pas déshydraté. On a eu assez de bouffe, 
un peu trop de salade.
On y retournera (pas tous ?) pour aller voir d?autres recoins des 2550 m de 
ce gouffre. On m?a chargé de récupérer deux échelles laissées en 1974 en 
haut d?un puits (Bidouille ?) ;-)

A+
Jef</description>
</item>

<item>
<title>FTS 2</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=873</link>
<pubDate>Sat, 02 Apr 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour ce 2e week-end du stage Formation aux Techniques Secours on se retrouve donc dans le Doubs pour mettre en application sous terre ce que l'on a appris 2 semaines auparavant à l'air libre du Puiselet.

Nous nous retrouvons donc de bonne heure le samedi au bord du gouffre du Brizon. Notre cobaye est positionné au fond de la cavité. Nous nous répartissons en 5 équipes afin d'équiper les diverses difficultés essentiellement verticales permettant de ressortir la civière. Mission brillamment accomplie peu avant le couché du soleil.

L'excellent repas au gîte de Montrond est le bienvenu pour nous remettre sur pieds et nous préparer au 2e exercice le lendemain matin.

C'est toujours de bonne heure que nous nous retrouvons sur le parking des Biefs Boussets afin cette fois de réaliser un exercice plus axé sur le portage contrairement à la veille qui était essentiellement vertical. La civière part du bas du R2 avant le passage bas et est ressortie jusqu'en bas des puits d'entrée, fin de l'exercice.

Au retour on passe par Ornons pour laver le matériel puis retour au gîte et sur la région parisienne.

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>Déjeuner sur la grotte</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=860</link>
<pubDate>Sat, 26 Mar 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Que faire durant un weekend de trois jours quand il y a encore beaucoup de neige en altitude et un certain réchauffement de l?atmosphère symbole de l?arrivée du printemps ?

Après l?élimination du Vercors et ses potentielles marches d?approches en raquette, déglaçage d?entrée et crues dantesques en cas de radou, nous jetons notre dévolu sur le Lot. Au moins, il ne devrait pas y avoir de neige, et suffisamment de choix pour ne pas être coincé par les crues s?il pleut.

 

Un bref détour par Orly pour récupérer une voiture de location (la voiture de Gaëtan n?est pas encore assez extensible pour accepter 7 personnes avec armes et bagages) et c?est la classique route du vendredi soir. Le local de l?étape (nous logerons dans sa garçonnière lotoise) profite du passage à Orléans pour prendre le chemin buissonnier, préférant viser l?autoroute de Tour plutôt que de Bourges et faire ainsi un petit tour pour se remettre dans le droit chemin. Tant bien que mal, nous arrivons finalement toutes et tous au bon endroit pour une bonne nuit de repos.

 

Nous nous scindons en deux équipes le lendemain : une pour équiper l?Igue Saint Martin, l?autre pour le ravitaillement du weekend.

Celina, Vass et Sylvain enfournent les kits d?équipement dans le coffre de la voiture. Nous avons l?autorisation du propriétaire pour descendre dans cette Igue, on se croit donc « au calme » pour visiter la cavité. Petite surprise arrivée à la zone de stationnement : des spéléos sont déjà sur place. Confirmation au bord du trou : il y a déjà une corde, il va falloir équiper en double. Ou plus précisément par-dessous au début, car il n?y a pas quatre chemins pour descendre, même si l?Igue a deux entrées (mais pour éviter trop de galères et de parpinage, nous choisissons de prendre l?entrée « classique »).

Ca commence par un petit tunnel bien rond, continu par un petit puits avant d?arriver sur un puis/pan incliné de grande dimension. C?est juste à ce niveau que je croise les spéléos qui remontent et qui font comme nous : une première équipe pour équiper, une seconde pour se balader. Le puits est assez vaste pour équiper notre propre ligne, même s?il faut aller chercher quelques points un peu loin du cheminement le plus simple.

Les filles me rejoignent pour une petite ballade et quelques images dans la galerie fossile du bas du premier puits, et on rattaque l?équipement, la seconde équipe ne pointant toujours pas son nez (c?est eux qui ont notre manger). C?est à nouveau un beau puits incliné qui s?offre à nous, et nous sommes rejoints par la deuxième équipe alors que nous touchons le fond.

Les flashs crépitent, les descendeurs chauffent, les maxillaires se mettent à l?ouvrage, et c?est l?heure de remonter.

Morgane, partie un peu devant, profite du coucher de soleil. Nous la retrouvons enroulée dans sa couverture de survie, c?est que la fraicheur tombe assez vite, mais surtout qu?elle n?a pas retrouvé les clefs pour se changer !

 

Bref, retour au gîte, apéro, douche, repas, dodo. Nous avons rendez-vous le lendemain avec le propriétaire de l?Igue de Lacarrière pour qu?il nous donne les clefs.

 

Tout se passe bien le lendemain, sauf qu?on a « oublié » le changement d?heure? Heureusement, la chose est arrangée avec le proprio que l?on retrouve peu de temps plus tard.

Tout se passe bien, sauf qu?une personne que l?on ne dénoncera pas (on dira juste que c?est le même qui s?est trompé de route à l?aller le vendredi soir...) a « oublié » sa combi entrain de sécher dans la grange. Tant bien se fasse, on se scinde derechef en deux équipes, ce qui permettra de s?étaler tranquillement dans les puits.

 

La cavité est équipée, ce qui nous facilite bien la chose. Les puits « à taille humaine » facilitent aussi la chose à Laure qui n?a pas encore eu trop d?expérience avec les verticales et a donc encore une petite appréhension du vide.

Arrivés en bas des puits, nous organisons notre pause repas, puis, sur l?idée de Samuel organisons la pose photo. Il veut, pour le concours de l?image des JNSC de cette année, faire une reprise du déjeuné dans l?herbe, en mode spéléo.

Vass, Morgane, Gaëtan et Samuel jouent les figurants, Celina ordonne les positions sous le regard quelque peu surpris de Laure pendant que je teste les éclairages (je n?aurais pas pris le reflex pour rien). Bouge le pied, tend le bras, le doigt, regarde la caméra, souris? et je vous en passe, avant de décider que c?est bon, au soulagement de toutes celles et ceux qui commençaient à prendre froid.

Direction maintenant la rivière, qui permet de nettoyer le bas de combinaison qui a souffert du passage du Magma. La balade vers l?amont achoppe rapidement sur un passage en vire au dessus d?un profond bassin : la corde est magnifiquement tonchée. La balade vers l?aval s?arrête à mi-chemin environ du débarcadère, l?assistance commençant à être un peu fatiguée.

L?exploration « totale » de cette cavité devra attendre une prochaine occasion.

Le lendemain, les machines à laver du gite tournent à fond pour les combi, sous-combi et autres baudards, mais nous irons tout de même nous mouiller un peu pour laver les cordes et autres quincailles.

Un weekend fort sympathique avec la découverte de cavités qu?aucun d?entre nous n?avait encore pratiqué.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=856</link>
<pubDate>Sat, 12 Mar 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Petite sortie tranquille avec pour but de faire de la vidéo et quelques photos et en plus pour certains de découvrir les puits de Rochotte.
Comme vous l'aurez compris nous sommes donc descendus par Rochotte... Célina équipe, supervisée par Fabien.
Suite à une crue en début de semaine précédent notre visite, les niveaux sont assez hauts mais nous atterrissons à pieds secs malgré tout et l'eau est claire. La cascade coule fort (bien audible du haut des puits), ça sera le lieu d'une première séance de prise de vue.
Puis nous nous dirigeons vers le pont de singe, lieu d'une deuxième séance de prises de vues. Aucune acrobatie n'ayant lieu nous reprenons notre route vers la galerie des gours (3e séance ...) et poursuivons vers le début du réseau nord (4e séance). On fait demi-tour quand il faut se baisser.
On jette un ?il rapide à la chatière qui coule bien et qui n'inspire personne bizarrement ...
La descente dans la rivière sera l'occasion d'une cinquième séance de prises de vues, suivie d'une sixième de nouveau au pont de singe, toujours sans acrobatie.
Direction les puits dont nous ressortons sous le soleil pour les premiers. On se change rapidement, la fraîcheur arrivant vite une fois le soleil caché, et retour au gîte de Val Suzon presque à l'heure pour l'apéro.

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>Neuvon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=854</link>
<pubDate>Sat, 05 Mar 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Jeudi 3 mars : 
 
Fab et Nath partent tôt. Aurélien, Christian, Ana, Jef suivent vers 20 h 30, arrivée Val-Suzon 0 h 30.
 
Vendredi 4 : 
 
On a oublié les mousquetons, heureusement Fabien en a. Prépa du matos.
 
Descente à 15 h 10. Aurélien et Christian équipent (départ 15h30), Ana et Jef suivent. En bas, à 17 h 10 sans problèmes. Balade aux griffades, salle de la Pérouse, photos. Sortie à 19h30, TPST 4 h.
 
Raclette le soir. Arrivée de Vlad, Morgane et Amandine dans la nuit.
 
Samedi 5 :
 
Entrée 9 h 10 env. Fabien, Emmanuel, Ana, Jef font une sortie sans bivouac. Les eaux sont hautes et ils ne peuvent passer par la rivière pour aller à la salle du putsch. Ca coule à des endroits habituellement secs. La porcelaine mouille beaucoup.  La cascade est très forte. La rivière au-delà est haute et le courant fort, il gêne quand on doit traverser. On se caille un peu ou beaucoup, c?est selon.
 
Après recherche, Fab constate que le passage habituel vers les prédateurs s?avère quasi noyé. Jef montre un  shunt (laminoir) mais le froid gagne et il est décidé de faire demi tour après pause repas. Il est déjà 14 h. Soupe, repas, café, merci Fab pour les boissons chaudes, ça aide bien. 
 
Entrée à 9h50 pour l?équipe bivouac (Amandine, Aurélien, Christian, Morgane et Vladimir). Nous rencontrons les mêmes problèmes que l?équipe 1. Avant d?entrer dans le réseau de la porcelaine nous préférons manger dans la salle du Putch. Nous retrouverons l?équipe 1 en haut de la cascade ou nous échangerons nos impressions ? et l?équipe 1 nous a balisé le passage du shunt (merci les loulous !).
 
Retour humide pour l?équipe 1. A la cascade, nous croisons l?équipe bivouac, Amandine, Morgane, Aurélien, Christian, Vladimir, bien mouillée elle aussi, avec ses sacs pesants. Long retour pour l?équipe sans bivouac. Fab et Manu vont voir les griffades et la salle de la Pérouse. Ils montent prévenir. Ana et Jef ferment la marche. Sortie à 19 h 20, TPST 10 h 10. Dehors, il neige.
Retour à Val-Suzon. Apéro. B?uf bourguignon. 
 
Equipe 2 : nous poursuivons notre progression en utilisant le shunt (laminoir) pour éviter une partie quasi noyée, devant nous amener à la galerie des prédateurs. Juste avant le shunt nous découvrons une zone parfaite pour faire de l?escalade type bloc sur une surface totalement instable mais avec l?avantage de nous faire découvrir le plaisir de tomber dans une très belle vasque. Fort heureusement, les chutes des uns ne découragent pas les autres ?
 
Nous arrivons dans la grande salle au dessus du boyau du Fakir via la galerie principale. Nous comprenons que nous avons raté un passage ? demi-tour pour trouver une petite galerie parallèle. 150 m en arrière, nous passons sous un bloc pour arriver dans une petite galerie magnifique et avec beaucoup d?eau. Nous progressons à contre courant avec difficulté mais émerveillés par l?ambiance. Nous arrivons à un siphon et trouvons un petit passage qui nous ramène juste au niveau de la grande salle ? Point topo et petite pause histoire de vérifier si nous n?avons pas raté un passage. Après des recherches dans tous les recoins, nous supposons que le boyau du fakir est sous l?eau, car nous trouvons un passage qui semble bien correspondre à la topo mais où cela siphonne. Notre objectif de faire un bivouac au Y ne semble pas possible pour cette sortie. Nous entamons le retour et décidons de faire notre bivouac entre la salle du putch et l?avalanche pour tester notre matériel. Sur le chemin du retour nous repassons sur le secteur où nous avons pratiqué l?escalade sur de la merde, et histoire de bien valider que cela n?est finalement pas possible de faire de l?escalade ici, nous avons une très belle nouvelle chute (dans la vasque) ?
 
Nous arriverons au bivouac à 21h où nous festoyons une bonne partie de la nuit. Nous sortons entre 15h30 et 16h30 avec nos kits bivouac et les kits d?équipement. Nous retrouvons l?équipe 1 au gîte avec un bon repas préparé avec amour. TPST 30h
 
Dimanche 6 :
 
Levés pas tôt. Lavage du matériel entre 2 averses de neige. Attente un peu angoissante car heure de retour de l?équipe bivouac pas convenue. Bon, appel vers 15 h 30, ouf ! Ils ont bivouaqué vers l?oasis, ayant buté sur une galerie noyée.
 
Retour vers 16 h, repas, conditionnement du matériel puis départ vers 18 h 30, arrivée à Issy 22 h 20.


Jef, Christian</description>
</item>

<item>
<title>Visite ouvrage Maginot et AG CDS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=853</link>
<pubDate>Sat, 13 Feb 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Comme chaque année, à l'occasion de son assemblée générale, le comité départemental de spéléo (CDS-92) propose une activité originale. Sur proposition de &amp;quot;notre&amp;quot; Sam, nous adhérons à l'idée de visiter des fortifications de la ligne Maginot. Qu'il reçoive tous nos remerciements car ce fut un week-end passionnant.

Arrivé la veille d'Issy, nous partons au petit matin pour une visite de la Ligne Maginot, plus précisément de l'ouvrage du Galgenberg. Fortification de défense construite aux débuts des années 1930, une association dénommée Forticat s'occupe de sa conservation et nous a permis de découvrir ce témoin des combats de la Campagne de France au moyen d'une visite en privée.
L'ouvrage du Galgenberg, situé sur la commune de Cattenom (Meuse), est enterré sous la colline faisant face la Centrale Nucléaire implanté sur la commune. 

Deux accès permettent d'y pénétrer, l'un réservé aux hommes et l'autre pour les munitions et autres matériels. Le premier étant condamné, c'est par la porte aux munitions que nous débutons notre expédition. Un café, aimablement préparé par l'Association Forticat, nous attend dans cette entrée qui a la particularité d'être de plain-pied, au contraire de nombreux autres ouvrages.

Deux groupes de spéléos alto séquanais se constituent pour suivre les explications fouillées de leurs guides, gardiens de séant. 
Notre exploration débute par la présentation de l'ensemble des fortifications Maginot, leur genèse, le rôle que ces ouvrages devaient jouer. 
Répartis pour l'essentiel sur la longueur de la frontière franco-allemande, ces constructions souterraines qui formaient une ligne d'arrêt face à l'ennemi vaincu lors de la Grande Guerre ont reçu le nom du Ministre de la Défense ayant conçu  ce plan de fortifications en cas d'offensive allemande, André Maginot. 

Fonctionnant de façon similaire à un sous-marin, les ouvrages doivent pouvoir combattre sans dépendre d'aucune aide extérieur. Bâti sur une source d'eau et possédant des réserves de vivres et de munitions, ces installations avaient aussi droit à du confort moderne, encore rare à cette époque : air conditionné avec filtres pouvant protéger d'une attaque au gaz, douches avec eau chaude, sanitaires modernes, chauffage central, etc...

Quant à leurs armes de combats, elles constituaient en des tourelles qui émergeaient à la surface de la colline sous une coupole. Ces coupoles d'acier, dont l'aspect peut rappeler une soucoupe volante étaient assignées à différents rôles, observation, appui d'artillerie, etc... 
Certaines d'entre elles étaient rétractables au moyen d'un système de balancier et de contre-poids, rendant ainsi inopérant, tout tir de contre-batterie. 

En dépit de la signification actuelle de l'expression &amp;quot;ligne Maginot&amp;quot;, qui désigne une défense d'apparence solide et efficace mais dont la pertinence est en réalité chimérique, notre guide nous rappelle que les ouvrages ont été évités par la Wehrmacht, prouvant ainsi leur aspect dissuasif.
Notre guide, s'attache à rétablir certaines vérités historiques et à &amp;quot;casser&amp;quot; certains mythes.
Au terme de cette présentation générale, nous débutâmes notre visite proprement dite avec la mise en exergue par notre guide des différents systèmes de défense attenants au tunnel d'accès. 
Fusil-mitrailleur et pont rétractable laissant place à un fossé constituent les moyens pour une protection active et passive contre une intrusion ennemie. 

Nos guides transmettent avec passion leurs connaissances des lieux, dont nous ressentons l'importance dans l'Histoire de France, ils s'attachent à effectuer une présentation complète et accessible des équipements, c'est-à-dire des magasins de munitions aux dortoirs en passant par les cuisines, le central téléphonique et les locaux techniques. 

Nous avons eu droit à une mise en pratique de l'un des matériels du site, en l'occurrence, la porte parasouffle servant à empêcher toute propagation d'une onde de choc en cas d'explosion dans l'un des magasins pyrotechniques. Plusieurs Spéléos alto séquanais ont donc man?uvré celle-ci, légère comme une plume, dix-sept tonnes... 
Notre matinée se termine par la découverte des dispositifs visant à défendre l'extérieur de l'entrée munitions. Lance-grenades, fossé, coupole d'observation, et l'immanquable fusil-mitrailleur, le téméraire MAC 24/29, souvenir impérissable de générations d'appelés. Après ce chemin de mémoire, un repas nous attend dans l'un des magasins de munitions.

Pour l'après-midi, la salle des machines, abritant les groupes électrogènes, constitue un pic d'intérêt pour les visiteurs du jour, comptant de nombreux passionnés de mécanique. La mise en ?uvre de ces générateurs aux dimensions impressionnantes n'est pas aisée et plusieurs spéléos se voient généreusement autoriser par Forticat à rester jusqu'au démarrage du moteur. 
Celui-ci finira par avoir l'amabilité de se réveiller en fin d'après-midi. 
Cette visite n'aurait pas été possible sans le patronage de l'Association Forticat dont la qualité d'accueil et le dévouement a été pour beaucoup dans la réussite de cette journée. Qu'en ces termes, ils reçoivent nos sincères remerciements et notre chaleureuse reconnaissance.

De retour au gîte de Saint-Avold en fin d'après-midi, l'Assemblée Générale débute à 18h00.
Aux termes des votes et des discussions, cette AG donne naissance à un nouveau bureau comportant pleins de nouvelles têtes. Victor un membre du club Terre&amp;Eau devient notre nouveau président. Il remplace Véronique qui termine un mandat de 4 ans.
En 2015 nous étions 115 fédérés représentés par 15 votants. Une trentaine de membres sont quand même présents.

De longs échanges ont lieu autour des finances et des subventions attribuées par le comité national pour le développement du sport (CNDS) car l'Etat veut mettre en place de nouvelles règles.
Les projets sont mis en place avec les traditionnelles propositions de stage prévention et auto-secours (PAS) et Equipier de club (EC). Rappel des subventions données aux spéléos lors de leur participation à des stages.
Espérons que des propositions interclubs arriveront bientôt !


Au deuxième jour, un groupe d'Abîmés composé de Ana, Célina, Gaëtan, Jean-Paul, Sam, Sébastien, et Pierre-Maxime s'organisent une petite sortie dans un autre ouvrage de la Ligne Maginot, mais abandonné, lui, laissé à la merci du temps et des visiteurs de tout poil, certains peu soigneux des matériels présents. 

Après quelques prospections topographiques, nous trouvons enfin la chatière nous permettant de débuter notre visite. 

Bien que moins propre et moins éclairé que le Galgenberg, la similarité entre les deux ouvrages est frappante et  nous montons jusqu'aux tourelles, sans pour autant les mettre en batterie. Wagonnets, débris hétéroclites, animaux morts jonchent les couloirs de cette forteresse souterraine. 

Des locaux visitent eux aussi l'ouvrage, lequel doit recevoir quelques &amp;quot;partys&amp;quot; au vu des témoignages graphiques laissés sur les murs... Qui sait, peut-être cela deviendra-t-il une grotte Chauvet au XXXIIème siècle ? 

TPST environ quatre ou cinq heures, nous arrivons au jour à une heure avancée de l'après-midi pour nous rassasier avant de reprendre la route de Paris.

Pierre-Maxime</description>
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<title>Lançons la corde.. et coupons..</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=849</link>
<pubDate>Sat, 23 Jan 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En ce week-end hivernal, nous décidons de nous diriger vers le Doubs avec pour objectif de faire la traversée de la grande grotte du Lançot. Nous prévoyons quelques plans B au cas où la pluie et/ou la fonte des neiges rendent la traversée impossible. Départ du club vers 19h30 vendredi soir, la voiture quelque peu chargée : 6 spéléos dans une C4 ou l'art du rangement de coffre?

Le lendemain, levé 9h, il fait beau, nous restons sur notre plan A. Inertie de groupe oblige, nous quittons le gîte vers 11h. Passage au supermarché pour les provisions du soir, recherche d'un parking, on s'habille?nous quittons la voiture vers 12h30.

S'ensuit 40 min de marche sur un sentier enneigé afin de rejoindre la grotte du Lançot qui s?ouvre au fond de la reculée du cirque de Consolation. Il ne fait pas très chaud mais les paysages sont magnifiques.
Pour accéder à l'entrée, une corde monte au-dessus du sentier. La description disait &amp;quot;équipement en fixe à surveiller et chutes de pierre à éviter&amp;quot; : Sylvain, courageux, monte sur ledit équipement et décide de mettre une autre corde, plus sûre. Les &amp;quot;attention cailloux&amp;quot; nous accompagnerons jusqu'à la bouche d'entrée. Nous sommes contents de pouvoir enfin nous blottir sous terre, le froid commençait à se faire durement ressentir.

Nous descendons la galerie des Daltons. Il est 14h30, l'heure d'un déjeuner pour reprendre des forces avant de nous attaquer au labyrinthe. Nous tournons une grosse heure dans les jolis couloirs façonnés par l'eau. Un trou dans le plafond nous fait de l'?il, l'équipe s'attaque à la construction d'un petit escalier pour s'y glisser. Après ces efforts, quelques mètres plus loin : &amp;quot;On ne serait pas déjà passés par là ? Ah si je reconnais la marque dans la boue&amp;quot;. Bon OK on aime bien se compliquer la vie. 

Sortie du labyrinthe, retour chez les Daltons pour accéder ensuite à la grande diaclase. Deux équipements remontants (équipés en fixe) permettent de continuer la traversée. Pour déboucher sur la fameuse galerie Margarine qui, nous le confirmons, porte bien son nom. Après un court ramping et quelques glissades (nous donnant juste le temps de repeindre nos belles combinaisons rouges et vertes en un marron argileux), il faut nous résoudre à mettre les pieds à l'eau. Le niveau étant un peu haut nous passons par un passage en hauteur pour accéder à la Galerie de la Sorcière. Mais pourquoi ce nom ? Vass nous suggère un dessin de Sorcière au plafond. Mais chacun pourra y laisser s'épanouir son imagination. Nous redescendons de cette galerie par une cheminée. L'équipement fixe laissant à désirer, Sylvain (toujours lui), nous mets en place une nouvelle corde. En prévoyant de la rappeler du bas une fois tout le monde descendu. Il tire encore et toujours mais rien ne vient. Le bout de la corde est bloqué dans l'amarrage. La solution ultime prend la forme d'un couteau que tout bon spéléo garde dans sa poche. Nous commençons notre deuil. Point positif, nous aurons 8m de corde en moins à laver.

La traversée se poursuit pour un autre puits qui débouche sur quelques bassins. Les photographes en herbe s'en donnent à c?ur joie. Un dernier puits et nous arrivons dans la grande (géante) salle puis rejoignons le porche de sortie qui, soit dit en passant, est à environ 20m de notre point d'entrée. L'air frais venant de l'extérieur est saisissant. Il est 20h30, la pleine lune nous fait l'honneur de sa visite pour la descente du sentier. Paysage fantomatique.

Arrivée au gîte vers 22h pour un repas local à base de « boites chaudes » (Mont d'Or au four pour les non-initiés), saucisses de Morteau, patates et vin du Jura.


Le lendemain, pour la grotte du dimanche, nous choisissons le Gouffre d'Ouzène. Passée l'étape délicate de l'enfilage des chaussettes mouillées et des combi pleines de boue, nous descendons les 60m de puits pour nous retrouver dans une belle petit salle concrétionnée. L'occasion de s'exercer à la photographie macro sur les jolies fistuleuses décorant le plafond.

Retour à l'air frais 3h plus tard pour le lavage du matériel et casse-croute au bord de l'eau. Dans un timing presque millimétré, ce sont 6 spéléos heureux, revigorés et avouons-le, un peu fatigués, qui rentrent sur Paris dimanche soir vers 20h30.
 
C'était la première sortie sous terre de mon TG4 (son écran s'en souviendra longtemps?).

Morgane</description>
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<title>Nième séance topo</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=852</link>
<pubDate>Sun, 17 Jan 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Petite sortie à peine spéléo
Pour une nième séance topo

Nous retrouvons la vallée du Cher le vendredi soir vers 23h 
Sur la place de Saint-Aignan, notre rendez-vous nous attend
Pour nous montrer notre gîte, la maison éclusière de Talufiau,
C?est la s?ur jumelle de « Mazelle » qui nous avait accueillis fin 2013.

La carrière de Vineuil nous a déjà vu 4 fois en 2012 et 2013
Nous sommes là pour vérifier quelques points qui manquent de cohérence, 
refaire le croquis des zones au carrefour de plusieurs équipes.
Bref finaliser les relevés et sortir enfin la topographie complète correspondant aux carrières de 2 propriétaires !

Nous avons deux DistoX et un de la nouvelle génération, le DistoX2.
Séb dispose aussi d?une tablette avec TopoDroïd un logiciel de topographie.
La tablette et le DistoX2 savent se causer et donnent des résultats très intéressants.
Sur place, nous pouvons voir le filaire se développer et les boucles se fermer.
L?accéléromètre du DistoX2 détecte une anomalie s?il n?est pas stable.
il détecte aussi de trop grosses différences en faisant 3 mesures théoriquement identiques.

Nous faisons les croquis des zones blanches
Nous corrigeons les contours imprécis sur le rendu actuel.
Nous remesurons autour d?un point mal choisi juste sous des poutrelles métalliques.
Nous faisons le maximum de vérification.
Et même une petite incursion vers la carrière d?un troisième voisin.

Sam notre gentil organisateur nous a aussi prévu deux sorties ?nologiques.
Samedi soir chez Olivier Bellanger et dimanche midi chez Bruno Allion
Il s?agit de deux producteurs de vins bio.
Nous dégustons des vins aux goûts purs, provenant de cépages originaux,
élevés dans le respect de la nature et des traditions.

Retour pour certains sur Paris le dimanche soir.
Pour d?autres, les plaisirs continueront encore un ou deux jours.

J-Paul</description>
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<title>A la découverte des perles de l'Hérault - Roquebleue</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=855</link>
<pubDate>Sat, 16 Jan 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous l?avons longtemps attendue, mais la grotte de Roquebleue valait tout à fait l?attente !

    Nous voilà donc partis le vendredi soir à 5 personnes dont Yves S., membre du club ASTC (92), qui a gentiment accepté notre invitation à se joindre à nous étant donné qu?il nous restait une place vacante qu?il aurait été dommage de gâcher.
Nous arrivons dans la nuit au gîte qui portait particulièrement bien son nom de « maison au milieu de la forêt » et où Patrice nous attendait déjà.

    Rdv le samedi matin à 10h au local du Spéléo Club de la Montagne Noire et de l?Espinouse, un peu fatigués de notre nuit d?à peine 4h, mais la cavité nous est décrite comme ne posant aucune difficulté et accessible à des débutants ? on est bons ! Après un bon café, départ vers l?entrée de la cavité, escortés de nos 2 guides pleins de bonnes blagues et de bonne humeur, Patrick et Denis ainsi qu?un guide en formation.

    Le changement de tenue se fait très romantiquement mais un peu froidement sous la neige. Vous trouverez un très fidèle récit de notre sortie sur leur site (nous épargnerons au lecteur les nombreuses blagues de plus ou moins bon goût qui ont fusé mais qui ont néanmoins participé à la très bonne ambiance durant la visite) : http://scmne.blogspot.fr/2016/01/sortie-roquebleue-le-samedi-16-janvier.html

    A la fin de notre visite, nous invitons nos guides à se rafraichir un peu dans notre maison au milieu de la forêt. Ils en profitent pour nous suggérer la cavité du lendemain en nous faisant un croquis sommaire de la topo : sur le papier tout à l?air à peu près clair ?



     Le lendemain direction la grotte de Ponderach avec un de nos guides de la veille pour nous escorter à l?entrée de la grotte et nous mettre sur le bon chemin. La grotte ne correspond pas « exactement » à la topo ( une ligne droite, un crocodile, un shunt, un embranchement). Nous nous engageons dans cette très jolie rivière souterraine en essayant de repérer un crocodile, une langue de diable. De ci de là, on aperçoit certaines couleurs qui rappellent Roquebleue. Après un petit moment d?errance dans l?embranchement nord, nous retrouvons l?embranchement sud où nous constatons à quel point la salle des massacres porte bien son nom : une salle emplies d?une multitude de concrétions brisés et dont les restes gisaient au sol. 
Le retour se fait sans encombre pour une petite sortie du dimanche bien sympathique !


Cindy C.</description>
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<title>Plan B</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=847</link>
<pubDate>Sat, 09 Jan 2016 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Objectif : faire une plongée dans le siphon terminal de la Baume du Rocher.
 
Départ du local vendredi 8 vers 19h à 2 voitures (307 de JP avec Christophe, Serge et Jef ; Sharan de Christian avec Antoine, Celina, Jibé et Pierre-Maxime). Pause repas vers 21 h, arrivée au gite du Miaboulet à Mouthier-Haute-Pierre vers minuit.
 
Levé samedi 9 à 8 h. 
Il a beaucoup plu, la courbe du niveau de la Loue grimpe, grimpe, grimpe. C?est bien notre chance, ça fait 6 mois qu?il ne pleuvait pas !
Christian et Antoine partent en reconnaissance au Dahu, Celina et Serge les suivent en faisant des photos. Après quelques courses et un pique-nique rapide les autres vont voir la résurgence du Pontet. Elle est en forte crue, des griffons jaillissent des parois. On se retrouve tous à 13h30 à la sortie du Dahu. Ils sont bien boueux mais souriants.
Une crue mais la VM3 totalement sèche : c?est un cas que nous n?avions pas imaginé !
Cependant, Christophe juge que l?eau sera trop trouble pour progresser rapidement dans le siphon et aller au delà de son dernier terminus. Il prend donc la décision logique de renoncer. Ça permet à PatriX de rester dans ses contrées méridionales. Nous occupons le reste de la journée à prendre les coordonnées GPS aux entrées du Dahu et de la Baume du Rocher et faire les courses complètes.
 
On n?a plus qu?à se replier sur la visite de classiques. Discussion pour le choix des trous et la répartition des cordes et amarrages. Repas du soir : saucisses de Morteau, lentilles.
 
Levé dimanche 10 à 7h.
Christophe, JP, PM, Serge et Jef vont à La Chenau ; Célina, Antoine, Christian et Jibé à Vauvougier. 
 
Entrée dans La Chenau à 10h30, après avoir bien pourri nos chausses en allant repérer l?entrée. JP et Christophe équipent, en limitant les mousquetons puisqu?on en a gentiment laissé un max à nos collègues. Serge et Jef encadrent PM dont c?est la 4ième sortie sous terre. P19 d?entrée boueux, avec une cascade qui se jette sur le côté. A sa base, on passe une vire sans corde au dessus d?un P9, vire qui mène à un méandre très étroit (largeur 50 cm), trop pour JP et Christophe. Serge puis Jef regardent puis tous renoncent. Après examen de la topo, ce serait le départ de La Chenau 3 (avec P53 dit ? parpignolesque ?) alors qu?on veut aller dans La Chenau 2. Jef et PM trouvent le départ d?un méandre qui mène à un ressaut : c?est ça ! Nous enfilons le méandre, un peu sali, parfois glissant et lisse mais beau. La progression n?est pas facile quand on débute comme c?est le cas pour PM. 12h30, ressaut - Les spits ne servent pas souvent et sont difficiles à visser. Pas très utile, nous déséquipons depuis le bas ! Petite salle où on casse la croute pendant que Serge avance jusqu?à la succession de puits. Ça commence étroit et ça continue par une enfilade de beaux puits, 18, 28 et 31 m. Christophe et Serge tricotent des dyneema faute de spits ou parce que les rares en place sont usés voire HS. Le bas, vers ? 120 se révèle bien arrosé par une arrivée d?eau latérale. C?est le signal du retour. Tout se passe bien et le dernier sort sous la pluie à 18 h 10. TPST 8h environ.

Retour au gite, repas pâtes bolognaises. Dodo vers 22h car nous voulons rentrer sur Paris tôt.
Lever à 6 h 30. Pour ne pas changer, il pleut ! Départ vers 8h. On laisse Christophe chez lui vers 12h30. Il part le lendemain matin pour la Crête.
Jef
 
L?équipe Vauvougier est entrée sous terre à 10h00. Jibé commence à équiper la vire du puits d'entrée joliment arrosé par les récentes précipitations. Distrait par ce spectacle il laisse échapper sa poignée (le con ...), heureusement Chri-Chri sort de son sac à malice une poignée de rechange le temps de récupérer l'autre au fond. L'équipement se déroule sur le mode « tu vas pas au fond du puits et tu cherches le pendule ... » Les broches donnent la voie à suivre. Parfois on les loupe et on explore des itinéraires bis où on peut utiliser sa clé de 13. Les puits sont séparés de méandres élargis parfois stretch et mal commodes. On croise de nombreuses chauves-souris en sommeil. On arrive enfin à la fameuse étroiture de -110. Pause casse-croute là vers 14h00 avant d'affronter la bête. &amp;quot;Elle est vraiment étroite l'étroiture&amp;quot; dit Jibé ... &amp;quot;Mais non regarde, ça passe bien comme çà ...&amp;quot; dit Christian. Jibé essaie bien mais décide que finalement, non, ça ne passe pas. C'est pas le bon jour pour lui ... Pendant que Christian, Antoine et Célina continuent l'explo, il en profite pour faire une mini étude comparative sur les moyens de faire un point chaud et de occuper 5h00 d?attente (mettre la couverture, éteindre la lampe, allumer la bougie, faire dodo, éteindre la bougie, allumer la lampe, descendre sur corde pour aller pisser, remonter, manger un bout de barre, boire, recommencer depuis le début ...). 
Jibé

Pour les vainqueurs de l?étroiture de Vauvougier, la suite fut une succession de méandres, de galeries, de ressauts aux équipement facultatifs à l?aller mais nécessaires au retour. Le tout entrecoupé de puits. Ce week-end nous étions venus voir un siphon (celui du Dahu), enfin nous en atteignons un (celui de Vauvougier) après le puits Barbeau à la cote -210m. Depuis l?étroiture, Christian a équipé tout du long. Le temps passe vite sous terre. 2h15 que nous avons laissé Jibé. Célina déséquipe et rempli son kit, Antoine poursuit le déséquipement.
C?est toujours un bonheur de passer méandres et étroitures avec un kit. Ça faisait longtemps que je ne m?étais pas fait une bonne suée, même mon Dahu bien aimé ne me fait plus ça ! C?est donc non sans pester que nous avons rejoint Jibé. Le groupe reconstitué, nous lestâmes Jibé de deux kits et nous ne le revîmes qu?à la sortie? frais comme un gardon ! Christian déséquipe le dernier puits et la vire de sortie. Quelques coups de poignée plus tard nous voilà tous les quatre parmi les chevaux dans le champ du retour.

Tonio</description>
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<title>Visites ardéchoises et poésie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=857</link>
<pubDate>Fri, 18 Dec 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Voici quelques récits de nos 4 jours d'explorations en Ardèche à la veille de Noël 

Titre : Rien de sert de courir (cavité : Saint Marcel d'Ardèche)

Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
La traversée Despeysse - Saint Marcel en est un témoignage. 
Gageons, dit l'équipe 1, que nous atteindrons la grille
Avant l'équipe 2 - sitôt ? êtes-vous sage ?
Repartit l'équipe 2. 
Mes amis, nous avons déjà trainé
Et savons avancer !
Sage ou non, allons y de ce pas
Ainsi fut fait : et voilà l'équipe 1 qui partit légère 
Avec les clés de la grille 
Puisqu'il en était convenu ainsi
Et que le doute n'était pas permis
L'équipe 1 n'avait que quatre pas (de course) à faire
Elle s'éloigne, explore, dévie de son chemin
Ayant, dis-je, du temps de reste pour goûter,
Discuter, et somnoler, le temps
Pensaient-ils, de les laisser tout juste passer
L'équipe 2 part, s'évertue ;
Se hâte avec lenteur jusqu'à la sortie.
Tant et si bien qu'à la sortie, point de clé, point d'équipe 1.
L'équipe 1 finalement se meut, croyant qu'il y va de son honneur
Sans voir que l'équipe 2 touchait presque au bout de la carrière
Et les voici orphelins d'équipe 2, errant dans les galerie, appelant, par crainte 
D'un incident ; mais par où sont donc ils passés sans clés ? 
Le bareau cassé ne les laisseraient pas passer !
Alors que l'équipe 2 s'inquiétaient également (mais où sont-ils donc allés alors qu'ils étaient devant ?)
Les élans de celle-ci eurent raison de leurs retrouvailles
Eh bien, leur cria-t-elle, n'avions-nous pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Nous l'avons emporté ! Et que serait-ce si vous n'aviez
Pas de plan !

NdlR : l'équipe 1 était composé de Patrice et moi ; l'équipe 2 de Sam, Vass, Sylvain, Yannick, Cindy et Gaetan

Addendum d'un des membre de la traversée : il s'avère que finalement il y a eu 3 équipes : l'équipe mentionnée comme &amp;quot;2&amp;quot; ci-dessus s'étant coupée en deux, avec une équipe photo (Sylvain, Gaëtan et Vass). Du coup, l'équipe 3 s'est retrouvée aussi devant cette grille fermée, a retrouvé l'équipe 2 environ 30 min après leur arrivée à la grille extérieur sans avoir croisé l'équipe 1 et c'est trois membres choisi de ces 2 équipes qui sont finalement partis à la recherche de l'équipe 1... 


Titre : Dimanche vacances (cavité : Armédia)

Nos aventures de la veille ayant eu raison de nous (rien à voir avec le dîner et l'apéro, je t'entends penser, lecteur mal intentionné !), nous prévoyons un programme très léger ce dimanche. 
Patrice et moi proposons de nous lever avant le reste du groupe pour aller équiper Armédia, la fameuse cavité &amp;quot;dont-personne-ne-connaît-la-localisation&amp;quot; (bon, il suffit juste de suivre les traces de boue orange...) remplie de magnifiques concrétions. C'est la deuxième fois que je fais une cavité que je connais déjà, et je confirme que le plan ne m'attire guère si ce n'est pour la partie équipement. 
Nous arrivons vers midi au parking (secret, chuuuuttt) et constatons que deux voitures de spéléos (nous avons vérifié l'état du coffre) y sont déjà garées. Pas de problème, nous équiperons en double, de toute façon la cavité est brochée, donc çà ne devrait pas prendre beaucoup de temps d'équiper nos 70 mètres de verticales. 

Bon, bon, bon... en fait, la cavité n'est plus brochée (de mystérieux extra-terrestres ont enlevé les broches) et les spits ne sont pas tous très très fiables. En plus, il faut composer avec l'équipement des amis qui nous précèdent (en fait, quand nous sommes arrivés dans la cavité, nous ne les avons pas vraiment traités d'&amp;quot;amis&amp;quot; mais ils sont su se rattraper à la sortie avec moult gâteaux maison, cookies et autres préparations). L'emmêlage de corde étant un peu ma spécialité, l'équipement n'avance pas aussi vite que prévu... au bout de 2h, nous finissons quand même par toucher le plancher et pouvoir visiter les magnifiques salles de cette cavité. Il est vrai que le concrétionnement y est pléthorique et c'est toujours fascinant de voir cette forêt blanche de fistuleuses, draperies et stalagmites qui se bousculent sur un espace de quelques mètres carré. J'aurais au moins vu le &amp;quot;5&amp;quot;, petit élément fort bizarre et pas très évident à repérer. Après une grosse demi-heure de visite, et d'échanges avec les autres spéléos présents, et ne voyant pas arriver le reste de la troupe (se seraient-ils perdus ?), nous décidons d'entamer la remontée, derrière nos &amp;quot;amis&amp;quot; qui déséquipent leurs cordes.
Arrivés en haut, nous croisons le reste des joyeux drilles avec soulagement (décidément, nous ne sommes pas les meilleurs en communication souterraine...) avant de sortir et de rentrer au gîte préparer un bon rôti après un bon bain (dans une bonne auberge). 

PS : de retour au gîte, nous avons subi l'ire de Sam, qui c'est pris un &amp;quot;paf-le-spit&amp;quot; pas très agréable - il vous racontera contre une bière artisanale :)


Titre : Apprendre ses leçons (cavité : aven de Noël)

Après nos aventures du samedi à Saint Marcel, dont nous avons longuement discuté et débattu le samedi soir (d'où le dimanche vacances, je persiste), une partie de l'équipe part guillerette pour l'aven de Noël, un des joyaux de la région, pendant que l'autre partie complète les courses. 
Il nous faut tout d'abord aller chercher les clés (une aventure en soit), puis nous faire accompagner jusqu'à la cavité avant de pouvoir envisager de s'équiper et d'équiper la cavité.  
Je pars avec Yannick équiper les puits. Nous voici dans les premiers puits quand je suis frappée d'amnésie, impossible de faire un chaise-double (je m'en suis rappelée depuis hein) ! Je passe rapidement la main à Yannick et fais office d'assistante-kits. A la découverte du grand puits de 90 mètres, je dois avouer que je ne suis pas mécontente d'avoir passé mon tour... tout ce volume est très impressionnant, voire un peu flippant quand on est au bout de sa petite corde. L'arrivée en bas se fait dans un nuage de CO2 qu'il nous est difficile de ne pas sentir tellement nous avons soudainement chaud. 
Sans attendre, nous partons en petit groupe visiter la cavité (évidemment, nous ne laissons pas d'indication de notre passage dans la cavité, çà aurait été trop simple pour tous de se retrouver pour la visite, les leçons du samedi se sont visiblement envolées et dissoutes dans le nuage de CO2). Nous faisons plusieurs galeries très jolies avec des belles concrétions, des disques, des vasques, des fistuleuses... il y a une variété de choses impressionnantes à voir et la visite se poursuit vers la galerie de la chauve souris en passant quelques vasques ou passages un peu glissant avec une classe toute &amp;quot;spéléote&amp;quot;. Finalement, c'est notre estomac qui nous rappelle que nous n'avons pas croisés nos collègues qui devaient nous &amp;quot;rattraper&amp;quot; depuis un moment et qu'il se pourrait que nous les ayons perdus, ou qu'ils nous aient perdus, enfin peu importe mais nous ne sommes pas au même endroit et pas à portée de voix non plus. 
S'ensuit quelques dizaines de minutes de recherche ; nous finissons par nous retrouver mais l'humeur n'est pas au beau fixe, ni chez les uns ni chez les autres, chacun se demandant dans son fort intérieur comment l'autre a pu être aussi bête... le fameux &amp;quot;kit de passage&amp;quot; n'a effleuré personne, les aventures du samedi n'ont rien apporté au groupe... il nous semble que nos cerveaux sont quelques peu embrunis par la présence tenace de gaz et nos capacités de reflexion ne tournent pas à plein régime. 
Bref, nous arrivons en bas du puit et commence donc la longue remontée (et attente) de ces 90 mètres tout gazés. Et bien, même en y mettant la meilleure volonté du monde, la remontée est pénible et ralentie et je pers quelques litres d'eau au passage. La sortie est bienvenue après 8h de cavité et l'air du dehors nous paraît bien pur au regard de ce que nous avons respiré les 8 dernières heures. 


Titre : Mardi c'est retour à Paris ! 

Et non, mardi c'est pas raviolis, mais comme nous avons constaté (et appris de ?) nos échecs successifs de communication, et qu'une partie des troupes est absente (Patrice, Cindy, Yannick), nous décidons de faire de la spéléologie de &amp;quot;surface&amp;quot;, du grotttatouriste, de la culture pour spéléo-paléontos débutants : la visite de la réplique de la grotte Chauvet, euhhh la Caverne du Pont d'Arc pardon. 
Quelques impressions personnelles autour de cette visite :
- le site est plutôt beau et bien fait, avec différents bâtiments qui se fondent assez dans le décors &amp;quot;nature&amp;quot;
- une partie &amp;quot;musée&amp;quot; assez intéressante et interactive (avec un film d'introduction avec des effets spéciaux, vraiment spéciaux, en fait, tout simplement mal faits)
 - la réplique de la grotte est grande et très réaliste (concrétion, textures, etc)
- le gros point négatif c'est que la visite dure 40 min au pas de course, avec un conférencier qui n'a tout simplement pas de le temps de répondre au questions car il doit passer à l'atelier suivant (parce qu'il y a un groupe derrière) : c'est très dommage car cela ne permet pas de profiter pleinement de l'installation (à quand des visites libres ?). Parce qu'on m'oblige à être honnête, il est vrai que nous avons pu bénéficier de 10 min de rab' car il n'y avait pas de groupe derrière nous. Et, on m'a informé de la botte secrète : la dernière visite/heure de la journée permet de bénéficier d'une visite tranquille sans guide. 

Nous passons un bon moment, à plaisanter des autres touristes &amp;quot;non-spéléos&amp;quot; également (rrooo les vilains), et nous repartons à notre ménage du gîte fort instruits. La suite de la journée se déroule entre les heures de route de retour (entrecoupées d'un magnifique BK quand même) et l'aspirateur/balai/rangement pour clôturer le gîte. 

PS : j'ai passé sous silence semble-t-il les longues heures de lavage de matériel au pont d'arc - voilà, donc nous avons aussi lavé le matos !</description>
</item>

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<title>Aqueduc du Fort d'Issy</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=846</link>
<pubDate>Sat, 12 Dec 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après une rapide préparation du matériel au local et après une route exceptionnellement courte, nous voici sur le parvis de l'église Saint-Etienne en train de monter une tente pour nous abriter et protéger le puits qui permet d'accéder à la galerie souterraine.Nous ouvrons la plaque en fonte au pied de biche.

Une grille et un garde-corps évitent aux étourdis de tomber dans le vide... Au pied d?une échelle fixe d?environ 4 mètres coule un petit ruisseau d?une eau claire bientôt troublée par nos bottes.

La descente est facile, et nous nous retrouvons immédiatement devant une galerie d?environ 2,5m de haut et 1m de large. Quelques passages bas et d'autres à l? « égyptienne » rendent la visite à peine plus sportive. Il est possible ainsi de remonter le courant sur environ 400m. La galerie a été creusée dans la roche par des hommes qui cherchaient à recueillir l?eau de la colline pour alimenter le vieux village. L?aqueduc est consolidé pratiquement tout le long par des moellons scellés à la chaux. De ci de là des renforts modernes tels que béton et poutrelles métalliques améliorent encore la solidité de l?édifice. Cependant certains endroits présentent quelques signes de faiblesse.

Tout au bout de la galerie, l?eau jaillit des inter-strates de couches géologiques situées sous le fort. Quelques puits venant de la surface montrent que nous sommes à 15 ou 20m sous la surface. Deux affluents complètent l?apport en eau. Malheureusement, l?un d?entre eux apporte aussi une pollution aux hydrocarbures.

Revenons en aval, quelques mètres au delà du puits par lequel nous sommes descendus, après un boyau très bas, l?eau est captée par une canalisation et part aux égouts.

Cette exploration en pleine ville est surprenante et nous a ravis. Après quelques travaux d?entretien (nettoyage, dépollution, consolidation,?) nous espérons faire partager cette découverte.

Nous étions au total 29 spéléos des clubs des Hauts-de-Seine : 11 d?Abimes (Issy-les-Mx), 5 du SGHS (Clamart), 5 de l?ASTC (Gennevilliers), 4 de Terre&amp;Eau (Bois-Colombes), 1 de l?EEGC (Montrouge) ainsi que 3 autres personnes.

Jean-Paul</description>
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<title>Monraté variante</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=858</link>
<pubDate>Sat, 05 Dec 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>J'avais lu le compte-rendu de sortie de Gwenaëlle qui parlait d'un Mont Ratey raté pour cause d'orages. Et bien moi aussi j'ai mon Mont Raté. 


Départ habituel le vendredi soir du club, avec un objectif équipement pour les filles, le tout sous l'oeil vigilant de Christian. Nous arrivons vers 2h au gîte et après la petite bière habituelle, décidons d'aller rapidement nous coucher, histoire d'être en forme le lendemain avec un réveil (matinal) à 9h. 


Le départ est assez rapide et une première équipe (Christian, Morgane et Laura) se dirige vers la cavité pour commencer l'équipement. Les flemmards (Aurélien, Célina et moi) suivent 1h30 environ après le départ de ces messieurs dames histoire de ne pas encombrer la cavité. En arrivant sur site, le ruisseau d'&amp;quot;alimentation&amp;quot; du gouffre coule un peu, mais nous sommes surtout sceptiques car il commence à faire assez chaud et que la neige aux alentours commence à fondre (nous sommes pile poil à la limite de la neige). Nous nous préparons à rejoindre l'autre équipe et descendons dans la cavité vers 12h30. Le premier ressaut est l'occasion d'une petite baignade pour moi (mmmm ce beau tronc d'arbre bien glissant et zouip plouf) mais sans gravité. Nous rencontrons le reste de la troupe au puits suivant. 


Et là, commence un long temps d'attente... parce que du coup, tout est mouillé partout (miam miam l'équipement dans la flotte) et que l'équipement n'est pas si évident que çà. En plus, nous trouvons le moyen de nous tromper d'itinéraire... j'ai quand même la vague impression que c'est un peu trop mouillé par rapport à ce que çà devrait être (nous avons tous été copieusement trempés). Bref, je sors le poncho et la bougie et nous essayons tant bien que mal de nous abriter des embruns de la première cascade en attendant l'équipement complet de la suite. J'en profite d'ailleurs pour brûler un bout du poncho d'Aurélien, que je lui avais offert quelques jours auparavant (dommaaaaaage....). Au bout d'un certain temps ou d'un temps certain, nous avançons jusqu'à la tête du P32. Morgane est fatiguée et à froid (elle vient de passer les 2 dernières heures à équiper sous une cascade d'eau de fonte de neige) et je commence à être également lasse d'attendre donc nous en profitons pour remonter (Aurélien, Morgane et moi). Célina, Laura et Christian continuent vers la galerie de la Toison d'Or. 


Sortie de la cavité vers 18h pour un TPST effectif de 6h... un peu décevant mais nous reviendrons. De retour au gîte et après des bonnes douches chaudes, nous préparons le dîner en attendant nos camarades... qui tardent un peu. Vers 23h, nous prenons la décision de retourner au trou, pour voir ce qu'il en est. Aurélien enfile sa combinaison (bien mouillée héhé) et part à leur rencontre. Morgane et moi avons pour consigne d'attendre au minimum 1h avant de descendre. 30 min plus tard et c'est les lumières aveuglantes des Scurions qui viennent nous tirer de notre comma. Ils ont bien atteint l'objectif comme prévu et nous pouvons rentrer dîner tous ensemble. Accessoirement, nous les remercions de ne pas avoir eu à enfiler nos combinaisons mouillées... 
Après ces péripéties, nous nous orientons le lendemain vers la Grotte Baudin, ce qui permettrait de faire une reconnaissance accessoirement pour une hypothétique traversée du Verneau dans un avenir tout aussi hypothétique. Nous passons 3h à déambuler (enfin beaucoup à ramper en fait) jusqu'à atteindre l'actif. C'est une grotte sympathique, mais effectivement qui doit être bien pénible après une bonne traversée.... à traîner son kit bien rempli d'eau dans les rampings... çà fait rêver ! Nous ressortons à la tombée du jour et repartons sur Paris (non sans avoir acheté quelques spécialités locales, de type &amp;quot;au lait cru&amp;quot;). 
Le lendemain est un peu dur pour moi avec une belle réunion avec mes chefs à 8h du matin !</description>
</item>

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<title>Et ça continue encore et encore...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=848</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>On pourra probablement trouver des sorties spéléo ayant mieux débuté que celle d'Abîmes au Vaux Saint-Sulpice, le week-end du 21-22 novembre 2015.
En effet, malgré un trajet agréable et un groupe plein d'entrain, nous nous retrouvons à peine le nez hors du gîte sous une averse de grêle ! De courte durée, elle laisse la place à une forte chute de neige, qui nous accompagne durant tout le trajet en voiture jusqu'au trou, embellit le paysage mais nous fait craindre d'avoir à installer les chaînes... Prudents, nous nous en occupons dès notre arrivée près de l'entrée, encore propres et sentant nos mains.

Après un début un peu sinueux, quelques puits, et un sacré nombre de chauve-souris, nous débouchons dans de très grands volumes, avec divers chemins possibles. Naturellement, nous empruntons d'abord un mauvais chemin, puis un deuxième, avant d'apercevoir la voie. Problème : elle est barrée par un puits dans lequel passe une chute d'eau, il faudrait descendre puis remonter tout en prenant sa douche !
 Heureusement un autre passage caché est trouvé, et nous débouchons à proximité d'un petit lac.

Vu sa tendance un peu boueuse, tentative est faite de le surplomber grâce à une vire, mais les amarrages n'inspirent pas confiance... C'est donc parti pour une traversée à pied, boue jusqu'à mi-cuisse, dans la bonne humeur toujours !

S'ensuivent de nouveaux volumes avec de très belles concressions, et une alternance de boyaux dégagés par les spéléos et de beaux couloirs plus larges. Nous finissons par rebrousser chemin après au moins 18 &amp;quot;Oh regardez, en fait ça continue !&amp;quot;, et tâchons de ne plus nous perdre car la fatigue commence à se faire sentir.

Nous ressortons vers les 22h, dans la neige évidemment, et nous nous bénissons d'avoir déjà mis les chaînes sur les roues de la voiture. Après un trajet retour à vitesse maximale de 5 km/h, nous finissons par retrouver le gîte pour un dîner bien mérité !

La grotte de Vaux Saint-Sulpice valait clairement le détour, mais la météo a réussi à transformer notre balade en véritable expédition polaire !

Florian</description>
</item>

<item>
<title>Un Crochet par l'inférieur</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=842</link>
<pubDate>Sun, 15 Nov 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour le lendemain, le Crochet nous attend. Après jonction avec Emmanuel, nous entamons une petite promenade jusqu'à l'entrée du Crochet Inférieur, quelques minutes de ramping sélectionnent celles et ceux qui pourront contempler les galeries en As de pique qui composent une bonne partie de notre parcours. Après des explications fouillées sur la création de la cavité, nous arrivons au fond du Crochet. 
Au retour, nous en profitons pour jeter un oeil sur la galerie active qui permet de rejoindre le Crochet supérieur. 
Sortie au jour. Et retour à Tenay. 


Pierre Maxime</description>
</item>

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<title>Un Crochet par la Morgne</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=845</link>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une fin de matinée ensoleillée nous fait l'honneur de sa présence pour notre départ du douillet gîte de Tenay, en direction du gouffre de la Morgne. 
Après une demi-heure de route et quelques palabres avec le GPS (en italien de surcroît), nous finîmes par trouver un soupçon d'aven au détour d'un petit bois. 
Après quelques essais infructueux pour localiser l'entrée de la cavité, on finit par remarquer qu'un chemin en partance de la route mène directement au gouffre...
Equipés et parés, nous passons de fractionnements en vires pour rencontrer quelques salamandres en guise de comité d'accueil. Après quelques pas, un grand volume où siège une imposante concrétion nous attend. Quelques timides chauves-souris sont également de la partie ainsi que des ossements de provenance inconnue. 
Après une petite verticale fractionnée, nous continuons notre chemin pour arriver à une nouvelle salle marqué par des calcites formant un opus incertum au plafond.
Nous partons pour le puits borgne, qu'une pâleur exclusive distingue du reste de la salle. 
L'eau tapissant le fond s'avère agréable, quoique assez tiède à mon goût. 
À notre sortie, la Nuit commence à prendre ses quartiers dans le ciel bugiste.



Pierre-Maxime</description>
</item>

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<title>igue Olivier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=844</link>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L?igue Olivier
lettre à mes futurs visiteurs

Lieu : Lot
Date : 07/11/2015

Pour venir à ma rencontre depuis la région parisienne comptez bien 6h de voiture. Si vous partez à 20h d?Issy-les-Moulineaux, ne vous attendez pas à m?approcher tout de suite. Faites d?abord un stop à l?aire d?autoroute de la porte de Corrèze, on y trouve de très jolies boîtes à prout. Pas besoin de prendre cet air faussement surpris, je sais bien que vous êtes tous de grands enfants. J?ai déjà vu passer tellement de gens.

Si vous arrivez aux alentours de 2h matin, pensez à vous arrêter dans la maison d?un copain pour boire quelques bières et dormir. On aura bien le temps de se retrouver demain après-midi. D?ailleurs, 15h me paraît être une heure honnête pour se rencontrer.

Je suis située dans le Lot, près de Cabrerets. Pas très loin de la fameuse grotte de Pech-Merle. Pour me trouver il suffit de suivre la même route. Arrêtez-vous juste un peu plus tôt, dans un virage, près d?un ancien autel. Il y a de la place pour se garer. Oui, je suis pratique. Montez un peu dans la forêt, à vos pieds vous verrez une trappe. Je suis là? 10m plus bas.

Descendez. Après quelques minutes de marche facile vous commencerez à ramper. Attention, ce n?est que l?échauffement, histoire de vous humidifier un peu. Là vous arriverez dans la salle Lucile où une petite vire vous attend. J?entends déjà certains d?entre vous jurer. Pas besoin de vous affoler, ce n?est pas si profond. Une fois la vire passée, ce sera reparti pour le « ramping » histoire de faire découvrir aux nouveaux qui vous accompagnent (s?il y en a) les joies du Lot et de sa boue. Misez sur deux petites heures de nettoyage à la sortie.

Surtout, ne manquez pas l?espèce de lucarne en haut sur votre droite pour accéder à la salle des fous. Au passage vous verrez quelques belles concrétions. D?ailleurs, levez un peu les yeux de vos bottes dans cette galerie j?abrite quelques excentriques.

Pour les plus expérimentés d?entre vous, vous pourrez vous aventurer dans une salle perchée au-dessus de la salle des fous. Ensuite repartez pour quelques minutes de marche dans de plus grands volumes. Vous ne tarderez pas à arriver à la salle finale. J?ai une surprise pour vous. Oui, je suis pratique et sympathique. Je ne vous en dis pas plus, je gâcherai tout le plaisir de la découverte. C?est un peu pour ça que vous venez, non ?

Petit conseil, si l?un d?entre vous est un amoureux de la photo. C?est le moment, mais soyez indulgents avec vos modèles, ils n?ont pas toujours l?habitude. 

Le temps de faire le chemin inverse, il sera sûrement 22 h quand vous sortirez. Petits veinards, vous serez accueillis par le ciel étoilé du Lot.

Je crois que j?ai beaucoup parlé, mais je ne vous ai même pas donné mon nom. Je suis l?igue Olivier. Le 7 novembre 2015 j?ai rencontré Sébastien, Cindy, Yannick, Gaëtan, Samuel, Pierre-Maxime, Charlotte, Florian et Laure. C?est suite à leur visite que j?ai décidé de vous écrire. Et les gars, revenez quand vous voulez, c?était un chouette moment passé avec vous. Pour les autres, je vous attends.

L?igue Olivier (Laure)</description>
</item>

<item>
<title>La Borne aux Cassots - Sur les pas d'Otto Lindenbrock</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=841</link>
<pubDate>Sat, 24 Oct 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;br/&gt;C'est un voyage initiatique pour ce qui me concerne ! J'ai l'impression d'emprunter les pas d'Otto Lindenbrock, même si je ne visite pas les entrailles profondes de la Terre, même si je ne m'attends pas à croiser des monstres d'une autre époque. C'est aussi une autre perception de la géologie vécue depuis l'intérieur !
&lt;br/&gt;&lt;b&gt;La panoplie du spéléologue&lt;/b&gt; &lt;br/&gt;
Initiation là aussi : Sous combinaison et combinaison robuste sont nécessaires pour évoluer dans les différentes configurations (boue, eau, froid, chaud...) souterraines. Il faut des chaussures tous terrains ne craignant pas l'immersion et bien ajustées, pour avoir le pied sûr. Le casque: indispensable pour protéger son crâne ! Au mieux, il est couronné d'une «Scurion» ou d'une lampe à carbure («dudule» pour les intimes). Enfin le harnais et son équipement pour l'évolution verticale. Eau, nourriture et accessoires sont dans des kit bags.
&lt;br/&gt; &lt;b&gt;8 compagnons&lt;/b&gt; &lt;br/&gt;
Cindy, Morgane, Célina, Yannick, Gaetan, Samuel, Jef, Eric. Presque la parité !
&lt;br/&gt; &lt;b&gt;Le Voyage et son objectif&lt;/b&gt; &lt;br/&gt;
Après une excellente préparation nous partons d'Issy en minibus vers 19h50, le 23 Octobre.&lt;br/&gt; 
Direction: Le Jura, plus précisément Bréry à côté de Château Chalon. Le voyage est long mais de très agréable compagnie. Samuel excelle dans l'animation. Nous arrivons vers 1 heure du matin.&lt;br/&gt;
Notre objectif est de visiter la Borne aux Cassots (En patois: «la grotte aux noix») qui s'étend dans les formations mésozoïques du Dogger (Jurassique moyen). Elle est réputée facile mais l'entrée peut s'ennoyer rapidement, en cas de fortes précipitations. C'est par ailleurs la plus longue cavité du Jura.&lt;br/&gt;
&lt;b&gt;Un monde secret&lt;/b&gt; &lt;br/&gt;
Le samedi 24 octobre est une très belle journée. La forêt et la vigne ont revêtu leur habit d'automne. Nous nous préparons sous le soleil.&lt;br/&gt;
Notre aventure commence par une porte étroite cadenassée que nous franchissons à 12h. Nous passons de la lumière du jour à la lumière artificielle. Nous nous engageons dans un dédale exigu qui aboutit à une étroiture sinueuse. Sa traversée éprouve l'esprit mais ce n'est qu'une étape. Il fait chaud ! une brume s'élève de nos corps. Nous devons ouvrir nos combinaisons et gérer notre eau.&lt;br/&gt;
Emerveillement ! Nos lumières découvrent de grandes salles décorées de stalactites et fistuleuses. Elles se voilent d'obscurité après notre passage. Au sol c'est un chaos de blocs. 
Nous devons gravir de grands éboulis parfois couronnés de stalagmites.&lt;br/&gt;
Au milieu de nulle part, nous rencontrons un groupe; pas que des inconnus !&lt;br/&gt;
Après un déjeuner réparateur, nous reprenons notre progression. Le bruit d'une cascade devient de plus en plus présent. Nous arrivons à un canyon parcouru par une étroite rivière souterraine.
Nous continuons les pieds dans l'eau, parfois jusqu'aux genoux. Les chaussons Néoprène permettent d'apprécier la fraicheur de l'eau. A certains détours du collecteur, nous croisons de magnifiques draperies et autres concrétions.&lt;br/&gt;
La Bornes aux Cassots cache un trésor ! Vers le «Bout du Monde», avant le «Réseau pourri», on découvre une galerie décorée de cristaux de gypse étendus sous forme de filons, parfois d'ébauches de fleur minérale. Ce gypse pourrait être contemporain du Purbeckien, à la limite du Jurassique Supérieur et du Crétacé Inférieur, alors que la mer envahit à nouveau le Jura. L'accès à cette galerie n'est pas immédiat mais grâce à la détermination de nos encadrants, nous parvenons à trouver la voie.&lt;br/&gt;
De retour vers le collecteur, nous reprenons notre progression vers le «Réseau Alain». Après une pause gourmande et également l'occasion de procéder à des photos très techniques de groupe, nous atteignons la trémie et la fin de nos 2,5km de balade souterraine.&lt;br/&gt;
Le chemin de retour semble plus rapide que celui de l'aller. Il est 19h30 lorsque nous sortons.
Nous dégustons une bière avant de retourner au gite où nous reprenons des forces grâce à un excellent repas arrosé...&lt;br/&gt;
&lt;b&gt;Le retour&lt;/b&gt;
&lt;br/&gt;Dimanche 25 octobre, nous profitons de la douceur de l'air pour prendre nos repas dehors. Nous nettoyons notre équipement les pieds dans la rivière.&lt;br/&gt;
Notre passage à la Fruitière des Coteaux de Seille fera le plaisir de ses propriétaires et de quelques visiteurs amusés, voyant tomber inopinément, le jour précédent, une canette (vide) de notre minibus FFF...&lt;br/&gt;
&lt;b&gt;Conclusion&lt;/b&gt;
À quand la prochaine ?&lt;br/&gt;
Eric B.&lt;br/&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre du Briant</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=839</link>
<pubDate>Fri, 16 Oct 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Direction la Correze où nous partons en 2 voitures, la famille Depin d'un côté et Jean-Paul, Célina et Gwen de l'autre.
L'arrivée tardive d'une des voitures a pour conséquence un réveil difficile mais après quelques courses et la préparation du matériel, nous partons pour le gouffre du Briant. 
Nous retrouvons un autre groupe de spéléo s?apprêtant à entrer sous terre à notre arrivée. Damned! ils ont été plus rapides que nous.  Nous déjeunons avant de rentrer afin de leur laisser un peu d'avance. Un premier puits dès l'entrée nous permet de nous délester de la moitié de nos cordes. Oui, en faisant un calcul rapide, vous comprendrez que ce gouffre permet de se sentir léger au niveau des kits! Une traversée dans la boue nous amène à un grand lac où l'on a pied mais avec de l'eau jusqu'aux aisselles environ. On gonfle le bateau pour que le plus jeune d'entre nous puisse traverser plus aisément et qu'il puisse aussi nous narguer!
S'en suit le second puits avant de marcher dans la rivière où des petites vasques se succèdent et le plafond est magnifique. L'eau est très transparente ce qui donne un bel effet à l'ensemble. Nous croisons le groupe rencontré, qui sort de la cavité. Nous continuons jusqu'à rejoindre la rivière de la Couze.
Plus loin, lorsque la fatigue se fait sentir, demi-tour. Difficile de savoir jusqu'où nous sommes allés car nous nous repérons mal sur la topo.
Nous pensons  avoir fait à peu près la moitié.
 
Le lendemain, nous revenons au même endroit pour la perte de la Couze dont l'entrée est située à quelques mètres de celle du Briant. Christophe souhaite entrer par un siphon qu'il ne connait pas et le reste du groupe rentrera par une autre entrée plus au sec. Finalement, le siphon est trop encombré pour y voir quelque chose. En suivant la rivière, nous marchons une petite heure en croisant de nombreuses chauves souris et quelques écrevisses. Nous avons de l'eau jusqu'aux cuisses et la balade est agréable. Nous sommes allés jusqu?au siphon de la jonction avec la rivière des Jonquilles.
Nous lavons les affaires en sortant dans la rivière que nous venons de suivre sous-terre.
Pour finir le week-end, nous passons visiter Collonges-la-Rouge, classée dans les plus beaux villages de France avec ses pierres de la couleur du même nom, ce qui donne une ambiance particulière à cette jolie commune.
 
La famille Depin reste pour la semaine en Corrèze et de nouvelles aventures spéléo alors que Jean-Paul, Célina et Gwen reprennent la route pour Paris.</description>
</item>

<item>
<title>Week-end culturel dans le Lot entre Musée et Cirque </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=838</link>
<pubDate>Sat, 10 Oct 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Week-end culturel entre musée et cirque 

&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Vendredi soir : rendez-vous au local pour une partie de Tetris géant ! Eh oui, faire rentrer le matos perso et collectif, nos petites affaires, les duvets, les courses (juste ce qu?il faut pour survivre jusqu?au lendemain matin) et cinq spéléologues dans la Yaya mobile n?est pas chose aisée ? Mais à spéléo déterminé à s?enfuir de Paris, rien d?impossible !!&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Après une arrivée tardive dans la nuit, le samedi matin ne fut pas d?une violence extrême, d?autant plus que le programme du week-end n?était pas ultra chargé ni ultra physique, avouons-le. Nous restons malgré tout efficaces : après un petit déjeuner dans le jardin sous un grand soleil, Yannick et moi partons récupérer les courses commandées au drive de Figeac et à notre retour, les kits sont déjà prêts ? et Gaëtan réveillé !&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Nous voilà donc en route pour l?Igue du Fennet. Lors du déjeuner (toujours au soleil, un vrai bonheur !!), Celina se souvient qu?elle avait mis des bières au frais dans le congélateur ? et les y avait laissées. Nos hommes, si serviables, se pressent de se dévouer pour retourner au gîte sauver les bières pendant que les femmes équipent la cavité. Aussitôt dit aussitôt fait, Yannick et Gaëtan repartent au gîte (non sans menaces de très lourdes sanctions en cas de non-retour) alors qu?Amandine, Celina et moi partons dans la grotte. Celina équipe la vire d?entrée  sous le regard patient et attentif accompagné de remarques pédagogiques d?Amandine. Les garçons nous rejoignent étonnamment rapidement. La cavité est certes petite mais très jolie, pleines de concrétions et de gours. Elle est également un terrain de jeu assez propice à des sorties techniques pour équiper des vires, des puits, sur spits ou amarrage naturel. Après la session équipement, place à la session culture avec une visite du « musée d?argile » où nous avons pu admirer les productions artistiques (et contrairement à ce à quoi on s?attendait pas spécialement vulgaires)  des spéléologues venus jusque là.  Gaëtan nous ayant dit que le fond du trou était gazé, nous ne sommes pas allés jusqu'à la salle à -45m : si un lotois dit qu?une cavité est gazée, imaginez ce que c?est pour un parisien ? La gente féminine, fort exploitée ce week-end, déséquipe enfin la cavité pour un dîner bien mérité. &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Le lendemain rendez-vous aux Halles d?Assier à 9h ? euh non ? Cindy fait son boulet et on arrive à l?heure ? à la cavité !! Avec les moqueries de mes camarades en fond sonore, j?appelle notre guide Julien pour lui signaler mon erreur : un accent du sud très enjoué et sympathique m?indique qu?il n?y a aucun souci, il nous rejoint.&lt;br&gt;   Tous équipés, nous nous engageons dans la cavité. Rapidement nous pouvons admirer d?imposantes silhouettes blanches de stalagmites et de colonnes. Alors que je mitraille à tout va et que dans une autre cavité nous aurions passé beaucoup de temps à prendre des photos de ces colosses de calcaire, Julien nous attire un peu plus profondément dans la grotte à travers des étendues de blanc, de stalactites, stalagmites et fistuleuses,  en nous prévenant de garder de la  batterie pour le reste de la sortie. Nous continuons donc en nous demandant ce qui peut être mieux que ce que nous pouvons déjà pu voir. Au vestiaire, arrive enfin le moment du striptease pour qu?on se change tous en télétubbies bleu marine et se retrouve face à une forêt de stalagmites géantes, d?immenses colonnes immaculées. Plus on avance, et plus la visite est magique. Nous arrivons à un gour de cristaux, où Julien nous fait remarquer ces colonnes quasiment en suspension à la surface de l?eau. La salle blanche porte très bien son nom. En entrant dans la salle des coupelles nous écarquillons de nouveau les yeux face à d?autres gours à cristaux, des draperies magnifiques ainsi que les fameuses coupelles de calcites. Bien que Julien fût armé de son tuyau en plastique pour aspirer une eau trop présente au niveau des coupoles, il n?a pas eu à en faire usage car il n?y avait pas d?eau, mais c?est l?intention qui compte ! Les photographes se dispersent alors sur différents ateliers et points d?intérêt. Julien, d?une patience d?ange et d?une compagnie plus qu?agréable n?hésite pas à tenir les flashes par-ci, éclairer avec sa lampe de casque par-là, nous indiquer des spots à photo et est à peine déconcerté par les positions parfois incongrues de nos photographes. Après moult photos prises, nous regagnons la surface, très contents d?avoir eu la chance d?admirer ces paysages souterrains. Nous remercions notre guide Julien avec une bière pour ce super guidage dans la bonne humeur et le quittons, non sans lui avoir arraché la promesse de nous contacter pour faire de la « spéléo » parisienne lors de ses virées dans la capitale. &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Un grand merci au Spéléo Club de Figeac et à ses accompagnateurs qui prennent le temps de nous ouvrir ces splendeurs ainsi qu?à Pascale, leur secrétaire, très aimable et disponible pour répondre à notre désir de visiter la grotte du Cirque. &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; En attendant, les photos des vraies photos, vous aurez mes petites photos d?amatrice et des photographes eux-mêmes en pleine action ;)</description>
</item>

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<title>Forum des associations</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=834</link>
<pubDate>Fri, 04 Sep 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une dizaine d'Abimés se sont relayés sur le stand du club pendant ces deux journées de forum.

Quelques contacts ont été pris : rendez-vous à la prochaine réunion le 14 septembre, et bientôt sous terre.</description>
</item>

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<title>Montraté</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=835</link>
<pubDate>Sat, 18 Jul 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ du club avant 19h le vendredi en deux voitures pour arriver un peu après minuit au gîte d?Arc-sous-Cicon dans le Doubs. Attention aux biches. Nous accueillons Jean-Charles pour le week-end qui n?a pas fait de spéléo depuis deux ans mais qui est plus que motivé pour remettre les pieds sous terre.

Nous sommes partis à sept dans le but de faire le Gouffre du Mont Ratey ou les Escarlottes en laissant le doux soleil de juillet faire bronzer les vaches du Doubs. Il en sera autrement ! Des orages ont préféré pointer le bout de leurs éclairs sur la région et malgré la météo annonçant une légère pluie, la nuit a été arrosée (je parle bien de la pluie !) et les plans révisés?
On s?adapte : cap sur le gouffre de Vauvougier où Célina, Jean-Charles et Patrice partent équiper en premier. La deuxième équipe les rejoint et à 14h, tout le monde est sous terre. La vire de départ et le grand puits d?entrée annoncent la couleur et nous savons d?ores et déjà qu?au retour, la sortie sera rude. S?en suit une série de puits, pendules, méandres et étroitures qui rendent la sortie sportive mais le gouffre est grand et permet de s?amuser. L?étroiture principale en fera renoncer certains, les autres y réviseront leurs noms d?oiseaux. Le fond de la cavité est mieux préservé et plus large, ce qui permet de s?y balader tranquillement mais il est temps de faire demi-tour car, faute de place, l?eau et la nourriture ont été laissées avant l?étroiture. La dernière équipe ressort à 23h30, fatiguée mais contente !

Le lendemain, nous quittons le gîte en début d'après midi pour faire le gouffre de Jérusalem sur la route du retour. Après un état des lieux qui a duré en longueur, la deuxième voiture arrive tard sur le lieu et hésite donc à s?aventurer. Seb et JC finalement ne résistent pas à l?appel des profondeurs et s?habillent juste à temps, avant que le premier groupe ne déséquipe mais dans la hâte, ils partent avec un torse pour deux. L?entrée est plongée dans la forêt et le début se fait à l?air libre. Belle cavité du dimanche.
On passera laver le matériel à la source du Lison et retour sur Issy-les-Moulineaux avec une arrivée après minuit.

Gwenaëlle</description>
</item>

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<title>On a loupé la Lune ...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=837</link>
<pubDate>Sat, 11 Jul 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Suite à une erreur de trajectoire, nous avons loupé la Lune et nous nous retrouvons donc à la porte des Étoiles en cette fin de matinée du premier jour d'un week-end/pont du 14 juillet.
Comme je sens que j'en ai largué certains, revenons sur Terre car nous ne sommes pas devenus des spationautes et le club a toujours comme objectif l'exploration des tréfonds.
La Porte des Étoiles, c'est la nouvelle entrée du réseau du Neuvon qui permet à des non plongeurs de visiter ce magnifique réseau. Vous pouvez trouver plus d'infos sur le site du &lt;a href=&amp;quot;http://cds21.org/projets/pde/?r=1&amp;Largeur=1920&amp;Hauteur=1200&amp;quot;&gt;CDS21&lt;/a&gt;.
Le but de cette première journée est d'équiper la cavité pour tout le week-end et de découvrir la cavité pour ceux qui n'y sont jamais allés. Fabien part en tête pour équiper les 100 mètres de puits entrecoupés d'un rappel guidé. Une fois tous en bas, nous nous restaurons avant de partir vers l'aval voir les griffades d'ours. Puis direction l'amont où Fabien nous guide au pas de charge dans les larges galeries entrecoupées de quelques passages en vire ou verticaux. La température monte assez vite, aidée par un taux de CO2 non négligeable (non ce n'est pas que dans le Lot !) et les combinaisons s'ouvrent pour essayer de ventiler. Heureusement que j'avais choisi la sous-combinaison légère et que nous avions emmené une quantité non négligeable d'eau.
Nous atteignons assez rapidement la salle du Putsch où une pause est la bienvenue. Pour nous ça sera la salle de la scission car la moitié du groupe (Fabien, Aurélien et Delphine) décide de continuer jusqu'à la salle de la Cascade tandis qu'avec Olivier et Sébastien nous faisons demi-tour pour revenir à un rythme moins soutenu en faisant quelques photos. Finalement, le second groupe nous rejoint alors que nous sommes dans les puits de sortie.

Gaëtan</description>
</item>

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<title>Embut de Caussol</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=830</link>
<pubDate>Fri, 29 May 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Petit canyon souterrain fort sympathique.
Idéal pour le lavage de matériel en fin de camp !

Inter-clubs du CDS92
J-Paul accompagné de Véronique H, Christophe B, Benoit M., Yves S., Rodolph K, Christophe D, Rémi B</description>
</item>

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<title>Aven Saint-Joseph</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=824</link>
<pubDate>Wed, 27 May 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Toujours dans le cadre du congrès FFS à Saint-Vallier, avec Benoît et Rodolphe.

Magnifique rivière. Une belle virée.</description>
</item>

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<title>Aven du petit renard à mobylette</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=825</link>
<pubDate>Tue, 26 May 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une petite cavité présentant de beaux puits entrecoupés de passages resserrés.</description>
</item>

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<title>Aven KKG</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=826</link>
<pubDate>Mon, 25 May 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>On retrouve Dom' du Margua accompagné de Marc. 

La veille, un film retraçant les explo a été projeté au congrès et nos amis au gîte nous souhaitent &amp;quot;Bon courage !&amp;quot;. Il semblerait que la cavité soit super étroite avec une progression très pénible. Avant de s'agrandir au niveau de la rivière.

Munis de ces encouragements, nous nous engouffrons dans la cavité déjà équipée. Effectivement, de nombreux passages ont été aménagés pour un résultat aujourd'hui très satisfaisant, surtout sans kit... 
C'est dans les puits que j'ai des difficultés : ça ne descend pas... 
Le premier puits est un peu étroit, je ne suis pas vraiment en poids sur la corde. Soit.
Le second puits est plein pot et ça descend encore moins ! J'arrive péniblement en bas de ce premier tronçon. Et là, le DRAME ! Je regarde soigneusement mon descendeur et je vois le filetage de la poulie du bas!... Des deux côtés... Impossible de continuer avec un matériel dans un tel état... C'est dommage : la cavité commençait à s'agrandir...


Delphine</description>
</item>

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<title>Aven de l'Air Chaud</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=833</link>
<pubDate>Sat, 23 May 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour notre dernière sortie sous terre du congrès nous nous dirigeons vers l'aven de l'Air Chaud dont la fiche dit grand bien. Malheureusement suite à divers contre-temps, oubli de matos à la voiture, Nath qui renonce dans les passages étroits du début (mal aux cervicales), nous ne verrons quasiment que les parties chiantes de la cavité. En effet, suite à l'abandon de Nath, avec Fabien nous nous fixons comme objectif la grande salle. Après une pause restauration, réhydratation et photo, nous y faisons donc demi-tour. Et il faut bien avouer que jusqu'à cette grande salle, c'est pas spécialement bien grand comme cavité. Peu après avoir quitté Nath, on croise des italiens qui ont bien chaud, en haut d'un puits. On comprend vite pourquoi ils ont chaud et que la cavité n'usurpe pas son nom ! Surtout quand on loupe les passages, moins étroits, permettant de shunter les passages très étroits ... Mais nous ne sommes pas les seuls, le groupe que l'on croise sur le retour fait la même erreur.
Au final une sortie plus pénible que l'on ne le pensait, surtout quand on ne voit pas la partie belle qu'est la rivière parait-il.
À revoir un jour quand on sera plus maigre ...

Gaëtan</description>
</item>

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<title>traversée Primevères-Ollivier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=831</link>
<pubDate>Fri, 22 May 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>2e jour sur le camp du Congrès on se dirige vers la station de ski de La Moulière pour réaliser cette traversée dont la fiche semble indiquée une cavité sympathique. 
On traîne «un peu» au soleil en déjeunant avant de se diriger vers l'entrée étroite de l'aven de Primevères, que l'on trouve facilement avec le GPS. La fiche indique qu'il est préférable de faire la traversée dans le sens Primevères -&gt; Ollivier. On va vite comprendre pourquoi !
Cette cavité est franchement étroite voir très étroite dans certains puits, bref sale temps pour les gros ! Bref après divers jurons et 2h30 nous finissons par déboucher dans l'aven Ollivier de proportions nettement plus confortables ! On réalise quelques photos puis direction les puits de la sortie.
Finalement je doute de l'intérêt de cette traversée (heureusement que c'était équipé) ...

Gaëtan</description>
</item>

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<title>Aven de la Glacière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=832</link>
<pubDate>Fri, 22 May 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En sortant de la traversée Primevères - Ollivier, on descend faire un petit tour dans la Glacière qui est juste au bord du parking.

Gaëtan</description>
</item>

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<title>Aven Cresp</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=827</link>
<pubDate>Thu, 21 May 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En recherche d'une première petite cavité pour se mettre en jambes pour ces quelques jours au congrès de la FFS, nous nous dirigeons vers l'aven Cresp. Il s'agit d'une cavité fermée, on se dit donc que ça doit-être joli. Sur place en début d'après-midi, une petite couche de neige/grêle est encore présente suite aux orages de la nuit.

Je profite que ce soit une petite sortie pour tester de nouvelles genouillères qui se glissent dans des poches, prévues à cet effet, de ma sous-combinaison.

Nous trouvons facilement l'entrée, faut dire qu'avec sa cabane en béton au-dessus c'est dur de la louper ...

La descente s'effectue rapidement sur le bel équipement mis en place pour le congrès (merci aux organisateurs). 

On visite la cavité dans quasi tous les sens à la recherche de quelque chose qui justifierait une telle fermeture mais sans rien trouver. Au final, la seule chose qui semble liée à cette fermeture est que la cavité a servi à des expériences de mesures des marées terrestres. Il en reste quelques traces. 
Bref on ressort en restant un peu sur notre fin ...
Le seul avantage par rapport aux cavités qui suivront: c'est grand !

Pour finir un dernier mot sur mes genouillères (car je ne pense pas en avoir parlé à mes camarades): c'est de la merde ! ;) Ça ne tient pas en place, quand on aimerait que ça protège, elles ont glissé sur le côté, ça tient très chaud aux genoux, etc.
Bref à moins d'être sujet au rhume du genou ...
Heureusement ça ne vaut pas cher.

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>Canyons de l'Ain</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=823</link>
<pubDate>Sat, 18 Apr 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Partis vers 18h30 du local, à cinq dans la Yaya mobile en ayant auparavant excellés dans un Tétris de coffre et prêts à affronter les bouchons du départ en vacances des parisiens, nous sommes agréablement surpris de la relative fluidité sur la route. Afin de faire travailler le cerveau et la mémoire, le chemin sera animé par un blind test allant de Francis Cabrel à Rammstein. Nous devrons résister lors de la pause-dîner sur l?autoroute à l?achat de ces 1000 peluches, jouets qui clignotent et Tours Eiffel multicolores.

Nous arrivons au gîte, qui n?est autre que le doux et large nid des parents de Vassilissa, vers minuit, accueillis par deux gros et adorables molosses (rassurez-vous, je ne parle pas des parents de Vass mais bien des chiens?). Après les présentations, nous sommes allés rapidement nous coucher après nous être assurés qu?aucun fantôme n?était dans les parages.

Samedi : Départ pour le canyon Trefond-Pernaz à une petite demi-heure. Nous garons la Yaya mobile près du monument au mort et marchons une vingtaine de minutes jusqu?au départ du Canyon. Nous rencontrons un groupe de militaires canyonneurs de la région, connus de Yannick et qui nous dépasseront dès le début du canyon pour que l?on soit seul dans la descente. L?eau est fraîche mais revigorante. Bien qu?il ne fasse pas grand soleil, le paysage est magnifique avec des mousses sur les branches des arbres, donnant une atmosphère féérique et nous enchaînons, cascades, sauts et toboggans pendant 3 heures. Quelques branches encombrent la rivière mais n?empêchent pas la descente en sécurité. L?arrivée est à cinq minutes de la voiture et après s?être changés, nous nous dirigeons vers le canyon de Rheby. 

Contrairement aux autres groupes, nous garons la voiture sur la place du village et mangeons sous quelques rayons de soleil.  Notre marche d?approche a pour avantage de réchauffer nos gambettes avant de les immerger dans l?eau froide. Nous nous apercevons assez vite que nous ne sommes pas seuls, ce qui va probablement allonger notre temps de descente et nous réévaluons notre programme avant de nous lancer dans ce joyeux canyon pendant 2 heures. Nous croiserons deux groupes d'un club d?escalade et même si les roches sont parfois un peu glissantes, nous descendons tranquillement les différents toboggans et rappels avec quelques éclaircies plutôt agréables. La dernière cascade est assez impressionnante car puissante et sans grande visibilité. Nous retournons à la voiture, achevés mais contents !
Le soir, nous faisons une bonne bouffe et rechargeons les batteries avec une longue nuit de sommeil pour repartir de plus belle le dimanche.

Dimanche : Un membre de l?équipe déclare forfait donc nous partons à quatre vers le canyon de Chalay, situé à moins de dix minutes de voiture en nous garant au milieu des pêcheurs. L?eau semble plus fraîche que la veille mais cela ne nous freine pas pour nous amuser dans les sauts et toboggans assurés en rapide de ce canyon que nous descendons seuls au monde entourés de forêts et de mousses.

En rentrant, nous avalons notre déjeuner avant de reprendre la route légèrement encombrée sous un beau soleil qui est un peu en retard au rendez-vous.


L?eau, c?est froid, ça mouille mais c?est rigolo et ça requinque !</description>
</item>

<item>
<title>Début de saison à Chassezac</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=829</link>
<pubDate>Sat, 11 Apr 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pendant que certains d?entre nous font la traversée de Malaval, nous nous entassons à 5 dans une voiture, parcourons quelques kilomètres tortueux à travers les montagnes locales pour aller nous tremper dans l?eau. C?est le premier canyon de l?année, et nous avons jeté notre dévolu sur le canyon de Chassezac.

Il fait grand beau, ce qui nous a décidé à ne pas aller sous terre ce jour. Nous trouvons le parking facilement, il est désert, nous serons apparemment les seuls à descendre. Nous chargeons rapidement nos affaires dans les sherpas, et en route pour le chemin qui commence par longer la route, puis descend plus ou moins rapidement dans la gorge. Une fois arrivés en bas au départ du canyon, nous profitons du soleil printanier pour manger au soleil avant d?enfiler nos habits de lumière.

Le canyon est agréable, dans un beau granite gris qui luit au soleil, mais qui glisse dans l?eau, eau bien froide au passage.

Il y a finalement peu d?obstacles à équiper, ce qui n?est pas forcément pour nous déplaire, nos réflexes à la lecture de l?équipement du canyon étant quelque peu rouillés? Bref, on n'avance pas vite, et le temps passe, et se dégrade un peu plus au fur et à mesure avec l'apparition de nuages de plus en plus gris. Nous profitons du premier échappatoire pour plier les gaules et remonter sur le plateau. Une sacrée montée qui coupe un peu les jambes, mais nous savons que l?apéro nous attend en haut, dans la voiture garée au parking.

Le retour au gite est tout aussi tortueux que l?aller, et nous rentrons assez tard, mais avant nos compagnons qui ont opté pour la spéléo.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>traversée de Malaval</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=836</link>
<pubDate>Sat, 11 Apr 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pendant que certains optent pour une pratique au soleil : le canyon, le reste du groupe se dirige vers Les Bondons et le lieu dit de Malaval pour réaliser la traversée. Nous y arrivons tardivement grâce à un GPS qui a essayé de nous faire passer dans un chemin creux avec des arbres en travers dont même un 4x4 ne serait pas venu à bout. Après avoir tourné en rond un moment afin de retrouver un chemin praticable nous finissons par arriver à Malaval. On dépose une partie du groupe et nous partons déposer la voiture pour faire la navette à la sortie. La traversée s'effectue de manière inhabituelle car on entre par le bas. Ça peut sembler bizarre mais c'est très judicieux car il y a pas mal de petits ressauts qui se montent bien mais pour lesquels on se poserait plus de questions à la descente car l'on voit moins bien les prises. Le début de la sortie est assez laborieux. La galerie en méandre pouvant être relativement large et aérienne on préfère installer des mains courantes que l'on rappelle. Résultat au bout de 2h30 de progression alors que l'on croyait être à mi-parcours nous n'en sommes qu'à un gros quart ! Heureusement, la suite présente moins d'équipements et nous progressons plus facilement dans des galeries bien concrétionnées. Et finalement c'est assez rapidement que nous tombons sur un panneau indiquant la sortie par le puits de la Roquette. Le temps de faire la navette et nous serons à l'heure pour l'apéro.

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>Tribulations d'une combi aux Jonquilles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=822</link>
<pubDate>Sat, 28 Feb 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tribulations d?une combi

Vendredi soir, je suis au local, je me repose tranquillement sur mon cintre, discutant dans le noir avec les copines. Et puis tout d?un coup la lumière, des gens !! Nous sommes toutes heureuses, peut-être l?une de nous va aller se promener un peu ? Quelqu'un s?approche, nous tâte, nous sépare. On comprend que c?est Jasmine la rouge qui est recherchée (toujours elle la préférée !), mais elle est partie depuis plus d?une semaine (on est inquiet d?ailleurs). C?est alors que je suis choisie. Toute heureuse, je me laisse soulever de ma tringle et déposer sur le bureau, soigneusement pliée, puis dans le coffre d?une voiture. Le voyage est long, j?ai envie d?être dépliée, mais je finis par m?endormir. Je me réveille quand le sac qui m?écrase est soulevé, nous sommes arrivés et on me jette sur un canapé dans le gite où je peux me détendre un peu. Je les entends, les spéléos, qui boivent leur bière autour d?un bon feu, contents d?être arrivés au gîte et se préparant, psychologiquement, pour la sortie du lendemain. 

Après une nuit plutôt agréable sur ce coin de canapé, j?attends le moment où je serai utilisée, les spéléos s?agitent. Quelqu?un me prend et me met dans un sac, écrasée contre mon cousin, Bob le casque rouge. Tous les deux dans le noir, on discute un peu, se demandant quelles vont être nos aventures. Ah ça y est, j?entends le tintement de la ferraille, c?est le moment ! Que ça fait du bien d?être dépliée et j?ai chaud contre ce corps. Les sangles qui m?entourent sont agréables, et puis on me protège bien cette fois : au niveau des genoux et des coudes ! Je suis prête à me salir et à protéger ce corps qui m?a revêtu. 

Quelques pas plus tard, nous descendons dans les entrailles de la terre, je le sens, mais aïe ouch aïe, faites attention quand même !! Je ne veux pas être déchirée ! Après un court passage étroit, tout va bien, on ne me tiraille plus dessus et je me déplie, m?étire, me replie au rythme des pas. Cela dure longtemps, d?abord dans des endroits secs, un peu dans la boue et puis dans de l?eau, brrrr c?est froid ! L?eau est de plus en plus haute, j?essaye de la stopper mais elle pénètre au niveau des jambes, essaye de remonter, je demande à tous mes fils de tenir bon et de faire barrage. Heureusement le corps continue de bouger et ça me réchauffe. Puis je sors de l?eau, mais très vite l?eau revient, encore plus vigoureusement, je lutte, mais malheureusement le corps s'en fout de moi, et me voilà quasiment toute mouillée?

Comment je dois faire maintenant ? J?ai perdu 50 % de mon efficacité... Je prie pour que le corps me garde sur lui, pour ne pas être abandonnée parce que j?ai en partie échoué dans mon rôle protecteur. Alors je redouble ma protection contre la boue, la poussière, les déchirures. Finalement je repasse à nouveau le passage étroit qui mène vers l'extérieur, mais sans me plaindre cette fois. Dans un vent frais, je suis enlevée et mise de côté, puis pliée encore toute mouillée et mise dans un sac. J?ai bien servi aujourd?hui, et malgré le froid et l'humidité, je m?endors, heureuse du devoir accompli. Je me fais brièvement réveiller parce qu?on me déplie et me jette sur une chaise, dans une remise. 
La nuit est agitée, j?entends qu?il pleut dehors, le froid pénètre dans la pièce, je n?arrive pas à sécher et des inconnus bleus, rouges ou noirs me traitent de nouvelle, d?incapable, trouvent que je suis moche, que je suis bien trop mouillée (ils ne se sont pas vus eux !), alors je me recroqueville dans mon coin, tente de les ignorer. 
La nuit passe et enfin, la porte s?ouvre. Je me retrouve à nouveau dans un sac, avec mon cousin Bob. &amp;quot; Allons-nous sous terre, demande-t-il ? Ou au nettoyage ? Je suis tellement fatiguée, hier on m?a beaucoup cogné, j?en suis encore tout sonné &amp;quot;. On nous sort du sac, j?entends de l?eau qui coule, c?est donc le nettoyage ! Me voilà entièrement plongée dans l?eau, elle est froide, mais que ça fait du bien d'être lavée ! Je suis caressée et piétinée en même temps (méthode de nettoyage quelque peu saugrenue), puis soulevée et rejetée dans l?eau plusieurs fois. Puis, je reste là sans bouger, sentant l?eau couler sur moi, elle me nettoie, doucement. 

Et puis soudain, une vague, un courant si fort que je suis arrachée à cet endroit de quiétude, au secours !! Au secours !!! Je me noie !! Le courant m?emporte, je suis brassée et puis plus rien? J?ai heurté quelque chose, j?ai mal, il fait froid maintenant et l?eau me fouette avec violence. Au loin j?entends des voix, des pas qui courent dans tous les sens, ça s?éloigne, ça revient, on dirait qu?on me cherche. Alors je crie &amp;quot;je suis là !! ici !!&amp;quot; Mais personne ne m?entend. Les voix se calment, les pas se sont éloignés, ils ne vont quand même pas me laisser là !! J?essaie de bouger, mais un truc me bloque. Des cris de joie, je suis repérée ! Soulevée par une main de fer hors de l?eau, soulagée, j'ai été retrouvée... Je retourne alors me faire laver mais cette fois on ne me lâche plus.. On me frotte fort, m?enlève la boue.. Et puis on m?enlève de l?eau. Quelques instants plus tard, je retrouve Bob et je lui raconte mes aventures. Et ben dis donc, qu?il me dit, à nous autres ça n?est jamais arrivé ça ! Tu as eu de la chance, tu aurais pu finir engloutie dans la vase.

Quand, de retour au local, je raconte mes aventures aux copines, elles se foutent de moi, jamais une chose pareille ne leur est arrivée. Bob témoigne et puis on rigole beaucoup avant que le sommeil ne me prenne. Quel week-end !

La combinaison de Vassilissa</description>
</item>

<item>
<title>Saint Valentin threesome - Trou des mongols </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=818</link>
<pubDate>Sat, 14 Feb 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Message à caractère (non) pornographique 

Hey les filles ! Marre des Saint-Valentin barbantes et pas romantiques ? 
Hey les mecs ! Marre des Saint-Valentin barbantes et pas sexys ? 

Nailed it ! Récit. 

Une Saint-Valentin, ça se prépare. La nôtre s'est préparée premièrement dans les bouchons du vendredi soir pour cause de départ en vacances des parisiens et deuxièmement dans la &amp;quot;Maison des Spéléo&amp;quot; à Innimont/d, qui nous avait été présentée comme (très) spartiate, mais qui s'est avérée d'un confort tout à fait honnête. Départ pour nos espiègleries le samedi matin, non sans avoir visionné quelques vidéos et pris nombre d'informations utiles à nos aventures. 
Notre guide nous indique où nous garer afin d'entamer notre approche du trou. The trou. Nous caressons la neige de nos légères bottes, et filons telle la flèche de Cupidon, en direction du trou. Il nous faut apprivoiser une forêt clairsemée, dont les épis hirsutes sont plantés en rang, et parfois nous enfoncer dans la molle douceur du manteau neigeux transformé. Nous arrivons enfin au trou. La porte entrouverte et la corde que nous apercevons sont une invitation à la pénétration. Mais nous ne lésinons pas sur la sécurité, et il convient d'accéder au trou protégés. (Une main courante plus tard), nous voici à l'entrée de cette cavité, dont nous percevons les effluves chaudes (disons, pour être honnête, plus chaudes que le 0°C de l'extérieur) et humides. L'entrée est lisse et protégée par des parois de plastique dur, qui s'évasent en bas et laissent place à la grotte, à l'image d'un speculum en plastique. A l'arrivée de ce premier puits, nous attaquons tout de suite les difficultés en nous enfonçons plus profondément dans la cavité par un tube presque parfaitement lisse, mais cette fois horizontal. Ce passage devait à l'évidence mieux épouser les formes délicates que nous sommes, mais a été forcé depuis, violenté par des Hommes, ou par un homme (par quelques travaux de désobstruction). Puis vient le méandre. Un des nombreux méandres de cette cavité. Quel plaisir de se frotter aux parois humides et rêches de ce trou. Quel intense bonheur que de se retrouver les jambes écartées à franchir obstacles de tailles et de formes variées. Quelle volupté de poser ses fesses sur ces roches. Dallas, Peacock et Gatewood sur la route de la rédemption vers la source originelle, tels trois microbes absorbés par une femme-fontaine. 
À mesure que nous pénétrons plus profondément, de nouvelles sensations s'offrent à nous : passages bas baignés dans l'eau, méandres de plus en plus serrés, étroitures. La cavité nous absorbe en totalité et nous suce notre énergie sans possibilité de répit. Patrice devant moi vole vers la rivière salvatrice, je halète derrière lui tandis qu'Aurélien qui me suit émet des râles (liés au kit). Nous formons un sandwich incongru. Bientôt le déjeuner, une rapide pause pour reprendre notre Chevauchée fantastique vers notre objectif. Déjà nous voilà à la rivière, tempétueuse et grondante, qui se fracasse en cascades, comme une maîtresse à qui nous serions soumis, à l'image de ces cordes qui nous permettent d'éviter quelques douches. Point d'onanisme ici mais l'impression de vivre aux pulsations de la cavité, aux halètements du trou, au courant qui nous entraîne et nous enivre à perdre l'esprit. L'heure du retour a sonné, comme un glas. 
Nous obéissons à la consigne et tentons de profiter du temps qui nous reste à explorer cette humidité, à sentir le caillou, à renifler la pierre. Mes muscles fatiguent, mes cuisses crient au repos, je suis trempée de tant d'efforts et d'humidité. Chaque caillou m'arrache un grognement, chaque contorsion un cri, chaque poussée un beuglement. Monica Seles serait jalouse. Mais la Cavité demande, en redemande, il lui faut plus, plus de nos sécrétions humides qui se mêlent aux siennes. Enfin c'est le Méandre Ultime, celui dans lequel je me perds, je perds la raison, mon corps est tendu au maximum, l'extase ou la douleur se résout dans les gouttes d'eau salée qui coulent le long de mes joues. Enfin le Méandre Ultime me vomit, nous vomit, à la faveur d'une étroiture particulièrement sévère et c'est la douce chaleur d'une bougie qui accueille mon corps meurtri, où les bleus commencent à faire leur apparition. 
Le Dîner aux Chandelles. 2 hommes. Le Mien. Moi. 3 bougies. 2 couvertures. Du café et des Lions. Du chocolat et Patrice qui est allé explorer nos chances de salut. La première vraie pause depuis sept heures. Mais la cavité est une traître maîtresse car la sortie n'est pas à portée et il nous faudra encore humer ses parois visqueuses, plonger la tête dans ces étroits passages, pour en ressortir comme recrachés par les spasmes de notre mongole. Pousser nos bras plus profond pour se tirer d'affaire. C'est notre 7ième heure de ciel. Oh friends, not these sounds ! Joy ! Joy ! 
Un homme devant, un homme derrière, me voilà bien entourée pour les derniers efforts. Les plus durs. Les plus exaltants. Nous tâtons, nous caressons, nous nous écorchons sur ces parois. Enfin, la lune nous accueille. Grande et belle. Nous sommes sur la grande place de Thèbes. Et la marche triomphale résonne alors que nous refermons la porte. Alors que nous laissons le trou se reposer de notre visite. Alors que nous nous retrouvons nus (sans matériel de spéléo) et heureux. Alors que la jouissance d'avoir vaincu nous envahit. Nous sommes sales et nous le valons bien. 

Delphine</description>
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<title>Le CDS 92 sur la butte de Vauquois</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=819</link>
<pubDate>Sat, 07 Feb 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le CDS 92 organise son AG dans la Meuse et nous propose un astucieux échange de bons procédés avec l'association qui gère et met en valeur la Butte de Vauquois.
Le troc consiste à leur donner un coup de main, significatif car nous sommes une quarantaine, en échange d'une visite de ce site.

Nous transportons des planches en chêne &lt;b&gt;massif&lt;/b&gt; qui serviront à refaire le boisage des galeries souterraines. Le travail est assez dur car c'est très lourd, mais tout se fait dans la bonne humeur et en bonne entente. On ne déplore aucun accident ce qui est remarquable vu le sol verglacé par endroit.


&lt;i&gt;&lt;b&gt;La guerre des chiffres&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;

La visite de la butte est menée tambour battant, en une demie journée. 
Il est pour le moins difficile de reconstruire mentalement le village qui occupait cette paisible butte en août 1914, son église et sa rue centrale bordée de maisons. À la place, il nous reste un paysage lunaire, délicatement ourlé par la neige.
Les combats ici auront duré 1500 jours : largement le temps de s'enterrer et de creuser des galeries. Dix-sept kilomètres pour les allemands qui y organisent leur casernement et cinq pour les français. Et au milieu, les cratères des tirs de mines, intacts 100 ans après, vu la puissance des explosions... 539 explosions de mine sur une butte de 500 mètres de long et 100 mètres de large.
Un autre chiffre effarant : 16.000 morts dont 3.000 disparus, encore sous nos pieds...

En fait, je ne comprends rien du tout à ce qui est devant moi. Il me manque le bruit et l'odeur, la peur, l'épuisement, la malbouffe, le froid, la crasse, la vermine... et puis, la mort. De tout cela, il ne reste que l'absurde et l'incompréhensible.


La visite du musée est très instructive : des armes, des documents permettent d'approcher un peu cette irréalité qu'est la guerre.


La journée se termine par une AG agitée. Néanmoins, tous les points sont adoptés à l'unanimité et tous les postes sont pourvus. 


Delphine
&lt;p /&gt;
Site web de l'association : &lt;a href=&amp;quot;http://www.butte-vauquois.fr/&amp;quot;&gt;http://www.butte-vauquois.fr/&lt;/a&gt;</description>
</item>

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<title>Virée lotoise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=816</link>
<pubDate>Sat, 10 Jan 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le compte-rendu est sous presse. 
Vous en saurez bientôt plus.</description>
</item>

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<title>Meilleurs voeux</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=815</link>
<pubDate>Thu, 01 Jan 2015 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Très bonne année 2015.</description>
</item>

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<title>du Soucy à la Combe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=814</link>
<pubDate>Sat, 13 Dec 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Levé très matinal vers 7h, oui vous avez bien vu sept heures (et on parle bien du matin!). Pourtant l'objectif de la journée est le gouffre du Soucy soit à peine -60m. Bref l'histoire d'à peine deux heures en temps normal. Mais ce qui change la donne, c'est que Christophe veut plonger le siphon amont pour voir comment ça se présente derrière, et voir s'il y a moyen de faire une escalade et éventuellement trouver un shunt, pendant qu'une autre équipe (Laurent et Patrice) tentera des escalades dans le niveau intermédiaire.  Il faut donc descendre pas mal de matos et en remonter tout autant, ce qui nous vaut ce lever matinal. Laurent et Patrice doivent partir en premier mais ce dernier ayant oublié son casque, finalement c'est Fabien qui part équiper pendant que Patrice va chercher son couvre chef. On se retrouve rapidement en bas des verticales. Vu les récentes précipitations, le fond est transformé en petit lac et il ne reste qu'un petit espace pour permettre à Christophe de s'équiper. Puis il disparaît rapidement dans les profondeurs vers 12h30.
Patrice et Laurent partent tenter les escalades et Fabien et moi ressortons (l'excellente choucroute de la veille au soir pèse un peu ...) pour aller à la Combe aux Prêtres repérer des emplacements pour poser des capteurs avant de revenir pour 18h au Soucy pour sortir le matériel.
En arrivant sur le parking, il y a foule (un groupe de l'Aube, nos collègues de Terre &amp; Eau/Thalès et deux autres groupes de région parisienne) et pas moins de quatre cordes dans l'entrée... On négocie donc pour ne pas avoir à ajouter une 5e corde ! On rentre les derniers mais rapidement on double du monde et on arrive en bas des puits où l'on croise le groupe de l'Aube qui remonte et qui nous confie le matériel pour aller déstocker les capteurs dans le réseau Ben. Va pas falloir traîner si on veut être à l'heure au Soucy. On repère un emplacement de capteur dans la rivière en bas des puits puis Fabien met le turbo et 30 minutes plus tard (j'ai un peu chaud ...) nous sommes en bas de Rochotte où nous faisons une pause en attendant une partie du groupe T&amp;E/Thalès qui commence à arriver par les puits.
On repart pour le Ben, repérage d'un deuxième emplacement et déstockage des deux capteurs (le plus long), au total on baigne pendant presque une heure dans l'eau bien fraîche. On repart assez frigorifié mais malgré un rythme moins soutenu qu'à l'aller, on se réchauffe assez vite. On croise le reste du groupe T&amp;E/Thalès (ceux que l'on a doublé à l'entrée) au niveau du R3 au bout de la grande vire. À la sortie on croise un 6e groupe en train de descendre !
Retour à l'extérieur un peu avant 17h. Discussions avec un groupe qui vient de ressortir juste avant nous.
Retour au Soucy vers 17h30, où l'on se change pour se réchauffer avant d'aller installer une corde pour remonter le matos. Ce faisant, on voit Christophe arriver. Il est ressorti plus tôt que prévu et a essayé de rejoindre nos escaladeurs sans succès. Il est donc ressorti. 
Il nous raconte sa plongée et nous indique qu'il y a plusieurs cheminées juste à la sortie du siphon mais qu'il n'a rien pu entreprendre car il n'y a pas moyen de prendre pieds.
On retourne ensemble à l'entrée où Patrice et Laurent sont en train de remonter. On installe une corde pour tracter les kits qui se retrouvent rapidement dehors. Laurent et Patrice sortent rapidement derrière en déséquipant.
Ils ont fait une escalade mais sans succès car ça se rétrécit trop.
Retour vers 20h à Val Suzon où une bonne raclette nous attend !


Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>Sortie à la parisienne: Savonnières</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=821</link>
<pubDate>Sat, 06 Dec 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ du local vers 19h, les deux coffres sont pleins d?affaires spéléo et de manger. Quelques heures plus tard, nous arrivons dans le gite de l?amicale des loisirs populaires trémontois à Tremont sur Saulx. Jean en avait un lointain souvenir, aussi lointain que la chaleur que nous y trouvâmes? Quelques bières donc pour se réchauffer le sang dans ces 10°C ambiants (malgré les grille-pains) et hop ! tous au dodo dans le dortoir pour se tenir chaud? (Heureusement que certains avaient pensé aux boules Quies !!)

Malgré le froid, lever un peu tardif, on prend un bon petit déj (merci Patrice pour le pain), on prépare les sandwichs, le matos etc.. On arrive dans les carrières de Savonnières en début d?après-midi. Evidemment, à cette heure-là, c?est affluence dans les grottes, du coup l?Avenir est bouché (des membres du SC Paris) et on se détourne vers la Sonnette, mais pour aussi rencontrer un autre groupe. Heureusement y'a deux entrées et malgré quelques réticences de certains quant à l?étroiture de cette deuxième entrée, nous v'la dans la descente, en train de shunter le puits de 30 mètres par le coté (et avec 40 fract !! merci Sylvain !! ;))  Du coup, la descente pour les nouveaux prend un peu de temps mais ils sont bien encadrés entre Jean et Jean-François, ce dernier étant notre photographe de la sortie, merci Jef ! On profite de la beauté de ce puits de 30 mètres, en attendant que Michel, dont c?était la première grotte, descende les multiples fractios. Patrice, le persévérant, a tout de même mis une corde au-dessus du P30 et descend « plein gaz ». On continue tranquillement les puits de cette Sonnette que Patrice nous a équipés à la vitesse de l?éclair. C?est bien joli, propre, les parois sont agréablement travaillées par l?eau, formant des sillons, gouges? Arrivé à -60, un dormeur nous attend.
Remontée tranquille, Gwenaelle déséquipe sous la surveillance de Patrice la première partie jusqu?au bas du puits de 30 mètres, je déséquipe la deuxième entrée avec Sylvain. Michel est toujours sous la surveillance de Jean-François, qui guette aussi les bons gestes des filles ! On sort tranquillement vers 18h30. 
Mais bon voilà, on n?est pas assez fatigués alors on veut aller à l?Avenir, faire quelques tours dans l?hélice?  Jean et Patrice préfèrent explorer la grande Viaille pendant qu?on se sert de l?équipement en place pour descendre dans l?Avenir. C?est également très joli, propre, et chacun notre tour, on emprunte l?hélice, très chouette ! Michel fait demi-tour après l?hélice, il ne veut plus se jeter dans le vide, et remonte tranquillement? On continue alors un peu mais on est vite bloqué par manque de cordes, ils n?avaient pas tout équipé !!! Et puis, il est l?heure..
On retrouve Patrice dans un sale état, il a fait de la spéléo engagée dans la grande Viaille !

Retour au gite dans la fraicheur de la Meuse, et Patrice se met vite aux fourneaux pour nous concocter un bon petit repas, bien calorique, comme il sait faire. Les bières s?entassent, les bouteilles de vin aussi et la température remonte un peu?
Presque tous motivés pour aller faire un tour dans le Rupt du puits, on se dit lever à 8h pour un départ à 9h. 
Bon malheureusement on a oublié de régler la suite des détails et chacun pensait que son voisin avait mis son réveil? Ouverture des écoutilles à 11h30 !! gloupsss.. On apprend que Michel et Jef se sont levés vers 10h, mais finalement recouchés ?malin !
Bref pas de Rupt du puits !
On se met alors au nettoyage, dans le petit ruisseau qui coule devant le gite, très pratique !  Pendant que les affaires s?égouttent un peu, certains vont voir l?entrée du Rupt du puits (pour une prochaine fois) pendant que Jean et Jef visitaient Bar le Duc (musée régional !!). Finalement, on reprend la route embrumée vers Paris en fin d?après-midi.

Vassilissa</description>
</item>

<item>
<title>Entraînement automnal</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=812</link>
<pubDate>Sun, 16 Nov 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Entraînement automnal.

La forêt s?est parée de mille feux. Que le ciel veut éteindre !
C?est donc sous une pluie presqu?ininterrompue que nous allons régler baudriers, manipuler descendeurs et bloqueurs, fractionner, franchir des noeuds, convertir, monter, descendre, alterner?
Bonne initiation technique pour Michel qui avait déjà descendu un grand puits sans trop savoir comment. Perfectionnement pour Pinouil qui est tombé amoureux d?un pantin.
Nous rentrons à Issy-les-Moulineaux en milieu d?après-midi. Nous y restons un moment pour rincer cordes et quincaillerie tout pleins de sable humide, malgré nos bâches.

Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Vous avez dit "changement de programme" ?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=813</link>
<pubDate>Sat, 08 Nov 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;i&gt;Le Chevrier. Voilà des années que nous voulions connaître cette cavité suisse, explorée dans les années 50 et qui fut longtemps la plus profonde de ce pays, avec ses -646 mètres (dépassé en 1966 par le Hölloch). Mais elle se trouve dans les Alpes vaudoises, près du Valais, autant dire inaccessible sur un week-end.&lt;/i&gt;

&lt;b&gt;Au programme de cette sortie&lt;/b&gt; : le gouffre de Drigas (48). Mais les prévisions météo très maussades sur la Lozère nous poussent à chercher un autre coin où passer le pont du 11 novembre, à peu près à l'abri des gouttes. Et plus on va vers l'est, plus les prévisions sont optimistes. 
Donc, la veille du départ, nous changeons notre objectif ! Direction la Suisse.
Reste la délicate question de l'hébergement. Qui sera vraiment réglée à 17 heures le vendredi... 

Réveil le samedi sous un soleil radieux à Leysin : nous prenons même le petit-déjeuner dehors, en admirant les crêtes enneigées. Le coin semble magnifique. 
&lt;b&gt;Au programme aujourd'hui&lt;/b&gt; : l'équipement des puits du Chevrier jusqu'à la jonction avec Grotte froide (-250) puis la traversée Grotte froide - Chevrier.
Quand les puits sont finalement équipés, il fait presque nuit, la piste risque de geler et nous n'avons rien pour dîner avec nous. Pleins de sagesse et de paresse après cette courte nuit, nous décidons de rentrer courageusement au gîte pour bien préparer la journée du dimanche.

&lt;b&gt;Au programme aujourd'hui&lt;/b&gt; : on rentre par Grotte froide, on rejoint le Chevrier qu'on visite jusqu'au fond puis on remonte par Chevrier en déséquipant. 
Quand on se présente devant le méandre de la Récompense, je le trouve vraiment pas engageant avec un gros kit. Et sans kit non plus, d'ailleurs... Bref, je renonce alors que nous sommes à 30 mètres de l'entrée. 
Le groupe se scinde en deux : Philippe et moi poursuivrons l'équipement du Chevrier avec les cordes non utilisées pour la traversée pendant que les trois feront la merveilleuse traversée Grotte froide - Chevrier et nous rejoindront en route vers le fond du Chevrier. Philippe fait un aller retour dans ce fameux méandre pour répartir un peu mieux nos richesses : cordes, amarrages, topographies, eau et nourriture. 
Et nous voilà partis vers le fond du Chevrier, avec un seul kit de cordes et bien peu de matériel. Autant dire que la journée est placée sous le signe de la radinerie : en cordes, en amarrages, en cordelettes, en eau, etc. 
Nous descendons le plus lentement possible car on n'a pas du tout l'intention de les attendre en restant immobiles. Or nous avons convenu qu'on amorcera notre demi-tour à 16 heures. Donc jusque-là, il faut rester en mouvement vers le fond. Nous croisons trois cordes fixes, vraiment bienvenues car nous équipons plus d?obstacles que prévu. Ça y est : on n'a plus rien comme matériel, on est au sommet du P20 à -400. Et il est 16 heures... 
On remonte à un rythme... &lt;i&gt;euh... Allez, j'ose !&lt;/i&gt; suisse. Et nous retrouvons l'équipe au complet à la E4 qui monte vers le réseau fossile. Ils nous racontent toutes les aventures extraordinaires qu'ils ont vécues, les difficultés vaincues, le froid, le mondmilch, le ressaut terrrrrrrible à désescalader, etc. Ils prétendent même que c'est notre flair extraordinaire qui nous a fait renoncer à cette remarquable traversée. Bref, d'un commun accord, on décide de tout poser là et de regagner la surface.

&lt;b&gt;Au programme aujourd'hui&lt;/b&gt; : la visite du Chevrier jusqu'au fond et le déséquipement. 
Et... Euh.... Comment dire.... C'est ce qu'on a fait !...

Une bien belle cavité, avec des paysages variés et une progression toujours facile. De belles cascades, qu'on n'a pas envie de voir grossir... Une curieuse salle terminale. Quelques fistuleuses noires. Du mondmilch au plafond, d'un blanc éclatant. 
Il ne faut cependant pas sous-estimer la difficulté car la profondeur est bien là même s'il y a peu de cordes. Et il y a toutes ces fameuses pentes raides qui nécessitent des cordes en plus ou une grande vigilance. Au final, nos quatre kits sont vraiment lourds, avec tout ce qu'on a amené petit à petit dans la cavité. Mais tout aura servi.

&lt;b&gt;Au programme aujourd'hui&lt;/b&gt; : randonnée à Leysin pour Philippe et Delphine et escalade à Yvoir pour les mangeurs de graines. 
Allez, encore un petit changement de programme ! Tout le monde reste à Leysin, grimpeurs comme marcheurs. Ce serait dommage de descendre dans la vallée sous les nuages alors qu'il fait un temps exceptionnel ce mardi.

Une bien belle virée même si la visite du Chevrier s'est révélée un peu laborieuse.


Delphine


&lt;i&gt;Pour tout savoir du réseau de la combe du Bryon dont le Chevrier et grotte froide sont deux accès, visitez le site du &lt;a href=&amp;quot;http://www.speleo-lausanne.ch/06_Activites/Explorations/Vd-alpes/Mayen-Famelon/Bryon/Reseau/_Reseau-Combe-Bryon.htm&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt; GSL &lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, qui a publié une monographie incontournable dans sa revue &lt;a href=&amp;quot;http://www.speleo-lausanne.ch/07_Publications/Le_Trou/TrouPDF/Trou-2009_ReseauBryon.pdf&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt; le TROU de 2009 &lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.</description>
</item>

<item>
<title>La Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=811</link>
<pubDate>Sat, 01 Nov 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;iframe width=&amp;quot;480&amp;quot; height=&amp;quot;270&amp;quot; src=&amp;quot;//www.youtube.com/embed/ifk1OFs1IzQ&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Le puits du Bret</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=810</link>
<pubDate>Sat, 25 Oct 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;iframe width=&amp;quot;480&amp;quot; height=&amp;quot;270&amp;quot; src=&amp;quot;//www.youtube.com/embed/2wEwWz8BSYc&amp;quot; frameborder=&amp;quot;0&amp;quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Je monte, tu montes, nous escaladons.</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=807</link>
<pubDate>Sat, 11 Oct 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une journée sans pluie. Par les temps qui courent, il faut en profiter ! Faute de débutant à initier, nous décidons d'aller grimper au Puiselet. Grimper ?! Et oui, mais avec un perfo, des Pantin, une barre Raumer...

Petit retour en arrière. En avril 2011 (3 ans et demi déjà), nous avions participé à une journée technique EFS à Saint Bauzille de Putois, et découvert les Multi Monti, l'étrier-Pantin... A l'amorce de la nouvelle saison, où l'on reparle de première, une révision s'impose.

Nous voici donc au pied de la falaise où chacun notre tour, nous grimpons la voie équipée de goujons que nous prolongerons à coup de perfo (l'accu déporté LiPo est opérationnel, mais que tout cela pèse !). 

Premiers essais avec la seule aide d'un double bout de corde sur laquelle prennent appui les pieds chaussés de Pantin droit et gauche. Cela monte vraiment bien, et c'est tellement plus pratique que des étriers.
Secondes montées avec une barre Raumer. On peut gagner 20 centimètres, mais cela augmente les manipulations. Il faut utiliser le croll avec un bout de corde, plutôt que se longer dans le trou du haut de la barre. Un crochet Fifi serait intéressant à tester aussi.

Pour l'assurance, nous avons essayé successivement le huit et le STOP. Les bons conseils de &amp;quot;pros&amp;quot; de l'escalade seraient utiles pour approfondir cette partie. Il faudra aussi retester les Multi Monti à l'occasion.

Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Esquisses à Malatière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=809</link>
<pubDate>Sat, 11 Oct 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tout est dans les images... :)</description>
</item>

<item>
<title>Initiation, gouffre des Biefs Boussets </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=805</link>
<pubDate>Sat, 04 Oct 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Partie dans le Vito vers 11h pour une petite demi-heure, la fine équipe fait d'abord une pause pour recharger les vivres du groupe du week-end avant de se diriger vers les Biefs.
 
À peine arrivés, ils mangent! Puis s'équipent sous un soleil chauffant. Les deux jeunes spéléologues en initiation (Pinouille et Gwénaëlle) passent les épreuves éliminatoires de cordes sur un arbre pour un rappel de sécurité. Pendant ce temps, Aurélien part en premier pour commencer à équiper.
 
Entrée vers 12h45
L'entrée de la cavité, cachée derrière une maison abandonnée à la porte peinte d'une salamandre, est à ciel ouvert. Le premier puits de 12 mètres très vert avec des plantes tropicales est mag(nif)ique. S'en suit alors une descente qui tourne et ne s'arrête plus. Patrice met sa casquette de prof de géologie, d'histoirien, de chauve-sourisphile et de chimiste pour nous faire découvrir les spécificités de la vie souterraine. Aidé par Morgane et Laura, apprenties équipières, Aurélien poursuit la pose du matériel avec des kits mélangés et des cordes à faire et à défaire pour tester sa patience. 
Nous descendons alors un second puits de 10 mètres avec un fractionnement délicat mais qui sera passé sans encombre grâce à des encadrants attentifs.
La descente continue jusqu'à la salle de décantation qui rime avec café chaud et casse croute de rillettes aux cornichons. Ici, des petites pousses réussissent à émerger de cette terre sans aucune lumière.
Nous poursuivons rapidement jusqu'à une petite salle en hauteur pour un shooting photos et où l'on retrouve des inscriptions qui dateraient de 1887.
La remontée s'effectue en douceur avec des bras parfois et un essai du pantin pour les débutants dans la dernière montée. Laura et Morgane ferment la marche et sont en charge du déséquipement de la cavité sous l'oeil avisé de Patrice et en prêtant bien attention à laisser quelques souvenirs de notre passage !
 
Sortie vers 18h30 et admiration d'un superbe coucher de soleil rouge avant de reprendre la route vers le gîte.
 
Bref, une excellente journée.
 
Gwen</description>
</item>

<item>
<title>Y'a pas qu'la lune qu'est pleine !</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=806</link>
<pubDate>Sat, 27 Sep 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Voici le contexte de notre sortie: 
- 1 jeune spéléo fringant cherchant sa revanche sur son plus gros échec à l'équipement
- 2 spéléo (très) expérimentés et tout aussi fringants, venus pour l'encadrer afin qu'il réussisse enfin à équiper correctement cette cavité
- 6 kits
- 1 crochet goutte d'eau
- 1 appareil photo approximatif + 4 flashes qui s'activent aléatoirement

Pleine lune, cavité tant redoutée par le Gamin, comme disent certains.
Voir &lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=731&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;compte-rendu du camp hivernal février 2013&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. 
Nous garons la voiture à 100 mètres du trou et profitons du soleil pour déguster notre repas de midi (et paf ! un kit en moins...).

Les deux spéléos expérimentés, vu qu'ils sont expérimentés et connaissent bien le Gamin, l'envoient prendre sa revanche avec un premier kit et prévoient de le rejoindre une heure plus tard à l'entrée du trou car il doit remonter chercher les deux kits suivants...

Du coup, le Gamin s'engage &lt;i&gt;into the cave&lt;/i&gt; et découvre que la cavité est beaucoup plus agréable en été. L'équipement se déroule tranquillement si ce n'est qu'il faut descendre en S avec le raumer et une demi-clef car la nouvelle corde de 100 mètres file ! et dans un puits de 75 mètres où on doit chercher son chemin... C'est pas pratique, surtout sans gants...

Arrivé à la tête du puits où il faudra faire le fameux pendule (responsable ignoble de l'échec passé...), le Gamin se pose et réfléchit (pour une fois). Rapide coup d'oeil, là ces spits/plaquettes, c'est de la merde ça nous fout dans le vide, il faut aller sur la gauche... on lève la tête, et là ... ah, une tête de puits décalée vers la lucarne visée... C'est quand même bien fait ^^

Après avoir effectué le pendule et atterri sur un plan remontant, on effectue une petite escalade dans un passage assez étroit pour arriver sur un nouveau puits. C'est ici que se finit la première corde et que le gamin a dû remonter à toute vitesse pour chercher les deux autres kits sans être en retard de peur de se faire fouetter par les spéléos expérimentés peu patients qui n'ont de cesse de dire au Gamin qu'il est lent, très lent...

L'équipement continue, on enchaine les pendules et les passages un peu acrobatiques, on suit le descriptif quelque peu trompeur, le Gamin se goure, il plante un spit, on continue (NDLR :via la vire de l'Angoisse) et on arrive enfin dans la Kolos-Salle. Volume énormissime où on passe quelques heures à essayer de faire marcher tous les flashes pour prendre une photo mémorable car nos spéléos expérimentés ne sont pas expérimentés qu'en spéléo...

On remonte pour accéder à un autre réseau et il faut rééquiper un pendule belge (mixte entre un pendule et un parapluie belge). On suit une corde remontante mais ... Moment de solitude du Gamin qui est étrangement devenu très calme.... La corde qui monte semble bonne mais complètement recouverte de boue... ça frotte et on ne voit pas les amarrages et dessous... 40 mètres de puits... Montée en escalade glissante, en serrant les fesses et en y allant très tranquillement... Arrivé à l'amarrage, le premier méritait d'être bien resserré, le second... on évitera d'en parler ^^. On a donc mis notre corde en place pour ce passage puis nous avons utilisé la corde en fixe qui ne présentait plus aucun problème sur la suite du parcours (NDLR : ce carrefour entre plusieurs réseaux s'appelle Central jonction).

On progresse (NDLR: dans la galerie Boubka), découvre un fantôme et on finit sur une grande salle présentant de très belles concrétions ainsi qu'un magnifique plan de faille (NDLR : la salle des Seins).

Il est tard, on décide de ressortir car nous sommes sous terre depuis déjà dix heures...

Deux heures plus tard, le Gamin ressort enfin.... il a tout déséquipé mais s'est fait grandement aider par les expérimentés qui ont eu la gentillesse de venir le débarrasser du 2ème puis du 3ème kit à la fin des puits d'entrée avant d'arriver dans une partie plus étroite et très compliquée à gérer avec autant d'amis...

On retiendra que c'est une très belle cavité assez technique qui permet de bien progresser sur corde. Il faudra revenir pour taper le fond du fond et ainsi valider la théorie du Gamin et du papi Manu: &lt;i&gt;&amp;quot;Tant qu't'as pas tapé l'fond, c'est qu'tu t'l'es pas vraiment faite&amp;quot;.&lt;/i&gt;

PatriX</description>
</item>

<item>
<title>Des Parigos à la Y'aute!</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=803</link>
<pubDate>Sat, 20 Sep 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Arrivé tardive dans la maison familiale d'Antoine qui n'a malheureusement pas pu nous accompagner. On se couche à 3h pour se lever à 10h.

Départ très tardif, on débute la marche d'approche à 12h45 sous une météo parfaite. 750m de dénivelé et deux heures plus tard, nous arrivons à l'entrée des trous et équipons le TDJ (l'endroit par lequel nous allons ressortir de la traversée) puis profitons du soleil des plus radieux pour pique-niquer (je parle de repas).

Descente par le Trou Godasse en faisant attention aux éboulis. On enchaine quelques puits, on prend un shunt pour remonter dans un plan de faille, on débouche, après un peu de crapahut, sur une chatière à la jonction du trou godasse et du trou des jeunes.

On continue en remontant l'escalade du puits sans gland, fraichement effectuée et ceci afin de voir un magnifique gour, quelques assiettes et de constater qu'il faut effectivement faire exploser la suite qui continue sur au moins deux successions de salles.

On redescend en constatant une forme des plus étranges dans la paroi qui a su attirer l'attention de Loan mais surtout de Christian qui a absolument tenu à y fourrer la langue. On continue dans un méandre sous les constantes demandes de Christian: &amp;quot; c'est celui-là, le grand méandre? &amp;quot; mais manque de bol, le grand méandre se passera à la fin et il aura donc raté quelques fois le coche.

La progression s'effectue sans encombre jusqu'au carrefour marquant la possibilité soit de ressortir, soit d'aller vers le fond. Nous laissons notre kit et visons le fond du Puits Canard dans le réseau 91. La descente est rapide et nous nous retrouvons alors à -300 en ayant traversé des puits tapissés de silex, d'argile à forme variée et présentant des volumes impressionnants. L'équipement y a été effectué aux petits oignons et permettra à l'équipe de remonter sans se fatiguer! Tout le monde a noté la &amp;quot;remarquabilité&amp;quot; du puits Canard et l'élan d'inspiration du type qui l'a nommé ainsi pour des raisons qu'il vous faudra découvrir en le visitant!

On revient au carrefour et on entame le passage délicat du grand méandre! Au final il se passe sans trop d'encombre et nous sortons à 1h30 du matin. Christian déséquipe le trou Godasse pendant que je déséquipe le TDJ sous le regard attentif de Loan.

La marche de retour s'est faite en 1h45 sous une météo et une température des plus clémentes. Rien de particulier à noter si ce n'est la rencontre fortuite avec des vaches à tête d'extra terrestre qui squattaient sur notre chemin...

On rentre au refuge Rouillard vers 5h du matin pour profiter d'un apéro digne de ce nom, suivi d'une choucroute des plus douteuses achetée en région parisienne.... (Sacrilège)
Nous nous couchons fatigués mais heureux d'avoir effectué une si belle sortie dans une des plus belles cavités de Haute-Savoie. 
:D


PatriX</description>
</item>

<item>
<title>Le Puiselet ou les premiers démêlés avec les cordes...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=804</link>
<pubDate>Sat, 20 Sep 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Effectifs : &amp;quot;Tonton&amp;quot; Jean-Paul, Gaëtan, Jean-Baptiste, Lena et leurs enfants, Elisa, Tifaine, Philippe B., Pierre-Maxime, Alexis et Léo

Récit épique de nos aventures extraordinaires :

Nous partîmes huit à travers la campagne, baudriers, cordes et mousquetons chargés dans les coffres, prêts à en découdre avec les blocs du Puiselet. Le rendez-vous s?était fait à Prime,  dans le repaire de spéléologues qu?est le local d?Abimes. Nous arrivâmes peu avant Tierce, et alors commença l?instruction. 

S?équiper, apprendre le vocabulaire, apprendre les man?uvres, les consignes de sécurité? Demi-clé, clé, descendeur, poignée, pédale? Nous répétons les gestes simples mais ô combien nécessaires aux excursions, puis c?est la première descente. Vire, longe, descendeur, clé, défaire la clé, et glissons allègrement le long de notre fil. 

Sexte arrive, il est temps de déjeuner. Nous nous exécutons diligemment en revivant les événements vécus lors de la matinée, un petit café, une gourmandise, et c?est l?heure de faire notre première montée. Avec plus ou moins de grâce nous arrivons au sommet, redescendons, puis recommençons.

Vient alors l?heure d?apprendre à passer les frac', les dev', et à faire des conversions pour les plus hardis. Que de mots, que de man?uvres, que de conseils avisés tombant dans nos oreilles. On répète, on recommence, on se perfectionne. C?est plaisant. Joie ! Nous sommes prêts pour notre première sortie ! Du moins l?espérons-nous.

None sonne l?heure du retour, l?heure de ranger le matériel au local, l?heure de se dire au revoir. Oui c?était une expérience inoubliable. Oui ce n?est que le début. A bientôt.

Léo (dit Petit Pied)</description>
</item>

<item>
<title>Exercices de style (Réseau du Chaland)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=817</link>
<pubDate>Sat, 20 Sep 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Onomatopées (étude scientifique du bruitage en spéléologie)
(journée du samedi)
(réveil)
Coucou coucou coucou driiiiinnnnnnggg
Pfffff grumph froufrou 
Eho ! Eho ! Miam miam glouglou 
(départ)
Héhé ! Klong klung 
Clac !
Vrouuummm vroummmm vrouiiiimmmmmsplash clac vlan clac
(on a trouvé le trou !)
Plotch plotch plotch ohhhhhhhh ouahouuuuu eho ! youhou ! 
(on met les néoprènes)
Plotch plotch haaaannnn haannnn plotch plotch 
(on descend - partie dans l'eau)
Zouiiiiiiiipppp zouiiiipppp eho ! youhou ! hiiiiiiiiiiiii !! 
ooooooooohhhhh splash splash splash zouiiiiipppp splash 
blablablabla
splash splash plouf pouf pfffff
miam miam glouglou 
(partie (très très) boueuse)
sprouitch sprouitch sppprrrouiiitttchhhh pffff 
blablablabl grrrrr zouiiiippp paf GRRRR PFFFFF !
zouiiiiippp pafffff ouiiiiiiiiiiiiiinnnnnn !
(étroiture pas obligatoire)
han han han han pfiou pfiou pfiou 
sprouitch haaan pfiou pffffff
(le retour)
vrouuuuummmm clac clac toc toc 
plop ! ouahou ! plop plop glou glou glou glou glou glou glou glou glou
miam miam 
prout
glou glou glou glou glou glou raaaahhh 
RRRRRR ZZZZZZZZZ 

Homéotéleute
Quand les automobiles sont immobiles, je file toujours facile, en bon cataphile avec ma batmobile. Notre aéromobile indélébile de gens habiles et cinéphiles nous amène, subtils, jusqu'à notre domicile. Le concile, nous impose, d'être immobiles dans nos textiles de couchage, tels des fossiles. Le réveil inutile fait bouger les reptiles graciles que nous sommes. Comme des imbéciles, nous fuyons sans bile vers la cavité. Un trou facile, mais rempli d'argile. On file, indociles, vers les salles de boue hydrophiles et bientôt, malhabiles dans cet univers hostile, nous rampons fébriles vers la fin inutile. 

Mais qui m'a indiqué cette étroiture merdique encore en exploration ? 

Heureusement, pas de blessure, juste des bariolures de boue pour cette aventure. Nous voilà avec notre armure, caricatures de carrures à chevelure, à l'embouchure du passage boueux d'envergure. La morsure de l'eau et de cette température nous fait craindre de la pourriture dans notre nourriture ou des engelures. Heureusement, nous arrivons à la revoyure de la rinçure dans laquelle nous pouvons laver nos salissures et nos pelures. Un bain de polysulfure plus tard, les musculatures travaillent dans un murmure à la monture des derniers puits et à la fin de la mésaventure. Que de caricatures grâce à la photogravure ! Que nous sommes confortables dans nos chaussures, et sans courbatures ! 

Petite bière bien méritée après tous ces efforts.

Et c'est la pluie le lendemain, qui nous ennuie, sans parapluie. Et c'est (presque) réjouis, mais tout bleuis, que nous lavons, c'est inouï, le matériel, lui, dans la rivière. salie. Et c'est, épanouis, que nous rentrons sur Paris. 

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Un week-end de princesse (ou presque)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=801</link>
<pubDate>Sun, 14 Sep 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ samedi à 19h30 du Monop?. Il a fallu attendre les demoiselles et bricoler la voiture de Jean qui a eu un petit souci mécanique sur le retour du Puiselet.

 
21h : Nos princesses ont la dalle. Et il ne faut jamais contrarier les princesses car elles sont dotées d?un fort caractère et si vous les contrariez, elles vous le feront payer cher d?une manière ou d?une autre? Du coup, arrêt sur une aire d?autoroute déserte sur l?A6 pour préparer une omelette aux légumes et à la bière, accompagnée d?un cake salé des plus goûtus préparé par nos dites princesses (comme quoi, c?est classe d?avoir des princesses :D ).
 

Arrivés à une heure tardive au lavoir proche de la cavité, nous établissons le campement et profitons de la traditionnelle bière d?arrivée pour nous coucher rapidement.


Réveil matinal (9h), petit déjeuner englouti rapidement, rapide pouponnage de nos princesses, on remballe et on se dirige vers le parking d?entrée de la cavité. De là, se forment deux équipes constituées de Laurent et Amandine qui partent équiper l?entrée, pendant que Mathilde et moi-même partons garer la voiture dans le village le plus proche pour la mettre en sécurité.


Descente rapide en passant par le passage le plus étroit, nous nous rejoignons et entamons la progression. Après avoir passé le laminoir plutôt humide, nous profitons des galeries. Laurent nous vend du rêve en parlant d?une légendaire chauve-souris calcitée que nous n?avons jamais trouvée?
 

Arrivés au passage mouillant, hésitation, cris de désespoir de nos princesses? L?eau est froide? certains en ont jusqu?au nombril, d?autres jusqu?au genou? (l?inégalité était de taille, dira-t-on).
 

On passe la vire, on profite et redécouvre,  hors cadre d?initiation, cette cavité de toute splendeur et c?est plutôt pas mal ! On passe par la salle du laminoir et arrivés au Pont de singe, je passe le premier et observe, impressionné, Mathilde qui me suit en utilisant le pont de singe à la manière d?une slackline? Jusqu'à ce qu?elle arrive à ma hauteur et que je ne m?aperçoive qu?elle s?était en fait longée et qu?elle avançait pendue sur sa longe (tout de suite moins impressionnante).


Pause repas à la cascade, on poursuit en l?escaladant pour continuer dans le labyrinthe, on laisse nos princesses et leur kit (qu?elles ont absolument tenu à garder hors de portée de Laurent et moi-même, les princesses promènent les guignols? c?est le monde à l?envers !) passer devant afin de leur faire quelques blagues en prenant quelques raccourcis?


Une fois sortis, nous visons le réseau Ben et empruntons un passage débutant avec une petite main courante. On avance, on se paume, on retrouve un chemin, on avance et là? On retrouve la main courante d?entrée? (en fait, on a réalisé une boucle?). Du coup, nous revenons en arrière, vérifions notre itinéraire et passons finalement par la galerie supérieure présentant un volume magistral, avant de rentrer car l?heure tourne.


Sortie sans encombre en passant par la galerie Nord, inversion des équipes avec Laurent et Amandine partis chercher la voiture pendant que Mathilde déséquipe sur un air de « film de musique » d?après ses dires, mais personne n?a su retrouver ledit film. Le déséquipement a été effectué avec une telle dextérité et une telle vitesse que nous avons dû attendre l?équipe de recherche de voiture pour pouvoir préparer sur le parking un repas digne de ce nom avec apéro, pâtes pesto et? paniers de yoplait !


Après toutes ces péripéties, le chemin du retour se fait dans une ambiance des plus ensommeillées, le week-end bien que court fut fort sympathique et partir le samedi soir pour faire la combe passe très bien !

Patrice</description>
</item>

<item>
<title>Rentrée 2014 sous le soleil du Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=802</link>
<pubDate>Sat, 13 Sep 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Objectif de la journée:
 
L'entrainement au Puiselet de notre première débutante de l'année: Gwenaëlle!


Départ matinal du local à bord de la Jean'mobile sur un air d'histoire de lapin de Pâques ! (Ou comment mettre nos nouvelles recrues directement dans le bain :D).
 
On arrive au Puiselet vers 11h et trouvons un groupe de deux personnes déjà présentes (des membres du CAF). J'entreprends l'équipement du rocher pendant que Jean et Seb apprennent à Gwenaëlle les gestes essentiels.
 
Petit pique-nique sous un magnifique soleil, on passe l'après-midi à travailler la progression sur corde. Notre nouvelle recrue se débrouille bien et passe plusieurs fois l'ensemble du parcours.

Retour sur Paris sans bouchons, petit caprice de la voiture de Jean mais nous arrivons à bon port sous le regard curieux des passants se demandant si notre voiture allait exploser...
 
Première initiation de l'année très agréable, prochaine étape pour Gwenaëlle: la descente dans les abimes....

Patrice</description>
</item>

<item>
<title>Vertes du Mont Marcou</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=799</link>
<pubDate>Sat, 06 Sep 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Lorsque nous fûmes arrivés à proximité du sanctuaire, ils me tinrent à peu près ce langage : &amp;quot;Retire ta sandale de ton pied, car le sol sur lequel tu vas te tenir est sacré&amp;quot;.
Je retirai d'abord mon baudrier puis le déposai, avec tous ses agrès, près de la tente qui jouxte le sanctuaire. Je déchaussai ensuite mes bottes et les rangeai près de la tente. Je me dévêtis enfin de ma combinaison et la pendis près de la tente. Et tous les camarades qui étaient avec moi firent de même. 
Alors, ils nous menèrent béer deux par deux devant les Vertes du Mont Marcou. Nous n'y allâmes pas un par un, et ce n'est pas trois par trois que nous y avons été, car je vous le répète ils nous y ont emmenés béer deux par deux. On dit qu'il n'y a qu'en Afrique du Sud que c'est pareil, mais qu'en Afrique du Sud ce n'est pas vraiment pareil. On dit que des savants sont venus et ont conclu que c'était nickel. 


Jean</description>
</item>

<item>
<title>Viaduc d'été</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=796</link>
<pubDate>Tue, 19 Aug 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le mois d'août est vraiment appréciable en région parisienne : il n'y a plus de bouchons.

Nous en profitons donc aujourd'hui pour aller nous entraîner en soirée au viaduc de Bures sur Yvette, la N118 étant complètement libre.

Les bouchons ne sont pas là, le soleil non plus... bien que ce soir soit une des belles soirées de ces derniers jours. Bref, il ferait presque frisquet, et le port de manches courte presque déraisonnable.

Pour se réchauffer, Amandine équipera une vire, Jean la descendra (et remontra par une autre corde) et moi passerai par le puits.

Quelques descentes et remontées plus tard, avant que la nuit ne tombe, nous décidons de replier les gaules et rentrer, quelques goutes s'étant invitées.

Petite séance sans se forcer donc, mais qui aura permis de fignoler le réglage de matos pour certains.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Puits du Bret</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=797</link>
<pubDate>Sat, 09 Aug 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Initialement nous devions être une bonne dizaine pour cette sortie mais une météo orageuse et une mise en alerte orange du Lot ont eu raison de la volonté d'une grande partie des troupes.
Finalement nous ne serons que trois: moi qui de toute façon descendais dans le Lot pour trois semaines et Jean-Paul et Collin qui de toute façon passaient par la maison des Français à Goudou.
On se retrouve le samedi matin autour d'un PC pour consulter diverses météos. Finalement, les orages sont passés au large et la météo est redevenue beaucoup plus clémente.
Direction le Puits du Bret pour aller en amont jusqu'au Chaos du Loze et y déposer un kit plongée qui servira lors du camp qui aura lieu la dernière semaine août.
On rentre sous terre vers midi, descente du forage, direction les puits menant à la salle de la clé de voute, on prend une bonne dose de CO2 dans la zone boueuse et enfin, arrivée à la clé de voute. Petite pause casse-croute.
On rejoint la rivière où le niveau n'est pas spécialement haut mais pas à l'étiage non plus. On sent bien le courant. On ne quittera plus la rivière jusqu'au chaos Kupiec. Au bout de 600/700 mètres, débute la zone de navigation. Gonflage des canots. Embarquement. Et vogue la galère jusqu'au Kupiec et ses passages étroits entre les blocs. On retrouve rapidement le gros dans une zone &amp;quot;sèche&amp;quot; avant de retrouver la rivière peu avant le terminus: le chaos du Loze. On accroche le kit plongée en haut de la cascade qui précède le Loze avant d'y faire un petit tour que l'on abrégera, l'atmosphère étant brumeuse et chargée de poussières limitant fortement la vue d'ensemble.
Direction la sortie par le même chemin et retour à la surface vers 22h/22h30.

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>Ça passe au Margua</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=800</link>
<pubDate>Tue, 22 Jul 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ça passe au Margua !!
 
2013 nous avait laissé sur notre faim. Piste interdite : 15 km à pied ! Et désobstruction de folie dans le Saint Loïc avec arrêt sur fissure toujours et encore impénétrable? Bref cela ne passait pas, ni dessous, ni dessus. 


La piste est rouverte, presque un billard, où il convient tout de même rouler avec douceur. Du moins au départ de Monesi jusqu?au Martel. Parce que 100 mètres après le plan Ambroise, c?est effondré et donc bloqué côté français. Frais et dispo, nous arrivons, accompagnés d?Arnaud pour quelques jours (il reviendra en août). Jo et Dom sont déjà (toujours ?!) là pour nous accueillir. Mais le gîte a souffert cet hiver sous le poids de la neige. La fissure entrevue l?an passé a pris de vilaines proportions.
 
Nous retrouvons les marmottes qui se terrent au pied des tentes. Et puis tous ces fleurs blanches, jaunes, rouges ou bleues qui tapissent le sol. Des parterres d?edelweiss, des joubarbes géantes, des orchidées partout? Le soleil est aussi de la partie, souvent, la pluie presque jamais. Le week-end, nous sommes rejoints par les Marseillais : Pascal et Fredo avec 3 collègues. Et puis Ludo, avec Ariane qui va passer aussi. Les habitués sont bien là.
 
Au programme de ces dix jours, le tour de la Conca delle Carsene : de la capanna Morgantini, au passo del Duca, et retour par le col du Scarasson. Une visite au trou Chou-fleur (recherche courant d?air?). Une matinée cantonniers (bouchage de trous sur la piste). Une balade au Bec de l?Aigle (petites fleurs). L'équipement du Chou-Fleur.
Et donc le Saint Loïc (PREMIÈRE !!!!).
Sans oublier pour nos amis marseillais, le tournage du prochain blockbuster de la MJC Aubagne (https://fr-fr.facebook.com/pages/Club-Sp%C3%A9l%C3%A9o-Canyon-MJC-Aubagne/515070218616456 ) avec Fredo et ses kits, Pascal et son drone? et le F33, le Scarasson, et la désobstruction au nouvel embut.
 
Ça passe au Saint Loïc, enfin ! Un premier puits, un peu de désob', pas mal de nettoyage et, des puits, des puits et encore des puits. 150 mètres de puits.
Une trémie, des lucarnes : pas mal de perspectives à explorer.
 
 
 
Mais il faut partir : la Toscane nous attend pour la dernière semaine du camp d?été Abimes « Spéléo dans le marbre ». Nous allons y retrouver Jean qui vient de la PSM, Patrice et Loan de Paris, Laurence et Manu de Rhône Alpes et Maryannick de Nice.
Ici, les explorations se poursuivent en août et nous attendons avec impatience la topo mise à jour du Saint Loïc, et des nouvelles de l?embut qui s?est ouvert au pied de la piste un peu après la vacherie.

À l?année prochaine !

Philippe</description>
</item>

<item>
<title>30 ans</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=794</link>
<pubDate>Sat, 12 Jul 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Comment fêter les 30 ans du club dignement autrement que par un camp spéléo d?une semaine ? 
Malgré de nombreuses réponses positives pour le camp, nous nous sommes retrouvés sept survivants sur toute la semaine. Mais le week-end, nous étions quinze?

Bref, commençons par le début. 
Vendredi 11 juillet au soir, je me fais récupérer aux alentours de Lyon par la Fab?mobile (contenant Fabien et Sylvain) pour aller à Autrans dans le Vercors où nous avons prévu de passer cette semaine de camp. Le temps est brumeux et la pluie au rendez-vous dans le Vercors. Arrivés les premiers sur place (23h), et après une rapide conversation avec le propriétaire, nous voilà attablés autour de verres de Rhum cubain, attendant le reste des troupes? Mais la fatigue nous gagne et nous v?là finalement réveillés par l?arrivée des autres entre 3 et 4 h du matin (et bien sûr, ils ne sont pas tous arrivés en même temps !). 

Samedi 12 juillet :
Au programme de la journée pour certains : baptême de plongée souterraine dans le lac de Gournier. Christophe encadre et n?y étant pas allée, je ne peux pas en divulguer plus... mais il parait que certains ont coulé?
Pour les autres (dont moi) : courses (remplissage acharné des caddies de bières et autres réjouissances gustatives?) et aussi repérage de l?entrée d?une cavité à faire dans la semaine : le gouffre du Gampaloup.
Nous nous retrouvons tous les 15 le soir au gite. Si ça fait plaisir de voir une si grande tablée, la préparation d?un dîner pour 15 l?est un peu moins? ! Au passage, je me fais disputer parce qu?il y a des légumes dans le bac à bières !! La soirée se passe agréablement et finalement, tout le monde se trouve un lit pour digérer les bières et les lasagnes.

Dimanche 13 juillet :
Nous prenons tous la direction du TQS, que nous allons faire par l?entrée des Saints de Glace, la traversée prévue initialement étant impossible, les niveaux d?eau sont trop hauts dans le TQS.
Un petit groupe part tôt (9h30, composé d?Alain, Loan, Laura, Christophe, Anne, Émeric et Gaëtan (le petit)) équiper la cavité pendant que d?autres se réveillent doucement autour d?un café.
Faisant partie du deuxième groupe, nous partons du gite vers 11h30, et à 12h30 nous rentrons (enfin !) dans la cavité. L?entrée des Saints de Glace est assez jolie, c?est un long méandre en descente (pour l?aller) que j?apprécie beaucoup, quelques petits passages de corde avant de rattraper le premier groupe. Mince, on n?a pas assez trainé autour du café? Quelques dizaines de minutes plus tard, nous revoilà repartis, descendant les petits puits, enfilant un autre méandre, des descentes rigolotes (mais aïe aïe aïe va falloir les remonter ?). Nous doublons la famille Depin qui a fait une halte casse-croûte à l?Ascenseur, pour finalement se retrouver au P11 de la salle Hydrokarst. Le niveau d?eau est assez bas puisque nous ne tombons pas directement dans le lac et en attendant que tout le monde descende, Fabien filme patiemment les arrivées depuis l?autre côté de la salle. La faim commence à se faire sentir et nous décidons (pour ceux qui n?ont pas mangé) de faire une petit halte à la salle du Soupirail. Là, je m?aperçois que certains manquent : Delphine, Philippe et Laura ont en effet filé vers le fond à la vitesse de l?éclair (ah bon ils ont fait des appels ?). Christophe, Anne, Émeric et Gaëtan (le petit) nous rattrapent pour finalement rebrousser chemin, les enfants sont fatigués. Je ne manque pas de leur donner des instructions pour le repas du soir puisque j?avais prévu un menu particulièrement gastronomique (enfin ...).
Nous décidons de continuer vers la salle de la Conciergerie. Il reste Jean, Fabien, Samuel, Sylvain, Gaëtan, Loan, Alain et moi. (8, +4, +3 ? ouf le compte est bon).
Quelques galeries plus loin, et un passage de trou étroit un peu technique qui en font jurer plus d?un, nous arrivons dans la galerie des marmites, petites et grandes, elles sont magnifiques. Au bout, nous attend la salle de la Conciergerie -230 m. Là, Loan et Alain sont pris d?agitation et veulent continuer. Après quelques explications de Fabien et le fait qu?ils doivent être de retour à 21h, ils s?enfoncent dans les abimes des galeries. Je reste seule avec les hommes des cavernes (mais ils sont civilisés les ABIMES ! ou presque). Sylvain ayant trainé son appareil photo reflex truc machin dans un bidon avec deux flashes, on décide de faire une photo de la salle. Ainsi, quelques photos plus tard, nous repartons direction la sortie mais plusieurs arrêts photo nous ralentissent, un du groupe dans les marmites, un autre encore dans les marmites (pas facile de tenir la pause « fait semblant d?avancer » !!), un dans le trou (Binours a des abdos sous la mousse au chocolat, étonnant non ?), et un dernier dans la remontée du P11 de la salle Hydrokarst (j?ai vaincu mon vertige pour la photo !).
Après le puits, la remontée dans le méandre est plus ou moins rapide, même si certains râlent de l?étroitesse du méandre, moi je passe tranquillement, et sans encombre nous retrouvons la brume et la lueur du jour, il est 20h. 
Retour au gite pour l?apéro ! Un des meilleurs moments de la journée, en plus y'a du vin blanc ! Mais je suis exténuée et dois préparer à manger, je cours, je jongle entre les poêles, sauce les plats, et fais le gratin d?aubergine à 4 mains avec Sam (heureusement qu?il est là, lui !). Je m?effondre sur le canapé le temps de la cuisson au four. Mais le repas est revigorant et, après une petite douche, la forme revient. La soirée continue dans la bonne humeur avec les digestifs et, peu après minuit, nous nous apercevons qu?on est le 14 juillet, jour où les pétards sont autorisés ! Après un petit détour par le dehors et une expérience avec du carbure et de l?eau, on revient au chaud au gite pour continuer les réjouissances autour de Rhum, Calvados et même Chartreuse !
  
Lundi 14 juillet :
Le réveil est difficile, quoique pour ma part j?ai fait la grasse mat? jusqu?à 11h, mais j?ai été battu par Gaëtan (toujours vainqueur là dessus)... La famille Depin est partie et Jean, Sam, Laura et Binours se préparent tranquillement pour rentrer à Panam.
Restent donc que les meilleurs : Delphine, Philippe, Loan, Sylvain, Gaëtan, Alain et moi. Après un court débriefing, nous décidons, sous l?avis avisé de Delphine et Philippe, d?aller à Grotte Roche pour faire des photos. La première partie de la grotte étant horizontale, les photographes et porteurs de flashes ne prennent pas leur harnais. Le beau temps est de retour et nous partons vers 15h.
Arrivés à l?entrée, qui est un immense porche en dessous de la route, la préparation pour les photos commence. Un flash par là, d?autres là-haut, un modèle au milieu, test de la luminosité, pâté de sable (oui, le modèle s?ennuie), encore un flash (ils en avaient pris six !), hop une feuille sur la tête du modèle et finalement une heure plus tard, youpii ! une photo du porche réussie ! Mais quelques mètres plus loin, au fond du porche, on recommence. Ben oui, une vue de dehors, une vue de dedans du porche ! Voyons c?est logique ! 
Bref, on s?enfonce finalement dans cette cavité horizontale et après quelques rampings, on sort dans une grande galerie, tapissée de cascades plus ou moins actives, de gours, stalactites, stalagmites et autres spécialités des grottes, protégées par un balisage. La photo sous la cascade se fera au retour avec le parapluie d?Alain. Et oui j?ai trainé un parapluie dans un kit dans une grotte spécialement pour une photo !
On continue néanmoins vers une petite salle au fond de la galerie d?où part une échelle pour aller plus loin dans la cavité, sans Alain et Loan qui nous avaient abandonnés pour aller voir plus loin depuis un moment déjà. La salle est superbe, avec un énorme pilier central, brisée par un mouvement de terrain et des concrétions qui tapissent les parois. C?est l?heure de la photo !! Placement des flashes, test de la lumière, replacement des flashes, changement de canal, ça ne se déclenche pas, non pas assez de lumière, on en sort d?autres, problème de canal ? etc... Une heure plus tard et après une sieste sur mon ami le caillou, on fait trois photos magnifiques ! Là-dessus, arrivent de l?échelle Loan et Alain, qui nous disent que la suite est assez jolie, de grandes galeries jusqu?à un siphon, mais il faut le baudrier pour un passage. Un peu endormie de ces photos, je motive Delphine et Philippe pour aller voir. Philippe prend le harnais de Loan et hop, c?est parti. On rampe pendant quelques mètres, puis on tombe sur une faille qu?on doit descendre pour arriver en haut d?une salle bien concrétionnée avant de continuer vers les grandes galeries qui mènent au siphon. C?est superbe ! et quel éclairage entouré de deux scurions !! Au siphon, nous rebroussons chemin et ne retrouvons les autres qu?à l?entrée, sous le porche. Ils avaient bien sûr fait la photo du parapluie pendant ce temps.
Retour au gite pour l?apéro, et un bon diner composé de quiche (où j?avais caché des légumes?), puis dodo pour certains et la balade nocturne pour d?autres, enfin juste moi. Le ciel est magnifique, les étoiles sont au rendez-vous, les planètes aussi et je croise un blaireau curieux. 

Mardi 15 juillet :
Le frigo commence à être bien vide, il est temps de faire les courses. Delphine et Philippe se dévouent, prétextant devoir passer acheter des chaussures. Le reste de la troupe est motivé pour aller au gouffre du Gampaloup. On n?a pas fait le repérage pour rien ! On imprime plusieurs topos car Delphine et Philippe disent qu?ils nous rejoindraient peut être.
Comme la veille, on part relativement tôt (15h) mais le gouffre est proche et la marche d?approche courte... Pendant qu?Alain et Loan partent équiper, Sylvain sort son appareil photo et on fait la photo de sortie de trou ! Puis nous rentrons dans la cavité. On rampe, on marche, à droite, à gauche. Tiens ça ferait une belle photo ! En position tout le monde ! Sylvain à l?appareil photo, Gaëtan au flash, moi au modèle. Au top de l?organisation, nous faisons de super photo dans les puits, sur les pas d?Alain et Loan qui n?avaient pas fini d?équiper la suite. On continue et on tombe sur la salle des éclopés. On trouve la suite de la cavité d?après la topo et ohh surprise c?est pas équipé ! Mais où sont donc passés Alain et Loan ? Quelques instant plus tard, on les entend : ils revenaient de la galerie ouest ( ?) ? Le temps d?attendre que Loan équipe, le fond de l?air se rafraichit? faut bouger, danser sur place, voler la dudule de Sylvain... bref le froid pénètre. Mais enfin, on bouge pour descendre quelques puits. Il fait froid et on entend une cascade au fond des puits. En effet, arrivés en bas, c?est le lac du Tamponnoir, avec une grosse cascade qui se déverse dedans. Au vu de l?heure tardive, on ne continue pas malgré la galerie que l?on voit de l?autre côté. Le retour est rapide, pas de pause photo, on a un peu froid. Gaëtan sort le premier, suivi de moi et Sylvain. Nous attendons Loan et Alain qui déséquipent et les mouches nous encerclent. On remonte ensuite aux voitures, remarquant au passage que Delphine et Philippe ne sont pas coincés dans la cavité sans corde : ils ne sont pas venus.
Ce soir, ce n?est pas moi la cuisinière, et je peux profiter pleinement de l?apéro, admirant les belles photos de la journée. Après le diner, on se retrouve quelques uns pour une promenade digestive sous les étoiles (Delphine et Philippe sont fatigués de leur achat de chaussures, Loan et Alain se couchent) J?initie alors Sylvain et Gaëtan à l?astronomie mais ils ont une certaine réticence à me croire ! Je ne comprends pas...

Mercredi 16 juillet :
Aujourd?hui, grand jour d?équipement pour certains : ils ont promis d?équiper une partie du Gouffre Berger. Alain, Loan et Sylvain partent tôt pour accomplir leur mission. 
Delphine, Philippe, Gaëtan et moi restons à se demander ce qu?on va faire. On opte pour la grotte de Roche-Chalve, que personne du groupe n?a visité. 
Après un petit bout de route, nous voilà au début du sentier, il faut trouver l?entrée de la cavité, mais comme a dit Delphine, Patrice l?a trouvée, alors si on ne la trouve pas, c?est un échec cuisant ! Nous prenons donc le chemin indiqué sur le plan, cherchons un poteau électrique qui n?existe plus et grâce au GPS de Gaëtan, nous trouvons l?entrée. Trop facile ! La vue est magnifique du bord, 1450 mètres d?altitude environ, avec vue sur une vallée un peu encaissée et les montagnes en face, il fait super beau et s?équiper est difficile. Il est 17h? (tôt hein ?) 
Néanmoins, nous voilà prêts à partir, Philippe prend les cordes et hop dans le trou. On n?avait juste pas prévu que ce trou serait si boueux et étroit ! On commence par une petite descente dans la boue, et à l?aide d?une corde on rejoint un méandre pas très étroit. Après que Philippe se soit trompé de galerie, on emprunte une conduite forcée qui nous mène à une superbe galerie étroite. Les parois sont magnifiques, façonnées par l?eau, on voit les différentes strates et franchement c?est un plaisir pour les yeux, après les passages boueux. Quelques puits (très étroits) plus loin, on se retrouve dans une assez grande galerie, au plafond penché que l?on continue à descendre un peu. Les calcaires sont en lamelle au niveau des parois et c?est impressionnant par endroit. On a dû faire un petit -100 déjà. Mais l?heure avance, et on s?était dit avec les autres qu?on irait faire restaurant se soir. 
On rebrousse chemin, et quelques jurons plus tard (y'a un passage vraiment étroit !), on retrouve la boue pour ressortir (presque) tout propre du trou, encore sous le soleil. On se dit qu?il faut revenir ! À savoir par contre : prendre des cordes 1,5 fois plus longues que celles prévues sur le topo-guide ! 
Retour au gîte, où on arrive en même temps que les gens du Berger. Pas de restau ce soir, tout le monde est fatigué et il est trop tard. Néanmoins, le plaisir de la balade nocturne s?est répandu et ce soir, on est cinq ! Alain et Loan nous rejoignent. Gaëtan vérifie avec une des applications de son téléphone le nom des étoiles que je pointe ! Merci la confiance ! On cherche ensuite des satellites, allongés en ligne sur la route, imaginant une rencontre avec un pick-up et le bel encadré que ça ferait dans le journal ! 

Jeudi 17 juillet :
Aujourd?hui, ça change, du moins pour une partie du groupe, c?est canyon ! Avec Vincent (Loan, Alain et Sylvain sont de la partie). Il fait super beau, chaud et ça fait trop du bien de plonger dans l?eau fraiche des montagnes. On commence par le Furon « express », à la fois pour m?initier (je suis la seule à n?en avoir jamais fait) et pour commencer tranquillement la journée avant midi. Une glissade, un saut, un rappel, plein de glissades et hop c?est fini ! (20 minutes) On le refait ! 
Revigorés de ce petit canyon, on descend du côté de Sassenage pour faire la partie basse du Furon, là où se déversent les Cuves de Sassenage. Mais d?abord, pause repas dans l?herbe au soleil. Rebouger après le déjeuner est difficile mais la petite marche d?approche réveille un peu. Et nous voilà dans le canyon. Il est vraiment joli, plein de glissades, de passages souterrains, de cascades, dont une grande magnifique (17 mètres), cachée du chemin qui longe le canyon. On finit par deux autres cascades, assez encaissées où le courant nous pousse. Certains font des sauts, mais Vincent est gentil et me met la corde. On en ressort lessivés mais heureux d?avoir barboté dans les eaux du Furon.
Pendant ce temps, Philippe, Delphine et Gaëtan sont allés faire des photos à la grotte Favot. Une énorme entrée comme un boyau, qui descend, suivi de jolies salles, avec des lacs, des gours ? (j?ai vu que les photos?).
Ne rentrant pas trop tard, après le nettoyage des cordes des précédents jours à la rivière, on décide d?aller au restaurant à Autrans. Le village est vraiment tout proche et assez rapidement on se décide pour le restaurant de la Poste. Sans mettre trop de détail parce que ça commence déjà à être long, on a bien mangé, bu, rigolé et fêté les 30 ans d?ABIMES ! Même le serveur était de la partie (ou presque?) 

Vendredi 19 juillet :
Pour notre dernier jour, on avait tous convenu d?aller aux Cuves de Sassenage. Départ relativement tôt, 10h00 (par rapport aux autres jours) pour passer prendre le badge. Le temps de la marche d?approche et d?enfilage de notre équipement, nous rentrons dans les Cuves à 11h30. Un peloton de tête composé de Delphine, Philippe, Alain et Loan part rapidement devant, avec pour objectif le fond ! Sortie prévu vers 2-3 voir 4h du matin. Pendant que Sylvain et moi on prévoit de trainer et de faire des photos (mais avec un petit compact cette fois). Ainsi donc, arrivés à la salle Saint-Bruno (fin de la visite touristique), on perd les autres de vue. Les galeries sont immenses, pleines d?éboulis et on avance tranquillement jusqu?à la Salle à Manger, où bien sûr, on mange ! Mais on fait aussi des photos artistiques avec le ruisseau ou même avant, le long de la vire. Puis on continue doucement notre chemin, passant quelques puits pour arriver au Boyau Rond (c?était l?objectif?). On teste un éclairage avec nos lampes de secours en remplacement des flashes et finalement on arrive à faire de belles photos de cette curiosité géologique. Sur la route du retour, on s?arrête aussi faire des photos des parois (entre autres), recouvertes de calcaire à silex jaunes et noirs. Nous ressortons en trainant un peu dans les galeries annexes et dans la partie touristique pour retrouver le soleil vers 16h.
De retour au gite, c?est nettoyage du matériel, et en particulier des kits. N?attendant pas les autres avant 2-3h du matin, je prends mon temps avant de faire à manger : je pars faire une sieste. Surprise ! Peu après 20h, Gaëtan, qui était parti se promener au dessus d?Autrans, rentre en même temps que les autres des Cuves de Sassenage : soit disant le P60 (ou P80 ?) de la salle Carrel n?était pas engageant, ils ont préféré faire demi-tour !
Durant l?apéro et le repas, on se demande bien comment on va faire pour ranger tout le gite et le matériel pour 10h demain (heure où on doit normalement quitter les lieux)?

Samedi 20 juillet :
La nuit porte conseil et motivés on se lève à 8h pour un départ à 10h. Le petit déj' se fait en même temps que le rangement (heureusement qu?on a pris le forfait ménage !).
Finalement on se décide pour aller voir la propriétaire et lui demander de partir à midi, et ouf, elle accepte. On ralentit alors le rythme, pas trop motivés de partir. A 11h15 tout est prêt, on s?octroie une pause casse-croûte pour finir le frigo et partir le ventre à peu près plein. On décolle tous vers 13h du gite.

Et voilà, on a fêté les 30 ans d?ABIMES, dans la joie et la bonne humeur, dans la boue comme dans l?eau, dans les étroitures comme dans les galeries, dans les méandres et les puits, c?était une super chouette semaine ! Merci à tous.

Vassilissa</description>
</item>

<item>
<title>L'être et le néant</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=793</link>
<pubDate>Sat, 28 Jun 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un pied, un pied, un pied, puis un autre pied, l'autre pied devant, et encore un pied devant l'autre. Je compte mes pas. Je me suis perdue autour des quatre-vingt-dix. J'ai recommencé. Et je me suis re-perdue. Ça n'est pas grave, compter m'aide à avancer. Sur ce chemin du retour qui est long ; qui semble sans fin ; qui est sourd de nos paroles. Je pense à Haroun Tazieff,  dans son récit marquant de l'exploration qu'il réalise avec le Dr Mairey suite au décès de Marcel Loubens. Je touche du doigt le vide par lequel les deux explorateurs sont aspirés, le voile se déchire sur le film de leur harassante mais libératrice avancée. Il pleut. Il pleut depuis longtemps et je commence à être mouillée. Est-ce que nous sommes bientôt arrivés ? Je trébuche dans les flaques et je glisse sur les racines humides. Mon cerveau s'est tu et pense linéaire. Linéaire comme ce chemin de retour. 

C'est à 6h47 que nous retrouvons la voiture. Après 20h14 d'activité physique et 22h47 d'éveil. Et mon (trop court) sommeil est encore à 1h19 de distance. Le temps pour nous de rentrer, le temps de s'effondrer sur une chaise et de manger. Tout et n'importe quoi. J'ai eu la force de prendre une douche et après c'est le black-out. Tout est n'importe quoi. 

Ce week-end était annoncé comme ambitieux pour la novice spéléo que je suis : une douzaine d'heures de spéléologie, on visait quelque part autour des -400m et nous avions déjà rêvé au Trou du C?ur, au Gay Bunny, au Scialet Juju. Une météo instable a chamboulé nos plans. Le plan barbecue, le plan tente, le plan Gay. Nous voilà partis pour la grotte Vallier, éternel repli du spéléo insatisfait, princesse oubliée de ces spéléos tous aussi capricieux que la météo. 

Nous prenons beaucoup de soin à préparer cette sortie : l'objectif est de maximiser nos heures de sommeil de la nuit de vendredi à samedi pour être capables d'encaisser une longue sortie. Les kits sont préparés en avance, l'ensemble de l'équipe (sauf un irréductible gaulois...) se libère tôt et nous partons du club vendredi avant 19h, un exploit ! 

Les difficultés commencent le lendemain à 10h33, lorsque nous commençons la marche d'approche. Nous portons chacun une lourde charge de matériel ainsi que nos affaires personnelles. J'ai choisi pour ma part d'optimiser la partie &amp;quot;affaires personnelles&amp;quot; pour alléger le sac au maximum mais il n'empêche qu'il doit bien peser... en fait je n'en sais strictement rien, mais c'est lourd ! Suite à une lecture incomplète de notre part de la topographie, nous nous engageons sur un itinéraire erroné, et c'est presque arrivés au Moucherotte que nous nous rendons compte de la méprise. Quelques heures plus tard (nous avons donc effectué 5h de marche d'approche... oh les boulets...), nous voilà installés dans le porche de Vallier, avec la fameuse vue imprenable sur Grenoble, et un courant d'air glacial. 

Patrice et Emelyne s'empressent d'aller équiper pendant que Laurent, Marc et moi terminons notre déjeuner. Nous entrons bientôt dans cette cavité pour commencer par un ramping fort énervant avec un kit (en résumé, un ramping qui fait des virages à 90° tous les deux mètres environ). Sortis de cette mise en jambe rapide (les cavités du Vercors, froides ?), nous nous retrouvons dans les galeries d'entrée extrêmement paumatoires (rien ne ressemble plus à une galerie qu'une autre galerie et comme nous avons la vague impression qu'elles communiquent entre elles, nous nous retrouvons dans des ubuesques situations, type &amp;quot;Obé ?&amp;quot; &amp;quot;Astérix ?&amp;quot; &amp;quot;Ou es-tu ?&amp;quot; dans la scène de la visite privée de la pyramide dans l'excellent &amp;quot;Astérix Mission Cléopâtre&amp;quot;). 
Suite à une optimisation toute personnelle de la fiche d'équipement, nous nous retrouvons souvent avec des cordes un peu justes, ce qui nous conduit à tout un tas de manipulations très intéressantes à base de dyneemas et de plantage de spits plus ou moins réussis, mais également à une perte de temps non négligeable. La cavité n'est pas spécialement belle, peu de concrétions, beaucoup d'éboulis et d'effondrements, et la progression, sans être difficile, n'est jamais facile. Très rares sont les moments où nous pouvons reposer une partie de nos muscles, il s'agit d'une succession de marches dans des gros blocs, d'escalades, de petits puits, de rampings, de passages bas. Après 7h dans la cavité, nous n'avons toujours pas atteint le &amp;quot;black hole&amp;quot;, le fameux puits de 100 mètres plein pot, qui était notre objectif. Nous ne sommes cependant pas très loin et c'est une équipe de pointe composée d'Emelyne, Laurent et Patrice qui atteint l'objectif. Marc et moi attendons, après un ravitaillement bienvenu, le premier depuis le déjeuner, patiemment avec nos bougies sous nos couvertures de survie. Patrice me racontera par la suite que seuls Laurent et lui sont descendus en bas de ce puits, extrêmement impressionnant, avec ses 100 mètres d'une traite, à plusieurs dizaines de mètres de toute paroi. Vers deux heures sonne l'heure du retour. Je suis fatiguée. Chacun d'entre nous est fatigué. Et c'est lentement que le groupe se meut vers la sortie. Il nous faudra trois longues heures. Trois heures ponctuées de dialogues de plus en plus espacés, trois heures ponctuées de vagues tentatives de jeux de mots, trois heures qui alimentent mes réflexions.

L'univers hostile et la fatigue accumulée transforme chacun de nous. Mon esprit se détache peu à peu de mon corps et devient l'observateur privilégié de cette troupe, de moi-même. Et j'observe la concentration extrême qu'il me faut à chaque mouvement, à chaque opération technique. Une litanie dont les mots-clés sont &amp;quot;longe&amp;quot; et &amp;quot;sécurité&amp;quot;, une litanie entrecoupée de couplets qui m'invitent à avancer. Mon cerveau décompose chaque mouvement, comme pour mieux donner les instructions aux muscles tendus. Mains sur la poignée, jambes sous les fesses, et on pousse ; puis on s'arrête, inspiration, expiration, et je recommence. Et j'attends. J'attends mes compagnons de cordée. Pour les voir arriver en haut des puits et lire la souffrance dans leurs yeux, lire cette hébétude doublée d'un abandon nerveux, lire cet état loqueteux qui me ressemble. 

Est ce que cette cavité est agréable ? Non.
C'est la première fois que la joie m'a désertée à la sortie d'une cavité. C'est la première fois que je ne suis pas fière de l'effort accompli. C'est la première fois que je ne sais pas. Il pleut et çà m'est égal. Il faut rentrer, je veux dormir.

Un pied, un pied, un pied, puis un autre pied, l'autre pied devant, et encore un pied devant l'autre. Je compte mes pas.

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Stage équipier club CDS 92 - Formation à l'équipement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=787</link>
<pubDate>Thu, 08 May 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>18 spéléo dont 9 Abimés, 6 équipes, 4 jours, 13 cavités équipées  
avec 2000 mètres de cordes, 320 amarrages et 9 kilo de fromage blanc...

La formule &amp;quot;1 cadre pour 2 stagiaires&amp;quot; a permis à chacun de trouver son compte.

Même la météo, un peu capricieuse, n'a pu gâcher l'ambiance : 
- 10 stagiaires prêts à refaire un stage
- des cadres tout autant satisfaits

Un succès pour l'organisateur, Patrice, dont la soirée dansante a permis de faire connaissance avec les locataires du gîte du dessus.

Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Lettres de mon Rond</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=790</link>
<pubDate>Thu, 08 May 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Lundi 15 mai, 7h35 
Je me dirige avec mon équipement de pointe (après calcul, l'auteur de ces lignes a décidé de ne pas publier le montant concerné) vers un énième comité, rempli de gens importants, dans un salon insonorisé à la moquette épaisse, aux lourds rideaux, aux fauteuils en cuir molletonné et à la machine à café ultra-sophistiquée. 
Cependant, mes neurones travaillent à un seul sujet : la spéléologie (et la magnifique ?uvre littéraire qui suit). Sujet qui a été l'objet des quatre précédents jours, à l'occasion d'un stage &amp;quot;équipier club&amp;quot;. 

&lt;i&gt;NdA : comme à mon habitude, ce compte-rendu manque cruellement d'objectivité, ne prend pas vraiment en compte les activités des autres stagiaires, et est tout à fait tourné vers mon expérience personnelle. Ce compte-rendu peut donc parfois être énervant, partial (ou partiel), et non-représentatif. &lt;/i&gt;

Départ : 
En fanfare, toujours, avec mon matériel tout neuf (ouahou ça brille !) acheté la veille (sauf l'éclairage, il y a quand même le deuxième tiers au mois de mai...). Jean-Paul convoie trois demoiselles dans son carrosse, le veinard ! Et c'est quelques heures de somnolence plus tard (me concernant), que nous arrivons au gîte. 

&lt;b&gt;De la vibration des tissus naso-pharyngés : &lt;/b&gt;
Et oui, dans les contrées éloignées où se traîne (de bon gré) le spéléo, la ronchopathie est d'une fréquence rare. L'expérience de ces quatre jours a permis de vérifier un certain nombre de lieux communs : 
- le ronfleur est de mauvaise foi (après avoir passé la nuit du mercredi en face du lit d'Hervé à l'écouter patiemment débiter des borborygmes nasaux, celui-ci affirme, fringuant et neuf au petit matin : &amp;quot;moi ?!! je n'ai jamais ronflé !&amp;quot; ; je n'ai malheureusement pu répondre que par un sourire déconfit, accentué par quelques cernes, car ma fonction parole se réveillait douloureusement d'une petite nuit) 
- le ronfleur est bruyant (d'accord, nous sommes en communauté, je n'ai qu'à avoir mes bouchons d'oreilles et le problème sera réglé me direz-vous.... oui MAIS, quand on additionne bouchons, casque anti-bruit, musique, et que d'un coup nous sommes réveillés par un doux bruit de tronçonneuse nocturne... il y a quelques envies meurtrières qui font surface) 
- le ronfleur est énervant (évidemment, il suffit que nous commencions à tomber dans un doux sommeil pour que le camion poubelle ronfle, et puis, on réveille le camion poubelle, on commence à se rendormir, et le camion poubelle re-ronfle, et puis, on réveille le camion poubelle, on commence à se rendormir...) 
- le ronfleur est une formidable source d'inspiration (et permet de se poser de nombreuses questions : du &amp;quot;mais pourquoi ronfle-t-il ?&amp;quot; (niveau facile) à &amp;quot;comment je fais pour le réveiller sans bouger de mon lit sans trop le réveiller mais pour qu'il arrête de ronfler pile poil le temps qu'il me faut pour me rendormir ?&amp;quot; (niveau moyen), à &amp;quot;il est 4h30 je n'ai pas dormi, demain je vais faire de la spéléo avec 2 ex-présidents de l'EFS à Vauvougier où il y a une vire mortelle (d'après Patrice), mais COMMENT JE VAIS FAIRE ?&amp;quot; (niveau difficile)) 
- le ronfleur est plutôt masculin (oui oui oui, de très sérieuses études scientifiques tendent à prouver que 40% des hommes (80% des spéléo) ronflent contre 25% pour les femmes (0% des spéléotes)...) 
- le ronfleur adore la bière, le vin, les digestifs, et toutes les boissons qui ont un degré d'alcoolémie dépassant 0% (mais pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?) 

&lt;b&gt;De la poésie : &lt;/b&gt;
Petite lapine blanche 
Éblouissante tu fus 
Tant tu es franche 
Au goût inattendu 

Petite lapine blanche 
Ô délice des papilles 
Voilà ta revanche 
Dans quelques effondrilles 

Petite lapiche blanne 
Tu m'as eue ! 
Je rentre dans ma cabane 
Pour commander un fût ! 

&lt;i&gt;NdA : ok, elle était blonde, et alors ?
NdA : jusque-là, point d'aventure, point de spéléo, mais qu'a-t-elle donc fait de ses quatre jours, cette donzelle qui réveille les dormeurs ? &lt;/i&gt;

&lt;b&gt;Le diable et le blaireau &lt;/b&gt;
Il était une fois, il y a fort fort longtemps, dans une contrée lointaine, un majestueux château dans un pauvre village. Louise, la belle bergère, habitait ce village depuis toujours, et elle avait promis sa main à un métayer. Celui-ci avait eu fort à faire pour conquérir le c?ur de la belle, qui avait consenti à cette union après moult garanties qu'elle aurait une vie meilleure. L'union aurait dû avoir lieu rapidement, mais son fiancé, qui était en déplacement pour échanger ses produits contre soieries et pierres précieuses pour sa belle, fut fait prisonnier dans une contrée étrangère et manqua à l'appel. 
Or, il arriva que Louise, seule dans sa bergerie, croisât le riche seigneur du château. Celui-ci, ébloui par sa beauté, lui proposa de l'épouser immédiatement. Louise se décida rapidement et crut que sa chance était arrivée, dans l'occasion qu'elle avait de devenir baronne. Le mariage fut dignement célébré dans tout le village. 
La nuit de noce arriva bien rapidement, et alors que la Belle Louise était en direction de la chambre nuptiale, elle fut kidnappée par le diable en personne, qui l'emmenait dans son sinistre royaume des ténèbres. Il la punit de son parjure en la précipitant dans les profondeurs d'un abîme, et le lendemain, le seigneur et ses gens arrivèrent devant le gouffre d'où émanait une forte odeur de mort. 
C'est cette légende qui accompagne ma descente dans le P48 de Belle Louise, quand soudain, je me sens incommodée par une odeur désagréable... quelques instants plus tard, mon sang ne fait qu'un tour : c'est une odeur de décomposition. Aurions-nous récupéré le corps de la Belle Louise ? Aurions-nous notre blaireau à nous ? De toute les façons, l'odeur est (très) désagréable.... je me dépêche de trouver des endroits confortables (et intelligents) pour fractionner, et fais part de cette incommodité à Delphine (M.) qui s'empresse de descendre. Et là, nous trouvons les auteurs de cette odeur nauséabonde : quelques rats et grenouilles crevés, en état de décomposition avancée. 
Quel sort s'acharne sur Delphine, qui sort de deux jours de sauvetage de blaireau dans un gouffre (dont j'ai oublié le nom) ! Car, oui, Delphine a héroïquement sauvé de l'enfer un blaireau, mort de son état, mais dont la sépulture était un fond de puits. Après une première visite le jeudi, l'équipe du vendredi a réussi, protégée par de multiples gants et sacs (sacs poubelles, sacs à vomi, etc...), à remonter cet animal à l'aide d'un balancier sur descendeur fort bien pensé (je vous conseille d'ailleurs d'entendre l'histoire par Delphine elle-même, ça en vaut la peine, et les stagiaires, subjugués (c'est juste que j'avais envie d'utiliser cet adjectif), ont dû en tout cas apprendre en direct quelques techniques &amp;quot;secours&amp;quot; (ou démerdouille)). 
Après due visite de cette cavité (très boueuse à la fin, une bonne sortie pour les nouveaux, gniark gniark), je me suis retrouvée, étant la première à remonter le P48, à devoir donner sépulture à ces pauvres animaux qui avait eu le tort de glisser dans ce trou... oui parce que le temps que j'équipe la suite (à la descente donc), Delphine avait eu tout le loisir de 1/ chercher les origines de la puanteur, 2/ être rejointe par mon binôme, 3/ sortir des sacs poubelles et 4/ circonscrire les origines de la puanteur à un seul sac poubelle. 

&lt;b&gt;Le méandre et le kit &lt;/b&gt;
Cher lecteur-spéléo, c'est la partie que tu attendais... j'entends déjà ton ricanement intérieur et vois un rictus diabolique se former sur tes lèvres. 
Et bien sache que le spéléo vainc toujours ! 
Là, tu vas vraiment rigoler (je t'autorise) : j'ai fait mon baptême de kit-méandre lors de ce stage. Et sache que le plus dur n'était pas que le kit se coince tout le temps, ou que tu ne saches pas trop où porter ce-dit kit (en haut, en bas, à côté, à droite, à gauche), ou que tu sois déstabilisé très souvent par ce kit (de merde !), qui essaie de te faire glisser, ou de t'empêcher de monter, ou qui se coince dans ta pédale, prend un malin plaisir à s'emmêler dans tes longes (grrrrrr bordel de kit !!). Non, le plus dur n'était pas qu'il fasse douze kilos (merci les copains qui m'ont laissée déséquiper), ou que tu ne saches pas si tu dois passer avant le kit ou après dans les passages étroits. 
Le plus dur, c'est d'avoir Rémy Limagne derrière toi ! 
Parce-que déjà, tu te dis que tu ne mérites pas vraiment ses conseils, ô toi, jeune padawan qui ne jure que par le chaise double, et mets un temps infini à équiper... Parce-que tu t'es déjà ridiculisée sur la vire d'entrée de Vauvougier (moi pas connaître vire aérienne, moi progresser lentement, moi pas douée mais moi t'écouter et essayer quand même), parce que tu as la vague impression de te débattre dans une infinité de gestes qui te fatiguent alors que le pas-tout-à-fait-encore-très-jeune (c'est politiquement correct ?) Rémy a l'air de sortir de deux heures de sieste... et surtout, summum de la honte, parce que Rémy t'a proposé de porter ton kit (j'ai dû répondre un &amp;quot;non&amp;quot; un peu agressif avec le peu de dignité qui me restait)... 
Voilà, ce qui est dur, c'est de garder un semblant de dignité, alors que la seule chose que t'as envie de faire, c'est le balancer le-dit kit au fond du méandre (tant pis pour le matos), de lui hurler tout le mal que tu lui veux (j'ai essayé de me retenir mais ça n'a pas très très bien marché?) et de finir ton sandwich du midi (c?est la faute du gras d?été).

&lt;b&gt;Histoire de bleus &lt;/b&gt;
Chaque expédition (sortie, mais si je dis expédition, on me prend moins pour une spéléo du week-end) spéléo m'apporte son lot de bleus, parfois gros, parfois douloureux, parfois d'une couleur verdâtre immonde,... enfin je peux donc narrer certains événements spéléologiques de ce week-end à l'aide de mes nombreuses marques : 
- tibia droit, juste en dessous du genou, 4x7 centimètres : Brizon - fin d'un P6 : encore accrochée à ma corde, et la tête proche de la paroi, je vois une sangsue (c'est dégueulasse !), s'approcher inexorablement... le réflexe : donner un coup dans la paroi pour m'éloigner (ce qui est bien mais avec la paroi de derrière à 35 centimètres, un peu inutile, j'en conviens)... sauf qu'après, si on ne tend pas la jambe, on revient dans la paroi de la sangsue et paf le tibia (j'ai beau être matinale, j'ai mal). Manu se trouvera donc vengé de la sangsue que j'ai soi-disant voulu lui envoyer à la figure. 
- bras droit, cinq centimètres en dessous de l'épaule, 1x4 centimètres : Vauvougier, vire d'entrée : j'ai dû passer difficilement (à l'aller, au retour, c'était easy... hm hm) trois points d'amarrage, et me voilà donc pendue entre deux broches, avec Rémy d'un côté (pardon pardon pardon) et le ciel bleu de l'autre. Je pense à mes prochaines vacances et au temps qu'il doit faire aux Bahamas (non c'est pas vrai, je pensais juste à ma grande longe, ma petite longe, et à ne pas perdre ni ma pédale, ni ma poignée).... quand soudain, je me hisse sur ma pédale et agrippe la corde sous le bras.... juste le temps (long, très long) d'amener ma longe au prochain point... et c'est le bleu ! 
- hanche droite, 3x3 centimètres : Brizon - toutes les remontées sur corde : ça c'est la faute du matos ! En plus d'avoir des longes mal réglées, mon baudrier l'est aussi, et ma boucle de sous-fessière (apparemment, sous-cutale, c'est vulgaire) appuie méchamment sur ma hanche... bingo ! Un bleu ! 
- pleins d'autres petits bleus : Brizon, la quasi-étroiture verticalo-horizontale (un début vertical, une fin horizontale), Vauvougier, les méandres, Belle-Louise, la belle conduite forcée, et les Cavottes, l'étroiture : et oui, quand on n'est pas très douée avec son matériel, on utilise ses genoux, ses coudes, ses bras, ses fesses, ses pieds, bref, tout ce qui peut coincer ou au contraire nous aider à avancer, tout ce qui permet d'acquérir un équilibre très temporaire, qu'on perd la seconde d'après, tout ce qui nous fait progresser dans ces (putain de) trous ! 

&lt;b&gt;Le Chaise et le Huit&lt;/b&gt;
Maître Chaise, sur un arbre perché, 
Tenait en son bec un spéléo.
Maître Huit, par l'aventure alléché, 
Lui tint à peu près ce langage :
&amp;quot;Hé ! Bonjour, Monsieur le Chaise.
Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre simplicité
Se rapporte à votre efficacité,
Vous êtes la solution miracle de tous les spéléo des bois.&amp;quot;
À ces mots le Chaise ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer toutes ses qualités,
Il se tend, glisse, et laisse tomber sa proie.
Le Huit s'en saisit, et dit : &amp;quot;Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout bon n?ud
Vit aux dépens de celui qu'il protège :
Cette leçon vaut bien un spéléo, sans doute. &amp;quot;
Le Chaise, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus. 

&lt;b&gt;Remerciements &lt;/b&gt;
Pas dans l'ordre, pas pour tout, sinon, tout le monde va se vexer... 
- Patrice, pour les dîners, les soirées, les sessions nettoyage de matériel, la bonne ambiance, et, ah oui aussi, l'organisation du stage ;) 
- Jean-Paul, Morgane et Laura pour avoir accepté mes siestes lors du trajet, et mon babillage le restant du temps 
- Delphine, pour m'avoir aidé (grandement) à régler mon matériel 
- Pascal, mon binôme, pour avoir supporté mes râleries incessantes (**&amp;quot;!!::;!,??^$'!!^&amp;quot;$!!^'('!! de merde de kit !! Bordel !) 
- Hervé, mon trinôme d'un jour, pour les blagues permanentes (tiens, il parle plus que moi celui-là ! Bon, moins que Patrice quand même, soyez rassurés...) 
- Manu, pour le Raumer (désolée), pour la bière (encore !), et pour les histoires de sangsues 
- Rémy, pour m'avoir motivée à prendre un kit dans le prochain méandre chiant (mais moins lourd quand même)
- Philippe, pour son air vaguement narquois (la prochaine fois, je sortirai de Vauvougier debout !) 
- Patrick, pour les berceuses nocturnes 
- Pierre, mon binôme de lavage de corde le dimanche (on a au moins fait 8000 mètres tellement c'était long...) 
- Sandrine, pour toutes ses questions (que personne n'aurait osé poser) 
- Benoit et Samer, pour l'ambiancement de folie, digne d'un Patrice sur &amp;quot;la chenille&amp;quot;
- Christophe, pour le soutien financier
- Alexandre, la caution morale de ce groupe 
- Jean-Marc, pour avoir accepté de me servir de cobaye pour mes tentatives de décrochement (dont une a réussi quand même !) 
- Madame la Crémière, pour les délicieux fromages


Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Pèlerinage cañon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=792</link>
<pubDate>Sun, 27 Apr 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La Sierra de Guara passe pour être le berceau de l'activité canyon... et pour avoir ses canyons soit à sec, soit avec trop d'eau, rendant une expé un peu aléatoire quant aux canyons qui pourront être réalisés. Les périodes propices sont le printemps et l'automne si on veut avoir de l'eau dans les canyons réputés sec, mais à ce moment, les canyons réputés &amp;quot;humides&amp;quot; ont alors trop de débit !

Notre chance nous porte et nous tombons sur une semaine où le risque météo aura été nul (beau temps et soleil tout le temps) et où les canyons se seront trouvés entre deux eaux, si je puis me permettre, c'est à dire avec encore un peu d'eau qui coule dans les canyons secs, et plus trop d'eau qui coule dans les canyons humides. Voici un petit récap des canyons réalisés durant cette semaine de printemps.

J1
Pour une mise en jambe et avoir le temps de faire quelques courses ensuite, nous choisissons la Cueva de Cabrito. Le canyon est creusé dans le conglomérat, un assemblage de galets figés dans une matrice. Ce conglomérat est issu de l'érosion des Pyrénées lors de leurs genèse, ce qui rend quelque peu réel l'activité de l'érosion d'une montagne quand on voit les centaines de mètres de puissance qu'a cette couche de sédiment. Sans ça les Pyrénées seraient au moins aussi hauts que l'Himalaya et on aurait pas autant de kilomètres à faire pour jouer dans les sommets de plus de 8000 ;)
Bref, le canyon n'est pas loin de notre gîte, et la marche d'approche rapide, pas plus de 10 minutes avant d'être dans le canyon.

Il commence gentiment, tout en rondeurs et en minéralité : plus un seul brin d'herbe ne pousse sur ses abords. On s'équipe rapidement avant le premier ressaut avec l'option bas de combi uniquement car il n'y a qu'un filet d'eau au fond du canyon et on est en plein soleil dans la progression. Hélène en profite pour réviser ses techniques en vu de son stage initiateur sous la surveillance de Vincent. Je fait le public support qui se fait promener et profite pleinement de l'exercice.

C'est une succession de passage tantôt assez ouverts où l'on progresse au fond du canyon, de quelques petites verticales où la corde est nécessaire pour continuer et de passage méandriformes où on ne peut pas progresser avec le sac sur les épaules : c'est pas assez large pour ça. Une petite impression de méandre souterrain mais sous le soleil. Heureusement, le substratum conglomérique n'est pas trop agressif pour notre tenue manches courtes. La fin du canyon passe dans un oscuros du plus bel effet (et qui est à l'origine du nom du canyon, car ça ressemble à une petite grotte &amp;quot;Cueva&amp;quot; et il y a normalement des chèvres dans le coin, les &amp;quot;Cabrito&amp;quot; que nous ne verrons pas). Le retour est une belle marche en ligne de crête pour rejoindre la voiture.

J2
Quoi de plus logique comme enchaînement que de faire un canyon en gros débit après le petit canyon secouille de la veille. Et de coupler ça avec une grosse journée : 3h de marche d'approche, 7 à 8 h de canyon et 30 minutes de marche retour. Le tout sans utiliser la voiture car partant directement du gîte ! C'est donc ce que nous faisons en programmant le canyon de Gorgas Negras, un des must du coin

La marche d'approche est vraiment très belle, avec vue sur les Pyrénées encore enneigés, passage par un dolmen perdu au milieu du plateau, par un village abandonné, passage au milieu des gorges qui entourent le village de Rodellar... mais aussi passage au milieu de buissons agressifs pour nos mollets à découvert.

Le niveau d'eau peut être trompeur quand on arrive dans le canyon, car il n'y a pas encore tous les affluents de compris dedans. Nous faisons la pause repas et l?habillage juste avant que ça ne se resserre et constatons qu'il y a certes du débit, mais qu'il est maîtrisable. Le début du canyon est enchanteur, dans un beau calcaire blanc, au soleil et des vasques d'eau limpide à souhait. Ca se resserre encore et le débit devient sportif. La lecture des mouvements d'eau et la gestion des sacs deviennent importants et nous sommes très concentrés lors des passages, prenant un peu de retard sur l'horaire prévisionnel. Il faut dire que nous verrons tous les mouvements d'eau possibles d'un parcours en eau vive : contre, rappel, drossage, siphon... un véritable plaisir que de faire ce canyon avec ce niveau d'eau qui en change la configuration par rapport aux photos que l'on a pu voir. Il ne faudrait pas qu'il y ait beaucoup plus de débit car alors certains passages deviendraient quelque peu tendus. En temps normal, beaucoup d'endroits sautent, mais nous installons les cordes à chaque fois, ne pouvant lire les hauteurs d'eau et voulant éviter les mouvements d'eau piège.

La section &amp;quot;sportive&amp;quot; terminée, il faut encore trouver son passage dans un long chaos de blocs plus gigantesques les uns que les autres, nager dans des biefs splendides, crapahuter avant que la vallée ne s'ouvre complètement.  C'est alors l'heure de décider de finir le canyon par sa partie appelée Barrasil qui dure entre 2 et 3h selon les topos guides ou de sortir et rejoindre le village par un col et presque 2h de marche. Nous nous décidons pour finir le canyon.

Le débit est sans commune mesure avec le débit d'entrée du canyon, il s'agit maintenant plus d'une rivière que d'un torrent. Mais il n'y a plus d'obstacles, Barrasil peut se &amp;quot;résumer&amp;quot; à un enchaînement de marche en rivière et de biefs, dont le plus long et le plus profond marque la fin du canyon. Une fois de retour au gîte, il ne reste plus qu'à manger et déterminer le canyon du lendemain. Tout le monde est d'accord pour en faire un de court et ... sans trop de marche...

J3
Les jambes ne sont finalement pas si lourdes que ça ce matin. On traîne un peu avant de décoller pour le canyon de Formiga. Bien nous en fait car nous arrivons alors que les canyoneurs &amp;quot;matinaux&amp;quot; en finissent avec ce petit canyon, nous l'auront donc pour nous tous seul une fois de plus. Nous mangeons sur le parking et attaquons la marche d'approche heureusement assez ombragée. Petite particularité de ce canyon, il faut tirer un rappel à la fin de la marche d'approche pour descendre dans le canyon.

La descente est très sympathique, assez étroite par endroit et avec un débit correct. Les obstacles s'enchaînent sans difficultés particulières jusqu'à un siphon post cascade que nous évitons via un rappel guidé. S'ensuit un bief que marquent à nouveau deux siphons. Le premier est une souche coincée qui s'escalade facilement, le deuxième un bloc coincé qui se passe soit par au dessus, soit par en dessous. Ce canyon rapide se termine sur une vasque propice aux sauts, chose dont nous profitons 2-3 fois avant de tomber les combinaisons néop.

J4
Nous avons été rejoints par une partie de l'équipe organisatrice du stage initiateur qui se déroulera la semaine suivante. Les cadres partant en reconnaissance pour la journée falaise et la journée techniques, j'en profite pour aller canyonner avec 2 des futurs stagiaires. Canyon court au programme, car demain sera une grosse journée, nous choisissons de descendre les Oscuros de Balces. Faisant fi de la description de la marche d'approche qui passe par un chemin décrit comme cabossé à réaliser en voiture alors que nous n'avons qu'une voiture plutôt basse, nous trouvons notre propre parcours à pied pour rejoindre le point de départ. C'est une belle ballade qui n'en finit pas de monter et donne un beau coup d'?il sur l'amont de la vallée, sur fond de Pyrénées. La descente dans le canyon via de nombreux pierriers est casse pattes, mais le soleil est là, ainsi que la bonne humeur.

Après avoir mangé, nous nous lançons dans ce court canyon : pas plus de 300 m linéaires. Les premiers obstacles arrivent rapidement : il faut chercher son chemin dans un gros chaos de blocs, trouver les points pour faire les rappels et éviter les siphons. C'est déjà très beau, ça le devient encore plus quand nous arrivons dans la partie qui donne son nom à ce canyon : les oscuros ! Un trait de scie découpe littéralement la roche sur plusieurs dizaines de mètres de hauteur, et parfois moins d'un mètre de largeur. Une ambiance magique, avec un débit d'eau agréable, qui nous pousse vers le bas sans nous entraîner de manière incontrôlable.

Malheureusement, cette partie est très (trop) courte et c'est déjà la fin du canyon et le retour à la lumière du jour. Quelques sauts dans des vasques limpides et c'est déjà la fin. Nous sommes &amp;quot;accueillis&amp;quot; par des nudistes qui bronzent tranquillement au bord du torrent, et qui nous ignoreront magistralement tandis que nous nous changeons pour la marche de retour...

J5
Jusqu'à aujourd'hui, nous avions toujours eu les canyons à nous tous seuls. Jusqu'à aujourd'hui seulement. Ce jour aura rattrapé tous les autres. Il faut dire que nous avons programmé le must du coin pour cette journée : le Mascun.

A nouveau, nous partons directement du gîte, sans utiliser la voiture. La marche d'approche est de nouveau splendide, avec vue depuis le haut sur les gorges du Mascun, de nouveaux villages abandonnés, et de nombreux canyonneurs, sac sur le dos et le pas gaillard histoire d'essayer d'arriver avant les autres. Pour ça, il aurait fallu se lever quelques heures plus tôt.... La queue est longue à l'entrée du canyon : plusieurs dizaines de personnes sont déjà là et attendent leur tour !!

Nous somme bon pour un bon 3/4h d'attente avant de nous lancer dans le canyon. Il commence par un beau saut de 8m qui précède un ressaut de 20m. C'est déjà beau ! S'ensuit un canyon assez ouvert, plein de soleil et d'une eau encore et toujours claire et limpide, le tout surmonté de tours de roche toutes plus hautes les unes que les autres. Puis le canyon se resserre pour passer dans une grotte. En effet, il y fait noir et on y voit que goutte. Le passage est court (une trentaine de mètres), mais impressionnant.

Jusque là, nous n'avions pas repris contact avec les canyonneurs qui nous précédaient... Nous les retrouvons &amp;quot;tous&amp;quot; dans l'oscuros qui suit, enchaînement de quelques cascades entrecoupé de biefs où les différentes équipes s'empilent en attendant que ceux de devant tirent leur rappel. L'attente est interminable, d'autant que certains d'entre nous se sont avancés dans l'oscuros pour voir où ça en était devant et se retrouvent bien au frais. Bien que le canyon soit de toute splendeur à cet endroit, c'est un peu gâché par le fait d'attendre à l'ombre, sous le vent d'une cascade, le tout dans une ambiance très fraîche...

Enfin, la situation finie par se débloquer et nous poursuivons ce beau canyon à nouveau sous le soleil. Une fois arrivés sous le village de Rodellar, l'appel de la douche chaude et de l'apéro séduit tout le monde, sauf deux qui continueront le canyon pour le faire dans son intégralité

J6
Toute petite journée aujourd'hui. Plusieurs facteurs à cela : je dois prendre l'avion dans l'après-midi pour rentrer à Paris, les stagiaires arrivent dans l'après-midi et il y a un peu de fatigue suite à la journée de la veille.

Direction le canyon de Palomeras de Fornocal. Canyon riquiqui mais très joli.

Et en effet, il est très court (100 m de développement) à nouveau dans du conglomérat. Nous nous attendons à la même morphologie que le premier canyon de la semaine, et nous nous trompons grandement. Si ce canyon a la même apparence vu du pont qui l'enjambe, ce n'est plus du tout le cas une fois dedans. Nous ne verrons plus le soleil jusqu'à sa fin. C'est un splendide oscuros, couplé à un estrechos dantesque qui s'offre à nous. Travail de l'oppo et du passage de presque étroitures au programme. Le tout avec une luminosité magistrale.

C'est la cerise sur le gâteau de cette semaine. Malheureusement, l'avion m'attend, sinon nous aurions pu refaire encore bien une ou deux fois ce court et très beau canyon.


Au final, quelques chiffres pour illustrer cette très belle semaine de canyon :
 - 6 jours, 6 canyons tous plus beaux les uns que les autres, avec entre 1h et 7h par jour passées à &amp;quot;canyonner&amp;quot;
 - 1000 m de dénivelé descendus en méthode canyon
 - 40 km parcourus en marche d'approche et retour (tous les canyons ont été réalisés sans navette), avec pas loin de 3000 m de dénivelé positif cumulé

Les canyons de la Sierra de Guarra ne sont pas très techniques quant à la manipulation de corde (il y a peu de verticales), mais nécessitent de bien maîtriser les techniques d'oppo pour certains d'entre eux, et surtout de bien connaître ses bases de nage en eaux vives dans les canyons aquatiques. N'y allez pas pour le gaz, mais plutôt pour le ludique, le soleil et les beaux paysages.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>30 ans officiellement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=795</link>
<pubDate>Sat, 26 Apr 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette année, notre association a fêté ses 30 ans d?existence officielle. En effet, ABIMES a été déclarée au journal officiel au mois d?avril 1984.

C?est quasi pile poil 30 ans jour pour jour que nous avons pu utiliser les installations de la ville d?Issy les Moulineaux pour fêter cet événement dignement. Direction le tout nouveau Boulodrome ! (puisque c?est là que nous avons pu organiser tout ça). Installation comprenant une salle (ce qui nous a permis d?être au sec, bien appréciable en cette journée de fin avril), des pistes de boule (normal, c?est un boulodrome) et (ô combien important) un barbecue en dur, avec toit intégré (dispositif à nouveau bien appréciable pour le coup !). Et en plus tout ça avant l?inauguration officielle, svp.

Un déroulement et une organisation aux petits oignons. L?ASTC nous a prêté son expo de la spéléo à travers le temps, Laura nous a concocté un billet en $ Abimes pour l?occasion, Samuel une affiche à usage publicitaire à mettre dans la rue, Jean a fait les courses pour sustenter et abreuver tout le monde, et moult personnes se sont relayées tant au bar qu?au barbecue (dans le désordre et en espérant n?oublier personne : Gaëtan, Fabien, Samuel, Antoine, Yannick, Sylvain...)

Bref, tout s?est bien passé, avec la présence d?Abimés du moment, mais aussi et surtout d?anciens compagnons de route, dont quatre membres fondateurs de 1984, et d?amis spéléos d?île de France. Au total 40 personnes seront venues fêter dignement notre anniversaire, malgré le climat un peu capricieux de la journée.

Encore merci à la ville pour son soutien indéfectible aux cours des ans et à Messieurs SANTINI et DE CARRERE d?avoir passé un peu de leur temps en notre compagnie.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>La clef du succès</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=785</link>
<pubDate>Sat, 29 Mar 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tout commence par une idée de Yannick, qui se rappelle d'une histoire de traversée possible dans le Jura. Voilà de quoi changer un peu de l'ordinaire... Renseignements sont pris auprès d'un de nos contacts locaux, qui nous transmet info, coordonnées et topo (pas encore complète, notez là ce détail, il sera utile de s'en souvenir pour bien tout comprendre).

Notre gîte habituel du coin n'étant pas disponible, nous trouvons de quoi nous loger sur le premier plateau, chez un éleveur local fort sympathique. Pas de problème de clef de gîte, notre propriétaire nous le laisse ouvert pour notre arrivée nocturne. Nous avons la bonne surprise de trouver les fourneaux crépitant en arrivant, ce qui nous procure une belle chaleur pour la nuit.

Le lendemain, après avoir planqué les clefs à proximité du gîte, direction Ladoye sur Seille pour découvrir l'entrée inférieure de la cavité du Champ Mottet. En effet, les infos que nous avons nous incitent à faire une reconnaissance par le bas avant de nous lancer dans la traversée : c'est paumatoire, il y a une voûte mouillante qui peut siphonner à 10 mètres de la sortie, et la topo du trou en notre possession n'est pas complète : les explo continuent et il n'y a pas encore de topo officielle et complète publiée.

Nous avons tout de même les coordonnées GPS du trou, et nous nous lançons donc sur les coteaux de la reculée à la recherche de l'entrée. Comme nous ne savons pas si on va trouver de suite, tout le monde est en civil pour l'occasion, histoire de ne pas porter tout le matos pour rien au cas où nous ne trouvions pas l'entrée. Précaution qui s'avère inutile : outre de se trouver exactement aux coordonnées qui nous ont été données (une fois n'est pas coutume), l'entrée est extrêmement visible dans les bois. Il s'agit d'une désob monstrueuse dans la pente d'un pierrier. Les valeureux spéléo jurassiens ont dû construire des murs pour éviter que la trémie ne s'effondre dans la pente et comme la découverte est encore assez récente, la végétation n'a pas encore recouvert ce chantier.

Fiers d'avoir trouvé du premier coup l'entrée, nous revenons à la voiture pour nous équiper et enfin aller sous terre. C'est à cette occasion que Patrice se rend compte qu'il n'a plus ses clefs de voiture dans la poche ! Nous rions un bon coup, pensant à une (mauvaise) blague. Et puis, on ne rit plus du tout car en effet, plus de clefs. Il va falloir aller les chercher dans un bois en pente, avec un beau tapis de feuilles mortes et des plantes qui commencent à pousser, mission déjà ardue, et encore compliquée du fait qu'il faudra retrouver exactement le chemin qu'a pris Patrice...

Enfin, il y a un bon Dieu, comme diraient certains, vu qu'en dépit du bon sens, on retrouvera effectivement les clefs, heureusement perdues avant qu'on ne flâne au hasard de la pente pour trouver le chemin de l'entrée !

No comment... Quelques minutes plus tard, nous voilà équipés à l'entrée du trou, les clefs de voiture sont rangées à un endroit connu de tous et nous commençons la descente.

Un petit ressaut dans une buse mène dans un conduit confortable (dans le sens où le sol est fait de sable : c'est moelleux comme il faut pour du quatre pattes). Par contre, au bout de quelques mètres, c'est la trempette !! Il faut aller ramper dans l'eau de la rivière qui coule et se perd à cet endroit. L'eau est fraîche, et pas moyen d'y couper, il faut s?immerger quasiment entièrement. Un peu trop vivifiant tout ça. En plus, nous ne quitterons plus l'eau de la sortie.

C'est une belle rivière souterraine, creusée à la faveur de diaclases dans un calcaire très sableux et avec de beaux bancs de chailles étagés régulièrement. Ce n'est jamais très large, c'est parfois assez haut. Une chose ne facilite pas la progression : il ne faut pas s'appuyer sur les chailles qui dépassent de la masse calcaire, car ces prises ne tiennent absolument pas. Autant dire que c'est d'un pratique quand il faut escalader !

Être dans l'eau avec un joli courant d'air en permanence nous refroidit, et nous nous réfugions dans une petite salle trouvée par Gaëtan pour manger, ce qui ne nous réchauffe pas pour autant. La recherche de la suite n'aboutira à rien. D'une part, on ne se réchauffe pas plus, et on finit par décider de ressortir, non sans chercher dans tous les diverticules au retour pour trouver le passage clef vers l'amont du réseau. En cela, on n'est pas vraiment aidés par la topo : bien qu'en ayant une, nous n'arrivons pas à nous positionner dessus car on ne sait ni où elle commence, ni où elle finit, et en plus, elle est incomplète : elle ne comporte pas tous les diverticules. Bref, sans être perdus, nous ne savons pas où nous sommes. Nous aurons les infos nécessaires une fois sortis : il fallait prendre une des cordes que nous avons vu pendre dans le collecteur. Au temps pour ça... (de toute manière, on n'avait pas pris les équipements de remontée sur corde, donc on n'a rien loupé).

De n'avoir fait qu'une toute petite partie de la cavité nous fait sortir assez tôt, et nous discutons avec plaisir avec une des personnes qui a bossé sur cette partie de la cavité que nous rencontrons une fois dehors. Rendez-vous est pris pour faire la traversée avec lui à la prochaine occasion.

Le retour au gîte se fait tôt, assez tôt pour passer à la fruitière locale se ravitailler en fromage et breuvages locaux, de quoi alimenter les conversations de la soirée. Le lendemain, flemmingite aiguë parmi les participants. Bien qu'ayant accès à la Borne aux Cassots, nous irons faire un peu de tourisme sous le soleil aux cascades du Hérisson avant de revenir sur Paris.

Il ne reste plus qu'à y retourner... et à Patrice de s'acheter une chaîne pour attacher ses clefs

Sylvain</description>
</item>

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<title>Rivières du Doubs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=788</link>
<pubDate>Sat, 15 Mar 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La rivière souterraine de Chauveroche est à notre programme : 8 kilomètres de belle rivière, pas de corde, pas de harnais.

Emmanuel, qui doit nous rejoindre, nous informe que, plus il se rapproche de nous, plus son GPS repousse son heure d'arrivée. Il évoque des &amp;quot;zembouteillages&amp;quot; ?... 
Nous nous demandons s'il a pris la route dans le bon sens ... ;-)
Bref, il fait demi-tour.


C'est donc à quatre que nous prenons le chemin qui mène à Chauveroche. Patrice et Laura grimpent en sous combinaison tandis que Philippe et moi étrennons de nouveaux équipements en néoprène léger. On s'immerge tout de suite après l'entrée dans la première voute mouillante : seule la tête reste au sec. La séance de patinage commence aussitôt : 1300 mètres de galeries plutôt boueuses et plutôt humides. 
Philippe et moi avons pris nos chaussures &amp;quot;spécial rivières&amp;quot;. Malheureusement, la semelle est très usée et nous surfons avec des pneus lisses... Excellent pour travailler en dynamique le sens de l'équilibre et la musculature profonde. Hum !
La laisse Fournier et la trémie apportent un peu de divertissement dans ce gros tas de boue. 

La plage nous sert de vestiaire. 
Laura : néoprène deux pièces en 5mm. 
Patrice : salopette en 5 mm et T-shirt manches longues en 2 mm.
Philippe : pantalon en 3 mm de néoprène et T-shirt manches longues en Sharkskin.
Delphine : pantalon de marque Lavacore, un peu trop grand et T-shirt manches longues en Sharkskin. 
Dans mon souvenir, on marche dans une rivière avec de l'eau à mi-jambe et plus loin, beaucoup plus loin, on nage deux longueurs de 20 mètres.
Dans la réalité, on nage tout le temps sans avoir pied sauf quand on enjambe les barrières de gours ! 
Argh !...
Ce n'est pas du tout la même histoire.

Assez rapidement, je suis transie de froid. En équilibre sur une barrière de gour, je change de tenue et mets une combinaison monopièce en néoprène de 3 et 5 mm et je garde mon T-shirt. Mais, je me suis durablement refroidie et j'annonce bientôt mon demi-tour vu qu'il faut continuer à nager, nager, nager. Philippe est bien congelé lui aussi. Patrice et Laura continuent 5 minutes avant de rebrousser chemin, bien refroidis également.

Les 1300 mètres de galerie fossile sont parcourus à toute allure : il faut bien cela pour nous réchauffer et nous ressortons avec le jour.


Dicton du jour : la mémoire c'est bien, mais huit ans, c'est long? 

Il faudra revenir avec des chaussures en bon état et surtout, une combinaison deux pièces en 5 mm. 
Le niveau de l?eau est relativement constant puisque ce sont des gours qui se déversent les uns dans les autres.




Après ce remarquable foirage et vu notre total dénuement en cordes, nous optons dimanche pour la grotte du Moulin des îles. 
Avec la même équipe et le même équipement, nous faisons cette belle balade où nous découvrons toute la variété que peut offrir une galerie d'un à deux mètres de large. De très beaux plafonds que les éclairages modernes et quelques escalades permettent d?apprécier. 


Un vif soleil à la sortie incite certains à se baigner dans la Loue. En néoprène tout de même...


Delphine</description>
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<title>Un pays pas si plat que ça</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=783</link>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L?idée trottait depuis un certain temps dans ma tête, la voici devenue réalité : aller grotter en Belgique.

Préparation un peu à l?arrache : on est en pleine période des carnavals, donc quelques difficultés à trouver un gîte. Heureusement, Vassilissa nous dégotte une ancienne école comme point de chute.

Après les traditionnels bouchons pour sortir de Paris, mais en direction du Nord cette fois (ça fait bizarre), le trajet se déroule sans accrocs jusque dans la « banlieue » sud de Bruxelles pour un premier stop avant d?arriver au gîte. Il faut en effet récupérer la clef de la porte de la cavité du samedi. Et oui, une des particularités des grottes belges est que quasiment toutes les grottes non verticales sont protégées par une porte afin de limiter l?accès non contrôlé à ces cavités, qui ont pu faire l?objet de la visite de hordes de « touristes » avec les dégradations qui vont de pair avec la sur-fréquentation.

Bref, rendez vous chez Thierry pour récupérer les clefs, avec au passage une petite bière et un topo sur « mais où est donc la cavité ? », avant de reprendre la route. Une fois arrivés au gîte, l?installation est rapide, le couchage un peu moins (comme d?habitude).

Départ le samedi pour la grotte Sainte-Anne. Tout le monde prend place dans le minibus de l?OMS et nous trouvons finalement sans mal la cavité, même si on n?a pas de carte. Habillage au bord de la route avant de monter le petit sentier qui mène au porche d?entrée. Ce dernier s?ouvre au niveau d?une belle et immense dalle quasi verticale, paradis du grimpeur belge amateur d?escalade tout en adhérence.

La porte est rapidement ouverte, puis refermée derrière nous. Une fois la clef remise autour du cou, nous nous lançons dans cette cavité ô combien classique de la spéléo belge, mais qui n?en est pas moins assez jolie.

Après un premier aperçu dans la rivière, nous remontons un étroit passage dans un méandre (que les connaisseurs n?empruntent pas, ou alors à la descente), qui nous mène dans une galerie avec quelques jolies concrétions. Avant de redescendre, nous faisons la pause casse-croûte, et croisons une famille belge qui fait le tour de la cavité comme nous (mais sans emprunter le passage étroit, car une boucle est possible).

La redescente dans la rivière se fait au bord d?une belle coulée stalagmitique qui a été nettoyée par les spéléo locaux, tout comme quelques autres endroits qui ont ainsi presque retrouvé leur lustre d?antan. La progression dans la rivière est agréable, et on remonte à l?étage intermédiaire avant de trop se baisser, pour aller voir les parties supérieures.

Comme c?est une grotte qui a été (et reste) très fréquentée, les pierres sont parfois assez lisses et glissantes, ce qui nous amène à protéger avec une corde le « pas de la mort ». Un peu plus loin, un petit passage en hauteur (qu?on appellerait étroiture en France) permet de shunter la « baignoire ». La suite n?est pas par le passage étroit en bas de la coulée stalagmitique qui lui fait suite (c?est un cul de sac) mais par l?étroiture remontante sur coulée stalagmitique où coule un petit filet d?eau. Je m?y prends mal pour la passer et c?est Patrice qui la force, avant de laisser passer notre famille belge qui redescend, nous permettant ainsi d?admirer la facilité qu?ils ont dans les passages étroits.

Une fois cette boite aux lettres passée, on débouche sur deux petits lacs successifs, assez jolis, et une galerie de gours qui marque le terminus de cette zone.
Tout le monde redescend, repasse l?étroiture (plus facile à la descente qu?à la montée, bien aidé par le côté lisse, lustré et « huilé » par le filet d?eau) pour rejoindre Claire qui a laissé son genou au repos. On descend le petit P10 qui compose le « pas de la mort » en technique de rappel (puits équipé pour) pour rejoindre la rivière, qui sera remontée jusqu?au siphon amont. S?il a pu faire un peu chaud au départ, maintenant que tout le monde est bien mouillé, ça a un peu changé et on ne traine pas pour ressortir.

Une fois n?est pas coutume, la sortie se fait de jour et on est un peu l?attraction locale pendant qu?on se change en bord de route.

Retour au gite pour l?apéro et les douches avant de se lancer dans la découverte de la vie nocturne locale de Huy, puis finalement de Namur en l?absence de motivation de rester à Huy, où nous n?avons pas trouvé de place qui nous convienne pour ce soir.

Le truc en Belgique, c?est qu?il n?y a pas de resto belge... mais moult tavernes alsaciennes, crêperies bretonnes, resto thaï... on finira par se rabattre sur un resto de charbonnade (un resto où on fait soit même son BBQ à table), puis dans deux bars plus ou moins à bière, surtout le deuxième où nous aurons l?occasion de tester la version bière belge du trivial pursuit ! et une partie de babyfoot endiablée entre l?équipe Patrice-Benoit et Vassilissa-Sylvain (je ne sais plus qui a gagné...)

Retour au gite pour un départ trèèèès matinal le lendemain. Vu que la grotte du dimanche est en direction de la France, nous décidons en effet de quitter le gîte dès le matin pour ne pas à avoir à refaire le chemin trois fois avant de rentrer home sweet home.

Nous avons rendez-vous avec Thierry et un de ses amis sur la place du village où s?ouvre la grotte de Fayt (ne pas prononcer le t). C?est un réseau sympathique, complètement labyrintiforme, sur deux à trois niveaux, et qui, petit cours d?histoire, a été utilisé par les villageois comme zone de repli pendant la guerre, et dont une des grandes salles était le lieu de la messe de Noël jusqu?il y a peu...

On a droit à la balade quasi complète, avec ses séries d?étroitures et de grandes salles, et sa fameuse galerie du métro (?!), Métro taille nain de la montagne. J?exagère un peu : c?est une belle conduite forcée, avec quelques coulées stalagmitiques qui la bouchent presque totalement. Le fait est : on a du mal à y tenir debout, même pour les plus petits d?entre nous.

Toute cavité belge semble posséder son « pas de la mort », ici il tient assez bien son nom, pas question de se planter, sinon c?est la chute plusieurs mètres plus bas, c?est pourquoi une corde en fixe est gentiment installée.

Nous ressortons sous le soleil, un peu plus sales qu?avant, et filons laver le matos en rivière un peu plus bas. Juste devant un porche immense d?une autre grande cavité du coin, qui ne communique pas avec la rivière en temps normal du simple fait d?une digue (sinon, on voit une superbe marque de seuil de crue... plus haut que le plafond du porche d?entrée). Peut être la destination d?un prochain week-end ?

Il fait tellement beau et chaud que l?on décide de faire une pause à Rochefort, afin de profiter une dernière fois des bières belges, et, pour certains, de leurs chips bizarroïdes (goût chèvre/gingembre ou carbonara ?!)

Encore merci à nos amis belges pour l?accueil, les conseils, le prêt des clefs d?accès aux cavités, la petite visite guidée, et leur bonne humeur constante ! À réitérer !

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Photo en Meuse</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=782</link>
<pubDate>Sat, 22 Feb 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce week-end, nous nous dirigeons à trois vers la Meuse et son karst couvert pour y faire quelques clichés, éventuellement de bonne qualité. Je suis accompagné d?Amandine et de Claire qui se sont gentiment proposées pour jouer les porte-flashes. Ça tombe bien, je n?ai que deux flashes pour le week-end, l?organisation un peu floue de trafic de flashes entre membres du club ayant capoté durant la semaine...

Direction tout d?abord le Rupt du Puits. Il ne fait pas vraiment beau ce samedi (à tout dire, il pleut), l?habillage de pré-cavité en est presque désagréable. Une fois en bas du puits de forage, nous évaluons la hauteur et le débit d?eau qui nous semblent ne pas poser problème à une balade de courte durée dans le réseau. On en profite pour faire une première séance photo, une salamandre tachetée réfugiée sur la plage au pied de l?échelle jouant le modèle et permettant d?illustrer la notion de débouchage des ombres avec un flash secondaire.

En avant dans la rivière qu?il fait bon remonter bien que l?eau soit un peu fraîche !! Un déclencheur radio permet de faire partir les flashes à distance, et quelques images sont faites dans le collecteur au fur et à mesure de la progression. Outre quelques petites pauses avec tentative de composition dans des zones un peu plus vastes ou l?arrivée de puits et leurs écoulements, nous avançons rapidement et atteignons la zone des cascades.

Vu qu?il y a quand même pas mal d?eau et qu?il serait ballot de noyer flashes et appareil photo (aucun d?entre eux n?est étanche), nous prendrons la vire qui shunte ce passage. Une bonne surprise tout de même depuis la dernière fois que je suis passé par là : le système des bilborupt a été réparé et remis en activité, il faudra penser à prendre la fiche de relevé pour la prochaine fois.

Nous recommençons quelques clichés et compositions sur la vire et sur la partie amont des cascades, un peu gênés tout de même dans la communication par le bruit de cataracte qui se réverbère et s?amplifie sur les parois.

Le retour se fait dans le sens du courant, qui a un peu augmenté durant notre balade. Nous ressortons sous les nuages, la pluie s?est arrêtée et le retour à la MLS se fait sans anicroches, où nous faisons le premier tri des images et entamons des discussions techniques, ce qui nous occupe le temps de l?apéro et du digestif.

Le lendemain, après le traditionnel coup de fil à la gendarmerie pour indiquer notre descente, nous nous engageons dans les carrières de Savonnières. Fraichement auréolés de notre stage de formation sur les chauves souris, nous scrutons toutes les fissures à l?entrée, mais force est de constater qu?il n?y a personne en hibernation à ce niveau.

Nous filons donc en direction du gouffre de la Sonnette pour réaliser quelques clichés dans le P30 qui est de toute beauté. Ça mouille un peu à l?équipement et nous n?avons pas pris assez de corde pour toucher le fond de ce micro réseau. Tant pis, on se console en mitraillant dans le puits : depuis le bas et depuis le haut, ce qui oblige les figurants à faire une petite conversion sur corde entre les deux pour laisser passer le photographe.

À l?heure du repas, nous nous arrêtons dans une zone un peu ouverte dans la zone de carrière, d?une part pour manger, et d?autre part pour s?exercer à la technique de l?open flash : plus de commande directe du flash par l?appareil photo, on met une pause longue et on déclenche manuellement les flashes, à des endroits plus ou moins appropriés...

Un grand rhinolophe est le dernier sujet de macro-photographie faite rapidement pour ne pas le déranger.

Retour au gîte pour un petit coup de nettoyage de matériel, un repas light et un peu de rangement, le tri des images se fera sur la route de retour vers Paris.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Pluie sur neige, déjouons le piège !*</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=789</link>
<pubDate>Sat, 15 Feb 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;i&gt;
* Vous avez noté la rime suffisante dans le titre ?
Et encore, vous avez échappé à :

&amp;quot;Neige qui fond, crue sur le carafon&amp;quot;
&amp;quot;Neige qui fond, hauts les plafonds&amp;quot;

&lt;/i&gt;


Pas facile de composer avec des prévisions météo alarmistes : pluie et redoux sur neige. Bof...
Notre objectif initial, Gournier en étiage hivernal, est abandonné ! 
Après consultation de plusieurs spéléo locaux, nous optons pour une visite du réseau du Trou qui souffle par l?entrée des Saints de glace. On s?attend à suivre un petit actif grossissant jusqu?à la salle Hydrokarst, pour enfin trouver le calme des grandes galeries fossiles dans l'Urgonien.

L?équipe de pointe, dont je tairai la composition par charité chrétienne, est partie équiper la cavité avec un peu d?avance. Pendant ce temps, nous patientons au troquet, en buvant un mauvais café?  
Une heure après, comme convenu, nous arrivons vers l?entrée de la cavité et nous constatons avec effarement que l?équipe de pointe sus-nommée est toujours en surface : ils auraient peiné à trouver l?entrée, ne devant leur salut qu?à la présence d?une équipe tierce?
Un peu sous pression (!) et beaucoup sous les sarcasmes, ils rentrent sous terre en oubliant en surface un des deux kits d?équipement? 
Hum : confiance, on va y arriver !...

Avec toutes ces péripéties, il est bientôt l?heure de manger mais les conditions ne sont pas favorables : comme prévu, un actif grossissant de 6 à 10 litres par seconde parcourt la cavité. L?ambiance est très bruyante, un peu anxiogène. En contrepartie, la cavité est magnifique avec toute cette eau. 
Nous attendons d?être au-delà de la salle Hydrokarst à -225m pour apprécier le calme d?une pause bien méritée. Même si nous ne sommes sous terre que depuis une heure, le respect des rythmes de vie est une règle absolue?


Le moment est venu de constater que la même équipe de pointe a oublié la moitié de la topo dans la bagnole? On se contentera donc d?un timbre poste pour toute topo des 43 kilomètres de réseau de cette cavité. 
Notre fine équipe reprend sa balade : l?objectif annoncé est le Quai aux fleurs. Grâce à notre connaissance de la cavité, aux éclairages modernes et à un balisage outrancier (des rubalises d?un mètre de long ponctuent les galeries rectilignes !?), nous avançons sans vraiment nous repérer sur la topo.  

À la salle de la Conciergerie, une puanteur atroce attaque mes délicates narines. Je soupçonne Manu, le plus proche de moi, de refouler méchamment du gosier et m?éloigne discrètement? Malheureusement, la puanteur est généralisée dans toute la salle !? 
Sûrement un spéléo indélicat qui a laissé sa galette pour les visiteurs suivants? 
Beurk.

On arrive facilement au balcon de la Cuspide et nous nous laissons berner dans le Labyrinthe par le balisage omniprésent qui nous mène vers les galeries de Pâques. Finalement, aucun d?entre nous ne connaissant la galerie de Pâques nord et cette galerie étant à une altitude plus élevée que le Quai aux fleurs, donc moins active, nous poursuivons jusqu'à la trémie finale. Les galeries présentent des volumes impressionnants, quelques rares zones sont concrétionnées, partout ailleurs, on perçoit les anciennes circulations de l?eau et les dépôts glaciaires. 
Le calme de cette galerie fossile est très apprécié.


Le retour se déroule à bonne allure et nous profitons de la soirée pour déguster un excellent dîner et toutes les spécialités apportées par chacun : des grands crus de café, des rhums arrangés, des cannelés de Bordeaux, des bières artisanales, du chocolat suisse, etc. 

Le lendemain matin, il neige une pluie épaisse et nous restons sur la lancée gastronomique du week-end en allant à la coopérative laitière des gorges de la Bourne :  fromages, faisselle, lait, beurre, charcuterie, huile de noix, ravioles? Chacun fait le plein.

Dur, dur, la spéléo !


On apprendra plus tard que Bournillon s?est mis en charge ce week-end-là.


Delphine</description>
</item>

<item>
<title>AG du CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=781</link>
<pubDate>Sat, 01 Feb 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette année et comme souvent, l'AG aura lieu dans le milieu souterrain. Nous avons choisi la carrière qui s'ouvre dans le jardin d'un copain spéléo. Cela fait de très nombreuses années que nous n'y sommes pas revenus.
L'accès se fait par un puits de 15-20 m. La carrière s'étend sur presque la totalité de la surface de son jardin. Elle a été très bien nettoyée car bien plus propre que la plupart des carrières de la région. La pierre est très saine. Il n'y a pas de trace d'affaiblissement. Des murs ont été construits en limite de propriété pour bloquer le coulis de comblement lors du remblaiement des parties voisines. Ces murs ont flambé sous la pression mais ils ont résisté ! Au fond de la carrière, il existe un second puits.
Pour cette AG, nous descendons tout ce qu'il faut : bien sûr des tables et chaises, écran et video-projecteur, etc, mais aussi de quoi finir l'AG par un agréable moment de convivialité.
Le quorum est largement atteint. Nous sommes au total 17 à écouter la présidente annoncer un bilan très positif avec de nombreuses activités, de nombreux participants, plusieurs nouveaux diplômés. Une belle année mais le trésorier nous rappelle que nous avons trop dépensé ! En 2014, il faudra donc être tout aussi actifs mais beaucoup moins dépensiers !
Nous finissons l'après-midi autour de quelques liquides et solides pendant que des films et diaporamas sont projetés.
La remontée de tout le matériel sera la partie la plus sportive de cette AG !

Jean-Paul</description>
</item>

<item>
<title>Les coulisses de l'exploit</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=779</link>
<pubDate>Sat, 25 Jan 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;i&gt;Ou comment ont-ils réussi à passer plus de 24 heures sous terre ... avec Patrice ? &lt;/i&gt;




L'objectif de ce week-end: fêter l'anniversaire de Patrice, avec tous ses amis au grand complet.

Nous étions donc 5 au rendez-vous ;-) à 10h30 devant l'Office du tourisme de Sassenage pour aller chercher les clés.
Tout allait bien sauf ... une sombre histoire de canapé que d'anciens locataires de Laurence avaient laissé dans l'appartement, canapé qui, entre temps, avait été donné à des gens qui étaient passés le chercher le matin même... et venaient de, finalement, décider de le laisser dans la montée d'escalier. C'est ce qu'on appelle une journée qui commence bien... 1/2 tour vers Grenoble où notre équipe de choc descend le fameux canapé en 10 minutes. On hésite : un bivouac avec un canapé sous terre, ce serait classe non? mais non, finalement, pas trop envie... Le temps de se débarrasser rageusement du tout à la déchetterie, de revenir, nous étions de nouveau à Sassenage à 12h. Merci Laurence pour tes bonnes idées!
Pendant ce temps là, Maryannick avait été avec deux amis écumer les troquets de la ville et faire un peu de repérage en vue de la sortie de la grotte (en clair : trouver une bonne pizzeria!!!)

Nous retrouvons donc MA, Olivier-dit-Nicolas-dit-Sylvain et Stéphanie au parking.
Les kits sont ardus à faire. Nous emportons:
l'indispensable: fondue, bouteilles de vin, gâteaux, chocolat, rhum
l'utile: duvets, tapis de sol, bougies, de quoi faire un point chaud, vêtements de rechange secs
le totalement superflu: 30 mousquetons, 20 amarrages, trousse à spits, lunettes en forme d'étoile, bouteille de tequila (1l, 50cm de haut), 4 citrons, 2 cordes, du champagne éventé.. vous l'aurez deviné, tout ceci était concentré dans le second kit que Patrice portait pour jouer les surhommes.
C'est donc chargés avec des kits de Romains que nous montons vers les Cuves. 

13h13 nous sommes à l'entrée! Moins de 3h après l'heure de rendez-vous, bel exploit non?

Très belle grotte, les cuves de Sassenage. Mais avouons qu'avec de tels kits, on en profite moins... nos malheurs sont variables:
- Patrice a deux kits dont un inutile (ce qui ne sert à rien pèse plus lourd, c'est bien connu...)
- MA a un kit normal super léger et un mini-kit pas mini du tout et super lourd à la main. Mauvais calcul, mais elle est maligne, elle arrive à faire pitié à Olivier, que Patrice s'obtine toujours à appeler Nicolas en raison de ses yeux et ses dents, qui sont des yeux/dents de Nicolas (cherchez pas à comprendre, c'est du Patrice)
- Laurence a un vrai mini kit qui fait pas chier et un kit de canyon dont le point d'accroche est trop bas et qui bascule systématiquement dès qu'il en a l'opportunité (souvent, donc)
- Delphine et Philippe, organisés, ont des kits bien faits et pratiques... mais lourds comme des enclumes!

Le début est sec, et il faut très chaud (plus de 10°C), nous sommes vite en nage. On se rafraîchit assez vite cependant dès que l'on rejoint l'actif!
Un peu de recherche d'itinéraire dans une trémie et au niveau du labyrinthe, mais Olivier connait bien le coin, cela ne pose pas de vrai problème.

On progresse pas si mal, au bout de 3h30, affamés, nous nous arrêtons manger un bout... juste avant le lieu du bivouac, qui est la salle du thermomètre! C'est idéal, ainsi nous passons les chatières de Maho le ventre plein!

On lâche le matos de bivouac et on continue bien plus légers vers le terminus. On se sent même pousser des ailes, en plus la grotte est vraiment magnifique! Vers 19h (euh, je crois) nous sommes à la salle Carrel. Décision dure à prendre: que faire? Olivier et Stéphanie font demi-tour car ils ne bivouaquent pas. Nous autres pesons nos choix: il y a maintenant un P60 à remonter, ce qui nous prendra bien 1 heure à 5, et au total au moins 3 heures aller-retour, puis retour à la salle du thermomètre.. cela fait du 1h du matin au bivouac. Rappelons que le but est de faire une fondue et fêter l'anniversaire du petit...
Nous décidons donc de faire demi-tour... c'est plus sage! Soyons sage: visons l'apéro!!!

20-21h nous sommes de nouveau à la salle du thermomètre. Soupe générale, un peu de pissaladière concoctée par notre Niçoise, puis départ d'Olivier et Stéphanie. Nous nous attaquons ensuite au montage d'un point chaud pour cinq personnes. Cela nous prendra environ 12 couvertures de survie et 100 trombones ainsi que plein de drisse de parapente. Pas très optimal peut-être, mais au final, le résultat est là!

Pour fêter ça, nous ouvrons une première bouteille, suivie d'une seconde, car le devoir nous appelle: la fondue! Merci la Migros pour ce mélange ma foi fort pratique et appréciable, nous dévorons tout cela.
S'ensuit le chariot des desserts, avec en guise de mise en bouche le gâteau au chocolat de MA et sa bougie musicale (une horreur _ la bougie, pas le gâteau) puis une nouvelle bonne idée de Laurence, un Christmas Pudding, le gâteau indestructible, si compact et avec un glaçage si dur que même après des heures de spéléo il a l'air de sortir du magasin. Enfin, ça se mange, pas par tous, mais ça se mange!

Dodo vers 2h, dans le point chaud pour les spéléos grégaires et dans le courant d'air des chatières pour Laurence qui fait l'asociale sous prétexte qu'elle a un sursac goretex.

Réveil matinal au chant du coq à 9h15. Il nous faut 2 heures pour manger, boire plein de thé, replier le bivouac et tout faire rentrer dans les kits. On repart, ça va mieux dans ce sens car
- ça descend
- les bouteilles sont bues
- la bouffe est mangée ce qui dans le cas du gâteau au ciment de Laurence signifie 1kg de moins!!!

Bref ça déroule bien. On en profite plus qu'à la montée.

Sortie à 14h30, 25h15 de TPST: record battu (certes, on a triché...)
Nous retrouvons au parking nos vêtements secs et Olivier, désormais rebaptisé Sylvain par Patrice, qui décidément a du mal avec les prénoms (ce qui explique sans doute pourquoi il s'obstine à appeler Mamie de charmantes jeunes femmes....)
Tout le monde s'attable de bon coeur autour d'une bonne pizza à la pizzeria mentionnée précédemment, on sort de table vers 17h, à temps pour regagner tous nos pénates pour une douche bien méritée (une pensée émue pour les covoitureurs...).

Laurence</description>
</item>

<item>
<title>Grotte Moilda</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=784</link>
<pubDate>Sat, 18 Jan 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi
Départ à 19h30 du local d?Abimes. Nous sommes cinq dans la voiture, à savoir Delphine, Philippe, Morgane, Patrice et moi (Benoit), pas trop serrés.
C?est à plus de 1h du matin que nous débarquons à Innimond dans l?Ain.
Le gite, pas cher, comporte tout ce qu?il faut pour accueillir six spéléologues motivés, avec six couchages, et un lieu pour ranger le matériel (en réalité, c?est une petite chapelle, mais si l?on ne fait pas trop de bruit, les esprits du lieu nous laisseront sûrement tranquilles).

Samedi
Patrice nous réveille à 9h sur un ?Levez-vous Morgane et Benoit, tout le monde est déjà debout et vous attend !?, alors qu?en réalité, il était presque le seul levé. On devrait le savoir maintenant, ?faut pas l?écouter, faut pas l?écouter?, mais le matin, difficile d?avoir les yeux en face des trous. Quelques litres de café plus tard, les repères visuels seront de nouveau stabilisés, et nos esprits plus clairs. La prochaine fois, c?est sûr, on ne l?écoute pas. (C?est l?occasion tout de même de découvrir le piston de Philippe et Delphine, une façon de faire le café qui fait passer le Kopi Luwak pour ce qu?il est vraiment : des excréments d?oiseaux.)
Départ de Manu et Patrice dans la Manu-mobile : ils vont équiper la Moilda en avance, et de toute façon, ils ne comptent pas réellement nous attendre une fois dedans : Morgane et moi, encore débutants, sommes trop lents pour eux !
C?est l?occasion pour nous de visiter un peu plus ce fameux Innimond, joli petit village au final, ou maisons, fermes et chevaux sont mélangés en bonne intelligence. L?église, placée en haut d?une colline, cache un cimetière placé en face d?une magnifique vue sur les chaînes de montagne au loin. Il existe des lieux bien plus plus horribles pour passer son après vie. Les tombes sont divisées en tout au plus six familles, ce qui renforce l?impression d?un lieu un peu reculé et coupé du monde, une communauté dont les habitants sont tous plus ou moins reliés les uns aux autres par l?histoire et le sang.
Lorsque nous arrivons près de l?entrée de la Moilda, nulle trace de la Manu-mobile. Pourtant l?entrée du trou est équipée. Sans aucune nouvelle de nos deux pionniers, nous entamons donc la descente des 180 mètres de dénivelé de la Moilda, notre objectif du jour. En réalité, Patrice et Manu n?ont pas disparu, mais les chemins de terre et les cailloux ont eu raison de la voiture, en perçant une pièce quelconque, entraînant une fuite d?huile assez sévère. Bref, Manu est reparti, dans l?espoir de trouver un garagiste ouvert dans le coin. Il s?est finalement rabattu sur un échange standard avec la voiture de sa mère (?Salut maman, ça te dérange si je te laisse ma voiture qui ne marche pas, contre la tienne qui fonctionne ? Non ? Super, merci, bisous !?) pour nous rejoindre tout de même dans le trou plus tard. Et Patrice a équipé tout seul.
La Moilda, ce n?est pas spécialement joli, et c?est fatiguant physiquement. Le bilan de cette descente est le suivant :
	?	Pour Morgane, une lampe à acétylène, c?est surtout bien quand c?est éteint et rangé dans le gite, parce que sur la tête c?est pénible. Et puis on a inventé les LED, c?est pas pour rien.
	?	Être grand, ce n?est pas toujours un avantage quand il faut se plier en quatre dans des couloirs étroits.
	?	Un puits de 30 mètres, c?est plus fun à descendre qu?à monter.
	?	Les kits, même légers, c?est plus sympa quand c?est porté par les autres. (Je ne comprends pas cet amour de Patrice pour le port de 50 kits à la fois. Non, franchement, ça m?échappe)
	?	Patrice, sous terre, se prend en effet pour Gollum quand on le laisse dans le noir tout seul et trop longtemps, et se met à chanter dans des langues incohérentes (Un suivi psychologique est peut-être à envisager)
	?	Les pantins c?est la vie.

Le soir au gîte, c?est repas malgache, préparé par Manu (qui nous a finalement rejoint dans le trou, après ses problèmes de voiture). Pour du ?roamazava?, il faut du boeuf, du riz, des épices, du gingembre, et une feuille bizarre qui anesthésie la bouche, ce qui semble être l?effet recherché par le plat.
Extinction des feux relativement tôt. Mais honnêtement, la Moilda, c?est épuisant.

Dimanche
Une journée bien moins fatigante aujourd?hui, car nous n?allons que dans le gouffre de la Morgne, une grotte recommandée par Manu avant qu?il ne reparte vers d?autres horizons, pour ?travailler? à ce qu?il dit. (Je le soupçonne d?avoir voulu rentrer pour regarder Breaking Bad).
Elle est réputée très belle, comprend des os de chevaux (pour la petite histoire, les autrichiens qui occupaient la région y ont précipité leur montures en 1813, les pensant malades. Les chevaux, ça ne vole pas très bien, et la chute dans un puits ne leur a pas apporté beaucoup de bonheur), des griffures d?ours et des salamandres, qui squattent le trou sans rien faire du tout de leur journée, en bons amphibiens qu?elles sont. Mais elle est plus facile d?accès : moins de puits, pas d?étroitures. C?est le genre de grotte que je mettrais sur une brochure de publicité pour la spéléologie.
Nous ne sommes pas déçus du voyage : stalagmites, stalactites, et plein d?autres choses que je ne saurais décrire car je ne possède pas encore le vocabulaire nécessaire.
Les salamandres nous attendent comme prévu, trois spécimens en bas du premier puits.
Nous trouvons quelques mâchoires de chevaux, mais c?est tout. Le reste des ossements, pudiquement, s?est caché.
Nous ne trouvons pas de réelles traces d?ours, mais un certains nombre de fausses traces d?ours faites de main humaine : sans doute des spéléologues qui, tristes de n?avoir pu trouver de griffures, ont décidé d?éviter une telle frustration pour les futurs explorateurs.
Notre objectif est une salle de 20 mètres sur 30 environ, toute concrétionnée. Ne pas photographier les lieux est criminel, mais vu le volume, il faudrait vraisemblablement quelques tonnes de matériel pour avoir un rendu correct. Sans regret donc.
Un équipement permanent permet d?accéder à la galerie supérieure, et Patrice y part tout seul. Personnellement, ayant atteint l?objectif annoncé et ne m'étant pas encore remis de la journée de la veille, je n?ai aucune envie de poursuivre plus loin. Delphine et Philippe ne font pas mine de monter non plus, heureusement. Quant à Morgane, elle s?est arrêtée au puits précédent, trop de fatigue a eu raison d?elle.
Quand nous remontons, les salamandres n?ont pas bougé. ?Bonjour, humains. Partez de chez nous maintenant s?il vous plaît?. J?aimerais pouvoir être aussi cool que ces bestiaux, vraiment.
Sortie du puits, retour au gîte, rangement, dernière bière. Avant de repartir, nous achetons un peu de pain dans la ferme du village, ce qui est une expérience en soi : Nous pénétrons dans une cuisine au sol en béton nu et sale, plongée dans le noir, où une fermière est en train de touiller sur une cuisinière au bois de grandes marmites remplies de pieds et têtes de porc, pour faire du pâté. Nous entamons une légère conversation en attendant que le mari aille nous chercher des oeufs, et la dame s?avère être très sympathique.
Retour sur Paris sans heurt, l?occasion de redécouvrir quelques groupes de musique. Merci à Delphine qui a assuré toute la conduite à l?aller et au retour !

Benoit</description>
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<title>Bol d'air au Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=778</link>
<pubDate>Sat, 11 Jan 2014 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;i&gt; Afin que la page des sorties 2014 ne reste pas vide trop longtemps, voici un mini compte-rendu d'une mini sortie.&lt;/i&gt;


Par un beau samedi du mois de janvier, une petite équipe se retrouve au Puiselet avec des objectifs variés :
- Morgane est là pour affiner sa technique en vue de la sortie du prochain week-end : la Moilda à -180
- Patrice veut voir des trucs chelou : décrochements, escalade artificielle, réchappe etc.
- Jean veut vérifier que la spéléo, c?est comme le vélo : ça ne s?oublie pas. Et accessoirement, régler ses nouvelles longes.
- Delphine veut prendre l?air en bonne compagnie.
Nous avons la visite du &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.sghs.fr&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt; SGHS&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, qui vient se consoler au Puiselet, ayant dû renoncer à une sortie aux Cuves de Sassenage en crue.


Après quelques montées descentes, Jean, ayant rempli ses objectifs, nous quitte. 

Patrice équipe une voie avec sa cordelette de 7 mm : suivant l?usure du descendeur et du mousqueton à sifflet Raumer, la descente est facile à maîtriser en S voire S+0.

Morgane suit un entraînement intensif (!) qui porte ses fruits : montée, descente, passage de fractionnements et de déviations, descentes sur corde tendue, conversions, passages de noeuds, montée en alternatif, montée sur un plan incliné, passage de pendule, etc. 

Patrice fait quelques décrochements et termine par un coupé de cordes avec une vieille corde réformée. 


En somme, une bien bonne journée.


Delphine</description>
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<title>Grotte Roche</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=777</link>
<pubDate>Tue, 31 Dec 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Lendemain de veillée, lever tardif. Manu nous quitte et va retrouver sa petite famille. Patrice passe à la pharmacie soigner son talon mis à vif par la marche en raquettes de la veille.
Nous cherchons donc une cavité facile d'accès, pour une balade photographique. Notre choix se porte sur la grotte Roche, située juste en contrebas de la route entre goules noire et verte. 
Cette grotte est décrite dans le &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.snpsc.org/UserFiles/file/Memoires%20BE/Memoire%20grotte%20roche-Seb%20Chantepie.pdf&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;mémoire BE de Sébastien Chantepie&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. Depuis 2008, de nouveaux prolongements ont été découverts après une désobstruction folle des &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.furets-jaunes.org&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;Furets jaunes de Seyssins&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.
Un &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.dailymotion.com/video/xubknh_vercors-la-grotte-roche-au-fil-de-l-eau_sport&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;traçage&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; a été réalisé récemment par le CDS 38 qui a édité une plaquette pédagogique.
Un élargissement de la route permet de se garer au départ du court sentier qui mène au porche d'entrée. Le lac a été remblayé par quelque 250 m3 de sables extraits par les spéléos ! De très beaux volumes se succèdent avec de nombreux témoins de creusement en régime noyé qui font penser à la &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=752&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;grotte Favot&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. Les remplissages sont aussi très présents. Nous apercevons des chaines de rappel qui marquent probablement l'arrivée de la &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.speleo-vercors.org/Grotte%20de%20la%20Fenetre%204%20-%20Master.pdf&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;grotte de Fenêtre 4&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.
Nous passons un premier rétrécissement qui nous amène ver le fond de la cavité, dominé par une belle colonne. Sur la droite, une échelle conduit au nouveau réseau que nous laissons pour une autre fois.
Nous déballons lors réflex, flashes, pieds pour une première photo. Le cinquième cliché est le &amp;quot;bon&amp;quot; et nous remballons. Une deuxième photo devant les gours avec une douche en contrejour. Nous photographions encore un beau remplissage et Patrice, façon Harcourt raté...
Il est temps de rentrer réveillonner au gîte.

Philippe</description>
</item>

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<title>Silence blanc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=791</link>
<pubDate>Sun, 29 Dec 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La météo décide de notre programme : les températures élevées nous font grimper sur les hauts plateaux du Vercors pour dépasser l'isotherme 0°. Au programme, et comme envisagé initialement, nous profitons des remontées mécaniques pour accéder au Clos d'Aspres, à 1840 mètres d'altitude. Depuis les oeufs à la cote 1720, il nous reste une marche en raquette de 30 minutes à 1 heure pour atteindre notre objectif : le Silence. Avec Patrice dans le groupe, certains esprits malicieux pourraient considérer que le défi est de taille ! Mais en fait, accéder au Silence ne fut pas si difficile que cela. Même si nous n'avons pas touché le fond du Silence...

Nous arrivons le samedi, pleins d'entrain en bas du téléphérique, prêts à reconnaître l'accès et porter quatre kits de corde à l'entrée. Malheureusement, une tempête sévit et la station est fermée. Nous mettons à profit ce contre-temps pour peaufiner notre préparation.

Dimanche, confiants avec ce temps magnifique, nous retournons à la station de la Cote 2000. L'affluence ne laisse aucun doute : la station est ouverte !
On dénote carrément dans l'assistance  pas de tenue fluo, de masque coloré, de &amp;quot;protec&amp;quot; dans le dos ou sur les tibias. Des luges, des raquettes, une pelle à neige, des casques spéléo, des sacs énormes : notre équipement est facilement décrypté par certains, qui nous demandent dans quelle cavité nous allons.
On traverse deux ou trois pistes et on se retrouve dans une poudreuse magnifique, vierge de toute trace. Les chutes de neige du jeudi et de la veille assurent un moelleux tapis sous nos raquettes. Le GPS nous permet de trouver le vallon du Clos d'Aspres que nous remontons tranquillement, en créant la plus belle trace possible. 
On a plusieurs coordonnées de l'entrée, distantes d'un kilomètre... La recherche promet d'être épique. À moins que le &amp;quot;descriptif de Max&amp;quot; soit suffisant. 
En fait, la seule cavité que nous trouvons est la bonne.



Delphine</description>
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<title>Petite sortie photo tranquille, ou presque</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=780</link>
<pubDate>Sat, 14 Dec 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Lorsque la sortie a été inscrite au tableau, elle a été présentée comme une petite sortie photo tranquille dans une grotte sans besoin de matos en dehors de celui de photo. Nous voilà donc partis en direction de l'Ain et ses routes enneigées le coffre chargé d'appareils photos, flashes, pieds photo, etc.
Après un petit détour pour récupérer les clés de la cavité et un autre suite à une erreur de navigation, nous arrivons à bon port.
Le lendemain, de &amp;quot;bonne heure&amp;quot;, nous voilà donc bien chargés en matos photo devant l'entrée de la cavité qui ne semble pas bien grande. Mais bon ils ont dit que c'était une sortie tranquille, ça doit vite s'agrandir. Après quelques tâtonnements, la porte est ouverte et je m'engage en dernier avec mon sherpa contenant deux mallettes étanches et un pied dans le boyau d'entrée pas bien grand arrivant peu après à la porte encore plus petite où je m'interroge sur la capacité de mon sherpa à la franchir ...
Finalement, ça passe juste et le bonhomme aussi et on se retrouve dans une galerie à peine plus grande dont le sol devient rapidement très humide. Heureusement, l'humidité ne dure pas trop mais ça reste très étroit et trimballer un sherpa devient vite pénible. Une sortie tranquille qu'ils avaient dit ... Heureusement que je n'avais pas oublié les genouillères !
Bref, après un bon moment et pas mal d'injures contre ce sherpa qui se coince partout, nous finissons par déboucher enfin dans du gros !
On a bien mérité de se restaurer pour se remettre de nos efforts, puis nous repartons à la découverte des merveilles du Burlandier qui en dehors d'une entrée très étroite a aussi le désagrément d'avoir des passages bas très humides. Mais cela ne nous arrête pas et rapidement nous atteignons le siphon et commençons les photos en rebroussant chemin. Les appareils sont sortis, les flashes installés mais rapidement les problèmes commencent. Un appareil sous expose fortement même lors de prises des vues en pause, un autre semble faire des photos uniquement floues à longue distance, heureusement le troisième fonctionne correctement. Après divers essais, nous décidons de continuer avec seulement ce dernier. Les photos s?enchaînent jusqu'à ce que l'accu soit vide. Vu l'heure déjà avancée, cela sonne la fin de la visite et nous nous dirigeons vers la sortie.
Il faudra revenir pour continuer nos photos.

Pour ceux qui n'ont pas l'occasion de se rendre sur place vous pouvez en faire une &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.jphd360.net/visites/LeBurlandier/LeBurlandier.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;visite virtuelle&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.


Gaëtan</description>
</item>

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<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=775</link>
<pubDate>Sat, 07 Dec 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En train ou en voiture, tous les moyens de transport mènent au Puiselet (enfin si vous choisissez d'y aller à pieds depuis Paris, ça peut prendre un certain temps tout de même !). Après quelques minutes de marche sur un tapis de feuilles mortes, le rocher se détache devant nous sur un fond de ciel un peu grisâtre. La petite pluie fine, un peu fraîche certes, ne décourage pas pour autant Delphine, Philippe, Laurent, David, Benoît et Fabienne, petite nouvelle.

Delphine, Philippe et Laurent équipent les cordes pendant que David, Benoît et Fabienne s'équipent de leurs harnais. Puis c'est le moment de se rafraîchir la mémoire sur quelques techniques - et un peu de vocabulaire pour Fabienne - avant de s'attaquer à la falaise ! Montées, descentes, conversions, passages de noeuds, déviations, pendule, tout y passe ! Et seulement une petite pause sandwiches-café vient interrompre cet entraînement studieux.

La journée passe vite puisque le coucher de soleil (civil ?) est prévu à 16h52 très exactement (vive la technologie qui nous en informe en temps réel !). On commence donc à déséquiper vers 16h et c'est le moment de revoir les techniques de rangement du matériel pour les plus débutants.

Retour à la tombée de la nuit après une journée (et des têtes!) bien remplie-s !

Fabienne</description>
</item>

<item>
<title>Et 1, et 2, et 3... Delphine !</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=771</link>
<pubDate>Sat, 30 Nov 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un aller compliqué par les barrages mis en place par les poids lourds, et aussi par des panneaux indicateurs trop peu visibles... Bref, une bonne heure et demi de nationales et nous voici arrivés. Presque tous : pas de trace de Laurent qui devait nous rejoindre sur place (Après deux heures de bouchon, il fera demi-tour!).

Delphine 2 équipe corde après corde. Gaëtan et Philippe prêtent la main. Number one s'occupe du réglage des harnais de nos débutants : Stan, Benoit, David et Delphine 3.
Et voilà enfin l'attaque de la falaise par tous les côtés.

Le soleil hésite à se montrer, mais la température n'est finalement pas si froide. Surtout qu'on monte, on descend et même sur corde tendue. Une petite pause sandwich, café et gâteau au chocolat.

De nouveau sur les cordes : passage de noeud, conversion, bloqueur de pied. Et puis, il est temps de déséquiper. Retour par l'autoroute, vide ou presque avec le top 50 cinéma de Delphine 2.

PS : photo floues :-(

Philippe</description>
</item>

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<title>Le Trou qui Souffle : sous la neige du Vercors, un autre monde</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=774</link>
<pubDate>Fri, 29 Nov 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Cindy, Ana, Fabien, Christian, Sébastien, Samuel, Yannick et Elisa.

Descente : Trou Qui Souffle.
- Salle Hydrokarst (29/11) avec Fab, Cricri, Cindy, Ana et Elisa ; TPST : 6 heures
- Conciergerie (01/12) avec tout le monde sauf Fab ; TPST : 8 à 9 heures


Avec un départ le jeudi soir, nous sommes arrivés dans la nuit dans un Vercors glacial (-12°C) pour découvrir un gîte merveilleux : spacieux (suffisamment pour que tous les 8 kits et autres sherpas aient chacun leur lit) tant niveau chambres que les deux salles de bain, une cuisine d'enfer avec des grosses marmites pour nourrir tous les braves spéléologues avec des portions convenables, ambiance montagne sans être kitsch, literie de rêve et proprio merveilleuse. Que demande le peuple ? En plus, y a une terrasse pour venir en été mettre notre bazar dehors.
Nous nous couchons, certes tard, mais impatients de découvrir les secrets des entrailles du Vercors.

Le lendemain, réveil sous un soleil sublime qui fait étinceler la montagne de mille feux. Dehors, le paysage est splendide et d'une blancheur éclatante ! Pas de doute, la saison hivernale montagneuse a bien commencé ! On voit même quelques skieurs au loin. Mais aujourd'hui, ce n'est pas ça qui nous intéresse. On se prépare pour aller équiper le réseau du Trou qui Souffle jusqu'à la salle Hydrokarst, et ça en fait des kits à descendre ! On enfile le matos dans la neige en ignorant courageusement le froid et on s'engage sur la piste de ski de fond qui mène à l'entrée du réseau. Après un ersatz de bataille de boules de neige adroitement évitées par Cindy et Ana, on se laisse glisser sur le givre derrière la bâche de l'entrée des Saints de Glace.
Au passage, chapeau à Fab qui connaissait heureusement bien le coin, parce que sous la neige, la bâche fallait la trouver !
Ana s'attelle à l'équipement des puits pendant qu'on se taquine et qu'on blague pour se réchauffer en attendant de pouvoir s'enfoncer dans le long méandre qui suit. Faut dire qu'elle porte bien son nom cette cavité, y a un sacré courant d'air à l'entrée et dans la première salle !
Passage de frac, de dév et il est temps de se faire tout mince pour se glisser entre les parois ondulées du méandre. Longue progression entrecoupée de quelques puits. Nouveau passage d'une dév particulièrement pénible (je crois avoir rarement été aussi grossière de ma vie...), arrivée à l'Ascenseur, puis enfin, nous voici en haut de la dernière étape de notre périple avant l'Hydrokarst : le Toboggan. Super marrant à descendre, on se laisse glisser en se faisant quelques bleus aux fesses tout de même (sinon c'est pas drôle) et on se retrouve tous les cinq en bas. C'est le grand moment, l'arrivée en haut du puits de la salle. Après plus de 3 heures à tourner, grimper, descendre, se cogner les coudes et le casque, rentrer le ventre, nettoyer les combis en frottant les parois et j'en passe, je me stoppe tout net quasiment en haut de la corde avec une clé sur le descendeur pour profiter de l'instant.

BIM dans ta tête petite néophyte de la spéléo, admire la grandeur de mère nature. La Moria de Monsieur Tolkien à côté c'est de la gnognotte. « Grand volume », oui bien sûr messieurs les encadrants. C'est pas du « grand volume », ça ! Elle est juste IMMENSE cette salle. Avec le bruit d'une petite cascade chutant du plafond et l'écho de nos voix qui nous enveloppe, la minute était sublime. Une fois les pieds au sol, je marche dans le sable qui tapisse le fond de cette cuve monumentale comme si j'étais Neil Armstrong sur la Lune. Je grimpe vers les hauteurs, histoire de rejoindre Fab et Ana et on s'allonge tous par terre dans le noir pour écouter le bruit de l'eau.

Mais le temps passe et il faut ressortir pour aller chercher Sam, Seb et Yaya à la gare de Grenoble afin d'entamer les festivités pour le lendemain. On se retrouve tous assez tard au gîte pour déguster un met délicieux préparé par la déesse (Ndlr : Cindy) et accompagné de son vin de bourgogne récolté au salon des vignerons avec quelques uns de ses frères, avant de partir, par Christian. Le spéléo est un amateur gastronomique aussi, il ne faut pas l'oublier. D'ailleurs, le fumet d'un délicieux brownie fait maison nous fit saliver durant tout l'apéro.
La soirée dure et perdure, l'ambiance est aux rires à l'impatience de la découverte du lendemain. Du bonheur à l'état pur en somme.


Le samedi, nous nous retrouvons autour d'un solide petit déjeuner. Fabien seul manquant à l'appel, car déjà parti à l'aventure de la traversée Couffin-Chevaline. Retour illico sur la piste de ski afin de glisser dans le trou se mettre au chaud au plus vite. Sam ayant joliment décoré la neige au préalable avec la boue du Lot datant de notre dernière sortie. Arrivée à l'Hydrokarst en moins de 2 heures cette fois, on s'arrête déguster une délicieuse salade de pâtes à la chaleur du poncho de Yaya et des bougies high-tech de Cricri. On repart rapidement pour ne pas laisser le froid nous statufier sur place et on s'enfonce dans les galeries larges et labyrinthiques menant aux marmites. On écarte bien les jambes au-dessus de l'eau car certaines sont assez profondes. Eau limpide à tel point qu'elle paraît absente, le décor sort tout droit d'un film de science-fiction. Ces formations ont des cercles tellement parfaits qu'elles en paraissent artificielles et pourtant rien de plus naturel ! Nous progressons dans tous les sens, grimpant, désescaladant, rampant parfois et glissant le long d'une corde en fixe. Nous arrivons enfin jusqu'à la Conciergerie, allongés sur les grands blocs qui surplombent la salle tel un balcon. Deux cordes pendent en face et l'eau ruisselle. On ne bouge plus, on profite. On est si bien que certain(e)s s'endorment presque pour une petite sieste.
Soudainement, on se rappelle du brownie de Cindy qui nous attend au gîte et du Mas Amiel qui l'accompagne et on décide de se bouger pour déguster tout ça au plus vite ! Et il faut encore tout déséquiper. Au sol, de petites moisissures blanches et dentelées comme de gros flocons de neige tendent leurs filaments vers nous comme pour nous dire « à la prochaine ». Comme quoi, le fond des cavités a son côté bucolique lui aussi (bien que ce fut très loin d'être le fond). Retour à l'Hydrokarst où Ana, Sam et Christian restent pour déséquiper. On remonte le méandre doucement mais sûrement (les kits se font de plus en plus lourds), non sans pester cette fois à l'encontre du Toboggan beaucoup moins amusant à remonter dans la glaise qu'à descendre sur les fesses. Le méandre nous laisse ses marques attendries en guise de souvenirs. Sans genouillères ni coudières, je me transforme en véritable ?uvre d'art d?impressionniste à en faire pâlir Monet et ses nénuphars.
On sort dans les bois enneigés vers 23h30 après huit bonnes heures de descente en filant illico à la voiture pour conserver des pieds en bon état de marche. Une heure au chaud à écouter des émissions... étranges sur France culture faute de mieux, et les 3 autres nous rejoignent. On arrive au gîte en même temps que Fab qui semble avoir passé une super journée également. Le dîner est un nouveau ravissement et on s'écroule par la suite dans nos lits respectifs avec une moyenne d'endormissement frôlant les 30 secondes.
Dimanche, il faut ranger et partir, alors je prépare un petit déjeuner costaud pour motiver les troupes. Apparemment, les ?ufs-chorizo grillé-paprika étaient à leur goût ! Certains gourmands se sont même resservis...
C'est avec une grosse déchirure au c?ur que l'on abandonne montagne enneigée et réseau de rêve pour reprendre la route de Paris. Mais avec tellement de merveilles dans les yeux qu'on se jure d'y revenir !


Elisa</description>
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<title>Bons baisers de Russie  (La Falconette)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=770</link>
<pubDate>Sat, 23 Nov 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dans l'obscurité de l'autoroute A6, une voiture se meut prestement ; un véhicule discret qui file sans relâche vers son objectif à la faveur d'une soirée sans étoiles. Dans ce véhicule, cinq jeunes. Cinq énervés qui n'ont qu'un seul but : en découdre. 
Tout se jouera demain. En attendant, l'ambiance est plutôt détendue dans ce véhicule, chargé de matériel de pointe jusqu'au plafond. Quelques bières et gâteaux apéritifs gentiment mis à disposition par le propriétaire de la Pat-mobile viennent compléter les jeux de mots inspirés de cette équipe d'élite. Même mamie-Renée se joint à toute l'équipée pour une blague de fort bon goût (&amp;quot;gîte-mais-quel-gîte-?&amp;quot;). 
À minuit, la Pat-mobile sort de l'autoroute pour s'engager dans les routes sinueuses et enneigées du massif du Bugey. Chacun des membres de l'équipe se concentre à la préservation de ses forces car ils savent tous qu'ils en auront besoin demain. La nuit est totale, et les quelques villages traversés sont déserts. Bientôt, la route devient étroite et enneigée, la moindre erreur de pilotage nous enverrait dans la sapinière en contrebas de cette montagne escarpée. L'ordinateur de bord s'affole, les températures sont négatives. Ils sont bientôt en vue du chalet, leur base opérationnelle, perdue dans un hameau de quelques habitants, et tenue par mamie Renée, dont le système de cloches avertisseuses d'avant-garde a fait la réputation. Sans bruit, le matériel est bientôt transféré du véhicule à la base. Sans bruit, les membres de l'équipe s'installent pour un repos mérité. Sans bruit, les vaches et les chamois observent. C'est le calme avant la tempête. 
Avant de passer aux événements du lendemain, parlons des membres de l'équipe. Ils sont au nombre de 6 :
- Émilie G., dite le Guépard de l'Ombre : discrète et rapide, elle sait se faufiler en toute aisance dans toutes les étroitures 
	Vitesse : 4 
	Force : 3
	Souplesse : 5
- Laurent J., dit le Serpent de l'Obscurité   : souplesse et maîtrise sont les maîtres-mots de ses techniques de progression
	Vitesse : 4
	Force : 4
	Souplesse : 4
- Patrice H., dit le Chamois des Puits  : les expérimentations souterraines sont sa raison de vivre
	Vitesse : 5
	Force : 4
	Souplesse : 4
- Aurélien S., dit l'Aigle des Profondeurs : grand et fort (&lt;3), il enchaîne les grandes verticales à une vitesse inouïe
	Vitesse : 5
	Force : 5
	Souplesse : 3
- Delphine P., dite la Reine de la Nuit : observatrice, elle est là pour narrer fidèlement les aventures de ses compagnons
	Vitesse : 3
	Force : 3
	Souplesse : 3
- Pat-mobile, dit Pat-mobile : sur-équipée, elle transporte et défend l'équipe des agressions extérieures
	Vitesse : 5
	Force : 5
	Souplesse : 0
Après un court repos, l'équipe se prépare : petit-déjeuner consistant, vérification du matériel, habillage de façon à supporter le grand froid et la neige à l'extérieur et ensachage. Les troupes sont bientôt prêtes à partir, une dernière vérification sur la carte, et la porte de la base est bientôt fermée. Tels des loups dans la neige, ils avancent en file indienne, et seul le crissement délicat de leurs chaussures les annonce à la nature environnante. Après une longue marche, il faut trouver la trappe. La trappe d'entrée qui leur permettra d'en découdre avec cette cavité, mélange hérissant de beautés inviolées et de violences physiques. Quelques tâtonnements sont nécessaires, mais Serpent de l'Obscurité vient bientôt nous annoncer sa découverte, un carré de 60 cm par 60 cm, enfoui sous une bonne quantité de neige. 
C'est parti, le groupe se met en route, baudriers, kits, descendeurs, cordes, bidons, crolls, pédales, pantins, dyneemas, mousquetons, portable, polaires, salade de pâtes... tout ce beau monde saute dans cette trappe pour atterrir, 136 mètres verticaux plus loin, en bas des puits de la Conche. Le mouvement est lent, la progression ralentie par les multiples ajustements nécessaires réalisés par le Chamois des Puits. Les mains sont engourdies par la marche d'approche, la manipulation du descendeur d'autant plus difficile, l'attente interminable dans les étroitures ventées fatigue les Hommes. 
L'arrivée en bas sonne comme une délivrance. Enfin, l'équipe peut visiter les entrailles de la bête, et lui montrer qu'elle ne les vaincra pas ! Enfin, les roches millénaires peuvent révéler leurs secrets à ce groupe de visiteurs ! Enfin, nous allons pouvoir faire de la vraie spéléo !
[interlude - musique de Mario Bros]
Didacticiel : à gauche en bas, monter, descendre, désescalade, sable, et bloquer sur étroiture dans l'eau (effet de l'eau : -10% aux points de vitesse et résistance, -20% d'énergie)
Level 1 : à droite en bas, monter, monter, trouver des rations, construire un point chaud, se réchauffer, boire du café, repartir (+20% énergie)
Level 2 : en haut, en bas, désescalade, escalade, ramping, escalade, méandre, opposition, trouver où nous sommes sur la topo, ne pas savoir, continuer, retrouver où nous sommes sur la topo (galerie d'Ordennaz) (attention, votre barre d'énergie baisse)
Level 3 : à droite, à droite, escalade, escalade, puits, ramping, méandre, opposition, opposition, méandre, arriver à l'intersection Farine/Sabre, à droite, sabrer, continuer, faire demi-tour, trouver des demi-rations (votre barre d'énergie est restaurée de moitié) 
Level 4 : à gauche, tout droit, Galerie de la Farine, puis méandre, étroit, très étroit, vraiment très étroit, en haut, en bas, à gauche, à droite, très long, très très long méandre (votre barre d'énergie est à un niveau faible) 
Level 5 : tout droit, topo, pont de Singe, tout droit, puits, puits, puits, trouver un reste de rations à la salle des rations, arriver en bas des puits de la Conche (votre barre d'énergie est presque à zéro) 
Level 6 : puits, puits, étroiture, puits, puits, ramping, escalade, puits, puits, puits, ramping, puits, puits, trappe et dehors (votre barre d'énergie vient de remonter) 
[fin de l'interlude -  fin de la musique de Mario Bros]
Cette cavité est parfois belle (pont de Singe, galerie du Sabre, puits de la Brosse) mais ça se mérite : point de répit, mais un crapahut continu, il n'y a pas un seul moment où nous marchons, nous sommes toujours en train de ramper, dans un méandre, dans une étroiture, en opposition, dans un passage bas, sur une corde, en escalade ou désescalade.... La cavité ne lâche rien, pas de révélation sans efforts, pas de belles galeries sans pester... C'est un effort continu pour voir les beautés cachées de cette grotte. 
Il fait nuit, l'équipe est dehors. Il faut changer les vêtements mouillés dans ce froid glacial pour retourner vers la base, et pouvoir rendre compte de la mission. Chacun adopte une stratégie pour rentrer le plus rapidement, le plus efficacement possible. Les crissements de pas reprennent, à la lueur de lampes frontales maintenues au niveau minimum. Bientôt, c'est la base. Chacun peut enfin détendre ses muscles à la faveur d'une douche chaude et d'un feu de cheminée. Le repos des guerriers est bien mérité. La communication centrale est alertée : la mission est réussie (&amp;quot;le pot-au-feu est prêt, je répète, le pot-au-feu est prêt&amp;quot;). 

[NB : tout ressemblance avec des personnages existants serait purement fortuite]


Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Initiation dans le Lot</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=769</link>
<pubDate>Sat, 16 Nov 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Présents : David D., Benoit V., Laura L., Vassilissa V., Patrice H., Gaëtan P. et notre cher président Sylvain C.

Monde souterrain nous voilà !


Après quelques petits changements dans le programme initial du week-end suite à une météo contrariante (nous devions aller en Corrèze faire une rivière souterraine) nous sommes finalement partis dans un minibus en direction du Lot. 
Le départ était prévu à 19h d?Issy-les-moulineaux, et le minibus sortit du parking à 19h30, le coffre un peu lourd mais les c?urs heureux. Le voyage se passe très bien, sans embouteillage ni accroc, dans une bonne humeur ambiante, et en musique, du moins pour les gens de devant du bus et le conducteur, le principal ! Livernon, est le petit village qui nous accueille froidement vers 1h du matin, car Gaëtan nous a gentiment proposé l?hébergement dans sa maison pour le week-end (un grand merci à Gaëtan pour ça).
Après un rangement rapide du matériel, nous nous attablons devant une bière, puis deux, puis trois, puis on passe aux choses sérieuses (calvados, prune?) et après je ne sais pas parce que certains d?entre nous sont partis se coucher et se réchauffer dans leur sac de couchage. Le réveil était prévu à 9h, mais l?apéritif tardif quelques heures avant, retarde celui-ci jusqu?à 10-11h du matin pour certains. Néanmoins, nous sommes tous en bonne forme (surtout Patrice qui trépignait d?impatience) et nous partons finalement à 13h, sandwichs en main, en direction de l?igue de Toulze. Arrivés sur site, nous nous sommes équipés et puisque l?heure était déjà avancée (14h), nous avons mangé les sandwichs avant de descendre, ce qui permet à Patrice de partir (presque) en courant en direction de la grotte pour mettre l?équipement en place et s?amuser avant qu?on arrive. Ainsi donc quelques courts instants plus tard, nous commençons notre descente dans l?igue de Toulze et quittons le soleil de surface (laissant quand même Gaëtan partir faire quelques courses pour le soir et nous rejoindre après).
L?entrée de la cavité, relativement grande, commence avec un petit puits de quelques mètres suivi d?une petite pente pour arriver en haut d?une grande salle. Après une descente rapide et sans encombre, nous nous retrouvons dans une salle tapissée de concrétions, magnifique ! Ceux qui n?étaient jamais descendus sous terre (David et Benoit) s?adaptent vite et facilement à l?environnement et sont déjà comblés par cette superbe première salle. Après une rencontre avec une grenouille (ou un crapaud ?), Gaëtan nous rejoint. Nous continuons le chemin en direction de la galerie du Métro. Laissant sur notre gauche le couloir des Nains, nous continuons dans le Métro, et retrouvons un mur de belles concrétions juste avant d?arriver à un puits (facile) puis un second moins facile, parce que là, petit challenge pour nous les nouveaux du club, un pendule !
Heureusement, nous sommes bien encadrés (merci Gaëtan et Sylvain et aussi Laura qui n?en était pas à sa première sortie) et personne n?a heurté le mur, ni brûlé sa main. Nous arrivons alors au lac souterrain et à l?embarcadère, le temps de gonfler le canot, nous traversons chacun notre tour et c?est magnifique, entouré de concrétions plus belles les unes que les autres, seul sur son canot au milieu du lac. Personnellement je n?avais plus envie de remonter. Au bout du lac, un petit passage nous mène à un second lac, où là, nous retrouvons Patrice, profitant pleinement de l?eau fraîche en se baignant en caleçon ! Il était allé voir le bout du lac, et c?est en fait la fin du voyage puisque le canot ne passe pas entre deux grosses concrétions, nous ne pouvons plus avancer sans nous mouiller. Néanmoins, chacun notre tour, nous faisons un petit tour de canot sur ce second lac et, là encore, c?est magnifique, des méduses, des orgues, des stalactites, partout. Au retour, on est accueilli par le flash de l?appareil photo de Sylvain, comme à la sortie d?un manège. Vient alors l?heure de la remontée en faisant un petit passage par la galerie des Nains, qui n?est pas si petite que ça et dans laquelle on voit bien le travail de l?eau sur les parois, très joli. Nous sortons alors de la grotte à 22h, il fait 4°C. Très heureux de notre sortie, nous reprenons vite le chemin du retour (nos ventres criant famine...) pour profiter de la soirée, autour d?un bon feu de bois et d?une excellente raclette, bien sûr arrosée de vin blanc. Commencent alors les fous rires autour de l?organisation dans les assiettes de chacun pour manger une raclette et David est martyrisé parce qu?il a vu plus gros que son ventre ! Des patates sont laissées à l?abandon. Le feu crépite doucement dans la cheminée, réchauffe l?atmosphère et malgré notre fatigue (moi presque morte allongée sur le canapé, j?avoue), nous entamons un times-up (je fais l?arbitre). Résultat, certains sont finalement plus fatigués que d?autres (Patrice qui dort et oublie les noms qui sont passés, Laura qui prend souvent la carte à l?envers), le tout sous l??il dubitatif de Gaëtan déçu, parce que certains sont en très grande forme et emportent la partie haut la main avec des performances exceptionnelles, et de la télépathie ! Bravo Benoit, Sylvain, David ! Une fin de soirée bien arrosée au cognac et nous allons nous coucher tard (ou tôt ?).
Le réveil du lendemain est difficile, très difficile (sauf Patrice qui trépignait encore...). Nous avons prévu une seconde cavité et motivés de profiter entièrement du week-end, nous nous préparons (sauf Gaëtan qui nous abandonne) et partons directement à l?igue de Fennet vers 13h. Pendant qu?on s?habille, Patrice fonce équiper la cavité. L?igue a une entrée plutôt discrète, on rampe un peu mais très vite on se retrouve dans une galerie assez grande, avec des jolies concrétions, avant d?arriver à une vire située en haut d?une salle. Au fur et à mesure de notre descente, nous découvrons alors les magnifiques parois de cette salle, pleine de concrétions mais aussi de recoins, puits, trous, gours? Une descente le long d?une cascade pétrifiée, de l?autre côté de notre arrivée, nous mène à une seconde salle, en enfilade, avec de nombreux gours, puits et concrétions. Tout en contournant les différents trous de celle salle, nous continuons vers le fond de la cavité où nous attend le musée d?argile, après un dernier passage de puits? Mignons souvenirs qu?ont laissés les précédents visiteurs de la grotte. Fin de cette magnifique cavité, relativement facile mais qui nous a encore fait découvrir les merveilles du monde souterrain dans toutes leurs splendeurs.
Gaëtan nous attend à la sortie et il est 17h30 quand nous rejoignons sa maison. Après rangement, nettoyage, un gros goûter et quelques fous rires supplémentaires, nous repartons fatigués et heureux direction Paris. Le voyage du retour est bizarrement très silencieux, tout le monde sombre dans le sommeil, sauf bien sur nos deux conducteurs (Gaëtan et Sylvain) qui nous ramènent à bon port à 1h du matin. Merci à tous, pour ma part, c?était un week-end super, déconnecté de la pression Parisienne qui fait du bien au moral !

Vassilissa</description>
</item>

<item>
<title>92 Dents ?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=776</link>
<pubDate>Fri, 01 Nov 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Mais quel est donc ce titre ? Habile lecteur, et savant connaisseur de l'anatomie humaine et dentesque, tu vas répondre qu'il n'y en a que 32 s'il s'agit des dents de la Bouche, et 13 (plus ou moins, selon la fraîcheur de l'info de découverte des nouvelles entrées) s'il s'agit des bouches de la Dent.

Pourquoi 92 alors ? Parce que. Pourquoi faudrait-il une raison à tout ? (bon, 92, c'est parce que ce séjour à la Dent s'est réalisé par le biais d'un interclub du 92, comme quoi il peut il y avoir une raison quand même).

Lorsque Jean a proposé un interclub à la Dent de Crolles, j'étais loin de m'imaginer qu'il y aurait autant de gens. Plus de 25 spéléos du 92 se sont retrouvés candidats, puis participants. Originaires d'Abimes, Terre et Eau et SGHS, tous avaient en tête les innombrables traversées possibles dans ce gruyère spéléologique. Une Dent, certes, mais bien cariée. Ce petit bout de montagne culminant à un peu plus de 2000 mètres d'altitude et de quelques kilomètres carrés comptabilise pas moins de 60 kilomètres de galeries souterraines, et plus d'une dizaine d'entrées.

Les premières réactions de ceux qui ne connaissent pas encore la topo en la voyant pour la première fois est de qualifier de plat de spaghettis cet imbroglio de galeries. Un véritable labyrinthe, un plat de spaghettis, la vision d'un tas de brindilles d'un jeu de mikado, autant d'analogismes plus ou moins pertinents pour décrire la topo de ce réseau mythique de la spéléologie française. À tel point que le livre consacré à la description du réseau propose très sérieusement une séance de coloriage de topo pour s'y retrouver entre toutes ces galeries, situées à plusieurs niveaux différents. Une touche de vert ici, une de rose là, et ? le quidam ne s'y retrouve toujours pas !

Arrivée en ordre dispersé dans le gite situé au col de la Porte. Une petite bière pour fêter l'arrivée, sur fond de musique techno issue d'un bâtiment en face, où de joyeux lurons fêtent plus ou moins dignement Halloween. Il fait chaud pour la saison et l'altitude, mais nos sept heures de voiture, l'heure quelque peu tardive de la nuit et la volonté de faire de la spéléo le lendemain nous conduisent plutôt vers les lits que vers l'autre côté de la rue.

Le lever se fait « aux aurores » mode Abimes (pour les Abimés), avec découverte de la salle de bal qui nous servira de réfectoire, située à 100 mètres du gite (point positif, les dormeurs ne seront pas dérangés en raison des heures de retour de grotte certainement décalées, de même que les heures de couchage ou de lever), de l'autre côté de la route (point négatif, quand il faudra faire le parcours sous la pluie).

Les équipes se font rapidement dans certains cas, et moins rapidement pour d'autres. C'est la reprise d'activité pour moi, et je n'ai pas à déployer des trésors de persuasion pour convaincre quelques acolytes pour faire journée à tendance « light ».

Reconnaissance du chemin pour aller à la grotte Chevalier et la grotte Annette au programme. C'est du « light » car il faudra quand même se taper le fameux Pré Qui Tue sur la marche d'approche, mais le séjour sous terre sera réduit et ne nécessitera même pas de tenue spéléo. Aller sous terre en « civil », une première pour moi !

Une cuvée 100% Abimes (Cindy, Ana, Marie-Anne, Louis, Sébastien, Laurent, Sylvain) se répartit dans deux voitures, nous nous garons sur le parking du col du Coq, passons rapidement sur nos épaules, qui son sac à dos, qui son kit jaune (irréductibles spéléos qui font de la rando un kit sur le dos), remplis avec eau, bidons étanches pleins de nourriture, casque et harnais (plus une corde et quelques amarrages au cas où).

Que vient donc faire un casque et un harnais pour de la rando ? Ces équipements sont amplement nécessaires pour le passage du Pas des Terreaux, acrobatique mais heureusement doté d'une vire équipée en fixe (et si ce n'est pas le cas, on aura la corde pour) et surplombé par une falaise susceptible de parpiner (et on a aussi prévu de passer quelques minutes sous terre aussi).

Certains (et plus particulièrement certaines) ne connaissent pas encore le Pré Qui Tue, mais ne tardent pas à faire sa connaissance (un peu trop d'après les râles émis ici ou là). Heureusement, il ne fait pas trop chaud et le vent apporte un agréable rafraichissement des organismes en surchauffe, enfin quand il ne souffle pas trop fort (c'est à dire rarement). Le Pré qui Tue est ascendu ? ascensionné ? gravi quoi, quand nous arrivons au pied du Pas de l'Oeille. Verdict : nous sommes trop haut, il faut redescendre (à la joie de toutes et tous...) pour trouver le sentier qui mène au Pas des Terreaux. Nous nous équipons rapidement tant que la pente le permet sans acrobaties et nous dirigeons vers le fameux Pas.

Il se trouve au pied de la falaise de la Dent, qui nous surplombe sur plusieurs centaines de mètres. Le paysage est splendide, la Dent au dessus, la vallée du Grésivaudan en contre-bas (loin en bas), le massif de Belledonne enneigé par endroits en face, le tout sur fond de Mont Blanc qui se montre au loin. La vire est équipée en fixe et c'est grandement apprécié par chacun, le passage étant impressionnant. Il s'agit d'une couche calcairo-marneuse qui constitue un changement de pente dans le profil de la Dent, jouant le rôle de la gencive. La pente n'en est pas moins rude, même si elle n'est pas verticale.

Le chemin continue pour nous amener en contre-bas de l'ouverture de la grotte Chevalier. Il faut gravir en travers la pente pour arriver à l'entrée, qui s'ouvre au pied de la falaise, à la rupture de pente. Une pente sévère mène sous terre, constituée entièrement de menus blocs de calcaires issus de la gélifraction. Il faut faire attention à ne pas faire descendre toute cette trémie sur la tête des copains en dessous, notamment au niveau du petit ressaut qui fait la transition entre le « dehors » et le « dedans » de la grotte. Ce sera le seul passage « étroit », la galerie souterraine étant on ne peut plus confortable et grande après ça.

La grotte Chevalier est en effet un immense couloir, résultat de l'action d'une véritable rivière souterraine qui a entamé la couche marno-calcaire lors d'une des dernières glaciations. Le torrent issu du glacier qui remplissait la vallée du Grésivaudan dévalait ici la pente pour ressortir plus loin au Guiers Mort. Il n'y a plus de voie directe maintenant, le fond de la galerie s'étant bouché avec de l'argile, effet secondaire du tarissement de la rivière et condamnant une possible traversée, si tant est qu'elle eut été possible sans plonger.

Nous n'allons pas plus loin que la salle des Pas Perdus, notre but étant de reconnaître l'accès à  la cavité dans l'objectif de futures traversées, pas de faire une visite en règle de la grotte. Au retour, nous irons reconnaître l'entrée de la grotte Annette, située un peu plus loin au bout d'un sentier encore bien aérien. Le retour se fait sans encombre, alors que le soleil se couche. Nous découvrons un PC du Spéléo Secours sur le parking. Deux personnes se sont perdues dans la traversée P40-Glaz, et sont en train d'être ressorties par le haut par les équipes de secours. Voilà l'explication des rotations d'hélico que nous avons vues lors de la marche aller.

Après avoir presque embourbé la voiture de Jean, nous rentrons au gîte pour la préparation du dîner : au menu, lasagnes aux épinards (dire qu'on avait cru à une blague quand la liste de course indiquait d'acheter 3 kg d'épinard !!!). Les filles font merveille aux fourneaux pendant que les garçons boivent l'apéro... Heureusement la gente masculine sauve les apparences en découpant fort habilement les oignons...

Le lendemain, démotivation générale ! Il faut dire qu'il pleut des cordes et personne ne se voit faire les marches d'approche sous ce déluge (plus de 15 mm seront tombés en quelques heures). L'ensemble des plans et des objectifs sont revus pour prendre en compte les conditions météo et le décalage horaire qu'induit la pluie. Heureusement, elle cesse sur les coups de 11 heures.

Une fois les parcours visés recoloriés sur les topos, les pleins d'essence réalisés et les dernières batteries d'appareil photo rechargées (sans oublier le traditionnel appel du répondeur de Météo France), les voitures se remplissent, direction le parking de Perquelin, avec comme objectif le Guiers Mort.

Deux objectifs en fait : une boucle dans Guiers Mort par l'escalier de service pour deux groupes, une boucle dans Guiers Mort par la galerie des Tritons pour un groupe.

Dans chacun des cas, il faut, en préambule, se taper les 400 mètres de dénivelé qui séparent le parking de l'entrée de la grotte. Heureusement, il ne pleut pas, même si une petite bruine serait la bienvenue pour rafraichir les marcheurs.

Une fois en haut, notre groupe (Cindy, Marie-Anne, Claire, Ana, Philippe et Sylvain) se change rapidement. Il y a déjà un groupe à l'intérieur qui fait le tour par l'escalier de service (avec Émilie parmi eux), et un groupe dont une partie arrivera à notre départ pour faire également le tour par l'escalier de service (Jean, Laurent, Loan, Louis et Sébastien) et voiture balai par la même occasion.

Nous nous lançons dans le Réseau Sanguin. Premier constat : personne n'a encore fait montre de mansuétude envers nous, pauvres spéléo, en enlevant tous les cailloux du réseau, sur lesquels il faut ramper, voire même nager. Nous arrivons cependant rapidement en bas du puits Pierre. Le temps que les six en finissent l'ascension, il est l'heure du repas de midi dépassée. La pause casse-croûte se fait sur le pouce, histoire de ne pas rester trop longtemps inactif dans le courant d'air omniprésent.

La montée à quatre pattes dans le réseau Paul nous fait débouler dans la galerie Perquelin où nous pouvons enfin nous remettre debout. Un joli muret barre la galerie, évitant aux personnes qui font la traversée de se tromper et de louper le passage bas à leur gauche (bien qu'il fasse bien 15-20 cm de haut, certaines personnes de notre groupe au retour auraient eu tendance à passer tout droit, comme quoi il faudrait peut-être murer complètement la galerie pour éviter les égarements). La position debout plait à tout le monde, nous ne la quitterons plus, jusqu'au retour qui passe par ce même endroit.

Après le passage rapide en main courante au dessus de l'impressionnant puits Isablelle, nous bifurquons à gauche dans la galerie du Solitaire. C'est une belle galerie, tubulaire, tout d'abord montante, avant de redescendre à mi-parcours. Des concrétions ici ou là agrémentent le parcours, dont certaines modifiées par le courant d'air : du plus bel effet. Nous atteignons la galerie des Tritons à un carrefour « parfait » : 4 galeries se rejoignent perpendiculairement. À droite, le retour vers la sortie, en face, la direction du puits Noir, à gauche, la direction vers les amonts et l'arrivée de la traversée Glaz-Guiers Mort par le P36.

Nous sommes bons côté timing et forme, nous décidons de remonter vers les amonts. Un P30 perce la galerie un peu plus loin. Il est peu probable de tomber dedans, mais le surcreusement qui le précède est situé en plein milieu de la galerie, induisant un profil en forme de Y, ce qui oblige à quelques acrobaties pour continuer : une jambe d'un côté, une de l'autre, et c'est parti ! Nous nous arrêtons au pied du puits Banane et faisons demi-tour. Le retour vers l'extérieur par la galerie des Tritons est rapide et après avoir tiré notre rappel dans le puits Pierre, nous retrouvons le ramping dans le réseau Sanguin, puis l'extérieur.

La nuit est tombée. Le chemin pour regagner le parking est plus agréable à descendre qu'à monter et un comité d'accueil nous attend au parking : c'est Yves, le chauffeur d'un des groupes qui fait l'autre boucle et qui attend l'arrivée de ses passagers. Sans les attendre (ils arriveront bien, bien plus tard), nous repartons vers le gîte qui se fera juste quand il se remet à pleuvoir, un timing parfait !

Le timing des autres groupes sera, lui, un peu moins parfait, des erreurs d'itinéraires et la fatigue qu'il en ressort fera arriver les participants jusque tard dans la nuit, provoquant ici ou là de petites inquiétudes : les préposés aux cuisines ne sont pas encore rentrés, mais qui va faire à manger ??

À part un imprévu imprévisible du côté de la météo, ça aura été un agréable weekend. Les traversées seront pour la prochaine fois.

Circuits faits durant l'interclub :
Glaz-Chevalier
Guiers Mort-Guiers Mort par l'escalier de Service
Guiers Mort-Guiers Mort par la galerie des Tritons
Glaz-Guiers Mort par le P36

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Igue des Combettes - L'équipement en question</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=768</link>
<pubDate>Sun, 20 Oct 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Malheureusement pas de grasse matinée ce matin, il faut se lever et partir rapidement, Patrice et moi sommes en charge de l'équipement de la cavité, et la famille Depin nous rejoint sur place dès 10h30 (donc il faut avoir équipé le tout avant). Je ne suis pas très bien réveillée, mais nous arrivons à enkiter tant bien que mal quelques cordes et amarrages. Aris, en grande forme, est chargé des sandwichs en attendant Gaëtan (qui passera vers 11h). Nous sommes jetés au bord du trou par T&amp;E, et l'équipement de la cavité peut commencer. C'est un peu plus compliqué que la veille, car il faut garder à l'esprit que nous avons un débutant, et surtout des enfants (bon, même si ceux-ci se débrouillent comme des chefs, on a essayé de faire attention quand même). Le départ est plutôt évident, jusqu'à l'entrée de la cavité, où les points d'amarrage sont un peu hauts, où nous devons réfléchir à la longueur de nos oreilles, et comment la corde arrive aux prochains points, eux aussi un peu hauts... Après quelques réglages et réflexions, nous arrivons en bas du ressaut, où l'équipement du P40 peut commencer. Je dois bien mentionner que les broches en fixe nous ont laissé perplexes : tête de puits qui part sur le ressaut, suivie d'un fractionnement mono-point trois mètres plus bas, et d'une dév un mètre en-dessous du fractionnement (un départ à la verticale du puits aurait certainement été plus confortable mais bon... les spits restants ne sont absolument pas utilisables, donc nous prenons les broches qui sont à notre disposition). Jusque là, tout va bien... le puits n'est fractionné qu'une seule autre fois (Gaëtan nous mentionne la possible existence d'un autre fractionnement, que nous n'avons pas réussi à trouver malgré nos regards attentifs), environ 25 mètres plus bas, sur une autre broche mono-point... et bien, on était content d'être en bas, car ce mono-fractionnement met quand même à risque la remontée si celui-ci décide de rendre son tablier. Bon, nous avons mis en application le débat de la veille, non sans quelques réserves, qui sont partagées par Gaëtan. Nous sommes rejoints rapidement par Christophe, qui nous confirme que Gaëtan et Aris sont bien arrivés et attendent leur tour pour descendre, et nous partons équiper la suite de la cavité, quelques cascades en ressaut dans l'actif. L'actif est très joli, beaucoup moins gazé que la veille, et nous arrivons assez rapidement à l'équipement de la première cascade, un merdier complet.... Il n'y a pas de possibilité d'équiper en &amp;quot;hors-crue&amp;quot;, la main courante traverse pour aller sur la paroi opposée, et nous avons posé une dév. au milieu de la cascade, a priori pas terrible non plus... Malgré les tentatives de Christophe de ré-équiper, il apparait que ce que nous avons fait n'est pas si mal. Nous nous arrêtons quelques dizaines de mètres avant le siphon, car un panneau nous indique une désob en cours, et que ça commence à sentir mauvais. Tout ce petit monde fait donc demi-tour (après les nombreuses photos de Patrice), et Patrice est unanimement désigné par Gaëtan pour déséquiper, et porter les deux kits. Le retour se passe sans encombres, avec un peu d'attente au puits terminal, jusqu'à la fameuse pente de boue, que j'ai un mal fou à monter (malgré le croll et la poignée)... heureusement, personne dans le coin pour voir ma piteuse remontée sur genoux. Nous reprenons la route directement après un casse-croûte bien mérité.


Delphine</description>
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<title>Igue de Goudou - CO2 dans l'air</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=767</link>
<pubDate>Sat, 19 Oct 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La première sortie du week-end est l'igue de Goudou, comme indiqué dans le titre. Notre objectif est d'atteindre les griffades et empreintes d'ours, qui datent de 80 000 ans, et qui sont bien planquées. Un petit tour dans l'actif est prévu si Aris (notre débutant) se sent en forme. La cavité est équipée en fixe (chouette, pas de kits à se trimballer), sauf pour les puits d'entrée que nous pouvons équiper en double. Je m'attelle à la tâche dès notre arrivée, l'équipement est plutôt assez classique, et j'ai été bien briefée par les équipes de Terre&amp;Eau (Christophe, Rémy et Yves) - c'est d'ailleurs avec leur matériel que nous équipons. Alain s'occupe de la mise en place de la deuxième corde et nous sommes assez rapidement en bas du P30. Nous déjeunons (avec moult blagues et jeux de mots plus ou moins réussis) avant un premier passage étroit un peu en hauteur. Nous poursuivons ensuite notre descente par des pentes d'éboulis jusqu'à la rivière. C'est avec quelques difficultés que nous respirons et nous observons donc avec pragmatisme que la cavité est sérieusement gazée. La suite se passe au-dessus de nos têtes, main courante, petit ressaut avant d'arriver à un puits remontant qui débouche sur un méandre. Ce même méandre me parait un peu difficile à l'aller, et le taux élevé de CO2 est manifeste, à l'écoute de nos halètements. Nous progressons cependant à un rythme correct et débouchons rapidement sur une magnifique conduite forcée au cheminement aisé. Le CO2 semble se raréfier et nous arrivons guillerets en bas d'un puits remontant qui va nous permettre d'accéder à la fameuse galerie des griffades. Le rythme de remontée est ponctué de nombreuses pauses pour reprendre notre souffle. Heureusement, la cavité n'est pas froide, ce qui nous permet de pouvoir attendre. La visite se poursuit, et nous arrivons à une petite chatière qui nous permet de déboucher dans la galerie des griffades. Le cheminement est balisé, et c'est très bien, car les traces d'ours ne sont pas toutes très visibles. Il y a cependant quelques belles traces, ainsi que des traces de griffures au mur, qui sont très impressionnantes (car assez hautes). C'est assez émouvant de voir ces traces, faites il y a 80 000 ans, qui n'ont pas bougé depuis tout ce temps. Patrice continue son travail méticuleux de photographe (avec l'appareil du club) et nous rebroussons chemin avec ces belles traces gravées dans nos têtes. Le méandre au retour me parait beaucoup moins impressionnant qu'à l'aller (quoi, déjà la tête du puits ?) et nous arrivons assez vite (oui, descendre les puits, c'est plus facile que de les remonter) à la jonction avec l'actif. Tout le monde est motivé pour aller visiter un peu plus loin, voire aller jusqu'au siphon. Nous nous engageons dans l'actif, qui est très joli, et nous réserve quelques pièges, gours à éviter, marmites à contourner, mains courantes pour éviter des petits lacs, bref, nous arrivons jusqu'au &amp;quot;siphon&amp;quot; (enfin, ce que nous pensions être le siphon), en ayant trempé les genoux, et pas beaucoup plus. Le retour est un peu plus mouillé pour certains (pour moi également, à force de ne pas faire attention). Nous remontons tranquillement, éboulis, passage étroit, puis finalement les puits, que Patrice et moi déséquipons. L'oxygène du dehors fait un bien fou à mes poumons, qui commençaient clairement à mal supporter la forte quantité de CO2 qu'ils absorbaient. Nous sommes de retour à la Maison des Français (le gîte que nous partageons avec Terre&amp;Eau) pour 20h environ. Alain se fait gentiment gronder pour son équipement un peu rapide (oui les boucles n'étaient pas super bien réglées... mais bon, Aris ne passait pas sur cette corde là et (je cite) &amp;quot;ça fait travailler la souplesse des briscards de TetE&amp;quot;) et nous apprenons que le passage auquel nous nous sommes arrêtés dans l'actif (un passage très bas, nous pensions êtres arrivés au siphon), était franchissable et que le fameux siphon était plus loin. Le reste de la soirée fait l'objet de débats en tous genres, notamment sur l'intérêt de doubler les points de fractionnements, expérience que nous allons vivre dès le lendemain...


Delphine</description>
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<title>La Combe-aux-Prêtres, ou l'eau ça mouille (mais ça mouille beaucoup, surtout à la fin)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=773</link>
<pubDate>Sat, 12 Oct 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants : Laura, Nathalie, Fabien, Yannick, Samuel, Gaëtan, Laurent, Aris, Ronan, ami de Nathalie nous venant d'un autre club et Elisa.

Descente :
- P6 puis P20 avec dev puis frac
- salle à manger
- vire
- pont de singe
- salle du laminoir
- cascade
- labyrinthe
- réseau Ben jusqu'à la rivière pour certains, jusqu'à la Salle du carton pour d'autres
galerie Nord pour les premiers

Durée : 7 heures avec une entrée vers 11h30/12h et une sortie à 18h23 pour le premier dehors.


8h30, le réveil sonne. Malgré la veille tardive (très tardive pour certaines) du vendredi soir, on saute au bas du lit, tout excités et impatients.
Aujourd'hui est un grand jour : première cavité ! Bon, d'accord, petite balade tranquille pour d'autres qui connaissent bien le coin. On prend un bon petit déjeuner, le matos et puis roule ma poule jusqu'à l'entrée du puits sous un soleil radieux.
On s'équipe en prenant soin de ne pas faire de bêtises dès le départ (comme oublier de mettre ses piles dans le casque, merci Gaëtan pour le coup de main), et de remercier Yaya pour ses genouillères (ton sacrifice sera remémoré sur sept générations!) et Fab pour ses pantins (et sa serviette que j'avais oubliée en même temps que mon cerveau).
Puis vient le grand moment : la première descente ! De braves amis spéléologues, en stage scientifique organisé par Pascale Vivancos et en provenance du COSIF et du CDS 93 étant passés par là plus tôt, pas besoin d'équiper, juste à se glisser entre les parois ! Restons fins, Aris n'est pas sûr de passer, dit-il à Fabien... Un petit puits de 6 mètres suivi d'un autre de 20 mètres avec une déviation et un fractionnement et tout le monde pose les pieds au sol, sain et sauf. Bon début, pas de galère ! Direction les profondeurs de la terre. Une chatière plutôt bien humide et on s'arrête peu de temps plus tard pour manger un bout et boire un café ou un thé, histoire de se réchauffer.
Passage de vire sans histoire avant de retourner se baigner pour rejoindre le pont de singe. On passe les pieds dans l'eau sous l'oeil attentifs des caméras. Atelier sculpture pour Laura et moi, le temps que tout le monde nous rejoigne. Prenez garde au dragon de la Combe-aux-Prêtres la prochaine fois que vous y descendez ! Des merveilles plein les yeux avec toutes les fistuleuses croisées, nous atteignons le laminoir où nous nous glissons tranquillement pour aller admirer la salle. Un coucou à la plaque d'un spéléologue décédé qui n'entame pas pour autant notre moral et on ressort.

Ah, serai-je en train d'oublier quelque chose ?
Bon, certes, remonter dans le laminoir ne fut pas une mince épreuve pour tout le monde. Heureusement que Gaëtan était là pour me prêter sa cuisse en guise de courte échelle. Et sa machoire pour que je prenne un meilleur appui en balançant mon pied dedans. (Mes excuses, je ne le dirai jamais assez). Bref, après avoir vérifié que tout le monde tenait bien debout et entier, nous sommes repartis direction la cascade.

Sacré débit qu'il y avait là ! Nous montons admirer ça de plus près en passant par le labyrinthe. Coup de c?ur personnel pour cette série de galeries étroites et enchanteresses. Au retour, on croise Fabien Fécheroulle et on s'organise pour savoir qui déséquipe. Petite balade jusqu'à la rivière du réseau Ben où les plus courageux se plongent : Laura, Ronan, Laurent et Fab. Ils continuèrent leur périple jusqu'à la salle du carton. Quant à Yaya, Sam, Gaëtan, Aris et moi, nous préférons continuer l'exploration dans le réseau Nord, plus sec. Retour vers la sortie donc avec un stop à la chatière où Yaya en héros fit un courageux aller-retour dans l'eau pour voir où en étaient les membres du stage niveau remontée. On a du temps devant nous, donc on confirme la visite du réseau Nord, en revanche il faudra déséquiper et leur ramener leurs cordes. Pas de problème, c'est reparti ! Une fois arrivés au fond du réseau Nord et à l'abri des courants d'air, on se pose auprès d'un gros bloc de calcite étincelante sortant de la glaise comme une pierre précieuse. On se fait de gros câlins pour se réchauffer tout de même car il commence à faire frais au bout de 5h-6h passées dans l'eau souterraine. Et même 5 acéto à plein régime ne valent pas un peu de chaleur humaine ! La spéléo, ça rapproche les gens, c'est chouette !
17h30, on se dirige vers la sortie désertée et on commence à remonter lorsque l'équipe du réseau Ben nous revient, parfait, tout le monde est là, on peut déséquiper sans manquer d'oublier quelqu'un !
Je grimpe la première en remerciant l'aide de Sam au frac et de Gaëtan au changement de puits et continue mon chemin vers la lumière, épuisée mais avec des étoiles plein les yeux. Jusqu'à ce que mon regard tombe au dehors par-dessus la grille et que la forte envie de redescendre m'abriter me saisit.

Dehors, il ne pleut pas, il tombe des trombes d'eau.
Mais des trombes. Avec du vent et tout. Et le soleil du matin, il est passé où ?
Mouillée pour mouillée, je libère la corde à 18h23 précises et prévient les copains en-dessous, histoire que tout le monde se prépare psychologiquement à prendre sa douche en se changeant.
En plus, elle sert à rien cette pluie, on a quand même eu à nettoyer le matos le lendemain dans le Suzon glacial au pied du gîte.

On rentre vite fait au chaud (en pensant à rendre les cordes équipées à Fabien Fécheroulle) pour prendre une douche salvatrice. Au revoir les peintures de guerre en boue, on se retrouve dans la prochaine cavité !

Dîner solide avec un bon hachis parmentier et une énorme salade de fruits préparés avec l'aide de Nathalie qui était restée en surface. On se propose de faire le Soucy le lendemain si on arrive à se lever et tout le monde finit au lit avant minuit (à peu près).
Pas de Soucy le dimanche, seul Laurent ayant eu le courage d'ouvrir les yeux à 9h. Les autres suivant le rythme jusqu'à 13h. Du coup, Fabien s'improvise guide touristique et nous fait une super visite historique de Val-Suzon tandis que Gaëtan, Sam et Yaya préparent le poulet basquaise et la salade complète du déjeuner. Oui, oui, la salade avec des feuilles vertes et des carottes ! Que les sceptiques demandent à voir les photos !
Fab nous présente le haut-fourneau de 1836 puis nous mène jusqu'à la désobstruction du trou de l'urologue qui ne soufflait pas du tout. Probablement siphonné, ce qui indique une cavité vers le bas (si j'ai bien tout compris le jargon professionnel de ces messieurs). Nous rentrons par la forêt puis par le tunnel bas de plafond du bief menant au haut-fourneau.
Après déjeuner, on va laver le matériel au Suzon en se glaçant les pieds (plus fatiguant encore que les 7h de descente!), on frotte fort, les suivants seront contents et ça nous donnera envie d'avoir notre propre matos ! On dit au revoir à Chicorée, le chat des parents de Fab qui tiennent le superbe gîte qui nous a abrité et on enfourne non sans difficulté toutes nos affaires dans les voitures.

Pour conclure, un week-end de rêve qui m'a convaincue de m'inscrire au club pour repartir très vite à la découverte des entrailles de notre bonne vieille Terre !
Merci à tous !

Elisa</description>
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<title>Shooting de star en Belgique</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=764</link>
<pubDate>Sat, 05 Oct 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description> 
Départ pour la Belgique le vendredi soir. 
Une légère inquiétude plane sur notre prochaine nuit : en tout et pour tout, nous avons compris que les clefs sont sous quelque chose de jaune et que nous devons laisser l'argent dans une tasse... (La communication n'était pas très facile en français-flamand...)
 
Arrivés au gite à 22h30 (un record), après une bonne bière &lt;i&gt;(NDLR: pas si bonne finalement par rapport à nos achats locaux du lendemain)&lt;/i&gt;, nous décidons d'aller nous coucher pour nous lever tôt le lendemain.
 
Réveil aux aurores, je me fais jeter dehors dans le froid et l'humidité pour consommer mon petit déjeuner à base de produits laitiers qui déplaisent à certaines personnes &amp;quot;sensibles&amp;quot; &lt;i&gt;(NDLR: nous parlons ici d'un claquos qui pue la mort)&lt;/i&gt;.
 
Nous faisons une pause pour nous ravitailler en boissons locales &lt;i&gt;(NDLR: hé oui, la Belgique est le pays aux 1000 bières ! Et le premier supermarché trouvé au bord de la route recèle des trésors, à vil prix)&lt;/i&gt;. 
L'entrée de Chawresse (se prononce chauresse) se trouve facilement en longeant un ruisseau puis en le traversant lorsqu'on voit une dalle de béton qui a rendu &amp;quot;étanche&amp;quot; l'entrée de la cavité.
 
L'entrée se fait en désescalade suivie d'une petite progression en prenant à gauche (à droite, c'est le chemin pour la traversée vers l'entrée Veronika). On trouve ensuite une main courante en acier (pas des plus pratiques) qui mène à un croisement. Nous choisissons d'éviter l'étroiture et prenons un chemin à travers des dédales qui ne manquent pas de mettre à l'épreuve nos compétences. Après 40 bonnes minutes de recherches infructueuses, Delphine trouve le chemin! (l'expérience ?...)
 
Puis nous descendons un ressaut de 3 mètres et arrivons dans la salle du Gnome (reconnaissable notamment à un nain de jardin placé en hauteur). C'est ici que nous prenons une collation avec un café digne de ce nom &lt;i&gt;(NDLR: &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.auvieuxcampeur.fr/terre/alimentation/alimentation-lyophilisee/petit-dejeuner-gouter-ou-dessert/bolivie-cafe-grower-s-cup.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;le café grower?s cup &lt;/a&gt;&lt;/b&gt; )&lt;/i&gt;.
 
La cavité s'est formée suivant un joint de strate et les diaclases s'enchainent. On arrive au sommet du puits Boubou et il me revient la lourde tâche de l'équiper et ce, de manière impeccable... Précisons que nous sommes ici pour l'initiation de Laura et, même si elle se débrouille très bien, elle est débute et nous préférons éviter la méthode Jean(Bon) &lt;i&gt;(NDLR : [...] tu te démerdes)&lt;/i&gt;.
 
Mes compagnons ont profité de ma lenteur à l'équipement pour réaliser une séance photo interminable (fruit de leur stage de la semaine précédente? ^^). Même après avoir équipé très confort en m'amusant un peu, j'arrive en bas, entends des voix... personne... toujours des voix... 30 minutes se passent, je décide donc de remonter pour voir quel est le problème et, à ma grande surprise, ils sont toujours en train de prendre moult photographies avec Laura comme modèle... Et elle y prend gout, elle ne n?arrête plus... On se serait cru au club Med... La spéléo, c'est plus ce que c'était...d
&lt;i&gt;(NDLR : La séance photo a duré en tout et pour tout une heure et on n'y peut rien si Laura est très intéressée par la photo...  ;)&lt;/i&gt;
 
Réponse de Philippe à mon arrivée : &amp;quot;On attend que tu finisses d'équiper&amp;quot;. 
 
Ben voyons... Cette fois, c'est moi qu'on a pris pour un jambon... La descente se fait rapidement et nous rencontrons (selon Philippe) un magnifique remplissage que nous ne manquons pas de prendre en photo avec, comme modèle, ... Laura, qui aurait pu se croire à la plage... Puis pareil pour la remontée du puits... On enchaine les photos avec toujours le même modèle... J'ai eu tout le loisir de me geler les roubignoles et le déséquipement fut des plus salutaires pour me réchauffer. 
 
On retourne juste avant la salle du Gnome et nous décidons de faire une boucle supplémentaire en escaladant une pente dans un joint de strate sur environ huit mètres. On arrive sur une chatière et une étroiture donnée comme moyennement facile (ce qui est censé dire assez difficile en Belgique) et je peux vous dire que la réputation des étroitures belges est surfaite et elles se passent pas trop mal sans kit... &lt;i&gt;(NDLR: La réputation qu?en font certains français?&lt;/i&gt;
 
Il se fait tard et nous décidons de rentrer en empruntant le même chemin qu'à l'aller. La descente de la pente de huit mètres s'avère un peu délicate. J'entreprends d'aider Laura en lui offrant comme prise mon épaule mais cette dernière préfère se venger pour mon choix de cavité en m'écrasant joyeusement le petit doigt. Décidément, l'encadrement c'est pas facile et c'est même dangereux, il ne faut pas hésiter à donner de sa personne...
 
Nous sortons après avoir passé 7h30 sous terre, l'équipe encore en bonne forme s'en retourne au gite pour déguster quelques boissons locales...
 
À retenir: La Belgique c'est génial. Première visite effectuée sur une toute petite partie de la cavité (et la plus facile) et déjà plusieurs obstacles un peu techniques et plein de jolies choses à voir. La Belgique regorge de cavités intéressantes sur le plan technique et géologique; en prime, on peut se ravitailler de doux breuvages à des prix défiants toute concurrence... 
 
Avis aux amateurs, nous y retournerons!
 

&lt;i&gt;NDLR: Merci à Oliver et John pour les conseils et l'accueil. Et un grand bravo à Paul pour &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.speleoubs.be/index.php/actualites/news/2-dernieres-news/457-le-systeme-chawresse-veronika&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;la très belle monographie consacrée au réseau Véronika Chawresse&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, le deuxième de Belgique avec plus de 5 kilomètres (à consulter dans la bilbiothèque du club).  &lt;/i&gt;
 
Patrice</description>
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<title>Roche-Chalve - Le chaise-double ou la vie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=765</link>
<pubDate>Sun, 29 Sep 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Malgré la fatigue de nos péripéties de la veille (voir &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=766&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt; Cuves de Sassenage - Opération +197&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;), nous décidons de sortir le dimanche car j'ai promis à ma maman (contre logement) une (n-ième) initiation spéléo. Le lever après de trop courtes heures de sommeil (nous sommes à environ 11 heures de sommeil entre le vendredi et le samedi) est un peu courbaturé pour ma part, mais cependant motivé. 
Nous avions repéré une petite cavité d'initiation, Roche Chalve, -98m, sur le plateau de Méaudre, globalement pas trop loin de la maison (1 heure de route environ), et globalement facile d'accès (20 minutes de marche). 
Nous partons avec matériel et personnes un peu tard mais ma mère est ravie d'être avec autant de &amp;quot;jeunes&amp;quot;, et la discussion embraye rapidement sur les gros rudes et rustres russes ; parce que &amp;quot;honnêtement, Aurélien, avec un gringalet comme vous....&amp;quot; [rire poli de l'intéressé, pendant que Patrice et moi nous retenons d'exploser (de rire)....]. Heureusement qu'elle n'était pas présente la veille, au briefing &amp;quot;maman&amp;quot;, quand j'ai expliqué gentiment à Gringalet et Patrice, qu'il fallait faire attention, et bien encadrer ma mère, et que (oh drame ! oh malheur !), Patrice m'a demandé innocemment &amp;quot;pourquoi, elle est open ta mère ?&amp;quot; [lueur d'incompréhension dans mes yeux]. 
Digression dite, nous voilà arrivés sur le parking de Roche Chalve. Comme je suis censée équiper, je pars allègrement avec la carte (enfin, après un faux départ sans la carte, sans commentaires), et nous emmène tous en tenue... dans la mauvaise direction ! Au bout de 20 minutes, nous rebroussons chemin pour prendre la bonne piste, couper à travers bois et arriver à la &amp;quot;falaise&amp;quot; dans laquelle est nichée cette grotte. Un tout petit petit bout de rubalise indique l'endroit où il faut descendre, nous posons une corde d'assurage pour descendre le &amp;quot;pas&amp;quot; dans les rochers et arrivons à l'entrée. 
L'entrée est basse de plafond et c'est après un mini-ramping que j'arrive sur un toboggan qui débouche sur un puits. L'équipement de la main courante, puis du puits (7 mètres, une broutille) se fait lentement mais sans encombres....jusqu'au moment où j'observe que la corde n'arrive pas tout à fait en bas du puits... courte réflexion et ré-équipement en chaise double (vs mickey), ce qui nous permet de gagner les deux mètres de corde qui nous manquaient. 
Nous pouvons appeler le reste de la troupe (ma mère et Patrice, qui sirotaient tranquillement un café), pour descendre ce petit puits et nous engager dans la suite de la cavité. Suite, qui n'est pas très large, ni très haute, et nous permet de salir comme il faut nos combinaisons et notre matériel. Nous arrivons rapidement à une petite salle, puis un passage encore pas très large (mais cette fois plus haut). Patrice va voir la suite, une désescalade un peu merdique qu'il faudrait équiper pour ma maman, et nous annonce une belle étroiture dans la glaise. On s'est tous dit que ça ferait un baptême parfait pour des &amp;quot;nouveaux&amp;quot; mais au vu de l'heure tardive (17h), nous décidons de rebrousser chemin. Aurélien déséquipe et nous rentrons tranquillement, traversée du Vercors, descente vers Grenoble, traversée de Grenoble... après une bonne douche (chaude cette fois !) et un bon dîner, il est largement l'heure de repartir sur Paris (ah, 21h quand même....). 
Lundi matin, le réveil sonne à 7h02, j'ai dormi 4 heures, et j'ai vraiment mal. 


Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Jeux de lumières</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=762</link>
<pubDate>Sat, 28 Sep 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;Jeux de lumières&lt;/b&gt;

Nous arrivons bien tard à Saint Laurent en Royans. Nous errons dans les rues éventrées par les travaux. Des rues qui ont reçu des noms si récemment qu'aucun GPS ne les connait... Il faut trouver un séchoir à noix, mais à quoi cela peut-il bien ressembler ?! Enfin nous trouvons une &amp;quot;rue du séchoir&amp;quot;. Le bruit du moteur, des portières, a réveillé François qui vient à notre rencontre. Il nous indique une de ses chambres d'hôte et nous dit à demain.

Au petit déjeuner, nous retrouvons Christophe et faisons la connaissance de Paul venu de Montpellier. Nous ne serons que cinq car deux stagiaires ont annulé, et Serge s'est trouvé d'autres obligations du côté de la montagne noire. François nous donne le programme. Nous avons rendez-vous avec la COSOC qui a découvert une troisième entrée aux &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.snpsc.org/UserFiles/file/Memoires%20BE/P-Y%20%20BELETTE%20-%20Scialet%20des%20Chuats%20II%20(26)%20-%202010.pdf&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;Chuats&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, quelques semaines plus tôt. Nous descendrons donc par les &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.speleonaute.fr/article-scialet-des-chuats-jonction-scialet-des-fleurs-blanches-collecteur-des-spleleonautes-120093809.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;Fleurs blanches&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. Les puits sont (ré)équipés en double. François a juste un doute : la valise photo de Christophe passera-t-elle l'étroiture ?

Dans la valise, un reflex plein format, une demi-douzaine de flashes puissants et réglables, le tout connecté avec des récepteurs radio &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.phottix.com/fr/phottix-ares-flash-trigger.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;Phottix&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;). Paul descend un compact expert avec des torches Led : il photographie en pose. Et nous, nous emportons deux bidons étanches avec le K200, trois flashes et des émetteurs radio &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.focus-numerique.com/test-1744/flash-test-cactus-wireless-flash-trigger-v4-1.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;cactus&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. Il y a quelques têtes de puits étroites, mais ça passe bien. C'est la boue, omniprésente sur les cordes, qui surprend. Qu'allons-nous trouver en bas ?

Il y a bien de la boue au sol, mais les parois sont toutes propres, avec de belles perspectives. Nous posons nos pieds pour une première série de photos. Christophe nous montre comment placer les personnages et les éclairages. Après une grosse demi-heure, nous avons réalisé deux bons clichés. 

Nous avançons jusqu'à un magnifique plancher d'argile craquelée. Pas de pied ici, il n'y a de place que pour un photographe à la fois, appareil à la main, tout penché pour ouvrir l'angle sans poser le pied dans le &amp;quot;chocolat&amp;quot;. Le cadrage est difficile. Quelle attitude donner au personnage ? Comment donner du relief à l'argile ? Nos clichés sont décevants. Christophe nous montre un cadrage bien plus pertinent pour une très belle photo.

Après le repas, nous investissons un passage bas rempli de petits cailloux pour une photo d'action : un spéléo rampant kit à la main. En très peu de temps, nous réussissons chacun notre tour de très belles prises. Pour aller plus loin dans la cavité, il nous faudrait franchir un passage aquatique. Sans équipement adéquat, et vu la température plutôt fraiche, nous renonçons. 

Sur le retour, nous repérons une rigole dans la boue que nous essayons d'exploiter. Cela ne fonctionne pas vraiment. Nous revoilà devant la plaquette de chocolat pour un cliché d'action. C'est mieux, mais là encore, le cadrage de Christophe au 14mm est plus convaincant.

Nous essayons un dernier cliché pour travailler la profondeur. Difficile de tout bien éclairer. Nous sommes d'abord déçus, mais au final, le volume de la galerie et les belles couleurs de roche sont bien rendus. Il est temps de reconditionner le matériel pour ressortir après une bonne journée de photo et de spéléo.

Le soir, nous dégustons la bonne cuisine de Régine et François, et regardons nos photos du jour. François nous trouve une grotte très facile d'accès qui se révèlera idéale pour notre deuxième journée : &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/galip_0016-4127_1966_num_9_1_2188?luceneQuery=%28%2B%28content%3Apreletang+title%3Apreletang%5E2.0+fullContent%3Apreletang%5E100.0+fullTitle%3Apreletang%5E140.0+summary%3Apreletang+authors%3Apreletang%5E5.0+illustrations%3Apreletang%5E4.0+bibrefs%3Apreletang%5E4.0+toctitles%3Apreletang%5E4.0+toctitles1%3Apreletang%5E3.0+toctitles2%3Apreletang%5E2.0+toctitles3%3Apreletang%29%29+AND+%28+%2Baccess_right%3A%28free%29+%29&amp;words=preletang&amp;words=100&amp;words=140&amp;words=free?&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;Prélétang&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. Régine et Dirk seront nos nouveaux modèles tout propres, avec Delphine à qui François prête une combinaison (car notre matériel est un tas de boue...). 

Les panneaux touristiques nous apprennent que la grotte a servi d'abri à des hommes préhistoriques et de tanière à des ursus speleus. Nous allons y découvrir de très beaux polis d'ours et quelques &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://parler-francais.eklablog.com/griffade-a89144529&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;griffades&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, des graffitis. La roche est belle, avec des strates marquées qui donnent d'intéressantes lignes de fuite, de belles perspectives. Et puis c'est large, propre, même pas besoin de bottes, ni de combinaison. La journée passe vite et il faut songer au retour vers Paris.

Un grand merci aux organisateurs, François et Christophe. Nous revenons du stage motivés comme jamais. Décidés à augmenter notre parc de flashes. Satisfaits par le K200, avec son 15mm (x1,5), qui a démontré de belles aptitudes, avec l'avantage de rentrer dans un bidon étanche de 6 litres, et même de 3,5 litres (mais la valise reste plus pratique pour accéder au matériel et le ranger). Et la possibilité d'utiliser &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.focus-numerique.com/test-1244/glossaire-hyperfocale-profondeur-de-champ-presentation-caracteristiques-1.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;l'hyperfocale&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; comme une alternative à l'autofocus, très valable à f8.



En quelques mots :

Placer des flashes derrière les personnages (un pied est très utile) pour les &amp;quot;découper&amp;quot;.
Eclairer le premier plan avec deux sources croisées, plutôt en hauteur.
Cinq ou six flashes (avec déclencheurs radio) ne sont pas de trop pour mettre en lumière une scène avec deux personnages.
Pour plus de rapidité, il ne faut pas hésiter à garder l'appareil autour du cou, plutôt que de le poser sur pied. 
Ne pas placer le personnage au centre peut permettre de donner plus de vie à l'image. Surtout si le personnage est &amp;quot;en action&amp;quot;. 
Pour la photo de concrétion, ou le portrait, le flash de premier plan doit être canalisé pour limiter la zone éclairée. Pour obtenir un beau fond noir, il suffit de ne pas apporter de lumière ailleurs que sur le sujet !

Grâce au numérique, on peut corriger le cadre et l'éclairage entre deux prises de vue. Plus n'est besoin de &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.cours-photophiles.com/index.php/les-bases-techniques-photo/la-photographie-au-flash-.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;théorie&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; (toujours intéressante mais) fastidieuse...
Pour de bons résultats, mieux vaut photographier au format &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://apprendre-la-photo.fr/le-raw-quest-ce-que-cest/&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;RAW&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. L'essayer, c'est l'adopter !

Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Cuves de Sassenage - Opération +197</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=766</link>
<pubDate>Sat, 28 Sep 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&amp;quot;Quel plaisir de partir à l'aventure, d'oublier l'heure, le jour, la nuit, de se retrouver soi-même avec ses muscles, son c?ur, son cerveau devant une nature belle et hostile tout ensemble, cachant ses pièges et ses merveilles à chaque pas ! Quel plaisir de pouvoir communier dans un contact intime avec cette amie ! La Grotte n'est pas un lieu mort, c'est un être vivant auquel nous devons nous livrer ; un être à la fois doux et brutal que ses sautes d'humeur rendent dangereux.&amp;quot;

La lecture d'&amp;quot;Opération -1000&amp;quot; m'a laissée avec une formidable envie de parcourir les cuves de Sassenage et le gouffre Berger. Poser les yeux là où d'illustres explorateurs ont posé leurs pieds, poser les pieds là où des aventuriers fous ont bravé le froid, l'humidité et dépassé leurs propres limites ; vivre de l'intérieur L'aventure telle que contée dans ce livre, avec tout l'émerveillement possible, tel est mon nouveau défi. 
Le Berger est bien sûr un objectif totalement hors de ma portée (même un &amp;quot;demi-Berger&amp;quot; jusqu'à la salle des Treize) mais chatouiller les entrailles de Mélusine dans les cuves de Sassenage me paraît un bon préambule. Ça me permettra également de me mesurer à de la &amp;quot;vraie&amp;quot; spéléo, i.e. une sortie un minimum engagée, techniquement pas difficile, mais un peu longue (pour la pauvre apprentie-spéléo que je suis, n'ayant pas, avant cette sortie, passé plus de 7/8 heures sous terre).

Rendez-vous pris, nous voilà après quelques courtes heures de sommeil (la faute au travail, départ tardif de Paris, la faute à Grenoble, c'est loin de Paris), à 10h30 sur le parking de l'office de tourisme de Sassenage pour récupérer les clés. Faire une cavité sous clé est déjà tout un programme pour moi, l'excitation de l'objectif se mêlant au plaisir de rejeter les pauvres promeneurs au rang de vulgaires touristes. Nous arrivons au parking des Cuves et retrouvons Thomas, ex-Abîmes, qui est là pour une &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.groupe-speleo-vulcain.com/compte_rendus/initiation-aux-cuves-de-sassenage/&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt; initiation&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;. Préparation, habillement, blagues, 20 minutes de montée et c'est déjà l'entrée ! Le réseau touristique m'impressionne déjà, quelques marches, un éclairage digne d'un film de SF ; nous passons par la salle de l'Éboulis, puis arrivons à la salle Saint-Bruno, fin de la partie touristique. 
C'est le moment (pensons-nous), de nous séparer du groupe de &amp;quot;débutants&amp;quot; (de la part d'une &amp;quot;débutante plus&amp;quot;, le commentaire vaut peu... je l'avoue) : nous sommes motivés pour avancer, et aller jusqu'à notre objectif dans le temps imparti (la salle Carrel ou 12 heures de TPST max). 

Le départ a été un peu laborieux, nous nous sommes égarés plusieurs fois, pour nous retrouver à faire l'intégralité du parcours d'accro-grotte (assez sympa cela dit, je recommande pour vos petits neveux, cousins et autres aventuriers du dimanche), en passant des Couffinades à l'Épingle à cheveux, sans jamais prendre le Shunt... Je remercie par la même occasion Thomas, qui a du bien rire à force de nous faire tourner en bourrique... 
Bref, nous voilà, après quelques péripéties, et un peu de temps passé, bientôt dans la Salle à manger. Les choses sérieuses peuvent commencer, et Patrice jure qu'on ne se perdra plus. 
Nous avançons donc en rythme de croisière, en passant successivement des puits remontants, des ressauts, des escalades, des mains courantes, le tout est plutôt bien équipé, en tout cas au début ; nous croiserons plus loin quelques cordes abîmées avec des beaux n?uds au milieu (ouuuhhh le passage de n?ud...). Nous passons la salle des Cascades, puis rapidement le Plan d'eau du câble, un plan d'eau que nous traversons sur un câble (!) avant d'arriver au puits Lavigne. Une fois en bas (corde un peu courte mais bon, avec des grands comme nous, pas de soucis), nous devons affronter notre première étroiture. Il nous a manqué un appareil photo, Aurélien essaye, se coince, ressort, peste... Patrice prend la suite, essaye, se coince, ressort, peste... je commence à m'inquiéter, (&amp;quot;non mais les gars, je passerai jamais avec mes hanches&amp;quot;, et LA réponse rassurante &amp;quot;non mais au pire tu la tires&amp;quot;.... euh, je suis plutôt salade que sandwich personnellement...) avant que (oui, nous avons réfléchi, parce qu'une étroiture si méchante, ça serait quand même mentionné explicitement, non ?), nous découvrions que le passage se situait un peu au-dessus et était, certes, étroit, mais tout à fait praticable (sans les mains !). Nous avons perdu un peu d'énergie, mais nous pouvons continuer par la rivière des Benjamins. 
Le spectacle est de plus en plus magique, entre la rivière, les diaclases, les gours, les marmites, les cascades... je suis émerveillée à chaque pas, nous passons successivement des blocs, du sable, de la boue, de l'eau, des puits, des ressauts... c'est très varié et chaque pas de plus dans cette cavité est un enchantement. C'est époustouflant, je suis très émue par un si beau spectacle, même si mes camarades de jeu n'entendent que &amp;quot;fait chier&amp;quot;, &amp;quot;corde coincée&amp;quot;, &amp;quot;là aussi, c'est descendeur en zéro ?&amp;quot;, &amp;quot;ta gueule&amp;quot; (oui bah fallait pas chanter), &amp;quot;merdeeuuuu, une main courante aérienne&amp;quot;, j'essaie de graver toutes ces images dans ma tête, parce que c'est simplement beau. Quelque part, je suis heureuse d'être une &amp;quot;grotteuse&amp;quot;, les gens ne se rendent pas compte de ce qu'ils ratent (tant mieux ?). 
La salle Lafforge nous offre une pause casse-croûte bien méritée (ça doit faire 5 heures que nous sommes sous terre), avec en prime un café bien chaud, offert par Patrice et son réchaud. Après une bonne demi-heure de pause, nous voilà repartis de diaclases en marmites, de vires en gours et après le puits des Trois cloques, nous hâtons le pas vers la chatière Maho. Mr Lismonde mentionnait un terrible passage dans le sable... et bien, c'était plutôt aisé, quelques spéléos avisés ayant dû creuser avant nous. La rivière nous offre des paysages superbes (je suis à court de qualificatifs), avec des bassins, des marmites, jusqu'à la cascade Jacqueline. C'est grandiose. Le pas Carrel au dessus de cette cascade incroyable est un moment de pur bonheur (bon, même si ça s'est pas trop vu quand il a fallu faire le fameux grrraaannnnddd pas), et nous poursuivons notre progression. 
Un dernier puits à la salle des Trois m'indique bien que je suis fatiguée (la jambe gauche étant en train de râler...),  et nous nous arrêtons un peu plus loin dans la Galerie fossile des Trois. Nous étions de toute façon presque à court de temps (ça faisait un peu plus de 7 heures de TPST), mais la déception est grande de ne pas aller jusqu'à l'objectif, pour moi, et pour mes compagnons d'infortune, qui ont encore de l'énergie à revendre. Cela veut aussi dire que nous avons été plutôt lents (et ça c'est grâce à moi :'( ouinnnn) et c'est tellement dommage de ne pas aller voir plus, c'est tellement beau, c'est tellement excitant... j'ai envie de pleurer.
Philosophe, Aurélien se joint à moi en disant &amp;quot;vous savez ce qu'il y a de plus beau dans cette cavité ?&amp;quot;... suspens et réponse de Patrice : &amp;quot;oui c'est moi !&amp;quot;... bon, bah, on va y aller hein... 

Le retour se passe sans encombre, j'ai au départ envie de m'empaler dans chaque bout de silex qui dépasse mais j'essaie de profiter du paysage, car qui dit retour, dit &amp;quot;au revoir la grotte&amp;quot;, et je ne suis pas bien sûre de quand je vais revenir. À partir de la Salle à manger, je commence vraiment à fatiguer, et je suis contente de retrouver la salle Saint-Bruno. Je profite de mes derniers instants dans cette grotte, nous avons les lumières et le silence pour nous, comme dernier cadeau des Cuves. Nous sortons après 11h30 de TPST, j'ai des étoiles dans la tête, et qu'une seule envie, y retourner, et cette fois, jusqu'au bout !

&amp;quot;D'un geste las, je viens de jeter mon sac à terre. Quels efforts il faut fournir, quel dur chemin il faut gravir pour nous livrer à notre sport favori !&amp;quot;


Delphine</description>
</item>

<item>
<title>C'est la rentrée</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=759</link>
<pubDate>Sun, 15 Sep 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous devenons des &amp;quot;pros&amp;quot; de la météo. Après nos excursions à Gournier, au Verneau et à la Diau, nous réussissons notre premier Puiselet de la nouvelle saison en choisissant le dimanche. La veille, nous aurions été trempés jusqu'aux os. Au lieu de cela, ciel bleu et soleil nous accueillent.

Delphine et moi équipons la falaise pendant que Sylvain explique à Laura le fonctionnement du matériel. Ils enchainent descentes, plein pot, avec fractio, puis déviation. Puis vient la montée. Laura se montre à l'aise, tandis que Sylvain rééduque sa jambe depuis peu libérée du plâtre.

Il est l'heure de manger, et sortir le gâteau au chocolat &amp;quot;pâtissé&amp;quot; la veille, pour accompagner le café. Les exercices reprennent, toujours sous le soleil. Delphine et moi nous lançons dans les dégagements, histoire de pratiquer avant le stage perf. Laura s'essaye à l'alternatif. 

Notre petit groupe a été efficace. Du coup, il est encore tôt lorsque nous décidons de plier bagage. Mais pas assez toutefois pour éviter les bouchons.

Une bien belle journée.

Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Diau : une équipe de choc et un boulet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=757</link>
<pubDate>Sat, 07 Sep 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description> 
Départ pour la Diau avec une équipe composée d?une instructrice canyon, d?un conseiller technique qui connaît parfaitement le massif, d?un instructeur spéléo, de deux moniteurs spéléo et d?un jeune boulet qui a pu assister à l?évènement uniquement car il a des contacts ! 
La sortie a pour but de se faire plaisir, certes mais aussi de mettre en place un certain nombre de broches et d?amarrages chainés pour renouveler l?équipement en place qui a mal vieilli.
L?idée initiale de faire du camping a été abandonnée très rapidement et Philippe, Delphine et moi-même avons logé chez la douce et tendre Laurence qui nous a gentiment invités chez elle ! Logement noté 2 étoiles et demi car, malgré l?omniprésence de nourritures étranges, la décoration et le confort sont royaux.
 
Réveil samedi matin à 5h30, nous retrouvons Manu et Jeff sur le parking, laissons deux voitures à la sortie de la traversée et montons avec deux autres vers l?entrée. Marche d?approche d?un peu plus d?une heure avec des paysages de toute beauté ! Nous trouvons l?entrée du trou sans difficulté et j?entreprends l?équipement du premier puits des trois bêtas (nommé ainsi car celui qui est descendu en premier l?a fait alors que trois de ses collèges se foutaient de lui car ils trouvaient l?entrée trop étroite et pensaient que cela n?aboutirait à rien).
Grosse erreur que de laisser le jeune boulet équiper les rappels du P88 avec frottements et déviations? Ce fut un baptême épicé? Ambiance.
Premier puits rappelé sans difficulté, le second avec la déviation? C?est une autre histoire? Je mets en place une corde de 8mm pour tirer le rappel sur la corde en place. Je passe par la dév' et me longe au relais suivant. Descente lente en écartant bien les deux brins de corde de manière à ce qu?ils ne s?emmêlent pas. Arrivé au frac', je me longe et entreprends de tirer le rappel.
1 ère leçon du boulet :
Une corde de 8mm, c?est élastique. Après avoir bien forcé, le rappel a commencé et se déroulait sans encombre jusqu?au milieu où ça a bloqué? Après avoir passé vingt bonnes minutes à tirer dessus de toutes les façons possibles, à remonter dessus avec les bloqueurs en restant longé au relais et en sautant comme pas possible, rien à faire : j?étais là, comme un con et le stress commençait à monter !
Delphine entreprend de remonter pour se mettre en poids sur la corde avec moi, quand j?essaye une dernière fois de tirer en mode bourrin amélioré, la tête à l?envers en poussant avec les pieds sur les parois et là : Paf ! Ça c?est débloqué ! Grand moment de soulagement, le reste de la descente du puits se fait sans problème mais j?arrive en bas avec les bras un peu entamés !
C?est là que Laurence prend la relève ! Son âge avancé et son expérience nous permettent d?augmenter le rythme. 

On pose deux broches pour installer une main courante plus longue mais un gros doute nous assaille sur ce grand puits auquel on accède par une main courante très casse-gueule qui mériterait d?être équipée en fixe.
Philippe : c?est un P63 ? On a quoi comme plus grande longueur de corde ? 
Réponse : 50 mètres...
Là, grand moment d'hésitation pour tout le monde... 
En fait, le puits est fractionné à -15m. Soulagement....

Nous arrivons rapidement sur la partie que nous avons prévu de rééquiper.
Avec un travail d?équipe hors du commun et après s?être rendu compte qu?un certain boulet avait percé avec le foret de 10 au lieu de 12, nous avons posé dix broches et trois relais chainés.

Nous arrivons enfin en bas du puits des Échos.
Nous mettons les néoprènes et avons le droit à une excellente blague de Jeff accompagnée de son imitation très réussie du légendaire Louis de Funès. Je continue d?en prendre plein la tête et de me faire tailler par tout le monde pour le plus grand bonheur de Mamie Laurence qui s?en donne aussi à c?ur joie, très heureuse d?avoir trouvé des alliés de choix ! Même Jeff s?est pris au jeu et s?est transformé en machine à tailler ! Je vais vraiment devoir penser à trouver de nouvelles personnes avec qui sortir !
 
On s?organise de la manière suivante (appelée technique de la partouze, deux hommes devant, deux hommes derrière et deux filles au milieu) pour les puits suivants qui s?enchainent :
Manu et moi-même à l?avant pour trouver et équiper les puits
Delphine et Laurence au milieu pour faire passer efficacement le matériel
Jeff et Philippe à l?arrière pour le déséquipement
 
La stratégie paye et nous progressons rapidement en étant éblouis par la beauté de la cavité et notamment de ses méandres tapissés de coups de gouges à couper le souffle !
Nous finissons sur la rivière très jolie et équipée par des câbles métalliques, des chaines métalliques et des échelles métalliques...
Nous sortons à 22h du trou, retournons aux voiture en 30 minutes environ pour savourer un gâteau au chocolat (réussi pour une fois par Mamie Laurence), faisons une dernière navette avant de se dire au revoir et de rentrer déguster une bière bien méritée accompagnée d?une bonne plâtrée de pâtes pour se coucher à 3h du matin.
 
A retenir : Traversée magnifique à faire et refaire sans hésitation. Réservée cependant à des spéléos aguerris avec une trentaine de rappels à enchaîner et des équipements très vétustes pour l?instant à certains endroits. Il faudrait continuer le rééquipement.


Patrice</description>
</item>

<item>
<title>Traversée du Verneau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=756</link>
<pubDate>Sat, 31 Aug 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après deux reports cet été, nous avons enfin un créneau météo favorable pour faire la traversée. La préparation est plus succincte que la première fois : cette traversée est un peu démystifiée.
Je contacte Manu du CDS 25 pour vérifier qu'il n'y a pas de problème connu et il nous demande de participer au rééquipement. Le brochage est fait, il n'y a plus qu'à équiper les cordes dans le collecteur. Malheureusement, nous n'arriverons pas à récupérer le matériel disséminé aux quatre coins du département.

Levés à 6h30, nous ne rentrons sous terre qu'à 9h, avec deux kits de cordes pour les puits d'entrée et chacun un sherpa, plus ou moins petit. Trois quarts d'heure après, les deux kits de cordes sont installés et nous prenons notre rythme de croisière. Pas trop rapide dans le méandre pour ne pas se cramer. Manu découvre ce fameux méandre et peste un peu avec son gros kit plein de Néoprène. Tout cela avance gentiment. Pause à la salle Machin pour mettre les bas de Néoprène. 
Le collecteur côté Biefs nous apparait sous un nouveau jour, avec toutes nos lampes... C'est presque une nouvelle cavité. 
Arrivés à la voute basse mouillante dans le collecteur, la corde à noeuds ne nous inspire pas trop et nous sommes trois à faire un grand plouf, dans une eau pas si fraîche. Ensuite, il faut quand même conserver un certain rythme pour ne pas se refroidir. Je pars aussitôt remonter la cheminée des Dentelles et j'attends, derrière le tube en U, que le groupe arrive. Pause casse-croûte d'une heure environ. 
Nous repartons dans les zones paumatoires... où il suffit en fait d'aller tout droit... Difficile de comprendre ce qui nous est passé par la tête il y a trois ans... On retrouve très facilement le collecteur via une vieille corde toute moche accompagnée de belles broches esseulées.
On hésite un peu devant la trémie qui barre le collecteur. On cherche les difficultés d'itinéraires mais, ayant mémorisé tous les points clé, il ne nous reste plus que des portions toutes droites à parcourir. 
Pas tout à fait quand même : on a réussi à prendre une galerie mal équipée, boueuse et qui part au nord. Le demi-tour s'impose assez naturellement. 
On parvient finalement à la jonction 95 puis nous revêtons nos vestes Néoprène. Les approches sont différentes : Aurélien teste un haut en Néoprène 2 mm, Manu a une veste de plongée antique, Vladimir une veste de plongée du club étique, tandis que Philippe et moi testons nos peaux de requin (Sharkskin). L'étiage est très prononcé, on nage très peu et on marche longtemps dans ce magnifique collecteur. Curieusement, je ne me souviens que de la partie où l'on nage, du bassin merdique et des cordes. Peut-être, car il suffit d'aller tout droit entre ces obstacles ? 
On s'en met plein les mirettes. On sent le travail de l'eau sur la roche, c'est magnifique. Plus en hauteur, nos lampes révèlent des champs de fistuleuses, de grosses coulées colorées, des planchers stalagmitiques. C'est très très beau et ça dure assez longtemps.
Arrivés à la salle du Bon negro, Vladimir et Manu demandent grâce : ils n'en peuvent plus de leur attirail de plongée. Les trois autres auraient bien continué jusqu'à la sortie comme ça, mais nous sommes solidaires de leurs souffrances.... Changement de tenue et plaisir intense de remettre une sous-combinaison humide et une combinaison trempée. On ne chôme pas mais on prend le temps d'admirer cette salle époustouflante. 
Pas encore réchauffés de notre changement de tenue, nous devons retourner dans le collecteur avec plus ou moins de bonne volonté. Les salles s'enchaînent avec un détour par la salle Belauce pas vraiment maitrisé. Le carrefour avec la galerie des Aiguilles est presque sec : la boue nous arrive seulement à mi-mollet. Et voici l'Oreille, la salle Nanette, la galerie des Marmites et sa désescalade foireuse, la vire au-dessus du plan d'eau dont on voit le fond (!), les rampings de Baudin, appréciés par Vladimir, et nous sommes dehors !
Il est 22h30, il fait encore chaud, toutes les odeurs du bois nous assaillent. 
Waouh... Contents d'être là, une chouette virée.

Une dernière descente vers le village et la voiture, nous filons manger le chili con carne préparé la veille en éclusant toute la production brassicole de Manu. 
Et... au lit !

Le lendemain, pendant qu'Aurélien, Philippe et moi lavons tout l'attirail dans le Lison, Vladimir et Manu déséquipent les Biefs.


Et déjà, envie d'y retourner... Faire des photos avec un appareil digne de ce nom ? Passer le siphon avec une cagoule et un masque ? À méditer...


Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Gournier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=754</link>
<pubDate>Sat, 17 Aug 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>ou &lt;i&gt;la revanche des kits&lt;/i&gt;

 
Après deux jours de &amp;quot;préparation&amp;quot;, nous voilà fin prêts. Réveil à 6h30, les kits sont préparés de la veille : nous arrivons au porche à 8h30. J?entreprends la traversée du lac avec, dans mon embarcation, deux kits : un kit d?équipement avec cordes et amarrages nommé le &lt;i&gt;first vengeur&lt;/i&gt; et mon kit de progression nommé le &lt;i&gt;second vengeur&lt;/i&gt;. Arrivé au pied de l?escalade, j?essaye d?attacher le bateau histoire de débarquer et de ne pas escalader avec deux kits? C?est à ce moment précis que je me rends compte que le &lt;i&gt;first vengeur&lt;/i&gt; est sournoisement en train de couler? J?essaye de le rattraper, mais je suis trop court? Je me jette à l?eau? Ça pique mais je suis encore trop court?

Opération de sauvetage numéro 1 :
J?utilise une dyneema pour attacher ma Scurion à une stalagmite histoire de voir le fond de l?eau : le kit est posé à 3 mètres de profondeur environ? La plongée est rafraichissante, sans Néoprène. Mais le sauvetage est réussi. J'ai récupéré corde et amarrages et je peux me lancer dans l'équipement de la vire, sur broches et lunules, avec quelques points à poser avec vigilance.
 
Nous entreprenons enfin la marche dans la partie fossile afin de rejoindre la rivière. Arrivés à l?entrée de celle-ci, nous mettons nos pantalons Néoprène et descendons dans l'actif. Progression tranquille, des barreaux ont été mis en place et nous n'avons besoin de rééquiper que la fin d'une vire sur un méandre remontant en haut d'une cascade.
Le premier obstacle important se présente : la cascade de 12, équipée hors crue avec une longue vire. C?est là que le &lt;i&gt;second vengeur&lt;/i&gt; décide de se faire la malle (porte matériel qui s?arrache, honte à moi!).

Opération de sauvetage numéro 2 :
Le kit à sauver est échoué au milieu de la cascade, en-dessous de la vire? Avec Philippe, nous mettons en place une corde en laissant un n?ud au bout car il y avait pas mal de vide derrière. Je descends lentement sur la corde déviée par la longe de Philippe. À moitié sous la cascade, j'attrape le kit du bout des doigts. Il faut maintenant faire une conversion les yeux fermés dans les embruns. C?est dans ces moments-là qu?on se rend compte de l?importance de toujours avoir son matériel à portée de main et de savoir le retrouver aisément?

La progression reprend, rythmée par un shunt à trouver côté gauche en hauteur (signalé par une corde en place à utiliser avec prudence). Nous voici à la salle Chevalier dont nous commençons l?ascension. L?équipement dès lors est moins récent, nous passons sur des cordes raboutées, des amarrages plus incertains. Bref, la progression se fait délicatement. 
 
Nous mangeons après cette montée et continuons vers le siphon 1. Philippe rééquipe une corde bien tonchée dont il ne restait que quatre torons. Puis nous trouvons une corde que nous grimpons? Pour déboucher sur ce qui semble un vieux bivouac de plongeurs. Au bout de cette petite galerie, une autre corde permet de redescendre. Delphine passe la première, tout dou-ce-ment sur cet équipement des moins pratiques et des plus vétustes. S'ensuivent quelques minutes de flottement, jusqu'à ce que nous comprenions que Delphine nous dit de ne pas la suivre. Nous avons fait marche arrière sans nous en rendre compte ! Demi-tour donc, sur un spit un peu ancien, en descendant très délicatement et en serrant les fesses !

Il fallait continuer en bas, nager jusqu?au siphon pour y trouver une corde qui pend? Mieux vaut préparer son matériel avant de commencer la nage, car il n'y a pas pied ! 
Derrière le siphon 1, nous progressons dans une rivière magnifique, parsemée de quelques escalades et cordes à remonter. Après moins de 10 heures de crapahut, nous arrivons sur le siphon 2, devant une escalade un peu merdique et nous décidons d?entamer le retour.

Retour sans péripétie, réalisé en 6 heures avec un repas au même endroit qu?à l?aller. Le déséquipement de la vire se fait avec de petits rappels en auto-moulinette et Philippe ne manque pas de me jouer un tour pour se venger de mon incompétences avec les kits : il attache la corde de descente à un rocher pour que je doive ressortir toute la corde enkitée lors du déséquipement de la vire pour équiper mon rappel !
Sortis du trou vers minuit, nous rencontrons nombre de crapauds de plus de 700 grammes sur la marche du retour, puis nous arrivons au camping, fatigués et heureux, avec des souvenirs pleins la tête !

C?est sûr, nous y retournerons !

Patrice</description>
</item>

<item>
<title>La traversée des pirates</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=753</link>
<pubDate>Fri, 16 Aug 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>aussi connue comme la &lt;i&gt;traversée du Ranc de l'abbé&lt;/i&gt;

J'ai repéré dans &lt;i&gt;À travers le karst&lt;/i&gt; une courte traversée, au bout d'une longue et belle balade sur les hauts plateaux. Le programme idéal pour notre deuxième journée, avant de tourner nos pas vers Gournier. Nous emmenons l'appareil photo, le matos, quelques nouilles... et puis surtout boussole, carte IGN, GPS, altimètre, descriptifs, photos des entrées, etc. car la drôlesse est réputée d'accès difficile.

Le départ de la balade est le golf de Corrençon. 18 trous mais pas de première en vue... Il faut suivre un GR, et un autre, à moins qu'un autre encore... Bref, nous errons dans la forêt de coupe en sentier de débardage, égarés. GPS, point topo reporté sur la carte, nous rectifions, bartassons dans la forêt et retrouvons la bonne piste. 

Il était temps ! Car quelques centaines de mètres plus loin, nous voilà nez à nez avec Matthieu, un ancien Abimé, que nous retrouvons avec plaisir. Papotage depuis tout ce temps : 
- &amp;quot;Oui, le Vercors, c'est vraiment beau. Je pensais à toi en arrivant ici.&amp;quot; 
- &amp;quot;J'ai hésité à reprendre contact avec le club il y a un an.&amp;quot; 
- &amp;quot;La traversée des pirates ? On avait essayé avec Marc mais on ne l'a jamais trouvée...&amp;quot;
Et papati, et patata. Très sympa de se croiser comme cela, sur les hauts plateaux du Vercors, bien sûr... 

Nous reprenons notre chemin, ou plutôt nous faisons demi-tour pour quitter le chemin et suivre un balisage typiquement spéléo, sûrement vers le camp spéléo organisé chaque été sur les hauts plateaux. Le GPS et les indications d'ALTK nous permettent de trouver facilement l'entrée basse de la traversée, étonnante dans ce paysage : un petit porche. 
Pour l'entrée haute, c'est nettement plus compliqué : les coordonnées sont fausses, le descriptif imprécis. Philippe, inspiré, suit des cairns, mais certains seulement ... qui le mènent, loin, trop loin, dans une clairière qui n'en est pas une, devant un ensemble de trois petits puits. Bref, ça ne correspond à rien mais ... c'est là, il en est sûr. Et de fait, entrés par ce puits, nous ressortons quarante minutes plus tard par le porche.

J'avais bien regardé sur internet si je trouvais quelque compte-rendu. Ce silence aurait dû me mettre la puce à l'oreille. En fait, c'est surtout la balade qui nous a déçus : entièrement dans la forêt, nous n'avons pas eu de vues dégagées sur les crêtes et les hauts plateaux.

Mais somme toute, une bonne journée puisque nous avons rencontré Matthieu.


Delphine</description>
</item>

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<title>Grotte Favot</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=752</link>
<pubDate>Thu, 15 Aug 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un étiage estival et une situation météo très stable nous ouvrent de larges perspectives. Dans quelle rivière pourrions-nous aller ?
La Diau, le Verneau, Gournier, Bury ?... Nous jetons notre dévolu sur le Vercors. Envie de (re)voir des montagnes. L'objectif du week-end sera donc Gournier, qu'aimait tant Bronto.

Nous échouons au camping municipal de Choranche, idéal par sa position, ses équipements, son ombrage. Nous y rejoignons Alex, Jean et leurs amis. Au matin, nous complétons notre installation, et partons à la Chapelle faire le marché. Nous y trouvons le très excellent miel de chataigner de Cécile Jaouen (la miellerie Vertaco). 

En fin d'après-midi, nous attaquons la grimpette qui mène à la grotte Favot. Le chemin est bien tracé, tout tout droit dans la pente. Nous arrivons suants devant le porche. Là, c'est une grosse déception :  voici un porche poussiéreux, ébouleux, bas, plutôt moche... Ça ne ressemble pas du tout aux photos !

Nous séchons un peu avant de nous changer, sauf Patrice qui a trop chaud. Nous nous engageons dans un ramping, et surprise, nous ressortons au jour et là, devant nos yeux enfin, LA galerie de Favot. Une conduite forcée descendante (ou &lt;a href =http://www.sgcaf.fr/?p=999 target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;remontante ??&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;) d'une allure folle.
Philippe commence à photographier et rapidement, le soleil pénètre dans la cavité. Ça complique les photos mais ces jeux de lumière sont un régal pour les yeux, renouvelant constamment la perception de la cavité.

On n'a pas pris de corde, ce qui semble beaucoup inquiéter le groupe que nous croisons. À moins que ce soit l'accoutrement de Patrice qui fasse peu sérieux ? J'essaye de donner le change mais ils sont formels : sans corde, ce n'est pas possible. Mais nous sommes des êtres exceptionnels... 
;-D

Plus bas, la galerie tourne à 90° puis nous emmène jusqu'au Grand dôme. De belles concrétions s'épanouissent dans cette grande salle, percée d'un puits que nous ne descendrons pas sans corde, même Patrice... Encore quelques photos, et nous concluons cette belle balade qui met en évidence la question du &lt;a href =http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1945_num_33_1_5180 target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;niveau de base&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.


Delphine &amp; Philippe</description>
</item>

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<title>Urologue désobé</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=798</link>
<pubDate>Sat, 20 Jul 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Mercredi 24 juillet :
Arrivée par le train à 20h, un peu de difficultés à se retrouver avec Fabien et Gaëtan, en effet  quatre sorties pour la gare de Dijon ville, capitale de la Bourgogne !!
Au gîte, nous retrouvons Sam et Arnaud sagement assis à finir la topo de la désob et pas encore remis de leur découverte du jour de la &amp;quot;fameuse&amp;quot; trémie? L'objectif est donné, &amp;quot;demain, on fait tomber la trémie !&amp;quot;? 
Quelques instants plus tard, un vrombissement : c'est la Cravomobile qui pétarade joyeusement avec ses usagers composés de Cindy, Ana et JPC (vous remarquerez, qu'il est toujours entouré de jolies filles..) contents de leur sortie spéléo au trou percé.
Le groupe au complet, l'apéro continue, chacun décrivant sa journée. 
Cindy accompagne sa bonne côte de b?uf faite avec la délicatesse légendaire de Fabien, d'un bon jus d'orange pressé. Le ventre plein, parée pour la route, la demoiselle s'en retourne vers Panam.

Jeudi 25 juillet :
Lever progressif des conquérants : un premier exploit : Gaëtan se lève avant midi.
Nous partons tous à la grotte, à l'exception de Fabien et Gaëtan partis au défrichage, avec pour but d'aller plus loin que la trémie. Ana et Arnaud lavent d'abord le matos à la rivière du Suzon avant de nous rejoindre.
Une nouvelle journée, une nouvelle équipière pour la désob. En effet, je découvre les rudiments de cette activité qui, j'avoue, génère une sorte de palpitation. JPC semble être le plus acharné. Des bacs de blocs continuent de s'empiler devant. On passe l'endoscope, à droite puis à gauche.
Fin de la séance : rappelés par l'autre équipe, nous avons RDV à la salle des fêtes. Nous replions nos bagages avec un petit gout d'amertume de ne pas avoir atteint notre objectif? Soirée débutant par un bon concert : c'est la farandole d'instruments ; guitare, violon, hautbois, clarinette, flûte, contrebasse, mandoline,? Nous passons à l'apéro dinatoire. 
Retour au gite, l'alcool local semble avoir eu raison de certain.

Vendredi 26 juillet : 
Recomposition des équipes mixtes. Ana va à la desob avec les autres et Loan rejoint Fab et Gaëtan pour l'élagage du mur. Encore une découverte pour la demoiselle : travail en hauteur à l'arrachage de tout le lierre, entre autres. La préparation est minutieuse, système de palan grâce à des planches croisées et tendues par traction de cordes attachées au tracteur. Il ne faut pas s'appuyer sur le mur en ruine. Pas facile de scier un tronc d'arbre en suspension à un baudrier. On se reçoit plein de saletés de tous genres.  Je réalise l'énorme boulot abattu par Fabien durant cette semaine. Mais arracher du &amp;quot;vert&amp;quot;, ça doit quand même lui plaire.
Les autres nous contactent à l'aide du talkie-walkie. Ils arrivent en trombe afin de constater notre travail. Eux ont réussi à purger la trémie. Bravo !

Samedi 27 juillet : 
L'équipe pour la désob est d'autant plus motivée que c'est le dernier jour. Ana, Fabien et Loan partent pour la Combe aux prêtres. Les filles enkitent, Fabien supervise. Loan équipe l'entrée. Évolution dans la cavité vers la nouvelle galerie fossile que personne n'a encore vue, équipée d'une cordelette fixe. Fabien arrive, après plusieurs tentatives, à installer le système de moulinette. Il monte, rééquipe avec notre nouvelle corde car l'équipement en place est douteux. Nous lui emboitons le pas : découverte de multiples galeries boueuses. Stoppés par des puits nécessitant de la corde que nous n'avions pas, nous rebroussons chemin. 
On découvre avec Ana le réseau Ben, fort sympathique ainsi que les sapins d'argile. 
Diner en compagnie de nos Hôtes, la famille Couturier. Chacun conte ses expériences. 

Dimanche 28 juillet : 
Rangement et nettoyage sous une pluie torrentielle (j'exagère un peu..:-) Le camp se termine. 

J'ajouterai : moralité de ce camp : &amp;quot; tout ce qui est inutile, devient nécessaire, voire indispensable&amp;quot;.

Loan</description>
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<title>Stage canyon SFP2</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=750</link>
<pubDate>Mon, 15 Jul 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage canyon SFP2 à Annot (04)

Nous étions quatre stagiaires en SFP2 et quatre stagiaires en SFP1.
SFP1 : stage de formation technique canyon de niveau 1, préparation aux tests techniques de l?initiateur canyon.
SFP2 : stage de formation technique canyon de niveau 2, préparation aux tests techniques du  monitorat canyon.
Niveau météo : des prévisions orageuses toute la semaine. 
Localisation : gîte de Roncharel au-dessus d?Annot


?	Lundi  15/07 : canyon le ravin de Saint-Jean

C'est un petit canyon avec pas mal de petites cascades à équiper, décor agréable, eau propre et pas froide. Cela va permettre aux encadrants de nous tester et de mettre en ?uvre différentes techniques :
- Main courante simple et multi points
- Débrayable : 8 en butée, ½ cabestan
- Déviations et déviations largables
- Rappel guidé en boucle, remontée sur rappel guidé.
- Pose de broches
- Remontée sous cascade : au Valdôtain et huit

?	Mardi 16/07 : Falaise + eau vive

Le matin, direction les falaises d'Annot, pour travailler les techniques de remontée sur corde (aux bloqueurs, avec un Valdôtain), le décrochement d'équipier, descente et remontée sur corde tendue à double.
L'après-midi, direction les gorges de Daluis, au niveau du « pont de la mariée » pour faire de l'eau vive dans le Var.
Nous verrons différentes techniques d?eau vive : la tortue, le flotting, le lancer d'une corde de sécu, le coupé de corde tête sous l'eau et dans le courant et la mise en place d?un guide pour traverser la rivière.

?	Mercredi 17/07 : ravin de Gilette

Suite aux prévisions orageuses, cela sera du canyon sec. Après 1h30 de marche d?approche en plein soleil. Une douche orageuse au départ du canyon. Ce canyon permet de mettre en pratique les techniques de grandes verticales. Les deux dernières cascades sont belles.

?	Jeudi 18/07 : Font de Barbin  +  Mainmorte

Les prévisions orageuses étant persistantes, direction les gorges du Verdon.
Le programme l?amont de Font de Barbin avec une cascade de 105m (canyon sec) puis rejoindre les perf1 dans Mainmorte (canyon sec) et de remonter par la viacorda car le débit du Verdon ne permettait pas de le descendre en flotting (13m3/s).

?	Vendredi 19/07 : clue d'Amen + secourisme

Matin : ayant un créneau météo favorable, cela sera les cascades finales de la clue d?Amen.
Superbe canyon dans la pélite (roche rouge) dans les gorges de Daluis. C'est un canyon aquatique et engagé. 

L'après-midi est mise à profit au gîte pour travailler les techniques d'auto-secours : pose d'attèle, construction point chaud, brancard de fortune ??..

?	Samedi 20/07 : vallon de l'Imberguet

Dernier jour, Jacqueline nous emmène au canyon de l'Imberguet, dans la vallée de la Vésubie. 
Enfin un canyon très aquatique, avec des sauts, des toboggans et en plus très beau. C?était une belle conclusion de stage.</description>
</item>

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<title>Les bains de pieds, vous les préférez chauds ou froids ?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=751</link>
<pubDate>Sat, 13 Jul 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette année aussi, une délégation d'Abimés s'est rendue au Marguareis. Sept dignes représentants du club, tous plus motivés les uns que les autres. Car, de la motivation, il en fallait cet été : piste fermée de Tende et de Monesi pour cause de travaux de réfection (enfin...), avec un névé persistant côté Monesi (qui sera explosé quelques jours plus tard).

Alors l'accès s'est fait à pieds depuis le col de Tende : quinze kilomètres, chargés comme des mules = quatre heures de marche quand on n'est pas trop chargé, pas trop fatigué et sur le bon chemin. Sinon, ça peut monter à six heures trente voire même huit heures (avec un GPS qui s'arrête à la frontière...).

Philippe et moi, premiers arrivés, sommes accueillis, guidés et aidés par Dom' qui nous attend au col de Tende. Un orage violent vient ponctuer le début de notre premier portage, nous offrant un court aperçu sur les lumières de l'enfer. Arrivée de nuit au refuge Martel, un peu moulus.

Il faut repartir le lendemain car la voiture est loin d'être vidée :
. aller au col de Tende avec un sac vide soit quinze kilomètres 
. et en revenir avec un sac plein, soit quinze kilomètres. 
Les plus forts en calcul mental auront réussi cette difficile addition : trente kilomètres dans la journée, à pieds et sur une piste caillouteuse.
Pour acheminer le matériel collectif, les affaires personnelles et les vivres pour quinze jours, nous aurons eu besoin de faire trois voyages avec une charge de vingt kilos en moyenne. Soit quatre jours consacrés à la mise en place du camp... 

Avec tous ces efforts et sans préparation spécifique, nos pieds sont au supplice. Sur le conseil de Jo, nous essayons les bains de pieds. Eau chaude ou froide, avec ou sans sel, petite ou grande bassine, etc. Toutes ces essais sont couronnés de succès. Il nous reste à essayer le bain écossais : une bassine à l'eau chaude et une bassine à l'eau froide en alternance pour chaque pied.
;-)

Après les bains de pieds, il est temps de se tourner vers d'autres objectifs : explorer les cavités en première ou en classique, prospecter et désober, s'en mettre plein la vue... Mission accomplie, au moins en partie,  car nous avions tout de même moins de matériel, moins de temps, moins d'énergie. Belles premières à l'Ail en escalade, désob commencée au Saint Loïc, traditionnelle visite à Labassa avec Laurent jusqu'à -300.

Le temps fut radieux la deuxième semaine. Et nous avons profité d'une nature attardée qui offrait en juillet ses plus belles fleurs de juin : rhododendrons, orchidées, lys... tapissant l'itinéraire maintes fois emprunté du col de Tende au refuge...
Et râlé contre ces 4x4 venus nous narguer dès le névé parti. Car les travaux n'avaient toujours pas démarré à notre départ !

Il y eut encore les succulentes omelettes aux épinards sauvages de Shirley et Pierre. Montés à pieds, puis revenus en voiture. Nous leur confierons nos sacs et quitterons le Margua, le coeur un peu lourd mais les sacs légers. Mais c'est là une autre histoire... :-(

A l'année prochaine, avec les voitures..!


Delphine &amp; Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Gratte-moi le dos...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=748</link>
<pubDate>Sat, 29 Jun 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ressaut 6 de Strasbourg
Ressaut 7 de Laine
Un siphon au fond du puits des Marionnettes
Salle Pétrière
Les gours d'Ain
Galerie de la boue d'Ain
Manken'puits
Puits Ramyde
Puits Rana
Puits sans lit
Salle de la Faim avec sa dalle en pente...

Ou l'art du pet contré et du jeu de mot foireux...
Bref, vous l'avez compris, nous sommes allés à la grotte Moilda. 

Une météo maussade nous a conduits à abandonner notre projet de traversée du Verneau. Nous ne sommes que trois rescapés de la fine équipe de quinze personnes qui voulait traverser ce week-end. 
Le samedi matin, il pleut comme vache qui pisse et on pourrait se demander s'ils n'ont pas eu raison de rester au coin du feu... 

Sous une pluie battante, Patrice et Philippe s'engagent dans la cavité avec trois kits plus la corde du puits d'entrée. Ayant des courses à faire, je rentre sous terre trois heures plus tard avec le dernier kit. La pluie a presque cessé. 
Ça fait très longtemps que je n'ai pas grotté toute seule. Je n'aime pas cela. Et curieusement, aujourd'hui, cela me rappelle la plongée souterraine : la cavité est relativement simple et facile mais la solitude permet et nécessite une concentration absolue, assez exaltante. Les sens sont exacerbés et tout geste, mouvement prend une dimension incroyable.
Arrivée à la salle Molière, un bruit sympathique : je les entends équiper deux puits plus loin. Ils ont pris leur temps pour ne pas aller trop loin en m'attendant. Et puis, Patrice a oublié ses gants et il n'a pas sa clé à cliquet et la cavité n'est pas brochée. Bref, aujourd'hui, on ne va pas taper le record de rapidité. Voire même, on va devoir attendre pendant que Patrice équipe !... J'en ai perdu l'habitude... 
Le froid me gagnerait presque ;-)
Et pourtant, il a pris du café, un grand bol, et du jus d'orange...

Nous continuons dans cette belle cavité, étrangement propre, comme lavée par des crues... Avec des concrétions érodées montrant leurs lamines. Des marmites emplies d'une eau limpide et les varves déposées au fond.
Une longue faille est soulignée d'une couleur rouge. 

Après la salle Pétrière, à -180 mètres, le plafond s'abaisse dangereusement tandis que l'eau est de plus en plus présente et vive. En fait, nous rampons bientôt dans l'eau... Philippe sonne le demi-tour sous prétexte d'une nature fragile qui supporte mal les bains prolongés dans l'eau froide ! ;-) 
L'honnêteté m'oblige à dire qu'avec ce qui est tombé ce matin et notre maigre connaissance de la cavité, le demi-tour est la seule réelle possibilité qui s'offre à nous.
Le retour se déroule comme la descente : tranquillement. Nous attendons Patrice qui se débat avec deux kits tout en déséquipant... et sortons sous un ciel étoilé.

Au gîte, une soupe de légumes préparée par la propriétaire nous attend, parfaite pour finir ce mois de juin avec un bon petit feu... On clôt le dîner avec un petit gorgeon de liqueur 44 : une orange piquée de grains de café macérant dans de l'alcool avec un peu de sucre.


Promis, on reviendra à la grotte Moilda, mais en été cette fois-ci, pour pouvoir passer les Extrêmes et voir la rivière trois étoiles.



Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Comment taire ? comment dire</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=747</link>
<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Comment taire composé d?une journée d?équipement, où ? zen (doux)
Comment dire en quelques mots ce que j?ai fait

Topo rapide du trou : P28, ramping, escalade (sur amarrages naturels), main courante, P29
Un trou propre et sec, ça fait plaisir lors du lavage du matériel de ne pas être des gueux.

Les cents ciels : il faut limiter les facteurs de chute (F)
Rappelle : F = hache/aile
avec 
     hache la hauteur de chute
     aile la longueur de corde dispo pour amortir la chute
Un petit facteur de chute assure la douce heure de la chute (et non celle d?un 5 à 7)

Panse pas bête : lors d?une escalade, prévoir le double de corde pour déséquiper

Conclusion
Observation et rigueur permettent de réaliser un équipementYen toute sécurité, simple et confortable.
Mais me direz- vous, pourquoi faire simple quand c?est si simple de faire compliqué ? La raison est simple et tient en un mot : sécurité ! Quand c?est ni fée ni affaire, il vaut mieux recommencer proprement.

Dommage que le soleil de cette journée nous ait laissés à des jours plus vieux.</description>
</item>

<item>
<title>Learning sessions (Planagrèze - Igue noire)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=746</link>
<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;i&gt;Je me suis désignée volontaire pour rédiger ce compte-rendu de sortie mais après trois jours d?intenses réflexions, je manque tout simplement d?inspiration? Alors pas de chanson, pas de références douteuses pour cette fois, juste un compte-rendu dans le plus classique format du compte-rendu.&lt;/i&gt;

Ce prologue étant déclamé, voici l?histoire de ce week-end, orienté « équipement ». 
Patrice, Loan et moi-même partons vendredi soir rejoindre Alain dans le Lot, qui a eu la gentillesse de se proposer pour nous encadrer pour ce week-end. N?ayant pas de voitures personnelles, nous avons dû faire appel à un loueur, qui nous a retardé d?une bonne heure pour notre départ, grâce à une série d?incompétences en cascade d?une rare qualité. Comme quoi, blonde et jolie ne rime pas forcément avec compétence. 
Nous réussissons finalement à nous insérer dans les bouchons parisiens, après avoir chargé environ 623 mètres de cordes dans le coffre (au cas où on pourrait équiper en triple, sait-on jamais). Malgré notre GPS défaillant (« vous êtes arrivés » intervenu au milieu d?une route départementale obscure), nous arrivons à rejoindre Alain au gite. 
Demain sera un meilleur jour. 

Demain est d?ailleurs un meilleur jour, puisque nous nous levons presque tôt et super motivés. Zou enkittage (je voudrais d?ailleurs soulever un point linguistique à cette occasion, et puisque tous les dérivés de « kit » sont obviously des anglicismes, n?utiliserait-on pas un mot bien de chez nous, comme « ensachage »,  qui, selon Wiktionnaire, veut dire « mise en sachet ou en sac », totalement approprié donc à la tâche confiée ?), je reprends, ensachage (l?ensacheur sachant ensacher sans ensacheuse est-il bon spéléo ?) de nos cordes et divers bidons et nous voilà partis pour Planagrèze. 
Loan et Alain partent équiper le puits d?entrée (P70) pendant que Patrice et moi discutons le bout de gras (chaise double, dyneema, as, alouette, etc?). Nous pouvons finalement descendre et pendant que Loan et Patrice partent s?entrainer à l?équipement d?une vire aérienne (le rééquipement du P70), je pars avec Alain équiper la suite de la cavité. Ça devait s?avérer plus ou moins aisé, jusqu?à ce fractionnement, où j?ai réussi une performance rare : coincer le mousqueton de portage de kit dans un n?ud de raccourcissement de boucle, après avoir entortillé mes longes et ma pédale, le tout dans une ambiance « CO2 party » qui nous a conduit à remonter sagement pour attendre Loan et Patrice avant de continuer. Le reste de la cavité se passe plutôt bien, je passe ma première vire aérienne (presque toute seule) que Loan déséquipe brillamment et nous ressortons dans le timing que nous nous étions fixé. 

La tranquille soirée nous permet de débattre des potins du club et de nous coucher pas trop tard pour faire une cavité le lendemain. 
Après l?ensachage de rigueur du matin, nous partons pour Crouzate. Au parking, surprise, déjà deux camionnettes et autant de voitures et nous apercevons une dizaine de spéléos en train de s?équiper? nous partons pour l'igue Noire, où nous serons bien plus tranquilles. Le P50 d?entrée peut être équipé des deux côtés, donc Loan et moi équipons chacune un des côtés du puits. Après presque trois heures et un certain nombre de fractionnements  (et quelques interrogations sur la manière d?équiper l?entrée), équipés sous l??il vigilant de Patrice, nous nous retrouvons en bas pour la suite de la cavité, une petite escalade équipée (merdiquement) en fixe puis une galerie étroite. Il est déjà l?heure de s?en retourner pour être raccord avec le planning et Patrice et moi remontons donc pour déséquiper une des voies dans le P50. Après une petite heure d?attente sous la pluie (pour cause de perte de cagoule et de plaquette selon les organisateurs), nous retrouvons Loan et Alain, ainsi que nos kits qui commencent à être boueux. 

Quelques heures de voiture plus tard, c?est le retour sous la grisaille parisienne, accompagné un peu plus tard d?un « oh merde, je bosse dans moins de huit heures ».


Delphine</description>
</item>

<item>
<title>32 mm de pluie tombée la veille, un département en vigilance pour les crues</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=745</link>
<pubDate>Sat, 01 Jun 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Quel choix de cavité sortir de cette équation sans inconnue ?
La perte du Mont Ratey, envisagée de longue date, est écartée, la mort dans l'âme...
Les Essarlotes, avec ce collecteur à visiter, semblent un mauvais choix... 
Quant au gouffre Pouet-Pouet, avec ses puits tous associés à de petites flèches indiquant des circulations d'eau, nous le réservons pour une autre fois...


Tiens, si nous allions au gouffre de Vauvougier ?...
Avec le bel équipement du puits d'entrée en paroi droite, on peut y accéder presque par tous les temps et ensuite, c'est fossile de chez fossile...
Et puis, à force de rester des heures pendues à un clou du puits d'entrée lors de l'encadrement des stages perf' ou initiateur, j'ai envie d'aller voir plus loin si c'est bien comme dans mon souvenir.


4 spéléos
6 kits (le 7°, avec l'appareil photo sera raisonnablement rapporté à la voiture par Philippe...)
390 mètres de corde
1 trousse à spits
8 litres d'eau


Sur le chemin d'accès, nous croisons une voiture allemande qui nous demande où se situe le gouffre ? On leur dit de nous suivre, nous y allons.
Je leur demande d'où ils viennent : « d'Allemagne ».
Non ?... Sans déc' ? Quelle surprise venant de personnes parlant allemand dans une voiture allemande...
Puisque c'est comme cela, Patrice, qui a pris du café et du jus d'oranges (!), passe à la vitesse supérieure pour être le premier dans la cavité et équiper au calme.


Surprise ! La cavité est brochée, et bien brochée, ce qui n'est pas si fréquent.
Patrice déroule son équipement et nous arrivons en bas du puits d'entrée sans être même humidifiés par les embruns. On pose la trousse à spits et notre première bouteille d'eau. Les puits s'enchaînent, entrecoupés de méandres parfois étroits, parfois glissants, parfois étroits et glissants. Des broches, toujours des broches, on a beaucoup trop de mousquetons, de corde, de Dyneemas. Nous semons au fur et à mesure de notre progression des petits tas de matériel et les bouteilles d'eau. 
Fidèles à cette fiche d'équipement pléthorique, nous abandonnons aussi notre corde en rab' : grossière erreur que nous paierons cher. Une erreur de débutant, sûrement ;-)

Nous dégustons une superbe salade de riz avec poivrons crus et oignons crus. On peut dire qu'elle aura fait de l'usage ! Surtout que nous arrivons au passage de l'étroiture pile au moment où nos estomacs sont en plein combat digestif... Surtout celui de Manu. Et il y a un courant d'air soufflant très net. Et je suis la dernière... 
Bref, je passe cette foutue étroiture dans des vapeurs méphitiques.

Et là, c'est le drame : nous posons la corde du puits suivant dans de petits ressauts non prévus... L'objectif du puits Barbeau est définitivement compromis. On hésite, on tournicote. Petite baisse de moral à l'avant du groupe : ça deviendrait étroit et glissant ?! Non, mais où est la nouveauté, c'est comme cela depuis le début... 
Il y a bien un changement : c'est devenu poussiéreux, et depuis un bout de temps déjà. Envie de boire toutes les quinze minutes. Heureusement, on a prévu très, très large de ce côté-là, aussi.

Finalement, nous descendons le ressaut Machpro. Et on se retrouve au sol, dans un joli méandre, ni étroit, ni glissant, plein de coups de gouge, avec des bouquets d'aragonite et quelques grands rhino en pleine activité. La galerie semble presque vierge, il n'y a pas grand monde qui vient ici : une belle récompense.
Le puits du Guano nous donne accès à la galerie du Bétail, à -170 mètres. Encore un tout autre paysage, plus actif, avec des conduites forcées, de magnifiques miroirs de faille, quelques concrétions, surprenantes ici. Et l'accès au puits Barbeau d'un côté et au Grand puits ? salle de la Corniche de l'autre.

18 heures, nous faisons demi-tour et trois heures après, nous sommes dehors.
Quel timing : les allemands d'Allemagne rangent encore leur matériel, faisant partir une grosse pavasse qui termine son trajet dans mes bras... Comme je leur avais suggéré, ils ont suivi nos cordes, mais nous ne saurons pas jusqu'où. Des taiseux...


Au final et à ma surprise, on s'est fait vraiment plaisir dans Vauvougier. Une bonne sortie.


Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Ça veut, ou ça veut pas ?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=744</link>
<pubDate>Mon, 20 May 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Quand ça veut pas, ça veut pas... tel pourrait être le dicton de la sortie d?aujourd?hui.

Ça ne veut pas n°1 :
Un autre dicton dit : « le joli mois de mai ». Celui-là est plutôt faux cette année ! Bien que l?on ait eu deux journées pouvant être qualifiées de belles cette semaine, le temps a changé, et le ciel gris et pluvieux est revenu. Pas de problème tant qu?on reste au sec dans la voiture de Christian, mais on tire quand même bien la gueule quand il se remet à pleuvoir en pleine séance d?habillage, d?autant que les sous-combi sont encore humides de la veille... Tant bien que mal, nous enfilons notre tenue de lumière spéléo et partons pour la marche d?approche... sous une belle averse de grêle ! Le décor est posé.

Ça ne veut pas n°2 :
Aujourd?hui, nous effectuons la traversée Bise 1-Bise 2 sur le causse du Larzac. Qui dit traversée, dit que l?on ne ressort pas par l'endroit par lequel on est rentré... Souvent, tout se fait en descendant, en tirant des rappels. Pas aujourd?hui. Pour la traversée de la Bise, on entre sur le causse et on ressort sur le causse. 130 mètres de puits des deux côtés. Un coup à descendre dans des puits plutôt étroits (aven de la Bise 1, cavité découverte en premier), et un coup à remonter dans un grand puits majestueux (aven de la Bise 2, cavité découverte en second, et explorée depuis le bas dudit puits). Et, entre les deux, plus d?un kilomètre de rivière. Bref, on va manger un peu de corde.
C?est pour ça que je décide, dans un geste de pure mauvaise volonté, de jeter à l?insu de mon plein gré ma poignée dans le fond d?un des puits de descente. Bien fait pour ma gueule, moi qui radote le plus souvent possible qu?il faut faire attention au maniement du mousqueton de grande longe, car, n?est-ce pas, si tu perds ta poignée, t?es pas dans la merde ! Me voilà en plein dedans car, forcément, le fond du puits n?est pas accessible pour éventuellement tenter de retrouver ce sésame de la remontée sur corde. Je suis bon pour remonter 130 mètres de puits en mode réchap !
Je sais maintenant d?où vient le nom de la cavité : Bise, vent créé par la chute d?une poignée dans un puits !

Ça ne veut pas n°3 :
Une fois délesté de ma poignée, je me sens bien plus léger. La progression sur corde n?en est pas moins parfois déplaisante. Outre qu?on ne puisse taxer les puits et méandres de Bise 1 de larges, l?équipe qui a équipé en fixe la descente a laissé quelques pièges ici ou là : main courante pas tendue, boucle de frac pas assez longue, corde trop courte dans un puits qui nécessite d?être désescaladé sur près de 3 mètres pour en toucher le fond, et, cerise sur le gâteau : passage de n?ud juste au-dessus de la rivière, et juste en-dessous d?un écoulement d?eau.
Une bonne occasion de tester sa rapidité de passage de n?ud pour celui qui n?aime pas être mouillé (et une bonne occasion pour tester cette technique en mode réchap pour moi, mon pantin faisant office de poignée).
Opération réussie : tout le monde passe le n?ud, et finit mouillé.

Ça ne veut pas n°4 :
Nous sommes en plein congrès pour les 50 ans de la fédé, il y a donc une multitude de spéléos dans tous les trous du coin. Jusqu?à présent, nous avions été plutôt bien épargnés, ne rencontrant quasiment personne sous terre, en tout cas sans avoir à trop attendre.
Aujourd?hui rattrapera tous les autres jours. Une fois la belle partie de rivière passée dans un calcaire corrodé dans tous les sens, arrive un joli morceau de révision des techniques de progression en trémie (heureusement balisée) et d?escalade / oppo tout le long de la faille au fond de laquelle coule la rivière. Au bout de tout ça, on atteint le bas du puits remontant.
La place est déjà prise par cinq spéléos. Bon, va falloir attendre un peu qu?ils remontent, qu?on se dit, mais ça va être rapide, qu?on se dit à nouveau.
Sauf que ça fait deux bonnes heures qu?ils sont là à attendre que les groupes précédents finissent de remonter. Un embouteillage digne d?un chassé croisé du mois d?août avec zone de travaux sous la pluie ! Car tout le monde se retrouve sous la pluie, le bas du puits arrose, certes juste un peu, mais bien suffisamment pour se faire mouiller.

Ça ne veut pas n°5 :
On se prépare donc à une pas trop longue attente (on espère). Les couvertures de survie sont sorties, ainsi que les bougies chauffantes. Les deux de nous étant munis de dudule font les fiers (pour l?instant) et prêtent leur flamme pour allumer les bougies, car les briquets ont pris l?humidité et un seul fonctionne sur les six glissés dans les poches des combis, même bien enroulés dans des sacs étanches.
Une des grandes discussions du moment chez Abimes est de savoir comment se chauffer quand on est passé au tout électrique. Cette petite attente est donc utilisée par chacun pour tester/valider sa fabrication de bougie maison ou son achat de bougie chez tel ou tel revendeur. Bilan : tout ça marche plutôt bien, et même plutôt trop bien car un des modèles va jusqu?à entraîner la mise en ébullition de la cire utilisée ! Pour faire bon équilibre, un des modèles marche moins bien car la mèche finit par se noyer dans la cire par manque de tirage. Opération bougie transformée, même s?il faut encore faire de petites adaptations.
Heureusement, le groupe précédent a profité de notre étude presque scientifique pour entamer la remontée des puits, à notre tour de monter. Ça fait deux heures qu?on est en bas des puits, enfin un peu d?action !
Finalement, ça veut peut-être ?

Ça ne veut pas n°6 :
Et bien non, en fait, ça ne veut décidément pas !
À peine entamée l?ascension de la première longueur, nous apprenons qu?il ne sert à rien de monter, une personne d?un des groupes précédents serait coincée au-dessus, et le groupe devant nous entame l?élaboration d?un point chaud à flan de puits en attendant que ça se décoince...
Nous nous concertons sur la démarche à entreprendre : soit continuer à attendre ici que la corde se libère, soit retourner sur nos pas et remonter par les puits peu pratiques et étroits de l?entrée. La première solution est votée et nous entamons une deuxième phase d?attente sous nos points chauds plus ou moins bien réalisés. Une partie d?entre nous continue de s?abriter sous une couverture de survie à la base du puits (le mauvais point chaud), l?autre rebrousse chemin pour trouver une zone plus propice (le bon point chaud).
Pour avoir un peu d?info, je monte au contact de l?autre groupe. Il faut dire qu?un groupe de quatre autres spéléo vient d?arriver et que ça commence à être surpeuplé en bas. Finalement, le mode réchap fonctionne plutôt bien, même si l?absence de mon pantin se fait cruellement sentir : plus l?habitude de remonter plusieurs dizaines de mètres avec ma seule pédale en guise de propulsion !
« Après la pluie, le beau temps ! » (nouveau dicton). Quand j?arrive au contact, la situation s?est décantée et il s?avère que plus personne n?est coincé là haut (on ne saura jamais ce qu?il s?est vraiment passé, si même quelqu?un était coincé, va communiquer clairement dans un puits de 130 mètres !).
Enfin, ça veut !

Ça ne veut pas n°7 :
En fait, non, ça ne veut toujours pas, car huit personnes sortent du point chaud intermédiaire pour s?engager sur la corde (enfin, pas toutes en même temps). Il va encore falloir patienter que tout ce petit monde monte. D?autant que certaines de ces personnes ne sont pas très expérimentées et commencent à accuser la fatigue et le stress : cela fait plus de 6 heures qu?elles sont là au froid et à l?humidité (pour une traversée qui ne devrait durer que 3-4 heures maximum) et certains sont déjà en mode « et si j?attendais les secours ? ». Le message passe vers l?aval que ça se débloque, mais qu?il ne faut pas encore monter car il y a du monde à passer avant.
Enfin, ça veut !!

Ça ne veut pas n°8 :
Comment dire... ben non, ça ne veut toujours pas!
Une des personnes de ce groupe est super fatiguée et peine sur corde. Après quelque temps à le voir progresser difficilement, nous décidons qu?il est temps d?intervenir : on va le tracter jusqu?en haut du puits pour l?aider à sortir et permettre une sortie rapide de tout le reste du monde. On a justement pris une corde « d?intervention » et deux d?entre nous ont un poulie-bloqu' ou équivalent, nickel.
Il devient « pressant » de progresser, un nouveau groupe de six personnes vient d?arriver en bas du puits et ça commence à ressembler à un hall de gare aux heures de pointe. C?est Alain qui s?y colle et qui part pour faire le balancier.
C?est parti pour l?opération balancier sur quatre fracs, parfois en mono-point, avec forcément des dév' au milieu, ce serait trop simple sinon !
Cette fois, c?est bon, ça va le faire !

Ça ne veut pas n°9 :
Et bien non? toujours pas.
Un petit emmêlage de corde d?intervention/croll/longe/etc m?oblige à monter pour défaire tout ça avant qu?il ne se crée un mauvais n?ud et coinçage. En guise de défaisage de n?ud, je le coupe tout simplement, faisant perdre par la même un mètre de longueur à la corde abimes... (mais le gentil responsable matos ne m?engueulera pas).
Enfin, l?opération balancier peut commencer et fonctionnera sans problème jusqu?en haut des puits. Alain arrive à bien gérer notre spéléo fatigué, qui, accompagné et rassuré, reprend un peu de poil de la bête.

Ça ne veut pas n°10 ?
Il n?y a pas de ça ne veut pas n°10, car à partir de là, tout va bien s?enchaîner. Et tout le monde suit derrière sur une partie du puits équipé en double avec la seconde corde abimes amenée sous terre aujourd?hui (comme quoi ça sert d?apporter un morceau de nouille, même quand c?est équipé en fixe).
Nous croiserons tout de même quelques personnes de l?organisation du congrès dans le méandre de sortie, venues pour part équiper le puits en double, pour part donner le coup de main à la personne fatiguée, prévenus par les collègues déjà ressortis.
Le puits était magnifique, mais personne ne l?a vraiment apprécié, tout occupé aux man?uvres de cordes nécessaires ou trop impatient d?enfin ressortir de là (finalement, il y a un petit « ça ne veut pas n°10 »).

Nous sommes dehors, il est 22h, cela fait 10 heures que nous sommes entrés sous terre. Une belle galère, mais pleine d?enseignements pour chacun de nous :
-	Il n?y a pas de « petite » sortie
-	Si t?emmènes quelqu?un sous terre, il faut connaître son niveau et ses capacités
-	Ne pas hésiter à faire un point chaud, même pour quelques minutes d?attente
-	Chacun une couverture de survie, ça facilite la réalisation d?un point chaud
-	Tant qu?à faire un point chaud, autant bien le faire
-	Les bougies, ça marche bien, mais il faut quelque chose pour les allumer
-	Les acéto, ça marche super bien, mais il faut avoir du carbure jusqu?au bout
-	Ce que l?on apprend aux stages &lt;b&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=723&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt; PAS&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, un jour c?est mis en application
-	Avoir une corde d?intervention, ça sert, même dans des cavités équipées
-	C?est pas bien de jeter sa poignée dans un puits

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Pas de bisbille à la Bise-Bise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=763</link>
<pubDate>Sun, 19 May 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Depuis quelques années, nous sommes passés à l'éclairage tout électrique. Se pose donc avec une grande acuité la question du chauffage d'appoint. Une partie du groupe a vécu hier &lt;a href =http://www.abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=744 target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;un grand moment de test du point chaud avec une attente de plus de six heures au pied des puits de la Bise 2&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;. On se dit donc : Pourquoi ne pas y aller, nous aussi, pour faire une expérience grandeur nature de notre système de chauffage ?

Aussitôt dit, aussitôt fait : nous sommes au parking de la traversée Bise1-Bise2. Les choses se présentent plutôt bien, il y a déjà une douzaine de voitures... Histoire de limiter un peu la casse, nous allons repérer sous un crachin tenace, d'abord l'entrée puis la sortie, enfin nous cassons la croûte, au soleil, en regardant les jolis tas de grêle...
Il est temps d'y aller avant que les occupants de la voiture juste arrivée ne nous passent devant.

Notre petit groupe grogne et rouspète : cet équipement et les puits étroits réservent plein de surprises...
Une heure après, nous mettons les pieds dans la rivière. Jolie rivière assez variée, avec de belles cristallisations blanches ou jaunes incrustées dans la roche, des élargissements avec de magnifiques coups de gouge. La progression est un peu sportive : ramper dans les trémies, ramoner au-dessus des plans d'eau profonde. 
Ah ! Voilà une corde : nous sommes déjà en bas des puits de la Bise2 ?...
Mais où sont donc passés les occupants des douze voitures ? On n'a vu personne. Tant pis, on ne fera pas nos tests de bougies aujourd'hui...
Les 130 mètres de puits sont maintenant équipés en double : on s'élance vers la sortie. D'abord tranquillement, mais la douche s'intensifie et nous accélérons. On est maintenant en plein déluge : il ne sert à rien d'accélérer car tous nos vêtements sont à essorer. Les porteurs de lunettes n'y voient rien entre les grosses gouttes dessus et la buée dessous. Le pied !
Heureusement, l'eau n'est pas vaporisée : on ne pas va noyer nos poumons en respirant... Et surtout, surtout, il n'y a personne devant ! Une attente dans ces conditions aurait été infernale.
Après une heure de remontée, nous sommes dehors, &lt;a href =http://www.dailymotion.com/video/xav9gu_sous-le-soleil-exactement_music target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;sous le soleil, exactement, juste en dessous&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;... Grand bonheur.

Nous croisons Jean-Luc, Gaz' et Kathleen du &lt;a href =http://www.gas-speleo.fr/ target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;GAS&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; qui s'habillent pour faire la traversée Bise1-Bise2. Nous leur racontons la crue qu'ils devront affronter. Jean-Luc a bien envie d'affronter cette douche.
Ils sortiront de nuit, frigorifiés, mais prévenus ;-)


Arrivés à la voiture, encore dégoulinants, nous testons nos briquets, que l'on ne soit pas venus ici pour rien...
Celui de la marque &lt;a href =http://www.trueutility.com/pocket-tools-store/oval_turbo_jet_flame.html target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;True Utility &lt;/b&gt;&lt;/a&gt;démarre aussitôt. Compact, il est parfois vendu avec une boîte étanche de la bonne taille pour un accu Scurion mais je le transporte tout simplement dans ma poche de poitrine.

Le &lt;a href =http://www.primus.eu/templates/pages/ProductSheet.aspx?ItemId=38030  target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Primus &lt;/b&gt;&lt;/a&gt;est plus capricieux : il faut lui souffler dessus et le laisser sécher une ou deux minutes pour qu'il s'allume enfin. Plus encombrant, il présente l'avantage d'avoir un réservoir de gaz transparent. 
&lt;i&gt;En fait, ce briquet rendra l'âme une semaine plus tard : la douche de la bise lui aura été fatale!&lt;/i&gt;


Après enquête, nous avons compris que les spéléo des autres voitures étaient dans une cavité non équipée pour le congrès. Quant aux autres spéléo congressistes, ils s'étaient tenus éloignés de la Bise, puisque tout le monde savait que des parisiens y étaient restés coincés six heures la veille...

Merci à tous ceux qui ont organisé ce beau congrès et équipé les cavités pour notre plus grand plaisir.

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Départ à Lacas retour</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=755</link>
<pubDate>Mon, 13 May 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Il est l?heure de retourner au gite rejoindre les copains. Comme d'hab : tout finit bien !

Arrivés en bas du P50, il ne reste plus qu'à remonter, ramper, remonter, se tortiller, remonter encore et s'égarer un peu dans la trémie d'entrée avant de ressortir sous le ciel bleu. Le retour se passe sans soucis, et même si on s'est extasiés à l'aller, on fait de même au retour !

Christian et Alain tentent le coup, Yannick et moi faisons halte au sec. Les niveaux d'eau sont hauts, et à un moment donné, c'est la baignade quasi assurée pour pouvoir continuer.

Et bien non, ils ont tous été escalader, et pas de suite tout là-haut. Autant de suites potentielles au réseau ? Tout au long du méandre amont, plusieurs puits énormes percent le plafond du méandre.

Tant mieux ! Preuve que le spéléo d'aujourd'hui ne rapporte plus d'échantillon pour leur faire prendre la poussière sur une étagère et les montrer un dimanche de repas en famille aux neveux qui n'ont qu'une idée en tête : rentrer à la maison pour aller jouer avec les copains. Heureusement, d'agréables surprises nous attendent plus loin : les endroits avec des perles des cavernes sont toujours là.

Dommage. Mais force est de constater que tout le monde ne le fait pas, et certaines traces sont maintenant recouvertes d'une minuscule couche de calcite... Les gentils explorateurs ont laissé un seau et une brosse pour que les visiteurs puissent laver les traces de leurs passages.

La seule solution est d'emprunter un court boyau sur la gauche, boyau qui est malheureusement rempli d'une belle boue rouge... (le niveau de boue a beaucoup baissé depuis la première fois que nous sommes venus ici). Une énorme coulée de calcite blanche barre le passage dans le méandre. Le passage blanc immaculé est presque toujours aussi blanc.

C'est toujours aussi joli, avec beaucoup de concrétions. Retour au « pas de course » pour rejoindre la bouteille de champagne citée plus haut et c'est parti pour le tour vers l'amont.

Quelques contorsions sont nécessaires pour passer sans trop se fatiguer, ni fatiguer la corde. On voit bien que cette partie est plus éloignée de l'entrée, car l'équipement se fait parfois sur mono-points et corde qui frottouille. Christian avait vraiment pris beaucoup d'avance, je ne le rejoins que quelques puits resserrés plus loin.

Christian ayant pris un peu d'avance, je continue pour le rattraper et rejoindre nos deux compagnons pour faire demi-tour et aller dans la partie amont. Un certain temps plus tard, alors que nous progressons au plafond d'un méandre avec quelques passages dignes du patinage artistique de Candeloro, Yannick et Alain décident qu'ils s'arrêteront là pour le coup. Le terminus de la dernière fois est rapidement atteint, et ça continue ! Le paysage souterrain est toujours grandiose, nous progressons tantôt en hauteur dans le méandre, tantôt au fond, et quelques puits où la rivière cascade agrémentent le parcours.

Nous décidons d'aller tout d'abord faire un tour vers l'aval, histoire d'aller un peu plus loin que la dernière fois dans ce sens. La bouteille de champagne est toujours là, toujours vide également... 

Suite que nous atteignons finalement. Pourtant, ce sont les passages obligés pour continuer vers la suite. Ici, il est bon d'avoir déjà pratiqué la cavité, car on peut facilement dédaigner la cheminée casse-gueule à escalader ou le fond de méandre étroit qui lui succède peu de temps après. Nous nous retrouvons au bas du P50 pour la pause casse-croute, avant de nous lancer dans la suite.

Les clichés seront rares et faits sur le vif. En plus, il n'est pas aisé de communiquer dans un P50... Le problème, quand on a un tel appareil et que l'objectif de la sortie n'est pas de faire un photo reportage, c'est que le temps de pause est limité par l'impatience de ses petits compagnons. Je profite du splendide P50 pour sortir le réflex de sa boite étanche et tenter quelques images.

La cavité est encore en cours d'exploration, dans des conditions qui rendent le dénominatif d'hurluberlu désuet tant il faut « en avoir » pour aller vers les fonds connus, une chose certaine : personne ne se fera piquer de première dans cette cavité ! Après les 70 mètres de méandre désobstrués, un magnifique P50 s'ouvre et donne l'accès sur le reste du réseau.

Et pour quel résultat !!! Quel travail effectué ! Et signe. Je persiste. J'ai déjà qualifié d'hurluberlus et de brutes épaisses les passionnés qui ont littéralement creusé le méandre du fond pour lui donner des dimensions humaines.

L'équipement laisse parfois dubitatif (le pourquoi des deux déviations successives continue à être débattu), mais nous arrivons sans soucis au fond historique de la cavité. À peine sous terre, que les puits commencent... il y en a pour plusieurs centaines de mètres (180 en fait) presque sans lâcher la corde. La cavité s'ouvre sous un chaos de blocs gigantesques qui donne une zone agréablement fraiche en temps normal, mais aujourd'hui, la chaleur accablante du sommet du causse n'est pas une source d'inquiétude...

Le chemin d'accès est bien balisé, et de toute manière, nous sommes déjà venus, donc il n'y a pas de questionnement sur la piste à suivre et nous arrivons rapidement à l'entrée.

Sans oublier être descendus ici ou là de la voiture pour passer les quelques difficultés du chemin où le bas de l'automobile aurait touché le rocher sinon. Peu de temps après, après avoir contemplé les magnifiques paysages locaux, nous traversons le Causse pour finir sur le parking où nous nous habillons de notre tenue de spéléo. Christian nous charge tous dans sa superbe voiture qui passe presque partout, et nous nous lançons sur les routes locales. 

Comme d'hab', tout commence bien.


niavlyS</description>
</item>

<item>
<title>Inventaire à la Prévert</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=737</link>
<pubDate>Mon, 06 May 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>une grande voie neuf longueurs trois cents mètres
deux départs
trois bloqueurs
quatre mains
un jardin
des fleurs
un repas chez des amis

une première descente sous terre

un gour fumant
une rencontre inattendue
des stalagmites des stalactites
un dragon chinois
cinq heures

une deuxième descente sous terre

un gouffre du Gampaloup
une entrée boueuse
des cordes tonchées deux ou trois passages de n?ud
des puits arrosés
une spéléote qui a froid
un bon point chaud pas d?apéro
cinq heures encore
un gouffre mythique 60 ans une conférence

une troisième descente sous terre

un trou qui souffle
une heure d?attente
la cigale 40 mètres de descente une cascade 40 mètres de remontée 8 minutes
une bouteille qui perd son bouchon dans une étroiture cinquante centilitres d?eau perdus
une spéléote qui a trop chaud et qui râle dans sa Texair
trop de monde un bouchon quatre ou cinq mètres de grimpe un nouveau ressaut des méandres des salles immenses
les saints de glace
sept heures
deux cents personnes un repas
plein de souvenirs

et ?

d?autres descentes sous terre qui nous attendent</description>
</item>

<item>
<title>Se re-jeter dedans</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=738</link>
<pubDate>Wed, 01 May 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Canyon, premier jour

7h30 AM
Ouah déjà ! 

Un thé et 16 sucres plus tard, je suis en route pour 5 jours de Canyon avec la fine fleur d?ABIMES. 
Première impression : des pros de la spéléo (nous avons abandonné les pros du canyon à la faveur d?un dimanche de mai, voir « Canyon, cinquième jour »), un organisateur stakhanoviste (c?est un compliment), et une seule fille, moi. Je m?imagine déjà suppliant l?ensemble du groupe d?arrêter mon martyr après 14h de canyon dont 4h de nuit, sans manger, sans boire, sans dormir? mais ça, c?était avant.

Deuxième impression : après les présentations d?usage (Mais? votre nom c?est quoi ? Oh, Fabien ! Couturier. Aucun lien), nous voilà partis direction le Vercors, pour nos premières aventures. Le stakhanovisme de l?organisateur se confirme au souhait exprimé par mes soins d?une pause-café, qui se transforme en pause déjeuner, mais bien plus tard?
Pendant ce temps, à Vera Cruz (à l?arrière du camion), et malgré la sélection musicale musclée (petit agité, tous des Béruriers, aucun lien avec San-Antonio)? Algo màs señores ? Dejenos dormir en paz, boludos !! (aucun démenti formel d?un certain P. sur son assoupissement en voiture ne sera accepté).

Troisième impression : nous arrivons au bivouac dans l?après-midi. Le lieu est fort agréable quoiqu?un peu humide et nous commençons alors le montage du camp : coupe de bois, mise en place de bâches, élaboration du menu du diner, démarrage du feu? Red is not dead? Nous avons finalement un vrai « home sweet home » avec apéritif servi à table et menu gastronomique (aucun lien avec Moucham). Après quelques verres, euh, heures (de préparation), nous sommes attablés autour d?un hachis Parmentier et d?un fondant au chocolat dignes de la robe du ciel (d?un étoilé quoi). 


Canyon, deuxième jour

7h AM
Ouah déjà ! 
Oui mais j?avance un peu?

J?ai froid? ah non pas encore, mais ça va bientôt venir à la faveur de quelques heures de canyon dans le Neyron, un peu moins féroce cependant que son homonyme julio-claudien. 
Après avoir mangé quelques pancakes (merci V.), presque cramé un embrayage (merci P.), usé la Yaya-mobile sur des chemins en terre (adieu Youri), marché de longues heures (quelques minutes), c?est l?heure du bain ! 
Pas de pancarte « Neyron, ne pas se jeter dedans »? c?est parti !
Les expériences divergent à partir de ce point? alors que D. se gèle vraiment dans sa combinaison néoprène qu?elle a eu du mal à enfiler, le reste de l?équipée semble mourir de chaud malgré les assauts répétés d?une eau à -5 °C tout au plus. L?organisation presque parfaite de l?équipement grâce à une équipe de choc et l?intervention de ma chaudière personnelle (un certain A., c?est dit, et je ne partage pas !) ne parviennent pas à m?empêcher d?avoir froid.
Cela dit, j?aime bien faire plouf plouf, dommage que la météo ne soit pas trop de la partie parce que le canyon en ayant chaud c?est quand même vachement bien, et surtout, vachement bien? 
La prochaine fois, je viendrai avec mon hermine tachetée.

Notre ami GO (oui, oui, V.), qui s?était quelque peu endormi à la faveur d?un peu d?alcool, se réveille soudain pour nous proposer? la Lozère !  5h et un karaoké plus tard (on dit aussi merci à la dame qui a mis 1h17 à nous pondre 7 pizzas), nous jetons nos tentes sous la pluie entre un barrage et une route pour un sommeil bien mérité (et non, elle ne me plait pas, ma nouvelle chambre !).


Canyon, troisième jour

7h12 AM
Scrogneugneu

Je dois avouer que le réveil est un peu difficile de mon côté? non pas que l?humidité de la veille (j?ai failli innocemment dire « de la nuit »?) ai quelque peu entamé ma bonne humeur... Heureusement, F. est un compagnon de gronchonnage tout à fait à la hauteur. 

Canyon, le même jour

Ihhhhhhh ntalantaltnala tantilliiiiiii (grandeur et décadence du canyonix, ismeuuu?)
Plic, ploc, plic ploc, plic ploc !

Déception numéro un : le premier canyon (Fustugère) que nous souhaitons faire est bien trop en eau, donc dangereux ? on est cependant super contents (beeeeeeeuhhhhh) d?avoir fait 1h de marche d?approche et d?avoir enfilé nos combinaisons néoprènes (un bon 15 min, encore un domaine dans lequel F. et moi nous disputons la première place?). C?est pas grave, notre GO préféré nous a prévu un deuxième canyon, vers lequel nous hâtons le pas. 

Déception numéro deux : le deuxième canyon (Roujanel) que nous souhaitons faire est bien trop en eau, donc dangereux (toute ressemblance avec le paragraphe ci-dessus est purement fortuite) ? on est cependant hyper contents (beuuuuuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhh) d?avoir fait 2h de marche d?approche pour tremper nos pieds dans l?eau (ce qui est bien mais pas top)

Cette accumulation de déceptions conduit le groupe au bord de la déchirure? heureusement, ma neutralité toute suisse sauve les partisans de la positive-attitude d?une mission périlleuse (ou d?une bonne moitié de rigolade dans un bout de canyon ; j?avoue, un instant de flemme-baobab m?a pris, [mode autoflagellation] promis je ne referai plus) 

Nous achèverons de réconcilier l?ensemble des membres de l?équipe grâce à une bonne douche chaude et autour d?un bon repas (en fait d?une bonne soirée, mais, comme dans tous mes comptes-rendus, ce qui appartient à la nuit reste à la nuit, et les divagations de quelques personnes grâce à un certain nombre d?alcools resteront privées ou semi-publiques, à vous de corrompre les membres sous-cités pour avoir l?information ? je m?aperçois d?ailleurs que j?avais promis de parler de super-Yaya à cette occasion, mais j?ai oublié pourquoi?)


Canyon, quatrième jour

7h22 AM
Ouah mais il fait beau !

Alors que nous sommes repartis pour le Vercors, super-V-le-super-GO (qui n?a pas gagné à la finale régionale des chiffres et des lettres) nous trouve un petit canyon (Pisse-Vieille) à faire dans les gorges de l?Ardèche, avec pour attraction principale, un beau rappel de 80m. 
Le moral des troupes est au beau fixe, nous entamons la marche d?approche avec joie et entrain (presque tous) jusqu?à rencontrer une magnifique clôture, qui ne nous arrêtera pas, mais qui nous permet de doubler (en temps) cette fameuse marche d?approche et d?obtenir quelques marques de broussailles sur les jambes? Nous sommes tous en manque cruel de canyonix (ismeuuuu) et c?est donc avec une joie non dissimulée que nous entamons nos premiers sauts, rappels, et autre joyeusetés spécifiques à la discipline. 
Jusqu?à ce fameux rappel. La victime désignée pour l?équipement est S., le plus qualifié d?entre nous (après le chef bien sûr), qui est d?ailleurs tout à fait à l?aise avec ces 80 mètres de vide?. (Ooohhh, on peut se tutoyer ? Vous êtes lourds ! et sa version un peu plus énervée « ta gueule ! » - boooohhh on peut même plus faire des blagues?). Je ne suis pas très rassurée non plus (mais on m?affirme plus haut que c?est bien normal quand même, parce que sinon on serait tous des malades? mmmm, il n?y en aurait pas qui seraient un peu tendus ?), mais c?est finalement tout à fait plaisant d?admirer le paysage pendu à ce bout de corde.

Retour à notre bivouac du premier jour (dans le Vercors donc) et surprise agréable d?une pelouse tondue, on nous attendait presque? Après 4 jours d?incroyables efforts (hmhm), nous sommes devenus des pros du bivouac et le camp est monté rapidement (ou alors c?est pour des questions d?heure d?apéro?). Super-V a résisté aux tentations du groupe de manger des gencives de porc grillées (recette Laplaud), et nous préparons un risotto, qu?il est (vraiment super) bon pour le manger. On a un peu abandonné le dessert, parce qu?il y avait du dessert liquide à finir, et puis il fallait faire l?ambiance musicale aussi (OMG, on a oublié la carioca !). De toute façon, ça c?était la nuit? 


Canyon, cinquième jour

7h08 AM
Pfff aieu, non c?est le dernier jour ouin !

Au programme, un petit canyon (Versoud partie basse) histoire d?user les combinaisons et aussi parce que vu le temps, et les niveaux d?eau, on ne peut pas faire beaucoup plus. Nous arrivons alors qu?un groupe est déjà présent, et un autre groupe arrive alors que nous entamons la marche d?approche. 
Super-V a décidé de ne rien faire, et c?est donc à nos supers-pros du canyon de s?occuper de l?équipement? malheureusement, l?Elixir (une préparation mystérieuse et secrète) absorbé la veille a ramolli les cerveaux (à moins que ça ne soit le passage par la tapette géante), et c?est face à des questions simples (cabestan, chaise, main courante multipoints (ah non, on me fait signe dans l?oreillette que ça, ça n?est pas simple) etc? comment ça tu t?en rappelles plus ?), que nos super-pros perdent leur titre chèrement acquis.  
Rien de meilleur qu?une bonne chère cependant pour remettre l?ensemble de l?équipe de ses aventures et c?est après un déjeuner fort goûtu que l?équipe se sépare, d?aucuns navigants vers d?autres canyons, d?aucuns rentrant sur Paris et d?aucune allant vers d?autres aventures sportives. 

Conclusion : j?ai réservé ma place pour le prochain week-end canyon (où il fait beau) avec Super-V, tellement c?était nul !

D.</description>
</item>

<item>
<title>Les crocodiles de Corrèze sont-ils végétariens ?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=734</link>
<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Avant de répondre à cette délicate question, il faut préciser le contexte et les événements qui nous permettront d'avoir un avis.


Nous avions quelques constantes : 
un hébergement dans le Lot;
un petit groupe autonome et aquaphile.

et quelques imprévus :
une météo très changeante;
une visite au puits du Bret annulée;
un propriétaire de cavité injoignable.


Finalement, l'accueil de Thierry, sa météo très favorable et ses indications sur la réaction du réseau de la Couze aux précipitations l'emportent facilement : nous irons découvrir les rivières de Corrèze.
Le samedi par le puits des Jonquilles, à l'amont du réseau, et le dimanche, en sa compagnie, au puits du Briant, en aval des pertes de la Couze.



Pour les Jonquilles, c'est fastoche : il suffit de suivre les voitures aux vitres fumées jusqu'au fameux parking où pendent des sacs poubelles jaunes à deux mètres du sol... Curieux décor ! 
Ça m'évoque la chanson de Billie Holiday &lt;i&gt;Strange fruit&lt;/i&gt;. Br... 

Il fait un froid de gueux, on s'habille le plus vite possible pendant que Patrice est déjà en train d'équiper avec une corde de 60 mètres. 

Au puits d'entrée de 8 mètres, partiellement busé, succède un puits de 35 mètres. Nous débouchons dans une galerie fossile, posons tout notre matériel et partons à l'opposé de la rivière, vers l'évent des Jonquilles. À l'amorce du ramping de 200 mètres, nous faisons demi-tour, car il faut en garder pour la prochaine fois.
;-)

On continue en direction du débarcadère qui s'annonce par un grondement impressionnant : le débit de la rivière est sûrement un peu élevé. Tout est très praticable même si, par endroits, on ne s'entend pas du tout. On remonte la rivière jusqu'au siphon amont : les galeries changent de forme. Les couloirs du RER prennent la suite de jolies cascades avec dépôts de calcite érodés. 

Nous prenons quelques photos mais pas trop car nous sommes quand même mouillés jusqu'aux aisselles. 
Patrice, qui avait oublié sa sous-combinaison, a mis un T-shirt à manches longues qui lui tient trop chaud... Va comprendre...

Nous sortons, ravis de notre balade : une belle rivière, de grandes galeries variées, des concrétions, du bruit, du calme, des passages en marchant, d'autres en gratonnant. Le tout sur presque deux kilomètres de réseau. Quel festival !
Et dire qu'on est passé si près de tout cela des dizaines de fois, sur l'A20...




Dimanche, nous retrouvons Thierry pour la découverte du puits du Briant.


Aujourd'hui, il faut mettre les combinaisons néoprène. Vous savez ? Ces trucs qui rétrécissent tout seuls, au fond du placard...

Le puits du Briant permet d'accéder à l'aval du cours souterrain de la Couze. La rivière des Jonquilles vient se jeter dans ce cours souterrain. C'est un peu compliqué...
Surtout, si je vous explique qu'on a besoin de la combinaison néoprène, y compris pour visiter l'ensemble de la galerie fossile...

Une façon de simplifier les choses : trouver l'entrée, prendre deux cordes de vingt mètres et après, c'est tout droit.
Certes, mais ce n'est pas monotone ! Voûtes mouillantes hypra mouillantes, lac de boue méga collante, gours méga profonds, métro, RER, canyon, marmites, concrétions de toutes les couleurs, grands volumes, courts rampings, traces de la tectonique et, au bout du bout...
les fameux crocodiles !
Combien de crocodiles ? Je ne sais pas... mais l'élevage est florissant. Une centaine peut-être? Ils se tiennent là, massés entre la cascade et le siphon. Et ils sont très affamés : le moindre spéléo qui passe se fait choper, poussé par le courant dans la gueule des bestioles. 
Un, on n'y prête pas attention.
Deux, ça va...
Mais, au bout d'un certain nombre, chaque tibia, n'est plus qu'une douleur du haut jusqu'en bas. Au point que marcher sans heurter quoique ce soit fasse mal!...
Sauf, si comme Thierry, vous avez mis des protège-tibias ! Oeuf corse.
Voilà l'arme absolue pour garder le sourire jusqu'au siphon. 


Comme le débit était relativement élevé, nous sommes revenus en partie en opposition. Et ça passe bien.
Le retour est aussi agréable que l'aller : on remonte légèrement, les yeux sont plus près du niveau de l'eau et profitent des beaux reflets des cascades de calcite sur le plan d'eau des gours. 


On n'a pas fait de photo dans le Briant mais c'est vraiment magnifique, et sur 3 kilomètres, s'il vous plait !
Pour vous en donner une petite idée, visitez &lt;a href =http://sctulle.free.fr/spip.php?article51 target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;le site du spéléo-club de Tulle&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; qui présente &lt;a href =http://sctulle.free.fr/spip.php?article53 target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;de belles photos.&lt;/a&gt;




Et pour répondre à la question initiale, il semble évident que le régime alimentaire à base de jonquilles, donc exclusivement végétarien, ne convienne pas exactement aux crocodiles corréziens et les rende particulièrement agressifs. Néanmoins, nous nous sommes bien battus et ne leur avons abandonné que quelques lambeaux de peau.



Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Grotte de la Malatière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=736</link>
<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En ce week-end très pluvieux, pendant que deux autres groupes font une incursion, écourtée en raison des fortes pluies, dans Pourpevelle, nous nous dirigeons à cinq vers la Malatière pour une petite sortie tranquille, enfin c'est ce qui était prévu ...
Lorsque que nous arrivons à l'entrée, nous tombons sur un convoi d'allemands qui arrivent à la base du puits d'entrée pour ressortir. Celui-ci ressemble rapidement à l'A6 une veille de gros week-end.
Passons sur l'équipement quelque peu folklorique du puits d'entrée, nous voici tous les cinq en bas et nos amis d'outre-Rhin en haut. Loan part en tête pour équiper avec topo et descriptif. Nous franchissons les premiers obstacles sans encombre, pause déjeuner au niveau de la petite vire et nous voici devant la grande barrière. Petit coup d'?il au descriptif : &amp;quot;prendre LA galerie à gauche&amp;quot;, la topo montre effectivement UNE galerie à gauche et nous voyons à notre gauche une galerie qui s'ouvre au sol le long de la paroi gauche. Nous nous engageons donc confiants et sûrs de notre coup dans cette galerie sensée nous mener à la salle du Pilier. Mais un moment après, nous arrivons dans un cul-de-sac. Sûrs de notre coup, on insiste en essayant quelques étroitures sans succès. On ressort descriptif et topo, on ne voit pas où l'on aurait pu se tromper. On revient un peu en arrière et on réessaie d'autres étroitures toujours sans succès. On tourne en rond, on cherche partout mais ça ne passe pas. On relit le descriptif et la topo, et on ne comprend toujours pas ! Décision est prise de faire demi-tour jusqu'à la grande barrière. Re-descriptif et topo: tiens, c'est bizarre quand on regarde bien la topo (petite), il semble que la galerie part au niveau de la barrière et pas un peu avant, comme la nôtre. On s'avance un peu et miracle, il y a une autre galerie également à gauche !
On s'apercevra plus tard que l'on a une autre topo plus récente mais plus petite sur laquelle les deux galeries figurent ... Bref deux heures perdues à tourner en rond et à dépenser de l'énergie pour rien ...
Nous reprenons donc notre route sur le bon chemin et aboutissons rapidement à la salle du Pilier. La suite s'enchaînera sans souci malgré la fatigue qui se fait un peu sentir chez certains. Nous ferons finalement demi-tour devant la première cuvette pleine d'eau dans le nouveau réseau, personne n'ayant envie de se baigner et au vu de l'heure tardive (21h). Petite collation et retour sans encombre et beaucoup plus rapide, puisque nous sortirons vers minuit après une petite balade de 10 heures ...</description>
</item>

<item>
<title>Entraînement de vrai printemps</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=724</link>
<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Par un beau dimanche d?avril, une séance d'entraînement est organisée au Puiselet (77).
Rendez-vous directement au Puiselet pour 10h30 ou au local à 9h. En fait, Delphine est passée la veille au club et a déjà pris tout le matériel collectif (7 cordes et des amarrages) et les matos individuels (4 matos). Philippe K et Delphine iront donc directement au Puiselet ainsi que Cécile et Dinny (qui eux devront rentrer un peu plus tôt que tout le monde). Laurent, Arnaud et Hélène viendront directement de la grande banlieue Ouest. Je retrouve donc simplement Philippe T et Claire venus en moto à 9h devant l?OMS. Nous ne rentrerons pas dans le parking car personne n?ouvre la porte du garage et je ne suis pas passé récupérer la clé! Pour éviter d?attendre cinq minutes de plus, nous prenons Loan au passage devant l?intermarché. Lorianne, qui devait initialement nous retrouver, a du se désister la veille pour raison professionnelle (tu te rattraperas une prochaine fois!).  Nous sommes donc quatre à rouler sur la N118 puis l?A6 (plus tous les autres se réjouissant derrière leurs vitres d?un joli dimanche). Cela roule bien et nous arrivons sur place juste avant 10h30. Comme nous sommes les premiers et sans matos, nous montons juste nos affaires au pied du rocher et préparons un petit café, la bâche disposée sur les premiers centimètres carrés ensoleillés. Une portière qui claque, un coffre aussi ?et voilà Philippe qui monte la pénible pente de sable. Nous descendons et aidons à amener le reste des affaires. Le matériel étant là, nous nous habillons en spéléo mais doucement, nous sommes dimanche et tout le monde n?est pas arrivé.
Et voilà Dinny et Cécile. Le soleil donne maintenant au-dessus du rocher. 
Nous voilà partis à équiper des voies : Claire celle de la fissure sous l??il attentif de Philippe T, puis Delphine celle de la déviation, Loan celle de la vire partant non loin des broches à tiro, et je m?offre la classique vire du milieu qui permet par la suite de dérouler plein d?autre voies parallèles. Pendant ce temps Delphine distille des conseils à Loan. Philippe K équipe rapidement l?une des voies parallèles car Dinny est prêt à s'entraîner suivi de Cécile (un peu moins rapidement, dur le réveil). Voilà ceux de l?Ouest arrivent... Ils sont venus finalement! Tout ce nouveau monde (Laurent, Arnaud, Hélène) s?équipe rapidement et s?entraîne à son tour. Passages de n?uds, conversions, descentes sur cordes tendue, décrochement, tricotage ou ajustage du simple mouvement de montée pour qu?il soit efficace. Grace aux conseils précis de Philippe K et Delphine, plusieurs personnes peaufinent leur réglage de matériel individuel personnel (torse et pédales pour Loan par exemple). Vers 13h seulement, nous sortons le casse-croûte et ceux qui ont pris de l?avance enchaînent avec une petite sieste.
Comme Claire équipera la vire descendante du bas, nous serons plusieurs à l?essayer de manière classique. Pour les tentatives inutiles : sans pédale, sans ?, etc., on verra cela une prochaine fois. Des voies sont déséquipées, d?autres créées. Certains essayent ou règlent leur bloqueur de pied, d?autre apprennent le mouvement de montée dit « en alternatif » sur le plan incliné de gauche.
Cet après-midi, le soleil est généreux et malgré une légère brise sur les hauteurs, il fera presque chaud. Mais que cela fait du bien !
Vers 16h comme prévu, Dinny et Cécile nous quittent. Nous continuons à 9 avec plus ou moins d?entrain selon les personnes. Vers 17h, nous commençons à déséquiper.
Même si le soleil n?est pas trop bas encore, nous finissons par ranger toutes les affaires dans les voitures respectives. Mais voulant un peu plus profiter de cette journée de printemps, nous papotons encore.
Craignant les bouchons de retour dus aux travaux sur l?A6, nous décidons de rejoindre l?Ouest par les départementales. Nous découvrons ainsi de jolis paysages (La Ferté-Alais) mais nous devrons néanmoins subir quelques bouchons sur la N118. Ce trajet plus long que d?habitude offre un moment de repos nécessaire pour les passagers à l?arrière, après cette bonne petite journée spéléo et des débuts de week-end fatiguant.
Dommage que nous soyons tant de parisiens, banlieusards à vivre tous au même endroit. Moins nombreux, la vie serait parfaite surtout les week-ends de beau temps.

Alain</description>
</item>

<item>
<title>La pédagogie par le vide</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=743</link>
<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Quelque part, nous sommes tous un peu stressés aujourd'hui. Personne ne nous met la pression pourtant, mais le petit incident de la veille, même pris avec philosophie par l'intéressée, nous a tous replacé dans une configuration moins ludique entre amis (même si ça le reste tout de même un peu).

D'autant qu'aujourd'hui, deuxième jour de notre évaluation pédagogique, nous devons faire avec :
 - l'entorse à la cheville d'une des personnes du public support la veille avec &amp;quot;marche de retour&amp;quot; en hélico qui a calmé tout le monde ;
 - la reconfiguration des groupes de public support ;
 - l'info que toutes les cordes en fixe ont été &amp;quot;amicalement&amp;quot; enlevées par une personne inconnue qui les a certainement soigneusement rangées ... chez lui
 - trois groupes en évaluation dans le même canyon, qui est le plus court avec 1h30 de descente, soit près de vingt personnes à se suivre dans la descente, et aussi sur la via ferrata.

Mais quand faut y aller, faut y aller, et on se case (confortablement maintenant qu'on a l'habitude) à six dans la voiture, direction Mortitx pour la dernière journée de canyon.

Cindy est aux manettes pour la descente, je suis chargé de gérer la remontée, qui maintenant qu'il n'y a plus de corde se fera de toute manière par la via ferrata et au tour de Yato de jouer l'équipier modèle.

Cette fois, pas d'erreur de trajet pour l'aller, nous sommes performants, trop peut être car nous rattrapons les autres groupes dans la descente et sommes obligés d'attendre (heureusement au soleil) avant de nous lancer dans le canyon.

Pas de changement visible dans le débit d'eau, mais en effet, plus de corde en fixe. De toute manière, l'équipement ça nous connaît maintenant, et Cindy mène son équipage (Yato et moi) efficacement pendant que France et Amandine jouent le public support en profitant de ce très joli canyon et que Bertrand surveille le tout, en bon cadre fantôme.

Je crois que chacun a regardé avec curiosité l'endroit où Marta s'est tordue la cheville la veille, essayant de trouver comment ça a pu être possible alors qu'il n'y a pas de piège apparent.

Ensuite, ça déroule, jusqu'au bord de mer où les deux autres groupes sont, qui en train de finir de sortir du bain méditerranéen, qui en train de sortir le repas des bidons étanches (pas de fuites à constater aujourd'hui).

Si tout le monde mange un peu au même moment (il est midi), on prévoit à nouveau de bien s'espacer dans la remontée. Certain que je ne nommerais pas (Ahmed) sera obligé de redescendre chercher son sac qu'il avait confié à des &amp;quot;amis&amp;quot; (qui l'auront joyeusement jeté dans une vasque pour qu'il dessale), puis re-obligé de redescendre pour récupérer son bidon étanche, oublié là où il avait mangé, brouillant un peu l'organisation décidée un peu plus tôt.

C'est finalement à nous de nous lancer. Tout va bien jusqu'à ce que ce soit le tour de France de partir à flan de falaise. Elle se sent comme happée par le vide et est un peu submergée par cette sensation. Courageuse comme pas deux, elle va quand même braver cette peur et faire toute la remontée, aidée, coachée et (r)assurée au départ, puis de plus en plus &amp;quot;à l'aise&amp;quot;, elle finira le dernier jet sans utiliser la corde d'assurance. Un grand bravo à elle !

La partie la plus dure est terminée et la tension retombe. Gérer le stress de France nous aura tous fait oublier la partie évaluation de cette journée, bien aidés par notre cadre heureusement pas aussi fantôme tout compte fait.

Une fois n'est pas coutume, le retour se fait dans les temps au gîte, la semaine est terminée, mais il nous reste encore à attendre le &amp;quot;jugement&amp;quot; de nos pairs avant de tous finir plus ou moins habillés dans la piscine.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Un canyon, ça se remonte ?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=742</link>
<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Jusqu'à présent, j'avais toujours entendu (et observé, et pratiqué) le canyon qui se descend. La seule partie qui remontait était, dans certains cas, la marche de retour (ou la marche d'approche quand la marche de retour descendait, et vice et versa).

Et bien, le canyon d'aujourd'hui se descend ET se remonte. C'est donc un peu comme de la spéléo, mais en plein air, au soleil, et en combinaison néoprène...

Bon, en général, on remonte en spéléo parce qu'à un moment, la grotte s'arrête et que vu qu'il faut ressortir et que la sortie est aussi l'entrée, il faut faire le chemin inverse de l'aller pour sortir.

La différence du canyon, c?est qu?il ne se finit pas sur une étroiture impénétrable ou un siphon, mais en se jetant dans un autre cours d?eau, et qu?à partir de là, une fois la zone encaissée et/ou verticale terminée, commence le chemin plus ou moins de type GR qui permet de rejoindre le parking où est garée la voiture avec les affaires sèches dedans (plus ou moins accessibles suivant les histoires de navette, mais ça c?est une autre histoire). Et en plus, en canyon, on tire des rappels, ce qui veut dire qu?il n?y a plus de corde en place pour remonter (normal, car on ne remonte pas, cqfd).

Alors pourquoi faut-il donc remonter ce canyon ?

Et bien la particularité du canyon de Na Mora (puisque c'est comme ça qu'il s'appelle), c'est qu'il arrive dans la mer. Jusque là rien de rédhibitoire me direz vous, il suffit de longer la plage (veinards !) et prendre le chemin de sortie. Sauf qu'il n'y a pas de plage à la fin, qu'il faudrait nager plusieurs centaines de mètres avant d'atteindre une grève praticable, ou être un grimpeur plus qu?averti pour partir en terrain d'aventure dans les falaises dans l?espoir d?atteindre un sentier de chèvre qui déambule dans le lapiaz acéré jusqu?à un endroit où, si on ne se perd pas, on peut regagner la voiture. Et que toutes ces possibilités sont plus ou moins interdites. Voilà pourquoi, une fois en bas, il faut remonter. Enfin, on pourrait aussi louer un bateau pour qu?il nous récupère une fois en mer, mais ce n'est pas l?option prise par les organisateurs, les organisateurs sont pervers !

Donc, le canyon de Na Mora est au programme aujourd'hui. Au passage, c'est aussi le premier jour de l'évaluation pédagogique : il faudra être bon pédagogue pour convaincre de purs canyoneurs de remonter sur corde ce qu?ils viennent de descendre ! Sans compter que le baudrier canyon n?est pas exactement prévu pour ce genre d?exercice... les explications devront être claires.

La route serpente sous le soleil avant d'arriver au parking. Au programme, 45 minutes de marche d'approche dans les champs d'olivier, avec au passage, un olivier &amp;quot;millénaire&amp;quot; en forme (au choix) de : limace, chèvre, arbre... ?

On ne se perd presque pas dans la marche d'approche, et c'est déjà l'entrée du canyon où nous rattrapons nos petits camarades qui viennent de finir de s'habiller et qui se lancent dans la première vasque d'eau fraîche. Yato prend la main sur l'organisation de la descente, Cindy en profitera pour repérer la remontée car c'est elle qui gérera cette partie et je prends le rôle d'équipier modèle. France et Mélanie seront notre public support et Marc notre cadre fantôme.

Le canyon est agréable, assez aquatique avec pas mal de nage dans des biefs, et quelques sauts. L?eau se perd ici, ressurgit là et les grenouilles pullulent. On notera au passage un panneau du ministère de l?écologie locale, appelant à zigouiller les serpents. Ces derniers sont activement chassés pour qu?ils ne prélèvent pas trop de ces grenouilles majorquines qui sont endémiques de l?île et plutôt menacées d?extinction (on a vu à Comafreda que ça rigolait pas à ce propos).

Les vasques d?eau sont d?un beau vert turquoise, iridescentes sous les rayons du soleil et une petite partie quasi souterraine (oscuro) annonce la fin et l?arrivée dans la mer. Les premiers qui ont fait ce canyon, le dimanche en session de reconnaissance, n?avaient remarqué qu?ils étaient arrivés dans la mer qu?au goût salé de l?eau dans laquelle ils venaient de sauter. Et en effet, le canyon se poursuivant en zigzag, on ne voit pas l?horizon et on peut penser à une vasque de plus avant de se rendre compte que c?est la fin. Il n?y a que la teinte de l?eau, d?un bleu surnaturel, qui indique le changement d?élément.

Il faut faire une bonne cinquantaine de mètres de nage pour qu?enfin le canyon s?ouvre sur la mer : de toute beauté !

À peine descendu qu?il faut remonter... c?est là le terrible de ce canyon somme toute assez court. Heureusement diront certains, car il faut le remonter, et s?il était long, la remontée serait d?autant plus longue !

Les équipements de remontée sont sortis et installés, et on constate qu?en effet, la remontée sur corde ne fait pas partie de l?habitude en canyon : croll ou assimilé installé sur un maillon rapide, lui-même sur le pontet du baudrier, et qui se retrouve ainsi trop haut pour être efficace / pédale en cordelette dynamique / taille de longe un peu grande / fichue combinaison néoprène qui prélève son quota d?énergie en entravant les mouvements / approche à la nage des cordes qui pendent dans l?eau et où il faut sortir son sac plein d?eau et qui pèse des tonnes quand on commence à monter, tout en aidant la corde à passer dans le croll qui n?est pas assez bas et donc marche pas bien...

Descendre un canyon, c?est très sympa. Remonter un canyon l?est un peu moins, du moins quand il faut s?évertuer à remonter sur la corde. Les quelques insultes au dieu gravité qui sont prononcées ici ou là en sont les indices révélateurs.

Toute chose a une fin, et la remontée du canyon de Na Mora en a une belle : juste à la sortie est installé un producteur d?orange qui dispense son doux nectar aux marcheurs passant dans le coin. À nous le verre de jus d?oranges fraichement pressées : un délice pour les papilles après l'effort.

Malheureusement, le co-gérant est parti quelques minutes plus tôt, il ne pourra pas charger nos affaires de canyon pour nous faciliter la marche de retour. Cela ne découragera pas une partie du groupe qui, en faisant quelques battements de cils au conducteur d?un camion à plateau, sera pris en stop pour le dernier kilomètre de marche.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Une histoire de Navette</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=741</link>
<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Navette [na.vet] &lt;i&gt;féminin&lt;/i&gt;
	- engin spatial contenant des gastronautes un peu dans la lune.
	- femelle du navet.
	- (faire une ...) action qui consiste à laisser une voiture sur un parking à un endroit A, prendre une autre voiture pour se rendre à quelques kilomètres de là à un endroit B, faire un canyon (ou toute autre activité), arriver tant bien que mal à la première voiture à l'endroit A, ouvrir la voiture avec les clefs que l'on a sur soi (ou cachées dans un coin connu de tous), aller avec cette voiture chercher l'autre voiture à l'endroit B pour revenir (à deux voitures) à l'endroit A pour récupérer tout le monde et enfin retourner au gîte pile poil pour l'apéro.

Choisissez votre définition, moi je vais vous raconter comment il arrive que la troisième ne soit pas totalement juste.

Ce matin, les sacs de canyons sont beaucoup moins lourds que d'habitude. Une bonne raison à cela : l'absence de combinaison néoprène encore gorgée d?eau tassée au fond ! Pas que l'eau dans laquelle nous aurons à nous baigner soit à ce point chaude que la néoprène soit inutile, mais tout simplement il n'y aura pas d'eau du tout : c'est un canyon sec qui est au programme. Enfin, presque sec, car une vasque - au nom accrocheur - nous attend à la presque fin, mais il en sera question plus tard.

Les trois groupes d'initiateurs en devenir se tassent dans les voitures (3 en tout, notez bien ce nombre). En route vers le canyon de Dinners, canyon sec donc, mais joli quand même, et qui sera le théâtre de la révision et du peaufinage de nos techniques canyonesques avant les deux jours d'évaluation pédagogique.

Arrivée groupée sur le parking de départ (susnommé endroit B). Les premiers chargent déjà leurs sacs sur le dos pour partir à l'assaut des 45 minutes de marche d'approche au flan de la montagne, avec vue sur la mer. Le dernier groupe à partir sera en charge de disposer les voitures pour la navette, c'est à dire de déposer deux voitures sur le parking du bas (susnommé endroit A) et bien évidemment de remonter avec une voiture pour pouvoir eux aussi descendre le canyon en effectuant la marche d'approche depuis l'endroit susnommé endroit B.

Les consignes sont échangées : telle clef de telle voiture à cacher à tel endroit, gardée dans tel bidon (qui en l'absence d'eau n'a pas à être totalement étanche, pour une fois), rangée dans telle boite à gant... quelle voiture doit rester en bas (endroit A) ou remonter (endroit B). Une fois les messages passés, les deux premiers groupes se lancent dans la lande à quelques minutes d'écart pendant que trois des membres du troisième groupe montent dans les voitures pour les disposer où il faut (en A ou B, au choix).

Il y a bien 13 kilomètres de navette, avec une route tortueuse et plus de 600 mètres de dénivelé à faire dans un sens, puis dans l'autre, l'attente est donc un peu longuette, mais au soleil, ce qui compense tout (bien que les moutons locaux fassent des vocalises bien sonores, et surtout bien ridicules, empêchant toute sieste improvisée).

Nos voituriers finissent par revenir, et nous nous mettons en chemin. Nous sommes un peu surpris d'arriver quasi en même temps que les deux premiers groupes au point de départ du canyon. Ils ont loupé le premier talweg, se fiant à la mention du temps de trajet avant de chercher la bifurcation, donc la cherchant trop loin, car marchant plus vite que la référence du topoguide.

À nouveau, attente que les deux groupes s'engagent dans la première verticale du canyon, mais le soleil est toujours là et Benoît nous fait une démonstration de déviation largable sous le contrôle de Michel pour passer le temps.

À notre tour de descendre. La première partie du canyon est sympathique, peu verticale (à part quelques ressauts), et il faut marcher, louvoyer entre les petits blocs et désescalader plutôt que tirer des rappels. Mais il est agréable de progresser sous le soleil, on en vient presque à regretter de ne pas avoir pris les lunettes de soleil. Une partie plane en vient même à devenir longuette quand l'encaissement final se profile à l'horizon, à nous les rappels et les verticales !

Michel nous fait bosser : rappel guidé débrayable, dégagement d'urgence, main courante, remontée en réchap sur corde à double..., Cédric joue la déviation humaine, Benoît découvre le balancier espagnol... le tout dans un paysage qui manque un peu d'eau (forcément, c'est sec) mais qui est joli et agréablement frais.

Arrive la vasque fatidique. Son doux nom est flatteur pour celui qui va s'y immerger (à savoir Benoît, qui a pris soin de prendre son bas de combi) : la fosse septique. Il s'agit &amp;quot;tout simplement&amp;quot; d'une vasque qui ne se vide pas, et donc où l'eau à tendance à stagner avec l'ensemble des conséquences qui s'en suivent... Mais en début de saison, les diverses proliférations n'ont pas encore eu lieu et ça reste praticable. Une bonne l'occasion d'installer un rappel guidé pour que les petits camarades sans combinaison passent sans se mouiller.

S'enchaîne une C37 avec un relai au milieu, pratique pour tester la descente à double auto-assurée au valdôtain, qui laisse les mains libres pour chercher le frac, sans avoir besoin de faire de clef d'arrêt.

Le canyon se termine peu après sur un dernier ressaut de 20 mètres.

C'est parti pour les 30 minutes de marche de retour tel qu'indiqué sur la topo. En fait, il faut compter une heure de &amp;quot;marche&amp;quot; pénible dans les caca-blocs : désescalades, sauts de rochers en rochers... bon travail de gainage du corps, mais tout le monde en a assez du caca-bloc et redoute l'entorse sur bloc trop mobile ou glissant.

Toute chose ayant une fin, nous finissons enfin par atteindre le parking du bas (susnommé endroit A) où une partie de nos collègues nous attend, comment dirais-je : ... impatiemment !!!

C'est à ce moment que pour nous le terme navette prend toute son importance...

Donc, les clefs de la voiture du haut sont bien là, en bas, alors que les clefs de la voiture du bas sont dans la boîte à gants de la voiture du haut. Jusque là, tout va bien, sauf que la troisième voiture (vous vous souvenez, il y avait trois voitures) est déjà repartie en direction du gîte, car, n'est ce pas, il avait été dit que... enfin, si, à un moment donné, quelqu'un avait bien dit qu'il fallait faire comme ça, ou peut être autrement et la consigne était claire comme de l?eau de roche ! [NDLR : autre nom du pétrole].

Nous voilà au bord d'une route, où doivent passer 2 à 3 voitures par jour à cette saison (voitures qui sont déjà passées, donc ne reviendront pas avant le lendemain, en tout cas on n'en verra pas une seule durant les longues heures d?attente), avec une voiture fermée à clef, 13 kilometres de montée pour aller chercher les clefs qui sont dans la voiture du haut dont chacune des deux équipes présentes en bas a un double.... (que chacun retrouve dans cette description les endroits susnommés A ou B, moi je suis paumé).

Heureusement, en nos temps modernes, l'un d'entre nous a son téléphone portable, avec les bons numéros enregistrés dedans (et qui n?a pas pris l?eau). Des messages sont laissés sur répondeur (forcément, ça capte pas bien au gîte) et enfin, on arrive à communiquer directement et comprendre que l'on va venir nous chercher (dans une heure, le temps de faire le trajet depuis le gîte) et faire la navette, l?échange de clefs et tout ce qui va avec.

Pendant ce temps, bien loin de Veracruz, la nuit commence à tomber, ainsi que la température. La route a chauffé au soleil toute la journée, une partie de nous se couche dessus pour être en contact avec l'asphalte agréablement chaud, tandis que Francis fait la tortue avec sa couverture de survie, et insérera même quelques bougies en dessous pour se faire son petit point chaud alors que la voiture tant attendue arrive enfin.

Tout est bien qui finit bien, et la description rentre à nouveau dans la définition citée au début : retourner à temps au gîte pile poil pour l'apéro. Il faut dire que nos camarades ont gentiment prolongé l'apéro, ne voulant pas commencer à manger sans nous, l'apéro est donc toujours en cours quand nous arrivons. C'est avec les acclamations soutenues de joyeux lurons apérotant depuis 18h au moins que nous sommes accueillis à notre arrivée... vers les 23h !

Apéro, repas et direction le lit... ce n'est pas encore ce soir que nous présenterons nos parties théoriques.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Un peu de nuit au milieu d?une longue journée</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=740</link>
<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Quand on pense à Majorque, on pense plage de sable et farniente ou retraités allemands (il y a en effet des deux sur cette île).

On ne pense pas qu?il s?y trouve un des canyons majeurs d?Europe.

Et pourtant, c?est notre destination de la journée.

Après le petit loupé de la marche d?approche de la veille, nous sommes très heureux de ne faire que 10 minutes depuis le parking avant d?atteindre le départ.

Le canyon est donné en 5 heures, avec plus de 40 rappels, plus 2 heures de marche de retour, c?est donc parti pour une belle journée.

On commence par la section Gorg Blau, qui, au départ du moins, ressemble à beaucoup d?autres canyons au débit d?eau incertain : plus ou moins sec, plus ou moins humide, avec des vasques d?eau plus ou moins claire selon que l?on passe en premier ou en dernier.

Les parois se resserrent, prennent de la hauteur et l?encaissement devient prononcé. L?eau est maintenant présente tout le temps, froide, avec un débit correct et quelques vasques sautent, le plaisir est là et ça fait du bien.

On se dit que c?est déjà un beau canyon quand l?encaissement se fait encore plus prononcé, au point que dans certains biefs, on touche des épaules de chaque côté, et il faut même se mettre de profil pour passer ! Tout à fait exceptionnel, avec une pensée émue de l?enfer que ça doit être ici en cas de crue. Pas d?échappatoire possible et un effet qui doit ressembler au déclenchement d'une chasse d?eau quand la vague de crue arrive. Heureusement, la météo est avec nous, avec un grand soleil prévu toute la journée.

Sans connaître la topo, le canyoneur non averti se serait certainement posé des question à nous voir tous avec des casques avec frontale. Mais encore plus à voir l?un de nous sortir son acéto ! Du canyon avec une acéto, quelle idée ???

L?idée n?est pas si saugrenue une fois que l?on arrive à la fin de Gorg Blau, et au début de Sa Fosca. Cette distinction en deux noms d?un même canyon se justifie, car d?une manière assez soudaine, la nuit tombe, le soleil disparait et le noir absolu fait son entrée.

Gorg Blau était déjà à lui seul un canyon génial, sa continuation dans Sa Fosca est tout simplement gigantesque !

Les frontales sont allumées, l?acéto irradie et nous nous lançons dans ce défilé magique. J?avais déjà fait des canyons souterrains en spéléo, mais rien de ressemblant. Le travail de l?eau dans les grottes n?est pas le même, avec une roche à vif sous l?action de l?érosion chimique. Ici, pas de requins, de parois acérées et déchirantes (surtout pour les néoprènes), mais plutôt une roche douce, recouverte par un dépôt de calcite à la dominante rouge-orangée.

L?eau est froide, les parois ne sont jamais très loin l?une de l?autre (à nouveau, il faut se mettre de profil pour passer), quelques branches et troncs peuvent créer des pièges pour ceux qui n?y font pas attention. Ajouter à cela qu'il n'y a absolument aucun échappatoire car on est sous terre : l'engagement est total.

Le temps passe, mais le jour ne fait toujours pas son apparition. Le siphon de la molaire ne porte son nom qu'à moitié : il ne siphonne pas, mais une fois passé ce qui n'est qu'un voute mouillante aujourd'hui, la forme de molaire du rocher est flagrante quand on se retourne. On a droit à notre vrai siphon un peu plus loin car même si le sac passe par le petit trou à fleur d?eau du dessus, il faut faire le canard et plonger pour passer sous l?arche et ressortir un mètre plus loin, de l?autre côté.

Si la nuit est tombée rapidement, la lumière met quelques temps à faire sa réapparition à la fin du canyon : le bien dénommé couloir de l?aube permet en une centaine de mètres de rejoindre le ciel dans une apothéose de couleurs, d?odeurs renaissantes et d?un coup de chaud quand l?air extérieur chaud et sec fait place à l?air souterrain frais et humide, car la fin de Sa Fosca correspond aussi à la fin de l'eau : le torrent se perd en même temps qu'il sort de son trou.

Pause casse-croute à la sortie, presque au soleil. Et bilan dépité de deux personnes de notre groupe : les bidons étanches ont pris l'eau. Pas de mal à constater pour les barres de céréale et autres couvertures de survie. Par contre, gros problème avec les téléphones portables, qui bien que mis dans des zip-lock, ont pris l'eau et refusent de démarrer... Qu'on se le dise, la technologie moderne à gros écran tactile n'aime pas tremper dans l'eau !

Bien que le paysage ait été splendide sur la marche retour, ce furent les deux heures les plus pénibles de la semaine. Des blocs, GROS blocs, saupoudrés partout dans le canyon, obligeant de zigzager dans tous les sens, de faire des desescalades acrobatiques, de se passer les sacs dans les portions douteuses, de faire demi-tour quand le vide est trop important et que ça ne passe pas... la définition même du caca-bloc, sa quintessence même !!

Géologiquement, il faut admirer le trait de scie qu?a pratiqué le fleuve Pareis (oui madame, le fleuve, vu qu?il se jette dans la mer, même si localement on l?appelle torrent, non fleuve) dans la montagne locale : une tranchée quasiment droite de 5 à 15 mètres de large sur au moins 100 mètres de hauteur et sur plusieurs kilomètres.

Mais après 7 heures de canyon, ça a de quoi vous scier les jambes (et ça le fait) et le côté géologie est un peu mis en arrière-plan de nos pensées...

L?arrivée au niveau de la mer est tout de même remarquable, mais en bons canyoneurs, nous n?irons même pas jeter un ?il sur la grève au vague ressac des vagues et nous filons directement dans le tunnel, éclairé avec des néons verts psychédéliques, qui rejoint la civilisation et notre zone de navette.

Retour au gîte sur le coup des 10 heures, en en étant partis à 7h, encore une bien belle et grosse journée. Et encore un soir où nous ne présenterons pas nos parties théoriques.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Dans la steppe des grandes herbes de la pampa argentine de Majorque</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=749</link>
<pubDate>Sun, 14 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C'est bien connu, les majorquins ont été de grands marins. De leurs innombrables périples, ils ont rapporté une herbe particulière, qui prospère maintenant depuis des millénaires - au moins ! - dans la lande tondue par les moutons.

Oui, une certaine partie de Majorque peut se résumer à : calcaire + herbe de la pampa + mouton (et ciel bleu pour couronner le tout, mais seulement quand il fait beau, c'est à dire souvent).

Ces ancêtres botanistes ont donc rapporté l'herbe de la pampa argentine, car ça faisait joli dans leur jardin, les moutons du voisins ne la mangeaient pas (et donc ne venaient plus bêler bêtement dans le jardin) et, cerise sur le gâteau, c'était exotique et le voisin n'en avait pas (ce rustre marin d'eau douce éleveur de mouton !!).

Ce à quoi ces chers ancêtres majorquins n'avaient pas pensé (et ce à quoi tout apprenti herboriste ne pense pas quand il rapporte une jolie plante d'un lieu exotique), c'est que l'herbe (folle par définition) pouvait s'évader de son jardin et conquérir toute la montagne de l'arrière-jardin.

Bien sûr, l'échappée belle de l'herbe est une allégorie, ou faut il dire onomatopée ? ou excentrique ? ou parabole ?... enfin, l'herbe ne se déplace pas toute seule, ce sont les graines qui se sont évadées. Pas avec leurs petites pattes qu'elles ne possèdent pas, mais avec le vent, les animaux, les voisins jaloux... Bref, l'herbe s'est répandue bien au-delà du jardin, et c'est ça qui nous concerne pour ce compte-rendu.

Oui, ceci est bien un compte-rendu de sortie, par une épithète botanique.

Donc, revenons à nos moutons (qui ne mangent pas l'herbe, suivez un peu) et à notre canyon de la journée (car canyon il y eu).

Aujourd'hui, donc, nous entamons notre première journée de stage, avec la reconnaissance du canyon de Mortitx, qui sera un des deux canyons à faire durant l'évaluation pédagogique.

Nous sommes précédés par un premier groupe de reconnaissance, et le temps de préparer le matériel, ils sont déjà loin. Tant pis, on les rattrapera.

Le chemin pour aller au canyon de Mortixt passe dans le domaine viticole du même nom, et l'on passe telle barrière, telle échelle en bois, tel chemin à gauche, cherche la zone de terre rouge, le petit chemin à droite, la cabane de berger. On ne trouve pas tout, mais l'abondance de cairns, un panneau gouvernemental et la direction générale concordent, donc on avance, déterminés, parmi les herbes de la pampa (les fameuses).

Premier conseil : quand on n'a pas de carte, on suit ceux qui connaissent le chemin.
Deuxième conseil : quand ceux qui connaissent le chemin ne vous ont pas attendus, suivez la description du topo guide.
Troisième conseil : quand ce que vous voyez ne correspond pas tout à fait à la description, cherchez le panneau du gouvernement qui donne les consignes à observer pour pratiquer le canyon.
Troisième conseil : quand vous voyez un tel panneau, cela ne veut pas dire que vous êtes sur le chemin qui est décrit dans la topo (mais ça vous vous en rendrez compte trop tard).
Quatrième conseil : n'hésitez pas à demander aux randonneurs locaux où vous êtes, où vous allez, dans quelle étagère.
Cinquième conseil : portez un pantalon long pour marcher dans l'herbe de la pampa argentine car les feuilles sont coupantes et cachent (en plus, les vicelardes !) tout un tas de branches de buissons plus ou moins épineux qui marquent encore plus les jambes (demandez à Cindy ce que donnent plus de deux heures de marche dans un tel &amp;quot;pré&amp;quot;).
Sixième conseil : quand il y a beaucoup de cairns, énormément de cairns, ils n'indiquent pas tous la direction où l'on veut aller (mais tous indiquent une direction).

Après la mise en pratique (ou presque) de tous ces bons conseils, le verdict est clair : en lieu et place des 1h30 de marche d'approche données par le topoguide, nous aurons mis plus de 2 heures pour atteindre le départ du canyon. Quand on se loupe dès le début de la marche d'approche, forcément ça rallonge !

Nous finissons quand même par arriver et hop, à l'eau (fraîche). Le canyon est très beau, mais aussi très court. Certains des rappels sont équipés en fixe pour permettre soit de remonter et refaire un saut, soit de remonter tout court.

Car il existe trois possibilités pour revenir à la case départ une fois le canyon terminé :
 - prendre la via ferrata en rive droite jusqu'au bout
 - prendre la via ferrata en rive droite, mais ne pas tout monter et retourner au dessus de l'antépénultième cascade et remonter sur corde les ressauts précédents pour ressortir par l'entrée
 - avoir loué un bateau pour se faire récupérer en mer.

Aujourd'hui, nous avons le choix entre la première... et la première solution.

La via se parcourt facilement, même si le câble en place, au vu de son diamètre à certains endroits, est plutôt psychologique qu?autre chose. Le paysage qui s?ouvre à nous n?en est pas moins magnifique : une belle vue plongeante sur la mer, sur fond de ciel azur et premier plan de calcaire blanc, à faciès Tsingy de Madagascar. Un plaisir pour les yeux !

Marche retour sans soucis. Cette fois nous prenons le bon chemin, histoire quand même de repérer la bonne route pour la marche d?approche. Heureusement, beaucoup moins d?herbes de la pampa sur ce chemin, ce qui est un bel avantage pour nos jambes déjà bien éprouvées par la marche aller.

Francis nous attend amicalement dans sa voiture au parking, retour à six dans la Laguna jusqu?au gîte où nous sommes les derniers arrivés. Dès le début, nous posons la cadence de la semaine : ce n?est pas ce soir que nous présenterons nos parties théoriques...


Sylvain

PS : une partie de ce compte rendu n'est qu'élucubrations, mais pas forcément la partie qu'on croit (ou pas).</description>
</item>

<item>
<title>On s'en va en Canyon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=735</link>
<pubDate>Sat, 13 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette semaine-là, tout (ou presque) se terminait en chanson. On a pu le constater tout autant au bord de la piscine du gîte que sur la place centrale de Palma de Majorque.

Voici donc une reprise en musique de cette superbe semaine de stage avec nos amis d'ATK de Toulouse.

La trame &amp;quot;musicale&amp;quot; &lt;a href=http://www.deezer.com/fr/album/262411 target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt; ICI &lt;/b&gt;&lt;/a&gt; puis cliquer le titre n°16

&lt;b&gt;Le chorus :&lt;/b&gt;
Super Bertrand
&lt;i&gt;Les Enfants&lt;/i&gt;

---------------------

[Rrrréveil, rrrrréveil !!]

Debout les enfants, c?est l?heure !
&lt;i&gt;Bonjour Super Bertrand !!&lt;/i&gt;
Bonjour

Allez, dépêchez vous
&lt;i&gt;Pam pam pam pam pam papam papapam&lt;/i&gt;
J?aime vous voir en forme dès le matin
&lt;i&gt;Pam pam pam pam pam papam papapam (ter)
On s?en va en can-yon&lt;/i&gt;
Préparez vos kits, sans rien oublier !
&lt;i&gt;Pam pam pam pam pam papam papapam (ter)
On s?en va en can-yon&lt;/i&gt;
Pendant ce temps, moi je signe vos livrets de formation canyon
&lt;i&gt;Pam pam pam pam pam papam papapam (ter)
On s?en va en can-yon&lt;/i&gt;
Et je pense aux barres de céréales, c'est important les barres de céréales quand on va en canyon
&lt;i&gt;Pam pam pam pam pam papam papapam (ter)
On s?en va en Can-yon&lt;/i&gt;
Bobobobo, stooooop, on est prêt ?
&lt;i&gt;Ouiiiiii !!&lt;/i&gt;
Alors allons-y,
&lt;i&gt;Allonsoooo !!&lt;/i&gt;

Allez, vrouum !
&lt;i&gt;Pam pam pam pam pam papam papapam (ter)
On s?en va en can-yon&lt;/i&gt;
On met sa ceinture (enfin, pour ceux qui en ont une)
&lt;i&gt;Pam pam pam pam pam papam papapam (ter)
On s?en va en can-yon&lt;/i&gt;
Non, non, non, non, on ne plaisante pas avec la sécurité
&lt;i&gt;Pam pam pam pam pam papam papapam (ter)
On s?en va en can-yon&lt;/i&gt;
Voilà voilà, elle l?a eu cet avion finalement
&lt;i&gt;Pam pam pam pam pam papam papapam (ter)
On s?en va en can-yon&lt;/i&gt;
Mais va-t-il me laisser passer celui-là ? Connard !
&lt;i&gt;Pam pam pam pam pam papam papapam (ter)
On s?en va en can-yon&lt;/i&gt;
Attention !
&lt;i&gt;Stop, nous sommes arrivés&lt;/i&gt;
Et à l?heure pile ! (ou presque)


Allez les enfants, en tenue !

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Cindy. Cindy, tu as encore perdu tes papiers, il ne faudrait pas que ça devienne une habitude

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Benoît. Benoît, ton bidon étanche n?est pas étanche, ton portable va finir mouillé

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Cédric. Cédric, tu as laissé les clefs de la voiture pour la navette au mauvais endroit, tu vas être obligé d?attendre 21h

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Franck. Franck, ne saute pas les barrières des gîtes qui ne sont pas loués, tu risques des ennuis

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Jean-Luc. Jean-Luc, bien que le GPS indique cet endroit, ce n?est pas la bonne Villa Jaume

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Sylvain. Sylvain, ce n?est pas le bon chemin pour aller à Mortitx, fais un peu attention !

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Francis. Francis, attention à la flamme de la bougie lorsque tu fais une tortue en attendant la navette

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Sébastien. Sébastien, ne tape pas trop fort du coude sur la table, tu vas la casser !

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Nico. Nico, ne te fais pas encore pousser tout habillé dans la piscine

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Christian. Christian, ne nage pas trop vite, tu sèmes tout le monde

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Ahmed. Ahmed, arrête de jeter les affaires de tes petits camarades dans la piscine, tu vas t?attirer des ennuis

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Cindy. Cindy, ton avion est annulé, réessaye ce soir

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Francis. Francis, fais attention à tes doigts quand tu plantes un spit

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Marc. Marc, arrête de montrer ta blessure à l?entrejambe à tout le monde

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Jean. Jean, tu as encore mis 6 personnes dans ta voiture, attention à la Guardia Civil

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Michel. Michel, si tu finis encore ton canyon après 17h, on te laissera attendre jusque 21h avant de venir te chercher

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Ahmed. Ahmed, ton bidon étanche n?est pas dans ton kit, il faut redescendre le chercher

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Sébastien. Sébastien, ne copie pas sur Cindy en laissant tomber tes papiers à l?aéroport

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Marta. Marta, fais bien attention dans les toboggans

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Mélanie. Mélanie, faire du stop sur la marche de retour, c?est tricher !

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Bibi. Bibi, ne saute pas tout le temps dans la piscine, tes affaires sont encore mouillées

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Jean-Claude. Jean-Claude, ne saute pas trop sur le banc, le plafond est bas

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Franck. Franck, les vis ne se plantent pas au marteau

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir France. France, il va falloir choisir entre gâteau et apéro pour faire ta rime avec Yato

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Amandine. Amandine, il fait beau, arrête de faire la tête

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Marta. Marta, le trajet retour se fait normalement à pied, pas en hélicoptère

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Cédric. Cédric, tu n'as pas pu perdre tes lentilles, tu n'en portes pas

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Émilie. Émilie, ne frappe pas les gens qui veulent te jeter dans la piscine

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Marc. Marc, regarde le décolleté des filles un peu plus discrètement

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Sylvain. Sylvain, tu as encore laissé rentrer de l?eau dans ton boîtier à pile de casque, tu vas bientôt ne plus avoir de lumière

&lt;i&gt;Au revoir Bertrand&lt;/i&gt;
Au revoir Jean-Luc. Jean-Luc, laisse ce dindon tranquille !

Au rev...
Ah? Et ben, ils sont tous partis.
Ouf !
Et maintenant, en route pour de nouvelles aventures !

---------------------

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>La grenouille et l'avion</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=739</link>
<pubDate>Sat, 13 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Avec Sébastien, nous sommes arrivés complètement à l'arrache : on comptait tous les deux sur Cindy et son organisation sans faille pour nous mener à bon port, jusqu'au gîte. Pas de bol, Cindy perd ses papiers et ne peut donc pas prendre l'avion, et ni moi, ni Seb ne savons où aller une fois sur place. Quand bien même, on se dit qu'on avisera une fois arrivés et j'envoie tout de même un petit texto à Marc, qui avec Jean-Luc et Franck nous précèdent d'une petite heure à l'aéroport de Palma, n'ayant pas pris le même avion (il n'y avait plus de place quand on a voulu réserver sur le même vol) pour qu'ils nous attendent et qu'on squatte leur voiture.

L'avion est à moitié rempli d'étudiants d'une école partant pour le week-end de (dés)intégration, mais ils ne feront pas tant de bruit : une petite chanson au décollage, une petite chanson à l'atterrissage, et c'est tout... les étudiants ont bien changé !

Une fois à Palma, pas de soucis à se faire d'une personne qui confondrait son bagage avec le nôtre, on est les seuls à ne pas avoir de bagage à roulette, et un sherpa jaune et un sherpa rouge, ça ne passe pas inaperçu.

Bref, nous voilà à l'aéroport, à 21h et 50 km de notre lieu de couchage (distance approximative, vu que l'on ne sait pas où c'est). Un petit coup d'?il sur le premier panneau indiquant des bus pour se rendre compte qu'ils ne desservent que Palma et on avise un point Information, lieu qui doit être idéal pour en avoir, des informations.

Sur le chemin, nous croisons trois types un peu louches, chacun chargé d'un gros sherpa : ils doivent aussi faire du canyon ! C'est comme ça qu'on a trouvé Franck, Jean-Luc et Marc. Rencontre totalement improbable, on aurait pu partir à droite au lieu d'à gauche, Marc n'a pas reçu mon message vu que son téléphone est resté en France, et on doit notre chance à la queue qu'ils ont eue au comptoir pour récupérer la voiture de loc... un peu le cul bordé de nouilles, si vous me passez l'expression !

On profite de la place qu'il y a dans la voiture, et direction Pollença. Nos trois compagnons ont tout ce qu'il faut pour arriver au gîte : coordonnées GPS rentrées dans le GPS avant le voyage, descriptif texte des chemins d'accès (il y a deux gîtes prévus pour la semaine, de quoi caser les 24 personnes des stages initiateur et SFP1, chacune dans un lit, ou presque) et même un plan d'accès dessiné sur une feuille. Soulagement avec Sébastien : on est tombé sur des types bien, et organisés, eux.

À 200 m, prenez à droite. Suivre la route sur 37 km. Au rond point, prendre la troisième sortie... on suit à la lettre les indications du GPS jusqu'à un &amp;quot;vous êtes arrivé&amp;quot; qui fait plaisir : tout le monde a faim (et soif). À quelques dizaines de mètres près, le GPS nous fait nous arrêter devant la villa &amp;quot;Cam' Jaume&amp;quot;, nickel puisque c'est une villa Jaume que l'on cherche. Bon, le portail est fermé à clef, mais c'est allumé, et c'est l'endroit du GPS ! Ah, il n'y a pas de boite à clef... tout est fermé... et le chemin suivi ne correspond pas au texte, mais bon, c'est le bon endroit GPS, quand même !!!

Après quelques minutes de recherche, quelques sauts de portail et tambourinement aux volets, on se décide de tenter l'autre gîte et éviter le coup de fusil ou le chien méchant. Franck prend la description sur le plan, on fait demi-tour et on retourne vers un point caractéristique de la description. Le plan nous fait prendre une toute autre route, qui n'a absolument rien à voir avec ce que l'on vient de faire, et on finit par arriver à la Villa... Jaume !!

Ok, cerveau en mode off, on arrête d'essayer de comprendre. Avec Seb, on se regarde : jamais on n'aurait trouvé le gîte qui est au fin fond d'une petite route, au milieu d'innombrables autres gîtes.

Petite péripétie pour récupérer le code de la boîte à clef, on s'installe rapidement, et enfin, court trajet jusqu'au Port de Pollença pour manger et boire une caña bien fraîche ! Hourra !

Le lendemain, en vrac : arrivée des toulousains qui ont fait le trajet en bateau, information que Cindy arrive le matin par l'avion car elle a fini par trouver des papiers pour voyager, puis que non, finalement elle arrivera ce soir car son vol a été annulé... ça y est, elle endosse officiellement le rôle de chat noir pour la semaine (enfin, si elle arrive à arriver). Si des trucs ne se passent pas comme il devrait ce sera la faute à Cindy !

Le stage commence officiellement le lendemain, mais une bonne moitié des présents est partant pour se dérouiller les mécanismes et faire un petit canyon dans la journée. On jette notre dévolu sur le canyon de Comafreda, pas trop loin du gîte. Au vu du nombre, nous nous scindons en deux et la pause casse-croûte est l'occasion de laisser un peu de temps entre les deux groupes.

Le canyon était sec en bas, mais coule un peu en haut... Mais l'eau n'est pas présente très longtemps et se perd bien avant l'encaissement final, qui bien que joli, doit prendre tout son intérêt avec un peu d'eau dedans. Vu que c'était sec en bas, tout le monde n'a mis que le bas de sa combi, sauf ceux qui avaient une intégrale, et qui chauffent sévère dans les parties de marche au soleil : c'est à dire, souvent.

On arrive rapidement à la fin du parcours (un ancien barrage maintenant vide), et on finit la marche de retour pour ne trouver personne à l'endroit où on avait laissé les voitures. À peine le temps de se poser des questions, que Jean et Marc arrivent en voiture pour nous conter leur fin de parcours.

Il s'avère que le canyon est interdit !! C'est une des dernières zones d'habitat de la grenouille de Majorque (en fait un crapaud, &lt;i&gt;Alytes muletensis&lt;/i&gt; ou Alyte de Majorque, ou &lt;b&gt;&lt;a href= http://ca.wikipedia.org/wiki/Ferreret_(amfibi)&gt; Ferreret &lt;/a&gt;&lt;/b&gt;), espèce endémique de l'île et donc &amp;quot;Streng Verboten&amp;quot; d'y pratiquer le canyonisme !! Prohibido en bon espagnol !

Aucune info en haut du canyon, aucune info en bas du canyon, aucune info sur les sites internet... mais un garde de l'ONF locale qui attend le premier groupe au niveau du barrage. Discussion cordiale et explication de notre garde, qui indique qu'il devrait confisquer matériels et voitures... Autant dire que les membres du premier groupe ne faisaient pas les fiers, avec leur espagnol approximatif.

Le fait que l'on soit dans une démarche de stage fédéral, que l'on ait demandé l'autorisation (avec attestation à l'appui) pour faire les canyons, etc... fait qu'on en sera pour une bonne peur et des explications ultérieures, bien aidés par notre espagnole de l'étape en interprète qui avait choisi l'option plage comme pratique de première journée.

Tout s'arrange et le stage peut commencer. Enfin, une fois que Cindy sera arrivée avec le dernier avion du soir. Franck fera le taxi, Sébastien et moi essaierons de piéger Cindy sans succès à l'aéroport, et tout le monde sera de retour à temps pour se coucher et prendre des forces en vue du lendemain.

Bilan : tout a failli merder (et plus que faillir même), mais tout va bien qui finit bien, on va pouvoir commencer.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Viaduc humide</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=733</link>
<pubDate>Wed, 10 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Quoi de mieux qu'une séance d'entraînement au viaduc de Bures-sur-Yvette ?
Une séance d'entraînement humide bien sûr !

Le passage à l'heure d'été retarde le coucher de soleil (même si on ne l'a pas beaucoup vu en avance cet hiver) et permet d'avoir encore un peu de lumière le soir en semaine sans avoir à allumer sa frontale, en tout cas, pas trop tôt.

En vue de la semaine canyon à venir, une orientation révision de techniques est annoncée. Fut-ce ce référentiel au canyon ? Fut-ce simplement la tranquille continuité de l'hiver ? Fut-ce encore autre chose ?
Personne ne le sait.
Le fait est que nous sommes accueillis par la pluie, et elle ne nous quittera pas de la soirée, prélevant son quota de défection.

Enfin, à 4, la fête est plus folle !

Pendant qu'avec Vincent, je révise mes classiques canyonesques, Cindy et Arnaud s'amusent dans la verticale de 35 mètres à faire conversion, passage de n?ud, décrochement... qu'Arnaud a appris pas plus tard que le week-end d'avant lors du stage PAS. De mon côté, en avant les rappels guidés débrayables depuis le bas, le coupé de corde sans intervention directe et autre dégagement d'urgence, couplés au débrayage à double ou remontée sur valdôtain.

Mais la nuit finit par tomber et sonne le glas de la session, et chacun s'en retourne plus ou moins humide au sec.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>PAS PAS le stage</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=723</link>
<pubDate>Sat, 06 Apr 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Samedi, 6h du matin, quelque part dans Paris un réveil sonne : le mien ! Réveil matinal pour apprentie-spéléo en formation, direction, le stage PAS au Puiselet. Le temps de préparer mes affaires, je suis déjà en retard et je saute dans un taxi.
Plongée dans mes réflexions sur le programme du stage et ma vie de future spéléo, je me retrouve soudain 18 ans en arrière, parceque « stage PAS », ça me fait penser à la célèbre chanson du Suprême NTM sortie en 1995 (oui, oui, il y a si longtemps), « Pass pass le oinj » (non, non, je ne vais pas encore chez le psy) ; j?avais 11 ans et c?était aussi l?année de ma première cavité ! 

Vu que des gens sérieux prendront le temps de faire un beau compte-rendu pour la fédération, je me permets de faire un compte-rendu format musical (à votre libre interprétation) et crée LE tube du printemps : « PAS PAS le stage » (on prononce bien « pass pass le stage » hein?).

[Sur un air bien connu du Suprême (de nombreux sites vous fourniront le fond musical adéquat)?]

[Couplet]

Toujours prêts quand faut poser un spit
Ouais, messieurs, la vie du kit
Ça me surexcite, je suis dans l?spirit [du]

PAS, PAS le stage

Que j?active mes méninges
Décroché, je l?ai, ouais, syndrome du harnais
Mais je comprends pas pourquoi tout le monde me mate comme ça

Alors PAS, PAS le stage, il y a du monde qu?attend le cordage

L?ami Sylvain et tous les cadres
Se languissent pendant que je prends tout mon temps
Et pourtant, conversion c?est important
Et pourtant, j?aurais pas la paix un instant
Pourtant, entrainements, fractionnements, y'en a pléthore
Tout ça a toujours fait partie de notre folklore

Alors PAS le stage

(Vas-y, délonge-toi, tu vas encore te bloquer avec?)

[Refrain]

PAS, PAS le stage
Il y a du monde qu?attend le cordage

PAS, PAS le stage
Il y a du monde qu?attend le cordage

PAS, PAS le stage

[Couplet]

Yo ! PAS le stage, estupendo ! ahora
Si no sabes pasar el nudo, venga
Practica ! Arriba, abajo, anda, pero que pasa mierda
Que tout simplement il a perdu Croll, poignée et pédale

Pero, oh ! De toutes les façons, a mi no importa si tengo cuerda
Tout ça explique pourquoi t?es en panique
Tu sais qu?après toi, il n?y a plus sonne-per
Mais fais donc calmement

Rémy, machard
Pour remonter en réchap' sans prendre la haine
Mais, hé ! Mais quand t?es là, ne m?envoie pas la corde en pleine face
Tu sais, je ne supporte pas
Je me fâche, la prends et la coupe cash !

(Non, mais attends, depuis quand tu pratiques toi ? Allez vas-y?)

[Refrain]

PAS, PAS le stage
Il y a du monde qu?attend le cordage

PAS, PAS le stage
Il y a du monde qu?attend le cordage

PAS, PAS le stage

[Couplet 3]
Ok, c?est sympa, merci, j?en attendais pas tant,
C?est gentil, j?apprécie, mais là, je suis sincèrement parti
Pour laisser passer mon tour,
Un « décro » de plus, et mes bras finissent dans l?arrière-cour
Je suis « fraca », le PAS a eu raison de moi

Heureusement, le point chaud, une victime ? une nouvelle leçon 
Instruction, j?avoue que c?est pendant ces moments
Que je suis le plus en kiff, sûrement
J?ouvre mes yeux, j?augmente la pratique 

Rallume le feu et go
Il ne faut pas laisser la corde seule
C?est une coutume, mec, PAS le stage !

[Refrain]

PAS, PAS le stage
Il y a du monde qu?attend le cordage

PAS, PAS le stage
Il y a du monde qu?attend le cordage

PAS, PAS le stage


MC Delphine P.

[Addendum : le stage était sinon vraiment bien, très formateur, des cadres au top, des participants au top, des cordes au top, du feu au top, des blagues au top, bref, il ne reste « plus qu?à » pratiquer beaucoup et sortir en cavité encore plus !]</description>
</item>

<item>
<title>Grande baume du Pré d'Aubonne et Glacière du pré de Saint-Livres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=732</link>
<pubDate>Sat, 16 Mar 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dernier jour du camp suisse


Deux équipes sont constituées : 
Alain, Loan et Antoine retournent au pré d'Aubonne pour récupérer Kong et faire une sortie avec l'assurance d'aller sous terre;
Philippe, Delphine et moi-même allons à la glacière pour une bonne randonnée et séance photo souterraine.
 

En somme, une très bonne semaine qui m?a permis de découvrir les joies de la spéléologie hivernale, je retiens qu?Alain est une valeur sûre lorsqu?on parle de déblaiement de neige et que le Jura suisse est un cadre magnifique pour la pratique de la spéléologie !


Patrice</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre de la Pleine lune</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=731</link>
<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sixième jour

Voici l?histoire de mon plus grand échec? Deux  équipes ont été constituées : une première équipe constituée de Loan, Alain, Antoine et moi-même, sensés partir plus tôt pour équiper le gouffre de la Pleine lune et une seconde équipe constituée de Delphine et Philippe qui nous rejoint un peu plus tard? 
Au final, après une marche d?approche très longue, en étant surchargés? On trouve la cavité? je me lance dans l?équipement et là?. C?est le drame? Le trou aspire le vent à son entrée? un vent à vous glacer les os, mes longes sont raides, je dois frapper dans mes mousquetons pour les ouvrir et ma clef à cliquet est bloquée? Mode cerveau OFF, on oublie la douleur et on y va? une fois à l?intérieur il fait bien meilleur. Mais un P75 avec un pendule a eu raison de moi : après une heure de lutte intense, il faut remonter pour passer la main. Une incompréhension a fait qu?au lieu de laisser la seconde équipe arriver sur la plateforme que j?avais réussi à atteindre? Ben, j?ai tout déséquipé? Du coup, la seconde équipe, constituée d?Antoine et Philippe, se lance sur ce P75 en recommençant depuis le haut. Le puits a aussi eu raison d?eux par manque de temps?
On est rentrés brocouille sous un magnifique ciel étoilé. 
Bilan de la journée : Je retournerai à Pleine lune et j?aurai ce pendule ! Ce pendule continue de me hanter donc je l?aurai un jour, je l?aurai ! 


Patrice</description>
</item>

<item>
<title>Perte de la Pachamama et gouffre de Longirod </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=730</link>
<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Premier jour de sortie pour Antoine et Loan, arrivés pendant la nuit ! 

Après une marche d?approche fort sympathique et une collation au soleil bien appréciée, Loan tente d?équiper Pachamama avec Delphine, Philippe et Alain. 
Pendant ce temps, avec Antoine, nous poursuivons vers le gouffre de Longirod? Epic fail? On s?est paumé dans la forêt car j?ai tourné trop tôt? Donc, après une heure de vaines recherches à courir partout dans la forêt? On revient voir ce que font les autres. Ils sont bloqués par une barrière de glace qui bloque l?accès? Le piolet à glace d'Alain n'y pourra rien !
Du coup, nous allons tous vers le gouffre de Longirod. Le soleil décline et tandis que Loan, Alain et Antoine descendent sous terre, avec Delphine et Philippe, nous rentrons préparer la sortie du lendemain.


Patrice</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre du Casque </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=729</link>
<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Quatrième journée avant d?être rejoints par Loan et Antoine. 

Après une longue marche d?approche, on trouve par miracle la cavité : un petit trou dans la neige d?environ 20cm de diamètre! C?est là qu?Alain sort sa pelle et se transforme en pelleteuse de l?extrême? En 20 minutes, il creuse une tranchée et nous fait une tranchée aux petits oignons afin d?accéder au trou. Il faut préciser qu?il s?est quand même sécurisé à l?aide d?une corde attachée directement autour du torse. Après avoir hésité, je me réchauffe en courant dans la neige pour pouvoir me changer et commencer à équiper? Gouffre très étroit et les locaux ne l?ont équipé qu?à l?aide de monopoints? Ce qui nous oblige à rebrousser le chemin au 5ème puits car un passage ne présente aucun amarrage naturel possible (même pour Philippe, le pro des micro-amarrages)? C?est là que je me suis fait maudire de ne pas avoir pris la trousse à spit? Que je me suis trimbalée tous les autres jours?. Le monde de la spéléologie est cruel?
Encore une très bonne sortie dans un trou assez étroit et qui nous laisse cependant un petit gout d?inachevé.


Patrice</description>
</item>

<item>
<title>Grande baume du pré d?Aubonne </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=728</link>
<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Troisième jour

Nous choisissons de visiter une cavité proche de la route pour limiter la marche d?approche en raquette. 
Après avoir cassé les pieds à tout le monde car je veux essayer de faire la cuisine sous terre avec mon nouveau réchaud à gaz, j?ai enfin eu le droit de faire un riz cantonnais? Sur le parking ^^ 
Réussite de l?opération.

Nous partons à la recherche de la cavité avec Alain, GPS à la main. On sentait notre inexpérience avec le matériel car au lieu de tracer une ligne droite vers le trou, nous avons fait mille zigzags; c?est Delphine et Philippe qui ont pu rire en suivant nos traces par la suite?
On trouve le trou sans problème et là, Alain s?adonne à son activité favorite : le déblayage à la pelle à neige. Pendant que j?équipe l?entrée avec mes guêtres (neige de partout), Alain sculpte des marches et améliore mon équipement peu confortable en équipement standing digne d?un circuit touristique. Après l?entrée, passage d?un laminoir puis équipement de quelques puits avant de tomber sur un équipement en fixe qu?on utilise après avoir équipé en double le premier puits. C?est là que Philippe et Delphine nous rejoignent. On explore différentes galeries, fait quelques photos. 
Puis, il a fallu équiper un toboggan. Après avoir lutté, changé plusieurs fois d?avis sur le départ de main courante, j?équipe le toboggan, et là? Grand moment de solitude? une des plaquettes de mon départ de main courante n?est vissée que de deux tours (à force de changer 10 fois d?équipement et lorsqu?on tout le monde parle? on est moins concentré?. À retenir). 
La remontée et le déséquipement se font rapidement et dans la voiture je fais part de mon manque de vision au niveau de l?équipement car en remontant, j?ai trouvé une mini broche que je n?avais pas vue à l?aller? 
Réponse de Philipe : «  c?est un anneau Kong, rassure-moi, tu l?as ramassé ?»  Là, second moment de solitude?  Réaction d?Alain : « haha le con ^^ »). 
Bref, journée très formatrice ^^.


Patrice</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre du Grêlon fumant</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=727</link>
<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Deuxième jour

Philippe, victime de muscles récalcitrants à l?effort, déclare forfait pour cette journée en se préservant pour la suite. 

C?est donc à trois que nous nous lançons à la recherche du trou. Grand soleil, la balade est fort agréable et nous trouvons le gouffre sans difficulté, ce dernier étant situé à côté du chemin. Sur place, nous mangeons sous le soleil puis je me lance dans l?équipement de la cavité pendant que mes compagnons bronzent et qu?Alain enterre notre matériel dans un trou creusé à la pelle à neige (l?activité préférée d?Alain, mais nous y reviendrons). L?entrée de la cavité est gelée et il faut déblayer la neige, je me trempe et me gèle en sautant partout puis arrivé à la tête de puits, soulagement, j'entre dans la cavité. Je suis vite rejoint par Delphine au niveau du second puits. Puis j?entends des bruits sourds de chute d?éléments inconnus? Alain, après avoir remonté la corde d?entrée, fait de la désob en détruisant tous les stalactites de glace du puits d?entrée que j?ai ratées. Dommage, car au retour il ne restera plus rien... Notre équipe continue et bute sur un puits dans lequel il faut s?humidifier à cause du soleil cité précédemment qui fait fondre un peu la neige? On décide de rebrousser chemin, le retour se fait sans histoire et nous retrouvons Philippe au gîte, frétillant comme un gardon et paré pour une sortie le lendemain.


Patrice</description>
</item>

<item>
<title>Premiers pas dans le Jura suisse</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=726</link>
<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Reconnaissance de Pachamama et Longirod

Premier jour oblige, nous achetons les cartes des chemins de randonnée locaux et marquons dessus les cavités envisagées pour la semaine. 

Puis, nous partons reconnaître deux cavités qui sont le gouffre-perte de Pachamama et le gouffre de Longirod. Première balade de la semaine en raquette et tout le monde souffre à l?exception de magic Alain, déjà très habitué à l?exercice, qui survole les chemins de randonnée. 
Nous trouvons les trous sans trop de difficultés et rentrons au chalet.


Patrice</description>
</item>

<item>
<title>Dent de Crolles sous la neige</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=722</link>
<pubDate>Fri, 08 Mar 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Compte tenu de la distance à parcourir, nous sommes partis le jeudi soir afin de profiter de trois jours pleins pour explorer le massif de la Chartreuse. Rendez-vous fut donc pris vers 18h30 le jeudi soir au local afin de récupérer du matériel débutant  pour certains, la Scurion du club et quelques menus accessoires comme des raquettes. On est parti léger car la cavité est bien équipée et les installations en fixe sont entretenues régulièrement. Au passage, nous croisons l?impressionnant tas de matériel divers, empilé pour la sortie dans le Jura Suisse. À 19h30, c?est le grand départ. Malgré un équipement léger, on a quand même réussi à remplir la voiture de Jean jusqu?au plafond. Le trajet s?est fait sans problème particulier pour une arrivée à 2h du matin, sans se tromper s?il vous plaît.&lt;p /&gt;
Vendredi, après un sommeil réparateur, il fait gris  et la pluie tombe à grosses gouttes. C?est d?autant plus préoccupant que le torrent qui passe juste sous le gîte et qui paraissait bien tranquille la veille, est en crue. Nous partons vers 13h pour une marche de reconnaissance dans la neige, en raquettes et sous la flotte. Départ du parking en raquettes pour faire la trace jusqu?à l?entrée du Guiers Mort. La première partie de l?ascension se fait sur une piste forestière et la progression est assez aisée, tout ce qu?il faut pour prendre en mains les raquettes, si j?ose dire. Après, ça s?est corsé. On attaque à flanc de montagne en essayant de suivre un balisage un peu farceur. Environ 1h30 après, nous sommes en vue de l?entrée. La neige ne nous a pas permis d?accéder au porche, mais nous constatons néanmoins que l?eau coule pas mal dans l?entrée. Redescente dans l?heure avec des styles très différents pour chacun, certains ont essayé un peu tout pour s?en sortir et ont fini un peu fâchés avec les plans inclinés du même coup. Retour au gite dans la soirée pour constater que le torrent n?a pas dégonflé d?un iota. Nous arrêtons alors la décision de ne pas faire l?actif et la remontée par l?escalier de service au profit de la partie fossile en faisant la boucle par la galerie du Solitaire. &lt;p /&gt;
Et samedi départ 11h avec le matos sur le dos. Pause sandwich avant d?attaquer sous un grand soleil par le même chemin que la veille. Bien content d?avoir fait la trace le vendredi, la progression est facilitée. Accessoirement, on connait le chemin cette fois et le record de l?étape est pulvérisé en 1h15. Rentré dans la grotte vers 14h30, en posant une corde pour sécuriser l?accès au porche, le temps de se changer et de s?équiper, un bloc de glace vient s?écraser sur la margelle du porche, à bonne distance toutefois. Visiblement, le redoux s?est installé. &lt;p /&gt;
Et c?est parti, les baudards sont ajustés, les acétos remplies, les piles contrôlées et en avant. Nous laissons le début de l?actif à droite pour nous diriger vers le réseau sanguin, la glace est présente partout et une belle colonne nous met dans l?ambiance dans le premier rétrécissement. Dans la salle suivante, nous grimpons l?éboulis sous une belle cascade de glace, éclairée à la Scurion c?est magique. Sous nos pieds, des stalagmites de glaces rendues transparentes par le ruissellement parachèvent le tout. C?est beau mais ça glisse? Prudemment, nous arrivons en haut pour s?engager dans le sanguin. Un quart d?heure de reptation en tous genres et deux passages d?étroitures plus tard, nous pouvons enfin progresser normalement. Quelques dizaines de mètres plus loin, le puits Pierre nous attend. 35 mètres en deux fois, un fractio sur une petite margelle et une déviation pour la technique. L?arrivée sur la tête de puits se fait dans une faille. Il suffit de s?assoir sur la marche et de se déséquiper en faisant abstraction des 35 mètres de gaz en dessous. Reptation sur une quinzaine de mètres pour rejoindre la galerie qui va bien. À partir de là, la marche est rapide jusqu?au puits Isabelle, impressionnant par sa largeur et on n'en voit pas le fond non plus. Passage sur une vire pas bien loin du bord pour confirmer qu?on ne distingue pas vraiment le fond. Nous suivons la galerie principale, les embranchements multiples nous font sortir la topo à plusieurs reprises pour confirmer le chemin. Arrivé à l?embranchement de la galerie du Solitaire, c?est la pause casse-croûte : salade de pâtes, mozza et tomates séchées. Ça fait plutôt bien le travail et nous nous remettons en marche avant d?avoir trop froid. Passage par la trémie Garnier, qui souffle pas mal, faisant dire à Sébastien et Jean que la désob? du CDS local ne doit pas être loin de sortir. Une petite étroiture plus tard, nous revenons sur le puits Isabelle pour faire la jonction. &lt;p /&gt;
Lorianne en tête, nous arrivons sur le puits Pierre, équipement et là ...! Petit moment de flottement car la corde est trop tendue pour installer le descendeur facilement. Nous pensons alors à la corde coincée quelque part sur la paroi, après quelques tentatives pour la dégager les choses rentrent dans l?ordre. Lorianne descend doucement en inspectant la corde pour déceler des traces de frottement et?rien. C?est arrivée sur la margelle, qu?elle constate que la corde en charge se détend en bas et fait une boucle qui a tendance à passer sous une saillie rocheuse, maintenant la corde ainsi tendue (bon à savoir pour la prochaine fois). Dans la foulée, j?installe mon descendeur en S (c?était passé pour Lorianne avec un descendeur neuf alors pourquoi pas moi, hein) Et ce fut long, voire très long, ça ne voulait rien savoir, même sans les mains, ça ne voulait pas bouger d?un poil. Arrivé sur la dév?, déjà bien grincheux, je fais part à Jean de mon intention de passer mon descendeur en alpha sur corde, la poignée déja sortie, pédale engagée. C?est la voix de la raison qui l?emporte finalement et je continue sur ma lancée en ronchonnant de plus belle. Passage du frac? et descente de la deuxième partie, le descendeur en alpha cette fois sans incident. Retour par le sanguin avec un kit au pied pour voir ce que ça fait et sortie dans la salle des éboulis. La fin est proche. Au retour, nous avons fait quelques mètres sur le chemin de l?actif, le débit était calme, mais en sortie la prudence prime avant tout. Au passage, nous constatons que la vire, pour contourner le cours d?eau en cas de crue, est complètement prise dans la glace. &lt;p /&gt;
Retour sous le porche, change bien au frais et rangement du matériel. Redescente sous la lune à la lueur des frontales à partir de 23h, sympa. Retour au gite pour avaler un petit truc avant de sombrer. &lt;p /&gt;
Le lendemain, tempête de ciel bleu, la neige a fondu à vue d??il, le printemps commence à s?installer même si ça reste frisquet. Crêperie à midi en terrasse pour la première fois de l?année ;  un petit coup de balai dans le gîte que nous avions pour nous quatre finalement et départ à 15h pour un retour sans trop de problème malgré les frayeurs mécaniques (la voiture de Jean avait un comportement moteur un peu étrange, mais elle nous a ramenés à bon port sans plus de soucis). &lt;p /&gt;
Compte tenu de la saison, c'était une bonne sortie, malgré la neige. Cela donne surtout envie d'y retourner pour faire la traversée et explorer davantage cet immense réseau. Le gîte que Delphine P. nous a trouvé était très bien, pas loin de la Dent et plutôt bien adapté pour un usage spéléo, propre, confortable, avec une grande salle commune, doté de lits avec sommiers farceurs mais très bien pour l'usage qu'on en a eu. &lt;p /&gt;

LJ</description>
</item>

<item>
<title>L'air chaud monte</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=721</link>
<pubDate>Sun, 24 Feb 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Marre du froid et de l'hiver qui n'en finissent plus? Venez vous réchauffer au plafond du gymnase Raoul Follereau d'Issy-les-Moulineaux!

Cécile</description>
</item>

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<title>Charente</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=725</link>
<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Week-end en Charente pendant que Jean-Paul y habite. C?est le bon moment de profiter de sa maison de famille et du célèbre festival de la BD d'Angoulême. Week-end réservé depuis bien longtemps, beaucoup se sont malgré tout désistés : peur de la réputation des grottes et de la boue charentaise ou projets plus intéressants... On ne saura jamais ;)
Départ vendredi soir d'Issy pour Patrice, Loan et son copain Thibaud (pas spéléo) : pratiquement que de l'autoroute sur 450 kilomètres. Il ne faut pas trop se fier aux GPS qui confondent les noms de villages. Pour Alain qui vient de Pau, la route est presque aussi longue.
Il vient de pleuvoir depuis deux jours. La rivière « Tardoire » est en crue. Samedi matin, l?eau arrive au pied de la terrasse.
Nous sommes encore propres et nous commençons donc par une grotte soumise à autorisation et dont JP a obtenu la clé. Tout ce qui est petit est beau : 150 mètres de galeries joliment concrétionnées dans la grotte du Sabbat.
Samedi après-midi, nous tentons le gouffre le plus réputé de la région, la fosse mobile. Ce gouffre tient son nom d'une horrible légende de parricide. Tous les guides touristiques en parlent et même E.A.Martel l'a cité dans &amp;quot;les Abîmes&amp;quot;. Au pied du puits d'entrée (15-20m), nous accédons au niveau principal dans lequel se développe tout un labyrinthe de galeries horizontales. Deux autres puits se terminant sur un lac permettent d?aller au point bas du réseau. Le réseau fait sept kilomètres et nous nous égarons. Faute de voir le « fond » de la cavité, nous visiterons des galeries peu empruntées et donc plutôt propres et jolies. Ça ne nous empêche pas de ressortir légèrement « enduits ».
Nous devons ressortir pour respecter notre rendez-vous avec Thibaud, le bédéphile. Pourtant, nous avions finalement trouvé le passage vers le « bon fond ». Une prochaine visite permettra d?aller directement au but.
Il fait un temps superbe le dimanche : nous n?hésitons donc pas à nettoyer tout le matériel dans la rivière. La fin du week-end se termine dans Angoulême, très animée par le festival.

Ce massif calcaire s?appelle le « karst de La Rochefoucauld ». La Tardoire en est la limite nord. Cette rivière ainsi que le Bandiat se perdent (en partie l?hiver et totalement en été) dans le karst pour alimenter une résurgence réputée la deuxième de France. La Touvre a un débit moyen mais très régulier sur l?année. Spot très connu par les plongeurs, actuellement explorée jusqu?à ~-200, elle présente de nombreuses difficultés : réseau complexe, grande profondeur, fort courant, turbidité de l?eau, captage.

JPC</description>
</item>

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<title>L?abîme de notre belle terre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=716</link>
<pubDate>Sat, 19 Jan 2013 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi soir, 18h30, c?est le départ.
Normalement il faut quatre heures pour rejoindre notre gîte mais à cause de la neige, nous en avons mis le double.

Samedi, 9h30, le réveil sonne.
Petit-déjeuner avec Sylvie et Hugues, deux spéléos qui sont dans la chambre à côté de la nôtre.
Préparation du matos. Nous bourrons nos kits à la main pour faire tenir cordes, neop et bouffe.

Midi, nous sommes devant l?entrée. Pas de sente sans fin pour y accéder, elle se trouve à 100 mètres de la route.
Il fait froid, vite on se dépêche de descendre.
Finalement dans les méandres nous avons vite trop chaud.
Nous arrivons salle Machin et en profitons pour manger puis enfiler nos neop.
Encore quelques méandres mais sans les kits, c?est beaucoup plus simple.
Puis passage d?une voûte mouillante (et oui, cette grotte mouille) avant d?arriver dans la rivière.
Par précaution nous n?allons pas trop loin.

Le retour est plus long que l?aller : les méandres forment un véritable labyrinthe et les kits commencent à peser. La fatigue y est sûrement pour quelque chose et il ne faut pas oublier que l?eau mouille et alourdit les cordes (mais il est rare qu?elle morde les couilles).

4h, nous sommes de retour à la voiture. 
J?ai la mine un peu piteuse mais ça va. 
Patrice est toujours en pleine forme. Mais attention, à vouloir aller plus vite que le son, il risque de te briser la nuque. Il ne faut pas oublier que le spéléologue doit savoir s?économiser, c?est un coureur de fond.
5h, tout le monde dort.

10h, nous sommes levés mais Sylvie et Hugues ne sont pas encore rentrés. Nous apprendrons le soir qu?ils ont été surpris par le bond de la crue. Ils vont bien. Soulagement.




Émilie</description>
</item>

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<title>La fin d?une année?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=719</link>
<pubDate>Sat, 29 Dec 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les Mayas avaient annoncé la fin du monde pour le vingt et un décembre 2012, chez Abimes nous avons eu la modestie d'annoncer une fin d'année pour le trente et un décembre. Laissant le vulgum pecus se rassembler à Bugarach (saluons nos amis de l'Aude !), nous finirons l'année à Saint-Etienne-de-Malcap dans le Gard.

Ce sont les préparatifs: matériel et victuailles sont chargés dans les voitures. Une chose est sûre: nous ne mourrons pas de faim. Nous avons goûté quelques plats et spécialités préparés par nos cuistots et notre sommelier, Jean, nous a gâtés. Merci à eux.

Nous avons beaucoup de chance pour une fin d'année. Le soleil est au rendez-vous sur quasiment toute la semaine, la température positive et notre gîte plutôt agréable et bien équipé (sauf peut-être un local pour les combis). 

Ce ne seront pas moins de huit cavités qui seront visitées pendant cette semaine. Nous aurons le plaisir de visiter ensemble ou en groupes séparés selon les niveaux, gastros, flémingites et départs anticipés. 

Aven des Oublis (4 participants). 
Cavité sur la commune de Tharaux. Sa profondeur max est de 70m. Quelques jolis puits, une grande salle concrétionnée et une plage de sable feront la joie de nos spéléos. 

Aven des Châtaigniers (5 participants). 
Après la recherche d'une buvette en friche et non d'un restaurant, nous trouvons enfin l'accès des Châtaigniers.

Trou souffleur de Salindres (10 participants).
Visite organisée et guidée par Laurent, un spéléo local. Après une marche dans la végétation, nous arrivons à la cavité. Il s'agira d'une marche sans équipement particulier. L'endroit est magnifique. Beaucoup de concrétions et beaucoup de vigilance à avoir pour évoluer. Le Graal de cette visite est une salle blanche où nous devons retirer nos bottes pour nous avancer à genoux et ce, en petit groupe. Et là, comme un paysage d'hiver, des concrétions blanches nous entourent du ciel au sol. 

Grégoire-Fées (6 participants + 2 participants qui déséquipent).
Sur la commune de Tharaux, la profondeur n'excède pas les 100 mètres. Il s'agit d'une belle traversée engagée qui débute par l'aven Grégoire allant sur la grotte des Fées pour finir dans le canyon de la Cèze.

Aven des Pèbres (3 participants).
Jolie cavité sur la commune de Tharaux. Entre -88m à +25m. Beaucoup d'escalade pour arriver au final sur la salle du Chaos fortement concrétionnée. 

Aven de la Buse (2 sessions de 4 participants).
Sur la commune de Monclus (-102 et +7m). Quelle drôle de sensation de descendre sous une route. Une fois passée la grille d'entrée, une jolie promenade avec de belles concrétions et des balisages nous invitant à respecter celles-ci. Faute de temps, nous n'irons pas plus loin que le trou qui siffle. À refaire, le plus joli est de l'autre côté. 

Réseau III d'Orgnac (9 participants).
Visite organisée à l'avance et guidée. Il s'agira, là encore, d'une marche sportive sans équipement particulier. Nous traversons la partie touristique pour cheminer dans une partie du réseau. Nous évoluons dans des salles immenses, à tel point que le Vatican songea même à construire une église dans l'une d'elles. Notre guide ne fut pas avare d'explications, d'attention et d'expérience... Nyctalope ! 

Réseau I de Saint-Marcel (3 participants).
Pourquoi pas une petite promenade pour finir ce séjour, ce soir c'est départ. Progression sans équipement nous permettant de commencer le réseau 1 de Saint-Marcel. Nous traversons la partie touristique pour arriver dans les immenses salles et galeries. Nous croisons un autre groupe et nous ramenons l'un des leurs, car il faut songer à rentrer... 

Pour la grande majorité, nous serons tous partis le samedi soir. Alain refermera la porte du gîte le dimanche matin. Que l'année 2013 soit riche en cavités. 

Fabrice</description>
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<title>Le père Noël est spéléo</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=715</link>
<pubDate>Sun, 16 Dec 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C?est mus par cette affirmation que nous nous sommes organisés. En effet, le père Noël, afin de pouvoir livrer tous les jouets aux gentils enfants (je ne digresserai pas sur la définition de « gentil », chacun sachant bien que le père Noël, dans sa grandeur d?âme, peut passer sur un ou deux accrocs à la gentillesse et fournir tout de même son lot de cadeaux aux enfants pas 100% gentils) (je ne digresserai pas non plus sur le fait que cela s?applique également aux moins enfants, à tendance adulte, qui d?une manière générale ont complètement oublié qu?il fallait être gentil pour avoir des cadeaux, mais en ont quand même) (bon, fin de la digression finalement)

Revenons donc à nos moutons, ou plutôt à nos rennes...

Donc, nous sommes partis du fait que le père Noël, pour livrer tous ses jouets aux gentils enfants (pas de digression cette fois) doit descendre en toute sécurité dans les cheminées. Pour cet exercice, même avec son talent naturel, il doit s?exercer un peu, et quoi de mieux pour s?entrainer que de descendre dans les puits souterrains (qui sont malicieusement nommés cheminées quand ils remontent, notez ici la subtilité légendaire du monde spéléo et le clin d??il au père Noël que seuls les initiés peuvent comprendre). Donc s?il descend sous terre, c?est qu?il est spéléo. D?ailleurs, sa tenue est rouge (comme bon nombre de spéléo), il a le nez rouge (comme bon nombre de spéléo), la panse rebondie (comme bon nombre de spéléo), un sherpa (appelé hotte de manière erronée) sur le dos (comme bon nombre de spéléo), et s?affiche outrageusement avec une boisson avec des bulles dedans et à boire bien fraîche (comme bon nombre de spéléo).

C?est sûr, le père Noël est spéléo !!!

Abimes a donc décidé de révéler ce secret (de polichinelle) au monde, avant sa fin programmée (NDLR : au jour de la rédaction de ce manifeste, la fin du monde était programmée, mais n?a malheureusement pas eu lieu).

Une courageuse et cinq courageux spéléo ont donc revêtu la tenue originelle du père Noël, avant qu?elle ne soit revisitée par une marque de soda coutumièrement utilisée les lendemains difficiles, à savoir :
?	un casque avec éclairage acétylène (le père Noël est en phase de passer au tout électrique, mais initialement, il éclairait le monde avec une belle flamme jaune (qui a en plus comme point positif de pouvoir réchauffer au cas où, chose bien pratique quand on vit en Laponie)) ;
?	une combinaison (rouge, cela va de soit) ;
?	un harnais (le père Noël avait pour habitude de s?harnacher avec ses rennes, avant qu?un incident où Rudolph, qui avait un peu trop bu, a failli jeter le père Noël au bas de son traîneau (raison pour laquelle on reconnaît traditionnellement Rudolph à son nez rouge)) ;
?	des bottes (enfin, presque, car au vu de la situation dans laquelle nous faisions honneur à notre ainé, nous avions enfilé des chaussures un peu plus confortables) ;
?	un sherpa/hotte (n?étant pas le 24 décembre, nous n?avions pas rempli ces sherpas de cadeaux) ;
?	bien entendu, tout cela avec une belle barbe blanche bien fournie.

À quelle occasion a donc pu être réalisée cette révélation au monde, te demandes-tu donc, fidèle lecteur ? Et bien, le Club étant domicilié à Issy-les-Moulineaux, c?est donc tout naturellement que nous avons profité d?un rassemblement de pères Noël médiatisé pour apparaître en public : la Corrida d?Issy les Moulineaux. 10 kilomètres à courir (une distance bien modeste au vu des milliers de kilomètres que le père Noël parcourt chaque 24 décembre) dans les rues de la ville, au sein d?un groupe d?adorateurs du père Noël composé de plus de 4000 membres (le club n?a pas encore cet effectif, mais on s?y dirige petit à petit).

L?objectif a été atteint : moult personnes ont pris conscience de l?origine du père Noël, et les enfants, les yeux embués par l?émotion, ont enfin compris qu?il fallait être compréhensif avec le père Noël s?il avait un peu de retard dans sa livraison : c?est difficile pour lui dans les côtes !!

Sylvain

PS : nous ne retiendrons pas ce jour les performances chronométrées des six courageux, car là n?était pas l?objectif. Retenons plutôt qu?ils seront ensuite restés 6 heures à table pour se remettre de cette opération de communication, un bel exploit !</description>
</item>

<item>
<title>Sortie humide et grasse au gouffre de la découverte</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=720</link>
<pubDate>Sat, 15 Dec 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie humide

Nous sommes allés dans le Doubs, département en vigilance orange à cause de la pluie. Les rivières débordaient, les champs étaient inondés. 
Nous avons cherché le trou sous la pluie puis, après une longue hésitation, avons décidé de descendre pendant une accalmie. Les trois premiers sont donc descendus sous un petit bout de ciel bleu (si si, c?était bleu si on cherchait bien), les deux derniers sous la pluie.
Après un premier puits, nous avons trouvés trois blaireaux morts dans des flaques d?eau. On remonte, on continue ? Heureusement, c?était équipé hors crue et la suite semblait sentir moins mauvais (une fois le renard en décomposition dans le deuxième puits passé), nous avons continué. Nous avons donc enchainé puits et étroitures jusqu?au collecteur mais nous n?avons pas pu aller plus loin à cause des conditions météo. Il ne faut pas oublier que même si la spéléo c?est ludique, le danger est toujours là. Nous avons déjà eu de la chance de pouvoir faire cette cavité dans d?aussi bonnes conditions vu notre méconnaissance quasi complète du trou (nous n?étions même pas sûrs de trouver le trou et la fiche d?équipement a été faite grâce au talent de Fabien qui a su exploiter le peu d?informations en notre possession) et la météo.

Sortie grasse

Sens propre
La cavité était vraiment très boueuse. Les cordes se cachaient sous la glaise (c?est lourd une corde pleine de glaise). Les poignées, crolls et pantins glissaient à la remontée. Nos combis étaient toutes marron. J?avais de la terre partout, même sur ma sous-combi et mon tee-shirt. 

Sens Figuré
Louis (curieux, à Aurélien) ? Pourquoi t'as du sopalin dans ton casque ?
Si vous voulez la suite, demandez aux concernés. Oreilles chastes s?abstenir.</description>
</item>

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<title>Sacrifice rituel et passage de n?ud au Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=714</link>
<pubDate>Sat, 08 Dec 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les dieux du Puiselet sont en colère : ils ont de nouveau frappé Fabrice et Corinne d'une panne automobile et ceux-ci doivent déclarer forfait pour la journée... Une seule solution pour apaiser lesdits dieux, un sacrifice! Mais sous quelle forme?
Heureusement, une victime s'offre à nous : le MAVC du baudrier que Dinny a emprunté au local est bloqué et porte même des traces de forçage. Il est foutu! 
Le grand prêtre Gaëtan s'en empare, l'emmène à un autel de pierre et entreprend de lui faire sauter la tête avec un gros caillou. Mais le bestiau résiste! Le grand prêtre fabrique donc un ingénieux système avec des cordes, on s'y met à quatre, on tire, et hop on écartèle le coupable.
L'entraînement peut donc avoir lieu. La suite de l'histoire c'est un entraînement normal, avec en bonus passage de n?ud, déséquipement pour Cécile, lovage de corde pour Dinny, puis petit cours n?uds/cordes/amarrages, le tout accompagné par un félin fort loquace. Après quelques ultimes blagues à base de &amp;quot;non le chat on n'a pas de baudrier à ta taille&amp;quot;, nous plions bagage. Au revoir le Puiselet, see you en 2013.

Cécile</description>
</item>

<item>
<title>La possibilité d'une île</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=706</link>
<pubDate>Sun, 25 Nov 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous sommes en 2012 après Jésus-Christ (le 25 novembre) ; toutes les troupes se réveillent lentement... toutes ? Non ! Car quelques irréductibles dormeurs résistent encore et toujours à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour Gaëtan et Benjamin dans les chambres retranchées du gîte... 
Fort heureusement, la majeure partie des troupes est là, et finalement s'organise, cinq personnes pour une nouvelle et courte sortie, quelques personnes avec Sam sur une désob (attention ! ça va péter !) et quelques heureux motivés préposés à la vaiselle et à la glandouille (euh, au repos des muscles fatigués du sport de la veille). 

Je fais donc partie du groupe &amp;quot;nouvelle cavité&amp;quot; (je laisserai le soin à d'autres de raconter la désob et la vaisselle). Nous partons vers 13h du gite pour la cavité. Après équipement, nous avons un kilomètre à marcher avant de chercher la cavité dans une forêt clairsemée. Laurent trouve la sortie d'abord, avant de finalement trouver le P10 d'entrée. La cavité est très &amp;quot;méandreuse&amp;quot; et ça nous permet donc de pratiquer l'&amp;quot;égyptienne&amp;quot; à de nombreuses reprises ([attention blague de mauvais goût] NB : ni Hélène, ni moi, ne sommes égyptiennes). Seuls évènements notables de la sortie : ma tentative ratée de désescalade (promis Vladimir, je mettrai le descendeur la prochaine fois) et la sortie, qui commençait à être vraiment étroite. 

Nous sortons &amp;quot;un peu&amp;quot; en retard sur l'horaire prévu mais contents d'avoir fait cette cavité supplémentaire. 
La prochaine étape : laver le matériel dans la rivière pas loin, ce que nous faisons avec joie et entrain, et doigts gelés. 
Le retour vers le gite se fait sans encombres, de même que le retour vers Paris (et Led Zep est un génie !!) 

Cavité : Le peuptu de la combe Chaignay 
Présents : Vladimir, Patrice, Laurent, Hélène et Delphine P.
TPST : 2h 

Conclusion du week-end :
- Merci à Fabien pour l'organisation 
- Titan est un satellite de Saturne 
- J'ai retenu tout un tas de cavités qui font rêver : Traversée des Anciens, Dent de Crolles, Scialet Robin, Cuves de Sassenage, gouffre Berger, Gour Fumant, Trou qui Souffle... 
- Ben veut devenir psy pour des raisons qui nous sont clairement apparues 
- Le week-end : c'est GÉNIAL ! La spéléo : c'est GÉNIAL ! Le club Abimes : c'est GÉNIAL ! 

Trop hâte d'être au prochain !! 
Salut à toi, spéléo

Dephine P.</description>
</item>

<item>
<title>Echelotte, c?est pas avec un "a" ?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=710</link>
<pubDate>Sun, 25 Nov 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>A l?inverse de l?accoutumée, nous nous proposons d?aller faire une deuxième grotte ce week-end. Il faut dire que la douche de la veille et la remontée sans avoir atteint notre objectif plombe un peu ce week-end, ou seraient-ce les résidus de pâtes au gras ?

Donc, après le festin de la veille au soir, le matin est rude... Les troupes presque démotivées et l?heure tourne, sans que l?on se décide à décaler, comme peuvent le dire quelques hurluberlus du club qui aiment conduire des voitures rouges (ou jaunes) qui font des éclairs bleus et un bruit caractéristique.

Mais, tel Ulysse sur son 31, les sous combis presque sèches d?hier sont enfilées, les cordes toutes propres enkitées (en fait, on prend celles qui ne sont pas sorties de leurs kits la veille) et tout le monde monte dans la voiture, direction le bourg de Lanthenans, mondialement connu pour son prieuré que le pape Pascal II avait donné en possession à Hugues le Blanc, qui l?avait lui-même confié aux religieux de Saint Paul.

Son autre curiosité mondialement connue est le gouffre de l?Echelotte (sans a finalement), qui a la particularité de s?ouvrir pile au milieu de la route départementale locale ! Enfin, qui s?ouvrait, car nos amis de la DDE nous ont charitablement déplacé l?entrée dans le bas côté afin :
1 : de pouvoir faire circuler en toute tranquillité les voitures sur la route recouverte d?asphalte ;
2 : de pouvoir faire descendre les spéléo en toute tranquillité dans ce trou, sans tendre de main courante en travers de la route susvisée.

C?est donc via un regard busé que l?accès se réalise. Un petit puits un peu étroit au début, et nous débouchons dans une belle salle, avec des concrétions plein les murs, et quelques petites grenouilles (des centaines nous le dira Christian, le premier arrivé dans la salle). Ce même Christian ne fait qu?un saut vers le deuxième puits, qui mérite une petite dev au passage pour en atteindre le fond sans embuches. Ca continue encore avec un troisième puits accessible après une petite chatière entre deux coulées stalagmitiques. Ce dernier puits est le plus beau, entièrement revêtu de coulées stalgmitiques blanches et orangées, de stalagmites, de draperies et même de quelques exentriques au plafond pour celui qui lèverait la tête... Mais l?équipement n?est pas pour autant facilité par cette débauche d?excroissances, et un peu de tricot dyneema sera nécessaire pour atteindre le fond.

Pendant que Christian s?amuse à faire du crochet, j?en profite pour jouer un peu avec mon appareil photo (encore) étanche et anti-choc, couplé à un flash déclenché manuellement par émetteur radio. La synchro n?est pas toujours parfaite, ce qui fait que les images noires sont légion, mais de temps à autre, j?arrive à déclencher en même temps l?appareil et le flash, et ça donne des images qui, du moins sur l?écran fêlé de l?appareil, semblent bonnes. Dinny et Cécile s?éclipsent dans le dernier puits, autant pour aller voir ce qu?il y a  au fond que pour échapper au crépitement du flash...

Le temps que tout le monde se retrouve au fond, il est l?heure de remonter, personne n?ayant de velléités d?aller regarder dans le fond de la désob qui s?est poursuivie au bas du dernier puits. Guidés par la faim (et la soif), nous regagnons le monde du dehors, qui, toujours ébahi, n?arrête pas de ralentir en nous voyant sortir du regard en tenue spéléo. Nous nous interrogeons : qu?y a-t-il de si surprenant à voir des spéléo émerger en plein jour sur le bord d?une route départementale (et même pas sales en plus) ?

En bref, un petit trou du dimanche bien sympathique que cet Echelotte, qui au passage fait se gratter un peu la tête pour l?équipement du dernier puits.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Le bal des débutants</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=705</link>
<pubDate>Sat, 24 Nov 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce week-end du 24 novembre était un peu spécial : c'était le rendez-vous des débutants... et pendant que certaines foulaient le plancher du Crillon au son d'une valse parfaitement exécutée, drapées dans des robes de couturiers ; d'autres rampaient et grimpaient pour la première fois dans une grotte, une vraie, au son d'un Fabien parfois grognon, drapés dans de savantes combinaisons décorées à la glaise. 
On y aurait presque cru, à l'amitié de Fabien et d'Ophélie... presque... 

Après quelques kilomètres (bouarf, 300, pas plus...) entre Paris et Val-Suzon effectués le vendredi soir (pour les courageux) ou le samedi matin (pour ceux qui prétendent avoir un emploi du temps), nous nous sommes tous retrouvés pour lancer le top-départ de ce week-end &amp;quot;d'initiation&amp;quot;. 
Nous arrivons péniblement devant la grotte vers midi, avec matériel propre et équipe au complet. C'est le moment pour les pros de s'habiller rapidement pour aller équiper l'entrée de la grotte, un P7 qui débouche sur une main courante, qui atterrit directement sur le P20. J'ai moi-même du mal à mettre mon harnais, heureusement, l'intelligence de Gaëtan me permet de m'en sortir honorablement (enfin...). Cette grotte est également l'occasion de tester les chaussons néoprènes (que je recommande vivement pour cette cavité) et ma boite étanche pour appareil photo (vendue comme &amp;quot;étanche&amp;quot;, d'où le test). 
Nous commençons à descendre vers 14h. Après quelques ralentissements (&amp;quot;t'as les plaquettes ?&amp;quot; &amp;quot;non et toi ?&amp;quot;...) que je passe à attendre dans une situation absolument confortable entre deux barreaux (j'étais longée, tout allait bien) avec des compagnonnes de galère (Hélène et Cindy), c'est finalement l'heure d'aller se jeter dans le P20 : l'aventure commence ! 

La grotte est très variée et permet donc de pratiquer autant la corde que de la progression horizontale (main courante, vire, oppo, égyptienne, freestyle), les pieds (et autres) parfois dans l'eau (nous en reparlerons). Après une petite descente glissante dans la boue, nous atteignons la rivière, dans laquelle nous progressons jusqu'à la première &amp;quot;difficulté&amp;quot; (enfin, la première après l?égyptienne de l'entrée) : un petit ramping dans un fond d'eau. Nous nous regroupons pour un petit break &amp;quot;pique-nique&amp;quot; à la sortie du ramping, il est déjà 15h et tout le monde a faim ! Nous repartons pour la suite de la progression par la galerie des gours (où, devinez quoi, on peut admirer de superbes gours...), après une petite vire sympathique (facile à l'aller, moins au retour), avant d'atteindre le fameux &amp;quot;pont de singe&amp;quot;.   
Pour nos chers anciens, ça n'est qu'un passage ultra-facile (&amp;quot;c'était plus dur avant pfff&amp;quot;), mais la vue de ce câble plongé dans l'eau a de quoi faire douter d'une traversée sèche... finalement c'est plutôt stable, à condition bien entendu que personne n'ait l'idée saugrenue de faire bouger le-dit câble. Nous récupérons donc nos quelques baptisés (pratiquement tout le monde sauf les filles et Sylvain) pour poursuivre jusqu'à la cascade. 

Pendant ce temps, à Vera Cruz (enfin sous terre quoi), Sylvain (10 ans) crapahute comme un grand, il n'est même pas fatigué, et il ne râle même pas... Pfff 

Nous regroupons les troupes puis organisons une petite excursion dans le &amp;quot;labyrinthe&amp;quot; après avoir été à la cascade. Après avoir tenté &amp;quot;l'égyptienne freestyle&amp;quot; dans la main courante d'entrée, c'est le moment de tenter le &amp;quot;freestyle tout court&amp;quot; pour une mini-escalade (merci Ben pour le soutien). Pour rappel : &amp;quot;Freestyle : pratique du ski (ou de tout autre engin de glisse, je vois déjà les blagues arriver) qui consiste à privilégier le style plutôt que la vitesse&amp;quot;... si on rajoute &amp;quot;douteux&amp;quot; à style, ça fonctionne toujours ? 

Nous croisons au retour de ce labyrinthe une équipe de &amp;quot;debs&amp;quot; du club &amp;quot;Terre et eau&amp;quot;. 
C'est déjà l'heure du retour (snif bouh ouin on s'amusait bien quand même), pont de singe, galerie des gours, vire... finalement, une partie de l'équipée remonte alors que quelques motivés vont visiter la galerie Nord (Sam, Vladimir, Patrice, Benjamin et moi de mémoire), alors que certains sont déjà dehors (Gaëtan, Arnaud et Laurent me semble-t-il). 

Nous arrivons en bas du puits alors que l'autre club n'est ni à terre ni en eau. Il nous faut donc patienter quelques longues minutes, en écoutant les blagues fameuses et réputées de Jean-Edouard-Michel-Robert (un futur ami je crois, l'équipe de la galerie Nord voit de quoi je parle...). Finalement, nous sortons vers 21h30 (après que j'aie voulu passer un frac, mais quelle idée à cette heure là...), en forme (presque), propres (presque) et avec une furieuse envie d'apéro. 

Le reste de la soirée appartient, bien malheureusement pour vous, à la soirée, et ça n'est donc pas ici que je discuterai du merveilleux risotto de Sam, des merveilleuses petites mains qui ont coupé oignons et carottes, de l'apéro, de la douche, de la chartreuse, des blagues et du reste...Zaviez qu'à être là ! 

Cavité : Combe aux Prêtres 
Présents : Hélène, Benjamin, Arnaud, Grégoire, Stevens, Fabien, Nathalie, Sam, Gaëtan, Laurent, Vladimir, Cindy, Patrice, Delphine P. et Sylvain A.
TPST : dernier entré-premier sorti : 5h30 - premier entré-dernier sorti : 8h 

Delphine P.</description>
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<title>Un peu d?eau pour les Bruyères</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=709</link>
<pubDate>Sat, 24 Nov 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C?est bien connu, toute plante qui se respecte nécessite un peu d?eau. Point n?est question de succulence ou autre grassessence, transformation approximative de forme pronominale (ou tout autre terme moderne utilisé maintenant dans la langue de Molière) pour qualifier les plantes succulentes, aussi appelées plantes grasses (ce qui, soit dit en passant, peut également facilement s?appliquer à nos amis spéléo, qui sans forcément être gras (bien qu?ils en mangent beaucoup), n?en sont pas moins succulents !).

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos Bruyères.

Les Bruyères donc, plus scientifiquement appelées par leur doux nom d?Ericacea, du phylum des Magnoliophyta (anciennement Angiosperme, pour ceux qui n?ont pas révisé leurs classiques), sont des plantes à fleur dicotylédones représentant plus de 800 espèces réparties à travers le monde. La région du monde où nous comptons nous rendre en ce week-end de novembre est la Franche-Comté, région richement dotée en Ericacea, avec un exemplaire particulièrement particulier, car ne faisant pas partie du règne végétal, mais de celui, bien plus adapté à notre statut de spéléo, du règne minéral à tendance creux. Tout ceci est bien caché dans les bois de Villars-lès-Blamont, pas loin de la frontière suisse où, particularité locale, vous pourrez trouver parmi les derniers douaniers de France à poste fixe.

Cette Bruyère-là a besoin de beaucoup d?eau. Cela tombe bien, c?est une perte, et nous l?avons trouvée sans fracas. Mais je vais un peu vite dans l?histoire, revenons-en au commencement...

Ce week-end, c?est la cohue dans le local du club, deux groupes se préparant en même temps à partir sur la route, qui direction la Côte d?Or, qui direction le Doubs. Nous faisons partie de ce deuxième groupe et partons finalement les derniers, Christian mettant un peu plus de temps que programmé pour s?évader du salon des vignerons indépendants (dont il n?aura pas oublié de ramener quelques bouteilles pour égayer le week-end). Je passe rapidement sur le trajet, les petits détours pour trouver le gîte (mémo : viser les bonnes éoliennes en arrivant pour s?orienter, ou sinon, se munir d?une carte, encore mieux) pour arriver directement au bord du gouffre.

Comme c?est une perte, nous sommes tout heureux de ne pas voir d?eau couler dans le talweg. La raison en est simple, le gouffre a complètement capturé le ruisseau dont il est la perte. Si de l?eau devait couler par son ancien cheminement, il lui faudrait maintenant franchir un mur de 3 mètres de hauteur. Nous le franchissons, nous, sans soucis, bien aidés par une corde, avant de nous élancer dans le petit méandre désobstrué qui compose l?entrée du gouffre. S?il n?y avait pas d?eau en aval, il y en a un peu dans le ruisseau en amont, et elle se jette allègrement dans sa perte. L?ambiance va être humide, mais on compte bien quitter rapidement les embruns en descendant.

Peine perdue, l?équipement en place que l?on suit dans le puits principal nous oriente constamment dans le jus et il faut aller chercher des points un peu moins pratiques pour éviter d?être trop arrosé. C?est tout de même ruisselants et gorgés d?eau que nous atterrissons au bas, certains plus frigorifiés que d?autres. Car justement, ces points un peu moins pratiques ont composé des obstacles peu aisés à franchir pour Cécile ou Dinny, qui ne sont pas encore de grands arpenteurs de grotte et ont passé un peu plus de temps que les autres sous la douche d?eau guère chaude. Nous décidons de réaliser un point chaud pour la pause repas, et, n?en déplaise à tous les apôtres modernes de l?éclairage surpuissant et généré électriquement, ma dudule bien chaude fait le bonheur de chacun une fois glissée sous la combi, tandis que la flamme de l?acéto réchauffe l?atmosphère, complétée par une bougie à la cire d?abeille confectionnée dans un squelette de cannette de bière.

À l?unanimité, nous votons la remontée après le repas, et c?est avec grands soupirs et claquements de dents que nous quittons un par un l?abri du point chaud. Heureusement, la remontée sur corde nous réchauffe un peu, bien que nous repassions à nouveau à la queue leuleu dans la douche froide des puits.

La nuit nous accueille à la sortie. Il est enfin temps de s?en retourner au gîte, les pâtes au gras nous attendent !

Sylvain</description>
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<title>Fumage de jambons sur corde au Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=712</link>
<pubDate>Sat, 17 Nov 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Parce qu'il fait un peu fraîchou ce matin-là, Patrice a allumé un feu. Pour l'instant, il nous enveloppe de sa douce chaleur, quand on sera sur corde, il nous enveloppera de sa douce fumée.
Pendant que les encadrants équipent, nous examinons, ébahis, la cigarette électronique d'Arnaud. Puis les choses se précipitent : certains attaquent la montée, d'autres volent au secours de Corinne et Fabrice en galère automobile, Stevens passe son premier fractionnement... Pendant ce temps, Sylvain nous concocte tranquillement une petite vire bien gratinée. 
Le repas est des plus conviviaux : concours de réchauds, anecdotes sur les spéléos au cinéma, bière... et c'est reparti. Une déviation, un pendule, la vire, on pousse sur les jambes, on tire sur les bras, au secours Yannick je suis coincée, une dernière descente... Deux encadrants se livrent à un exercice de secours, puis c'est l'heure de déséquiper. Nous nous disons à bientôt pour de nouvelles aventures, fatigués, fumés, mais heureux.

Cécile</description>
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<title>Chronologie d?un week-end mouvementé</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=704</link>
<pubDate>Sat, 10 Nov 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>15 octobre
Delphine propose une sortie au puits du Brêt avec le comité départemental du Lot pour le week-end des 10 et 11 novembre. Nous sommes 5 sur la liste des participants : Delphine, Philippe, Patrice, Vladimir et moi.

7 novembre
Changement de programme. N?ayant pas de nouvelles de nos amis du Lot, Delphine propose d?aller dans l?Ain pour visiter les Falconnettes.

8 novembre
Le gîte est réservé ! On sait où on va dormir demain.
Le rendez-vous est fixé au local à 19h.


Vendredi 9 novembre

18h14
Appel de Vladimir qui devait faire les courses. Suite à un problème de caisses au supermarché, il n?a pas pu faire les courses. Il est dans les bouchons et ne sait pas à quelle heure il sera chez lui.

19h30
Vladimir et moi arrivons enfin au local, sans les courses.

Avec beaucoup de retard
Les courses sont faites, la voitures est chargée, nous partons ! Enfin pas bien vite à cause des bouchons.
Le programme a de nouveau été changé à cause de la pluie, nous irons à Vaux-Saint Sulpice.


Samedi 10 novembre

Aux alentours de 2h du mat?
Ça y est, nous sommes arrivés au gîte.

Vers 14h
Nous entrons dans la cavité.

A peine 1h plus tard
Il faut sortir, Philippe a fait une mauvaise chute, il a mal au poignet. Nous improvisons une attelle et l?aidons à retourner à la voiture, direction les urgences.

Vers 15h
Papy Vlady (comme l?a fait remarquer Patrice, il ne faut pas oublier le V), Patrice et moi décidons de retourner sous terre. Nous ne savons pas comment nous allons rentrer mais sommes optimistes : un autre groupe de spéléos est dans la cavité, nous allons bien les rencontrer et leur demander de nous ramener.

De nouveau sous terre
Mais où est la lucarne ? Où sont passés les autres ? Nous avons beau chercher, nous ne trouvons pas. Nous décidons finalement de descendre dans un puits découvert au hasard de nos recherches.

Devant le puits
Papy Vlady à Patrice : « T?as une clef pour équiper ? » Réponse de Patrice « Non et toi ?». Papy Vlady : « Tant pis, on a des dents.»
Ne vous inquiétez pas pour nos dents, nous n?avons pas eu besoin de nous en servir. Nous avons préférer équiper grâce aux amarrages naturels, le tout dans les règles de l?art : il faut toujours être sur deux points et ne pas oublier les déviations et les fractionnements pour ne pas abimer les cordes.

A la sortie de la cavité
Vu l?eau qui coulait dans la grotte, nous nous doutions que nous ne serions pas attendus par le soleil. Et bien nous avions raison. Nous nous sommes donc retrouvés sous des trombes d?eau et ne savions pas encore comment nous allions rentrer.
Heureusement, nous avions trois messages de Philippe :
17h18  « Sommes encore aux urgences à Ambérieu. Avons la clé du gîte? Le proprio doit avoir un double ? »
18h11  « Sommes sortis. Appelez-nous. »
18h35  « Nous revenons vous chercher. »
Timing parfait, ils sont arrivés 10 minutes plus tard. Philippe a une fracture, 4 semaines d?arrêt de travail, 6 de plâtre.

Le soir
Delphine se rend compte qu?au milieu de tous les papiers récupérés à l?hôpital il y a une ordonnance. La pharmacie de garde est à 45 min de route. Ça attendra demain.


Dimanche 11 novembre

Philippe découvre les joies du plâtre. Delphine aussi d?ailleurs, va falloir qu?elle aide Philippe pendant 6 semaines, ça va être long pour elle aussi.

Il pleut encore, nous décidons d?annuler la sortie prévue, il y a trop de marche d?approche vu le temps. Nous préférons rester au chaud et tenir compagnie Philippe.

Conclusion
Pour une deuxième sortie sous terre, j?ai eu droit à beaucoup d?imprévus et de péripéties. Mais si la vie était un long fleuve tranquille, qu?est-ce qu?on se ferait chier !


Émilie</description>
</item>

<item>
<title>Viaduc un week-end de pont</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=711</link>
<pubDate>Sat, 03 Nov 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une séance d'entraînement mémorable où :

- Benjamin a fait ses premiers pas sur corde, a accosté un malheureux photographe innocent et a globalement assuré l'ambiance

- Hélène a fait ses deuxièmes pas sur corde

- Cécile a découvert qu'il valait mieux se délonger de l'amarrage avant de monter sur la corde d'après

- Dinny a fait une conversion mais ne s'est pas converti

- Patrice a enchaîné montées et descentes

- Les encadrants, comme d'habitude, ont été fantastiques =) 


Cécile</description>
</item>

<item>
<title>Le MAVC n?était pas fermé de l?intérieur</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=707</link>
<pubDate>Thu, 01 Nov 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Que faire dans le Vercors quand il y a 30 cm de neige qui est en train de fondre et que l?on a prévu d?aller dans un canyon souterrain pour potentiellement démystifier l?ex siphon 2 (après avoir bravement démystifié l?ex siphon 1 il y a quelque temps déjà...) ?

C?est à réfléchir pour trouver la réponse à cette question, ô combien ardue, que nous avons passé les quelques heures avant de nous coucher, une fois arrivés, sains, saufs et sobres, au gîte le mercredi soir venu, luttant avec les plaques de verglas de la route (oui, la neige a beau fondre en journée, la nuit, il fait frisquet, et on se la joue Holyday on Ice avec le minibus de la ville). Car comme dans les anciens temps, nous partîmes à 7 d?Issy-les-Moulineaux, mais par un prompt renfort nous arrivâmes à plein (pour ne pas dire chargés) une fois l?apéro terminé, mais sans décider de la prochaine cavité...

Bref, le réveil très matinal de certain (sans s), et moins matinal d?autres (avec tout le reste de s) fait que la belle journée ensoleillée du jeudi se prolonge en douceur autour de la table du petit déjeuner qui se transforme doucement en déjeuner et serait presque devenu un quatre heure si d?aucun n?avaient pas émis l?idée qu?il serait bien de faire un peu de spéléo avant la pluie prévue par la météo et avant que tous les trous ne soient remplis d?eau de fonte.

La rapidité (maintenant légendaire) de vos vaillants serviteurs, conjuguée à l?esprit de décision aiguisé des mêmes, va nous permettre de nous mettre en route bien avant la nuit ! Deux groupes se distinguent : Jean, Samuel, Sébastien, Aurélien se dirigent vers le Trou qui Souffle en minibus alors que Lorianne, Louis et Sylvain montent dans la Jeanomobile en direction du Scialet de Malaterre.

La piste qui mène au chalet presque éponyme du trou visé n?est que partiellement dégagée. C?est avec une pensée émue pour un plan (presque) sans soucis de la descente dans un trou où &amp;quot;plus tu vas profond, plus c'est joli&amp;quot;, mais surtout où l'on avait galéré plusieurs heures pour redescendre la piste verglacée une fois ressortis, rompant ici et là des maillons des chaînes et n?arrivant au gîte qu?au petit matin, que je décide de ne pas emprunter la piste et de garer le véhicule d?origine allemande sur un parking un peu plus bas. Parking tout de même agrémenté de 20 cm de neige mouillée qui ne facilite pas la réalisation d?un créneau (Alain et sa légendaire pelle à neige nous ont cruellement manqué).

L?habillement est rapide, et nous nous jetons à l'assaut de la montagne. La piste est bien tracée, et finalement beaucoup moins enneigée que ne le faisaient craindre les premiers mètres. Arrivés à la baraque forestière qui fait aussi troquet, le chasse neige a du s?arrêter pour boire un coup, et repartir dans l'autre sens juste après, car là s'arrête la route déneigée. Il faut &amp;quot;into the wild&amp;quot; et faire la trace dans la neige. Heureusement, quelques touristes sont devant nous et nous profitons de leurs traces de pas. Nous en profitons tellement que nous finissons par les rattraper (je pense qu?ils ont intentionnellement ralenti exprès pour nous laisser passer et profiter à leur tour de nos traces). Car en effet, leur objectif de l?après midi se trouve être le même que nous.

Pas de descente au programme tout de même pour eux, juste une curieuse curiosité qui les fait gravir toutes ces centaines de mètre de dénivelé pour aller jeter un ?il à cette cavité qui apparaît sur la carte IGN. Notre arrivée est même vue avec soulagement, car ils étaient proches d?abandonner et faire demi-tour, mais se retrouvent tous ragaillardis de voir des spéléo passer devant : au moins, nous, on doit connaître le chemin. On se dépêche de ne pas leur dire qu?on s?est contenté de suivre leurs traces, et que s?ils se sont trompés dans l?itinéraire, on n'est pas sortis du bois !

Sans traces, la marche est beaucoup moins facile, surtout qu?il y a gave de neige dans le sous bois, et que ça grimpe raide ! Enfin, nous touchons au but en voyant les installations métalliques qui agrémentent l?endroit. Car le gouffre, situé en plein milieu des bois, est traversé par une belle passerelle en acier galva, au sol de caillebotis ! Ça doit donner de belles sensations aux courageux qui se lancent dessus, mais nous fait surtout marrer à balancer de la neige sur Lorianne qui s'y colle à l'équipement. Juste avant de se lancer dans le vide, elle aura habilement fait remarquer à Louis que son MAVC n'était pas fermé. Le même Louis a à ce moment pris une belle teinte neigeuse en pensant au puits de 120 mètres dans lequel il aurait pu se lancer, juste attaché par les ficelles de son string !

Quelques anneaux de dyneema, un frac sur le tablier de la passerelle, et c'est parti pour les 60 premiers mètres plein pot du puits. Lorianne descend tranquillement, profitant du paysage, et des tas de neige que l'on fait malencontreusement tomber par inadvertance sans faire exprès. Arrivée au frac suivant, ça tricote, retricote, détricote, lâche du mou, retend, bref, ça galère un peu à gérer la tension de la corde pour bien doser n?uds et passage de frac. Enfin, un « liiiiiiibre ! » retentit, à notre tour de descendre. Ces 60 premiers mètres sont sympas, et secs ! Ce n'est plus le cas arrivé plus bas, car ça goutte d'un peu partout. Autant dire que l'eau est un peu fraîche, étant récemment passée du statut d'eau solide à celui d'eau liquide. Lorianne en profite pour louper un frac, et je me réchauffe en descendant sur corde tendue pour éviter une remontée avec frottement. Finalement, quand il y a quelqu'un au bout du fil, descendre avec les bloqueurs n'est pas si difficile. Il n'empêche que Lorianne s'impatiente un peu, et commence à râler. Il faut dire qu'à l'endroit où elle est, ce n'est plus le doux crachin breton que lui envoie sur la figure la cavité, mais un quelque chose qui commence à ressembler à une belle fin d'orage d'été, surtout quand je pendule un peu pour chercher des spits et l'envoie valser sous la gouliche d?eau de fonte.

C'est donc humides et bien rafraîchis que l'on atteint le fond du puits. Le temps a passé rapidement, et la corde de l'obstacle suivant a été utilisée pour finir le puits principal, nous décidons donc de remonter, bien motivés par l'appel de l'apéro.

La remontée est rapide, et nous réchauffe. Dehors, il fait nuit et quelques flocons volettent à travers les branches. Mais surtout, il fait doux, bien plus qu'au fond du gouffre. On en profite pour manger une ou deux barres avant de redescendre en direction de la voiture... sur, une fois la section non déneigée dépassée, une route goudronnée bien dégagée !! Tout un après-midi au soleil et les températures clémentes ont eu pour effet de faire fondre le peu de neige qui restait dessus... au temps pour la décision de ne pas monter en voiture de peur de refaire les deux ailes avant de la voiture de Jean en redescendant sur une piste digne du Trophée Andros. Mes compagnons sont moqueurs, mais, grands princes, ne m?obligent pas à aller chercher la voiture pour remonter les prendre au passage.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet, Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=713</link>
<pubDate>Sun, 28 Oct 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un entraînement spéléo a eu lieu ce dimanche 28 octobre dans la commune du Puiselet. C'est dans la bonne humeur qu'encadrants et stagiaires du club Abimes d'Issy-les-Moulineaux se sont retrouvés pour pratiquer montées, descentes et passages de fractionnement. &amp;quot;C'était super&amp;quot;, témoigne Olivier, qui remontait sur corde pour la première fois depuis longtemps. Un enthousiasme partagé par Hélène, grimpeuse, qui pour son baptême de corde, a fait montre d'une aisance naturelle face à la roche.
Le Puiselet accueillera à nouveau les membres d'Abimes dans quelques semaines pour de nouvelles aventures.


Cécile</description>
</item>

<item>
<title>Sortie goudou et combette</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=702</link>
<pubDate>Sat, 27 Oct 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;i&gt;&lt;b&gt;alias lesbienne et vagin bête pour les intimes&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;

Vendredi 29 octobre 2012 19h, c?est le rendez-vous pour ma première sortie spéléo. Je retrouve Gaëtan, Sébastien, Alexandre et Patrice. Delphine et Philippe partiront un peu plus tard avec Patrice. Pour l?instant je ne connais pas grand monde, je les ai juste rencontrés un après-midi au viaduc pour une sortie manip de cordes (&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=701&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;sortie du 21/10/2012&lt;/a&gt;).
Après avoir chargé la voiture, c?est le départ pour le Lot. Nous laissons Patrice, qui sera pris pour un SDF au milieu de tout son matos, qui est pourtant flambant neuf. Plus de six heures de voiture nous attendent, j?espère que ça en vaudra la peine. Sur place, nous retrouvons Alain et laissons Gaëtan, le taxi du Lot blessé, dans sa famille.
Après une bonne nuit, nous allons voir nos amis du club terre et eau, qui gèrent l?accès à la cavité de Goudou et vont nous prêter une combi pour Patrice, qui a oublié la sienne (peut être que s?il l?avait eue, il ne serait pas passé pour un SDF).
Puis direction l?igue (ça veut dire cavité en patois, pas grotte, ça fait petit joueur) de Goudou. Un P35 (puits de 35 mètres) nous attend mais aussi des ressauts (ce ne sont pas des petits puits, attention au vocabulaire), des rampings, des oppos, des déviations, des mains courantes et une super rivière avec des irrégularités (spéciale dédicace à Alain). Et puis il y a par endroits un peu de gaz, on est sous terre mais à cause de l?excès de dioxyde de carbone, on s?essouffle rapidement, comme en altitude. Voilà pour le côté technique et sportif mais il n?y a pas que ça. Je découvre un monde qui a une histoire : le temps a formé des stalactites et des stalagmites, des dépôts de calcite, des marmites, des gours? Et nous avons même la chance de voir des empreintes et des griffures d?ours.
Nous sommes trempés, tout crottés mais encore plein d?énergie (surtout Patrice en fait, avec son caleçon killer carotte) quand nous regagnons la surface, 8h30 plus tard. Là nous retrouvons la nuit, la lune, le vent et le froid. Vite on se dépêche, les lasagnes de Patrice nous attendent.
Puis je découvre les joies de l?après-spéléo. On est tous très contents de notre journée mais on est aussi très contents de retrouver la chaleur du feu, de prendre une bonne douche et un bon repas, et de discuter de notre journée avant de recommencer le lendemain.
Cette fois nous allons visiter l?igue des Combettes. Après un beau puits et l?apprentissage d?une nouvelle technique de corde, le passage de n?ud, nous découvrons les méandres de la rivière. Puis retour au gîte, il faut rentrer.
Nous retrouvons le confort du gîte, les pâtes au saumon de Patrice et c?est l?heure de remplir les fiches de suivi pédagogique (attention, ce n?est pas une évaluation !). Petite suggestion : il faut ajouter une rubrique alimentation, cuisine et diététique et une autre sur la gestion des pauses techniques (c?est pour Philippe et moi, y?a des progrès à faire).
Le taxi du Lot est là, c?est le retour.
Bilan du week-end : j?ai découvert un nouveau sport mais aussi des paysages que je n?imaginais pas ; j?ai rencontré des gens sympas, énergiques et qui aiment faire partager leur passion. Merci à tous pour l?encadrement et votre bonne humeur.

La prochaine sortie, c?est pour quand ?

Émilie</description>
</item>

<item>
<title>Viaduc au soleil</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=701</link>
<pubDate>Sun, 21 Oct 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Grand soleil à Bures, alors qu'il pleut à seaux sur la Normandie...

Une belle après-midi pour préparer le prochain week-end.


Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Première classique avec le club Abimes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=700</link>
<pubDate>Sat, 13 Oct 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Météo : t° : 11°- 17°?
Pression : hPa : 1011

Altitude : 443m

GPS, coordonnées Lambert : 
837,41 - 157,94 - 443 (gouffre de la Balme) 
837,38 - 157,35 - 450 (Puits Bip-Bip)?

Dev : 4004m

Déniv : -78m +2m

 

Le choix porté par les organisateurs sera le gouffre de la Balme, cavité de 4 kilomètres située sur la commune de la Balme d?Épy.

Arrivée vendredi soir à 19h30 au local du club pour le chargement du matériel. Nous nous répartissons en deux véhicules pour un voyage jusqu?aux gîtes sur la commune de Chevignat, dans l'Ain.

Arrivée tardive, et fatigués, nous nous répartissons sur deux gîtes. Il faut noter que ceux-ci sont bien équipés et pratiques. Les espaces de vie sont grands, le couchage est correct et, petit plus : un garage pour stocker/ranger/sécher le matériel.

Le samedi, nous nous retrouvons autour d?une grande table pour le petit déjeuner. On nous donne le programme du week-end. Puis départ sur la commune de la Balme d?Épy. Il s?agit d?une petite commune (47 âmes) où, à l?entrée, vous êtes accueillis par un vestige rappelant que, là aussi, le Jura fut occupé lors de la seconde guerre.

Le réseau souterrain de la Balme d?Épy est accessible par deux accès. Un gouffre et un puits. Ce puits accessible depuis 1987 est plus communément appelé puits  &amp;quot;Bip-Bip&amp;quot; et se situe à 790 mètres du gouffre. Son nom est en référence à l?émission sonore d?une balise posée lors de la désobstruction.

Nous ferons un repérage des deux accès. Le terrain est glissant et Gaëtan nous fera une petite frayeur pour son genou. Les neufs membres  se diviseront en deux groupes. Un groupe de cinq qui descendra par le puits artificiel de &amp;quot;Bip-Bip&amp;quot; et un groupe de quatre par l?autre entrée.

Vue l?heure avancée, nous déjeunerons aux voitures avec pour menu des sandwichs végétariens avec un pain à l?huile d?olive, du comté et des fruits secs. Il est l?heure de s?équiper (ou de faire la sieste), on choisit l?option 1 !

Nous sommes là pour apprendre et cinq encadrants pour quatre débutants nous permettront d?acquérir une formation quasiment individuelle. Je ferai partie du groupe de quatre qui empruntera le cavage à la sortie.

Nous progresserons à un rythme tranquille permettant de profiter de la cavité et aussi de se familiariser avec les différents passages, qu?ils soient à ras du sol ou en hauteur par escalade. Nous ne nous arrêterons pas à la salle des assiettes et nous progresserons jusqu?au niveau de l?affluent. Nous aurons le plaisir de croiser la seconde équipe à mi-chemin. De là, nous déciderons, soit de remonter par &amp;quot;Bip-Bip&amp;quot; ou  de continuer la balade jusqu?au siphon.  Ça aurait été dommage de louper les galeries menant au siphon et le siphon lui-même. De très belles concrétions drapées ou encore des stalactites excentriques donnent du charme à la visite. Le temps de prendre quelques photos, nous arriverons au bord du siphon. Un bien bel endroit où se jette un ruisseau. Dommage : la baignade n?était pas prévue au programme!

À force de s?arrêter prendre des photos, tenter des passages et faire des pauses, les heures défilent à une vitesse vertigineuse. Nous rebroussons chemin pour aller au puits &amp;quot;Bip-Bip&amp;quot;. Apparemment, l?équipement du puits n?est pas orthodoxe mais il nous permet (après modifications : NDLR) en toute sécurité un retour en pleine nuit sur le plancher des vaches.

Retour aux gîtes où l?équipe &amp;quot;Bip-Bip&amp;quot;, arrivée plus tôt, nous a préparé un dîner réparateur. Nous échangeons sur la promenade sans nous éterniser vue l?heure avancée. La nuit est fraîche et un hibou ronfle sur le toit voisin. Bonne idée : je vais l?imiter toute la nuit !

Le dimanche, petit déjeuner matinal à 11h30 et direction vers un petit cours d?eau pour un décrottage en bonne et due forme de nos équipements.

Nous rentrons pour déjeuner et remplir avec nos encadrants le suivi de formation. Nous noterons que, dans chaque équipe, au moins une personne a ressenti un coup de fatigue au même endroit, peut être dû à un taux de CO2 plus élevé.

Nous rangeons et nettoyons les traces de notre séjour et direction Issy les moules. Par chance, nous n?avons pas eu de pluie durant le séjour, par contre sur le retour ce seront des trombes d?eau qui déferleront.  

Un week-end d?initiation bien sympathique. Avec une cavité qui ne l?est pas moins. Merci à l?équipe encadrante pour ses bons soins et conseils et à tous pour la bonne ambiance du week-end.

 

Fabrice</description>
</item>

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<title>La spéléo, c'est pas facile, la spéléo, c'est du boulot!</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=699</link>
<pubDate>Sat, 15 Sep 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Je commence par citer ce grand  compositeur et interprète de la chanson française, &lt;a href=http://www.youtube.com/watch?v=BmH12kuj8LE&gt;&amp;quot;la spéléo c'est pas facile, la spéleo c'est du boulot!&amp;quot;&lt;/a&gt;. Et effectivement, pour cette première sortie, il y a du boulot (je parle pour moi) et de la patience de la part du staff encadrant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Arrivés presque à l?heure au local, on nous confie notre matériel. Ayant bien lu le livret d?accueil envoyé quelques jours avant par Aurélien, je décide de prendre mon matériel pour éviter de rendre sale ce qui m?aurait été confié et de faire  mauvaise impression avec le personnage clé du club qui est très gentil avec tout le monde du moment qu?on veille à bien &lt;b&gt;ranger&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;nettoyer&lt;/b&gt; son matériel!&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Départ en voiture avec trois encadrants (un autre nous rejoindra sur place), un membre du club et cinq newbies : direction Bures-sur-Yvette.&lt;br&gt;Équipement, explication et démonstration du matériel. Une fois quelques rudiments assimilés, nous commençons les exercices de montée et descente. Et il en faudra quelques unes pour prendre confiance dans le matériel, se servir de ses pieds et non des bras pour la remontée et gérer le fractionnement. Mais nos encadrants sont patients?&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous avons le soleil avec nous et une bonne ambiance dans le groupe. Après un casse-croûte réparateur et l?échange de quelques mondanités sur le sous-sol parisien, nous repartons à l?entraînement.&lt;br&gt;Sûrement une stratégie pédagogique, mais au moment où la sieste se fait sentir, on ne remonte plus en essayant de tirer sur sa poignée ! On réalise que pousser du pied est moins fatiguant. (enfin?).&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Pour finir cette journée, une descente de 40 mètres est prévue. Petit &amp;quot;gloups&amp;quot; au moment de passer le parapet. Et c?est parti! La vie d?un descendeur n?est pas drôle tous les jours vu le coup de chaud qu?il se prend arrivé en bas.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;C?est la fin de la journée. Nous échangeons quelques mondanités et cocasseries avec en fond de douces balades campagnardes. Retour aux voitures et direction le local où le matériel est restitué et &lt;b&gt;rangé&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Un grand merci à l?équipe encadrante qui a été bien patiente avec les débutants et au groupe pour le bon moment passé.&lt;/p&gt;À refaire !&lt;br&gt;&lt;br&gt;Fabrice</description>
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<title>Traversée du Verneau par la D492</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=697</link>
<pubDate>Sat, 01 Sep 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous avons exploré récemment &lt;b&gt;le Verneau&lt;/b&gt; à ses deux extrémités (&lt;i&gt;la grotte Baudin&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Biefs Boussets&lt;/i&gt;). Nous nous sommes ouvert pour certains les alvéoles pendant deux semaines à 2000 mètres. Il est grand temps de faire cette traversée!&lt;br&gt;La météo est mitigée et prévoit même de l'eau le jeudi... suffisamment tôt néanmoins pour permettre aux niveaux d'eau de redescendre à des valeurs raisonnables. La &lt;i&gt;crue biennale&lt;/i&gt; a eu lieu le week-end précédent. On dit que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit.&lt;br&gt;Question logistique, on quitte le mode collectif pour du chacun pour soi. Enfin, pas totalement, Delphine fournit les salades... Chacun prépare donc son petit fourbi, selon ses goûts et le poids qu'il est prêt à porter : qui une néoprène complète, qui une pontonnière, qui un caleçon à fleurs... Quoiqu'il en soit chacun portera un kit avec de quoi se protéger du froid, de l'eau, un bidon contenant de quoi manger pour 20 heures, des bougies au cas où, une boussole, une topo, de l'eau... et une suite d'inventaire à la Prévert. Chaque gramme comptant double au bout de quelques heures passées sous terre, nous gérons nos kits au plus léger. Nous nous répartirons en groupes, chaque groupe portera un bout de corde au cas où. Et comme nous sommes motivés et remontés à bloc, nous avons même proposé au CDS de remplacer ses vieilles cordes. Ça va bien se passer, Dieu est avec nous : on ne peut pas perdre.&lt;br&gt;Pendant que nous sommes sur la route le vendredi tôt après le travail, &lt;a href=/sortie_details.php?id=696&gt;une première équipe arrivée le matin commence à équiper les &lt;i&gt;Biefs Boussets&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;Nous arrivons au gîte en milieu de soirée et trouvons nos camarades occupés à boire des bières, régime impropre à une préparation sportive digne de ce nom, ce qui n'augure rien de bon. Mauvaise nouvelle, il a plu et pas qu'un peu... ils ont commencé à équiper les &lt;i&gt;Biefs&lt;/i&gt; en mode canyon, avant de devoir renoncer et déséquiper. La météo annonce de la pluie pour le lendemain. Si on évitera la vague de crue, les conditions n'en seront pas moins mauvaises : décision est prise de reporter cette traversée à un jour plus clément. Dommage, la logistique avait prévu un repas diététique pour nous préparer à l'effort (des linguine à la roquette), alors que des Pâtes Au Gras auraient bien fait le bonheur de certains. Nous irons donc faire un tour dans Baudin, visiter des endroits que nous laissons d'ordinaire de côté et prendre des photos. Comme il n'y a plus de bonne raison à se coucher tôt, nous refaisons le monde et relançons l'économie des producteurs d'orge.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Samedi matin, temps pourri comme annoncé. C'est à peine si on voit la montagne autour de nous tellement la brume est collante. La motivation collective est proche du néant. Le petit-déjeuner s'éternise, au point presque de faire jonction avec le repas du midi. Au moment de partir dans la grotte, la suggestion de manger au chaud dans le gîte fait débat... finalement, le gros de la troupe reste déjeuner autour de la table tandis qu'avec Aurélien et Christian, nous partons pour Baudin, encore repus des tartines de Nutella d'il y a à peine une heure. Loger à &lt;b&gt;Nans sous Sainte-Anne&lt;/b&gt; est bien agréable : Baudin n'est jamais très loin, et nous partons tout équipés. Nous traversons le Lison, ses eaux limoneuses et son fort débit nous rappellent pourquoi nous ne traverserons pas le Verneau souterrain aujourd'hui, passons devant la fromagerie, franchissons le Verneau (eaux brunes et tourbillonnantes), laissons l'académie de billard à notre gauche, enfin le gîte spéléo et le chemin détrempé qui mène à la via ferrata. Nous entendons gronder la résurgence du Verneau en contrebas. Le sentier porte encore les stigmates de fortes pluies, feuilles et branches ont été charriées comme dans un torrent. Le sol est gras et glissant.&lt;br&gt;Nous voici au terrier qui tient lieu de porche à la grotte Baudin. Aurélien vide sa vessie avant d'aller ramper et nous donne l'occasion de l'engueuler copieusement : sa dernière visite est loin dans ses souvenirs et il est justement en train d'humecter l'entrée de la grotte. Nous enfilons harnais, torses, coudières et genouillères, et c'est parti pour le ramping de début. Bon, on commence à le connaître ce ramping sale et chiant, je passe les détails. Avec le temps on a aussi compris que ça ne servait à rien d'y allumer les dudules si ce n'est pour en voir la flamme soufflée par le courant d'air. Comme, tout compte fait, nous commençons à avoir les crocs et que nous ne sommes pas certains de pouvoir manger prochainement, nous nous posons dans la &lt;i&gt;salle Simon Chorvot&lt;/i&gt; et mangeons nos spéléo-salades en admirant l'impressionnante charnière devant laquelle nous n'avons jamais pris le temps de nous arrêter. Reptation à nouveau pour faire passer le repas, nous arrivons en amont de la &lt;i&gt;baignoire&lt;/i&gt;, dans une petite salle d'ordinaire assez sèche et là, surprise, l'eau coule généreusement, à tel point que je prends le temps de remplir ma dudule... Nous arrivons à la &lt;i&gt;salle Hope&lt;/i&gt; (marque du bon goût des spéléos en toponymie) en suivant un ruisseau : cette fois c'est bon, nos belles combinaisons sont toutes sales. Dans la salle susnommée, l'eau coule aussi sans mesure. La grotte est bien vivante, et l'eau tombée les jours précédents n'est pas une vue de l'esprit. Nous nous engageons en bas de la salle dans la succession de boyaux qui mène au P11 et au shunt. Dès le premier boyau, nous commençons à entendre la cascade, d'abord un grondement de basses... qui se précise à mesure que l'on s'approche. En haut du P11, plus de doute possible, ça doit cracher en bas! Dans le boyau du shunt, l'ambiance est à son comble. Les basses sont à leur plus haut, on a l'impression de faire la queue devant le &lt;i&gt;Macumba&lt;/i&gt; un samedi soir. J'ai des bottes et pas de cravate, pas certain que le videur me laisse passer. Aurélien est en tête dans le boyau, et on entend des &amp;quot;ah&amp;quot; et des &amp;quot;ho&amp;quot; et des &amp;quot;la vache&amp;quot; mais aussi des &amp;quot;£%#$!&amp;quot; d'exclamation. On s'attend tous à trouver un spectacle de dimensions bibliques. L'imagination aidant, le ramping dans le shunt nous remplit d'excitation. Enfin nous y sommes.&lt;br&gt;Et en effet, ça débourre copieusement sous la vire, l'air est chargé d'embruns. On doit hurler pour s'entendre, le son est assourdissant, un peu à base d'électrodub suramplifié. Nous sommes un peu comme des gosses fascinés devant un bel orage... pour ma part, la puissance des éléments me redonne des sensations de tempête en mer. Hop on descend le petit pendule, puis la vire. Cette fois-ci j'ai bien anticipé : longe longue raccourcie sur croll, deux skifs acier, la vire se passe les mains dans les poches! Etrange, je ne me souvenais pas que l'eau était aussi haute à la fin du fil d'acier... d'ordinaire il faut descendre pour rejoindre l'actif, non pas monter pour rester au sec. L'eau hurle contre la roche et défile comme un torrent. Nous avançons en opposition sur des prises que nous n'utilisons jamais : pour cause celles que nous connaissons sont un bon mètre plus bas, sous l'eau... ça devient pénible parce que c'est large et que l'on n'a surtout pas envie de tomber à la baille. Aurélien avec ses grandes jambes d'araignée passe partout, en revanche, Christian et moi-même, courts sur patte bien que beaux hommes, avons un peu plus de difficultés. Nous choisissons un rocher plutôt moelleux au milieu du torrent pour boire la bière que l'on se réservait pour plus loin : nous n'irons en effet pas plus loin. Aurélien avance encore un peu, mais la progression est rendue malaisée à la fois par le courant et par la largeur de la galerie qui complique le passage en opposition. Il s'arrêtera sur le premier bloc équipé d'une corde et y boira sa 16 en nous dominant de toute sa hauteur... Nous décidons de faire demi-tour, tant il est pénible de progresser dans l'actif. Nous sommes étonnés de ne pas avoir encore été rattrapés par nos camarades, peut-être ceux-ci se sont-ils seulement contentés de jeter un oeil depuis la lucarne du shunt avant de revenir sur leurs pas? Quelques vidéos depuis la vire, et nous quittons ce paysage de nature déchaînée. La progression retour dans le shunt donne un petit effet Doppler de basses saturées dans une voiture tunée.&lt;br&gt;C'est finalement dans la salle Hope que nous croisons nos camarades. Pas trop tôt. Ils ont du au bas mot faire café/pousse café, sieste et mots-croisés avant de partir. Nous échangeons les banalités d'usage et ne perdons pas de temps : il faut passer à la fromagerie avant sa fermeture, assurer un stock de &lt;i&gt;Trobonix&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Morbier&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Comté&lt;/i&gt;. Le ramping nous coupe un peu les pattes, on le fait aussi en courant. Nous passons devant le P4 équipé d'une échelle, et je me demande encore comment nous avons pu nous perdre aussi stupidement lors de notre dernière &lt;a href=/sortie_details.php?id=677&gt;visite&lt;/a&gt;, probablement la fatigue... Comme nous sommes trempés depuis notre passage dans l'actif, nos combinaisons transportent leur quota d'argile, humus et autres ornements qui font toute la fierté d'un spéléo. A sortir de la boue comme ça, encore quelques générations de spéléo et la grotte sera propre. En seulement trois heures passées dans une grotte, nous ressortons sales comme les plages de l'&lt;i&gt;Amoco Cadiz&lt;/i&gt;. Fort heureusement, au pied du départ de la via ferrata, nous avions repéré à l'aller une résurgence du Verneau qui crache copieusement et prendrons le temps d'y laver notre matériel façon &lt;i&gt;Kärcher&lt;/i&gt;. C'est donc en sous-combinaisons que nous traversons le village, suscitant la curiosité des invités d'un mariage qui se tenait justement là. Un aller-retour au gîte et nous voici à la fromagerie, toujours en sous-combinaisons puantes, avec nos chaussons néoprènes chargés d'eau qui sent la vase, pour assurer l'intendance. Afin de fêter les exploits de la journée, une bouteille de &lt;i&gt;Vin Jaune&lt;/i&gt; ajoutera une touche de raffinement. Le temps de boire une &lt;i&gt;Trobonix&lt;/i&gt; en dévorant des fromages locaux, nos camarades sont déjà de retour, sans avoir pris le temps de laver leur matos... forcément, pour accéder à l'apéro plus vite, c'est tricher. Nous changeons un peu l'ordinaire avec le plat que nous avions choisi pour récupérer du retour de la traversée : des pommes de terre au lard et au cidre. Maigre consolation...&lt;br&gt;Nous rentrons le lendemain de bonne heure sur Paris sur fond de &lt;i&gt;Fela Kuti&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Gossip&lt;/i&gt; et autres &lt;i&gt;AC/DC&lt;/i&gt;. Le lot de compensation pour l'échec de cette traversée, c'est au moins d'éviter les embouteillages du retour de week-end... et que le grec-d'en-dessous-de-chez-moi ne soit pas fermé. Un bon &lt;i&gt;keugré&lt;/i&gt; pour fêter le retour à Paris, ça n'a pas de prix.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Après consultation des courbes de crue, il apparaît que lors de notre visite de la grotte, nous étions sur la décrue, avec quasiment dix fois moins de débit que la veille. Pour la plupart d'entre nous, c'était la première fois que nous voyons les éléments déchaînés, la visite à Baudin nous aura donné une idée de ce que peut être une vraie crue sous terre. Ça ne donne pas envie d'aller tenter sa chance.&lt;/p&gt;&lt;br&gt;Samuel</description>
</item>

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<title>Pommes de terre au cidre façon Verneau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=696</link>
<pubDate>Fri, 31 Aug 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Voici une technique que le quidam pourrait qualifier d?annexe, mais qui est essentielle et même absolument indispensable, de la spéléologie : la préparation culinaire.

Attention, pas n?importe quelle préparation culinaire, la préparation culinaire copieuse, nourrissante et qui se réchauffe sans mal une fois que les valeureux spéléologues ont terminé leurs explorations souterraines et n?ont qu?une envie (en fait deux envies) : boire un coup, manger et aller se coucher (... ça en fait trois finalement).

Donc, aujourd?hui, la spécialité culinaire à l?ordre du jour est : la traversée du Verneau, ou plutôt, de quoi se sustenter après ladite traversée. Notre choix se porte (tout naturellement) vers les pommes de terre au cidre (à ne pas confondre avec la dinde au whisky).

Tout se déroule selon le plan jusqu?à notre arrivée au gîte. Gîte que l?on cherche un moment avant de trouver, vu que l?on avait mémorisé le mauvais numéro de maison. Bref, après quelques allers-retours sous une bruine plus ou moins fine et persistante, nous trouvons ce gîte, son sympathique propriétaire et nous nous installons.

Le temps que chacun prépare son matériel pour aller équiper les Biefs Boussets, je me rends compte que je n?ai pas pris mes bottes? encore une victime du syndrome de celui qui vérifie, re-vérifie, re-re-vérifie qu?il a bien pris tout ce qu?il faut et qui oublie de tout remettre dans son sherpa à la fin !

C?est donc naturellement que je me dévoue pour faire la popote, pendant qu?Aurélien et Christian vont affronter la pluie et la grisaille ambiante, promenant au passage deux kits de corde.

Enfin, la messe est dite et, après leur départ, je retrousse les manches et sors un couteau qui coupe.

Etape n°1 : résister à l?envie de prendre une petite boisson d?attente (plus couramment dénommée &amp;quot;bière fraiche&amp;quot;) pour s?échauffer et s?aider à faire le point sur les ingrédients présents (ou absents).

Etape n°2 : regarder la pluie tomber dehors

Etape n°3 : préparer les gousses d?ail, les oignons (préférés aux échalotes), pleurer un bon coup, se frotter les yeux avec les doigts qui ont tenu les oignons, re-pleurer un bon coup

Etape n°4 : regarder la pluie tomber dehors

Etape n°5 : découper les lardons en dés

Etape n°6 : regarder la pluie tomber dehors

Etape n°7 : faire blanchir tout ce petit monde dans une noix (façon Maïté) de beurre (doux)

Etape n°8 : regarder la pluie tomber dehors

Etape n°9 : découper les pommes de terre en rondelles pas trop fines

Etape n°10 : regarder la pluie tomber dehors

Etape n°11 : verser les rondelles de pommes de terre dans le faitout

Etape n°12 : regarder la pluie tomber dehors

Etape n°13 : verser un &amp;quot;soupçon&amp;quot; de cidre jusqu?à recouvrir les pommes de terre, saler, poivrer et couvrir, faire mijoter à feux doux

Etape n°14 : regarder la pluie tomber dehors

Etape n°15 : regarder sa montre pour minuter le temps de cuisson (et faire un point timing sur l?opération d?équipement)

Etape n°16 : une fois les pommes de terre cuites, couper le gaz et laisser reposer

Etape n°17 : regarder dehors (où il ne pleut plus) et voir l?équipe équipement revenir (mouillée)

Etape n°18 : le lendemain, enlever un demi-bol de graisse figée et surnageante de la préparation (cette étape est importante pour le côté diététique de l?effort, surtout quand on n'en a pas fait) et réchauffer 

Etape n°19 : mettre le couvert

Etape n°20 : manger (ne pas oublier de s?hydrater)

On pourra aller relever, durant l?opération, le niveau d?eau du Verneau à sa source, son débit ou sa couleur, opérations totalement inutiles pour la préparation culinaire, mais complètement démoralisantes pour la traversée programmée.

Sylvain

PS : certains auront pu remarquer qu?il n?est même pas nécessaire d?aller sous terre pour pratiquer cette technique spéléologique !</description>
</item>

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<title>Like English cavers in Garde Cavale</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=703</link>
<pubDate>Sat, 18 Aug 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nouvelle traversée après la haut savoyarde Merveilleuse Vertige et avant la Verneau jurassienne. Nous voilà donc en Savoie, sous le soleil estival, seulement quatre pour cause de vacances...

Delphine a réussi à récupérer la topographie détaillée à la dernière minute grâce une spéléo de l'AFEGC. Une très bonne chose car le réseau est vaste. En juillet 2000, vaincus par les pluies diluviennes, nous avions visité le fossile de la Cha (in dahu Mirror n°11).

Samedi matin, nous retrouvons Christian Dodelin, contacté dans la semaine, qui nous amène voir les entrées et nous commente la topo. Il nous donne aussi envie de revenir bientôt pour visiter la salle Fitoja par le Goliath...

Fabien part équiper la sortie pendant que nous mangeons. La perplexité nous a gagné depuis que Christian  nous a traités d'anglais : la Néoprène serait inadaptée, mais nous n'avons rien d'autre à enfiler. Sauf Fabien, bien inspiré, qui a pris sa sous-combi. Delphine and I will do the English pendant que Jean choisit d'y aller avec rien ou presque sur le dos...

Nous voilà donc repartis vers le trou du Garde. Les puits sont de toute beauté jusqu'à la salle de la Cascade. La progression est très variée. Les actifs sont &amp;quot;reliés&amp;quot; par d?inattendus conduits fossiles. Passé le Chiricahua, nous découvrons le torrent de Larcoutier. Une eau limpide coule dans de belles marmites. Mais rapidement (après tout de même quelques pauses photo...), nous le quittons pour grimper dans le Papagos, encore plus surprenant que le Chiricahua!

Le torrent de la Cavale est devant nous, magnifique. Je sors l'appareil du bidon, le range, le ressort, le garde un peu autour du cou : il faudrait revenir rien que pour faire des photos... et avec la Néoprène. Il faut tout de même avancer. Fabien qui avait trop chauffé au démarrage a retrouvé le sourire, Jean n'a pas vraiment froid. Nous enchaînons les affluents, et suivant le courant d'air nous atteignons le ramping de sortie. Encore deux cordes et nous voilà dehors. Fabien repart déséquiper le puits d'entrée du Garde. 

Une région à (re)découvrir !</description>
</item>

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<title>Labassa</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=695</link>
<pubDate>Fri, 27 Jul 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dominique, Delphine et Philippe vont visiter Labassa qui est équipée.

Une heure de marche pour rejoindre la cavité depuis notre camp, trente minutes pour se préparer et à 10h, nous entrons dans la cavité.
L'Ombilic passe bien, quelques très beaux passages beiges et blancs (à la remontée, nous apprécierons moins les sorties de puits étroites...). Vers 13h, nous déjeunons au Capanno degli stonati. Suivent les Grandi Tirolesi au-dessus du canyon écumant et assourdissant. Cela passe bien mieux qu'il y a deux ans où nous avions été &amp;quot;surpris&amp;quot; par l'équipement.
Arrive bientôt l'Iperspazio : un volume monstrueux qui n'en finit pas, au sol de blocs de calcaire noir veiné de blanc.
Puis l'Immacolata concrezione : de grandes galeries supérieures décorées de gypse sous toutes ses formes : encroûtements, fils et quelques stalactites de macro-cristaux extraordinaires.
Nous retrouvons la rivière, puis le shunt des Belges nous amène à mi-cascade : la C45 &amp;quot;crache&amp;quot; et, après avoir équipé une corde laissée plus haut, à l'abri d'une crue, nous mettons les pieds dans une eau limpide. Il faudrait se mouiller pour aller plus loin, ce qui nous refroidirait. 
Nous décidons donc de faire demi-tour après huit heures passées sous terre.

Moins de tourisme au retour... Le Danze armate, vires extraordinaires au dessus de la rivière, après le passage des Belges, se remontent très bien. 
Et plus de fatigue... Sur les Tirolesi, un petit &amp;quot;coup de mou&amp;quot; pour Philippe qui n'apprécie décidément pas ce rappel guidé!

Après seize heures de progression souterraine, nous ressortons, accueillis par un vent chaud !
Encore une heure trente de marche pour atteindre le refuge et engloutir de très bonnes pommes de terre au lard et au cidre. 

Une cavité extraordinaire : grande, belle, très variée, au cheminement complexe - bien plus de 600 mètres de dénivelé, en fait.
La quintessence de la spéléologie ?

Philippe et Delphine</description>
</item>

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<title>Topographie du trou des Abimés</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=698</link>
<pubDate>Tue, 17 Jul 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;i&gt;Prologue : juillet 2011&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Après des jours de suspense, l'exploration du trou des Abimés s'arrête sur une faille impénétrable ! Une première topo est réalisée avec les moyens du bord mais il faudrait en refaire une plus précise avec des outils appropriés (distoX, Thérion et/ou Visual Topo).
&lt;p /&gt;
&lt;i&gt;Chapitre 1 : on prépare la sortie...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Sam et moi sommes volontaires pour aller au trou des Abimés refaire la topographie. Après nos deux sessions d'initiation en Touraine (&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=670&amp;quot;&gt;CR première session&lt;/a&gt;) il est maintenant temps d'aller mettre en pratique nos connaissances dans un vrai trou, sans aucun doute moins confortable qu'une carrière !
De plus, n'ayant pas participé au camp Marguareis 2011, ce sera pour moi une première visite de cette cavité.
La préparation de la sortie sera plutôt rapide; pas besoin de kilomètres de cordes ou de centaines de mousquetons pour atteindre le fond... 
&lt;p /&gt;
&lt;i&gt;Chapitre 2 : on marche...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Le matériel est prêt à être embarqué ! Après un bon petit déjeuner, direction la Conca en compagnie de nos camarades qui iront jouer dans d'autres cavités non loin du trou des Abimés. La marche jusqu'au col du Scarasson n'est pas des plus faciles sous ce soleil de plomb et avec le matériel dans nos sherpas. Le souffle un peu court, tout le monde arrive à bon port et la vue grandiose sur la plaine du Pô fait oublier les efforts ! Il ne reste plus qu'à descendre (pfff, monter pour descendre, quelle idée !!!) et trouver le trou. Grâce aux bons conseils de &amp;quot;Tarascon&amp;quot; ce sera rapide : direction le Beluga, changement de cap à la vue d'une perche au dessus du Scarasson et dernier virement de bord en direction du cairn posé au dessus du trou des Abimés (facile !).
&lt;p /&gt;
&lt;i&gt;Chapitre 3 : on descend...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Après la séance de communion avec dame nature de Samuel (les criquets te disent encore merci), il est maintenant temps de s'équiper ! Difficile de trouver la motivation nécessaire pour enfiler nos combinaisons en plein cagnard !
D'un commun accord, il est décidé que j'équiperai le trou jusqu'en bas et que nous ferons la topo dans le sens de la remontée. La progression est assez rapide, la cavité étant équipée de goujons, l'équipement est évident. On enchaine les puits jusqu'au fond et effectivement la suite est vraiment étroite :(
Impossible d'être confortablement au fond tous les deux... 
&lt;p /&gt;
&lt;i&gt;Chapitre 4 : on remonte...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Sam me passe alors le DistoX pour prendre les mesures, il s'occupera du carnet topo. Nous passons pas mal de temps à prendre nos premiers points et remonter le premier puits. Nous constatons que la topo en cavité est vraiment moins confortable qu'en carrière, surtout dans une cavité verticale et étroite comme le trou de Abimés !
Au fil des points, nos cerveaux ramollissent et quelques boulettes se glisseront dans nos notes, sans parler du mauvais choix de l'échelle qui donnait un dessin tout simplement ridicule (heureusement, le soir autour de la table, tout semblera évident et nous pourrons corriger nos erreurs d'angles facilement (Cf. Épilogue).
Le temps passant toujours aussi vite sous terre, nous accélérons notre remontée afin de ne pas faire attendre nos camarades qui creusent dans des trous voisins ! Je déséquipe donc au fur et à mesure après chaque visée.
&lt;p /&gt;
&lt;i&gt;Chapitre 5 : on rentre...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Timing parfait ! Alors que nous terminons de nous changer, Jean et Alain passent nous voir. Il est temps de rentrer au gîte.
Difficile de suivre Alain en montagne, ce dernier (même chargé de 20 kilos) marche sans broncher alors que, pour nous autres (simples mortels), les jambes sont bien lourdes ! 
&lt;p /&gt;
&lt;i&gt;Épilogue&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
De retour au refuge, il est temps de mettre nos notes au propre avant de ne plus avoir le courage de le faire ! Équipe de choc : je dicte et Sam note. Rapidement, les centaines (bon ok, j'exagère un peu) de points sont saisis et la cavité va prendre forme sous nos yeux. Woooowwwwww, incroyable on ne se rend pas compte que ça tourne à ce point !!! C'est fou ou faux :) Lors de visées inverses, nous avons été incapables de faire un bête calcul de +/- 180 degrés !!!
Heureusement, nous pouvons corriger nos erreurs rapidement et le nouveau rendu ressemble bien plus à ce que nous sommes sensés obtenir. Finalement, la coupe de l'année dernière était plutôt correcte. Maintenant, il nous restera à faire l'habillage de cette magnifique topo pour qu'elle soit présentable mais ça, c'est une autre histoire...
&lt;p /&gt;
Seb</description>
</item>

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<title>Traversée Merveilleuse - Vertige</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=694</link>
<pubDate>Sat, 30 Jun 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>On avait déjà repéré plusieurs années auparavant l'entrée de Merveilleuse et on savait que le GPS est un outil très utile pour l'exercice. La littérature spéléologique indiquant que la sortie par Vertige doit être pratiquée &lt;b&gt;impérativement&lt;/b&gt; de jour et par temps sec, nous partons le vendredi à 14 heures afin d'être à pied d'oeuvre tôt le samedi matin. 
Un appel désespéré de Manu, en panne de voiture à Bourgoin-Jallieu, nous entraîne dans un court détour pour passer le prendre. 
Arrivés en début de soirée dans notre gîte, nous entamons un petit gueuleton suivi d'une petite dégustation, puis d'une autre, etc. On finit par se coucher, avant l'aube certes, mais de peu... 

Frais et dispos, nous sommes devant l'entrée de Merveilleuse à midi. Le casse-croûte est vite avalé et Manu commence l'équipement : main-courante rappelable et rappel sur sangle. Nous prenons pied sur un cône de neige et de glace. Br...
S'en suivent deux étroitures peu sélectives mais je trouve le début un peu &amp;quot;râpeux&amp;quot;, moi qui n'ai pas mis les bottes depuis six mois sous terre... 
Voilà enfin le puits du Clocher, très beau. Assez vite, on se rend compte qu'on aurait dû prendre des cordes plus longues pour enchaîner les équipements de puits et de mains-courantes. L'idéal serait deux cordes de 65 mètres pour les puits, une corde de 20 pour les mains-courantes et une corde de 50 mètres en rab'. Nous sommes loin du compte avec nos deux 55 mètres et une 20 mètres! Cela va générer un peu d'attente mais on est peu nombreux et finalement assez rapides.
Les têtes de puits sont bien équipées pour le rappel, un balisage discret est présent dans les galeries. 
Les paysages sont très variés, de grosses conduites, de gros tas de boue, des toboggans, une belle rivière, des concrétions. Sur nos cinq têtes, on totalise 6500 lumens! C'est assez impressionnant et très agréable.
Nous sommes poussés par le courant d'air vers la sortie qui s'ouvre au milieu de la falaise, face à la vallée. On voit bien la vire en-dessous et il faut chercher un peu et se pencher beaucoup pour trouver les broches inox plantées dans un calcaire moins pourri qu'ailleurs. Arrivés sur la vire, on n'en mène pas large sur cette corde délavée par les UV. Quelques poils de chamois y sont accrochés ! Comment font-ils ?
Voilà, six heures passées sous terre. Une bien belle virée qui s'est déroulée facilement.

Il nous reste la marche de retour : il fait beau et chaud, ou cheau et baud, je ne sais plus bien... Bref, les conditions sont idéales. 


 
Delphine


&lt;i&gt;Quelques indications pour la marche de retour :
A la sortie de la vire, progresser à flanc de montagne, en restant à la même altitude (ne pas monter vers le pied de la barre rocheuse).
On traverse en premier des zones herbeuses très pentues, puis un couvert forestier assez dense et très pentu.
On traverse plusieurs thalwegs (au moins deux), le couvert forestier s'éclaircit et la végétation au sol se développe, la pente s'adoucit petit à petit.
 
On aperçoit à travers les arbres sur la gauche une ouverture dans la ligne de falaise, il faut continuer plus loin, toujours au même niveau jusqu'à repérer une PETITE sente qui serpente et remonte vers la gauche (environ 45 minutes de marche).

La suivre jusqu'à un carrefour de trois chemins. 
Prendre à gauche et monter en direction de l'Anglettaz (panneau). Le chemin parcourt les alpages, franchit un col et redescend vers le chalet.
 
Durée : 1h45&lt;/i&gt;</description>
</item>

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<title>L?histoire dont tu es le héros : un spéléo en stage d?équipement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=692</link>
<pubDate>Sat, 23 Jun 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§1. Le rendez-vous est donné pour le départ de ta première expérience d?équipement en cavité le vendredi soir à 18h. Te voilà sur place, l?ambiance est effervescente avec un festival de cordes de toutes longueurs, d?amarrages, de dyneemas et de kits dans tous les sens, sans compter les stagiaires accrochés à leur encadrant du lendemain pour ne pas faire d?erreurs dans la préparation du matériel, en fonction des topos diffusées par mail plus tôt dans la semaine. Une fois les kits préparés et casés dans les voitures, te voilà partie intégrante d?une joyeuse bande de spéléos ! &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; §2. Alors que vous arrivez assez tard dans la nuit à Nans-sous-Ste-Anne, le premier groupe arrivé cherche les chambres ? dans le mauvais gîte :) Ils sont tout excusés étant donné que votre gîte se trouvait juste à l?arrière de celui dans lequel ils cherchaient. Les mauvaises langues diraient que ça n?augurait rien de bon pour trouver les cavités le lendemain ! &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; §3. Le lendemain, le réveil est rude : couchés tard la veille, levés tôt le lendemain, deux variables qui font rarement bon ménage. Heureusement guidés par l?odeur du café, vous découvrez en descendant un impressionnant petit déjeuner, préparé par les soins de François du club Terre et Eau qui vous attendait avec : brioches, pain, confitures, gâteaux (faits maison !!!), jus d?oranges pressées (de ses petites mains, et oui !!), bacon grillé  ? de quoi parvenir à aviver les esprits les plus embrumés. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; §4. Une fois le petit déjeuner achevé, il est temps d?enkiter les cordes, de préparer amarrages et dyneema pour certains et préparation du déjeuner sous terre pour d?autres. Une fois le matériel prêt, chaque équipe part donc de son côté : &lt;br&gt;  ?Pour accompagner Loan et François faire trempette au Gros Gadeau, va au §5. &lt;br&gt;  ?Pour faire Pouet-Pouet avec Émilie et Djordje, rejoins-les directement au §6. &lt;br&gt;  ?Si tu préfères te contorsionner dans des étroitures avec Ana et Cindy, rdv au §7. &lt;br&gt;  ?Si tu veux tester la solidité des amarrages naturels, retrouve Lorianne et Sylvain au §8. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§5. Le Gros Gadeau : Loan et François encadrés par Jean-Paul et Nathalie&lt;br&gt;  Belle cavité en perspective, qui a eu beaucoup de succès ce week-end, mais pas uniquement !!  En effet, le Gros Gadeau, victime de son succès a fait l?objet d?intervention et d?entraînement des équipes de spéléo secours et, étant une perte souvent en crue, elle a fait l?objet d?un équipement en crue et hors crue. Résultat des courses : une véritable multiplication de spits, dont évidemment une partie est inutilisable, donc beaucoup de spits à tester ? Que la vie d?apprenti équipier est difficile ! &lt;br&gt;  L?équipement de l?entrée de la cavité peut se faire de plusieurs façons. François commence par équiper sur un amarrage naturel encadré par Nathalie. Puis, de son côté, Loan se charge d?équiper un plan incliné sous le regard attentif de Jean-Paul. Une fois en bas, le temps d?explorer un peu la cavité, Loan perd sa clé de 13 malgré le n?ud qui avait été fait avec amour par les encadrants deux semaines plus tôt pour attacher la clé rebelle. À la remontée, pendant que François déséquipe ce qu?a fait Loan, celle-ci en profite avec Jean-Paul pour faire un point chaud. En effet, quelques minutes plus tôt, Jean-Paul développant tous ses talents de galant homme, avait proposé à la demoiselle de la porter afin de l?aider à traverser des vasques en évitant de passer dans l'eau. Hélas, il ne rattrapa pas l?aventurière qui se retrouva dans l?eau jusqu'à la taille !! &lt;br&gt;  Vous rentrez au gite et vous joignez aux deux autres équipes pour déguster une bière au §9. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§6. Pouet-Pouet : Émilie et Djordje encadrés par Fabien &lt;br&gt;  Vous voilà en route pour une cavité au nom qui en aura amusé plus d?un et aura beaucoup pesé dans le choix de cette grotte. La cavité très verticale et aux puits étroits est également sujette aux crues. Émilie se charge d?équiper dès le départ un puits, quelques ressauts puis un autre puits ? de 22m ? à équiper dans le vide? à la sortie en coude d?un boyau : tu te rends compte que la vie d?un futur équipier n?est pas facile !! Malgré une légère appréhension du vide, Émilie ne s?est pas laissée démonter par toutes ces difficultés et a fini par venir à bout de cette épreuve, non sans quelques invectives à l?attention de Fabien. En même temps, tout le monde le sait : qui aime bien châtie bien, ce ne pouvait donc qu?être un merveilleux présage pour la suite de leur amitié. &lt;br&gt;  Djordje prend ensuite le relais pour équiper les puits. Il éprouve (comme beaucoup d?entre vous ce week-end) quelques difficultés à trouver les spits. Pour sa défense (et celle des autres, d?ailleurs), trouver un trou de la taille d?une pièce de 1 centime dans une grotte particulièrement sombre est loin d?être une tâche aisée. Certes, les casques sont équipés de lampes mais cet argument ne sera en aucun cas de taille à faire vaciller mon inébranlable mauvaise foi sur la question. &lt;br&gt;  Arrivés au fond du trou, il est temps de faire une pause déjeuner bien méritée après une minute de recueillement pour le rat qui est venu mourir dans cette cavité. Ensuite place au déséquipement ! Vous filez au gîte au §9 car vous êtes un peu en retard sur les horaires de retour exigés par Jean-Paul. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; §7. Les Essarlottes : Ana et Cindy encadrées par Christophe&lt;br&gt;  Alors qu?on vous avait déjà prévenus que les filles n?avaient pas choisi une cavité facile, vous avez compris votre douleur dès la recherche de l?entrée de la grotte. Un décryptage de la fiche topo effectué, encore fallait-il en faire de même pour la description de l?accès, trouver le cimetière, le chemin fantôme devant le cimetière, la plantation, les petits sapins ? tout un poème ! Une fois arrivés à Gevresin, Christophe décide de faire deux équipes et de partir de son côté à la chasse aux infos. Alors que la sienne ne fut pas très fructueuse, les locaux n?ont pu résister au charme ibérique, les filles ont aisément obtenu les indications correctes et claires ainsi qu?une personne toute prête à vous servir de guide à leur simple demande ! Grâce aux indications obtenues (suivre la route qui sort du village et passer devant le cimetière, au croisement aller à gauche et continuer le chemin jusqu?au bout, arriver à une plantation pleine de bois coupés jonchant le sol et près d?un ruisseau sur la gauche vous trouverez le trou !). Ana commence à équiper l?entrée et, dès le début, vous vous sentez tout ? comment dire ? particulièrement prochse les uns des autres !!! Sentiment qui a perduré pendant une bonne partie de la sortie et le côté étroit de la cavité en certains endroits constituait en fait un des principaux challenges en ce qui concerne l?équipement avec l?alternance de puits et a grandement contribué au fait que le choix de cette cavité fut une bonne chose. Ana et Cindy ont alterné pour équiper divers ressauts et puits, tantôt  sur des amarrages naturels tantôt sur des spits, constatant parfois que les créateurs de la topo que vous aviez n?avaient pas forcément le compas dans l??il en ce qui concernait la profondeur des puits. Quelques répliques d?anthologie du genre « mais je me longe où ? » « Dans ta tête ! » ou la bonne blague qui sera récurrente pendant le week-end «  ah tiens, tu vois là y?avait un spit, tu l?as pas vu !! (moment de flagellation intense dans la tête de Cindy) ? ah non en fait c?en était pas un ! » agrémentèrent agréablement la sortie. &lt;br&gt;  Vous rejoignez au gîte l?équipe de Yannick déjà rentrée au §9. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§8. Septfontaines : Lorianne et Sylvain encadrés par Yannick &lt;br&gt;  Direction « Septfontaine » pour vous, Lorianne et Sylvain : de nouveau, mission Sherlock Holmes pour eux aussi afin de trouver la cavité annoncée à  « 1,5km après la sortie du village dans une sapinière près de la départementale 451 ». Arrivés sur place, vous vous rendez compte que les sapins ont la fâcheuse manie de se multiplier naturellement et pas forcément de la manière décrite par la topo ! Toutefois, grâce aux précieux conseils de Nathalie, ils réussissent à débusquer ce petit bois carré de sapin tentant de se dissimuler entre deux champs ? c?était sans compter sur la vision de lynx de l?équipe. Alors que Lorianne prend son temps pour s?équiper, Sylvain s?en va « tester les arbres » et achever ceux qui ont déjà rendu l?âme en les faisant tomber.  Lorianne commence l?équipement en amarrant une main courante sur un arbre ayant survécu au passage de l?ouragan Sylvain qui continue tout de même de faire des ravages, au grand désespoir de Lorianne qui pend presque dans le vide pour équiper une tête de puits sur un second arbre !! Yannick, veillant toujours au bien-être de ses brebis lui lance donc un « t?inquiète, c?est que les arbres qui bougent un peu !» &lt;br&gt;  Le bas du puits débouche  sur un éboulis fait de bric et de broc - enfin plus exactement de tout ce qui a dû tomber ces dernières années - troncs d'arbres, souches, pierres et autres ... charognes d'animaux si on en juge l'odeur plutôt très désagréable. La suite est une succession de petits puits et ressauts assez étroits qu?ils devront parfois équiper en mode contorsionniste. Sylvain en profite pour réaliser qu'une étroiture verticale qui semble assez facile à la descente, peut-être une toute autre paire de manches au retour, surtout sans pantin. Vous rentrez finalement les premiers au gite au paragraphe   &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§9. De retour au bercail, vous vous joignez aux stagiaires au §10 ou vous préférez la compagnie des cadres au §11&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; §10. Vous vous joignez au choix aux petites mains de certains stagiaires qui s?affairent en cuisine. Ana d?une part  s?occupe de préparer le poulet. Vous observez avec circonspection Cindy recycler le thermos de François en rouleau à pâtisserie pendant que Lorianne réduit en poudre des spéculoos nécessaires à la réalisation de la tarte aux fraises. Une fois le repas en main, vous rejoignez le reste des stagiaires à l?extérieur en train de défaire les kits et ranger les cordes. Va au §12&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§11. Curieux de ce qui peut se dire, tu t?immisces, comme si de rien n?était, dans la réunion au sommet  des encadrants qui se mettent à l?écart pour faire le point sur leurs apprentis et déterminer à quelle sauce ils vont être mangés le lendemain !  va au §12&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; §12. Tout le monde se réunit finalement pour un bon dîner. Après un poulet préparé par les soins d?Ana et la tarte aux fraises dont la cuisson a dû donner lieu à négociations avec le cuisiner du gîte, tous au lit !! &lt;br&gt;  Le lendemain matin, Jean-Paul réveille gentiment les filles avec la chanson  « Pretty Woman ». Encore un super petit dej et hop on refait les kits pour les cavités qu?on nous a assignées. &lt;br&gt;  Besoin de voir un petit bout de paradis verdoyant, glisse-toi discrètement dans le groupe de Cindy et Ana au §13. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Si les cascades te manquent, joins-toi à Lorianne et Sylvain au Gros Gadeau au §14. &lt;br&gt;  Si tu n?as pas eu ton lot de boyaux la veille, pars avec Loan et François au §15. &lt;br&gt;  Si tu préfères observer des spéléos dans des positions incongrues, va vite aux Biefs Boussets avec Émilie et Djordje au §16. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§13. Jérusalem : Ana et Cindy encadrées par Fabien&lt;br&gt;  Encore une fois, nouvelle séance de cache-cache avec l?entrée de la cavité (décidément !!) même si cette fois-ci la découverte du chemin forestier puis du sentier escarpé ne vous résistera pas longtemps ? enfin surtout à Fabien ayant gardé quelques souvenirs de l?entrée de la cavité qu?il avait explorée 6 ans plus tôt. L?entrée de la cavité est réellement magnifique, au pied d?une falaise dissimulée dans un bois où percent les rayons du soleil qui illuminent la mousse verte recouvrant la pierre  encadrant agréablement un petit ruisseau qui coule jusque dans Jérusalem. Ana commence par équiper l?entrée en démarrant une main courante sur un arbre puis équipe une tête de puits. Cindy prend le relais et prend un certain temps pour trouver par où passer pour descendre plus bas. Après un grand moment de solitude (accompagné de flagellation intellectuelle bien sûr) où Fabien soutenait qu?un spit se trouvait juste devant Cindy mais que malgré tous ses efforts, elle désespérait de découvrir alors qu?au final ce n?était qu?une ombre. Cindy équipe une jolie vire puis une tête de puits avec une déviation. La matinée étant courte et rendez-vous ayant été donné d?être de retour à midi, nous remontons vite pour tout déséquiper. Une photo souvenir de l?équipe à la sortie de la cavité et nous voilà en route pour le gîte, où nous arrivons les premiers !!! &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§14. Le Gros Gadeau (bis) : Sylvain et Lorianne encadrés par Christophe &lt;br&gt;  Décidément peu enclins à abandonner l?utilisation des arbres comme amarrages naturels, Sylvain utilise certains des plus petits arbres (mais les mieux placés pour descendre !!) pour équiper une main courante et une tête de puits, malgré quelques hésitations pour effectuer les n?uds nécessaires à l?amarrage. &lt;br&gt;  Heureusement, après un petit coup de main de la part de Christophe, la suite est beaucoup plus classique. Sylvain équipe le puits en parallèle d'une belle cascade ...  qui trouvera le moyen de vous arroser sur les derniers mètres. Les petits malins installeront une déviation afin d?éviter la douche à la remontée (précaution qui s?avèrera finalement peu efficace et vous vaudra une douche au retour également !!). Lorianne prend ensuite le relais pour équiper une belle vire, puis une main courante afin d?éviter  toute chute sur une partie très glissante. Tout comme Fabien, Christophe est préoccupé par l?heure qui tourne et presse ses disciples, frustrés de ne pouvoir aller plus loin, pour déséquiper. Ce n?est que partie remise !! Une nouvelle douche à la remontée, un salut aux vaches sans cornes du champ voisin et vous voilà de retour au gîte également, en 2ème position !! &lt;br&gt;   La conclusion de Sylvain pour cette sortie sera que les vaches du coin doivent être très fidèles et Lorianne demeurera particulièrement sceptique quant à ce qu?on nomme des amarrages sûrs c?est-à-dire les arbres. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§15. Essarlottes (bis) : Loan et François encadrés par Yannick &lt;br&gt;  Avec Loan et François vous faites également l?expérience, quant à vous, de la cavité qui « rapproche » les spéléos et les joies d?évoluer dans des boyaux. Vous avez ainsi eu l?occasion de tester ce rapprochement entre équipiers lorsqu?ils ont découvert un peu tard qu?une main courante était nécessaire et ont dû revenir en arrière, alors qu?ils étaient déjà engagés dans une étroiture, pour trouver les amarrages nécessaires pour l?équiper. Le temps pressant, vous n?avez pas pu aller très profond dans la partie de la cavité où se trouvent plus de puits à équiper. Ils équipent efficacement en alternance et sont plus à l?aise que la veille. L?espace d?un instant, Yannick et Loan se sont interrogés sur la présence d?une éventuelle autre personne ou d?un des adorables monstres du chef d??uvre cinématographique « the Descent », en voyant François très fréquemment parler tout seul. Ils en ont finalement conclu que ce devait être un ami imaginaire. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§16. Les Biefs Boussets : Djordje encadré par Nathalie et Émilie par Jean-Paul &lt;br&gt;  L?entrée des Biefs Boussets est également très belle. Alors que Djordje part équiper une entrée brochée avec Nathalie, Émilie, sous la direction de Jean-Paul, équipe une autre entrée. Elle utilise un arbre comme amarrage naturel en tête d?un puits de 30 mètres. Depuis la veille, il semble que son opinion n?ait pas changé : se laisser pendre dans le vide n?est décidément pas une de ses activités favorites ! Ne se laissant tout de même pas abattre par la difficulté, elle continue en équipant un méandre. Elle rejoint alors dans le puits Nathalie et Djordje qui avaient équipé quelques ressauts et en avaient profité pour aiguiser la capacité de Djordje à repérer les amarrages naturels. Alors qu?Émilie déséquipe le P30, en arrivant en haut, elle aperçoit une espèce de gros nuage de fumée. À mieux y regarder, elle s?aperçoit qu?il s?agit en fait de Djordje essayant d?effectuer un décrochement avec Jean-Paul, mais l?effort était tellement intense qu?avec la chaleur qu?il dégageait, il était entouré d?un nuage de fumée ! Suite à cette sortie, l?opinion d?Émilie en ce qui concerne la poignée lors de l?équipement était définitive: « la poignée, ça sert à rien !!». &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;§17.  De retour au gîte, vous rejoignez les équipes déjà de retour pour déguster la salade de pâtes préparée par Loan. Si tu souhaites être exploité jusqu?au bout, joins-toi aux stagiaires §18, si tu veux participer à la délibération avec les cadres, va au §19. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; §18. Une fois les stagiaires repus et un peu reposés, les cadres profitent habilement de ce moment de bien-être pour soumettre leur questionnaire d?évaluation du stage ? mais vous ne vous laissez pas ainsi duper et vous répondez en toute franchise. Après le repas, la vaisselle et le remplissage de formulaire, les stagiaires sont de corvée de lavage du matériel et transforment la rivière et ses abords en étalage de brocante spécial spéléo. Les cadres viennent tout de même aider les stagiaires. Lorsque la mission est accomplie, rdv au §20. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; §19. Les cadres partent encore comploter dans leur coin ? mouais finalement tu comprends mieux l?intérêt d?être cadre : exploiter honteusement les stagiaires !! Dans un sursaut de bonté, les cadres vont tout de même aider les stagiaires noyés sous la quantité de matériel à laver. Rends-toi au §20. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; §20.  Quand le matériel est lavé, rangé, c?est l?heure du débrief avec un passage en revue des points forts et faiblesses des stagiaires (et oui ils en ont ? mais des toutes petites :P ) et du stage en général. Malgré quelques points à améliorer, un bilan plutôt positif, il faut l?avouer, avec des cadres très sympathiques, drôles, patients et pédagogues ? pas étonnant qu?après ils fassent les frais de leur succès en voyant se multiplier le nombre de stagiaires !!! Nous repartons ensuite par groupe dans les voitures (dont une entièrement féminine qui fera envie à certains) en direction d?Issy-les-Moulineaux. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Ainsi se termina ton aventure en tant que spéléo apprenant les rudiments de l?équipement. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Cindy</description>
</item>

<item>
<title>Petit débutant spéléo deviendra grand équipier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=686</link>
<pubDate>Sat, 09 Jun 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Allez c?est parti ! Ce week-end, une bonne partie des recrues de la rentrée dernière font leurs premiers pas en matière d?équipement ! &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Rendez-vous donc pour un départ du local à 8h du matin. La voiture des encadrants (Yannick, Jean-Paul et Sylvain), nos mentors pour le week-end, part en premier : ils ont du pain sur la planche, ils doivent équiper le rocher pour notre entraînement préalable sur corde ? enfin c?est ce qui devait être prévu ! Le deuxième convoi, composé uniquement de stagiaires ayant soif d?apprendre, décolle 25 minutes plus tard. Une fois arrivés sur place, nous constatons que nos encadrants ont pris un peu de retard dans leurs installations. Dans notre grandeur d?âme, pour leur accorder un peu plus de temps, nous patientons en prenant notre petit déjeuner. Entre-temps, arrive la dernière voiture transportant Alain, François et Sylvain, ces deux derniers faisant partie du club de Terre et Eau et qui avaient déjà dû subir notre présence et nos blagues potaches au stage PAS quelques mois auparavant.  Alors que Jean-Paul and co. mettent les cordes en place, nous nous équipons. Esprit tordu et sens de l?humour très aiguisé oblige, Jean-Paul nous avait avertis de nous armer de notre clé de 13 ainsi que d?une chambre à air que certaines d?entre nous avouaient ne pas avoir sous le coude. Toujours bienveillant en ce qui concerne ses jeunes brebis égarées, il nous avait donc conseillé (toujours en toute bienveillance bien sûr !!) de recycler nos portes-jarretelles ou jarretières pour remplacer la chambre à air.  Ni une ni deux, certaines (dont je ne mentionnerai pas le nom car les photos se suffisent à elles-mêmes) ont donc relevé le défi, et nous voilà joliment affublées de notre clé de 13 retenue par une adorable jarretière, pour le plus grand bonheur de Jean-Paul ! &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Finalement sérieusement équipés, après un passage en revue des troupes, nous partons nous entrainer sur les voies en place et tentons de réussir tant bien que mal à monter et descendre chacune d?elles car en effet les bouchons ne se retrouvent pas uniquement sur les routes parisiennes mais également sur les voies du Puiselet ! Après s?être un peu dérouillés, c?est l?heure de la pause déjeuner. Alors que nous prenons nos desserts et  désirons ardemment le café qui nous empêchera de succomber à la sieste digestive, nous écoutons avec toute l?attention que nous pouvons, les explications de nos maîtres Jedi en matière d?équipement : type d?amarrage et divers n?uds n?ont plus de secrets pour nous !! Et non le n?ud de vache n?est pas une ?uvre de la vache Milka qui aidait la fameuse marmotte, quant au n?ud de chaise ? oui je sens votre déception arriver : n?a rien de commun avec une chaise ou n?a en aucun cas vocation à retenir un amoureux un peu trop hyperactif sur sa chaise pour qu?il vous laisse 2 minutes de répit. &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Après la théorie, place à la pratique ! À nous de poser nos cordes. Certains parcours sont, de fait, plus compliqués que d?autres, et le caractère plus ou moins taquin de la personne qui nous encadre rendra la tâche plus ou moins ardue. Notamment, Djordje fera les frais du côté taquin de Sylvain, nous l?observerons donc religieusement en train de lutter pour poser une vire.  Une fois tous nos chefs d??uvre accomplis, étant des artistes incompris, on nous demande de déséquiper. La tache s?avère pour chacun de nous plus ou moins difficile en fonction des chefs d??uvres et parcours effectués par nos équipiers en herbe. Avouons-le, même si nous nous débrouillons bien, nous avons encore du potentiel pour s?améliorer, ce qui explique pourquoi pour déséquiper, certains se retrouvent dans une position de chat de gouttière en train de hurler à la mort sur une petite margelle, sous le regard amusé des encadrants (encore une fois je ne citerai pas de nom et prie pour qu?aucune photo  ne puisse témoigner de ce grand moment de solitude). Après de tels efforts, il est désormais temps d?aller se restaurer d?un repas bien mérité ! &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Le temps de déguster un apéritif, nous en profitons pour tous recevoir les belles pochettes, créées avec amour par Alain, contenant des exercices sur les n?uds et l?équipement que nous n?aurons hélas pas le temps de faire.  Nous délaissons donc les ?uvres manuelles d?Alain au profit d?une ?uvre cinématographique de laquelle il est l?une des guest stars, ainsi que Delphine et Philippe concernant les erreurs à ne pas commettre en spéléo. Nous découvrons donc que nous avons des stars au club !! Ne résistant plus à l?appel de nos estomacs affamés, nous partons ensuite nous sustenter. Une fois nos ventres bien remplis, tout le monde repart pour dormir sous le rocher et cette fois-ci, nous ne comptons aucun déserteur ! Tout le monde s?endort assez rapidement. &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Le lendemain, dur réveil à 7h30  au « doux » son de la voix de l?instructeur Hartmann. Si nous maudissions Yannick pour cela, François a su apaiser nos esprits et nous réveiller en douceur grâce à un jus d?oranges pressées de ses propres petites mains de bon matin.  Une fois le petit déjeuner terminé, nous revoilà partis sur nos cordes, sous l??il attentif des encadrants répondant à toutes nos questions, pour équiper puis déséquiper ce rocher, qui aura décidément été l?objet de toutes nos attentions durant ce week-end. &lt;br&gt; L?après-midi, c?est quartier libre ! À nous de faire comme bon nous semble (toujours en toute sécurité bien sûr). Après cet équipement où nous avons tous pu exercer nos tout nouveaux talents d?équipeur, nous faisons un petit debrief des points à améliorer concernant notre travail. Et c?est reparti pour un dernier déséquipement pour terminer ce week-end. &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; L?équipement de tête de puits, fractios, vires ou main courantes n?a donc plus de secrets pour nous, du moins sur un rocher au Puiselet ! Il ne nous reste plus qu?à tester nos compétences nouvellement acquises en cavités ? la suite au prochain épisode ! &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Cindy</description>
</item>

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<title>Dent de Crolles : Glaz-Glaz et sortie poisseuse!</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=685</link>
<pubDate>Sun, 03 Jun 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Enfin de retour à la &lt;b&gt;Dent de Crolles&lt;/b&gt;! L'an passé, malgré la pénibilité du méandre de la traversée du P40, nous n'avions déjà qu'une seule idée à l'esprit : retourner dans la &lt;i&gt;Dent&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Cette session commence par des défections de dernière minute et aurait pu ne pas se tenir, faute de combattants : Aurélien ne peut se joindre à nous pour contraintes professionnelles, Yannick avec son entorse fraîchement contractée le week-end précédent au canyon doit capituler, enfin, Djordje qui tenait tant à faire cette sortie est mis K.O par une maladie tropicale orpheline. Dernier achoppement en date, Seb retenu par le travail ne pourra arriver que le samedi dans la journée.&lt;br&gt;Nous ne sommes donc que quatre à partir d'Issy vendredi soir : Émilie (dont c'est le grand retour sous terre après des mois d'inactivité), Fabien, Jean et moi-même. Sur la route, nous récupérons Alex à la sortie Beaune &lt;i&gt;centre&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;private joke&lt;/i&gt; où je rappelle aux personnes concernées qu'une caisse de vin est toujours en jeu).&lt;br&gt;Nous arrivons à St-Hilaire bien tard dans la nuit : la &lt;b&gt;Chartreuse&lt;/b&gt; c'est hélas bien loin de Paname... Une petite bière et au lit. Nous récupérons tranquillement du voyage le lendemain en farniente particulièrement honteux, d'autant qu'il fait une chaleur estivale : piscine et bronzage pour certains, lecture de l'histoire de la révolution française, rédaction de compte-rendu de sortie, dessin... À un moment, il est temps d'assurer la logistique : Fab et Alex vont à Grenoble récupérer Seb à la gare et faire quelques emplettes spéléo chez le &lt;i&gt;Vieux&lt;/i&gt;. Nous partons avec Émilie et Jean assurer l'alimentaire et, fort heureusement, les &lt;i&gt;Porter&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ale&lt;/i&gt; anglaises qui nous avaient tant plu lors de notre &lt;a href=/sortie_details.php?id=520&gt;précédent voyage&lt;/a&gt; sont encore en vente... Le temps est lourd, l'air humide et le ciel se charge. La météo ne s'est pas trompée, ça va rincer, façon orage de montagne.&lt;br&gt;Imprudents que nous sommes, un barbecue avait été programmé. Même avec la meilleure volonté du monde, sous la pluie, le charbon de bois ne voudra pas s'allumer. Si le mauvais temps ne fait que perturber nos plans culinaires, il remet en question radicalement la sortie spéléo du lendemain, à savoir une traversée &lt;i&gt;Glaz-Guiers mort&lt;/i&gt; par l'&lt;i&gt;escalier de service&lt;/i&gt;. Cette traversée emprunte des portions d'actif, des passages susceptibles de siphonner et des puits qui pourraient être significativement arrosés. Il est prudent de revoir nos ambitions à la baisse.&lt;br&gt;La montée du &lt;i&gt;pré-qui-tue&lt;/i&gt; sous une pluie battante ne soulève pas d'enthousiasme (sous un soleil de plomb comme la journée qui venait de s'écouler, non plus). Les traversées &lt;i&gt;Glaz-Annette&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Glaz-Chevalier&lt;/i&gt; sont écartées, le chemin de retour pouvant être particulièrement scabreux sous la pluie. Rapidement, l'idée de déposer une voiture pour faire une navette le lendemain est aussi éliminée, et la décision définitivement entérinée en attaquant l'apéro. Dans l'immédiat, pas de panique : on se calme et on boit frais à St-Tropez. Bien à l'abri de l'orage, une fois n'est pas coutume, un débat théologique animera les discussions... j'ai oublié sa teneur (probablement un coup de la &lt;i&gt;London's pride&lt;/i&gt;, délicieuse &lt;i&gt;Ale&lt;/i&gt; aux houblons arômatiques), mais ça change de nos radotages habituels de spéléos. Nous nous couchons dans une légère ébriété et le coeur léger. Le Président est comme toujours mis à l'écart, une légende tenace le tenant responsable de ronflements inopportuns. Ségrégation mesquine s'il en est, sur l'ensemble du dortoir, un seul non-ronfleur aura bien de la peine à dormir... il nous faudra songer à l'avenir à changer notre politique d'isolement nocturne. Pour ma part, il paraît que j'ai passé la nuit à lutter contre des ennemis invisibles, il n'y a pas que la &lt;a href=http://en.wikipedia.org/wiki/Dream_of_the_Rarebit_Fiend&gt;fondue au chester&lt;/a&gt; qui donne des cauchemars...&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Réveil de la chambrée à 8h30... ça reste rude pour un dimanche matin. Il a plu toute la nuit. Le débat sur la traversée est remis au goût du jour et certains rêveurs soutiennent qu'il fera beau et que l'on peut entamer la traversée initialement prévue. Les prévisions météo locales vont trancher pour nous : si pour l'instant il fait encore beau et chaud, il ne va pas tarder à tomber des cordes. Il y a trois manières de faire de la spéléo :&lt;ul&gt;&lt;li&gt;façon &lt;i&gt;John Rambo&lt;/i&gt;, partir sans écouter les bulletins météo&lt;li&gt;partir en ayant écouté les bulletins météo, mais sans pour autant en tenir compte (méthode dite des &lt;i&gt;&amp;quot;Darwin Awards&amp;quot;&lt;/i&gt;)&lt;li&gt;enfin, méthode probablement approuvée par l'EFS : écouter les bulletins météo et prendre les décisions que la prudence impose&lt;/ul&gt;Combien de faits divers commencent par « c'est bien dommage d'avoir parcouru autant de kilomètres pour faire si peu de spéléo ? »...&lt;br&gt;Avec 60 mm prévus sur la journée, on va donc éviter d'aller jouer dans des portions trop actives. La perspective d'aller se recoucher avec le moral à zéro en écoutant l'eau tomber traverse les esprits. Finalement, Jean arrive à nous concocter un petit programme sans risque, une boucle depuis le &lt;i&gt;Guiers mort&lt;/i&gt;, dans du fossile, qui nous garantira quelques heures de spéléo sans risques. Le moral remonte et nous nous activons enfin. Manu nous rejoint un peu en retard et se joint à nous juste le temps de la sortie spéléo : c'est l'apanage des veinards qui ne vivent pas loin des grottes. Une petite heure de route plus loin via le &lt;i&gt;col du Coq&lt;/i&gt;, au son des &lt;i&gt;Ramones&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;Dead Kennedys&lt;/i&gt;, et nous voici donc en bas des sources du &lt;i&gt;Guiers mort&lt;/i&gt;. La configuration de ce côté-ci de la &lt;i&gt;Dent&lt;/i&gt; est très différente : au paysage relativement aride de falaises et d'alpages visibles du côté de Saint-Hilaire, s'oppose ici une forêt alpine.&lt;br&gt;Les pluies de la veille ont déjà bien refroidi l'atmosphère et le sol est détrempé. Nous commençons néanmoins la marche d'approche en tenue légère : torse nu, en caleçon, ou encore en maillot de bain... en spéléo comme en ville, la classe est avant tout une question de style.&lt;br&gt;Une petite heure de marche d'approche nous attend, avec rien en commun avec le &lt;i&gt;pré-qui-tue&lt;/i&gt; en termes de pénibilité... c'est une balade de montagne sous couvert forestier... et bientôt couvert pluvieux. A mi-chemin, le genou malade de Seb se réveille et le contraint la mort dans l'âme à abandonner sa sortie spéléo (voir photo). Il nous confie le bidon contenant le repas du midi, et repart sans se retourner avec - on l'imagine bien - le moral dans les chaussons néoprène. L'on reprend notre ascension vers le &lt;i&gt;Guiers&lt;/i&gt;, après cette nouvelle défection. Émilie, qui n'a quasiment pas pris de petit-déjeuner, commence aussi à tirer la langue... à tel point que l'on pourrait craindre un autre départ !&lt;br&gt;Qui arrivera jusqu'en haut et fera de la spéléo? Quatre désistements, ça commence à faire beaucoup. J'en viens à élaborer dans ma tête un scénario façon &lt;i&gt;Destination Finale&lt;/i&gt; : et si nous allions tous mourir dans une crue de dimensions bibliques et que les autres, épargnés par la catastrophe, se retrouvaient en sursis? (on peut se réjouir en se disant que dans &lt;i&gt;Destination finale&lt;/i&gt;, les survivants meurent un à un dans des conditions horribles et, il faut l'avouer, assez visuelles...)&lt;br&gt;Bon gré mal gré, sous une petite pluie agaçante, nous arrivons presque au complet aux sources du &lt;i&gt;Guiers mort&lt;/i&gt; : les heureux élus qui feront de la spéléo aujourd'hui sont donc Émilie, Alex, Manu, Jean, Fabien, et moi-même. La nature nous offre de bien beaux spectacles. La cascade en contrebas était déjà un avant goût... et entrer dans une grotte par un porche d'où surgit une cascade, ça a quand même de la classe!&lt;br&gt;Entre la météo pourrie et 4 défections sur 10 participants pressentis, cette sortie était placée sous le signe de la poisse et on peut déjà considérer l'arrivée au porche comme un petit miracle en soi.&lt;br&gt;Nous prenons le repas du midi le long de la vire d'entrée, déplorons la quasi absence d'eau de boisson... pour cause, elle est sur le dos de Seb, déjà en route pour une journée solitaire au gîte. Nous n'avions pas forcément prévu de penser à lui, mais son souvenir nous accompagnera à chaque fois que nous aurons soif, jusqu'à effacer l'empathie naturelle que l'on peut avoir pour un camarade contraint à ne pas faire de spéléo. Pour dépannage, nous préparons tout de même deux bouteilles d'eau du &lt;i&gt;Guiers&lt;/i&gt; au micropur... On s'équipe, chargeons nos dudules dans le &lt;i&gt;Guiers&lt;/i&gt; et nous engageons dans la grotte.&lt;br&gt;Aux grands volumes de l'entrée succède le bien nommé &lt;i&gt;réseau sanguin&lt;/i&gt; dont on m'avait tant vanté les joies. Nous grimpons un éboulis et, sur la droite, un trou pas forcément engageant au ras du sol : l'entrée dudit réseau... Dans ce réseau étroit et bas, on apprendra à faire de la brasse dans les cailloux pour franchir des passages bas, probablement en souvenir de vies antérieures reptiliennes et, d'une manière générale, à faire l'amour à la pierre dans plusieurs positions. On progresse par endroits la tête sur le côté, casque contre le plafond et il faut écarter les pierres pour que le ventre passe... La pénibilité de ce réseau est cependant, je dois l'avouer, surfaite (&lt;i&gt;facile de dire ça quand on ne traîne pas de kits, n'est-ce pas Fabien?&lt;/i&gt;). Nous cheminons ensuite enfin debout dans une faille, puis c'est reparti pour un peu de quatre pattes sur un plan incliné qui sera plus avenant au retour. Nous arrivons dans une salle au pied d'un puits très légèrement arrosé, le &lt;i&gt;puits Pierre&lt;/i&gt;. On commence à la verticale, puis après un petit palier, le puits se poursuit dans une diaclase. La sortie du puits se fait sur le dos, pied contre la paroi d'en face. Après une petite main courante, des banquettes naturelles permettent de se poser et d'attendre les camarades encore en bas du puits : la nature fait bien les choses, il manque toutefois un extracteur de fumée pour nos camarades fumeurs... Nous reprenons la route par un passage glaiseux incliné et bas, autre toboggan qui sera sympa au retour... arrivés au sommet de ce passage, un mur de pierres sèches incite à poursuivre à droite... La &lt;i&gt;Dent&lt;/i&gt; est un tel labyrinthe que cairns et murets y sont fréquents, balisant les traversées classiques...&lt;br&gt;Nous voici donc dans de belles galeries fossiles spacieuses, taillées dans un beau calcaire blanc et à l'argile grise : autant de couleurs (ou plutôt d'absence de couleurs) qui reflètent la lumière de nos lampes et donnent tout son volume à la cavité. C'est ce que j'apprécie particulièrement dans les cavités du Vercors et de la Chartreuse... Après les galeries &lt;i&gt;Paul&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Perquelin&lt;/i&gt; nous arrivons à une main courante donc on a du mal à tout de suite saisir l'utilité... et pourtant! Celle-ci permet de contourner sans dangers l'impressionnant &lt;i&gt;puits Isabelle&lt;/i&gt; : 60 mètres, large, imposant. La &lt;i&gt;scurion&lt;/i&gt; de Fabien révèle toute son ampleur : le genre de puits qui colle la trouille. Une courte galerie puis une nouvelle intersection : nouveau point topo. La suite est à droite, la &lt;i&gt;galerie du solitaire&lt;/i&gt;. On progresse en randonnée souterraine, en profitant du paysage... Par endroits, des bruits d'eau nous parviennent, preuve que la montagne est vivante. Ça et là, des petits bouts de méandre où l'eau coule à gros bouillons... Nous passons devant quelques discrets spits, qui ont servi à monter un bivouac... La paroi témoigne du lointain travail de l'eau en régime noyé. A la prochaine intersection, nous poursuivons à droite, afin d'arriver face au &lt;i&gt;puits Noir&lt;/i&gt;, et finir notre boucle par le cheminement classique de la traversée &lt;i&gt;Glaz-Guiers mort&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;La configuration devient méandriforme et l'on avance parfois en opposition. Le &lt;i&gt;puits mystère&lt;/i&gt;, que l'on entend pleuvoir depuis la galerie, va exciter la curiosité de la moitié de l'équipe, qui reviendra déçue... (la littérature décrivant ledit puits comme dantesque en cas de crue... il faut croire que l'on n'était pas en situation de crue). Plus loin, nous franchissons le &lt;i&gt;puits Moulin&lt;/i&gt; en sécurité avec une main courante sur un pont rocheux. C'est la première fois que nos camarades habitués de la &lt;i&gt;Dent de Crolles&lt;/i&gt; y voient l'eau couler, preuve que dehors, ça doit tomber dru... La roche bien lavée, nous sommes dans des parties actives. Une vire sécurise le contournement du puits et l'on imagine sans peine combien le passage devait être dangereux avant la mise en place de cet équipement fixe. Un peu plus loin, la galerie coupe un puits (dit des &lt;i&gt;Commères&lt;/i&gt;), qui nous rappelle à la prudence... et aussi à quel point la &lt;i&gt;Dent&lt;/i&gt; est un gruyère d'une densité fantastique ! On pourrait comparer la topographie de la &lt;i&gt;Dent de Crolles&lt;/i&gt; à gros plat de spaghetti. La physionomie des galeries que nous avons parcourues est suffisamment variée pour justifier pleinement le déplacement : galeries concrétionnées, galeries en méandre, galeries fossiles de régime noyé, galeries en joint de strate...&lt;br&gt;Le cheminement finit par nous conduire à nouveau au &lt;i&gt;puits Isabelle&lt;/i&gt;. Cette fois-ci, bien à l'aise sur nos longes, nous ne résistons pas à la curiosité d'y jeter des pierres pour en apprécier la profondeur... le bruit de la chute met plusieurs secondes à nous parvenir, en vertu des lois de la physique (d = 1/2 gt&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;, g = 9.8 m/s-1, si on tient pour négligeable le temps que met le son à nous parvenir), dont les souvenirs lointains animeront la discussion au moins jusqu'au &lt;i&gt;puits Pierre&lt;/i&gt;. Autant ce dernier a été facile à monter, autant la grosse corde de 12 mm refuse de glisser dans les descendeurs, même en &lt;i&gt;alpha&lt;/i&gt; et sans frein... À nouveau, le &lt;i&gt;réseau sanguin&lt;/i&gt; et Alex, qui a été sherpa ou bête de somme dans une autre vie, se traîne toujours deux kits, dont on n'aura pas le c?ur à l'en débarrasser. La sortie se fait sans encombres, d'autant que la première partie est en pente dans le bon sens... Dernières brassées dans les cailloux issus de la gélifraction et nous voici dans la grande salle d'éboulis qui précède le porche de la grotte. Le débit du &lt;i&gt;Guiers&lt;/i&gt; a significativement augmenté, mais la sortie reste sans dangers.&lt;br&gt;À la question « se déséquipe-t-on avant de redescendre », la nature a une réponse toute trouvée : il pleut copieusement. Le paysage est complètement bouché. Nous redescendons sur un chemin détrempé dans une ambiance de film fantastique. En face de nous, la forêt est toute eau, vapeur et brume... Le parking a commencé à se transformer en piscine et nous laissons là Manu qui arrivera à l'heure pour l'apéro en sa contrée de canuts. Une fois n'est pas coutume, nous rentrons en sous-combinaisons. Malgré un choix musical judicieux, les passagers ne tardent pas à somnoler, bercés par Motörhead.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous retrouvons Seb au gîte, qui s'est emmerdé comme un rat mort. La météo aidant, le barbecue se transforme en cuisson à la poêle et la poêle en déchet classé &lt;i&gt;Seveso&lt;/i&gt;. Nous sommes mis au défi de terminer les bouteilles de vin de la Réserve Présidentielle commencées la veille. La Chartreuse apportera le coup de grâce et le gîte s'endormira dans un concert de ronflements bien plus terrible que la veille...&lt;br&gt;&lt;br&gt;Samuel</description>
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<title>Pas de Rhéby pour les braves</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=682</link>
<pubDate>Mon, 28 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Quelle étrange impression ce matin : il fait chaud sous la tente !! Tellement chaud qu?il en devient temps de se lever, décision appuyée par un petit air musical matinal (qui qui qui sont les Snorky, pour les amateurs) faisant office de réveil sous un ciel désormais bleu à tendance nuageux.

Dernier matin du week-end prolongé en ce lundi férié, mais pas chômé pour tout le monde : nous verrons passer trois motards et un 4x4 entre 8 et 9. Mais que font des gens ici à cette heure-là ?? Enfin, nous finissons &amp;quot;rapidement&amp;quot; notre petit déjeuner, encore quelque peu alourdis du confit de canard de la veille au soir, et replions pour la dernière fois les tentes. Encore un bivouac réussi !

Direction Villebois et, plus précisément, les Bouis, où l?on gare les deux camions sur la place du village. Pour ne pas bouleverser nos habitudes, nous nous changeons sur place, et c?est plus ou moins légèrement vêtus que nous nous lançons dans la montée vers le départ du canyon, laissant Yannick garder les deux camions. Le ciel est tout bleu, le soleil chauffe, mais heureusement la progression se fait essentiellement en sous-bois, rendant la marche vers ce quatrième canyon du week-end très agréable.

Cette fois, à la différence de la veille, l?eau est claire et nous pouvons admirer les vasques limpides du canyon. Beaucoup de toboggans ludiques, qui glissent moyennement, étant donné que l?ensemble du lit du canyon est constitué de précipitation de calcite, qui a comme propriété de ne pas glisser justement (ce qui est très appréciable pour la progression, moins pour les toboggans...).

Les petits obstacles s?enchaînent rapidement, et nous arrivons au petit passage en entonnoir, impassable lorsqu?il y a trop d?eau. Aujourd?hui, le débit permet de passer, non sans prendre une bonne douche, qui nettoie bien derrière les oreilles !

Encore quelques cascades et un ou deux sauts/toboggans et c?est déjà la fin !!! Nous nous faisons tout de même plaisir avec un rappel guidé sur amarrage humain pour la dernière cascade : ayant oublié les plaquettes, c?est Vincent qui fera contrepoids pour tendre la corde du rappel.

La marche de retour est rapide, et nous rejoignons facilement le village pour nous mettre sur le chemin de Paris, à la recherche d?un restaurant pour le repas du midi.

Il sera trouvé du côté d?Ambérieu en Bugey, sous la forme d?une pizzeria aux servantes très sympathiques. Un petit air de comme à la maison, une ambiance décontractée et amicale qui change des serveurs parisiens acariâtres, ce qui aura été apprécié par tout le monde. Le tout mâtiné d?un défilé de personnes du troisième âge (comme on dit en politiquement correct) venant au thé dansant organisé à l?intérieur, donc vêtues de leurs plus beaux atours et pomponnées de frais. Certaines auront tous les maux pour ne pas se faire entraîner sur un pas de danse effréné (?) par nos anciens, qui, en tout cas, gardent toute leur tête à ce propos.

Sylvain</description>
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<title>On touche le Treffond</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=688</link>
<pubDate>Sun, 27 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Si le départ de Chaley se fait sous le soleil, notre trajet vers le deuxième canyon de la journée nous fait passer sous une petite pluie orageuse, histoire de finir de nettoyer les camions.

Nous croisons sur la route encore un peu humide un BE et ses clients pendant leur marche d?approche. Les infos échangées nous décident de changer de canyon et nous votons pour Treffond-Pernaz. Quelques man?uvres sur les petites routes du village pour se garer à la fin du canyon et tout le monde s?entasse à nouveau dans le mini-bus de l?OMS pour la navette.

Arrivé sur place, c?est la foule !! Une bonne dizaine de canyoneurs sont équipés ou en train de s?équiper, sur le pont qui enjambe la rivière. Pas facile de s?y faufiler avec le camion, ni de trouver une place pour se garer.

Le lecteur attentif se rappellera que je parlais d?un petit épisode orageux en début de compte-rendu. De notre côté, nous constatons les conséquences de ce petit orage : le canyon est en crue, mais ce n?est pas grave, vu que c?est un canyon qui se fait en petite crue. Mais surtout, l?eau est d?une belle couleur beige clair, résultat du lessivage des sols en amont et du brassage des fonds de la rivière.

Dilemme : devons-nous y aller dans ces conditions ou optons-nous pour un repli stratégique et la recherche d?un bivouac pour la nuit ?

La décision collégiale est de faire tranquillement le canyon, même si l?eau est peu ragoutante. Les premiers pas sont incertains, mais quelle ambiance une fois dedans !!! Le soleil darde ses rayons dans un air chargé d?humidité, dans une ambiance de forêt tropicale après la mousson, avec arbres habillés de mousse pendante surplombant la rivière.

Malgré ça, la progression n?est pas tout le temps amusante, car nous ne voyons pas tout le temps où l?on pose les pieds. Enfin, certains passages sont très ludiques (mais fi, l?eau restera trouble toute la descente).

S'il y avait foule à l'entrée du canyon, nous ne croisons pas grand monde, à part un autre groupe qui nous double en sautant tous les obstacles d'une manière très décontractée : le premier saute et indique aux autres que ça passe... sans avoir sondé auparavant les vasques, alors que l?eau est trouble et qu?au moins des branches d?arbres trainent de-ci de-là.

Nous continuons tranquillement de notre côté, en faisant attention à nos pas, jusqu?à ce qu?un entre nous décide de faire une pirouette fatale : paf la cheville ! Pas d?échappatoire dans la portion où nous sommes, il faut continuer à descendre. Les chaussures montantes plus l?eau fraiche permettent à notre voltigeur malchanceux de finir le canyon sans trop d'assistance.

Une fois au sec, la trousse de secours est sortie du camion, et, le temps de le dire, une attèle est installée autour de la cheville pour l?immobiliser. Direction le bivouac champêtre pour un repos bien mérité et une soirée autour d?un feu crépitant et de pilons de canard aux pommes de terre.

Sylvain</description>
</item>

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<title>Canyon du matin, tout va bien</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=689</link>
<pubDate>Sun, 27 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce matin, il fait beau. Nous nous levons et plions le camp avec notre célérité habituelle et naturelle (...), nonobstant une pause technique pour certains, le repas de la veille ayant été copieux.

Direction le village de Chaley et son canyon, avec une petite incertitude sur sa faisabilité, ayant ouï dire qu?un arrêté en interdirait la fréquentation. Une fois sur place, nous nous garons en face du camping municipal et, en l?absence d?arrêté affiché à cet endroit spécialement dédié aux canyoneurs, nous nous équipons pour la marche d?approche.

Petite, la marche d?approche, qui ne dure pas plus de 30 minutes et qui nous emmène à la moitié du canyon. La partie supérieure est moins ludique, et tous les amarrages ont été enlevés dernièrement, pas la peine de se fatiguer et s?embêter pour si peu, d?autant que raccourcir ce canyon permettra d?en faire un second dans l?après-midi.

Sitôt dit, sitôt fait, tout le monde enfile sa néoprène et fonce dans l?eau mini-siphon et claire. Pas de gros débit ici, au contraire du Vercors ou de la Chartreuse, on a bien fait de se délocaliser. Le soleil brille à travers les feuilles des arbres et c?est un joli petit canyon qui s?annonce, dans une ambiance de sous-bois bien agréable.

Le parcours est ludique : sauts, toboggans, passage souterrain au niveau d?une ancienne retenue d?eau, dont le tunnel est entièrement recouvert de concrétions de calcite.

Un mini-siphon siphonne gentiment et chacun s?y engage à sa façon : directement ou après réflexion, avec ou sans lunettes de piscine.

La fin s?annonce bien rapidement, avec une séance de sauts/toboggan sur l?obstacle final.

Il est temps d?aller manger. Au menu : jambon et fromage ? sans pain, étant donné que nous ne nous sommes pas arrêtés dans une boulangerie sur la route et qu?il n?en existe de toute façon pas sur place.

Pendant notre pause casse-croûte, un BE arrive sur site pour faire une initiation à un petit groupe de personnes, qui nous prendront un moment pour leurs encadrants (à croire que nous en imposons tous autant les uns que les autres en tant que canyoneur compétent, ou bien est ce que le touriste est devenu si crédule ??).

Sylvain</description>
</item>

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<title>De bon Alloix</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=683</link>
<pubDate>Sat, 26 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous rejoignons Vincent et Cyrielle à notre QG de campagne du Vercors, ce petit coin de verdure fort attrayant pour les bivouaqueurs que nous sommes ce week-end. Arrivée tard dans la nuit, départ parisien oblige, et heureusement sous l?orage finissant. Magnanimes, nos hôtes ont déjà monté nos tentes pour la nuit, nous n?avons plus qu?à nous y glisser, non sans avoir bu notre petite bière marquant la fin du voyage, et le début du week-end.

Le lendemain, lever matinal, petit déjeuner et prise de tête un café à la main : au vu des précipitations de la veille, quel canyon choisir ? Notre programme du week-end est complètement chamboulé et les topos canyon épluchés. Les infos que nous récoltons grâce à la modernité de la 3G nous décident pour l?Alloix, en Chartreuse.

Nous faisons juste un petit détour par un magasin de matériel de montagne, où le réflexe général est de dire qu?il ne faut pas rester trop longtemps, sous peine de se voir faire l?acquisition de la moitié des produits exposés (réflexe de la partie masculine du groupe, sous le regard étonné des filles, qui auraient le même réflexe dans d?autres types de magasins). Nous nous contenterons de ressortir avec un peu de quincaille et une paire de 5.10 avant que les cartes bleues ne chauffent trop.

Une fois sur place, nous nous garons difficilement car il y a déjà plusieurs voitures sur la zone, des canyoneurs pour la plupart, mais pas que. La marche d?approche post repas du midi pris dans une prairie au soleil est très courte, et l?on finit de s?équiper au bord de l?eau, dans laquelle certains sautent d?office pour se rafraîchir.

La première cascade donne l?ambiance : le rappel est en plein entre les deux cascades, un jet pour le ruisseau de l?Alloix, un jet pour un de ses affluents. Vincent est aux manettes, et je descends en premier, en bon cobaye.

C?est le premier canyon pour Sébastien et Djordje, qui ont appris l?installation du huit la veille, durant le trajet en voiture. La technique est globalement maîtrisée, et ils arrivent dans la vasque du bas de la cascade, certes mouillés, mais surtout le sourire aux lèvres et les yeux pétillants. Yannick, Cyrielle et Philippe, bien qu?ayant déjà un peu pratiqué, arrivent en bas dans le même état d?âme.
Quelques petits obstacles, et c?est la C43. Une belle cascade hautement photogénique, surtout en eau comme elle est aujourd?hui. Chacun s?élance, et le pauvre photographe que je suis s?adonne à de multiples tentatives de photo afin de concurrencer une image connue d?affiche Petzl... peine perdue, il faudrait descendre avec un appareil un peu plus performant pour une séance photo spécifique pour pouvoir contenter nos prétentions artistiques.

Si la cascade de 43 mètres est le joyau de ce canyon, les autres cascades, avec le niveau d?eau conséquent du jour, sont très ludiques et attractives et font passer un agréable après-midi dans ce canyon.
Un sentier de rando suit le cours du canyon, permettant de shunter certains obstacles, et permettant ainsi (aussi) aux randonneurs de nous observer dans nos péripéties. Observateurs un brin étonnés tout de même quand ils nous voient descendre dans les cascades d?eau fraîche alors qu?il fait si bon au soleil... 

Ce chemin sera en tout cas bien pratique pour remonter vers le sommet d?une des cascades, histoire de démêler la corde tellement entortillée sur elle-même qu?il était impossible de la rappeler depuis le bas. Une bonne occasion (excuse) pour la refaire une deuxième fois !

Dans la série des &amp;quot;c?est le premier jour, j?ai le droit de faire des boulettes&amp;quot;, un huit ayant eu des envies d?évasion, je me retrouve avec Vincent à plonger la vasque d?un toboggan un peu musclé à sa recherche. L?eau n?est quand même pas bien chaude, mais le huit rejoindra son heureux propriétaire au final.

Toute bonne chose a une fin, ce canyon aussi. Il est alors l?heure d?aller faire les courses pour le bivouac du soir. Bivouac que nous délocaliserons dans l?Ain compte tenu des prévisions météo du moment.

Une fois sur place, nous nous lançons à la recherche d?un endroit tranquille pour bivouaquer. Les équipes sont réparties : qui va chercher du bois, qui monte les tentes, qui découpe les oignons, qui allume le feu? et nos artistes cuisiniers, Vincent et Cindy pour ne pas les nommer, se lancent dans l?élaboration de lasagnes au feu de bois !!

La préparation se termine alors que la nuit est bien avancée, mais l?attente vaut le détour, c?est tout simplement un régal. Le repas de roi de ce soir est clos pas la réalisation de gaufres, toujours au feu de bois, dont nous ne ferons qu?une bouchée, avant d?aller nous coucher, repus.

Sylvain</description>
</item>

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<title>Bref, j'ai fait du canyoning humide</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=681</link>
<pubDate>Sun, 20 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce matin, je fais du canyoning humide.

Ce matin je me suis levé, il faisait noir. Normal, le volet était encore fermé. Quand je l?ai ouvert, il faisait jour. J?étais un peu fatigué, 3 canyons en 3 jours, ça raidit un peu les jambes ! Les autres ne se sont pas levés tout de suite, ils ne faisaient pas le canyon ce matin. Je suis descendu prendre le petit déjeuner, il faisait chaud et bon, mais uniquement à l?intérieur, vu que dehors, il faisait frais et humide. On a mangé sur le pouce, il fallait partir tôt. On était 4, mais en fait on était 5. On a fait la navette, la route était étroite, mais on pouvait croiser quand même. Il s?est mis à pleuvoir, puis ça c?est arrêté. On a mis les combi néoprène, elles étaient encore humides. C?était pas agréable à enfiler, même si ça rentre mieux quand c?est mouillé. On est descendu dans le Moulin de Roubion, il y avait de l?eau. Au début, on a marché, un peu dans l?eau, un peu en dehors, il y avait des cascades. Pour les cascades, on pose une corde, et on descend dessus. Des fois on descend dans l?eau, des fois on descend à côté, mais on descend toujours. Des fois il pleuvait, des fois non, mais on était toujours mouillés. Il y avait une grosse cascade de 60 mètres, elle passait dans une grotte. Une vraie grotte, avec un plafond, des parois et un sol. Le sol, c?était la rivière. On n?est pas passé par la grotte, vu que sinon il fallait descendre dans la cascade, et que ça l?aurait pas fait. On est passé à côté, ça l?a fait, c?était super. Ensuite, on a fait encore plein d?autres cascades, plus petites. Des fois dans l?eau, des fois au sec. Il y avait toujours de l?eau dans la rivière, et toujours de l?eau qui nous tombait dessus. Parfois c?était les embruns des cascades, parfois c?était de la pluie. Mais les cascades étaient belles, et l?eau pas si froide. À un moment donné, c?était la fin. Il fallait rentrer, mais personne n?était motivé, on était mieux dans le canyon. On est quand même rentrés. On s?est changés sur la route, c?était bon de mettre des affaires sèches, même sous la pluie Au gîte, les autres nous attendaient, c?était midi. On a mangé, on a chargé le camion, on est monté dedans, c?était le bordel, mais on pouvait s?assoir quand même. On est repartis, mais pas pour un canyon, pour Paris.

Bref, j?ai fait du canynoning humide.

Sylvain</description>
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<title>A canyonneur vaillant, rien d'impossible ... encore moins le Riu de Pierlas !!</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=684</link>
<pubDate>Sat, 19 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;&lt;/p&gt; Nous en avions entendu parler dès le jeudi soir : Le Riu de Pierlas ? annoncé par certains comme le canyon de 2h de marche d?approche puis 4 à 7h de descente  et décrit par d?autres, plus motivants, comme « un enchaînement de nombreuses verticales dans un environnement hors du commun. Une marche d?approche ainsi qu?un panorama constituant déjà une superbe balade. Un canyon tout bonnement époustouflant par sa beauté ». Tout un programme ! &lt;br&gt; Départ donc de bon matin, du moins aussi tôt que notre sergent instructeur ? pardon : initiateur canyon? arrive à faire décoller ses mauvaises troupes composées de membres d?Abimes et du club ABC, autant dire que la tâche n?était pas aisée ! Après tout, nous nous devions de mettre notre aspirant moniteur à l?épreuve afin de l?entraîner.&lt;br&gt; &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;&lt;/p&gt; Malgré une marche d?approche assez sportive et ponctuée de nombreux « Mais quand est-ce que ça s?arrête de monter ?!!! », elle nous offre vite une vue imprenable sur de magnifiques paysages de la vallée du Cians. Un rapide coucou à un troupeau de chèvres en embuscade dans leur abri, une visite furtive du village en ruines de Serres, une initiation à la descente de pierrier et une bonne averse plus tard, nous voilà à la frontière entre calcaire et pélite, roche qui dominera notre descente.  Arrivés à l?entrée du canyon sous la pluie, il est temps de déjeuner ? sous la grêle ! Rassurés par les plus expérimentés que les orages de la vallée adjacente ou la grêle sur nos têtes ne présenteraient aucun danger pour nous  et que les éclairs ne serviraient qu?à mieux lire les topos, le mode démarrage sans échec est enclenché pour nous équiper et déjeuner en quatrième vitesse.&lt;br&gt; &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;&lt;/p&gt; Dès le départ du canyon, tous nos efforts sont récompensés. Nous partons donc pour 6h30 de descente dans un décor de pélite rouge absolument somptueux mais qui, hélas, une fois mouillée devient une vraie patinoire !!  Un élégant « dis donc, tu pars quand même vite » qualifia mes atterrissages, loin d?être en douceur, sur le sol.  Ce léger désagrément n?était cependant pas de taille à ralentir les « Jacquettes » (c?est ainsi que se surnommaient les membres du club ABC) ainsi que Vincent et Sylvain qui équipaient le canyon avec une efficacité sans faille, malgré des amarrages et des sangles parfois douteux.  &lt;br&gt; &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;&lt;/p&gt;  La descente se fait donc de manière assez fluide permettant une avance rapide pour un groupe de 11 personnes. Tout d?abord, de petites cascades s?enchaînent dans la pierre rouge, exposant ainsi en face de nous des paysages alpins verdoyants et en bas un contraste surprenant entre les parois rouges et le sol jonché de galets multicolores.  Le canyon se compose d?une succession de petites cascades avec quelques grandes verticales (C30,C32 ?), puis en alternance par la suite avec des désescalades de ressauts et de chaos qui s?apparentaient parfois à de vrais labyrinthes ! En effet, pour ceux qui avaient encore des difficultés avec les désescalades (en fait je parle juste de moi), ce canyon fut l?occasion d?un entraînement intensif.  On pouvait également observer les différences de techniques entre les grimpeurs et les spéléos dans la progression sur blocs : les spéléos, dans leur grandeur d?âme, utilisent largement leur couche et protection sur la combi néop afin que ces parties se sentent utiles alors qu?on les sent délaissées par les grimpeurs et leurs élégants sauts de cabri dans tous les sens.  Certains encaissements créaient parfois de véritables couloirs en serpent au fond desquels se succédaient de jolies vasques. Un vrai plaisir pour les yeux quasiment en permanence mais dont nos muscles se lassent après quelques heures &lt;br&gt; &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;&lt;/p&gt; Effectivement, malgré la beauté du site, la fatigue se fait sentir au sein de l?équipe et l?apparition du fameux monolithe annonçant la fin du canyon fut très bien accueillie. &lt;br&gt; Après un déshabillage en groupe sur le bord de la route en toute convivialité, nous retournons rapidement au gîte pour déguster un délicieux repas bien mérité !! La soirée se termine par un verre au bar local puis des jeux de société de retour au gîte.  &lt;br&gt; &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;&lt;/p&gt; Cindy</description>
</item>

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<title>L?importance d?avoir la carte chance « Vincent » au Gros Riou de Cuébris</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=687</link>
<pubDate>Fri, 18 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Alors que le projet initial était de faire le Riu de Pierlas le vendredi, il y a finalement un changement de programme au profit du Gros Riou de Cuébris, au plus grand plaisir des plus froussards et moins téméraires, même si ce n?était que reculer pour mieux sauter le lendemain !!  Un riou ou un riu, me direz-vous, c?est du pareil au même ! D?ailleurs, un poil intriguée par ce mot que j?entends et lis à tout bout de champ, je suis allée à la recherche de sa signification (non, je ne m?ennuie pas à ce point dans ma vie, c?est juste que je suis curieuse ? et insomniaque !). Pas vraiment de trace de ce mot dans mon bon vieux dictionnaire, Wikipedia sèche également, et voilà que je trouve ma réponse dans un dictionnaire de français provençal qui le définit comme « un courant d?eau trop peu considérable pour mériter le nom de rivière ».   Perso, étant donné les trombes d?eau que j?ai pu me prendre sur la tête, je me permets d?émettre certains doutes quant au côté peu considérable du courant d?eau. Bref, fin du moment culturel, retour vers l?action ! &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Nous partons donc en direction du Gros Riou. Alors que nous nous changeons, il commence à pleuvoir. On ne se décourage pas, on s?équipe et on déjeune sans grande motivation cependant. La première partie est très encaissée, après un joli resserrement laissant à peine entrevoir le ciel gris, nous parvenons vite à une plutôt impressionnante cascade de 25 mètres. Et c?est là que commence la partie de cache-cache dans la cascade à base de « Là tu me vois ? »? « Ben maintenant tu me vois plus, je suis derrière la cascade !! » ? « Hey ! moi non plus je vois plus rien ! y?a de l?eau partout ! »?  « Youhou ! tu me revois, je suis ressortie de la cascade, je t?ai bien eu !! ». Il faut l?avouer, la légère appréhension passée, c?était quand même vachement marrant !! &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Il faut ensuite marcher beaucoup en rivière avant d?arriver à la deuxième partie particulièrement esthétique avec des sauts et toboggans. Cette deuxième partie très ludique se compose de successions de vasques suspendues, qu'il faudra tantôt négocier en rappel, tantôt par un saut judicieusement calculé, entrecoupées de courtes séquences plus ou moins nagées dans de grands couloirs calcaires.  Certains se féliciteront de réussir les sauts, se promettant, de retour  au gîte, de téléphoner à leur maman pour lui raconter comme son fiston est courageux, d?autres hésiteront à sauter se demandant au moins mille fois pourquoi ils sont venus se fourrer dans une telle situation ? &lt;br&gt;  La traversée de ces couloirs de calcaires  nous donnera l?occasion de réviser nos cours de biologie sur la reproduction animale grâce à un couple de crapauds qui aura bien du mal à avoir un peu d?intimité en notre présence car il intriguait décidément beaucoup les mâles de l?équipe. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Hélas, un saut mal négocié fera une victime parmi les membres du club ABC qui nous accompagnait. Si au départ, la blessure ne semblait pas très grave, les difficultés que notre malheureuse avait pour progresser à travers les toboggans et les vasques ont vite imposé certaines mesures : sortir une carte chance de notre manche et utiliser Vincent comme mulet !!  Le dos de la bête nécessitait tout de même quelques aménagements : une branche astucieusement placée dans les bretelles (apparemment solides !!) du sac de canyon de Vincent permettait à la blessée de reposer ses jambes dessus plutôt que de les utiliser ainsi que sa cheville endommagée, pour se maintenir sur le dos de sa monture. Rien n?arrêta le bougre : l?eau, le bois sur son chemin, les passages boueux ... il ira même jusqu'à se mettre à courir sous les yeux ébahis des membres de l?autre club. Un rapide brief sur l?état mental de Vincent leur permettra de comprendre notre absence de surprise quant à ce comportement de chien fou. &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; De retour au parking, ce fut l?heure de « l?atelier attèle » qui s?avéra par ailleurs un très bon entraînement pour une autre sortie plus tard et aura certainement permis à la demoiselle de vite se remettre sur pied voire même de pouvoir poser le pied par terre dès le lendemain.  Moralité de l?histoire : il est parfois bon d?avoir un Vincent à portée de main en sortie canyon ! &lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt; Cindy</description>
</item>

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<title>Aven de Noël</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=680</link>
<pubDate>Thu, 17 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;L'&lt;b&gt;&lt;i&gt;aven de Noël&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; s'ouvre sous une plaque busée au milieu de la &lt;i&gt;pampa&lt;/i&gt;, dont nous retrouvons rapidement l'emplacement grâce aux souvenirs de Yannick. Au delà de ladite &lt;i&gt;pampa&lt;/i&gt;, en se mettant sur la pointe des pieds, on aperçoit les gorges de l'Ardèche : on a déjà connu des environnements moins accueillants.&lt;br&gt;Le camarade susnommé, remonté comme le lapin &lt;i&gt;Duracell&lt;/i&gt; est prêt en cinq minutes et commence l'équipement. Arrivés dans la nuit, nous accusons le décalage horaire habituel et le soleil est déjà haut dans le ciel. Nous suons déjà rien qu'à nous équiper en pleine chaleur de midi, complètement désorientés par la météo locale (cinq jours plus tôt, nous nous équipions sous un crachin franc-comtois...). Le temps de finir qui sa salade de pâtes, qui sa clope, qui son pipi d'avant la spéléo, nous nous mettons en marche avec l'inertie d'un groupe de vingt personnes... à ceci près que nous ne sommes que quatre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;En termes d'équipement photo, pour paraphraser Audiard, nous avons des flingues de concours et sommes chargés à la magnum, en voici la liste à la Prévert : un Canon 7D avec un 50 mm F/1.4, un Canon 5D2 avec un 24-70 F/2.8, 9 déclencheurs de flash radio Cactus v5, 6 flashes réglables et 2 flashes d'appoint, une paire de talkies-walkies pour communiquer plus facilement (en effet, quiconque a déjà fait l'expérience de la spéléologie sait que l'on a beaucoup de peine à comprendre et se faire comprendre avec la réverbération du son dans les grottes). Pour autant, le suréquipement ne fait pas la bonne photo, mais au moins on se donne pour une fois les moyens d'essayer.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La cavité débute par une courte section équipée d'une échelle métallique fixe, suivie d'un petit ressaut qui ouvre un puits de 30 mètres. Au pied de ce puits, une plate-forme, succédée par un petit ressaut, une vire, et enfin le grand puits de 100 mètres. Nous rejoignons Yannick au niveau de la plate-forme et attendons dans le noir la fin de l'équipement : l'acéto étant interdite à l'aven de Noël, nous devons économiser nos batteries. On se dit aussi qu'il serait de bon ton de refermer la trappe de l'entrée... Jean qui vient d'arriver, dernier de l'équipe, devra remonter, poser une corde et refermer la plaque. Le temps pour lui de faire l'aller retour, l'équipement du P90 n'est toujours pas terminé, et rendus indolents par la chaleur ardéchoise, nous somnolons sur nos longes... Enfin, ça se débloque, le &lt;i&gt;?liiiibre?&lt;/i&gt; tant attendu retentit : Seb descend, suivi d'Olivier. Le puits est étroit dans son premier tiers, et l'on voit bien bas les camarades au fractionnement inférieur : ce sont des tirées d'au moins 30 mètres. On progresse contre paroi, puis d'un seul coup le puits s'élargit d'une trentaine de mètres et révèle un bien joli paysage plein de volume. On passe quelques niveaux concrétionnés, et la dernière tirée se fait plein vide pour déboucher sur une salle de belles proportions où les petits camarades apparaissent gros comme des fourmis.&lt;br&gt;Dès le bas du puits, une première constatation : la cavité est très chaude, pour nous qui sommes plutôt habitués aux grottes du Jura et du Vercors. Le balisage qui ne nous quittera pas de toute notre visite, est déjà présent : ami spéléo, si tu as le droit de visiter, il faut &lt;a href=http://www.arspan.fr/index.php?page=protection&gt;toucher avec les yeux&lt;/a&gt;. Le passage répété dans le cheminement ainsi délimité a d'ailleurs créé de véritables sentiers au sol... Yannick, qui connaît déjà les lieux, nous fait visiter la cavité. Ce sont des grandes galeries argileuses qui commencent à se couvrir de gypse. Les plafonds sont tourmentés et pleins de relief. Nous arrivons à une énorme colonne stalagmitique qu'il faut contourner.&lt;br&gt;À ce carrefour, nous commençons par visiter une galerie typique de ce genre de cavité, la galerie blanche, particulièrement couverte de gypse, et qui se termine sur un éboulis fortement calcité. Demi-tour, et direction les gours.&lt;br&gt;Après une courte galerie, une petite montée sur corde nous permet de contourner un orgue de draperies, et d'arriver dans la galerie des gours... Ceux-ci sont immenses, et ça a l'air d'être la norme dans cette cavité : nous devons les escalader pour les franchir... on pourrait facilement imaginer que ce sont des bacs de brassage abandonnés sous la &lt;i&gt;Moria&lt;/i&gt; par les nains (car il est bien connu que les nains de la montagne boivent exclusivement de la bière).&lt;br&gt;Une vire bien glissante succède aux gours, et nous mène à la suite. Après une belle galerie de hautes proportions, nous arrivons sur le genre même de paysage qui me faisait rêver lorsque j'étais gosse et que je feuilletais des livres sur le monde souterrain : un splendide &lt;i&gt;pont d'arc&lt;/i&gt; jeté au dessus de la galerie. Nous passons sous cette arche et grimpons sur une corde équipée en fixe. Dernier à monter, j'ai la chance de voir le spectacle à la &lt;i&gt;Goonies&lt;/i&gt; de mes camarades qui passent sur le pont d'arc. Je me dis parfois que je fais de la spéléo parce que j'ai grandi en regardant &lt;i&gt;Indiana Jones&lt;/i&gt; et en lisant &lt;i&gt;Blake et Mortimer&lt;/i&gt;...&lt;br&gt;Nous parvenons ainsi à une galerie supérieure de belles proportions, décorée ça et là de concrétions protégées par l'omniprésent balisage. Celle-ci se termine sur une succession de gours de plus en plus hauts, que l'on franchit - pour les derniers - presque en escalade. Au-dessus, c'est un colmatage calcifié qui fait barrage. Nous nous scindons ici en deux équipes : Yannick et Sébastien partiront faire de la photo de détail, tandis qu'avec Olivier et Jean nous irons photographier des grands volumes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;On se met donc en place pour photographier lesdits gours. Côté matériel, ça peine à se mettre en place : batteries de Cactus épuisées, flashes mal réglés... Sur un coup de tête assez irrationnel, nous avons laissé le dernier kit avec les talkies au pied de la grande coulé : Jean qui est à 20 mètres de moi, dur d'oreille depuis un légendaire concert de &lt;i&gt;Black Sabbath&lt;/i&gt;, ne comprend pas ce que je lui dis... c'est Olivier qui, pourtant placé 10 mètres plus loin, lui répètera mes instructions. Nous sommes soumis à une autre contrainte : ne pas quitter le balisage, qui impose de ne positionner les flashes que d'un seul côté de la galerie. Nous finissons par capituler pour cette prise de vue et décidons de prendre la galerie des gours en photo dans l'autre sens... Rude exercice que la photo au flash dans une cavité aux parois sombres : tout est couvert d'argile et absorbe la lumière. Au bout d'une bonne demi-heure de combat, nous sortons enfin un cliché valable.&lt;br&gt;La prochaine photo, beaucoup plus simple, se fera en cinq minutes dans la galerie principale.&lt;br&gt;Nous rejoignons nos autres camarades, qui reviennent de photographier la chauve-souris calcitée. Pendant qu'ils poursuivent leur périple, nous partons donc visiter le méandre des chauves-souris. C'est un boyau étroit dans lequel nous finissons par buter sur une tête de puits sans avoir rien vu. Nous en venons à douter que c'est ici que se trouve la célèbre chauve-souris calcitée. Faisant demi-tour, nous cherchons de façon plus attentive... Peine perdue, nous ne trouvons rien! À un endroit délimité par un balisage sur la droite, se trouvent un grand nombre d'ossements de chauve-souris légèrement calcités. Mais de chauve-souris complète, point. Nous ressortons donc un peu déçus de ce méandre... un comble de visiter cette cavité et de rater une telle curiosité!&lt;br&gt;Nous nous installons pour prendre en photo le pont d'arc. Etant donné le potentiel photographique d'un tel endroit, nous nous acharnons près d'une heure avec toujours les mêmes contraintes de l'éclairage au flash : éclairer assez mais pas trop, ne pas écraser les volumes, ne pas avoir les flashes dans le champ...&lt;br&gt;Nous retrouvons Seb et Yannick au dessus des gours. Ceux-ci ont eu leur dose pour la journée et décident de remonter. On se donne pour objectif un dernier cliché, vu depuis le haut, des draperies du niveau inférieur. Olivier, trop importuné par le gaz (du CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; bien entendu! Qu'étiez-vous allé imaginer?) décide de rejoindre nos deux collègues démissionnaires. Nous nous organisons donc à deux pour la dernière photo, qui est pliée en une vingtaine de minutes. L'endroit est effectivement gazé car nous avons un léger début de mal de crâne.&lt;br&gt;À l'arrivée au pied du puits, Seb a déjà quasiment franchi la première tirée, avec un volumineux kit photo pour seule compagnie. Ayant moi-même un parpaing de photo, Jean devra fermer la marche et déséquiper : en effet, le photographe porte et remonte lui-même son coûteux matériel. L'hypothèse du gaz se confirme : tous autant que nous sommes, nous soufflons comme des baleines et suons à grosses gouttes au début de la remontée... il faudra attendre d'avoir remonté 80 mètres avant de pouvoir respirer normalement. Le kit photo pèse son poids d'âne mort dans le puits et je bois un litre d'eau à la remontée...&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Des scorpions (&lt;i&gt;Euscorpius flavicaudis&lt;/i&gt; pour être précis) ont élu domicile dans les fentes du busage de la plaque de la cavité : je déteste cordialement ces bestioles et je ne les aurais probablement pas vues si mes camarades ne me les avaient pas fait remarquer... Renseignements pris, &lt;i&gt;Euscorpius flavicaudis&lt;/i&gt;, si sa piqûre n'est pas forcément très douloureuse, est plutôt mal câblé et très combattif : il préférera pincer et piquer plutôt que s'enfuir face au génie de la Création, et accessoirement plus grand prédateur, l'Homme.&lt;br&gt;Jean manquant plusieurs fois de s'asseoir sur lesdits arachnidés referme enfin la trappe, et nous voici au complet. Nous sortons une fois de plus sous un beau ciel étoilé. La soirée se terminera au gîte après un apéro prolongé comme de coutume, devant des &lt;i&gt;orechiette&lt;/i&gt; aux brocolis, relevés à l'ail et aux câpres...&lt;/p&gt;&lt;br&gt;Samuel&lt;br&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Cinq petits grottologues</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=691</link>
<pubDate>Thu, 17 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous étions une fois cinq petits grottologues qui partîmes en discomobile sur les routes de France et de Navarre dans le but de s'essayer à de nouvelles expériences. Un des nôtres, un soir, au coin d'une bière, nous avait raconté l'histoire de dangereux cours d'eau et nous avait promis moult aventures. Cette activité, nouvelle pour certains dont votre narrateur, était le «  Canyoning ». La définition qui nous en avait été faite était plus qu'attrayante : juste de la descente, toujours de la descente, au milieu de la montagne. 
	« Nous partîmes cinq cents mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port », ah, non, ça, ce n'est pas nous. Nous, c'était plutôt : fiers comme Artaban, nous partîmes en direction des hautes terres des Alpes-Maritimes. Au vu des kilomètres de routes à parcourir, nous décidâmes de faire une halte, un champ suffisant amplement pour monter le campement. À notre réveil, alors que le soleil se levait à peine, nous découvrîmes la montagne sous un soleil magnifique et nous entonnâmes d'une même voix : « Pourtant, que la montagne est belle ! »
	Après tant d'émotions matinales, je décidais de faire le café ? je ne pars jamais sans ma cafetière italienne, là où je vais, elle va aussi, même si c'est en camping sauvage ! Le café, c'est sacré. Toutefois, la sérénité de ce moment fut dérangée par le bruit désagréable d'un tracteur. Nous nous rendîmes alors compte que dans ce coin perdu, on travaillait même les jours fériés. Quelle idée ! 
	Une fois le déjeuner avalé, (brioche maison, café, lait de soja, brioche moisie qui fut donnée en pâtée aux oiseaux et confiture de coings), les affaires furent remballées et nous reprîmes la route vers les canyons tant convoités, « on the road again, again ». Nous arrivâmes, enfin, dans des gorges rouge sang et par Crôm ! La pierre semblait conserver les traces d'un très vieux et très violent combat épique. 
	C'est dans cet endroit incroyable que, tel un preux chevalier en combi néop, je fus initié au canyonning par mes camarades de grottologie souterraine. 
	Première déconvenue, il semblerait qu'une marche d'approche soit nécessaire, j'ai envie de crier à l'escroquerie mais il faut savoir se taire et suer quand on veut faire du canyonning. Deuxième déconvenue, ça monte, oui, le problème du canyonning, c'est qu'on part du haut du canyon. Arrivés sur place, nous enfilâmes nos combi néop et ce ne fut guère facile. Heureusement, l'esprit finit toujours par triompher de la matière et nous voilà prêts, apprêtés, motivés, j'ai pas peur, maman, bref, nous partîmes. 
	Autre découverte, il y a de l'eau. Plein d'eau. Partout. Je ne suis pas très habitué à en voir autant, j'ai presque le mal de mer... Bon, on est chevalier de la combi néop ou pas, alors, on y va ! Ça mouille mais cela se passe bien. Elle est froide, la pierre est bizarrement rouge et on en prend plein les mirettes tellement c?est superbe. On se glisse entre les parois du canyon, la roche est glissante, on s?amuse à batifoler dans l?eau, « en batifolant donc, pisque batifoler y a », on se marre bien. Pendant ce temps (mais pas à Veracruz), Vincent et Sylvain sont à l?équipement, et nous avançons de vasque en vasque et de cascade en cascade. Bien que la chaleur ne soit pas au rendez-vous, nous prenons beaucoup de plaisir à patauger, comme des grands gamins que nous sommes. Finalement, le canyoning c?est plutôt rigolo, c?est ludique, on oublie les dangers inhérents à la manipulation des cordes et que l'on est dans une rivière active... 
	Au bout de quatre heures de descente, tels des preux chevaliers de la glissade dans l'eau, nous arrivâmes à la fin de notre dangereux périple. La sortie est devant nous. Nous nous  extrayions du canyon et nous retirâmes le haut de nos néop. Et là, ô miracle de la nature, une grande partie de notre fatigue disparut. Vincent, notre grand baron du sport, courut vaillamment chercher la discomobile et pendant ce temps les filles nous organisèrent un strip tease au bord de la route.
	Et là, nous nous réalisâmes brutalement que l'heure de l'apéro allait bientôt sonner. Il en va de notre survie comme du respect de nos grands principes de vie : il n'est pas bon d'être en retard pour l'apéro et pour le dîner, d'autant qu'une fois n'est pas coutume, nous sommes en pension complète. C'est donc la course, les combis sont jetées pêle-mêle dans le camion, les vêtements secs sont enfilés. En arrivant à notre lieu de résidence, nous apprîmes que le groupe que nous devions retrouver était encore plus en retard que nous, l?honneur est sauf et nous avons gagné une tournée ! 

Fabien</description>
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<title>Un sherpa aux Biefs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=678</link>
<pubDate>Sun, 13 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Imagine : un petit puits, un méandre spacieux, d?autres petits puits, d?autres méandres moins spacieux et, enfin, une rivière et un siphon (option bonus : séance de reptation dans la boue). Voici le programme de la journée (et de la nuit vu qu?il faut faire le trajet retour aussi).

Abimes, comme à son habitude, ne se lève pas tôt, même si ce n?est pas encore tard. Bref, c?est encore le matin. Je te passe la classique description de l?arrivée tardive au gîte et de la traditionnelle séance d?hydratation qui s?en suit, pour décrire tout de suite, car cela est bien le nerf de la guerre, le menu souterrain du midi : pâtes, tomate séchée, cubes de rôti, crème fraîche... (les trois petits points étant pour les ingrédients secrets de Sam), ce n?est pas encore cette fois que l?on mourra de faim sous terre.

Il fait encore gris à tendance humide (l?amélioration est prévue pour l?après-midi) quand nous embarquons dans la première voiture, celle de l?équipe d?équipement de la cavité. L?autre équipe nous rejoindra plus tard avec la nourriture, qui n?a pas encore sauté toute seule dans les ziplock.

Un joli troupeau de vaches montbéliardes, mondialement connues pour tous les bons fromages qui se font avec leur lait (je n?en ferai pas l?inventaire à la Prévert, de peur d?en oublier quelques uns), nous accueille par travers la brume.

Je me lance en premier dans le canyon d?entrée pour équiper jusqu?à la charnière, relayé par Aurélien pour la suite. L?équipement est facile, pas à trop se creuser la tête : les broches sont bien visibles. Même si quelques fois on peut se demander quelle a été la philosophie d?installation et la technique justifiant l?angle de plantage de la broche. N?étant pas un spécialiste de ce genre de travaux, je donne la langue au chat.

Nous sommes rejoints par la deuxième équipe un peu avant la salle de la décantation, qui sera aussi le lieu de notre repas du midi. On pourrait rebaptiser cette salle la salle de la germination, vu que toute une petite forêt est en train de pousser à son entrée. Débauche d?énergie vouée à l?échec pour toutes ces graines. Elles ont été entrainées par le torrent qui se jette dans le gouffre lorsqu?il fonctionne en perte, et se retrouvent piégées ici-bas, sans l?espoir de ne jamais voir la lumière, exceptée celle de quelques spéléo, ce qui sera de toute manière insuffisant pour envisager la moindre espérance de survie. La feuille nouvellement germée, déjà jaune de l?absence de lumière, va bientôt flétrir, une fois que le cotylédon aura dépensé ses dernières réserves d?énergie.

Nous avons, nous, encore nos réserves d?énergie, du moins assez pour nous élancer dans le premier méandre, les premiers passages bas et étroits, les premières bagarres avec nos kits... et notre sherpa pour l?un de nous. Car, il faut bien l?admettre, c?est le seul a avoir joué le jeu pour l?occasion, l?objectif de la sortie étant de se tester dans la cavité jusqu?au siphon des Patafouins en vue de la traversée du Verneau (à une date ultérieure à programmer en fonction des aléas quotidiens et des us et coutumes de chacun, donc prochainement), donc de charger la mule pour le passage du méandre.

Et oui, seul Yannick s?est chargé de son sherpa, y a roulé en boule son bas et son haut de néoprène, et rajouté quelques bougies et bouteilles d?eau. Nous autres promenons tranquillement, qui un peu de corde, qui un ou deux bidons étanches, qui une bite de carbure, dans des kits bien moins volumineux. Certes, certains diront que le kit contenant les 100 mètres de corde, pris au cas où les derniers puits n?aient pas été équipés en fixe, à trimballé dans le méandre n?est pas non plus une partie de plaisir, mais qu?il(s) se réjouisse(nt), la corde n?était pas mouillée.

Car c?est en bas des puits finaux que commence la partie aquatique. Quel &amp;quot;plaisir&amp;quot; que de s?enfoncer dans ces petites voûtes mouillantes créées par des gours, qui, d?un premier abord font penser qu?il faudra désagréablement ramper dans l?eau froide, mais où l?on s?aperçoit en fait qu?il faudra désagréablement s?enfoncer dans l?eau (toujours froide) jusqu?au cou... L?eau est indubitablement plus fraîche qu?en Thaïlande et nous n?avons pas de néoprène (sauf Yannick, mais toujours roulée en boule dans son sherpa), mais c?est là le seul passage pour atteindre le collecteur, et donc la rivière du Verneau souterrain.

La rivière est enfin atteinte, facile de progression, un véritable boulevard par rapport au méandre précédent qui nous a fait chauffer. Les voutes mouillantes nous ayant bien refroidis, c?est d?un pas décidé que nous avalons le plus que kilomètre qui nous sépare du siphon.

Siphon qui arbore son profil le plus connu : une vasque d?eau surmontée d?une &amp;quot;somptueuse&amp;quot; mousse de crue, variant du presque blanc au marron olivâtre... ne donnant l?envie à personne de tenter sa traversée en apnée, même si une corde guide plonge dans le liquide mousseux, menant peut-être jusqu?à l?autre côté.

Tournant le dos au siphon, nous montons vers la cheminée des Dentelles, où une corde est censée être installée pour pouvoir shunter le bain moussant. Le chemin pour y arriver est digne d?un combat de boue, car il faut monter le talus plus qu?argileux au-dessus de la rivière et glisser plusieurs dizaines de mètres dans la gadoue jusqu?à deux puits adjacents qui sont la partie finale de l?affluent de la Vieille Folle, et où se trouve la cheminée des Dentelles.

La corde est bien là, notre timing indicatif respecté : 5 heures pour atteindre la cheminée, en équipant et à sept personnes. Il est temps pour nous de retourner vers la surface.

Deux équipes s?affrontent à la remontée : ceux qui sont propres et ceux qui sont allés voir la cheminée des Dentelles. Les seconds sont plus prompts à utiliser les passages où il faut se mouiller allègrement, barbotages qui ont pour effet d?épurer un peu la combinaison de la fange qui s?y est collée.

La remontée dans les voutes mouillantes est acrobatique : soit on remonte la coulée stalagmitique la tête en avant, au risque de filer la tête la première dans le gour qui est juste au dessus de cette zone étroite à franchir, soit on se lance les pieds en premier, la tête en bas, sûr de ne pas atterrir la tête dans l?eau, mais sûr également de l?avoir toute rouge de sang accumulé le temps de faire ce petit exercice de reptation à l?encontre de la gravité.

La sortie n?est alors &amp;quot;pas loin&amp;quot; et Christian peut récupérer en haut des puits le kitounet de corde non utilisée pour repasser le méandre, lui qui l?avait gentiment confié à Fabien à l?aller, trouvant certainement que ce dernier progressait trop facilement. Yannick quant à lui se charge toujours de son sherpa, qui contient maintenant un ensemble néoprène savamment imbibé d?eau, et qui a une tendance à épouser toutes les aspérités du méandre, surtout quand c?est étroit et que ça bloque si on tire sur la longe.

Quelques petits noms d?oiseau et autres gastéropodes hermaphrodites sont &amp;quot;murmurés&amp;quot; à l?oreille des kits récalcitrants, sans beaucoup de réussite, tout du long de la remontée, et même au-delà des méandres kitophiles.

Tout le monde ressort content de lui, et Yannick sait maintenant qu?il n?utilisera pas ce sherpa pour la traversée du Verneau !

Retour au gîte pour rejoindre nos compagnons qui sont allés se promener dans les salles et galeries de la Baume des Crêtes pour le traditionnel festin du samedi soir. Occasion de constater qu?une perfidie s?est glissée parmi nous durant les courses du week-end, des yaourts aux fruits 0% étant découverts dans les victuailles. Probablement un coup du sort qui aura fait tomber le carton dans le caddie alors que nos approvisionneurs regardaient les fromages de l?autre côté du rayon...

C?est l?esprit serein, et le ventre plein, que nous allons nous coucher et le gite retentit bientôt des doux ronflements de spéléologues heureux... mais aussi de rires et de conversations de marchandage de quatre irréductibles s?adonnant à l?Abimopoly, jeux qui, gageons-en, a de beaux jours devant lui si tant est qu?un distributeur veuille bien le produire et le distribuer au grand public, à grands frais et à ses risques et périls. Car comme le disait si bien Fabien, entrouvrant la porte et nous voyant en pleine partie : « Vous jouez encore ?? Heuu, il fait jour là !!! ».

Sylvain</description>
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<title>Compte rendu dissident numéro 1 : les Biefs Boussets</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=679</link>
<pubDate>Sat, 12 May 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Enfin, les conditions météo nous permettent de faire le repérage préliminaire à la traversée du &lt;i&gt;Verneau&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;En ce vendredi soir, tout le monde est en retard et l'organisation peine à se mettre en place. L'arrivée est tardive dans la nuit et le temps que les trois véhicules se retrouvent au gîte et que leurs passagers échangent la traditionnelle bière de nuit, les premiers ronflements ne s'élèveront qu'à partir de 3 heures du matin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Lever en conséquent, spéléo à la parisienne, et rythme décalé d'Abimes : le petit déjeuner se termine vers 11 heures... Pour gagner un peu de temps sur les lève-tard, une première équipe part équiper les &lt;i&gt;Biefs Boussets&lt;/i&gt; (Christian, Aurélien, Yannick et Sylvain). La seconde équipe (Nathalie (du &lt;i&gt;SC Chilly-Mazarin&lt;/i&gt;), Fabien et votre humble narrateur), moins matinale, finit de préparer la salade-de-pâtes-de-sous-terre et d'assurer le contrat café/popo nécessaire à démarrer toute journée digne de ce nom. Les camarades qui se rendent à la &lt;i&gt;Baume des Crêtes&lt;/i&gt; (Rémi, Jean, Philippe, Loan et Djordje) démarrent aussi tout doucement, ce qui laisse le temps à Jean de faire les mots croisés du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; avec son café-clope du matin.&lt;br&gt;Après un temps d'attente qui nous semble raisonnable ? personne n'a effectivement songé à regarder l'heure à laquelle partait la première équipe ? nous prenons donc la route pour les Biefs. Miracle des temps modernes, le temps que le GPS capte du signal, nous avons déjà fait cinq kilomètres dans le mauvais sens. La journée va être longue. On se décrasse les oreilles avec du &lt;i&gt;René Binamé&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Ramones&lt;/i&gt;, et nous voilà enfin à Déservillers, traversant le village au son de &lt;i&gt;Bohemian Rapsody&lt;/i&gt;. Peut-être que nous n'avons plus assez de cheveux pour le headbang...&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Le temps est un peu crasseux, il crachotte une petite pluie agaçante (d'autant que rappelons-le, nous allons mettre nos bottes dans une perte) et un petit vent frais transmet son message de glace à travers les poils. Nous descendons le canyon formé par la perte. Le cadre est magnifique, les parois ornées de mousse et de fougères laissent progressivement la place à un beau calcaire blanc immaculé. Le début de la cavité est méandriforme. Nous franchissons une belle charnière de strates, comparables la  remarquable ?oreille? que l'on trouve à l'autre bout du réseau, côté &lt;i&gt;Baudin&lt;/i&gt;. Ici et là, on trouve des ossements d'animaux, bétail malheureux emporté par des crues, ou charognes jetées là par les paysans. Nous rejoignons nos camarades dans les derniers ressauts de l'entrée. Avant d'attaquer le morceau pénible ? le méandre ? nous faisons la pause déjeuner dans la &lt;i&gt;salle de décantation&lt;/i&gt;, qui confirmera son nom par les émanations gazeuses méphitiques de spéléos souffrant de malnutrition (entendre par là : régime alimentaire déséquilibré, plutôt porté vers le liquide que le solide). Aurélien et Sylvain partent en avance pour poursuivre l'équipement. Christian, bon prince, décide tout de même de les rejoindre avec le kit d'équipement, sur lequel il était assis, et une topo, à toutes fins utiles...&lt;br&gt;S'ensuit un passage méandriforme en progression au sol, puis aérien. Avec Christian, nous jugeons la progression au sol plus aisée... sauf qu'elle bute rapidement sur un passage infranchissable. Nous devons nous hâler au niveau supérieur à grands renforts de sueur et de calories inutilement gaspillées. Nous sommes donc dans le méandre décrit par la littérature. Ni trop large, ni trop étroit, mais suffisament irrégulier pour accrocher tout ce qui dépasse d'un spéléo (la liste est longue : pédale, longes, bretelles de kit, torse, longe de kit...). Assez confortable dans l'ensemble, car riche de prises de pieds et de banquettes... mais ça reste un méandre. On passe en force, on peste, on se cogne à des endroits improbables. Certains endroits sont relativement exposés et il ne vaut mieux pas imaginer ce qui se passerait en cas de glissade ou de perte de prise. Nous nous retrouvons tous &lt;i&gt;salle Machin&lt;/i&gt; et faisons une petite pause histoire de refroidir un peu et de se réhydrater... Un passage bas et étroit nous mène dans une zone de puits. La descente se fait sans attente, les têtes de puits sont pleines de prises de pieds et pas du tout techniques. Aurélien, Yannick et Sylvain sont en tête. J'arrive au pied du dernier puits, dans une grande vasque, au pied d'un cône de calcite. Plus personne devant moi. Je regarde partout, pas de suite logique, sinon ce qui semble être une voûte mouillante que j'ai d'emblée éliminée de la liste... Christian me rejoint et l'on appelle nos camarades... leurs voix nous proviennent du passage désagréable envisagé ci-dessus.&lt;br&gt;La littérature évoque, je cite &lt;i&gt;?une immersion partielle?&lt;/i&gt;. Si par &lt;i&gt;?partiel?&lt;/i&gt;, on signifie que seule la tête n'est pas immergée, alors la littérature est exacte... Ce passage n'est pas franchement très agréable, et l'on n'ose songer à ce qui pourrait s'y passer en cas de crue : nous progressons dans une faille étroite dans laquelle on rampe dans l'eau... Cet affluent devient un peu plus convivial, sans pour autant prendre des proportions confortables, et enfin, nous arrivons dans le collecteur.&lt;br&gt;A partir de là, c'est littéralement de la promenade souterraine : c'est large, régulier, et le Verneau, quasiment à l'étiage, a un débit paresseux. Les parois sont par endroit complètement noires de dépôt d'oxydes métalliques. Quelques trémies agrémentent le parcours. Nous devons contourner, à l'aide de prises glissantes, un barrage rocheux sans tomber dans la peu ragoûtante mousse de crue qui s'est formée à son amont. Christian, vicieux qu'il est, passe en dernier, dans l'espoir de voir quelqu'un glisser... peine perdue, car chacun contourne l'obstacle comme si sa vie en dépendait. Nous finissons par arriver sur un éboulis qui se franchit soit en force brute terrestre avec une symbolique corde à noeud, soit en mode bourrin aquatique, avec une main courante... Avec Yannick, nous testons la seconde solution... mais il faut nager! En effet, nous sommes à la surface d'un bassin profond... nous ne quittons pas la main courante, et motivés par la fraîcheur de l'eau, le passage se fait en quelques secondes. Nous arrivons bien avant nos camarades aquaphobes, mais trempés jusqu'aux os... On nous confirmera par la suite que le passage aérien était assez pénible... Encore un peu de marche, et nous butons sur le &lt;i&gt;siphon des Patafouins&lt;/i&gt;, orné de la même mousse appétissante que plus haut. En fait, personne n'aurait vraiment envie de se plonger là-dedans, si ce n'était la suite de la traversée... A moins que la corde du &lt;i&gt;Puits de la Jonction&lt;/i&gt; soit équipée.&lt;br&gt;Vérification que s'empresse d'aller faire Yannick en amont. Pour y accéder, il faut grimper un glissant (est-il nécessaire de le préciser?) talus d'argile... les paris vont bon train sur ses risques de toboggan, mais le bougre parvient au sommet, sale comme un égouttier. Lui succèdent, Sylvain, Christian et Aurélien. Après un échange en règle de boules d'argiles entre &lt;i&gt;ceux-d'en-haut&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;ceux-d'en-bas&lt;/i&gt;, nos camarades boueux nous rejoignent avec la bonne nouvelle que le puits est équipé... Sauf incident, la corde devrait toujours être là lorsque nous ferons la traversée. L'idée de boucler la traversée tout de suite germe d'ailleurs dans l'esprit de certains. Il faut dire que nous avons mis moins de 5 heures à joindre le siphon, en équipant la cavité... Outre le fait que poursuivre la traversée sur un coup de tête n'est pas très sage, nous n'avons de toutes façons pas assez de nourriture, d'eau, pas de topo détaillée etc. Enfin, arrivés à Nans sous Sainte-Anne ? vers 3h du matin ? nous serions bien en peine de rejoindre le gîte, de l'autre côté du plateau... Dommage, d'autant plus que le niveau de l'eau est bas.&lt;br&gt;Le bon sens l'emportant, nous nous résolvons sans peine à faire demi tour. J'arrive tout doucement en fin de dudule, et l'éclairage acéto m'agrémente de son lot d'emmerdes maximum (tuyau arraché un peu plus tôt dans la cavité, maintenant, piézo rendu inopérant par raclage de plafond argileux...). On me dépanne d'un briquet en attendant que le piézo sèche de son argile... Aurélien choisit de déséquiper, suivi par Christian pour la fin de la cavité. Yannick traîne toujours son sherpa avec sa néoprène gorgée d'eau, lourd comme un âne mort, et prometteur de plein de joies dans le méandre. Nous nous succédons dans les puits. Mon acéto a choisi de rendre l'âme au pied du premier puits et l'éclairage électrique est désormais en mode d'économie d'énergie, tant et si bien que je devrai attendre Christian (enfin, surtout sa lumière) pour pouvoir changer mes piles avant d'être définivement dans le noir. Le bon fonctionnement des piles n'était pas garanti après des bains successifs, et une chute dans le collecteur une heure plus tôt, mais miracle, ça fonctionne! C'est la première fois que je me retrouve quasiment en panne de lumière et rien ne m'invite à renouveler l'expérience... Nous nous regroupons &lt;i&gt;salle Machin&lt;/i&gt;,  pour une petite pause grignotage et réhydratation. Faute d'avoir emporté un sac à déchauler, je répartis avec minutie dans les sachets de congélation de salade du midi la chaux de ma dudule... sous l'oeil impatient de mes camarades convertis au tout électrique. Qu'il est bon d'avoir une acéto à nouveau fonctionnelle! Nous re-franchissons le méandre qui semblait si trivial à l'aller. La fatigue aidant, on en vient à détester le moindre caillou et la spéléo en général. Yannick n'est pas à portée de vue ni de voix, mais il est certain qu'il est en train de faire l'amour à son sherpa qui remplit le méandre dans toute sa largeur. Nous restons à portée les uns des autres avec Christian et Aurélien et nous entraidons tant que possible : ça reste une méthode plus efficace qu'épuiser tout le lexique d'injurologie sur un sherpa, peut-être plus retors qu'un spéléologue, mais certes moins intelligent. La fin du méandre est un soulagement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La sortie de la grotte, sans histoire, se fait progressivement, comme son entrée : calcaire, calcaire/mousse, calcaire/mousse/fougères, calcaire/mousse/fougères/arbres, humus... et nous voici dans les champs. Le temps maussade du matin a laissé la place à une température clémente, et surtout un splendide ciel étoilé avec Mars, telle une lanterne sur l'horizon. Nous venons de passer près de dix heures sous terre et il est temps de rejoindre nos camarades qui doivent mourir de faim au gîte...&lt;/p&gt;&lt;br&gt;Samuel, qui avait commencé à rédiger le compte-rendu sur la route du retour...</description>
</item>

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<title>À l'assaut de la Basilique</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=676</link>
<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Bruxelles... plus connu pour son Atomium et le petit Manneken-Pis que pour sa Basilique du Sacré-C?ur (plus communément appelée de Koekelberg, nom de la commune où elle est construite), ouvrage néo-gothico-art-déco à la structure en béton armé, mais habillé de briques à l?extérieur, et officiellement fini d?être construit dans les années 70, bien que ce soit un des plus grands ouvrages religieux du monde.

Bref, Bruxelles est notre cible de ce weekend.

C?est parti pour le show Abimes. 12 pirates, chacun habillé de son uniforme (sweet à capuche noir agrémenté d?un glyphe piratesque dans le dos) s?élancent sur la route, direction : le nord. Autant dire que personne n?est habitué à partir dans ce sens pour un week-end spéléo, nos lieux de villégiature habituels étant tous situés au sud de Paris.

Pas de problème à la douane (il n?y en a plus). C?est sans encombre que l?on arrive à destination. Petit tour des lieux avant de prendre possession de l?espace, c'est-à-dire de s?assoir dans la salle qui héberge le bar spéléo. Première bière (Jupiler) pour se dépoussiérer la gorge. La première bière en appelant d?autres (Duvel, Hoogarden ou encore Chimay), l?ambiance est bonne, et on squatte allègrement la zone, hormis un bref détour par la salle souterraine où l?on va dormir cette nuit. Enfin, dormir est un bien grand mot... la salle étant située dans la zone de départ du rallye qui commence le lendemain matin à 8h, il faudra se lever et tout ranger beaucoup trop tôt le samedi matin pour que la nuit soit reposante. Certains, perfidement attirés dans un traquenard où le barman leur offre quelques bières, auront tout juste assez de sommeil pour pouvoir mettre un &amp;quot;s&amp;quot; à heures de sommeil.

6h30, notre barman se charge de réveiller ses clients de la veille avec une petite bière. C?est donc la bouche encore un peu pâteuse, l??il vitreux, tout juste entrouvert et le gobelet de café salvateur dans la main, qu?Abimes prend son petit dej en attendant de pouvoir se lancer sur corde. Le parcours a tout juste été fini d?installer au petit matin et la salle est maintenant bien remplie de spéléo de tous bords et pays, occupés à regarder vers le plafond les premiers d?entre eux en train de souffrir dans les parapluies et échanger sur telle ou telle technique à utiliser pour passer plus facilement.

On a connu mieux comme réveil musculaire (et comme réveil tout court). Abimes se lance enfin vers les 9h sur le circuit C. Pour être immédiatement stoppé... un gentil spéléo parti juste devant est en train de sécher dans le premier parapluie. Diagnostic : clef sur descendeur entremêlée avec la pédale et repassant apparemment plusieurs fois dans le frein ! La grosse galère et les grosses gouttes de sueur au front. Yannick prête sa pédale et finit par aider notre collègue à s?en sortir. Le temps de lui faire faire demi-tour, et c?est reparti. Le temps de galère a permis de dégager un peu la voie devant nous, mais les gentils organisateurs, pour « fluidifier » le parcours, en ont profité pour faire passer d?autres spéléo par le fond de la salle, shuntant toute la partie « test », autant de personnes devant nous en plus que prévu.

Cela ne nous gène pas encore, car il faut passer les différents obstacles qui ont été équipés dans cette salle souterraine de la Basilique, salle constellée de spits, broches et autres amarrages, et lieu d?entraînement bimensuel du club qui a la chance d?avoir ce local (et tous les vides techniques) à sa disposition pour s?entrainer. Le parcours test se compose (pour notre part) d?une montée sur corde au plafond, enchainée de deux beaux parapluies belges, puis une tyrolienne horizontale permet d?atteindre une boite aux lettres au plafond, avant de refaire un parapluie, un rappel guidé et enfin atteindre la fin de la salle (et la suite du parcours). Satisfaction : Abimes ne s?en sort pas trop mal, même dans l?état plus ou moins vaseux de certains.

Derrière la salle, un puits de 30 mètres à remonter, avec plusieurs cordes (et donc embouteillage), permet d?atteindre la mi-hauteur d?une des deux tours. De là, part un beau rappel guidé vers l?extérieur et la suite du parcours C. Après avoir attendu plus d?une heure que la corde soit libre, 50% de l?effectif décide, taraudé par la faim et la soif, qu?il est temps d?aller se sustenter et prend un des échappatoires. Il est en effet midi passé, et la vitesse de progression assez lente conjuguée à l?absence d?échappatoire sur le reste du parcours fait craindre de rester encore très (trop) longtemps pendu dans son harnais, sans boire et sans manger.

Nous sommes six à nous élancer sur le beau rappel guidé qui atterrit sur le devant de l?esplanade qui fait face à la Basilique, dans le noble but de trouver un coin où manger. Attirés par la musique et l?odeur de barbecue, nous nous installons sous un chapiteau non loin d?un groupe de musique, devant lequel deux petites mamies habillées pareil, avec les mêmes lunettes et la même coupe de cheveux teints en rouge sont en train de danser le madison. Vision on ne peut moins décalée ! Elles se jettent d?ailleurs au cou de la patrouille de police qui passe, avant que cette même patrouille ne vienne au bar pour commander une (puis quelques autres aussi) bière, certainement bien méritée. C?est assez surprenant de voir des flics en uniforme en train de se tiser une petite mousse dans un lieu public...

Nous avons une belle pensée pour le reste du groupe qui, à cette heure, doit être dehors en train de finir le parcours, quand un bel orage éclate, avec sa dose de pluie, mais surtout de grêle ! Comment dire... nous nous sentons tout particulièrement justifiés et confortés dans notre décision de faire un break et d?avoir pris cet échappatoire.

Le retour à la Basilique se fait rapidement (la fête se déroulant à une rue de l?esplanade) et, bien qu?ayant scruté tous les spéléos pendus sur les différents parcours, pas de traces de nos acolytes. Nous décidons d?aller boire une bière : s?ils ne sont pas sur corde, ils doivent être au bar.

La fatigue commence alors à faire ses premières victimes et c?est d?un commun d?accord que nous nous mettons à la recherche d?un coin pour dormir, étant toujours sans nouvelles des six autres abimés. La salle où l?on a dormi pendant la nuit n?est plus libre, la nef de la Basilique n?est peut être pas l?endroit approprié en cas de ronflement et la salle où l?on va dormir le soir n?est pas encore ouverte. C?est donc sur les voitures que l?on se rabat. Ni une ni deux, le sommeil emporte tout le monde, de temps en temps un ?il se rouvre pour constater qu?il pleut ou que les personnes qui passent sur corde ne sont toujours pas des nôtres.

Ce n?est que vers les 16 heures que nous les voyons (enfin) passer, bien qu?ils ne soient pas au bout de leurs peines, ni au bout du parcours. C?est donc plein de respect, qu?après les avoir encouragés, nous refermons les yeux pour gagner encore quelques minutes de sieste.

Tout est bien qui finit bien et telle la fin d?un album d?Astérix (comment ne pas faire une référence Bédéesque dans ce compte-rendu d?une sortie ayant eu lieu dans le berceau de la BD), on retrouve tout le monde au spéléo-bar pour une mousse de congratulation.

Place maintenant au bonus de la soirée : la descente dans la nef de la Basilique. Ce petit amuse-gueule est proprement organisé par les spéléo locaux. Après une petite attente, c?est par groupe de sept que nous empruntons un premier ascenseur, qui nous amène sur une terrasse ouverte au public et qui permet d?avoir une belle vue sur Bruxelles. C?est le coucher de soleil qui nous y attend. Il faut encore gravir quelques escaliers dans la paroi intérieure du dôme avant d?atteindre une petite salle à son sommet. La petite salle est pleine de spéléo attendant leur tour pour descendre. Le staff nous a mis en garde juste avant la montée : ne pas rester trop longtemps à cet endroit, car il y a une grosse densité d?antennes relais et au bout de quelque temps, on récupère un bon mal de tête. Force est de constater qu?il faut tout de même avoir quelques neurones de grillés pour se faufiler dans un tube d?environ 50 cm de diamètre et qui fait office de clef de voute de la nef avec plus de 90 mètres de vide sous les pieds.

D?ailleurs, certains abimés, dont les neurones ont déjà été mis fort à partie par les frasques de la veille, décident de ne pas attendre et descendre directement par là, mais un peu plus bas, à la côte 85 mètres, depuis le côté du dôme, à l?abri des rayonnements neurophages. Les autres se lancent un par un sur la corde, qui touche le sol plus de 90 mètres plus bas (93 mètres pour être exact). Première étape : passer les quelques mètres de tube avant d?atteindre le fractio tout en haut de la voûte. Puis descendre tranquillement dans la nef, dans le silence religieux propre à un tel édifice. C?est grandiose et les gens sont tous petits en bas. Dommage qu?il n?y ait eu personne pour jouer de l?orgue pendant les descentes, ça aurait été complètement fantastique !!!!

Une fois en bas, nous nous regroupons pour arriver à peine en retard au tirage de la tombola. Trois Abimés ont un ticket gagnant : Fabien gagne un mini-kit, Émilie des pots pour stocker les condiments dans sa cuisine et moi un beau réveil à l?ancienne, kitsch au possible, bleu et rose, qui fait Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnng tout comme il faut. Le repas est ensuite pris au spéléo-bar, mais aucune idée du nom de ce que l?on a mangé, à l?aspect et à la consistance douteuse.

Le camp est ensuite établi dans un gymnase, à 100 mètres de là. Un tatami, un duvet et au lit ! Personne ne fait trop de prolongations et les « doux » (???) ronflements de plusieurs dizaines de spéléo agrémentent les bruits nocturnes d?une ville. Ceux qui n?avaient pas de boules Quies s?en mordent encore les doigts, car il y avait du compétiteur de classe internationale parmi les ronfleurs !!! Au réveil (beaucoup trop matinal pour un dimanche), le gymnase fait penser aux images que l?on peut voir de temps à autre en hiver à la TV, quand des automobilistes sont coincés par la neige et sont regroupés pour passer la nuit : le sol est constellé de duvets remplis d?êtres encore plus ou moins ensommeillés.

Nous sommes pile poil dans le timing pour notre session du dimanche. En plus, personne devant nous cette fois, soit ils ont abandonné, soit ils ne se sont pas encore levés. Autant dire que l?on en profite pour s?élancer sur le deuxième parcours de la salle souterraine en avalant rapidement un gobelet de café et un demi-croissant. Au programme les circuits A et B. Ça galère un peu plus que la veille pour passer les parapluies, mais tout se passe bien. Arrivé dans la tour, une nouvelle fois, une partie de notre groupe se désolidarise : fatigue + petite appréhension du vide ont raison de trois membres. Le reste s?élance à escalader une des tours par l?extérieur, au soleil certes, mais avec beaucoup de vent. Quasi au point culminant, une tyrolienne relie les deux clochers et Yannick et Fabien ont droit aux cloches pendant leur passage. À mon tour de passer, puis Vincent, Aurélien et Sylvie s?élancent dans le vide, avec pas loin de 90 mètres sous les fesses !! La vue sur Bruxelles est superbe, on s?arrête un peu pour prendre des photos et faisant les malins, mais le frisson est là dès qu?il s?agit de se longer et délonger entre chaque point.

Un constat général est fait une fois redescendu sur la terre ferme, ou du moins en des hauteurs plus catholiques (désolé du mauvais jeu de mot) : il aura été fait plus de clefs complètes ce matin que lors d?une année normale de spéléo...

Le groupe d?abimés est maintenant saupoudré un peu partout sur le parcours : Vincent enchaine sur le parcours B, Philipe, Claire et Sébastien sont encore dans les vides techniques intérieurs de la Basilique, Émilie, Cindy, Sylvie, Christophe, Aurélien, Fabien, Yannick et Sylvain sont sur le plancher des vaches et se dirigent, maintenant tout naturellement, vers le spéléo-bar pour être « au chaud » (et avec une bière à la main, en passant).

Fin des hostilités vers les 14 heures, après un bon repas dans un restaurant de tapas (je sais, aucune relation avec Bruxelles) et un passage éclair à la fête de quartier, où le groupe de musique a changé, mais pas les deux petites mamies qui sont toujours là à danser le madison et la patrouille de police, qui est elle aussi toujours là, un verre de bière à la main !

Sylvain</description>
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<title>Histoires de descendeurs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=673</link>
<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les deux premières photos racontent l'histoire d'un descendeur qui a rendu de (trop !!) nombreux bons et loyaux services...
Des poulies déjà bien usées n'ont pas résisté à 500 mètres de descente sur des cordes installées en fixe pendant une semaine. C'était au Jean Nouveau lors du congrès FFS 2010.
Vers -550, les deux vis étaient visibles, et le filetage disparu pour l'une d'elles. La comparaison avec une poulie neuve est éloquente.
Si vous souhaitez tourner les poulies pour en prolonger l'usage, vous pouvez vous reporter à l'article de Nicolas Clément paru en 2004 dans SPELUNCA à télécharger sur le site de l'EFS, &lt;a href=&amp;quot;http://efs.ffspeleo.fr/documentation/groupe-detude-technique-get&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;rubrique GET&lt;/a&gt;.

Les deux autres photos posent une question qui restera sans réponse. Comment est-ce arrivé ? 
Nous ne le saurons jamais vraiment. C'était une &amp;quot;petite&amp;quot; sortie Photo aux Combettes. Pour prendre la pose, il était nécessaire de faire une clé d'arrêt. Une fois, deux fois, trois... et au moment de reprendre la descente, un flasque qui s'ouvre tout seul.</description>
</item>

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<title>Jambon belge</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=674</link>
<pubDate>Sat, 14 Apr 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L?arrivée sur le tablier du viaduc donne un aperçu déconcertant de l?activité qui peut s?y dérouler un samedi... Foin de joggeurs, de mamie promenant son chien-chien ou de mangeurs de graine accrochés par le petit doigt à la paroi ! Non, c?est superman en personne qui est là, passé de l?autre côté du parapet et s?apprêtant à s?élancer dans le vide. Ce qu?il ne tarde pas de faire, réapparaissant de l?autre côté du pont quelques secondes plus tard. Quel homme ce superman !!

Mais tout cela n?a que peu de relation avec ce que quatre abimés vont effectuer en ce samedi encore ensoleillé. Point de saut pendulaire en costume de superman au programme, juste une dernière répétition des obstacles à venir chez nos amis bruxellois du GS Redan. Au programme aujourd?hui, parapluie belge, truc à la con et descente en rappel guidé, équipement cher à Jean-Paul.

Première étape : poser quelques cordes. J?en profite pour mettre à contribution Sébastien et Émilie pour l?équipement. Pendant que Seb tricote une tête de puits sur un départ de main courante, Émilie équipe deux fracs le long d?un autre pilier, sur fond de « je te déteste » qui me sont adressés, vu qu?elle ne se rappelle plus du tout ce qu?elle avait appris à l?équipier club de l?année dernière.

Tout le monde pend plus ou moins encore sur sa corde quand notre dernière participante arrive enfin, encore un peu vaseuse, son estomac s?étant déchaîné à l?insu de son plein gré dès le bon matin.

Tout fini par arriver, même la fin de l?équipement. Et c?est Sébastien qui se lance le premier, suivi d?Emilie et de Cindy. Après une rapide montée sur corde, il faut passer une vire contenant un beau parapluie, redescendre jusqu?à un frac, faire un grand pendule entre deux piles de pont, re un parapluie et finalement le petit rappel guidé.

Ça passe presque les doigts dans le nez... Comme prévu, c?est le passage entre les deux piles de pont qui est le plus dur. Pour avoir testé plusieurs techniques, je peux en conclure que c?est galère dans tous les cas ! La méthode la moins pire est peut être de descendre au descendeur, faire sa clef, installer ses bloqueurs, progresser en laissant de temps en temps filer un peu de corde dans le descendeur. Fastidieux, mais moins éprouvant et physique que les autres techniques.

Après le rapide déjeuner frugal à l?abri sous le tablier du viaduc, l?effectif a fondu de moitié. Un dernier passage à sécher au milieu du pendule et il est l?heure de déséquiper. Non sans avoir fait un petit tour sur une slack-line amicalement installée pour nous, pour compléter le panel des activités réalisables en ce lieu. Certains se débrouilleront mieux que d?autres.

Sylvain</description>
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<title>Des classiques sur le plateau d'Albion...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=675</link>
<pubDate>Sat, 07 Apr 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;h2&gt;Samedi&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Départ d'Issy-les-Moulineaux à 9 heures du matin : la route est longue vers le plateau d'Albion. Sur un coup de tête de Fabien, nous faisons un crochet par Val-Suzon pour déguster au déjeûner un rôti de porc à la moutarde.&lt;br&gt;Une route sans histoire nous fait arriver dans la soirée au gîte à Revest-du-Bion. Delphine, Philippe et Alain, arrivés dans l'après-midi, ont déjà assuré la logistique alimentaire. Jean, Loan et Philippe T se sont arrêtés en chemin pour  gérer l'approvisionnement en vins du Rhône.&lt;br&gt;La météo nous force à ressortir les polaires et faire du feu dans le poêle pour chauffer le gîte. Comme il fait donc plutôt frais, il est donc délicat d'aérer le gîte et c'est là que le sort s'acharne : la fosse septique fonctionne mal et une atmosphère méphitique nous rappellera nos fonctions d'excrétion pendant toute la semaine.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour cette première soirée, pâtes bolognaise maison et au lit.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Dimanche&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Une météo dépressionnaire nous fait subir un vent à décorner tous les cocus de la terre.&lt;br&gt;Nous nous scindons en trois équipes.&lt;br&gt;Un groupe part à l'&lt;b&gt;aven Rousti&lt;/b&gt;. Alain et Loan y vont pour faire (un peu) de spéléo. Fabien, Yannick et moi-même pour faire de la photo souterraine. Pendant que nous tenons la pause avec des masques de &lt;i&gt;luchador&lt;/i&gt;, un second groupe plutôt motivé équipe le début du &lt;b&gt;Jean-Nouveau&lt;/b&gt;... à commencer par son puits d'entrée de 160 mètres! Ce second groupe est constitué de Manu, Jean et Philippe T.&lt;br&gt;Au Rousti nous sommes suréquipés en matériel photo : chargé à la magnum, des flingues de concours et la puissance de feu d'un croiseur! Pour une fois, nous avons assez de flashes et de déclencheurs radio. Pour Yannick, c'est le baptême du feu souterrain pour son appareil photo, protégé en &lt;i&gt;PeliCase&lt;/i&gt; (chute de 6 mètres validée pour ma part au sSciantecialet Robin... matériel approuvé par Chuck Norris lui-même).&lt;br&gt;Si ce genre de petit trou ne présente pas de grand intérêt spéléologique, on y apprend beaucoup en termes de photo souterraine. Les cavités de la région sont très verticales, le Rousti sera notre seule occasion de faire de la photo.&lt;br&gt;Bilan de la journée : quelques photos souterraines valables, le Jean-Nouveau équipé jusqu'à -200 m.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Tel le village d'Astérix, tout le monde se retrouve devant une rougaille saucisses préparée par Manu.&lt;br&gt;Ce dernier nous fait déguster son fromage artisanal au lait du Jura (un petit quelque chose de Mont d'Or dans le goût), la soirée se termine au &lt;i&gt;Scapa&lt;/i&gt; et à l'&lt;i&gt;organic Bruichladdhich&lt;/i&gt;, Islay original par son goût non tourbé...&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Lundi&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Une première équipe part équiper l'&lt;b&gt;aven Jacky&lt;/b&gt;, constituée de Philippe T, Manu et Yannick. L'équipe de  déséquipement constituée de Fab, Samuel, Alain et Loan partira plus tard, afin de croiser la première équipe à la remontée.&lt;br&gt;Difficile de se motiver pour faire de la spéléo : il fait beau et on pressent que ce sera le seul beau vrai jour de beau temps de la semaine... Nous restons avec Fab à larder au soleil sur l'herbe, laissant suffisant d'avance à Loan et Alain. A vrai dire, c'est plutôt un jour idéal pour pastis/pétanque. Aller sous terre relève un peu du masochisme. Aussi, ce n'est pas désagréable de s'équiper sous le beau temps et de faire la petite marche d'approche torse nu.&lt;br&gt;Le Jacky s'ouvre en bordure de sentier, protégé par une grille, juste au dessus d'un ruisseau asséché. La configuration de la cavité est conforme à celle des trous de la région : verticale, plutôt sèche et peu concrétionnée.&lt;br&gt;Le début n'est pas forcément large et a été désobstrué avec du lourd... Les premiers puits sont confortables mais peu larges. À un palier, un malotru s'est soulagé en tête de puits et l'atmosphère ammoniaquée rappelle nos chères catacombes parisiennes. Pour ne rien arranger, c'est une tête de puits étroite et on doit se rouler dans un liquide qui n'est pas de l'eau pour descendre : nous ne sommes pas loin du refus d'obstacle! Quel qu'il soit, le coupable est de toutes façons plus bas : on lui transmettra nos amitiés. Ça bouchonne un peu plus loin, Alain et Loan en tête ont déjà rejoint l'équipe de fond qui n'a pas terminé d'équiper. Plus on descend, plus ça s'élargit, mais ça reste très sec, exception faite des inondations anthropiques. Nous rejoignons nos camarades au pied du dernier grand puits de la cavité... Un beau puits large, d'une soixantaine de mètres, qui se termine sur un colmatage d'éboulis et d'argile. Nous sommes à -170 m, mais n'irons pas plus loin : il manque quelques mètres de corde pour descendre dans la suite et toucher le fond de la cavité. Le coupable des inondations évoquées plus haut se dénonce : Manu pensait qu'en se soulageant sur un tas de gravier, la roche absorberait un peu... C'était sans compter sur la gravité, le liquide a suivi la même voie que l'eau qui a creusé la cavité... chemin aussi emprunté par les spéléos. Il va falloir réviser les bases de karsto... et passer les sous-combis à la machine dès le retour au gîte.&lt;br&gt;La remontée est sans histoire : Fabien déséquipe, nous l'attendons aux paliers où son kit est plein afin de faire le portage. Tout cela s'enchaîne d'une manière plutôt fluide et nous restons à portée pour donner le coup de main au précédent s'il peine à sortir son kit d'une tête de puits étroite.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Une fois n'est pas coutume, nous sommes dehors alors qu'il fait encore jour et pas encore trop à la bourre pour l'apéro. L'occasion de déguster les bières artisanales préparées par Manu...&lt;br&gt;La journée se termine sur un poulet aux citrons confits et olives préparé par Delphine.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Mardi&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Le temps tourne à nouveau au crasseux, c'est d'ailleurs d'après la météo la pire journée de la semaine.&lt;br&gt;Si un petit groupe (Yannick, Manu, Alain) va grotter dans l'&lt;b&gt;aven Joly&lt;/b&gt;, le reste a de fait décidé de faire relâche.&lt;br&gt;Jean, Sam, Loan, Fab et moi-même partons assurer l'avitaillement à Sault et tenter de boire un coup en terrasse. Sur ce dernier point, on retrouvera plutôt une ambiance automnale à l'abri dans le café du Progrès... Et pour peu on prendrait bien du vin chaud.&lt;br&gt;&lt;br&gt;De retour au gîte, il est bientôt temps de m'attaquer à la préparation du couscous salé sucré du repas du soir, avec du collier d'agneau qui n'aura pas survécu à la tradition pascale.&lt;br&gt;Nos camarades sont rentrés du Joly, un peu déçus de ne pas avoir pu aller aussi loin qu'ils le souhaitaient, l'équipement s'étant avéré plus long que prévu.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Mercredi&lt;/h2&gt;Fabien, terrassé par une overdose de légumes la veille au soir, laisse son transit lui dicter de rester polluer en surface. Il faut dire que le bonhomme a plutôt rodé son organisme à la charcuterie et aux patates : 5 fruits et légumes par jour ne conviennent pas forcément à &lt;a href=http://www.youtube.com/watch?v=uS6hGhvBsCs&gt;tout le monde&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;Nous avons choisi cette journée pour faire la pointe au &lt;b&gt;Jean-Nouveau&lt;/b&gt;. Une équipe de gens plutôt matinaux (Philippe T et K, Yannick) part terminer l'équipement. L'autre équipe commencera le déséquipement (Jean, Sam, Manu), accompagnée d'une équipe qui ne fera qu'une petite pointe avant de remonter (Alain et Loan). Nous partons donc trois bonnes heures après l'équipe de pointe.&lt;br&gt;Le terrain est détrempé, la voiture patine dans des sillons de boue liquide... et il a neigé dans la nuit sur le Mont Ventoux...&lt;br&gt;L'entrée du Jean-Nouveau ne paie pas de mine : un petit gouffre comme on en voit tant... qui pourrait imaginer qu'il cote près de -600 m! Jean m'a tellement vendu le P160 comme quelque chose de tellement impressionnant que j'en suis déçu : quasiment toute la progression se fait contre paroi. L'équipement est confortable, sur broches, les fractionnements ergonomiques et bien répartis : on compte en plus des fractionnements imposés par le profil du puits des fractionnements de confort qui permettent d'accélérer la progression en groupe. Il n'empêche qu'au pied du puits, les descendeurs sont brûlants... J'économise l'usage de la dudule car il ne sera pas facile de trouver de l'eau. Après le P160, un petit passage à quatre pattes mène à la suite. Pour faire bref, cette cavité est presque exclusivement une succession de ressauts et de puits. Nous semons régulièrement des bouteilles d'eau que nos camarades utiliserons à la remontée. À chaque tête de puits, ces derniers ont laissé la cote et l'heure de passage : ils ont et conservent une bonne avance. Nous finissons par les croiser vers -400 m au début du passage précédent le méandre qui mène au Puits de l'Araignée. Par rapport à la dernière visite de Manu, ce puits a été fractionné, au grand dam des amateurs de sensations fortes (anciennement, 90 mètres plein vide, d'où le nom donné au puits) mais aussi pour le confort des spéléos. Passé ce puits, la configuration du gouffre change et devient plus humide et concrétionnée. Plus on descend, plus c'est joli. Ça goutte de partout et on se sent vraiment pénétrer au coeur de la Terre.&lt;br&gt;Un peu plus bas que la salle des perles (joliment pavée de gours remplis de perles de cavernes), nous atteignons le terminus de nos camarades... personne n'est particulièrement motivé à se baigner pour équiper les quelques mètres qui nous séparent du fond de la cavité. Nous décidons de remonter. Je vais vous la faire court, parce que remonter près de 600 mètres sur corde, c'est assez monotone, d'autant plus que le Jean-Nouveau ne présente pas vraiment de passages délicats. Les endroits potentiellement difficiles ou dangereux sont équipés de plate-formes qui bien qu'anciennes, inspirent encore confiance. Nous progressons donc doucement, mais sûrement, en nous gavant d'eau comme si c'était de la bière pour garder notre efficacité musculaire, grignotant nos barres énergétiques après les grands puits. A -300 m, nos sandwiches parfumés au basilic sont comme un repas de princes. Nous portons les kits que Manu a rempli en déséquipant. Celui-ci arrêtera de déséquiper à la Salle du 14 juillet, au-delà on se retrouverait en effet avec plus d'un kit par personne et il reste encore 260 mètres à remonter : c'est assez pour aujourd'hui. Nous terminons donc la remontée avec un kit d'équipement par personne (mention spéciale pour Jean, qui porte le parpaing de cordes gorgées d'eau du fond de la cavité). Pour ma part, c'est la première fois que je remonte 600 mètres sur corde et je mesure mes efforts. Je comprends aussi enfin et dans la douleur tout le mal que l'on disait de mon modèle de baudrier : les sangles des cuisses, trop larges, me font brûler une inutile énergie lors de l'extension. Dans la lignée, le torse passe son temps à se desserrer... pour finalement casser sa lanière pendant une remontée. Une réparation avec une dyneema me permettra de poursuivre. Enfin nous arrivons au pied du P160. La remontée est fluide sans trop d'attente : nous avons un fractionnement entre nous et cet écart se maintient sur toute la remontée. Depuis la tête du P160 on voit les étoiles. Sortie à 23h30, temps passé sous terre : 10 heures. Finalement, remonter 600 mètres avec un kit au cul, ça se fait, du moment que l'on sait doser son effort.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Revenus au gîte, tout le monde est déjà couché... mais Alain qui dort d'un sommeil léger quand ses camarades sont encore sous terre nous rejoint dans la cuisine où nous faisons réchauffer la sauce &lt;i&gt;Galli&lt;/i&gt; qui accompagnera nos pâtes. Nous mangeons avec une bonne faim, dévorons un &lt;i&gt;Banon&lt;/i&gt; et vidons notre comptant de vin et de whisky avant d'aller nous coucher...&lt;br&gt;Avec le recul, il sera intéressant de retourner au Jean-Nouveau pour prendre des photos du P160 avec des équipiers munis de flash à chaque fractionnement : 160 m éclairés avec des bonhommes gros comme des fourmis, ça aura de quoi marquer l'imagination.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Jeudi&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Comme ils aiment porter des kits et faire les brutes épaisses, Fabien et Alain partent dans la matinée finir le déséquipement du &lt;b&gt;Jean-Nouveau&lt;/b&gt;.&lt;br&gt;Le reste de l'équipe part faire du tourisme, pour certains visiter les charmants villages perchés de la région (Banon, Montbrun les bains...).&lt;br&gt;Les mollets de Delphine en vélo excitent la convoitise des clébards locaux. Manu serre les dents de douleur avec des cailloux dans les reins mais tiendra à acheter son stock de &lt;i&gt;Banons&lt;/i&gt; une fois retapé. Une journée à thématique médicale, en somme...&lt;br&gt;&lt;br&gt;Un poulet au vinaigre, préparé de mémoire réunira la tribu autour de la table.&lt;br&gt;Manu, chaud comme une baraque à frites, veut descendre dans le &lt;b&gt;Caladaïre&lt;/b&gt; le lendemain matin, affronter son impressionnant P90 plein vide. Ça tient probablement au fait que la bouteille de &lt;i&gt;Macallan&lt;/i&gt; achetée dans la journée est déjà vide...&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Vendredi&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Jean nous quitte pour faire un petit crochet en Bourgogne, jouer au billard français et boire des coups.&lt;br&gt;Une petite équipe (Manu, Fab, Alain, Loan, Philippe T et votre humble narrateur) se motive pour visiter une dernière cavité : la &lt;b&gt;perte du Calavon&lt;/b&gt;. Le temps est incertain, mais les prévisions de &lt;i&gt;météo France&lt;/i&gt; ne nous donnent pas de raisons de nous inquiéter. J'explique sur la route à Loan que la dernière cavité d'un camp peut être LA cavité du fait-divers : à trop vouloir profiter d'une dernière journée de spéléo on peut en venir à oublier toute prudence...&lt;br&gt;Le ruisseau décrit comme asséché dans la littérature crache ses 6l/min alors qu'il ne pleut pas : le temps maussade de la semaine a suffisamment alimenté son bassin versant pour le remettre à flots. &lt;br&gt;Nous tenons brièvement conseil et la prudence nous dicte de rester en surface. La suite nous donnera raison : il pleuvra dru une bonne partie de la journée, nous contraignant à rester oisifs dans le gîte. Nous tuons l'ennui, qui dans la lecture, qui en regardant un film, qui en dessinant ou pour les plus extrêmes, en dormant. A l'heure où les lions vont boire (l'heure de l'apéro, quoi), la pluie faisant une trêve, nous partons nettoyer notre kilomètre de cordes dans le Toulourenc, à une quinzaine de kilomètres du gîte : il faut aller chercher l'eau loin, en région karstique. Le plateau d'Albion est, on l'a déjà dit, extrêmement aride... mais en tous cas moins que le local à matériel où l'on aurait dû faire cette corvée une fois rentrés sur Paris si personne ne s'était motivé.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Loan reste sur place pour pouvoir nous gratifier à notre retour d'un excellent poulet au saté accompagné de nouilles de riz. Alain a gardé le meilleur pour la fin : des vins du Jura en apéritif et en digestif.&lt;br&gt;Comme il ne reste plus de whisky, il faut se rabattre sur du bizarre. L'&lt;i&gt;aquavit&lt;/i&gt; pique un peu au premier verre, au second on commence à comprendre quelques mots de ce qui est écrit en norvégien sur la bouteille... et au troisième verre, on est parfaitement bilingue.&lt;/p&gt;&lt;br&gt;Samuel</description>
</item>

<item>
<title>Soirée Belge</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=671</link>
<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce soir, c'est soirée Belge.

Non pas que la bière apportée, avec quelques autres victuailles, par Fabien ait été brassée dans le Plat Pays, mais ce soir, nous nous entraînons en vue du Rallye de la Basilique de Koekelberg, 12ème du nom, qui aura lieu prochainement dans la capitale de nos amis belges.

Il fait un tantinet frisquet sous les arches du viaduc et les tactiques pour se réchauffer varient selon les participants, qui sortant sa clef de 13 pour aller équiper, qui se décapsulant une petite mousse, qui s'attelant à faire un petit feu avec des brindilles mouillées.

Bref, c'est presque rapidement qu'un parcours &amp;quot;à la belge&amp;quot; est installé : vire, parapluie, frac et truc à la con avant la redescente sur le plancher des vaches. Je dis presque rapidement, vu que votre aimable serviteur ne s'étant encombré que d'une corde à la fois entre le pied des arches et le tablier du pont (corde trop courte pour arriver en bas...), plusieurs aller-retour avec pauses casse-croûte ô combien méritées ont été nécessaires pour tout mettre en place.

Chacun aura donc pu s'essayer au parapluie belge. Afin d'éviter toute confusion, il ne s'agit pas d'une protection contre la pluie, ni d'une boisson énergisante (ne pas confondre avec le pot belge), ni d'une arme mortelle (ne pas confondre avec le parapluie bulgare), encore moins d'une position du kamasutra (ne pas confondre avec  ... hum... les amateurs savent de quoi je parle...). Non, le parapluie belge est un terme pour décrire une vire pas du tout tendue, à tendance fortement détendue à vrai dire, où comment placer cinq mètres de corde là où un mètre seulement serait nécessaire. Cela a pour conséquence que, pour passer d'un point à l'autre, il faut mettre son descendeur, commencer à descendre puis effectuer une conversion pour remonter sur la portion de corde qui monte vers l'amarrage à atteindre. Un jeu d'enfant...

Chacun aura aussi pu s'essayer au truc à la con.... À vrai dire, ce montage a certainement un nom, mais je ne le connais pas... Il a même plusieurs noms, que ma maman m'interdirait de prononcer, si je dois en croire les termes utilisés, à plusieurs reprises et avec enthousiasme, par ceux qui sont passés dessus ce soir !

Une brève description s'impose : prenez deux points d'ancrage sur un premier pilier du viaduc et accrochez-y une corde beaucoup plus longue qu'il ne serait nécessaire pour aller jusqu'au sol. Laissez pendre la corde telle qu'elle et remontez sur le tablier du pont. Installez-y une deuxième corde, mais sur le pilier d'en face que l'on appellera deuxième pilier. Trouvez un frac à la même hauteur que celui installé sur le premier pilier sur le deuxième pilier et descendez jusqu'au sol. Récupérez la première corde, traversez entre les deux piliers et remontez au frac du deuxième pilier pour accrocher le bout de la corde venant du premier pilier. Tendez-la un peu de manière à ce que la corde fasse un bel arc de cercle entre les deux piliers. Attention, ne tendez pas trop (il ne s'agit pas de faire une tyrolienne), mais tendez assez tout de même (il ne s'agit pas de finir le derrière par terre une fois pendu dessus).

Et voilà, vous avez un bel instrument de torture pour vos compagnons de soirée !

Mais comment ça se passe ce truc à la con ? C'est la première question qui est venue aux spectateurs une fois le montage terminé. Bien... pour faire simple (pour une fois), en partant du premier pilier, il &amp;quot;suffit&amp;quot; d'installer son descendeur sur la corde, de descendre jusqu'à être au fond de la boucle (en ayant pris soin d'enlever son frein avant qu'il ne soit trop tard), d'installer sa poignée sur la corde et de tirer dessus de manière à se rapprocher au fur et à mesure du deuxième pilier, et de finalement installer son croll dès que possible sur la corde pour finir de monter avant de redescendre. Assaisonnez le tout de quelques grognements et doux noms d'oiseaux redevenus actifs et chantants grâce au printemps et il y a plus ka !

Tout ça est clair comme de la Trappiste de Rochefort non ?

Attention, Bruxelles, nous voilà !

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Anthropologie spéléologique animalière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=693</link>
<pubDate>Sat, 31 Mar 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tout commence un matin brumeux, alors que les être nocturnes et sylvestres s'en sont retournés dans leurs terriers et âtres respectifs. La forêt, encore tranquille, attend impatiemment les premiers rayons de soleil pour se réchauffer et faire évaporer les perles de rosée qui habillent les délicates aiguilles des pins.

Quelques chants d'oiseaux retentissent, encore discrets car, bien que ce soit le printemps, les températures et la météo jouent les prolongations de l'hiver. Dédé la taupe est en train de se brosser les dents - le sable de la forêt de fontainebleau lui colle un peu aux babines - quand, soudain, des bruits étranges se font entendre. Passant un rapide coup de chiffon sur ses binocles embuées, Dédé se dirige à pas empruntés (pensez qu'il n'y voit goutte, même avec ses lunettes) vers la source de ce bruit saugrenu, mais néanmoins matinal.

D'étranges appareillages semblent glisser sur le chemin en contrebas de son territoire. Point de pattes ou autres ailes plus ou moins diaphanes, non, ces étranges créatures peu discrètes sont posées sur des boudins ronds et noirs. Elles finissent par s'immobiliser sur le bord du chemin. Des êtres bipèdes sortent miraculeusement par les flans de ces bidules - comment les nommer autrement ? - qui ont cessé de faire ce bruit détestable, si vrillant pour les oreilles de notre petite boule de fourrure myope. Mais les êtres se tenant sur deux pattes ne sont pas moins bruyants ! Et commencent à s'égayer sur le chemin qui monte.

Le premier réflexe de Dédé est de prendre la fuite vers son terrier confortable et de rejoindre Mimi, qui doit déjà sommeiller tranquillement dans leur petit nid douillet ! (certes elle ronfle, mais bon ... c'est ainsi ...) Mais les êtres à deux pattes s'essoufflent rapidement dans la pente et font déjà beaucoup moins de bruit ! De tels animaux, incapables de gravir un petit chemin montant sans s'essouffler, ne doivent pas être si dangereux que ça et, de plus, Dédé n'est pas le moins curieux des animaux de la forêt... Il interrompt sa fuite et rejoint son point d'observation qui donne sur la petite clairière au bas du gros rocher. Car il se rappelle maintenant, c'est à nouveau la période où ces drôles animaux, déjà peu gracieux sur deux pattes, viennent tendre leurs toiles sur le gros caillou et s'y suspendre d'une manière encore moins gracieuse - oui, cela est possible !

Dédé les regarde s'installer, déployer une grande fourrure bleue et y déposer toutes sortes d'objets hétéroclites, qui tantôt ressemblent à des fagots souples, tantôt à de petits cailloux étranges, tantôt à des vers de terre...  Ce qui lui fait penser que s'il veut faire quelques découvertes anthropologiques aujourd'hui, il devra rester un certain temps à son poste d'observation, donc qu'il lui faudrait prendre un petit en-cas et quelques réserves de nourriture pour la journée. Car, il le pressent, cela risque d'être fort intéressant aujourd'hui ! Il sort de son état de contemplation - les deux pattes ont allumé des flammes bleues, sur lesquelles ils ont posé une gamelle d'où ils ont tiré un liquide noir qui semble leur redonner vie (et donc les font refaire un bruit du tonnerre !) - et se rend dans son petit terrier.

Il se jette sur son frigo à la recherche de quelques vers de terre bien frais. Point de bière ici, nos petits amis de la forêt ne connaissent pas ce doux breuvage. Gageons que sinon ils en feraient une grande consommation. Mais réjouissons-nous également, car pensez à ce que serait une balade en forêt où l'on pourrait croiser des sangliers complètement raides ou des écureuils rendus belliqueux par l'alcool, en train de lancer des noisettes sur tous les passants !

Bref, le temps de son incartade (Dédé avait finalement grande faim et au lieu d'un en-cas s'est offert un vrai et plantureux repas), des fils pendent déjà au caillou, avec quelques uns des deux pattes déjà collés dessus, d'une manière assez incongrue du point de vue d'une taupe. Les gestes sont saccadés et certains sont bien hésitants, tantôt montant, tantôt descendant sur ces fils, sous le regard d'autres deux pattes, bien campés au sol et semblant donner des conseils (plus ou moins utiles).

Après quelques allers et retours, des deux pattes, qui semblent être les chefs, s'amusent à faire des n?uds sur les fils et poussent d?autres deux pattes, qui semblent être en apprentissage, à monter sur les fils ainsi noués ! Dédé trouve cette pratique fort curieuse, car, à son humble avis, pourquoi se compliquer la vie à faire des n?uds sur un fil !! D'ailleurs, Fifi l'araignée, une amie à lui qu'il croise de temps à autre, surtout quand il s'empêtre dans ses toiles faute de les avoir vues, ne fait que pester lorsqu'elle trouve un n?ud sur ses fils. Dédé sent qu'il n'a pas encore assez étudié ces sujets d'observation pour en comprendre toutes les actions. Il commence par contre à comprendre certains des termes utilisés : &amp;quot;conversion&amp;quot;, &amp;quot;passage de n?ud&amp;quot;, &amp;quot;petite longe&amp;quot;, &amp;quot;croll&amp;quot; ... sans toutefois saisir toutes les subtilités de ces borborygmes.

Les voilà d'ailleurs à utiliser un petit bout de ficelle pour monter à la corde, de manière bien peu efficace, alors qu'ils ont normalement des sortes de pinces, bien pratiques pour progresser. Il faudra d'ailleurs qu'il en parle à Fifi, qui tombe de temps en temps de sa toile et reste pendue au bout de son fil quelques temps avant de remonter. De telles pinces lui permettraient de rester bien ferme sur ses fils, car il l'a bien vu, même si c'est un peu flou quand même, aucun des deux pattes n'est encore tombé !

Au même moment où l'estomac de Dédé se réveille pour lui transmettre l'information sur sa vacuité, les deux pattes redescendent de leurs câbles, étalent une grosse fourrure orange sur le sable et s'y jettent pour ripailler. Dédé lutte quelques minutes contre ses bruits gastriques afin d'observer les coutumes alimentaires des deux pattes, mais tout ce qu'il voit le dégoûte : des bouts de bois beiges, souples et blancs à l'intérieur, dans lesquels ils placent des tranches souples ou étalent une sorte de terre, tout en appelant ça &amp;quot;sandwich&amp;quot;,et d'autres aliments avec des noms tout aussi biscornus comme &amp;quot;salade&amp;quot; ou &amp;quot;nouilles&amp;quot;. Pas la trace d'un seul ver de terre, grillon ou autre scarabée. Beurk ! Dédé s'enfuit avant la nausée et se retranche dans son terrier encore tout tremblotant, les poils hérissés.

Il lui faut un certain temps pour s'en remettre. Pensez-vous, même la vue des appétissants vers de terre de sa réserve spéciale lui donne des frissons ! Au début tout du moins, car, finalement assez rapidement après avoir vu une telle horreur, Dédé se reprend et reprend du ver de terre également...

Gigi, sa grand mère du côté maternel, lui disait toujours que la curiosité est un vilain défaut. Dédé était alors un enfant, certes respectueux, mais ni sage, ni obéissant. Quelque part, il n?a pas changé depuis. Pesant le pour et le contre entre deux aspirations de vers délectables, Dédé envisage de retourner en surface continuer ses études anthropologiques qu'il compte bien publier un jour ou l'autre dans l'Echo des Terriers, journal à petit tirage, mais de renom. Un ronflement un peu plus vigoureux de Mimi le décide. De toute manière, avec toute cette excitation, il n'arrivera pas à dormir cet après-midi.

Toutes les atrocités ont une fin, dit-on, et celles en surface ont eu la leur, terrassées par la faim des deux pattes. Il ne reste pas bezef de nourriture, au grand soulagement de Dédé, qui néanmoins évite de regarder vers les lieux de l'orgie et se concentre à nouveau sur le caillou et ses fils.

Bref, Dédé est tout excité et écarte tout grand ses petits yeux, ajustant avec soin ses binocles. Un deux pattes grimpe un peu à son fil à l'aide de ses pinces et s'immobilise. Un autre deux pattes grimpe à son tour et rejoint le premier, lui monte dessus et effectue de nombreux mouvements, avec force de grognements, imité par l'autre deux pattes. Puis ils redescendent de concert et, une fois retournés au sol, semblent assez satisfaits d'eux, un sourire aux lèvres. Ce premier coït excite apparemment beaucoup les autres deux pattes qui se mettent à faire la même chose sur tous les fils qui pendent et l'air résonne bientôt de grognements.

Dédé pense qu'il le tient, son article dans l'Écho des terriers et peut-être même une place à la docte Académie ès Sciences du Bosquet, dirigée par le respectable Bébert le sanglier. Car, à n'en pas douter, il est le premier observateur d'un accouplement de deux pattes. Voici donc le pourquoi de tous ces salamalecs sur les fils ! L'accouplement des deux pattes se réalise pendu à un fil ! Elémentaire mon cher Blaireau ! À la réflexion, tout ceci n'est pas si surprenant, bien d'autres animaux - aux m?urs étranges, je vous le concède - s'accouplent en dehors de leur domaine de prédilection, telles les fourmis s'accouplant en plein vol alors qu'elles rampent à même le sol le restant de leur vie.

Dédé s'était fait une idée sur les sexes des différents deux pattes, les femelles semblant avoir une fourrure beaucoup plus longue que les mâles au niveau de la tête. Mais force est de constater pour Dédé qu'il a mal interprété la longueur de la fourrure des deux pattes, car sinon comment comprendre que deux mâles ou deux femelles soient en train de s'accoupler ! D'autant que deux d'entre elles jouent les prolongations et l'aide de plusieurs deux pattes est nécessaire pour les décrocher de leur fil...

Dédé doit revoir l'ensemble de son raisonnement et reprendre toutes ses notes, il a certainement fait une erreur d?interprétation et doit absolument la corriger s'il veut publier ses écrits et gagner sa place à l'Académie du Bosquet !

Tout à sa réflexion, Dédé reprend son observation alors que les deux pattes rangent leur matériel et replient leur grande fourrure orange. Tout redevient calme dans les bois alors qu?ils réintègrent leurs engins de terreur, qui s'éloignent lentement, mais bruyamment, de la clairière.

Dédé soupire, la journée est terminée, il est éreinté de n'avoir dormi et son estomac redonne signe de vie, l'appelant vers les profondeurs de la forêt, vers la douceur de son terrier. Il a la fourrure toute humide, le soleil ne s'étant pas présenté de la journée pour sécher un peu tout ça et va devoir relire toutes ses notes pour tenter de comprendre ce qu'il a observé. A l'entrée de son terrier, il entend Mimi en train de s'affairer, soupire et entre doucement, la tête basse, prêt à affronter sa compagne, qui va lui passer un sacré savon d'avoir été dehors toute la journée. Il pressent qu'elle ne le croira pas lorsqu'il lui racontera tout ce qu'il a vu et préférera croire qu'il a fricoté avec leur voisine Lulu.

Ce n'est que tard dans la nuit que Dédé réussit à convaincre Mimi de sortir et venir constater par elle-même des traces laissées par les deux pattes. À peine ont-ils le museau dehors, que le bruit dantesque fait sa réapparition ! Mimi est affolée et Dédé, ébloui par des lumières violentes, ne sait plus où il est.

Voici à nouveau des deux pattes ! Enfin Dédé va pouvoir entièrement convaincre Mimi de ses dires. En plus, ça semble être les mêmes deux pattes qu'en journée, bien qu'ils soient beaucoup moins nombreux. À peine arrivés, certains se jettent sous le caillou, déploient une grande fourrure orange et s'enroulent dans d'autres fourrures. Quels drôles d'animaux quand même ! Il ne faut pas longtemps pour qu'ils s'endorment. Dédé s'en va faire de même, bien que Mimi l'incite à venir chasser avec lui. Il est trop fatigué pour ça, même si un peu excité tout de même, car il comprend que les deux pattes vont se donner en spectacle le lendemain, à nouveau...

Au petit matin, Dédé se fait plaisir pour le petit déjeuner, ver farci aux collemboles, scarabée doré et cuisses de grillon. Un repas de fête que lui a préparé Mimi avant de venir se coucher. Il se sent prêt pour une nouvelle journée d'observation et se voit déjà sur le devant de la rampe, exposer ses nouvelles découvertes et annoncer son départ en expédition dans le monde des deux pattes pour en apprendre encore plus sur leurs m?urs, et, pourquoi pas, ramener quelques spécimens pour les étudier de plus près ! Dédé revient sur terre alors qu'il shoote vigoureusement dans une racine qui traîne par là et c'est plein de jurons et en clopinant qu'il finit par rejoindre son poste d'observation.

Rien de bien neuf sous le soleil, qui heureusement pointe un peu son nez. Un des deux pattes à tout de même allumé un feu au pied du caillou, où à tour de rôle, chacun des autres deux pattes vient faire un tour plus ou moins long, approchant qui les mains, qui les pieds, qui le postérieur des flammes. D'une manière surprenante, les deux pattes sont à nouveau au complet, certains ont du passer la nuit en dehors de la forêt. Dédé entend même prononcer un mot, &amp;quot;hôtel&amp;quot;, dont il n'arrive pas à comprendre le sens.

Les pseudos accouplements reprennent et Dédé voit bien d'autres opérations se dérouler, mais il a bien du mal à se concentrer, ses yeux ayant la fâcheuse tendance à se fermer tous seuls. Enfin, la matinée file rapidement et Dédé est réveillé en sursaut alors que les deux pattes font relâche pour la pause déjeuner. La fourrure orange est à nouveau déployée et les bipèdes ressortent leurs aliments de malheur. Dédé tient bon le coup pour observer ce repas et note que ce genre d'activité semble induire une certaine fatigue, car plusieurs de ces êtres se couchent et s'endorment à même le sol, sous le soleil maintenant resplendissant.

Ce qu'il ne tarde pas à faire lui-même, à l'insu de son plein gré !

Dédé se réveille enfin en fin d'après-midi, complètement déphasé, les paupières lourdes, juste alors que tous les deux pattes s'en redescendent vers leurs véhicules, qui vrombissent à nouveau pour un départ, définitif cette fois.

Las, Dédé rejoint son terrier et va chercher un petit rab de sommeil dans son nid douillet avant de se lever tôt ce soir. Il est un peu désabusé et décide de laisser passer un peu de temps avant de relire ses notes, le temps de la réflexion. D'ailleurs, peut être que d'ici-là d'autres deux pattes passeront dans le coin et qu'il pourra valider certaines de ses hypothèses ?

NDLR : Dédé finira par publier un article dans l'Écho de la Forêt, sur les habitudes alimentaires des deux pattes, qui sera plus ou moins bien reçu par la critique. Aujourd'hui, Dédé a abandonné ses prétentions scientifiques et préfère gober quelques vers bien frais plutôt que d'observer les deux pattes qui viennent régulièrement empiéter sur son territoire. Avec Mimi, il pense à déménager dans une banlieue un peu plus calme...

Marcel le Chevreuil</description>
</item>

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<title>Topographie en Touraine</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=670</link>
<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Une fois n'est pas coutume, nous partons faire de la spéléo &amp;quot;de surface&amp;quot;.&lt;br&gt;L'objet du week-end est d'initier les plus débutants d'entre nous à la topographie souterraine et, pour les autres, d'échanger sur leurs méthodes et expériences. Cet interclub du CDS92 qui était dans les cartons depuis près d'un an se réalise enfin.&lt;br&gt;Nous réunissons donc trois clubs du CDS92 (&lt;i&gt;Terre et Eau&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;ASTC&lt;/i&gt;, et &lt;i&gt;Abimes&lt;/i&gt;), ainsi que Daniel Chailloux (&lt;i&gt;AREMIS&lt;/i&gt;, 94) et José (dans tellement de clubs qu'il ne sait même plus lesquels) en &lt;i&gt;guest-stars&lt;/i&gt; et topographes éclairés.&lt;br&gt;Notre terrain de jeu, inhabituel, est une &lt;b&gt;carrière de tuffeau&lt;/b&gt;, ancienne champignonnière convertie en cuverie, gracieusement mise à disposition par son propriétaire curieux d'en avoir enfin un plan.&lt;br&gt;Nous quittons donc la capitale vendredi soir direction la Touraine. Autre région, mais mêmes rituels : dès l'arrivée à notre centre d'accueil, les bières et drôleries diverses, victimes de la gravité, changent de contenant. C'est pour beaucoup d'entre nous l'occasion de faire connaissance et pour d'autres des retrouvailles. Tout le monde a des histoires à se raconter et il faut se faire violence pour aller mettre la viande dans le torchon, mais la journée du lendemain sera studieuse...&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Samedi matin, dans la foulée du petit déjeuner, Philippe et Daniel présentent la méthodologie de la topographie : choix des stations, tenue du carnet de topographie, dessin à l'échelle à mesure de la progression dans le carnet topo. Daniel a amené feuilles millimétrées et rapporteurs topo qui s'avéreront fort efficaces sous terre. L'instrument clé de la réussite est le &lt;i&gt;Disto X&lt;/i&gt;, lasermètre Leica modifié pour les besoins de la topographie souterraine. Pour le reste, notre matériel reste rustique : carnet topo (feuilles de saisie, papier millimétré et rapporteurs) et piges de topographie (l'une sert de mire, l'autre de support pour le &lt;i&gt;Disto&lt;/i&gt;).&lt;br&gt;Cinq équipes de topographes sont constituées, comprenant chacune au moins un encadrant rompu à la topographie (si on considère que la tenue d'un carnet topo au stage initiateur entre dans cette catégorie...). Chaque équipe se compose de deux topographes et un dessinateur. Le topographe de tête a pour mission la recherche des points de visée (stations topographiques), et devra anticiper le développement de la cavité. L'autre topographe se charge des visées. Le dessinateur, enfin, saisit les données topographiques transmises par les topographes (distance entre deux stations, angle au nord, pente, largeurs gauche et droite, hauteur) et reproduit la topographie à l'échelle à mesure de la progression sur papier millimétré. La calibration des &lt;i&gt;Disto X&lt;/i&gt; vérifiée, il est désormais temps d'aller sur le terrain.&lt;br&gt;Pendant que nos camarades mangent leur pique-nique dans la carrière, nous effectuons une première visite avec Daniel et Jean-Paul pour découper la carrière en secteurs à affecter à chaque équipe. Il faut dire que nous prenons notre temps, émerveillés que nous sommes par la quantité d'artefacts présents : tableaux de champignonnistes, notes de champignonnistes, graffitis anciens divers... La carrière est propre, telle qu'elle a été laissée lors de l'abandon de la production de champignons. A notre retour, les équipes qui commençaient à s'impatienter se dispersent donc sur leur terrain d'opération : nous sommes partis pour une journée de relevés topographiques.&lt;br&gt;Le parcours des galeries est effectué avec méthode, relevant toutes les bifurcations, changement de pente, galeries borgnes... Le dessin de nos zones prend forme sous nos yeux sur le carnet topo. Dès que possible, nous effectuons des bouclages dans les zones complexes : cela consiste à progresser de point en point jusqu'à revenir sur un point déjà topographié afin de faire une double vérification. Des bouclages entre équipes sont créés de même, ce qui est d'autant facile que plusieurs lucarnes percent les galeries, permettant de voir des zones topographiées par d'autres groupes. Ces mêmes bouclages permettront par la suite, avec l'aide de l'outil informatique, de détecter et tenter de corriger les erreurs de mesure.&lt;br&gt;Le travail est répétitif, mais assez addictif : à la topographie, nous mêlons aussi la découverte de la carrière. Il n'en existe en effet pas de plan connu, et nous ne connaissons pas par avance les zones à topographier.&lt;br&gt;Vers 18h, Jean-Paul bat le rappel, il ne s'agirait pas d'arriver en retard pour l'apéro. Et surtout, nous n'avons effectué que la première partie du travail, à savoir la collecte de données topographiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Un premier assemblage des dessins des cinq équipes est assez étonnant : à quelques erreurs près, le résultat est plutôt cohérent, et donne une vue assez réaliste du plan de la carrière. La preuve est faite qu'une bonne méthodologie, appliquée avec soin, peut permettre un travail collaboratif efficace... Il faut toutefois admettre que l'utilisation de lasermètres permet des relevés bien plus rapides et précis que les instruments traditionnels (boussole, clinomètre, topofil ou décamètre...) et n'est donc pas totalement étrangère au succès de l'opération.&lt;br&gt;La saisie des points topographiques constitue l'étape suivante. Le logiciel visual topo va nous permettre, en conjonction avec nos dessins, de détecter et corriger les plus grosses erreurs (erreurs de nommage de stations topo, erreurs de saisie...).&lt;br&gt;L'ambiance autour de l'apéro est donc, on l'aura compris, plutôt studieuse. Tant et si bien qu'après le repas (poulet aux citrons et olives), nous retournons terminer le travail un peu comme des gosses qui reviennent à un jeu interrompu... La sortie sur papier du squelette de la carrière va s'avérer utile pour repérer les erreurs de bouclage, et la génération d'un KML va nous permettre de visualiser le zonage de la carrière en photographie aérienne avec &lt;i&gt;GoogleEarth&lt;/i&gt; : l'époque du topofil est désormais bien lointaine, la topo passe au monde numérique!&lt;br&gt;Comme bien souvent, le Bowmore et le gris de la Côte Saint Jacques aidant, on continuera à discuter tard autour de la table... Un fantôme de passage déclenchera l'alarme d'incendie, tirant de leur sommeil les trois quarts des participants et manquant de faire renverser leurs verres au quart restant. Le mystère restera entier mais ne pertubera pas pour autant la mise à l'étiage méthodique des bouteilles, qui mènera les derniers retardataires jusque tard dans la nuit.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Au petit matin - &lt;i&gt;du moins pour un dimanche&lt;/i&gt; - , tout le monde est péniblement debout pour poursuivre la topographie. Nous tirons les leçons des erreurs de la veille et, après quelques rappels de bons usages et de méthode par Daniel, nous regagnons la carrière. Ceux qui se sont couchés le plus tard ont un peu de mal à obtenir entre deux tremblements et grognements d'estomac une visée correcte de la mire, d'autres se retrouvent même dans l'incapacité de dessiner... autant de symptômes du sevrage alcoolique : la journée va être longue. Nous nous fixons pour limite d'arrêter la topographie en milieu d'après-midi, car il faut retourner à Paris tout en évitant au mieux les embouteillages du retour de vacances. Nous revenons au soleil sous un roulement de pédale double et de &lt;i&gt;picking&lt;/i&gt; nerveux : en face de la carrière, un groupe amateur répète du heavy metal dans son garage... &lt;i&gt;Si certains en sont agacés, d'autres boiraient bien des bières dans le garage en mémoire de Dio.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;Même rituel de retour au centre d'accueil : saisie des points topo et sortie du squelette sur papier. Quelques erreurs apparaissent qui devront être corrigées, mais l'ensemble est plutôt cohérent et confirme non seulement que la méthode est bonne, mais qu'elle est robuste et utilisable par des spéléos aux moyens cognitifs limités (en l'ocurrence limités par le manque de sommeil et l'ingestion irrationnelle de produits fermentés). Nous devrons recouper ultérieurement la cheminée de ventilation trouvée dans la carrière avec un relevé GPS en surface.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Après cette collecte de données, le plus lourd restera à faire : la création proprement dite du plan avec un outil de dessin vectoriel, mais c'est une autre histoire... Nous sommes déjà quelques uns à vouloir revenir poursuivre l'exploration et la topographie de cette carrière qui n'a pas encore dit son dernier mot.&lt;/p&gt;&lt;hr&gt;&lt;i&gt;Bilan du week-end :&lt;/i&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;150 stations topographiques&lt;li&gt;1500 mètres topographiés&lt;li&gt;12 planches de topographie à exploiter pour le dessin du plan&lt;/ul&gt;&lt;br&gt;Samuel</description>
</item>

<item>
<title>Retour à Baudin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=677</link>
<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;De retour à Baudin, et pourtant, ça a été une longue histoire... nos dernières sorties avaient été limitées par la pluie (les Biefs Boussets &lt;a href=/sortie_details.php?id=668&gt;annulés&lt;/a&gt; et remplacés par des cavités plus sèches, une sortie en rivière annulée et &lt;a href=/sortie_details.php?id=661&gt;transposée aux Cavottes&lt;/a&gt;...). Jusqu'à la dernière minute, nous avons hésité à nous engager dans une sortie spéléo avec une météo aussi incertaine. Certains par prudence s'étaient déjà désistés pour des plans plus sûrs, comme faire du BTP à la combe aux prêtres. En effet, pour ceux qui connaissaient déjà Baudin, la perspective de ne pas aller plus loin que la galerie des &lt;i&gt;Momies&lt;/i&gt; n'était pas vraiment motivante. Encore moins motivant : rester bloqué par la montée des eaux de l'autre côté des &lt;i&gt;Momies&lt;/i&gt;, passage réputé se désamorcer d'autant plus lentement qu'il siphonne rapidement... Cette sortie programmée longtemps à l'avance, en pleine période de crue, n'était donc pas gagnée d'avance!&lt;br&gt;Pourtant, par chance, la semaine qui précéda notre sortie aura été relativement sèche. Les propriétaires du gîte de Nans sous Sainte-Anne nous assurent que les &lt;i&gt;Momies&lt;/i&gt; sont à l'étiage. Baudin est à nous. L'équipe sera constituée de Marie-Anne, Cindy, Vladimir, Vincent, Jean, Sylvain, Alain et moi-même.&lt;br&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Il a fait froid et une mince couche de neige couvre le Jura... mais pas assez pour noyer notre grotte à la fonte! Nous arrivons dans la nuit au gîte et trouvons dans la salle commune tout un chaos de matériel spéléo : casques gras d'argile, bidon, et diverses bouteilles entamées. Nous ne serons pas seuls, des confrères belges sont déjà là. Nous vidons le pack de bière prévu pour l'arrivée au gîte et au lit dans nos dortoirs. Le ronfleur se retrouve isolé avec le possesseur de boules quiès. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Au petit déjeuner, nous croisons nos camarades belges qui ont pour certains visité Baudin la veille : ils nous confirment que ça passe.&lt;br&gt;L'avantage du gîte du Lison, c'est que l'on s'équipe et déséquipe sur place pour aller à Baudin, et que le sentier pour la marche d'approche commence derrière le gîte.&lt;br&gt;Nous prévoyons d'emblée de nous scinder en deux groupes : pour Cindy, Marie-Anne, Sylvain, Alain et Vincent, objectif minimum ?le &lt;i&gt;Tripode&lt;/i&gt;?, et objectif ?jusqu'où ça passe sans néop? pour Jean, Vladimir et moi-même. Nous laissons au premier groupe une petite avance avant de nous engager. La première partie de la cavité avec son ramping reste conforme à mes souvenirs. Un peu de crapahut et nous arrivons au shunt de l'actif, via un toujours étroit boyau qui débouche au dessus de la cascade. Dans mes souvenirs la tête de puits était plus péteuse (Emilie en fit d'ailleurs les &lt;a href=/sortie_details.php?id=318&gt;frais au retour&lt;/a &gt;) : en fait, sans aller jusqu'à dire que c'est confort, ça passe plutôt bien. Le pendule qui m'avait un peu impressionné l'an passé se passe les doigts dans le nez... mais on ne peut pas en dire de même de la vire sur laquelle je sèche comme de la Morteau dans un fumoir. Mes longes sont beaucoup trop longues et je tire sur mes bras comme un âne pour un exercice qui devrait relever de la routine. Nous rejoignons nos camarades au pied de la vire et Vince m'accueille donc avec un bienveillant &lt;i&gt;?alors t'as séché sur la vire mon gros?&lt;/i&gt;... On repart dans l'actif en mode &lt;i&gt;Disneyland&lt;/i&gt; : nous jouons en opposition pour ne pas tomber dans les marmites. Les groupes s'inversent et nous ouvrons la marche avec Jean et Vladimir, Cindy n'étant pas encore tout à fait à l'aise dans ces acrobaties. N'ayant visité qu'une seule fois cette grotte, j'ai pourtant l'impression de retrouver un lieu familier, que mes pas se posent exactement là où ils s'étaient posés l'an passé. On retrouve ce petit passage d'escalade un peu tendue en amont d'une cascade, où nous avions posé une corde lors de notre précédente visite. Vladimir avec son expérience de grimpeur nous escalade l'obstacle comme s'il avait fait ça toute sa vie, pour notre part de purs spéléos, c'est beaucoup moins fluide, mais ça passe, avec tout de même une question en suspend : au retour, on fait comment?&lt;br&gt;L'&lt;i&gt;Oreille&lt;/i&gt; me semble plus petite que dans mes souvenirs. Je suppose que cette sensation n'est pas propre à la spéléo : lorsque nous visitons un lieu pour la seconde fois, il nous semble toujours moins grand, moins impressionnant que dans nos souvenirs. Probablement parce que l'imagination nous a permis d'une certaine manière de nous approprier les lieux.&lt;br&gt;Nous faisons halte à la Plage, où nos camarades finissent par nous rejoindre. Cindy a pris un bain forcé là où nous avions peiné à escalader : la corde n'aurait pas été un luxe.&lt;br&gt;Ayant déjà mangé, nous laissons sur place nos camarades qui se donnent pour objectif maximum le &lt;i&gt;Tripode&lt;/i&gt;, d'autant plus que notre portugaise préférée, roulée dans sa couverture de survie, risquerait de se refroidir sur une sortie plus longue...&lt;br&gt;Vladimir ouvre la marche et court comme un gosse dans un magasin de jouets, nous n'échangeons pas un mot avec Jean, mais on peine à le suivre. Nous payons clairement notre amour pour toutes ces choses qui sont mauvaises pour la santé (à commencer par le fromage, le vin, la charcuterie...).&lt;br&gt;Bien qu'ayant peaufiné son pipeau géologique depuis &lt;a href=/sortie_details.php?id=318&gt;l'an passé&lt;/a&gt;, Jean ne trouve toujours pas d'explication à la desquamation de la &lt;i&gt;galerie des plaquettes&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;Nous croisons une équipe de nos camarades belges, qui sont sur le retour, dans la &lt;i&gt;salle Belauce&lt;/i&gt; précédant le &lt;i&gt;Tripode&lt;/i&gt;. D'ailleurs, tant qu'on parle de vous, les mecs, j'ai lu votre sympathique compte-rendu :&lt;ul&gt;&lt;li&gt;on s'était justement séparé en deux groupes pour pouvoir tracer&lt;li&gt;c'est sympa de reprendre des &lt;a href=http://www.scsc.be/FrmDetailCompteRendu.aspx?id=252&gt;morceaux complets&lt;/a&gt; de &lt;a href=/sortie_details.php?id=318&gt;mon compte-rendu&lt;/a&gt; de l'an passé : content que mon style vous plaise, c'est la rançon du succès (&lt;i&gt;allez, bisous et sans rancune!&lt;/i&gt;)&lt;/ul&gt;Le &lt;i&gt;Tripode&lt;/i&gt; est toujours là, fidèle au poste. On peut se demander comment une botte maladroite n'a toujours pas cassé cette fragile concrétion, preuve que même les spéléos les plus mal dégrossis sont encore capables de délicatesse et de prudence. Nous prenons la traditionnelle photo souvenir et reprenons notre chemin. On alterne galeries et éboulis dans des salles portant des noms qui fleurent bon le colonialisme pour finalement arriver au dessus de ce que la topo nomme &lt;i&gt;?le bassin merdique?&lt;/i&gt;... Vladimir part en exploration. Jean allume sa ?clope de fin de grotte? car nous avons compris que c'est à partir d'ici que la néoprène s'impose. Vladimir nous revient après s'être mouillé jusqu'au raisonnable. Nous découvrirons la suite dans l'autre sens, lorsque nous ferons la traversée du Verneau.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Le retour se passe presque sans histoire. Presque.&lt;br&gt;De retour sur l'éboulis qui mène au &lt;i&gt;Tripode&lt;/i&gt;, nous peinons à retrouver notre chemin. Nous nous déployons pour trouver la suite, avant de capituler : plus ça va, moins les passages nous évoquent de souvenirs. Jean sort donc sa topo... et laisse tomber les planches qui nous intéressent dans l'éboulis! Sous nos encouragements, car il vaut mieux en rire qu'en pleurer, il se démènera pour tenter de récupérer la topo. J'immortalise la situation en photo. Après quelques contorsions et avoir commencé de la désobstruction, ce dernier finit par récupérer la totalité du plan. Ne jamais sous estimer les trous dans les éboulis... c'est d'ailleurs par un de ces trous que nous attend le chemin du retour.&lt;br&gt;Nous faisons la désescalade du passage péteux au-dessus de l'actif sans corde, probablement parce que Vladimir avec ses réflexes de grimpeur nous a ouvert la voie. L'autre groupe aura assuré la même descente par corde pour éviter un bain aussi près de la sortie. Pour ma part, je raterai un pas un peu plus loin et prendrai un bain intégral dans une marmite, une manière comme une autre d'assurer ma thermorégulation. Nous rejoignons la première équipe avant la vire, vire qui se passe bien mieux qu'à l'aller, avec une longe longue bien réglée.&lt;br&gt;On perdra ensuite Vladimir une fois sur le chemin, qui s'étant aventuré trop loin s'est trompé de bifurcation et s'est fourvoyé dans un boyau borgne et glaiseux au lieu de s'engager dans la &lt;i&gt;salle Hope&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;sic&lt;/i&gt;).&lt;br&gt;Enfin, dans la dernière partie, nous faisons une boucle digne de &lt;i&gt;Blair Witch project&lt;/i&gt;. En choisissant le mauvais embranchement, nous arrivons au pied de l'échelle spéléo dont nous ne devrions voir que l'amarrage! Je repère cette échelle, et la fatigue aidant, me dis que c'est le bon chemin : à aucun moment je ne calcule que l'on ne voit pas la bonne extrémité de cette échelle. Nous nous aventurons donc dans des boyaux inconnus, bas et assez gras. Jean nous revient à un moment couvert de boue avec une évidence : ce n'est pas par là! Demi tour, et arrivée à l'échelle, l'évidence nous  saute aux yeux : nous sommes un niveau trop bas, et Jean s'était engagé dans la bien nommée &lt;i&gt;?galerie de la boue?&lt;/i&gt;. Nous réfléchissons un instant sur la possibilité de faire demi-tour, afin de retrouver l'embranchement où nous nous sommes perdus... mais ça ouvre la possibilité de se perdre encore plus. Finalement, nous empruntons le chemin ouvert par l'échelle. Celle-ci est équipée avec une corde d'assurage statique de 10 mm, que nous utiliserons plutôt que de perdre de l'énergie sur ce foutoir instable qui fut pendant si longtemps le seul outil de progression verticale de nos prédécesseurs. Nous avons probablement perdu une heure à tourner en rond... Une fois au bon niveau, le retour se fait d'une traite, en suivant le courant d'air de plus en plus fort. Nous ressortons de la grotte à l'issue de près de 12h sous terre.&lt;br&gt;Cette fois-ci nous ne nous perdons pas sur le sentier du retour vers le gîte : l'an passé nous avions atterri à l'autre bout du village.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nos camarades nous attendaient de pied ferme, apéro à l'appui, et commençaient à devenir un peu inquiets de notre retard. Encore une histoire qui se termine sur une raclette avec du fromage acheté à la &lt;i&gt;fromagerie du Lison&lt;/i&gt; et de la &lt;i&gt;&lt;a href=http://doubs-direct.fr/boutique/bieres/17-trobonix-blonde.html&gt;Trobonix&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Les insomniaques finiront la soirée au coin du feu, à boire les trucs bizarres qu'il nous reste...&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Il a neigé en altitude dans la nuit, et les sommets saupoudrés de blanc nous offrent pour le petit déjeuner un paysage enchanteur. On ne peut qu'avoir une pensée pour les petits camarades restés à Paris... Personne n'arrive vraiment à se motiver pour aller sur la via ferrata ou bien remettre son matériel gluant pour visiter une nouvelle cavité. C'est donc après le farniente, la remise en état du gîte, et l'achat de produits locaux à la fromagerie, que nous levons l'ancre direction Lutèce.&lt;/p&gt;&lt;br&gt;Samuel</description>
</item>

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<title>AG du CDS92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=708</link>
<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une fois n'est pas coutume, cette année l'AG du CDS92 s'est déroulée dans l'Yonne.&lt;br /&gt;
 
Pour nous occuper entre les séances de comptes-rendus et votes nos gentils organisateurs nous propose d'aller se dégourdir les jambes dans deux trous le samedi : &lt;i&gt;Villepot&lt;/i&gt; pour les uns, le &lt;i&gt;Puits Bouillant&lt;/i&gt; pour les autres (dont je fais partie).
 &lt;p /&gt;
&lt;b&gt;Samedi&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Direction le puits Bouillants avec pas mal de monde. Coté ABIMES : Loan, Yannick, Fabien, Samuel, Seb.&lt;br /&gt;
Une fois sur place, la grande motivation d'une partie de l'équipe retombe, nos camarades seront plus inspirés par la visite d'une cave que d'une grotte ! ;-)&lt;br /&gt;
Pour les plus courageux (je ne ferais pas l'affront de citer les faibles) c'est l'heure de se lancer : descente sur corde dans le puits d'entrée, qui d'ailleurs est vraiment un puits qui avait été percé vers 1850 pour trouver de l?eau. C'est parti pour un petit tour dans le réseau...&lt;br /&gt;
Dès la base du puits, nous nous débarrassons d'une grande partie de notre matériel. Pas besoin de descendeur, bloqueur &amp; co. pour cette promenade. Ca fera ça de moins à laver par la suite !
Au bout de quelques mètres nous arrivons face au barrage de l?ancien bélier hydraulique. Nous continuerons notre progression jusqu'au siphon. Il sera alors décidé de faire demi tour; personne n'est très motivé pour continuer la visite dans l'autre partie du réseau qui est, semble t'il, bien boueuse. Je vais tout de même y jeter un ?il histoire de ne pas avoir sali ma combinaison pour seulement une heure de spéléo. Je vous confirme... c'est boueux et semble plus gazé qu'au niveau du siphon. Tout seul ce n'est pas très drôle... la visite de cette partie sera pour une autre fois et je rejoins donc mes camarades qui commencent à quitter leur zone de ?bivouac? au niveau du siphon où la présence de CO2 commence se faire sentir.&lt;br /&gt;
Direction la sortie ! Le retour se fera tout aussi rapidement que l'aller. A la base du puits il faut juste penser à récupérer son matériel et c'est partie pour une remontée ultra rapide grâce aux échelons ! (une petite pensée pour les anciens qui utilisaient des échelles souples !)&lt;br /&gt;
Synchronisation parfaite, nos camarades ayant fait Villepot (JPC, Alain et Sylvain) arrivent tout juste et Jean-Paul essaye de nous convaincre d?aller y faire un saut mais personne ne sera très motivé...&lt;br /&gt;
Ce n'est pas aujourd'hui que la spéléo donnera des courbatures !
 &lt;p /&gt;
&lt;b&gt;Dimanche&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Autre activité pour ce dimanche : de l'accro carrière ! Un mélange de spéléo/accrobranches/via ferrata.&lt;br /&gt;
Arrivé sur place, le propriétaire très sympathique, nous reçoit et fait un petit speech sur sa carrière, l'équipement, etc... Un vrai passionné ! &lt;br /&gt;
Nous nous élançons ensuite sur le parcours le plus simple histoire de s?échauffer. Globalement ce premier parcours se passe sans encombre. La principale difficulté : ne pas glisser sur les planches en bois détrempées des ponts suspendus. Autre piège : ne pas oublier d'attraper la corde en bout de tyrolienne sous peine de rebondir jusqu'au milieu (certains devront se tracter à la force des bras).&lt;br /&gt;
On enchaine ensuite sur les autres parcours pendant que Samuel nous demande de poser pour la postérité depuis le bas. Les autres parcours ne présentent pas non plus de difficulté particulière pour des spéléos mais on se dit tous que quelqu'un n'ayant pas l'habitude du vide et du matériel doit bien tirer sur ses bras de terminer relativement fatigué ! Pas si simple finalement...&lt;br /&gt;
Une dernière tyrolienne, bien sympathique, marque la fin de notre périple ! Alain, qui pour aller plus vite se met en boule, nous fera un jolie rebond dans le filet d'arrivée ! :) Nous terminerons cette sortie en discutant à nouveau avec le propriétaire (bel exploit d'avoir équipé ceci tout seul !). Ce dernier nous propose également d'aller jeter un ?il dans, semble t'il, un petit début de réseau karstique. Malheureusement personne n'a envie de se rouler dans la boue bien fraiche avant de reprendre la route en suivant un cairn naturel (private joke) ! 
&lt;p /&gt; 
Et voila... c'est la fin d'un week-end &amp;quot;épuisant&amp;quot; qui a permis l'élection d'un nouveau bureau pour le CDS 92 (félicitation à notre présidente !)
&lt;p /&gt;
Désolé pour les erreurs - CR rédigé presque un an après !&lt;br /&gt;
SGUI</description>
</item>

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<title>Les Ordons</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=667</link>
<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dimanche, 10 h du matin. Christian et Alain pt'i déjeunent paisiblement. Je les rejoins avec mon bol de lait, attendant la question fatidique: &amp;quot;qui vient avec nous ce matin aux Ordons ?&amp;quot;. Je me tâte?après avoir fait un P 180 la veille, est-ce bien raisonnable d'y retourner ? Il est si tentant de rester tranquillement dans ce beau gîte? allez, je vais toucher ma sous combi et si elle est sèche, je me lance?elle n'est pas mouillée!
Nous voilà partis à cinq pour 30 minutes de route en compagnie de Cindy et Vladimir. On s'approche du lieu, par précaution et en souvenir de notre mésaventure de la veille (voiture embourbée, pour ceux qui n'auraient pas suivi nos anecdotes), Alain nous dépose quelques mètres avant. No souci, on se change, Christian s'enfonce dans la foret et nous devance afin d'équiper la cavité.  Tour à tour, suspendus par notre descendeur, la grotte se dévoile sous nos pieds : c'est la caverne d'Ali baba?sous mes yeux éblouis des concrétions magnifiques apparaissent, ahh?soudainement la corde vrille, je tourne sur moi-même et j'aperçois mon ombre sur le mur : surprise, je ne m'étais jamais vu aussi grande!!! Christian le remarquant aussi, nous nous essayons à immortaliser cette image pseudo artistique afin de la montrer à nos amis les photographes, mais rien de comparable avec eux, bien évidemment. La sortie continue, des stalactites et stalagmites surgissent de partout : nous découvrons deux grandes salles superbes. Attention le chemin est balisé ! Le site est enchanteur,  nous respectons le tracé. Tous réunis dans la chambre aux trésors, le club des 5 pose pour un cliché. Satisfaits de notre petite sortie du dimanche, et sentant notre estomac crier famine - il était près de 15 h - nous rebroussons chemin. De retour, nous sommes accueillis par un bon petit plat mijoté par Sam, notre cuistot préféré. Rassasiés, on se met tous à ranger les lieux et hop, en route vers la capitale.


Loan</description>
</item>

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<title>Les malheurs de la crue : sortie photo aux Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=668</link>
<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Décidemment, la météo n'est pas avec nous en ce moment.
Le plan initial, c'était l'encadrement de deux grands débutants aux Cavottes, et deux équipes aux Biefs : une équipe d'encadrement pour débutants et une équipe de masochistes partis pour s'engager jusqu'au siphon (parmi laquelle votre humble serviteur). Or voilà : la région est en crue. Le sol est une éponge, le Doubs sort de son lit. Les grandes eaux bibliques.
Nos débutants pour les Cavottes nous laissent tomber. Jean, déçu de ne pas mettre ses bottes dans le Verneau, préfère passer son tour. Finalement, l'organisation s'oriente vers une sortie d'initiation en groupe unique à la Légarde.
Démotivés, nous sommes pour certains à la limite du désistement. Gaëtan qui voulait, pour sa première sortie spéléo depuis l'été, encadrer pépère aux Cavottes, n'a pas envie d'aller à la Légarde. Alain s'est blessé le dos le matin et n'est plus certain de pouvoir partir... Enfin, pour ma part, j'ai bien envie de marcher dans les pas de Jean et de passer un week-end à buller sur Paname. À l'heure du rendez-vous dans le local matos, nous sommes donc trois à chercher une bonne excuse pour ne pas bouger.
Or voilà l'élément qui va changer la donne : compte tenu des conditions météo, le matin même, Yannick avait suggéré d'emmener un kit photo pour monter une équipe photo.
C'est ainsi que l'idée d'une sortie photo aux Cavottes voit le jour et que tout le monde finit par partir. S'il n'y a pas de Dieu pour les spéléologues, il y en a au moins un pour les photographes.
Motivé par ma première visite dans &lt;strike&gt;ce cloaque&lt;/strike&gt; cette belle grotte aux dimensions remarquables, je m'étais justement promis d'y retourner exclusivement pour prendre des photos (voir l'épique premier épisode &lt;a href=/sortie_details.php?id=661&gt;ici&lt;/a&gt;). Cavité décriée, mais photogénique, du moment que l'on aime le fossile. Qu'on se le tienne pour dit, je ne compte pas remettre les pieds aux Cavottes avant un paquet de temps : ça reste encore sympa de faire de la (vraie) spéléo.
Pendant que nos camarades se font rincer à la Légarde, nous voici donc avec Alain et Gaëtan dans une grotte sèche comme un c?ur de banquier.
Première constatation : quand on retourne dans une grotte, elle est beaucoup plus petite que la première fois. De fait, j'abandonne certaines idées de clichés. A moins d'utiliser des &lt;i&gt;Action Man&lt;/i&gt; pour donner l'échelle, les photos seraient ridicules.
La journée va s'écouler en mode &lt;i&gt;nerd&lt;/i&gt;. Je peux parler TTL, nombre guide, focale, ouverture, photo macro, objectif 16-35 mk1 f/2.8 série L, mais on n'est pas sur un forum de photo. En fait, pas grand'chose de palpitant à raconter : rester une demi-heure au même endroit pour sortir un seul cliché montrable ne se raconte pas. Ce qui ne se raconte pas non plus, c'est la progression spéléo aux Cavottes, et pour cause : il n'y en a pas (deux trois bouts de nouille par-ci par-là... rien qui mérite une ligne). Le parpaing que constitue le kit de photo n'est même pas pénible à promener. On pourrait presque venir avec des &lt;i&gt;flight cases&lt;/i&gt; remplies de flashes de studio, un groupe électrogène et un mini-frigo pour garder nos bières au frais : ça se passe un peu comme si nous étions dans un immense studio de photo souterrain. Certes, nous manquons cruellement de modèles féminins. La prochaine fois, nous proposerons une thématique latex/bondage et on aura peut-être des candidates. Une fois piégées, elles devront se résoudre à prendre la pause avec des combinaisons boueuses de spéléo.
Nous passons trois heures dans un bout de galerie à photographier de très belles fleurs de gypse et des cristaux de calcite. Alain, n'ayant rien d'autre à faire que regarder deux gros &lt;i&gt;geeks&lt;/i&gt; tripoter du flash et causer profondeur de champ et lumière incidente, se démotive assez rapidement et part se balader un peu. Avec Gaëtan, nous multiplions les prises de vue. Et si je peux m'estimer patient en photographies, Gaëtan est d'une autre dimension. C'est tout bonnement un acharné du déclencheur. Là où je range le matériel en disant que le mieux est l'ennemi du bien, il lui reste encore dix photos à prendre. Une espèce d'alchimie malsaine fait que nous restons comme des autistes à photographier encore et encore jusqu'à l'obtention du meilleur résultat, et c'est finalement la faim et la vessie au bord de l'explosion qui nous feront quitter cet endroit magnétique.
Changement de dimensions, on repasse au grand angle pour mettre en valeur les volumes et les galeries de la grotte. Nous nous retrouvons dans des conditions de prises de vues spéléo un peu plus standards. Les contre-jours dans des galeries, les paysages souterrains... Malheureusement, nous sommes plutôt équipés légèrement en flashes : pas de déclencheur radio et pas de possibilité de synchroniser facilement les flashes. Nous optons pour l'open flash en pause longue. On reste sur une moyenne d'une demi-heure par cliché réussi... la photo souterraine est une école de patience et d'humilité. Avec seulement trois flashes, les choses sont aussi moins faciles, on aimerait tant avoir plus de lumière! En tous cas, Alain se reprend au jeu d'autant plus que nous ne sommes plus dans un mode de photo statique...
L'heure tourne, et nous nous résolvons à plier les gaules après pas loin de huit heures passées sous terre. 
De retour au gîte, il se trouve que nous sommes les derniers à rentrer : et pourtant, zéro progression spéléo, c'est là toute l'ironie!

Samuel</description>
</item>

<item>
<title>Eau fraîche, boue et sauna : un spa version spéléo à La Légarde </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=669</link>
<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;C?était un week-end comme un autre, juste un peu plus humide et boueux que les autres dès l?arrivée très tard le soir au gîte. Bien qu?à l?origine, il était prévu de faire les Biefs Boussets, le mauvais temps a imposé un changement de programme : une partie d?entre nous irait à La Légarde et l?autre aux Cavottes pour une session photos.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Le lendemain, alors que nous avions décidé de nous séparer en deux équipes : la première composée de Christian et Yannick partant en avance pour équiper puis la deuxième équipe composée de Fabien, Loan, Vladimir et moi-même arrivant par la suite afin de profiter de leur travail ? enfin c?est ce que l?on croyait !&lt;br&gt;Une fois la voiture garée près de la cavité dans un terrain particulièrement détrempé et légèrement incliné, nous avons une mauvaise surprise : quelles que soient nos tentatives de rapprocher la voiture de la route, elles sont toutes un cuisant échec, la voiture s?embourbe inexorablement !! Prise d?élan, branches ou pierres sous les roues, chaînes pour la neige ?  le tout avec une fine équipe (passablement couverte de boue ) poussant la voiture, mais rien n?y fait ! Heureusement pour nous,  un autochtone, ayant garé son tracteur non loin de là, accepte de nous aider et de sortir notre voiture, et celle de la première équipe par la même occasion, de la tranchée que nous avions creusée. Malgré des forces plutôt bien entamées par les efforts infructueux fournis précédemment, nous quittons nos vêtements pleins de boue pour enfiler notre équipement ironiquement plus propre que les tenues que nous portions.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous sommes donc fins prêts pour rejoindre l?autre équipe ? avec un léger retard sur le planning mais au moins Christian et Yannick auront eu le temps de tout équiper ! Nous descendons donc les deux puits sous l??il bienveillant de Fabien. Si la boue était notre élément à l?extérieur, à l?intérieur l?eau coule de partout ! Nous rejoignons Christian et Yannick complètement trempés et commençant à ressentir le froid.  Après leur avoir raconté nos mésaventures et leur avoir expliqué la manière nous avions héroïquement sauvé les deux voitures, nous nous engouffrons dans la trémie. Le passage à travers différentes étroitures fut là l?occasion d?un test terrible et sans pitié : est-il temps ou pas de faire un régime ? Heureusement le verdict fut clément pour nous tous (avouons-le, pour certains il n?y avait pas énormément de suspense !), donc plus ou moins habillés et équipés, avec quelques jurons au passage, nous sommes tous passés !&lt;br&gt;Étant donné l?important écoulement d?eau, et malgré la persévérance de Fabien pour équiper le puits suivant, ses efforts furent vains. Dans ces conditions,  après les efforts fournis à l?extérieur, et avec la perspective des deux grands puits à remonter (paramètre important surtout pour Loan et moi) même un concours de t-shirts mouillés ne tentait personne de toute façon. Nous retournons donc sur nos pas où nous rejoignons Yannick qui avait déjà fait le tour de la trémie avant notre arrivée et nous avait donc attendu bien à l?abri dans son point chaud qui était monté à 29 degrés ! Loan en a profité pour le tester aussi : parfait pour un séchage de combi, testé et approuvé ! Les 110 mètres de remontée de puits suffisent largement à mon réchauffement mais contrastent hélas avec le froid extérieur.  Notre petite troupe rentre ensuite tranquillement  rejoindre les voitures pleines de boue mais sur un terrain stable. &lt;br&gt;De retour au gîte, des bières et des pâtes au gras préparées avec amour sauront nous réconforter comme il  se doit.&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Cindy</description>
</item>

<item>
<title>Borne aux Cassots : découverte des trésors du Jura</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=662</link>
<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce week-end : Borne aux Cassots.
À la surprise générale, Manu est à l'heure à notre rendez-vous samedi matin au gîte de Lavigny et il a de plus réussi sa mission d'approvisionnement en vue de notre session de sciences appliquées prévue le soir.  En effet, à Abimes, nous ne nous contentons pas d'explorer les grottes en nous racontant mutuellement les dernières bonnes blagues de spéléos, nous veillons aussi à notre développement intellectuel. 

Bien vite c'est à onze que nous nous équipons en contrebas du porche de la Borne aux Cassots et il s'avère rapidement que nous avons choisi un jour faste : seuls Djordje et Manu ont oublié respectivement ses bottes et sa combinaison, rien d'insurmontable. Nous nous engageons donc résolument dans la cavité ; on fait une légère trempette rapide lors du premier passage dans la rivière et nous débouchons dans de très amples galeries chaotiques. C'est la galerie du Métro, à laquelle succède vite celle du Collecteur, où nous faisons une halte pour déguster la succulente salade de pâtes préparée par Samuel. Au-delà du mélange de jambon, d'herbes et de sauce dont le secret est mieux conservé que celui de la recette du Nutella®, l'apport des tomates séchées est manifeste pour les gourmets exigeants que nous sommes.

C'est donc avec un bon moral que nous nous séparons. Sam et moi allons faire des photos dans le Collecteur, puis la Galerie du Gypse qui commande l'accès au Réseau Pourri. L'objectif n'est pas de faire de belles photos - il sera parfaitement atteint -, il s'agit plutôt d'apporter notre modeste contribution à la science photographique. À nos techniques qui étaient déjà artisanales, pyrotechniques et joyeuses, nous essayons cette fois d'ajouter l'électrification et la coordination. Il n'y aura plus ensuite qu'à les rendre opérationnelles et maîtrisées. Affaire à suivre, pour l'instant ils rigolent, plus tard ils voleront au secours de la victoire.

Pendant ce temps, les autres se sont engagés dans le réseau Alain où ils se sont mouillés avant de se séparer en plusieurs groupes dont je ne sais pas donner l'itinéraire exact. J'ai seulement compris que certains, qui projetaient de faire une boucle, ont été confrontés à une étroiture diversement appréciée : Sylvain l'aurait passée stoïquement, Emilie en ricanant, Fabien en grognant. Yannick et Djordje ont formé un autre groupe, Delphine, Philippe, Manu et Alain un troisième. Tous rentreront tranquillement avec pour seul gag que ceux qui rentreront les premiers boiront toutes les bouteilles d'eau laissées en chemin, exposant leurs camarades à la déshydratation. Mais fort heureusement, ils étancheront toute leur soif le soir.  

Retour au gîte et place à la science. Aujourd'hui, la séance géologique a pour thème l'influence des marnes du début du secondaire (Trias ? Lias) et de leur couverture calcaire (Jurassique postérieur ? Crétacé) sur la végétation de surface, application aux produits viticoles du Jura. L'enseignement est assuré par Manu qui étudie depuis longtemps ce domaine. 

Les bouteilles s'enchainent et malheur à celui dont l'attention n'est pas soutenue, il risque de perdre le fil de la dégustation. L'émotion de participer à un cours de si haute tenue m'étreint, et, en mon for intérieur, je médite en ces mots :

Oh! combien d'Abimés, combien d'explorateurs
Qui sortis de la grotte joyeux et de bonne heure, 
À la dégustation se sont épanouis! 
Combien ont lâché prise, dure et triste fortune, 
Avant le dernier verre, par une nuit sans lune,
Sous les vins du Jura à jamais enfouis!  

Pour ceux qui ne se souviendraient plus très clairement de tous les épisodes, je crois utile de rappeler  notre belle progression pour cette dégustation des vins du Jura : Poulsard, Trousseau, Chardonnay, assemblage Chardonnay-Savagnin, Savagnin, Chateau-Chalon, Macvin, vin de paille. 

Ensuite nous sommes allés nous coucher, puis le lendemain nous sommes rentrés, et bientôt nous repartirons pour de nouvelles aventures.   
 


Jean</description>
</item>

<item>
<title>Planète G</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=665</link>
<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;b&gt;Gadoue&lt;/b&gt;
Il pleut, il mouille, c?est la fête à la Grenouille. Cette journée consacrée à Goudou commence de manière bien humide... Notre première mission, outre d?essayer de partir du gîte avant midi, est de passer prendre une antique machine à coudre dans le repère de nos amis de Terre et Eau. La mission est accomplie de belle manière, quoiqu?en deux temps. Nous nous contentons de passer dire bonjour à l?aller, et nous chargerons l?engin dans la discomobile au retour. Discomobile à qui il en faut peu pour rester pendue dans la gadoue du petit bout de pré où l?on se gare. Nous passons rapidement nos oripeaux à la place de nos tenues de ville, et c?est parti pour l?aventure.

&lt;b&gt;Galerie Martel&lt;/b&gt;
L?entrée est somme toute classique : un puits de 40 mètres au bord d?une doline. Au passage, le puits était connu de Martel, qui l?a descendu en son temps (mais n?a-t-il pas descendu tous les puits accessibles du coin en son temps ?!!). Puis, le puits a été bouché par le temps, et plus particulièrement par la pratique courante de jeter toutes les pierres qui trainaient dans les champs (c'est-à-dire beaucoup) dans le trou, ce qui a eu pour conséquence de le remplir sur plus de 10 mètres de hauteur. Il est impressionnant de voir la marque de l?ancien niveau du sol dans le puits, alors que l?on ne voit pas encore très précisément le fond actuel du puits. En effet, depuis, quelques désobstructions gigantesques ont été effectuées dans les années du milieu du siècle précédent par des spéléos courageux et entreprenants.
Comme moult cavités de la zone donc, Martel a laissé son nom à une galerie. La première au bas du puits. C?est une galerie assez jolie, toute en hauteur, et, inutile d?aller voir au fond, il y a rien à voir... Son intérêt est de donner, sur la gauche au pied de l?éboulis, sur la suite de la cavité. Dire que Martel est passé à peu de chose des kilomètres de galeries qui s?étendent ensuite ! L?accès est pourtant aisé, et la progression facile ensuite jusqu?à la rivière...
 
&lt;b&gt;Gaz&lt;/b&gt;
Enfin, je dis facile... Ça l?est jusqu?à une pseudo étroiture, facile à passer, mais qui marque la frontière entre le domaine de la grotte et le domaine de la grotte gazée ! Nous ne ressentons pas tout de suite les effets de la présence de CO2 en quantité (2 ou 3%), mais ce sera le cas durant tout le reste de la balade, tous n?étant pas affectés de la même manière cependant.
Nous choisissons de faire une boucle : partir dans le méandre, aller voir la galerie des griffades et revenir par la rivière. C?est donc à droite au-dessus de l?embarcadère que nous montons dans un méandre, nous enfonçant encore un peu plus dans l?atmosphère gazée, tradition des cavités lotoises (avec la boue, au programme aussi, mais un peu plus tard). Le méandre reste facile, surtout pour ceux qui sont habitués à ce genre d?exercice, ce qui n?est pas encore le cas de Lorianne, pas aidée par l?essoufflement rapide qui accompagne ses efforts de lutte contre les parois de la cavité. C?est tout de même sans encombres que nous trouvons notre chemin jusqu?à la salle Louis Croix Vé Bâton (ou un numéro du même genre), puis les enchaînements suivants de galerie, fort jolies au demeurant.
 
&lt;b&gt;Glaise&lt;/b&gt;
Une courte escalade, puis une corde en fixe faite pour monter d?une dizaine de mètres, et c?est un véritable mur de glaise qui se trouve devant nous. Difficile à franchir dans le sens où : 
 - nous sommes essoufflés en raison du CO2 présent,
 - l?argile est bien glissante 
 - ma pauvre poignée a du mal à mordre dans la corde glaiseuse, me valant une belle glissade alors que j?étais presque arrivé au dessus...
 
&lt;b&gt;Griffes&lt;/b&gt;
Depuis le mur de glaise, il faut encore franchir quelques petits obstacles avant d?arriver à la zone où est censée se trouver une belle griffade d?ours... Faut-il en rejeter la faute sur notre manque d?observation ou sur notre cerveau ramolli par l?ambiance gazée ? En tout cas, nous ne trouverons pas la grande griffade ! Par contre, c?est l??il humide que nous observerons les différentes traces d?ours laissées dans le sol sableux d?une galerie, opportunément protégées par un balisage. C?est assez surprenant de voir ces traces, dans une petite galerie terminée d?un côté par une étroiture, et de l?autre par un puits descendant, symbole au possible de l?évolution du monde souterrain : comment un ours pourrait-il de nos jours arriver jusque là ?? (et au passage, comment est-il arrivé là à l'époque ?)

&lt;b&gt;Goulotte&lt;/b&gt;
Après cette magnifique observation, nous décidons du retour, profitant du passage du mur d?argile pour se décorer qui de quelques échantillons argileux sur le casque, qui sur la combinaison, qui au bout du nez. Nos pas nous ramènent jusqu?à la salle Louis Croix Vé Bâton (ou similaire). Là s?ouvre un petit trou au sol en forme de goulotte, jonctionnant avec la rivière. Force est de constater, au nombre de cailloux délogés par notre passage, que ce n?est pas le passage habituel pour atteindre la rivière. Enfin, ce n?est pas un rappel de corde qui nous arrêtera et nous prenons pied dans la rivière.

&lt;b&gt;Glouglou à Goudou&lt;/b&gt;
Je dis nous prenons pied, enfin, pas au tout début, vu que notre descente nous fait atterrir directement dans une belle vasque, où la nage n?est pas loin compte tenu de la hauteur d?eau de la zone. La rivière de Goudou est tout de même là, pas encore impactée par l?humidité qui tombe depuis le matin en surface, mais assez fraiche quand même. La remontée du cours d?eau est agréable, sans obstacles insurmontables, et nous en profitons pour nettoyer au passage nos mousquetons de longe, descendeurs et autres croll, bien remplis par la séance de reptation plus ou moins contrôlée pour franchir le mur d?argile.
 
&lt;b&gt;Grand bol d?air&lt;/b&gt;
L?embarcadère est rapidement atteint, l?étroiture franchie sans soucis et le bas du puits d?entrée se présente, gardé par quelques salamandres, tritons marbrés et une minuscule grenouille. La remontée est rapidement réalisée, sauf pour Samuel qui se porte volontaire pour le déséquipement et qui finit sa remontée dans le traditionnel brouillard qui l?entoure.
 
Conclusion : le CO2 dans les grottes, c?est bien, mais c?est quand même mieux dans la bière !
 
Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Igue de Saint-Sol</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=664</link>
<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les récits d?aventure ne s?arrêtent jamais !!
Abimes, non content de partir à l?aventure dans le Lot en hiver, après avoir affronté les puits sans fond de l?igue de Diane ou de l?igue Noire, l?atmosphère appauvrie en oxygène des galeries gazées et du lac aux eaux faussement dormantes de l?igue de Viazac, oui, Abimes aujourd?hui se lance à l?assaut de l?igue de Saint Sol !!!
 
Cinq vaillants et téméraires explorateurs décident d?aller faire crépiter flash, magnésium et LEDs au bas du puits géant de cette cavité, dans les espaces infinis des galeries horizontales du fond du gouffre. Une fois entassés dans la grottomobile, nos photographes de l?extrême s?élancent sur les routes étroites et sinueuses des environs de Gramat et descendent en direction du majestueux cours d?eau qu?est la Dordogne, plus connue pour l?image de truffes qu?évoque son nom, que pour les cavités sans fond qui bordent son cours.
 
Harnachés tel Ulysse résistant aux doux chants des sirènes en pleine mer démontée, nos aventuriers gravissent rapidement le dénivelé qui sépare le parking où est momentanément garée la grottomobile de l?entrée majestueuse de l?igue : un sombre trou au c?ur de la forêt. Nos vadrouilleurs des profondeurs ne sont pas les seuls à avoir eu l?idée de visiter cette cavité, bien connue des grottologues en général, et des grottologues festifs en particulier, habitude étant prise par certains d?y passer le réveillon à festoyer au frais, dans une salle aménagée à cet effet. Des cousins lyonnais sont déjà sous terre, et Delphine, Philippe et Sylvain utilisent leur équipement pour descendre, pendant qu?Alain et Jean installent la nouille abiméenne, cherchant au cours de la descente les points d?ancrage libres. La nouille lyonnaise quant à elle, permet de descendre fort rapidement le puits, certes d?un diamètre réduit, mais néanmoins magnifique, d?autant que son diamètre de 8 mm (à la corde) et son état des plus neuf accélère la descente, obligeant parfois à la réalisation d?une demi-clef pour maîtriser la vitesse proche de la dégringolade (au bout de 60 mètres, il faudrait vraiment avoir les genoux souples pour amortir l?atterrissage !).
 
Le magnésium étant encore en train de descendre le puits en même temps que Jean, les trois premiers abimés au fond commencent par utiliser leurs éclairages surpuissants pour réaliser quelques clichés des vastes espaces souterrains de l?igue, au fond plat agrémenté de splendides stalagmites et stalactites. Bientôt rejoints par les deux vaillants équipiers-équipeurs, force est de constater que la présence de chauve-souris ne permet pas de faire joujou avec le magnésium, les fumées produites n?étant pas compatibles avec la santé de ces petits et fragiles mammifères volants.
 
Au diable l?avarice, si ce n?est le magnésium, ce sera donc les flashs et les LEDs de puissance qui seront utilisés pour imprimer la pellicule, ou, en ces temps de modernisme électronique, illuminer les photodiodes des capteurs numériques, convertissant le rayonnement électromagnétique en un signal électrique analogique comme tout le monde le sait bien.
 
Notre groupe d?irréductibles grottologues se lance dans la vaste galerie, en direction du fond de la cavité, berceau d?un art grottologique (ou doit on dire grottesque, les spécialistes en débattent encore), mélange d?argile et d?illuminations plus ou moins d?origine éthylique. En effet, au bout du bout de la galerie est sis le lieu-dit « Musée », où en hommage à la créativité de Dame Nature les représentations phalliques de tout poil, certes fortement représentées et variées, se partagent l?espace avec des escargots, châteaux et autres araignées, sans parler de petits chalets de glaise forts sympathiques, certainement très appréciés de la faune mystérieuse et mystique qui habite les plus profondes cavités.

Quelle n'est pas la surprise de nos aventureux abiméens de trouver la trace du passage de leurs ancêtres du GSV, gravée en relief dans l?argile par des procédés depuis oubliés !
 
L?histoire retiendra également un moment de forte nostalgie, où notre vénéré président prendra la même place pour la photo qu?il y a quelques décennies, lors d?un de ses premiers pas sous terre.
 
Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Bref, j'ai fait de la spéléo engagée</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=663</link>
<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Bref, aujourd'hui j'ai fait de la spéléo engagée.

Je suis monté dans une voiture, y avait un gps, mais on l'a pas utilisé. On a pris un chemin, c'était pas le bon, on a repris un autre chemin, c'était le bon. Le chemin était plutôt une piste, il y avait des cailloux. On a mangé, il était pas tôt. Je pensais que tout le monde allait s'habiller, et puis non. On a marché. Les sherpas étaient lourds, il y avait du matériel photo. On s'est pas perdu, et on a trouvé l'igue Noire. Les autres se sont barrés, on est resté à deux. J'ai cherché des spits, je les ai pas trouvés, et finalement si, on les a trouvés, mais ça frottait. Je prenais des photos, pas belles. D'autres photos, pas mieux, alors j'ai décidé de descendre. Il y avait un kit pour protéger le frottement, il était rouge. C'était pas un kit, mais un sherpa. Une fois en bas, j'ai recommencé à faire des photos, elles étaient pas bien. Alain a fait une escalade, je suis monté après. J'ai refait des photos, un peu mieux. Il y avait des chauves-souris dans les fissures, alors on faisait pas de bruit. La nuit arrivait, alors je me suis dépêché de prendre d'autres photos. Elles étaient pas bien. Alain avait froid, moi pas. On a décidé de remonter, j'ai repris d'autres photos. Des gouttes tombaient du plafond, mais c'était sec. Je suis redescendu, il faisait nuit. J'ai rangé l'appareil photo. On est remonté, il faisait toujours nuit. Le sherpa rouge était toujours là. À la fin, on a retrouvé les autres, ils sortaient aussi de leur trou. Ils avaient fait des photos, moi aussi. On est rentré. Au passage, on est allé faire des courses, il y avait du saucisson, on en a pris. Il y avait pas de saucisses. On a demandé, il y en avait, on en a pris. Je suis remonté dans la voiture, le gps était rangé. Une fois au gîte, j'ai bu l'apéro, ça allait mieux. J'ai rebu l'apéro, ça allait encore mieux. On a mangé, on a rigolé, on est allé se coucher, j'ai dormi.

Bref, aujourd'hui, j'ai fait de la spéléo engagée.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Trépidantes aventures aux Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=661</link>
<pubDate>Sat, 10 Dec 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;J'avais pourtant dit que je prenais ma retraite pour les comptes-rendus, mais personne ne semble motivé à endosser le noble rôle de Conteur afin de narrer nos palpitantes aventures aux Cavottes, cavité d'initiation ô combien décriée. Je vais donc dépiler le dossier, sans pitié aucune.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous voici donc une belle équipe de gagnants à quitter Paris pour un week-end dans le Doubs : Sylvie, Aurélien, Alain, Laurent, Patrice et votre humble serviteur. Deux désistements hispanophones plombent les statistiques en termes de parité homme-femme. Bien que la météo ait été ingrate, nous avons nos néoprènes avec nous dans l'espoir de visiter la grotte de Chauveroche.&lt;br&gt;Peine perdue, le propriétaire du gîte - sis au joli village de Mouthier-Haute-Pierre - spéléo de son état, nous fera comprendre à mi-mot que c'est plutôt une mauvaise idée d'aller dans cette cavité. Les voûtes mouillantes pourraient siphonner au retour, et personne n'a envie de rencontrer parmi les secours un gars dont les premiers mots seront &amp;quot;je vous l'avais pourtant bien dit!&amp;quot;.&lt;br&gt;Sylvie &lt;i&gt;le-lapin-Duracell&lt;/i&gt; n'a pas épuisé ses piles : elle est venue pour se faire mal (&lt;i&gt;sic&lt;/i&gt;) et envoyer du lourd avec des trous comme le Scialet Robin (&lt;i&gt;re-sic&lt;/i&gt;). Manque de pot, Gamine, nous avons avec nous un débutant et un camarade dont la dernière sortie spéléo remonte à un 29 février, la compétition sera pour un autre jour. Et comme la météo y met du sien, nous devons nous rabattre sur une cavité qui ne craint pas la crue et qui ne fait pas rêver : les Cavottes. C'est un peu à reculons que nous nous résignons à aller dans ce qui nous semble un cloaque sans intérêt (l'humilité, tu l'auras saisi, ami lecteur, n'est pas notre fort)...&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Le parking près de la grotte est occupé par des véhicules franciliens... visiblement la pluie a contraint d'autres groupes à aller ici. Il va y avoir la queue comme un premier du mois aux guichets de la RATP, et avec un peu de chance on y rencontrera les mêmes têtes.&lt;br&gt;L'entrée de la grotte se trouve au fond d'une doline rendue bien grasse par la pluie. Un bout de nouille nous assure et facilitera la sortie.&lt;br&gt;À ma grande surprise, je révise mon jugement sur la cavité (seuls les cons, paraît-il, ne changent pas d'avis... mais l'inverse n'est pas vrai pour autant, méditez bien là-dessus). En effet, une fois dans la grotte, on a de bien beaux volumes assez étonnants, et la salle du chaos pourrait mériter une pause photo (d'ailleurs &lt;a href=http://www.miam-globs.ch/212-grotte-cavottes.html target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;celles-ci&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; rendent bien honneur à la cavité). Nous y croisons un premier groupe de spéléos sur le retour avant de nous glisser, tels des morpions géants, dans la diaclase et des failles qui nous mènent de proche en proche au premier passage à équiper d'une vire. Aurélien nous équipe ça confortablement d'un tournemain. Un petit passage un peu étroit sur la droite et nous arrivons dans une belle galerie spacieuse et tellement régulière que l'on se croirait dans la Grande Pyramide. Sur sa droite, un plan incliné suivi d'un ressaut de 7-8 mètres qui se descend tout seul. Le plafond est bien haut, la roche bien blanche, ciselée par l'eau donne un spectacle de canyon souterrain assez agréable. Nous nous engageons dans une succession de galeries fossiles entrecoupées de barres rocheuses et d'arches naturelles. Cette partie de la cavité fait davantage penser aux catacombes de Paris ou à une carrière souterraine qu'à une grotte. Nous arrivons au bout du chemin pour ce niveau du réseau et cassons la croûte en haut du premier P20. Des spéléos sont justement en train de remonter, couverts de boue jusqu'aux sourcils et nous échangeons les habituelles histoires de spéléo (&lt;i&gt;&amp;quot;tu connais untel?&amp;quot;, &amp;quot;vous avez fait telle grotte?&amp;quot;, &amp;quot;ah, c'était mieux avant&amp;quot;, &amp;quot;l'électrique c'est mieux que l'acéto mais ça chauffe moins&amp;quot;&lt;/i&gt; etc.).&lt;br&gt;Au pied du P20 nous attend une longue étroiture, accessible par une boîte aux lettres pour contorsionnistes, ou par un passage désobstrué. Pour Alain qui avait déjà visité cette cavité en encadrement d'initiation, c'était le terminus : au-delà, c'est &lt;i&gt;Terra Incognita&lt;/i&gt;. On sous-estime souvent les cavités d'initiation, et l'on s'arrête alors que ça commence à devenir intéressant. Un ramping dans un tuyau de section triangulaire guère plus large que le bonhomme nous mène à un petit ressaut, suivi d'une vire qui conduit au dernier P20.&lt;br&gt;En bas, ça devient moins accueillant et on comprend mieux l'aspect boueux des collègues croisés plus haut. Les bottes et les chaussures se remplissent vite d'un purin glaiseux extrêmement désagréable au contact. Les galeries de taille humaine rappellent les catacombes, version &lt;i&gt;cloaca maxima&lt;/i&gt;. Faute d'avoir la topo sous la main, nous suivons les collecteurs vers l'aval pour finalement rejoindre le collecteur principal, méandriforme. Une sentinelle déposée par un spéléo indélicat monte la garde sous un joli couvert fongique. Le méandre est étroit et bas de plafond, nous progressons en rampouillant et en roulé-boulé entre le haut du méandre et le plafond. Au même moment où Laurent déclare forfait, Aurélien, devant nous, pris d'un malaise subit (le pâté mangé la veille sur l'autoroute?), dépose bien avant l'Épiphanie une galette royale dans ledit méandre. Cet événement cataclysmique marque l'heure du retour. En définitive, le lac terminal se mérite un peu : une fois de plus, ne pas sous-estimer les cavités d'initiation.&lt;br&gt;Je clos la marche dans le P20 et motive Patrice sur la base de tirades de &lt;i&gt;Full Metal Jacket&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&amp;quot;sors de mon obstacle sacré nom de Dieu! tu montes comme les vieux baisent!&amp;quot;&lt;/i&gt;) : chez Abimes, on aime le comique de répétition. Laurent n'est pas en reste et joue le spéléo de Bayonne à sécher une bonne éternité et demie sur la vire. Tenir la corde à mes deux camarades &lt;i&gt;Helix speleoformis&lt;/i&gt; sous un puits légèrement arrosé m'a suffi à être glacé jusqu'aux os. Le P20 remonté en mode sprint et le déséquipement me réchauffent un peu, re-passage étroit, plus simple qu'à l'aller (suggestion, en cette période de récession et de plans de rigueur : pour faire des économies, proposer des cercueils de section triangulaire, ça consomme moins de bois), et je passe la main à Alain pour le déséquipement du second P20. Nous courons derrière une Gamine qui cavale comme un jeune chiot, jusqu'au ressaut où la sortie demande un peu de doigté. Patrice, sur mes indications, aura une sortie plus élégante que moi tandis que Laurent resté pendu trop bas sur ses longes mal réglées va rester sécher quelque temps... Aurélien et Sylvie ferment la marche, cette dernière souhaitant apprendre à déséquiper. Le retour est rapide, ponctué de petits passages techniques dans faille et diaclase.&lt;br&gt;J'en vois certains sourire à l'association des mots &amp;quot;technique&amp;quot; et &amp;quot;Cavottes&amp;quot;. Certes. Relativisons. Disons que la remontée des passages étroits devait être une partie de rigolade au moment de la découverte de la cavité, et pour cause, il y avait plein de prises. Maintenant, la roche polie comme la chouette de &lt;a href=http://legerscholtes.free.fr/chouettededijon.html target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Dijon&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; est glissante comme du marbre. Ajoutons à cela pour certains un surplus pondéral dû à l'inactivité et à la bonne chère, et ça devient un peu plus compliqué.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous nous déséquipons sous la pluie avec, une fois n'est pas coutume, une petite bière pour remonter le moral.&lt;br&gt;De retour au gîte où nous attendent les lasagnes préparées le matin par Patrice, la motivation de visiter une seconde cavité le lendemain s'estompe en même temps que le vin d'Alsace - vendanges tardives - s'évapore. La leçon sur la perte de poids n'est pas retenue : plat de lasagne et vin fondent comme neige au printemps (pour venir plus tard s'installer par un curieux transfert de matière sous forme de gras-qui-tient-chaud).&lt;br&gt;&lt;br&gt;(deux courageux, Sylvie et Alain, iront quand même mouiller leur néoprène le lendemain dans la grotte de Noailles pendant que le reste de l'équipe se laissera glisser dans un doux farniente et l'ingrat nettoyage de matériel)&lt;/p&gt;Samuel</description>
</item>

<item>
<title>Le paradis du gypse (se mérite)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=658</link>
<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tu connais les 4 acolytes qui courent la montagne enneigée pour trouver un trou qu?ils ne trouvèrent jamais ? Et bien on prend les mêmes et on recommence !

Changement de décors, la neige n?est pas là, la montagne est moindre, point de crampons ni de piolet. Cette fois, notre équipe se mouille.

En préambule : attention, chaussons obligatoires pour épargner le parquet ciré du gite que Delphine a fini par trouver. Le lieu est cossu et agréable, bien (trop) chauffé, même si le proprio a oublié d?ouvrir le robinet d?eau chaude (chose qui sera corrigée le lendemain, plaisante attention du propriétaire pour faciliter le passage sous la douche).

Le lendemain, Manu arrive presque pas en retard, nous prenons le temps de prendre le café. Chacun s?affaire ensuite à faire l?inventaire de son matos, dont la nécessaire combi néoprène. Le tout est chargé dans la voiture et c?est parti. Au programme, 10 minutes de transport, et nous voilà garés sur une place à bois dans un virage en épingle à cheveux un peu en-dessous du village de Cademène.

Compte tenu de la configuration de la grotte, nous nous équipons tout de suite avec nos néoprènes. C?est baroque tout de même, comme ce genre de vêtement a tendance à rétrécir systématiquement après usage. Il ne fait pas très froid, pas chaud non plus, mais, étrangement, la goutte de sueur apparait sur certains fronts, et une aide est demandée ici ou là pour faciliter la fermeture d?un haut de néop récalcitrant. D?une décision commune, personne ne prend de harnais, longe ou autre quincaille. Quelle sensation étrange de laisser tous ces ustensiles derrière soi pour partir faire de la spéléo. Je crois que ça ne m?était encore jamais arrivé.

A la place, chacun se charge d?un kit sur l?épaule contenant, qui le bidon de bouffe, qui un petit morceau de corde (qui aura son utilité plus tard), qui une dudule et sa bite à carbure associée (un seul récalcitrant au tout électrique est à compter dans le groupe), qui quelques petites bouteilles d?eau, qui un peu de matos photo (un reflex pour Philippe, un petit appareil étanche pour Sylvain, qui se révélera en panne de batterie dès le début de la marche... note =&gt; penser à faire charger la batterie sur une prise alimentée, c?est mieux). Un point commun à tous : la sous-combi est compactée dans un bidon étanche pour pouvoir mettre des affaires sèches au débouché des voûtes mouillantes.

L?approche est des plus simples (et change de chercher son chemin dans les étendues de neige fraiche et immaculée). Il faut suivre les points de peinture rouge qui pullulent sur tous les supports possibles, presque tous les troncs d?arbre le long du chemin sont marqués, et où il n?y a pas de point rouge, deux marches en bois (hautement glissantes au demeurant) permettent d?entrer et de sortir du champ à vache. Après ce champ, il faut descendre en direction de la Loue, plusieurs dizaines de mètres en contrebas, le long d?une sente bordée d?arbres à point rouge, sente déjà glissante à la descente et qui prédit une remontée digne d?Hollyday on Ice.

L?entrée de la cavité arrive vite (la marche d?approche ne doit pas dépasser les 10 minutes), au niveau d?un petit replat. Et elle met tout de suite dans l?ambiance : un petit boyau part s?enfoncer dans la montagne, avec une circulation d?eau coulant tranquillement sur une strate de calcaire. Nous sommes, comme dit plus haut, tous équipés en néop, et un peu de fraicheur fera du bien à tout le monde, la tenue néoprène, additionnée d?une petite marche en forêt, s?étant transformée en succédané de bain de vapeur amaigrissant.

Philippe se lance en premier, suivi de Manu et Sylvain, Delphine fermant la marche. C?est une progression classique à quatre pattes qui débute ce voyage sous terre. Point besoin de genouillère, les 5 mm de néoprène que chacun a aux genoux amortit bien, et, de toute façon, le sol est plat, sans aspérités notables. 

Arrive, bien vite, la première difficulté : la voûte mouillante n°1. La néoprène fait son devoir, car une vasque la précède et nous pouvons tester l?étanchéité dudit vêtement. Et bien ce n?est pas étanche pour un sou et de quelques gouttes à quelques filets d?eau s?infiltrent pour nous passer l?info : l?eau est froide !

La galerie se poursuit, avec un espace en V inversé au dessus de l?eau qui est trompeur : il ne sera pas possible de passer la voûte sans mettre la tête dans l?eau, le plafond rejoignant presque (c?est le presque qui est important) la surface de l?eau un peu plus loin. Séquence d?enfilage de la capuche néop dont nous sommes tous heureusement dotés, ce qui a pour effet de pouvoir mettre la tête dans l?eau sans trop craindre le refroidissement, mais aussi d?étouffer tous les sons... il faudra élever la voix pour se faire comprendre. Une seule méthode pour s?engager dans la voûte mouillante s?avère efficace : sur le dos la tête la première. Ce n?est pas chose facile de se lancer sans voir où l?on va, engoncé dans un vêtement néoprène qui entrave les mouvements, avec de moins en moins d?espace entre l?eau et le plafond...

Heureusement, la néop a l?avantage de nous faire flotter, et il y a assez de fond pour ne pas frotter les fesses au sol. Le passage de la voûte se transforme en un petit moment d?apesanteur, flottant dans l?eau froide (qui se rappelle à nous de temps à autre sous la forme d?un trait de fraicheur sur la peau) et progressant par petits coups de traction sur la roche, sans faire d?effort. Il faut quand même y aller doucement, les mouvements vifs ont tendance à provoquer de belles vaguelettes qui feront le délice des autres en leur mouillant le visage et leur faisant pénétrer de l?eau dans le nez.

Finalement, ces 20 longs mètres se passent plutôt bien, et se finissent abruptement sur une petite cascatelle. Ça donne un peu l?impression d?arriver dans un mur, sensation similaire à ce qu?a dû connaître tout pratiquant de la nage sur le dos dans une piscine, arrivant au bout de ses quelques brassées en pensant que le bord du bassin est encore un peu plus loin... Bing.

Il faut s?extraire de la vasque pour refaire à nouveau une séance de quatre pattes. Ça ressemble à une redite de l?entrée, et en effet, nous tombons à nouveau sur une pièce d?eau qui précède la voute mouillante n°2. Par contre, point de salut pour ceux qui n?ont pas le sens de l?observation, et la topo en tête, rien n?indique vraiment par où il faut continuer. Le quidam arrivant ici aurait conclu à un cul de sac et s?en serait demi-tourné. Heureusement, en leurs temps, les explorateurs se sont lancés sous la roche pour trouver la suite, et quelle suite !

Enfin, avant d?en arriver à la suite, il faut passer cette deuxième voûte mouillante qui est d?une autre configuration que la première. Les anciennes descriptions disent toutes de suivre la peinture au plafond, sauf que, à part quelques traces indiquant là où il faut se mettre au bouillon, ce n?est pas la peine de chercher la moindre trace de peinture, il n?y en a plus. Ensuite, point de répit pour les braves, car même sans eau, ce passage serait chiant, ça frotte autant en haut qu?en bas, et il faut mener le kit au bon endroit pour qu?il ne se coince pas. Petite cerise sur le gâteau, il existe un diverticule sur la droite, qui bien que communiquant avec la suite ne permet pas au spéléo de passer. Celui qui s?y engage est bon pour faire demi-tour comme il peut.

C?est à nouveau la tête la première, sur le dos, qu?il faut s?engager dans ce laminoir semi-noyé. A nouveau, la capuche néoprène est la bienvenue, mais est aussi d?un grand inconfort pour tourner la tête tant bien que mal pour tenter d?apercevoir la suite. Cette fois, c?est Sylvain qui se lance en premier, suivi de Delphine, Manu puis Philippe. L?espace entre la roche et l?eau est encore moindre que dans la première voûte mouillante et il faut viser la fissure au plafond au début pour respirer. Fissure qui finit par disparaître ! Le plafond alors est légèrement concave et il faut viser la partie la plus haute au petit bonheur la chance, là où il y a le plus de place pour respirer, pour continuer la progression. Ne pas se laisser berner par les coups d??il vers l?amont : la suite n?est visible que quand on y est. C?est ambiance comme progression, et il faut vraiment que ceux qui s?y aventurent n?aient aucune peur avec l?élément aquatique conjugué aux zones étroites car toute panique en cet endroit ne serait pas sans conséquences... Le passage est long d?une trentaine de mètres, même si ce n?est pas aussi étroit tout le temps, et le plafond finit tout de même par se relever un peu et donner de l?air au spéléo.

Spéléo qui n?est pas au bout de ses peines ! Il y a plus de hauteur sous plafond (une cinquantaine de cm), mais ce n?est pas facile de progresser. D?autant que de multiples marmites déchiquetées viennent grandement compliquer la chose. L?équation néop + kit + plafond bas + marmites donne comme résultat = fait chaud sous la combi. Ce passage, d?au moins 50 mètres, est joli, mais très désagréable à passer, et il fait bon de se relever ensuite, dans de la grande galerie qui sonne la fin des zones étroites. Un peu plus loin, une grève au sec servira de vestiaire, et de cantine, une fois sa sous combi sèche enfilée (seul Sylvain aura pu mettre également sa combi dans son bidon étanche).

Nous avançons maintenant rapidement, dans une petite rivière à faible débit coulant au fond d?une galerie de 3 par 4 au minimum. Les découvreurs l'ont appelé galerie du Turbigot, animal mythique qui tirait les enfants désobéissant dans les gouffres (certains disent également que la femelle, la Turbigotte, vivait dans les églises, et ne se nourrissait que de grenouilles de bénitier). Le fond s?assèche, mais deux vasques barrent le passage et nous nous contorsionnons un peu pour ne pas trop nous mouiller. Dans cette partie, la rivière a érodé d?anciens gours dont il ne reste plus que quelques traces, dont un magnifique pont rocheux, perché à 3 mètres de hauteur ! C?est un bon indicateur géographique, car la galerie change à nouveau de figure, avec un gros éboulis à remonter presque jusqu?au plafond pour passer de l?autre côté. Nous admirons au passage les énormes plaques de calcaire qui sont tombées et la forme de la galerie très anguleuse, presque carrée à cet endroit. Cet éboulis a joué le rôle de barrage naturel et une quantité de sédiments sont accumulés en amont, surcreusés par des écoulements ultérieurs.

Nous tombons sur notre premier vestige : une mâchoire d?ours des cavernes ! D?une belle taille, et protégée par un balisage, elle semble indiquer que cette espèce maintenant disparue a habité dans cette cavité. Nous sommes quand même à 700 mètres de l?entrée. Si vraiment des ours ont vécu ici, ils ne sont certainement pas passés par les deux voûtes mouillantes, c?est donc qu?une autre entrée praticable a dû exister un moment. Manu, ressortant son savoir qu?il a pu glaner au fil du temps et des stages, se met à la recherche de polis d?ours pour valider que ce n?est pas qu?un ossement emporté là par une rivière... Et en effet, les polis sont là, un peu plus loin.

Quelle émotion de voir ces traces indirectes de la présence des ours. Ils se dirigeaient dans le noir absolu avec l?aide des odeurs, et en longeant les parois. Leur passage répété au cours des ans/siècles a fini par polir le calcaire à une certaine hauteur. D?ailleurs, les zones polies sont parfois trop hautes pour la taille de ces animaux, preuve que le sol n?est pas aussi préhistorique que ça et a été remanié par l?érosion entre-temps, la même certainement qui a surcreusé les dépôts que l'on croise constamment en amont de cette zone. Encouragés par la présence de ces polis, nous nous lançons à la recherche de griffades d?ours en remontant la galerie. Nous en trouvons de belles un peu plus loin, à proximité de l?entonnoir glaiseux (dixit la topo) qui mène à la galerie de la boue. Les premières sont discrètes, peu abondantes, mais caractéristiques. Puis, dans un renfoncement, une griffade de plusieurs dizaines de centimètres se révèle sous nos yeux ébahis. Un ours a-t-il essayé d?escalader ici et a glissé ? 

La suite est à chercher en rive droite, sous la forme d'une large diaclase qui se poursuit par un petit système labyrinthique. Une nouvelle épreuve nous attend à cet endroit. Pour monter dans la galerie des Deux Avenues, il faut réaliser une escalade de 10 mètres en libre (je rappelle que nous avions laissé notre quincaille dans la voiture), une corde est tout de même là pour donner le coup de main si nécessaire. Nous prenons pied dans cette galerie qui n'a rien à voir avec le réseau précédent. C'est un ancien collecteur fossile, de grandes dimensions et faisant un angle de 90° avec le reste du réseau. Cette galerie s'est formée grâce à un accident tectonique, ce qui explique ses dimensions, et surtout sa rectitude : une ligne droite de plusieurs centaines de mètres !

Nous commençons par remonter la galerie des Ormes, deuxième séquence émotion, mais d'une autre nature que le passage des voûtes mouillantes.

La progression est facile, quelques blocs tombés du plafond, des galets, des marmites comblées... Deux rubalises délimitent un cheminement, impossible de se perdre. Et voilà qu'apparaissent les premières concrétions de gypse. Tout d'abord quelques petites crosses, quelques encroûtements, de la neige dans les creux, issue de la chute de petits cristaux qui ont poussé sur les parois. Et soudain, noël est là ! Du gypse sous forme de flocon, de boules de coton hydrophile. Ça donne l'impression que quelqu'un est passé avant en vidant une bombe de fausse neige comme celle utilisée sur les faux sapins de noël. Mais tous ces fils enchevêtrés de gypse restent mobiles, chaque souffle d'air fait bouger ces ensembles, les fait ondoyer.

La galerie s'agrandit encore (si c'était possible) et prend des dimensions considérables, plus de 10 mètres de large pour une vingtaine de haut, avec une section très rectangulaire. Le sol est composé du lit asséché de l'ancien cours d'eau qui a balayé ce réseau, avec de nombreux galets où poussent aussi de petites concrétions de gypse. Les seuls éléments indemnes de concrétions sont quelques ossements dispersés de ci, de là, sur les galets, dont un énorme bois de cervidé encore assez bien conservé.

Manu vérifie à sa méthode, que les os sont en effet de « vieux » os. Sa méthode est d'une grande simplicité : il suffit de mettre sa langue dessus. Si l'os est « frais », la langue n'adhère pas. S'il est déjà d'un âge certain, la langue adhère. En effet, il n'y a alors plus aucune trace de matière organique dans l'os, et la structure de l'os en devient hydrophile, d'où le fait que la langue adhère. Mais cela ne marche pas avec les fossiles, car ceux-ci sont totalement remplis de minéraux. Bref, ces ossements proviennent de la capture d'écoulements de surface du temps des glaciations quaternaires (celle du Riss notamment, pour les amateurs des temps quaternaires, qui a eu lieu il y a 200 000 ans, d'autres traces de glaciation seront vues plus tard). Le secteur était alors une grande steppe herbeuse et le massif du Jura couvert par un Inlandsis de quelque importance, associé à celui des Alpes, on peut imaginer les troupeaux de cervidés batifolant dans ces espaces, mais pas d'homme préhistorique à ce moment encore (ils seront là lors de la glaciation suivante, celle du Würm). Tous les os ne sont pas aussi bien conservés, et certains ne sont plus que de petits tas de miettes, aucune chance pour identifier l'animal source.

C'est déjà la fin de la galerie, qui se termine sur un pincement. Une diaclase peut être remontée sur la droite sur quelques dizaines de mètres abrupts et glissants. Le report topo place la petite salle du haut tout près de la surface...

Demi-tour, nous en profitons pour faire quelques essais photographiques avant de nous engager sur l'avenue du Châtelet, partie symétrique à l'avenue des Ormes par rapport au puits d'accès. Nous continuons de suivre le balisage en place qui nous fait prendre une vire à gauche, surplombant le puits d'accès.

Les concrétions reprennent, mais sous une autre forme encore. Le gypse n'est pas avare de formes, et ce sont des pendeloques de gypse massif qui tombent du plafond. La couleur est un peu jaune, indication de présence d'impureté ? Manu, immanquablement, met sa langue au bout d'une des stalactites où pend une goutte d'eau... et au vu de la grimace et des crachats effectués ensuite, ce n'était pas une très bonne idée !

Au contraire de l'autre côté, la galerie est plus chaotique, et plus grande encore, avec plusieurs éboulis qu'il faut franchir, et des soutirages, même si, de manière continue, le concrétionnement de gypse continue d'être omniprésent. Un peu avant la fin de la galerie, nous tombons sur le dernier obstacle : l'impression d'arriver dans un cul de sac. Il faut faire une petite escalade de 4 mètres un peu engagée pour continuer. C'est Sylvain qui s'y colle en utilisant sa taille pour progresser en oppo. C'est là que le petit bout de corde trimballé a son utilité comme corde d'assurance pour les suivants. Manu ne l'utilise qu'avec parcimonie, mais Delphine, qui s'y pend franchement, a une petite frayeur car la corde ripe un peu de l'assurance de Sylvain... c'est avec un peu moins de confiance qu'elle finit l'ascension.

Inutile de dire qu'il y a toujours et encore du gypse partout sur les parois. Au passage, un squelette de renard peut être observé, signe qu'une communication récente avec la surface a existé, suffisante en tout cas pour laisser passer ce renard (personne n'apposera sa langue sur les os cette fois, pas de datation précise à donner donc).

Les concrétions de gypse se dotent ici de grains de poussière beige. Cette poussière vient des monceaux de dépôts varvés qui apparaissent ici. Les varves sont de fines particules issues du travail de rabot des glaciers sur les roches, et qui se déposent dans des zones d'eau à écoulement lent. Leur présence atteste à nouveau du fonctionnement de la cavité lors des dernières phases de glaciation. De petites concrétions de gypse sont visibles sur ces dépôts de varve.

C'est après cette zone, que nous parcourons grâce à un surcreusement, que commence l'apothéose !

Presque plus de crosses, mais tout d'abord de fines aiguilles de gypse sortent du sol, poussent sur les cailloux, entre les cailloux, partout, puis, au fond de la galerie, des milliers de filaments de gypse tombent du plafond, se reflétant dans les faisceaux de nos éclairages. Les plus grands dépassent le mètre, et ondulent avec le moindre mouvement d'air. L'ambiance est féérique ! C'est un peu plus un casse-tête pour nous, pauvres photographes amateurs, pour rendre sur la pellicule numérique ce que nous voyons. La galerie se finit ici, et le balisage protège la toute fin qui est abondamment concrétionnée.

Il est l'heure de rentrer et nous faisons demi-tour. Des plaquages de guano sont visibles à cet endroit, mais pas de trace de chauve-souris. Elles ont du abandonner ce lieu il y a longtemps maintenant, sinon leurs virevoltements auraient à coup sûr cassé les filaments de gypse, leur écho-localisation n'aurait certainement pas pu appréhender ces cristaux d'à peine 1 mm de diamètre, ou du moins les troubler fortement.

Le retour se passe sans entrave, interrompu par quelques séances photo le long du chemin. Le plus dur a été de remettre les combinaisons néoprène, encore gorgées d'eau, et à température de la cavité, qui ne doit pas dépasser les 12°C !

Même en sachant à quoi nous en tenir pour repasser les deux voûtes mouillantes, cela reste toute une aventure !

Dehors, il pleut. La montée du sentier est sportive, et en effet glissante comme redouté à l'aller, encore plus en raison de la combinaison entre la pluie, la nuit, les feuilles mouillées et l'engoncement dans la combinaison néoprène.



Le lecteur attentif aura noté qu'il n'a pas encore été question de bière dans ce compte-rendu. L'honneur spéléologique est sauf, car Manu nous avait ramené quelques élixirs de sa production, sitôt ouverts, sitôt bus avec délectation !

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Les Sports au fond du gouffre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=659</link>
<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L?Office Municipal des Sports est au service des clubs de la Ville ; dont l?Association des Barbastelles d?Issy-les-Moulineaux pour l?Exploration Spéléologique fait partie. Quatre salariés du service des Sports et de l?OMS sont partis le week-end du 3- 4 décembre en exploration des mondes souterrains et d?une rencontre avec des passionnés de spéléologie. Récit?.
Vendredi 2 décembre, 20h30, parking du PMS : tout est chargé dans le mini-bus. Nous sommes 11, 7 spéléologues et 4 apprentis spéléologues.
Pour le service des Sports, c?est l?inconnu : malgré une séance d?initiation à Fontainebleau 15 jours avant,  nous nous demandons comment va se passer la descente de 50 metres dans le gouffre.
Après une pause casse-croûte sur l?autoroute, nous arrivons aux environs de minuit en Côte d?Or, à 15 kilomètres au Nord de Dijon : il fait nuit noire et surprise? les téléphones portables ne fonctionnent plus. C?est donc parti pour un week-end isolé.
Nous sommes hébergés dans une immense demeure, à la Fabilie du Val Suzon, chez les parents de Fabien, un des membres de l?association. Dans cet ancien hôtel, devenue une ferme agricole, tout est rénové. Monique et Bernard Couturier, les propriétaires nous y accueillent. Les escaliers de pierre mènent à des chambres bien confortables, spacieuses et douillettes. Ce sera le réconfort après l?aventure spéléologique. 

Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner copieux, nous essayons chacun une sous combinaison : nous avons l?impression de ressembler aux Dalton avant qu?ils soient enduits de goudron et de plumes.
Equipés, nous arrivons à l?entrée du Gouffre de la Combe aux Prêtres, situé à 5 minutes du gîte, dans une carrière. Nous revêtons tout le matériel nécessaire. Une descente de 50 mètres nous attend. Nous ne maîtrisons pas les manipulations de cordes. Les premières craintes sont là pour ceux qui ont le vertige.
Heureusement, nos accompagnateurs sont très attentifs.
Une fois la descente effectuée, une galerie ample nous attend. Nous rencontrons notre première chauve-souris de l?expédition, elle hiberne. Nous mettons également les pieds dans l?eau et remplissons notre bouteille d?eau pour faire fonctionner les lampes à  acétylène. Sans lampe, c?est la nuit.
Puis nous suivons la rivière qui s?écoule dans une galerie confortable. La spéléologie c?est le goût de l?aventure et l?émerveillement pour les yeux. De galerie en galerie, des univers imaginaires ou lunaires défilent. 
Nous arrivons à un passage de 5 ou 6 mètres où ramper devient obligatoire. A nouveau des galeries avec parfois des passages plus techniques où nous devons escalader et nous tenir aux cordes. Nos accompagnateurs sont toujours aussi attentifs. 
Un petit pique-nique léger nous redonne de l?énergie.
Nous franchissons un pont de singe les pieds dans l?eau avant de parvenir à une cascade souterraine. Certains d?entre nous décident de poursuivre dans un labyrinthe.
Puis la fatigue commençant à se faire sentir, nous amorçons le retour, nous avons tout le chemin en sens inverse. Enfin c?est la remontée du puits de 50 mètres à l?aide de cordes et de pédales.
Après 7h30 à 8h30 passées sous terre, nous voici de retour à la surface, il fait déjà nuit : il est 20h30.
Nous nous rassemblons autour d?un bon repas en visionnant les photos dans la maison, toujours aussi agréable.
Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, le métier d?apprenti spéléologue n?est pas terminé. Nous allons laver tout le matériel dans la rivière du village. Ensuite, nous dégustons un bon couscous avant de reprendre la route pour Paris.
Un grand merci à  ABIMES pour ce week-end qui restera dans nos mémoires !
Maëtte</description>
</item>

<item>
<title>JE 2011</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=653</link>
<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Aux journées d'étude (les JE) on étudie. On débat. On écoute. Evidemment, on est beaucoup assis, enfermés. Mais bon, les spéléos ne sont pas connus pour être claustrophobes... Alors ? oui alors, pourquoi pas plus de participants à ce week-end organisé à Issy les Moulineaux, dans un lieu si facilement accessible à tous ? D'autant qu'il se murmure que certains abimés brevetés passèrent une partie de la soirée avec des congressistes... Sans doute que ces JE ne sont pas assez bien connues.

C'était donc l'occasion de retrouver des spéléos et des canyoneurs de toute la France, et même de Catalogne, &lt;a href=&amp;quot;http://www.cosif.fr/attachments/article/216/Programme%20previsionnel%20JE%20FFS%202011.pdf&amp;quot;target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;échanger sur différents thèmes&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, prendre un apéro...

A retenir, entre autres sujets, cette année, la volonté affirmée de mieux former les initiateurs spéléos au secourisme. Une demi-journée du stage initiateur pourrait y être consacrée dès 2012 avec un programme spécifique défini par la &lt;a href=&amp;quot;http://comed.ffspeleo.fr/&amp;quot;target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;CoMed&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.
La publication prochaine d'un cahier de découverte de la spéléologie pour les enfants. Le nouveau &lt;a href=&amp;quot;http://efs.ffspeleo.fr/documentation/les-cahiers-de-lefs&amp;quot;target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;cahier de l'EFS&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; sur les apprentissages moteurs sur agrès en spéléologie. La nouvelle édition du Pass qui sera adressé à tous les nouveaux fédérés. Et aussi la diffusion du film réalisé par le &lt;a href=&amp;quot;http://www.cosif.fr/&amp;quot;target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;CoSIF&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; sur les techniques de descente sur corde. Enfin, un exposé sur le canyon hivernal qui faisait une synthèse intéressante sur le point chaud : comment faire un piège à froid dans une tente, &lt;a href=&amp;quot;http://scbaudreix.canalblog.com/archives/2010/01/16/16552020.html&amp;quot;target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;comment fabriquer des bougies&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; (article à lire sur le site du spéléo club de Baudreix).

Un grand merci aux organisateurs CoSIF, CDS 92 et CDS93. Des JE à la maison, c'était vraiment bien ! Nous avons même pu assister samedi soir au concert de &lt;a href=&amp;quot;http://liveweb.arte.tv/fr/video/Youn_Sun_Nah_au_festival_Jazz_sous_Les_Pommiers/&amp;quot;target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Youn Sun Nah&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; donné dans le cadre de la semaine coréenne d'Issy les Moulineaux.

A l'année prochaine.
Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Voyageage à Brudour</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=657</link>
<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Allo l'ami

J'vais t'conter une histoire qu'est arrivée à un chum à moi, attache ta tuque, sacrament, c'est une maudite histoire !

Bon, c't'ami avait passé une bonne soirée à jaser, brosser et manger des pétacles (épluchées au &lt;a href=&amp;quot;http://tetesaclaques.tv/le_willi_waller_vid30&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Willi Waller 2006&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, c'est y pas bioutiful !!), pis d'vait s'lever tôt lé lendemain, pour aller dans un trou, communément appelé scialet du Brudour, mais, va savoir pourquoi, tout le monde sur place s'est mis à l'appeler le Boulgour comme marqué sur le babillard (y sont ben étranges ces français).

Bref, de bonne heure sul piton, un peu lendemain de veille, et après s'être pogné le beigne suffisamment longtemps, voilà t'y pas que 6 de ces hurluberlus se rapaillent et embarquent dans l'char pour faire une couple de miles, après avoir mis du matériel spéléologique en masse, pis un peu à manger, dans des gros sacs en plastique renforcé qu'ils appellent Kit.

Une fois parqués dans l'place, ils rencontrent le même monde que la veille, pis qui veut faire la même cavité qu'eux, mais un peu moins fous, vu qu'ils avaient décidé de manger et se brosser au soleil avant de descendre sous terre.

Bon, nos gaillards et gaillardes ont pas niaisé avec la puk pour changer d'linge et mettre leurs rubber, vu que, même si y'avait une belle température, c'était pas l'temps de rester en bédaine trop longtemps.

Sans tataouiner plus que ça, ils ont fait deux groupes : Sylvie, Ana, Cynthia et Sylvain y'ont rentrés par le scialet du toboggan (où, au passage, une toutoune pourrait pas passer au vu de la configuration de l'entrée), tandis qu'Aurélien et Patrice allaient rentrer par le scialet du Brudour (où, au passage, une toutoune pourrait rester jammée itou, même si la chatière des Vizillois n'existe plus en tant que tel).

«C'est la bête» criait Sylvie, dit « Gamine » en passant et repassant dans certains des passages bas, voir étroits sur l'chmin. Faut dire qu'au départ, la cavité fait pas les choses faciles pour les grands et gros. Notamment quand il faut s'engager dans le passage à Nino, après une courte escalade et un pas au dessus du vide sécurisé par une main courante. Les concrétions affluent, mais c'est lé jarret plié que mon ami a parcouru ce passage.

Au bout d'ce passage, il y a un morceau de corde installé en fixe, que chacun a passé sans prendre de chance (surtout la partie en vire au dessus d'une flaque où l'on sent que l'eau devait pas être ben très chaude). A l'autre côté, deux possibilités : prendre un laminoir bas, mais très humide, ou prendre un laminoir bas, moins humide, avec un passage étroit à prendre à reculons (pour certains) pour faire en sorte de ne pas se mouiller dans la vasque d'arrivée.

Tout le monde s'en sort presque sec, pis c'est la place à la confusion : check ! le même morceau de corde qu'ils avaient emprunté un peu avant pour monter dans le réseau à Nino. Z'allument enfin qu'ils viennent d'faire belle boucle, les niaiseux !! Au choix : soit recommencer la boucle, soit repasser par les passages bas. C'est la deuxième solution qu'ils choisissent, et l'chum y décide de tester le laminoir humide d'une shote. Crisse, il aura froid tantôt, tant il ressemble à une vieille vadrouille toute trempe après sa courte reptation. Un drôle de short cut !

Une couple de passages plus ou moins aquatiques et un ou deux puits et les voilà rendus dans la galerie du premier métro, beaucoup plus large. La progression se fait comme quand le b?uf veut chier dans pelle. Arrivés au bout de la galerie du deuxième métro, ils décident de faire une pause et de manger. Chacun se tire une bûche et mange sans ustensile sa salade de pâtes qui goûte le fromage de chèvre, et, avant que tous n'aient la guédille au nez, ils repartent, talonnés par les autres spéléos qui sont partis après eux.

Vient une belle galerie avec une méchante batch de concrétions, bonne pour barauder, pis faut s'pitcher dans puits qui tombe directement dans la rivière de la Bournette. Ça plaquote un peu avec le monde pour se mettre d'accord sur les objectifs de chacun.

Au pied du puits, ils ont la surprise de trouver un gogosse qu'ils finissent par identifier comme étant un indicateur de débit de la rivière. Rivière qui s'avère ben éc?urante et z'en prennent plein les queneuilles, avec l'eau courant sur le calcaire vif, des couleurs chatoyantes, de petites cascatelles. De l'argile (ainsi qu'un fil téléphonique) apparaît, signe que le passage siphonne de temps à autre : c'est bientôt le passage clef.

Arrivés au siphon, justement, il faut faire un choix pour continuer: emprunter la vire lousse au dessus de l'eau frette, ou se baigner directement. Les deux écoles s'affrontent, même si Sylvie décide de faire le trait d'union, utilisant la vire, mais se mouillant allègrement aussi, malgré qu'elle ait la touch avec la gravité. Patrice préfère, lui, y aller toute entier dans la baille.

S'ensuit toute une boutte de reptation avant d'être rendu dans une des salles importantes de la cavité : la salle des Ténèbres. Lé volume atteint est assez méchant, mais sonne la fin de la visite devant l'état des forces en présence, notamment des peewes, encore un peu tannés de la veille et qu'en ont leur voyage.

Z'étaient pas sortis du bois, mais s'en sont décâlissés sans encombres. Dehors, il fait frette, et les efforts de la journée font que nos amis sentent le tipépère qui monte la côte, voire l'esprit d'équipe ! Il est temps de s'en rentrer et de prendre une douche avant de se pogner un rhume. Et à préparer le souper au passage (sans oublier la tite-frette syndicale).

Tourlou mon ami !

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Robin without Batman</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=652</link>
<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;h3 align=center&gt;Synopsis&lt;/h3&gt;

Dans le brouillard dense de la forêt de Lente City, plateau où les cavités sont partout, luttent des justiciers vêtus de combinaisons de spéléo, harnais et casque lumineux. Ces derniers sont en réalité Poison Ivy, Catwoman, Deadshot, Le Chapelier Fou et Firefly, des spéléos venus de la lointaine Île de France, dont les parents descendirent sous leurs yeux dans des gouffres profonds sans jamais remonter alors qu?ils n?avaient que 10 ans. Alors qu?ils essayent d?entrer à leur tour dans un des gouffres renommés de cette obscure forêt, ils tombent sur d?étranges personnages qu?ils voient se diriger vers l?abime sombre et frais...

&lt;h3 align=center&gt;Fiche Technique&lt;/h3&gt;
&lt;b&gt;Réalisation&lt;/b&gt; : Abimes
&lt;b&gt;Scénario&lt;/b&gt; : Sylvain
&lt;b&gt;Basé&lt;/b&gt; plus ou moins sur une histoire réelle
&lt;b&gt;Avec&lt;/b&gt; : Sylvie : &lt;i&gt;Poison Ivy&lt;/i&gt;, Ana : &lt;i&gt;Catwoman&lt;/i&gt;, Vincent : &lt;i&gt;Le Chapelier Fou&lt;/i&gt;, Aurélien : &lt;i&gt;Deadshot&lt;/i&gt;, Sylvain : &lt;i&gt;Firefly&lt;/i&gt;
&lt;b&gt;Directeur de la photographie&lt;/b&gt; : Sylvain
&lt;b&gt;Direction artistique&lt;/b&gt; : Vincent
&lt;b&gt;Création des décors&lt;/b&gt; : L?eau, le CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;, le temps
&lt;b&gt;Décoration du plateau&lt;/b&gt; : Dame Nature
&lt;b&gt;Musique&lt;/b&gt; : Orchestre de la goute d?eau
&lt;b&gt;Dialogues&lt;/b&gt; : Ana
&lt;b&gt;Costumes&lt;/b&gt; : Ridicules
&lt;b&gt;Supervision des effets spéciaux&lt;/b&gt; : Aurélien
&lt;b&gt;Montage&lt;/b&gt; : Bancal
&lt;b&gt;Casting&lt;/b&gt; : Abimes
&lt;b&gt;Producteur&lt;/b&gt; : Abimes
&lt;b&gt;Distribution&lt;/b&gt; : http://abimes-speleologie.fr
&lt;b&gt;Lieu de tournage&lt;/b&gt; : Scialet Robin, Vercors
&lt;b&gt;Format&lt;/b&gt; : Vertical et horizontal
&lt;b&gt;Durée&lt;/b&gt; : 8 heures
&lt;b&gt;Public&lt;/b&gt; : Tout public

&lt;h3 align=center&gt;Making Of&lt;/h3&gt;

&lt;b&gt;Introduction&lt;/b&gt;
Ce court texte va s?efforcer d?aborder les points les plus remarquables du film. Il va de soi qu?effectuer un tel travail nécessite d?en citer des passages. Il est donc recommandé (si pas obligatoire) de visionner le film auparavant afin que la vision n?en soit pas gâchée.

&lt;b&gt;Préambule&lt;/b&gt;
Le film commence par une douce matinée d?automne. Le soleil rayonne et donne une belle impression de vacances à l?ensemble des personnages. Certains s?occupent à fourrer des cordes et divers amarrages dans les kits dûment numérotés et référencés, d?autres vaquent à diverses activités, d?autres encore préparent à manger ou répartissent les forces en présence. Nos héros se retrouvent et se concertent sur les tâches et missions de chacun, un bel enthousiasme semble de rigueur, même si le spectateur averti et observateur pourrait entrevoir les prémices de stress et quelques tensions dans le groupe. Quels drames vont-ils affronter ??

&lt;b&gt;Démarrage de l?action&lt;/b&gt;
Cette partie du film se déroule un peu en apesanteur. L?on voit tous nos braves s?entasser dans la Batvoiture de Catwoman, le sourire aux lèvres, alors que d?autres personnages gravitent autour (les initiés comprendront que ce sont d?autres héros qui iront sauver le monde dans d?autres recoins de la région). Le trajet est court.
Quelle surprise pour les 6 personnages que de découvrir d?autres personnes là où ils croyaient se trouver seuls en toute tranquillité !
L?atterrissage se fait avec violence et voit tous les plans et stratagèmes de nos héros tomber à l?eau ! Quelle désillusion quand ils comprennent que 7 à 9 membres de la secte du CAF sont entrés avant eux et s?apprêtent à poser leurs cordes et amarrages dans la cavité. De plus, il semble que ce soit des novices, peu rompus à ce genre de pratique. Nos héros sont décomposés et appréhendent le moment où il leur faudra descendre, faire la queue et attendre, dans le froid et l?humidité.

&lt;b&gt;Interlude&lt;/b&gt;
Las de penser à cette attente, ils décident de rebrousser chemin et alléger leurs kits pour poser seulement quelques cordes en double. Durant le retour vers le QG, les mines sont moins resplendissantes qu?à l?aller, la tension est palpable, alourdie par une musique d?ambiance un peu trop forte.
Le soleil a fini de réchauffer l?atmosphère, mais son éclat est plus violent et brûle les yeux de Firefly et Le Chapelier Fou pendant qu?ils modifient les kits et prennent tout de même une petite collation avec Catwoman. Pendant ce temps, Poison Ivy et Deadshot se promènent dans les prés où de nombreux trous existent. Il s?agit d?une grande zone où les pertes se multiplient à l?infini, symbole de l?ancienne existence d?une rivière permanente. Des traces d?apport de branchages sont visibles dans le fond des cuvettes, preuve que les violentes pluies locales peuvent refaire vivre cette ancienne rivière dont le lit est à sec.

&lt;b&gt;La chevauchée fantastique&lt;/b&gt;
L?heure tourne, la tension monte, la mission est de plus en plus en danger, car il est prévu de passer pas mal de temps sous terre, et les personnages craignent les embouteillages dans les galeries du gouffre, ce qui aurait surtout comme conséquence une arrivée tardive au gîte, donc potentiellement une consommation réduite de raclette, car les autres héros que l?on a pu apercevoir quelque temps avant sont du genre à tout manger avant le retour de nos héros à nous.
Le stress est intense et est bien retranscrit dans le jeu des acteurs. Le réalisateur s'attarde un peu trop dans la mise en action du petit groupe, mais, enfin, la décision est prise d?aller de l?avant. Nos héros s?élancent à nouveau dans la Batvoiture en direction de l?orifice exhalant cet air frais et humide qui les attire tant. Les tenues de combat sont rapidement enfilées, les éclairages vérifiés et les 6 compagnons s?engagent irrévocablement dans la forêt, en direction de cet Abîme tant convoité. Le cinéphile lambda aura tout de même du mal à suivre les conversations des personnages, tant le langage utilisé est technique, et sonne presque faux à coup de poignée, croll, descendeur, dev, frac ou pantin. Dommage que l'imagination des dialoguistes n'ait pas pu rendre plus compréhensible ce jargon sans doute original mais peu commun, un petit sous-titrage aurait été le bienvenu.

&lt;b&gt;Double qui peut&lt;/b&gt;
Quel joie exprimée d?enfin se lancer dans les enchaînements de puits qui mènent en bas, tout en bas...
Intervient la première tragédie !!! Les membres de la secte du CAF sont encore là ! Ils ont peu progressé dans les verticales et bouchent le passage vers le Graal du paléo-collecteur fossile du plateau de Lente ! D?âpres négociations et un combat au corps à corps permettent à Firefly, puis Le Chapelier Fou de passer devant, moyennant l?installation de cordes en double. Délaissant les cordes de 10 mm, nos aventuriers s?élancent dans le vide sur des cordes de 8 mm fixées par des cordelettes dyneemas à de petites protubérances rocheuses, au grand dam des autres grotteux. Il est impressionnant de les voir descendre sur l'équivalent de lacet de chaussures, même si je doute de la véracité de telles pratiques. Il faudrait demander l'avis de spéléologues confirmés...
Une phase de combat un peu longue se déroule sur une courte vire surplombant le vide final. Usant de leurs longes les reliant à la main courante, le pied, certes sûr mais parfois hésitant, décrivant de lestes mouvements sur la paroi calcaire humide et lisse, c?est par à-coups que les mètres sont gagnés vers le fond, croisant leurs courtes longes avec les membres du CAF. La chorégraphie est digne des meilleurs films de kungfu, bien que le réalisateur soit resté plus sobre dans les mouvements : pas de course au plafond avec moulte vrilles et saut périlleux ou course sur les fils tendus.
Hourra !! L?équipe adverse rend les armes et doit se reposer sur l?installation des cordes des aventuriers pour poursuivre en sécurité la descente. Cet armistice permet « &lt;i&gt;d?installer une dev osée en double, shuntant un puits et une main courante, un frac plusieurs dizaines de mètres plus bas et rejoindre la tête de l?exploration&lt;/i&gt; » (je cite dixit une partie du dialogue du film). Un dernier pendule, et Firefly prend enfin pied dans la partie horizontale du réseau, bientôt suivi par tout le reste de la troupe.

&lt;b&gt;Les soldats&lt;/b&gt;
Fini les grands puits et les perspectives verticales dont le rendu n'est pas facilité par le format 16/9 d'un film, et place à des galeries à taille plus humaine et horizontale. Au départ, le petit gabarit de Poison Ivy lui permet d?aller plus vite que les autres et elle s'en donne à c?ur joie. Après un bref passage dans une trémie, nos héros s?extasient dans la salle blanche, remplie de concrétions « classiques » encore immaculées, protégées par un balisage rubalise. La progression continue dans les galeries, qui ressemblent de plus en plus à des laminoirs bas. Nos héros rattrapent ainsi deux évadés de la secte du CAF qui étaient partis plus tôt à la recherche des soldats, haut lieu de la cavité. Malheureusement, ces derniers décident de rentrer dans les rangs et faire demi-tour à deux encablures de leur cible. Ce ne sera pas le cas de nos héros !! Mus par une inspiration divine, ils enchaînent les obstacles sans coup férir et arrivent enfin devant cette petite armée souterraine !! Quelle petite merveille, qu?un shunt heureux a permis de conserver en l?état. Autrement, on imagine que tout ce petit monde au garde-à-vous aurait déjà fini en poussière sous les passages, certes attentionnés, mais répétés de spéléo du monde entier. Un grand bravo au chef déco pour le rendu des galeries, quelle imagination !

&lt;b&gt;La dissolution de la communauté&lt;/b&gt;
La progression se poursuit encore et toujours. La galerie s'agrandit, mais la progression reste lente tellement les parois sont tortueuses. C'est le signe d'un creusement en régime noyé dans cette couche de calcaire dolomitique. Fut un temps, un temps que les moins de 20 (et quelques milliers) ans ne peuvent pas connaître, le boyau emprunté était rempli par une rivière souterraine qui suivait tranquillement son chemin vers une résurgence, dissolvant au passage millimètre par millimètre les parois de la grotte, créant ces structures aériennes, bien que terriblement solides pour nos aventuriers lorsqu'ils butent dedans.
Arrive l'escalade des choux fleurs, que tous passent vaillamment, prenant un grand soin dans leurs gestes d'épargner les nombreuses concrétions qui ont donné ce nom à ce passage. Et les galeries continuent encore de plus belle. Le cinéphile averti aura remarqué que nos aventuriers n'ont pas gravi entièrement ce passage, sortant au 2/3 de l'escalade. Quels mystères évitent-ils ainsi ?? Entrevoient-ils des pièges indicibles dans la poursuite de cette escalade ?
Les murs, jusqu'à présent presque banals (nonobstant leur tortuosité) se couvrent désormais de fines concrétions d'aragonite, de gypse et autres structures cristallines dont il faut écarter les mains sous peine de tout faire tomber au sol. Décidément, les décorateurs se sont vraiment donné du mal pour créer tous ces détails, allant jusqu'à placer de-ci, de-là des petits rhinolophes, délicatement pendus.
C'est là que le deuxième incident arrive. Les yeux rivés sur ces splendeurs souterraines, Poison Ivy et Deadshot progressent devant et ne prennent pas l'embranchement dit « des manchots » qui mène au grand collecteur fossile. Rappelés par leurs compagnons qui se sont engagés dans ce court passage, nos deux héros font demi-tour, mais loupent le passage en question, et foncent vers la sortie, maintenant persuadés que leurs acolytes sont devant car ils ne les voient ni les entendent.
Le film prend une connotation sombre où l'on voit Catwoman, Le Chapelier Fou et Firefly rechercher activement, en vain, leurs camarades, criant, sifflant et jurant de ne pas avoir de réponse.
Le c?ur brisé et guidés par la raison, ils décident de faire demi-tour et regagner la base des puits, où il leur semble que leurs compagnons auraient pu (du) se rendre.

&lt;b&gt;Retrouvailles heureuses&lt;/b&gt;
C'est une folle chevauchée qui voit nos 3 personnages parcourir à grands pas le trajet retour, l'?il aux aguets et traquant toute trace de passage antérieur indiquant que les 2 disparus sont effectivement passés devant. Les minutes sont longues et les visages se crispent quand, soudain, arrive la réunification, juste à la base des puits remontants. Ouf, tout le monde est bien là, et nul besoin de retourner dans le dédale des galeries pour rechercher les maintenant ex-disparus. Le soulagement est grand dans cette communauté et tous soufflent un peu avant d'enchaîner la remontée des grands puits, guidés par Poison Ivy qui est d'ores et déjà engagée dans le passage du pendule.

&lt;b&gt;Nuit et brouillard&lt;/b&gt;
L'équipement en double dans le grand puits permet à l'action de rester dynamique. Bien qu'un soupçon de stress apparaisse lorsqu'une corde vient se coincer sous un becquet, entravant toute remontée. Heureusement, nos héros ne sont pas avares de compétences, et l'incident est bien vite relégué à l'état de vague souvenir. Tout se passe donc bien jusqu'au dernier puits. Les cailloux volent au bas, manquant de peu Catwoman tandis que Le Chapelier Fou essaye de passer dans une zone étroite avec un kit sur le dos... Ouf, les émotions sont terminées, et les 6 compères regagnent la Batvoiture le sourire aux lèvres, guidé par une lune pleine qui se cache de temps à autre dans les branchages des sapins de la forêt, donnant un aspect fantasmagorique à cette scène. Certains pourraient même entre apercevoir l'ombre d'une chauve-souris sur cette lune...

&lt;b&gt;L?attente interminable&lt;/b&gt;
Personne au gite ! L'accablement est grand au retour au QG, nos héros étant persuadés de sortir en dernier et d'arriver en pleine ripaille de fromage à raclette, de charcuterie et de pommes de terre. Sans que cela ne se voit sur leurs visages, au début en tout cas, l'inquiétude existe et l'accablement redouble quand ils se rendent compte qu'ils n'ont pas les clefs des chambres, donc des douches auxquelles ils aspirent tant. Pour se rasséréner, les voilà qui sortent quelques objets oblongs, en verre vert et contenant un breuvage pétillant qui leur fait claquer la langue.

&lt;b&gt;Épilogue&lt;/b&gt;
Peu à peu, le groupuscule fini par être au complet et emplir entièrement la salle qui fait office de cuisine. Les ustensiles servant à la raclette ayant été installés par nos 6 aventuriers, et les douches ayant été rapidement prises pour ne pas manquer le début du banquet, tout le monde s'attable et les discussions vont bon train sur le vécu et les émotions de la journée. Sans faire le parallèle un peu facile avec les banquets savamment dessinés à la dernière page d'une célèbre bande dessinée d'Uderzo et Goscini, la ripaille n'est pas loin, mais rassurez-vous, point de barde pour vous émoustiller les oreilles.
Firefly sort tout de même un élixir de 35 ans d'âge qui est partagé avec les survivants au repas, tandis que Catwoman note avec intérêt les références de certains morceaux plus ou moins musicaux qui sont joués...
La soirée semble bien partie, le film s'arrête sur les visages joyeux de cette bande de copains, tout est bien.

PS : restez dans la salle durant le traditionnel générique de fin, les réalisateurs vous ont concocté quelques surprises sous forme de flash back durant la soirée, qui semble avoir duré bien tard dans la nuit et s'être enrichie d'une ambiance potache ;)

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Stakhanovisme au viaduc des Fauvettes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=654</link>
<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Contrairement à la session précédente, nous sommes une douzaine au départ du local pour aller au Viaduc : 4 encadrants et 8 apprentis spéléos dont pour certains il s?agit seulement de la 1ère ou 2ème sortie. Face à la recrudescence de nouveaux inscrits et le manque d'entraînement de certains, cette session apparaissait nécessaire pour le bon déroulement des prochaines sorties.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Une fois arrivés au Viaduc, les encadrants se mettent au boulot pour équiper deux piliers ainsi que le puits. La séance d?entraînement commencera par des descentes et des remontées avec fractionnement. Encore une fois, nous constatons que la taille n?est pas toujours le facteur le plus important : le parapet sur la descente d?un des piliers (le moins haut) bien qu?il soit petit, a été la cause de bien des soucis au départ de la descente? et de la remontée qui était tout sauf sexy. Tout le monde reste très concentré et attentif aux conseils de nos encadrants qui ne savent parfois plus où donner de la tête.&lt;br&gt;Une fois le puits équipé, notre sportive tous terrains, Lorianne, (les lapins Duracell n?ont qu?à bien se tenir à côté d?elle!!) se rue dessus pour faire une descente et remonter? plusieurs fois? Je la suis à la descente et réponds à ses désirs de célébrité en la prenant en photo. J?en profite pour effectuer quelques clichés de Yannick, un des encadrants, qui fait des acrobaties sur la corde, pour mon bon plaisir.&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Le temps s?envole! C?est déjà l?heure de la pause déjeuner? et bière (avec modération bien sûr!) puis café préparé avec amour (ou pas) par Fabien. Un repos bien mérité pour nos chers encadrants qui doivent faire face à une invasion féminine au club qui leur apparaît pour l?instant encore comme une bénédiction.&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Retour aux choses sérieuses après le déjeuner. Alors que Yolanda, Loan et Diana continuent de s?entraîner sur le pilier le plus haut avec Sylvain et Fabien, et le reste de l?équipe avec Yannick et Vincent, Lorianne attaque de nouveau des descentes et montées du puits. J?en fais de même mais, avouons-le, ma forme physique se rapproche plus des Bidochons que de Wonder Woman, du coup ma remontée du puits se fait lentement,  j?en profite pour admirer la vue? ce qui n?est pas du goût de certains encadrants d?humeur taquine. Alors que j?arrive presque au bout, je vois Fabien et Vincent qui sont en train de me remonter, sans mon accord préalable! Je me laisse donc remonter comme un sac de pommes de terre (en même temps il ne me restait même pas 2 mètres à faire!) et une bière m?attendait à l?arrivée! Sincèrement, entre un encadrant qui a de l?avenir dans le poll dance, un musclor qui remonte ma carcasse sans même une goutte de sueur et un pompier qui m?attend à l?arrivée avec une bière, vous vous demandez encore pourquoi autant de filles ont rejoint le club?!!&lt;br&gt;Le ton de l?après-midi est donné! Alors que certains s?entraînent encore sur des descentes et remontées avec fractionnement, d?autres sur le puits, le pilier le plus petit est le théâtre des ateliers passage de déviation (qui ne sera pas une partie de plaisir!), passage de n?ud et conversion sous l??il bienveillant et attentif de Yannick à notre hauteur sur une corde adjacente et Vincent en bas qui semblait apprécier la vue. Si la concentration est de mise lorsque nous sommes sur corde, une fois au sol c?est un véritable festival, les blagues fusent! Alors que le reste du groupe demeurait plus ou moins sage, un microclimat enveloppait l?atelier passage de déviation et de n?ud, les encadrants prennent alors conscience que, plus que de simples filles, ils doivent gérer, entre autres, une hyperactive, une bavarde partageant le goût de ses camarades pour les blagues douteuses, une paparazzi à l?affût de LA photo compromettante et un spécimen à tendance sado-maso toujours disposée à faire la victime pour un décrochement. Vincent a donc pu s?exercer sur une victime consentante qui notera la progression dans la technique de son sauveteur.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La nuit tombe désormais très vite, le déséquipement commence vers 17h30 par les encadrants avec tout le soutien moral des débutants, pour rentrer peu après au local.&lt;/p&gt;Cindy</description>
</item>

<item>
<title>Première mission d'infiltration et d'observation d'une novice chez les Abimés</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=651</link>
<pubDate>Sat, 29 Oct 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Après avoir passé avec succès les rites de passage que constituent les séances d?initiation au Puiselet puis au viaduc, survécu à la multiplication des bleus sur mon corps  et corrompu les estomacs grâce à des madeleines au Nutella lors des réunions, j?ai finalement pu participer à ma première sortie spéléo et profiter de ce fait de l?occasion pour observer le Spéléo Abimes dans son milieu naturel.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Vendredi&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Départ de Paris le vendredi soir à destination du gîte au Rouveret, perdu dans le Causse Méjean, avec trois spécimens de l?espèce des Spéléos Abimes :&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Alain : grand schtroumpf toujours en action et qui prend soin de ses jeunes schtroumpfs un peu fous,&lt;li&gt;Samuel : contestataire dans l?âme,  à tendance anarchiste et fin gastronome,&lt;li&gt;Fabien : comment dire ?vous souvenez-vous de ces moments quand vous étiez petit où on vous avait offert un énorme ours en peluche? votre premier réflexe étant de pleurer, d?appeler votre maman parce que vous aviez peur, mais vous réalisez plus tard qu?en fait ce nounours est super doux, et le premier qui essaie de vous le piquer repartira avec des doigts en moins? Ben là, pareil!&lt;/ul&gt;Une fois arrivés, tard dans la nuit, le gîte trouvé, et le matériel déchargé, une première caractéristique se dessine lors de la répartition des chambrées : le Spéléo Abimes est galant!! En effet, en tant que fille, j?ai eu le privilège d?avoir ma chambre à moi toute seule, privilège qui perdurera jusqu'à la fin du week-end.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Samedi&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Opération courses! Le Spéléo Abimes observe un certain rite lorsqu?il entre dans un magasin : d?abord l?alcool ensuite la nourriture, d?ailleurs on constate qu?il  peut aisément être fasciné par un rayon whisky bien fourni pour finalement, après moultes conciliabules, jeter son dévolu sur un Bowmore ? et deux packs de bières bien sûr! Le ravitaillement effectué, nous n?avons pu refuser à notre rebelle surexcité un déjeuner au Mac Donald de Millau avec atelier repérage de boulons qui auraient pu être desserrés.&lt;br&gt;Retour au gîte pour accueillir Yannick tout fraîchement devenu initiateur!!! Nous retrouvons donc le 4ème spécimen faisant l?objet de mon étude : un modèle de gentillesse et de patience (qualités récurrentes chez le Spéléo Abimes)! Tant de qualités n?ont fait qu?éveiller ma suspicion et un esprit retors comme le mien n?a pu s?empêcher de tester les limites de celles-ci ? peine perdue!&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La journée s?est terminée par une étude des cavités à explorer dans le Causse Méjean, le tout accompagné d?une dégustation de Budweisers pour motiver les troupes. C?est là que commençait une des parties délicates de ma mission d?infiltration : comprendre les conversations cryptées des spéléos!! J?avais déjà réussi à décrypter certains termes particulièrement intrigants comme « croll », « descendeur », « longe », « pédale » ou « pantin », autant de termes permettant de semer le trouble dans l?esprit de votre interlocuteur sur l?activité que vous pratiquez : natation? cyclisme? marionnettes? NON! Spéléo! Haha, je t?ai eu!! Cependant, les bougres persistaient dans leur langage codé avec avalanche de termes comme « karst », « désescalade », « étroiture », « cloaque », « ressaut »,  « P39 » qui sonnaient parfois comme des insultes ! Je ne me laissais pas abattre dans mon entreprise d?intégration et utilisait allègrement la botte secrète de Perceval à base de « C?est pas faux » et « Ah non! ça je sais pas ce que ca veut dire »i. Que je rassure les apprentis, la compréhension de certains termes s?acquiert avec la pratique, par exemple : M.A.V.C. = Magne-toi Allez Vis à la C**!!!&lt;br&gt;Pendant ce temps, notre rebelle gastronome nous préparait un plat délicieux : une carbonade flamande, l?occasion pour moi de prendre une leçon de cuisine et d?examiner le régime alimentaire du Spéléo Abimes : savoureux et copieux!!&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Dimanche&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;En route pour la Grotte du Coutal!! Une fois la voiture garée, la question se pose de savoir qui a pris la topo de la grotte ainsi que les notes prises la veille par Alain : personne!!  Le Spéléo Abimes n?est donc pas un organisateur sans faille mais heureusement doté d?une mémoire plus ou moins fiable. Après une montée plutôt sportive jusqu'à l?entrée, sous un soleil sans pitié pour des spéléos cuisant à l?étouffée dans leur combi et sous-combi, certains partent équiper la grotte pendant que les autres en profitent pour sécher un peu.&lt;br&gt;Nous nous introduisons finalement dans la grotte par une entrée aménagée, puis c?est là que commence pour moi la partie de rigolade, qui pour certains relevait plus d?un mauvais moment à passer : la galerie du Mille-pattes, c?est-à-dire une succession de passages étroits et tortueux, un joyeux ramping au milieu d?un mélange de boue et d?argile pendant environ 45 min/1h. La présence de planches nous indiquait que nous étions dans la bonne direction et qu?une opération de Spéléos Secours s?était déroulée ici : si une civière peut passer, nous aussi! Nous avons traversé une série de jolies petites salles partiellement inondées que les plus adroits et moins handicapés franchiront sans se mouiller, pour les autres, comme moi, ce sera séance barbotage! Nous atteignons ensuite de hautes galeries dont les parois étaient composées d?une alternance de couches de calcaire et de chailles, sortes de nodules noirâtres et fragiles, fruit d?un mélange de calcite et de roche siliceuse que l'on rencontrera dans tout le réseau. Nous essaierons de commander une pizza grâce au téléphone greffé à une paroi mais hélas sans grand succès.&lt;br&gt;Nous prenons le temps pour séance photo, question de fierté : on ne s?est pas trimballé  l?appareil photo pour rien!! Le Spéléo Abimes est alors, plus que jamais, multitâche : photographe, modèle dans toutes les positions possibles, imaginables et tendancieuses, porteur et déclencheur de flash dans des positions tout aussi incongrues que le modèle!&lt;br&gt;Le retour s?est fait plus rapidement, on sentait que l?appel de la bière tenait toute l?équipe. Je suivais tant bien que mal en dépit de mes inexistantes performances de grimpeuse.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Au gîte, nous avons trouvé du réconfort dans une bonne douche, un curry de dinde élaboré par mes soins et le délicieux gâteau au chocolat d?Alain.  Cette soirée fut également l?occasion pour moi d?élucider certains mystères comme celui de savoir combien de nains étaient nécessaires pour creuser en 2 jours un tunnel de 28m dans du granit... je concluais avec joie que j?arrivais à gagner la confiance du groupe.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Lundi&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Après les efforts de la veille et malgré une bonne nuit de sommeil, la motivation n?était pas chose acquise, mais à spéléo (plus ou moins) vaillant rien d?impossible! Nous voilà repartis en direction de l?Aven de la Baume Rousse, cavité très différente de la veille tant par sa physionomie que par son mode d?exploration.  Parvenus à la grotte, Alain et Yannick partent équiper.  L?entrée de la cavité donne accès à une grande salle très concrétionnée  faisant amèrement regretter à Sam de ne pas avoir ramené son appareil photo, et emplissant mes yeux de petite novice de plein d?étoiles. Au fond de cette salle, s'ouvre l?accès au grand puits de 39 mètres. Pendant que Yannick et Alain continuent d?équiper puis descendent, j?ai le temps d?avoir un petit cours de la part de Fabien sur les acétos (la mienne ayant fait des siennes la veille), leur fonctionnement et leur entretien ainsi que les précautions quant aux divers cailloux et roches qui peuvent vite se transformer en projectiles dangereux (Sam ayant failli en faire les frais!).  L?accès au P39 n?est pas sans difficultés mais la descente est un pur plaisir et la Scurion de Fabien donne un bel aperçu de la salle qui nous entoure. Au fond du puits, Alain avait déjà commencé à laborieusement s?engouffrer à travers un amas de rochers. Face à ce nouveau défi,  on se concerte pour savoir si l?on continue et tous les regards se posent sur moi : courageuse mais pas téméraire, la sortie de la veille avait déjà bien entamé mes batteries, la perspective de remonter le P39 et les suivants me préoccupe ? allez on remonte! ?lentement mais sûrement? À la dernière remontée, lors d?un changement de corde proche de la sortie, je glisse, ce qui me donne l?occasion de tester la solidité de la paroi : « Moi 0 (+ de nouveaux bleus) / La Paroi 1 ».&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Retour au gîte bien mérité pour déguster  un excellent aligot (analysé comme un fluide non newtonien) grâce à un efficace travail d?équipe de Sam et Fabien. Pendant le temps de préparation, j?en profite pour apprendre à faire les n?uds : note à moi-même =&gt; donnez une corde à un spéléo, c?est comme donner une pelote de laine à un chat, ça l?éclate pendant un bon moment.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Mardi&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Expédition pour nettoyer le matériel dans la rivière, pendant le trajet Sam saisit l?opportunité de m?instruire sur les formations rocheuses que nous observons en chemin : dolomite, diaclase etc. ? Encore du langage crypté à retenir!! Alain en profite après cet effort pour jouer à la petite sirène dans les eaux fraîches de la rivière. J?ignore quelle doit en être ma conclusion : soit le Spéléo Abimes est un grand malade soit il est sans peur et sans reproche, un vrai roc!&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Fin du week-end, nous rentrons sans encombres après n?avoir subi les bouchons qu?à Clermont-Ferrand.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Première mission d?infiltration terminée avec succès!!! À suivre?&lt;/p&gt;Cindy</description>
</item>

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<title>Petits trous entre amis (ou : sortie de padawans à Savonnières)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=649</link>
<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;h2&gt;Préambule&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Ami lecteur, que le titre ne t'induise pas en erreur, nous allons bien parler ici de spéléologie, et non de littérature pour adultes ou encore moins de golf... L'heure était en effet venue pour nous, Padawans, de commencer à faire des sorties simples sans l'encadrement bienveillant de nos aînés.&lt;br&gt;L'équipe : Emilie, Padawan dormeuse formée aux techniques de l'équipement au mois de mai dernier, Ana, nouvelle recrue ibérique, suffisamment aguerrie pour nous accompagner dans nos aventures souterraines, et deux handicapés : Seb, monomaniaque du noeud (pervers, va!), tendinite genou gauche, et moi-même, entorse genou droit et gamma-GT élevés. Autant dire que ce n'était pas gagné.&lt;br&gt;Notre besoin : des trous simples et néanmoins amusants à équiper, pas très loin de Paris. Les cavités de Savonnières en Perthois répondent bien au cahier des charges. Seb et moi connaissons déjà les lieux depuis l'AG 2010 du CDS 92, enfin c'est à une petite heure de route d'un gîte très confortable agrémenté d'une cuisine 3 étoiles : chez mes parents.&lt;br&gt;La région n'est pas le meilleur terrain de spéléologie de la métropole, mais présente des particularités intéressantes. Le karst qui nous intéresse a en effet été mis à jour par l'exploitation des carrières de Savonnières au 19&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle. Les réseaux karstiques qui se sont développés à Savonnières se sont formés par infiltration lente dans un système de fissures couvertes d'une couche argilo-sableuse (un peu plus d'explications &lt;a href=http://edytem.univ-savoie.fr/publilabo/k/km/km-im//KM12-Barrois-42-47-A3.pdf&gt;ici&lt;/a&gt;). On peut imaginer que d'autres cavités semblables existent dans la région, mais qu'elles restent inaccessibles, sauf accident de surface remarquable (doline, perte ou résurgence, comme ce fut le cas du Rupt du Puits). On trouvera dans la littérature scientifique les stratégies déployées par les carriers pour gérer cette contrainte lors de l'exploitation de la carrière (ici un &lt;a href=http://edytem.univ-savoie.fr/publilabo/k/km/km-im/KM12-Barrois-272-277-A3.pdf&gt;extrait&lt;/a&gt;).&lt;br&gt;Jeudi soir, Seb prépare les kits d'après les fiches (plutôt concises) d'équipement. Une corde de 80m, deux cordes de 60m, une 20m, 40 skifs... Avec ça on est parés pour faire la Sonnette par ses deux entrées, l'Avenir et même la Besace. Programme ô combien ambitieux...&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Vendredi soir : Seb rejoint Madame (elle-même Haut Marnaise) en train. Ana, Emilie et moi quittons le local à 18h30 sonnantes, juste le temps de jeter le matériel dans le coffre. Dans un élan de compassion pour les toxicomanes, j'ai amené à Emilie sa dose de drogue qui fait fondre les dents (l'infect coca zéro). S'ensuivent les traditionnels ralentissements du vendredi soir qui allongent la durée de trajet de 40%, mais tant qu'on est en région parisienne, on capte encore FIP, ça pourrait être bien pire.&lt;br&gt;22h, arrivée à notre gîte de luxe. Comme il n'est pas si tard, on a encore le temps de boire l'apéro... J'ai déjà dit quelque part que le meilleur contenant pour de la bière, c'était une chope en grès ? Un plat de lentilles aux saucisses, tendrement préparé par môman, nous attend : ça tombe bien, on mange comme si on venait de passer 12 heures sous terre.&lt;br&gt;Dans un élan de motivation qui me dépasse (enfin, pas totalement, ça permet de décaler l'heure du réveil d'une demi-heure), Ana et Emilie préparent les sandwiches pour le lendemain, tandis que je mets péniblement les topos sous pochettes plastiques. Une bédé et au lit : demain c'est spéléo-cataphilie.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Un peu de spéléo maintenant...&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Pour fêter le lever aux aurores, c'est la première gelée de l'année, la pelouse et les toits sont tout blancs... l'est de la France ne fait pas mentir sa réputation. Seb nous retrouve à Chaumont et nous levons le camp vers 9h, direction Ancerville, pour récupérer les clés de la cavité à la gendarmerie. Chez les pandores, c'est plutôt détendu et l'on voit bien qu'ils ne sont pas accablés par la délinquance locale : on est loin des playmobil armés jusqu'aux dents que l'on croise, par groupes de cinq, dans les rues parisiennes.&lt;br&gt;Nous arrivons au parking de la carrière de Savonnières en fin de matinée, où se trouve déjà un bon groupe de spéléos venus de Normandie. Ceux ci sont aussi venus pour s'entraîner à l'équipement. On papote un peu spéléo, et on décide de l'ordre dans lequel on va occuper les cavités... bons princes, ils nous laissent la Sonnette en premier et commenceront par s'attaquer à la Besace et à l'Avenir. Nous nous équipons rapidement. L'habituel syndrôme du harnais : une fois équipés, MAVC et combinaison fermés, une envie pressante de pisser arrive...&lt;br&gt;Nous rentrons dans la carrière par l'entrée de la gare, et pour tuer le temps, expliquons en chemin à Ana et Emilie le principe de l'exploitation en piliers tournés, hagues et bourrages. Après quarante minutes de marche bien monotone, rythmée par la recherche des graffitis de sonnette sur les piliers, nous voici enfin devant l'entrée principale de la Sonnette. Je ne me souvenais plus que le chemin était si long, mais avec ses 86 hectares, et 170 km de galeries, la carrière peut laisser le loisir de se perdre...&lt;br&gt;Seb fera équipe avec Ana par l'entrée 1, je ferai équipe avec Emilie par l'entrée 2. Comme nous avons davantage à équiper par cette voie, Seb et Ana prennent avec eux le kit qui permettra d'équiper après le P30. Emilie porte le kit photo, car nous avons bon espoir de prendre des photos du puits de la Sonnette, très photogénique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;L'entrée 2 : il faut marcher en canard car elle est dans une zone partiellement remblayée. Avec ce foutu genou droit raide comme un passe lacet, je n'ai pas choisi le meilleur accès pour la Sonnette! On arrive à un pilier tourné qui débouche sur du karst. Comme il s'agit d'un trou simple, la topo tient sur un ticket de métro, et encore... La fiche d'équipement est mince comme le salaire d'un gosse en Inde. Faute de texte, il va falloir faire comme Machete : &lt;a href=http://www.youtube.com/watch?v=q4W7SYIRRmQ&gt;improviser&lt;/a&gt;. Ce truc commence comme un cloaque rampant, pour le plus grand bonheur de mon genou en carton. Le boyau part dans plusieurs directions, mais au jugé, on estime que c'est par là. Première trace d'activité spéléologique, une paire de broches, on est sur la bonne voie. Chaise double et son pécheur double, voilà le début de notre main courante. Le chaise double est assez grand, et le geste de création d'un chaise double avec de grandes ganses n'est pas (encore) naturel pour moi : je dois partir de petites ganses et les redimensionner. A priori deux huit doubles consécutifs auraient pu faire l'affaire. On arrive sur un rail passé en travers de la galerie, qui permet l'amarrage en tête d'un petit ressaut. Amarrage avec deux dyneemas, et je finis par arriver sur une courte plate-forme en tête d'un puits, au jugé, de 15 mètres (la topo est rangée depuis longtemps, vu l'utilité qu'elle aura...) qui débouche dans le Puits des Grands Cercles. C'est là que ça commence à devenir rigolo. Nous sommes effectivement dans une espèce de lucarne qui donne sur le vide, et surtout, les broches ont été installées loin, très loin, au-dessus du vide. Je prépare mon chaise double à l'estime, parce que je préfère éviter de faire des acrobaties en grand écart au dessus du vide. Même souci que plus haut, en bien pire, les ganses font bien 50 cm de long chacune. En grand écart sur ma poignée tendue, j'installe ce foutu Y sur les broches, tout en me demandant comment on peut s'installer pour descendre sachant d'une fois sur le descendeur, il n'y a pas de prises de pieds qui permettront de s'asseoir en confort dans le baudrier. Noeud installé, et comme j'ai soit de la chance, soit le compas dans l'oeil, il est de la bonne dimension. Descendeur en place, j'arrive à ravaler un maximum de mou. Bon et maintenant, comment s'installe-t-on tranquillement pour descendre? J'ai beau chercher des prises de pieds pour pouvoir m'asseoir dans le baudrier, pas moyen. Il faut donc jeter son cul dans le vide, ce que je fais avec le plus de douceur possible et non sans laisser quelques gouttes dans le caleçon. Ça peut sembler stupide, bien que d'expérience spéléo récente, ce n'est pas le premier puits que je descends et ma dernière sortie était dans le Berger (compte-rendu sous presse, chez le même éditeur)... Seulement, cet équipement ne semble pas confortable. Quelle que soit la configuration, à un moment, pour être tendu sur descendeur et assis dans le baudrier, il faut sauter! Il y a probablement un truc que je n'ai pas pigé dans la philosophie de l'équipement de ce puits. Pourquoi par exemple ne pas avoir broché plus loin du vide, et installé un fractionnement plus bas? Certes, une fois l'émotion passée, on descend pleine balle jusqu'au pied du puits... J'explique rapidement à Emilie que l'installation sur descendeur sera un peu ? mmmmh disons : sportive, et je descends. Avant de poursuivre, j'attends que cette dernière ait passé l'obstacle. Première épreuve pour elle - mauvais équipement de ma part - la main courante qui précède le puits est trop tendue, il est difficile de retirer son descendeur : j'avais ravalé trop de mou pour équiper sur ma poignée tendue. Seconde épreuve, et pas la moindre, se mettre sur descendeur et se jeter dans le vide. Au cas où, je garde la corde tendue. Après quelques hésitations ponctuées de petits cris bien féminins, elle finit par se lancer et me rejoint. On tombe d'accord sur la faible ergonomie de l'équipement et la trouille irrationnelle qu'elle entraîne. Après réflexion, si cet équipement est là, qu'il sert régulièrement et qu'il n'a pas été modifié depuis, nous avons sur-estimé sa dangerosité. Peut-être que le fait de ne pas être encadrés nous rend plus sensible aux configurations inbabituelles. Quoi qu'il en soit, la sortie de puits ne sera pas confortable (après debrief avec Seb, plus tard, on se dira qu'une main courante longue aurait peut-être été plus confortable). En dessous de nous, ça s'impatiente : n'ayant qu'un seul puits à équiper, ils sont déjà en bas. De notre côté, une &amp;quot;vire descendante&amp;quot; (pour citer la topo que j'ai ressortie pour l'occasion) reste à équiper pour les 10-15 mètres de descente restants. Nous laisserons donc nos camarades finir d'équiper la cavité jusqu'au fond. On se reconcentre sur notre bout de corde. Par où ça continue? On sait que la suite est mur gauche, mais point de trace de broches, sinon très bas en dessous de nous, par des chemins qui frottent la corde. Après mûre réflexion, nous sommes descendus trop bas sur les éboulis. En remontant deux mètres de rocher, des spits apparaissent... Au moins un spit est utilisable, l'autre donne peu confiance (&lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt;, il aurait été plus sécurisant de l'utiliser aussi). Un huit double et voici notre première boucle. De vire descendante, ça devrait plutôt s'appeler &amp;quot;suite de ressauts&amp;quot;. J'équipe avec une suite de boucles de fractionnement, sur amarrage simple. Comme tout n'est pas broché, il faut deviner l'emplacement le plus logique de l'amarrage suivant, et fort heureusement, les spits se situent à peu près où on est en droit de les attendre... Par endroits, ça frottera à la remontée si l'on ne prend pas garde à s'éloigner de la paroi. De point d'amarrage en point d'amarrage, Emilie me succède et - coïncidence ou préparation scrupuleuse des kits? - je pose mon dernier mousqueton sur la dernière broche.&lt;br&gt;Nous suivons la corde du P30 jusqu'à un ressaut de deux mètres et là, suprise : en bout de main courante, la corde plonge en frottant généreusement sur la roche. Pourtant, à deux mètres de là se trouvent deux broches qui permettent d'équiper en sécurité. Je descends en éloignant le plus possible la corde de la paroi, rien à faire, ça frotte. Je remonte doucement pour modifier l'équipement. Et en gros loser, j'oublie de prendre des mousquetons dans le kit laissé plus bas. Probablement les premiers symptômes d'une intoxication gazeuse aux lentilles. Pour éviter de mettre une énième fois 85 kg en frottement sur une corde, Emilie descend donc et me transmet les mousquetons depuis le bas, et finis enfin par rééquiper en utilisant les broches. Une chose est sûre, nos camarades vont nous entendre ricaner : on affute déjà nos railleries. La suite de la progression est sans histoire. Nous retrouvons Seb et Ana au fond de la cavité. Seb tente la blague classique de &amp;quot;la suite c'est par là après le ramping&amp;quot; auprès d'Emilie. A force d'envoyer des gens ramper sur la trémie, peut-être qu'un jour on découvrira une suite... Concernant le ressaut de deux mètres avec sa corde qui frottait, la topo indiquait &amp;quot;escalade/désescalade&amp;quot;... Seb finira par avouer qu'il n'avait pas vu les broches ! Deux écoles s'affrontent : celle qui garde la topo dans la poche, celle qui garde la topo sous les yeux. Le kung-fu de quelle école sera le plus fort ? Je pense qu'il faut savoir allier la puissance de la prise du Panda avec l'agilité du coup du Singe.&lt;br&gt;Pour la remontée, nous échangeons les équipes. Seb et Ana prendront donc l'entrée 2, Ana déséquipera. Emilie déséquipera du fond de la cavité au pied du P30, et je déséquiperai du P30 à la sortie. Comme cela la rassure, je l'attends à chaque étape du déséquipement. Arrivés au pied du P30, Seb et Ana ne nous ont pas attendu et ont embarqué le kit photo : les photos du puits de la Sonnette, ça sera pour une autre fois... Ana est en galère à la sortie de la tête de puits, et ce n'est pas vraiment une surprise, étant donné sa configuration scabreuse. Seb, plus loin devant ne l'entend déjà plus et nos appels lui parviendront par l'intérieur de la carrière. Il finit par la rejoindre, la dépanne, et termine le déséquipement. Il commence à pleuvoir dans le puits, mais pas la peine de monter le point chaud et sortir les barres chocolatées, ce n'est pas la crue : Emilie, montée avec une polaire sur le dos, est en train de perdre un litre d'eau tous les cinq mètres. Je récupère quelques bouteilles laissées par des spéléos indélicats ou négligents, les fourre dans le kit et entame la remontée. Le puits de la Sonnette est vraiment joli, très propre, joliment ciselé, avec ses joints de strate surcreusés... j'en regrette presque de ne pas avoir emprunté de Scurion. C'était bien malin de récupérer les ordures des autres, mais à mi-puits, la place commence à manquer dans le kit pour bourrer la corde. Je  récupérerai les mètres restants depuis le sommet. La tête de puits est sise sur un fatras métallique (un ancien treuil), et l'on retrouve jusqu'au dernier amarrage les noeuds de tisserand qui sont la signature de Seb.&lt;br&gt;Temps passé sous terre : quatre heures. Nous nous regardons avec nos gros yeux de perdants... quatre heures pour un petit cloaque comme celui là ! L'équipement d'une autre cavité semble compromis, d'autant que nous devons rendre la clé de la carrière aux pandores avant 18h. Nous nous donnons pour réfléchir le temps de manger nos sandwiches et boire le oolong resté bien chaud dans les thermos. Décision est prise de capituler et de faire un crochet par l'Avenir, au cas où... La petite promenade dans la carrière en mode touriste est un musée vivant du métier du carrier. Le secteur est varié, on trouve effectivement des vestiges d'extraction à la lance, et de l'extraction plus moderne à la haveuse. Ça et là, des blocs sont posés sur le sol, comme s'ils avaient été extraits la veille. A un endroit, le front de taille présente encore la fracture des derniers blocs. Plus loin, des blocs sont même encore en place dans le front de taille. On trouve même dans un secteur, au ciel de carrière, les marques de coins qui ont servi à décoller les derniers blocs. Au ciel et sur certains piliers, des traces de karst, les viailles que les carriers cherchaient à éviter, et contournaient dès qu'elles prenaient de l'importance. Ce parcours pédagogique nous amène à l'Avenir, situé à l'extrémité d'un cimetière de bloc. Nous y retrouvons nos confrères mangeurs de crème. Dans l'Avenir, c'est les embouteillages parisiens : du monde attend à chaque puits et à chaque ressaut. Nous ne pourrons donc pas profiter de leur équipement... Ils ont eu la gentillesse de nous laisser équiper la Sonnette en premier, mais n'auront probablement pas l'occasion de faire cette cavité.&lt;br&gt;Il est temps de faire demi tour. Nous suivons le fléchage et avons l'impression de tourner en rond à la Blair Witch Project... Nous reconnaissons enfin des endroits rencontrés à l'aller et des graffs plein de poésie plutôt bien renseignés sur l'anatomie féminine. Une curiosité géologique nous avait échappé à l'aller : à quelques centaines de mètres de l'entrée, dans la galerie de roulage principale, nous observons des ripple marks au plafond. Qu'il est difficile aujourd'hui d'imaginer la mer au c?ur de la Meuse ! Le coin devait être plutôt sympa, avec ses récifs coraliens, ses fonds pleins de coquillages... et pas un hominidé avant une bonne centaine de millions d'années.&lt;br&gt;Retour à la lumière. Le parking déjà bien occupé quelques heures plus tôt ressemble au parking du Macumba un premier samedi du mois. Un crochet par la gendarmerie d'Ancerville et retour à la maison.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Premier rituel : l'apéro (population masculine) ou la douche (l'Autre Population). J'ai enfin compris comment remettre à zéro les registres de la calculatrice mécanique (type Odhner, dérivé de la machine de Leibniz) avec laquelle j'avais joué la veille : démonstration des 4 opérations de base devant un public partagé, tout en buvant la bière. L'inventivité de nos ancêtres force encore le respect, car pour résoudre un problème, ils fabriquaient des machines. Aujourd'hui, on demande à gougueul, ou bien on code un programme : la poésie de la belle mécanique se perd. &lt;br&gt;Anne-Sophie nous rejoint à la fin de la première pinte. A un litre de bière, on finit par se mettre à table. Au menu, soupe toscane assaisonnée au basilic et sauge du jardin, et jambon persillé (une petite gâterie bourguignonne que les boucheries haut-marnaises maîtrisent bien, du fait de leur proximité avec la Côte d'Or). Mon père finit par sortir le bizarre (des bouteilles de mirabelle sans étiquette) histoire de rincer le sable. On rejoue la Scène de la Cuisine, car il est vrai que certains de ces produits du terroir rétractent les gencives et font saigner les yeux. Le sommeil finit par gagner les éléments les plus coriaces.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Farniente et gastronomie&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Dimanche matin, lever en douceur, et opération nettoyage du matériel dans la Marne sous le regard de rares curieux. C'est un luxe rare de pouvoir expédier cette corvée et revenir à Paris avec du matériel propre (bien que couvert d'algues...). Retour à la maison, apéro au Chablis, puis boeuf bourguignon à s'en faire péter le ventre. Une phrase  d'Emilie résume tout : je sens ces odeurs que dans la cuisine de ma mère !&lt;br&gt;Nous terminons la journée sur une touche culturelle : la visite de la ruine d'une batterie de la place forte de Langres, où l'on retrouve Seb et Anne-So. Nous croisons sur place des indigènes curieux de leur patrimoine, et intrigués par nos casques de spéléos. Je leur fais le petit topo classique sur les fortifications Séré de Rivières, qui font partie de l'histoire locale. L'ouvrage est totalement incompréhensible à un ?il inexpérimenté. De plan triangulaire, est constitué d'un casernement, de magasins à poudre couverts, surplombés de cinq traverses-abri, et d'une caponnière sur l'escarpe avec postes de tir, poste d'observation, et - spécificité locale - des goulottes à grenades. Il ne présenterait aucun intérêt s'il n'était complètement envahi par la végétation et dissimulé des regards : c'est ce qui fait tout le charme de ces ouvrages abandonnés que l'on découvre au détour d'une balade en forêt... (les plus curieux trouveront facilement de la documentation à propos de ces beaux ouvrages en pierre de taille, qui, du moins pour la place de Langres, auront été aussi utiles que la Ligne Maginot en son temps).&lt;br&gt;Retour à Paname, avec un minimum syndical d'embouteillages. A 21h30, le matériel est compté, remis sur ses râteliers, et la fiche de matos close : une affaire rondement menée. Un keugré-frites pour fêter le retour à Babylone, et au lit.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour conclure, une petite sortie spéléo pas engagée du tout, mais néanmoins agréable, preuve qu'on peut encore se faire plaisir avec des choses simples. Je craignais, après nos premières grosses sorties (notamment les &lt;a href=&amp;quot;http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=281&amp;quot;&gt;cuves&lt;/a&gt; ), m'emmerder dans les petites cavités comme un neurone dans le crâne d'un sénateur, mais l'équipement remet un peu de piment dans l'affaire...&lt;/p&gt;&lt;br&gt;Samuel&lt;br&gt;&lt;hr&gt;Quelques liens pour les curieux :&lt;br&gt;&lt;br&gt;Un peu de littérature sur les carrières Savonnières en Perthois : &lt;a href=http://derelicta.pagesperso-orange.fr/savo1.htm&gt;une visite en photo des carrières&lt;/a&gt;, et sur le karst du Barrois : &lt;a href=http://edytem.univ-savoie.fr/barrois&gt;&lt;i&gt;Le Barrois et son karst couvert&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href=http://edytem.univ-savoie.fr/d/afk2005/Livret-guide-AFK2005-.pdf&gt;un extrait de l'ouvrage susnommé, sur les stratégies des carriers vis à vis du karst&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;Les trous du coin : &lt;a href=http://mlspeleo.free.fr/mls.html&gt;la maison Lorraine de la spéléologie&lt;/a&gt;&lt;br&gt;Démonstration de machine Odhner : &lt;a href=http://www.youtube.com/watch?v=TL8W-ucpazA&gt;les quatres opérations en vidéo&lt;/a&gt;, et &lt;a href=http://www.vintagecalculators.com/html/mechanical_calculators.html&gt;le monde merveilleux des calculatrices mécaniques&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;Fortifications Séré de Rivières : &lt;a href=http://www.fortiff.be/iff/&gt;l'inventaire de référence (fortiff.be)&lt;/a&gt;, &lt;a href=http://www.fortiffsere.fr/&gt;un site plus généraliste&lt;/a&gt; et &lt;a href=http://fortifications.tourisme-langres.com/ &gt;un petit topo sur le système défensif de la place de Langres&lt;/a&gt;.</description>
</item>

<item>
<title>L'édit d'Epy</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=650</link>
<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Attendu que le Club Spéléologique ABIMES, dont la raison sociale est sise à Issy les Moulineaux, a déclaré son intention d'être un club formateur
Attendu que de nombreuses personnes se sont déclarées motivées pour aller sous terre au cours d'un week-end, tant en tant qu'initiateur qu'à initier
Attendu qu'il n'y a pas de cavités naturelles en Ile de France
Attendu que la cavité visée par l'initiation doit justement être appropriée à l'initiation
Attendu que la pratique de la spéléologie se réalise dans des massifs karstiques

Le ministre des affaires souterraines déclare :

Article 1
L'effectif concerné par cet édit sera composé à parts égales de cinq (5) initiateurs et cinq (5) personnes à initier, soit un total de dix (10) spéléologues

Article 1bis
La cavité qui sera pratiquée par les dix (10) spéléologues sera une cavité à réaliser en traversée, située dans le département du Jura, sur la commune de la Balme d'Epy

Article 1ter
Les coordonnées des deux entrées seront :
   a. X = 873,41 ; Y = 157,94 ; Z = 433 pour le Gouffre de la Balme
   b. X = 837,38 ; Y = 157,35 ; Z = 450 pour le Puits Bipbip

Article 2
Les dix (10) spéléologues se répartiront de manière équitable entre deux voitures de nature break, qui seront chargées jusqu'aux toits de matériel personnel, de matériel spéléologique individuel, de matériel spéléologique collectif et d'une dose non négligeable de nourriture solide et liquide

Article 3
Les dix (10) spéléologues partiront le vendredi soir du local du club et y reviendront le dimanche soir

Article 4
Les dix (10) spéléologues logeront dans un gite tenu par l'association du village de Pimorin, non loin de la cavité visée, dans deux charmantes chambrées avec lits à sommiers métalliques qui agrémenteront les bruits nocturnes, en partenariat avec les ronflements plus ou moins assumés de certains des dix (10) spéléologues

Article 5
Certains des dix (10) spéléologues écouteront la radio en chemin vers la cavité, le samedi matin, pour entendre la fin du Match France-Galles de la coupe du monde de Rugby sise en Nouvelle-Zélande

Article 6
Les dix (10) spéléologues effectueront une reconnaissance des deux entrées du réseau, après s'être quelque peu perdus car le gps de voiture voudra les faire prendre des chemins de traverse, selon les recommandations suivantes :
  a. longer la route et prendre une sente peu visible à droite qui descend dans les bois et trouver la plaque au sol qui bouche l'entrée du Puits Bip-Bip
  b. retourner aux voitures et longer la forêt dans un champ, prendre à droite une sente peu visible qui monte dans les bois et traverse une grande clairière, l'entrée du Gouffre de la Balme se trouve plus loin dans un bosquet d'arbre

Article 6bis
Les dix (10) spéléologues loueront la présence de Yannick, ce dernier étant déjà venu sur le site de la cavité susvisée, et connaissant ainsi plus précisément le cheminement vers les entrées

Article 7
Les dix (10) spéléologues devront manger leur salade de pâtes au soleil, étendus sur une bâche bleue

Article 8
Les dix (10) spéléologues se sépareront en deux (2) groupes équitables de cinq (5) qui se croiseront dans la cavité

Article 9
Les dix (10) spéléologues définiront les rôles et responsabilités de chacun :
  a. Yannick équipera le Puits Bip-Bip
  b. Jean, Yannick et Fabien encadreront Loan et Diana dans leur première descente sous terre, et leur premier usage du matériel  spéléologique
  c. Aurélien équipera le Gouffre de la Balme
  d. Sylvain et Aurélien encadreront Lorianne, Cynthia et Patrice dans leur première descente sous terre

Article 10
L'équipe de cinq (5) spéléologues définie à l'article 9.b entrera par le Puits Bip-Bip et ressortira par le Gouffre de la Balme

Article 11
L'équipe de cinq (5) spéléologues définie à l'article 9.d entrera par le Gouffre de la Balme et ressortira par le Puit Bip-Bip

Article 12
Dans l'équipe de (5) spéléologues définie à l'article 9.d, Lorianne aura des problèmes d'éclairage acétylènique qui nécessiteront de nombreuses opérations et tentatives de réparations infructueuses, qui aboutiront à un certain retard et la mise au placard de sa dudule

Article 13
Dans l'équipe de cinq (5) spéléologues définie à l'article 9.b du présent édit, Loan et Diana se débrouilleront bien dans leur apprentissage et man?uvres sur agrès alors qu'elles n'auront, au jour de l'application du présent édit, jamais eu d'initiation à ces mêmes man?uvres

Article 14
Les dix (10) spéléologues jouiront de la beauté de la cavité et mettront en pratique différentes techniques de progression :
  a. marche à pied
  b. quatre pattes
  c. ramping
  d. progression à l'égyptienne
  e. opposition
  f. passage de chatière
  g. escalade et désescalade
  h. ensemble (ou presque) des techniques susnommées en condition plus ou moins humides

Article 15
Parmi les dix (10) spéléologues définis par le présent édit, quelques uns auront des difficultés à passer certains obstacles, tels les déviations, les passages en hauteur, les étroitures verticales et horizontales...

Article 15bis
Parmi les cinq (5) spéléologues définis à l'article 9.d, Patrice choisira l'option du méandre en hauteur alors que Cynthia choisira l'option au sol pour le passage de la chatière

Article 15ter
Parmi les cinq (5) spéléologues définis à l'article 9.b chacun choisira un passage différent pour traverser la chatière, tantôt en bas à gauche, tantôt en bas à droite, tantôt par d'autres cheminements tortueux

Article 16
L'ensemble des dix (10) spéléologues concernés par le présent article sera enchanté de son séjour souterrain

Article 16bis
Les dix (10) spéléologues iront tous voir le siphon terminal de la cavité

Article 16 ter
Les dix (10) spéléologues sortiront tous de la cavité, chacun des deux (2) groupes par l'entrée de la traversée qu'il n'aura pas encore pratiquée

Article 17
Les dix (10) spéléologues feront bombance le soir venu, grâce aux tours de louche de Patrice qui mitonnera un joyeux et copieux souper

Article 18
Les dix (10) spéléologues prendront le déjeuner du lendemain en terrasse, au soleil, avant de s'en revenir en région parisienne, les yeux pétillants et heureux


&lt;b&gt;Date d'application&lt;/b&gt;
Article 19
Cet édit et tous ses articles, sans exception, sera applicable du 15 au 16 octobre 2011


&lt;b&gt;Pénalités&lt;/b&gt;
Article 20
Si, par raison de manque de pratique spéléologique en méandre, certains spéléologues se voient dans l'obligation de pousser un peu trop les parois de la cavité, les spéléologues concernés seront marqués aux jambes et aux avant bras de bleus de taille qui sera définie par une circulaire du ministère des affaires souterraines conformément au code des mines, carrières, gouffres et grottes, articles L.1226 et suivants

Article 21
En cas de manque de ravitaillement en boisson gazeuse bien connue du milieu spéléologique, malgré un appoint local, les dix (10) spéléologues seront poussés à la consommation d'Aquavit d'origine douteuse, bien que norvégienne

Article 21bis
A la suite de l'application de l'article 21, les dix (10) spéléologues devront réaliser des tours de table dans la cuisine du gite

Article 21ter
Une circulaire du ministère des affaires souterraine pourra alléger la mise en application de l'article 21bis si des images et films sont réalisés au cours des opérations concernées

Article 22
Les dix (10) spéléologues laveront leur matériel si celui-ci venait à être maculé de boue ou autres substances salissantes

Article 22bis
La jurisprudence du lavage de matériel lors de sorties d'initiation ayant institué la préférence à la réalisation de ce genre d'opération sous le soleil, l'article 22 pourra être réalisé en extérieur dans le lavoir communal de Pimorin, bien que la température de l'eau devra rester froide

Article 23
Dans le cas où l'eau du lavoir devait être rendue trouble par les activités ménagères des dix (10) spéléologues, ces derniers devront vider une première partie dudit lavoir

Article 23bis
Si du matériel devait être trouvé dans la partie vidée du lavoir, deux (2) spéléologues devront pénétrer dans la deuxième partie du lavoir, dans l'eau froide et beige, pour trouver la bonde, vider la vasque et vérifier qu'il ne reste pas de matériel &amp;quot;oublié&amp;quot; au fond


A faire valoir par qui de droit


Pour le ministère des affaires souterraines
Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Journée photo dans le gouffre Berger</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=656</link>
<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la spéléologie et qui pourraient se demander &amp;quot;pourquoi aussi peu de photos&amp;quot;, quelques explications...&lt;br&gt;On est entre -500 et -600 m. Il a fallu descendre le matériel photo (appareil reflex et flashes) dans une valise blindée et un bidon étanche à dos d'homme. Le matériel fait le poids d'un âne mort et il a fallu le promener dans 250 mètres de  puits et dans 250 mètres de progression en opposition.&lt;br&gt;Chaque prise de vue prend entre 20 et 30 minutes, avec différents essais d'éclairage, ce qui est assez pénible pour le spéléo qui tient la pause, d'autant qu'à 5°C et près de 100% d'humidité, on se refroidit vite sans bouger... Pour seulement 3 heures consacrées à la photo, le temps passé sous terre est de 12 heures!&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour plus d'informations, le compte-rendu du camp au Berger est &lt;a href=/sortie_details.php?id=655&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;Samuel</description>
</item>

<item>
<title>Opération -1000 : le roman du gouffre Berger</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=655</link>
<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;i&gt;Un bon gros compte rendu, ami lecteur, que tu pourras te lire en cachette dans les toilettes de ton entreprise sur ton smartphone... ça va t'occuper quelque temps et ta productivité va s'en ressentir. Je décline toute responsabilité.&lt;/i&gt;&lt;h2&gt;Prologue : jeudi 8 septembre&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;C'est la saison du grand nettoyage chez Abimes : on sort toutes les cordes et tous les mousquetons. Et comme c'est pas assez, le rouleau de corde neuve aussi. Et allez ! Les dyneemas aussi, et tous les kits (à savoir Prof, Timide, Atchoum, Joyeux, Simplet, Dormeur, et Grincheux ... non ça ne fait pas le compte, on leur trouvera d'autres prénoms plus loin). Tiens les bidons aussi. Allez, tous les bidons. 3 litres et 6 litres, pas d'quartier !&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Ouf, le local de matériel est enfin propre.&lt;br&gt;Maintenant il faut que ça tienne dans un véhicule. Choisissons la charbomobile, passée en break. L'automobile teutonne tient ses promesses : n'est pas voiture du peuple qui veut ! On lui ajoute même pour le geste quelques caisses de nourriture, de bières artisanales, de bouteilles vides, et de PQ.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Voilà pour la logistique : un break partira le vendredi matin avec Jean et Fabien à son bord, une autre automobile vendredi, avec Jasmine, Yannick, Sylvain et votre humble serviteur.&lt;br&gt;Assez bossé pour aujourd'hui, pizza et gros rouge transalpin. On doit prendre des forces pour la suite.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Vendredi 9 septembre&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Après le boulot, rendez-vous au local, à Issy-les-Moulineaux. On prend quelques bières pour la route et au cas où, pour le gîte. Et en voiture.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Une belle route sans histoire jusqu'au Vercors, sur fond musical de métal, de Black Sabbath à nos jours. Dans la soirée, Fabien nous envoie ? miracle de la technologie moderne ? une photo de son repas avec Jean : ils siègent tels des châtelains chacun en bout de la longue table de 12 personnes du gîte. Des silhouettes vertes sur ladite table nous indiquent qu'ils sont allés à l'essentiel, du moins dans les courses alimentaires du jour. Mais on sent surtout que, malgré la magnificence et la démesure des lieux, ils s'emmerdent tout bonnement en notre absence. Pour notre part, notre festin de rois s'est tenu dans la joyeuse convivialité d'une aire d'autoroute, à base de pain et de charcut achetés à l'Inter-du-coin-de-la-rue. A chacun ses rêves, nous n'avons pas renié nos racines prolétaires.&lt;br&gt;On termine la route en écoutant un CD « tombé du boîtier », récupéré dans une pile de chaos chez moi. Le nom du groupe et de l'album sont inconnus. Sur la galette, un concentré outrancier de kitsch métalleux. Nos oreilles saignent. Cette chose brutale est un concentré de hardcore du plus mauvais goût. Prends-en note, ami lecteur. Interro écrite à la fin du compte-rendu.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Dans le gîte juste habité par des ronfleurs, nous trouvons au sein du frigo l'essentiel. Fabien, réveillé davantage par une vessie gonflée de bière que par notre glorieuse arrivée, bredouille quelques mots, va s'exonérer, et se recouche. On sirote rapidement nos bières-somnifères car l'objectif pour le lendemain matin c'est : tôt.&lt;br&gt;Nous avons effectivement pour ambition le samedi de :&lt;br&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;faire des courses alimentaires (j'ai dit alimentaires, l'alcool, bien que pourvu de 7 cal/g n'est pas forcément considéré comme un aliment)&lt;li&gt;récupérer du matériel chez Croque Montagne (corde, kits...)&lt;li&gt;faire quelques courses chez Expé&lt;li&gt;préparer les cordes neuves&lt;li&gt;enkiter&lt;li&gt;faire du portage jusqu'au gouffre&lt;/ul&gt;Ami lecteur, tu te marres, et tu as bien raison pour plusieurs raisons !&lt;ul&gt;&lt;li&gt;nous venons de faire une route de nuit et il est bien tard&lt;li&gt;le lendemain, c'est samedi&lt;/ul&gt;&lt;h2&gt;Samedi 10 septembre&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Le réveil à 8h du matin permet de se poser pas mal de questions sur la Vie, l'Univers et le Reste. Par exemple : « qu'ai-je fait dans une vie antérieure pour mériter une vilenie pareille ? » ou encore « on est passé à l'heure d'hiver, c'est ça ? » ou encore plus classiquement « allez, encore 5 minutes au lit, hein juste encore 5 minutes et je me lève, promis ». Rien à faire. Petit déjeuner et on se met en route.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Précisons à l'usage de ceux qui ne visualisent pas bien, que l'on est en montagne. Et que se rendre d'un point A à un point B signifie : col, vallée, route dix fois plus longue qu'en plaine. Cerise sur le gâteau, à l'inter-saison, la route habituelle est fermée pour travaux, rallongeant le chemin d'une demi-heure.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous passons récupérer du matériel commandé chez Croque Montagne, puis faire des emplettes chez Expé. C'est à Pont-en-Royans que nos estomacs se repaissent de ravioles, spécialités du cru. A noter que cette sympathique bourgade abrite aussi le Musée de l'eau, nanti d'un restaurant dont aucun d'entre nous n'a voulu tester la cave. L'heure tourne. Une équipe composée de Fabien, Sylvain et Yannick retourne au gîte préparer les kits, l'autre va assurer la logistique alimentaire. Nous sommes à plus d'une heure de route du gîte, c'est la magie des routes en montagne. Un esprit avisé aura compris que le portage de kits au gouffre, c'est fichu pour cette journée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;À l'instant où nous sortons de la grande surface qui nous offre de réjouissantes perspectives culinaires, nous apprenons que nos camarades sont enfermés en dehors du gîte : comme des ânes, nous avons gardé la clé avec nous. Par chance, ils ont accès au matériel, malheureusement ils devront tarauder à sec. Tels les chameaux dans le désert, la rigueur de leur condition les rendra-ils plus efficaces ? (bof)&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous arrivons enfin au gîte et les trouvons affairés. La distribution de bières rappelle ces images indécentes d'un Kouchner distribuant des sacs de riz devant les caméras. Le matériel aligné à l'extérieur évoque les heures glorieuses des Grandes Expéditions. La corde neuve est coupée sans aucune pitié, cataloguée et marquée à ses deux extrémités aux armoiries du club (et accessoirement de l'année de fabrication et longueur). Notre prédécesseur dans le gouffre, le SGCAF de Grenoble a, à notre demande, laissé les puits d'entrée équipés, on ne prépare donc que les kits pour la suite... Fabien, armé de son peson de Responsable Matériel, s'assurera que chaque kit ne fera pas plus de 7 kg, poids sec : un kit devient lourd comme un âne mort une fois rempli de corde rincée et couverte d'argile. D'ailleurs, pour gagner de la place et du poids, on opte pour de la 8 et 8,5 mm tant que possible : gare aux frottements !&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Ma présence n'étant plus requise, je m'affaire tel « Tapir » de la Patrouille des Castors, à préparer une bolognaise traditionnelle pour tout ce petit monde. En début de soirée, Pat et Antoine (Vulcains) nous rejoignent. Ils se joindront à l'équipée le lendemain et choisissent de dormir à la dure, en hamac sous l'auvent du gîte. Mine de rien, on a quand même de la fatigue dans les pattes et personne ne se fera prier pour aller dormir...&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Dimanche 11 septembre&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Encore un terrible réveil à 8h du matin. Décidément, la spéléo est une activité plus ingrate que le boulot qui nous nourrit tous les jours... Petit déjeuner en mode zombie, préparation de casse-croûte pour l'après-midi. Aujourd'hui, c'est atelier portage, kits spéléo et sherpas.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;A 10h30, nous sommes sur le parking de la Molière. Photo de groupe, et nous nous engageons avec nos claies de portage en direction du gouffre. Nous trouvons le Berger une heure plus tard comme prévu. Le lieu est lourd d'histoire, des plaques commémoratives nous rappellent que le gouffre, s'il offre de grandes joies aux spéléos, peut aussi les tuer.&lt;br&gt;Une équipe se prépare à aller sous terre (Jasmine, Patricia, Sylvain, Antoine, Jean et Yannick). Fabien et moi-même ferons un aller retour supplémentaire pour les derniers kits. A papoter comme des commères, on se retrouve au parking en ¾ d'heure sans avoir vu le temps passer. Le temps de revenir, et nos camarades ont déjà eux-mêmes terminé leur premier aller-retour dans le gouffre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Au repas du soir, penne rigate aux courgettes, tomates et lardons. Nous testons à l'apéro le mélange de magnésium pour flash en extérieur avec Jean. Au premier essai, la prise est bonne : l'évaluation de nombre-guide est correcte. On tient dans une cuiller à café de quoi éclairer les plus grands volumes du Berger !&lt;br&gt;Une bière et au lit : la journée du lendemain sera longue...&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Forces en présence à la fin de cette première journée de combat :&lt;/h3&gt;&lt;h4&gt;les 14 kits sous terre :&lt;/h4&gt;Keanu (? Reeves. Tellement mou du bulbe qu'il n'ira pas plus loin que le balcon. Désolé pour les fans) : 95 mètres de corde, un paquet d'amarrages et mouskifs&lt;br&gt;Kenneth (Kenneth Thompson. Commence au « vagin ». désolé.) : 85 mètres de corde, de l'amarrage à loisir&lt;br&gt;Knut (l'ours polaire du zoo de Berlin) : 93 mètres de corde. Et encore de l'amarrage...&lt;br&gt;Karl (parce que dans 2001, Karl dit « Dave, je ne peux pas vous laisser faire cela ») : 115 mètres de corde, et ses mousquetons. Son surnom : le parpaing.&lt;br&gt;Katia : 11 mètres, amarrages...&lt;br&gt;Ken (le survivant, parce qu'il est presque allé au fond et qu'il en est revenu) : 95 mètres de code&lt;br&gt;Kadhafi (a touché le fond. définitivement) : 130 mètres de corde.&lt;br&gt;Kader : bivouac (duvets)&lt;br&gt;Kahil : bivouac (duvets)&lt;br&gt;Kaan : bivouac (bouffe)&lt;br&gt;Kenny (parce qu'on le tuera à la fin de l'épisode) : bateau pour le lac Cadoux &lt;br&gt;Karl, Kader Kahil, Kaan et « parpaing » Karl passeront la nuit au pied du puits d'entrée.&lt;br&gt;Kenny, Kean, Kenneth, Knut, Karl, Katia, Ken et Kadhafi dormiront au pied du puits Garby.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et n'oublions pas non plus les kits du SGCAF :&lt;br&gt;Kalidiatou en haut du puits Aldo, Kaithleen en haut du puits Gontard, et Kalthoum en bas du puits du Cairn. Ils ne bougeront pas de la semaine...&lt;br&gt;&lt;h4&gt;les huit grotteux, dont deux de surface :&lt;/h4&gt;Patricia et Antoine : ont généreusement donné le coup de main pour le portage, mais ne verront pas le Berger plus loin que le puits Garby. Qu'ils soient remerciés pour leur abnégation.&lt;br&gt;Jasmine, Sylvain, Yannick, Fabien, Jean, Samuel&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Lundi 12 septembre&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Première sortie collective, avec pour objectif de préparer la pointe de la semaine.&lt;br&gt;Nous constituons deux équipes. Fabien, Yannick et Sylvain équiperont jusqu?au Vestiaire et descendront les deux kits suivants ainsi qu?un kit de néoprènes, Jasmine, Jean et moi-même porterons le bateau au lac Cadoux et le matériel pour le bivouac jusqu?à la salle des Treize.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;L?heure de marche d?approche finit de chasser le sommeil. Arrivés au lapiaz, Jean déplore d?avoir oublié son tabac? la journée sera longue. Comme un oubli n'arrive jamais seul, je me rends compte que mon torse a du rester quelque part au Marguareis. Fabien me passe une sangle et je me bricole un torse de fortune.La première équipe passe devant nous et ramasse un maximum de kits au passage. Nous prenons les kits restés dans l?entrée. Une fois le premier puits passé, on arrive en tête du puits Ruiz.&lt;br&gt;Le nom de Félix Ruiz de Arcaute, ainsi que la grande partie de la toponymie du Berger nous ramène aux explorations historiques du Berger, mais aussi à la spéléo des années 50-60 : nous marchons dans les pas de nos aînés, dont les noms sonnent comme autant de noms d'explorateurs ou de navigateurs tels des Magellan, Behring, Drake... Pénétrer dans ce gouffre mythique, c'est aussi revivre les récits d'exploration et une part de l'aventure de Jo Berger et de ses camarades.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La tête de puits est surplombée d?une plate-forme constituée de madriers datant probablement des premières découvertes? autant dire qu'elle n?inspire pas confiance. Je préfère prendre appui au plus vite sur les bords du puits, néanmoins pourris par le gel. On arrive sur un petit pendule, suivi d?un premier ressaut avec une déviation, suivie d?un court ressaut (les ressauts Holiday). Cette progression débouche en tête du puits du Cairn. Une main courante sur une margelle mène à la tête de puits. La roche est fractionnée par le gel sur la margelle, mais des générations de spéléos se sont succédé à purger la mauvaise caillasse vers le fond du puits. Un fractio et voici le fond. Nous voici déjà dans une configuration assez vertigineuse. En effet, on arrive au pied d?un ensemble de puits remontants. Ici tout est en hauteur et forme un ensemble impressionnant : pour peu on jugerait que ces puits rejoignent la surface. Les proportions donnent la sensation d'entrer dans une cathédrale. Devant nous se dresse le cairn qui donne son nom au lieu. Derrière nous, deux madriers barrent le passage : la suite est devant? Commence le premier méandre. Fort heureusement, l?expérience n?est pas nouvelle, après le méandre de la dent de Crolles? J'ai même appris à ne plus gueuler et frapper inutilement mon kit qui, objet inanimé, n'a rien demandé à personne pour être lourd, encombrant et inconfortable. Le premier méandre se termine en tête du puits Garby (Jean Garby, premier -1000...), fractionné en un point. Second méandre, un peu plus péteux que le précédent : par moments, il faut faire le grand écart, et certains pas sont un peu exposés : celui-ci est équipé sur certaines portions d'une main courante... C'est forcément ici que Jean choisit de perdre son matériel (poulie, pantin...) en cassant un porte-matériel. Plus menue que ce dernier, Jasmine atteint le plancher du méandre en désescalade et récupère le précieux matériel. La remontée du méandre avec l'assistance de Jean brûle son lot de calories. On finit par voir le bout de ce fichu méandre, et c'est le puits Gontard. Un dernier petit bout de méandre et une courte vire nous mène en tête du puits Aldo (Aldo Sillanoli), et c'est la fin de la succession de puits de l'entrée.&lt;/p&gt;&lt;i&gt;Si aujourd'hui la progression dans ces 250 mètres de puits est aisée, il faut garder à l'esprit qu'à l'époque de la découverte, ces puits étaient descendus à l'échelle, et qu'un équipier devait rester se geler avec un thermos et un paquet de Gitanes maïs à chaque palier pour assurer ses camarades...&lt;/i&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous arrivons dans la Grande Galerie où nous nous arrêtons pour déjeuner. Une petite randonnée souterraine nous mène un peu plus tard au lac Cadoux (Jean Cadoux, son co-découvreur) où nous installons et gonflons le canot : le lac, à l'étiage pour l'instant, nous offre un triste spectacle de flaques boueuses. Mais il peut monter rapidement en charge, et barrer entièrement la galerie. Un peu plus loin, première belle salle, la salle Bourgin (en hommage à André Bourgin, spéléologue) : ses énormes stalagmites se découpent en silhouettes fantomatiques à la lumière de nos lampes, comme autant de stèles d'une antique nécropole. La galerie s'est élargie. Nous rejoignons l'actif le temps de franchir quelques cascades (cascade de la Tyrolienne, cascade du « Petit Général »). Charles Petit-Didier , le « petit Général », apporta en 1953 la preuve de la continuité du Berger aux cuves de Sassenage en versant 36 litres de fluorescéine dans la cascade qui porte son nom (acte non concerté qui lui valut quelques engueulades)... Le sol est couvert de &lt;i&gt;mondmilch&lt;/i&gt; bien glissant... Nous quittons l'actif et descendons le Grand Éboulis. Si jusque là, la cavité était « grande », elle prend maintenant sur ce grand éboulis des proportions de montagne... On fait mur droit en suivant les cairns et les rubalises pour ne pas se perdre. A un moment, on rejoint l'antenne du système Nicola installé à demeure. &lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Mon faible éclairage n'atteint pas le plafond ni le mur opposé, la seule chose que mon cerveau enregistre, c'est que c'est &lt;i&gt;putain de vachement grand&lt;/i&gt;. Près de 150 mètres de dénivelé sur éboulis nous mèneront au bivouac de la salle des Treize (des 13 explorateurs qui la découvrirent en 1954).&lt;br&gt;Fabien et Sylvain arrivent en même temps que nous, s?en revenant du vestiaire dont le chemin est maintenant équipé. Nous déposons les kits de bivouac, et faisons demi-tour après une courte pause et une rapide incursion dans la partie concrétionnée de la salle des 13 : il y a 500 mètres à remonter et l'heure tourne... Pour ma part je commence à être bien cramé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;L'ascension sur éboulis est fatigante, et je brûle d'inutiles calories à la cascade de la tyrolienne. Arrive le puits Aldo et c'est l'épreuve du feu pour mon torse de guérilla... Je n'arrive pas à resserrer suffisamment la sangle et dois tirer sur les bras pour rester vertical. La remontée est interminable. Le méandre arrive un peu comme des vacances. Le puits Garby est moins terrible, j'ai réussi à resserrer ce fichu torse et faire un bricolage avec des mousquetons. La succession de puits est longue comme un jour sans bière... ça va tirer dans les bras, demain ! Enfin, la sortie. Depuis le dernier puits, on voit les étoiles... Nous nous déséquipons rapidement, car Jean est rendu fébrile par la carence de nicotine : il ne faut pas jouer avec les nerfs des toxicomanes. Nous retournons à la voiture dans le noir, juste éclairés par un beau ciel de pleine lune. Le chemin du retour est long et nous marchons comme des robots. On est repartis pour la ville en écrasant en chemin des drôles de trucs qui couinaient (Anthony Burgess).&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Le temps de préparer des gnocchis à la crème, au lard et au b?uf haché façon &lt;i&gt;kluski na parze&lt;/i&gt;, Yannick, Fabien et Sylvain nous rejoignent au gîte. Tout le monde est rincé par douze heures passées sous terre, et ça fait des dommages collatéraux autant dans les rangs de la bière que dans le cubi de rouge...&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Forces en présence à la fin de cette première journée de combat :&lt;/h3&gt;&lt;h4&gt;les 14 kits sous terre :&lt;/h4&gt;Keanu est arrivé à sa destination finale, le Balcon.&lt;br&gt;Kenneth aura équipé la suite.&lt;br&gt;Knut et Karl le parpaing attendront la suite des événements au vestiaire.&lt;br&gt;Katia dort ce soir au pied du puits Aldo.&lt;br&gt;Ken et Kadhafi sont punis et restent au puits Garby.&lt;br&gt;Kader, Kahil, Kaan et Kenny sont arrivés à leur lieu de villégiature, le bivouac de la salle des Treize.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Kalidiatou, Kaithleen et Kalthoum sommeillent en attendant le Grand Soir.&lt;br&gt;&lt;h4&gt;les six grotteux :&lt;/h4&gt;Jasmine, Fabien, Yannick, Jean, Sylvain, Samuel&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Mardi 13 septembre&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Journée off, tout le monde est encore bien fatigué de la veille. On en profite pour refaire un plein de victuailles et douceurs liquides sur fond de Blitzkrieg Bop.&lt;br&gt;La journée se terminera sur un risotto maison aux champignons. Le Bowmore est quasiment à l'étiage...&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Mercredi 14 septembre&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Une météo pourrie, et un certain manque de motivation... encore une journée qui se passera en surface.&lt;br&gt;Pendant que Jasmine s'amuse sur le p'tit cheval, le reste de l'équipe va à Autrans racheter de la bière, de la gentiane, et grignoter des pizzas...&lt;br&gt;Je recherche une revue cochonne pour faire une photo dans le bivouac. Las, les gens du pays sont plutôt sages, la revue la plus sale que je trouverai chez le marchand de journaux est Playboy. Triste époque. Qu'importe, le concept est là...&lt;br&gt;Puisqu'il ne faut pas se laisser abattre, on s'attablera le soir devant un poulet au citron et aux olives noires. En ce milieu de semaine, l'heure est au bilan. Nous ne sommes pas assez nombreux pour assurer du portage et une pointe jusqu'au fond... Foutu pour foutu, on attaque le second cubi.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Jeudi 15 septembre&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;C'est la journée de pointe pour Yannick, mais surtout Fabien et Sylvain qui devront nous quitter le lendemain pour célébrer l'union d'un camarade troglophile et d'une-de-la-Surface.&lt;br&gt;Jasmine victime d'un torticolis, décide de faire relâche. Handicap qui ne sera pas pénalisant pour l'équitation...&lt;br&gt;Nous avions prévu de faire une session photo : Yannick se sacrifie et nous accompagnera avec Jean.&lt;br&gt;Déjà, il faut songer à remonter des kits : outre la pointe et la session photo, nous allons aussi faire les sherpas...&lt;br&gt;Fabien et Sylvain partent un peu en avance sur nous, et pour cause, leur programme est un peu plus chargé. Pour notre part, ça sera aussi chronométré : on se donnera trois heures pour prendre des photos.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;C'est donc reparti pour la succession des puits d'entrée, le passage des méandres, enfin l'Aldo qui nous mène à la grande galerie. Connaissant déjà le gouffre, la progression est un peu plus rodée. Après une courte pause prandiale, direction la salle des 13. Toujours la même impression d'immensité. Yannick et Jean sont à la Scurion, autant dire que je peux éteindre ma dudule, aveuglé que je suis par leur débauche de lumens. Leurs lampes dévoilent le plafond, bien loin au-dessus de nous. Le lac Cadoux est toujours à sec. La salle Bourgin me paraît toujours autant photogénique, s'il nous reste un peu de temps, au retour, nous l'immortaliserons sur le silicium (eh ouais, c'est has been la gélatine maintenant...). La progression sur le grand éboulis est toujours aussi impressionnante : l'impression de descendre une montagne... sous terre. Un bel espace pavé de gours et une touche de stalagmites géants, voilà la salle des treize. Dans la foulée, la salle Germain. On arrive sur les belles parties concrétionnées du Berger, finis les éboulis et galeries boueuses... malheureusement on n'ira guère plus loin. Après le puits du Balcon, on se donne comme terminus la vire du Vagin pour commencer notre session photo. Les premières photos sont prometteuses, en vingt minutes seulement, nous sortons un cliché valide avec de l'open-flash. Prochaine étape, la salle Germain. Après un cliché éclairé à la Scurion, Jean sort son mélange secret de poudre de magnésium. Le résultat est très vif, le magnésium donne des ombres très crues et un bon relief. Deux autres prises en plongée de la même salle donnent une impression de volume. Le magnésium est roi et éclaire jusqu'au plafond... C'est au tour de la salle des treize. On tente une photo inhabituelle en open-flash avec les énormes stalagmites en contre-jour puis on termine notre séance avec des vues des gours. Au 16 mm, l'impression d'immensité est saisissante... L'air de rien nous avons quasiment épuisé notre planning photo. Un dernier cliché mettra en valeur le confort du bivouac équipé en revues-de-routier et nous rebroussons chemin avec les kits du bivouac : Jean et Yannick sont harnachés comme des sherpas, et je porte aussi ma croix sous la forme d'un parpaing de matériel photo. Retour sans histoire jusqu'à la grande galerie. Fabien et Sylvain nous rattrapent, eux-mêmes chargés comme des mulets des kits du fond,  allègrement imbibés d?eau claire et fraîche, ayant pour effet d?en doubler le poids. Ces derniers auront passé les Coufinades et poussé leur pointe jusqu'à la cascade Claudine. Comme il y aura de l'attente dans les puits, un petit casse-croûte fait patienter. Faute d'avoir emporté des couverts, Jean dégustera ses nouilles asiatiques à la clé de 13...&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Après douze heures sous terre, retour au gîte, bière, cubi, et poulet au citron. Le Bowmore rend son dernier souffle. La gentiane n'est bientôt plus qu'un souvenir...&lt;br&gt;La nouvelle équipe pour le week-end, constituée d'Alain, Aurélien, Émilie arrive dans la nuit. Tonio arrivera le lendemain matin par le train.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Forces en présence :&lt;/h3&gt;&lt;h4&gt;10 kits sous terre, 4 kits remontés en surface :&lt;/h4&gt;Keanu reste au Balcon, Kenneth avant le Vestiaire.&lt;br&gt;Exeunt Knut et Karl le parpaing qui ont fait un aller-retour à la cascade Claudine, et sont remontés en surface.&lt;br&gt;Exeunt Kader et Kahil remontés en surface.&lt;br&gt;Katia, Ken et Kadhafi n'iront pas plus loin que respectivement le puits Aldo et le puits Garby, faute de protagonistes pour pousser l'aventure plus loin.&lt;br&gt;Kaan et Kenny sont remontés de la salle des Treize jusqu'au puits Garby.&lt;br&gt;Kalidiatou, Kaithleen et Kalthoum n'ont pas plus de raisons de bouger que lundi...&lt;br&gt;&lt;h4&gt;le Club des Cinq grotteux :&lt;/h4&gt;Yannick, Jean, Samuel, et dernière sortie pour Fabien et Sylvain&lt;br&gt;&lt;h4&gt;Sur le p'tit ch'val :&lt;/h4&gt;Jasmine&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Vendredi 16 septembre&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Lever tardif des petits camarades arrivés dans la nuit. Une première équipe (Alain, Aurélien et Émilie) part pour le gouffre. Yannick dépose Fabien et Sylvain à la gare Grenoble, et récupère Tonio dans la foulée. Jasmine se joint à ce dernier pour une ultime sortie dans le Berger.&lt;br&gt;Nous devons libérer le gîte le lendemain matin. Suite à merdoyage de la part du responsable du gîte, notre logement pour le samedi n'est plus disponible. Jean nous dégotte in extremis un toit pour la nuit du lendemain. Une journée de rangement et de farniente s'écoule. Alex, venu directement de Dijon, nous rejoint en soirée. Une salade de gésiers, sans trop de salade, une bière et au lit. Nous attendons nos camarades vers 1h-2h du matin. Leur retour nous réveillera et nous nous relèverons boire des bières en leur compagnie.&lt;/p&gt;?&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Une rumeur dans la nuit me tire de mon sommeil. J'ai comme un choc en regardant l'heure : il est 5h30 (on approche des 15h de TPST) ! Je descends vite fait dans la salle commune pour prendre la température. Tonio pète la forme comme toujours et se mange des ?ufs sur le plat à même la poêle. Le reste de l'équipe va de « frais » à « carrément périmé » en passant par toutes les étapes intermédiaires de la déchéance. Émilie jure à qui veut l'entendre que la spéléo c'est fini pour elle. Tout le monde aura poussé jusqu'au Vestiaire, Aurélien et Tonio jusqu'au début des Coufinades. Autant dire que l'épreuve qui les attend dans quelques heures ne sera pas de tout repos, à savoir : nettoyer le gîte, matos compris, et débarrasser le plancher avant midi.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Forces en présence :&lt;/h3&gt;&lt;h4&gt;8 kits sous terre, deux kits remontés :&lt;/h4&gt;Keanu et Kenneth sont remontés au pied du puits Garby.&lt;br&gt;Katia est remontée en haut du puits Garby.&lt;br&gt;Exeunt Ken et Kadhafi, remontés en surface.&lt;br&gt;Kaan et Kenny restent au puits Garby.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Kalidiatou, Kaithleen et Kalthoum vivent leur dernière nuit sous terre.&lt;br&gt;&lt;h4&gt;Les cinq grotteux :&lt;/h4&gt;Alain, Aurélien, Tonio, Émilie, Jasmine&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Coucher d'orange, 41 bureaucratie&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous nous donnons comme objectif de ressortir un maximum de kits du Berger, avec pour priorité, les kits du SGCAF. L'équipe de portage est constituée d'Alex, Jean et moi-même. La journée va être une sorte de reconstitution des 12 travaux d'Hercule, version troglophile.&lt;br&gt;Yannick, seule personne restée fraîche au gîte, gérera le déménagement et réveillera nos camarades sur fond de métal torturé, avec le même CD évoqué plus haut, dont les hurlements évoquent les cris d'un gars constipé en pleine crise d'hémorroïdes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La météo commence à être pourrie. Le temps d'arriver sur le lapiaz et il se met à tomber une espèce de crachin pénible. On s'équipe sans grande motivation. En patientant au sec, à l'abri des arbres, Alex nous explique l'évolution de l'art de la guerre au Japon médiéval. Techniquement, les kits à remonter sont au-dessus des parties qui craignent le plus l'eau, excepté le puits Aldo. Nous descendons jusqu'au pied du puits Garby avec Alex pour remonter les quatre kits qui ont été laissés là. Jean ira déséquiper à partir du puits Aldo jusqu'au puits Gontard, soit deux kits à se remonter et à balader dans le second méandre.C'est parti pour une remontée avec deux kits au cul. Une fois en haut du puits, la fête commence, puisqu'il va falloir pousser ces kits jusqu'au bout du méandre. Le début du méandre est péteux et les pas sont rendus délicats par notre chargement. Alex trouve un usage pertinent à la main courante molle qui nous avait semblé inutile les autres jours : nous l'utilisons pour longer les kits et les faire coulisser. Sur le papier, comme ça, ça semble facile. Mais outre le fait qu'il faut sauter les amarrages, la main courante est faite d'une corde rapiécée dont les n?uds ne passent pas dans les mousquetons. Quoiqu'il en soit, notre petite mécanique finit par s'organiser et nous nous relayons dans le méandre pour sortir les cinq kits (nos camarades ayant abandonné un orphelin en tête du puits la veille). Nous perdons la notion du temps. Au bout d'un litre d'eau et trois barres chocolatées, les kits sont hors du méandre.&lt;p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Jean finit par nous rejoindre à la tête de puits avec ses deux kits d'équipement, et les rotations reprennent. C'est donc une file d'attente de sept kits que nous allons gérer dans le puits du Cairn. Problème, ce puits est fractionné. Jean s'installe au fractionnement, Alex en tête. La remontée des kits se fait au palan avec poulie/bloqueur. Je reste au pied de ce puits qui commence à pissotter à accrocher les kits pendant ce qui me semble durer une éternité... Le gouffre est froid et je commence à être trempé. Le déséquipement du puits va me remettre un peu de sang dans les veines. Même organisation plus haut, mais la déviation des ressauts Holiday complique la tâche. Jean reste à faire une déviation humaine tandis que je guide les kits depuis le bas pour éviter les frottements. Nous commençons à être mûrs pour des exercices de secours... Je déséquipe les ressauts, ce qui ajoute un kit à nos 7 kits... A mon tour de jouer au palan en tête du puits Ruiz. Jean accrochera les kits. Comme vu plus haut, la plate-forme est pourrie, et les abords du puits gélifractés. Il ne fait pas bon rester en bas. En tous cas, on n'avait pas encore entendu Jean gueuler comme ça : il faut dire qu'à chaque sortie de kit, c'est la chute de cailloux assurée. Je reste suspendu en tête de puits dans le vide et remonte les kits au palan/bloqueur/pédale. Encore un boulot de galérien que je refuserais de faire si on devait me payer... La sortie de puits est péteuse, on finit par trouver une configuration en longeant les kits à la main courante, qui épargne un peu à Jean de se prendre une pluie de caillasses. Il est grand temps que l'on sorte, bien que l'on soit hors crue depuis un certain temps : l'orage vient d'éclater dehors. Le lapiaz boit de l'eau depuis le début de la semaine et est en charge. La moindre nouvelle goutte passe directement sous terre. Et nous entendons soudainement de l'eau couler en contrebas, comme si quelqu'un venait d'ouvrir un robinet... Enfin, nos sept foutus kits sont au pied du puits d'entrée. Comme nous en avons marre des aller-retour de kits et que c'est la dernière verticale, Alex remonte avec quatre kits, je le suis avec trois kits. Le gros travail de la journée est fait. Jean ajoute à nos kits les deux derniers kits d'équipement : &lt;i&gt;nous avons refermé le gouffre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Il est plus de 23 h. L'orage balaie le lapiaz. Alors qu'avec Alex nous nous laissons aller à une joyeuse et futile auto-congratulation, Jean est plutôt à la panique : il faut vite prévenir les autres que nous sommes sortis. Forcément, les mobiles ne captent pas sur le lapiaz. Nous rentrons donc sous l'orage au pas de charge sans nous déséquiper. Par endroit, le lapiaz est devenu une piscine. On imagine qu'après le puits Aldo, ça doit être un peu l'enfer en dessous. Finalement, nos SMS arrivent à passer, en espérant que quelqu'un est encore réveillé pour les lire. A tout moment, je m'attends à croiser nos camarades venus à notre rencontre. Le retour dans l'obscurité et sous la pluie est un long moment de solitude : nous pensons très fort à la bière fraîche, le bon repas et la douche chaude qui nous attendent. Je laisse mon esprit vagabonder sur des pensées impures comme : manger un rôti de veau à l'orange, ou poser tranquillement ma pêche avec une bonne bédé. On se presse donc d'arriver à notre refuge pour la nuit.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Et là ? pour reprendre l'expression consacrée ? c'est le drame. Le terme refuge n'est pas usurpé. On arrive dans une pièce commune plongée dans l'obscurité, et pour cause, il n'y a pas d'électricité. Quand à la douche chaude, le rêve s'envole illico. Pleins de prévenance, nos camarades qui ronflent dans le dortoir de 20 places à l'étage nous ont laissé une gamelle de pâtes à la carbonara fossilisées. Nous les réchaufferons et mastiquerons en silence, afin de ne pas réveiller les non-Abîmés qui dorment aussi dans le refuge. Il reste quelques bières tièdes. Pour les bières fraîches, il faut les extraire dehors d'un carton délavé par la pluie. Juste éclairés à la bougie, encore trempés de notre retour, l'ambiance n'est pas vraiment à la fête. Après cette journée de forçats des profondeurs, la rusticité du refuge donne un sentiment de double peine. Parmi les consignes laissées par nos camarades, Jean devra dormir dans la salle commune, sur une table (on repense forcément à ces westerns où, le saloon étant complet, les &lt;i&gt;cow-boys&lt;/i&gt; dorment sur le billard). De mauvais esprits prétendent que ses ronflements pourraient importuner les étrangers, voire réveiller les enfants en bas âge qui les accompagnent. Délicate intention. Stupide intention comme on le verra rapidement. Bien lessivés et encore humides de notre rincée sous l'orage, nous nous couchons dans un dortoir surpeuplé et nous endormons bercés par le rythme de la respiration et des pets feutrés de quinze dormeurs... Courte nuit. Alors que je sombre dans un sommeil que j'estime mérité, un foutu nourrisson fait valoir son droit à l'expression avec des hurlements d'animal blessé. C'est donc une alternance de micro-sommeil interrompu par des cris qui va nous mener jusqu'au petit matin. Pour Alex et moi, ce n'est pas vraiment un souci, on se rattrapera sur la grasse matinée. En ce qui concerne nos camarades, c'est beaucoup moins drôle : lever à huit heures du matin pour faire le portage de retour de tous les kits.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Forces en présence :&lt;/h3&gt;&lt;h4&gt;trois déménageurs sous terre :&lt;/h4&gt;Jean, Alex, Samuel&lt;br&gt;&lt;h4&gt;six déménageurs de surface :&lt;/h4&gt;Yannick, Tonio, Alain, Emilie, Jasmine, Aurélien&lt;br&gt;&lt;h4&gt;tous les quatorze kits sont en surface ! (on aura compris que le Berger est une sordide histoire de manutention)&lt;/h4&gt;Exeunt Keanu, Kenneth, Katia, Kaan, Kenny, Kalidiatou, Kaithleen et Kalthoum&lt;br&gt;&lt;h3&gt;Quelques statistiques :&lt;/h3&gt;Au total, à la louche, l'ensemble des 14 kits aura descendu (et remonté) 5593 mètres...&lt;br&gt;Les vaillants explorateurs, totalisant 25 sorties, auront descendu et remonté un total de 10946 mètres. Un rapide calcul nous amène aussi à l'inévitable conclusion que pour monter 438 mètres, il faut un litre de bière.&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Dimanche 18 septembre&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Bref, au petit matin, le refuge se lève, tout le monde a forcément les yeux en trou de pine et je savoure enfin le calme avec au moins une heure de sommeil ininterrompue. Je finis par me faire violence pour aller prendre un petit déjeuner dans la salle commune. Et c'est un spectacle surréaliste qui m'attend. Une bande bruyante de jeunes randonneurs du dimanche avec leurs gosses gueulards est attablée pour le premier repas, et au bout de la grande table, Jean dort encore du sommeil du juste. Quitte à passer une nuit atroce sous fond de hurlements de nourrisson, Jean aurait du se joindre à nous et contre-attaquer avec ses légendaires vocalises nocturnes. La matinée s'écoule en mode zombie, et pour peu on jouerait à cap's s'il restait assez de bière. Comme le refuge est avant tout un restaurant à touristes, on nous mettra à la porte à midi. Cerise sur le gâteau, il tombe de la neige fondue. Sur le lapiaz, le portage de kit doit être un moment inoubliable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La nature fait plutôt bien les choses : au moment même où l'on nous expulse pour laisser place à des daronnes recuites aux UV et couvertes de peaux d'animaux morts, nos vaillants sherpas reviennent de leur expédition épique. Comme prévu, ils sont transits de froid et trempés jusqu'à la moelle. Décidément, le Vercors ne veut plus de nous.&lt;br&gt;Nous partons sur les chapeaux de roue en jurant qu'on ne nous y reprendra plus, et parce que une semaine loin de Paris, c'est déjà trop long.&lt;br&gt;Enfin, vivement l'odeur du métro. On ne devrait jamais quitter &lt;strike&gt;Montauban&lt;/strike&gt; Paris.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Forces en présence :&lt;/h3&gt;&lt;h4&gt;six sherpas sous la neige :&lt;/h4&gt;Yannick, Tonio, Alain, Emilie, Jasmine, Aurélien&lt;br&gt;&lt;h4&gt;trois buveurs de bière à l'abri :&lt;/h4&gt;Jean, Alex, Samuel&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Samuel</description>
</item>

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<title>Canyon dans le Vercors</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=526</link>
<pubDate>Sat, 23 Jul 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ du local le vendredi à 19h, le camion de Vincent bien chargé.
Arrivés dans le Vercors vers 2h du matin, Vincent nous dirige vers un secteur isolé qu?il a repéré précédemment, dans un cul de sac au bord d?une voie ferrée. Nous installons les tentes sous les noyers. La pluie menace mais nous avons dormi au sec.

Samedi matin
Réveil à 8h au son de la flûte de Vincent, petit déjeuner, discussion avec un local de passage (point météo sur la semaine passée : il a plu tous les jours?), pliage de tente et c?est parti.
Arrivés au départ du canyon Ecouges II et au vu du débit d?eau sortant de la cascade finale des Ecouges I, nous renonçons à ce canyon (débit d?eau trop important) et nous nous dirigeons vers Sassenage pour descendre le Furon (partie basse). Le camion de Vincent se faufile dans les rues étroites du vieux Sassenage jusqu?au parking.
Montée par le sentier des cuves de Sassenage. Attention ça glisse, surtout qu?il a plu il n?y a pas longtemps. Quelques descentes en rappel un peu arrosées, un ou deux sauts. Après la confluence avec les cuves de Sassenage, le débit est un peu plus grand, et ça glisse toujours autant. Vincent nous fait éviter le passage siphonnant mais finalement il est praticable et Sylvain, Vincent et Aurélien s?y engouffrent.
Pique-nique sur le parking où d?autres canyoneurs se retrouvent pour faire le même parcours.

Samedi après-midi
Vu les conditions de débit, le choix est fait de descendre le Léoncel à Oriol (Drôme).
Comme Philipe a été un peu sonné à l?oreille droite lors d?un saut dans le Furon, il assurera la navette et fera quelques courses pour le bivouac du soir.
Une amie initiatrice de Vincent de Grenoble (Stéphanie) se joint à nous.
Nous trouvons sans problème le point d?arrivée, la centrale de Bouvante. Mais nous faisons un aller-retour jusque Léoncel pour trouver le point de départ. Départ du canyon un peu tardif vers 17h.
Canyon magnifique en ambiance forestière à la limite de la jungle avec de beaux rappels (max 15 - 20m) souvent dans l?eau et équipé sur arbres principalement ! Quelques sauts et toboggans et un beau passage siphonnant que nous explorons grâce à la frontale de Sylvain.

Arrivée comme prévu un peu après 20h. Un problème de clefs de voiture perdues à résoudre : miraculeusement nous les retrouvons au point de départ !
Trop tard pour trouver un camping ! Ce sera bivouac dans un super endroit repéré pas très loin. D?accès pas toujours facile et il faudra pousser le camion de Vincent à plusieurs reprises. Ce camion qui fourmille de richesses pour le bivouac.
Installation des tentes. Jasmine prévoit de s?éloigner des ronfleurs !
Feu de bois, Vincent nous prépare des croque-monsieur dans le feu, c?est de la vraie gastronomie, on poursuit avec des grillades sur la braise, bière, fruits de saison achetés au marché, yaourts, rien ne manque, même pas la pluie qui se met un peu de la partie et nous tendons une toile au-dessus de notre festin.

Dimanche
Réveil au clairon, pardon, à la flûte. On réactive le feu pour le petit déjeuner, on plie les tentes, on efface toute trace du feu et du bivouac, et c?est parti pour le canyon de Neyron au-dessus d?Iseron (Isère). Un beau canyon sportif mais sec la plupart du temps. Il pleut depuis une semaine, l?eau devrait être au rendez vous normalement !
Rendez-vous avec deux amis lyonnais, Simon et Boris, moniteur de canyon qui voudrait faire enfin ce canyon en eau ! Nous sommes un peu en retard et nous les trouvons déjà prêts à partir. Montée au Plan du Faz, le soleil et la brise fraiche sont au rendez-vous et nous nous mettons en tenue.
Le début du canyon est là, à cinquante mètres, nous nous frayons un chemin à travers champs et Oh surprise ! le canyon est sec?. Mais nous sentons qu?il a coulé il n?y a pas longtemps ! Le début est bien encaissé avec une succession de rappels, qui s?enchainent sans discontinuer, on ne quitte pas la corde ! Puis nous entrons dans la partie forestière et descendons dans les blocs le long du ruisseau avec un petit filet d?eau et de temps à autre un rappel. Nous terminons par l?encaissement final quelques petit rappels et la C45, avec un départ un peu technique en plein vide après un fractio. Nous galérons tous pour opérer le changement de corde en haut du rappel, en tout cas Jasmine, Aurélien et Philippe, et grâce à l?aide de Vincent chacun se met en place et c?est parti pour la descente quasi-verticale. Vu d?en bas c?est un mur de quelques mètres de large, très lisse et entre deux falaises, au bord d?une faille.
Il est presque 18h. Nous avons mis environ un peu moins de 6 heures, à 8 pour ce canyon donné en 4h pour une petite équipe de trois ou quatre personnes, joli score !

Retour aux voitures, navettes pour aller chercher le camion, et nous nous quittons, qui pour Grenoble, qui pour Lyon et les autres pour Paris. Encore une clef qui est partie dans la mauvaise voiture, heureusement que le téléphone portable est là pour réparer cela rapidement.
Tous fatigués, les uns plus que les autres, on voit ceux qui tiennent bien la forme !!!
Sur la route de retour, nous déposons Philippe au péage de Rovon pour que sa famille vienne le récupérer puisqu?il commence ses vacances dans la Drôme et le reste de la troupe remonte à Paris.

Bilan du weekend
Bien sportif, en rencontrant d?autres canyoneurs très sympas de Grenoble et Lyon.
Les deux premiers canyons avaient le débit idéal pour la descente, pour le Neyron à un ou deux jours près, il y avait de l?eau?.
Et le top pour l?organisation du bivouac et du feu de camp avec tout le matériel du club et de Vincent.

Philippe et Vincent</description>
</item>

<item>
<title>Camp 2011 au Marguareis</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=648</link>
<pubDate>Fri, 15 Jul 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Deuxième camp pour Abimes sur le massif du Marguareis. Cette fois-ci, Samuel, Yannick, Rémi et Blandine sont de la partie, Jean puis Emilie et Alain les rejoindront en cours de camp. Sur place, nous avons le plaisir de retrouver Jo et Dominique « Tarascon » qui nous accueillent chaleureusement. Comme l'an dernier, nous plantons nos tentes à 2000m d'altitude, mais cette année la météo s'avère rapidement plus mitigée qu'en 2010. Fort heureusement, il y a le refuge en dur du CAF, qui nous permet de nous mettre parfois un peu au sec et d'alterner la prospection spéléo avec l'expérimentation gastronomique.

Les meilleurs spots de cette année: désobstruction du « trou des abimés » d'une part, gnocchi et risotto maison d'autre part. Mention culinaire spéciale à Sam pour l'ensemble de son oeuvre (sauf le pain, les levures ont manifestement mal supporté l'altitude). 

J'ai retrouvé un bout de papier délavé sur lequel nous avons noté jour par jour nos principaux morceaux de bravoure. 
Les voici :
Samedi 16 : je ne sais pas bien, le papier est trop délavé
Dimanche 17, lundi 18 : début des travaux au Trou des Abimés, que nous avions commencé à désobstruer l'an dernier, en alternance avec des séances de déprime dues au caractère de plus en plus mitigé de la météo. 
Mardi 19 : Gnocchi maison
Mercredi 20, jeudi 21 : Trou des abimés. Le temps s'est éclairci et on peut voir que ce trou est situé sur la magnifique « Conca », au-delà du col du Scarasson, donc sur le versant italien du massif, à une heure de marche du camp. La désobstruction est un travail de longue haleine, on peut travailler péniblement à deux en bas des deux ressauts vus l'an dernier, c'est-à-dire à -10m. Au fil des désobstructions, le courant d'air se fait de plus en plus puissant, notre mental remonte en flèche.
Vendredi 22 : Excursion photo au glacier du gouffre Scarasson tandis que Dominique et Jo insistent au trou des Abimés.
Samedi 23 : Première au trou des Abimés. Sam descend un ressaut de 5 mètres, arrivée sur une petite salle se poursuivant sur un méandre qu'on commence à désobstruer. 
Dimanche 24 : Ça passe : Dominique descend un ressaut de 2m, le méandre se poursuit après un coude, le courant d'air est de plus en plus fort.
Lundi 25 : Trous des Abîmés pendant qu'Alain, Emilie et Yannick retournent au gouffre Scarasson.
Mardi 26 :  Jean et Alain topographient le trou 8.22, tandis que Yannick poursuit la désobstruction avec Jo et Tarascon.
Mauvaise nouvelle: le courant d'air vient d'une très longue fissure quasi impossible à désobstruer. Il faut se rendre à l'évidence : c'est en vain qu'on espérait enchainer les puits jusqu'à -500, le trou des abimés s'arrête à -20m. Par-dessus le marché, nous nous faisons lessiver par une forte averse et rentrons trempés jusqu'à la moëlle.  
Pour couronner le tout, je m'aperçois à minuit que ma tente a pris l'eau et que le matelas n'est plus qu'une immense éponge gorgée d'eau.
Mercredi 27 : pluie. 
Jeudi 28 : Désobstruction au F33 situé du côté du Col des Seigneurs.
Vendredi 29 : Balade au F33.

Et voilà, on a bien  rigolé encore cette année, et nous rentrons après avoir longtemps cru que nous allions trouver un grand trou, mais apparemment ce sera plutôt pour l'an prochain. 

Jean</description>
</item>

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<title>Rencontres photographiques à la Combe aux Prêtres (ou : un titre pompeux pour des flashs qui déconnent)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=525</link>
<pubDate>Sat, 09 Jul 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Avec l'avènement du numérique, l'apparition d'éclairages puissants, et nos récents clichés en cavité, nous sommes bien déterminés à progresser en photo souterraine!&lt;br&gt;L'idée était donc de faire se rencontrer les gens de divers clubs du CDS92 afin d'échanger sur les techniques photos, l'éclairage, les boîtiers, logiciels de traitement, etc. etc.&lt;br&gt;D'Abimes : Delphine, Philippe, Gaëtan, Sylvain, Fabien, Yannick, Emilie, et moi-même. Des autres clubs : Luc (SGHS), Christophe (ASTC).&lt;br&gt;Question matériel, c'est la variété : Pentax, Olympus, Canon, Panasonic... Christophe s'est spécialisé pour sa part dans la photo 3D, avec un montage personnalisé de deux boîtiers compacts sur un rail.&lt;br&gt;Le lieu est choisi : la Combe aux Prêtres. Cavité variée, photogénique, sans difficulté spéléo et pas si loin de Paris, c'est un excellent compromis pour s'entraîner à la photo spéléo. Elle est connue de presque tous, et nous avons déjà une idée des clichés que nous allons réaliser. Pour la logistique : hébergement dans le gîte des parents de Fabien, salle des fêtes de Val-Suzon pour manger et projeter nos photos sur écran... Le plan est simple et sans failles. Il ne reste plus qu'à prendre la route, avec pour certains seulement un compact dans la poche, et pour d'autres une banquette arrière de voiture couverte de valises blindées... Pour ma part, le 5Dmk2 attend dans sa Pelicase orange &lt;i&gt;bien étanche&lt;/i&gt; et à l'épreuve des balles, et va pouvoir servir enfin à autre chose que faire du poids dans un kit, n'en déplaise à certains esprits moqueurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Après un trajet sur une autoroute encombrée de vacanciers traînant des voitures chargées en mode kosovar, nous arrivons dans le fief de Fabien vers minuit. Nous dégustons nos bières-somnifères en jouant avec nos appareils photo. Ce débalage de matériel a un je-ne-sais-quoi de concours de bite, mais nous avons passé l'âge de ces gamineries, bien entendu... Cette confrontation primale terminée, et la recherche du mâle alpha n'ayant pas abouti, il est temps de laisser nos jouets éteints, et de nous coucher.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Lever en douceur et sans réveil. Petit déjeuner à la salle des fêtes. Chacun prépare son matériel photo : pour certains, le boîtier passe dans un bidon de 3 ou 6 litres, pour d'autres c'est la valise blindée, Fabien a pour sa part vu large avec un bidon de compétition qui ne tient que dans un sherpa : ça promet du sport dans les étroitures...&lt;br&gt;Nous finissons de nous réveiller en enkitant de la corde rêche qui abime les mains : les gars, la prochaine fois que vous irez vous entraîner au viaduc, pensez à laver les cordes avec un assouplissant pour peaux sensibles! Nous nous scindons en deux équipes : avec Sylvain et Luc, nous emprunterons l'entrée historique, Emilie équipera avec Yannick l'entrée Rochotte. Les autres nous rejoindront un peu plus tard, plus conformément au rythme biologique de Gaëtan.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La Combe est la seconde cavité que j'ai visitée, il y a un peu plus de huit mois... et pourtant j'ai l'impression que c'était il y a dix ans. Aujourd'hui je me retrouve à l'équiper. J'ai bien oublié les détails de l'entrée et de la progression, et surtout j'en garde un souvenir dantesque. Du monde est déjà sur place, il faut équiper en double. Je n'aurais pas du prendre un second bol café, mes mains tremblent comme un alcoolo en manque, et des choses hideuses classées Seveso sont en train de se préparer dans mes tripes... ajoutons à cela les gants spéléo épais et la dextérité n'est pas au rendez-vous : on ne m'y reprendra pas. Retourner à la Combe aux Prêtres après moins d'un an de spéléo, c'est vraiment comme revenir sur des lieux de son enfance une fois adulte. J'avais souvenir de quelque chose de plus grand, plus difficile, plus... En fait : puits, méandre, puits, ramping dans la rivière, ressaut, glaise, vire, ressaut, et on est déjà au pont de singe! Le niveau d'eau a bien baissé, peut être de 50 cm par rapport au mois de novembre... question eau, ça ne sera pas très photogénique. Les équipes finissent par se rejoindre, et nous mangeons dans la galerie des Gours.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;En contrebas, c'est haut, bien concrétionné et plein de volume. Nous posons nos trépieds et installons notre matériel. Dans le même temps, plus haut, Yannick essaie de mettre le feu à la cavité : la dudule d'Emilie éclairant mal, il a pensé doper la production de gaz en humectant d'eau la chaussette à carbure. La réaction est immédiate : régurgitation de gaz par le tube d'aération de l'Ariane, qui s'enflammera à la première occasion. Le passage à l'électrique fait bien vite oublier les caprices de nos rustiques dudules...&lt;br&gt;Nous envoyons ceux qui n'ont pas été sages porter les flashs. Delphine fera le modèle, parce qu'il est entendu qu'une photo spéléo sans personnages, c'est plat et sans échelle... Ici commence l'enfer pour ceux qui n'ont pas d'appareil photo. Nous procédons à des expositions en pause longue plus flashs. Chacun déclenchera son appareil en même temps (ou presque), puis on déclenchera les flashs... simple dans la théorie, pénible comme un plan de reprise d'activité de production bancaire dans la réalité (les connaisseurs apprécieront... pour les autres c'est - comment dire - imaginez votre plus douloureux souvenir d'enfance. C'est pire).&lt;br&gt;Les cellules de déclenchement des flashs déconnent, les flashs déconnent. Les gens ne déclenchent pas au bon moment. La mise au point n'est pas bonne. Les frontales ne sont pas toutes éteintes. Avec mon grand angle je vois le trépied des voisins. Les batteries de Philippe sont épuisées. Christophe a besoin d'un éclairage puissant pour faire la mise au point sur ses deux appareils compacts... après une bonne heure d'essais divers, on arrive enfin à des clichés décents. En revanche, l'humeur du modèle s'est dégradée de photo en photo, et ça pourrait donner une animation image par image assez amusante. Emilie, dépourvue d'appareil photo et sans rôlé dédié à la prise de vue, somnole, maintenue en vie uniquement par la chaleur d'une dudule.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Changement de lieu, plus bas effectivement on trouve des gours assez photogéniques, surplombés de belles concrétions comme partout dans la Combe. C'est à nouveau la guerre pour poser les quatre trépieds : même en se serrant bien, chacun aura un point de vue différent. Pour ma part, les flashs directement dans le champ rendront les photos inexploitables... Alors que nous sommes en train de nous déployer survient l'incident stupide : Philippe trébuche dans un gours, n'arrive pas à se ratrapper, handicapé par son appareil photo en bandoullière, et finit par se cogner sérieusement le genou. Avec Delphine, il quitte la cavité tant que la blessure est encore chaude (bilan : privé de Marguareis). Le malheur des uns... fait que Gaëtan récupère un trépied, ayant oublié le sien (mais pas les 5 valises blindées). De là à imaginer un complot, il n'y a qu'un pas. Nous positionnons nos flashs, et testons différentes méthodes d'éclairage. Emilie fidèle à son habitude roupille à nouveau, sauvée de l'hypothermie par une Ariane.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous décidons d'exploiter un dernier spot photo, au-dessus de la vire. Le lieu est photogénique car il y a du volume, on peut positionner du monde sur la vire pour donner de la profondeur, enfin, du plafond pend une forêt de fistuleuses.&lt;br&gt;Yannick, Emilie et Luc vont faire les modèles et déclencher les flashs à la main. Encore la même lutte territoriale pour poser les trépieds. Avec le grand angle je vois les camarades sur les côtés et les pieds des trépieds... On va donc allonger un peu la focale. Les cellules de déclenchement des flashs atteignent des sommets de non-coopération. Nos modèles vont donc déclencher à la main la plupart des flashs. Une bonne heure plus tard, nous avons quelques clichés viables, et des modèles plutôt fatigués. Ils devraient pourtant être ravis d'avoir servi la Science en passant 3/4 d'heure sur une vire, ou en restant caché dans un trou à rats pour déclencher un flash.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Il est temps de plier les gaules, nos ingrats assitants logistiques ont dépassé leurs limites de patience, et nous frisons la jacquerie. A la sortie, Luc déséquipe l'accès historique, Emilie la Rochotte.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Retour au gîte pour quelques ablutions, puis direction la salle des fêtes pour l'apéro et la suite... Philippe nous revient canne à la main et jambe raide. Ça ne lui coupera heureusement pas l'apétit pour autant, ni le goût pour la bière artisanale : un tel stoïcisme ne peut que forcer l'admiration. Des passages cultes de &lt;i&gt;Full Metal Jacket&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;Tontons Flingueurs&lt;/i&gt; égaient l'apéro mais ne sont pas forcément du goût de tous... Nous faisons au vidéoprojecteur un premier visionnage des photos prises dans la journée. Bière, barbecue, dessert et au lit pour les masses.&lt;br&gt;Après avoir joué au lightpainting laser, les plus valeureux finiront la soirée au bizarre dans la cuisine, dans une configuration qui n'est pas sans rappeler un certain film avec Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche et Jean Lefebvre... Les bouteilles sans étiquette se succèdent et déssèchent les gencives quand elles ne font pas couler les yeux. Le combat reste toutefois inégal : l'Homme aura raison de la Matière. Comme il ne reste plus que des cadavres et que la nuit est bien avancée, il est temps de se coucher avec pour compagnie une bouteille d'eau contre la gueule de bois et un bon bouquin. J'ai d'ailleurs déjà repéré dans la bibliothèque une très belle édition de la &lt;i&gt;Divine Comédie&lt;/i&gt;... mais mon regard tombe aussi sur l'intégrale de &lt;i&gt;La survivante&lt;/i&gt;, de Gillon. A cette heure tardive, un ouvrage léger sera plus propice au sommeil que la littérature toscane du XIV&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Dimanche, l'apéro suivra le petit déjeuner sans transition. Démonstration de logiciels de traitement de photo : l'utilisation de format RAW est une nécessité pour qui veut développer ses photos numériques. Impossible de visualiser les photos 3D de Christophe, faute de matériel idoine. Je commence mon trombinoscope des Abimés en mode &amp;quot;gros pif&amp;quot; avec le 16 mm (barres de rire assurées). Après le barbecue, journée familiale : visite de l'ancien haut fourneau de Val Suzon (en cours de restauration), et d'une exsurgence repérée par Fabien. Cette dernière attise notre instinct de spéléo, d'autant plus qu'il y a de l'air (amis fumeurs, vos sucettes à cancer sont enfin utiles)... peut-être une désob à venir? La roche est bien pourrie par la gélifraction et l'endroit a l'air d'être un vrai gruyère.&lt;br&gt;Nous abandonnons le projet de nettoyage du matériel dans le Suzon : celui-ci est à l'étiage, à l'image de la Combe aux prêtres. Le matériel partira tel quel au Marguareis... Il est temps de rejoindre la capitale.&lt;/p&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Samuel&lt;/i&gt;</description>
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<title>Entrainement au chaud</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=519</link>
<pubDate>Thu, 30 Jun 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Aujourd'hui Jeudi, il fait encore chaud, pas autant que Mardi, mais plus que Vendredi (ou est-ce que c'était Mercredi ?)

Enfin bon, aujourd'hui, trois vigoureux sportifs décident de braver les éléments climatiques générés par le vent du sud, nonobstant le manque de motivation d'autres sportifs et sportives moins vigoureux (séquence du mardi soir annulée, certains ayant pris comme excuse que monter à la corde par 38°C à l'ombre n'était pas une bonne idée...)

La session commence donc par le portage du matériel de la voiture de Jean jusqu'au parapet, qui est vide. On s'installe au soleil et déballe le foisonnement de matos spéléo transporté précédemment, à savoir :
 - lonzo corse
 - bière fraiche
 - pain
 - saucisson corse
 - vin rouge
 - coppa corse (oui, Jean était en Corse et a ramené quelques émoluments locaux à partager entre amis)
 - chips
 - couteau
 - tire-bouchon
 - corde et mousquif (il y en avait un peu, quand même)

Ca faisait bien 4-5 tranches de saucisson, de lonzo ou de coppa garnie dans du pain, pimentées d'un (ou deux) verres de rouge que Jean et moi travaillons quand Christian est arrivé à son tour. Après un regard interrogatif quant à l'absence de cordage pendant sous le tablier du pont, c'est avec un naturel mâtiné d'assurance que Christian s'est joint à notre séquence dégustation, n'étant lui-même pas venu sans cartouches (re-chips, pâté et boisson &amp;quot;gazéifiée&amp;quot; rafraîchissante pour le spéléo).

Et voilà encore un entraînement au viaduc de réussi.

Sylvain

PS : pour les fanatiques des potins, quelques allers-retours sur corde auraient tout de même été réalisés, mais ne le dites pas trop fort !</description>
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<title>Dent de Crolles : traversée P40-Guiers Mort</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=520</link>
<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Lors de notre sortie aux Cuves de Sassenage en février, nous avions longuement observé avec convoitise la Dent de Crolles, et l'heure est venue d'enfin la traverser.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La course choisie est P40-Guiers Mort, avec une possibilité de sortie au trou du Glaz.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Dans la littérature, on lira des choses comme &amp;quot;traversée réservée à des spéléologues confirmés&amp;quot;, &amp;quot;pour spéléos très confirmés, à l'aise dans les méandres étroits.&amp;quot; etc. Or voilà : Seb et moi sommes encore des padawans de la spéléo, même si en neuf mois de spéléo, on a eu l'occasion de bouffer pas mal de calcaire, et partir dans des courses de plus en plus longues et difficiles. Notre cas soulève des questions au sein du Bureau : du fait de l'engagement de la course (traversée en rappel), est-ce bien raisonnable? Il paraît qu'il y a un méandre plutôt pénible, et il y a aussi ce fameux &amp;quot;pré qui tue&amp;quot; dans la marche d'approche... Après moultes palabres, nous finissons par avoir notre ticket d'entrée avec une recommandation simple : ne pas merder. Côté spéléos confirmés, nous avons Jean, et sa méthode en 3 phases (tu te longes, tu te décrolles, tu te démerdes), Sylvain, Fabien, enfin, Antoine, des &lt;i&gt;Spitteurs Pan&lt;/i&gt; qui nous rejoindra sur site.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Le choix d'un long week-end (Pentecôte) va nous permettre un aller-retour serein en voiture depuis Paris, parce que, mine de rien, la Chartreuse, ça n'est pas la porte à côté. Seb, en congés dans le coin, nous rejoindra sur place, nous sommes donc quatre franciliens à partir d'Issy-les-Moulineaux dans la charbo-mobile ce vendredi 10 juin. Route sans histoire, pause pain/charcuterie/pâté en mode kosovar sur l'autoroute. Arrivée au gîte vers trois heures du matin. Comme il n'y a pas école le lendemain et que la traversée est prévue le dimanche, rien ne nous interdit de vider le stock de bière prévu à cet usage. Une heure plus tard, la table de la cuisine couverte de cadavres verts (*neken) ou fumés (16' série limitée), il est temps de laisser le bon air de la montagne aérer en position horizontale nos bronches sclérosées de parisiens.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Journée logistique&lt;/h2&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Samedi midi, petit déj en terrasse avec vue sur la vallée. La Dent est juste derrière nous. On se scinde en deux équipes pour la journée. Avec Jean, nous allons repérer l'entrée du P40 et déposer un maximum de matériel spéléo et de bouteilles d'eau que l'on n'aura pas à porter le lendemain. Sylvain et Fabien vont faire le plein de victuailles après nous avoir déposés au col du Coq. Hormis Jean, nous souffrons tous trois d'un truc-pas-frais mangé la veille... peut-être cette terrine de sanglier? Va savoir... en tous cas, l'incident est toujours proche et les fonds des caleçons menacés à chaque instant. Quant aux émanations gazeuses, c'est probablement cette vision de l'enfer dont parlait Dante Alighieri.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous voici enfin au pied de ce fameux pré-qui-tue. J'appréhende un peu la montée : ma dernière rando en montagne remonte à des années, avec 10 kg de masse corporelle en plus, et j'avais cru mourir cent fois... Pour être pentu, c'est pentu. Sur les cartes IGN les courbes de niveau reserrées sont assez jolies pour l'oeil, elles le sont moins pour les mollets. Le souffle devient court... mais ô miracle, le temps de l'échauffement, on retrouve notre second souffle au bout de vingt minutes. Nos sacs sont lourds des combinaisons, baudriers et bouteilles d'eau qu'on laissera en haut. Après le pré, un petit passage en forêt puis arrive la roche. Un épais brouillard nous masque le paysage. Nous arrivons au Pas de l'Oeille, et assez rapidement au sommet. Cinq cents mètres de dénivelé dans les jambes, ça ouvre les alvéoles et l'appétit. En lieu et place de barres chocolatées, on aurait été mieux inspiré de monter du fromage, de la charcut', du pain et du vin : triste époque... Commence la recherche du P40 à partir d'instructions assez approximatives, et de coordonnées GPS pas très précises. Le lapiaz est superbe, des trous s'ouvrent tous les 50 mètres : un régal pour le spéléo. C'est la première fois pour ma part que je marche sur un lapiaz avec mon regard nouveau de spéléo et je suis un peu comme un gosse à Noël. Mais lequel est-ce, ce foutu P40? On a une vague idée de l'emplacement... mais c'est pas gagné. Le brouillard nous masque la vue par intermittence.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Enfin, Jean repère le trou, avec sa plaque inox gravée &amp;quot;P40&amp;quot; on ne peut pas se tromper. La lumière n'y pénètre pas, c'est pour tout dire, peu engageant... et assez impressionnant. L'heure n'est pas à la contemplation. Nous mettons à l'abri du vent et des regards le matériel spéléo et l'eau : mission accomplie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Un petit coup de fil à nos camarades pour que ceux-ci aillent nous chercher au Col et on se remet en route. Ceux-ci sont déjà hilares - visiblement la mission &amp;quot;bière&amp;quot; est autant un succès que la recherche du P40.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Le temps de rejoindre le Gîte à St Hislaire et c'est déjà l'heure de l'apéro. Pour ce qui est des denrées liquides, nos deux compères ont plutôt bien assuré, tant et si bien que le frigo est plein de brunes, blondes et rousses qui respectent la mousse. Le supermarché local est un modèle de variété dans le genre, et l'amateur pourra même déguster des Porter anglaises. On se réserve les Duff chères à Homer pour la sortie de la grotte. On sait bien vivre dans le coin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Antoine nous rejoint en début de soirée, Seb ne tardera pas à lui emboîter le pas. On nous explique les techniques de rappel, notamment le très rassurant noeud dit &amp;quot;trompe la mort&amp;quot;. Jean paie sa réserve privée de vin, qui accompagnera une bolognaise faite avec amour (et aussi du céleri branche, des carottes...), mais on s'imposera un coucher tôt (avant une heure du mat' selon le référentiel francilien).&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;La Dent, du P40 au trou du Glaz&lt;/h2&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Douloureux réveil quelques heures plus tard. La terrine de sanglier poursuit imperturbablement ses ravages : le séjour tout entier sera donc perturbé par des dégazages méphitiques. Copieux petit déjeuner, et atelier rituel de préparation de sandwiches pour spéléos. On lève le camp en douceur. Nous partons à deux voitures au col du Coq, puis Jean et Antoine repartent déposer une voiture de l'autre côté de la Dent, côté Guiers Mort.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;C'est reparti pour le pré-qui-tue. Le spectacle de spéléos en sous-combinaisons et casques sur la tête amuse les promeneurs du dimanche. Je charrie Fabien qui peine dans les montées, mais je le paierai plus tard puisqu'il est évident que sous terre, il me mettra minable...&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Arrivés au P40, il est 10h. Nous prenons notre temps pour nous équiper puisqu'il faut attendre Jean et Antoine partis à l'autre bout du monde. Le temps de déconner un peu, prendre des photos, ajuster nos genouillères, et équiper la tête de puits, ces derniers nous rejoignent. Le P40 est baigné de lumière, le soleil étant haut dans le ciel. C'est beaucoup moins impressionnant que la veille et ça tombe bien, la suite est en bas... Vu de l'intérieur, c'est un assez joli puits, bien ciselé, très photogénique... Au pied de celui-ci succède une étroiture verticale discriminante (puits du Cabri) : il paraîtrait que si l'on passe cette étroiture, on pourra parcourir tout le reste du réseau... La consigne est de ne rappeler la corde qu'une fois tout le monde passé. Je ne suis pas du genre à me vexer, mais comme j'ai passé cette étroiture tranquillement, Fabien en déduit qu'il passera sans souci, et rappelle la corde, au grand dam de Jean... Jean que je ne vois jamais stressé ni nerveux est un peu tendu par la perspective de cette traversée : elle est loin la méthode &amp;quot;longe/décrolle/démmerde&amp;quot;. Le gros risque de la traversée, qui est nouvelle pour tout le monde (du moins sur la portion P40-trou du Glaz), est de descendre trop bas, ravaler la corde, et faire la traversée par le réseau des Polonais. Réseau connu pour son étroitesse et sa pénibilité... Il est 12h30, toute l'équipe est en bas et a passé la première étroiture, la traversée commence.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;On descend une galerie de stratification assez basse que l'on quitte par une corde équipée en fixe (nota : ne pas se fier à la littérature qui dit &amp;quot;échelle&amp;quot;, et garder croll/poignée avec soi). Une progression spéléo sans histoires nous mène en tête du puits des trois soeurs. Comme ça frotte et que la suite n'est pas évidente, on fait un relais sur la première plate-forme. C'est dans cette portion du réseau que l'on risque de se tromper et aboutir au méandre des polonais... Il ne faut pas trop descendre. Sylvain recherche la suite en opposition dans un méandre assez exposé, tandis que Fabien descendu plus bas cherche de son côté. Visiblement ça n'est pas par là... On finit par trouver la suite du méandre, à mi-hauteur du puits. Sylvain était en fait au-dessus d'une lame qui sépare le puits en deux, et non dans un méandre. Le dernier descendu ayant perdu en cours de route la corde de rappel trop courte, il faut retourner au palier la récupérer à l'issue d'une remontée en douceur sur une corde qui frotte... c'est Sylvain qui s'y colle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Nous nous engageons dans un premier méandre où la progression est assez aisée car on est quasiment tout le temps au plancher. J'écris &amp;quot;aisée&amp;quot; a posteriori car le vrai méandre pénible reste encore à venir. En chemin, Antoine repère une bouteille d'eau qui semble s'être échappée d'un kit précédent. A l'issue d'une gymnastique (le méandre est étroit et j'ai par moment dû retirer mon casque), j'arrive à la récupérer. On apprendra par la suite que la bouteille était là depuis..... un certain temps et que Fabien a failli s'empoisonner avec! Encore un fait à inscrire à la légende du club. Nous finissons par sortir de ce foutu méandre, ponctué de trous et d'embûches, pour franchir un petit ressaut. A ce moment je me dis que les méandres c'est pas vraiment mon truc... et pourtant ce n'est que le début! Nous entamons donc la traversée du Fameux Méandre, si pénible selon la littérature. On l'attaque par le plafond. C'est étroit et peu confortable : parfois on passe debout, parfois plié en deux, quand il ne faut pas ramper entre les deux banquettes. Comme le fait bien remarquer Jean, c'est le genre d'endroit où il faut prendre sur soi et ne pas perdre ses moyens. Sous nos pieds, peut-être 10 mètres : ne pas glisser! Fabien est en tête du convoi et avance bien. On le perd de vue, mais des échos du thème des Tontons Flingueurs nous rappellent qu'il est toujours en vie et pas loin... La progression est bien conforme à la description : lente, pénible. Comme nous restons très haut, il n'est pas toujours évident de trouver des appuis. Chacun aura son moment de souffrance. Lorsque le convoi ralentit soudainement devant et que l'on doit s'arrêter sur des prises glissantes, la situation devient vite inconfortable! J'ai maudit Seb camarades un certain nombre de fois, ou par exemple il reprenait des forces sur une banquette à un mètre de moi alors que j'étais sur un passage délicat. Je me retrouve d'ailleurs à glisser dans le méandre et à paniquer de me retrouver coincé... par chance des prises de pied se présentent &lt;i&gt;in extremis&lt;/i&gt; comme par miracle. Alors que l'on pense avoir trouvé la bonne prise, la dudule se coince entre la roche et les hanches. Quand ce n'est pas ce fichu kit qui se bloque dans un pincement en contrebas alors que l'on cherche à remonter pour trouver de meilleures prises. Nous descendons sur un plancher de méandre ponctué de trous-dans-lesquels-il-ne-ferait-pas-bon-tomber. Nous arrivons sur le puits dit des Pompiers. Plus qu'une vingtaine de mètres de souffrances. Enfin, ça finit par s'élargir et devenir de la progression un peu plus standard en méandre : prises nombreuses, progression en opposition facilitée. Pas mécontent de quitter ce plafond de méandre étroit et inconfortable. C'est pourtant quasiment arrivé au plancher que Seb va se coincer et brûler d'inutiles calories en se dégageant péniblement. La progression devient aisée, nous profitons de pissotis au plafond pour remplir nos dudules. La sortie du méandre est comme une libération. Fabien nous attend depuis longtemps et nous arrivons sous ses railleries. Il a atteint le plancher du méandre bien plus tôt que nous alors que nous nous fatiguions inutilement au plafond, et a pu progresser bien plus rapidement. J'ai une soif de damné, on ne m'y reprendra pas, mes prochaines sorties se feront avec un camelbag : en méandre, trop difficile de sortir une bouteille d'eau de son kit, quand on a la chance que le kit d'eau n'est pas trois spéléos devant soi! Fabien s'est juré de passer à l'électrique tant la progression en méandre est pénible avec une Ariane...&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La suite est verticale et les rappels se succèdent : d'abord l'assez grand puits du Balcon. Au balcon, nous donnons l'impression d'une file de parachutistes attendant le &amp;quot;go!&amp;quot; du pilote. Un palier coupe le puits en deux. On accède ensuite au puits suivant, légèrement arrosé, par une faille. Enfin nous arrivons en haut de la salle des douches, qui doit son nom à son puits arrosé. L'eau est glacée, on n'a pas envie de rester à admirer le paysage... Alors vite on descend et on court se mettre à l'abri dans le boyau qui poursuit l'exploration. La suite est longue sur le plan, mais très courte en parcours. On arrive d'abord sur un beau plancher stalagmitique de 40 cm d'épaisseur, et la recherche de la sortie (le trou du Glaz) se fait... en suivant le courant d'air! Nous parcourons de belles galeries spacieuses - bien qu'un peu basses - et voyons de beaux exemples de gélifraction. Bientôt, la lumière du jour : c'est le porche du Glaz. De la glace est encore présente dans la grotte.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Il est 19h30, nous avons terminé la première partie de la traversée. Nous déjeunons dehors avec une belle vue sur la vallée. C'est là que nous réalisons que nous avons commis une grosse erreur stratégique : depuis ce matin 7h, nous n'avons rien mangé, normal que ça tire un peu sur nos organismes... Nous aurions dû plutôt prendre des forces avant de rentrer dans le P40. Je suis motivé à l'idée de poursuivre la traversée, mais je crains de trop tirer sur les réserves. Je me donne la durée d'un sandwich pour réfléchir. Antoine et Seb déclarent forfait pour la suite. Sept heures de spéléo trois étoiles c'est déjà pas si mal : je jette l'éponge du bout des doigts. Jean, Fabien et Sylvain vont poursuivre jusqu'au Guiers mort. Nous rejoignons la voiture d'Antoine au Col du Coq. Nos affaires &amp;quot;civiles&amp;quot; sont de l'autre côté de la Dent, dans la charbomobile. Qu'à cela ne tienne, on s'installera dans le coffre entre deux kits.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Retour au gîte, douche et mini-raclette : il faut garder de l'apétit pour le retour de nos camarades dans quelques heures. A contre-coeur, nous ne touchons pas aux Duff fraîches dans le frigo pour les savourer avec eux (que le lecteur se rassure, il y avait encore de la réserve). Au lit dans la foulée car il faut être en forme pour la seconde tournée de raclette. Antoine ne se relèvera pas pour accueillir nos héros, devant partir tôt le lendemain. Vers 2h30, retour de la seconde équipe, bien lessivée. Apéro tardif, seconde tournée de raclette, et surtout décapsulage de ces Duff que l'on attendait depuis longtemps. Grosse déception, ça vaut à peine de la bière à keupon.&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;Du trou du Glaz au Guiers mort&lt;/h2&gt;&lt;i&gt;Je laisse la parole à Jean pour ce qui s'est passé entre le trou du Glaz et leur retour triomphal&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Après une demie-heure de pique-nique au soleil, Sylvain, Fabien et moi (Jean) replongeons dans la froidure du bien-nommé trou du Glaz avec l'intention de ne pas trop traîner en route : en effet, malgré toute la loyauté de nos camarades, nous connaissons bien la nature humaine dans sa variante spéléo, et préférons leur éviter l'épreuve de rester trop longtemps seuls au gîte avec notre part de bière et de raclette.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Il semble qu'au lieu de prendre la topo nous avons emporté le plan d'une assiette de spaghettis ; cette erreur se révélera sans conséquence, Fabien et moi connaissant déjà cette partie de la traversée. C'est maintenant de la belle randonnée souterraine et tout cela avance d'autant plus vite qu'une bonne partie des puits est équipée en fixe. Ceci dit, c'était quand même clairement une bonne idée de scinder le groupe car à 6 la progression aurait risqué de s'éterniser et il y a quand même quelques méandres où il ne vaut mieux ne pas être trop épuisé. On peine parfois un peu à soulever les fesses lors des manoeuvres de corde au bien-nommé P36, et je me fais la remarque qu'il est rare qu'on passe des fractionnements à la descente après une petite dizaine d'heures sous terre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;La bien-nommée galerie des champignons nous fait méditer sur la beauté des paysages souterrains et aussi nous rappelle que nous avons un dîner qui nous attend. Tout va bien, la corde remontante est en place à la bien-nommée Cascade Rocheuse. Cette dernière n'est pas verticale et ses 40m se remontent somme toute sans trop monter dans les tours (ce qui tombe bien car on est tous les trois équipés de moteurs diesel).&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;On déambule, on déambule, l'image de l'assiette de spaghettis à la main. Ca commence à me travailler et ce n'est pas le franchissement du bien-nommé puits Banane qui améliore les choses. Puis, curieusement, nous rencontrons une main-courante dans un petit passage à quatre pattes. Comme nous sommes bien élevés, nous nous longeons et le passage débouche en bordure d'un vide vertigineux, c'est le bien-nommé puits Isabelle. Nous en restons comme des ronds de flan.&lt;/p&gt;&lt;p style=&amp;quot;text-indent: 25px;&amp;quot;&gt;Sur la fin, sans doute pour éviter que les touristes ne se perdent, des murets d'un mètre de haut barrent les galeries qui ne mènent pas à la sortie. Il ne nous reste plus que la cerise sur le gâteau, le bien-nommé réseau Sanguin où l'on nage dans les cailloux ; les spéléos les plus corpulents doivent y creuser pour mettre la galerie au gabarit, mais ce n'est pas notre cas et on débouche à une heure du matin dans le grand porche de la source du bien-nommé Guiers Mort. Deux heures sont encore nécessaires pour terminer l'interminable descente jusqu'au bien-nommé parking de Perquelin puis rentrer en voiture : nous pouvons enfin mettre un terme au supplice que nous avons infligé à nos camarades en grignotant quelques cacahuètes et en décapsulant quelques canettes.&lt;/p&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Sam et Jean&lt;/i&gt;</description>
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<title>L'ascension des canyons </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=319</link>
<pubDate>Thu, 02 Jun 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Week-end de l?ascension : canyoning dans la région grenobloise !

Départ du local à 18h30, on récupère Laurent en bas de chez lui et direction le Vercors !
Un peu de bouchons pour rattraper l?A6 et après, pas un chat !!!! 
Arrivés dans le Vercors près des Ecouges vers 1h du matin, il ne nous reste plus qu?à trouver un petit coin tranquille pour bivouaquer ! Après avoir erré au milieu de champs et vergers, nous trouvons notre camping pour cette courte nuit !
Réveil à 7h30 sous la pluie le jeudi matin, petit déj, pliage de tente et de duvet humide et c?est parti pour les Ecouges II.
Arrivés au départ du canyon II et au vu du débit d?eau sortant	 de la cascade finale des Ecouges I, nous renonçons à ce canyon (débit d?eau trop important pour une initiation) et nous nous dirigeons vers Sassenage pour descendre le Furon (partie haute et partie basse)
Partie haute faite tranquillement (rappels, sauts, toboggans) petit canyon réalisé en  1h30 parfait pour une reprise et pour initier Alexis !
Pause déjeuner aux cuves de Sassenage et c?est parti pour faire la suite du Furon qui promet un bon moment (une partie des cuves de sassenage est fermée à la visite car trop d?eau?)  
Première partie sans souci, belle marche en rivière, toboggans, rappel un peu arrosé. Arrivés à la confluence avec les cuves de Sassenage, la partie sportive commence, progression prudente car ça pousse un poil quand même, arrivés à la cascade de 17 mètres, on équipe avec prudence et c?est parti pour les sensations ! 
La suite du canyon se fera hors de l?eau (des sentiers longent le canyon) le débit est trop important pour tenter la partie siphonnante et pour passer les deux dernières cascades où l?on passe d?une large rivière à une étroite gorge?

Après cette première journée, nous partons pour la Chartreuse afin de trouver un camping près du canyon du lendemain qui sera l?Alloix.
Grâce à la nouvelle technologie (merci au téléphone de Yannick), nous trouvons un beau petit camping à Allevard les bains dans la vallée du Grésivaudan en face du massif de la Chartreuse.
Arrivés au camping, l?apéro nous est gracieusement offert par le proprio et nous acceptons volontiers de goûter le punch ! 

Vendredi matin le temps n?est pas des plus radieux mais il ne pleut pas et nous partons pour le canyon de l?Alloix.
45 minutes de marche d?approche et c?est parti pour une succession de rappels et de toboggans ! Le niveau d?eau n?est pas énorme (on se croirait fin août?). Gros contraste avec la veille mais cela est suffisant pour s?amuser ! Premier rappel de 18 mètres avec une petite main courante et un départ presque plein vide qui mettront les nerfs de nos débutants à rudes épreuves ! Apres cette mise en jambe, Yannick équipe une petite cascade de 6 mètres juste avant la superbe cascade de 43 mètres sous les flashs des photographes, (des chemins longent le reste du canyon et nous auront droit à quelques paparazzis !!! ). Le reste du canyon est un enchaînement de marche en rivière, cascades (que Yannick équipera ) et toboggans et le tout sous un temps presque ensoleillé !!!

Retour au camping d?Allevard où, le soir le proprio du camping nous a fait des pizzas maison délicieuses et pas chères !!!! Un petit Times Up clôturera la soirée et nous irons nous coucher !

Le samedi matin départ pour l?Ain avec deux canyons en vue : Tréfond Pernaz et le Rheby ! Deux canyon de 1h30 proches l?un de l?autre.
Tréfond Pernaz est une première pour l?ensemble de l?équipe, enchaînement de toboggans, saut et un petit rappel où nous arriverons quand même à toncher une corde à la surprise de tous ! Très beau canyon fais en 2 heures avec un tout petit débit d?eau pour la saison?.
Après ce canyon, nous nous dirigeons vers Villebois pour déjeuner et enchaîner la descente de Rheby.
Nous avons garé la voiture sur la place du village et avons commencé par une belle petite marche d?approche sous le soleil avant d?attaquer le Rhéby. Cette année beaucoup moins d?eau que lors de notre tentative de l?année dernière ! Enchaînement  de cascades (pour la plus part équipées par Yannick), toboggans saut et le tout réalisé en 1h30 ! A la sortie du canyon, le temps commence à tourner et nous avons le droit à un bel orage arrivés à la voiture. 
On attend que l?orage passe et direction le camping de Chaley !

Dimanche : 
Canyon de Chaley le matin, derniers rappels, toboggans dont un très beau toboggan tortilleur et sauts avant le retour au camping pour ranger le matériel et prendre la direction de Paris. 
Sur la route de retour, nous cherchons un petit restaurant et après deux tentatives infructueuses, nous nous rendons dans un petit village et tombons sur un très bon restaurant qui nous retiendra pendant deux heures le temps de terminer nos copieux menus.
Il est 16h direction Paris, fatigués, le ventre plein et des images plein la tête de ce bon petit weekend !!!!

Bilan du weekend :

Alexis à eu le droit à cinq beaux canyons pour sa première sortie canyon et Yannick est sur le point de devenir un champion de rappel débrayable !!!!

Pour les photos, nous avons eu quelques soucis techniques avec nos appareils : le mien ayant pris la flotte dès le premier canyon et celui de Yannick embué les  trois quart du temps, nous nous excusons donc de la qualité des photos...


Vincent</description>
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<title> Puits du Bret</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=521</link>
<pubDate>Sat, 28 May 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous étions 6 : Yannick, Jean, Jasmine Gaëtan, Fabien et Aurélien

Le rendez-vous était à 9h le samedi au trou avec les locaux.

Nous avons logé à Livernon chez les parents de Gaëtan.

Nous sommes descendus par le forage du Bret qui nous a permis de rejoindre le réseau des Vitarelles. Nous avons fait plusieurs groupes dont un groupe photo,  et deux groupes topos.

Après la descente dans le puits, le réseau est boueux. La rivière qui suit est magnifique avec ses concrétions et sa vire acrobatique.
Passage par la salle du cône et ses proportions gigantesques... La salle des méduses au fond est extraordinaire...
Un des plus beaux réseaux que j'ai pu voir...</description>
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<title>Rupt du Puits</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=315</link>
<pubDate>Sun, 15 May 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C?est l?histoire d?un groupe de personnes qui bossent un peu (contrairement à d?autres en week-end dans le Doubs) et qui ne peuvent se permettre de partir un week end entier.

Ce court week-end commence royalement lorsque je vois la porte du garage s?ouvrir et y pénétrer la belle Qashqai 2 qui nous servira de véhicule pour les trois heures de route.
L?important n?est pas le véhicule en soi, mais ce qu?il y a dans la boîte à gants : un frigo rempli de bière. Une fois de plus, Abimes ne faillit pas à sa réputation et le trajet s?annonce joyeux.

Départ de Paris sans encombre et trois heures de route sous de franches rigolades, le conducteur ayant cédé à l?appel de la bière qu?à 30 minutes de l?arrivée.

Le soir, on ne remerciera pas assez le père de Christian qui nous avait préparé un excellent tajine pour huit personnes que nous aurons englouti à cinq?
Puis morale de la soirée : ne jamais jouer contre Christian au Caps?... Aurélien et moi en ayant fait les frais.

Le lendemain debout 8h30 et arrivée à la cavité à 11h.
En bas de l?échelle, nous faisons la rencontre de plusieurs tritons, salamandres et autres compères. Sylvie, la s?ur de Christian et future véto, est aux anges.

Nous remontons la galerie principale sans problèmes, le niveau de l?eau est assez bas. N?empêche que sans Fabien, je ne sais pas comment j?aurais passé les grandes marmites?
Une petite visite au siphon amont et nous nous engageons dans la galerie des Macaronis pour y déjeuner sur une corniche en hauteur.

Retour sur nos pas pour découvrir l?affluent des Marmites. Seul Christian ira presque jusqu?au siphon. Bah oui quand c?est petit, on envoie les petits?CQFD.

On redescend la rivière afin de trouver l?affluent des meilleurs. Après prospection de Christian dans une chatière, nous décidons de le suivre. Erreur fatale. Nous nous retrouvons en réalité dans la galerie du Silence, boueuse comme pas deux. Après être allé jusqu?à la « jonction orale », nous reprenons tous notre souffle, et pestons contre cette saleté de galerie qui nous a dégueulassé notre matos, tout propre seulement 20 minutes plus tôt. Puisqu?il faut un coupable on dira que c?est Christian.

Enfin retour au puits, équipé en double, ce qui accélèrera la remontée, puis apéro au gîte et retour sur Paris vers 22h30.</description>
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<title>Stage équipier club : enfin du calcaire et des ténèbres!</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=316</link>
<pubDate>Sat, 14 May 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Second et dernier volet de ce stage équipier club organisé par le CDS92.&lt;br&gt;Cette fois-ci, le programme, c'est l'organisation d'une sortie de bout en bout.&lt;br&gt;Emilie prend en charge la réservation des gîtes (trop nombreux on devra se répartir dans deux gîtes à Bolandoz), Véronique la logistique bouffe (et l'avenir nous dira combien nous avons eu raison de la laisser prendre cette tâche!).&lt;br&gt;On se fait une soirée préparation de kits au local d'Abimes la veille du départ, et ce n'est pas rien : nous chargeons de quoi équiper le gouffre du Brizon, les Cavottes, le Gros Gadeau, et le gouffre de la Légarde. Ajoutons à cela les kits bouffe et ça va chercher dans la dizaine de kits... Après l'effort, le réconfort : pizza 12 fromages-supplément saindoux chez notre fournisseur habituel, vin-qui-fait-tomber-les-dents, et au lit, on a de la route le lendemain.&lt;br&gt;Les équipes sont constituées pour le samedi : Emilie et Gaëtan au Brizon, Véronique (Terre et Eau) et Jean-Paul aux Cavottes, votre humble serviteur et Alain (SGHS) au Gros Gadeau avec Marc (Terre et Eau), enfin, Jasmine et Sébastien à la Légarde avec Yannick.&lt;br&gt;Départ vendredi soir à mesure que les trois voitures arrivent. Un voyage sans histoire nous amène à destination. Marc ira dormir avec les passagers du dernier véhicule (Alain, Véronique et Jasmine) dans un gîte déjà occupé par d'autres spéléos. Pour notre part, avec Jean-Paul, nous rejoignons les Abîmés dans leur gîte. Les petits camarades qui nous ont devancé nous attendent de pied ferme car nous avons effectivement en notre possession ce breuvage blond qui sert à bien dormir une veille de sortie spéléo. Ces salopards nous ont toutefois laissé les couchages les plus pourris, singulière façon de nous remercier d'amener la bière...&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Jour 1&lt;/h2&gt;Réveil brutal le lendemain par l'équipe du second gîte, Jasmine en tête, qui avait mal interprété l'heure de rendez-vous (soit 7h30 au lieu de 8h, et précise en plus, fichue ponctualité helvétique!). Petit déjeuner collectif. Emilie raccroche les gants pour la journée, mise ko par une angine (et une semaine de débauche). Du coup, on se répartit à nouveau les cavités : Alain fera Gros Gadeau seul avec Marc, je récupère Brizon avec Gaëtan. Emilie, je sais que ce qui t'es arrivé est moche, mais je ne te remercierai jamais assez de m'avoir permis d'équiper seul!&lt;br&gt;Préparation de la classique salade-qui-bourre-le-bide pour le repas du midi, remplissage des bidons de bouffe. Détail cocasse, on mangera ce midi sous terre avec les cuillers argentées du gîte... On se répartit dans les voitures en fonction des proximités des cavités, d'où une équipe Brizon/Cavottes. Quatre équipes dans la nature, ça commence à faire de la logistique à assumer pour le responsable de stage. Jean-Paul apprend rapidement par téléphone que tout le monde a trouvé ses cavités : &lt;i&gt;showtime!&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le gouffre de Brizon s'ouvre dans un sous-bois marécageux. C'est une perte temporaire dont on peut suivre le ruisseau dans le bois. Un gentil panneau d'accueil indique qu'il vaut mieux éviter de descendre en cas de risque de crue. Equipement sur un arbre pour la main courante, dyneemas doublées sur deux rondins placés en travers du gouffre pour la descente. Arrivés en bas, un autre écriteau conseille aux spéléos de ne pas laisser d'effets de valeur à proximité du site pour éviter les vols... sympa de prévenir, mais maintenant qu'on est sous terre, on ne va pas remonter.&lt;br&gt;Premier puits. Main courante sur broches, tête de puits sur broches. Vache, c'est plutôt intimidant quand on est tout seul comme ça en haut d'un puits : équiper une cavité change complètement la vision qu'on en a. J'ai beau savoir qu'il n'y a &amp;quot;que&amp;quot; une dizaine de mètres en dessous, ça n'en est pas moins impressionnant. Si bien que je rame un peu à faire mon chaise double. Gaëtan se paie une de ces micro-siestes dont il a le secret pendant ce temps-là. A dormir comme ça en cavité, le gars va bientôt inventer l'hibernation chez les hominidés. Gare au guano dans la tronche mon pote, ta prochaine réincarnation c'est chauve-souris!&lt;br&gt;Allez hop l'amarrage est ok, on descend. Au risque de me répéter... d'intimidant, c'est devenu vraiment jubilatoire de descendre en premier dans une cavité. Je commence à comprendre le frisson qui s'empare des spéléos qui font de la première. Le puits est assez joli, très vif, du beau calcaire vierge plein de coups de gouge. Première étape, une petite plate-forme qui mène à l'ancien réseau (cul de sac) et à un boyau qui a été desobstrué : c'est ce dernier qui nous intéresse. Je termine ma corde de 35 m sur un bout de main courante sur la plate-forme. C'est à ce moment que je commence à penser qu'il faudra remonter tout ça, et que je réalise que mon bloqueur de pied est resté en surface! Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça amuse plutôt Gaëtan, et que ce n'est qu'un début... On s'engage dans le boyau, nouvelle main courante, j'entame la corde de 90 m. Autant je trouve rapidement les spits, autant les broches qui devraient sauter aux yeux me sont complètement invisibles. Mon bon maître raille et charrie : pour se lever tôt le matin y a personne, mais pour vanner, c'est pas le dernier. M'en fous, j'équiperai avec plaquettes. On arrive en fin de boyau sur une tête de puits. Broches, chaise double et c'est parti. De palier en palier, Gaëtan me rejoint. J'ai la fâcheuse tendance à ne pas visser la virole des mousquetons. Heureusement, dans le Grand Livre de la Spéléo, il n'existe pas encore de règle pour payer une bière par virole non vissée (en revanche &amp;quot;croll ouvert, paie ta bière&amp;quot;... lorsque Jean-Paul nous demanda une explication rationnelle à cet usage, Sylvain a trouvé la seule raison valable : &amp;quot;c'est juste une occasion de boire un coup&amp;quot;). Alors que j'arrive au premier frac, je ne sais pas si c'est l'ambiance du lieu, mais me revient en tête un air qu'un collègue portugais sifflait au boulot vendredi : &lt;i&gt;Killing me softly with his song&lt;/i&gt;. J'ai remarqué qu'il y a toujours un moment en spéléo où vient l'envie de chanter ou de siffler. Et c'est toujours des trucs improbables qui sortent, n'en déplaise à Emilie, complètement insensible à notre enthousiasme et à la poésie qui se dégage de ces lieux solitaires (même si j'admets que le thème des &lt;i&gt;Tontons flingueurs&lt;/i&gt; peut s'avérer énervant au bout de la dixième répétition).&lt;br&gt;Après un P25 plein pot, on arrive dans une partie très vive et assez jolie, un beau puits vertical assez fractionné, coupé en deux dans le sens de la hauteur par une lame verticale. La longueur de mes boucles de frac n'est pas encore très au point... et il semble que ma longe courte est un peu plus longue que la norme. Fin du P33, nous sommes sur un petit palier. Faute de mieux, la cavité étant de toutes façons assez verticale, on mangera sur un bout de palier de 2 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;. Une petite pensée pour notre camarade restée au gîte qui doit s'emmerder sec alors qu'on est peinards sous terre à manger notre salade de pâtes/pain-fromage.&lt;br&gt;La suite est un ressaut que l'on shunte en pendulant jusqu'à l'amarrage de tête de puits suivant. Fin de la corde de 90 avec un 8 double tressé, départ de la corde de 50 avec un chaise double sur broches (flemme de tresser, je prends des mousquetons, ça sera toujours ça de moins à porter). Une fois les ressauts passés, passage dans un méandre étroit (gazé par Gaëtan... va falloir surveiller ce que les cadres mangent la veille des sorties maintenant), puis nouvelle tête de puits. L'effet d'écho dans l'ensemble de cette cavité est impressionnant, et on se demande à un moment si l'on n'entend pas un grondement (orage prévu par la météo vers 17h). La topo donne une suite verticale, avec un shunt par une succession de fractios. Le shunt ne paraît pas très engageant, nous continuons tout droit. Le calcaire a changé de nature, il est râpeux comme une langue de chat... c'est bien l'endroit où il faut éviter les frottements! Et justement, là où ça semblait descendre tout droit, la corde finit par toucher la paroi. Conversion, remontée, Gaëtan resté plus haut installe une déviation et on peut poursuivre. On arrive au fond d'un trou-à-rats épais comme la retraite des vieux. On a beau chercher dans tous les sens, c'est bigrement étroit. En me penchant pour chercher une suite, la topo tombe de ma poche... elle ira plus loin que nous. Nous sommes pas loin des -100, on décrète avoir atteint le fond, nous avons de toutes façons un horaire de retour à respecter.&lt;br&gt;L'oubli de mon bloqueur de pied va donner lieu à une heure de comique de répétition de la part de Gaëtan, petit jeu auquel je finis par me prêter de bon coeur. Je vous passe les détails, il y a de quoi remplir une bonne page avec toutes les variations sur le thème. Remontée de la première portion verticale, passage de la partie gazée à l'aller, le ressaut suivant sent un peu comme dans les catacombes : mon cher cadre s'est exonéré en environnement confiné. A la remontée du P25, autre comique de répétition : en haut de ce puits il y a une cuvette remplie d'eau que Gaëtan va vider en plusieurs passes sur ma tronche. Justement ça tombe bien, sans pantin, la remontée commence à chauffer un peu... Heureusement qu'il a pissé 50 m plus bas sinon je pouvais m'attendre à pire. La remontée est fluide, mais je sais que ça tirera dans les bras le lendemain. Impression inverse de l'aller : je ferme la marche, les ténèbres se referment derrière moi, et ça a un je-ne-sais-quoi d'émouvant. Enfin, poésie ou pas, ça ne m'empêche pas d'épuiser mon registre d'injurologie à destination du matériel qui coince, grippe, bloque et féchiébordeldemeeerde! Sans compter ce #*!£$ de kit pervers polymorphe qui s'accroche où il peut avec des bras qu'il cache dès que je le regarde. Les kits sont désormais remplis ras la gueule, la dernière corde sera ramenée depuis le haut et lovée. Lumière du jour un peu pisseuse, et pour cause, conformément aux prévisions météo, il pleut.&lt;br&gt;On se déséquipe, je retrouve mon cher bloqueur de pied au fond du sherpa, et nous allons récupérer en voiture JP et Véronique aux Cavottes, qui sont eux aussi ponctuels.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Retour au gîte, tout le monde est à l'heure. Emilie a mis à profit ce jour d'inactivité pour remettre en état le gîte (vaisselle/ménage). Ça a du bon d'avoir une équipe logistique qui reste en surface, on va finir par y prendre goût.&lt;br&gt;Conformément à la tradition, on fait péter la bière de soif pour réhydrater le bonhomme. On se raconte nos aventures entre deux gorgées. Tout le monde est satisfait de sa journée, du moins ceux qui sont capables de s'exprimer. Avant d'être trop affaiblis et démotivés par un apéro qui se prolonge, nous sortons préparer les kits pour le lendemain.&lt;br&gt;Véronique aura mis les bouchées doubles en terme de cuisine : soufflés au fromage, poulet aux épices, poivrons et tomates séchées, et pour finir un kloug (une sorte de pavé au chocolat utilisable en remplacement de la résine pour faire tenir les broches dans les cavités). Le tout arrosé de vin blanc, cidre et bière artisanale.&lt;br&gt;Objectif du lendemain, lever huit heures, tout le monde dort donc d'un sommeil lourd et le ventre tendu à minuit.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Jour 2&lt;/h2&gt;Réveillé par les matines. Avec JP on lève le reste du gîte. Je tente une version de mémoire de l'introduction de &lt;i&gt;Full metal jacket&lt;/i&gt;. A force de répéter le club finira par connaître le speech par coeur, est-ce que c'est clair tas d'punaises? Chef oui chef! Mon cul j'entends rien, montrez qu'vous en avez une paire!&lt;br&gt;Petit déj collectif, on ressort le kloug qui est bien plus apprécié sur un ventre vide que la veille après un litre de bière et deux assiettes de riz. Je découvre un phénomène intéressant de file d'attente et de mise en cache avec Gaëtan : je le charrie alors que sans défenses il peine à émerger assis à la table collective, et vingt minutes plus tard, après avoir bu son bol de chocolat, il réplique point pour point. La mécanique du cerveau ne cesse de m'émerveiller.&lt;br&gt;Aujourd'hui c'est Véronique qui raccroche les gants. Emilie a repris du poil de la bête après une journée d'antibiotiques. De toutes façons l'air souterrain lui fera du bien. Effectivement, dans &lt;i&gt;&amp;quot;Catacombes et carrières de Paris&amp;quot;&lt;/i&gt;, le regretté René Suttel écrivait : &amp;quot;Une température constante d'environ 13 degrés, une aération suffisante et une atmosphère stimulante rendent ce séjour souterrain assez agréable. Nous avons également pu constater que les petites plaies et égratignures consécutives au passage dans les galeries avaient tendance à se cicatriser très vite.&amp;quot;.&lt;br&gt;Nouvelles équipes pour ce dimanche : Emilie et Yannick au Brizon, Alain et Gaëtan aux Cavottes, Jasmine et Marc aux Biefs Boussets, enfin Seb, moi-même et Jean-Paul au Gros Gadeau.&lt;br&gt;Préparation des kits bouffe et on lève le camp. En chemin, Jean-Paul est contacté par Yannick parce que le gouffre de Brizon est déjà occupé... pourtant c'est pas faute de s'être levés tôt. Après diverses tractations, ils devront se résoudre à faire deux équipes aux Cavottes, faute de topo pour le Pré Rond.&lt;br&gt;De notre côté ça s'annonce bien mieux. Après quelques difficultés mineures, nous trouvons notre trou, un joli petit gouffre dans lequel se jette une petite cascade. L'habituel panneau indiquant le danger en cas de crue. J'ai bien retenu la leçon de la veille, la première chose que je place dans le range-matos est le bloqueur de pied.&lt;br&gt;Seb commence à équiper presque face à la cascade. Amarrage naturel, main courante puis tête de puits dyneema/arbre. Manque de pot, ça frotte, et pas moyen de faire un fractio sécurisant, n'ayant que des spits pourris à disposition. Visiblement ce n'est pas le bon chemin. On laisse  Seb descendre au fond du gouffre et on récupère la corde, que j'équiperai sur une autre voie plus richement pourvue en amarrages. Dans le même temps, Seb explore et commence à équiper la suite : main courante et tête de puits (P10) sur broches. JP passe en second, je rééquilibre les cordes de façon à ce que la main courante ne frotte pas sous tension lorsque l'on descend. Alors que je suis en train de lutter sur le chaise double pas forcément confortable d'accès retentit une déflagration. &amp;quot;heuuu les gars? les gars? c'est vous qu'avez fait ce bruit?&amp;quot;. Visiblement non, Jean-Paul me crie depuis le bas de vérifier l'état du ciel avant de descendre... En effet, le temps que nous équipions la descente, le temps a tourné à l'orage et il pleut dans le gouffre. Rien de bien violent, mais on ne sais pas combien de temps ça va durer. Je rejoins mes petits camarades et je finis l'équipement commencé par Seb : main courante sur le R5 puis tête de puits sur broches avec descente pleine balle sur une vingtaine de mètres, juste à côté de la cascade. Il faut descendre assez bas sur le ressaut avant de trouver les broches, mais je retrouve la sensation de la découverte de la grotte que j'avais tant apréciée la veille. Seb équipe la suite, un ressaut de 5 mètres qui se termine plutôt raide. La conf de la tête de corde n'est pas évidente, ça se finit au spit et dyneema pour parer les frottements. Le débit d'eau a sensiblement augmenté, effet de l'orage. Par prudence, JP nous fait abandonner le second kit de cordes en haut de la main courante pour ne pas succomber à la tentation de descendre jusqu'au bout de la cavité et se retrouver exposés à une crue. L'eau vive rend la grotte vivante, et on se laisserait bien griser à aller jusqu'au bout de l'exploration. Le ressaut est suivi de deux salles hautes de plafond et concrétionnées. Nous sommes bien tentés de poursuivre, d'autant que le niveau d'eau se stabilise... la cavité est vraiment agréable et propre (entendre par là : pas de bain d'argile en vue), et appelle à l'exploration : on doit malheureusement s'arrêter en tête de l'avant dernier puits et faire demi tour. Nous déséquipons à tour de rôle avec Seb. Les bras commencent à tirer : je regrette de ne pas avoir pris le pantin avec moi hier, et d'avoir aussi peu bu, les courbatures sont sans appel. Avant-dernier puits, il ne pleut plus, le ciel est bleu, l'orage est passé... il vallait mieux être trop prudent que l'inverse. J'essaie de prendre des photos de JP au pied du gouffre, mais pas moyen d'obtenir des clichés nets! J'ai les bras en coton et la tremblotte d'avoir trop tiré dessus. Sortie du puits, Seb déséquipe. On est un peu en avance sur l'horaire. Au loin, les nuages sont encore bien noirs et il pleuvra pendant tout le chemin du retour. Pas de quoi déclencher de crues, la terre est sèche et boit l'eau comme un buvard...&lt;br&gt;Retour au gîte avec un peu d'avance, on réveille Véro qui semble-t-il avait prévu de passer sa journée dans le duvet. Petite bière pour fêter le retour au plancher des vaches. Les autres équipes ne tardent pas à nous rejoindre.&lt;br&gt;Tout en finissant les restes liquides, pendant que nos cadres débrieffent entre eux, on commence à nettoyer et ranger le gîte, sous le regard sans émotion et rempli de flemme d'un stagiaire qui semble trouver à son goût que tout le monde s'agite autour de lui pendant qu'il reste planté debout dans l'entrée.&lt;br&gt;Comme il continue à bien pleuvoir dehors, la perspective de pouvoir nettoyer le matériel dans une rivière s'éloigne de plus en plus.&lt;br&gt;Bilan collectif et personnel, avec une petite touche de politiquement correct. Certains devront perdre du lard, d'autres se mettre au tricot, ou prendre du prozac avant de descendre. Dans l'ensemble, nous ne sommes pas totalement perdus à la cause spéléologique. On va même jusqu'à nous conseiller de faire des sorties entre débutants (note : penser à acheter une voiture). Jean-Paul a une fois de plus du mal à cacher son enthousiasme face aux jeunes &lt;i&gt;padawans&lt;/i&gt; que nous sommes : quand tonton Jean-Paul est content, on est content.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Retour à Babylone sans embouteillages ni histoires, excepté pour une voiture qui a eu le malheur d'énerver une Mercos à vitres fumées remplie de cailleras vendeurs de psychotropes qui se prenaient un peu pour Tony Montana (eh les gars, si vous lisez ces lignes, vous vous souvenez comment ça se termine, &lt;i&gt;Scarface&lt;/i&gt;, mmh?).&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;h2&gt;Epilogue&lt;/h2&gt;Une actualité chargée et originale :&lt;br&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Premier week-end de stage : Ben Laden dort avec les poissons.&lt;br&gt;&lt;li&gt;Second week-end de stage : DSK dort en zonzon. Ça rime.&lt;br&gt;&lt;/ul&gt;Je propose de passer la durée du stage de deux à trois week-ends, il pourrait se passer des choses curieuses.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Rendez-vous était pris mardi soir au local pour laver le matériel collectif : cordes, mousquetons, as, dyneemas etc. Deux bonnes heures de jeux aquatiques. Presque tout le monde était présent pour mettre la main à la pâte : Jasmine, Emilie, Véronique, Seb, Gaëtan, Yannick, Jean-Paul, et moi-même. Sans compter les collègues venus laver le matériel de leur sortie au Rupt-du-Puits. Ça a rendu la corvée moins pénible d'être si nombreux...&lt;br&gt;&lt;br&gt;Samuel</description>
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<title>Un viaduc pique-nique</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=311</link>
<pubDate>Sat, 07 May 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Une petite sortie d?initiation pour des futurs spéléos et la préparation de la sortie Rupt de Puits pour le prochain week-end. Nous en profiterons pour faire un bon pique-nique avec plusieurs familles spéléo et non spéléo. 
Ce samedi restera longtemps dans nos mémoires suite à une mésaventure qui aurait pu terminer très mal.

Vendredi soir, passage au local pour la préparation du matériel pour notre sortie au viaduc des Fauvettes.
Nous voulons équiper deux cordes pour le puits de 35m et faire un atelier de révision. Nous prenons donc 5 cordes, quelques plaquettes, AS et mousquetons et beaucoup de sangles.

Départ samedi matin pour une arrivée estimée à 11h sur site. Pour la famille Delaire, nous avons des difficultés à trouver le bon parking pour limiter au minimum la distance voiture-viaduc, car nous avons tout le matos et 3 enfants. Au final, nous avons une heure de retard et nous ne sommes pas garés au bon endroit :-).

Pas le temps de manger ! Je pars équiper le P35 pendant que les autres pique-niquent avec les enfants. J-B équipe un autre atelier en parallèle histoire de ne pas commencer avec le P35 pour les débutants.

Je commence la descente du P35 après avoir équipé deux cordes dans le puits et installé deux fractionnements dans la partie forée de la descente. La sensation de vertige est plus forte en extérieur ? :-) : je contrôle plusieurs fois mes longes et mon descendeur. Direction le bas pour aller chercher mon père et ma s?ur (et une bière aussi ?) et les initier sur l?atelier équipé par J-B.

Séance de révision pour mon père et démonstration pour ma s?ur Sylvie et Anne-Sophie, assisté par Sébastien. Nous sommes donc cinq sur le viaduc à 50 mètres du puits (information utilisée pour la mésaventure).
Petite descente pour mon père jusqu?au fractionnement, passage du fractionnement, puis descente finale de 8 mètres. Au même moment, Sébastien et moi entendons J-B hurler (je garderai en mémoire l?intonation de sa voix ?) 
JB :« CHHHHRRISSSSSTIANNNNN »  
La, dans ma tête je pense à un enfant qui fait une connerie?..
JB :« CHHHHRRISSSSSTIANNNNN  Y A UN MEC DANS LE PUITS !!!!!!!!!!! »
Je remonte sur le viaduc (juste la barrière à enjamber). Seb et moi courons en direction du puits (nous ne voyons personne sur le haut du puits au niveau des barrières).
JB :« IL A PAS DE BAUDRIER !!!!!!!!!!!! ».
Nous arrivons sur le puits ! Je me longe et passe la barrière, là je vois le gars 1 ou 2 mètres après la partie en tube, les bras vers le haut. Je descends et arrive sur lui (mon harnais au niveau de son visage). Je ne peux pas descendre d?avantage car il a les bras sur les deux cordes. 
J?examine la situation : les deux cordes sont entourées avec 2 ou 3 tours sur chaque bras (les mains verrouillent le tout sur chaque corde), une des cordes passe sous ses fesses mais je ne pense pas qu?il y ait du poids dessus. Un autre brin semble passer autour de la cuisse, je pense une tentative de faire une pédale autour du pied qui a glissé sur la cuisse (il est en tongs aussi ?). 
Sébastien me passe une sangle que j?utilise pour le cintrer sous les bras et le longer à moi, du monde s?active à la surface (spéléos et grimpeurs). Il n?y a pas de temps mort, les actions pour le sortir s?enchainent très vite, on me passe d?autres sangles. J?arrive à lui faire un harnais au niveau des cuisses et du torse (il me parle et arrive à exécuter ce que je lui demande). Je ne voulais pas le soulever avant de l?avoir solidement attaché avec le harnais de peur qu?il n?arrive plus à verrouiller ses mains sur les cordes s?il y avait un relâchement au niveau des cordes en le soulevant. La corde est prête pour le remonter ; je l?attache à ma longe où tout le système de sangles arrive. En nous remontant, je passe sous lui ce qui pourra me permettre de bien vérifier qu?il ne glisse pas de son harnais. Il y a du monde pour nous sortir du puits, nous passons les deux fractionnements, je me détache de lui pour ne pas gêner le passage de la barrière (je suis longé sur un des fractionnements).  Là, l?équipe en surface arrive à le récupérer pour lui faire passer la barrière. Je suis rassuré et décide de faire une petite pause au fractionnement avant de sortir rejoindre le groupe.

La personne est sous le choc et a de grosses marques de corde sur les bras. Il a des sortes de convulsions ou des pics de douleur musculaire. J-B et Franck téléphonent aux pompiers qui arriveront à trois voitures ! La gendarmerie arrivera aussi sur les lieux. En attendant, nous le couvrons d?une couverture de survie et nous le protégeons du soleil avec une bâche.
Tout le monde a des difficultés à comprendre comment un gars sans harnais a eu l?idée de tenter une descente de 35 m plein vide !!!

Après une pause, nous reprenons notre entrainement de spéléo dans la joie et la bonne humeur (et avec une bière aussi?), bien rassurés de ne pas avoir eu une fin tragique à cet événement.

Tout le monde passe sur le petit atelier. 
JB emmène Florence faire le P35  (la montée, mais pas la descente) pendant que Sébastien, Antoine et moi encadrons Anne-Sophie, Sylvie et Claude aux techniques de descente, remontée, fractionnement et passage de déviation. 
Lena fait plusieurs fois le P35 à une vitesse et sans entraînement? 
Antoine et moi faisons une petite montée ensemble du P35, histoire de ne pas avoir Lena qui nous double sur la deuxième corde ? ;-)

Fin de la journée : nous déséquipons tous les ateliers et répartissons le matériel, nous nous donnons rendez-vous lundi soir au club où nous aurons beaucoup de choses à raconter pour une sortie Viaduc? 

Accessoirement, j?avais prévu de m?entrainer à faire un dégagement vers le bas. Au final, nous aurons fait un dégagement vers le haut sans harnais ? A ajouter au programme de formation de l?EFS :-)

Christian</description>
</item>

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<title>Folaven, la recette</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=313</link>
<pubDate>Sat, 07 May 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Voilà une sortie &amp;quot;préparée&amp;quot; qui se transforme en &amp;quot;à l'arrache&amp;quot; comme il faut.

Description de la recette en 10 étapes (plus ou moins).

Étape 1
Prenez une cavité bien verticale, connue, prévue pour une sortie sportive en groupe restreint et autonome.
Laisser reposer.

Étape 1bis
Changez de cavité pour une autre, moins connue, tout aussi verticale.

Étape 2
Montez à 7 dans un minibus et rendez-vous sur place.

Étape 2bis
Buvez des bières en lisant une série de faits divers gratinés durant le trajet, proposez des bières au conducteur (qui regrette d'avoir le volant dans les mains et pas une bière, mais qui, bon camarade respecte sa journée sans alcool).

Étape 2ter
Attendez que minuit sonne au clocher de l'église, et buvez enfin une bière (pour commencer) après tous ces kilomètres passés avec des loustics alcoolisés derrière vous (loustics qui vous accompagnent par esprit de franche camaraderie).

Étape 3
Laisser reposer (surtout le ronfleur, les autres comptent les moutons en attendant).

Étape 4
Scindez le groupe en deux et préparez les kits.

Étape 5
Montez à trois dans le minibus et rendez-vous au bord du trou.

Étape 5bis
Oubliez de prendre : un gps, une carte ign, un plan viamichelin, un plan griffonné sur un coin de nappe... bref, partez les mains dans les poches, sans même un couteau.

Étape 5ter
Tournez en rond, explorez les routes plus ou moins carrossables en vous fiant à votre instinct et aux applications googlemap et géoportail sur votre téléphone dernière génération (mais sans la 3G).

Étape 5quatro
Retournez au gîte récupérer un topoguide où figure une carte pointant le trou tant convoité, rendez-vous compte que vous ne cherchiez pas du tout au bon endroit et repartez (félicitez-vous que les copains soient déjà partis, les moqueries seront seulement pour ce soir).

Étape 5quint
Trouvez finalement le bon chemin, mais pas toutes les indications de la carte format timbre poste du topoguide et des indications jointes. Jetez vos indications périmées (le bûcheron est parti avec sa cabane), faites demi-tour et laissez le minibus à une intersection. Allez au gré du vent, espérant trouver le trou par hasard.

Étape 6
Retrouvez vos camarades qui se sont égayés dans la forêt, agitez votre ami googlemap, étirez-le, orientez-le et saupoudrez-le tout de taches de soleil pour savoir enfin où vous êtes, qui vous êtes et dans quel fourré vous errez. Suivez le guide et trouvez enfin le trou.

Sautez l'étape 7, vous avez déjà perdu 2 heures.

Étape 8
Laissez reposer le temps de manger votre casse-croute bien mérité.

Étape 9
Descendez dans le trou, rampez, passez une étroiture en triangle en effectuant des grognements, descendez un puits fort sympathique, continuez dans un méandre certes étroit, mais joli (et descendez sur des monopoints), équipez une vire avec 16 spits au lieu des 5 indiqués dans la topo (sans aller jusqu'au bout) et descendez le puits de 90 m (n'oubliez pas de profiter du paysage).

Étape 9bis
N'oubliez pas de remonter, sans oublier de jeter des cailloux à vos amis qui remontent le puits, pour maintenir une bonne ambiance. Jetez vous-même un gravier de 10 kg dans le puits pour voir ce que ça donne. Déséquipez la vire avec 2 kits au cul, et 90 m sous les fesses, galérez un peu.

Étape 10
Sortez, sauvez une salamandre et regagnez le gîte de nuit.

Étape subsidiaire
Abordez le sujet &amp;quot;à l'origine, tout est cailloux&amp;quot; lors d'une session apéro bien méritée en attendant vos petits copains (vous avez 4 heures, et ne copiez pas sur les copains).

Sylvain</description>
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<title>Salaisons à Baudin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=318</link>
<pubDate>Sat, 07 May 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour cette sortie dans le Doubs, faute de véhicules disponibles, nous empruntons exceptionnellement le minibus de l'office des sports. Sept spéléos, deux cavités différentes. Pour notre part, le trou est juste derrière le gîte. Les autres petits camarades pourront user du minibus à leur guise.
Par chance, notre chauffeur s'est fixé un défi insensé qui nous rendra bien service : 24 heures sans boire une goutte d'alcool. Objectif : arriver au gîte à minuit une. Avantage : la même personne conduira pendant tout le trajet pendant que ses petits camarades picolent gentiment. Merci Sylvain, pendant que tu te fais du mal, on renouvelle nos fluides corporels avec de la bonne eau de source du Bas-Rhin.
La valise de kro rangée dans le coffre est astucieusement accessible depuis l'habitacle du minibus. Nous ne mourrons pas de soif. On valide le concept alors que le périph n'est pas encore franchi : le trajet promet d'être sympa. Jean a apporté sa collection de faits-divers et nous régale les oreilles de la misère humaine. On boit du petit lait en l'écoutant, plus précisément la bière susnommée. Pause diner dans une station service, on a apporté de quoi bivouaquer en mode &amp;quot;scuse le dérange&amp;quot;. Il était temps de s'arrêter, nos copines d'Alsace demandaient avec insistance à sortir.
La nuit est tombée, plus question de lire les faits divers... on continue à siroter nos bières tranquillement. Jean installé tout à son confort enchaîne mots fléchés, problème de bridge et mots croisés. Je finis péniblement un roman à la lueur de sa frontale avant de tenter de porter assistance à l'Homme de Lettres cruciverbiste. Tout ça nous amène doucement au lieu d'étape en quatre lettres à minuit une comme prévu : notre généreux pilote est libéré de ses voeux, et peut nous accompagner à la dégustation de cette boisson malto-houblonnée en cinq lettres. Lieu de repos en trois lettres.
Le sommeil peine à venir, les satanés ronfleurs s'endorment toujours les premiers pour le plus grand bonheur de la communauté. En l'occurrence, on a droit à du très lourd, une espèce de bouquet final avant l'intervention chirurgicale qui est censée corriger le problème, des bruits organiques d'un autre monde à moins qu'il se fut agi d'un tremblement de terre. La légende dit que notre champion ronfleur a perdu son acuité auditive à un concert de Black Sabbath, et que pour ne pas être importuné par ses propres ronflements, il coupe juste le son de son appareillage... Dans la chambrée, c'est le drame. Chacun cherche à tâtons des bouchons d'oreille, ou en bricole de fortune avec des mouchoirs en papier ou de la mie de pain... La fatigue de la semaine et la légère ébriété finissent par avoir raison de nous. Réveil brutal dans la nuit, devenu désormais habituel, aux cris d'une camarade qui souffre de désorientation lorsqu'elle dort à l'extérieur. Ronflements à nouveau. Faire le vide dans sa tête. Dormir. Noir.&lt;blockquote style=&amp;quot;font-style: italic;&amp;quot;&gt;- krrrrr
- je suis le sergent d'armement Hartman, et votre chef instructeur. A partir d'aujourd'hui vous parlerez quand on vous parlera et le premier et dernier mot qui sortira d'votre sale gueule ce s'ra chef, est-ce que c'est bien clair tas d'punaises?
- chef oui chef!
- mon cul j'entends rien! montrez qu'vous en avez une paire
- &lt;b&gt;CHEF OUI CHEF!&lt;/b&gt;
&lt;/blockquote&gt;... oooh bordel... ai-je dormi? il est 9h et j'ai l'impression d'avoir entendu sonner à l'horloge de l'église chaque heure et demi-heure. Yannick nous fait goûter à son réveil spécial commando, la désormais classique scène d'introduction de &lt;i&gt;Full Metal Jacket&lt;/i&gt;. Ses sept minutes de dialogue de haut vol viennent à bout des dormeurs les plus récalcitrants.
Courses de subsistance à la fromagerie du Lison (fromage et bière artisanale du coin, la &lt;i&gt;Trobonix&lt;/i&gt;). Petit-déjeuner, café, puis atelier sandwiches pour le midi. On se sépare comme prévu en deux groupes. Sylvain, Stéphanie et Fabien à Folaven, Jean, Emilie, Yannick et moi-même à Baudin. On donne aux indigènes une impression de spéléos du dimanche, à partir aussi tard pour les cavités... mais arriver de Paris dans la nuit ne nous laisse pas forcément l'énergie pour nous lever aux aurores, et revenir de cavité à l'heure de l'apéro.

Petite marche d'approche sous un soleil qui tape, premières sueurs. Arrivés à l'entrée de la grotte, nous vidons déjà un bon litre d'eau pour récupérer ce qui s'est évaporé.
Les soucis avec les dudules commencent, l'acéto d'Emilie ne veut rien entendre. Yannick et Jean, convertis pour l'un à l'électrique de luxe, pour l'autre à l'électrique de guérilla, ricanent, et ce n'est que le début.
L'entrée de Baudin n'est pas forcément très engageante : ça ressemble à un trou de renard, les os de lapin en moins. On s'engage dans une succession de boyaux dans lesquels il faut ramper, interrompus par de courtes salles (où je tente sans succès de faire démarrer la dudule susnommée). Le courant d'air souffle mon acéto. Quand on commence par des passages de reptation comme ceux-là, on ne peut que se dire : &amp;quot;et va falloir se retaper ce chemin pénible dans 12h quand on sera crevés...&amp;quot;.
Un petit puits, puis une courte reptation dans un boyau désobé nous permet de shunter l'actif. On arrive en extrémité d'étroiture en tête de puits, au dessus d'une cascade. La cavité est équipée en fixe, notre progression ne sera pas ralentie par de l'équipement. Descente, pendule, puis vire. Le paysage est assez impressionnant, avec la cascade derrière nous... pourtant Baudin est à l'étiage. Quand ça y va à gros bouillons, ça doit être assez dantesque. Je suis toujours une grosse bouse sur les vires, j'ai des progrès à faire sur ce genre d'agrès qui me fatigue vite. La vire contourne la cuvette de la cascade et nous mène au dessus des premiers gours : nous avons rejoint l'actif.
S'ensuit une marche bien classique dans de l'actif, contournement d'obstacles en escalade, marche sur éboulis, passages en oppo au-dessus de marmites. De la spéléo, quoi. Aujourd'hui, Jean est tout Gershwin et la cavité résonne au son des paroles de &lt;i&gt;Summertime&lt;/i&gt;.
Le contournement de marmites profondes en escalade nécessitera la pose d'une corde pour notre coéquipière, bien plus favorisée dans les zones basses et étroitures, que les passages en opposition ou en escalade. D'autres avaient eu la même idée avant nous, et planté des spits, qui nous seront utiles aussi à la désescalade au retour.
On finit par arriver à cette formation si caractéristique nommée &amp;quot;l'oreille&amp;quot;. De notre point de vue, on peut juste l'appeler &amp;quot;le tarin&amp;quot;. Nez que l'on va d'ailleurs curer avec nos kits et nos combinaisons glaiseuses car la suite de la progression passe par là. Petits passages sur corde, marche, arrivée à la salle dite &amp;quot;la plage&amp;quot;. Comme son homologue des sous-sols de Paris, ladite salle est très fréquentée, mais la comparaison s'arrête là : le lieu est propre. On s'installe pour un déjeuner troglophile à base de produits locaux et de fruits secs qui auraient fort bien accompagné les copines alsaciennes évoquées plus haut. Luxe fort apréciable, Jean a amené un réchaud de guerilla qui nous permettra d'avoir du café chaud. Nos amis toxicomanes brûlent leurs cibiches, mais s'arrêtent juste au chapitre &amp;quot;café-clope&amp;quot; de la Trilogie en C, et nous voilà repartis.
Quelques passages bien boueux se succèdent, du genre de ceux où l'on perd ses bottes. D'ordinaire, c'est aquatique, mais la cavité est exceptionnellement sèche.
Nous progressons dans la galerie des plaquettes. Sa configuration est vraiment inhabituelle : on est dans un boyau de section ovale qui se desquame. Le calcaire se défait comme une peau morte de façon uniforme et tombe au sol sous la forme de plaquettes. On a du mal a détecter un quelconque pendage dans la roche. J'en appelle au plus ancien et au plus qualifié en karsto, Jean.&lt;blockquote&gt;- Jean c'est quoi le phénomène de karsto qui fait que la roche a cette configuration ici?
- heu mmm beeen si le calcaire tombe mmmh c'est paske la roche heuuu est pourrie tu vois?&lt;/blockquote&gt;On remercie Jean d'avoir une fois de plus fait reculer l'ignorance et nous avoir donné une nouvelle leçon d'humilité.
La suite nous mène à la salle de la trémie. Des allemands y cassent la croûte. D'un coup d'oeil nous savons qu'ils sont sur le retour : leur stock de bière est épuisé. Jean nous étonne une fois de plus en conversant dans la langue de Goethe... pour ma part mes rudiments d'arrêtent à des fondamentaux du genre &amp;quot;noch ein Maß bitte!&amp;quot; ou &amp;quot;ein Prosit, ein Prosit der Gemütlichkeit!&amp;quot; pas forcément utiles dans ce contexte où il s'agit de demander le chemin le plus court pour aller voir Der Tripöd. De fait le tripode, c'est juste à côté. Un petit passage ophidien, sous un fort pendage couvert de fistuleuses, nous mène à un trou-à-rats. On tient tout de même largement à trois dans la petite salle qui abrite cette curiosité fort fragile. Scéance de photos souvenir avec le tripode. Jean tient la pose. Photos de ma gueule pour publication dans le trombino de ma boîte.
Objectif atteint : aller jusqu'au tripode. On pourrait fort bien continuer, mais il faut compter sur la fatigue du retour. Nos petits camarades seront aussi avant nous au gîte. Des esprits mals attentionnés laissent entendre qu'ils auront bu toute la bière avant que l'on arrive si on ne fait pas demi-tour dès maintenant. C'en est trop, la part alsaco-lorraine de mon sang ne fait qu'un tour. Le stock de cancerettes de nos toxicos baisse aussi, ainsi que le stock d'eau. Emilie commence à avoir sa tête à la &amp;quot;grand schtroumpf quand c'est qu'on arriiiive&amp;quot;.
Demi tour donc. Un retour qui se fait doucement, avec prudence. Sur les éboulis, le calcaire glisse comme une savonnette. Mon cerveau répète à mes jambes &amp;quot;ne pas glisser ne pas tomber 80% des accidents sont liés à des glissades-ne pas glisser-poser bien ses pieds-pas tomber-ne pas&amp;quot;. Nous retrouvons nos chers passages glaiseux, et alors que je me prépare à descendre avec moult précautions d'un petit ressaut, mon kit glisse et m'entraîne. Manque de chance pour l'effet comique qui aurait voulu que je m'étale de tout mon long dans 50 cm d'argile comme dans les dessins animés, je me suis contenté de tomber à genoux... bien suffisant pour en avoir jusqu'au MAVC et amuser la galerie. Le combat dans la boue, ça sera pour une autre fois.
Une marche sans histoire, mais la fatigue commence à se faire ressentir sur Emilie. Décision est prise de m'envoyer en éclaireur dans les zones humides, pendant que cette dernière marchera comme un robot dans nos pas. Vous vous trompez de gars : j'ai tendance à confondre spéléo et canyoning, plus il y a de l'eau, plus je suis content. On finit par retrouver la vire et son puits qui mène au shunt de l'actif. Jean passe en tête, pour le reste nous nous assistons mutuellement. Je passe en second dans le puits, Emilie suit, et Yannick ferme la marche. La sortie du puits n'est pas très confortable, il faut l'admettre, mais j'arrive à m'extraire et me mettre en sécurité dans le boyau sans trop de difficultés. Jean attend et veille à ce que tout se passe bien. Nous suivons son enseignement pour sortir du puits :&lt;ol&gt;&lt;li&gt;tu te longes
&lt;li&gt;tu te décrolles
&lt;li&gt;tu te démmerdes&lt;/ol&gt;J'attends qu'Emilie soit délongée et en sécurité sur la main courante pour poursuivre à mon tour. Seulement, avec la fatigue, elle commence à avoir des doutes. La cascade a beau ne pas être forte, ce n'est pas facile de se faire comprendre. On répète les trois étapes. Une fois longée et en sécurité - quoi qu'encore pendue dans le puits - Jean avance pour laisser de la place. C'est l'étape trois qui pose problème. Il faut en effet sortir du puits en s'engouffrant dans l'étroiture horizontale, tout en assurant sa sécurité.
&lt;blockquote&gt;- Saaaam! comment t'as fait?
- beeen. longe courte tête de puits. décroll. mis ma poignée longée sur la main courante. pédale sur la poignée pour propulser mon gros cul dans le boyau. et je me suis délongé.
- heu. ok. ayé j'ai mis ma poignée.
- ouais mais là elle est pas tendue du tout, tu va te vautrer quand tu vas te délonger.
- ah ouais t'as raison. gniii j'y arrive pas... je suis coincée c'est-de-ta-fauuute!&lt;/blockquote&gt;Si cette conversation semble facile à comprendre, sur place ça n'est pas le cas. Je suis effectivement couché sur le dos dans le boyau, les pieds vers le puits et la tête à trois bons mètres de ma coéquipière. Si j'arrive bien à voir ce qui se passe, pour entendre et se faire comprendre, c'est une autre affaire. Comme elle peine à sortir du puits malgré l'usage de la pédale, elle poussera trop en avant sa poignée sur la main courante, et on finit par se retrouve dans la redoutée situation dite du &amp;quot;jambon de Bayonne&amp;quot;, à savoir : spéléo coincé sur ses deux longes tendues. Impossible pour elle de récupérer du mou dans la poignée, faute de prises de pieds dans le puits. Yannick décide d'arriver à la rescousse par le bas. Impossible de retirer la longe courte : elle est passée dans les deux ganses du chaise double comme dans les livres, et rajouter du poids sur la corde aura tendu les ganses à bloc et encore plus emprisonné le mousqueton. Jean entend que ça discute, et se propose d'aider. Trop facile dans la théorie, mais on est dans un boyau en montée, de 50 centimètres de section. On se croise donc dans le boyau &amp;quot;là où c'est le plus large&amp;quot;, tête-bêche façon kamasutra. Il finira par débloquer la poignée en tirant comme un damné sur la main courante.
Une dernière reptation, celle que l'on anticipait longue et pénible et qui s'avère rapide et sans douleur. La montagne accouche de spéléos boueux et fatigués. Il fait nuit et il faut quelques instants pour réaliser que nous sommes dehors... Au vu de l'heure tardive, je commence à faire le deuil des bières artisanales achetées le matin, mais c'est mésestimer l'esprit d'équipe des camarades rentrés avant nous.

Retour au gîte, les abîmés de retour de Folaven sont encore dans la salle commune et dissertent sur l'univers, la vie et le reste : est-ce que tout est caillou? On se raconte les exploits de la journée, la sortie à Folaven semble avoir été &lt;a href=/sortie_details.php?id=313&gt;épique&lt;/a&gt;. Bière, douche (enfin pour ceux et celles dotés d'odorat), bouffe, et au lit. Cette nuit, la fatigue nous rendra étanches aux bruits extérieurs et nous offrira un beau sommeil plein de calcaire.
Dimanche, grasse matinée (9h), le sergent Hartman reste dans sa boîte. Personne n'est motivé pour remettre les couverts, le consensus mène donc à un pique-nique aux sources du Lison et au nettoyage du matériel sous le regard amusé des touristes de passage, dont Jean. Retour à Paris bien plus calme qu'à l'aller, bien qu'il restât un peu de breuvage malto-houblonné : les enfants sont fatigués par le bon air de la campagne.

Samuel</description>
</item>

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<title>Stage équipier club au Puiselet : les cauchemars de l'amateur de fondue au chester</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=312</link>
<pubDate>Sat, 30 Apr 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le génial Winsor Mc Cay dessinait dès 1905 une oeuvre visionnaire et surréaliste, &lt;i&gt;Les cauchemars de l'amateur de fondue au chester&lt;/i&gt;. L'éditeur français de ce chef d'oeuvre du 9&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; art&lt;sup&gt;&lt;a name=r1&gt;&lt;a href=#n1&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; fournissait la recette de la fondue en préface, la suite de l'ouvrage tenant lieu d'avertissement : &lt;i&gt;déconnez pas avec la fondue au chester!&lt;/i&gt;.

Pourquoi je vous parle de ça?
Vendredi 29 avril au soir, au mépris du bon sens le plus élémentaire, je me suis repu d'un &lt;i&gt;welsh rarebit&lt;/i&gt;, mieux connu en France sous le nom de fondue au chester. Les conséquences en furent lourdes. Tel les malheureux personnages de Winsor Mc Cay, mon sommeil fut peuplé de cauchemars pour prendre fin prématurément vers 5h du matin (j'apprendrai plus tard que mes compagnons d'infortune furent réveillés deux heures plus tôt). Si l'ensemble de la journée semblera passer dans un brouillard d'opiomane, le welsh m'aura au moins - maigre consolation - laissé de la marge pour me rendre gare de Lyon prendre un train en direction de Nemours, en compagnie d'Emilie et Seb. Le train est un transport plein d'avantages. On peut lire, dormir, ou encore essayer son baudrier tout neuf et apprendre à faire les noeuds utiles en spéléo. C'est cette dernière option qu'Emilie retiendra. Malgré notre insistance, elle n'a pas souhaité se suspendre à un porte-bagages pour serrer les noeuds de ses longes : l'esprit pionnier se perd.
Juste à côté de nous, une jeune femme en jean moulant et bolero multicolore à paillettes se maquille façon Nina Hagen. Ultime détail, les cheveux courts coiffés à la post-punk : soit le cauchemar continue, soit il y a un symposium de fans de &lt;i&gt;&amp;quot;Breakfast club&amp;quot;&lt;/i&gt; dans le 77. On dirait que je suis le seul à la voir : je n'ose en parler à mes camarades de peur que l'hallucination s'estompe. C'est pas tous les jours que l'on peut voyager dans le temps&lt;sup&gt;&lt;a name=r2&gt;&lt;a href=#n2&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.
Nous traversons la forêt de Fontainebleau drapée d'une brume matinale, le train nous laisse près de nulle part, c'est-à-dire Nemours - Saint-Pierre, sise à Saint Pierre lès Nemours. &amp;quot;lès&amp;quot; est une préposition d'origine latine, signifiant &amp;quot;près de&amp;quot;. On associe ainsi un nom d'un bled inconnu avec un autre nom, non moins connu. Cela donne &amp;quot;truc-près-de-machin&amp;quot; : Preuve supplémentaire que nous sommes nulle part.
Laurent fera donc la navette avec le Puiselet-lès-Saint-Pierre-lès-Nemours, où nous retrouvons nos chers cadres et le reste des stagiaires. Abimes en force : 2 cadres sur les 3, 4 stagiaires sur les 6. La parité est respectée côté stagiaires, on va devoir bien se tenir, garder les brèves de comptoir et les pets bruyants pour une autre occasion... pourtant on se sent si proches de la nature ici que l'homme primitif qui sommeille en nous ne tardera pas à se réveiller.
En guise de bienvenue nos chers cadres nous ont préparé quelques voies folkloriques : succession de passage de noeuds, fractionnement sur corde élastique (aaah le montage avec chambre à air de Tonton Jean-Paul!), rupture de main courante... Ces aménagements pourraient justifier, outre une thérapie, une nouvelle entrée dans le dictionnaire des perversions humaines : le &lt;i&gt;paranoduchordisme&lt;/i&gt;. Quoi qu'il en soit, ça fait une bonne mise en bouche. Pendant que certains suent ou sèchent entre deux noeuds façon Bayonne sur ces voies &lt;i&gt;déviantes&lt;/i&gt;, d'autres apprennent les noeuds utiles à la spéléo, à savoir : le noeud de cravate, pour avoir la classe dans les cavités, le noeud de carrick, qui fait de jolis motifs, le noeud de lacet, utile pour ceux qui ne portent pas de bottes, et le noeud de chirurgien, nécessaire pour retaper un équipier souffrant de multiples fractures ouvertes. Pour ma part, le welsh continue à me plonger dans des abimes de stupéfaction et pour faire court, j'ai deux de tension, les réflexes n'y sont pas, j'ai un peu l'impression de tout réapprendre sur corde. Heureusement, l'heure du repas arrive, ça va être l'occasion de remettre les choses en place. Sensible à nos sollicitations, Jean-Paul a amené le cubi de rouge, grand seigneur, et il faut admettre que si ça ne réhydrate pas autant que de &lt;strike&gt;la bière&lt;/strike&gt; l'eau, ça accompagne plutôt bien la charcut et le fromage.
Après le café, c'est reparti. Nous finissons d'explorer les voies tortueuses installées par nos cadres, puis nous équiperons chacun une voie simple, sous la bienveillante surveillance et les conseils de nos bons Maîtres. Une difficulté s'ajoute : une grande partie du matos Abimes est de sortie dans les Causses. Il ne nous reste que des cordes de 50-60 m, et des amarrages limités. Nous allons devoir composer avec des as, des clowns, des maillons rapides, des dyneemas, un nombre de tuiles et de mousquetons à vis limités. Au final ce qui pourrait passer pour une pénalité est un avantage pédagogique : cette pénurie de matériel nous impose de bien choisir le matériel et de l'adapter au mieux à la situation... On ne sent pas trop la pénurie pour l'équipement de nos premières voies, relativement simples, par la suite, il faudra effectivement gérer au plus juste avec nos porte-matos allégés. Le soleil tape sévèrement sur la paroi en ce début d'après-midi... les genouillères font suer des genoux, et le t-shirt noir à manches longues n'était pas la meilleure option! Il ressemble vite à ces t-shirts décolorés à la javel des années 70... sauf que les cercles concentriques sont de la bonne vieille sueur séchée. Ça va être la classe américaine, dimanche soir, dans les transports en commun.
Fin de journée, nous déséquipons les voies installées par les petits camarades, lovons les cordes et rangeons les amarrages.
Direction le Grillpiz-lès-&amp;quot;La zone d'activité&amp;quot;. Cette fois-ci, pas de films-qui-font-peur comme au &lt;a href=/sortie_details.php?id=294 target=_blank&gt;stage PAS&lt;/a&gt;. Un débrief, accompagné du support pédagogique accompagne l'apéro. Entrée/plat/dessert arrosés de vin de Touraine et d'un peu &lt;a target=_blank href=http://www.youtube.com/watch?v=X4XhhTF7vRM&gt;d'eau pure pour renouveler nos précieux fluides corporels&lt;/a&gt;.
Retour à notre abri sous roche. Ce soir nous arriverons enfin à faire un feu. Faut admettre que le temps est plutôt sec par rapport à notre dernière session au Puiselet. Session &amp;quot;La guerre du feu&amp;quot; à grand renfort d'Ulam. Notre vocabulaire est limité, ça donne quelque chose du genre &amp;quot;atrRrRrrrr&amp;quot;. Repris de façon gutturale à plusieurs, ça pourrait légitiment faire peur à un éventuel promeneur égaré... ajoutons à cela le fait que je me balade avec une machette en quête de bois pour alimenter le feu.
Jean-Paul ira dormir à l'écart sur son lit de camp Auchan de 1985, même si on l'assure que la place qu'il a choisie nous a servi de pissotière toute la journée et que dans la nuit, l'esprit embrumé, des incidents pourront toujours survenir. Jasmine trouvant que l'on pue plantera sa tente à distance. Le reste s'entassera sous le rocher dans une communion de ronflements et d'odeurs animales.

Huit heures, réveil de la tribu. Petit déj, et on repart avec nos cordes... l'objectif est d'équiper des voies différentes de la veille. Toujours la même contrainte avec le matériel d'amarrage, on se répartit équitablement clowns, as, dyneemas etc. Amarrages naturels, sur broches, têtes de puits, mains courantes, déviations etc., tout y passe. Nous commençons à être plus fluides que la veille, la vigilance de nos cadres peut se relâcher...
Pause déjeuner. Je persiste à manger ma &lt;a href=http://caricaturesdeseb.files.wordpress.com/2011/04/trinita-trinity-caricature-fanart-terence-hill-spaghetti-western-bud-spencer-44.jpg target=_blank&gt;poêlée de fayots&lt;/a&gt; comme tous les dimanches au Puiselet.
Dernière partie du stage : équiper une voie sans encadrement (sinon le minimum syndical afin d'éviter décès ou maladie invalidante), avec des impératifs de passages. Pour ma part, c'est départ sur broches avec chaise double tressé, main courante (avec &lt;i&gt;vrai&lt;/i&gt; noeud papillon), puis pendule, frac, et descente plein vide sur plaquettes/spit. Toujours un peu d'appréhension à faire de l'oppo quand il y a du volume en dessous, mais en sécurité sur corde et longe, ça passe assez vite : on se concentre sur les gestes techniques et non sur la hauteur qui nous sépare du sol.
Seb plante son premier spit sur une voie pour doubler un dernier frac qui était jusqu'alors sur amarrage simple. On dirait un gosse devant le sapin de Noël : tant de bonheur est communicatif, si bien que je reste suspendu dans mon baudard à le regarder suer en plein soleil pendant que je suis à l'ombre... Laurent dispense d'indispensables conseils depuis le sol tandis que je le vanne comme à mon habitude. Pour peu, on dirait une équipe de cantonniers au travail.
Fin de journée : debrief sur nos équipements, ce que l'on aurait pu améliorer, ce que l'on aurait pu éviter... dans l'ensemble, on dirait que nos chefs sont plutôt contents de nous! C'est le premier week-end d'encadrement en responsable de stage pour Jean-Paul depuis longtemps, et son enthousiasme est visible...
Afin de bien marquer les esprits, ce dernier nous fera une démonstration de couper de corde avec frottement corde contre corde : c'est une affaire de secondes. Pas la peine de nous convaincre davantage de lutter contre le principal ennemi de la corde et du spéléo : le frottement.
Retour tranquille sur paname, même pas d'embouteillages... Suis dans une voiture de filles, mais on doit quand même rouler fenêtres ouvertes... allez savoir pourquoi. En tous cas, ça me change. Pour une fois on ne parlera pas du dernier truc bizarre qui nous a retourné la tête (et l'estomac), mais de &lt;a target=_blank href=http://www.lepost.fr/article/2011/05/01/2481652_reforme-constitutionnelle-le-coup-d-etat-silencieux-de-nicolas-sarkoz.html&gt;politique&lt;/a&gt;!
Pendant le même temps, une autre petite camarade, dans une autre voiture, a bien du mal à digérer le sandwich acheté l'avant-veille, dont la chaîne du froid n'a pas été respectée...
Arrêt porte de Vanves, je manque de me faire écraser en récupérant mon sac dans le coffre, la conductrice ayant négligé de mettre le frein à main. Est-ce que ce genre d'accident entrerait dans les statistiques de la FFS? Retour en métro, avec mon chouette t-shirt noir à auréoles 70's, tout embaumé de ma piquante odeur de SSDF (spéléo SDF), pas assez piquante toutefois pour me garantir une plate-forme libre sur l'immonde et surchargée ligne 13.

Pour en revenir au &lt;i&gt;welsh rarebit&lt;/i&gt;, il apparaît, de l'aveu de l'auteur, que &lt;i&gt;Les cauchemars de l'amateur de fondue au chester&lt;/i&gt; sont une parabole des visions provoquées par l'usage de drogues. Winsor Mc Cay devient ainsi l'auteur le plus précoce de la &lt;i&gt;beat-generation.&lt;/i&gt;


Samuel
&lt;hr&gt;

&lt;small&gt;&lt;a name=n1&gt;&lt;a href=#r1&gt;1&lt;/a&gt; : Pierre Horay pour la première édition française
&lt;a name=n2&gt;&lt;a href=#r2&gt;2&lt;/a&gt; : enfin si, pour ceux qui ont suivi la fin de &lt;a target=_blank href=/sortie_details.php?id=299&gt;cet épisode&lt;/a&gt;
&lt;/small&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Retour à Bramabiau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=310</link>
<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nager dans le Bonheur...

Que demander de plus après une semaine intensive de spéléologie ?


Presque tous vêtus de néoprène,  nous empruntons le cours du Bonheur pour traverser une infirme partie de cette cavité. 

Les caméras tournent, les lumières crachent tout ce qu'elles peuvent. 
Il parait que le niveau d'eau est élevé mais on progresse très facilement, surtout si l'on n'a pas peur de l'eau... ou froid ! 

Une bien bonne fin d'après midi au pied de l'Aigoual.

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Retours au trou du Vent</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=305</link>
<pubDate>Sat, 23 Apr 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Enfin les vacances, toute une semaine sur le causse noir, au grand air. Quelques gouttes à peine, juste assez pour se dire qu'on a eu de la chance avec le temps, protégés qu'on était par l'amulette de Gaëtan (toujours avoir à côté de soi un Gaëtan avec un poncho autour de la taille). Et puis aligot, entrecôte de l'Aubrac. Et Diplomatico &amp;quot;el mejor ron del mondo&amp;quot;.
De vraies vacances donc, avec des belles photo et des vidéos à montrer, préparez-vous pour la prochaine réunion..!

Nous avions donc deux objectifs annoncés : le trou du Vent et la grotte des Calles. Le trou du Vent s'ouvre, à côté de la résurgence des Douze, dans le lit de la Jonte, le plus souvent à sec dans cette partie au cours souterrain. Delphine a participé à la désobstruction de la cavité il y a... quelques années. Des souvenirs un peu flous de courant d'air fort, de miroir de faille beau et de trémie chaotique : prometteur mais abandonné par les parisiens et orléanais qui y ont creusé.

L'entrée est facile à trouver malgré un enchevêtrement de troncs et de branches amenés là par les crues. Ou les castors peut-être ? Car quelques arbres étêtés portent des marques qui nous semblent plutôt de dents que de hache. Notez bien qu'alors il s'agirait de castors américains puisque les castors français ne font pas de barrage (enfin c'est ce que dit le téléphone 3G de Yannick...). 
Gaëtan regarde dubitatif les rondins qui soutiennent le petit porche d'entrée. Mais le vrai problème, c'est que dès l'entrée, c'est tout bouché, plein de sable, de terre et de feuilles. Et nous n'avons ni pelles, ni seaux, laissés au gîte...
Nous nous lançons dans une recherche infructueuse du trou du Noyer. D'abord, aucun de  nous ne reconnait un noyer, et puis les crues ont tout arraché. Fabien essaye bien d'arracher une souche centenaire qui boucherait peut-être une entrée, mais sans succès.
Nous décidons alors d'aller faire un petit tour sur les pentes du causse Méjean. Là, Yannick trouve une grotouille, gratte la terre avec la main et une petite pierre plate. Quelques minutes et ça passe. Philippe le rejoint, puis Gaëtan. Nous sommes à quatre pattes, une continuation apparait mais il faudrait encore abaisser le sol. Les parois montrent un remplissage de petits cailloux roulés cimentés. Le trou est pointé. Il est temps d'aller déguster le lapin aux navets et carottes de Delphine, arrosé d'un Diplomatico.

Lundi matin. Chef debout chef ! Full metal jacket nous accompagnera à chaque lever dorénavant. Peut-être faudrait-il dire tentative de lever pour certain... C'est reparti pour la désobstruction au trou du Vent. Cette fois, nous descendons les pelles et les seaux. Et un téléphone car Louis devrait appeler.
Il faut gratter le remplissage de sables et de feuilles. Une première séance permet d'avancer de plusieurs mètres. Il est l'heure de manger. Là nous nous apercevons que c'est à gauche qu'il fallait creuser ! La deuxième séance démarre. C'est pire de ce côté en fait. Le sable vient facilement, mais il faut gratter à plat ventre. Le sol ne veut plus s'abaisser : c'est une grande dalle. A revoir demain avec le perfo.
Le ciel est très menaçant. Nous voyons au loin un rideau de pluie qui tombe du ciel. Gaëtan rattache son poncho à la ceinture. L'amulette nous protège encore, mais nous décidons de retourner à la voiture. Il est encore tôt, alors nous partons sur la route à la recherche de Fanny et Jean-Pierre. Mais les indications sont incohérentes et nous ne trouvons rien, si ce n'est une ouverture, sans doute connue de tous, au pied de la borne 10 km.
A l'approche de Meyrueis, la pluie tombe vraiment. Nous sommes au gîte à l'heure pour l'apéro. Fabien se dévoue pour aller demander des cailloux à la dame du gîte.  Il ramène aussi deux bidons de 20 litres : juste ce qu'il nous faut pour demain. Comme il est encore trop tôt pour manger, et histoire de ne pas attaquer le 4e apéro, nous faisons une partie de Times's up. Nous retiendrons que &amp;quot;gaga&amp;quot; c'est Annie Girardot, une guitare c'est Brigitte Fossey, une moto Akira : mais là personne n'a trouvé...
Louis a appelé. Il prendra le car pour Le Vigan et après il verra. Nous en saurons plus demain.

Mardi. Lever tardif. Chef debout chef ! Grand soleil, pas un nuage : nous optons pour un barbecue. Mais le chef a besoin d'une douche pour se réveiller. Alors une première voiture part pour Meyrueis, avant que boucherie et boulangerie ne ferment. Les caprices des réseaux téléphoniques font que nous ne nous retrouvons qu'au parking des Douzes. Nous voilà à pied d'oeuvre pour une deuxième journée de désob'.
Le Chef équipe de cordes nos deux bacs. Les va et vient commencent pour sortir sables et feuilles, et cailloux atomisés. L'endroit gagne en confort. Ca passe. Fabien, puis Philippe voient la suite : cela remonte sur la droite. Yannick gratte un peu et monte encore. Il ramène un film de l'élargissement supérieur avec ses fameux piliers à bras vantés par Delphine. Le fond est ouvert : quelques mètres à ramper encore et nous sommes face à une galerie de mine, tandis que sur la gauche, une pente ébouleuse descend à une trémie. Voici nos deux chantiers.
Aux Mazes, Louis nous attend. Dernier passager du car qui l'amenait du Vigan, le chauffeur l'a conduit jusqu'aux Mazes. Nouvelle partie de Times'up et Diplomatico.


Mercredi. Lever plus matinal, hein chef ! Mais ce sera encore pour la deuxième voiture... Le premier trio part à Millau acheter une scie à bois, des fois que nous nous lancions dans le réétaiement de la galerie terminale. Mission accomplie, oh combien, puisqu'ils reviennent avec une bouteille de Diplomatico (la sécheresse nous guettait).
Séance topo avec DistoX et Auriga sur Palm pour Delphine et Gaëtan. Séance photo pour Philippe et Fabien. Louis, revenu du Rozier, visite à son tour la cavité, hume les courants d'air. Yannick veille, scie et met nos affaires à l'abri de la pluie qui chute par vagues (car Gaëtan n'a pas emmené son poncho sous terre !).
Le soir, impossible de connecter le Palm. Il y a bien un CD d'installation mais il est illisible pour Mac et Linux, et nos PC n'ont pas de lecteur ! (en fait , pour le Mac il aurait fallu utiliser le Cd Mac et pas PC...). Tentative par bluetooth, mais là encore que de difficultés. La liaison finit par être établie avec le... téléphone de Gaëtan, une exportation SVG retransférée sous Linux et enfin affichée avec Inkscape !! C'est beau la technologie...

D'un commun accord, nous décidons que le camp serait trop court pour arriver à quelque chose. Nous votons pour aller faire de la spéléo où on se tient debout.
Un retour aux Calles (pour l'épisode précédent voir le camp d'hiver) est approuvé à l'unanimité. Et puis nous terminerons par Bramabiau, un retour encore, pour Philippe cette fois qui avait fait la traversée il y a... quelques années.
Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Retour à la grotte des Calles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=309</link>
<pubDate>Sat, 23 Apr 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&amp;quot; D'un commun accord, nous décidons que le camp serait trop court pour arriver à quelque chose. Nous votons pour aller faire de la spéléo où on se tient debout. 
Un retour aux Calles (pour l'épisode précédent voir le camp d'hiver) est approuvé à l'unanimité. &amp;quot;

Notre excursion hivernale aux Calles nous avait laissé sur notre faim : recherche désordonnée et chaotique de l'entrée, arrêt au sommet du puits du Mikado... Nous avions quand même rapporté quelques photos sympathiques faites à trois avec moult torches et flashs.

C'est donc encore un retour, pour quatre d'entre nous. La marche d'approche ne pose aucun problème cette fois, si ce n'est que ça monte... Surtout avec des valises de flashs, les cordes et bidons : un peu lourd tout ça.

Après une collation, nous nous dirigeons droit vers le Mikado. Notre objectif est le réseau intermédiaire, la transcaussenarde. Une corde est passée dans deux amarrages forés. Une descente prudente, et très vite, un petit palier apparaît et là une corde en fixe ! C'est équipé, et nous aurions sans doute pu descendre la première fois, si seulement nous étions allés voir...

Ce puits porte bien son nom, surtout vu d'en bas. En fait, il ne faut pas regarder vers le haut, et tout va bien. Evidemment, à la remontée, c'est moins évident. En bas, de beaux volumes, et ça monte et descend sans cesse. Parois blanches d'aragonite, salle au plancher tout de gours. C'est beau, balisé pour le rester. Les photographes qui sommeillent en nous se réveillent. Les autres ne vont pas tarder à bailler.

En effet, pas question de faire comme S. dit l'un : il faut se servir de tout ce que nous avons trimballé dans nos kits. Le retour sera donc une longue séance de prises de vue.

A cet instant du récit, il faut évoquer une révolution qui est en train de bouleverser le club. Sous terre, nous sommes 4 avec une Scurion et 1 avec une Ledlamp 4, et aucune acéto. Et ça éclaire fort !! C'est un vrai bonheur de découvrir ces paysages dans la plénitude de leurs volumes.

Côté photo, il devient facile de faire un cadre, et pourquoi pas, de s'essayer au &amp;quot;ligth painting&amp;quot;. Un premier essai à la salle des gours nous convainc du potentiel de la technique, mais le résultat est plat et terne. En revanche, le cliché de la salle du Phare nous impressionne : toute la salle se dévoile, avec des couleurs variées, le phare bien découpé qui projette son ombre majestueuse.  

Nous ressortons à la nuit, satisfaits et heureux de ce retour réussi.
Philippe</description>
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<title>Réunion de Padawans</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=317</link>
<pubDate>Sat, 23 Apr 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Weekend prolongé pour apprentissage et révision des bases. Nous sommes deux abimés motivés cette année pour passer ce cap, et nous retrouvons vingt autres spéléos à Montrond-le-Château.
Au programme : deux journées sous terre et une matinée en falaise.
Les groupes sont rapidement composés par l'encadrement et on s'échange déjà les topos et les avis.
D'un commun accord, l'ensemble des stagiaires décide de ne préparer les kits que le lendemain, après un lever aux aurores.

Christian descend dans la Chenau, Vauvougier pour moi. Équipement sur broches, sans broche, grand pendule, petit pendule, tête de main courante sur coinceur dyneema... avant d'arriver au dessus du p11 qui précède l'étroiture, mais plus de cordes.
Retour au gîte pour partager de bons moments de convivialité (des bières) et débriefing au rhum arrangé kiwi après manger.

Lever à nouveau aux aurores, et départ vers la Baume Favière pour moi, vers Chazeau II pour Christian.
C'est un peu plus loin, on en profite pour dormir dans la voiture.
Je merde un peu dans l'équipement du pendule, passe la main à mon coéquipier et la reprend avant les étroitures. Nous avons eu la bonne idée de prendre de la corde de 8 mm, autant dire que j'en chie pour équiper l'étroiture, qui est aussi la tête de puits, sans faire frotter la corde, ni générer de facteur, le tout soit en grand écart au sommet du puits, soit en oppo des épaules dans l'étroiture ! Gentleman, notre encadrement me laisse sécher, puis me propose : soit tu finis d'équiper, descends le puits et remontes, soit demi-tour de suite. Après un peu de réflexion (1/4 de seconde), je déséquipe... et ressors de l'étroiture 10 minutes plus tard. Certains de mes collègues fument pour se réchauffer, moi j'ai pas froid (va savoir pourquoi !).
On ressort en faisant la petite traversée à l'intérieur de la cavité, deux équipes ayant équipé de concert.
Retour au gite pour partager de bons moments de convivialité (des bières) et débriefing autour d'un génépi maison, avec débat sur les types de plaquettes à utiliser et où : tuilée, coudée, vrillée, AS...
On se sera fait péter le bide auparavant avec une bonne boîte chaude accompagnée de savagnin !

Re-lever aux aurores (ça devient une mauvaise habitude de se lever plus tôt le week-end qu'en semaine) et atelier falaise avec décrochements, passages d'obstacles, réchappe...
Le week-end se termine par une séance de lavage de matos en rivière, où certains, bien qu'ils n'y aient mis que les pieds, en ressortent mouillés jusqu'aux oreilles. Va comprendre Charles...

Un bien beau week-end, où nous aurons pu faire le point sur nombre d'aspects techniques, échanger, discuter et relativiser.
A conseiller à ceusses qui ont la volonté de passer l'initiateur.

Sylvain</description>
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<title>Désob à Chenoise : l'autoroute perdue</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=299</link>
<pubDate>Sat, 16 Apr 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Encore un de ces week-end dont un observateur extérieur pourra dire : mais que ne perdent-ils leur temps à l'ombre d'un trou boueux alors qu'il fait grand soleil dehors et que les filles sont belles dans leurs robes légères?
Nous retournons effectivement creuser dans ce que l'Histoire retiendra comme la plus belle aventure de désobstruction d'Île-de-France. À nous les kilomètres de galeries vierges!

&lt;i&gt;Résumé de l'épisode précédent : en cette seconde journée de désob, nous avions dégagé quelque chose qui ressemble à un sommet de méandre. A l'extrémité de la cavité dégagée, en rampant sous trente centimètres de plafond, nous avions trouvé des indices plutôt prometteurs, témoins d'un colmatage récent, à savoir de la terre meuble, mélée de débris végétaux... Autant d'indicateurs qui pourraient nous faire penser que pas loin, il y a un puits. Pris par le temps, nous étions rentrés à Paname pleins d'optimisme pour la suite.&lt;/i&gt;

&lt;hr width=50%&gt;

Départ 13h porte de Vanves direction Chenoise. Nous n'avons pas encore dépassé la porte d'Orléans que la conversation dérive spontanément vers les secrets de la fabrication d'eau de vie artisanale, les drôleries que l'on boit pas loin de Saïgon et dans le reste du monde. Sujet qui nous occupera jusqu'à Chenoise, où l'on retrouve notre chère doline inviolée sous son habile camouflage végétal. Quelques voyages nous serons nécessaires pour décharger la voiture de notre matos personnel, de l'indispensable matériel de désob, et de l'encore plus indispensable matériel destiné à entretenir les fragiles rouages de la mécanique organique que nous sommes, je cite : la bière, le vin, la charcut', les patates et le fromage.

Après une petite bière pour remercier les Dieux de la spéléologie de nous avoir permis d'arriver à bon port, on s'équipe, dégage l'entrée du Trou, et c'est parti pour une journée de taupes. L'organisation est simple à ce point de la désobstruction : faute de place suffisante dans la cavité, une seule personne creuse, pendant que les deux autres font la chaîne pour vider les seaux. Outils : pioche courte, pelle américaine. Comme ça commence à devenir un tantinet profond, on remonte les seaux à la corde. Nous nous relayons toute la journée à creuser en direction du puits suspecté lors de la session précédente.
Signe plutôt encourageant, nous continuons à extraire du remblais : mélange de terre végétale, de silex et de gravier grossier. On est donc bien dans une zone qui a été colmatée par un apport extérieur. La perte n'est donc pas loin. Petit à petit nous dégageons la pierre en place et la cavité prend forme. Pour ce qui est du confort des opérations, on repassera : même si l'évolution est encourageante, cela reste un boyau...
Toutes les bonnes choses ont une fin : il est temps de se mettre à l'apéro, et de ramasser des branches pour faire un feu avant que le soleil ne disparaisse derrière les montagnes.
Bilan de cette demi-journée de désobstruction : environ un mètre cube de bourrage extrait, et un abaissement significatif du plancher qui nous permet de travailler enfin assis.

Nous reprenons des forces auprès d'un bon feu allumé au carbure. Charcuterie et fromage à raclette rescapés de libations récentes feront notre ordinaire, accompagnés des traditionnelles &lt;i&gt;patates-roses-dont-on-mange-la-peau&lt;/i&gt; que l'on réchauffe dans du vin blanc de Savoie... Un bon petit vin rouge recommandé par la société française de cardiologie constituera l'antidote de ce méchant fromage trop gras et de cette vilaine chair d'animaux morts : il faut se soigner avec les plantes, il paraît que c'est bon pour la santé.
Alors que la nuit tombe, j'essaie de faire partir Lucienne, mais elle veut rien savoir, pas moyen de la chauffer. Elle a toujours du mal à venir, mais quand ça commence...
Finalement en ouvrant le pointeau à fond, elle finit par capituler et nous dispenser la lumière dont on a tant besoin (au fait, Lucienne, c'est mon acéto. Y en a beaucoup comme celle là, mais ça c'est la mienne...).
Pour égayer la soirée, on se regarde une fois de plus Sanctum (DVD import US) sur écran géant. On ne s'en lasse pas. Chacun met son smartphone en charge pour que l'on puisse communiquer la bonne nouvelle de la première demain à nos petits camarades via Facebook. Pour ma part, je fais un dernier petit tour sur internet afin de voir où en sont mes placements en bourse, et ça tombe bien : TEPCO remonte, j'en profite pour refourguer mes actions à bon prix à des spéculateurs du Bengladesh par le biais de mon trader basé en Chine. Puis c'est l'heure d'aller se coucher, nous sommes rassasiés de raclette, le vin est vide, et on commence à raconter n'importe quoi.

Réveil au son des chants d'oiseaux, et des pas pesants de &lt;i&gt;Ceux-Qui-Vivent-Dans-Les-Bois&lt;/i&gt;. Café au grand air pendant que nos combinaisons et affaires boueuses de la veille sèchent au soleil. A 9h30, les travaux de terrassement ont repris, c'est dire notre motivation !
Le manège de seaux reprend comme la veille. Et les bonnes nouvelles arrivent : à force de décaper le sol, Sylvain atteint un plancher calcaire. Et dans ce plancher apparaît un trou, avec un vide comblé par de la terre meuble. Manifestement, nous avons trouvé une des entrées de la perte. De crainte de faire tomber trop de terre dans cet orifice, on le bouche pour l'instant, afin de mieux dégager les alentours. Arrive mon tour, je finis de décaper la zone de la cavité qui nous intéresse, dont le plafond s'abaisse de façon inquiétante. Le plancher est enfin complètement déblayé, on peut désobtruer le trou découvert par Sylvain. C'est bien le somment d'un méandre qui se prolonge vers le fond de notre cavité, mais c'est malheureusement impraticable, à peine si on peut y passer une botte... En dessous, il semble que ce pincement s'élargit.
Emportés par l'action, on n'a pas vu l'heure tourner, il est grand temps de faire une pause... On se donne donc le temps de l'apéro et du repas pour réfléchir à la suite. Même menu que la veille, le vin rouge en moins. Motivés que nous sommes, la pause déjeuner est ramenée à sa durée syndicale. Yannick continue la désob vers le fond de la cavité, où l'on avait repéré de la terre végétale meuble, il semble qu'il y ait un départ vers la droite, mais le travail y est très pénible : il faut se tenir accroupi voire couché, pour gratter la terre à la cuiller à soupe... Comme le reste de la cavité est devenu suffisamment spacieux, Sylvain poursuit la désob dans le sens opposé. On tournera ainsi à nos postes une grande partie de l'après-midi.
Au fond de la cavité, on trouve donc un départ vers la droite, assez difficile d'accès, dans lequel on déblaie un bourrage végétal de surface et le bourrage habituel sur la roche (argile, gravier grossier, silex). Ça a une honnête tête de karst avec des coups de gouge : une petite cloche de dissolution, et ce qui pourrait être une tête de puits... sauf que l'on y passe à peine la tête, et que la désob y est très pénible. Tout droit, ça semble être un cul de sac, mais tout n'est pas encore dégagé. Ce que l'on en retire ressemble malheureusement à de l'argile de dissolution...
On en restera là pour aujourd'hui. Manifestement, si ça se poursuit, ça n'est pas praticable en l'état. Une autre session sera nécessaire pour finir de décaper la cavité et pouvoir imaginer sa continuation. Mais il est grand temps de plier les gaules et rentrer sur Paris avant le traditionnel embouteillage du dimanche soir.

&lt;hr width=50%&gt;

Tout le monde connait ces scènes de film de David Lynch pour lesquelles on cherche une explication... Eh bien ce genre de chose arrive dans la vraie vie aussi&lt;sup&gt;*&lt;/sup&gt;.
Alors que nous sommes dans une zone d'embouteillage sur l'autoroute, nous dépassons une Logan familiale. Papa-maman à l'avant, les deux frères à l'arrière, dont l'un ressemble à un Kiefer Sutherland jeune. Je précise pour ceux qui chercheraient une explication à ce qui va suivre que le passager arrière (c'est à dire moi-même), était en train de partager avec le passager avant (Sylvain) une des bières qui avait survécu au week-end. La Logan nous redépasse. On la redépasse. Elle nous redépasse. Jusque là rien que de bien classique, je suis en train de vous décrire un embouteillage. Sauf que cette fois-ci, Kiefer Sutherland junior plaque à notre attention, sur sa vitre passager, la double page centrale d'une revue de porn 80's avec moultes toisons &lt;i&gt;abondantes&lt;/i&gt; &lt;small&gt;(ce dernier indice nous fait supposer que la revue provient de la collection paternelle...)&lt;/small&gt;! Le temps de réaliser ce qui était en train de se passer, nous dépassons à nouveau cette voiture... elle nous dépassera à nouveau, avec ses passagers arrière hilares et on ne la reverra plus jamais.
Pourquoi une revue &lt;i&gt;vintage&lt;/i&gt;? Quelle est la raison de ce geste?
Je vous laisse méditer là-dessus.




&lt;small&gt;* : d'où le titre du compte-rendu...&lt;/small&gt;</description>
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<title>Stage PAS au Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=294</link>
<pubDate>Sat, 02 Apr 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Encore un week-end sous le signe de la poésie, de grandes empoignades viriles, de Pilsener, et d'émission de gaz à effet de serre.

Samedi matin, le lever à l'aube est rude. Et cette fois-ci, c'est pas du flan : rendez-vous à la falaise du Puiselet à 9h. Soit un départ du périphérique vers 8h. Je l'avoue sans honte, ça me fait lever plus tôt que pour aller travailler... Jean-Paul sera le généreux convoyeur des Abîmés pour l'aller. J'en profite pour continuer à faire de la publicité sur le stage chauve-souris. On arrive d'ailleurs juste à temps au Puiselet, car j'allais commencer à détailler le mode de reproduction des chiroptères et l'ovulation différée.
Nous retrouvons Luc au rocher. Les autres stagiaires arrivent, on se retrouve finalement à dix participants de différents clubs d'Île de France, dont trois cadres. L'organisation a prévu un premier dopage au café, histoire de pouvoir enfin retirer ces fichues allumettes qui gardaient nos yeux ouverts jusqu'à maintenant : ça n'aurait pas été pratique sur corde.
Luc, Marc et Jean-Paul équipent les différentes voies. La météo est idéale et le restera de toute la journée.
On s'échauffe sur corde histoire de réveiller nos muscles endormis par une semaine sédentaire, excepté pour Dédé-le-cordiste qui passe sa vie comme une araignée, entre ciel et terre...
Premier atelier, la conversion à la montée et à la descente.
Trooop simple, sauf qu'à la descente je m'évertue à vouloir caser mon croll en dessous de mon descendeur, en tension... forcément ça fonctionne mal. En fait, les conversions, c'est beaucoup de bon sens, et un petit peu d'expérience.
On enchaîne sur les passages de n?uds. En effet, cette situation peut nous arriver dans (au minimum) deux cas : soit on a vu trop court en équipement, et il faut rabouter une corde trop courte, soit on est déjà en bout de course à l'extrémité d'une corde de 100 m dans un gros puits qui fout bien la trouille par le fait qu'on n'en voie ni le fond, ni les parois, ni non plus les petits camarades restés plus haut, par les clapotements d'origine organique qui nous parviennent d'une profondeur insondable, et enfin, qu'il renvoie un écho à glacer le sang quand, voulant tenter une conversion pour remonter, on laisse tomber par maladresse son bloqueur de poing et que l'on se retrouve condamné à descendre. Ouf. Cette dernière situation peut être contournée, on l'apprendra l'après-midi avec la réchappe.
En attendant, pause déjeuner. Je ne ferai pas de délation, j'énoncerai seulement des faits : ce sont encore les mêmes qui ont amené de la bière et du vin.
Après la prise alimentaire, chacun irait bien faire la petite sieste de rigueur... Luc nous injecte préventivement du café par voie orale et c'est reparti.
On attaque la réchappe. Comment s'en sortir quand on a perdu/cassé son bloqueur de poing ? Son bloqueur ventral ? Son descendeur ? Comment descendre sur corde tendue ?
La fabrication de Prussik se transforme en atelier macramé pour certains.
Nous nous répartissons en ateliers de réchappe, de conversion et passage de n?uds, avec plus ou moins de bonheur. Dans l'ensemble, ça se passe plutôt bien, personne ne reste pendu assez longtemps pour changer de couleur et mûrir...
Dernier point de la journée : le décrochement d'équipier, qui donnera lieu à de franches parties de rigolade (pour ceux qui regardent), des douleurs insoutenables pour ceux qui jouent les victimes.
Nos cadres nous enseignent la méthode officielle © EFS, dite « pédale crollée » (encore de la pub pour Petzl...). Je ne détaillerai pas cette méthode ici, on la trouve dans les manuels spéléo. Les ateliers s'enchaînent en binôme : une victime à décrocher, un gentil équipier motivé à sauver son pote, d'autant plus que seul ce dernier sait où les clés des voitures ont été cachées en surface.
Par décence, je ne publierai pas certaines photos où nos positions grotesques sur corde font davantage penser à du bondage japonais que de la spéléo, mais j'insisterai sur deux choses : quand on joue le rôle de la victime, on ne peut pas rester longuement « inanimé », la corde rentrant avec violence dans le bas-ventre ; conséquence de quoi ? et c'est le second point - , en vengeance légitime, la « victime » use d'armement chimique pour désarmer du moins calmer l'ardeur de son sauveteur. S'en sortir vivant, c'est une chose, encore faut-il ne pas devenir eunuque.
Maintenant que tout le monde est bien couvert de sueur et commence à dégager une piquante odeur de salle de musculation, nous plions bagage pour retrouver la civilisation le temps de la soirée : nos gentils organisateurs nous ont réservé une salle de restaurant où nous pourrons regarder des films-pas-drôles en buvant l'apéro. Vous savez, ces films du genre « prévention routière » qu'on nous montrait à l'école quand on était gosses. En tous cas ce ne sont pas des flims sur le cyclisme.
Je cite, et j'en oublie probablement : l'assez traumatisant blockbuster des années 80 sur le syndrôme du harnais, réalisé avec la collaboration de spéléo suicidaires (on peut le trouver &lt;a href=http://dium.free.fr/joomla/index.php?option=com_content&amp;task=category&amp;sectionid=8&amp;id=33&amp;Itemid=95&gt;ici&lt;/a&gt;) ; facteur de chute, rupture de longes ; crue torrentielle ; rôle du SSF... Nous qui prenions les gars du SSF pour des héros, on apprendra que savoir faire du café est aussi un talent prisé. Enfin quelque chose à notre niveau, pour l'instant du moins...
Ce n'est pas pour autant ces films de prévention/secours qui nous couperont l'appétit ni la soif. Petit conseil, les gars, la prochaine fois, mettez du gore, le jeune public en raffole. Et des zombies aussi.
Retour au Puiselet, la température est clémente, on dormira sous le rocher. On sirote nos bières-de-nuit en se racontant des histoires de spéléo, pendant que certains tentent de démarrer un feu, qui avortera assez vite. Autant l'humanité a mis plusieurs milliers d'années à inventer le carbure, les cordes synthétiques, les bloqueurs, les descendeurs et les mousquetons, autant elle n'est plus capable de faire un simple feu. L'absence de feu pour éloigner les bêtes sauvages ne nous empêchera de dormir dans un concert de ronflements amplifié par la fatigue et la dernière bière.

Dimanche matin. Qu'il est doux de regarder la pluie tomber depuis son lit! Ce privilège de la vie au grand air nous est offert à l'abri de notre rocher... Matin blême, la température a chuté, le temps est couvert. Qu'il est difficile de s'extraire des duvets ! Café/petit déjeuner et c'est reparti. Les bras font un peu mal, il faut s'échauffer.
Pendant que certains sèchent façon jambon de Bayonne sur des passages de n?uds, d'autres tournent sur des ateliers de décrochement, réchappe ou s'entraînent simplement sur corde...
Marc et Luc (Jean-Paul a du rentrer la veille au soir) nous font des démonstrations de décrochement croll à croll : rapide, efficace... pourvu que le bonhomme à décrocher ne soit pas trop lourd. D'où l'intérêt du balancier avec la méthode de la pédale crollée.
Dernier atelier : comment remonter un équipier depuis la tête de puits ? Démonstration du palan avec poulie/bloqueur, puis du balancier espagnol (j'en vois déjà ricaner d'ici, au fond de la salle : je n'ai pas dit &amp;quot;brouette japonaise&amp;quot;).
Pause déjeuner. Comme je ne suis pas un chien, je mange mon cassoulet le second jour pour que ça ne porte pas à conséquences.
On reprend doucement. Certains s'amusent sur corde... et soudain c'est le drame ! Luc vient de faire une chute, risquant de grossir les rangs des nominés aux Darwin Awards. Comme nous ne sommes pas des chiens, nous volons à son secours. Hugo propose de faire du café, apportant ainsi sa contribution aux secours. Les fans de Sanctum proposent de noyer le blessé pour abréger ses souffrances. Visiblement aucune de ces options n'est la bonne. Il faut le déplacer de la zone d'accident, et l'installer dans un point chaud avant qu'il nous claque d'hypothermie entre les mains. Pendant que nous construisons une tente avec des couvertures de survie autour de la victime (placée en PLS), nous essayons de lui garder le moral par des paroles rassurantes : « Luc, tu ne nous entends probablement pas, mais sache que là où tu es, le monde est sûrement meilleur ». Bon gré mal gré, le point chaud est mis en place avec l'aide de Marc.
La victime se relève et marche. Ah ah ah. C'était pour de faux. Sacré blagueur, Luc. Tu nous as flanqué une de ces frousses! Nous debriefons l'opération de mise à l'abri de la victime : on saura à l'avenir qu'il faut construire la tente du point chaud avant d'y mettre le bonhomme, et non autour de lui, c'est beaucoup plus efficace.
Nous terminons la journée par des ateliers de décrochage, puis la classification des causes d'accident spéléo, et c'est l'heure de regagner nos pénates.

Si ce récit vous a plu, je vais me permettre de passer parmi vous 'sieurs dames. J'ai besoin d'argent pour changer mes longes. Un peu de monnaie, un ticket restaurant, ou pour ceux qui n'peuvent pas juste un sourire pour un pauv' spéléo. Encore merci, et bonne journée.

Samuel</description>
</item>

<item>
<title>Cegedim s'initie à la spéléologie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=298</link>
<pubDate>Sat, 02 Apr 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après deux mois de préparatifs et de publicité intensive dans les locaux de Cegedim, nous allons initier ce week-end 23 personnes à la spéléologie.

Jeudi soir au local technique du club Abimes, au centre de la pièce, une montagne d?affaires pour la sortie s'élève. 
Nous nous donnons rendez-vous vendredi soir pour charger les deux voitures (des breaks), car j?abandonne l?idée de prendre ma petite Sandero, j?opte pour le break sw 307.


Vendredi soir, 19h nous arrivons au local. Nous nous divisons en deux équipes, une en direction d?Intermarché pour acheter les bières indispensables pour notre survie et accessoirement de la nourriture pour ce week-end, l?autre pour charger une des voitures.

20h, nous chargeons les courses et le reste du matériel dans la dernière voiture. Puis direction notre gîte du week-end. Nous arrivons sans encombre à 22h30. Là, nous déchargeons les six tonnes de matos et nos affaires perso. Direction le frigo pour stoker les bières, mais malheureusement toutes les bières n?arrivent pas jusque-là car, au passage, nous commençons à nous hydrater. Après, la suite classique d?une sortie spéléo : apéro, bouffe, digestif, nous refaisons le monde puis direction notre lit.

Samedi 7h du matin, une superbe musique de Yannick nous réveille (Debout bande de fiotes ! oui chef, chef oui ! ? ). Direction la table et le café ? 30 minutes plus tard, nous sommes toujours sur la table, 30 minutes après nous chargeons les voitures puis direction Caumont.
8h30, nous sommes sur place, nous déchargeons, et direction la carrière. Là, surprise : un cadenas nous bloque l?ouverture du portail, premier exercice du matin ?

9h, les premiers initiés arrivent, je gère l?accueil et pendant ce temps les autres cadres s?activent pour préparer le matos et équiper l?atelier corde.

9h30-10h préparation et contrôle des initiés, direction l?atelier corde où nous divisons le groupe en deux.

La Jacqueline du matin : nous voilà à l?entrée de ce beau et boueux (juste à la fin) réseau. Le groupe est dynamique et semble apprécier la promenade, le méandre apporte un côté humide à l?excursion pour certains. Nous allons jusqu?au lac. Au retour (à la charge des initiés) nous en perdons bon nombre par des chemins obscurs et inexplorés. Heureusement, Yannick arrive à nous sortir de là ? Nous retrouvons l?autre groupe à l?atelier corde pour aller manger aux Chocottes avec une bonne bière bien méritée pour cette première matinée.

La Jacqueline de l?après-midi : Nous avons un groupe épuisé par la corde du matin (non je blague), la plupart ont fait la même découverte que le groupe du matin : l?eau ça mouille !
Après quelques pauses bien méritées, nous arrivons au lac. Comme le premier groupe, le retour à la salle de la couronne pose beaucoup de difficultés de repérage. Là, nous constatons que des volontaires sont là pour aller voir un autre lac, direction une étroiture au centre de la salle de la couronne, nous finissons par trouver le lac (asséché). Nous retrouvons l?autre groupe à l?atelier corde à 18h10. 

Direction l?usine allemande, et enfin, pour achever les dernières nous allons à la rivière des Robots. Objectif : la boîte aux lettres. Là, deux initiés ont le courage de la passer sous les yeux fatigués du groupe du samedi. Après cette brève étroiture, un petit groupe décide d?aller plus loin dans la rivière des robots, attiré par je ne sais quoi ! La lumière sûrement? après quelques minutes de progression très active, nous avons toujours collé à nos chaussures deux initiés qui ne lâchent pas prise, nous accélérons jusqu'à la voûte mouillante qui prend son temps pour arriver, nous en perdons un en chemin, mais l?autre nous colle toujours aux fesses. Au final nous n?arrivons pas à le semer et nous trouvons la voûte mouillante qui clapote devant nos yeux. Demi-tour, il faut rejoindre le groupe et récupérer tous les initiés en chemin, direction les voitures pour nous changer.

Les initiés semblent ravis de leur journée. Cela nous fait grandement plaisir d?avoir pu leur montrer cette belle activité.

Pour les cadres, direction notre gîte du week-end pour nous recharger en énergie et pouvoir accueillir le groupe du dimanche. 
Là, comme d?habitude, on décharge la voiture dans le gîte (oulala, la tronche du gîte avec nos beaux sacs tout propres ?). Apéro, préparation de la table et là, malheur ! Nous avons oublié de préparer les pommes de terre pour la raclette. Mais un spéléo regorge de ressources, on lance la préparation des pommes de terre (avec beaucoup de difficulté car nous avions une cocotte minute de grand-mère). Et là, pas le choix, deuxième apéro pour attendre les patates. Enfin nous commençons à manger, opération morceau de fromage dans l?appareil à raclette (tiens une odeur bizarre). Et là, catastrophe ! Plus d?appareil à raclette, plus d?électricité sur la prise de l?appareil. Après de multiples tentatives et analyse du problème, nous appelons la propriétaire pour lui soumettre notre problème existentiel (22h40). A 22h50, nous avons enfin un nouvel appareil qui fonctionne, direction la table et le vin blanc. Et là, comme d?habitude nous refaisons le monde, digestif, direction le lit.


Dimanche matin 7h. Direction la table pour le petit déjeuner ; après nous devons faire très vite pour vider le gîte avant 8h30, car inspection de la propriétaire qui a vu samedi soir tous nos beaux sacs propres étalés dans le salon et l?entrée du gîte. 
8h30 : Le gîte est propre, les affaires dans les voitures, direction Caumont pour cette deuxième journée.  

Même chose que pour samedi, j?accueille les initiés, et pendant ce temps les autres cadres équipent les arrivants.

10h, direction l?atelier corde, où nous divisons le groupe de 11 en deux.

La Jacqueline du matin. Je commence à bien la connaître, la Jacqueline ! Le groupe est motivé, mais il rencontre les mêmes problèmes et arrive aux mêmes conclusions que les deux premiers groupes, l?eau mouille toujours ! Nous allons aux premier et deuxième lacs. De là, nous leur montrons la partie en cours de désobstruction et les passe-temps des spéléos, creuser, creuser et creuser ?
Pour le retour, nous pouvons arriver aussi à la même conclusion que pour les autres groupes, tous les chemins n?amènent pas à la sortie ! A la salle de la couronne, trois volontaires sélectionnés décident de passer par une bonne et longue étroiture où nous pouvons localiser le départ en haut de la salle. Nous entendons des hurlements, des cris, mais au final nos trois compères traversent l?étroiture sans difficulté.
Direction la sortie, puis l?atelier corde.

Les deux groupes vont près de la sortie pour manger. Pour profiter du ciel et d?un climat plus chaud.

Après un bon repas et un café, direction la Jacqueline de l?après-midi (quatre Jacqueline en un week-end et toujours beaucoup de plaisir). 
Nous avons une famille (Philippe et 3 enfants) et Florence. Ils sont très motivés ! Nous allons voir les deux lacs et la désobstruction. Et là, pour la première fois, un des initiés arrive à nous faire sortir de la cavité ! Bravo Matthieu. Nous retrouvons l?autre groupe à l?atelier corde à 18h20, mais là plus personne. 
Pour finir, nous allons visiter l?usine allemande, le début de la rivière des robots et la salle des chocottes. 

Une petite séance de strip-tease sur le bord de la route et nous finissons par rentrer à la maison. Après un bon week-end de spéléologie.

En espérant que tout le monde a bien apprécié cette initiation.

Au plaisir de vous revoir.

Christian</description>
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<title>De la corde pour les braves !</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=293</link>
<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Quoi de mieux en fin de journée que d'aller enchainer quelques  descentes/montées sur corde ?
Direction le viaduc ! Beaucoup de monde motivé mais au dernier moment la pluie freinera les ardeurs des plus faibles ;)
Au final, seuls quatre braves seront présents : Delphine, Hugo, Sylvain et Sébastien.
Nous arriverons sous la pluie battante, parapluie et ponchos seront bien utiles mais à peine le temps de s'équiper et le soleil est déjà de retour ! Le dieu de la spéléo doit veiller sur nous !
C'est parti pour quelques longueurs; il faut s'entrainer pour les grosses sorties à venir ! Ça sera également la reprise des  hostilités pour Hugo après quelques mois d'abstinence spéléologique.
Au final, ce fut un chouette entrainement et sans eau s'il vous plait ! 
Honte aux lâcheurs ! :)

SGUI</description>
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<title>Stage chauves-souris</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=297</link>
<pubDate>Sat, 26 Mar 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Aaah, être une chauve-souris! Quel spéléologue n'a jamais rêvé de se réincarner en chauve-souris? Avoir des super-pouvoirs?
Se glisser dans des étroitures dans lesquelles on ne passe pas le doigt
Voir dans le noir (tiens les propriétaires de Scurion vous avez l'air malin, là ! déjà que vos modèles sont obsolètes...)
Se déplacer dans les réseaux sans utiliser de corde...
Se goinfrer à l'automne et dormir pendant l'hiver...
Un peu le paradis, du moins selon un référentiel spéléo.
Un petit défaut de conception vient toutefois ternir le tableau : les chauve-souris passent beaucoup de temps la tête en bas. Si leur système de retour veineux s'est en effet adapté à cette posture inhabituelle, on ne peut pas en dire de même pour le reste de l'organisme... enfin tout le monde aura vu ces tas de guano au pied des colonies et au plafond. C'est peut-être chouette d'être chauve-souris &lt;small&gt;(notez le jeu de mot pourri digne d'un rédacteur du &lt;i&gt;Parisien&lt;/i&gt;)&lt;/small&gt;, mais il n'y a pas que des avantages.

Ce stage organisé par le COSIF en collaboration avec Carrières et patrimoine, animé par Christian Dodelin nous aura donc familiarisé avec ces sympathiques oiseaux que nous croisons en cavité...

Outre la méthode de détermination des espèces, Christian nous aura dispensé un concentré des connaissances modernes sur les chauves-souris :
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;sociologie (notamment le swarming, regroupement saisonnier de chauve-souris pour augmenter le brassage génétique, en un mot : une partouse géante de chiroptères...),
&lt;li&gt;migrations saisonnières,
&lt;li&gt;physiologie (saviez-vous que chaque espèce avait une préférence thermique pour son lieu d'hibernation?),
&lt;li&gt;les dernières avancées en termes de détermination (utilisation des batbox, qui convertissent les ultra-sons en fréquence audible, et donnent une signature acoustique propre à une espèce ; la détermination d'après les ossements, la longueur de l'avant bras...),
&lt;li&gt;les idées reçues (non les spéléologues ne sont pas forcément les méchants, les chauve-souris sont malheureusement bien plus menacées par les pesticides et la dégradation générale de l'environnement)
&lt;li&gt;...&lt;/ul&gt;
Au fait, un paragraphe plus haut, j'ai écrit &amp;quot;oiseaux&amp;quot;, c'était pour voir si tu suivais un peu, ami lecteur. Il est admis depuis le XVIII&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle que les chauves souris sont des mammifères. Les femelles ont un petit par an, au printemps, qu'elles allaitent. Elles se regroupent en nurseries pour assurer une bonne température corporelle pour les juvéniles, qui atteignent leur taille adulte en trois mois. Si le rut a lieu à l'automne, la gestation ne démarre qu'au printemps, au retour de la belle saison, et de son cortège d'insectes gras et croustillants...

La visite de cavités artificielles (la carrière Sarazin le samedi, et deux autres carrières de l'Oise le lendemain) nous aura permis de faire un dénombrement de population et mettre en pratique la détermination des espèces.
Compter des chauve-souris, ça paraît simple comme ça... mais ces vicieuses vont se planquer dans des failles dans lesquelles on ne glisserait pas un crayon, et ont une fâcheuse tendance à se pendre au plafond, quatre à cinq mètres plus haut : jumelles et appareils photo numériques sont d'un grand secours. Ajoutons à ces difficultés le fait que pour ma part, le dimanche matin a été un moment d'intense solitude, la conclusion logique des mélanges de la veille étant une légère gueule de bois, aggravée par un réveil par trop matinal pour un jour de passage à l'heure d'été (je ne regrette pas pour autant d'avoir tapé dans le Cognac apporté par Arnaud... seulement les heures qui ont suivi).
Au total, pas loin de 100 chiroptères recensés sur trois sites. Six espèces sont représentées, majoritairement des petits rhinolophes, puis des murins à moustache, murins à oreille échancrée, et plus marginalement des murins de Daubenton, un petit murin et un grand rhinolophe.
La moisson est modeste, mais il faut considérer que la période d'hibernation se termine et qu'un grand nombre d'individus ont commencé à reprendre leur activité préférée : gober des insectes la nuit et dormir la tête en bas le jour.

Christian aura donc réussi sur ce court week-end à nous transmettre sa passion et à lever le voile de notre ignorance... A nous désormais d'être attentifs aux populations rencontrées, et enrichir les bases de recensement de chiroptères : nous contribuerons ainsi à une meilleure connaissance de l'espèce, et à sa préservation.

Pour en apprendre davantage, on pourra se plonger dans un petit bouquin assez passionnant rédigé par les conservateurs du Muséum d'histoire naturelle de Bourges, institution qui fait référence en France dans le domaine :
Les chauves-souris, maîtresses de la nuit, &lt;i&gt;Laurent Arthur, Michèle Lemaire&lt;/i&gt; (Ed. Delachaux et Niestlé)
Un peu de pub pour les copains : &lt;a href=http://carrierespatrimoine.wordpress.com/&gt;Carrières et patrimoine&lt;/a&gt;.

Samuel</description>
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<title>Un trou dans la montagne ?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=292</link>
<pubDate>Sat, 12 Mar 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tout a commencé comme dans un conte d?enfant...

Il était une fois ...

3 hauts gradés d?une guilde (re)connue de tous et un padawan en puissance qui décidaient d?aller jouer du crampon sous terre, dans une caverne aux merveilles où, le dragon ayant été expurgé des siècles et des siècles auparavant par un saint vengeur, et le temps faisant, des langues de glace millénaire s?étaient accumulées jusqu?à quasi combler la grotte par un glaçon remarquable.

Pas peu fier de leur merveille, des autochtones locaux avaient baptisé leur phénomène du doux nom de GRAND glacier, nom digne d?une attraction d?un parc à loisir du genre de celui tenu par une souris pas chauve du tout, ou par un gaulois aux favoris remarquables.

Habités par une vision commune, nos valeureux aventuriers commencèrent par faire provision de victuailles auprès des artisans du coin les plus réputés, avant d?affûter minutieusement leurs fines lames qui leur permettraient de tenir sur la glace si lisse, si transparente, si glissante !

Dès l?aurore levée (l?histoire ne dit pas dans quel pays, sous quelle latitude, dans quel fuseau horaire), nos vaillants compagnons s?harnachèrent gaiement avec moult kits, raquettes, crampons, broches, bouteilles d?eau, cordages? à ne plus savoir qu?en faire et se jetèrent dans la rude pente.

L?ascension n?était pas dénuée d?obstacles : pierres roulantes, paroi de glace, pente enneigée, tronc d?arbre en travers du chemin, feuilles mortes... mais tous furent franchis avec adresse.

Après tant d?aventures, nos vaillants explorateurs firent une pause bien méritée dans une modeste masure. Le feu fut allumé et les victuailles sorties du sac. Nos amis étant partisans de la frugalité, ce repas fut promptement bouclé en presque pas beaucoup plus d?une heure, le temps de laisser le soleil pointer son nez à travers les maigres nuages du jour.

Confrontés à d?odieux monceaux de neige, nos vaillants aventuriers chaussèrent leurs bottes de 7 lieux et s?élancèrent à nouveau à l?assaut de la montagne, cette fois par des chemins un peu plus plans que précédemment.

L?un d?entre eux sortit sa carte magique, qui, où que l?on soit, indique toujours la position au mm près. Malheur sur nos vaillants flibustiers, une obscure entité chtonienne, certainement mal attentionnée, avait jeté un sort, et la magie de la carte ne fonctionnait pas bien... Voici nos vaillants érudits contraints à s?en remettre à leur instinct pour trouver la trace menant à l?antre tant recherchée !

Dame ! Bernés par l?épaisse couche de neige, et par les mauvaises sentes tracées par les farfadets, nos vaillants prospecteurs en furent pour tourner en rond pendant quelque temps. La magie de la carte magique n?opérant pas, ils dégainèrent en dernier recours un parchemin usagé par le temps qui indiquait en IGN, une langue obscure et oubliée, la destination tant recherchée.

A travers les amoncellements de neige, les congères, les branchages traîtres des sapins tordus, les abrupts revers de pentes, les barres rocheuses et chocolatées, nos vaillants vagabonds s?enquirent du Graal, mais, tels les chevaliers à la noix de coco, ils ne purent jamais mettre la main dessus.

Le visage fouetté par le blizzard de neige nouvellement levé, le dos rompu par la charge, le nez rougi par le froid, la concentration fortement perturbée par la mention d?une tartiflette, nos vaillants touristes décidèrent, la mort dans l?âme, de faire demi-tour et réintégrer leur humble demeure du week-end.

S?en fut tout de même un festin digne de la fin de la bande dessinée du moustachu susnommé, et l?apprentissage par le padawan des rouages du fonctionnement de la guilde également susnommée.

Sylvain

Epilogue
Ils s?en rentrèrent au château et n?eurent pas moult images à montrer à leurs vaillants compagnons.</description>
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<title>Soleil martien</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=288</link>
<pubDate>Sat, 05 Mar 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Point de giboulée ces jours-ci. C'est un soleil magnifique qui accompagne notre petite séance du jour. A dire vrai, je pensais entraînement, montée, descente, montée... histoire de secouer un peu les muscles endormis, qu'il faudra bien avoir réveillé pour septembre...
En fait, ce samedi au viaduc aura été l'occasion de faire de la technique. Avec Jasmine et Samuel : peaufinage du matériel, remontée en alternatif, et puis équipement aussi, et reprise pour Stéphanie.
Une bonne séance donc, qui en appelle d'autres. Surtout maintenant que nous avons compris où il faut se garer ! Et puis il faut s'entrainer pour Septembre...
Philippe</description>
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<title>Gouffre de Pourpevelle</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=289</link>
<pubDate>Sat, 26 Feb 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;h3&gt;Résumé pour ceux qui n'ont pas le courage de tout lire&lt;/h3&gt;On rentre dans l'trou. On marche. Ooooh c'est beau. On ressort du trou. On boit des bières, mais on mange pas de raclette. On retourne à Paris parce que lundi y a école.&lt;h3&gt;Un gros pavé pour les braves&lt;/h3&gt;(... plein de &lt;i&gt;private-jokes&lt;/i&gt; et de références hollywoodiennes)&lt;div style=&amp;quot;text-align: justify;text-indent: 2em;&amp;quot;&gt;&lt;p&gt;On passera les détails d'un voyage sans histoire de Paname jusqu'au gîte, situé pas loin de nulle part et au nord-ouest d'ailleurs.&lt;br&gt;Beaucoup plus intéressant, la découverte de trois appareils à raclette qui ont tôt fait d'exciter les convoitises... malheureusement, c'est incompatible avec le menu macrobiotique proposé par Tonio. On devra se résoudre la mort dans l'âme à manger du chou-fleur. &lt;i&gt;Tonio, si tu lis ces lignes, j'espère que tu portes encore tout le poids de ta culpabilité.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;Une bière pour fêter l'arrivée au gîte et au lit. Concerts de ronflements et autres bruits organiques dans les chambrées.&lt;br&gt;Lever. Ptit déj. Gaëtan, poussé par son enthousiasme à aller dans une cavité, est levé dès l'aurore. Nous devons comme toujours freiner son ardeur et attendre que tout le monde soit prêt...Les classiques : atelier salade de pâtes, préparation des bidons de bouffe...&lt;br&gt;C'est parti.&lt;/p&gt;&lt;hr width=50%&gt;&lt;p&gt;Le gouffre est dans un petit bosquet isolé en bordure de route. Marche d'approche : 1 minute.&lt;br&gt;Alors que nous sommes en train de nous garnir des cinq kilos réglementaires de matériel que porte tout spéléo, Fabien s'approche de nous avec un air de conspirateur :&lt;br&gt;&lt;i&gt;- z'avez vu c'que j'ai amené pour vous les débutants? avec ça, vous vous sentirez mieux...&lt;br&gt;- naaan! t'en as apporté? dooonne! donne! à moi!&lt;/i&gt;&lt;br&gt;Et nos mains de se refermer avidement sur les objets présentés...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Jean-Paul passe en tête, il équipera la cavité.&lt;br&gt;Les gouffres, ça se ressemble pas mal. De la végétation autour, de la caillasse, un trou. Amarrage naturel sur un arbre, et hop on descend. Un fractio, et déjà le fond est là. La suite mène à une grande salle d'éboulis. Un puits en méandre de quelques mètres est dissimulé entre des blocs. Puis petit passage en méandre et on arrive rapidement en tête du grand puits : celui-ci se descend d'abord contre la paroi, la corde protégée des frottements grâce à une déviation, puis plein pot sur une vingtaine de mètres. La corde glisse bien et la descente est assez jubilatoire... on évite de se gâcher ce petit plaisir en se disant qu'il faudra remonter tout ça.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On atterrit sur un talus d'éboulis concrétionné et glaiseux. Très rapidement, nous sommes à l'entrée du réseau sud de Pourpevelle. Des spéléos indélicats ont laissé leur signature à l'acéto sur les parois, le sol est couvert de tas de chaux.&lt;br&gt;Le calcaire est couleur rouille, assez lisse et peu concrétionné. Le terrain est riche en fer, en témoigne une ancienne mine à 200 mètres à vol d'oiseau du gouffre. Nous n'avons pas réellement l'impression de cheminer dans du karst, mais plutôt de se promener dans une carrière d'ocre...&lt;br&gt;Un petit tour jusqu'à la diaclase Weite, et c'est la pause déjeuner avant d'attaquer pour de bon la cavité. Car jusqu'alors, ça ressemble plus à une promenade dominicale qu'à de la spéléo. On ne va pas être déçus par la suite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On repart par la galerie surbaissée du réseau sud, 200 m en canard ou plié en deux, ça ne nous fait pas peur... pour l'instant. Plus on avance, plus ça se calcifie : les concrétions apparaissent, dont de chouettes stalagmites en assiettes. Arrivent les passages aquatiques. Tonio et Jean-Paul s'équipent en néoprène, car ils s'attendent à des passages inondés de dimensions bibliques.&lt;br&gt;&lt;i&gt;- mais... Jean-Paul, tu SAIGNES! va falloir qu'on te noie! on peut pas continuer avec un blessé&lt;br&gt;- boah déconnez pas les gars c'est rien qu'une égratignure sur le doigt...&lt;br&gt;- ouais mais dans &lt;i&gt;Sanctum&lt;/i&gt; faut pas tomber malade ou être blessé. C'est l'euthanasie direct&lt;br&gt;- ça a l'air sympa votre film faut que j'voie ça...&lt;/i&gt;&lt;br&gt;L'eau est fraîche, mais ça n'est pas saisissant... tant qu'on ne doit pas nager, tout va. Le cheminement aquatique se fait tant que possible en opposition... jusqu'au moment où il faut se baigner pour de bon. Le paysage est varié : vasques, barrages de calcite, gours et concrétions verticales. On en prend plein la vue et on en oublie l'humidité. L'eau, parlons-en, est limpide : pas d'argile, pas de touille, un beau bleu... ne serait sa température, on se croirait en Méditerranée. Il faut bientôt quitter cette zone inondée qui siphonne, une zone argileuse nous mène à une conduite forcée suivie d'un puits de 8 mètres en diaclase. Le boyau surplombant le puits est pourvu d'une étrange concrétion... d'où suinte de l'eau sous pression, à la manière d'un Manneken-pis miniature. Il faut bien admettre que ça nous fait marrer un moment. Et c'est tant mieux, l'attente en tête de puits n'en passe que plus vite, le temps d'épuiser toutes les anecdotes scato-urologiques qui nous passent par la tête et de prendre des photos.&lt;br&gt;Sur les conseils de Jean-Paul, tout le monde laisse au pied du puits descendeur, pédale et autres matériels de progression verticale, qui n'auront plus leur utilité pour la suite... ou pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après un cours passage sur éboulis, on reprend une progression aquatique. Le paysage est beaucoup plus vif, les vasques se succèdent. On commence d'ailleurs par de sympathiques vasques remplies de guano de chiroptères, qui ont attiré pas mal de crustacés. Vaut mieux pas tomber dedans. Les crustacés sont trop petits pour être grignotés à l'apéro : on leur laissera la vie sauve.&lt;br&gt;La progression en oppo pour ne pas se mouiller finit par montrer ses limites et on est reparti pour une séance de piscine dans une eau à 8°C. Ce n'est pas plus mal car comme l'eau est trouble, on perd parfois de l'énergie à progresser en opposition au-dessus de passages avec seulement 20 cm d'eau...&lt;br&gt;Bon, c'est pas tout mais on en est où? On nous vantait une voûte mouillante, une galerie des cristaux... Justement...&lt;br&gt;&lt;i&gt;- Dis Grand Schtroumpf, on arrive bientôt?&lt;br&gt;- ouais le réseau est juste après, mais avant y a 1/2 heure de ramping.&lt;br&gt;- mwaaaah l'aut! t'es d'Marseille ou quoi?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En fait on n'y croyait pas vraiment... Une demi heure de ramping, c'est peu dire. La galerie des cristaux est un boyau aplati dans lequel se succèdent des sections où l'on peut au mieux marcher plié en deux, le plus souvent à quatre pattes... et au pire, ramper comme des lombrics. Une alternance de trous dans le sol calcité et de gours asséchés rendent la progression difficile. Les cristaux de calcite qui donnent leur nom au passage sont visibles sous les planchers effondrés et le long de la galerie. Les genouillères montrent toute leur utilité. Pour ma part, le kit ajoute un piquant qui n'était pas franchement nécessaire. La 1/2h semble durer une éternité, ça laisse le temps d'épuiser tout le lexique de l'injurologie à destination du kit, mais aussi de la cavité qui a choisi de mettre des obstacles en travers des tibias et des genoux. Le plafond s'abaisse progressivement... Dans les passages bas, il n'y a malheureusement pas vraiment de méthode pour progresser, seuls les petits qui étaient défavorisés par les séances d'opposition prennent leur revanche, et encore. C'est long, très long. Pour donner une idée, relisez &lt;i&gt;&amp;quot;La route&amp;quot;&lt;/i&gt; de Jack Kerouac.&lt;br&gt;&lt;i&gt;- Dis Grand Schtroumpf, on arrive bientôt?&lt;br&gt;- ouais le réseau est juste après, mais avant y a la voûte mouillante&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Notre progression en reptation dans la voûte mouillante est précédée de petits cris aigus d'harmoniques bien féminins. Ça traîne bien devant alors que l'endroit n'est pas vraiment propice au squat... On rappelle à l'intéressée que dans le monde de &lt;i&gt;Sanctum&lt;/i&gt;, les nanas meurent en premier, que les faibles sont noyés par compassion, et surtout, qu'on place les personnes lentes ou expérimentées en dernier de façon à ce qu'elles crèvent en paix sans perturber la progression du groupe. C'est la vision hollywoodienne de la spéléo : cordes avec frottement et progression en mode Vietnam.&lt;br&gt;On nous avait vanté l'aspect aventurier de cette voûte mouillante... pour mouiller elle mouille, mais on est à l'étiage : il y a suffisamment d'espace entre l'eau et le plafond pour respirer et ne pas éteindre les dudules, c'est déjà ça de pris. En cas de crue, l'endroit doit devenir scabreux sinon mortel.&lt;br&gt;&lt;i&gt;- Dis Grand Schtroumpf, on arrive bientôt?&lt;br&gt;- ouais le réseau est juste après... mais avant y a une cheminée...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La sortie de la voûte nous mène effectivement au pied d'une cheminée de 14 mètres, en plusieurs sections, que l'on monte en oppo assurés avec croll et poignée. Les pédales qui auraient eu leur utilité sont malheureusement bien loin, à côté de nos descendeurs, au pied du puits du Manneken-pis.&lt;br&gt;Étrangement, la file d'attente est longue au pied de la dernière section de la cheminée. En haut, ça peste et ça jure. Pourtant, l'escalade commence tellement confortablement : 4-5 mètres sont grimpés en un clin d'?il... L'explication se trouve un mètre avant son extrémité. Une étroiture presque dépourvue de prises met un frein brutal à l'escalade, d'autant plus que le kit subitement doté d'une maligne intelligence choisit de se coincer plus qu'à son tour. Après avoir passé presque toutes les étapes du deuil (choc, déni, colère, abattement, résignation...), une prise pour les pieds se présente enfin comme par magie, et permet de se propulser hors du boyau.&lt;br&gt;Et là, arrivé en haut, Fabien m'annonce que les réjouissances ne sont pas terminées :&lt;br&gt;&lt;i&gt;- Dis Grand Schtroumpf, on arrive bientôt?&lt;br&gt;- ouais le réseau est juste après, mais avant y a un laminoir, je m'en souvenais plus...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Effectivement, on débouche au droit de l'escalade, dans un sympathique laminoir assez court. Session reptation, la hauteur sous plafond est telle que je préfère retirer mon casque pour conserver le luxe de pouvoir tourner la tête. Le laminoir par rapport à l'étroiture verticale, c'est presque des vacances et comparé à la galerie des cristaux, c'est même une franche partie de rigolade. D'autant plus que les petits camarades qui m'ont précédé ont déjà bien épongé les flaques boueuses dudit laminoir, qu'ils en soient remerciés au passage.&lt;br&gt;Arrivée au lieu dit &amp;quot;station plaisance&amp;quot;, grande salle pavée de gours peu profonds et joliment concrétionnée, qui se poursuit par deux embranchements. C'est le réseau supérieur, dit Pourpelui 2.&lt;br&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Le lecteur attentif à toutes nos péripéties aura compris que ce réseau se mérite.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une partie du groupe est déjà partie explorer la branche droite, concrétionnée et marquée par des barrières de calcite. Nous les croisons alors qu'ils font demi-tour... le plafond s'abaisse, tout le monde a la flemme d'aller au terminus de cette branche, le souvenir de la galerie des cristaux n'est encore pas si lointain et il faut garder des forces pour le retour. Retour à la station plaisance, et exploration de la branche gauche - dite Autoroute du Sud - jusqu'à une trémie qui cache la nouvelle entrée, soigneusement bouchée avec rondins, bâche, sable... et certainement mines anti-char pour cause de ... ben on sait pas, mais ce qu'on sait, c'est que l'extérieur est à peine à 5 mètres au dessus de nous, mais qu'il nous faudra quand même tout refaire en sens inverse pour ressortir...&lt;br&gt;Cette galerie est la plus volumineuse de la cavité, et porte bien son nom d'autoroute. Au début concrétionné et pavé de gours, le paysage alterne ensuite talus glaiseux et cheminement aquatique dans une touille opaque. Manque de pot, un créateur malicieux a rempli le fond de l'eau d'embûches : caillasses diverses, et surtout à proximité des berges, des reliefs du plancher décapé qui rentrent bien douloureusement dans les tibias sans crier gare. A plusieurs reprises je manque de m'étaler, à tel point qu'on pourrait renommer la galerie en &amp;quot;rivière du pète-tibias&amp;quot; ou &amp;quot;boyau des blasphèmes&amp;quot;. On retrouve aussi des configurations analogues au réseau de l'entrée : murs d'ocre, coupoles au plafond, avec dans certaines des géodes de calcite.&lt;br&gt;Pause grignotage, et déchaulage à la station Plaisance. Je maudis Jean-Paul qui nous a conseillé de nous débarrasser des descendeurs avant la galerie des cristaux : le descendeur aurait bien été utile pour dégripper le MAVC, dernier obstacle à une nécessaire exonération dans une vasque bien arrosée (bon cette histoire se termine bien, un mauvais élève avait conservé son Petzl-stop, j'ai pu pisser si vous voulez tout savoir). &lt;i&gt;&lt;b&gt;Moralité : même dans un secteur sans progression verticale, un descendeur reste toujours utile.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;La faim se fait à nouveau sentir, quelqu'un évoque avec regret les appareils à fondue... et c'est là que Tonio nous apprend qu'il a 1,5 kg de fromage à fondue dans son frigo, dont il ne sait pas quoi faire. Dans le monde de &lt;i&gt;Sanctum&lt;/i&gt;, on l'aurait bien volontiers noyé. Malheureusement, on est dans le monde réel, et on se balade pas avec des bodybags (accessoire nécessaire de la spéléo au cinéma).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On reprend le laminoir, la descente par le méat (je vois pas comment nommer autrement la sortie de la cheminée) est une formalité par rapport à sa montée. Test de l'assurance en descente avec un n?ud italien (1/2 cabestan) sur mousqueton.&lt;br&gt;Au pied de la cheminée, suite des réjouissances : la voûte mouillante... elle semblait plus accueillante de l'autre côté. Du fait de l'absence d'éléments perturbateurs devant (je balance pas, je raconte...) la progression est cette fois-ci très rapide. La suite est conforme à l'aller : le ramping dans le boyau (allez, faut appeler les choses par leur nom, je pige même pas que des topo aient pu donner le nom de &amp;quot;galerie&amp;quot; à cet endroit) des cristaux est toujours pénible, nous le ponctuons de pauses salutaires. Ce foutu kit bien qu'allégé des derniers restes de repas est toujours aussi encombrant avec ses bidons de 6 litres et ses bouteilles d'eau. Une fois ce passage pénible franchi, une vague d'enthousiasme s'empare de nous, le reste du chemin sera une formalité. Et de l'inconscient collectif jaillit spontanément, sous la forme d'un concert de sifflements, le thème des &amp;quot;tontons flingueurs&amp;quot;. Au pied du P8 en diaclase, Émilie en a définitivement marre de nos sifflements et s'énerve... Il faut admettre que sifflé à plusieurs, ce thème devient vite exaspérant. Qu'à cela ne tienne, on le reprend en ch?ur : la liberté d'expression est respectée.&lt;br&gt;La progression du P8 par Émilie est ponctuée de &lt;i&gt;&amp;quot;je vous déteste!&amp;quot;&lt;/i&gt;, leitmotiv que nous retrouverons au P33 (l'écho en plus)... Quelle ingratitude ! sept beaux hommes ont sacrifié un samedi pour accompagner une damoiselle dans une cavité plutôt basse, boueuse, et pour tout dire franchement humide... On nous y reprendra, tiens. La prochaine fois, c'est noyade.&lt;br&gt;Le groupe est désormais bien réparti, et avance d'un bon pas. Nous récupérons Seb en chemin, qui a bien eu le temps de se refroidir :  Tonio et Jean-Paul avaient pris de l'avance pour ne pas nous ralentir au moment de quitter leur néop après les passages aquatiques et avaient laissé leur petit camarade seul dans le noir. La dernière galerie surbaissée semble beaucoup plus longue qu'à l'aller, effet de la fatigue aidant. Nous nous retrouvons dans le paysage familier de graffs à l'acét et de tas de chaux, la sortie n'est plus très loin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout le monde se retrouve au pied du P33 et commence la désormais classique attente de pied de puits. Les dernières provisions sont englouties et les bouteilles d'eau vidées, ça allégera d'autant les kits... Jean-Paul a remplacé la déviation utilisée à l'aller par une boucle de fractio, qui permettra de libérer plus rapidement la première section du puits. Les plus frigorifiés partiront en premier. Nous n'avons pas tous emmené une couverture de survie épaisse. De fait, des couples se forment sous les couvertures et se réchauffent avec leur dudule. (avoue, gourmand lecteur, qu'une chouette phrase pleine d'ambiguïté comme celle là, et remise hors contexte n'est pas pour te déplaire).&lt;br&gt;Vient mon tour, je suis suivi de Sylvain qui fermera la marche et déséquipera. Un petit moment de frayeur lorsque l'on s'aperçoit qu'il ne reste aucun kit au pied du puits pour ranger les cordes... devoir lover et garder les cordes sur soi au fur et à mesure que l'on monte n'est pas vraiment une bonne nouvelle! Le kit de cordes est en fait amarré au fractio, plus précisément, le skif du kit est utilisé pour faire le deuxième amarrage de ce qui était une dév à la descente (bravo Jean-Paul pour l'équipement), le déséquipement ne sera pas une corvée...&lt;br&gt;La remontée du puits avec le bloqueur de pied est presque une formalité (c'était ça, la bonne came que nous a fourni Fabien quelques paragraphes plus haut, vous étiez allé penser quoi?)&lt;br&gt;Il est minuit 30. La descente aura duré 10 bonnes heures.&lt;/p&gt;&lt;hr width=50%&gt;&lt;p&gt;Retour au gîte. Fatalement sur le chemin, chacun y va de ses regrets sur la bonne raclette qu'on aurait pu savourer si ça avait été anticipé un minimum. Sylvain nous avoue finalement la mort dans l'âme qu'il savait que le gîté était doté d'appareils à raclette mais, je cite &lt;i&gt;&amp;quot;comme Tonio avait déjà proposé un menu...&amp;quot;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&lt;b&gt;Toujours transporter en week-end charcut et fromage à raclette. Au cas où...&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une fois rendus au gîte, la liste des tâches est la suivante : douche, bière, dormir, manger, préparer à manger. Dans le désordre. Pour la majorité, la liste commence par la bière. La gent féminine est plus sensible aux odeurs de transpiration, beaucoup moins assoiffée et n'a de fait pas les mêmes urgences que des spéléos barbus à la sortie d'une cavité. Pillage du frigo. Bières artisanales et grande distribution y passent. Ça finit par se mettre à table. Et que ça mange, boit et discute jusque tard dans la nuit. Convivialité. En fait on est un peu coupés du temps. Le sommeil ne sera pas long à venir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;


Samuel</description>
</item>

<item>
<title>Cuves de Sassenage</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=281</link>
<pubDate>Sat, 05 Feb 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Samedi  réveil à 8h30 après une courte nuit pour ceux qui sont partis le vendredi soir.
La première équipe composée de « ien » : Vivien, Fabien, Sébastien, Aurélien et Sylvain est déjà en route avec pour objectif le fond.
Apres un petit déjeuner et quelques préparatifs, direction Sassenage.

On retrouve Thomas et Anne-Catherine sur le parking des Cuves. 
Apres une petite marche d?approche, on arrive à l?entrée.
Une fois les 11 personnes inscrites dans le cahier avec une heure d?entrée à 11h30, on commence par prendre une partie du circuit de la visite touristique. Nous cheminons tranquillement dans les galeries et la rivière. On arrive au premier puits montant puis un p13 à descendre après quelques cris et larmes.
Nous arrivons à la salle des sables, on en profite pour faire la pause déjeuner.
On se divise en deux groupes pour faciliter la progression en se donnant comme point de rendez-vous la salle du Thermomètre.
Le niveau de l?eau étant bas, le passage de la rivière des benjamins ne sera pas trop humide.
Apres la chatière Maho (suivant sa corpulence, il suffit de creuser le sable pour la passer), on arrive dans la salle du Thermomètre. J?étais dans la première équipe, nous attendrons 45 minutes la deuxième équipe à la salle du thermomètre, ce qui est normal car ils étaient un de plus et 3 nouveaux. Cela permettra à Philippe de tester le chauffage à la bougie.
Nous laissons les kits au thermomètre, direction le carrefour des affiches : nous irons voir l?affiche en passant par de superbes marmites qui seront abordées avec différentes techniques. Aucun plongeon à déplorer. Arrivés à la rotonde, nous faisons demi-tour. 
Une pause diner à la salle des sables. Le retour se passera sans encombre, sur la fin on nous laissera se rendre compte que nous n?avions pas assez bien repéré les passages clefs.
Le cahier sera signé par les 11 à 00h08.

Le bilan :
 Une belle cavité aux paysages variés : galeries fossiles, méandre, rivière, de belles marmites ?.
La prochaine fois, cela sera le fond.
Un appareil photo et un flash qui s?habituent à être portés dans des kits et à aller sous terre. Reste plus qu?à prendre des photos. ;)
Trouver un système anti brouillard :)

Yannick</description>
</item>

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<title>Spéléo en Meuse et AG du CDS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=279</link>
<pubDate>Sat, 29 Jan 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Plus de 25 personnes pour une assemblée générale. Et plus de 25 personnes pour un inter-clubs!! Serait-ce la formule gagnante? En tout cas, ce week-end fut presque parfait. Il nous manqua quand même quelques membres de l'EEGC pour réussir tout à fait.

Le samedi soir fut consacré à l'AG, suivie d'un repas gastronomique préparé par Véro et Christophe. Un bilan approuvé à l'unanimité, une élection au comité directeur itou. Et puis les prévisions d'inter-clubs pour la nouvelle année : désobstruction à l'igue du Procureur, camp autour de l'AG fédérale de Toulouse, rencontre photo à la combe aux Prêtres et rencontre topo autour du DistoX... et les stages habituels : prévention auto-secours et équipier de club.
Pour beaucoup, l'occasion fut belle de découvrir les cavités meusiennes le samedi ou le dimanche. La rivière du Rupt du puits. Et les trous de l'Avenir et de la Sonnette dans la carrière de Savonnières-en-Pertois rendus très attrayants par l'eau cascadante. 
Un grand merci aussi à Luc et ses camarades qui ont préparé les salades pour tout le monde.

Philippe</description>
</item>

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<title>La Scurion découverte</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=306</link>
<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Depuis peu, notre guilde a reçu en don un éclairage de facture Scurion, et j?ai découvert le monde souterrain sous une nouvelle lumière.
Mais voilà ; longue ma formation fut pour atteindre ce saint Graal.
Lors de mon aventure dans les entrailles de la terre, je fus responsable de la lumière. Mon parcours initiatique commença auprès des grands maîtres qui m?accordèrent leurs bénédictions.
Pour cela, je dus maîtriser toutes les subtilités de la lumière et prendre soin de celle-ci, car elle est précieuse et unique. Si un malheur lui arrivait, le courroux divin s?abattrait sur moi.
Au retour de mon épopée souterraine, je dus me présenter auprès des grands maîtres, qui jugèrent si j?avais fait bon usage de la lumière.

Voici les épreuves que, en tant que Padawan, je dus relever pour accéder à ma quête :

-         Prendre connaissance dans le grimoire des capacités de la lumière (nous avons un seul accu ; suivant l?éclairage utilisé, l?autonomie va de 3,8 h à 151 h)
-         Lors de sa quête, point seul il ne partira, car le froid et les ténèbres sont puissants et de l?aide il devra prévoir. Un lampion de soutien et une gemme de vulcain, il emportera.
-         La maîtrise du geste sûr des artefacts lui sera inculquée par les grands maîtres.
-         A la gemme de l?énergie, j?accorderai toute mon attention.
-         Il faudra que le Padawan sache libérer la puissance de la lumière et adapter l?énergie de celle-ci à ses besoins.

May the light be with you!

COUTURIER  Fabien

&lt;h2&gt;&lt;a href=&amp;quot;http://www.scurion.ch&amp;quot;&gt;Plus d'infos sur la Scurion&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;</description>
</item>

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<title>On creuse à Chenoise!</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=283</link>
<pubDate>Sun, 23 Jan 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>1ère sortie spéléo pour une débutante ? Chenoise-Forêt domaniale de Jouy

Grande première aujourd?hui, la spéléo! Je ne sais absolument pas ce qui m?attend mais je dis oui, j?assumerai! 
Arrivée à 10h au parking du club avec Rémi et nous sommes rejoints par Yannick. Prise de connaissance du local et de son matériel lourd, ses km de cordages, grosses machines, barre à mine? La vache! c?est que ça rigole pas là dedans! Impressionnant! Les garçons s?occupent de charger la voiture après avoir soigneusement et méticuleusement rempli le registre! « ça gère » pensais-je! Car moi, je ne gère rien du tout.  Je récupère même une super combi et des gants, trop fière!
Rémi me dit: «Aujourd?hui c?est ?désob ?»
-Dé quoi.?  (J?apprends le jargon spéléo) désobstruction, OK, en gros on va creuser, bon début.
Nous sommes rejoints par Louis et 10h30 en route pour arriver 1h plus tard à Chenoise dans un charmant village où Aurélien nous attendait pour l?opération café croissant au seul petit café très accueillant. Une fois les batteries chargées, en voiture à 2km pour la forêt de Jouy et c?est parti direct au trou ?euh? plus exactement à la recherche d?un trou. Un panneau nous dit: Trou des lapins. Louis nous annonce que les dernières recherches remontent à 1953! Oh la vache!
Face à nous deux fosses, je dirais des trous d?obus, un ruisseau (pipi de chat) arrive d?une des deux fosses pour disparaître on ne sait où sous nos pieds. Les garçons en ont fait le tour en 2 minutes. Repérage, calcul, ça discute. On s?équipe et c?est parti!
Louis est déjà avec une pelle et une pioche en train de creuser près du ruisseau dans un mur et Yannick, lui est plus inspiré dans l'autre fosse à chercher une entrée potentielle. Finalement  c'est «la piste» de Yannick qui l'emporte. Là je suis bluffée, ces gars creusent quelque part à la recherche d'un trou dont on ne sait pas où est l'entrée minuscule. Elle peut être n'importe où dans ces immenses fosses! 
Les seaux défilent pour Rémi et moi afin de dégager cette boue collante et lourde, Je suis le mouvement, ?désob ?alors ?désobons ?. Aurélien s'occupe du désherbage, ou débroussaillage devrais-je dire, afin de nous faciliter les accès. Sa mission: il se définit lui même «Inspecteur des travaux finis!» et accessoirement opération pâtés de sable avec nos seaux. Rémi prend le relais de Louis à la pioche, puis, Yannick. Tout ceci avance dans la joie et la bonne humeur.
La température extérieure doit être de 4°C. 
14H la pause déjeuner nous réclame, c'est qu'ils ont tout prévu ces garçons! Tout y est la bouteille de rouge  et même le café chaud de Yannick! Une fois requinqués, c'est reparti au petit trou qui fait déjà  plus d' 1m de profondeur! 
Rémi me propose de creuser. «-moi ? Je fonce!». Parée d'un casque et de super gants, je me suis infiltrée dans ce terrier. TOOOOP. Les seaux se remplissent et se succèdent les uns derrière les autres jusqu'à l'apparition d'un trou entre les roches! La vache, c'est excitant! Léger appel d'air chaud, les garçons me disent que c'est bon signe! Génial, test à la cigarette! Trou confirmé! Yalla! 
Aurélien prend mon relais sur la brèche  pour 1h d?endurance.
Puis l'heure de rentrer sonne. Notre trou nous attendra pour la prochaine fois! Quelle équipe!

Blandine</description>
</item>

<item>
<title>Conchylicospéléologie </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=275</link>
<pubDate>Sun, 02 Jan 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Arrivée le dimanche soir. Menu gratin de macaronis au chorizo, merci Anne! 

Après les emplettes au Carrefour de Narbonne ? très bonne première impression de la torréfactrice du Carrefour, dont le café est torréfié à point - le premier trou (barrenc de Saint-Clément) est sympa sans être engagé. Une mise en bouche en quelque sorte, on reste un peu sur notre faim ? une faim d'huîtres.
Grosse déception : la base conchylicole de Gruissan ferme à 18h, raté! On espère un miracle, style poissonnerie ouverte sur les plages fantômes. Miracle! Poissonnerie ouverte à Narbonne-plage et deux douzaines d'huîtres pour nous mettre en bouche. Menu : huîtres, foie gras, tartiflette. On trouve quelques fonds de bouteilles dans les cagettes d'abimes pour arroser tout ça. Ce qui nous permet d'amorcer une discussion primordiale : Jean, notre président, doit-il passer son initiateur? Un travail a été engagé....

Le lendemain : après dissipation des brumes matinales, marche d'approche du Barrenc de la Serre (qui tue), sous le soleil. Sur la lande, on croise le chien des Baskerville; finalement, le molosse ne nous dévore pas. L'ambition baisse au fil de la marche; finalement, on cache trois kits d'équipement et matos perso à l'entrée du trou. TPST : zéro. Cependant, on a assuré l'approvisionnement auprès de la base conchylicole (6 douzaines préhistoriques de n°2). Menu : foie gras, huîtres, spaghetti à la bolognaise. Nous cherchons un digestif et dégottons dans les cagettes d'abimes une bouteille remplie d'une sorte de graisse d'oie figée. Elle se révèle très adaptée à la situation, Yannick merci d'en ramener dès que tu peux pour reconstituer le fond de roulement.

Le lendemain, après un crochet par le Carrefour et sa belle torréfactrice, descente du barrenc de la Serre. Le brouillard est dense. Les puits sont tubulaires, majestueux, nets, sans escale, infinis! Le descendeur grince. On a le sentiment de faire une artériographie. Qu'est-ce qu'il fait chaud dans ces barrencs; même à la descente, on a chaud et on termine torse nu. Retour au gîte : huîtres, foie gras, quenelles de brochet, champignons dans leur roux au vin blanc des Corbières.

Le lendemain, pose du grillage de la maison de plage (il n'y a plus qu'à trouver une grotte, on saura en grillager l'entrée). Lavage du magnifique matériel d'Abimes au caniveau du lavoir de Salles d'Aude. Et voilà, nous approchons de la fin du camp d'hiver et, avec lui, d'une belle période de convivialité et de plaisir de vivre. Menu du soir : huîtres (foie gras : y en a plus), tielles à la Sétoise, salade, tarte aux fruits maison. Le vin de la Clape sent toujours le romarin même s'il assèche toujours un peu les dents. 

Le lendemain, c'est le retour vers le reste de nos vies. Tandis que Rémi et Manu se débrouillent chacun de leur côté, Alain et Jean remontent le matos Abimes sur Paris. C'est alors que, quelque part sur une autoroute auvergnate, la boite de vitesses de la Volvo lâche prise.
Ô fidèle carrosse! Après tant de services, tu ne reverras jamais les lampadaires de Billancourt, ni les néons du stade Jean Bouin! C'est remplie jusqu'au plafond du matos Abimes que tu t'es garée paisiblement sur la bande d'arrêt d'urgence de l'A75 sans espoir de réparation, pour ton dernier voyage! Mais, à ta suite, d'autres véhicules prennent déjà le relais pour conduire les Abimés vers d'autres aventures! 

Jean</description>
</item>

<item>
<title>Grotte des Calles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=280</link>
<pubDate>Sat, 01 Jan 2011 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Premier jour de l'année, première sortie... l'année commence bien ! Mais ça se complique ensuite.

La description que l'on a mentionne un pont, nous le trouvons, mais après, ça se gâte !
Faut il passer seulement un tunnel, ou bien les deux ? Prendre le chemin qui monte à droite en regardant devant, ou en se retournant ?
Les têtes se grattent, le GPS est de la sortie, les topos tournées dans tous les sens, ça cogite et puis, à dieu va, ça se lance dans la pente, en ordre dispersé.

Le groupe n°1 possède un GPS, pas le n°2 qui part à la traîne et file dans une sente forestière, qui dure, dure, dure, et finit par ne pas ressembler du tout à la description !
Le fait est, on est perdu ! Perdu dans le sens où on ne sait pas trop où on est, mais surtout, plus du tout où on va ! Gauche ? Droite ? Montée ? Descente ? L'autre groupe ne répond pas aux appels (on apprendra qu'ils étaient dans l'autre vallée, on s'égosillait donc pour rien...).

Bon, pause casse-croûte, on réfléchira mieux le ventre plein. Et en effet, les neurones fonctionnent à nouveau.

Et la lumière fut !!

Nous voilà enfin sur le chemin tel qu'il est décrit, droit dans la pente (raccourci SSF), plus que 200 mètres de dénivelé, quelques pierriers et nous voilà rendus devant la petite entrée qui ne paye pas de mine.
Et qui surtout n'annonce pas les volumes gigantesques qui se trouvent derrière !

Le groupe n°1 est déjà passé par là, nous le retrouvons dans la grotte, en pleine séance photo, cela fait bien 1h30 qu'ils sont rentrés... guidés à bon port par le GPS.

Bref...

A notre tour de sortir le matos photo, pendant qu'ils rebroussent chemin.

Il faut dire que la salle vaut le détour : 50 mètres de large, 100 de long, 30 de haut, avec une stalagmite tout simplement gigantesque au fond, le bien nommé phare. Une belle séance photo s'organise, avec la multitude de flashs à notre disposition.

Une fois notre premier forfait accompli, nous revenons nous aussi sur nos pas, direction la salle du balcon, pour une nouvelle séance photo.
La sortie fut magnifique, courte certes, mais belle tout de même.

Il faudra revenir, car nous n'avons pas visité le quart de la moitié de ce qui est possible de faire, et maintenant, le chemin qui mène à l'entrée est maîtrisé ...

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Aven de la Dame</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=276</link>
<pubDate>Fri, 31 Dec 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Outre l'équipe de surface, maintenant presque quotidienne, et nos photographes acharnés retournés à l'aven du Laurier, nous voici trois à nous lancer à l'assaut de l'Aven de la Dame en ce dernier jour de l'année.
Le départ ne se fait pas très très tôt (horaires d'abimes quoi), et nous conduit au pied du château de Brissac le haut.
Nous nous garons devant la maison d'une charmante dame qui nous confirme la direction à prendre et nous attaquons l'ascension dans la garrigue. Ça monte, ça monte, et nous trouvons sans problèmes, à l'ancienne, carte IGN à la main (le trou y est marqué) et sans boussole.
Il faut dire que l'entrée s'ouvre pile au bord du chemin, à peine plus d'un mètre sépare l'abîme de 3 mètres de diamètre du sentier glissant !
Pause casse-croûte avant que Philippe ne se lance dans l'équipement qui commence par une main courante sur buisson et barrant le sentier de randonnée et un beau frottement, adouci par un des kits qui restera là toute la sortie. Ça promet !
La suite s'agrandit, mais pas le nombre de points à chaque frac. L'absence de trousse à spits se fait remarquer mais l'on arrive quand même au sommet du P84 final.
Philippe me passe la main pour l'équipement et, c'est avec quelque émotion, que je me lance. Pendu sur de la dyneema accrochée à une barre métallique plus ou moins sertie dans la calcite, la descente est &amp;quot;ambiance&amp;quot; : la corde de 8,5 mm ressemble à un lacet de chaussure, on ne voit pas le fond, le puits qui prend vite de belles proportions avec 20 m de diamètre et est entièrement concrétionné tout du long. Magnifique !!
La fiche d'équipement indique du plein pot, avec tout de même deux frottements !!! Un spéléo bien intentionné y a laissé à chaque fois un spit dans la calcite, mais je me pose encore la question : pourquoi pas 2 ???
Heureusement, ces deux fracs partagent équitablement le puits en portions de 30 mètres environ, ce qui sera agréable pour la remontée.
Le fond du puits est le terminus, ne présentant en lui même qu'un petit d'intérêt après cette belle descente. A noter  une petite zone joliment concrétionnée, et la présence d'une centaine de chauves-souris (des murins ?) dont la découverte, pendus 30 mètres au-dessus de nous, nous fait hâter la remontée.
Remontée sans problèmes, le seul passage délicat étant le plan incliné à 50°, glissant comme il faut pour en être désagréable avec un kit aux fesses.
Redescente aux lumières des acétos pour retrouver notre charmante habitante, qui nous proposera un verre, que nous serons dans l'obligation de décliner, Philippe et Claire devant préparer le b?uf Orlov du soir (plat dédié par son cuisinier français Urbain Dubois au Prince Alexeï Fiodorovitch Orlov, plénipotentiaire, entre autre chargé de conclure le traité de Paris du 30 mars 1856, ne pas confondre avec Strogonov qui a lui aussi son b?uf) Miam !
Pour le prochain passage, ne pas oublier la trousse à spit...

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>L?aven de la couronne de César</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=290</link>
<pubDate>Thu, 30 Dec 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Oui, je sais, je commence par un mauvais jeu de mot, mais c?est ainsi. Car tout comme César, nous avons vini, vidi, vici dans cette cavité non sans intérêts.

Vini
Tout d?abord, trouver le trou. Ou plutôt les trous. Car cette cavité possède au moins 3 entrées. Celle des touristes, fermée par une lourde porte que nous n?arriverons pas à ouvrir, celle du dessus, un magnifique puits de plus de 30 mètres s?ouvrant sur le plateau, et enfin, l?entrée des artistes (nous), qui s?est faite discrète au départ.
Les indications étaient somme toutes assez vagues : suivre les marques bleues !
Une rapide prospection nous a menés à l?entrée touristique complètement abandonnée, puis à la vache magdalénienne. On pensait bien que c?était là l?entrée, redescente vers le parking, équipement, chargement des kits et remontée. Yannick, après s?être engouffré la tête la première, a vite fait demi-tour, chou blanc.
Et que ça repart dans tous les sens avant de retrouver les marques bleues. Chargés comme des mules, fallait grimper sévère dans la garrigue avant d?atteindre la petite entrée, au pied de la barrière rocheuse finale, quasi en haut de la montée.
Le temps de faire tout ça, nos valeureux compagnons qui avaient traîné à l?apéro se font visibles tout en bas, au parking.
Il faut ramper dans l?entrée, mais ce sera la dernière fois que les genoux toucheront le sol de la journée.

Vidi
Bref, nous voilà dedans, c?est grand, c?est beau, et il y a des broches... pas tout le temps placées au bon endroit (cela à son importance, surtout pour Gaëtan).
Seul hic, l?aménageur touristique a, en son temps, du avoir une ristourne sur le ciment ! La salle principale, qui plonge majestueusement depuis la base du puits, est agrémentée d?un magnifique parcours d?aventure pour papy/mamy bétonné, quasi identique au 21 lacets de l?ascension de l?Alpe d?Huez chers à nos amis cyclistes, sauf que c?est un peu plus plat.
Qu'à cela ne tienne, tout le monde dégaine son appareil photo, ses flashs, ses pieds (photo) et commence à mitrailler dans les coins, recoins, et dans la grande salle.
Seul un groupe d?irréductible spéléo (Claire, Philippe T et Yannick) décide de quitter la partie aménagée pour s?aventurer dans les zones étroites, boueuses et non bétonnées, vers le fond.
Les autres lézardent et accumulent les Go d?images plus ou moins réussies, noires, floues ou bougées. Mais tout le monde s?amuse.

Vici
La journée s?achève, notre inconscient travaille, et le mot apéro commence à apparaître dans les conversations, déclenchant le repli général. Chacun ressort, mais on laisse les cordes en place : des acharnés de la photo n?ont pas pu flashouiller partout, ils reviendront demain.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Initiation à l'igue du Père Noël</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=274</link>
<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L'igue du Père Noël... pourquoi un tel nom? parce qu'elle a été découverte un 24 décembre pardi! Mais ce qui va suivre est loin d'être un conte de Noël pour les enfants... combien de grains de riz dévorés sans appétit? de canettes de bière sauvagement écrasées? et l'odeur méphitique du Saint-Marcellin, dont l'évocation ne peut que susciter la terreur?

Exit la capitale. Après avoir supporté pendant de longues heures le défilement hypnotique de l'autoroute, nous posons enfin nos sacs vers 2h du matin. Une bière pour fêter l'issue d'un voyage sans incidents, et au lit.
Un réveil aux aurores pour un copieux petit déjeuner (11h30 du matin...), et le temps de se mettre en route, nous partons sur site vers 14h.
Une succession de chemins forestiers bosniaques nous mène à destination.

Marche d'approche : 1 minute. Au fond d'une dépression, une buse bétonnée : c'est l'entrée de la cavité. Faute de stabilité du terrain, le début du puits est consolidé par du ferraillage et de la tôle. La corde de descente est équipée sur un amarrage naturel et une barre métallique qui chevauche l'entrée.
A avoir voulu faire le malin en emportant un appareil photo, charge à moi de porter un sherpa qui ressemble plus à une valise de touriste qu'à un kit spéléo. Flashes et petit matériel photo dans un bidon, reflex dans une valise blindée.
Début de progression au descendeur, le boyau étant assez irrégulier, le kit se prend partout où il peut d'autant plus qu'il est rigide et bougrement large. Au début je fais attention aux chocs et laisse échapper mon quota de jurons... peine perdue, autant essayer d'arrêter un train en marche. Arrivé au bas du boyau, Gaëtan me fait remarquer à juste titre que j'arrive comme une coulée fécale : aucune allure, en vrac avec le kit entre les jambes... j'assume.
Après une courte descente sur éboulis, le méandre. Nous partons en avant avec Yannick pour équiper la cavité pendant que les autres descendent. Le méandre est large et n'impose pas de progression en opposition. C'est dans un paysage désormais coutumier que nous évoluons : roche comme taillée au couteau par les eaux tumultueuses, parois modelées par les coups de gouge.
Alors que Yannick termine d'équiper le P8, le reste de la troupe nous rejoint.
Descente du P8, jouxté par une chute d'eau. J'épargne au lecteur le récit de mon passage de fractionnement (descente trop rapide de la boucle de fractio, j'arrive en bas de la boucle, conversion puis enfin descente...)

Pause déjeuner (à 18h... le décalage horaire est rude dans le Lot) dans une salle joliment concrétionnée, la plus grande du réseau. Les orgues de stalactites rendent un son de cloches tubulaires. Stupéfaction collective sur la quantité de salade de riz proposée et les parts de fromage plus que généreuses : 2 bidons de 6 litres remplis à ras-bord d'aliments... pour 6 personnes. A nos remarques, l'intéressé nous répondra non sans malice : &amp;quot;j'avais faim quand j'ai fait les courses&amp;quot;.
Passons donc les détails sur notre bacchanale souterraine dont le récit pourrait heurter la sensibilité des plus jeunes.
A l'issue de ladite bacchanale, la troupe se scinde en deux équipes : celle qui prend des photos, et celle qui en a marre d'attendre la première... Arrêt photo donc avec Hugo et Gaëtan dont le flash surpuissant pourrait éclairer toute la salle de la Verna.
Les deux équipes se rejoignent finalement sur la descente d'une marmite qu'il faut équiper. La rivière cascade dans plusieurs vasques dont on peut facilement barrer l'écoulement, et ainsi permettre à la petite cascade terminale de jaillir par intermittence : ce petit jeu occupera l'attente pendant l'équipement de la descente...
L'extrémité de la cavité est proche. Ramping dans la boue, et arrivée en bout de rivière.
A la surface du siphon, un batracien qui semble plutôt perdu... C'est pas censé hiberner à cette saison ces bestioles?
Nos dudules peinent à fournir une lumière suffisante. Essoufflement non rationnel à la sortie de la zone, qui semblait gazée. Seuls Hugo et moi-même avons ressenti les effets de la (légère) hypoxie.

Remontée du P8 avec un kit qui se balade, tourne avec la corde... je peste mais ça grimpe. A la sortie du puits, Gaëtan joue à arrêter le flot de la cascade par alternance suivant la méthode éprouvée plus haut... Un peu plus loin Seb Gui et Hugo, sont confortablement installés, un sourire narquois aux lèvres. Seb est à demi allongé sur l'argile comme dans un fauteuil confortable : ambiance cosy façon salon anglais, ne manquent que le cigare, le verre de xérès et un feu de bois. Hugo se tient bien droit sur un siège naturel, avec l'expression de conquérant du barbare qui foule de ses sandales les trônes des rois.
- alors t'as galéré?
- bah la montée nan
- allez avoue! on a tous complètement merdé sur le fractio
- ah vu comme ça, confidence pour confidence, c'était pas très glorieux
(aaah ce fichu croll qui refuse de s'ouvrir entre les doigts épais des débutants...)
Soulagés par cette confession collective de nos péchés spéléologiques (le passage de fractio nous prend plus de temps que remonter le puits!), sur la suggestion de Gaëtan, nous poursuivons notre chemin vers la sortie avec Yannick. Sébastien Garric déséquipera.
Retour sans histoires... nous ratons tout de même la sortie pour nous engager dans un cul de sac.
Le puits d'entrée étant constitué de buses de béton suffisamment étroites, on peut monter en opposition, assurés par croll/poignée : la technique d'extraction est à la discrétion de chacun.
Sortie sous un beau ciel étoilé et par une température assez clémente. Après une journée sous terre, se retrouver la tête dans les étoiles... que demander de plus? Une bière! me chuchote-on dans l'assemblée. On y arrive.
Les clés des voitures sont cachées sous une pierre d'un muret en ruine... mais quelle pierre? ça semblait tellement simple sous le soleil...

Un tunnel spatio-temporel nous conduit au gite, où les échos d'une rave-party lointaine confèrent un aspect surréaliste à notre arrivée.
Re-bacchanales : bière/ratafia/vin/charcut/crêpes et autres bons aliments de l'effort... (merci de ne pas balancer à mon médecin)

Le lendemain, lever aux aurores (hum... comme la veille), journée passée à table et à nettoyer le matériel avec une méthode nouvelle pour nous autres débutants habitués à l'eau vive : cordes lavées dans une poubelle, harnais brossés dans une brouette et combis passées au karcher... Bande blanche de l'autoroute. Retour à la capitale, extraction des affaires humides dans la baignoire et au lit.

Un grand merci aux parents de Sébastien pour avoir hébergé des spéléos bruyants, malodorants et boueux (sans compter leur excellent poulet fermier aux coulemelles!). Merci aussi à nos aînés qui après des années d'expérience descendent encore dans des petites cavités d'initiation pour encadrer les humbles débutants que nous sommes...

Samuel</description>
</item>

<item>
<title>Univers parallèles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=272</link>
<pubDate>Sat, 27 Nov 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Quel étrange week-end où le temps et l'espace se sont joués de nous. Cela a commencé dès le vendredi soir. Parti du bureau pour être au local à 19h, une dilatation spatio-temporelle m'a fait arriver avec une heure de retard. Et ce n'était que le début ! Il nous aurait fallu Julien, peut-être, avec ses chats de Schrodinger et ses lasers décohérents, pour nous expliquer ces mondes étranges. 
Dans la nuit, c'est toute l'équipe et les deux voitures qui sont touchées. Le temps est comme suspendu lorsque nous atteignons enfin notre destination. Mais est-ce bien là ? Tout est blanc. Nous sommes incrédules, juste une bière et il est 2h du matin...
Samedi, cela continue : nous avalons le petit déjeuner alors qu'une pendule nous indique l'heure du déjeuner. Seul Gaëtan semble à son aise dans ce dérèglement temporel. Un premier groupe est prêt et s'en va équiper le gouffre de la Vieille herbe. Nous sommes en contact radio permanent : les nouvelles sont inquiétantes. Les routes ont disparu, et le gouffre aussi. Nous attendons leur retour avec anxiété. Nouvelle étrangeté, les voilà revenus en deux fois moins de temps que prévu par un raccourci spatial improbable.
Nous sommes circonspects devant notre sandwich au jambon. Tout cela nous dépasse. Il faut pourtant bien que nous trouvions un trou pour nous ressourcer... Nous ressortons, équipés de perfo, burin, massette. S'il le faut, nous allons le creuser ce trou ! La première entrée venue nous satisfait. Nous sommes vite au travail. Mais décidément, rien ne va : l'accu est à bout de souffle. Pourtant, cette fois, la faille spatio-temporelle nous est favorable. Par deux fois, nous nous concentrons. La seconde est la bonne : nous sommes passés ! Devant nous, une salle souterraine au sol d'argile craquelé. Les parois brillent. Ce sont des croûtes de gypse. Nous découvrons aussi des crosses, quelques fleurs, de petits cheveux. Nous n'osons pas toucher avec nos doigts, est-ce bien réel ? Nous n'avons que le temps de nous interroger, et sans savoir comment, nous sommes de retour au gîte. Tout parait normal. Mais non, le vin rouge a disparu ! Nous nous endormons en rêvant que demain, peut-être, le monde sera redevenu celui que nous connaissons.
La neige est toujours là. Le décalage temporel n'est pas encore effacé. Il faut en avoir le coeur net et essayer encore. Nous dirigeons nos pas vers le gouffre des Ordons. Qui est à sa place ! Nous posons une corde et nous descendons. La balade est agréable. Nous songeons qu'il faudra revenir pour prendre des photos. Les choses semblent maintenant revenues à leur place. Bela est là. Nous discutons autour d'un verre. Repas, nettoyage, bagage et voiture. Tout cela est très normal. Trop.
Cela ne dure pas. Sur la route du retour, nous passons dans l'hyperespace. Du moins est-ce l'impression que j'ai en voyant toutes ces traînées d'étoiles qui zèbrent le cockpit. Mais d'après Delphine et Yannick, ce n'est que la neige qui tombe. J'ai dû rêver tout ça. Allez, promis. Demain, j'arrête.

PK</description>
</item>

<item>
<title>Châtillon souterrain</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=269</link>
<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Hé oui, les nouveaux ! Vous l'ignoriez : Michel est un passionné de souterrains. Explorateur du réseau 77 à Viazac, vous trouverez son nom dans le livre référence sur la Brauhnie, édité à? Issy les Moulineaux. Michel se consacre aujourd'hui aux carrières, aqueducs et autres cavités anthropiques. Il ne manque pas un congrès de la SFES. Et ce soir, il parle du Châtillon souterrain aux Châtillonnais. Il y a foule : deux cents personnes peut-être, dans la salle trop petite, qui manque de chaises pour asseoir tout le monde. Parmi eux, quelques spéléos dont une dizaine d'Abimés. Michel, aidé d'Yvonne au projecteur, nous fait découvrir les matériaux extraits du sous-sol parisien : meulière, sablons, gypse ou calcaire. Les graffiti des carriers, des champignonnistes. Des fortifications de 1870. Et puis le fameux treuil à manège, restauré avec passion, qu'un cheval actionne pour monter les blocs par un puits. L'auditoire est attentif, prompt au commentaire? La soirée s'achève avec un verre de Vouvray. Merci Michel pour ce petit voyage.

PK</description>
</item>

<item>
<title>Les LEDS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=270</link>
<pubDate>Tue, 23 Nov 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous revoici rue Boissonade, dans les locaux du Spéléo-club de Paris pour parler de Leds. L'un des sujets favoris des spéléos, auquel Jean-François Balacey s'est donc intéressé en amateur? éclairé ! La problématique est cernée : avantages et inconvénients des Leds et de l'acéto. Mais ce n'est qu'une question de temps, nous passerons tous aux Leds. JFB nous présente des tests d'éclairement &amp;quot;maison&amp;quot;, mesurés avec un luxmètre dans son salon. &lt;a href=&amp;quot;http://www.hirlatz.at/lampenvergleich3/lampenvergleich_en.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;
Un site autrichien &lt;/a&gt;s'est lancé dans une étude comparative en grotte de dizaines de modèles de lampes. La puissance y est sans aucun doute, mais les prix restent dissuasifs. La Rolls suisse Scurion, la Stenlight à peine moins chère, l'ultrawide de Petzl, ou la meilleure marché de Techtonique ? Il est temps de faire l'obscurité pour essayer l'un ou l'autre modèle, apportés par JFB ou par José.
Au club, nous avons Kratof qui s'est équipé d'une Stenlight il y a quelque temps déjà. Plus récemment, Yannick a monté sur son casque un puissant éclairage de VTT. Les autres sont encore à la Duo 14 Leds, bien insuffisante pour profiter d'une cavité comme l'aven de Noël. Affaire à suivre donc.

PK</description>
</item>

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<title>Journées d'étude de l'EFS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=271</link>
<pubDate>Sat, 20 Nov 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tous les ans, vers le 11 novembre, a lieu le rassemblement des cadres de l'EFS. Cette année, il est commun au canyon et à la plongée. 
Direction Sausset les pins près de Marseille. La course commence vendredi soir dans les embouteillages parisiens. Même en deux roues, il est difficile de parvenir à la gare de Lyon ! Ce n'est qu'avec quelques minutes d'avance que je rejoins enfin Delphine. Le premier obstacle est franchi. 
Dans trois heures, nous saurons si nos messages à destination des organisateurs ont été reçus. Jusque là, pas de réponse pour la navette qui doit nous permettre d'aller d'Aix TGV à Sausset? Descendus à Aix, nous scrutons la foule à la recherche de têtes spéléos ou canyon. Rien. Coup de fil : personne. Avant de chercher un taxi, nous essayons un autre numéro, et là banco ! Les organisateurs sont tous ensemble, en réunion d'organisation. Ils n'ont pas eu nos courriels, mais il y a bien une voiture prévue pour Philippe Brunet et Fred Martin qui arrivent par les deux TGV suivants. Elle est au parking, la clé dans la portière dans un rouleau de PQ? Nous récupérons nos deux plongeurs quelques minutes plus tard. Nous voilà quatre entassés dans une 206 commerciale. Fred et moi avons &amp;quot;choisi&amp;quot; le coffre. En route vers Sausset avec l'aide de google maps sur Blackberry. Nous allons tourner, virer et, après un ultime demi-tour, nous arrivons enfin au centre UFOLEP de Sausset, merveilleusement situé au bord de la Mer. Nous trouvons une chambre pour quatre et au lit.

Du samedi matin au dimanche midi vont se succéder réunions et présentations. Le manuel technique de l'EFS, mémoire instructeur de Manu, qui paraîtra finalement au premier trimestre 2011. Un fascicule illustré d'initiation au monde souterrain destiné aux futurs initiateurs, mais qui intéressera tous les spéléos. Et tout près de chez nous, le projet vidéo de la commission enseignement du CoSIF, qui pourrait s'étoffer et devenir un complément animé au manuel technique : ceux que cela intéresse peuvent contacter Gaël. Deux journées bien remplies, avec toujours le plaisir de retrouver les copains et papoter. Un grand merci à Jean-Louis Giardino et Pierre Delery pour l'organisation de ce week-end. Rendez- vous est pris avec Fred pour un futur week-end aux Essarlotes. 

PK</description>
</item>

<item>
<title>Initiation à la Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=273</link>
<pubDate>Fri, 19 Nov 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette première sortie à la Combe aux Prêtres de l'année a commencé dès le jeudi soir pour un groupe de 4: Jean-Paul, Jean, Fabien et Hugo. Départ sans problème du local vers 20h30 et en route pour Val Suzon et le désormais fameux gîte des parents de Fabien. Arrivée vers 00h et partons nous coucher en faisant attention à mettre les ronfleurs dans la même chambre.

Vendredi:
Réveil matinal à 8h30 (et oui on est encore en semaine!) puis nous formons deux équipes: une chargée d'aller faire les courses (Jean et Jean-Paul) pendant que Fabien m'apprend à préparer les kits. Vers 12h30, nous prenons tous les deux la direction de l'entrée historique de la cavité. Fabien équipe le puits et nous descendons voir la hauteur d'eau de la rivière. Elle est haute mais cela devrait passer pour réaliser notre mission d'aujourd'hui à savoir remplacer les chaînes du pont de singe. Remontée rapide car Jean et Jean-Paul grignotent leur sandwich en haut et commencent à avoir froid.
On enchaîne rapidement vers le puits de la Rochotte et son fameux P50 que j'appréhende un peu. A nouveau, Fabien équipe et c'est parti pour la descente, impressionnante mais formidable. En bas, la cascade est intensive, on en profite pour faire quelques photos avec Jean puis petite marche vers le pont de singe où les deux homonymes s'activent déjà. Nous passerons deux bonnes heures à changer les chaînes, tendre les nouvelles... le tout avec l'eau jusqu'aux cuisses. Sur le retour, je me jure de ne plus descendre sans chausson néoprène! La remontée se fait bien, sauf dans l'étroiture où j'arrive à prendre mon pantin et à me coincer à cause de ma dudule. Comme dit Fabien, il n'y a pas de technique, le tout c'est de pas tomber...
Le soir, c'est Fabien qui régale avec son risotto et Jean avec son tian.
Les autres arrivent vers 00h sans encombre.

Samedi:
Début 8h30 et grand petit dej pour tout le monde. A 12 personnes à table, ça fait une sacrée tablée! Le temps de tout préparer, nous arrivons vers 12h30 à l'entrée. Fabien a équipé en double et se place au fractionnement pour assister les débutants. Tout le monde arrive en bas et c'est parti pour la traversée.
On s'arrête peu avant le pont de singe pour déjeuner puis c'est reparti.
A la cascade, nous formons 3 groupes: un qui part faire un tour dans le labyrinthe ressortir par l'entrée classique (Jean, Claire, Philippe, Vivien, Samuel, Sébastien, François), un duo qui part faire de la photo (Fabien et Hugo) et un dernier dans le réseau Ben et sortie par la Rochotte (JP, Jasmine et Alexis).
Les deux premiers ressortiront vers 9h. Et là, inquiétude... Le dernier groupe de 3 n'est pas là alors qu'ils ne devaient pas mettre autant de temps. Jean et Fabien partent rapidement vers la Rochotte et descendent voir ce qu'il se passe. Heureusement, pas de soucis à se faire; ils s'étaient juste un peu perdus dans le réseau Ben. Lors de la remontée, grosse frayeur pour Alexis due à son MAVC qui s'est ouvert et à sa poignée restée coincée au fractionnement.
Le soir, raclette pour se rappeler que l'hiver arrive.

Dimanche:
Rien de prévu ce jour là si ce n'est lavage du matériel dans le Suzon et retour sur Paris.

Hugo</description>
</item>

<item>
<title>Du soleil en Ardèche ?</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=268</link>
<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Mercredi 10
Les réservations pour les visites de Saint Marcel et de l'aven de Noël sont validées in extremis dans le parking juste avant le départ... ouf, il ne reste plus qu'à attendre Aurélien pour partir...


Jeudi 11
Après une arrivée tardive au gîte, et une bonne grasse matinée, nous sommes rejoints par Xavier qui arrive de Nice vers midi.

Le choix de cavité de la journée se porte sur la grotte Nouvelle de Vallon et les Deux Avens, cavités qui s'ouvrent sur la commune de Vallon Pont d'Arc à 150 m l'une de l'autre. Aurélien équipe la grotte Nouvelle (un peu gazée au fond) et Yannick les Deux Avens (où nous croisons des spéléos de l'Oise)... Première séance photo pour Philippe, juste un échauffement.


Vendredi 12
Aujourd'hui, c'est la traversée Despeysse - Saint Marcel qui est au programme. On prépare le matos et on passe prendre la clé chez Hans et Mariet.
Yannick commence l'équipement des puits d'entrée pendant que la navette se met en place, puis Aurélien prend le relais, toujours sous l'oeil attentif de Delphine...
Déjeuner en bas des puits puis c'est parti pour l'explo !!
On rejoint le réseau de Saint Marcel par un méandre glissant et aérien puis c'est la balade touristique. La progression est lente et se fait au rythme des pauses photo jusqu'au labyrinthe où tout à coup le rythme s'accélère jusqu'à la trappe d'entrée dans la partie touristique.
Philippe T, Xavier et Aurélien font un détour par la partie touristique de la grotte pendant que les autres reprennent la séance photo en aval.
Nous sortons finalement vers 20h30, Xavier et Aurélien se dévouent pour aller déséquiper les puits d'entrée.


Samedi 13
Lever tardif, préparation des kits, et départ très tardif pour l'aven de Noël.
Yannick équipe les puits d'entrée, ça descend et ça remonte plusieurs fois... enfin, ça apprend quoi !!
Gaëtan se fait mal au dos dans le premier puits étroit et remonte en surface, assisté par Delphine.
A la base des puits, c'est grand, c'est blanc, c'est haut et c'est beau !
Balade pendant 3 heures dans tous les réseaux pour certains et ateliers photos pour d'autre.
On voit la grande coulée, les gours, les excentriques, la chauve-souris calcifiée, ...

Les explos se sont poursuivies depuis ma dernière visite, le méandre final qui était en cours de désob' donne maintenant sur un P20... qu'on n'a pas descendu.


Dimanche 14
dans le désordre :

nettoyage du gîte,
carambolage, 
nettoyage du matos sous le pont d'Arc,
et long retour vers Paris.

On compte sur Philippe K pour sélectionner les plus belles photos de la sortie.

Philippe T</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=259</link>
<pubDate>Sun, 07 Nov 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Malgré l'annonce du mauvais temps, nous sommes partis à 6 personnes au Puiselet.
Deuxième sortie pour Émilie qui apprendra les n?uds avec Rémi et Vincent pendant qu'Aurélien, Jasmine et moi équipons.

Révision du décrochement.

A partir de 16h, il commence à pleuvoir ce qui donne le top départ pour le retour.

Yannick</description>
</item>

<item>
<title>Stage techniques légères</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=257</link>
<pubDate>Sat, 06 Nov 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage techniques légères organisé par le Cosif.

Nous sommes deux abimés à intégrer ce stage, où, à part deux cadres, tout le monde vient d'Ile de France. Ce sont donc 15 spéleos et spéleottes qui se retrouvent à Alaise pour deux jours de formation.

Au programme, l'utilisation de corde de 8 mm, de dyneemas et de micro faders, ressemblants étrangement à un porte-clef... Chacun s'amuse à équiper, tenant compte de la nécessité d'absence de frottements et surtout de se maintenir avec un facteur de chute de 0,3 au maximum.

Les cavités au programme sont : Vauvougier, Ouzène, Jérusalem, Pouët-pouët, Chenau 2, Essarlottes... cavités en général non brochées, sinon les broches sont évitées ou utilisées sans mousqueton.

Vire, fracs, points doublés, points irréprochables, lecture de cavité... nous occupent tout le samedi et le dimanche matin sous la pluie, avec quelques gouffres en crue, démontrant la nécessité de l'équipement hors crue.

La formation se termine par un lavage de matos dans le Lison en crue et une visite à la fromagerie de Nans.

Encore merci aux cadres, il ne reste maintenant plus qu'a mettre en pratique lors de prochaines sorties club !

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Virée en Ar-dèche</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=255</link>
<pubDate>Sat, 30 Oct 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tout avait pourtant bien commencé... Il ne pleuvait pas à notre arrivée, pas plus qu'à notre coucher ! Je crois que l'on n'aurait pas du se coucher, car c'est à partir de cet instant que la pluie est tombée : 200 mm au bas mot pendant le week-end !!!
Autant dire qu'il nous a fallu changer notre fusil d'épaule !

Samedi : pluie sévère, inondant les champs, les routes... Nous décidons de ne pas descendre sous terre, mais d'aller voir ce qu'il se passe du côté de la Cocalière, une des cavités pressenties lors du séjour. La goule de Sauvas, perte sèche normalement, fait un bruit de cataracte et aspire une belle rivière; l'aven de la Cocalière, regard sur le réseau sec normalement, est noyé et l'eau sort sous pression, et la Cotepatière, sortie imaginée par nos soins lors de la traversée, crache quelques mètres cubes secondes, avec au moins 3 mètres d'eau dans le méandre d'entrée. Nous n'irons pas voir l'évent de Peyrejade, déjà trempés jusqu'aux os, et attendus par le proprio du gite pour l'apéro !

Dimanche : il pleut toujours, mais moins. Nous nous dirigeons vers l'aven de la Salamandre, dans le Gard tout proche. Un beau P45 donne sur une salle joliment concrétionnée de 120 mètres de diamètre, une belle entrée en la matière pour Émilie, en pleine première sortie d'initiation ! Je sors le matos photo, Gaëtan ses flashs et ça commence à crépiter pendant que Yannick et Émilie font un tour, et que Rémi se réchauffe en remontant les 20 derniers mètres de puits plein vide. Le décor est fantastique, avec des stalagmites et tites de belles dimensions, au même titre que la salle.

Lundi : il fait enfin beau, normal, on s'en va !! Pour ne pas faire mauvaise figure, on visite tout de même une cavité : la Cocalière, partie touristique, avec petit train pour revenir... C'est joli, grand, bien illuminé, et rapide...

Le retour vers Paris se fait sans encombres, on récupérera quand même la pluie en arrivant.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Les panaches thermiques du Yucatan</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=265</link>
<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dans le cadre des conférences du Spéléo-club de Paris, une trentaine de personnes était venue ce mardi soir écouter Christian Thomas, spéléoplongeur parisien passionné par le Yucatan où il mène des explorations depuis une vingtaine d'années.

Le creusement « classique » des cavités karstiques est assez bien connu de tous, mais fractures, fissures et écoulements gravitaires n'expliquent pas tout. Depuis quelques années, de nouvelles théories viennent compléter nos connaissances sur la morphogénèse de nos terrains de jeu : la fantomisation, les creusements hypogènes et maintenant donc, les panaches thermiques.

En effet, les phénomènes « classiques » peinent à expliquer la formation des cénotes ou trous bleus du Yucatan. Ces grands puits, au fond évasé, sont le plus souvent isolés les uns des autres. De rares galeries horizontales donnent parfois accès à des cénotes aveugles, sans débouché en surface. La localisation récente du cratère de la météorite de Chixculub (fameuse pour avoir selon certains provoqué la fin des dinosaures...) ne donne pas d'explication plus convaincante.

Christian nous invite à imaginer des circulations thermiques « en grand » dans ces massifs calcaires de forte porosité (très différents en cela de ce que nous connaissons chez nous). Ces courants de convection font circuler des eaux agressives capables de dissoudre le calcaire. Les « écoulements » se concentrent de proche en proche et donnent naissance à un cénote. Pour exister, ces « gouffres » n'ont besoin ni d'entrée, ni de sortie, ni de connexions les uns avec les autres.

Les panaches thermiques sont doubles, de part et d'autre de l'halocline : cette limite entre eau salée venant de la mer qui s'infiltre dans le calcaire poreux et eau douce venant du ciel. En effet, la différence de température entre eau profonde plus chaude et eau de surface ne permet pas de franchir l'halocline en raison des différences de densité trop importantes dues à la salinité.

Bon, c'est sûr qu'avec les schémas c'était sans doute plus clair ! Alors rendez-vous dans un prochain Karstologia pour lire l'article que Christian finit de rédiger. 

Et puis, le Yucatan compte aussi de belles grottes « classiques » avec des puits, des remplissages, des concrétions... tout comme chez nous. Alors la soirée s'est achevée avec une projection de photos de la dernière expédition de spéléologie « sèche » de Christian et Gilles Carmine.

Merci à tous. Et pensez à la prochaine soirée qui sera consacrée aux éclairages à Led.

PK</description>
</item>

<item>
<title>Traversée Gouffre de la Balme - Puits Bip-bip</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=252</link>
<pubDate>Sat, 23 Oct 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi 22
Malgré les risques de pénurie de carburant, le plein des voitures est assuré. Ouf ! Le trajet se déroule sans encombre jusqu'au gîte où le propriétaire nous accueille en pleine nuit. A notre arrivée, nous ne tardons pas pour aller nous coucher.

Samedi 23
Lever aux aurores (vers 10h ?) pour un bon petit déj' (merci à Philippe K. pour le pain !)
Hop, il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses ! Direction la Balme d'Epy.

Première épreuve : trouver l'entrée et la sortie de notre traversée ! Malgré notre appréhension, nous trouvons rapidement le puits Bip-bip qui sera notre sortie (une simple trappe). Il ne reste plus qu'à trouver le gouffre d'entrée, mais ça  ne devrait être qu'une simple formalité? Après deux heures de marche à faire des ronds dans les champs et les bois, le trou est enfin trouvé (avec la carte sous les yeux, c'est tout de suite plus facile) !

Nous profitons d'abord du soleil pour déjeuner avant de descendre puis nous nous séparons en deux équipes : Claire et Philippe T. vont équiper le puits Bip-bip, le reste du groupe part en direction du gouffre que Delphine et Philippe K équiperont.

Ca y est , l'explo commence ! Grand moment pour Samuel et moi-même ! Une fois à l'intérieur, la progression se fait tranquillement : passage d'une vire suivie de deux puits jusqu'à la rivière. Maintenant, c'est &amp;quot;facile&amp;quot;: il suffit de suivre la rivière jusqu'à un embranchement qui donnera deux possibilités : prendre à droite en direction de la sortie ou aller à gauche jusqu'au siphon. A l'unanimité, nous décidons d'aller jusqu'au siphon, ce que personne ne regrette car le chemin est très différent du reste de la  traversée. Une fois au siphon, difficile d'aller plus loin? c'est malheureusement l'heure de sortir.

Tout le monde se dirige vers le puits Bip-bip pour un peu d'escalade, de remontée sur corde et c'est déjà terminé, nous voilà dehors, accueillis par la pleine lune. Il ne reste plus qu'à déséquiper. Claire s'occupe du puits Bip-bip, Yannick plein de motivation retourne s'occuper de l''entrée avec Philippe T.

La fin de soirée se passera au gîte devant un bon repas.

Dimanche 24
A nouveau, le réveil se fait à l'aube,  sensiblement la même heure que la veille ;)
Le reste de la journée sera occupé par le nettoyage du gîte, du matériel et le retour vers Paris.


SGUI</description>
</item>

<item>
<title>Initiation Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=253</link>
<pubDate>Sun, 17 Oct 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Journée d'initiation pour les (futurs) nouveaux du club :
- Emilie
- Hugo
- Samuel
- Sébastien</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre de Jérusalem</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=256</link>
<pubDate>Sat, 09 Oct 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Au programme ce week-end, l'initiation d'Alexis et Hugo dans le Doubs, au gouffre de Jérusalem plus précisément. On se trouve un petit gîte fort sympathique à Levier et, dès le samedi matin (à la mode Abimes, tout de même), nous voici devant l'orifice, un superbe porche fonctionnant en perte lors des phases de précipitation.

L'équipement avance rapidement en passant par la petite lucarne à gauche pour se placer hors crue, jusqu'à ce que Gaëtan se retrouve en bout de corde, pas encore en bas... Pour éviter à nos débutants un passage de n?ud dès la première sortie, je tricote, tends un peu plus 
la vire, déplace quelques points et on arrive enfin en bas du premier ressaut.

La suite part dans un méandre, et Gaëtan enquille avec la deuxième corde, qui n'arrivera pas non plus jusqu'en bas ! Alexis fait presque un passage de n?ud (il a les pieds qui touchent le sol avec l'aide de Gaëtan) et je retricote pour faire passer Hugo. Nous voici enfin devant la voûte mouillante, où il ne devrait pas couler d'eau...

Ça passe, mais nous faisons demi-tour au dessus du puits suivant, l'eau continuant d'être présente là ou elle ne devrait pas, malgré une 
sécheresse marquée, très visible le lendemain à la source du Lison, où le niveau d'eau est très bas.

Un bien beau week-end d'octobre, où l'on a pu prendre le petit déj' en terrasse, avec un gouffre très joli, à refaire sans s'emmêler dans les longueurs de corde cette fois...

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=251</link>
<pubDate>Sat, 25 Sep 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Petite sortie efficace d'initiation en préparation d'une première sortie sous terre pour Noémie, Hugo et Alexis. L'ASBF était également sur place en initiation lorsque nous sommes arrivés.


Gaëtan</description>
</item>

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<title>Traversée du Verneau </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=264</link>
<pubDate>Sat, 18 Sep 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En-fin. Oui, nous y voilà enfin. Cette fois, la météorologie est favorable. Pas de précipitations à l'horizon. Pas de pluie ces derniers jours. Cette fois, nous n'annulons pas. Nous sommes huit au départ, ce qui fera deux équipes sous terre. Le samedi pour équiper les Biefs et faire les courses. Le dimanche pour traverser. Le lundi pour déséquiper.

Deux pièces Néoprène ou veste avec pontonnière. Sous-combinaison chaude ou légère. Change supplémentaire ou pas. Gros kit ou petit sherpa. Chacun a fait ses essais, pesé son sac. Les derniers préparatifs ont lieu au gîte de Nans sous Sainte-Anne : faire des trous au fond de kits trop étanches, plastifier la grande topographie accompagnée de bouts de descriptifs. On soupèse, on compare avant d'acheter telle barre de céréale ou tel sachet de compote. On évalue les choix des uns et des autres. C'est un peu la dernière révision avant un examen.

Delphine, Jean, Olivier et moi formons le deuxième groupe. La descente des Biefs se fait presque sans hésitation. Nous enfilons salopette ou pontonnière dans la salle Machin et nous élançons dans les derniers puits. Passée la première vasque, nous perdons quelques minutes à retrouver le passage inférieur qui donne accès à la suite. Dans le collecteur, nous retrouvons la vilaine corde qui permet de passer par-dessus le bloc à la con. Olivier nous montre ses talents de grimpeur, sans être vraiment convaincant. Et puis, nous arrivons à la cheminée des Dentelles. Nous sommes au contact avec Aurélien. Nous faisons une petite pause avant d'enchaîner. La corde en place est en bon état. Le shunt se passe sans difficulté. 

Ça y est, nous sommes dans l'inconnu. Nous jetons un ?il en arrière vers les Patafouins. Le siphon nous paraît tout petit. En fait, comme nous le comprendrons de retour au gîte, le niveau d'eau est haut car ce n'est pas le siphon des Patafouins que nous avons vu mais la voûte mouillante, aujourd'hui siphonnante, qui le suit... Voilà le tube en U d'allure peu engageante. Nous allons connaître quelques errances dans cette zone où nous n'avons jamais posé nos bottes. Nous entendons de nouveau les quatre premiers qui semblent hésiter sur le cheminement. Nous, nous suivons des cairns et des scotch light qui aboutissent au débouché d'un puits avec, posé là, un téléphone du SSF et une pancarte « vous êtes à la Vieille Folle » ! Au moins, nous savons où nous sommes...

Nouvelle hésitation pour trouver le shunt de la cote Jamey. Nous passons une première fois devant une corde sans la voir. Nous y revenons et descendons. En bas, nous tournons, virons avant de nous résoudre à partir à l'opposé de ce que nous pensons devoir faire : ce sera pourtant la bonne route ! Une nouvelle corde et un boyau qui doit marquer la désobstruction de ce shunt. Je ramasse là un couteau abandonné. 

Les heures se succèdent ensuite, qui comptent double au fur et à mesure que la nuit avance. La pontonnière de Delphine fuit par une large déchirure à l'aine. Olivier et Jean barbotent dans l'eau avec réticence. Et moi je traîne la patte avec une vive douleur musculaire en haut de la cuisse. Et puis le dos souffre aussi à force de porter le sherpa. Je savais bien que l'entraînement allait manquer... Nous sommes à nouveau en terrain connu, mais nous allons rater un passage et perdre un peu de temps à faire demi-tour.

Voilà la salle des Momies qui nous avait bloqué lors d'une reconnaissance menée depuis la grotte Baudin. La corde de tyrolienne est à peine au-dessus de l'eau et il faut franchement se mouiller, alors que nous avons enlevé nos tenues de bain... Brrrrr. Il ne faut plus s'arrêter. Nous retrouvons la rivière avec plaisir. Les belles marmites et puis les deux passages caractéristiques : le petit saut à faire par dessus l'eau sans glisser, et la désescalade dans la marmite percée. Et puis la vire. Et au bout, le boyau mauvais prêt à vous avaler et à vous garder ! Jean s'y débat avec son sherpa. Olivier peste et pousse avec difficulté le sien devant lui. Delphine suit, fraîche comme une rose. Je ferme la marche,  en meilleure forme, de nouveau sur mes deux jambes. Les derniers rampings paraissent un peu longs, voire monotones sans chien fou pour aboyer et montrer les crocs !

Environ 18 heures passées sous terre. Pareil pour l'autre groupe qui est déjà couché quand nous mangeons. Le lendemain, les plus courageux vont déséquiper. La fatigue se fait sentir. Le plaisir aussi. Plaisir d'avoir enfin parcouru ce beau réseau qui nous trottait dans la tête depuis tant d'années. Nous sommes plusieurs à former déjà le projet d'y retourner. Nous pourrions plonger le siphon des Patafouins cette prochaine fois, et peut-être emmener un appareil photo, et s'entraîner un peu plus avant...

PK</description>
</item>

<item>
<title>Des Val-Suzonnais à la Combe aux prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=249</link>
<pubDate>Sat, 21 Aug 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Voici les commentaires des enfants, tels qu'ils les ont livrés le lendemain suite à notre &amp;quot;aventure&amp;quot; :

Louis 12 ans - 1,59 m 42 Kg : 
Ce que j'ai bien aimé, c'est qu'on pouvait se salir sans se faire disputer. On rampait dans l'eau et puis ce que j'ai bien aimé, c'est le bout en plus qu'on a fait avec papa et Fabien, parce qu'on a vu le bout de la grotte et puis c'était marrant car il y avait un chemin qui faisait une corniche et qu'il fallait marcher dessus et il y avait le vide au milieu. Ce que je n'ai pas trop aimé, c'est la grande remontée parce que j'avais un peu peur. J'ai bien aimé remonter du trou car il faisait plus chaud et que je commençais à avoir froid. On a fait un pont de singe au-dessus de 3 mètres d'eau, c'était rigolo. J'ai vu de beaux minéraux dans la grotte et il y avait de belles stalactites et stalagmites et aussi des draperies.


Lisa 11 ans - 1,57 M 45 Kg : 
Je n'ai pas aimé aller dans le passage où il fallait ramper. Ce que j'ai aimé, c'est quand on était sur les 3 barres en fer et qu'après, on montait avec la pédale et le croll. Je n'ai pas aimé quand on me descendait parce que j'aurais bien voulu descendre avec le descendeur. Je n'ai pas aimé passer dans l'eau car elle était gelée. J'ai bien aimé quand je suis sortie car il faisait chaud alors que j'avais froid. J'ai vu de belles stalactites. Les accompagnateurs étaient sympa mais à la fin j'en avais marre parce que j'avais froid. Au début, je ne voulais pas trop traverser le pont de singe parce que je ne savais pas s'il allait tenir ou pas et quand j'ai vu tout le monde passer, j'y suis allée et c'était super.


Les parents : 
Une expérience hors du commun, physique pour nous qui ne sommes pas très sportifs, mais faisable, surtout encadrés comme nous l'étions pas des super pros, qui ont assuré dans un calme et une tranquillité à toute épreuve, pour emmener des novices comme nous découvrir ce qui se cache sous terre à quelques kilomètres de chez nous. Mais, heureusement que nous ne savions pas avant de descendre, tout ce qui nous attendait, car nous aurions certainement appréhendé : les passages dans l'eau et surtout ramper dans un couloir où tu peux même pas te mettre à genoux, ni te retourner... Tu ne peux qu'avancer et surtout ne pas trop cogiter, sinon, c'est foutu....Et puis, les enfants nous ont motivés, car nous nous disions : si eux le font, allons-y et surtout n'allons pas leur faire peur, eux qui sont super à l'aise, avec nos pensées noires du style : si l'eau monte d'un coup, j'suis foutu, si la corde pète, je m'écrase en bas, ce genre de joyeusetés...

Au final, des super souvenirs, des belles images des cavités visitées, l'impressionnante cascade qui crachait des tonnes d'eau, les sandwiches jambon-beurre, les bananes et le coup de rosé au fond de la grotte.

En résumé : GENIAL... Juste un truc : la prochaine fois les Gentils accompagnateurs.... renseignez-vous du poids des enfants..... ça vous évitera des courbatures après avoir du remonter Louis et Lisa... Sachez-le, les enfants Val-Suzonnais sont montés costaud... Y'a qu'à voir Fabien :)

Peut-être à bientôt pour une nouvelle expédition sous terre.. Amitiés à vous tous

Katy, Christophe, Louis et Lisa</description>
</item>

<item>
<title>Fiz</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=263</link>
<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les Fiz, vous connaissez ? Mais non, pas Gin Fizz ! Les rochers des Fiz, au-dessus du cirque de Sixt fer à cheval. Un massif d'altitude tout à côté du Jean Bernard et du Mirolda... Le club de Manu y travaille depuis trente ans, basé au refuge de Sales tenu par Roland. Les trous là-bas s'appellent Ifx, pour « inconditionnel des Fiz ». Tout un programme !

Manu nous a donc convaincus et nous voilà partis pour un repérage. C'est un peu loin quand même, et il faut marcher deux heures pour atteindre le refuge. Alors nous décollons de Paris le vendredi vers 14h, direction Bourgoin-Jallieu pour prendre Manu. Au parking de Sixt, nous retrouvons Louis et nous voilà au complet pour attaquer la montée. De nuit, nous entendons les cascades sans les voir. Manu nous explique comme c'est joli et nous songeons qu'au retour nous pourrons en profiter. Arrivés sur le plateau, nous nous introduisons sans bruit dans l'un des chalets et dormons.

Samedi matin, le temps est incertain. Nous découvrons que le refuge est plein. Des dizaines de marcheurs, en famille, avec des ânes, ont passé la nuit aussi. Petit déjeuner pris, nous nous dirigeons vers la pointe de Sales. Manu nous montre plusieurs entrées, GPS en main. Tout ce que nous voyons est déjà marqué. Mais il y aurait des trous à reprendre. Des puits à neige à vérifier. Nous longeons les rochers des Fiz, passant de trou en trou, pour redescendre au refuge par l'autre côté. Sur le chemin, nous apercevons des chamois, de plus en plus nombreux. A la jumelle, nous en comptons près de trois cents ! Tout la harde des Fiz est là, comme nous l'indiquera Roland. 

Un peu plus loin, nous croisons un troupeau de moutons, et un cadavre égorgé. Un chien errant sans doute, car il n'y a pas de loup ici. Le temps d'apercevoir le désert de Platé au-delà du versant opposé, autre beau karst alpin, et la pluie, qui menaçait, finit par tomber. Et nous finissons par être trempés jusqu'aux os, malgré les ponchos, les Gore Tex. Le moral est très humide, tombé qu'il est dans les chaussettes mouillées. Ceux qui ont de quoi se changent, les autres frissonnent. Nous investissons la salle de restaurant. Nous ne sommes pas seuls, des marcheurs en slip improvisent  des danses sauvages, agitant chemises et pantalons autour du poêle au gaz.

Quant à nous, nous attaquons les choses sérieuses : lecture de l'inventaire et apéro. Manu, en fin connaisseur du massif, a monté une bonne bouteille de vin pour soutenir le moral des troupes. Nous commandons la fondue prévue, car sur ce coup-là nous avions été bien inspirés de ne pas monter notre repas. Estomac rempli, petit digestif avalé, il ne reste plus qu'à aller dormir.

Et nous dormons. Tant et si bien, qu'une fois levés, il est bien tard pour aller prospecter l'autre versant. Pourtant, si le ciel menace, il ne pleut pas... encore. Le temps de manger, boire le petit vin arrangé offert par Roland, et nous redescendons. Nous apercevons une cascade tempétueuse par une trouée dans le brouillard. Assurément, cette montagne est belle. Mais il faut ressortir les ponchos des sacs car il pleut ! Avant de reprendre la route, nous prenons un chocolat chaud à Samoëns et faisons quelques achats de spécialités locales.

Bilan globalement positif. La vilaine météorologie n'a pas réussi à nous cacher la beauté des paysages et le potentiel spéléologique de ce massif d'altitude. Il faudra toutefois bien s'organiser car monter avec de lourdes charges fatigue, et il faut garder ses forces pour gambader dans la montagne. Et prévoir trois jours et demi au moins.

PK</description>
</item>

<item>
<title>Marguareis</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=254</link>
<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Visites de classiques (Scarasson, Piaggia Bella) et explorations dans l'espoir de trouver du nouveau.
Un peu de canyon pour certains.

Voir compléments sur le site du CDS 92
http://cds92.ffspeleo.fr/</description>
</item>

<item>
<title>Ecouges 2</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=247</link>
<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pendant que Jean se balade, qu'Olivier et Alain escaladent, Aurélien et moi décidons de nous mouiller : direction le canyon des Ecouges 2.

Pas de navette, assez facile, des parties ludiques... tout ce qu'il nous faut.

On se met en appétit avec une C12, puis une C25 où je suis obligé de rabouter un coup : les 2x25 du topoguide (pris sous la forme d'une corde de 50 m) ne suffisent pas pour arriver tout en bas...

Quelques vasques profondes nous permettent des petits sauts, puis c'est la C12 de la vrille, aussi esthétique qu'agréable à descendre, une C17 que l'on passe dans le jus et c'est déjà le début de la fin.

La remontée est chaude, très chaude, surtout avec le sherpa sur le dos.

Nous faisons un petit détour au pied de la cascade finale des Ecouges 1, une belle C65 qui donne envie de revenir faire la partie supérieure !!

La prochaine fois.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Quai aux Fleurs (TQS)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=246</link>
<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Fait assez exceptionnel pour des Abimés, nous sommes devant le trou avant midi. Il faut dire que nous avons trouvé un gîte à 5 minutes en voiture, et que nous avions donné rendez-vous à Eric et Antoine assez tôt tout de même.

Jean se colle à l'équipement et nous pénétrons dans l'air froid soufflé par les Saints de Glace. Les premiers puits sont rapidement enchaînés, puis le long méandre avec ses petits puits finaux un peu étroits.

On ne se perd pas sous la direction de Jean qui connait le TQS par c?ur et on débouche dans la salle Hydrokarst.

Dire qu'elle se noie totalement lors de certaines crues.... Ça doit être franchement impressionnant.

C'est l'heure de la pause casse-croûte pour tout le monde.

On repart par un soupirail, direction la Conciergerie, puis le Labyrinthe. Qui porte bien son nom, puisque nous passons un certain temps à essayer de savoir où nous sommes. Malgré tout, pas de perdition aujourd'hui ! Nous arrivons sans demi-tour ni (presque) hésitations au Quai aux Fleurs.

Jusqu'au clou du spectacle : la marmite de 7 mètres de profondeur. Une splendeur !

Et une surprise également : la corde qui permet de passer le ressaut qui surplombe directement la marmite pend au plafond... stupeur des participants, on pense que la corde est tonchée, qu'elle a cassé... jusqu'à s'apercevoir qu'elle est &amp;quot;simplement&amp;quot; coincée sur un petit becquet, quelques 4 mètres au dessus de nous.

Nous arrivons tout de même à tirer la corde et casser le becquet.

Nous nous séparons alors en deux groupes : Eric, Alain et Olivier remontent, tandis qu'Aurélien, Jean, Antoine et moi continuons direction le fond. Juste après le ressaut, quelles merveilles : calcaire blanc pur, marmites scintillantes, c'est magnifique et vaut vraiment le détour.

Nous allons jusqu'au siphon et décidons de remonter.

Quelques heures plus tard, c'est la sortie. Il fait bon frais. Mais en sortant de l'haleine de la grotte, on retourne dans la chaleur moite de la forêt, une sacrée transition.

Un petit bonus en prime : probablement un lynx, qui passe un peu plus loin entre les arbres et dont on voit les yeux dans le faisceau de nos frontales.

Un conseil : il faut aller au quai aux fleurs !!!

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=248</link>
<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Rendez vous était donné vers 19h sur place pour quelques aller-retour sur corde et l'initiation d'Anthony, un ami de Sébastien.

Beaucoup de monde est présent ce soir car il fait très beau, et nous devons partager les piles du pont avec maints escaladeurs.

Nous posons tout de même quelques cordes : une dans le puits, deux le long des piliers dont une avec une vire au milieu et la dernière pour l'initiation d'Anthony.

Son passage par dessus le parapet lui donne quelques émotions, mais il en re-veut et pense revenir avec nous plus tard, sous terre cette fois.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Canyon de Noire Fontaine</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=245</link>
<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dernier canyon du week-end. Nos émotions de la veille nous font opter pour un canyon qui ne se pratique que par temps de pluie.

Nous organisons la navette, avec une voiture garée sous le viaduc. Laurent, compte tenu du climat pluvieux et surtout qu'il a perdu une chaussure la veille, ne descend pas avec nous.

Hier trop d'eau, aujourd'hui... pas d'eau du tout !

C'est un canyon sec que nous descendons, un peu déçus, car quelques cascades doivent être très agréables avec un peu d'eau.

Pourtant, ça coulait en bas !!

La raison, nous la trouvons sur le chemin du retour : une résurgence du plus bel effet. Des autochtones croisés aux voitures nous expliqueront : il faut bien une semaine de pluie pour que ça coule dans la partie haute, autant pour nous.

Canyon à faire donc quand il y a vraiment de l'eau.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Canyon de Chaley</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=243</link>
<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce matin, reprise de la saison canyon.

Notre groupe étant assez hétéroclite, et le temps étant à la pluie, nous nous décidons pour un canyon facile, court et réputé faisable en petite crue.

Le parking se fait à côté du camping du village, et la montée commence en face de la mairie. Belle montée d'ailleurs, le long du canyon, le réveil musculaire est plutôt sévère, mais tout le monde arrive en haut.

Le canyon n'est pas en crue, mais coule un peu quand même. Nous nous lançons. Reprise du canyon pour Philippe, première descente pour Jasmine, à qui on a rappelé les rudiments de l'utilisation du descendeur en 8 le matin même.

Tout se passe pour le mieux dans ce canyon où tous les obstacles peuvent être évités par des petits chemins sur les côtés. Les cascades s'enchaînent en sous bois, avec beaucoup de tufs, une ambiance vraiment sympa !

Il fut un temps où un barrage était en place, maintenant désaffecté, on passe dans un tunnel calcité du plus bel effet. Une petite surprise nous attend derrière, avec la possibilité de passer dans un siphon, ce que Vincent, Yannick et moi ferons, sans souci.

Le dernier petit plus sera une série de quelques sauts dans la dernière vasque, très ludique.

Un canyon fort sympathique, idéal pour l'initiation, mais où tout un chacun pourra  prendre du plaisir, quelque soit son niveau.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Canyon du Rhéby</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=244</link>
<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après notre petit canyon du matin, direction Villebois et le canyon du Rhéby.

La route pour y accéder, ou plutôt la piste, est praticable par quasi toute voiture et traverse les bois, on se demande où on va arriver.

Quelques minutes de marche horizontale, ça nous change, et nous voilà au départ.

Le cours d'eau est magnifique, d'un jaune très clair, couleur des incrustations de calcite qui couvrent totalement le ruisseau.

Il y a de l'eau et les obstacles s'enchaînent régulièrement, cascades, ressauts, toboggan... au fur et à mesure que l'encaissement augmente.

L'eau se fait aussi de plus en plus présente et nous donne de belles émotions.

La première, dans un passage en étroiture directement dans le courant. Je passe devant et en prends plein la figure, conseillant aux suivants de shunter.

Un peu plus loin, les derniers toboggans et la cascade finale ont des mouvements d'eau trop délicats à passer pour notre groupe, et nous installons un rappel guidé. Laurent en profite pour perdre une chaussure et Yannick se distingue en le passant la tête en bas, un véritable acrobate !

Ces deux difficultés nous ont fait prendre du retard, et c'est à la nuit tombante que nous regagnons les voitures, loupant par là même l'apéro auquel le proprio de notre gîte nous avait invité... ce sera pour la prochaine.

Un très très beau canyon, avec tout ce qu'il faut. Un peu trop d'eau pour notre équipée hétéroclite, mais un canyon à faire et refaire pour ceux qui passent dans le coin.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Bricolage</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=237</link>
<pubDate>Sun, 06 Jun 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&amp;quot;Marre d'avoir la moitié d'une lampe sur la tête ?&amp;quot; C'est ainsi que Jean-Marc Verdet nous apostrophe sur la liste. Pour la modique somme de 10 euros, il nous propose de booster nos éclairages.

Donc ce soir, bricolage ! Nous montons des grosses LED dans nos DUO à la place des halogènes dont plus aucun d'entre nous ne se sert.
Jean-Paul nous a brillamment organisé tout cela. Achat des différents composant sur internet. Montage d'un prototype. Jusqu'au chatterton et aux cannettes de boissons gazeuses à découper...
Nous suivons besogneusement les indications. Casser une ampoule, l'évider. Découper un radiateur. Stéphanie officie avec le fer à souder pour tout le monde.
L'heure de la fermeture du stade approche. trop tôt. Ce n'est pas fini ! Il faut ramener du travail à la maison...
Rendez-vous sous terre pour voir les résultats.

Philippe

Pour les détails, voir le &lt;a href=&amp;quot;http://gstn74.blogspot.com/2010/01/que-la-lumiere-soit.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;site.&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Congrès national</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=232</link>
<pubDate>Sat, 22 May 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Comme pour chaque congrès national, nous voilà partis nombreux pour cet inter-clubs du CDS.
L'équipement par les organisateurs du Jean Nouveau est une belle cerise sur le gâteau que plusieurs d'entre nous ne pourront se retenir d'aller goûter !
Plus de 1.000 inscrits cette année pour ce rassemblement très bien co-organisé par les CDS 84 et 04. Tout était réuni sur un unique site, sauf le repas de gala. Un grand stand pour Spelunca librairie qui a permis d'étaler tout plein de trésors. Des stands de matériel dans un bâtiment vaste et lumineux. De la bouffe simple et facile tous les jours.
Que demander de plus ! Allez, si. Un petit truc : pas de musique pendant le repas de gala, ou un concert et pas de repas mais des buvettes à côté ?..

Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Vercors humide</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=261</link>
<pubDate>Wed, 12 May 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ le mercredi pour Gaëtan et moi: on fait un détour par Expé pour acheter un fût de carbure pour le club.

Arrivée dans la nuit de mercredi à jeudi pour la deuxième voiture.

Au vu de la météo: pluie tout le week-end

Le jeudi: Faux Gour que l'on équipe à trois, chacun son tour.

Vendredi: scialet Michellier

samedi: Choranche  avec la visite touristique puis  Gournier où l'on naviguera juste en canoë sur le lac.

Yannick</description>
</item>

<item>
<title>Les Djeuns font de la spéléo</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=228</link>
<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous voilà réunis au bord de la Seine pour partager notre passion avec des adolescents de la fondation des orphelins et apprentis d'Auteuil. Après les présentations d'usage, chacun se transforme en spéléologue. 

Nous nous organisons en deux groupes de trois spéléo, un éducateur et quatre adolescents. Pendant que les uns découvrent les réseaux naturels de la Jacqueline, les autres parcourent à l'aide des techniques alpines une cheminée naturelle. On inverse les activités après le moment du repas.
Ainsi, ils peuvent se confronter à différentes techniques de progression : marche, escalade / désescalade, opposition, ramping, quatre-pattes, étroiture  et la montée / descente sur corde avec le matériel de spéléologie. Et cela à différentes hauteurs ... ce qui modifie bien les sensations !
;-)
Le tout présentant des paysages variés.

Delphine</description>
</item>

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<title>Stage sur le Larzac</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=234</link>
<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Emmanuel organise un stage découverte-formation-perfectionnement pour la région Rhône-Alpes. Comme la région Rhône-Alpes manque de main d'oeuvre qualifiée, il est obligé de faire appel à des estrangers ! Des cadres d'Ile de France, des Pyrénées, du Lot.
;-)

Trève de plaisanterie, ce stage était très agréable : tout s'est bien passé, une bonne météo, des stagiaires et des cadres détendus, demandeurs, compétents, un hébergement adapté, des cavités variées...

Cerise sur le gâteau, chaque jour, j'ai découvert une nouvelle cavité ou un nouveau réseau : le mas Raynal par les puits parallèles, l'aven des Huttes, la Portalerie, les puits de Vitalis et le Bateau, une succession de très beaux puits.


Delphine</description>
</item>

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<title>Aven Lacas</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=242</link>
<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Delphine avait eu l?information par un ami : &amp;quot;il faut absolument aller voir l'aven Lacas&amp;quot;.  quelques courriels et coups de fil plus tard, elle avait des données concrètes sur la faisabilité et surtout sur l?emplacement de l?aven LACAS.

Un aven connu depuis plusieurs années jusqu?à -180 environ, mais qui sous les assauts répétés de quelques hurluberlus motivés donne maintenant sur un réseau au potentiel gigantesque.

Yannick s?était cassé les dents en repérage la veille (faut dire que les infos étaient pas super précises à ce moment là), c?est donc groupir que nous sommes partis à l?aventure. Enfin, jusqu?à ce qu?Alain arrête sa voiture au bord du chemin chaotique, quelques pierres dépassant, menaçant de rayer le fond de sa voiture jusqu?au toit...

Bref, nous avons fini par trouver l?entrée, bien cachée au fond d?un ravin, sous des blocs monstrueux, avant de faire la pause déjeuner. Deux équipes se constituent pour la descente : Delphine, Philippe (avec son appareil photo) et Christian d?un côté, Alain, Jean, Yannick et Sylvain de l?autre.

La descente jusqu?à la première désob se passe bien, avec des puits vastes et majestueux, qui valent le détour à eux seuls. Au fond, petit passage en méandre qui a été agrandi pour l?explo, puis puits pas très large qui débouche sur l?ancienne fin, une grande salle avec un important dépôt de matière organique, sur plusieurs mètres parfois.

C?est là, au fond du fond que commence le travail de brute ! 70 mètres de « boulevard » creusé à marteau d?homme pour atteindre la suite. C?est confortable pour une désob, mais tirer un kit là dedans n?est pas non plus un grand plaisir.

C?est après ce passage que tout devient grandiose. A commencer par le P50 de bien 10 m de diamètre, puis un passage chiant où il faut trouver son chemin dans un méandre, et on atteint le collecteur tant attendu.

La première équipe est partie vers l?amont, nous partirons vers l?aval. C?est magnifique ! D?une part, le paysage est beau, mais aussi « neuf » car pas encore parcouru de fond en comble par des générations de spéléo. Au fur à mesure que l?on descend, le collecteur s?agrandit, se dote de puits, de concrétions, de zones sableuses, d?anté-stalagmites... avant de finir par un puits où l?on entend la rivière gronder 10 m plus bas. La corde se finit sur un monopoint qui ne descend pas jusqu?en bas, et je ne m?aventure pas plus loin, là où le sol craque encore sous le pied, où le méandre ne semble pas encore avoir été parcouru, là où notre « indic » nous a conseillé de rebrousser chemin (notre deuxième groupe ira un peu plus loin, mais sans voir de choses plus jolies qu?avant).

Retour vers l?amont où nous croisons nos acolytes au point d?entrée dans le collecteur. Nous échangeons nos points de vue et chacun repart.

A notre tour de remonter le collecteur, et autant dire que c?est la zone qui dépote le plus. Des concrétions blanches à couper le souffle dévalent les parois, notamment à un endroit où il faut malheureusement s?enfiler dans un petit tuyau boueux pour continuer, ce qui a pour effet de maculer d?argile les jolies concrétions... Heureusement, les personnes faisant l?explo ont penser à mettre un seau avec une brosse pour nettoyer après notre passage, mais force est de constater que les coulées stalagmitiques ne sont plus aussi blanches qu?elles ont dû l?être auparavant. Et ça continue, et ça continue, le collecteur est parfois interrompu par l?apparition de puits remontants gigantesques, bien dans les 50 mètres de hauteur, certainement pas encore explorés, l?entrée vers des continuations sans fin, gageons-le !

Nous arrivons enfin au « terme » de notre remontée sur une zone plus étroite, que nos compagnons nous ont conseillé de ne pas remonter encore, donnant sur « rien », c'est-à-dire sur une zone d?exploration encore, où pendent des combi néoprènes devant un boyau à moitié noyé où il faut s?enfiler en rampant, et qui donnerait sur un collecteur encore plus grand !!! Cette cavité est dantesque...

Au retour, nous en profiterons pour admirer quelques perles des cavernes, raretés qui ont tendance à disparaître avec l?augmentation de la fréquentation des cavités. Même si c?est certainement très joli posé sur une armoire ou un bureau, c?est quand même plus magique, encore en place, dans son écrin de calcite.

Nous retrouverons encore une fois nos collègues à la sortie du collecteur, avant l?entame des puits remontants.

Au final, une sortie grandiose, dans une cavité présentant quasi toutes les configurations possibles et imaginables : grands et petits puits, méandre, collecteur, concrétions, et j?en passe !

Un conseil : il faut y aller maintenant, avant que son renom ne soit trop important et que sa fréquentation ait augmenté. Cela dit, c?est déjà une sortie sportive, surtout que ça continue, et qu?il y a certainement encore d?autres merveilles à voir plus loin, plus bas, plus profond...

Sylvain</description>
</item>

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<title>Goussoune</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=236</link>
<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Double objectif aujourd'hui : équiper et photographier la cavité.

Il semblerait que cette cavité ne soit pas facile à trouver alors nous partons avec GPS, carte et deux descriptifs ! Une fois admis que la cabane en ruine évoquée ne peut plus constituer un point de repère, on choisit le deuxième descriptif. Cela nous amène à proximité de la cavité et il suffit de suivre les indications du GPS car la cavité ne se trouve pas au sud du virage comme indiqué. Au moins les coordonnées sont bonnes !

Christian équipe, ça avance vite et bien dans une cavité pas si facile avec de petits puits biscornus.
On arrive dans les galeries du fond qui ont sûrement été exceptionnelles lors de la découverte. Aujourd'hui, les concrétions ont perdu leur éclat et on trouve même des empilements de concrétions coupées et rangées les unes au dessus des autres... Comme des bûches !
Heureusement, il en reste encore beaucoup debout. Suffisamment pour servir de décor à nos essais photographiques.

Delphine</description>
</item>

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<title>Valat Nègre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=240</link>
<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Aujourd'hui, petit objectif pour notre groupe : faire des photos dans le Valat Nègre.

Ce haut lieu de la spéléo caussenarde a notamment vu s'emmurer Véronique Le Guen durant quelque temps pour une étude.

Il en restait encore les installations de ravitaillement dans le puits d'entrée, mais maintenant, tout a été nettoyé. Reste en place uniquement une poutrelle métallique avec quelques petits trous idéaux pour y placer un bout de dyneema en tête de puits.

Et quel puits, 50 m plein gaz avant de redescendre encore 20 m sur la paroi inclinée. Et c'est la fin... Nous n'irons pas plus bas, même si la possibilité existe d'aller se faufiler dans un recoin.

Le fond est plat sur une centaine de mètres, et NOIR !!! Heureusement, de multiples stalagmites ponctuent le fond de la grotte, par bouquets, puis par centaine quand on s'approche du fond.

Les séances de photos peuvent commencer, Alain puis Jean se prêtant au jeu pendant que je me débats avec l'éclairage, le temps d'exposition, le positionnement des flashs, le pied photo, les courses dans le noir pour faire varier les inclinaisons de flashs.... ce qui a pour effet de ne pas voir le temps passer.

Il est alors temps de remonter, remontée ponctuée de quelques images et finalement assez rude compte tenu de l'ampleur de la sortie.

Bref, une cavité à visiter pour une petite sortie à la demi-journée.

Sylvain</description>
</item>

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<title>Aven Peyrine</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=229</link>
<pubDate>Wed, 07 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Mercredi
Direction aven Peyrine avec Delphine et Philippe. Un point de vue magnifique sur les gorges du Tarn s'offre à nous. 
Après une petite marche d'approche, on trouve l?entrée de la cavité sur le bord du chemin de randonnée : on ne peut pas la louper. L'aven s'ouvre sur une grande entrée qui commence en pente douce avant d'arriver sur une verticale de 15m. 
Le stresse monte un peu, je vais équiper pour la premièrefois. Delphine me donne les consignes et les conseils pour commencer : Zone de sécurité, double amarrage, pas de frottement, révision des n?uds??..
Et c?est parti sous la supervision de Delphine, cela se passe bien. On est en bas du puits de 15m. 
Il y a deux possibilités : on peut partir vers un réseau très étroit ou un réseau plus évident, on prend le plus évident. 
On arrive sur un balcon, j?équipe le puits de 6 m pour accéder à une salle concrétionnée. On traverse la salle pour faire une escalade de 7 mètres afin d?accéder à la plus belle salle avec des grands massifs de stalagmites. Philippe en profite pour faire une séance photo.
 
Après cette salle, on arrive sur un balcon, il faut équiper une vire sur la droite avec des amarrages naturels. Je commence à équiper et puis je bloque sur passage. Delphine continue à équiper, on arrive en haut du dernier puits de 23 m : beau puits en un seul jet, on arrive sur galerie ronde. 
Quelques photos et on remonte.

Une superbe cavité très sympa!

Yannick</description>
</item>

<item>
<title>Drigas</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=241</link>
<pubDate>Wed, 07 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Aujourd?hui, Alain nous emmène à l?aven de Drigas. Au programme, formation à l?équipement pour Christian et moi-même.

Il ne fait pas beau, il fait froid et on pense même voir de la pluie tomber à l?horizon pendant le casse-croûte, mais on se lance quand même.

Enfin, Christian se lance en premier dans l?entonnoir impressionnant d?entrée. Il faut dire que ça a été désobé à la pelleteuse mécanique, donc c?est laaaarge, au début... car après, on s?enfile dans un tube métallique qui donne sur l?enchaînement de puits.

Bel enchaînement d?ailleurs, avec multiples puits s?entrelaçant, de façon que Christian semble avoir pris un puits annexe, obligé de planter un spit pour continuer.

Je prend la relève avant la fin des puits, juste avant la zone de bifurcation qui semble compliquée sur le papier, mais finalement simple sous terre, il faut prendre à gauche un petit conduit plat au départ pour aller vers le réseau profond, vers le malheur des gros !

Petite pause pour se restaurer, et ça continue, salle, re-salle et passage en bas d?une trémie, moitié étroiture pour remonter tout de suite derrière avant de se lancer dans une mini conduite forcée qui donne sur la suite : les puits ! Je dis mini, car, sans être une étroiture, tout touche, de tous les côtés.

Nous nous arrêtons avant d?arriver au fameux malheur des gros, question de timing. En remontant, Alain en profite pour laisser tomber son mini kit dans un mini puits situé dans la mini conduite forcée (je sais, ça fait beaucoup de mini...). Impossible d?aller le rechercher à la main, mais Christian fini par accrocher le mousqueton à l?aide de son mousquif de pédale, maintenu ouvert par un bout se chambre à air !! sous les applaudissements d?Alain.

La sortie et le déséquipement se déroulent bien, plus vite qu?envisagé, même si l?un d?entre nous remonte deux kits dans les puits.

Une bonne cavité d?exploration, qui, d?après les dires, est de plus en plus splendide au fur et à mesure que l?on s?enfonce, avec UN obstacle : le malheur des gros. Nous nous y frotterons la prochaine fois.

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Le Coutal</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=233</link>
<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L'équipe de cette semaine caussenarde est enfin au complet et nous voulons fêter cela en douceur et tous ensemble. Le Coutal s'impose : comportant peu d'équipement, cette cavité est proche du gîte et permet un démarrage soutenu mais en douceur de la semaine.

Au milieu du fatras du club, on a trouvé toute la topo photocopiée ! Magnifique. 
Une minutieuse préparation de notre sortie commence avec la lecture détaillée des descriptifs et l'annotation des plans. En effet, la zone d'entrée de cette cavité est labyrinthique et Philippe s'y est déjà cassé le nez...

En fait, le plus dur va être de trouver la cavité puisque je leur conseille de ne pas suivre les indications de la publication mais d'aller bartasser à flanc de montagne ! Heureusement, il fait beau et pendant ce temps, le café se prépare ;-)

Christian pose rapidement les quelques cordes nécessaires et nous remarquons aussitôt que la cavité est largement balisée ce qui facilite l'orientation. Reste à savoir s'il est bien raisonnable d'aller se baquer dans tel ou tel passage bas. Jean ne reculant devant rien, nous débouchons dans les grandes galeries du Coutal.
Le paysage change presque à chaque galerie et nous arrivons bientôt aux étonnantes salles blanche et rouge.

C'est une très belle découverte.

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Corgnes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=235</link>
<pubDate>Mon, 05 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après la mise en jambe d'hier, nous nous pensons prêts à attaquer des cavités plus consistantes. 
Au menu du jour : les verticales de Corgnes. 

Sylvain et Yannick ont préparé les kits. Philippe et moi avons rassemblé nos souvenirs,  la carte, le GPS et le descriptif pour trouver la cavité facilement. 
Mission accomplie.
La cavité est déjà équipée, sûrement pour les explorations en cours. Du temps en plus pour lézarder au soleil en prenant le repas...

La descente s'enchaîne assez facilement. Le P91 est magnifique, entièrement équipé sur concrétions, il goutte beaucoup. Nous touchons le fond et jetons un oeil sur la désob en cours. Chapeau pour le travail de minage.

A la remontée, nous décidons d'équiper vers la galerie des lacs. Je m'y colle laborieusement et en plus le méandre est très très étroit (dixit Philippe!). Le réseau des Lacs n'aura pas reçu notre visite...

La remontée reprend doucement. On est finalement bien contents que la cavité soit équipée...

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Traversée de la grotte de la Porte</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=227</link>
<pubDate>Sun, 04 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour cette première journée, nous démarrons dou-ce-ment. Après une longue réflexion, nous choisissons la grotte de la Porte, juste au-dessus de Meyrueis sous l'église de Notre-Dame du Rocher. Pas loin du gîte, une petite heure de traversée et trois chauves-souris dans A travers le karst !
Il fait beau, alors nous mangeons nos sandwichs au soleil devant l'église. Il est 15h quand nous entrons enfin dans la cavité. Nous en sortons presque trois heures pus tard après de longues pa(o)uses photo... et quelques hésitations pour trouver la sortie.
Une balade très sympa, toute équipée, où il faut savoir s'égarer un peu pour apprécier les paysages coloriés et variés.
PK</description>
</item>

<item>
<title>Spéléo caussenarde printanière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=226</link>
<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Fini la neige, la glace. Le printemps est arrivé. Même si sur une butte du Sauveterre entre le Massegros et Boyne, il fait frisquet quand souffle le vent.
Des couvertures et une bonne cheminée y remédient sans peine, passé le premier effroi de la lecture du thermomètre... Le gîte est vaste, sauf en cuisine, avec un garage de terre battue idéal pour le matériel.
Une semaine de beau temps donc. Avec au programme, la grotte de la Porte, l'aven de Corgnes, l'aven Peyrine, l'aven de Drigas, la grotte du Coutal, l'aven de Goussoune, l'aven du Valat nègre et l'aven Lacas. Que du bonheur dans ces belles cavités du Sauveterre et du Noir.
Pour finir, lavage dans le Tarn sous un soleil de plomb. Puis restaurant local pour les moins pressés.
Ca, c'est des vacances !

PK</description>
</item>

<item>
<title>Descente dans le grand glacier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=225</link>
<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Temps de rêve pour ce retour en Chartreuse. Samedi, nous n'avons rien de prévu : il pleut, il neige; par instants, c'est la tempête. Dimanche, temps sec et couvert, idéal pour notre marche vers le Pinet. Et lundi, c'est un soleil d'été qui nous invite à la promenade le long du Cozon.
La reconnaissance du mois dernier se révèle très utile, même si le paysage a un peu changé à cause des dernières chutes de neige. Trois heures de marche et Delphine, Alain et Manu nous emmènent sans difficulté à l'entrée du gouffre. 
Passé le méandre d'entrée, un premier puits nous dépose dans la grande salle où le jour perce par un deuxième puits. Au sol, un lac de glace nous oblige à chausser les crampons. Il faut marcher avec précaution car la glace menace de rompre par endroits et l'eau serait bien froide...
Vient ensuite un long plan incliné, encore tout englacé. Il faut visser des broches à glace pour équiper la corde. Un ressaut plus loin, la balade se termine. 
Olivier, un peu blasé, trouve que cela ne vaut pas les moulins de glace. Les autres sont séduits par la découverte de ce paysage inhabituel et surprenant.
Lundi, nous trouvons un joli circuit tout près du gîte : le sentier du Cozon. La rivière en crue dévoile quelques belles cascades agitées...
PK</description>
</item>

<item>
<title>Pech Long: le retour!</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=221</link>
<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Décidément Abimes semble être dans une phase lotoise importante: 3° sortie dans le Lot en 3 semaines!
Nous étions déjà allés à Pech Long il y a exactement un an quasi jour pour jour. Étant avec des débutants, nous avions fait demi-tour assez rapidement. Nous avons donc décidé de revenir cette année pour tenter d'aller au fond. Pourquoi tenter? Parce que cette cavité présente régulièrement des forts taux de CO2. La période de la fin de l'hiver semblant la plus favorable, ce n'est pas par hasard que nous avons choisi cette date. Nous emmènerons avec nous un appareil de mesure (Oldham MX2100) qui mesure l'O2, le CO (et l'H2S). Mais n'allons pas trop vite et commençons par le début.

Nous nous retrouvons donc comme d'habitude au local le vendredi soir pour un départ vers 20h/20h30. Arrivés à notre lieu d'hébergement (Livernon) vers 2h du matin sans encombre. On se couche vers 3h. Si vous nous lisez régulièrement, vous devez vous dire que l'on ne va pas encore rentrer sous terre de bonne heure. Et vous avez raison! On arrive sur place vers 14h15 et Vivien a un déclic et se dit qu'il est déjà venu. Rémi, on tient ton remplaçant! On commence la descente vers 15h sous un soleil radieux qui incite à lézarder... Stéphanie équipe suivie de Sylvain qui vérifie et de moi qui, en bon inspecteur des travaux finis, râle. Fabien et Vivien ferment la marche.
Regroupement en bas du P17 de l'entrée et première mesure: 18.9% d'O2. Rien d'alarmant nous décidons donc de continuer. La chatière désobée est diversement appréciée, le laminoir dans l'eau également et la diaclase étroite qui suit encore plus! Enfin, nous débouchons dans le gros et en profitons pour faire une pause déjeuner, suivi d'une nouvelle mesure: 18.7% d'O2. Ce taux restera constant entre 18.7/18.9% jusqu'au fond. Nous reprenons notre chemin dans cette magnifique petite rivière jusqu'au premier siphon et son shunt fossile. À noter une forte teneur en CO (200ppm) au niveau du siphon que nous quittons rapidement (5 à 20 ppm lors des autres mesures). Nous retrouvons la rivière et le parcours se poursuit soit dans la rivière, soit en opposition pour éviter de jolies marmites, entrecoupé par quelques petites cascades. Le deuxième siphon nous barre la route mais heureusement, là encore, un shunt fossile aux parois scintillantes et au courant d'air rafraîchissant nous permet de poursuivre et de retrouver la rivière. Nous poursuivons jusqu'à une cascade plus grande, équipée d'un rappel guidé pour éviter la douche. Au pied de celle-ci, les parois s'écartent et livrent place à un grand chaos. Une pause restauration est la bienvenue. La suite se situe entre les blocs pour retrouver la rivière et poursuivre jusqu'au magnifique puits de 15 mètres et le siphon qui lui fait suite, point final de notre visite. Le retour se fera sans encombre malgré un petit essoufflement. Les passages étroits de l'entrée sont encore plus appréciés qu'à l'aller et nous ressortons vers 22h. Nous changeons &amp;quot;rapidement&amp;quot; pour aller déguster une bonne raclette bien méritée! 

Coucher tardif et donc lever tardif: p'tit déj entre 12 et 13h. Puis nettoyage du matos au soleil. Un bon plat de pâtes vers 16h et départ pour Paris. Retour sans encombre.

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>Journées lotoises</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=220</link>
<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Deuxième excursion d'ABIMES à la grotte du Cirque d'Assier. Nous sommes trois : Claire et Philippe, empêchés, n'ont pas été remplacés malgré les appels. Nous partons légers, ayant décidé de visiter Figeac le dimanche, plutôt que la grotte du Fennet.

Samedi matin, c'est avec plaisir que nous retrouvons Max qui va nous guider sous, mais aussi sur terre, en lotois de coeur et historien passionné de cette terre.
La grotte du Cirque s'ouvre au pied d'une barre, tout près de la voie de chemin de fer. Une porte, digne de Fort Knox, donne accès à la grotte protégée depuis sa découverte. Un premier niveau conduit à deux suites. En bas, une courte désescalade mène à la rivière : un beau volume orné d'un dôme stalagmitique très beau. 
Vers le haut, il faut ramper un peu jusqu'à retrouver une galerie plus vaste. Quelques jolies concrétions jalonnent le parcours jusqu'au vestiaire. Là nous quittons chaussures et combinaison pour déambuler dans un univers immaculé au riche concrétionnement.
Il ne fait pas froid, tout est propre : ce sont les conditions rêvées pour photographier. Nous avons deux boîtiers, quelques flashs, et du temps pour faire nos grands débuts en photographie souterraine. Deux cents clichés et quelques plus tard, nous ressortons en faisant un détour par la rivière.

Il est un peu tard pour Figeac où Max nous aurait volontiers guidés, alors nous partons visiter la crypte de Saint Namphèse, personnage haut en couleurs, l'entrée de Planagrèze puis le &amp;quot;trou noir&amp;quot; de Reilhac. Cela tombe bien, la nuit est tombée ! Un beau coin pour une activité spéléologie et astronomie... Nous laissons Max à regret. 
Nous visiterons Figeac sans lui dimanche.
Voilà une ville étonnante, avec son unité architecturale Renaissance merveilleusement restaurée. Un belle balade, complément idéal à la grotte du Cirque.

Alors un grand merci, grand merci à Max pour sa patience et son enthousiasme sous et sur la terre du Quercy. Et merci au CDS du Lot de permettre la visite de cette grotte exceptionnelle, pour son concrétionnement, mais surtout pour son état de conservation. Il est bien que cela puisse durer longtemps encore.

Philippe</description>
</item>

<item>
<title>A la recherche du grand glacier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=222</link>
<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Il y a des cavités comme ça... 
Qui font rêver, un peu : faire de la spéléo les crampons aux pieds !
Qui se font désirer, beaucoup parfois : trouver une entrée au pied d'une barre rocheuse sur un plateau recouvert de neige...
Alors nous avons décidé de faire une reconnaissance. Nous allons repérer l'entrée et nous reviendrons le mois prochain pour y descendre.
Manu apporte avec lui un plan d'accès commenté. Nous avons les GPS, la carte. Les raquettes aux pieds. Et puis des cordes, des piolets, car la neige recouvre de nombreux trous. Alors, nous nous encorderons.

Nous quittons Paris pas très tôt, comme d'habitude. Et nous arrivons franchement tard à Bourgoin où Manu nous attend avec un cassoulet maison délicieux. Samedi, nous partons à l'assaut du col de l'Alpette. Nous trouvons le GR qui s'enfonce vers le Pinet. Les panneaux indicateurs sont au ras du sol. Nous décidons de faire demi-tour lorsqu'il faudrait s'encorder. Tout s'est bien passé, nous sommes confiants pour le lendemain.

Nous revoici sur les pentes enneigées. Nous constituons deux cordées, avec baudrier, croll et poignée. Nous sommes psychologiquement prêts à affronter les crevasses. Evidemment, si l'un d'entre nous chutait, il faudrait improviser... Le GPS nous guide. Faut-il passer à gauche ou à droite ? Finalement, nous arrivons devant une dépression. Le temps de trouver comment y descendre et nous voici à l'entrée du gouffre du grand glacier. Mission bien accomplie.

Lundi, nous hésitons à faire du tourisme : chocolaterie Bonnat, distillerie des Chartreux à Voiron, ou musée de l'ours, à côté de la fromagerie, à Entremont le vieux... Mais pleins d'entrain, nous décidons de rechausser les raquettes pour découvrir le cirque de Saint Même où cascadent les sources du Guiers vif. La neige est rare et dure. Nous n'irons pas jusqu'au sommet. En repartant, nous prenons un chocolat chaud au restaurant, très bien accueillis par l'hôte et son perroquet magnifique.

A dans un mois !

PK</description>
</item>

<item>
<title>Quel cirque !</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=218</link>
<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L'accès à cette cavité est réglementé par arrêté préfectoral. Nous avions donc réservé auprès du CDS46 la visite du mois de février : 5 membres d'Abimes + l'accompagnateur. Le rendez-vous est fixé en fin de journée, à 16h, avec Matthieu du club de Figeac. 
Nous nous équipons sous une averse de grêle. C'est presque la plus grosse difficulté de la sortie ! La grotte est fermée par une solide porte. 
Le boyau d'entrée est consolidé par un morceau de cheminée de ... haut-fourneau lorrain équipé d'une échelle fixe. Quelques mètres plus loin, nous pouvons nous relever et admirer la première salle, spacieuse et déjà bien concrétionnée. L'itinéraire est balisé afin de ne pas salir la grotte. Quelques pas des premiers explorateurs servent d'exemple pour mettre en évidence la rapidité avec laquelle une grotte blanche pourrait être transformée en grotte marron, une grotte exceptionnelle en grotte ordinaire. 
Après quelques crapahuts, nous arrivons à la merveille justifiant cette réglementation. Nous devons nous mettre en tenue propre (sous-combi et chaussettes) et devons nous laver les mains. Gaétan sort son matériel high-tech et photographie sous tous les angles, avec moultes variations d'éclairage et d'exposition. De mon côté, je fais au plus simple avec un vieux compact capricieux. Vous ne pourrez malheureusement pas admirer le résultat car ces photos ne peuvent être publiées. 
Sur le chemin du retour, nous allons jusqu'à la rivière d'un joli débit qui s'engouffre en aval dans un siphon.

Le week-end ne pouvait se limiter à 4h de photographie. Nous avons donc visité aussi le gouffre du Fennet, qui se situe peut-être sur le même réseau. C'est un petit gouffre d'initiation plutôt joli. Ce fut l'occasion d'équiper pour Aurélien et Stéphanie. Une longue vire (démarrage à droite et contournement par la gauche) permet d'atteindre une galerie supérieure dans laquelle de nombreux artistes ont laissé s'exprimer leur talent.

1 voitures, 5 personnes, 1100 km. Ce ne fut pas très confortable mais nous avons optimisé les coûts !
Merci à Gaétan et à ses parents pour l'hébergement.
Merci à Matthieu d'avoir donné de son temps pour notre plaisir.

Jean-Paul</description>
</item>

<item>
<title>Le clan de Meudon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=219</link>
<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Rendez-vous était fixé à Caumont en milieu de matinée, le temps pour nous de (re)prendre nos repères dans la cavité. 
Patrick arrive avec le premier groupe de quatre scouts. Une deuxième voiture arrivera deux heures plus tard.
Une fois casqués et éclairés, nous nous dirigeons vers la grotte de la Jacqueline, laissant Sylvain et Jean équiper une cheminée. Le passage du méandre est une véritable épreuve : pas facile de faire ses premiers pas d'opposition. Certains prennent un bain, d'autres luttent, accrochés à la main courante.
Dans la grande salle, nous cherchons le passage vers le lac. C'est d'abord la visite de la galerie du GSNU, long couloir tout droit aux jolies formes et bien concrétionné. Pendant ce temps, Delphine a retrouvé le bon accès dans la salle de la Couronne. Le lac est plus petit que dans mon souvenir, mais l'eau pure est un vrai spectacle.
Après ces trois premières heures de spéléo, il est temps de retrouver l'autre groupe emmené par Archibald pour un repas convivial. Laurent se propose généreusement pour guider les nouveaux arrivants dans la Jacqueline avec Jean et Sylvain. 
Delphine, Yannick et moi nous occupons d'équiper nos cinq débutants de harnais pour leur initiation sur corde. La cheminée choisie dans la matinée est parfaite : une petite montée, un palier, une deuxième ascension et une main courante assez confortable qui nous permet d'attendre à plusieurs sur une margelle. Delphine s'occupe des départs. Yannick est au relais et je fais l'accueil en haut. Tous ne sont pas aussi à l'aise face au vide, mais la volonté est là. Une deuxième montée permet de prendre plus de plaisir.
La dernière à monter est Delphine qui commençait à avoir bien froid dans le courant d'air en bas. Alors que là haut, je dois avouer qu'il faisait plutôt chaud.
Il est l'heure de déséquiper quand nous entendons le deuxième groupe qui revient, sans doute un peu déçu d'en faire moins que leurs camarades...
Une bonne journée s'achève. Nous devons abréger les au revoir car la pluie redouble (c'est même la tempête de neige sur le plateau !). Un rendez-vous est fixé au local dimanche pour le lavage. Nous évoquons la possibilité d'organiser une séance de corde au gymnase une autre fois.
Un grand merci aux abimés qui ont répondu présents et à Patrick, Archibald et tous les scouts pour leur bonne humeur et leur agréable compagnie : cette journée fut un réel succès.

Philippe</description>
</item>

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<title>AG du CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=217</link>
<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie organisée à l'occasion de l'assemblée générale du Comité départemental de spéléologie du 92. Nous sommes très gentillement accueillis par Pierre Bancel, président du CDS 95, qui nous a donné l'autorisation d'accéder à cette carrière.

- Le matin : visite. Il s'agit en fait de trois carrières qui jonctionnent grâce à des galeries creusées par les champignonnistes. Une petite rivière souterraine appelée rivière du Vieux-Moutiers traverse la carrière. Certaines parties sont inondées. Un puits d'aération de 40m sera bientôt un joli site d'entrainement. Quelques vires et tyroliennes ont été installées pour un entrainement technique et ludique.

- A midi, pique-nique aux chandelles organisé par Christophe Babé du club ASTC.

- de 14h30 à 16h30 : AG. Voir le compte-rendu

- 16h30 : pot de clôture

Jean-Paul</description>
</item>

<item>
<title>Baignade au Rupt du puits</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=267</link>
<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Et oui... Une nouvelle fois, nous avons dû annuler la traversée du Verneau, faute d'une météo suffisamment stable. 
Comme c'est LE week-end de sortie trimestriel de notre ami Tonio, il ne faut pas  gâcher l'occasion. En petit groupe, nous décidons de gagner le Rupt du puits afin de nous changer les idées et d'y tester le matos en vue de la traversée (néo, ponto  etc ...). Nous faisons l'aller-retour dans la journée. 

Le Rupt est en crue comme je ne l'ai jamais vu, c'est un vrai plaisir. Antoine et Aurélien enfilent leur néo complète. Pour ma part, j'ai décidé d'être plus audacieux en testant l'ensemble sous-combi polaire + ponto + haut de néoprène.  Nous filons au fond sans souci malgré le courant et la hauteur d'eau inhabituelle. Au retour nous flânons dans les différents affluents dont certains sont un peu bas :o)
Le couple ponto haut de néo est très agréable pour la progression, on se sent libre de ses mouvements. Il fait un peu plus frais qu'en néo intégrale mais cela reste supportable et pour finir la polaire reste quasi sèche. Bref test positif. C'est validé. 


Xis</description>
</item>

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<title>Gymnase bien au chaud</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=216</link>
<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Finalement, nous avons été nombreux à passer ce dimanche au Gymnase.
Nous-nous sommes retrouvés au local vers 10h.
Eric s?est initié au vide sur un petit aller et retour et a su maîtriser sa peur. Il a du nous laisser pour raison familiale. Une prochaine fois il nous montrera certainement que son appréhension. Sébastien a initié aussi Emily au vide. L?appréhension est là aussi très présente mais là encore ce n?est pas un vrai vertige incontrôlable. Avec une bonne motivation cela sera gérable puis la peur disparaîtra. Sylvain aussi initié sera plus à son aise. Et oui! La pratique de l?escalade aide à maîtriser la peur du vide, si elle était déjà présente. Comme prévu à la dernière réunion, la famille Delaire au complet sera immortalisée par deux photographes d?une association Issenheim. Tout ce petit monde était même suspendu sur la petite vire du balcon (enfin pas les photographes !). Au fait j?espère qu?il est plus solide que celui notre cher maire?le balcon ! . Puis une période conviviale permet de recharger les batteries. Aurélien nous quitte à son tour au milieu de l?après-midi. L?entraînement reprend alors de plus belle : entre autres, passage de n?uds, conversion, déséquipement de vire pour Jasmine, zut pas eu le temps pour Sylvain qui a pourtant bien brassé ! Un ou deux allers et retours pour Florence enfin libérée de sa logistique de la petite Hélène ; décrochement de Sylvain par Christian etc.
Quelques chutes de basic ont remontré tout l?intérêt du port du casque obligatoire au gymnase, règle heureusement encore respectée aujourd?hui. Merci à Aurélien, Christian et Sébastien pour avoir équipé et/ou déséquiper. Au finale je n?ai rien eu à équiper. Bon une boucle de fractionnement aurait pu être rallongée, mais cela a offert un exercice supplémentaire de débrouillardise pour les autres. Au final  c?est pas mal de bénéficier d?un créneau horaire assez large.
Alain.</description>
</item>

<item>
<title>Scialet Robin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=215</link>
<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Lorsque Sylvain a proposé cette sortie, j'ai tout de suite dit oui : 
- A cette saison dans le Vercors, il faut peu de marche d'approche pour éviter toute galère avec la neige,
- Un week-end de 3 jours est un minimum pour un massif éloigné,
- Un trou qui allie les grandes verticales (P140) et un beau réseau horizontal.
Tout était donc rassemblé pour un départ vendredi soir et retour le lundi soir.
Nous avions un problème de véhicule mais tout s'est arrangé lorsque 2 inscrits se sont désistés...

Le seul risque était celui d'une crue liée à un redoux. Nous avons surveillé de près la météo afin de ne pas avoir de mauvaise surprise.

Le porche d'entrée a donc été facile à trouver : 100m de marche dans 70cm de neige, ça se fait même sans équipement spécial !

L'entrée est curieusement aménagée avec un tuyau de 400mm sur 1m. Il n'est pas fixé, on l'a donc retiré pour éviter de passer une chatière et d'envoyer des pierres par le fond.
Les puits sont magnifiques, assez peu arrosés. Les équipements sont très corrects si ce n'est un ou deux accès un peu délicats à équiper. Tout peut aussi s'équiper avec des spits classiques à préférer aux broches diamètres 10 indiquées sur les topos. La lucarne permettant d'accéder à la suite du réseau est évidente, juste derrière soi quand on descend, derrière une pile d'assiette arrosée. Un bon élan et le tour est joué.
Dans la partie horizontale, les différents beaux passages indiqués sur les topos méritent le détour. 
Nous avons croisé quelques chauves-souris solitaires un peu partout dans ce réseau, probablement des rhinolophes.
Ca mitraille de partout (pas les chauves-souris, les photos !).

Un incident est venu perturber la remontée. En effet, la corde est allée se coincer derrière un rognon en profitant de l'élasticité pendant la montée du premier. Il a suffi de démonter l'amarrage du haut pour redonner du mou et libérer la corde. Heureusement que le premier était encore à portée de voix !
Se changer de nuit par -5° avant que le gel ne nous solidifie était la dernière épreuve puisque la voiture a bien démarré et que les chasse-neige ne l?ont pas ensevelie.
Mais nous avons clôturé la journée avec une boite de lentilles... sans lentille ! La boite ne contenait que du jus. Merci Intermarché, on n'avait pas faim. Ah, j'oubliais, la douche à peine chaude !

Et voilà comment un week-end ordinaire peut devenir un week-end très réussi, avec plein de choses à raconter !

J-Paul</description>
</item>

<item>
<title>Neige aux Biefs Boussets</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=210</link>
<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ils avaient prévu de la neige à la météo, et bien nous en avons eu, pas énormément en fait, mais fraîche, elle tenait bien (-4°,-5° dehors). Partis de Paris vers 20h nous arrivâmes au gîte Lison Accueil vers 3h15. Les autoroutes étaient de plus en plus désertes, les poids lourds interdits de circulation mais la neige nous accompagna depuis Auxerre jusqu?au Doubs. Le dépassement des plus lents que soi était délicat car les rails d?asphalte apparent étaient ténus. Deux saleuses en parallèle maintinrent un petit troupeau de voitures à 45km/h plus d?une 1/2 heure, histoire de nous faire tout de suite bien brasser le sel et la fraîche. On les laissa à notre pause. 
Ensuite quelques poids lourds furent lâchés après minuit, ce qui conduisit à élargir les rails, on pu alors mieux rouler (80km/h). A partir de Beaune, en suivant des poids lourds traceurs de rail, la moyenne s?améliora quelque peu. Au péage de Dole, juste devant nous, une Volvo 92 passe la barrière. Mais, c?est celle de Jean! Quelle synchronisation. Nous nous suivrons alors jusqu?à Salins-les-Bains. Les départementales (ex N5 puis vraie Dxxx) ne sont pas très déneigées mais la couche est peu épaisse et on maintient un 40-70km/h sans trop glisser. 
A la bifurcation dans Salins vers Nans, je finis tout de même par patiner sur la première côte. On sort mettre les chaînes. Petite inquiétude, comment ça se monte déjà?mais bon cela revient vite. Jean put monter sans soucis. Le passage du petit col en forêt, avec les sapins tout enneigés, les cristaux qui brillent sur la route? tout cela m?enchante. Arrivés à destination, on décharge le maximum de matériel, on se réhydrate (chacun son breuvage) et on s?entasse à 7 dans le dortoir mis à notre disposition. Le gîte est bien chauffé, les ronflements témoignent de notre contentement.

Samedi, les premiers se lèvent vers 11h30, tant pis, on petit déjeune tout de même. 
Une première équipe part du gîte vers 14h après avoir déchaîné car les services de l?équipement ont bien travaillé pendant notre sommeil. Sylvain, Sébastien et moi même arrivons sans souci au parking des Biefs (ancien virage de la route) mais nous devons chaîner pour man?uvrer et être prêts en sortant ce soir. Ensuite, quelques coups de pelle dans les 15 cm de neige (le goudron apparaît) permettent de délimiter une aire suffisante pour se changer quasi au sec à l?abri du vent derrière le coffre de la voiture. Le deuxième groupe (Jean, Yannick, Aurélien, Jasmine) doit en principe nous rejoindre une heure plus tard après quelques dernières courses (pain frais pour sandwich sous terre).

Je n'ai équipé que l'extérieur (pour éviter de trop se geler dehors). Le puits d?entrée enneigé est assez joli, des stalactites de glace pendent des parois mais désolé il n?y aura pas de photo (les photographes craignaient le caractère agressif de certains passages dans le méandre). A la vire de la charnière, il gèle encore mais, en bas, la flaque est libre et nous pouvons enfin nous dégeler doucement. Après avoir serpenté en fond de méandre entre deux parois blanches au calcaire lissé, Sébastien équipe tranquillement les puits sans difficulté (c?est broché). Un filet d?eau subsiste mais reste faible. Le passage bas lui est bien sec. L?affluent arrivant de droite juste avant la chatière coule correctement. Une fois franchie cette dernière, nous arrivons rapidement à l?antichambre du méandre. Mais avant de s'y engager, nous attendons quelque peu l'autre groupe et soufflons. Je constate que les gours sont bien remplis. N'étant toujours pas rejoints, nous repartons avant d?avoir froids mais après avoir laissé en évidence un mot avec notre heure de passage. Nous avons su plus tard qu'ils passeront à l'entrée du méandre seulement 30mn après nous. Nous avons décidé de continuer sans eux, et sans leur ravitaillement (juste des barres dans les poches), mais avec eau et carbure et les kits de corde pour la suite. Je me demande s?ils vont nous suivre au delà du méandre, se scinder en deux groupes de deux ? Mais bon, nous avons pour objectif de vérifier si les derniers puits sont toujours équipés en fixe comme il y a plus d?un an. Notons que, contrairement à l?année dernière, nous avons cette fois-ci sécurisé d?une corde sur spits un petit ressaut (en sortie de mini shunt de siphon). A la sortie du méandre puis à la salle Machin nous avons aussi attendu mais cela nous permis de souffler un peu. Finalement, en laissant les derniers kits à la salle Machin, nous nous sommes engouffrés dans le dernier boyau et sommes allés voir les cordes fixes (datés de 2007) jusqu'en bas du dernier beau puits. Sylvain a eu un doute sur le passage possible ou non de la voûte mouillante, car de la mousse de crue (ou pollution ?) traînait dans le gour. Mais le courant d?air conséquent qui ramenait la mousse vers l?amont prouvait bien que cela passait. Cependant personne ne s?est immergé pour aller vérifier.

En remontant, nous avons eu l?agréable surprise de voir arriver la 2eme équipe au grand complet (Aurélien, Jasmine, Jean et Yannick). Ils voulaient tous continuer jusqu'au collecteur (et même jusqu?au siphon) sauf Jean plutôt fatigué. De notre coté, nous trois de la 1ere équipe, nous n'avions pas encore mangé (coups de barre) et ne voulions pas nous tremper. Du coup, demi-tour pour tout le monde, au désespoir d?Aurélien. La pause casse-croûte dans la salle Machin est appréciée de tous. Même si l?un des bidons a pris un peu l?eau, il restera assez de pain pour avaler salaisons et chocolats. 
Au retour, nous nous sommes juste légèrement égarés en sortie de méandre après la chatière. Sylvain, Sébastien et Alain forment la dernière équipe pour déséquiper (Sébastien) et porter du kit (Sylvain et Alain). Entrés vers 15h30 nous sommes donc sortis peu avant minuit, soit un TPST de 8h pour les équipiers et 7h pour les ravitailleurs.
La petite forme de certains (sortie de rhume et en plein début pour moi et fatigue de la route) a probablement privé d?autres d?une balade plus longue et de la découverte du collecteur. Mais au moins, nous ne nous sommes pas transformés en glaçons vivant en sortant (-9°C). C?est à refaire à la belle saison (pour ceux qui ne traverseront pas en sortant directement ou presque derrière le gîte ! L?apéro, une bonne douche chaude et un repas chaud pas loin de la cheminée nous attendait au gîte (coucher vers 3h).

Le lendemain après un autre réveil tardif (11h) nous nous plions à la tradition de la fruitière et de la classique balade aux sources du Lison (creux billard et porche de la Sarrazine). Aller en voiture et retour pédestre par les bords de rivière. Cette fois, vous pourrez admirer quelques photos artistiques. 
Le retour sur Panam ne posera aucun problème (routes traitées et sèches et très peu de monde).

Alain</description>
</item>

<item>
<title>Conférence de la société des explorateurs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=209</link>
<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Bon, c'était pas de la spéléo comme l'indiquait bien le message de Luc-Henri Fage posté sur la liste spéléo. Mais c'était gratuit et chauffé!
Rendez-vous donc à 18h30 au 184 boulevard Saint-Germain pour assister à la projection d'un film consacré à Paul du Chaillu, premier explorateur occidental du Gabon. 
Cet autodidacte, touche-à-tout et solitaire, étonnant précurseur qui avait appris la langue des peuples qu'il visitait, garde encore des parts de mystère. (voir cet &lt;a href=&amp;quot;http://speleo.fr/DuChaillu/article.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;article&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;)

Un drôle de personnage, et un film étonnant pour qui ne connait pas ce pays.
Avec LHF, Régine Vercauteren Drubbel (primatologue de l'ULB)
et Jean-Marie Hombert (linguiste du CNRS) répondaient aux questions après la projection. L'occasion pour Régine VD de nous raconter une charge de gorilles vécue quelques années plus tôt!

Un rendez-vous bien sympathique où nous avons retrouvé Jérôme de l'EEGC et Donald et son épouse, spéléos de Senlis. Nous en avons profité pour acheter le nouveau livre de LHF sur les grottes ornées de Bornéo.

A voir aussi :

La page de Luc-Henri Fage sur &lt;a href=&amp;quot;http://speleo.fr/DuChaillu/index.html&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;Paul du Chaillu&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;

&lt;a href=&amp;quot;http://gabon.eegc.org/&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;L'expédition spéléologique&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; de l'EEGC au Gabon.

Un &lt;a href=&amp;quot;http://www.gabonmagazine.com/images/G12-FRENCH/GABON12_FR.pp30-31.pdf&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;article &lt;/b&gt;&lt;/a&gt; de Gabon magazine

Les &lt;a href=&amp;quot;http://kalimanthrope.com/&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;grottes ornées de Bornéo&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; 

Un livre de Paul du Chaillu à télécharger (en anglais) &lt;a href=&amp;quot;http://www.gutenberg.org/etext/22727&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;The Land of the Long Night&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;

Le site de la &lt;a href=&amp;quot;http://www.societe-explorateurs.org/&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;société des explorateurs&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; qui organisait cette projection.</description>
</item>

<item>
<title>Gymnase DP1K200D...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=200</link>
<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Journée test !

Delphine a demandé le gymnase jusqu'à 16h, histoire de n'être pas pressé par le temps comme la dernière fois. Jean et Philippe, qui ne se sont pas concertés, ont apporté leurs nouveaux appareils photo. On testera aussi l'alarme...

Vincent a eu une petite flemme, Jasmine ne doit pas être tout à fait remise de sa soirée d'anniversaire. Et Christian qui vient avec Florence et les trois petiots est à la bourre. Nous sommes donc cinq pour démarrer l'entraînement, bien au chaud alors que la neige tombe. 

Dégagement, passage de noeud, vire qui tue, alternatif : il y en a pour tous les goûts. Florence continue son initiation, imitée par Clémence et Mathieu. Mais Hélène reste dans la poussette...

Jean et Christian vont chercher un casse-croûte. C'est la pause. Et puis tout le monde s'y remet. Vers 15h, le déséquipement commence tranquillement. A l'heure dite, nous sommes dehors. La neige a fondu, mais l'air est encore glacial. Ce n'était vraiment pas un jour à mettre le nez au viaduc. Vive le gymnase !

Philippe</description>
</item>

<item>
<title>Initiation à Goudou</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=199</link>
<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants :
Initiateurs : Alain et Rémi
Spéléo confirmé : Sébastien
Spéléo débutant avancé : Yannick AJ
1ère descente : Jasmine Yannick* et Christian.

Nous partons vendredi vers 20 heures à deux voitures... Courses faites, matériels empruntés... Quelques 5 heures de route pour nos valeureux et courageux conducteurs fatigués par une semaine de boulot. Destination un petit hameau : &amp;quot; le domaine de Gibert&amp;quot;, près de Gramat dans le lot.  Un gîte nommé la &amp;quot;chèvrerie&amp;quot;. Nous nous laissons à peine perdre dans les petits chemins (merci à Yannick pour le GPS...). Il ne fait pas trop froid, l'air est pur et un feu  de cheminée nous attend. Le gîte est plutôt accueillant et les lits semblent confortables. Deux salles de bains, machine à laver et à vaisselle : le grand luxe... Rangement des courses, petites bières, un peu de saucisson et nous nous couchons aux alentours de 3-4 heures du matin.

Nous devons effectuer notre première sortie initiation dans l'igue de Goudou. Une première pour moi, Yannick* et Christian qui n'avons pour l'instant qu?une vision vague et théorique des topos de la grotte.
Lever aux alentours de 10 heures, Alain et Yannick sont déjà debout. Le taboulé pour la descente préparé par Yannick, le matériel préparé par Alain. Le café chaud et le petit déjeuner prêts à être engloutis...
Tout le monde avale assez rapidement son déjeuner et nous partons. Il ne fait pas trop froid, les petites routes, villages, et végétations de la région sont plus que charmants. Quelques troupeaux de moutons parsèment les vallons...
Alain devait être conducteur de rallye dans une vie précédente, ces paysages défilent assez vite. Après un bref arrêt pour saluer les propriétaires du terrain, nous allons voir le &amp;quot;trou&amp;quot;.
Nous nous équipons ensuite et Rémi nous fait faire un petit exercice en surface et revoir les règles de sécurité pour Yannick AJ, Yannick*, Christian et moi. Petite piqûre de rappel très utile pour moi, qui, naturellement étourdie, ai tendance à passer l'étape de mettre mon frein avant de faire ma clé sur le descendeur...
Nous nous lançons enfin, Sébastien et Alain ayant fini d'équiper la descente. On me propose de passer la première. Je me lance plutôt confiante. Au moment de passer le premier fractionnement à quelques mètres du bord, j'entends Rémi et Alain bloquer sur un truc. On me donne des instructions pour remonter que je suis à la lettre, histoire de ne pas paniquer. Heu ! J'ai fait une &amp;quot;connerie? Je remonte calmement. J'apprends que le n?ud de mes longes n'est plus accroché à mon demi-rond... Les aléas d'une pause technique où j'ai consciencieusement bien vérifié avoir fermé le delta, en ne m'apercevant pas que le n?ud avait glissé.
Une bonne leçon et merci à Alain et Rémi de m'avoir sauvé la vie...
Entre-temps, tout le monde a descendu la première partie du trou et Yannick* et Christian ont eu le temps  de prendre deux chauves-souris et un crapaud en mascotte. Les chauves-souris les symbolisant et le crapaud me symbolisant... Merci les hommes...
La magie opère et nous nous enfonçons dans le puits. Après une seconde descente verticale, nous passons des méandres fossiles et nous pouvons admirer quelques magnifiques sculptures naturelles tout en évitant les trous avec quelques vires...
Un petit passage bien étroit et glissant complique la progression et donne un peu de challenge à l'aventure. Mais rien de bien méchant.
Nous nous essoufflons vite au moindre effort car l'air est gazé. Nous nous approchons de l'embarcadère et, avant de descendre dans la rivière, nous faisons une pause déjeuner. Un petit taboulé au thon, un peu de fromage et du chocolat. Pause technique pour presque tout le monde...
Nous voilà enfin prêts pour aller voir la rivière. Alain a commencé l'équipement et nous pouvons descendre la corde pour mettre nos pieds dans l'eau et enfin tester l'efficacité de nos chaussons néoprène... Nous suivons le courant, vers l'aval ou vers l'amont ? J'ai un doute? Quelques petits passages en vire pour éviter de se mouiller en théorie... Quelques acrobates se révèlent et des techniques de passage bien différentes les unes des autres.  Nous continuons jusqu'à ce qu?en théorie nous ne puissions passer sans nous mouiller jusqu'au cou. Yannick vérifie tout de même le passage et confirme la théorie.
Nous rebroussons chemin...  Repassage en essayant de ne pas se mouiller... Efficacité des techniques des uns et des autres à discuter... et nous entamons la remontée... J'ai de plus en plus de mal à reprendre mon souffle après un effort... Vive le gaz ! Mais rien de bien méchant. Les autres soufflent un peu aussi... La remontée est physique pour les novices... Lentement mais sûrement comme nous a conseillé Rémi... J'évite de regarder le haut du trou pour ne pas me décourager... Allez, encore un effort...
La technique est encore à améliorer ! Et je me promets d'acheter un bloqueur de pied pour ma prochaine descente... Nous apercevons quelques salamandres avant la montée finale...
Il fait nuit quand nous sortons et pas trop froid... Un petit mulot sautille devant Yannick* et moi. Nous nous changeons à la voiture et, après avoir mis à sécher nos affaires et vidé les dudules dans la grange gentiment prêtée par le propriétaire, nous rentrons nous réchauffer et nous rassasier au gîte.
La descente a plu aux novices et tout s'est bien passé. Les pâtes au chorizo gratinées appréciées à leur juste valeur. Un peu de vin, un peu de bière pour les autres... Quelques conversations de spéléologues avertis et Zou... Tous au lit!

Dimanche lever 7 heures pour Sébastien, Alain, Yannick AJ, Yannick * et moi...
Nous devons rentrer au gîte aux alentours de 13 - 14 heures pour manger et préparer notre départ sur Paris. Et Sébastien profite de son passage dans le Lot pour voir ses parents.

Lever difficile pour certains... et nous repartons à 5 faire un gouffre à Carlucet. Sébastien et Alain équipent la descente en double pour nous assurer lors des conversions et nous patientons un peu avant de descendre...
Avant la descente et sur un palier, nous avons le temps d'admirer les chauves-souris, les papillons et les cocons d'araignées gelés... Nous enchaînons fractionnements et descente, jusqu'à la rivière que nous visitons juste de quelques mètres... Pris par le temps, nous remontons les quelques 50 mètres environ. Re fractionnement... La technique semble au point pour les novices qui se sentent plus à l'aise. Sébastien et Alain passent encore un peu de temps à déséquiper et perdent une clé dans la bataille...&amp;quot;Une petite donation&amp;quot; comme le dit Alain...
Nous arrivons au gîte et croisons les parents de Sébastien qui le récupèrent. Les &amp;quot;rattrapeurs de sommeil en retard&amp;quot;, Rémi et Christian, ayant préparé le repas... Nous mangeons, rangeons, nettoyons le gîte et nous partons vers 17 heures après avoir récupéré Sébastien.


Jasmine</description>
</item>

<item>
<title>Sortie Photo</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=203</link>
<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ le vendredi soir. Tout se passe bien pour le trajet : Gaëtan conduit, les autres ronflent à l'arrière. Le lendemain, les rôles sont échangés : Gaëtan ronfle, les autres petit déjeunent...

Le thème de la sortie est la photo, mais on en profite pour inaugurer la toute nouvelle corde de 8,5 mm, qui est prestement découpée en début d'après-midi.

Le thème de la sortie est la photo, on découpe la nouvelle corde, mais... quelques bouteilles de vin ont été apportées dans nos besaces, avec comme résultat un départ plutôt tardif direction la cavité, notre repas du midi ayant été assaisonné avec certaines d'entre elles ;)

Nous voilà donc assez tôt finalement, vers les 17h, devant l'entrée de la Combe Rochotte. Nous ne sommes pas seuls, la Combe est le lieu de plusieurs initiations, et plus de 20 personnes sont là dessous. Quelques unes font la traversée et ressortent par Rochotte, il nous faut attendre leur sortie pour pouvoir passer. Les 130 m sont prestement déroulés jusqu'au fond, posée en double, juste avant que quelques membres d'un interclub CDS 91 ne remontent également.

Les séances commencent alors. Jean sort son appareil, on le pose sur un pied, Fabien file dans le labyrinthe pour éclairer la cascade de derrière.
Et FLASH !!
Il est assez difficile de communiquer avec le bruit de la cascade, d'autant qu'il y a un peu d'eau.

Les sessions suivantes prennent place du côté du pont de singe sous plusieurs angles différents, et Jean nous épate avec quelques flash de magnésium, synchronisés avec plus ou moins de réussite avec les prises de vue.

La soirée se finit sur un dernier flash magnésium, avant la longue remontée sur la nouvelle corde, qui yoyotte un peu. L'étroiture verticale finale passe encore pas trop mal à la remontée et on s'en retourne au gîte, où un plat de pâtes et de nouvelles bouteilles nous attendent.

Le lendemain, réveil pas trop tardif, un apéro nous attendant en raison de l'anniversaire de la maman de Fabien (même que Gaëtan s'est levé avant midi !). Encore un grand merci aux parents de Fabien pour leur accueil.

Nous n'arriverons pas à finir tous les élixirs emmenés ce week-end, ce n'est que partie remise.

Nous sommes tous d'accord à l'issue de cette sortie : nous allons la réitérer. Avis aux personnes intéressées.

Sylvain</description>
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<title>AG</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=198</link>
<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un grand merci à Rémi pour ces 3 années de présidence bien remplies. Avec une mention particulière pour son investissement &amp;quot;hénaurme&amp;quot; pour les 25 ans du club, cette grande fête si réussie. Et aussi la &amp;quot;leccion de espanol&amp;quot; pour nous emmener en Cantabria-a-a ! 
Merci aussi à Claire, qui a informatisé et fiabilisé notre comptabilité depuis 2 ans.

Et bien sûr, bonne continuation à ceux qui rempilent, et bienvenue aux nouveaux.

PK</description>
</item>

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<title>Chez Raoul</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=195</link>
<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Chez Raoul, il fait beau et chaud, ou cheau et baud (c'est une contrepèterie belge, de celles que je comprends...). Hé oui, fin novembre, il est préférable de s'entrainer au gymnase (de son petit nom Raoul Follereau, l'avocat des lépreux et précurseur de l'action humanitaire : «Le trésor que je vous laisse, c'est le bien que je n'ai pas fait, que j'aurais voulu faire, et que vous ferez après moi?») qu'accroché à une falaise ou un pont  sous la pluie.
Donc, pendant que les duathlètes courent et pédalent (avec la pluie, ça fait pas du triathlon ?!) dans un stade Jean Bouin en fête (Jean Bouin, personnage étonnant, gloire française de la course de fond), nous partons à 5 du local, et par un prompt renfort, nous nous voyons 14 arrivés au gymnase.
Panetone , brownie, croissants et pains au chocolat apportés par Christian venu en famille et Alain venu en vélo. Nous avions bien pensé au café, mais avec tous ces microbes... 
Pour le reste, montée, descente, montée, descente, montée, descente. Ah, une conversion. Là-bas, un passage de noeud, une autre conversion. Montée, descente... Un entrainement quoi !

PK</description>
</item>

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<title>Ardèche - 50 ans EFS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=196</link>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ mercredi matin 10h avec la Coréenne et le coffre à ras bord. Trajet sans soucis, sous le soleil, rythmé par les arrêts toutes les 2h pour nourrir le ver solitaire de Philippe. Arrivée avec la nuit au camping des Blachas, où nous nous installons dans un «chalet» tout confort. Premiers signes du virus, qui nous visitera tous, chez Delphine.

Le lendemain matin, lever de bonne heure et Judi nous apprend que la traversée Rochas-Midroï passe et a été équipée pour les 50 ans de l'EFS. Voici notre programme du jeudi décidé. On se prépare tranquillement. Départ vers 11h, on gagne l'entrée de Rochas où l'on déjeunera au soleil avant de descendre. En bas des premiers puits, nous faisons le détour par la très belle galerie de l'ours et son disque. Nous reprenons ensuite la descente vers Midroï. Le majestueux et impressionnant P60 (plein vide et bien vaste) termine cette descente. Nous cherchons un peu le passage étroit vers Midroï, les &amp;quot;dos au puits&amp;quot; n'étant pas interprétés de la même façon par tous... Une fois engagés dedans, le courant d'air nous guide et nous débouchons rapidement dans les grandes galeries de l'évent. Nous prenons à droite, dans une belle galerie, puis gauche, puis gauche, dans une autre belle galerie, puis gauche. Tiens ça ressemble à la galerie du début, non ?
Ah ben mince alors! On reprend la description du trajet, qui manifestement ne correspond pas vraiment. Fabien a son idée et part en reconnaissance avec Philippe pendant qu'avec Delphine nous essayons de reprendre la description et la faire coller avec le terrain. Comme rien ne colle, nous partons sur la trace de Philippe et Fabien que nous rejoignons peu après. Ils ont trouvé le bon chemin, nous voilà repartis dans les grandes galeries de Midroï, le saut du gour, la vire du lac et finalement la sortie. Il ne nous reste plus qu'à remonter par l'extérieur tout ce que nous avons descendu par l'intérieur pour rejoindre la voiture et aller déguster une bonne bière.

Suite à un souci de réveil, nous nous levons tardivement le vendredi matin. Le virus ne lâchant pas Delphine, l'idée d'aller passer la journée dans la néoprène à la Goule de Foussoubie ne l'enchante guère. Vu l'heure avancée, nous déjeunons dans notre chalet et nous dirigeons vers l'aven Chazot où la 6ème campagne de dépollution est en cours (voir ici pour plus d'infos: http://speleoressac.free.fr/cavites/chazot/index.htm). Mathieu nous fait visiter les installations de surface et nous fait l'historique des dépollutions. Puis nous descendons visiter la cavité. Philippe et Delphine sont réquisitionnés pour convoyer Nicolas qui trie les nonos mais qui n'est jamais descendu. La descente se passe bien et nous nous retrouvons tous au point bas de la cavité. Pendant ce temps, les équipes de dépollution remontent, c'est terminé pour aujourd'hui. En remontant, nous visitons les galeries intermédiaires. Nous nous retrouvons autour d'un bon feu en surface. Rendez-vous est fixé le lendemain matin 11h pour l'apéro de fin de chantier avec les officiels. Retour aux Blachas où la soirée se terminera autour d'un jus de pomme en compagnie de Rémy L.

Samedi. Lever matinal pour Philippe qui a une réunion et plus tardif pour le reste de l'équipe dont le premier objectif est l'apéro à Chazot. Il y a foule, les discours traînent en longueur et le vent les rend difficilement audibles. 
Delphine ayant une réunion en début d'après-midi et devant faire la descente de l'aven Orgnac avant, nous accélérons le mouvement. Retour aux Blachas , rapide déjeuner, et c'est reparti pour l'aven Orgnac où, à l'occasion des 50 ans de l'EFS, une descente par l'entrée naturelle suivie d'une visite guidée nous est proposée. Delphine, ayant une réunion officielle, profite d'un passe-droit et réalise la descente assez rapidement. Avec Fabien, nous patienterons 45 minutes, mais certains ont fait la queue plus d'1h30, malgré un équipement triple. L'arrivée en plafond de la salle totalement illuminée est magnifique. Nous enchaînons par la visite guidée et remontons les 120m par l'ascenseur! Avec Fabien, je retourne aux Blachas. Visite des différents stands, quelques achats, etc. Tout ceci nous amène à l'heure de l'apéro d'ouverture de la soirée des 50 ans de l'EFS sous un immense chapiteau. La soirée se poursuit par le repas au restaurant du camping puis la soirée cinéma où deux vieux films sur l'EFS sont diffusés, passage au bar sous le chapiteau et dodo. Le virus fait une deuxième victime avec Fabien.

Dimanche. Réveil matinal vers 9h/9h30, p'tit déj, puis nous nous rendons à la table ronde des anciens présidents de l'EFS. Anecdotes, photos, discussions. Rapide repas au restaurant et il est temps de préparer nos affaires et de ranger notre chalet. 700km nous attendent! Nous repartons par les gorges de l'Ardèche où nous faisons quelques rapides arrêts touristiques pour admirer le paysage. Retour sans encombre sur Paris. Arrivée vers 23h. 

Gaëtan</description>
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<title>Inter-clubs Lot</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=193</link>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cet inter clubs du CDS 92 organisé par Christophe Babé de l'ASTC a rassemblé sur une semaine des spéléos de Terre et Eau (Rémi B., Véronique H., Denis A., Patrice B.), de l?ASTC (Christophe B., Yves, Gérard B., Jean-Louis) et moi-même, seul représentant d'ABIMES.
Rémi et moi sommes descendus le vendredi soir, avec pas mal de matos dans sa Megan. Partis d?Antony vers 21h (Rémi est passé me cherché) nous arriverons vers 3h du matin à la Maison des Français, glaciale. Après un remontant on file dans les duvets

Samedi matin une pluie soutenue confirme la période maussade qui dure depuis une bonne semaine. Nous faisons les premières grandes courses à Gramat. Sur le retour nous passons devant l?igue des Combettes (et donc aussi pas loin de Pech Del Sol) puis passons dire bonjour à Gabi le propriétaire de la MdF et sa fille Véronique. De retour à la MdF nous avons à peine le temps de faire partir le feu dans la belle cheminée que le renfort arrive de Paris en Berlingo (Christophe, Gérard, Yves et Denis). Nous mangeons tard. Avant la tombée de la nuit, Denis, Gérard et moi nous effectuons une petite marche en passant voir la perte (sèche) de Bramarie, entrée bien étroite sur le réseau de Goudou. Ils ramènent aussi des rosés des prés et de belles photos champêtres.
  Dimanche, 8 novembre 
Il pleut. L?igue de St Martin s?ouvre non loin du village du Bastit une 50aine de mètres au-dessus d?un chemin carrossable qui longe un fond de vallée sèche. Une première équipe (Xtophe, Yves et moi) partons équiper jusqu?au bas des plans inclinés. On se change au sec pendant une éclaircie. A l?entrée cela « parpinne » un peu. Le deuxième plan incliné est très joli. Le fond de la cavité, après le dernier ressaut, est un peu gazé, voir beaucoup juste devant le petit siphon final. La deuxième équipe (qui a commencé à cuisiner à la MdF) nous rejoint en haut de ce ressaut. Demi-tour pour tous et nous pic niquons en bas du 2ème grand plan incliné. Nous remontons doucement et c?est au tour de la 2ème de déséquiper. Nous nous changeons à la voiture. L?averse de grêle qui accompagna l?arrivée de la deuxième équipe s?est éloignée. Nous remontons à l?entrée vérifier que l?équipe 2 sort sans problème. OK le dernier est à porté de voix. Nous nous arrêtons à la ferme de monsieur Lacarrière pour demander l?autorisation d?y descendre lundi ou mardi. Pas de soucis nous l?appelons si nécessaire, mais nous devrons nous acquitter d?une cotis à leur association si nous descendons. 2ème arrêt, cette  fois chez Gabi. Tiens l équipe 2 s?y arrête aussi ! Ah ! Qu?il y fait bon chez Gabi ! Mais bon nous finissons par partir car un bon &amp;quot;saucisses lentilles&amp;quot; maison nous attendait.
  Lundi, 9 novembre
Finalement Rémi, Christophe, Gérard et moi préférons aller à Goudou. C?est un peu gazé mais supportable même si c'est plus gazé que lors de la fête des 40 ans de Terre et Eau 
Après une descente du puits d?entrée sur deux cordes de50m hyper raides nous laissons de coté l?embarcadère et montons dans le méandre vers la galerie des tuiles. Nous franchissons le siphon fossile. Là, nous croisons une belle chauve souris pas encore endormie. Ensuite nous visitons la galerie avec les belles empreintes d?ours et les deux griffades. Nous grignotons à la salle du balcon y effectuons quelques visées diverses au laser mètres. Nous rentrons par le même chemin. Pas de problème à part une belle glissade de Gérard (qui était longé, ouf !). Il sort du puits d?entrée à 21h02.
  Mardi, 10 novembre
Comme, toujours personne, n?a le courage d?aller à l?Igue de Lacarrière, nous nous décidons à trois (Denis, Yves et moi) pour l?Igue des Combettes. Il s?ouvre près de Carlucet, en limite d?un très grand domaine de chasse grillagé. Avec une corde de100m nous équipons sans problème jusqu?en bas des puits sur broches et spits et gagnons la jolie petite rivière. Son parcours étant plutôt étroit et un peu gazé nous rebroussons chemin avant le premier ressaut. Comme il fait encore jour, au lieu de rentrer directement à la Maison des Français, Denis et Yves m?emmènent voir le fameux site d?Hermet. Impressionnant le tas de déblais ! . L?orifice d?entrée à une bonne tête. D?autres dolines sont visibles non loin. Puis nous passons dire bonjour à la voisine, Noëlle (enfin Yves lui patientera un bon quart d?heure dans la voiture, alors que nous ne sommes qu?à 500m de la MdF!).
  Mercredi, 11 novembre
En attendant la venue de Véronique H. et Jean-Louis depuis Paris et celle des Fouquins (depuis Toulouse) nous effectuons à six, une petite ballade entre Planagrez et Viazac, au milieu des chasseurs de lièvres. Il fait sec presque beau. Comme nous peinons à retrouver le chemin de Viazac par l?intérieur, Christophe rebrousse chemin pour être au rendez-vous à l?heure. Finalement, à cinq, en empruntant les chemins et routes délimités par les murs de pierre multi-centenaire nous tournerons autour de Viazac et retrouverons les Toulousains au Parking de Planagrez. Mais le temps se gâte. Après le repas pris au chaud tous ensembles à la MdF nous sommes quatre à partir visiter sous la pluie le chantier de Hermet à savoir Jean-Louis Véronique et Christophe et moi-même. Sur place en arrivant vers 16h30 à l?entrée du champ nous croisons Patrice qui vient lui directement de Paris et file à la MdF. Nous nous garons à coté du terril. Je descends seul jusqu?au fond (équipement broché) suivi dans le haut de Jean-Louis et Christophe. En surface Yves s?essaie à la prospection de surface avec ses baguettes autour du puits d?entrée et des dolines voisines. Bizarre, le trace de surface suggérée par ces méthodes électriques traditionnelles ne colle pas avec le début connu du puits incliné. Et j?ai l?impression que le puits artificiel envisagé ne sera pas assez à la verticale de la suite à creuser. Vivement le laser-mètre avec boussole et inclinomètre intégré pour faire une topographie précise de tout cela. Je verrai deux chauves-souris. En quittant à la nuit le champ nous croisons Rémi et Gérard qui venait nous chercher. Ils avaient aussi perdu Patrice et Denis partis eux discuter avec les propriétaires d?Hermet. De retour à la MdF les Fouquins ne sont plus là. Après un copieux repas pris au coin du feux Rémi et Christophe m?amènent à la gare de Gourdon pour le train de 00h20. Merci à eux et aux autres d?avoir un peu veillé ? En 6h30 de voyage je réussis à dormir en sièges inclinés car il y eut peu d?arrêts. J?ai pu ainsi encore rêver de ces 5 jours rustiques (couper son bois de chauffage) mais reposants. J?ai aussi laissé la bonne compagnie à ses quelques travaux de maçonnerie pour le lendemain et aussi du lavage. Arrivé sur Panam, surprise, la grève n?est pas terminée sur la ligne RER B sud.
Alain.</description>
</item>

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<title>Reco Baudin bis</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=197</link>
<pubDate>Sat, 31 Oct 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous voici à nouveau partis pour la grotte Baudin... cette fois, nous avons bon espoir de dépasser notre terminus du mois de février et conclure la reconnaissance pour la traversée du Verneau.

Deux groupes entrent à peu d'intervalle, le troisième restant à attendre leurs encadrants, qui arriveront à une heure digne d?un repas bien arrosé, laissant le temps nécessaire pour que nos deux initiés procèdent à un génocide en règle de nos amies les mouches qui avaient élu domicile dans le gîte.

L'Abimes pénètre enfin dans la cavité. C?est encore le matin, et surtout, il n?y a pas de chien. Autant dire que la progression s'en retrouve plutôt aisée, bien que le plafond soit parfois un peu bas, à se demander comment on avait réussi à passer avec un clébard ...

A l?annonce que l'un des groupes se perdra et l'autre se mouillera, ça ricane. Bien mal jugé? une des prophéties s'accomplira, et pour tout le monde, sans distinction.

Une première chose frappe dès l'arrivée au collecteur : il n'y a pas d'eau, pas du tout ! Les cataractes rugissantes ont disparu, et c'est un pissotis clapotant qui ruisselle au bas de la vire. Cette absence d'eau, bien qu'elle nous permette d'avancer vite et facilement, ôte une partie de l'âme de cette cavité, dommage d'un certain sens.

Enfin, on arrive tout de même à se mouiller allègrement dans le bassin merdique, qui du fait d'un seuil, ne désemplit pas. L'eau est froide, et certain (sans « s ») use et abuse des grattons pour se mouiller le moins possible ;)

Nous finissons par faire demi-tour après la salle du balcon, devant une vasque aux proportions inconnues, annonçant une baignade totale et inévitable. Sébastien, privé de baignade, nous gratifie au retour d?un saut spectaculaire dans le peu d?eau du collecteur : l?amarrage de la corde d?assurance à une petite désescalade a lâché.

Au retour, petit détour vers le tripode, concrétion complètement inouïe et miraculeusement encore intacte. The place to go de cette cavité ! On ne peut pas dire de même de la galerie des macaronis, qui rappelle un peu le Dahu par certains côtés...

Au retour, nous croiserons notre troisième groupe dans la galerie des plaquettes, je les laisse décrire leurs péripéties.

Mission accomplie, la reconnaissance de la partie basse du Verneau est réalisée. Y reste plus qu?à !

Tpst : 12h

N?oublions pas dans ce compte rendu la razzia effectuée chez le fromager local, et les quelques kilos de fromages qui ont alourdi les voitures au retour.

Sylvain</description>
</item>

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<title>Rupt du Puits</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=189</link>
<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous partîmes donc à cinq, compactés au maximum dans la coréenne de Gaëtan, un revival du Dahu pour Aurélien. Direction : Bar le Duc... Et oui, pour une fois, ce n'est pas direction sud que notre chemin nous mène, et en plus, que sur le dimanche? Double innovation ;-)

Ne parlons pas des rituels bouchons parisiens (y en a même le samedi soir), quoiqu'ils aient permis à certains d'entre nous d'apprendre deux choses : c'était un départ en vacances et il y allait avoir changement d'heure durant la nuit... Bingo donc, une heure de sommeil en plus en perspective ! Heure que nous nous sommes appliqués à utiliser pour boire les bouteilles de rouge que Christian avait apportées.

C'est donc avec, comme toujours, trop peu de sommeil que nous nous sommes levés, le dernier debout étant naturellement Gaëtan... P'tit dej, préparation et franchissement des quelques km qui nous séparent du trou (sans trop se perdre) et nous voilà opérationnels dès 11h devant le trou. Ou plus précisément, le forage. Vu que la seule entrée naturelle du réseau se fait par un siphon de 450 m de long (un peu long en apnée), un spéléo bien avisé a réussi à convaincre la collectivité de réaliser un forage pour atteindre la rivière directement.

Donc, tout commence par l'ouverture du couvercle et l'équipement du P42 en double. La descente se réalise rapidement dans un tube de 90cm de diamètre, métallique au début, puis s?élargissant un peu une fois que l?on retrouve le calcaire. Une courte échelle permet de rejoindre la rivière, que nous ne quitterons plus.

Et c'est parti pour quelques heures à marcher dans le fond de la rivière. L'eau n'est pas trop froide, mais pas trop chaude non plus. Les chaussons neop sont les bienvenus, et Aurélien regrette de ne pas avoir plus que 2 mm autour des pieds.

Nous remontons tranquillement le cours d?eau, avec quelques haltes photo le long du chemin. Il faut dire que la cavité s'y prête à merveille ! Et nous avons deux appareils à dispo : ceux de Christian et Gaëtan, plus un flash d?appoint.

Il nous faut finalement assez peu de temps pour arriver à la zone des Bilborupts... 
Quesaco donc ??? 
Simplement un système pour mesurer la hauteur d'eau de crue. Des balles de billard en liège sont placées sur des supports, attachées par une ficelle. Des que l'eau monte, elle emporte la balle, qui pend à la décrue. Il ne reste plus qu'au spéléo de passage à relever les hauteurs atteintes et à replacer les balles pour la prochaine crue. Autant dire que nous ne verrons aucune balle pendre au vu de l?étiage assez prononcé.

Ces bilborupts sont placés au niveau d?une zone d'érosion régressive, marquant l'évolution du niveau de base de la cavité suite à l?enfoncement de la rivière. Ce passage se passe de deux façons : soit par une vire en rive gauche (vire du genre psychologique : pas tomber !), soit par le fond (on se mouillera jusqu'au cou au retour dans une &amp;quot;petite&amp;quot; vasque avec Gaëtan).

La galerie change complètement d'allure : on est même obligé de se baisser sur la fin (annonce du siphon amont), alors qu'il y avait au moins 15 m de plafond au début. La traversée de la zone d?érosion nous a fait remonter jusqu?au niveau de base du plafond. Il y a même quelques galets de couleur qui traînent au sol, encore une des marques des études menées sur cette cavité et sa dynamique.

Un p'tit tour au siphon, un aller retour dans l'affluent des deux s?urs, pause casse croûte avec bonus (c'est la première fois que je mangeais du reblochon sous terre, bonne idée Sébastien). Puis c'est le retour, avec détour par la magnifique galerie des marmites jusqu'au laminoir des huîtres. Aurélien n'arrivera pas à nous convaincre d'aller rampouiller par là-bas dedans...
Le retour est rapide, tellement que l?on est passés devant la galerie du silence sans la voir, ce sera pour la prochaine fois.

Les 42 m du puits sont presque rapidement remontés, passage par la maison lorraine de spéléo pour lavage du matos, lavage des bonhommes et nettoyage du gîte avant retour à Paris, sans bouchons cette fois.

Temps passé sous terre : 5 heures

En conclusion : une sortie rondement menée, qui fleurait bon la non organisation (c'est moi qui m'en suis occupé) mais qui s'est heureusement passée comme sur des roulettes. A réitérer.

Sylvain</description>
</item>

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<title>Stage du CoSIF</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=194</link>
<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Grâce à Franck H., la commission enseignement du CoSIF reprend du poil de la bête et organise un stage découverte-perfectionnement-initiateur !

Le temps radieux nous a permis d'écumer les pertes du coin : Gros Gadeau, Jérusalem, Brizon, Biefs Boussets, Belle Louise, Malvaux et aussi certaines cavités moins sensibles : Vauvougiers, Ordons, Cavottes, Ouzène, Morey.

Gageons que c'est la première étape du renouveau du CoSIF qui compte six nouveaux initiateurs (77, 78 et 93) et un moniteur de plus.

Delphine</description>
</item>

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<title>Baume des Crêtes / Ordons et prospection</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=188</link>
<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi soir : Nous sommes finalement partis à 5 pour cette initiation. Alain et Rémi étaient fraîchement remis de la sortie du Dahu qu?il a fallu accompagner 3 novices :  François, Vincent et Yannick.

Nous sommes arrivés au gîte de Bolandoz à 1h30, fiers d?avoir tenu notre objectif lors d?un arrêt sur l?autoroute à mi parcours. Bravo à Yannick qui a conduit à la fin. C'était le seul épargné par le marchand de sable.

 

Samedi : une fois tout préparé (sandwiches, matériel), nous sommes partis à la Baume des Crêtes où un groupe de 6 spéléos de Montrouge était déjà sur place. Nous les avons suivis en équipant en double. Le froid à l?extérieur était glacial donc on s?est précipité dans le premier puits de 40m (en prenant le temps d?installer le descendeur malgré tout) et la première vision de la coulée de l?entrée puis de la grande salle a été une merveilleuse entrée en matière. Nous avons rejoint d?un bon pas les premiers boyaux? C?est parti pour les toboggans encore plus glissants qu?à l?Aquaboulevard. Alain était l?éclaireur et Rémi la voiture balai ! Arrivés au bas du P-15, nous avons constaté que la rivière était couleur coca-cola? Un baume est une résine odoriférante provenant de végétaux? la couleur de la rivière serait-elle dû à ces résines? Non a priori car d'après la mémoire collective (d?Alain et du Groupe de Montrouge), elle n?était pas comme ça il y a 2 ans malheureusement. Nous avons donc décidé de revenir sur nos pas plutôt que de jouer à Charlie dans la chocolaterie et nous baigner dans le chocolat.

Rémi est passé devant, François a déséquipé les 2 premiers puits avec Alain et Vincent le P40 de l?entrée. Rémi a fait plusieurs photos au retour et en cherchant la galerie des Suisses, on a pu croiser des chauves-souris qui roupillaient (Vincent doit nous faire une thèse sur le fonctionnement des chauves-souris et pourquoi elles aiment avoir la tête à l?envers). 

On a passé 7h en tout dans la cavité et la seule difficulté était pour la vire à la sortie où François et Yannick avaient bien besoin des conseils de Rémi ! Clou du spectacle, la neige nous attendait en soirée!

 

Dimanche : Vincent a levé Alain et Yannick à 7h pour aller faire une exploration mais Rémi et François ont préféré faire la grasse mat' un peu plus puis d?aller faire une balade. Mais une doline les a entraînés dans une magnifique forêt d?épicéas où ils ont cherché des souffles mais après 30 minutes de ratissage, Rémi a trouvé une aspiration ! Le test de la cigarette a été irréfutable : François avait le feu, Rémi le tabac? un vrai travail d?équipe. Reste à tout faire péter la prochaine fois pour savoir si c?est un nouveau Dahu.

Après nettoyage des équipements dans la Loue sous le soleil, retour à la maison vers 21h30. Tout le monde ravi du week-end.

Rédacteur: François. 
Initiés: Yannick, Vincent, François


Compte rendu du dimanche matin

Après une bonne nuit de 8h00, réveil à 7h00: Vincent était motivé. Il nous a réveillé, Alain et moi (Yannick).
Petit déjeuner puis préparation du matériel. Dégivrage de la voiture.
Départ pour la cavité des Ordons. Une fois sur place, on s'équipe avec une température de 0°... On n'a pas trop trainé.
On a trouvé la cavité sans problème (ce qui n'est apparemment pas toujours le cas)
Alain décide de faire équiper Vincent sous sa supervision.
Mise en place d'un amarrage naturel et d'une déviation pour passer le petit puits étroit.
Une main courante de quelques mètres pour commencer à équiper le grand puits de 20m qui débouche par le plafond de la grande salle.
Une fois tous en bas, nous avons visité la grande salle avec de très belles concrétions.
Alain m'a supervisé pour le des-équipement de la cavité.
Retour à midi au gîte pour retrouver Rémi et François.

Rédacteur: Yannick</description>
</item>

<item>
<title>Dahu, ultime tentative</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=186</link>
<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tous au départ d?Issy-les-Moulineaux, sauf Alex de Dijon.

Nous partons à 4 le jeudi soir. Après un détour par Chaville pour charger les bouteilles de plongée, nous nous dirigeons vers le gîte Foglia à Mouthier-Haute-Pierre. Peu confortable, c?est cependant le plus proche et le plus pratique pour nos explorations dans la Baume du Rocher.

Vendredi :
- Vérification de la V3 par Antoine et Jean, amélioration de l?équipement de la V2 et de la pince à linge par J-Paul. Rencontre avec deux beaux chamois.
- Transport des bouteilles de plongée au siphon S1 de la Baume du Rocher par Christophe, Antoine, Jean et Jean-Paul.
- Courses à Ornans, préparation des repas du week-end, ?
Le niveau d?eau est particulièrement bas. Le S1 est par exemple 50cm sous le niveau habituel. La V3 est quasiment vide. La boue du Dahu est «sèche» ? par rapport à d?autres fois !

Samedi :
- Entrée dans le Dahu vers 10h30 en deux équipes à peine décalées. Nous recevons le renfort de Nicolas Rémy-Martin et Lionel Brabant du Groupe spéléo des Spiteurs Fous (25). Rapidement, Laurent, puis Jean et Jean-Paul déclarent forfait.
- Xis entre seul par la Baume du Rocher. Il retrouve les porteurs de l?autre côté du S1. Le rythme est lent. 
Il plonge dans le S2 et y fait 30m de première au-delà de son terminus précédent. Le S2 développe donc 370m et débouche dans une galerie chaotique et déchiquetée de 45 mètres de long. Elle laisse entrevoir deux passages en hauteur vers des galeries fossiles en aval et en amont. Un S3 constitue un nouveau verrou aquatique.
- Sortie de Xis vers 3h00 du matin, les derniers à 4h15.

Dimanche :
- Chacun essaie de récupérer de ses abus de la veille. Le lever se fait en fin de matinée.
- La plupart des participants déclarent forfait pour aller chercher les bouteilles dans la Baume du Rocher. Xis, Alain et Sylvain sont les 3 seuls courageux. Laurent aurait voulu les aider si un passage trop étroit ne l?avait pas bloqué.
- Nettoyage rapide d?une grande partie du matériel et retour sur Paris pour une arrivée autour de minuit.

Le week-end aura donc été une belle réussite marquée par l?atteinte d?un objectif significatif. Pour Abimes, les explorations dans ce réseau vont probablement s?arrêter là.

Avec 3447m de développement et 82 m de dénivelé, avec des zones étroites, boueuses et inondables, avec une belle rivière, des siphons vaincus et des possibilités de continuation, le réseau de la Baume du Rocher est un élément majeur de la connaissance spéléologique de cette rive de la Loue.

Au-delà de la continuation des explorations derrière le S2, les deux projets importants qu?il faudrait réaliser sont :
- des colorations permettant de connaître précisément l?origine et la destination de la rivière souterraine
- la géo-localisation du terminus afin de s?assurer du bon report sur les cartes de surface.

Jean-Paul Couturier</description>
</item>

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<title>JNS 92 au parc Renaudel</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=202</link>
<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

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<title>Initiation de rentrée au Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=185</link>
<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour cette première initiation de la rentrée, nous sommes allés au rocher du Puiselet un samedi avec 5 débutants : François, Yannick et trois grimpeurs amis de Vivien :Mathieu, Gwendoline et François. 
Nous avons laissé le rocher principal disponible pour le stage PAS du CDS94 et nous nous sommes installés derrière, sur le rocher de gauche qui est à l?ombre. Sur ce rocher, après la petite escalade, nous avons installé une longue main courante qui mène à la face déversante. A cette même hauteur une vire (2 spits neufs plantés) peut conduire à trois descentes plein pot. Depuis le milieu de la main courante, une corde a été installée qui mène soit en bas après une déviation école et un fractio, soit vers le haut du rocher (fractio) pour rejoindre par une main courante le départ de deux cordes donnant aussi par le haut sur la face déversante. Une autre voie sur un autre rocher avec passage étroit a aussi été proposée. 
Avant le pique-nique, tous les débutants ont eu le temps de circuler sur quelque unes de ses cordes. Nous passâmes au soleil pour le pique-nique. Un petit chien noir bien gourmand et qui nous préférait à ses maîtres nous distraira. Ensuite, de retour sur notre face Nord, nous avons attaqué les conversions et passages de n?uds. Puis, aussi pour nous entraîner, nous avons profité de toutes ces verticales pour démontrer la faisabilité du décrochement. Certains initiés s?initièrent aussi au déséquipement. Ainsi, nous arrêtâmes la séance tous assez fourbus vers 18h. 
Pour rentrer sur Paname, nous n?étions pas les seuls (quelques ralentissements) mais nous avons déjà connu pire le dimanche soir.

Alain</description>
</item>

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<title>Initiation, entraînement au viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=184</link>
<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vers 19h30, nous nous retrouvons à quatre au viaduc de Bures pour ce 4ème entraînement. Mais cette fois, nous initions aussi Vincent qui était passé à la dernière réunion. 
La météo est à nouveau clémente. Avant le coucher du soleil, Sylvain aura le temps d?installer une corde au coin ouest de l?un des grands piliers. 
Après s?être équipé, Vincent teste le descendeur sur un brin de corde attaché horizontalement à la balustrade. J?installe une deuxième corde, aussi plein pot, juste à coté de la première ce qui permettra d?assurer sur grande longe. Vincent, un habitué du rappel (canyon), n?est pas impressionné par la hauteur et file plus vite que moi ! Si bien, qu?étant longés à deux, je le ralentis (sur ma corde bleue assez rêche, je descends à la vitesse de l?escargot). 
Ne vous inquiétez pas les cordes sont encore bien trempées. Pour Vincent, tant qu?il est relié à une corde, il n?a pas d?appréhension. Pour la montée, avec un pilier à portée des pieds, ce n?est pas facile de gérer la poussée verticale avec une jambe et de se préserver les genoux de la meulière abrasive en s?écartant avec la deuxième jambe. Pour sa deuxième descente, cela sera assurance par le bas et, à la montée (cette fois plein vide), le geste sera maîtrisé avec les deux jambes. Pour une première séance, Vincent a enchaîné 3 allers et retours sans souci, passant cependant du basic à la poignée (la mienne)! Et oui, quand on débute, on tire toujours trop sur les bras. Pour Vincent, une initiation souterraine sur corde à la Baume des Crêtes pourrait très bien convenir. 

Pendant ce temps Sylvain a installé aussi une 3ème corde avec passage de n?uds à mi-hauteur (donc deux cordes) de l?autre coté du pilier. Aurélien, après contrôle théorique sur modèle réduit en dyneema, se fera aussi cet aller et retour avec passage de n?ud plein vide. Je me suis défilé, pourquoi se faire peur? 
Lors de sa dernière montée, Vincent déséquipe les têtes de puits. Ce n?est pas compliqué ! On passe l?obstacle et on démonte sous soi. C?était une petite flemme de ma part, pas de problème il suffit de passer sa clé de 13! 
Vers 20h 30, nous plions tranquillement bagages.
Avant de conclure, un grand merci à Vincent qui, lui, avait pensé à amener de quoi boire et se restaurer. Sinon, Aurélien, la prochaine fois on essayera de te faire participer à l?équipement.
Avec les nouvelles taxes sur les énergies fossiles, ce viaduc accessible par les transports en commun électrifiés pourrait retrouver une fréquentation plus assidue et régulière de la part des Abimés ? Mais bon, j?espère qu?ils ne remettront pas en route un jour sa ligne de chemin de fer ! Et pourquoi pas ?

Alain</description>
</item>

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<title>Balade et initiation plongée à Gournier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=190</link>
<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le compte rendu est peut-être un peu en retard mais pourtant cette sortie s'est déroulée avec un très bon timing et on a en fin de compte bien rempli notre week-end « ordinaire » de deux jours.
Départ à neuf d'Issy pour aller là-bas et arrivée dans la nuit au gîte de Choranche également occupé par des motards qui n'avaient pas les mêmes horaires que nous car je ne les ai pas vus du week-end.  
 
Le programme prévoit une sortie dans l'actif de Gournier samedi et, pour les courageux prêts à se lever pas trop tard dimanche, une initiation plongée dispensée par Christophe dans le lac d'entrée du même Gournier. 

Une première équipe de 6 attaque donc courageusement le samedi midi avec l'ambition de dépasser la salle Chevalier et d'aller au siphon 1 qu'aucun d'entre nous ne connait. Elle est composée de Philippe, Claire, Olivier, Sylvain, Vivien et Jean. Nous ne sommes pas tous connus comme des amateurs d'eau mais pourtant on ne chavire pas une seule fois dans le lac puis on parcourt sans traîner la grande galerie fossile et on s'équipe en néoprène pour l'actif. À peine ralentis par le pique-nique en cours de route, on arrive bien vite à la salle Chevalier et on remonte tranquillement les cordes en place en essayant de ne pas trop chauffer dans les néop', en laissant derrière nous l'appareil photo du club qui trouve la cavité bien trop humide. 

Ensuite, on avance moins vite car on s'attend et puis on se trompe un peu aussi en remontant une variante hors crue au lieu de monter la dernière cascade avant le S1. On commet d'ailleurs l'erreur de laisser Vivien, le plus récent spéléo, monter cette variante en premier : il n'a pas de chance, car la configuration de la tête de puits ne correspond à rien qu'il connaît. On fera plus attention à l'avenir. Tout cela mène au S1 qui n'est pas du tout une voûte mouillante comme on le craignait, mais un bassin confortable avec tout le plafond qu'on veut. On le parcourt à la nage mais comme on se caille un peu, on ne monte pas le puits de l'autre côté, dont l'équipement en fixe atterrit directement dans le bassin et on décide plutôt de rentrer, ce qu'on fait sans encombre. 

Dans le même temps, Christophe, Rémi et Fabien ont également fait une belle balade dans l'actif mais lorsque nous rentrons au gîte ils sont déjà couchés en prévision de l'initiation plongée du lendemain. Initiation qu'ils feront aussi avec Sylvain qui est assez motivé pour se lever tôt dimanche. Je ne l'ai ve qu'en rêve mais cette initiation semble s'être très bien passée dans une eau très limpide. Quelques futurs plongeurs pour le club sans doute, le Dahu n'a qu'a bien se tenir. En revanche, pas trace du kit perdu dans le lac par Alex et Jean quelques mois plus tôt, il ne doit pas être perdu pour tout le monde.

Bref après tout ça, on est rentré.

Jean</description>
</item>

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<title>Viaduc à quatre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=183</link>
<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Encore un départ depuis le club pour Sébastien et Sylvain avec la voiture de Seb cette fois. Après quelques courses pour le pique-nique, ils sont à l'heure au viaduc. De mon coté, je les rejoins un plus tard depuis Massy en vélo, en musardant pour trouver un itinéraire évitant au mieux (mais vainement) le centre ville d'Orsay. Sur la dernière côte, une Nissan aux vitres tintées me double. Tiens, serait-ce Aurélien? Et oui, il vient pour la première fois ici et je lui montre le chemin. 

Après un premier jet le long d'un pilier de 35m, Sylvain équipe à mi-hauteur une vire face au soleil couchant. La vire s'arrête comme cela, en coin de pilier!. Il la prolongera en repartant du parapet (même coté du pont, mais autre coté du pilier) et en fractionnant à son extrémité pour terminer en bas d?un 2ème jet. Pendant ce temps, Sébastien équipe la voie par le plein vide central. A la maison, il a bien révisé le n?ud de chaise double (au lieu de lire tranquillement) mais avec une corde plutôt rêche et au-dessus de 35m, cela peut vite se transformer en n?ud coulant. Heureusement, une paire d?yeux scrute. En quittant le fractio plein vide, cela couine par à-coups ?! Ce n?est pas son descendeur, puisque le son persiste pendant ses 3 premiers mètres au niveau du petit Y (dyneema pour économiser de la corde). En fait, en le suivant, je comprends que c?est le (bon) n?ud qui se serre et non les mousquetons. Bien que nous l?ayons trempée (pas encore assez ?), la corde bleue fait chauffer le descendeur. Pour éviter de la faire chauffer plus qu?elle ne l?a été avant cette séance, nous ne descendrons plus que par les cordes du pilier. Cela sera pour cette fois aussi une petite séance car ces petits soucis de cordes émoussent ma motivation! Aurélien tournera sur ces deux voies. Sébastien déséquipe la voie par la vire et Sylvain celle plein vide depuis le ruisseau. 
Et voilà, il fait nuit depuis longtemps et il est temps de rentrer se reposer avant le dur labeur qui nous attend dans nos bureaux respectifs. Va-t-on réussir à instaurer une journée d?entraînement par quinzaine ? J?en doute si la pluie finit par revenir cet automne.

Alain</description>
</item>

<item>
<title>Petit viaduc à trois</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=181</link>
<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sous l'impulsion de Sylvain, qui, par un petit mail sur la liste, nous rappela la veille la proposition de pique-nique/entrainement en soirée , nous convergeâmes vers 19h30 au viaduc des Fauvettes nos engins sobres en énergie (vélo depuis Massy et Smart depuis Issy).

Sylvain équipe une voie avec changement de corde au bout de la vire en bord de pilier et je me contente d'installer le plein pot dans le trou au milieu de l'arche. Ca faisait longtemps que je n'avais pratiqué le &amp;quot;fil d'araignée en plein jour&amp;quot;... Et bien, l'appréhension est toujours là. Sébastien, après avoir réglé son matos tout neuf, fera sa première au viaduc sur les deux itinéraires dont le fil d'araignée en plein coucher de soleil. 
Après quelques allers et retours (trois montées seront suffisantes après une heure de vélo) et le pique-nique (merci à Sylvain et Seb pour les courses), nous déséquipons et quittons le site à la nuit vers 23h. 
Après une autre heure de vélo plus à la fraîche, je serai à Antony.

A noter la découverte lors de l'équipement d'une corde tonchée. 
Nous avons aussi pensé à mouiller les cordes!

Alain</description>
</item>

<item>
<title>Inter CDS92-CDS39 à la Coume</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=182</link>
<pubDate>Sat, 25 Jul 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Partageant le gîte « Chalet de Paloumère » à La Baderque avec d'autres spéléos, notre inter-clubs s'est transformé en camp inter CDS entre le CDS 92 et le CDS 39. Par manque de candidat à leur stage  &amp;quot;Perfectionnement&amp;quot; à la Coume Ouarnède, leur séjour commua en interclubs du CDS 39. Pas mal de leurs membres sont issus d?autres départements tels que le 33, 60, 69, 79 (dernière occasion de réviser vos noms de départements). 
Pour certains, nous nous connaissions déjà et, au final, il y eu mélange total en fonction des affinités et niveau de chacun. Au fait ! nous ne fûmes que 5 représentants du club A.B.I.M.E.S. parmi 11 spéléos du 92 et parmi les 25 participants. Kratof venait directement de Paris. Delphine, Philippe K. Sylvain et Alain ne sont arrivés qu?en fin d?après midi le dimanche depuis la Cantabrie. 

La Coume Ouarnède sous laquelle se développe le réseaux Félix Trombe offre la possibilité d?effectuer plusieurs traversées entre , par exemple, les quelques entrées équipées par nos soins cette semaine-là : Henne Morte (H.M.), Pyrénois (Pyr.), Mile (M.), Hérétiques (H.), Pène Blanque (P.B.), Duplessis (Dup.), Raymonde (R.), Pont de Gerbaud (P.D.G.) et Commingeois (Com.). 
Outre la participation à l?équipement ou au déséquipement de certaines de ces entrées, la traversée Pyr.-P.B. sera faite par Kratof et  Sylvain ; l?Hérétique-Mile ou vice-versa par Delphine, Philippe, Alain ; H.M.-Com. par Kratof, Sylvain, Philippe et Delphine ; Dup.-R. par Alain; Mile-P.D.G. par Kratof et Sylvain. Pyr.-P.B. par Delphine et Philippe. 

Il fera beau toute la semaine sauf peut être lors d?une journée de crachin et les niveaux d?eau souterrains sont déjà proches de l?étiage. Cette semaine de spéléo a été l?occasion de revoir ou découvrir les rivières Mile et Raymonde, de découvrir le début de la Henne Morte mais aussi de rencontrer d?autres spéléos avec leur pratiques propres?mais?que c?est fatiguant d?enchaîner trois semaines (Doubs, Cantabrie, Coume)!

Alain 
(pour plus de détails attendre une parution d?un Dahu Mirror)</description>
</item>

<item>
<title>Cantabria, nous voilà</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=187</link>
<pubDate>Sun, 19 Jul 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Que voilà un beau titre pour cette semaine espagnole !
Il reflète bien l'esprit conquérant des cinq participants (José est bien sûr de nos aventures).
A cela, rien de nouveau. 

Le changement est à chercher ailleurs.

- nous testons l'été au lieu du printemps. 
Cela ne pose pas de problème à ceux qui craignent la canicule. La Cantabrie pour cela est un peu comme la Bretagne ou la Normandie...

- l'équipe est réduite. 
Serait-ce lié aux conditions d'hébergement que l'on peut qualifier de rustiques ? Sous tente, dans un pré où les vaches ont laissé leurs empreintes et où batifolent les taupes.

-</description>
</item>

<item>
<title>Entretien Pont de singe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=179</link>
<pubDate>Sat, 18 Jul 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après une année de &amp;quot;bons et loyaux services&amp;quot;, nous avions constaté quelques points d'amélioration à réaliser sur le pont de singe :
- Une des broches du câble (inférieur) tenait mal. Nous avons percé un nouveau trou et fixé une nouvelle broche. L'ancienne bouge mais il n'a pas été possible de la sortir pour comprendre pourquoi elle n'a pas tenu.
- Les 2 extrémités du câble se sont effilochées à force d?écrasement par le passage des spéléos. Réparation et retournement du câble pour que les bouts soient vers le bas.
- Aux extrémités de la corde (supérieure), remplacement des Y par des sangles beaucoup moins élastiques que la corde.

J-Paul</description>
</item>

<item>
<title>Stage EFS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=178</link>
<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage initiateur et perfectionnement. Pas de stagiaire Abimé cette fois, mais trois cadres, et en tout une trentaine de spéléo.
Une semaine bien sympa malgré la pluie toutes les nuits, parfois plus. 
Ah ! les vertes prairies de Franche-Comté...

Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas mis les pieds aux Cavottes, et une première fois pour les Brizons et la combe Malvaux.

PK</description>
</item>

<item>
<title>25 ans</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=177</link>
<pubDate>Sat, 27 Jun 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>80 personnes pour fêter les 25 ans de l'ABIMES, et le soleil !
Merci à tous les organisateurs pour cette fête parfaitement réussie.
Tous à vos commentaires !</description>
</item>

<item>
<title>Canyon à Nice</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=175</link>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Rendez-vous était pris dans le TGV qui devait nous emmener « rapidement » à Nice. Je dis rapidement, car c'est le concept de l'IDNight que nous avions choisi, l'équivalent d'un train de nuit, mais sans couchettes... Donc, départ le vendredi soir de la gare de Lyon avec Laurent, Philippe et Sylvain, Xavier nous attendant chez lui à Nice.

Premier conseil : si vous prenez un train IDNight, réservez en bas ! Pour parcourir le train, seul le niveau supérieur est possible, ce qui fait que tout le monde se promène allègrement dans le couloir toute la nuit. Comme tout le monde se promène, il faut garder la lumière allumée, ce qui est relativement incompatible avec l'activité pratiquée par (presque) tous la nuit : dormir. Et pour finir, il y a quand même mieux qu'un siège de TGV pour dormir (la nuit, et même le jour). Résultat, au contraire de Laurent et Philippe, qui ont réussi à s'accommoder de ces quelques incommodités, j'ai passé une nuit courte, très courte même.

Enfin, nous avons tout de même fini par arriver à bonne gare, avec quand même 1 heure de retard... due à une agression au cours de la nuit dans le train...

Nous voici donc le samedi matin, à Nice. Il fait déjà chaud alors qu'il n'est que 9 heures du mat, ça présage ! Après un court petit dej chez Xavier (6 étages sans ascenseur et avec tout le barda, bonjour le réveil musculaire), nous allons faire quelques emplettes pour le casse croûte de midi et rejoignons Julie, collègue parisienne de l'EEGC en vacances à Nice et qui en profite pour faire un peu de canyon. Notons que la deuxième voiture qu'elle apporte avec sa participation est la bienvenue, nous 4 plus le matériel ayant quelques difficultés (pléonasme) à rentrer dans la Saxo de Xavier, nous faisant ressembler à des sardines.

La répartition des affaires se fait dans les deux voitures, et on se dirige vers notre premier canyon, direction l'Italie. Passage de la frontière : RAS, on ne s'en rend même pas compte. Par contre, on fait longuement connaissance avec les ronds-points italiens... une bonne demi heure pour passer celui qui nous fait entrer dans Vintimille, gardé par 4 carabinieri qui font la circulation, pas meilleurs que les nôtres.

Le canyon est une activité qui se pratique tôt, et les abimés sont habitués à des départs tardifs. Nous ne dérogerons donc pas à la tradition, et c'est vers les 12h qu'on arrive au village de Rocheta Nervina, point de départ de la marche d'approche pour le canyon de Barbera.

Nous sommes rejoints par Nao et Corine peu après. Après le repas du midi et une pause désaltérante au café du coin, il est 14 heures, et il fait une chaleur de dément. C'est donc tout naturellement que nous commençons la marche d'approche (45 minutes prévues) à l'heure où nos collègues canyoneurs en ont presque fini avec la descente. On monte, on monte, il fait chaud, très chaud, et le soleil tape... mais nous arrivons tout de même à destination !

C'est un peu un décalage de s'habiller de néoprène alors qu'il fait 30°C dehors et que l'on vient de surchauffer dans une montée au soleil, mais bon, on n'est pas monté là pour taper des drops comme diraient nos amis du sud-ouest...

Le canyon commence, pour ceux qui le veulent, par un saut depuis le pont qui enjambe la rivière. 8 petits mètres plus bas, et c'est le contact avec l'eau pure, translucide, turquoise... et fraîche. Que du bonheur, j'en remet une deuxième pour la photo et la descente commence. Xavier nous a gâté, ce canyon est splendide, avec des sauts, quelques rappels, de la marche et un peu de nage. Le départ est assez ouvert, avant de s'engager dans un resserrement où des cascades de tufs encadrent et surplombent alternativement à gauche et droite la rivière, ambiance ! Puis, trop tôt, c'est la fin du resserrement, et du canyon aussi. Nous n'aurons pas croisé un seul canyonneur de toute la descente.

Il est 18h, et nous devons encore regagner la France, Breil sur Roya, pour la nuit en camping avant le grand canyon du lendemain. Corine et Nao nous ont laissés, c'est donc à 5 que nous repartons. Repassage par Vintimille, où ça roule mieux, et arrivée à 20h, alors que l'accueil du camping est vide, mais nous nous installons confortablement, 2 tentes pour 5, montées rapidement, et sans sardines.

Au programme du repas du soir : grillades, mais nous n'avons ni grille, ni bois, ni charbon, et les bières ne sont pas fraîches... angoisse !

Heureusement, le camping est doté d'un barbecue en dur, avec quelques grilles, reste donc à trouver du charbon. On racle les fonds de tiroir dudit barbecue pour en ressortir tous les morceaux de charbon non consumés et on y boute le feu avec réussite. 
Mission n°1 accomplie. 
Pendant ce temps, Xavier a escaladé un muret pour atteindre un circulation d'eau et y tremper les bières laissées dans un kit pendu au bout d'une des cordes. 
Mission n°2 accomplie.
Les bières seront fraîches en même temps que les premières saucisses et merguez cuites et que la nuit tombe, le timing est parfait. La température reste agréable et le repas copieux, nous irons nous coucher rassasiés (et fatigués de la journée itou).

Lendemain matin : réveil presque facile, petit dej et départ pour les 300 m en voiture qui nous séparent du point de départ pour le canyon de la journée : la place du village de Breil sur Roya. Nous arrivons à débuter la  marche d'approche un peu après 9h, belle performance...

Les deux heures de marche d'approche pour arriver à l'entrée de la Carleva passent mieux que les 45 minutes de la veille. Il faut dire qu'il fait encore frais, et que la majorité de l'ascension se réalise à l'ombre, ce qui ne doit pas être le cas en partant plus tardivement. Nous faisons une petite pause au départ du canyon, avant de s'engager.

Les premières centaines de mètres se font en randonnant autour de la rivière, sans s'équiper. Devant la première difficulté, nous faisons le repas du midi, et renfilons les néop. Et rebelotte pour un canyon aux eaux splendides, aux vasques turquoises, avec de nombreux sauts, des toboggans et quelques rappels, le tout sur plus de 500 m de dénivelé. Presque tout saute, et c'est très ludique. Le canyon est un peu plus encaissé que la veille et on voit plus rarement le ciel dégagé. Autant dire qu'on prend son pied, à tel point que la fin du canyon arrive beaucoup, mais beaucoup trop vite.

La marche de retour est rapide, et on finit de se changer sur la place du village, devant un troquet (certains auraient vu la lune à plusieurs reprises en cette fin d'après-midi, encore une aberration de sudiste) où sera pris un rafraîchissement bien mérité.

Nous rentrerons à Nice par les petites routes tortueuses, Xavier nous ponctue le trajet par l'énumération des canyons croisés. L'appartement de Xavier étant sous les toits, il y fait très chaud, et l'apéro est pris sur le toit. Comment dire... une vague de fatigue a soufflé sur le groupe en fin de repas, les plus touchés étant Laurent et moi-même. J'ai quand même eu le courage de me remotiver pour un bain de minuit sur la promenade des anglais. La fraîcheur de l'eau était bienvenue, et on a eu du mal à en ressortir.

Une brève expérience de plongée est menée de manière scientifique, afin de déterminer quelle méthode est la meilleure entre la méthode du phoque et la méthode du canard, en vue de la plongée du siphon des Patafouins dans le Verneau. Et c'est le canard qui est déclaré vainqueur. Encore une victoire de Canard !

La nuit fut donc, une fois de plus, courte. Le lendemain, préparation des sacs pour le train et départ vers la vallée de la Vésubie. Julie nous a laissés, repartie le matin même vers Paris, et nous tenons tous dans la voiture de Xavier. Direction le vallon de l'Imberguet. Xavier et Philippe font la navette à pied, pendant que Laurent et moi attendons en maillot de bain au bord de la route, sans sembler gêner le moins du monde les 3 voitures qui passeront pendant la demi heure d'attente.

Le canyon commence par 300 m en dehors de l'eau afin de ne pas importuner les écrevisses à pattes blanches rescapées. Puis le canyon commence, avec des sauts de plus en plus hauts et un encaissement extrême. On imagine l'ambiance en crue... Les rappels sont plus nombreux que pour les canyons précédents, avec plusieurs sauts et quelques toboggans, avant d'arriver au droit de la Vésubie, impossible à traverser, mais heureusement un pont traîne par là et la voiture est garée en face.

Et c'est la fin... malheureusement. Nous ne louperons pas notre train, donc pas d'excuse à donner au boulot pour justifier un jour de plus au pays des canyons.

Xavier nous a gâtés pour ce petit programme sur 3 jours, et encore reste t-il moult autres canyons dans ce coin, tous plus jolis les uns que les autres. Expérience à reconduire !

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Sortie famille</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=180</link>
<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>2nde édition de la sortie famille annuelle.
Une réussite, on remet ça le 1er WE de juin 2010.

Installés dans un gîte bien adapté, les 13 enfants et leurs parents ont pleinement profité de ce WE et de la visite des carrières de Caumont.</description>
</item>

<item>
<title>stage Equipier de club - falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=173</link>
<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce premier week-end de stage CDS92 en falaise, au Puiselet (77) comptait 7 stagiaires dont 2 d'ABIMES et 3 cadres dont 2 d'ABIMES. Les autres participants venaient des clubs Terre-et-Eau, SGHS et Thales.
Les dernières prévisions météo étaient plutôt sombres. Notre voyage aller sous une bonne pluie était en accord avec ces mauvais augures. La bâche orange (merci au SSF Ile de France) nous permit de nous abriter la première heure lors de la présentation des divers matériels, n?uds, de la stratégie d'équipement. Ensuite, excepté pendant la nuit, plus aucune goutte ne tomba jusqu'à la fin du stage.

Enfin au sec, chacun monta en haut du rocher par la voie installée par Christophe B (pendule, déviation, passage de n?uds) et certains commencèrent à planter des spits (pour se réchauffer). Après la pause déjeuner (merci Véronique(G) pour le bon gâteau au chocolat) et un bon café, chaque stagiaire équipa sa ou ses voies. En fin de séance, Delphine démontra l'importance d'un équipement clair (début de main courante, tête de puits avec des n?uds à double oreilles). Après démontage des voies, rangement du matériel et montage de quelques tentes, nous allons tous au Gril Piz (excellent repas et de bonnes discutions spéléo). Vers 23h, tout le monde va dormir dans sa tente ou sous le rocher. 

Dimanche matin à 8h, le soleil donne mais les réveils s?étalent. A 9h30, tout le monde s'active à nouveau et dans la matinée les tricoteurs(teuses) habillent le rocher de cordes en tous sens d?autant plus que nous avons le renfort de spéléo du spéléo club de Chilly Mazarin. Chaque stagiaire aura le temps d'équiper une deuxième voie avant le top final, vers 15h00. Cela nous permit de quitter le Puiselet vers 16h00 et malgré les quelques bouchons d'arriver à temps pour &amp;quot;satisfaire&amp;quot; notre devoir citoyen.

Aucun stagiaire d'ABIMES ne participera au WE du stage en cavité (Doubs). Cela sera pour une prochaine fois; mais le stage Perfectionnement de septembre offre une chance d'apprendre à équiper dans une belle région (Ardèche).

Je remercie Delphine qui a répondu à mon appel au secours tardif (encadrement trop juste).

A noter, une intrusion de 3 « quads » qui n?osèrent tout de même pas tourner au milieu de notre matériel et des tentes qui séchaient. Depuis que l?arbre abattu par la tempête de 1999 a été dégagé du chemin d?accès, ce dernier se dégrade rapidement. Je comprends que ce lieu devient aussi un terrain de jeux (occasionnel ?) pour ces engins motorisés. 

Alain</description>
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<title>Intercub CDS au congrès de Melle</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=174</link>
<pubDate>Sat, 30 May 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce week-end prolongé organisé par le CDS 92 à l?occasion de l?assemblée générale nationale 2009 de la Fédération a permis à onze spéléos d?ABIMES de découvrir la région Poitou-Charentes. L?inter-club au final sera quasi mono-club (seule Marie France de Terre et Eau sera aussi sur le congrès!).
D?un point de vue spéléologique, cette région est plutôt connue pour ses cavités à dénivelé modeste mais bouseuses. Et bien non ! Il existe de bien belles petites rivières non loin de Saint Maixent l?Ecole : Nous en visiterons deux (et certains d?entre nous plusieurs fois).

La plus modeste s?étire sur 700 mètres sous le village de Champdeniers. Au pied du village, près de l?entrée artificielle, des fouilles archéologiques sur le site d?une ancienne tannerie sont en cours. Elle était alimentée par les eaux de cette petite rivière qui se jette dans l?Egray, vraie rivière au bord de laquelle une laiterie industrielle moderne (bruyante !) a été construite.

La deuxième est une traversée de presque 2 km avec une entrée par un puits artificiel busé (ancienne doline effondrée en plein champ) et avec une sortie naturelle qui n?est autre que l?alimentation directe en eau du lavoir de Saint Christophe sur Roc. Pendant le congrès, le niveau du lavoir a été abaissé à son minimum pour nous permettre de franchir la voûte mouillante avec seules la tête (penchée) et une épaule hors de l?eau. Une navette en voiture est à envisager si aucun chauffeur ne désire s?offrir une jolie balade à pied de quelques kilomètres par les petites routes de campagne. Ce petit village plus connu pour son église à fond roman restaurée au 17ème vient de protéger (en 2002) son ancienne laiterie historique(fin 19ème, début 20ème). En faite, cette région de bocage semble être productrice de beaucoup de lait. 

La ville de Melle qui a accueilli ce congrès pendant 3 jours, est une ancienne ville fortifiée du moyen-âge. Mais à plusieurs époques (romaine, carolingienne), des mines d?argent et plomb ont été exploitées (consommatrices de bois). Ce bourg fut un atelier monétaire des rois Francs.
Placée aussi sur l?un des chemins de Saint Jacques de Compostelle, Melle abrite de belles églises (St Hilaire).
Mais en fait, nous logerons en partie au gîte municipal tout neuf de Brioux sur et chez les parents de Claire B. Philippe K et Delphine partis en début d?après midi avec des cartons (T Shirt et documentations fédérales) arriveront vendredi vers 18h. Les autres avaient rendez vous en soirée arriveront vers 1h00 du matin. Rémi, Fabien, Claire et Philippe T voyageront ensemble, Jean Paul, Stéphanie et Alain dans une 3ème voiture. Nous apprîmes beaucoup au sujet des charpentes métalliques. Louis arrivera entre temps et dormira sous sa tente montée dans le camping attenant. Christophe, Anne (et Gaétan et Emeric) arriveront aussi dans la nuit au camping de Melle.
Samedi matin, Delphine et Philippe partirent tôt pour assister à leurs premières réunions. Nous autres du gîte confortable, arriverons plus tard, le stand de vente était déjà installé par Rémi et Fabien. Enfin l?atelier pliage des T-Shirt nous occupa un petit moment. Philippe et Claire nous rejoignent au stand encore plus tard. Bon, malgré notre assiduité, la recette sera très faible. Le dessin plaît beaucoup mais surtout pour les enfants (mais pas de petites tailles disponibles) et avec cette chaleur de la fin mai les acheteurs potentiels supportent mal l?idée de porter du noir. Les auto-collants auront plus de succès L?après-midi PhilippeT, Claire et Stéphanie feront la traversée de St Christophe. Louis et Claire Renouard feront le parcours spéléo dans les mines d?argent. Fabien ira voir des conférences (et le lendemain une spéciale sur des explorations à Madagascar et ses Tsingy). Le soir, après le repas gastronomique (huîtres moules frites) et après le film des explorations en Patagonie et les très belles photos 3D de Daniel Chailloux (pour Jean Paul et moi), nous suivrons massivement la visite guidée de la ville puis celle des mines d?argent. Le guide des mines, passionné, nous tiendra en haleine malgré notre fatigue dans ses explications au sujet de l?extraction du minerai puis de la reconstitution des ateliers d?extraction du métal en lui même.
Le lendemain, Philippe K, Delphine et Jean Paul allèrent de bon matin courageusement participer à l?AG. Les autres tiendront le matin tranquillement le stand. Les enfants de Christophe et Anne profiteront des parcours palette et accro-branche. Après une pizzeria (tarif spécial congrès) Louis, Claire R, PhilippeT, Claire B et moi même enchaînerons les visites des deux rivières. Louis qui avait vu le code du cadenas, inscrit sur une feuille au stand accueil du congrès, nous évita de rester comme des imbéciles au soleil devant la grille de l?entrée à Champdeniers (enfin Philippe passé hier au stand accueil avait eu l?info). 
Nous sommes ensuite passés à St Christophe laisser une voiture. Claire R patientera dans les alentours. A quatre dans la voiture de Louis, nous irons à l?entrée en plein champ. Nous trouverons au niveau du 2ème passage bas le tube plastique du forage. Philippe T nous donnera quelques explications techniques. Nous nous glisserons deux fois dans des affluents mineurs. En arrivant à l?affluent majeur proche de la sortie une forte odeur de fioul ou d?essence de térébenthine nous surprit. Nous remonterons tout de même celui-ci jusqu?au passage plus sportif. Seul Philippe poursuivra sur une 10aine de mètres dans un boyau à moitié immergé. Il nous restait alors plus qu?à passer quelques passages bas et la longue voûte mouillante pour déboucher dans le lavoir où nous attendait Claire R. Cette traversée effectuée à un bon rythme nous occupa 2 heures. Nous rentrâmes vers 21h à Melle où nous nous restaurâmes grâce aux spécialités locales. Dans l?après midi, Stéphanie accompagnée de Rémi s?offrira son baptême de plongée à la piscine de Melle. L?un des encadrants est un plongeur expérimenté qui participa aux plongées profonde de la résurgence de ???(le lendemain on le reconnaîtra sur une photo de l?exposition consacrée à ces explorations).
Nous assistâmes aux remises des lots de tombola. Rémi gagna deux fois de suite avec ses deux seuls tickets achetés le matin même (un beau livre et une combinaison du fabriquant sur mesure Idée plein air). En attendant que toutes les boules gagnantes sortent, Valérie P nous parla de sorties passées et de projets de stages spéciale féminine organisés entre des clubs Lyonnais et Varois. Cela pourrait aussi motiver nos troupes d?Ile de France.
Lundi, PK et Delphine auront d?autres réunions toujours assez tôt? Je ne les verrai même pas quitter le gîte. Jean Paul voulant visiter les rivières souterraines, nous partons en fin de matinée pour les deux même rivières de Champdeniers et de St Christophe. Je les attendrai dehors et ferai la navette. Le retour sur Paris ne posa aucun souci (personne sur nos autoroutes de l?ouest). 

Comme toujours, les interclubs organisés au moment des congrès permettent de visiter de nouvelles cavités, de croiser des spéléos de toute la France de faire des emplettes (matériel, livres), d?assister à des projections de films, des conférences le tout dans une ambiance sympathique. A mon tour faire part de toute mon admiration pour les organisateurs de ce congrès 2009. C?était une réussite.

Alain</description>
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<title>Dent de Crolles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=172</link>
<pubDate>Thu, 21 May 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Au niveau transport, si le GPS ne nous avait pas égarés et fourvoyés, ç'aurait été un week-end parfait. Peu de monde à l'aller, personne au retour. Mais où sont les autres ?

Au niveau gîte, si le tarif avait été de 7 ou 8 euros la nuit, ç'aurait été correct. Mais là, avec une salle crasseuse, une cuisine non équipée, un frigo à déménager, des chambres vétustes (lumière bricolée, Velux condamnés et sans rideaux), des douches froides, un propriétaire &amp;quot;je m'en foutiste&amp;quot;, obtus et borné... Le château de Revel est à déconseiller formellement. Nous avons payé presque 13 euros par nuit et par personne pour un taudis !

Jeudi, après une nuit assez courte, nous décidons de faire une large visite de la dent de Crolles : montée par un pré qui tue toujours, escalade du Pas-de-l'Oeil (on peut aussi se le rincer), repérage du P40 et du gouffre Thérèse, admiration du paysage sous un vent d'enfer, retour par le trou du Glaz.
Nous rencontrons le CDS93 qui se prépare à équiper en fixe.
Mais le soir, alors que Jean découpe de l'ail pour préparer un rôti de porc, il se découpe largement le pouce avec un couteau très tranchant. Nous gérons l'urgence et prenons le temps de déguster le repas mais la fin de soirée sera passée aux urgences de Grenoble.

Vendredi, la nuit a été un peu courte pour certains : Jean ne prend pas de risque avec ses 7 points de suture, Gaëtan est incommodé par un réveil &amp;quot;matinal&amp;quot; (10h !) et surtout par un foie &amp;quot;qu'est pas droit&amp;quot;. Les autres vont donc s'élancer vers la traversée Trou du Glaz - Guiers-mort par le P36. Nous profitons (avec autorisation) de l'équipement en fixe du CDS93. Nous rattrapons une équipe du Spéléo-club de Chablis, qui elle aussi, équipe en fixe. Afin de leur faire gagner du temps, nous leur proposons de changer une corde tonchée. Tout se déroule rapidement (sauf un petit loupé pour le contournement du puits Isabelle). Le réseau sanguin est toujours aussi pénible. La traversée est cependant rapide et nous retrouvons Jean et Gaëtan dans la galerie d'entrée alors que la nuit comme à tomber. Après quelques photos, nous descendons aux voitures dans le noir. Ceux qui ne connaissaient pas le réseau sont enchantés, les autres toujours aussi contents de visiter ce réseau exceptionnel.
La voiture d'Alain n'a finalement pas brûlé : un morceau d'isolant ramolli touchait le moteur. Il a fallu l'éteindre avec de l'eau. Le garagiste n'a pas estimé nécessaire d'intervenir immédiatement mais d'attendre la prochaine intervention pour changer cet isolant !

Vendredi, le but de la journée est de faire la traversée trou du Glaz - Grotte Chevalier. Jean et Gaëtan sont rejoints par Laurent pour constituer une solide équipe de surface ! Nous croisons 2 spéléos qui descendent le pré-qui-tue de retour de la traversée Glaz-Annette. Le début de la traversée est rapide car le CDS93 n'a pas encore déséquipé. Nous prenons le temps de sacrifier un maillon rapide car l'équipement de l'une de leurs cordes (en diamètre 8) a été modifié. La tête de puits n'a plus qu'un seul amarrage et l'autre oreille pendouille dangereusement ! Nous les retrouvons d'ailleurs juste au P36 : hier ils ont fait la traversée à la descente et aujourd'hui ils la font à la remontée en déséquipant. Bravo !
Nous voici dans la galerie qui contourne des puits impressionnant (Puits du Lac, P60, ...) et arrivons à notre premier rappel du week-end dans le puits Fernand. Ensuite, nous suivons une grande vire dans (ou vers) la galerie Annette. Nous en sortons par un puits très &amp;quot;accrocheur&amp;quot;. Nous réussissons à rappeler la corde assez facilement. Ensuite, nous nous tortillons dans &amp;quot;l'asticot karstique&amp;quot;, finalement plus facile que les 10 premiers mètres le laissent craindre ! Après une petite remontée de 10m équipée, nous arrivons immédiatement à l'accès &amp;quot;gazeux&amp;quot; du puits Maurice (autrement dit, c'est très impressionnant). Heureusement il est équipé car le bas part sur le côté et le rappel n'aurait pas été facile. Plus loin nous arrivons au puits de l'oubliette. Le puits suivant, de la Toussaint, donne accès la l'immense galerie Chevalier. Ces 2 derniers puits auraient besoin d'être rééquipés (cordes tonchées ou usées, spits à remplacer par des broches, équipement de la vire à revoir). La sortie s'annonce par quelques concrétions de glace, dont une magnifique colonne qui sort d'un trou du plafond ! Nous accédons au porche alors que la nuit commence à poindre. La vue est magnifique mais le chemin de retour est toujours aussi &amp;quot;angoissant&amp;quot;. Un faux pas pourrait être fatal : J-Paul n'en a pas dormi de la nuit en pensant à une galère vieille de 20 ans ! Cette traversée est vraiment très belle. Une classique à faire sans réserve !
Au gîte, nos amis nous attendent de pieds fermes. Ils nous ont préparé un délicieux plat de &amp;quot;Morteau-lentilles&amp;quot;.

Dimanche, il fait toujours aussi beau et chaud. Le week-end aura été radieux, chaud à l'excès pour un mois de mai. La douche est enfin chaude. Le lavage du matériel dans un puissant torrent est du pur bonheur. Le mauvais moment à passer est la &amp;quot;non-négociation&amp;quot; du prix du gîte.
Arrivée sur Paris vers 22h.

J-Paul</description>
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<title>Trou Souffleur d'Albion</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=171</link>
<pubDate>Fri, 01 May 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un camp de dix jours avec une seule cavité comme objectif, voilà qui est inhabituel. Mais il s'agit du Souffleur, un -600 pas facile qui nous a laissé un sacré souvenir lors de notre descente en 2003.

Six ans déjà qu'avec Delphine et Kratof, nous avions profité du dernier jour avant le déséquipement du gouffre. Je me souviens d'une succession de beaux puits toujours plus grands, jusqu'au P114 immense, d'un équipement hors crue pas facile, d'une rivière magnifique, et puis d'une remontée longue, fatigante...

Cette fois, nous allons descendre nos 8 ou 9 kits de cordes et les ressortir. Nous profitons d'un gîte immense et tout confort, et du temps ensoleillé qui nous accompagnera toute la semaine. Nous constituons deux équipes qui se relaient sous terre un jour sur deux.

Le début est difficile.  Dès l'entrée, le méandre des Absents met nos organismes peu entrainés à rude épreuve. L'objectif de -200 n'est pas atteint le premier jour. C'est chose faite le lendemain avec 2 kits déposés derrière le méandre de l'Ankou. Un méandre rarement étroit mais long et qui sollicite bras et jambes en opposition : avec ou sans kit, ce n'est pas le même !

Les puits de l'Astrolable et Aymé sont descendus le 3e jour par Jean, Alain et Sylvain. Philippe et Xavier nous ont rejoint, mais Delphine est hors course à cause de son dos : c'est donc à quatre avec Olivier que nous attaquons les derniers puits. D'abord les petits puits, bien arrosés. Cela n'est pas étonnant vu le niveau et le débit que nous avons constatés la veille à la Fontaine de Vaucluse... L'équipement est hors crue juste ce qu'il faut. Il faut se décaler sans cesse, fractio, déviation. Ça passe bien, mais c'est long.

Et voilà le puits Gendre. Énorme ! Impressionnant. Je pars mal, et au bout de quelques mètres je suis pendu à mon fil sous les gouttes. Impossible de penduler vers la paroi, j'ai beau chercher, je ne vois rien. Je remonte avec mes deux kits accrochés aux côtés. Philippe m'indique un autre spit pour faire un grand Y. En l'absence d'autre volontaire, j'y retourne : cette fois c'est bon. 

La suite consiste à chercher des amarrages sur la droite pour s'écarter. Mais où sont-ils ?! Il me faut de longs moments pour progresser. Au milieu du puits, je ne trouve plus rien. J'hésite et je finis par fractionner sur un becquet. Je pose une dyneema. Je la double. J'amarre. Je regarde encore. Pour descendre, pas de problème, mais il faudra être vigilant à la remontée pour ne pas décoiffer le becquet...

Nouveau pendule, et miracle : quelques mètres plus loin, bien cachée, une plaquette en fixe me permet de fractionner proprement. Le crochet goutte d'eau est une nouvelle fois bien utile. La première C90 se termine, mais je me convaincs que j'aurai un autre spit quelques mètres plus bas. Raté. Je remonte pour rabouter à l'amarrage. Deuxième C90, ça continue encore, toujours. Je vois le fond. Mais non, c'est un palier. Je traverse et j'équipe le dernier jet. Ça goutte. Tant pis, je file. LIBRE.

Sans attendre, je descends vers la rivière. Impétueuse. Elle blanchit les gros blocs sur son passage. Passé un nouveau talus, nous pouvons prendre pied dans le lit. Nous progressons vers l'aval et butons assez vite sur un passage bas. Je n'ai pas l'impression que nous soyons déjà arrivés à la voûte basse pourtant. C'est une vraie baignade que nous avons devant nous, sans certitude de pouvoir continuer derrière. Nous décidons de faire demi-tour.

Au tour de la 2e équipe le lendemain. Quelques photo et début du déséquipement. Les kits sont posés à l'entrée de l'Ankou. Nous allons les chercher avec Philippe et Xavier le matin suivant. Nous avons peu de temps car Xavier prend un train à Avignon en fin d'après-midi. Olivier est la deuxième victime du Souffleur. Pour lui, de vilaines brûlures à la main, sans doute de carbure. Une troisième journée est consacrée à la fin du déséquipement.

Nous avons tout le samedi pour laver toute cette débauche de matériel. Nous y passons plusieurs heures dans le lit du Toulourenc. Dimanche, nous rentrons à Paris, avec une étape à la cave Terra Ventoux, coup de coeur du guide Hachette. Sur la route, la pluie est là, comme pour nous signifier que les vacances sont bien finies. Nous allons pouvoir nous reposer...

PhilippeK</description>
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<title>Basilique de Koekelberg</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=169</link>
<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>11e rallye organisé par le Groupe spéléo Redan.

Les &amp;quot;doubles fonds&amp;quot; immenses d'une basilique encore plus immense sont équipés de broches pour pouvoir y installer de multiples parcours spéléo.

Tout d'abord, il faut féliciter l'organisation qui permet à 300 ou 400 spéléos de découvrir ce site exceptionnel.
Merci pour cette simplicité et cette convivialité : un parking spacieux, un réfectoire facile d'accès, un couchage à la dém..., des formalités réduites au minimum et 2 000 mètres de cordes pour croiser des spéléos venus de toute l'Europe, des pigeons que l'on dérange, des grosses cloches assourdissantes et un panorama à en couper le souffle !

Dans le sous-sol, installée sur une petite table, une discrète dame accueille les participants. Juste à côté, très discret aussi, le départ des parcours. 5 mètres pour monter au plafond, 5 m de tyrolienne pour atteindre un coffre en bois qu'il faut traverser (certains sèchent déjà pour y prendre pied, d'autres abandonnent la technique et s'orientent vers le bar) et l'on continue par 2 ou 3 amarrages en plafond pour atteindre un trou béant dans un mur de briques. Là commence véritablement l'aventure. On s'enfonce dans les souterrains de la basilique pour très vite remonter 30 m dans un tube de béton. A la sortie, on est dans la pénombre mais déjà dans les combles de la basilique. Une corde vers le plafond montre la suite du parcours. Bientôt nous sommes au sommet d'une des 2 tours. Il faut alors plonger de 50m vers le sol au milieu d'un escalier en colimaçon. Nous préférons remonter ... par l'escalier ! Il faut alors enjamber une petite fenêtre et se lancer dans une vire interminable autour de toute la face de la basilique, vires tendues, larges boucles, angles abrasifs, pendules arachnéens, faux-pas aériens, et enfin -alors que certains d'entre nous en ont marre d'attendre suspendus pendant des heures en plein vent- remontée extérieure au sommet de la seconde tour pour se lancer dans une jonction par &amp;quot;grande boucle&amp;quot; vers la seconde tour. On atteint alors le départ d'une tyrolienne horizontale, très aérienne à près de 60m du sol. A l'autre bout, toujours en plein vide, il faut mettre son descendeur pour atteindre un dernier rebord qui donne le départ de la tyro,... non du rappel guidé final.
Tout le monde a du mal à descendre. J-Paul tente une solution plus rapide : tellement rapide qu'il arrive en bas violemment et en sera quitte pour une très très grosse frayeur (individuelle et collective), la destruction d'une paire de gant neuve mais salvatrice, et une nuit à l'hôpital... Plus de peur que de mal ! Nous sommes à la fin du parcours A.... Il y avait la variante B.

D'autres pourront au cours de la nuit faire le parcours E : monter jusqu'au sommet du grand dôme (il faut un courage certain pour faire le pas dans un vide très impressionnant à 45m du sol et 45m du sommet, au bout d'une corde nécessairement très élastique !) mais il n'y avait pas assez de temps que tout le monde puisse y participer !

Le lendemain matin nos &amp;quot;jeunes&amp;quot; feront le parcours C ou sa variante D. Je les laisse raconter.</description>
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<title>Stage prévention et auto secours</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=168</link>
<pubDate>Fri, 17 Apr 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>12 stagiaires dont 4 d'ABIMES

Vendredi soir : projection de 4 films suivie de discussions: présentation de quelques risques de la pratique de la spéléo qu'il faut supprimer (casse de matériel, crues, syndrome du baudrier en état inconscient) et présentation du SSF.

Samedi en falaise, parcours sur corde avec quelques pièges, puis ateliers réchappe, passage de noeuds et échelle, décrochement, palans. Après le partage convivial (resto) d'expériences spéléos, une nuit sous le rocher ou sous tente ou en F1 laissera passer la zone pluvieuse. 
Dimanche au sec : révisions à la carte des ateliers puis mise en attente du blessé avec point chaud. Au déjeuner, discussion/jeux sur les statistiques d'incidents/accidents ayant conduit au déclenchement d'un secours.

Alain</description>
</item>

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<title>Canyon de Bassera</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=166</link>
<pubDate>Sun, 12 Apr 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>TPE : 6h

Partis à deux voitures car flemme de faire la marche d'approche...

Arrivés au dessus du toboggan de début, on constate qu?un arbre bouche la vasque? mais qu?à cela ne tienne. Très motivés et pleins d'ardeur, on tente une série de mouflages aidés de palans ! Après une bonne heure d'effort, nous n'avons que réussi à le casser en deux et comme l'heure tourne et que l'eau est quand même très froide, on décide de revenir une prochaine fois pour lui régler son compte ? donc affaire à suivre.

La suite se fait sans aucun problème avec toujours de jolis petits sauts dans de belles vasques. 

A noter toutefois d'énormes traces de crue à peu près un mètre au dessus du niveau actuel ! Ca a dû couloter?     

Xavier</description>
</item>

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<title>Canyon de Montixi</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=165</link>
<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Montixi
TPE : 4h30

Canyon situé en Italie.
Après une petite heure de marche d'approche sur un GR et en coupant à travers un vieux chemin de captage d'eau, on arrive au départ de la course.
La descente se fait sans aucun souci sauf que c'est la reprise pour la plupart du groupe. 
Reprise musclée avec de jolis sauts de 2 à 8 m ainsi que de jolis toboggans d'une dizaine de mètres et de très beaux rappels dans l'eau et dans des cascades toutes calcifiées, sans oublier, bien sûr, toutes les vasques suspendues bleu turquoise. A noter aussi de jolis resserrements.

La descente a pu se faire dans l'eau du début à la fin car après les pluies abondantes que nous avons eues, il coulait encore dans son intégralité. Le seul petit bémol se trouve au niveau de la sortie car, après le passage de l'usine de traitement des eaux, une odeur nauséabonde envahit la gorge ?

Pour ceux qui connaissent, il rappelle Audin et Bassera.
Donc à faire après une période de pluie ou en tout début de saison pour profiter de l'eau du début à la fin.   

Xavier</description>
</item>

<item>
<title>Stage FTS Cavottes et Ouzène</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=167</link>
<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après le stage en falaise suivi 15 jours auparavant, nous sommes toujours les 4 mêmes  à participer à ce 2ème WE de formation aux techniques secours, mais sous terre cette fois. Fabien Feucheroule ayant gardé avec lui le matériel depuis le 1er WE, nous sommes à l'aise pour faire la route dans une seule voiture (juste un peu de kits en plus et de la documentation du SSF). Nous arrivons avant minuit au gîte de Montrond le Château, donc pas trop tard mais avec un petit déjeuner à 7h30 et les ronfleurs, la nuit sera discontinue malgré les boules Quiès.
Après un copieux petit déjeuner, nous nous rendons en voiture aux Cavottes. 

Cette année, je suis promu &amp;quot;sous&amp;quot;-chef d'équipe au &amp;quot;faux pas&amp;quot;. En venant du fond, notre équipe s'occupe des ateliers suivants: frein de charge puis traction, balancier + mini traction, tyrolienne. Quelques spits auront été plantés. Une fois notre travail terminé, on nous presse d'aller rejoindre le départ de la civière au P20 de la boite à lettre. Je mange à la va-vite une partie du pique-nique mais, tout compte fait, nous poireauterons un bon moment avant l'arrivée des équipes de l'atelier extérieur (alors que le reste du pique-nique attendait au faux pas). Une fois la civière extraite du P20 par 2 balanciers et une traction, nous sommes tous là pour faire le portage en chenille dans la galerie Sud. Avant le R7, une traction aide au franchissement de gros blocs. Filant ensuite vers notre atelier, je ne verrai pas le franchissement du R7 par la civière. Puis, j'aperçois en passant la main courante, une corde qui descend alors qu'on le n'avait pas équipée et j'entends en contre-bas un blessé qui a mal. Bref, je descends voir et comprend vite que nos cadres nous ont trouvé trop nombreux pour une seule civière et nous ont inventé une embrouille. Il fallait bien utiliser les deux civières apportées dans le Doubs. Le problème c'est que le pseudo blessé approche les 100kg!! Juste avant le passage de la première civière, Fabien F me fait corriger une traction de sortie de balancier pas installée sur répartiteur, Ouuuh... A partir de ce moment, Fabien F prend en main l?atelier. Je suivrai la première civière qui vient du fond (José) d'atelier en atelier comme équipier de base jusqu'à la salle du chaos. La 2ème civière qui sera extraite du puits du Faux pas en balancier sur tyrolienne suivra rapidement et finalement doublera celle de José à la salle du chaos après franchissement de la salle par tyrolienne là aussi. Une équipe de costaud embarquera, non sans mal, tête la première, cette CV2 dans le ressaut au départ de la galerie de sortie puis une autre équipe embarquera la CV1 (José) . Pendant ce temps je participerai à la fin du déséquipement et au portage des kits qui suit la deuxième civière de près. Nous sortirons plus de 20 kits depuis la salle du chaos et rattrapons la CV1 juste avant qu'elle ne s'élève par  balancier sur tyrolienne à l'air libre. Un mouflage sera indispensable pour le balancier de sortie. Nous sommes à peine en retard pour le dîner. Le spécialiste national SSF des communications nous fera un exposé à partir de 23h avec démonstration du système Nicola en salle. Ils sera aussi installé à Ouzène le lendemain. Nous nous couchons vers minuit bien fatigués.

Le lendemain petit déjeuner toujours à 7h30, mais la nuit a été meilleure. On trie le matériel de la veille au soleil au bord de la route près de l'entrée d?Ouzène. Je devais être équipier de base pour l'extérieur, finalement on m'enverra au fond avec Claude et Momo toujours comme équipier de base... ça me va très bien. Franck qui installe les cordes d'équipement sera à cours de matos (manque de dyneema) avant de descendre dans les concrétions du fond. Il en sera de même pour l'équipement du balancier du bas qu'on ne tentera même pas de mettre en place. Du coup, étant déjà en retard, la civière avec Fabien (d'ABIMES) dedans partira du ressaut (avant la galerie suspendue) alors que les ateliers de la galerie suspendue ne sont qu?à peine terminés. Par le premier puits de la galerie suspendue, la civière rejoint le niveau quasi inférieur. Pendant ce temps nous évacuons le matos de notre atelier dont une partie jusqu'à l'extérieur. Mon équipe du fond attend pour aider à la sortie du passage bas. Comme j?aurais été en sur-nombre avec eux, je rejoins depuis l?extérieur par la 2ème entrée, la traction du boyau du bas du P15 qui manque de bras. De là, j?entendrai que l?un des spits du répartiteur du balancier avant le boyau+P15 lâchera, mais comme  il y en avait 4, il y eu plus de peur que de mal et au contraire, le mou ainsi libéré par la boucle manquante facilitera l'engagement de la civière dans le boyau. Filant ensuite à l?extérieur, j?assisterai à l évacuation de Fabien par le P15 extérieur. A noter dans le puits annexe, l?équipement sur déviation mono mousquetons qui chagrina pas mal les adeptes de l?équipement confort.
Une fois tous sortis, il faut filer au gîte récupérer les pique-niques pour certains et aller nettoyer le matos à Ornans. Après le defriefing au gîte, nous quitterons Montrond juste avant 20h  et rentrerons sans encombre sur Panam' mais un peu fourbus. Heureusement, une semaine de vacances m?attendait (mais aussi un gros rhume).

Conclusion personnelle de ce 4ème stage FTS: je ne suis pas opérationnel en tant que chef d'équipe (erreurs techniques encore inacceptables et donc aucune légitimité). Certaines ateliers sont fait pour les gros bras (parties étroites sans trop de cordes, mais inclinées). Mais c'est toujours intéressant et formateur de suivre ce stage pour une énième fois... en espérant que cela ne serve pas dans un secours réel! Cette année le stage s?est déroulé dans la bonne humeur !

Alain</description>
</item>

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<title>Canyon de Planfae</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=163</link>
<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Petite descente du vendredi soir après le boulot.

Après toute cette pluie, le canyon coule énormément mais cela ne pose pas de problème. Deux cascades très arrosées. Pour la première, c8 et pose d'une dev humaine pour éviter le jus et le mouvement d'eau en bas. Et pour le toboggan de 14 mètres, pose d'une main courante pour aller chercher les points. 
Mis à part cela, tout saute. De jolis petits sauts de 4 à 8 m.
On a pu constater de grosses traces de crue et tous les affluents coulent.

Canyon parcouru en 3 h.

Participants 
Xavier Pissavy
Naomie Turdull</description>
</item>

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<title>La mescla</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=164</link>
<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Petite initiation après le boulot.

Rentré sous terre aux alentours de 20h, je décide de partir voir le réseau du haut en premier. Donc petite escalade de 18 m équipée en fixe permettant d'accéder à la partie supérieure du réseau. Là, on marche dans des galeries de petit volume avec quelques concrétions. Après encore quelque bouts de corde, on arrive au bout du premier siphon qui est bien chargé. 
En revenant, on bifurque et l'on part dans l'autre galerie qui elle aussi mène sur un siphon et là, petit problème, car le siphon qui est normalement désamorcé, est actif... 
Donc, on rebrousse chemin et direction le bas.
Une fois de retour au carrefour, on se lance dans le labyrinthe avec un passage bas qui n'est pas très apprécié de tous.
Une fois de plus, on s'arrête sur la rivière où, là encore, le niveau d'eau est très haut?
En avançant sur un siphon, on entend des mouvements d'eau étranges en progressant dans la galerie pour y accéder. Et en arrivant dessus, il s'agissait d'un tourbillon? 

Petit trou idéal pour les initiations avec un peu de corde et des ponts de singe. 
Une progression assez ludique.

Xavier</description>
</item>

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<title>Canyon de Beiral</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=161</link>
<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants
Naomi Turnbull
Xavier Pissavy 

Je voulais revoir des manips de corde avant la reprise. Donc on s était choisi un petit canyon sec avec de petits rappels . Bref un p'tit truc mignon.
Cela se corse à l'approche du canyon car les bas-côtés de la route sont recouverts de neige?  et que ça coule?mais comme on y tenait beaucoup à cette petite descente, je prépare mon kit et je passe des affaires à Nao .
Donc, à la première vasque je pose un rappel guidé et Nao en partant ne se longe pas sur le guide et donc finit dans l'eau? un peu froide. Apres cette petite mésaventure et vu la température de l'eau  et de l'air ambiant, on décide de passer à la vitesse supérieure donc plus de guide et donc je porte Nao au dessus de chaque vasque.
Donc moralité, joli petit canyon avec de beaux petits rappels. La descente se fait dans une faille.
Et je suppose qu? il est bien plus joli quand il coule ? donc agréablement surpris.

Xavier</description>
</item>

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<title>Stage FT secours</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=160</link>
<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous étions quatre d'ABIMES, à participer à ce premier week-end du stage Formation techniques secours 2009 organisé cette année par Fabien Fecheroulle, toujours sous l'égide du COSIF : Jean et Alain comme stagiaires, redoublant ou multi recidiviste, Jean-Paul C et Fabien C en tant que cadres. 
Nous étions très nombreux (une grosse trentaine) à arriver au Puiselet  par une belle matinée fraîche mais ensoleillée pour le rendez vous de 10h (avec une partie du matériel en ce qui nous concerne). Notons la présence de Guy et Luc des HS et de quelques membres de l'EEGC. 
Ceux qui avaient déjà suivi pas mal de fois les stages FTS ont été regroupés du côté du petit rocher pour mettre en place un mini circuit civière : tyro, reprise sur balancier qui fonctionna dans tous les sens. Je retrouvais ainsi Claude de l'APARS. Nous testâmes aussi les passages de noeud sur balancier et la gestion des déséquilibres de charge avec deux contre-poids. Les autres stagiaires suivirent au niveau du grand rocher les différents ateliers : tyrolienne, balancier, palan, mise en civière et brancardage. 

Un repas au chaud nous attendait à Nemours. Certains passèrent la nuit à l'hôtel (F1),
d'autres à la belle étoile sur bâche ou lit de camp près des véhicules, d'autres dedans et les plus courageux montèrent la tente ou se réfugièrent sous le rocher. Pour ma part, au retour du resto, je pus papoter avec Thomas qui nous avait invités à passer le nouvel an ensemble dans les Pyrénées orientales. 

Au matin, des invités nous réveillèrent à 8h avec les croissants (merci!). Il faisait bien frais (givre sur les vitres) et le soleil se cachât en milieu de matinée. Le feu allumé par les spécialistes (de l'extinction) nous réchauffa un peu et nous enfuma pas mal. 
Bref, ce dimanche était dédié à la confection d'un vrai circuit d'évacuation. Les stagiaires répartis en cinq équipes mirent en place une série d'ateliers avec agrès qui s'enchaînaient sur deux zones. 
La civière partit de la zone I avec une charmante personne qui voyagea en 3D ainsi: balancier, reprise sur balancier éloigné du premier, courte vire, sortie sur le plateau, descente (frein de charge) vers et par la longue vire, conversion de la traction en balancier pour la descente au sol. Après transport en zone II par 6 équipiers, ce fut le décollage par balancier sur tyrolienne suivi d'une traction pour l'emmener sous abri puis ressortir par une faille verticale (d'où le choix d'une victime plus menue qu'à l'accoutumée). Par brancardage, elle fut ramenée à travers blocs et lande en haut de la zone I. 
Changement de victime: notre José national prit place dans la civière pour un long circuit en surface entre et sous les blocs (dont une étroiture sévère, merci à la visière du casque). De retour au haut de la zone I, ce fut le plongeon avec passage d'angle grâce à Christophe, un gaillard, transformé avec poulie rescue en déviation humaine. A mi-hauteur de la falaise, la civière fut installée sur tyrolienne pour rejoindre la zone II et redescendre au sol par un puits incliné. 

Voilà, tout s'est bien passé. L'après-midi se termina par le démontage des ateliers et le tri du matériel.
Ce premier week-end s'est déroulé dans une très bonne ambiance. J'invite tout spéléo qui se débrouille à l'équipement à participer à ce genre de formation.

Alain</description>
</item>

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<title>Igue de Pech Long</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=159</link>
<pubDate>Sat, 14 Mar 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ classique le vendredi soir vers 20h du local. Arrivée non moins classique vers 2h du matin à Lentillac Saint Blaise où nous sommes logés grâce à l'hospitalité des parents de Sébastien. Qu'ils en soient une nouvelle fois remerciés.

Le lendemain lever non moins classique vers les 11h pour les derniers, arrivée sur le terrain vers 14h sous un grand soleil et par une agréable température. Après une localisation rapide de l'entrée, nous lézardons au soleil tout en déjeunant puis nous nous équipons. La descente commence vers 16h ...
Le P17 d'entrée est rapidement descendu et nous nous retrouvons devant la première étroiture qui fait une impression inversement proportionnelle à sa taille à Masha! La 3e tentative sera la bonne et nous poursuivons notre visite par le P11 et une nouvelle série de passages étroits qui seront diversement appréciés en fonction des morphologies...
Enfin la délivrance lorsque nous débouchons dans une jolie petite rivière. A gauche, nous arrivons rapidement au siphon amont parfaitement limpide.
Puis nous suivons l'eau, jusqu'à rencontrer le 1er siphon, heureusement shuntable grâce à une escalade qui nous permet de reprendre pied dans le ruisseau derrière le S1. La galerie zigzague ainsi jusqu'au S2, qu'une escalade permet également de shunter. Cette escalade marquera la fin de notre visite, la sortie étant plutôt acrobatique et inadaptée pour une initiation. 
Nous faisons donc demi-tour. Le retour se fera sans encombre, les derniers sortirons vers 23h00.

Ils nous faudra donc revenir pour terminer cette très jolie cavité qui mérite le détour.

Le lendemain, lever encore plus tardif (13h00 pour le dernier), lavage du matos et retour sur Paris.</description>
</item>

<item>
<title>Puech Nègre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=157</link>
<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tout le monde était présent presque tôt au local, comme d'habitude pour un départ imminent. Les kits avaient été préparés le mercredi, 6 kits de corde pour descendre jusqu'au fond.
Après un petit détour pour déposer Albert à Rambouillet, ce dernier ne se sentant pas bien, le trajet se réalise sans encombres jusqu'au gîte Namasté, caché sous le château de Peyrelade.
Après un rapide tour du propriétaire, les duvets sont installés, celui de Jean un peu à l'écart des autres, ce privilégié ayant droit à une chambre à lui tout seul !

Lever traditionnel le lendemain (c'est à dire tard), mais sous le soleil, ce qui change de la grisaille parisienne. Claude, le père de Christian nous rejoint à midi et deux groupes sont rapidement créés : un pour commencer à équiper la cavité (Claude, Christian, Philippe, Aurélien et Sylvain), et un pour faire les courses (Rémi, Jean et Sébastien).
Le GPS de Christian nous permet de trouver la cavité sans problème, la voiture de Claude nous y déposant quasi au pied, tandis que la voiture de Rémi a été abandonnée un peu avant, pour ne pas refaire le bas de caisse (dont il sera question plus tard).
Puech Nègre commence par un petit boyau qui se prolonge ensuite par un P20 dans la dolomie. Ensuite, un court méandre donne directement dans le P87 qui se fractionne 5 fois jusqu'au fond qui sera le point de demi-tour pour aujourd'hui. Je ne vois pas le temps passer, occupé à chercher les broches où elles ne sont pas, alors qu'Aurélien et Philippe me suivent. Christian et son père sont restés au niveau du P20 pour que Claude puisse se dérouiller les automatismes. Ils laisseront un petit cadeau dans un kit, qui sera découvert lors de la séance de lavage.
TPST : environ 6 heures.

Nous rejoignons le gîte, où Claude, rentré un peu plus tôt, nous a concocté un délicieux couscous maison, aidé de nos vaillants compagnons qui ont  eu une grosse activité farniente toute l'après-midi.

Le samedi, toujours pas de lever matinal, mais plus tôt que d'habitude, sous la houlette de Christian qui a l'habitude (et pas le choix) de se lever tôt et qui commençait à tourner en rond en attendant que nous nous levions.
Préparation rapide, et trajet vers le trou. Cette fois-ci, Rémi pousse sa voiture un peu plus loin que la veille, mais n'atteint tout de même pas le trou, au contraire de Jean qui mène sa suédoise avec brio.
Une première équipe (Jean, Rémi, Sébastien et Christian) descend dans le trou, avec mission d'équiper le P45 et les petits puits qui suivent. La deuxième équipe (Aurélien, Philippe et Sylvain) profite du soleil qui finira par se cacher un peu, hâtant le départ. Nous descendons rapidement l'enchainement de puits, jusqu'au boyau précédant le P45 où l'on se mouille allègrement en rampant dans un laminoir où un mince filet d'eau en occupe le fond. Le P45 est superbe, avec 40 m plein vide longeant une mini cascade. On utilisera avec délectation la torche surpuissante descendue par Christian pour observer les dimensions sympa de la salle. On se remouille, et s'enquille dans le méandre des sirènes, un peu étroit, mais très sympa. Une partie concretionnée nous oblige à monter dans le méandre, dont nous ne redescendrons pas assez vite... petit aller-retour dans le haut du méandre avec kit, pour se rendre compte que ce n'est pas le bon chemin. Il fallait en effet redescendre tout de suite. Le méandre se magnifie, paroi grise et propre, coups de gouge, virage à 270°... magnifique, surtout qu'on peut l'observer de près, le casque frottant de temps en temps des deux côtés.
Nous rejoindrons la première équipe au bout du méandre, avec casse croûte à la clef, puis nous atteignons le collecteur.
Christian et moi remontrons un peu la rivière, passerons une trémie avant de faire demi-tour et de rejoindre les autres. Personne n'aura envie d'aller voir à quoi ressemble le réseau des fontaines.
Le retour se fait sans problèmes, le passage du méandre, maîtrisé et on se retrouve tous au pied du P45, tout mouillés. Rémi nous prépare une boisson chaude pendant que Jean remonte le puits, cassant son pantin, sa pédale.... tout au long de la remontée.
Christian ressort dernier de la cavité, ayant déséquipé tous les puits depuis le fond.
Pendant que nous nous changeons, nous avons la surprise de voir Rémi arriver en voiture, ayant bravé les aspérités du chemin...
TPST : entre 12 et 14 heures selon les personnes.

Claude nous attend au gîte pour nous regratifier d'un dîner tout fait et délicieux. Encore merci.
Le lendemain, nous nous réveillons sous la pluie, fini le beau temps du sud, bonjour la grisaille !

Sylvain</description>
</item>

<item>
<title>Grotte Baudin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=156</link>
<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L'objectif du week-end est notamment de préparer une future traversée du Verneau. 
Les prévisions météo prévoient un froid de gueux pour le samedi mais nous sommes incertains sur le niveau actuel du Verneau car il y a eu un redoux mercredi et le Doubs et la Loue sont en petite crue.

Le voyage est des plus pénibles car il semble que tous les habitants de l'agglomération parisienne aient décidé d'aller se casser une jambe sur les pistes de ski... Heureusement, nous les quittons tous après Beaune !

Le réveil est tardif, notre préparation tranquille et nous quittons le gîte du Lison vers 14h.
Un labrador noir nous montre le chemin de la grotte. Le problème se corse quand nous faisons mine de rentrer sous terre : il nous barre ostensiblement l'accès, aboie et nous montre les crocs ! Heureusement, dans notre groupe, il y a quelques amis des bêtes qui entreprennent de détourner son attention en jouant avec un bâton. Nous arrivons enfin à rentrer sous terre. Mais le répit est de très courte durée, le chien rentre à son tour et nous précède sous terre... Pas follement sympa de ramper dans un boyau pas très large avec un chien qui va, qui vient, qui aboie, qui barre le chemin etc ... A la salle du Chaos, il montre les crocs à nouveau : c'est la m... Certains le retiennent un temps mais il s'échappe et nous double dans le ramping. A la salle Simon Chorvot, diverses solutions s'offrent à nous : l'attacher (mais à quoi ?), le caillasser (un peu délicat...), le retenir (comment fait le dernier ?). Finalement, les amis des bêtes le retiennent et je m'engage à la vitesse du son dans le ramping qui mène à la salle Hope. 
Notre groupe de quatre s'engage dans le raccourci du GSD sans savoir ce qu'il en est du clebs... Le grondement de la rivière est très impressionnant. Une fois arrivés au bout de la vire, le niveau est certes haut, mais c'est tout à fait praticable. Nous avançons sans difficulté jusqu'au départ de la galerie des Aiguilles où l'eau remplit presque entièrement le laminoir. Si nous le voulions vraiment, nous pourrions le traverser grâce à la corde en place mais le puits du Ballot est sûrement noyé et surtout, on ne veut pas vraiment se tremper jusqu'au cou... Une petite escalade en rive droite permet de prendre pied dans la galerie des Aiguilles mais il nous faudrait une corde pour redescendre le ressaut qui suit. Donc, nous faisons 1/2 tour sans savoir si le puits du Ballot est noyé. 
L'autre groupe nous rejoint à la salle des Momies. Ils nous racontent leurs Plouf! et autres cocasseries divertissantes. Nous les quittons et atteignons rapidement la salle Hope à 20h. 

Qu'a fait l'horrible clébard ? Est-il ressorti tout seul grâce à son flair au risque de faire Paf le chien dans les rampings ou nous attend-il à la salle Hope ? 
Un silence radio nous accueille mais, au bout de 5 minutes, le chien se met à pleurer sans fin. On lui parle (!) pour qu'il se calme mais il continue de plus belle. Nous attendons courageusement Olivier qui est le plus à l'aise de nous quatre. On pourrait aussi dire le moins froussard. Il s'acquitte courageusement de sa tâche et part à l'assaut du molosse. Finalement, le chien n'a pas vraiment de réaction particulière. Il essaye de suivre Olivier mais il n'arrive pas à monter le ressaut ! Je vois le moment où il va falloir assister le chien pour la sortie !... Un petit coup de pouce sur l'arrière train et il grimpe vers la sortie. Dans un premier temps, il est moins pénible qu'à l'aller mais dans un ramping, il se met en travers du passage, aboie, montre les crocs etc ... Olivier demande un kit pour s'en servir de pare-buffle ! Et nous sortons comme cela.
Une fois dehors, le dogue reste là, à nous tournicoter autour... Ce n'est qu'arrivés au gîte, que nous avons enfin la paix !
Le deuxième groupe nous rejoint deux heures plus tard.

Dimanche, un groupe va faire la via ferrata pendant que les autres vont visiter les sources du Verneau et du Lison et jeter un oeil sur le Creux billard et la grotte Sarrazine. 
Nous opérons aussi un important ravitaillement en denrées locales à la Laiterie du Lizon.

Tous les parigots sont restés dans les stations et nous rentrons comme des fleurs à Paris.

Vous l'aurez compris, je n'aime pas les clébards, encore moins ceux qui sont mal dressés et m'imposent leur présence. 
Ce foutu clebs a failli me gâcher le plaisir d'une sortie à la grotte Baudin, l'un des joyaux du Doubs.

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Gymnase</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=155</link>
<pubDate>Sun, 08 Feb 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Bon entrainement/initation avec les participants cités plus bas et Aurélien pas encore inscrit et Macha venue pour une première initiation.
Comme nous étions nombreux, nous avons équipé le maximum d'ateliers.
Et, pour une fois, il faisait bon (pas trop chaud même au plafond! et meilleur que dehors). 

Merci au photographe (Christian) qui nous ajoutera quelques clichés. 
Si l'hiver se prolonge, on y reviendra au gymnase,.., pour nos week-ends parisiens.

Alain</description>
</item>

<item>
<title>Traversées croisées à la Combe aux prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=154</link>
<pubDate>Sat, 31 Jan 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous étions cinq à cette sortie (Alice, Hugues, Aurélien, Fabien et Alain). Le voyage aller s'effectue sans problème en 4h dans la Megane Estate (Fabien au volant pour laisser les petits gabarits à l'arrière). Le gîte officiel à Val Suzon étant déjà pris, nous logeons dans les parties privées et prendrons nos repas avec nos hôtes.
Finalement nous ne serons à la carrière que vers 12h. Fabien équipe. Pendant ce temps, Jean et ses amis spéléos passent nous voir. Nous nous mettons d'accord. Ils équiperont la Rochotte et si nous nous croisons, c'est que la traversée sera possible. Nous ne sommes pas certains de la faisabilité car, une semaine auparavant, cette traversée était quasi-impossible à cause de grosses pluies.
Pas de problème dans le puits d'entrée et la rivière est praticable. Cependant, cela coule bien dans la chatière et les flaques suivantes sont bien pleines. 
Pause à la salle à manger (cave vide) où nous nous restaurons. En repartant, Aurélien en remettant le kit, arrache le tuyau d'arrivée d'acéto qui s'enflamme. Sans gant à ce moment là, il se brûle les mains en essayant d'éteindre. Bon, ayant nos gants, nous maîtrisons la situation. Aurélien s'en tirera avec 2-3 petites cloques. 
Nous poursuivons et passons le pont de singe avec de l'eau jusqu'aux genoux Nous visitons la salle du laminoir (première pour moi). 
A la cascade qui crache beaucoup (infranchissable), nous croisons Jean et ses deux amis (la dernière termine juste sa descente). Nous échangeons quelques victuailles (bananes contre chocolat que j'ai oublié) et décidons de la suite. Jean avec son groupe ressort par la carrière en récupérant au passage le flash laissé à la salle à manger. Nous autres visitons à 5 le réseau Ben et la rivière jusqu'à la trémie. Fabien et Aurélien feront une tentative infructueuse de découverte d'un passage (autre que celui de la corde) vers les galeries supérieures. 
Revenus à la cascade, nous décidons de remonter par la Rochotte. Après la longue remontée, nous serons à 21h pour les derniers au gîte. Merci à nos hôtes pour le repas qui requinque à merveille. 
Certains referont le monde au coin du feu un petit verre à la main jusque tard dans la nuit. D'autres se couchent à une heure raisonnable avec l'espoir de refaire de la spéléo le dimanche matin. 
Finalement, Aurélien et Alain descendront en bas du Creux du souci avec un corde qui atterrit à 50 cm du bord du lac. Rentrés à 14h au gîte, nous sommes un peu attendus, désolés pour le petit retard. 
Après un très bon repas et une visite aux forges, nous prenons la route sous la neige. Jusqu'à l'autoroute, les sols étant gelés et la route non salée, nous roulons avec prudence. Plus aucun problème sur l'autoroute, à part, bien sûr, les bouchons sur Paris. Arrivés au parking de l'OMS, impossible de faire fonctionner le bip, nous passons prendre le jeu de secours, idem. En fait la porte était inactive et nous l'ouvrons à la main. On dépose le matériel qui sera lavé lundi soir. Chacun rentre passer une bonne nuit. 

Bonne nuit à tous.

Alain</description>
</item>

<item>
<title>Petit viaduc à deux</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=152</link>
<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette petite séance viaduc décidée à la dernière réunion club n'a finalement réuni que 2 personnes. Le rendez vous était donné à 9h au local. Nous arriverons au quartier des Fauvettes à 10h. Nous commencerons par équiper chacun une voie sur le 2ème pilier à l'abri du vent (aval du vallon). Deux autres spéléos d'un club du 91 seront eux sur le premier pilier coté amont à l'abri de la forêt. Après cette voie de chauffe, nous effectuerons 5 à 6 allers retours sur l'un des deux grands piliers, toujours coté abrité. Nous plions tout pour 13h. 
Retour au local à 14h suivi d'un match de foot pour Sylvain et d'une séance nettoyage poussière pour moi.
Voilà de quoi occuper un début de dimanche en se remettant en forme après la bombance post AG du CDS92 (samedi 24/01/2009).

Alain</description>
</item>

<item>
<title>Camp Pyrénées Orientales</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=151</link>
<pubDate>Sat, 27 Dec 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Participants: les 7 abimés et Clotilde qui nous accompagnera pour les balades en surface.

Samedi 27 décembre 2008
Voyage à 8 dans trois voitures par une belle journée froide et ensoleillée sauf en arrivant dans les PO où nous rattrapons les grosses pluies et la neige. Mais nous parvenons au gîte sans problème, les routes viennent d'être dégagées dans la journée.

Dimanche 28
Matinée repos et prise de contact avec les spéléo locaux pour préparer les sorties de la semaine. Fin d'après midi en raquette sur les sentiers autour du village ou à pied sur les petites routes.

Lundi 29
Belle sortie souterraine à En Gorner de 11h à 22h. Nous voyons entre autres choses la belle galerie des aragonites et la galerie de Villefranche. Nous y croisons les Parisiens de l'AFEGC.

Mardi 30
Belle balade en raquette autour de Py plutôt sportive et ravitaillement de mi séjour à Prades.

Mercredi 31
Repos, réparation, cuisine de dessert. Visite de l'aven Perez pour 4 d'entre nous. Soirée et nuit à Nyer pour passer la nouvelle année en compagnie des spéléos de AFEGC.

Jeudi 1 janvier 2009
Tourisme aux orgues d'Ille sur Têt ou aux grandes Canalettes

Vendredi 2
Grande boucle dans le réseau Fuilla-Canalette en passant par la Galerie blanche, des macaronis, des Aragonites. C'est la cavité la plus riche et variée en concrétions de toutes les cavités vues en 11 ans de spéléo. 

Samedi 3
Le retour sur Paris s'effectua sans trop de soucis. Mais que ce fut long. Heureusement les paysages enneigés 
agrémentèrent le trajet.

Il n'y aura eu que 4 jours de spéléo dont une visite de grotte touristique, 2 balades en raquette et une séance d'escalade, mais les paysages souterrains et de montagnes étaient magnifiques. Et il en reste encore beaucoup à voir. On y reviendra plus nombreux je l'espère. Nous avons maintenant de bon contacts sur place.

Alain</description>
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<title>Gymnase</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=150</link>
<pubDate>Sun, 21 Dec 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tout le monde se retrouve au local pour préparer le matériel avant de partir à pied en direction du gymnase, rejoint au pied des escaliers par Jean-Paul venu en vélo.
Sébastien a amené un ami, qui ne pourra que regarder, en l'absence de bon d'assurance.

La différence de température entre l'extérieur et le gymnase nous fait bien transpirer au début, un peu atténuée une fois les spots éteints.

Plusieurs cordes sont installées, avec frac, dev et petite vire.

Chacun s'active pendant qu'Alain guide Aurélien dans ses premières man?uvres sur corde, apparemment sans aprioris.

En guise de show final, Alain réalise un décrochement sur Jean-Paul et tout le monde remballe avant de rentrer à la maison, après un petit passage par la case pizzeria pour Alain et moi.</description>
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<title>TQS par les Saints de Glace</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=149</link>
<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>La Benoîte</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=148</link>
<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Première épreuve du week-end : faire rentrer tous nos impedimenta dans la voiture roumaine. On a pris des raquettes et des vêtements chauds car la neige est annoncée. Heureusement, il s'agit d'une sortie avec le club de Villefontaine et nous avons peu de matériel.
Nous relevons le défi avec brio et quittons le local avant 15 h. 

Arrivés vers 21 h au Chatelard, la responsable du gîte nous donne les clés et nous indique la route et la piste d'accès au refuge. Il devrait neiger cette nuit, la piste n'étant pas déneigée, nous redescendons la voiture en lieu sûr, 300 mètres plus bas.

Deuxième épreuve : obtenir une température de confort dans le refuge. Il fait 7° à notre arrivée et les convecteurs font sauter le disjoncteur. 
Heureusement, il y a un poêle. Mais il fume horriblement et déclenche à tout bout de champ l'alarme incendie. Il faut ouvrir les portes et les fenêtres et laisser rentrer et le vent et la neige... 
Après une heure de ce cinéma, la situation semble sous contrôle et nous gagnons quelques degrés dans notre habitacle.

Troisième épreuve : préparer le repas. Il sera composé de &amp;quot;choses&amp;quot; glanées au local... Philippe nous prépare un merveilleux plâtre que certains appellent une purée. Agrémenté de vieilles boîtes de tripoux, c'est indéniablement un des meilleurs repas qu'il m'ait été donné de déguster... 
Kratof est là pour relever le niveau avec la dégustation d'une eau de feu délicieusement aromatique.

Solidement calés, nous nous abandonnons pour quelques heures dans les bras de Morphée. 
Le réveil est fixé à 7h.

Le soleil se lève et nous révèle une vue magnifique sur les montagnes couvertes de neige. En attendant Manu qui doit nous rejoindre au gîte, nous préparons nos petites affaires. Sans nouvelles de Manu, nous attaquons la descente d'abord à pied puis en voiture avec les chaînes aux pneus. Nous croisons Manu dans la descente. Il a eu une petite nuit suite à l'arrivée impromptue d'un ami, nous dit-il...
Nous prenons la direction d'Arith et de la montagne qui est derrière. Il faut rapidement rechausser les chaînes et attaquer une piste forestière pleine de cailloux et de montées... 
Mis à part les chaînes qui cassent deux fois et la lenteur de la progression, cela se passe plutôt bien.

Les amis de Villefontaine ont garé leurs voitures à proximité de la cavité et il nous suffit de suivre leurs traces. En moins de 15 minutes, nous sommes au bord de la cavité qui semble équipée en fixe. 
A 14h30, nous entrons dans la cavité, soit tout de même plus de 7 heures après notre lever : un premier record !

Nous descendons rapidement les puits d'entrée et profitons de la &amp;quot;relative douceur&amp;quot; ambiante pour manger. La progression est chaotique. Nous attendons avec impatience les &amp;quot;grandes galeries esthétiques&amp;quot; promises par Manu... Nous croisons petit à petit toute l'équipe de Villefontaine avec une seule constante : l'impossibilité de déterminer la couleur de leurs combinaisons ! Certains nous disent qu'au niveau de la rivière, c'est joli. Espérons.
La progression reprend, toujours aussi chaotique, la cavité est équipée &amp;quot;EFS version 1970&amp;quot;.
Nous atteignons un bout de rivière effectivement jolie mais à 4 pattes, on a du mal à apprécier pleinement... En quittant la rivière, cela s'agrandit à nouveau mais delà à parler d'esthétique, il y a un saut conceptuel que nous ne sommes pas prêts à franchir. Nous installons quelques cordes et passons quelques cascades et bassins jusqu'à un point bas où il faut mouiller les bottes. Les plus frileux profitent de ce prétexte pour faire 1/2 tour. Il parait que derrière, c'était joli mais je crois que je ne le verrai jamais de mes propres yeux !
La remontée est assez pénible avec de multiples désescalades exposées et glaiseuses à souhait.

Nous sortons finalement à minuit et demi, il fait très froid mais, heureusement, il a peu neigé. Notre matériel est pourri, au-delà de toute description. Le temps de se changer et la deuxième équipe nous rejoint. Le timing est parfait.

La voiture de Manu accepte même de démarrer... A 2h, nous attaquons la descente de la piste, Manu est devant. 
Cette descente va durer deux heures, la piste est verglacée ! 
C'est l'enfer... 
Seul avantage de la situation, les chaînes ne cassent pas à cette vitesse d'escargot !...
A la fin de la piste, le problème n'est plus le verglas ni la neige, c'est le givre...
Nous chaînons à nouveau sur la route d'accès au gîte et nous finissons à pied. 

Le poêle est nettement plus coopératif : nous pouvons rapidement retirer quelques couches de vêtements. La raclette nous requinque. Le repas se termine avec un Laphroaig single cask au coin du feu. 

Il est 7 h, le soleil se lève quand nous nous couchons... Nous aurons été debout 24 heures pour seulement 10 heures de spéléo et 30 minutes de marche d'approche ! 
Record battu !

Nos histoires de neige ne sont pas finies puisque nous la retrouvons sur l'autoroute dans la traversée du Morvan. En seconde sur l'autoroute avec les camions qui veulent doubler. Super !

Nous ramenons quelques bonnes choses de ce week-end grâce à la visite de la fruitière de Lescheraines : tome des Bauges et Margériaz.

Vous avez remarqué que j'ai arrêté de compter les épreuves qui ont jalonné notre week-end... Mais nous les avons toutes relevées avec notre ami : brio.

Delphine</description>
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<title>Baume des crêtes, la classique du Doubs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=147</link>
<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette sortie commença vers 18h par des courses pour 9 personnes (merci Vivien pour ces courses et les plats préparés à l'avance). Ensuite, il a fallu récupérer vers 19h  le minibus contre monnaie sonnante et trébuchante (180 ? pour 2 jours, aussi cher que dans le privé ?). Après, il y a le matos à préparer, mais là, on est  de plus en plus nombreux. Finalement, tout le monde (Vivien, Siegfried et les 7 abimés cités plus bas)  embarque avant 20h, Fabien au volant, Claire et Philippe T en copilote et disc-jockey. Après la pause classique à l'aire de la Réserve, on finit par rattraper la pluie. Au péage de Besançon, la caissière nous signale qu'il neige dans le Doubs.  Comme on a loupé le premier péage, on rattrape la bonne route en passant par le centre ville et le tunnel.  On arrive au gîte vers 2h du matin, les toits sont en effet saupoudrés de blanc. Les derniers qui se coucheront verront la neige tomber à nouveau. Dodo vers 2h30. 

Les premiers se lèvent juste avant 10h00. Fabien, Albert et moi iront au pain et faisons des courses d'appoint. Les autres préparent
le matériel et les victuailles pour sous terre. 

Nous y descendons vers 13h après un rapide équipement de l'entrée par Philippe qui contre assure du bas. Sous les regards attentifs de Claire, Fabien et moi-même, nos nouveaux de l'année descendront sans problème de grands puits (c'était une première pour Siegfried et Vivien). Avec la fonte de surface, cela goutte pas mal en bas du puits. 
L'amorce du chemin dans le grand éboulis se creuse d'année en année. 
Comme il est tard, nous nous restaurons dans la salle du réveillon où il y fait bon.
Nous continuerons, tous, jusqu'au bout (trémie de la galerie des Chinois) malgré une hésitation au puits d'entrée de la galerie des Chinois (équipement nécessaire pour prendre pied au fond en évitant la cascade). 
On remonte en trois petits groupes qui jonctionnent à chaque obstacle : Alain-Siegfried-Albert, Fabien-Alice-Hugues, Philippe-Claire-Vivien. Pour la dernière longueur et grâce à l'équipement en double du puits, Siegfried et moi remonterons tranquillement côte à côte (ça impressionne, 39m de verticale!). 
Il neigeote. Ensuite, je conseille pour la sortie de vire Albert, Hugues puis Alice remontés avec Fabien qui prend le relais. Vivien suivra et Claire et Philippe ferment la cavité en déséquipant. 
On se change dans le cabanon de foot, et là une surprise de minuit: la batterie semble à plat. Heureusement, le minibus était dirigé vers le retour en légère pente (nous craignions plus de neige). En poussant un peu, il démarre. Ouf, car plus de 5km à pied par ce temps frisquet (la neige tient) cela n'aurait pas été du goût de tout le monde. 
On se réchauffe au gîte de Bolandoz (le poêle à bois chauffe vite), on mange, on boit. Les premiers se couchent après 2h, les derniers vers 3h (merci pour la vaisselle). Avec un poêle bien chargé, on aura tous un coup de chaud dans la nuit! Que rêver de mieux?

La neige qui tombera un peu plus.
Le lendemain, grasse mat pour tout le monde. La batterie n'était pas encore bien rechargée  mais on peut quitter Bolandoz pour Paris vers 14 h, assez tôt puisque nous désirions laver le matériel dans le parking de l'OMS plus au chaud que dans les ruisseaux du Doubs. Nous croisons quelques averses de neige puis de pluie mais ça ne tient pas sur la route.
Retour à Panam' vers 20h après quelques ralentissements. Encore merci à Fabien pour la conduite et à Claire qui anima le retour par des démos et séance d'apprentissage des n?uds et son tour de magie. A 21h30, lavage et rangement étaient bouclés. 
Albert rendra les clés du minibus le lundi matin. Merci.

Voilà un week-end rondement mené.

Alain</description>
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<item>
<title>Gymnase</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=145</link>
<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Comme souvent, les nouveaux systèmes ne fonctionnent pas du premier coup. La carte magnétique récupérée avec les clés auprès des gardiens de l'OMS n'a pas fonctionné. Après un aller et retour pour les prévenir, un gardien nous a ouvert gentiment la première porte avec leur carte, bien programmée, elle.

Bon ce fût une initiation pour Vivien aux techniques sur cordes. Habitué du vide (escalade et alpinisme), les 7 mètres de haut l'ont laissé de marbre.
Claude (papa de Christian) a (ré)appris à utiliser un descendeur (sans stop cette fois) et bien sûr, tout le reste (un peu oublié depuis ces quelques années).
Alice et Hugues se sont bien entraînés (révision des passages de noeuds, de vire). 
Les enfants de Christian se sont occupés sagement à l'autre bout du gymnase, loin des chutes d'objets identifiés (une seule poignée aujourd'hui, tu vois Gaetan, ce n'est pas contre toi).

Dernier point: nous nous souviendrons de la moite chaleur des plafonds lorsque nous serons frigorifiés sur nos autres sites d'entrainement extérieurs.
Mais faudra y aller aussi sur les plus longues verticales du Puiselet et du viaduc de Bures, pour travailler la continuité.


Alain</description>
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<title>Week-end rhône-alpin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=144</link>
<pubDate>Sun, 09 Nov 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Avec ce pont du 11 novembre, c'était donc un week-end de quatre jours qui s'offrait. L'objectif initial était les journées d'étude de l'EFS à Pau suivies de deux jours pour visiter des cavités pyrénéennes.
Mais l'annulation de ces JE, faute d'inscrits, nous plongeait dans la perplexité... Vite, un plan B ! Ce fut d'abord l'Hérault avec la grotte des Calles au programme. Mais deux abimés devaient renoncer au dernier moment. Alors finalement, Delphine et moi avons opté pour le trou du Coeur dans le Vercors en compagnie de deux amis Isérois : Manu et Vincent.

Départ tranquille samedi car Manu ne peut nous accueillir à Villefontaine que tard dans la soirée. Ce sera une petite nuit, après avoir refait l'EFS devant une bonne bouteille, car nous avons rendez-vous avec Vincent le matin de bonne heure.
Nous ne sommes que deux à connaître la cavité que nous avions visitée jusque vers -250 lors de Vercors 2008 en août dernier. Une belle rivière que nous voulions descendre jusqu'au fond vers -400.

Les premiers mètres se passent bien malgré la taille trop humaine du méandre et l'étroiture en ramping. Au passage, Delphine repère la fameuse marmite en forme de coeur que nous admirerons tous au retour. Nous voici devant le passage clef : un point bas qu'il faut franchir à plat ventre dans l'eau. &amp;quot;De mémoire, c'est plus désagréable qu'autre chose&amp;quot; ai-je annoncé à mes camarades... qui sauront me le rappeler plus tard !
Je vais voir et je reviens : il y a plus d'eau qu'en août. Delphine confirme. Nous envoyons Manu qui fait aussi demi-tour. Et Vincent dit ce que nous pensons tous : ça ne passe pas. Heureusement Delphine remotive le groupe et propose d'aller vider tout ça avec le demi-bidon prévu à cet effet.
La noria commence à tour de rôle. Car la position très inconfortable hâte les relais. Finalement, Manu se prend au jeu et ne laisse plus la place. Nous tirons les seaux et déversons la boue liquide derrière un barrage aménagé par Delphine, en prenant garde de ne pas boucher l'étroiture qui précède.
Et voilà que dans un grand splash, Manu nous annonce qu'il est passé. L'obstination a payé, mais cela nous a quand même pris près de trois heures !

C'est tout boueux que nous touchons la rivière où nous nettoyons un peu le matériel. Mais le descendeur de Delphine ne survivra pas à cette sortie : ses deux poulies en sortiront usées jusqu'au filetage des vis de fixation...
Nous enchaînons les obstacles avec au passage le magnifique puits du Trèfle aux parois lobées alternant le noir du silex et le blanc de la roche polie et luisante. Nous voici à notre terminus précédent. La suite est surprenante : la galerie Thésée est un fossile totalement différent de ce qui précède. Tout en rondeur de creusement en régime noyé, avec des dépôts très fins au sol, peut-être des farines glaciaires par endroits. Et puis un beau plan de faille rougeâtre. 
Bientôt, nous retrouvons la rivière. La descente continue avec de nombreuses désescalades en opposition. Mais les heures passent et nous jugeons sage de faire demi-tour : il y a encore deux heures de route une fois dehors.

La remontée se passe rapidement. Au passage clef, il faut tout de même quelques minutes pour vider encore, mais de ce côté l'accès est facile et tout se fait debout. Voilà la marmite du coeur sous nos yeux : il suffisait de regarder mais à moitié couché dans le méandre étroit on pense parfois à autre chose...
Il est 23h30 quand nous sortons après 11h sous terre.

Nous quittons Vincent qui reprend sa voiture plus loin et nous voilà de retour à Villefontaine pour une bonne douche.
Manu nous propose d'aller au Crochet dans l'Ain lundi : son &amp;quot;chez lui&amp;quot;.

Nous voici approchant le massif du Jura sous un angle inhabituel. Nous traversons une grande plaine avec en point de mire les aéroréfrigérants de la centrale du Bugey au bord de l'Ain. Bientôt, nous longeons la falaise qui marque le début du massif jurassien. Peu après les grottes touristiques de la Balme, nous grimpons et arrivons rapidement à Dorvan.

Nous nous équipons à la voiture et nous enfonçons dans la forêt. Nous passons devant la grotte du Cormoran. Celle-là même que avions prise pour le Crochet il y a quelque temps déjà... Il faut continuer le chemin et tourner encore jusqu'à un talweg que l'on traverse. La bonne entrée est celle de gauche, la plus étroite. La cavité commence par une trentaine de mètres de ramping sur une boue sèche. Un petit ressaut et nous voilà les pieds dans la rivière. Manu nous indique qu'il n'y a pas beaucoup d'eau.

Voilà une jolie petite grotte avec d'importants concrétionnements, quelques beaux remplissages et de belles formes de creusement. Manu nous guide jusqu'au puits qui permet, à  l'extrême étiage, une traversée vers le Crochet inférieur. Puis de l'autre côté jusqu'au siphon où pend un fil d'Ariane. Avec un pied et un flash d'appoint, nous testons l'appareil photo du club. Après trois heures sous terre et une centaine de photos, nous sommes dehors. La nuit est tombée, retour à Villefontaine pour quelques bolognaises délicatement arrosées.

Mardi est jour de repos. Il pleut tout gris. C'est le moment de remonter sur Paris.

Philippe</description>
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<title>Gouffre de la Légarde</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=143</link>
<pubDate>Sat, 01 Nov 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Vendredi vers 18h, je rejoins Alain au local pour aller faire les courses. Nous sommes rejoints peu après par Christian et c'est à 3 que nous remplissons de victuailles un chariot. Faut bien ça pour 10 spéléos affamés.
Pendant ce temps, les autres arrivent peu à peu au local et la question du moment est : &amp;quot; 2 ou 3 voitures ? &amp;quot;
Afin d'optimiser les coûts, on décide de tenter deux voitures de 5. On dispose de deux grands break, ça devrait donc le faire. Les sacs s'entassent au fur et à mesure des arrivées dans les coffres et, peu avant 20h, on arrive à fermer les hayons. Avec un tel chargement, pas besoin de rétroviseur autochrome pour ne pas être ébloui la nuit!

Départ donc vers 20h, direction Amathay et son gite 15 étoiles. La route se fera sans encombre, tout juste un petit ralentissement à l'arrivée sur l'A6. Pour un week-end de Toussaint, c'est impressionnant!
Arrivée vers 1h30 au gite juste après la voiture d'Alain, ça c'est de la synchro!
Une petite bière pour se détendre et hop au dodo. Je propose de réveiller tout le monde quand j'ouvrirai les yeux mais mon dévouement ne semble pas convenir à tout le monde!
On prend soin d'isoler le ronfleur, mais Christian charitable décide de s'installer avec lui, il ne commettra pas cette erreur deux nuits de suite...

Le lendemain, réveil à l'aube, p'tit déj, derniers préparatifs, et départ vers la Légarde. Malgré notre arrivée matinale au trou (vers 11h), une voiture belge est déjà là.

L'équipe de pointe (Thomas, Thibaud, Sylvain, Christian) s'équipe en premier et part équiper la cavité. Objectif = le lac.

La seconde équipe (Alain, Jean, moi et les 3 initiés: Albert, Hugues, Alice) lézarde un peu au soleil avant de s'équiper tranquillement et de rejoindre la cavité. L'heure est tellement matinale que je passe devant l'entrée sans la voir... Ben oui, je ne connais pas la cavité, ce n'est pas dans le Lot!
On entend encore l'équipe de pointe et on attend donc un peu avant de descendre.

Je pars en premier, suivi de Jean afin de s'échelonner dans le premier puits et ainsi pouvoir assister nos initiés. Alain assure les départs. Tout ce passe bien jusqu'au passage d'Albert qui semble avoir quelque chose contre moi (si, si, vous aller voir plus tard!) et décide de me balancer sa poignée. Heureusement, j'esquive habilement la vile attaque! Croyant à une fausse man?uvre, je la ramasse et lui rend...
La descente reprend et nous croisons l'équipe belge qui remonte en bas du 2e puits. Après recoupement des informations, il semblerait qu'ils soient 4... Ils sont allés jusque dans la trémie et sont complètement rincés !

Nous reprenons notre descente et nos initiés passent sans encombre les divers obstacles (fractio, dev, départ plein vide, etc.). Suite au croisement des belges, la première équipe s'est retrouvée coupée en deux et nous rejoignons Christian et Sylvain en haut de la trémie où nous pouvons enfin prendre notre repas de midi... il est 17h! 

Pendant ce temps Thomas et Thibaud ont franchi la trémie et se sont arrêtés sur manque de corde (il leur restait une C16 pour un P17...). Ils nous rejoignent alors que nous finissons de nous restaurer, complètement trempés. Pour ne pas se refroidir plus, ils décident de remonter sans attendre. Mais la sortie d'un paquet de cigarettes les retiendra finalement un moment!
Le P70 étant équipé en double, Thibaud et Thomas repartent en convoyant chacun un débutant (Hugues et Alice). 
Puis le reste du convoi s'échelonne dans les puits, Sylvain et Jean déséquipant, précédés de Christian notre tracteur de kit. Quant à moi, je pars derrière Albert. Vous vous rappelez d'Albert? Si, si, relisez bien le début de ce récit. Si je vous parle d'un attentat à l'aide d'une poignée, ça vous rafraîchit la mémoire?
Bien reprenons notre montée. Nous sommes dans la partie basse du P70. Albert est arrivé au frac plein vide et moi je suis &amp;quot;tranquillement&amp;quot; en train de remonter sur l'autre corde qui a une franche tendance à tournoyer (je vous ai dit que je n'aime pas les puits plein vide?). Albert semble coincer sur le frac, enfin c'est ce que je crois jusqu'au moment où, arrivé quelques mètres sous lui, il retente une agression sur ma personne, de nouveau avec sa poignée! Vous voyez qu'il m'en veut! (Quoique je me demande si le complot n'est pas de plus grande ampleur vu que j'avais déjà été agressé à la poignée dans le P40 de Planagrèze. Je vous laisse seuls juges ...). Heureusement, grâce au mouvement tournoyant de la corde, j'arrive de nouveau à esquiver le projectile!  Caramba! Encore raté!
Je décide donc de poursuivre ma remontée en précédant mon agresseur et le reste de la montée se terminera sans nouvel incident. 
C'est bien une preuve que c'est à moi qu'on en veut, non ?

Les derniers sortirons vers 20h30, habillement rapide vu la température très fraîche et nous repartons sous les premières gouttes de pluie.
Retour au gîte où une bonne bière nous attend suivie d'un bon repas.

Le lendemain matin, à une heure indue, quatre courageux (Alain, Thomas, Thibaud, Christian) iront au gouffre des Ordons.
Déjeuner, rangement du gîte, départ pour Paris où nous arriverons vers 21h sans encombre et toujours dans un bel synchronisme. Nous avons à peine eu le temps d'ouvrir le coffre que la seconde voiture arrivait.

En conclusion: un bon week-end où nos débutants ont pu se frotter à une cavité à dominante verticale avec succès et, semble-t-il, satisfaction.
Quant à moi, je continue mon enquête pour dénouer les fils de ce complot et trouver les instigateurs...

Gaëtan</description>
</item>

<item>
<title>Initiation entraînement au gymnase</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=142</link>
<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous étions sept pour cette séance dominicale. Nous avions rendez vous à 9h00 au local matériel à l'OMS. Après un bon quart d'heure de marche, nous nous retrouvions au chaud dans le gymnase Raoul Follereau. 
Thibaud et moi même avons commencé à équiper par le bas grâce aux ficelles qui nous permettent de faire remonter les cordes sur les amarrages en fixe du plafond tels des charmeurs de serpents. A noter que la ficelle de droite (porte d'entrée n'a pas été remise en place). Pendant ce temps, Fabien s'occupe de l'équipement et des essais/révision au sol du matériel de nos débutants de la rentrée : Alice, Hugues, Albert et Siegfried (première pour lui) qui ont bien voulu se lever tôt un dimanche matin.
Les 7 mètres de hauteur en plafond impressionnent toujours un peu et la chaleur qui s'emmagasine sur les 3 derniers mètres n'arrange pas la sensation étrange d'être suspendu sans autre support que la corde. La vire (du bas) a eu beaucoup de succès. Certains s'adonneront à la conversion et aux passages de noeuds. 

Voilà une séance bien menée qui se renouvellera le 16 novembre.
A bientôt.

Alain</description>
</item>

<item>
<title>Combe aux prêtres Val Suzon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=139</link>
<pubDate>Sat, 18 Oct 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pourquoi toujours aller à la Combe aux prêtre pour les initiations ?
Et bien avec une rivière et ses fluctuations, le paysage souterrain change très souvent. Et elle a plutôt de la gueule cette cavité: concrétions, galeries variées. Cette fois, de bonnes pluies la semaine précédente ont rendu la cascade impétueuse (pas facile à remonter, du coup personne ne s'y est risqué). 
De plus, le val de Suzon et son gîte à l'accueil privilégié est agréable en toute saison et particulièrement à l'automne: même si le grattoir s'imposait pour aller chercher les viennoiseries le matin, nous avons déjeuné en terrasse dimanche. Et finalement trois petites heures de route restent supportables, même à neuf dans deux voitures (matos, bagages et courses incluses). Ce transport compact permet de limiter les excès des pétroliers, mais aussi notre coût env...

Bon, avec un départ à 19h30 du local, quelques légers ralentissements et une pause correcte, nous sommes arrivés à destination vendredi juste avant minuit.
Nos initiés de ce week-end sont Lise, Albert et Laurent. Sébastien fait son retour sous terre après quelques mois et Christian quelques années. Les provinciaux sont heureux de se retrouver au vert. La lune éclaire la gelée blanche apparue en descendant dans le vallon.

Malgré un lever vers 9h (plus tôt pour Fabien qui se remet difficilement du décalage horaire), nous ne serons à la carrière qu'après 11h. Pas grave, en arrivant, les derniers du premier groupe 91 sont à peine au bas du premier puits et la horde du 2ème groupe 91 refoulés du vallon des Rochottes est déjà équipée et passe devant nous. Nous prendrons le temps de réviser un peu la technique de descente. Nous descendrons donc en 3ème groupe de parisiens sur les cordes des 2 premiers. Après accord on ramènera leur matos aux gîtes de Francheville et d'Etaules en sortant.

En bas des puits, il y a plus d'eau qu'à l'accoutumée mais Fabien a connu beaucoup plus! Nous pique-niquons juste avant la vire en attendant le passage du groupe 2. Il y aura aussi un peu d'attente au pont de singe: Le groupe 2 est passé et le groupe 1 rentre déjà. Il y a un peu de spectacle: câble à peine détendu et corde elle un peu plus. Nous voilà à la cascade qui crache comme jamais. Laurent est fatigué de sa progression méticuleuse (manque d'adhérence de ses bottes). Ayant déjà souvent vu le réseau Ben et le labyrinthe, je propose de rentrer doucement avec Laurent qui continue son patinage, certes bien contrôlé, dans les parties boueuses. On essayera de remonter les puits entre les deux groupes (le 2eme est dans le labyrinthe). 
Les 7 autres abimés iront admirer la rivière dans le réseau Ben puis le siphon derrière la cascade en passant par le labyrinthe. Laurent et moi ne les reverrons qu'une fois dehors. Mais d'ici là, que de monde aux puits. Nous réussissons à nous glisser sur une corde libre: Laurent me suit de près sur la même corde et je l'attends à chaque fractio. Les muscles des bras et jambes souffrent malgré une hydratation correcte mais Laurent, tenace, réussira la sortie par ses propres moyens (contrairement à certains des initiés des autres clubs!) Bravo. Il y avait beaucoup de monde dans les puits et l'encadrement a fonctionné sur un mode coopératif dans une bonne ambiance. Nos 7 abimés qui ont fait la totale subiront aussi l'encombrement de sortie.
Rémi désquipera une voie et Christian les deux voies parallèles avec le seul sherpa laissé par les 91 ! Ah Christian tu as eu ta dose!
Nous irons nous coucher peu après minuit. Le lendemain, lavage à la rivière, visite du bar, déjeuner en terrasse et visite des forges avec un membre éminent de l'association locale de restauration. Une fois encore merci à Monique et Bernard pour l'accueil chaleureux à Val Suzon.
Retour à la capitale sans trop de ralentissement (vers 21h30 au local).
J'espère que ce week-end dijonnais laissera un bon souvenir à tous et incitera nos initiés à renouveler l'expérience dans d'autres sites karstiques toujours plus beaux.

Alain</description>
</item>

<item>
<title>Borne aux cassots</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=137</link>
<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous sommes 10 candidats à la découverte de la Borne aux cassots. Seul Gaétan connaît bien cette cavité, Philippe y est allé il y a longtemps et s'était arrêté dans les grands éboulis, Thomas connaît surtout la Borne aux Cas soc' donc le début de la cavité et Delphine s'est cassé le nez sur le siphon amorcé. Quant à Alice et Hugues, c'est leur première sortie avec le club. Et peut-être aurons-nous la visite surprise de Rémy Limagne, qui, lui, connaît la cavité par coeur.

Le temps est magnifique et nous découvrons que l'automne est arrivé avec ses couleurs.
Le cadenas codé s'ouvre facilement quand on a repéré la marque rouge sur laquelle il faut aligner les chiffres... Nous nous scindons en deux groupes de 5 : l'un se dirige vers les réseaux supérieurs et l'autre restera à l'écoute d'Alice et Hugues. Rémy et Anne les rejoindront dans les éboulis.

Que dire de ce que nous avons vu ? 
Une très belle cavité, tantôt active, tantôt fossile avec principalement de grands volumes à la recherche de la voûte d'équilibre, présentant parfois un concrétionnement important et varié (gypse, calcite) et des petites pépites (bois fossile, &lt;a href=&amp;quot;http://home.scarlet.be/~tsc87009/site_dudziak/debutants/belemnite/belemnite.htm&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt; rostre de bélemnite&lt;/a&gt;).

Bref, on s'en est mis plein les mirettes et plein les jambes aussi car la progression facile ne génère aucun temps d'attente et les kilomètres s'enchaînent allègrement faisant monter la température à des sommets que la décence nous empêche de décrire ici...

Delphine</description>
</item>

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<title>Initiation</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=141</link>
<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie Initiation.</description>
</item>

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<title>Spéléo Folies 2008</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=138</link>
<pubDate>Sat, 04 Oct 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En cette belle journée d'automne, nous étions trois (Léna, Jean Baptiste et Alain) à participer sous le nom des Zabimés à ce raid organisé par le CDS91 au viaduc de Bures.

Après l'accueil des 11 équipes à partir de 9h, nous avons participé dans une ambiance bon enfant à une foule d'ateliers / épreuves techniques, sportives intellectuelles, jusqu'à 19h. Cela nous a même permis de rejouer à la marelle et sauter à la corde, de découvrir la grande tyrolienne, de tester 20m de grimpe à l'échelle, de galérer sur des hamacs superposés, de ....bref, plein de choses amusantes pour un spéléo. Chaque épreuve offrait la possibilité de récolter des indices (séries de mots) qui constitueront à la fin de journée un joli texte. A midi, nous dégusterons les mets salés et sucrés apportés par chaque équipe le matin même.

Nous croiserons nos amis d'Orléans et de nombreux spéléo rencontrés lors des différents stages régionaux. Vers 19h, les organisateurs distribueront les nombreux prix à tous les vainqueurs.
Après une période de quartier libre jusqu'à 21 heures (pour nous restaurer), nous avons assisté à la séance de cinéma spéléo dans le tunnel. Nous étions protégés des courants d'air par une immense bâche. La séance a commencé par une vidéo de la journée écoulée (effectuée par les membres de la commission vidéo du COSIF). Puis se sont enchaînées les projections de films de canyon et spéléo.

Je conseille à tous les abimés de venir participer dans deux ans aux prochaines festivités des SpéléoFolies 2010.

Alain</description>
</item>

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<title>C'est la rentrée</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=136</link>
<pubDate>Sun, 21 Sep 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C?est la rentrée !
Ce week-end, nous avons organisé pour nos nouveaux un entraînement au Puiselet dans le but de leur présenter le matériel, son utilisation et bien entendu, l?essayer sur corde.
Arrivés vers 10h00, Alain et Thomas se sont affairés à installer les cordes alors que Anne-Catherine expliquait à Albert comment enfiler et régler son harnais. 
Anne-Catherine et moi lui avons ensuite présenté le nom de toutes ces choses qui pendent sur un harnais de spéléologue et lui avons décrit à quoi ça sert, comment ça marche?
A l?aide d?une corde attachée sur un arbre, nous sommes passés à l?utilisation du descendeur. Une seule démonstration a suffi à Albert pour maîtriser la bête !
Vers 11h00, sont arrivés Christian, ses deux enfants et sa femme. Après de brefs présentations, j?ai été très surpris de voir Christian s?équiper aussi rapidement pour un débutant?  Il nous a vite rejoint à notre atelier au soleil, pour tester ses connaissances (disons plutôt sa mémoire) sur le montage et l?utilisation du descendeur.
En discutant, Christian nous apprend qu?il a préparé l?initiateur ! Si, si !!! Mais n?a jamais eu le brevet car il n'avait que quinze ans à l?époque. Meilleur encore, il travaille avec JB !
Finalement, c?est bien qu?il nous ait croisé au forum alors qu?il y allait pour ses enfants. 

La spéléo, c?est un peu comme le vélo, ça ne se perd pas ! En fin de journée, Christian a révisé la réchappe, les décrochements et a participé au déséquipement. Albert a très vite assimilé les bases de progression sur corde ainsi que le ?lovage? des cordes.
Les petits (Mathieu et Clémence), ont fait de l?exploration sous le rocher? Ca promet pour la suite!
Alain s?est remis à faire des gâteaux, ils sont toujours aussi bon ! Pas vrai Clémence ? ;-)
Malgré les 2h00 de bouchon pour le retour,  nous avons eu une belle journée bien ensoleillée et surtout bien remplie !

Rémi</description>
</item>

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<title>Forum 2008</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=135</link>
<pubDate>Fri, 12 Sep 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

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<title>Vercors 2008 (Inter clubs CDS 92)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=134</link>
<pubDate>Sat, 23 Aug 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En cette fin août, nous nous devions de participer au rassemblement européen de spéléologie qui s'est déroulé sur une semaine à Lans en Vercors. 14 spéléos du club ABIMES sont venus partager avec plus de 2000 spéléos (de toutes les régions et plusieurs pays), ces moments de fête, de découverte du monde souterrain en image ou in situ. Le séjour s'effectua dans le cadre d'un inter-clubs du CDS 92. 33 spéléos du CDS (ou amis) utilisèrent le gîte loué pour l'occasion (ou le jardin pour planter une tente). Les clubs représentés furent l'ABIMES, Terre et Eau, EEGC et ASTC. Les amis venaient de Nice et des Pyrénées Atlantiques.

Les plus motivés, persévérant ou chanceux, réussirent à s'inscrire pour des activités à participation limitée. Par Julien (et Eric de TetE) ont pu testé la tyrolienne géante ( plus de 1km) installée dans une combe de Rencurel.  Julien, Thomas et son frère Antoine avec Nathalie, une amie du club Vulcain atteignirent le siphon du gouffre Berger à -1100, Philippe T et Xavier le puits de l'Ouragan (-1000), Sylvain les Couffinades (-650m) et 8 spéleos de l'EEGC purent admirer la salle des XIII à -500.
Nous descendîmes dans les nombreuses cavités équipées à l'occasion du congrès (Scialet Vincens, Tonnerre,  traversée TQS-Saint de glace, traversée Trou des anciens-Toboggan, Gampaloup, Gours Fumants, Scialet Neuf, grotte Roche Chalves, grotte Favot)
ou équipées par nos soins ( Vallier, Trou du Coeur) ou équipée en fixe (Gournier).
Certains allèrent sur les grands plateau (clos d'Aspres) ou les crêtes (Moucherotte) . Quelques uns profitèrent des jolis canyons du Vercors. Bien sûr, beaucoup suivirent les nombreuses présentations du congrès (diaporama 2D,3D, films, colloque, groupes de travail), des ateliers, des spectacles musicaux. Les stands des nombreux exposant nous permirent de renouveler une partie de notre matériel et d'étoffer le contenu de notre bibliothèque spéléo.

Notre passage dans le Vercors fût l'occasion de saluer d'ancien spéléos du club installés maintenant sur le Vercors.

Avant de poser la plume, remercions mille fois tous les bénévoles venus des quatre coins de la France pour assurer les diverses permanences, sans oublier les organisateurs qui ont travaillé dur en amont. Notons que la météo a été de notre côté du début à la fin du séjour: temps sec, ensoleillé et agréable ce qui contribua grandement à la réussite de ce congrès.

Alain</description>
</item>

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<title>Les 7 nigauds à la Diau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=133</link>
<pubDate>Fri, 15 Aug 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Comme Rémi était réquisitionné au dernier moment pour le week-end par M. Hachette, nous sommes partis à quatre du local club (Philippe K, Delphine, Jean et Alain) dans la grande voiture la moins chère du marché. Olivier et Clothilde partîrent de Paris intra-muros. Julien et Simon, un ami d'escalade que nous avions emmené le week-end précédent aux Biefs Boussets (Doubs), nous rejoignent depuis Briançon avec les courses et du matériel spéléo conservé depuis une semaine.
Mais cette fois nous allons nous frotter aux réseaux dissimulés sous le Plateau du Parmelan. Enfin pour raccourcir le voyage du jeudi soir, nous viserons d'abord le gîte de Davanod à Desingy à la limite de l'Ain. Ce gîte, trouvé à la dernière minute par Delphine après les essais d'Olivier (infructueux mais méritoires), est une belle surprise. Nous y arriverons en pleine nuit presque tous en même temps !

Le lendemain, après une grasse matinée méritée (on dort très bien dans ce gîte calme), nous nous contenterons d'une ou deux balades sur le plateau au départ du chalet de l'Anglette: entrée de la Merveilleuse (traversée Merveilleuse-Vertige, merci au GPS) juste avant une belle averse et l'entrée des trois bétas (traversée de la Diau) et son joli karst sous le soleil revenu. Pendant que certains filent préparer le repas et l'apéro, d'autres vont acheter les revues SpéléAlpes chez Claude Geslin qui nous donne mille anecdotes et  renseignements précieux sur la traversée future et notre incursion du lendemain par l'aval. Pendant ce temps, les premiers auront une  visite de Chuong accompagné de son fidèle Karma (...).

Le lendemain, nous sommes d'attaque pour visiter la Diau par la sortie. Nous perdrons trois heures en nous fourvoyant sur un mauvais chemin (il faut lire tous les panneaux, même les plus évidents : tourner à droite 5 minutes après le petit pont). Finalement, nous atteindrons en une 1/2 heure depuis le parking le porche principal au pied d'une majestueuse falaise (visible sur google earth). Nous nous habillons en néoprène complète et l'aventure aquatique commence. Tout est équipé en fixe (échelle, chaînes, filins) sauf une main courante (heureusement que nous avions prévu une corde de 40 m en 8 mm et quelques amarrages pour équiper cet obstacle). Les galeries sont belles, grandes. En quittant la rivière nous suivons, avec le courant d'air en face, un chemin se prolongeant en belle multi diaclase. On se croirait dans une soufflerie. A sa sortie, nous retrouvons la rivière au delà d'un siphon. Nous remontons encore un peu cette jolie rivière en se trempant de plus en plus, puis nous sommes arrêtés par un ressaut franchissable s'il y avait eu moins d'eau. Bon avec le retard accumulé lors des marches d'approche, il est grand temps de ressortir. Séances photos dans la belle salle de la vire avec l'échelle (on dirait les 7 nains dans leur mine). Petite séance barbotage dans une eau glacée pour simuler un passage de siphon (c'est pas gagné !). En ressortant par le porche, il fait encore jour et bon. Le temps de se changer et ranger ses affaires propres (pour une fois), la nuit commence à tomber au parking. De retour au gîte, Clothilde (pas très motivée par l'aspect aquatique de notre sortie) nous a préparé un bon dîner bien venu.

Le lendemain, encore dimanche en ce pont du 15 août, nous rangeons doucement en profitant du gîte. Certains se laissent aller à une petite balade dans les environs de Frangy (repérage de canyons et balade champêtre). Finalement pendant que les grimpeurs prolongent leur vacances, les Parisiens s'offrent un reste de bouchon au tunnel autoroutier mais rien de plus en choisissant plus tard l'A5. Bon, il faudra rapidement revenir dans ce massif pour aller plus avant dans cet aval et envisager la traversée puis d'autres itinéraires dans ce réseau toujours en pleine exploration par les locaux.

Alain</description>
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<title>Des biefs aux Patafouins</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=131</link>
<pubDate>Sat, 09 Aug 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Depuis plusieurs jours, nous scrutons les prévisions météo. Et la chance est de notre côté car le samedi s'annonce sous un soleil radieux sans orage à l'horizon. Notre reconnaissance amont pour une future traversée prend forme.
Nous sommes neuf à nous retrouver au gîte d'Amathey-Vésigneux, une très bonne adresse.
Les kits ont été remplis avant le départ d'Issy. La bouffe est vite préparée : sandwichs au jambon et... taboulé (!). Les trois équipes s'apprêtent tranquillement, chacune ayant son objectif.
Thomas, Jean, Philippe et Delphine équiperont la cavité pour aller reconnaitre le siphon des Patafouins.
Rémi, Alain et Sylvain iront jusqu'où l'envie de faire demi-tour les prendra.
Julien descendra avec Simon dont c'est la troisième sortie après Ouzène et les Ordons : ils feront demi-tour quand Simon le demandera.

Rentrés dans la cavité à midi, nous progressons facilement. La montée dans le méandre est comme dans mon souvenir (pénible...). Les parois sont glissantes, mais pas de réelle difficulté, sauf un bon détour dans un laminoir entrecoupé de salles car nous avons manqué le virage à gauche marqué par un cairn. 
Nous atteignons la deuxième série de puits qui est équipée. Nous doublons l'équipement jusqu'au moment où la deuxième équipe nous rejoint. Ils n'ont vu personne : nous n'avons pas été doublés pendant notre petite errance. Du coup, nous posons le kit et finissons la descente.
En bas de la dernière corde, une flèche indique la suite. Il faut se faufiler dans un boyau très aquatique : premier bain. Rapidement, nous prenons pied dans le collecteur. Haut mais moins large que du côté aval, voilà une belle récompense. Le niveau d'eau est bas, ça mouille quand même jusqu'au nombril au point le plus profond et pour les plus petits. Après avoir franchi les trois chaos, une vire en place et un shunt drôlement équipé de cordes à noeuds, nous arrivons au siphon à 17h30. 

Le siphon des Patafouins est glauque, moussu et très, très peu accueillant. Il y a bien une corde en place, mais que cache-t-elle ?! Du coup, Philippe, suivi de Delphine montent en rive gauche le talus glaiseux qui amène en quelques minutes à la cheminée des Dentelles. Là aussi, une corde est équipée en fixe. Le siphon en apnée ou avec un biberon ? Le shunt par les Dentelles ? Il va falloir réfléchir pour notre future traversée...
C'est l'heure de faire demi-tour, il nous a fallu 5h30 pour atteindre le siphon : un temps qu'il faudra diminuer la prochaine fois.

Le retour se déroule sans problème. Nous n'avons pas eu d'autre contact avec les deux autres équipes qui ont fait cheminement commun. Nous nous demandons s'ils ont passé la &amp;quot;baignoire&amp;quot; et mis le pied dans le collecteur. Si ce n'est pas le cas, nous prenons la résolution de mettre les formes pour leur dire qu'ils ont loupé le plus beau de si peu...
Nous déséquipons, et retrouvons nos bouteilles déposées à l'aller. Nous avons de l'eau en abondance  et encore le taboulé &amp;quot;industriel&amp;quot; dans le bidon étanche ! Nous sortons à 22h30, sous un ciel magnifique avec la lune qui se lève. La météo ne s'est pas trompée... 
Revenus au gîte, nous apprenons que l'autre équipe est rentrée depuis peu et qu'ils ont tous atteint le collecteur. Simon doit en avoir plein les pattes !

Dimanche, nous allons laver le matériel sous un franc soleil estival. Direction Mouthier Hautepierre, notre &amp;quot;plage&amp;quot; favorite au pied du Dahu. Mais il y a là des baigneurs qui n'apprécieraient pas notre boue... Nous reprenons les voitures jusqu'à Vuillafans où nous ne croiserons que quelques kayakistes sur la Loue.
Julien et Simon partent pour Briançon et nous les retrouverons le week-end prochain pour la visite de la Diau. Les deux autres voitures retournent à Paris sur une route presque déserte.

Une super virée qui donne plus que jamais l'envie de faire cette fameuse traversée. 
 

Delphine</description>
</item>

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<title>Vaucluse (Inter-clubs CDS92)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=132</link>
<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Seize spéléos du CDS92  dont 7 de ABIMES ont participé à cet inter-club d'une semaine.

L'objectif majeur était d'aller au Siphon Blanc de l'aven Autran. Nous serons huit à l'atteindre le jour J (après une journée d'équipement des puits d'entrée et du début du P105  et avant la journée de déséquipement des puits d'entrée). Les uns ou les autres iront aussi visiter les avens du Château , du Rousti, de Calavon (belle suprise), du Caladaire et du Marquisant. Cela sera l'occasion pour quelques un(e)s d'équiper et pour les plus jeunes de visiter des cavités de taille respectable.
Les balades dans cette région touristique (gorges de la Nesque, carrière d'ocre de Rousillon) et le gîte (ferme des Bayles),  très agréable en été (piscine), avec dépendances pour le matériel et une très grande salle commune, agrémenteront notre séjour.

D'autres cavités de plus grande envergure restent à (re)découvrir sur ce plateau d'Albion....peut être un deuxième inter-club sur le Vaucluse à organiser pour les années à venir.

NB: participants (ordre aléatoire) de
TetE: Hugues Parrot, Hugues Philippe, Eric Costes, Véroniques Genkin, Véroniques Hautin
ASTC: Benoît Mouy, Christophe Delattre, Christophe Babe, Rodolphe Kuhn
ABIMES: voir ci dessous
NB2: CR exhaustif en cours de préparation</description>
</item>

<item>
<title>Pont de singe, le retour</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=130</link>
<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La mise en place des amarrages le mois dernier avait été une réussite. Restait donc le montage du pont lui-même. Descendre le câble, la corde, les chaînes et maillons, un canot au cas où. Perfo et résine sont délaissés : il y a déjà bien assez à porter... 

Heureusement, nous sommes en nombre : 7 + Bernard qui vient pour sa 3e Combe, sa 3e sortie spéléo en fait. Après une première visite aux échelles il y a plus de 20 ans, puis la sortie classique de cette année, ce sera donc la traversée Rochottes-Combe, histoire d'admirer les puits que nous lui avons tant vantés. Côté encadrement, avec 3 moniteurs et 4 initiateurs cela devrait aller. Quoique... Bernard ressortira par l'endroit le plus étroit de la diaclase, et sans bloqueur de pied ! Les deux Philippe auraient pu mieux faire...

Lever matinal, Gaëtan est secoué à 9h15. Mais le temps de tout préparer, nous mangerons le premier sandwich au bord du trou. Il est prévu que Delphine et Philippe équiperont la Combe, mais nous rencontrons le spéléo club de l'Aube en sortie découverte. Ils ont déjà posé 4 cordes et nous proposent de les utiliser pour traverser. Nous acceptons bien sûr et proposons à notre tour de déséquiper et leur rendre les kits au lavoir où ils bivouaquent.

Nous voici à pied d'oeuvre côté aval. Ca roule. A l'amont, une corde de tension a lâché et nous préférons faire nos aller-retours avec le canot. Gaétan a été bien inspiré de l'emmener. Arrive la pose des chaînes à l'amont. Fabien saisit la première broche et... la sort de son trou ! C'est la consternation. Gaëtan nous explique que ce doit être le premier collage : le mélange des 2 composants n'était pas encore fait, il aurait fallu jeter les premières gâchées.

Mais Fabien est plein de ressources et nous sort un goujon longlife du bon diamètre. Le moral revient au beau. Le pont est presque fini quand nos amis troyens reviennent de la cascade . Ils vont l'inaugurer, sans savoir que la corde de traction est tendue par quatre spéléos en balancier.

Philippe K se dit tout à coup qu'il faudrait qu'une équipe ressorte devant les troyens pour éviter à Bernard une attente supplémentaire. Il s'élance à son tour sur le pont de singe. La grande stabilité du câble sous les pieds encourage à aller vite, trop vite. Au milieu du passage, le spectacle commence : un Philippe à l'horizontale la corde en mains, les pieds sur le câble et la moitié du corps dans l'eau. Ca sent la baignade... Les copains essaient de tendre au mieux la corde, et Philippe arrive à revenir à la verticale après avoir coincé le câble sous ses genoux.

Bon, fait froid quand même et Bernard, accompagné des deux Philippe, prend le chemin de la sortie. Le reste de l'équipe finit le travail et décide de démonter l'ancien pont qui n'inspire vraiment plus confiance. Ils seront presque aussi chargés à la remontée qu'à la descente.

C'est l'heure du barbecue avec Fabien aux broches. Détente, anecdotes, la douceur de vivre... Gaëtan en veut-il encore à ses petits camarades de ne pas avoir changé de voiture son change ? Delphine a eu plus de chance...

Dimanche de repos, sauf pour Alain et Jean-Paul, plus matinaux, qui vont laver le matériel à la rivière. Un dernier petit barbecue et il faut songer au départ. Un peu tôt peut-être car nous bouchonnerons à partir de Fleury.

Et voilà, il reste à annoncer au CDS 21 que le pont est en place. Il faudra retourner avec une clé de 17 pour resserrer les connecteurs des câbles et faire des photos, parce qu'il est beau notre pont de singe !

Encore merci à Monique, Bernard, Emilie et Fabien. Leur accueil rend la combe aux Prêtres chaque fois plus attachante, n'est ce pas Gaëtan ?!

Philippe (K)</description>
</item>

<item>
<title>Famille dans le Lot</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=129</link>
<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les membres de cette sortie étaient : Antoine, Edwige, Titouan, Guilhem, Vadim, Rémi, Caroline avec Martin, Thierry (Titi) venu en éclaireur et Philippe L et Alain.
Titi, descendu en train dans l'après midi puis voiture de location (pour convenance personnelle), a récupéré les clés du gîte sur place en fin d'aprem. La voiture d'Antoine chargée à bloc quitta Paris en fin d'aprem, celle de Rémi vers 20h et la dernière depuis le local vers 20h30. Le trafic a été un peu chargé mais finalement nous sommes arrivés à destination vers 2h puis 3h pour les derniers (Alan coach lost by Michelin).

Le lendemain, après une belle matinée ensoleillée, passée à profiter du gîte et à préparer les sorties souterraines, nous déjeunâmes en terrasse.
L'équipe Planagrez (Philippe L, Titi, Alain) partit en premier. Personne dans la cavité, c'était broché, pas toujours très bien à mon goût. Ayant laissé un kit de corde à mi parcours (petite flemme) nous ne pûmes descendre que jusqu'aux premiers ressauts, après la rivière suspendue (qui ne coulait pas). TPST: 8h. Rien à signaler si ce n'est de grosses courbatures dans la nuit pour Philippe.
Pendant ce temps, Antoine, Edwige et les 3 enfants, Rémi, Caroline avec Martin ont visité le Saut de la Pucelle jusqu'à la première vasque. Un filet d'eau entrait tout de même par le porche. Les préparatifs ont été aussi longs que la visite! Les enfants fûrent plutôt impressionnés, mais fiers une fois sortis. La troupe profita ensuite de la fraîcheur du vallon.
Soirée grillades en extérieur (merci d'avoir attendu l'équipe Plana).

Le lendemain, Antoine, Alain, Titi et Philippe L sont allés à Pech Del Sol.
Parvenir à la grande salle n'a posé aucun problème. Je n'ai aperçu que 2, 3 chauves-souris, ouf, on ne les a pas dérangées. Les petits méandres posent plus de soucis. Un spit a été planté à la sortie du premier méandre pour doubler le vieux très douteux. Mais Titi et Philippe ne réussirent pas à franchir le 2ème mini méandre. Antoine et moi continuâmes à deux vers notre objectif. Antoine se dévoua une fois de plus pour l'escalade étroite (avant la barre à mine). Assuré, je le rejoints. Antoine se coince avec le kit plein de matos dans l'étroiture descendante. Nous sommes déjà en retard. Tant pis, nous laissons les batteries et la video caméra à la barre à mine et rejoignons notre boyau plus légers (Antoine aura installé la corde en fixe pour la dernière escalade). La pose de sacs à gravas ne permettra pas de se glisser plus loin que ce qui a été aperçu la fois précédente. Demi tour et nous rejoignons Titi et Philippe !
Retour au gîte vers 18h00! Rémi avait repris la route dans l'après midi après une séance piscine pour les petits.
Une fois la collation avalée, Philippe et Alain quittent à contre coeur Blars vers 19h00. Pas grand monde sur la route du retour (1h au local, 2 heures à la maison).
Antoine, sa famille et Titi profitèrent du lundi pour terminer de laver le matos (merci) et rentrer tranquillement sur Paris (barrage poids lourds?).

Bon, grâce à un gîte idéal, une météo radieuse et de quoi s'occuper sous terre pour tous, ce premier vrai WE famille a été une réussite. N'est ce pas?

Alain</description>
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<item>
<title>Salamandraum, Audin et Méailles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=127</link>
<pubDate>Fri, 20 Jun 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Xavier nouvellement installé à Nice, a proposé au club de nous faire partager les attraits de sa région... Au programme, la cavité du Salamandraum que son nouveau club explore depuis janvier 2007 et une descente de canyon.
Xavier nous ayant fait une description apocalyptique de la cavité (super étroite, énormément boueuse, sans concrétion, ramping permanent sauf dans les puits etc ... ), il n'a réussi à convaincre que 3 membres du club !

Arrivés à la gare de Nice, nous comprenons rapidement que vu la température ambiante, nous avons le choix entre le bain de mer, le bain en canyon ou la visite de cavités fraîches. 
Donc vendredi après-midi, direction la plage puis courses et pique-nique à la tête de chien, au dessus de Monaco.

Samedi, lever des troupes à 6h15 pour un départ à 7h (je n'ai pas fini de vous parler des horaires liés au lever et au coucher...). Direction le Salamandraum avec Flo, de l'ASBTP. Nous descendons 2 kits de matos pour les explo à venir. Dès le puits d'entrée, nous trouvons une coulée de calcite qui a partiellement colmaté ce puits avant d'être recreusée. C'est une caractéristique des puits de cette cavité, y compris pour des P50 de 10 mètres de diamètre ce qui donne de belles dimensions aux coulées... Ca se gâte effectivement dans les passages entre les puits : mares de boues, étroitures, ramping etc ... mais un gros travail d'aménagement a déjà été réalisé : élargissement, bâches ou pierres sur la boue, ce qui rend la progression presque facile. Du moins jusqu'au 3° P50 où nous avons fait 1/2 tour vers 15h. Nous étions alors à -300. Il nous faudra quand même 6 heures pour ressortir. Xavier n'a pas menti : les bloqueurs accrochent de moins en moins bien sur la corde... glaiseuse !
Bref, une cavité qui mérite le détour par son courant d'air et ses volumes impressionnants. Et on n'a pas tout vu, loin de là... 
Nous allons décrasser notre matos dans le Loup. S'ensuit l'étendage des combis et kits sur le toit de l'immeuble de Xavier en passant par le velux...

Couchés à 1h30, levés à 7h : nous adoptons le rythme du sud, à ceci près qu'on n'a pas fait la moindre sieste de tout le week-end... Nous louons du matériel de canyon dans la vallée du Var puis nous dirigeons vers l'Italie et la vallée de la Roya. La chaleur est éprouvante et la marche d'approche d'une heure a presque raison de ma résistance. Heureusement, l'eau est fraîche et je reprends mes moyens. Le ruisseau d'Audin est un canyon très facile et ludique, sans corde, avec des sauts facultatifs et pas bien hauts, quelques toboggans et de beaux paysages. Nous prenons notre temps et quittons le canyon vers 17h, trop tard pour rendre le matériel avant 19 h. Il suffira de le rendre avant 9h le lendemain... et donc de se lever vers 7h30. Nous terminons par un restau à Nice.

Il nous reste une bonne journée devant nous puisque notre train est à 17h30 et que nous nous levons aux aurores. Après avoir déposé Xavier à son atelier, nous partons nous balader à Méailles et visiter la &lt;a href=&amp;quot;http://www.3kcl.net/meailles/meailles-research/09-BigotDefinitivo.pdf&amp;quot; target=&amp;quot;_blank&amp;quot;&gt;&lt;b&gt;grotte&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; du même nom. La marche d'approche est belle mais le soleil est terrible. Heureusement, la cavité est fraîche. Il s'agit d'une large galerie de 10x3 qui descend de 100m jusqu'à un siphon. Le sol est couvert de gours, en eau à cette saison et le plafond est composé d'un conglomérat de galets ronds. Jolie balade. 

Un long week-end bien rempli. Xavier a sûrement fait un bon choix d'aller s'installer là-bas. Il va nous voir souvent !
;-)

Delphine</description>
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<title>Equipier de club en cavité</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=124</link>
<pubDate>Sun, 15 Jun 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les 7 stagiaires et 4 cadres (Xtof B, Rémi, Benoît Mouy, Alan) sont descendus depuis Paris dans 3 voitures en écoutant à la radio les commentaires d'un certain match assez décevant. Nous sommes arrivés vers 1h après un peu plus de 4h30 de route.
Au gîte, John (ami de longue date) et son fils William dormaient déja. Ils nous avaient allumé un bon feu dans le poêle à bois (7 degrés seulement dehors). Le lendemain, levés au plus tard à 9h, nous préparâmes tranquillement le matériel par une belle journée de printemps.
Trois cavités ont été choisies: Ouzène abordée en parallèle par trois voies différentes (Stéphanie, Benoît (ABIMES), Isabelle (SGHS)); La Légarde (Sylvain (ABIMES) et Véronque(TetE)) et Vauvougier (Eric C et Eric E (TetE)).
Chacun a équipé suivant ses possibilités et connaissances et a réalisé un équipement suivant les règles de sécurité. 
Je soulignerai les nombreux progrès observés pour les redoublants. Ils ne faut pas hésiter à refaire ce type de stage ou encore mieux les stages perfectionnement d'une semaine de l'EFS. Sinon la dyneema (matériel dit léger) a été parfois intensivement et judicieusement utilisée. Tout le monde est rentré au gîte vers ou peu après 21 heures. Au cours du dîner (tartiflette à la cancoillotte), les histoires  classiques des anciennes générations de spéléo (Merci Benoît M) ont été l'occasion de nous sensibiliser sur les divers dangers de la spéléo. Tout le monde partit au lit juste après minuit.
Etant donné la météo très médiocre et l'envie irrépressible d'aller se mettre dans les bouchons, dimanche n' a été consacré qu'au lavage puis à la révision des noeuds.
Durant ce WE, John et William venus de Strasbourg en visitant au passage Malatière se sont joint à nous à Ouzène puis iront aux Ordons et le lendemain aux Cavottes. Ce WE chaleureux est peut-être le début de nombreuses rencontres européennes. (futur camps/interclub en Angleterre ?).
Merci à John pour le coup de main à Ouzène et à Benoît et Rémi qui ont bien voulu se dévouer à la dernière minute pour encadrer à Vauvougier et à La Légarde. Et bien sur merci à Xtof pour
la co-organisation de ce 2ème WE.
Alain</description>
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<title>Pont de singe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=125</link>
<pubDate>Sat, 14 Jun 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Objectif de la sortie : préparer la réfection du pont de singe bien mal en point.

Fabien s'est occupé de préparer et rassembler tout le matériel : perfo, broches, colle, pelles, disto etc.

Nous rentrons dans la cavité par la combe Rochotte. Le travail de désobstruction réalisé par le SCCM est impressionnant et permet d'explorer un très beau puits d'environ 100 mètres. La cascade crache bien; le niveau de l'eau nous permet néanmoins de faire nos travaux dans de bonnes conditions. 
On commence par pelleter la boue pour dégager l'aval du pont de singe, puis nous posons les broches après avoir bien étudié la configuration des lieux. Notre affaire se présente bien.
Nous rencontrons nos amis du CCDF en vadrouille, plions notre matériel et remontons les puits.
Un peu en retard pour le dîner à Val Suzon, dans ce qui est à coup sûr le gîte préféré du club. Tout est prêt quand nous arrivons. Le luxe !
Le lendemain, glandouille, BBQ, papotages, lavage du matériel ... et visite de nos amis du CCDF qui cherchent un gîte !... Le monde est vraiment petit.

Merci pour l'accueil : rendez-vous est déjà pris !

Delphine</description>
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<title>Soirée pique nique au Viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=122</link>
<pubDate>Wed, 11 Jun 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour préparer la prochaine sortie famille dans le Lot et pour réviser ses techniques avant stage pour d'autres, une séance Viaduc a lieu par une belle soirée de printemps. Antoine, l'organisateur de cette soirée, est venu en force avec Edwige et leur 3 bouts de chou, Titouan, Guilhem et Vadim, Thierry et Anne sont venus avec les 2 petits, Caroline et Rémi avec Martin. Je n'ai  jamais vu tant d'enfants en entraînement Viaduc ou Puiselet. 
Après un pique nique en famille au pied des piliers du viaduc (un peu à l'écart tout de même), Titi, Rémi et Antoine se sont offert au moins un aller et retour P35 contre paroi. Les célibataires Stéphanie et Alain sont restés studieux (réglage de longes neuves etc) puis ont rejoint la troupe. Tout le monde déséquipa le matos et/ou remonta poussettes et sacs à la nuit. C'est une expérience à renouveler à volonté même si le lendemain matin à été difficile pour tous.</description>
</item>

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<title>Viaduc en famille</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=123</link>
<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

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<title>Stage Equipier de Club du CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=121</link>
<pubDate>Sat, 31 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce premier WE de stage a commencé au Puiselet vers 10h, le temps de &amp;quot;covoiturer&amp;quot; tout le monde: 6 stagiaires (seulement car le réveil de Stéphanie ne la sortira pas des bras de Morphée assez tôt) et 4 encadrants.
Pendant que les deux jeunes cadres installaient deux voies pour les tests de progression, l'atelier noeud et amarrage permit d'apprendre ou de réviser. Alors sous l'oeil vif des initiateurs, les stagiaires purent descendre du rocher, après diverses réflexions et mises en oeuvre, par leurs propres moyens, sans prendre le sentier.
Après la pause déjeuner où les discussions étaient plus ou moins dirigées, l'après midi fut consacrée à l'équipement d'une ou deux variantes. 

Ayant réservé une salle à titre gracieux au Piz Gril de Nemours (merci Denis R pour le coup de fil) nous avons pu discuter au calme tout en nous restaurant puis travailler avec support à l'écran. Seul Benoît s'éclipsera. Les autres passeront la nuit sous tente ou sous le rocher sans être gênés par la bande de jeunes parisiens plus ou moins spéléo qui squattaient l'autre espace herbeux. Dimanche, le beau temps était au rendez vous et chaque stagiaire a pu équiper une nouvelle voie en posant quelques spits pour certains et en s'exerçant au raboutage de corde en plein vide pour chacun.
Notons que tous ont mis sur papier le dessin des voies créées au cours de ces 2 jours. Une fois définie la répartition des tâches de préparation du 2ème WE, nous nous dispersâmes avant 16H pour éviter les bouchons.
Merci à tous les stagiaires et encadrants d'avoir contribué au maintien du bon niveau technique des spéléos du CDS 92.

Alain

Participants TetE/ASTC: Xtof B, Véronique H, Hugues P, Eric E; SGHS: Luc M, Isabelle G.</description>
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<title>Découverte à la combe aux prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=119</link>
<pubDate>Fri, 23 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous étions 5 Abimés à être accueillis chaleureusement au gîte de Val Suzon. De bon matin (9 heures), nos 5 initiés nous attendaient, motivés: Bernard (papa de Fabien) et ses quatre amis/voisins à savoir Jacques, André, Stéphane et Olivier. Le café à la main, Fabien leur expliquera le Ba Ba de la progression sur corde avec un bout de nouille accroché sous l'appentis. Une fois le casse-croûte préparé, et les derniers levés (nous sommes arrivés la veille à minuit 30) nous partons à deux voitures (les Abimés et les Valsuzonnais?) vers la carrière de Francheville. Et là, suprise: nous sommes les premiers. En fait, aucun autre groupe ne sera descendu de la journée. Thomas équipe et encadrera dans le &amp;quot;grand&amp;quot; puits (déviation); Gaétan s'occupera de l'atelier &amp;quot;petit puits&amp;quot; après le court méandre, Alain aidera au franchissement du méandre et Fabien contrôlera la mise en place du descendeur à l'entrée. Tous se passe bien (Thomas accompagnera chaque initié dans la grande longueur).
Le niveau d'eau dans la rivière est normal. La chatière est passée par tout le monde sans trop d'appréhension. Nous pique-niquons au niveau de la cave (un rosé pour 10). Le pont de singe tient toujours (l'un des brins est coupé jusqu'à l'âme! Mais chute... ils ne l'ont pas su!). 
Nous arrivons à la cascade: elle coule mais pas trop et nommes quelques-uns à passer derrière pour visiter le labyrinthe.
L'heure du retour a sonné. Le chemin n'est pas toujours retrouvé du premier coup par nos initiés, mais nous remonterons les puits ensemble avec plus ou moins d'appréhension. Nous sortons vers 19h, il fait bon et jour. Seules quelques gouttes nous conduisent à rentrer à Val Suzon (petit crochet de relations publiques pour l'une des voitures).
Dimanche, tout le monde est d'accord pour le programme: grasse matinée, barbecue, sieste ou lavage matos dans la cour et la course du siècle (anciennes voitures) qui passera devant l'ancien relais de poste. Nous acclamerons de nombreux passagers de 2CV, DS, Tractions Avant, Amy 8, des Américaines...
Encore merci a nos initiés et leurs conjoints (ou fillles) pour l'immense aide logistique.

Alain</description>
</item>

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<title>Zona Voto</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=117</link>
<pubDate>Thu, 01 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pour la 3ème année consécutive, ABIMES a organisé un camp en Cantabrie avec encore de belles traversées, de la cavité classique (Gandara) et de nombreuses journées de prospection. Dans une nouvelle partie de notre zone habituelle, nous avons cette fois-ci découvert en plus de petits puits verticaux, de belles cavités avec de jolies concrétions. Notons cet année une prise de contact prometteuse avec les Anglais de la zone voisine (Matienzo). Je soulignerai la participation active de José en particulier pour le travail de désobstruction et le retour à la spéléo de Lena et Jean-Baptiste qui nous ont présenté Axel, la relève.

Alain</description>
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<title>TQS - Le quai aux fleurs (2)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=126</link>
<pubDate>Sat, 26 Apr 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Notre première excursion vers le quai aux fleurs avait tourné court en septembre dernier : des flots bouillonnants interdisaient l'accès au petit méandre du labyrinthe. Cette fois, le temps est de la partie jusqu'à nous permettre un barbecue plein de soleil le dimanche, avec la venue en voisins de Laurent, Sandrine et leurs filles.

La promenade vers la salle Hydrokarst est même sèche, n'imposant pas d'équipement hors crue et parfois pas de corde du tout. Pas de lac dans la salle, pas de rivière tumultueuse dans ce petit méandre étroit, juste de quoi se rafraichir les pieds. Au puits qui suit, nous choisissons au plus large, mais l'équipement en place nous fait reculer. Il faut prendre l'autre voie, qui est fléchée! Certains n'auront pas eu nos scrupules...

Nous croisons bientôt les autres qui nous ont précédé de plusieurs heures. Leurs descriptions éloquentes nous engagent à poursuivre. Voilà la fameuse marmite profonde de 7 m. Une corde remontante donne accès à la suite. De magnifiques galeries se succèdent. Les couleurs sont superbes, la roche brille : &amp;quot;la femme de ménage doit passer souvent!&amp;quot; Cupules, marmites... nous retrouvons un paysage proche du post siphon de Bournillon. La balade s'achève sur un siphon clair, si tentant.

Le retour ne pose pas de difficultés, sauf la fatigue qui s'abat. Trop peu de sommeil avant ce week-end. La course a été longue pour tout le monde. Il faut sans cesse monter, descendre, monter, descendre. Nous rattrapons le groupe dans le long méandre de sortie. C'est le moment pour une figure libre de dévissage en oppo avec déboîtage d'épaule, sans autre conséquence que de nous ralentir et une fatigue plus pesante.

Cette visite au quai aux fleurs est la plus belle que j'ai faite au TQS, ce réseau extraordinaire que l'on n'en finit pas de découvrir.

PhilippeK</description>
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<title>Prévention et auto secours</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=116</link>
<pubDate>Fri, 11 Apr 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce stage Prévention et Auto-secours organisé par Rémi a rassemblé 6 stagiaires (Anne-Catherine d'ABIMES, Ricou, Eric E, Hugues de Terre et Eau, Fernando du SGHS et Cécile du club d'Orsay 91) et 4 encadrants (3.5 Abimés et Luc Martin du SGHS).
La météo a été moins pluvieuse qu'annoncé par météo France mais, samedi en fin d'après midi, entre deux coupés de cordes, nous avons dû laisser passer un orage. Le reste de la pluie est passé la nuit.

Vendredi soir, des videos (&amp;quot;la crue&amp;quot;, &amp;quot;syndrome du baudrier&amp;quot;, &amp;quot;petite casse entre amis&amp;quot;), sont présentées et commentées par Philippe K et Delphine.

Samedi, après le café d'accueil (merci Luc), nous équipons des voies pour faire évoluer sur corde plus tard les stagiaires et préparer les futurs ateliers. Pendant ce temps, Rémi explique aux stagiaires l'entretien et le réglage du matériel personnel. Nous enchaînons sur les 3 ateliers: réchappe, dégagement, palan. 
Au moment du repas, l'accidentologie a été abordée sous forme de quiz.
L'après-midi les ateliers reprennent. Gaétan vient nous rendre visite (il a réservé le resto pour ce soir). Deux démo de dégagement par coupé de corde se déroulent avant et après la grosse averse orageuse. Après tous ces effort, la pizzeria est bienvenue (que les spéléos sont boueux même avec le sable de Bleau). Le Loing est en crue.

Le Dimanche matin sera consacré à l'apprentissage de la mise en attente d'un blessé (Luc sera le cobaye) et du déclenchement d'un secours. Les principes de physiologie et diététique sportive sont présentés avant le repas.
J'espère que les stagiaires auront appris beaucoup de choses en passant un bon moment.

Alain.</description>
</item>

<item>
<title>Proposition de logo ou idée pour tee-shirt</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=115</link>
<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Voici deux propositions de logo ou tee-shirt.
D'autres viendront s'ajouter.
N'hésitez pas à donner votre avis!

Rémi</description>
</item>

<item>
<title>Stage FTS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=114</link>
<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tous les ans, le SSF (Spéléo Secours Français) d'Ile de France organise un stage de formation aux techniques de secours sous terre.

Le stage se déroule en fait sur deux we. Le premier a lieu en forêt de Fontainebleau sur le site du Puiselet : il s'agit alors de se familiariser (ou se re familiariser), à l'air libre et à la lumière du jour, avec les matériels et techniques spéléo spécifiques aux secours. Le second a lieu en cavité et permet de mettre en oeuvre un secours en situation plus réaliste.

Nous nous retrouvons donc samedi matin à 10h au pied des rochers. Nous sommes une vingtaine environ de plusieurs clubs de la région. Bonne nouvelle : contrairement à ce qu'annonçait la météo, il ne pleut pas... ou du moins pas encore.

La matinée est consacrée à une brève explication du fonctionnement général du SSF et du déroulement d'un secours puis à la réalisation d'une poulie largable et du noeud répartiteur de charge, brique élémentaire de l'équipement de secours.

L'après-midi, nous apprenons à mettre en place les quatre types d'équipement typiques du secours : le palan, le frein de charge, le balancier et la tyrolienne, et bien sûr à gérer une civière. Sur la fin des ateliers, quelques gouttes viennent nous narguer mais nous ne nous en tirons pas à si mauvais compte.

Le lendemain, le réveil est difficile. Pour ceux qui ont décidé de rentrer chez eux et qui ont du par conséquent se lever aux aurores pour être à 8h30 sur place. Pour ceux qui ont décidé de braver la météo et le froid en dormant sur place à la &amp;quot;belle&amp;quot; aussi. D'autant plus que la pluie est au rendez-vous dès le matin, froide et humide. C'aurait pu être pire : la météo prévoyait de la neige !

C'est donc avec une motivation plus que limitée que nous nous préparons à équiper le parcours du secours que nous réaliserons l'après-midi. Par chance la pluie faiblit puis s'arrête au moment où nous sortons de nos abris. Nous commençons donc les hostilités. Au programme installation de trois  balanciers dont un avec déviation et un avec fractionnement, une grande vire, deux tyroliennes et un frein de charge.

Pendant la pause déjeuner, les éléments se déchaînent et la pluie reprend... et s'arrête de nouveau au moment où le secours démarre. Serions nous vernis ?
Nous commençons donc par crapahuter dans les cailloux et commençons à comprendre ce que signifie faire passer une civière avec un blessé dans des éboulis, des étroitures, sur terrain accidenté et glissant. Puis arrivent les obstacles principaux et la corde... avec en prime un rayon de soleil de quelques minutes. Le secours aura duré deux heures environ (sans la mise en place des cordes), et se termine sous les gros nuages noirs de retour. Le temps de tout déséquiper, de ranger et de débriefer et la grêle nous tombe dessus. C'est donc à l'unanimité que le stage s'achève.

Conclusion : on s'en est tiré plutôt bien avec la météo. Stage super sympa, intéressant et formateur. A faire et refaire absolument !</description>
</item>

<item>
<title>Pech del Sol, le retour</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=113</link>
<pubDate>Sat, 29 Mar 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous sommes quatre à quitter Issy vers 21h avec la Logan de Michel. Il commence le trajet, J Paul prend la suite et je terminerai pour arriver à la Maison des Français vers 3h. Il fait bien frais dedans et avec mon duvet d'été le froid me réveillera plusieurs fois. Au matin, le soleil réchauffe tout et nous prenons notre premier petit déjeuner en terrasse!

Une fois les kits et le pique-nique préparés, nous filons voir le propriétaire du terrain à Carlucet. Surprise, tout est fermé, le voisin (assis sur sa tondeuse), qui reconnaît un peu Michel, nous explique que le propriétaire est absent. Bref, après un long papotage, nous rejoignons la cavité et pique-niquons en extérieur. 

Nous rentrons sous terre vers 16h seulement. La progression et l'équipement jusqu'à la grande salle ne posent pas de problème majeur. Après la grande salle, Antoine s'enfile dans un bout de méandre puis un autre, JP et Alain suivent. Une petite escalade dans une cheminée plutôt étroite nous attend. Antoine l'effectue en libre une corde attachée à lui et retrouve bien la barre à mine (futur amarrage). Jean Paul ne passera pas le passage étroit dans l'escalade (il faudrait s'alléger). Je parviens à passer mais c'est bien étroit. J Paul nous attendra en bas. Antoine essaye de descendre dans la lucarne latérale. C'est étroit, il arrive à poser le pied sur une margelle, mais l'étroitesse ne permet pas de tourner ou baisser la tête pour voir plus bas. Antoine ressort du futur piège. J'essaie à mon tour et n'arrive pas non plus à évaluer si on pourrait se coincer plus bas. Je ressors à mon tour. Pourtant Michel a dû y passer il y a 20 ans (au moins). Antoine certainement motivé pour voir la suite y retourne et finalement ça passe plutôt bien sous la margelle. Il remarque rapidement la lucarne accessible facilement après un léger pendule au dessus du puits avec frottement au dessus de la margelle. Je ne le vois plus mais entend ses commentaires. Il fait une autre escalade (4-5m) en libre plus spacieuse mais avec de bonnes prises et il trouve le boyau terminal. Il m'appelle, alors je le suis avec le kit caméra. Ca passe en effet pas trop mal. Mais en bas de l'escalade suivante je fais un blocage psychologique. Escalade faisable mais si je glisse, si j'ai une crampe! Je ne suis plus sur de mes capacités. Entre temps, Antoine était venu me chercher et le kit.
Il sort donc la caméra, la tige, la batterie, la boite de vision, tout cela à l'entrée en pente du boyau. En attendant, j'entends des coups. J Paul doit s'occuper. Antoine a besoin d'aide pour manipuler l'ensemble. Je me souviens que le kit contenait une corde de rab. Antoine l'installe sur amarrage irréprochable. L'escalade devient plus aisée mais engagée sans corde. A deux, on procède à l'osculation du boyau boueux, mais la flèche de la tige ne permet pas d'amener la caméra plus loin que notre vision. On remballe le tout et nous rebroussons chemin. Le passage du kit pris par Antoine sera limite. Nous ne retrouvons J Paul qu'en bas du petit méandre de sortie. L'accès retour en hauteur à ces petits bouts de méandre est délicat, suspendus sur l'étrier. Une fois dans la grande salle, il n' y a plus de problème. Jean Paul déséquipe. On retrouve Michel à la voiture vers 22h.
au finalement l'objectif minimal de reconnaissance est effectué. Maintenant que l'on connaît mieux, une nouvelle visite en sortie du dimanche est possible.
Une chauve souris voulait sortir du boyau final boueux... Il doit y avoir quelque chose derrière.

Bon, avec une bonne flambée dans la cheminée et un bon repas prévu par Michel nous passons une bonne soirée. Lendemain, lever tardif. Antoine part en footing pour préparer son Marathon. On commence à laver le matos collectif derrière la maison dans la baignoire. Nous finirons le lavage juste avant l'averse puis le mauvais temps. Après le déjeuner puis lavage du gîte nous prenons la route du retour par une météo très maussade avec quelques belles averses. Arrivés vers 22h, nous n'aurons pas eu de bouchons.
Va-t-on réussir à relancer des explos dans cette petite cavité mythique pour les anciens d'avant Abimes?
En tout cas, c'est une petite cavité d'initiation simple.

Alain</description>
</item>

<item>
<title>Falconette</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=110</link>
<pubDate>Fri, 21 Mar 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cette sortie a pour but d'étudier la technique de mise en place d'un pont de singe. Après divers contacts avec des spéléos de l'Ain, nous décidons d'aller à la Falconette où un puits est équipé d'un pont de singe.
Le printemps commence pour nous sous la neige et une révision générale de la technique de mise en place des chaînes sur nos voitures... Précisons toutefois que la voiture de Gaétan part avec un handicap sérieux puisqu'il n'a pas de chaînes mais heureusement, il a son mécano à bord !
Après quelques détours pour certains (!) et malgré une heure tardive (pour les mêmes...) et deux ruptures de chaîne (précisons qu'il s'agit de la même voiture...), tout le monde arrive à bon port.

Le paysage tout blanc et la neige qui tombe, tombe, tombe ... retarde quelque peu la mise en route du matin. Certains bricolent des guêtres avec des sacs poubelles, d'autres rêvent à leurs raquettes restées à Paris. Nous partons en espérant que la route d'1,5 km qui mène aux Fays a été déneigée depuis la veille. C'est le cas.
Après quelques tours et détours dans la neige, nous trouvons finalement la caravane qui marque le pré qu'il faut traverser pour atteindre la trappe des puits de la Conche. Le suspense reste à son comble car rien ne dit que nous verrons la trappe qui doit être sous plus de 30 cm de neige...
Heureusement, un léger courant d'air s'engouffre par les côtés de la trappe ce qui dessine un joli carré de neige. La mission du samedi est accomplie : nous avons trouvé l'entrée de la Conche !
Le soleil s'est mis de la partie et nous partons en balade repérer l'entrée supérieure de la Falconette par laquelle on sort lorsqu'on effectue la traversée. Grâce au plan d'accès de Bruno Hugon, au GPS et au flair de Gaétan, nous la trouvons sans problème. 

Le lendemain, rebelote : il a neigé dans la nuit et il neige encore ce qui ne précipite pas notre départ... A midi, nous sommes à la Conche, prêts à descendre. La cavité est équipée et la belle enfilade de 130 m de puits est descendue en deux heures suite à quelques histoires de cordes.
Nous remontons la galerie d'Ordonnaz vers l'amont à la recherche du pont de singe. D'après la topo, il serait à environ 100 m de la base des puits mais après deux heures de progression, on n'en voit toujours pas la queue (du singe). Nous continuons jusqu'à tomber sur un panneau indicateur ! Nous avons loupé la bifurcation avec la galerie des Quadras. Ce qui nous permet de visiter d'autres parties du réseau qui développe 8 km quand même ! Très belle cavité, variée aussi bien dans la progression que pour la forme des galeries, la nature des remplissages, la couleur des parois etc ... Philippe mitraille tout cela avec l'appareil du club.

Nous arrivons finalement au pont de singe qui frappe par la simplicité de la technique mise en oeuvre : un goujon de chaque côté, une cosse-coeur sur le goujon, un câble de 5mm et deux serre-câbles. La corde décalée d'environ 20 cm permet de progresser en appui avec les bras sur la corde et non en équilibre sur le câble.
La corde est très tendue tandis que le câble semble finalement plus lâche.

Nous repérons au retour la bifurcation que nous avons loupée à l'aller. A 22h, nous sommes dehors sous un lever de lune superbe et un froid piquant ! -7 °... 

Lundi, rebelote : il a neigé dans la nuit et il neige encore... L'idée d'une balade vers la grotte Sous les sangles ou vers la Moilda est rapidement abandonnée.

Le voyage retour se fera aussi sous la neige...

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Doubs : Baume des Crêtes, Vauvougier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=111</link>
<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous étions 9 pour cette sortie classique. Thomas et Anne K arriveront en premier au gîte. Signalons dès maintenant que le gîte d'Amathey Vésigneux est maintenant très luxueux et d'un très bon rapport qualité prix, si nous sommes assez nombreux (prix global sur le WE: 150 ?). Après un an de fermeture, le propriétaire Gérard Trouillots a échangé son ancien logement avec l'ancien gîte qu'il occupe et rénove maintenant.
Ceux qui connaissaient bien la B des C iront à Vauvougier où déjà deux équipements étaient en place. Cyril, éprouvé par le stress du plein vide du beau P30, remontera rapidement profiter du beau soleil. Rémi, Philippe T et Claire suivront les cordes par le haut d'un méandre (itinéraire non classique).
Ils rentreront au gîte à temps: grosse tempête et pluie. Des précisions?!
Pour les 5 autres (Thomas, Anne K, Sylvain,  Laurent, Alain) à la B des C, nous irons tranquillement jusqu'à la trémie avant le P13 (accès au collecteur). Il y a trop d'eau pour passer sans se tremper jusqu'au cou. Sur le retour, nous chercherons en vain la salle des Suisses. Mais je reconnais la description du mini réseau où s'était temporairement perdu un autre Cyril il y a déjà quelques années. En échange du déséquipement, les sympathiques spéléos de l'ex CCDF nous laissent descendre sur leur corde, ce qui nous fera gagner du temps. Nous nous changeons dans les anciens vestiaires à l'abri de la tempête. En arrivant au gîte 10 mn après l'équipe de Vauvougier, de bonnes pluies se déversent.
Nous profiterons du très confortable gîte jusqu'au lendemain midi. Un départ du Doubs en début d'après midi nous permet d'arriver au local vers 19h30 et de laver le matos le soir même. Tant pis pour le dernier vote (cantonales)
Alain</description>
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<title>Visite carrière municipale</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=107</link>
<pubDate>Wed, 12 Mar 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Mercredi soir, nous sommes une douzaine à frissonner sur un trottoir de l'avenue de Verdun. Nous avons rendez-vous pour la visite de la carrière des serres municipales d'Issy les Moulineaux. Une découverte pour la plupart d'entre nous, à seulement un kilomètre du club pourtant.
Avec notre guide, nous déambulons dans les galeries hautes. La craie est propre, incrustée de silex par endroits. Quelques inscriptions rappellent les champignonnières qui occupèrent un temps les &amp;quot;cachots&amp;quot;.
Au fond d'un petit puits, voilà la nappe de la Seine si proche. De place en place, quelques confortements de briques apparaissent.
Cette jolie balade dans un site préservé se termine. Merci à Rémi de nous l'avoir organisée peu avant que la carrière ne soit vendue. Et maintenant, tous à la pizzéria !
Philippe

Rendez-vous à 19h30 devant les Serres municipales, on rentre dans les carrières vers 19h50, pour ce qui restera sûrement la plus grosse sortie Abimes de l'année 2008! Visite pendant 45 minutes éclairée autant par les flashs des appareils photos que par nos leds. La sortie se termine par une pizza.
Un rédacteur masqué</description>
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<title>Conférence du SCP</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=106</link>
<pubDate>Tue, 26 Feb 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cela faisait quelque temps déjà que je n'avais pas assisté à une conférence spéléo du SCP. Je ne sais pas bien pourquoi d'ailleurs car cela a toujours été sympathique.

Bref, cette fois sera donc une occasion à ne pas manquer. Découverte pour moi des nouveaux locaux de la rue Boissonnade. La salle est en sous-sol, plus petite que celle de la rue Laumière.
Du coup, la salle est comble, ce qui est finalement bien mieux !

Des têtes connues évidemment, mais pas que. Il y a du renouvellement. La conférence commence à 20h précises. Une nouveauté bienvenue qui sera plébiscitée par tous les participants. Comme cela, on finit à une heure raisonnable. Et la soirée peut se prolonger au restaurant pour ceux qui veulent.

Sujet du soir : la géologie. Par Fadi Nader, secrétaire général du l'Union internationale de spéléologie et géologue. L'auteur maîtrise très bien sa présentation. Il est intéressant de voir comment il aborde ce sujet si vaste. C'est une vraie vision de spéléologue qui met en avant la connaissance qui permet de mieux prospecter et explorer. Et puis on aimerait parler une autre langue comme lui parle le français...

Ce retour aux conférences du SCP a donc été heureux. Merci à eux de continuer à offrir ces rendez-vous aux spéléos franciliens.

Philippe</description>
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<title>Père Noël</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=105</link>
<pubDate>Sat, 16 Feb 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le voyage aller vers le Lot a été un peu chaotique. En effet, nous partons à 3 voitures du local vers 20 heures, et les heures d?arrivée sur la place de l?église de Lentillac Saint Blaise (près de Figeac) sont respectivement : 2 h 30, 3 h et 4 h 15 du matin. La dernière voiture a fait un peu de tourisme en faisant un détour accidentel par Poitiers, ce qui explique le léger retard. Du coup, nous nous couchons dans la maison familiale de Sébastien vers 5 h.

Le réveil du lendemain est, par voie de conséquence un peu poussif, et après un déjeuner, nous prenons les voitures pour nous rendre à l?igue du Père Noël. Nous commençons à descendre dans le trou vers 16h30. Alors que Gaëtan et Fabien équipent le puits d?entrée, nous autres, entendons leurs commentaires comme quoi la trémie du puits aurait bougé depuis la dernière fois. A ce moment là, tout le petit monde resté à l?extérieur se regarde avec inquiétude. Cela pourrait signifier que nous ne ferons pas de spéléo aujourd?hui.

Enfin de compte, après quelques minutes d?attente, nous descendons tous la trémie et pénétrons dans la cavité. Nous arrivons rapidement à la rivière souterraine où nous faisons le plein d?eau pour les dudules. La découverte de ce réseau se révèle très sympathique. De très jolies concrétions agrémentent le parcours, ainsi que quelques passages étroits. Sylvain baptise même sa combinaison neuve en empruntant quelques passages pour le moins boueux.

Une très jolie cascade ponctue le parcours, et rapidement, nous arrivons dans des parties plus étroites de la cavité. Gaëtan et Fabien vont jusqu?au bout et le reste du groupe, qui les croise au retour, ne trouvera finalement pas le passage permettant d?accéder au terminus du réseau.

Après quelques péripéties au retour, nous sortons de la cavité à minuit et rentrons au gîte. Nous dégustons alors une tartiflette qui vient réchauffer le moral des spéléos fatigués. Et c?est à une heure tardive que tout le monde part se coucher.

Le dimanche est consacré au nettoyage du matériel, au rangement du gîte et au retour vers Paris.

Thomas.</description>
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<title>Week-end spéléo en Aveyron/Lozère avec le CRAD de Tours</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=104</link>
<pubDate>Sat, 09 Feb 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Invité chez un ami d'enfance en Aveyron, le programme du week-end comprenait deux sorties spéléo dont un portage le samedi.

Grippé la semaine d'avant, je me suis tâté pour y aller, mais suis finalement descendu.

La grotte initialement prévue (le Tindoul, près de Rodez) étant trop en haut pour la sortie, comme prouvée par une reco quelques jours avant, nous (8 personnes en me comptant, 6 membres du CRAD de Tours, dont 4 habitent en Aveyron, et 2 invités dont moi) nous dirigeons vers le Taytarou, près de Severac-le-Chateau, pour une autre sortie spéléo. A l'entrée du méandre, on entend bien l'eau. Deux personnes s'équipent et vont voir, de nouveau trop d'eau.

Du coup, l'option plongée spéléo est abandonnée, et nous nous dirigeons vers l'Aven de la Barelle, près de l'Aven Armand. Pour cela nous franchissons en voiture les gorges du Tarn, le coin est toujours aussi beau...

L'entrée de l'aven est magnifique, au fond d'une grande doline. L'intérieur est très joli aussi, pas de concrétions mais de très jolies formes de roches. Nous descendons les 3 puits (10, 15 et 35 m) pour arriver à -90, mais ne continuons pas ensuite dans le ramping. Entre-temps, j'ai été copieusement baptisé à la boue sur tout le visage, mais tout le groupe ou presque est décoré de la même façon.

Le retour est un peu plus difficile. Outre le matériel différent que d'habitude (entre autres un torse artisanal) et mon manque de forme, le fait de n'être  qu'avec des spéléos expérimentés ou des pompiers bien entraînés rend la remontée difficile. En effet, les têtes de puits sont moins confortables qu'avec Abimes, et demandent à sortir en force sur les bras à chaque fois...

Le soir, apéro et puis pizza avec la même bande, je me sens bien crevé et je décide de ne pas les suivre le lendemain matin, préférant dormir.

Bonne option, vu que le groupe va se retrouver coincé par un groupe en difficulté devant eux dans la descente du trou de la Bise (-130, près de Millau) et que mon pote rentrera à 14h sans avoir rien fait. Bien la peine de se lever à 8h un dimanche, tiens...</description>
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<title>Initiation à la Combe aux prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=103</link>
<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous sommes partis à 11 dans trois voitures après une pizzeria rapide chez Danton pour attendre les derniers coincés dans les embouteillages parisiens. En quittant Issy vers 21h, il n'y a plus de bouchons sur la route mais du brouillard et des températures basses: -5 en arrivant à Val Suzon au gîte &amp;quot;château&amp;quot;.
Lever tardif, longue préparation et nous sommes à l'entrée bien dans l'après midi. Mais mauvaise surprise : un gros groupe (club parisien) attend pour entrer (dont Louis!). Dedans, il y a déjà 3 cordes. Thomas et Fabien descendent en vitesse pour rattraper le groupe précédent (SCD 21 avant les parisiens) et demander à utiliser leurs cordes. OK pour les cordes mais à la remontée, Fabien se casse un bout de dent tout seul avec sa poignée. Ca commence mal (heureusement pas d'autres soucis). Mais bon, comme cadeau d'anniversaire, pas génial ! Pour attendre que les Parisiens descendent (initiation aussi), on pique-nique au soleil suivi d'une sieste. 
Enfin nous descendons avec nos quatre (pseudo) débutants : Anne-Catherine, Sylvain, Amélie et Christophe. Au bas des puits, deux groupes se constituent (5+6). On se rejoint aux obstacles. Tout le monde pourra admirer la cascade qui crachait pas mal (je n'ai jamais vu plus). Nous nous contentons d'un petit tour ludique dans le labyrinthe. Retour sans problème mais les Parisiens ne sont pas encore tous sortis! Finalement vers 21h, on est tous dehors.
La soirée &amp;quot;anniversaire&amp;quot; durera jusqu'au matin pour quelques uns.
Du coup, petite promenade au soleil pour les plus frais avant le repas offert du dimanche (sanglier). Une première voiture quitte Val Suzon vers 14h30 (bébé attendu par ses jeunes parents). Après le repas, Fabien et Gaétan rendent la corde aux dijonnais, puis nous rentrons vers 19h. Cela roulera sans problème.

Alain.</description>
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<title>Initiation au Viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=102</link>
<pubDate>Sat, 19 Jan 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Par cette douce journée (à l'abri du vent) de janvier, nous étions 8 à nous suspendre sur des cordes autour du premier pilier ou sous la grande arche.
Anne-Catherine et Félicie se sont initiées au maniement des instruments de montée et de descente en prévision de la prochaine sortie à la Combe aux prêtres. Atef a équipé sa voie et aussi découvert le P40.</description>
</item>

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<title>Les bondons</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=101</link>
<pubDate>Sat, 29 Dec 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>C'est l'histoire d'un camp d'hiver qui démarrait bien mal, faute de gîte, et qui, grâce à Louis, à été transformé en réussite.
Le gîte est à proximité des entrées supérieures de Malaval, nous n'irons donc pas chercher trop loin le lieu de nos activités.
Le dimanche est consacré à la visite de Malaval.
Le lundi est consacré à la visite de Malaval.
Le mardi est consacré à la visite des trucs de Malaval. Après, je ne sais pas, car Philippe et moi seront repartis...

Plus précisément, le dimanche nous empruntons le nouveau forage pour aller visiter les blanches et les super blanches avec un retour par la galerie traversière. Très belle balade qui permet de s'en mettre plein les mirettes.
Le lundi, nous effectuons la traversée qui consiste à rentrer par la sortie basse pour sortir par l'entrée haute car il y a des puits descendants quand on rentre par le bas... Hum ! c'est un peu inquiétant présenté comme cela mais Louis va à Malaval pour la soixantième fois donc, on lui fait confiance ! Et effectivement, cela se présente comme cela... Très belle traversée, variée, un peu engagée par moment mais avec une corde, pas de problème. Sortis bien à temps sous un ciel fabuleux. Petit réveillon sympathique.

Delphine</description>
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<title>Dahu la VM3 repasse!</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=112</link>
<pubDate>Fri, 14 Dec 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En attendant un récit précis de Christophe voici enfin une transcription d'un long email concernant la dernière visite au Dahu.
Le départ de Paris s'effectuera à 3 (Xtof, Antoine et Alain) vendredi matin tôt (rendez vous 7h).

Après un pique-nique rapide au parking du Dahu, il y aura visite au Dahu pour Tonio et Alain l'après-midi. 15mn à passer la VM3 (10 cm d'air seulement) et à installer le tuyau et amorcer la vidange de l'autre coté vers la perte.
NB:Les salamandres étaient là, à l'entrée du Dahu. Me voilà rassuré sur la pérennité de l'eco-système de l'entrée du Dahu.

Pendant ce temps, Xtof porte les bouteilles à la Baume du Rocher au cas où la VM3 passerait.
Eh bien, comme ça passe, à l'entrée du Dahu (la VM3 et le téléphone), on prévient Xtof (en attente à la voiture).
Il s'équipe en spéléo et on le rejoint à l'entrée de la Baume sans se changer (ponto un  peu pleine).
Le portage dans la Baume sera pénible avec 4 kits pour 3 dont 2 bouteilles de 10l et une de 7l.

Sortis vers 21h, nous apprenons que seuls Jean et Chuong viennent (Louis est encore malade). Dehors ca gèle dur.
Au gîte de Bolandoz l'ambiance est chaude, fourneau à fond pour séchage.
On retrouver des spéléos du GSP-CCDF (je reconnais de vue Christian et Patrick). Ils avaient été invités à jouer avec la boue au début du Dahu.
On se couche peu avant minuit. Chuong et Jean arriveront vers 2h.
 
Le lendemain la mise en route est longue: petit déjeuner tardif, salade à préparer, gaz en rade, mais ouf, Mme Verdier était à la maison et est venue rapidement nous changer la bouteille  (commuter nouvelle bouteille).
On entre dans le Dahu plus tard que prévu (habillage ponto pas tout à fait connu de tous). Et il fait froid: glace sur le bord de la cascade Syratu.
 
Le rendez vous est prévu avec Xtof vers 14h30 au plus tôt de l'autre coté du siphon, 15h00 serait très acceptable et Xtof attendrait jusqu'à 16h30 - 17h00  mais avec réévaluation des objectifs dans ce cas suivant la forme de chacun.
Constat: on retrouve Cchristophe qu'à 16h30 en haut des puits de sortie du siphon.
On a passé la VM3 sans se mouiller (si ponto en bonne état!) la vidange a bien fonctionné.
Sinon, il n' y a plus de trace de pas dans de nombreuses parties et un balisage a été déplacé au carrefour de la jonction.
Notre long habillage n'explique pas tout le retard. La progression a été tout de même longue: fatigue du portage de la veille et cavité pas connue de tous.

On mangera au rendez vous seulement à 16h30, aussi ça fait tard même si on a un peu entamé les barres.
Bref, pas la forme pour beaucoup et l'expérience de la veille avec les 10litres nous fait renoncer à la suite du portage. Chacun rentre de son coté:
Xtof vers la Baume qui prendra le temps de tout reconditionner et sortir un kit et nous vers le Dahu. 
Chuong et Antoine font un détour dans les grandes galeries jusqu'à la première échelle. Antoine changera le mousqueton tout pourri en haut de l'escalade  du raccourci des collemboles.
Jean est trop crevé et préfère assurer son retour et commence à rentrer en n'ayant vu que le bas de la corde des collemboles. Je rentre avec lui. Antoine et Chuong nous rattraperont une heure après. Pour Jeannot, la sortie à l'air libre était la bien venue. Pour les autres, le portage n'aurait pas été faisable en 15h comme prévu. 
Perso pas assez de patate (jus au choix) pour faire + de 15h et pas assez de force pour les 15kg des 10litres sur toute la distance et surtout à bout de bras ou de longe dans les parties basses au sol chaotique. Mini-kits pleins, on a eu assez d'eau pour la durée (8h-9h).
Pour plus d'heures ? Le deuxième mini-kit pour le carbure n'a pas servi.
Nous sommes de retour au gîte vers 23h. Toujours dans une ambiance surchauffée (encore des affaires à sécher (décongeler....) Il fera -7 ° dimanche matin.
 
Dimanche, Jean s'occupe des courses : fromage, saucisse morteau et de la bouffe. Les 4 autres filent à la Baume du Rocher. Chuong a oublié son casque; pas grave, un bon bonnet (celui de Xtof), une petite lampe de secours et un guidage en binôme feront l'affaire (deux stalactites seulement croiseront sa tignasse). On retrouve assez rapidement les bouteilles. Au retour, Antoine et Xtof se coltinent les 10l, je récupère la 7 litres et Chuong le kit avec matos fragile (sa tête et ce kit seront bien traités).
La 7 litres est supportable pour mes petits bras. On se changera au pied de la falaise sous le soleil réparateur, après un nettoyage rapide dans la vaque-VM de l'entrée.
 
On quitte le gîte vers 17h30. Pas de bouchon et nous sommes sur Chaville Meudon Issy vers 21h30 22h. Nettoyage du matos perso au local jusqu'à 23h30 pour les courageux (logés en appart) et remis à plus tard pour les proprio de maisons / garage / jardin.
 
Conclusion Discussion
Donc je suis content de savoir que la VM3 passe (plus bas qu'en septembre de 10cm) malgré la récente crue.
On aurait peut-être dû renoncer vendredi soir sachant qu'on n'était plus que 6 puis plus que 5 et que le portage dans la Baume du Rocher avait été pénible Sinon la reco le vendredi précédent n'aurait rien apporté, avec une belle crue entre les 2 WE.
 
Envisager la même opération sur les beaux jours, sur un WE long (4-5) pour que, ceux qui font la reco et le portage à la Baume du Rocher, puissent récupérer, et pour avoir le max de monde le WE pour le portage Dahu.
Avoir des porteurs qui connaissent déjà le chemin jusqu'au bout permettrait de démystifier (ou non?) la difficulté de la partie chiante.
Pour des jeunes costaux, ça ne devrait pas poser de soucis (où sont les JB, Chti, Gael...d'antan)
Bien sûr, je propose sub exceptionnelle pour genouillères et COUDIERES.. Bien équipé, ça devient PRESQUE du plaisir...
A plus pour de prochaines discussion sur le Dahu.

Alain</description>
</item>

<item>
<title>Igue de Goudou</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=96</link>
<pubDate>Sat, 08 Dec 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Julien, organisant une sortie avec le spéléo-club de l'X, a proposé aux membres de l'Abimes d'y participer. Philippe et moi nous déclarons partants avec en mémoire les très belles galeries que nous avions parcourues lors des 40 ans du club Terre et Eau.
Nous nous retrouvons à 8 dans un gîte à Caniac du causse. Julien et Philippe équipent le puits d'entrée avec une belle figure de style de Julien (...hum! Un bel apéro en perspective !!!). L'essoufflement dû au CO2 se fait sentir dès l'éboulis. La galerie Martel se dévoile au fur et à mesure de notre progression ce qui change de l'éclairage mis en place lors des 40 ans. 
Grâce au CO2, nous adoptons un rythme de vénérables sénateurs... Nous effectuons la pause casse-croûte à l'embarcadère en prenant bien soin de ramasser les miettes. De vilaines traînées de moisissures signalant des repas antérieurs.
Jibé, Estelle et Olivier vont faire un tour dans la rivière amont avant de faire demi-tour tandis que Julien, Benoît, Pierre-Alexis, Philippe et moi partons vers la salle Louis XIV-XVII. Nous poursuivons dans les belles conduites forcées qui mènent vers le réseau des tuiles que nous quittons pour atteindre la galerie des griffades. Chaque effort est vraiment pénible mais cette piste d'ours longeant la paroi le mérite bien.
Retour à la salle XIV-XVII pour rejoindre la rivière via le réseau des cascades. 
Comme toujours à l'heure de se mouiller, chacun ruse sans fin pour finalement finir trempé jusqu'aux aisselles... Vaincus par le gaz, nous n'atteindrons pas le siphon ! La rivière est vraiment superbe, surtout au retour avec une eau claire. Lequel se fait très très lentement et c'est avec un réel plaisir que nous retrouvons la pluie ... et l'air frais.
Le seul traitement proposé est de l'eau fraîche (!!) ce qui s'avéra insuffisant pour nous remettre d'aplomb pour la sortie prévue le dimanche au Drapeau...

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Initiation Doubs (Ouzène-Baumes des crêtes - Ordons)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=98</link>
<pubDate>Sun, 02 Dec 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Avec Marie, Matthieu et Simon, débutants et Sébastien qui fera sa 2ème sortie nous sommes 11 à quitter Paris dans trois voitures. Arrivés au gîte de Montrond le Chateau vers 1h15, nous découvrons le réaménagement des cuisines dortoirs sanitaires. Samedi, PhilT emmène Séb et Cyril à la Baume des Crêtes; le reste de la troupe circulera dans Ouzène équipé par les deux itinéraires, avec passage de l'étroiture sauf pour ceux qui ont un torse généreux. Pas de souci, excepté un Boum avant de descendre (pb d'acéto) et une confiscation de clé de voiture par les premiers sortis. Maintenant, nous savons qu'il existe 26 Decreuse à Montrond!).
Le lendemain, visite des Ordons pour tout le monde (météo pas parfaite pour les Biefs Boussets). Retour dimanche par tempête (bien tenir son volant!) et lavage au local en 2h. Avant 23h, tout était rangé.
Alain.</description>
</item>

<item>
<title>Initiation au Gymnase</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=95</link>
<pubDate>Sun, 25 Nov 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Initiation à la progression sur corde pour Simon, Matthieu, Marie, et exercices pour Sébastien. Pour Atef (cordiste) ce sera une transposition de son savoir avec du matériel cette fois spéléo.
Nous étions bien au chaud, voire très chaud au plafond. 
Une cordelette (celle de la porte d'entrée) a disparu. Il faudra en remettre une et s'exercer aux longues vires en plafond! Un ou une volontaire ?</description>
</item>

<item>
<title>Gournier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=94</link>
<pubDate>Sat, 17 Nov 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>SEIZE à Gournier, soit 4 groupes de 4 avec des objectifs variés, allant d'une visite du fossile avec baignade jusqu'au raid à l'Aquagalerie.

Partis en tête avec les canots : Xis, Thomas, PhilippeT et Julien. Nous ne les reverrons que le lendemain matin après une courte nuit. Ils s'arrêteront dans la galerie Jérôme après avoir bien barboté dans le siphon 1. Passée la salle Chevalier, Gournier devient sauvage ! !

Un deuxième groupe composé de Fabien, Claire, Benoît et PhilippeL a décidé de remonter la rivière jusqu'à... ils verront bien !

Viennent ensuite Delphine, PhilippeK, Jean, avec comme mission d'emmener Gaël au bout de ses émotions. Car Gaël est en reportage pour l'Equipe Magazine !
La visite intégrale du fossile est interrompue à l'embarcadère, nous mangeons, enfilons les Néoprène et Zou à l'eau. La fatigue arrive doucement et nous croisons Benoît et PhilippeL sur le retour. Devant la C12, les embruns volent et il est difficile de s'entendre. Alors nous avançons.
Peu avant la salle Chevalier, voilà Claire et Fabien qui n'ont pas trouvé le passage clé. Ils y retournent avec nous. Escalade en rive droite, conduite forcée et sortie par une étroiture (?) qui nous pose devant une corde remontante.
Ce sera tout pour cette fois, et c'est à 6 que nous redescendons cette rivière magnifique. Etonnés, nous tombons sur Benoît et PhilippeL qui attendent, un peu perdus, devant un cairn qui marque un autre accès au fossile.
Tous ensemble, nous revenons donc au vestiaire que nous quitterons en ayant reformé les groupes.
PK.


Une très belle sortie d?initiation pour Paul presque jusqu?à la cascade de 12 mètres !
Dans ce groupe il y avait Jean-Paul, Xavier, Paul et Rémi.
L?eau était très froide mais finalement nous n'avons eu vraiment froid que sur le parking. La rivière est vraiment superbe et la partie fossile très impressionnante.
J?espère y retourner pour voir plus loin !
Rémi.</description>
</item>

<item>
<title>Moulins de la Mer de Glace</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=93</link>
<pubDate>Fri, 16 Nov 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Montée sur la mer de glace par le premier funiculaire de 10h00, puis après le passage des échelles (trace déjà faite malgré les chutes de neige récentes : 40cm!), nous partons encordés sur le glacier, crampons aux pieds en suivant la trace. Elle nous mène au moulin où un groupe d'habitués (qui a fait la trace) termine déjà son explo. Nous descendons aussi. Au fond du premier puits, le méandre se rétrécit rapidement et est bouché par la neige. C'est beaucoup plus étroit qu'il y a 2 ans.
Nous descendons un deuxième puits très joli, mais là aussi nous trouvons un méandre étroit impraticable.
Nous rentrons et loupons le dernier train de 10 mn... Retour sur ballast (neige amortie qui soulage la descente). 
Il a fait très froid mais pas de vent, du soleil et les paysages sont magnifiques. La montagne c'est très bien aussi.
Alain</description>
</item>

<item>
<title>Initiation</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=97</link>
<pubDate>Wed, 14 Nov 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Initiation de Gaël aux techniques de progression sur cordes.</description>
</item>

<item>
<title>Saint Marcel d'Ardèche (Inter-clubs CDS 92)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=92</link>
<pubDate>Sat, 27 Oct 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Cet inter-clubs Ardèche + Dépollution 
comprenait des membres de Terre et Eau, de l'ASTC et de l'ABIMES.
Le premier puits et la salle de l'aven du Marteau servirent de mise en jambe en vue de l'aven de Noël. Cet aven de Noël a tenu ses promesses: joli puits (équipé en double), belle galerie blanche et chauve-souris cristallisée (Cyril, Alain, +...). 
Repos et balade à pied le lendemain.
La visite de Saint-Marcel par les galeries du réseau Un sera immortalisée par des séances photos (Cyril, Alain+...). 
Jean, JB et Lena sont arrivés pour le grand week-end. L'équipement de l'Aven Despeysse se fit en double derrière un groupe de jeunes de Lozère en formation équipement (camion de Chanat) d'où reconnaissance jusqu'au N11 seulement (Cyril, Alain, JB). Traversée classique pour Jean, Alain,  Cyril+... et Lena+...à la remontée. 
Aven de Chazot: vraie dépollution (médiatisée FR3), avec première aperçue entre les détritus.</description>
</item>

<item>
<title>Alpi Apuane</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=90</link>
<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Depuis le temps que nous voulions voir ces fameuses cavités de Toscane, nous avons saisi l'occasion offerte par la rencontre internationale de spéléologie &amp;quot;Metamorfosi&amp;quot;, aussi appelée &amp;quot;Apuane 2007&amp;quot;. C'était aussi le moyen de découvrir ces fameux congrès italiens dont tout le monde parle !
Nous voilà partis en train jusqu'à Lyon puis en voiture avec Manu et Valérie pour de longues heures de voyage.
Nous démarrons notre semaine en nous inscrivant au congrès (25 euros); nous recevons une pochette contenant notamment une &amp;quot;bible&amp;quot; sur le secteur donnant toutes les indications sur les 19 (!) cavités équipées et les 18 (!) randonnées balisées. Notre choix a déjà été fait : Gigi Squisio, Guaglio, traversata del Corchia et Astrea et nous ne serons pas déçus même si faute d'Astrea, nous avons visité le Bagnulo. Une mention très spéciale pour le Guaglio où le marbre est omniprésent, blanc et les formes des galeries superbes. De très belles balades sous un temps radieux sauf un jour de pluie.
Le tout couronné par un accueil extrêmement sympathique : nos essais plus ou moins heureux pour parler la langue de Dante y sont peut-être pour quelque chose... 
Il est sûr que cela n'a pas grand-chose à voir avec les congrès français : 2.500 inscrits, une ambiance du tonnerre et une grande liberté tout en restant dans le cadre de l'organisation.

Encore plein de choses à voir, des progrès à faire en italien et une grosse envie d'y retourner.

Delphine</description>
</item>

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<title>Viaduc de Bures</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=91</link>
<pubDate>Sun, 21 Oct 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Par un beau dimanche d'automne, Cyril P et Laurent R ont perfectionné leur technique de montée sur grandes verticales (4 allers et retours le long de l'avant dernier pilier ou en fil d'araignée). Cyril, bon entraînement pour le P90 de l'aven de Noël!
JB et Lena sont venus prêter main forte et s'entraîner aussi. Première visite du viaduc pour Axel.</description>
</item>

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<title>La combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=88</link>
<pubDate>Sat, 13 Oct 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Journées nationales de la spéléologie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=87</link>
<pubDate>Sat, 06 Oct 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le soleil était de la partie pour ces troisièmes JNS organisées par le CDS 92.
Après Clamart et Bois-Colombes, c'était donc Issy-les-Moulineaux et le parc de l'Ile Saint-Germain.
Après la préparation menée par Jean et Stéphanie, nous étions plus de vingt de cinq clubs à pied d'oeuvre, à partir de huit heures, pour monter et installer le parcours. Quatre ateliers dans les arbres et un &amp;quot;parcours mystérieux&amp;quot; au sol.
A 12h30, rien n'était fini, mais à 14h pile les premiers enfants étaient accueillis au vestiaire pour revêtir baudrier et casque.
Pendant quatre heures, 130 enfants accompagnés de leurs parents ont découvert nos installations d'arbre en arbre, avec une jolie tyrolienne comme bouquet final.
Le déséquipement était bien sûr plus rapide, mais il restait encore pour certains à remporter les différents matériels.
La journée a été bien remplie, voire épuisante, et surtout très réussie. Pour finir en apothéose, la plupart d'entre nous avions rendez-vous chez Antoine pour un buffet devant le quart de finale France-NZ.
Quelle journée !</description>
</item>

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<title>Réseau TQS (Saints de Glace->Quai aux Fleurs)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=86</link>
<pubDate>Sat, 29 Sep 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Départ du local vers 19h30 dans de gros bouchons, arrivée à Méaudre un peu après 2h du matin. Il y a de la neige au sol et les sommets sont blancs.
Levé vers 10h (dur, dur!), le proprio du gîte, qui est spéléo, nous dit qu'il a beaucoup plu les 2 jours précédents et qu'il a neigé en début de semaine. Les résurgences sont en crues. Le TQS risque d'être bien humide! La météo annonce 2 jours de grand beau temps: on y va!
La sortie commence par un peu de plomberie pour réparer le tuyau qui évite que le ruisseau se jette dans l'entrée des Saints de Glace.
La descente se fait dans une ambiance &amp;quot;aquatique&amp;quot;, les puits sont arrosés. L'équipement doit se faire hors crue et cela consomme rapidement nos cordes. Avant d'arriver à la salle Hydrokarst, il ne nous en reste plus q'une alors que l'on en avait 3 de prévues pour après! Heureusement la descente dans la salle est en fixe! L'ambiance dans la salle est très aquatique: une cascade tombe du plafond et il y a un lac au milieu de la salle. La pose déjeuner est la bien venue!
On repart pour la suite, Soupirail, galerie des Marmites, galerie François (shunt des plus grosses marmites), Pas du Loup, on tombe le haut de la combi car il fait bien chaud à monter/descendre (qui a dit que le TQS est un trou froid?), salle de la Conciergerie où l'on peine à trouver notre chemin vers le Quai aux Fleurs. Ou tourne en rond pendant 45 minutes avant de trouver le passage vers le balcon de la Cuspide puis une zone labyrinthique se poursuivant dans un méandre où un bruit puissant d'eau se fait entendre. Nous progressons jusqu'à ce que notre méandre recoupe un méandre inférieur dans lequel un torrent s'écoule, nous bloquant ainsi le passage vers le Quai aux Fleurs! Après une tentative de Philippe en oppo au dessus du torrent, nous faisons demi-tour. Petit à petit la fatigue se fait sentir. Nouvelle pose repas dans la salle Hydrokarst. La suite de la remontée finira de m'achever et c'est bien claqués que nous ressortons vers 1h du matin... sous la pluie!
Retour au gîte, bonne bière, bonne paella, accompagnée d'un rouge &amp;quot;rapeux&amp;quot;, une douche pour certains et dodo vers 4h.
Levé vers 12h00, les cuisses se font bien sentir, la descente de l'escalier du gîte est périlleuse.
Lavage matos avec le karcher des proprios (adresse à retenir!), un petit boudin/pomme sous le soleil et il est temps de repartir!
Week-end fort agréable, gîte agréable, bon accueil, magnifique balade sous terre.</description>
</item>

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<title>Puiselet: C'est la rentrée!!</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=85</link>
<pubDate>Sat, 15 Sep 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Découverte, initiation sous un beau soleil:
Marie, Marie-Laure, Olivia, Claudia, Antoine, Hugo, Laurent.</description>
</item>

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<title>Dahu: le retour!</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=84</link>
<pubDate>Sat, 01 Sep 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La V3 ne passe pas... Et il y a toujours plein de boue!</description>
</item>

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<title>Spéléo en duo</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=82</link>
<pubDate>Sat, 25 Aug 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ma proposition de sortie n'a pas soulevé un enthousiasme fou puisque je n'ai reçu qu'une réponse ... de Philippe !
Pas de problème, il suffit de bien choisir les cavités en évitant celles qui sont rebouchées par des propriétaires mécontents, celles qui se visitent accompagnés par le club inventeur et celles qui nécessitent plus de deux kits de cordes. 
Le choix est vite fait : nous irons dans la Drôme visiter le réseau Christian Gathier par le scialet du Toboggan puis le scialet Robin. Un gîte est finalement trouvé à Vassieux en Vercors, tout à côté du Souillet où nous avions démarré notre rando avec les ânes l'an passé.

Nous trouvons sans difficulté le scialet du Toboggan malgré les récents travaux routiers qui ont supprimé les deux virages et le chargeoir à bois, indices &amp;quot;clés&amp;quot; pour trouver le départ du chemin. Nous avons préparé le matériel pour aller jusqu'à la salle de la Cascade en laissant le matériel facultatif dans la voiture. Ce qui veut dire qu'on n'équipe que le dernier ressaut de la diaclase d'entrée... Mauvaise idée tant elle est étroite et descendante ! La suite se déroule sans difficulté particulière : tous les obstacles suivants sont équipés et le ciel radieux écarte tout risque de crue. La rivière de Bournette est superbe bien que courte et le passage clé se passe sans difficulté. Avec une eau à 4°, chaque centimètre compte et le mi-cuisse pour les uns signifie les fesses dans l'eau pour les autres ! C'est trop injuste... 
Nous atteignons la salle de la Cascade assez rapidement et regardons, songeurs, le haut de cette cascade qui donne accès à la rivière de Montué. Le retour bien balisé est facile. Nous croisons un autre couple et ressortons en partie sur la corde qu'ils ont équipée...
Le balisage, l'équipement en fixe et le courant d'air soufflant nous rappellent qu'il doit exister une traversée où le passage clé peut servir de piège. Effectivement, le trou des Anciens, récemment ouvert permet d'accéder à l'amont de la rivière de Montué. Donc, on vient de repérer toute la fin d'une superbe traversée !... Voilà qui nous rappelle une récente virée dans le Gard !

Nous préparons soigneusement deux gros kits bourrés de 8 mm pour atteindre les galeries du scialet Robin. Le porche d'entrée est facile à trouver. 
J'étais persuadée que la cavité serait équipée mais il faut bien se rendre à l'évidence... Philippe démarre l'équipement sur les spits plantés à côté des goujons. Un puits, deux puits et ... l'intuition était bonne ! Nous posons rapidement nos &amp;quot;lests&amp;quot; et continuons avec l'eau, le carbure et les en-cas. Il y a pas mal de MC, l'équipement du P140 tourne sans cesse pour éviter les parois mondmilcheuses, les suintements voire d'éventuelles cascades etc... Et enfin le dernier pendule. Pas mécontents que ce soit équipé car on y aurait passé un petit bout de temps. Les puits sont très beaux et permettent d'admirer déjà quelques fossiles.
Une fois la lucarne franchie, le balisage commence et permet de traverser quelques belles zones.  On ne va quand même pas tout décrire pour vous laisser la joie de découvrir par vous-même... Retenons les très belles formes de galeries, les magnifiques fossiles de madrépores et bien sûr le concrétionnement très varié avec une mention spéciale pour la rivière et les soldats de calcite. Le balisage permet de préserver au mieux tous ces témoins, particulièrement de beaux sols d'argile trop souvent négligés.
Espérons que les futurs visiteurs de ces galeries sauront en prendre soin.

Pas de photo : il faudra aller voir vous-même !
;-)

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Stage franco-suisse</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=83</link>
<pubDate>Sat, 04 Aug 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un stage de plus, c'est de belles rencontres, de nouvelles cavités dont Pleine lune et Cascades en Suisse, une météo très variée passant d'un soleil radieux à l'alerte orange sur le Doubs puis les inondations et mises en charge...

Et un nouvel initiateur au club : bravo Philippe !

Un bémol quand même avec des visiteurs de voitures aux Cavottes, Baume des crêtes, Jérusalem, Ouzène etc ... Heureusement qu'il n'y a jamais rien dans les voitures de spéléo !

Delphine</description>
</item>

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<title>Scialet du Silence (Interclub CDS92)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=80</link>
<pubDate>Sat, 28 Jul 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Interclub T et E (5), ASTC(4), ABIMES (2) 
Dimanche: Balade à pied à la recherche du scialet sur le clot d'Aspres. Nous trouvons plein d'autres entrées, mais pas le silence. Pas de GPS parmi les 4 premiers arrivés. Lundi on trouve rapidement le silence, Début d'équipement. Mardi équipement jusqu'en haut du P95. Mercredi deséquipement complet sans aller au delà. Jeudi, météo pourrie, courses expe
puis grotte d'Envernibar, Vendredi Gour Fumant. Samedi lavage et retour sur Paris ou Goudou. On n'a sûrement pas été assez ambitieux pour aller plus loin dans le silence, mais les anciens fatigués ne connaissaient pas assez les nouveaux et le mauvais temps du jeudi a cassé la dynamique. Sinon interclub où la nouvelle génération prend la main.</description>
</item>

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<title>Sous la Dent</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=78</link>
<pubDate>Fri, 27 Jul 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Belles balades aussi bien en surface que sous terre : Glaz - Annette, Glaz - Chevalier, Glaz - Guiers mort et Glaz - Glaz vers la rivière Serpentine.
Vraiment Glaz-Glaz d'ailleurs car avec le gradient de température intérieur-extérieur, il y avait un courant d'air énôôrme !

Delphine</description>
</item>

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<title>Pourpevelle</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=79</link>
<pubDate>Sat, 21 Jul 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Trois jours pour (re)découvrir le nord du Doubs. Au programme : la rivière de Pourpevelle et la grotte de Malatière.

Les prévisions météorologiques du samedi sont très maussades et nous optons pour les réseaux fossiles de Bournois.
Belle (re)découverte de cette cavité qui a subi un lifting impressionnant : les graffiti récents ont presque tous disparu, seul le sol archi-poli et glissant témoigne de l'intense fréquentation de cette cavité. De beaux volumes qui mériteraient une séance photo. Nous reviendrons... 
A la sortie, nous constatons bien sûr qu'il n'a pas plu une goutte !

Le temps radieux du dimanche nous amène à l'entrée de Pourpevelle. Le P40 contre paroi promis à Benoît est en fait un P25 en cloche ... Mais plus rien ne l'arrête ! Et heureusement car la rivière qui suit mérite vraiment le détour. Nos atermoiements pour déterminer l'équipement adapté à la visite de cette cavité sont finalement assez stériles puisque la plupart d'entre nous irons ...
en sous-combinaison. Certes, nous sommes bien trempés mais pour aller jusqu'au delta de l'Amazone, cela convenait tout à fait. Là aussi, il faudra revenir pour visiter Pourpelui 1 et 2. Avec une souris ?

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Entraînement viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=76</link>
<pubDate>Sun, 08 Jul 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Petites révisions entre amis...</description>
</item>

<item>
<title>30 ans du SSF</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=75</link>
<pubDate>Sat, 30 Jun 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un anniversaire réussi avec plus de 200 spéléos réunis à Montélimar.
A noter le questionnaire concours du samedi soir où ont brillé les Abimés qui repartent avec le 1er prix, le 2e prix et le 3e prix (nous n'étions que 3...).

&lt;a target=&amp;quot;_blank&amp;quot; href=&amp;quot;http://ssf.ffspeleo.fr/30ans/sommaire.htm&amp;quot;&gt;En savoir plus&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Stage Canyon SFP1</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=77</link>
<pubDate>Sun, 24 Jun 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>1 journée de falais
4 canyon  + ou - secs
1 journée de nage en eaux vives

... Bien... Très bien !

Objectifs d'apprentissage atteints (je pense, il n'y a pas eu de bilan individuel)</description>
</item>

<item>
<title> Combe aux prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=74</link>
<pubDate>Sat, 09 Jun 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Initiation de Flora, cousine de Xavier et Arnaud (None), pote de Xavier et Philippe.

Après un entrainement au Puiselet mi mai, les deux zouves ont paru plus entousiastes que je ne l'aurais cru...

... Xavier a donc organisé une sortie à la Combe aux Prêtres avec l'idée de faire un bivouac à la salle à manger. Finalement on a préféré partir léger (avec tout de même un kit bouffe avec réchaud et raviolis et un kit eau avec 5 bouteilles...)

On est allé jusqu'à la cascade, puis au début du réseau Ben. Les initiés ont bien suivi et étaient ravis, j'espère les revoir sous terre, à relancer pour les initiations de la rentrée !!

retour le soir même sur Paris, ca fait une grosse journée!! Grasse mat' le dimanche.</description>
</item>

<item>
<title>WE interclub dans le Jura pour le congrès national</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=72</link>
<pubDate>Thu, 24 May 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Inter club AMIBES Terre&amp;Eau ASTC avec 25 participants
Cavités déja équipées que nous avons visitées: Gouffre du Dos à l'âne, Borne aux Cassots, Gouffre des Essarlottes, Lésine du Champ Guillobot, rivière de la Châtelaine, Baume Sainte Anne, Bame à Bélard, Baume de la Favière, Grotte des Planches, rivière de la Baume.
avec un TPST maximum de 4/5 h
Visites culturelles: reculées, fruitières, caves, sentier karstique, piste de dinosaures, église réformée en cave à vin,....
Congrès: visites des stands, exposants, expos photos, films, diaporamas scientifiques et historiques, démonstration civière plongée (sous l'orage) et bien sûr pour certains réunions et AGN de la Fédération.</description>
</item>

<item>
<title>Rivières des Deux-Sèvres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=69</link>
<pubDate>Sat, 19 May 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous profitons d'un séjour près de Poitiers pour répondre à l'invitation de Gilles Turgné, président du CDS 79 : visiter deux classiques du département. En effet, nous soutient-il, il y a des cavités naturelles intéressantes dans les Deux-Sèvres ! 

Nous commençons par la rivière souterraine de Champdeniers. Elle est facile à localiser : il suffit de suivre les panneaux &amp;quot;Rivière souterraine&amp;quot; ce qui montre bien que ce bourg est fier de cette curiosité géologique. Munis de la précieuse clé, nous pénétrons dans le réseau via l'entrée artificielle située juste au dessus de l'exurgence. Une salle suivie d'une échelle permet de prendre pied dans la rivière. Jamais étroite, la galerie prend assez rapidement de confortables dimensions et permet de réaliser de nombreuses observations : banquettes varvées, concrétions, fossiles (rostres...), niphargus, sous-marin (!), chenal de voûte, plancher stalagmitique... 
Une bien belle rivière, sans aucune difficulté qui permet au débutant bien accompagné de percevoir la richesse de notre activité.

L'après-midi est consacré à la traversée de Saint Christophe sur Roc. Le propriétaire ayant ouvert le cadenas, nous descendons le puits d'entrée (P20) qui s'est ouvert lors de fortes pluies et arrivons dans la rivière juste en aval du siphon. Nous voilà partis pour 2 kilomètres de très belle rivière avec une sortie fort aquatique bien que la trappe du lavoir ait été levée le matin même.
Comme quoi dans les Deux-Sèvres, il n'y a pas que le marais poitevin, le fromage de bique et l'angélique, il y aussi DEUX belles cavités.
Merci Gilles, Romain et Jean-François pour la visite.

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Hermanamiento AA</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=70</link>
<pubDate>Sat, 21 Apr 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Bon, ça ne va pas être facile de résumer tout ce que nous avons fait dans cette petite case !

Nous sommes partis avec beaucoup de matériel et trois objectifs : 
- rencontrer le club ADEMCO de Colindres pour démarrer sur de bonnes bases l'exploration de la zone Voto
- explorer cette fameuse zone
- réaliser des classiques notamment la traversée Cueto Coventosa.
Certains voulaient en plus grimper, découvrir l'Espagne, faire des traversées, s'initier à la navigation souterraine, vérifier la bonne tenue des hôpitaux espagnols, tester le produit miracle anti-tiques, soigner leur phobie des serpents ...

Globalement, tous ces objectifs ont été tenus. 
A la louche, on doit avoir fait 400 mètres de première avec 40 puits de 10 mètres ! 
Il faut revenir.
Une mention particulière pour la météo qui n'a pas été tous les jours de la partie mais nous étions prévenus et équipés ! 

Un grand merci à nos amis du club ADEMCO dont l'accueil fut très chaleureux.

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Ah, l'horizontale</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=42</link>
<pubDate>Sat, 07 Apr 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Au départ, l'idée était d'aller voir la Baume Layrou et l'abîme de Bramabiau, deux cavités  du Gard qui ne nécessitent pas d'équipement. Le planning laissant un peu de temps le samedi, nous avons quand même pris une corde de 120 mètres pour aller au Mas Raynal ! 
Très belle virée sous un soleil radieux. Le puits est de toute beauté. A 17 h, tout le monde est dehors et rêve déjà de l'apéro et du curry qui nous attendent. C'était sans compter que cette f.... bon Di.. de corde reste coincée dans la rivière, tout en bas !! On lache un peu de mou en équipant le départ avec un corde de 30 mètres mais rien n'y fait.
De guerre lasse, nous partons chercher sur la causse du Larzac une corde de 100 mètres qui nous permettrait d'aller décoincer la nôtre !! Heureusement, nous trouvons un spéléo super sympa qui nous prête, comme si c'était parfaitement normal, une corde de 100 mètres. Et voilà les deux Philippe qui repartent vaillamment dans l'abîme. Mission réussie.
Le curry était bon, parait-il, même pour ceux qui professent des allergies particulières...
Le lendemain, Kratof retourne à la boulangerie de Nant pour acheter des ... croissants ! C'est la fin du Carême, après tout... et les achats de la veille nous ont convaincus de la qualité des produits.
Nous voilà partis pour de nouvelles aventures en direction de la Baume Layrou que nous ne trouverons qu'à 16 heures... L'échelle d'accès tant recherchée est en bon état, la cavité souffle un bon air frais.
Grâce à la très grande topo et au balisage en place, le cheminement ne pose pas de difficultés d'orientation mais le qualificatif de &amp;quot;sportif&amp;quot; mentionné dans la description trouve rapidement sa justification... La cavité est très variée avec de superbes remplissages. Une énorme surprise nous attendait au bout de la galerie des petits baigneurs... Le retour fut vraiment très long, tortueux et paumatoire à souhait. 
La visite de Bramabiau est remise sine die...

Delphine</description>
</item>

<item>
<title>Stage FTS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=39</link>
<pubDate>Sat, 17 Mar 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le stage s?est déroulé sur deux jours au Puiselet. Le premier jour nous avons travaillé par atelier sur les différentes techniques utilisées pour déplacer la civière sur corde.
Le second jour, nous avons mis en pratique ces techniques. La météo n?a pas été de notre côté, la pluie nous a accompagné presque toute la seconde journée...
Même avec cette pluie froide, l?ambiance a été très bonne !</description>
</item>

<item>
<title>Stage PAS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=41</link>
<pubDate>Sat, 17 Mar 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>La Dent à l'arrach'</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=38</link>
<pubDate>Sat, 10 Mar 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>L'avantage quand rien n'est préparé, c'est que l'on peut adapter le programme au dernier moment ...
La Diau ne semblant pas être une bonne idée en ce mois de mars, nous envisageons la Dent. Aussi, jeudi soir, nous réservons un gîte à Saint Hilaire du Touvet, décidons courageusement de ne pas faire de courses hormis du pain en nous contentant des stocks restés au local...
Sachant que :
- l'accès au Glaz est périlleux en cette saison, 
- nous n'avons qu'une voiture et ne pouvons donc pas envisager de navette 
- la route du col du Coq est fermée en hiver ce qui rallonge considérablement l'accès à Saint Pancrasse,
nous optons pour Guiers-Guiers par l'escalier de service et le puits Noir.
La neige tombée la veille nous offre une jolie balade pour accéder au Guiers mort. A pied d'oeuvre vers 14 heures, nous sommes poussés par le courant d'air violent vers le labyrinthe.</description>
</item>

<item>
<title>L'Ardèche à l'arrach</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=40</link>
<pubDate>Fri, 02 Mar 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>... Work in progress ...

Cavités explorées : 

Grotte nouvelle de Vallon
Aven des 9 gorges
Grotte de la Madelaine
Aven du Faux Marzal
Aven du Marteau
Grotte du Chassel (ou grotte des Panou Panou)
Aven de Noël</description>
</item>

<item>
<title>Stage Lot Initiateur et Perf</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=36</link>
<pubDate>Sat, 24 Feb 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Super stage!</description>
</item>

<item>
<title>Magic-Boy et Barrière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=32</link>
<pubDate>Sat, 17 Feb 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>En ce moment le Lot est saturé en eau. Pas simple de trouver une cavité sans risque et intéressante pour une initiation avec une météo médiocre.
Heureusement Gaëtan et Christian nous ont aidés a choisir une cavité sans risque de crue et sans fermeture annuelle pour le bien être des chauves souris.
Finalement Christian nous a emmené à Magic-Boy. Drôle de nom pour une cavité !
Magic-Boy est le nom d'un cheval, qui a terminé sa vie dans ce trou après que la terre se soit dérobée sous ses pieds.
L'entrée se fait par une buse et la cavité est entièrement équipée en fixe par des barreaux et quelques cordes. Après un bon ramping et quelques ressauts on accède à l'actif. Nous avons fait uniquement l'aval, jusqu'au siphon constitué d'une eau épaisse de couleur ocre.
C'est une très belle rivière !
Rémi.</description>
</item>

<item>
<title>Gymnase</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=37</link>
<pubDate>Sun, 11 Feb 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>La vieille herbe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=30</link>
<pubDate>Sat, 03 Feb 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le secteur est soumis à une intense exploitation forestière qui a tout bouleversé rendant la recherche des cavités plus difficile. Heureusement, nous avions le GPS !
Le Gros Bourbier, si nous l'avons trouvé, est impénétrable. 

Donc les deux équipes vont à la Vieille herbe. L'objectif est de peaufiner les techniques d'équipement. Rémi commence et Fabien continue. Il n'y a pas de problème particulier : bien veiller au choix des plaquettes et au frottement de la corde juste sous l'amarrage. Le puits d'entrée est équipé en double. Nos équipes se séparent juste avant le P13 mais le réseau de la Gadoue est vraiment trop sauvage sans trousse à spit. Cette équipe fait demi-tour et réalise quelques décrochements pendant que Fabien continue l'équipement jusqu'à la tête du R5. Il y a un courant d'air très sensible dans la cavité. 
Retour sans problème au gîte de Foucherans absolument glacial en plein hiver. Heureusement les douches sont chaudes !
Opération raclette réussie.
Le lendemain, nous nous rendons à la Chenau. Sur la piste d'accès, des panneaux &amp;quot;Risque d'effondrement&amp;quot; nous intriguent... jusqu'à ce que nous atteignions la majestueuse entrée de la Chenau : Celle-ci s'ouvre juste en bordure de la piste, laquelle est sous-minée par un écoulement d'eau qui se jette dans la cavité. Malheureusement, il y a déjà une équipe dans la cavité et nous décidons de faire demi-tour.
Nous profitons du très beau temps pour aller repérer l'entrée du Paradis...
Delphine</description>
</item>

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<title>Cuves de Sassenage</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=23</link>
<pubDate>Sat, 20 Jan 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Après avoir campé sur le parking du cirque de Saint Même sur la commune de Saint Pierre d?Entremont (Savoie) durant la nuit qui a suivi la traversée Masques ? Mort Ru, Nathalie et moi partons sur Grenoble pour retrouver une quinzaine de membres du club Abîmes d?Issy les Moulineaux. 
Nous arrivons à 11 heures sur le parking des Cuves de Sassenage, et toute la clique parisienne est déjà là. On peut remarquer une quinzaine de personnes se baladant en sous combinaison dans le centre ville de Sassenage. Certains ont déjà subi chocs et cartons, puisque un constat se remplit entre un autochtone et un Abîmé (un membre du club ABIMES pour les incultes).

Tout le monde se prépare tranquillement mais sûrement. Les équipes se font. Il y a donc l?équipe qui va se balader sans objectif lointain, l?équipe qui va jusqu?où elle peut, et l?équipe qui va au fond. Le préposé aux clés, un spéléo qui s?occupe de la cavité, nous amène les clés vers midi et nous donne quelques consignes. Il nous faut donc remplir un cahier avec nos noms, l?heure d?entrée et de sortie et laisser la porte des cuves fermée à clé. Vers 13 heures, enfin, les groupes commencent la marche d?approche  qui dure un quart d?heure, et qui nous conduit à l?entrée des Cuves de Sassenage. Nous pénétrons la partie touristique, et rejoignons rapidement son terminus. A ce moment précis, personne n?a vu de cahier, et nous remplissons finalement une feuille avec nos noms. Notre équipe démarre alors dans les grands volumes qui mènent au gruyère. A ce moment là, quelques hésitations sur l?itinéraire interviennent, mais rapidement, nous reprenons le chemin. Quelques galeries plus loin, Delphine voit un puits douche qu?elle s?empresse de remonter en apnée (passage du fractionnement inclus).
Après un vote massif, nous décidons que la suite n?est pas là-haut, mais plus loin dans la galerie. Effectivement, la suite est bien là, et rapidement nous arrivons à un pont de singe au dessus de l?eau, puis au puits Lavigne (P13) après un pique-nique dans la salle du sable. Après une étroiture qui inquiète pour le retour (en descente et glissante), nous entrons dans la rivière des Benjamins. Quelques temps plus tard, nous traversons la galerie des Marmites. Des oppositions à la Jean Claude Van Damme permettent de traverser sans bottes mouiller. Mais ceux qui ne sont pas grands galèrent, et Nathalie a même droit à un pont humain (je ne saurais le décrire, je ne l?ai pas eu en visuel).

Nous arrivons à la Salle Carrel, haute de 80 mètres, et Fabien, pense qu?il est plus sage pour lui de rester là à nous attendre. On déchaule, on se restaure, et on enquille la suite : une remontée dans la salle Carrel d?une cinquantaine de mètres. En haut de la salle, une vire acrobatique nous permet de retrouver l?actif. A partir de ce moment là, en plus des nombreuses tyroliennes qui tirent les bras, l?équipement en fixe devient douteux. Certains pitons tout rouillés (ou autres amarrages naturels suspects) sont l?objet de toutes les attentions et de toutes les prières. Mais le décor est grandiose : un enchaînement de cascade que nous remontons pour finalement arriver à une immense galerie fossile remontante, une dernière tyrolienne, et enfin, le siphon terminal à la cote + 379.

Le retour est rapide jusqu?à la salle Carrel, puisqu?il n?y a qu?à descendre les galeries, cascades, et tyroliennes. Quand Rémi, Nathalie, Philippe T., Olivier et moi arrivons dans la salle, les autres sont déjà en train de s?éloigner pour rejoindre la sortie. Nous n?essayons pas de les suivre et nous nous restaurons avant de repartir tranquillement. La sortie sera longue. Nous perdons du temps à essayer de trouver le shunt de la Galerie des marmites, nous faisons un nombre de pauses bien trop élevé, et quand nous commençons à rentrer dans les horaires de nuit, la fatigue se fait bien ressentir dans le groupe. Grâce à notre expérience (ou notre chance ?), nous n?avons quasiment pas de problèmes d?itinéraires, et nous sortons de la cavité à 5 h 30 le dimanche matin. Nous apprenons en regardant le cahier (qui finalement était à côté de l?entrée), que les autres sont sortis à 3h (Delphine et Kratof), puis à 4h30 (JB, Philippe K., et Fabien). Nous ne traînons pas pour nous changer sur le parking. Enfin, Nathalie et moi repartons sur Lyon, et les autres rentrent au gîte.

Thomas</description>
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<title>Gouffres de la Légarde et Biefs Boussets</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=320</link>
<pubDate>Sat, 16 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=321</link>
<pubDate>Sun, 10 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Bidouille et techno</description>
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<title>Gouffre de la Vieille herbe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=322</link>
<pubDate>Sat, 09 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Humide...</description>
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<title>Rivière du Vieux Moutiers</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=323</link>
<pubDate>Wed, 06 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Oui, il y a des cavités en Ile de France !</description>
</item>

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<title>Viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=324</link>
<pubDate>Sun, 03 Dec 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Entraînement</description>
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<title>Gouffre du Pertuis</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=325</link>
<pubDate>Sat, 25 Nov 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>A côté de la Via ferrata des Juscles</description>
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<title>Scialet du Trisou</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=326</link>
<pubDate>Sat, 25 Nov 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>...et site internet !</description>
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<title>Igue du Père Noel, igue de Geniez</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=327</link>
<pubDate>Sat, 18 Nov 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Assemblée générale</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=328</link>
<pubDate>Mon, 13 Nov 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Assemblée générale 2006 de l'ABIMES 
Lundi 13 Novembre 2006



Nouveau bureau de l'ABIMES 
Président : Rémi de Saint Léger
Secrétaire : Jean Charbonnel
Trésorier : Alain Grésillaud

Président adjoint : Jean-Baptiste Lalanne
Vice-président : Delphine Molas, Antoine Rouillard
Secrétaire adjoint : Olivier Pascaly
Trésorier adjoint : Philippe Tresca

Matériel : Fabien Couturier, Stéphanie Leblond, Jean-Paul Couturier 
Bibliothèque : Anne de Saint Léger</description>
</item>

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<title>Entraînement falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=329</link>
<pubDate>Sat, 28 Oct 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://grimp77.free.fr/puiselet.htm&amp;quot;&gt;Puiselet&lt;/a&gt;</description>
</item>

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<title>Gouffre de la Combe aux prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=330</link>
<pubDate>Sat, 21 Oct 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

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<title>Entraînement gymnase</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=331</link>
<pubDate>Sun, 15 Oct 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Entraînement falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=332</link>
<pubDate>Sat, 07 Oct 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

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<title>Gouffres des biefs Boussets, et des Ordons</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=333</link>
<pubDate>Sat, 30 Sep 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sport en famille</description>
</item>

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<title>Rogues, Grelot, Leicasse, Peyre Aoube, Garrel, Vitalis ...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=334</link>
<pubDate>Sat, 16 Sep 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Rassemblement caussenard et camp club

&lt;a href=&amp;quot;http://abimes.free.fr/old/coulet/album_grelot/&amp;quot;&gt;Grelot&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://abimes.free.fr/old/coulet/album_garrel/&amp;quot;&gt;Garrel&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://abimes.free.fr/old/coulet/album-remi/&amp;quot;&gt;Camp club&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Forum des associations</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=335</link>
<pubDate>Fri, 08 Sep 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Avec une exposition photo</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre du Grand Corbeau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=336</link>
<pubDate>Fri, 01 Sep 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.kiska-vercors.com/defaut.htm&amp;quot;&gt;Randonnée avec ânes&lt;/a&gt; et descente jusqu'au second méandre</description>
</item>

<item>
<title>Igue de Goudou</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=337</link>
<pubDate>Sun, 13 Aug 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les 40 ans de &lt;a href=&amp;quot;http://terreeteau.free.fr/&amp;quot;&gt;Terre et Eau&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Jean Bernard et prospection</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=338</link>
<pubDate>Mon, 10 Jul 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Un karst magnifique découvert avec les &lt;a href=&amp;quot;http://www.groupe-speleo-vulcain.com/&amp;quot;&gt;Vulcains&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Saut de la Pucelle</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=339</link>
<pubDate>Sat, 01 Jul 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Belle, belle rivière</description>
</item>

<item>
<title>Tournage film en carrière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=340</link>
<pubDate>Sat, 24 Jun 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Scialet du Tonnerre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=341</link>
<pubDate>Fri, 16 Jun 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Avec &lt;a href=&amp;quot;http://speleoclubvilleurban.free.fr/index.html&amp;quot;&gt;SCV&lt;/a&gt; et &lt;a href=&amp;quot;http://asvfspeleo.free.fr/index.html&amp;quot;&gt;ASVF&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Entraînement viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=342</link>
<pubDate>Tue, 13 Jun 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Stage équipier club CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=344</link>
<pubDate>Sat, 10 Jun 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Gouffres de la Légarde, d'Ouzène...</description>
</item>

<item>
<title>Stage équipier club CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=343</link>
<pubDate>Sat, 03 Jun 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Repérage, cueva Coventosa, traversées Cuivo Mortero, Tibia Fresca et Tonio Canuela</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=345</link>
<pubDate>Sat, 20 May 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>On y retourne l'année prochaine !

&lt;a href=&amp;quot;http://www.youtube.com/watch?v=SpJFawleQns&amp;quot;&gt;Espagne&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.cantabriajoven.com/arredondo/naturaleza/cuevas.html&amp;quot;&gt;Cantabriques&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Entraînement falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=346</link>
<pubDate>Sun, 14 May 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Petit Homme, Borderies, Bringidou, Reille, Rouffignac</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=347</link>
<pubDate>Sat, 06 May 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Interclubs CDS 92 au congrès national FFS

&lt;a href=&amp;quot;http://abimes.photo.free.fr/perigueux/&amp;quot;&gt;Petit Homme, Borderies&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.grottederouffignac.fr/&amp;quot;&gt;Rouffignac&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=348</link>
<pubDate>Sat, 06 May 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Gournier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=349</link>
<pubDate>Sat, 29 Apr 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Siphon Jérôme avec Spiteurs Pan</description>
</item>

<item>
<title>Grotte de Vallée Cuchon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=350</link>
<pubDate>Sat, 29 Apr 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://cuchon.free.fr/&amp;quot;&gt;Grotte de Vallée Cuchon&lt;/a&gt;
Avec des poitevins et un Isérois égaré</description>
</item>

<item>
<title>Chauveroche</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=351</link>
<pubDate>Sat, 22 Apr 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>De la boue qui glisse, et de l'eau qui mouille !!</description>
</item>

<item>
<title>Caladaire, Jean Nouveau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=352</link>
<pubDate>Sat, 15 Apr 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.speleologie.net/sorties_details.php?sortie_id=122&amp;quot;&gt;Le premier sans la boue, le 2e avec les perles...&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Cantabriques</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=353</link>
<pubDate>Sat, 15 Apr 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Repérage pour le camp de mai</description>
</item>

<item>
<title>Stage FTS CoSIF</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=354</link>
<pubDate>Sat, 01 Apr 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>2e partie : Baume des crêtes et Biefs Boussets</description>
</item>

<item>
<title>TAJAN 2005</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=355</link>
<pubDate>Mon, 27 Mar 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/CRTajan2005.pdf&amp;quot;&gt;Présentation de l'expé en Bosnie Herzégovine&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Stage GPS CDS 92 et 94</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=356</link>
<pubDate>Sat, 25 Mar 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage GPS CDS 92 et 94</description>
</item>

<item>
<title>Stage PAS CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=357</link>
<pubDate>Sat, 18 Mar 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Stage FTS CoSIF</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=358</link>
<pubDate>Sat, 18 Mar 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Avenir et Rupt du Puits</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=359</link>
<pubDate>Sat, 04 Mar 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Beaucoup d'eau</description>
</item>

<item>
<title>Hures, Sot de Merle, Offraous, Bise, Dargilan, Baume Rousse, Drigas</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=360</link>
<pubDate>Mon, 27 Feb 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/module0/module0.html&amp;quot;&gt;Stage perfectionnement&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Entrainement au gymnase</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=361</link>
<pubDate>Sun, 26 Feb 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Carrière d'Eméville</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=362</link>
<pubDate>Sat, 18 Feb 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dépollution</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre de la Légarde et Biefs Boussets</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=363</link>
<pubDate>Sat, 11 Feb 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Mais pas de Dahu...</description>
</item>

<item>
<title>Carrière d'Eméville</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=364</link>
<pubDate>Sat, 28 Jan 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Repérage pour dépollution</description>
</item>

<item>
<title>Igue de Viazac</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=365</link>
<pubDate>Sat, 21 Jan 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Au lac</description>
</item>

<item>
<title>Carrières d'Eméville</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=366</link>
<pubDate>Sat, 21 Jan 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Comptage de chauves-souris</description>
</item>

<item>
<title>Grotte de la Jacqueline</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=368</link>
<pubDate>Sun, 15 Jan 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Et visite des grandes carrières de Caumont</description>
</item>

<item>
<title>Aven de la Cheminée</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=367</link>
<pubDate>Sat, 14 Jan 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Visite du &lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/cheminee/&amp;quot;&gt;Nouveau Monde et de la Taupinière&lt;/a&gt; avec la &lt;a href=&amp;quot;http://mjcrodezspel.free.fr/index1.htm&amp;quot;&gt;MJC Rodez&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>AG du CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=369</link>
<pubDate>Wed, 11 Jan 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Félicitations à notre nouveau président JPC</description>
</item>

<item>
<title>Glacière, Saint-Joseph et Ténèbres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=409</link>
<pubDate>Mon, 26 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>camp d'hiver</description>
</item>

<item>
<title>Expédition au Laos avec les Spitteurs Pan (26)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=371</link>
<pubDate>Fri, 23 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Sur le Causse Noir et le Larzac</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=372</link>
<pubDate>Fri, 16 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Avec Villefontaine ASVF et Villeurbanne SCV</description>
</item>

<item>
<title>Grotte de la Luire, scialet Michellier, antre de Vénus et ski</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=373</link>
<pubDate>Sat, 10 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Interclubs CDS 92 accueilli par le GSV

&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/CDS92Vercors/luire/&amp;quot;&gt;Grotte de la Luire&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/CDS92Vercors/venus/&amp;quot;&gt;antre de Vénus&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/CDS92Vercors/ski/&amp;quot;&gt;ski&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>La Baume des Crêtes et les Ordons</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=374</link>
<pubDate>Sat, 03 Dec 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nos débutants prennent de la profondeur...</description>
</item>

<item>
<title>Moulin de la Mer de Glace, Chamonix</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=375</link>
<pubDate>Sat, 26 Nov 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Première expérience de spéléologie glaciaire</description>
</item>

<item>
<title>18e festival de spéléologie d'Ile de France</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=376</link>
<pubDate>Sat, 26 Nov 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.festival-speleo.org/html/index2.htm&amp;quot;&gt;18e festival de spéléologie d'Ile de France&lt;/a&gt;
Des films, des concours, la librairie et tout plein de gens pour papoter</description>
</item>

<item>
<title>Tables rondes, stands et traversée Grégoire - Fées, aven de la Buse, des Pèbres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=377</link>
<pubDate>Fri, 11 Nov 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Etats généraux de la spéléologie à Méjannes le Clap

&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/EGS/&amp;quot;&gt;aven de la Buse&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>AG du club</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=378</link>
<pubDate>Mon, 07 Nov 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Vauvougiers, Ouzène, Légarde</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=379</link>
<pubDate>Sat, 05 Nov 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage techniques légères CDS 92</description>
</item>

<item>
<title>Mas de Rouquet, Cabane de Saint-Paul des Fonts, Clara, Barnabé, Malaval</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=380</link>
<pubDate>Sat, 29 Oct 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/Larzac/&amp;quot;&gt;Week-end initiation et balade sous la pluie&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Scialet de la Combe Oursière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=381</link>
<pubDate>Sat, 22 Oct 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Avec l'ASVF. Un mauvais plan B : Ca ne vaut pas le Tonnerre, oh non !..</description>
</item>

<item>
<title>Puits Bouillant et carrière du Champ Retard</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=382</link>
<pubDate>Sat, 08 Oct 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Spéléo en famille avec le CDS 92</description>
</item>

<item>
<title>Journées nationales de la spéléologie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=383</link>
<pubDate>Sat, 01 Oct 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Parcours dans les arbres, chatières, exposition par le CDS 92</description>
</item>

<item>
<title>Forum des associations</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=384</link>
<pubDate>Fri, 09 Sep 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Dans le nouveau Palais des Sports</description>
</item>

<item>
<title>Réseau de l'Alpe, golets du Berger et du Tambourin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=385</link>
<pubDate>Sat, 03 Sep 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Traversée moins un puits...</description>
</item>

<item>
<title>Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=386</link>
<pubDate>Mon, 01 Aug 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Gouffres Berger, Guêpe, Pandore, Envernibard, Michellier, Tonnerre ...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=387</link>
<pubDate>Fri, 01 Jul 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Il faudra y retourner ...

&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/Envernibard/&amp;quot;&gt;Envernibard&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/Michellier/&amp;quot;&gt;Michellier&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Saints de Glace</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=388</link>
<pubDate>Sat, 11 Jun 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=389</link>
<pubDate>Tue, 17 May 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Entrainement</description>
</item>

<item>
<title>Aldène, Courounelle, Aven des Lacs, Hydre, Saint Clément, Varennes, Buffo Fret...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=390</link>
<pubDate>Thu, 05 May 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Interclub CDS 92 et congrès fédéral</description>
</item>

<item>
<title>Viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=391</link>
<pubDate>Thu, 05 May 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Pithiviers</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=392</link>
<pubDate>Sat, 30 Apr 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>La Rasse</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=393</link>
<pubDate>Sat, 23 Apr 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Planagrèze,l'Aussure</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=394</link>
<pubDate>Sat, 09 Apr 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=395</link>
<pubDate>Tue, 05 Apr 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Les Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=396</link>
<pubDate>Sat, 02 Apr 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage Topo</description>
</item>

<item>
<title>Pithiviers</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=397</link>
<pubDate>Sat, 02 Apr 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Souterrain</description>
</item>

<item>
<title>Grotte Vallier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=398</link>
<pubDate>Sat, 26 Mar 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=399</link>
<pubDate>Sun, 20 Mar 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>La Légarde</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=400</link>
<pubDate>Sat, 12 Mar 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Montaigu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=401</link>
<pubDate>Sat, 12 Mar 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Exercice Secours</description>
</item>

<item>
<title>Coufin-Chevaline</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=402</link>
<pubDate>Sat, 26 Feb 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Coutal, Drigas</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=403</link>
<pubDate>Sat, 19 Feb 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Gymnase</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=404</link>
<pubDate>Sun, 13 Feb 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Carrière Delacroix</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=405</link>
<pubDate>Sat, 05 Feb 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/abimes_20ans_xis/&amp;quot;ABIMES fête ses 20 ans&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=406</link>
<pubDate>Sat, 22 Jan 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=407</link>
<pubDate>Sun, 16 Jan 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>techniques de dégagement</description>
</item>

<item>
<title>Baume des Crètes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=408</link>
<pubDate>Sat, 08 Jan 2005 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>sortie débutant</description>
</item>

<item>
<title>Glacière, Revest, Air chaud, Foux, Caranques, Calernaum, Pâques, Mescla</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=462</link>
<pubDate>Mon, 27 Dec 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/06_03/&amp;quot;&gt;camp d'hiver&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/06_03/glaciere/&amp;quot;&gt;Glacière&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/06_03/revest/&amp;quot;&gt;Revest&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/06_03/foux/&amp;quot;&gt;Foux&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/06_03/caranques/&amp;quot;&gt;Caranques&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/06_03/calernaum/&amp;quot;&gt;Calernaum&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/06_03/mescla/&amp;quot;&gt;Mescla&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Dahu et Baume du Rocher</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=410</link>
<pubDate>Fri, 17 Dec 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>espoir, troupes motivées, balise et ... trop d'eau !</description>
</item>

<item>
<title>Chaillets</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=411</link>
<pubDate>Sat, 11 Dec 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>glagla, plein les mirettes et photos</description>
</item>

<item>
<title>Ouzène, Faux Monnayeurs, Biefs Boussets, Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=412</link>
<pubDate>Sun, 05 Dec 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>initiation et repérage VM3</description>
</item>

<item>
<title>gymnase Raoul Follereau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=413</link>
<pubDate>Sun, 28 Nov 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Combe aux prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=414</link>
<pubDate>Sun, 21 Nov 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=415</link>
<pubDate>Sat, 20 Nov 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Aven Autran, Château</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=416</link>
<pubDate>Thu, 11 Nov 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>classique et photos</description>
</item>

<item>
<title>viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=417</link>
<pubDate>Fri, 05 Nov 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>entraînement</description>
</item>

<item>
<title>Goussoune, Puech Nègre, Patates</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=418</link>
<pubDate>Fri, 29 Oct 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>et de l'escalade dans la Jonte</description>
</item>

<item>
<title>Duplessis, Francazal, Pierre ...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=419</link>
<pubDate>Sun, 24 Oct 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>stage perfectionnement</description>
</item>

<item>
<title>viaduc</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=420</link>
<pubDate>Sat, 23 Oct 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>entraînement</description>
</item>

<item>
<title>Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=421</link>
<pubDate>Sat, 16 Oct 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Légarde, Baume des crêtes ...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=422</link>
<pubDate>Sat, 09 Oct 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>stage Equipier de club</description>
</item>

<item>
<title>falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=424</link>
<pubDate>Sun, 03 Oct 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Igue de Goudou</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=423</link>
<pubDate>Sat, 02 Oct 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>et visite touristique de Padirac</description>
</item>

<item>
<title>démonstration de techniques</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=425</link>
<pubDate>Sat, 02 Oct 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>inauguration du viaduc restauré</description>
</item>

<item>
<title>stage Equipier de club</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=426</link>
<pubDate>Sat, 25 Sep 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>gymnase Raoul Follereau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=427</link>
<pubDate>Sun, 19 Sep 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>initiation et inauguration</description>
</item>

<item>
<title>Cheminée, Jacqueline et rivière des Robots</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=428</link>
<pubDate>Sat, 18 Sep 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>journée &amp;quot;Sport en famille&amp;quot;</description>
</item>

<item>
<title>Jérusalem, Ouzène...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=429</link>
<pubDate>Sat, 14 Aug 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>stage initiateur</description>
</item>

<item>
<title>trou des Parisiens</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=430</link>
<pubDate>Fri, 30 Jul 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>camp d'altitude</description>
</item>

<item>
<title>Trou de la Guêpe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=431</link>
<pubDate>Fri, 30 Jul 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>une belle première !</description>
</item>

<item>
<title>Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=432</link>
<pubDate>Fri, 30 Jul 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>rivière de Malaval</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=434</link>
<pubDate>Wed, 14 Jul 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>topo, photo, explo et dépollution</description>
</item>

<item>
<title>Lonné Peyré, Bechanka et traversée Tête Sauvage-Verna</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=433</link>
<pubDate>Sat, 10 Jul 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>plus les péripéties du 93...</description>
</item>

<item>
<title>Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=435</link>
<pubDate>Sat, 03 Jul 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>rivière des Chaillets</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=436</link>
<pubDate>Sat, 03 Jul 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>cheveux d'ange et autres merveilles</description>
</item>

<item>
<title>stage PAS du CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=437</link>
<pubDate>Sat, 19 Jun 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://gaetan.perrier.free.fr/speleo/Photos/pas2004/&amp;quot;&gt;stage PAS du CDS 92&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=438</link>
<pubDate>Sun, 06 Jun 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Grand Corbeau, Vincens et désob' à la Matrassière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=439</link>
<pubDate>Sat, 29 May 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>avec la balade sur les Hauts Plat'</description>
</item>

<item>
<title>falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=440</link>
<pubDate>Sat, 22 May 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>test du GPS sur Assistant personnel</description>
</item>

<item>
<title>interclub du CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=441</link>
<pubDate>Sat, 15 May 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Duplessis-Raymonde, Goueil dy Her, Hérétiques-Pène Blanque, trou Mille-Hérétiques, Hérétiques-Pont de Gerbault</description>
</item>

<item>
<title>catacombes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=442</link>
<pubDate>Sun, 09 May 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Planète propre</description>
</item>

<item>
<title>falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=443</link>
<pubDate>Sat, 01 May 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Combe aux Prêtres, grotte de la Chèvre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=444</link>
<pubDate>Sat, 24 Apr 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Brizon, Ouzène</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=445</link>
<pubDate>Wed, 21 Apr 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>stage perfectionnement</description>
</item>

<item>
<title>Cocalière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=446</link>
<pubDate>Sat, 17 Apr 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Sot du Merle et aven de la Leicasse</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=447</link>
<pubDate>Sat, 10 Apr 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>sans oublier Gaby !</description>
</item>

<item>
<title>Brizon et Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=448</link>
<pubDate>Sat, 03 Apr 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>stage FTS</description>
</item>

<item>
<title>carrières</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=449</link>
<pubDate>Sat, 03 Apr 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/oise/&amp;quot;&gt;topographie à la planchette&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=450</link>
<pubDate>Sat, 27 Mar 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>entraînement</description>
</item>

<item>
<title>falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=451</link>
<pubDate>Sat, 20 Mar 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>stage FTS</description>
</item>

<item>
<title>rivière d'Orchaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=452</link>
<pubDate>Sun, 14 Mar 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>initiation à la topographie</description>
</item>

<item>
<title>début de la traversée Coufin-Chevaline et Antre de Vénus</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=453</link>
<pubDate>Sat, 06 Mar 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/coufin/&amp;quot;&gt;Coufin-Chevaline&lt;/a&gt;
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/antre/&amp;quot;&gt; Antre de Vénus&lt;/a&gt;

beaucoup d'eau et de photos ...</description>
</item>

<item>
<title>Biefs Boussets et Baudin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=454</link>
<pubDate>Sat, 28 Feb 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>le laminoir de la salle des Momies est très mouillé !</description>
</item>

<item>
<title>Plana, Goudou, Pucelle, Geniez, Toulze</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=455</link>
<pubDate>Sat, 21 Feb 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>stage perf' et un nouvel initiateur au club !</description>
</item>

<item>
<title>Viazac</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=456</link>
<pubDate>Sat, 07 Feb 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>balade</description>
</item>

<item>
<title>autour de Vang Vieng (Laos)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=457</link>
<pubDate>Sun, 01 Feb 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=458</link>
<pubDate>Sun, 01 Feb 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>entraînement</description>
</item>

<item>
<title>Planagrèze et diverses entrées</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=459</link>
<pubDate>Sat, 24 Jan 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>la rivire de -100 déboule dans les puits...</description>
</item>

<item>
<title>stage </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=460</link>
<pubDate>Sat, 17 Jan 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Légarde, Chenau II, Ouzène, Baume des Crêtes, Vauvougier</description>
</item>

<item>
<title>techniques de dégagement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=461</link>
<pubDate>Sun, 11 Jan 2004 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>techniques de dégagement</description>
</item>

<item>
<title>Gournier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=527</link>
<pubDate>Sat, 13 Dec 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/gournier_03/&amp;quot;&gt;jusqu'à l'escalade de 17 m&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=528</link>
<pubDate>Sun, 07 Dec 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=529</link>
<pubDate>Fri, 05 Dec 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>plongée du siphon terminal</description>
</item>

<item>
<title>Caumont</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=530</link>
<pubDate>Sat, 29 Nov 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>sortie découverte &amp;quot;enfants&amp;quot;</description>
</item>

<item>
<title>Vaux, Cormoran</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=531</link>
<pubDate>Sat, 29 Nov 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/ain_03/&amp;quot;&gt;sortie débutants&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre Duplessis, Michelle, Hérétiques, Raymonde, Bernard</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=534</link>
<pubDate>Sun, 26 Oct 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>stage formation</description>
</item>

<item>
<title>stage moniteur - module 3</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=533</link>
<pubDate>Sat, 25 Oct 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/module3_03/&amp;quot;&gt;stage moniteur - module 3&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Vauvougier, Légarde</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=535</link>
<pubDate>Sat, 25 Oct 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>balade</description>
</item>

<item>
<title>Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=536</link>
<pubDate>Sat, 18 Oct 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>exercice SSF</description>
</item>

<item>
<title>Puits Bouillant</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=537</link>
<pubDate>Sun, 12 Oct 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/bouillant_03/index.html&amp;quot;&gt;initiation d'enfants&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Viazac, Planagrèze et Saint Martin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=538</link>
<pubDate>Sat, 11 Oct 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>stage Equipier de club</description>
</item>

<item>
<title>Cavottes, Jérusalem et Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=539</link>
<pubDate>Sat, 11 Oct 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/cavottes_03/index.html&amp;quot;&gt;Initiation&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Journées Nationales de la Spéléologie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=540</link>
<pubDate>Sun, 05 Oct 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Images de spéléologie</description>
</item>

<item>
<title>Journées Nationales de la Spéléologie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=541</link>
<pubDate>Sat, 04 Oct 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Installation d'un parcours acro'branche pour une centaine d'enfants</description>
</item>

<item>
<title>Spéléodrome</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=542</link>
<pubDate>Tue, 30 Sep 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>entraînement</description>
</item>

<item>
<title>stage Equipier club du CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=543</link>
<pubDate>Sat, 27 Sep 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Spéléodrome</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=544</link>
<pubDate>Wed, 24 Sep 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>entraînement</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=545</link>
<pubDate>Sat, 20 Sep 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Trou de la Guêpe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=546</link>
<pubDate>Sat, 20 Sep 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>désobstruction</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=547</link>
<pubDate>Sat, 13 Sep 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Forum des Associations</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=548</link>
<pubDate>Fri, 05 Sep 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>camp d'été</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=549</link>
<pubDate>Fri, 15 Aug 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Scialet de l'Espoir, TQS, Bournillon, Saints de Glace</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=550</link>
<pubDate>Fri, 01 Aug 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>prospection, désob, classique, photo</description>
</item>

<item>
<title>Verna, Chevalier, AM55, Petite Bidouze</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=551</link>
<pubDate>Sun, 27 Jul 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=552</link>
<pubDate>Sat, 26 Jul 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Ouzène et Faux Monnayeurs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=553</link>
<pubDate>Sat, 19 Jul 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>équipement</description>
</item>

<item>
<title>Rhéby, Tréfond Pernaz et Groin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=554</link>
<pubDate>Sat, 19 Jul 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>descentes de canyons un peu secs ...</description>
</item>

<item>
<title>Jérusalem, Faux Monnayeurs, Ouzène, Vieille Herbe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=555</link>
<pubDate>Mon, 14 Jul 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://efs.ffspeleo.fr/archives/juillet_03/&amp;quot;stage perfectionnement international&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Malaval</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=556</link>
<pubDate>Sat, 12 Jul 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/malaval/index.html&amp;quot;&gt;photo et dépollution&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Faux Gour, Trou Qui Souffle et Saints de Glace</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=557</link>
<pubDate>Sat, 12 Jul 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>préparation Laos 2004</description>
</item>

<item>
<title>Grotte Baudin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=558</link>
<pubDate>Sat, 05 Jul 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;jusqu'au Tripode&amp;quot;&gt;http://www.abimes-speleologie.fr/old/baudin_2003/index.html&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>stage Prévention et AutoSecours </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=559</link>
<pubDate>Fri, 20 Jun 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://gaetan.perrier.pagesperso-orange.fr/index.htm&amp;quot;&gt;photos&lt;/&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Solitude, Cercueil et Fenouil. Acro'branche</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=560</link>
<pubDate>Sat, 07 Jun 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/ffs_ollioules/index.html&amp;quot;&gt;congrès fédéral&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Gorges du Loup, canyons du Gendarme, de la Bollène et de la Barbeira</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=561</link>
<pubDate>Thu, 29 May 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/canyon_06/index.html&amp;quot;&gt;Stage canyon&lt;a/&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Hures, Puech nègre, la Portalerie, la Barelle et Bramabiau </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=562</link>
<pubDate>Thu, 29 May 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>inter clubs du CDS 92</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=563</link>
<pubDate>Sun, 25 May 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>entrainement</description>
</item>

<item>
<title>Dent de Crolles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=564</link>
<pubDate>Thu, 08 May 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>traversée Glaz - Guiers Mort, grotte Chevalier</description>
</item>

<item>
<title>Trou Souffleur, aven Autran</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=565</link>
<pubDate>Thu, 08 May 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ah ! la rivière d'Albion</description>
</item>

<item>
<title>De jolies grottes !</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=566</link>
<pubDate>Thu, 01 May 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>accueillis par le &lt;a href=&amp;quot;http://www.speleologie.free.fr/clubHistorique.htm&amp;quot;&gt;SCMNE&lt;/a&gt; avec les Nyctalopes Ambidextres et le GAS</description>
</item>

<item>
<title>tests de rupture des cordes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=567</link>
<pubDate>Tue, 29 Apr 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>stage perfectionnement et module 0</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=568</link>
<pubDate>Sat, 19 Apr 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Hures, Banicous, La Caze, Las Peyros, Cabanelles, Puech Nègre</description>
</item>

<item>
<title>Baume du Rocher, Grotte de Moret et Noailles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=569</link>
<pubDate>Sat, 19 Apr 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La V3 du Dahu est de nouveau noyée...</description>
</item>

<item>
<title>Grotte de la Malpierre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=570</link>
<pubDate>Sun, 13 Apr 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Topographie</description>
</item>

<item>
<title>Gouffres de la Belle Louise et des Biefs Boussets</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=571</link>
<pubDate>Fri, 28 Mar 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage de formation aux techniques secours</description>
</item>

<item>
<title>Biefs Boussets</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=572</link>
<pubDate>Sat, 22 Mar 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>jusqu'au siphon des Patafoins avec l'EEGC</description>
</item>

<item>
<title>Stage de formation aux techniques secours</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=573</link>
<pubDate>Sat, 15 Mar 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Falaises du Puiselet</description>
</item>

<item>
<title>Soirée éclairage </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=574</link>
<pubDate>Mon, 10 Mar 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Intervention Papou à l'école</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=575</link>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ecoles Lafontaine, Saint Exupéry et les Epinettes</description>
</item>

<item>
<title>Stage perfectionnement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=576</link>
<pubDate>Sat, 15 Feb 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Igues de Toulze, Diane, Mathurin, Crouzate ...</description>
</item>

<item>
<title>Formation Techniques Secours</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1046</link>
<pubDate>Wed, 12 Feb 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les cadres : Laurent, Philippe, Jean?Paul, les stagiaires : François, Stéphane et Gaël

Samedi 24: 
Équipement d'une cavité (plutôt verticale) pour la remontée d'une civière : Gros Gadeau (pas un cadeau). Installation des cordes de progression par Gaël, Tristan et Denis, il pleut et les puits sont arroses, les fiches d'équipement ne correspondent pas, l'équipement hors crue prend du temps. Équipement jusqu'au laminoir en bas des puits (?100 m).
Installation des divers ateliers, Stéphane, Françoise, Sébastien et François installent deux grands balanciers dans le puits principal, sous l'eau de la douche ; Remi, Herve, La pompière (?), Jean?Marc et Benoit entre l'avant dernier puits et la douche, Tristan, Gaël et Denis jusqu'au fond ; Laurent fait la liaison entre les équipes et prend quelques portraits.
Une fois que les ateliers sont prêts, on piquenique au fond et c'est François Coffin qui s'y colle, c'est le cas de le dire, dommage, 1 m 95 pour 95 kg, plus les 15 kg de la civière, ça fait une longue perche de 110 kg à remonter? Bon courage.
Les effectifs sont un peu trop réduits pour une telle charge, dans chaque puits, la remontée de François nécessite deux personnes pour chaque balancier, ce qui mobilise encore plus de gens qui ne pourront le porter. La sortie de la victime est longue, froide, humide et physique, espérons qu'il ne se casse rien en vrai, et encore il n'y a ici ni étroitures, ni grands puits? Les grappes de contrepoids se succèdent et la civière remonte lentement, le bruit de l'eau ne facilite pas le passage des informations d'une équipe à l'autre, ça hurle dans les puits pour couvrir le bruit de la cascade ; le stress, le froid, le bruit, la fatigue, tout le monde est concentré. La sortie des équipements demanderait encore une autre poignée de personnes, finalement nous déséquipons, remontons les kits et sortons à la nuit, trempes, sous la pluie, frigorifies, crevés, mais somme toute assez heureux, objectif atteint, l'exercice est nécessaire pour se rendre vraiment compte des difficultés et de l'importance de l'organisation au PC de surface pour un bon fonctionnement du secours. Et puis la galère et la fatigue facilitent l'union pour avoir la force et la motivation.
Et pour couronner le tout, Benoit Decreuse nous attend en touillant le couscous quand nous arrivons vers 1 h du matin, une crème cet abbé?
Dimanche 25 :
Reprise de certaines techniques en exercice extérieur (sentier karstique).
L'exercice du dimanche est plus simple, en plein air, mais demande aussi de bonnes motivations, il n'a cessé de pleuvoir depuis la veille, les arbres du sentier karstique dégoulinent, et les cadres sont un peu nerveux, mais le temps devient plus clément pour tout le monde en début d'après-midi, et la pluie cesse après le déjeuner.
Nous plantons les spits, installons les tyroliennes, les balanciers et les freins de charge, la victime sera Camille, bien moins grand et moins lourd que François? 
L'équipement est plus rapide en extérieur, plus facile à observer et à manipuler aussi. La civière part du fond de la doline, un premier contrepoids et une première tyrolienne pour la mettre au centre de la doline, puis un contrepoids en plein vide et au milieu de la doline pour la monter au niveau de la tyrolienne qui traverse d'un bord à l'autre (ça fait bizarre, suspendu en plein vide à faire le contrepoids, c'est plus impressionnant en pleine lumière, je le sais j'y étais). Mais le soleil est revenu, le cadre est beau (enfin pas tous mais en général gentils), et l'installation est un tissage de grande qualité. Camille sort de la civière en début d'après-midi, nous déséquipons rapidement et rentrons nettoyer le matériel. Le temps d'un dernier bilan, d'une promesse de compte?rendu rapide et le week?end est terminé ; il faut reprendre les routes du dimanche soir. Ah ces parisiens?
Pour conclure, je tiens à remercier personnellement (faux?cul) et au nom de tous (lèche?botte), tous ces gentils cadres compétents pour l'enseignement de qualité, les moyens et le matériel mis à notre disposition, pour le gite et le couvercle de Benoit, et pour la bonne humeur générale de tout le monde? Ces exercices sont nécessaires pour apprendre et appréhender les difficultés d'un tel sauvetage, pour mieux gérer les situations réelles, et pouvoir donner un coup de mains en cas de besoin, ce qui n'est jamais souhaitable.
A la prochaine, bonnes sorties et que cela nous rende encore plus prudent dans les trous.

Compte rendu écrit par Gaël et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 12 en septembre 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement.</description>
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<title>Cuves de Sassenage</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=577</link>
<pubDate>Sat, 25 Jan 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=578</link>
<pubDate>Sat, 25 Jan 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Falaise</description>
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<title>Expé régionale Papou 2003</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=579</link>
<pubDate>Tue, 14 Jan 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Prospection et premières</description>
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<title>Laos : Prospection, premières et photos, photos, photos et photos</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=580</link>
<pubDate>Tue, 14 Jan 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>ABIMES et &lt;a href=&amp;quot;http://laos.eegc.org/&amp;quot;&gt;EEGC&lt;/a&gt;</description>
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<title>Rupt du Puits</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=581</link>
<pubDate>Sat, 11 Jan 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>AG du CDS 92</description>
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<title>Jean Nouveau</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=532</link>
<pubDate>Wed, 08 Jan 2003 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>sortie techniques légères</description>
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<title>Grottes de Sabart et Génat</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=582</link>
<pubDate>Thu, 26 Dec 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Prospection, désob et classiques</description>
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<title>Grottes de Préoux, Vaux et Pétrin de la Foudre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=583</link>
<pubDate>Fri, 13 Dec 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/ain_2002/index.html&amp;quot;&gt;Photos&lt;/a&gt;</description>
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<title>Baume des Crètes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=584</link>
<pubDate>Sat, 07 Dec 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Guiers mort par l'escalier de service bis</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=585</link>
<pubDate>Sat, 30 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La neige !...</description>
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<title>Puiselet</title>
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<pubDate>Sun, 24 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Festival de spéléologie en Ile de France</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=587</link>
<pubDate>Sat, 23 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Souterrains et Salle aux moineaux</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=588</link>
<pubDate>Sat, 23 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Beaucoup de photos avec les Ocraiens ?!!</description>
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<title>Spéléodrome</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=589</link>
<pubDate>Wed, 20 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Entraînement</description>
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<title>Baume du Rocher</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=590</link>
<pubDate>Sat, 16 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Exercice désob dans la crue</description>
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<title>Igues de Toulze et Goudou</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=591</link>
<pubDate>Sat, 09 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/lot_11_02/index.html&amp;quot;&gt;Photos&lt;/a&gt;</description>
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<title>Gour fumant-Faux Gour, Saints de Glace, Bournillon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=592</link>
<pubDate>Sat, 09 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>La crue !</description>
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<title>Avens de la Cheminée, de Lavanhou, des Offraous</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=593</link>
<pubDate>Fri, 01 Nov 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Interclub du CDS</description>
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<title>Scialet de l'Espoir</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=594</link>
<pubDate>Sun, 27 Oct 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>UV Instructeur</description>
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<title>Betchanka, Couey Lodge, B3...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=595</link>
<pubDate>Sat, 26 Oct 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage initiateur</description>
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<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=596</link>
<pubDate>Sat, 26 Oct 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Formation débutants</description>
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<title>Grotte des Cavottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=597</link>
<pubDate>Sat, 19 Oct 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Sortie BNP PAM</description>
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<title>Trou du Diable</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=599</link>
<pubDate>Sun, 13 Oct 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Stage équipier de club</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=598</link>
<pubDate>Sat, 12 Oct 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Igues de Viazac et Planagrèze</description>
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<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=600</link>
<pubDate>Sat, 12 Oct 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Préparation initiateur</description>
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<title>Aven de Noël</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=601</link>
<pubDate>Sat, 05 Oct 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Combe aux Prêtres</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=602</link>
<pubDate>Sat, 05 Oct 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Réseaux Ben et de la Cascade</description>
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<title>Grotte Vallier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=603</link>
<pubDate>Sat, 28 Sep 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>A la recherche des aragonites</description>
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<title>Stage équipier club</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=604</link>
<pubDate>Sat, 28 Sep 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Grotte du Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=605</link>
<pubDate>Fri, 20 Sep 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Topographie, portage et plongée</description>
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<title>Interclub CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=606</link>
<pubDate>Sat, 14 Sep 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Gouffre de la Légarde</description>
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<title>Carrière de Caumont : Chocottes, Jacqueline, Robots</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=607</link>
<pubDate>Sat, 14 Sep 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/caumont2/index.html&amp;quot;&gt;Initiation de rentrée avec beaucoup de monde&lt;/a&gt;</description>
</item>

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<title>Le forum des associations avec mannequin et diaporama</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=608</link>
<pubDate>Fri, 06 Sep 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stade Jean Bouin !</description>
</item>

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<title>Scialets du Pot du Loup, Neufs, du Satyre, du Trisou, Grotte Favot, Gour Fumant</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=609</link>
<pubDate>Sat, 24 Aug 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage moniteur et perfectionnement</description>
</item>

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<title>Spéléovision avec scialets de l'Appel, Neufs, grotte de Roche Chalve</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=610</link>
<pubDate>Thu, 22 Aug 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Des films, de la spéléo et une super soirée de gala !
&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/appel/index.html&amp;quot;&gt;Photos&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Z 150, Z17, prospection, Verna</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=611</link>
<pubDate>Mon, 12 Aug 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Escalade en cours à -400...</description>
</item>

<item>
<title>Prospection, classique et escalade</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=612</link>
<pubDate>Thu, 01 Aug 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/ariege08-2002/index.html&amp;quot;&gt;Photos&lt;/a&gt;</description>
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<item>
<title>Carrière de Caumont : Robots, Jacqueline et Chocottes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=613</link>
<pubDate>Sun, 28 Jul 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/caumont/index.html&amp;quot;&gt;Repérages...&lt;/a&gt;</description>
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<item>
<title>Grotte du Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=614</link>
<pubDate>Sat, 20 Jul 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/dahu_08_02/index.html&amp;quot;&gt;Pas mal de réussites...&lt;/a&gt;</description>
</item>

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<title>Prospection</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=615</link>
<pubDate>Sat, 20 Jul 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>avec caméra infra-rouge...</description>
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<title>Grotte de la Pucelle</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=616</link>
<pubDate>Sat, 13 Jul 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Beaucoup de monde !</description>
</item>

<item>
<title>Grottes de la Captiot, des Cavottes, des Faux Monnayeurs, la grotte Baudin, gouffres de la Légarde, la Vieille Herbe, les Biefs Boussets, du Morey ...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=617</link>
<pubDate>Sun, 07 Jul 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stages initiateur, découverte et perfectionnement</description>
</item>

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<title>Stage PAS du CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=618</link>
<pubDate>Sat, 29 Jun 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Gouffre de Cornouant</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=619</link>
<pubDate>Sat, 22 Jun 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tournage vidéo</description>
</item>

<item>
<title>Stage AFPS</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=620</link>
<pubDate>Sat, 15 Jun 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/AFPS/index.html&amp;quot;&gt;Photos&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Stage canyon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=621</link>
<pubDate>Sat, 01 Jun 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Avens Joly et de la Teyssonnière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=622</link>
<pubDate>Sat, 18 May 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Léger, léger...</description>
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<item>
<title>Avens d'Orgnac, de Noël, Deyspesse et Saint Marcel</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=623</link>
<pubDate>Wed, 08 May 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/ardeche/index.html&amp;quot;&gt;Oksaibo !&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Gouffres Pierre et des Hérétiques, traversée Duplessis-Pont de Gerbaut</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=624</link>
<pubDate>Sat, 04 May 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Interclubs du CDS 92</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=625</link>
<pubDate>Wed, 01 May 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Avens de Lavanhou et Banicous</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=626</link>
<pubDate>Sat, 27 Apr 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/causses/index.html&amp;quot;&gt;Photos&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=628</link>
<pubDate>Sun, 21 Apr 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Grotte du Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=627</link>
<pubDate>Sat, 20 Apr 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<item>
<title>Journée technique</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=629</link>
<pubDate>Sun, 14 Apr 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<item>
<title>Igues de Goudou et Lacarrière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=630</link>
<pubDate>Sat, 13 Apr 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Légarde</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=631</link>
<pubDate>Sat, 06 Apr 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Trou qui souffle</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=632</link>
<pubDate>Sat, 23 Mar 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Saints de Glace - Conciergerie</description>
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<title>Vauvougiers, Biefs Boussets</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=633</link>
<pubDate>Sat, 23 Mar 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage formation techniques secours</description>
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<item>
<title>Stage prépa initiateur</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=634</link>
<pubDate>Sat, 16 Mar 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Stage formation techniques secours</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=635</link>
<pubDate>Sat, 09 Mar 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Puiselet</description>
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<title>Soirée sur le matériel perso</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=637</link>
<pubDate>Mon, 25 Feb 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<title>Baume à Bélard</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=638</link>
<pubDate>Sat, 23 Feb 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
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<item>
<title>Gouffres des Cavottes, Ouzène</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=639</link>
<pubDate>Sat, 16 Feb 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://f.carpentier.free.fr/&amp;quot;&gt;Cavottes et Ouzène&lt;/a&gt;</description>
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<title>Soirée sur l'éclairage</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=640</link>
<pubDate>Mon, 11 Feb 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Igues de Toulze, Mathurins, Goudou</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=641</link>
<pubDate>Sat, 09 Feb 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage initiateur</description>
</item>

<item>
<title>Igues de Planagrèze, St Martin, Aussure</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=642</link>
<pubDate>Sat, 09 Feb 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage techniques légères</description>
</item>

<item>
<title>Région de Vang Vieng</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=636</link>
<pubDate>Fri, 08 Feb 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>avec &lt;a href=&amp;quot;http://laos.eegc.org/&amp;quot;&gt;EEGC&lt;/a&gt;

&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/laos_2002/index.html&amp;quot;&gt;Photos&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Puiselet</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=643</link>
<pubDate>Sun, 03 Feb 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>AG CoSIF</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=644</link>
<pubDate>Sat, 02 Feb 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Combe aux Prêtres, Creux du Soucy</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=645</link>
<pubDate>Sat, 26 Jan 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Gouffre Francis</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=646</link>
<pubDate>Sat, 19 Jan 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>avec CSPA, GSM</description>
</item>

<item>
<title>AG CDS 92</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=647</link>
<pubDate>Sat, 12 Jan 2002 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/agcds2002/index.html&amp;quot;&gt;en carrière&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Puech Agut, avens des Huttes, de Rogues, grotte de Vitalis, du Garrel</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=463</link>
<pubDate>Wed, 26 Dec 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Découverte des &lt;a href=&amp;quot;http://www.abimes-speleologie.fr/old/herault/index.html&amp;quot;&gt;garrigues montpelliéraines&lt;/a&gt; et nouvel an à Navacelles</description>
</item>

<item>
<title>Igue de Planagrèze</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=464</link>
<pubDate>Sat, 15 Dec 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=465</link>
<pubDate>Sat, 15 Dec 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Gouffre de Vauvougier</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=466</link>
<pubDate>Sat, 08 Dec 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Aménagement local</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=467</link>
<pubDate>Mon, 26 Nov 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Baume des Crêtes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=468</link>
<pubDate>Sat, 24 Nov 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://f.carpentier.free.fr/&amp;quot;&gt;Baume des Crêtes&lt;/a&gt;</description>
</item>

<item>
<title>Dent de Crolles</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=469</link>
<pubDate>Fri, 16 Nov 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Approche et Traversée Glaz-Chevalier</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre de Da Nang</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=470</link>
<pubDate>Thu, 01 Nov 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Exploration</description>
</item>

<item>
<title>Gouffres des Corbeaux, des Crapauds, grottes de Francazal, de Papi </title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=471</link>
<pubDate>Sat, 27 Oct 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Module 3 (monitorat)</description>
</item>

<item>
<title>Stage de topographie</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=472</link>
<pubDate>Fri, 26 Oct 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=473</link>
<pubDate>Fri, 26 Oct 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Entraînement</description>
</item>

<item>
<title>Borne aux Cassots</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=474</link>
<pubDate>Sat, 13 Oct 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Source bleue de Cusances</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=475</link>
<pubDate>Sat, 06 Oct 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Exercice Secours en plongée</description>
</item>

<item>
<title>Rupt du Puits (trentenaire)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=476</link>
<pubDate>Sat, 06 Oct 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Rencontres d'Octobre</description>
</item>

<item>
<title>Chasse au trésor</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=477</link>
<pubDate>Sat, 29 Sep 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Mariage présidentiel</description>
</item>

<item>
<title>Spéléofolies</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=478</link>
<pubDate>Sat, 22 Sep 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=480</link>
<pubDate>Sun, 16 Sep 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Entraînement</description>
</item>

<item>
<title>Traversée intégrale de la Coume</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=479</link>
<pubDate>Thu, 13 Sep 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Inter-club national</description>
</item>

<item>
<title>Bechanka</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=481</link>
<pubDate>Sat, 08 Sep 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Journées de l'AFKarstologie</description>
</item>

<item>
<title>Gouffre Berger</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=482</link>
<pubDate>Sat, 01 Sep 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Interclub du CDS 92</description>
</item>

<item>
<title>Aven des Papiers, Aven Autran</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=483</link>
<pubDate>Thu, 30 Aug 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Module 1 ( monitorat)</description>
</item>

<item>
<title>Castelbouc 1et 2, aven de Hures, aven de la Piste</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=484</link>
<pubDate>Sat, 25 Aug 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Pompage</description>
</item>

<item>
<title>Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=485</link>
<pubDate>Sat, 11 Aug 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Escalade, topographie, balade dans la rivière</description>
</item>

<item>
<title>Z150</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=487</link>
<pubDate>Sun, 05 Aug 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;a href=&amp;quot;http://abimes-speleologie.fr/old/PSM2001.PDF&amp;quot;&gt;Interclub des Zozos de Zampory &lt;/a&gt;(SC Gascogne, Spit Club Saint Maixent, CAF de Niort, GAS, ABIMES...)</description>
</item>

<item>
<title>Classiques, prospection, randonnée</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=486</link>
<pubDate>Sun, 29 Jul 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Escalade: Sites d'Auzat, de Sinsat 
Cavite: Génat
Prospections: deux coins secrets! Chut 
Randonnées: Mont Calme et lacs de Bassies</description>
</item>

<item>
<title>BG63, Verna/Aranzadi</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=488</link>
<pubDate>Sun, 29 Jul 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Interclub avec le GSGaves</description>
</item>

<item>
<title>Cavottes, Jérusalem, Faux-Monnayeurs,,,</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=489</link>
<pubDate>Mon, 09 Jul 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage initiateur</description>
</item>

<item>
<title>Biefs Boussets</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=490</link>
<pubDate>Sat, 07 Jul 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tests entrée initiateur</description>
</item>

<item>
<title>Canyon</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=491</link>
<pubDate>Sat, 07 Jul 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Moilda, Jujurieux, Chemin Neuf</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=492</link>
<pubDate>Sat, 09 Jun 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Tests entrée initiateur</description>
</item>

<item>
<title>Falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=493</link>
<pubDate>Mon, 04 Jun 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Rassemblement national, traversée tanne Cochons - Névé</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=494</link>
<pubDate>Sat, 02 Jun 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Delphine avec Jean-Luc sous terre, Philippe non, Laurent et Sandrine à Autrans pour bosser</description>
</item>

<item>
<title>Combe Oursière, scialet du Tonnerre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=495</link>
<pubDate>Thu, 24 May 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Interclub CDS 92</description>
</item>

<item>
<title>Aven du Marteau, de Rouvieres, Mémé, ...</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=496</link>
<pubDate>Thu, 24 May 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Stage administratif</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=497</link>
<pubDate>Sat, 19 May 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Avens de Banicous, Offraous, Hures, Las Peyros, Lavanhou (entrée Coutal)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=498</link>
<pubDate>Sat, 05 May 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage perfectionnement</description>
</item>

<item>
<title>Avens Autran, Joly</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=499</link>
<pubDate>Sat, 05 May 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Que d'eau, que d'eau</description>
</item>

<item>
<title>Avens de Banicous, Deïdou, Offraous</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=500</link>
<pubDate>Sat, 28 Apr 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Demi-tour à Bramabiau : trop d'eau</description>
</item>

<item>
<title>Trou Spinette, scialet Michelier, glacière de Carri, scialet du Pot du Loup, traversée des Gaulois</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=501</link>
<pubDate>Sat, 14 Apr 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Grotte du Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=502</link>
<pubDate>Sat, 07 Apr 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Petit tour dans la rivière</description>
</item>

<item>
<title>Cinéma</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=503</link>
<pubDate>Sat, 07 Apr 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Festival spéléo</description>
</item>

<item>
<title>Préparation stage perfectionnement</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=504</link>
<pubDate>Tue, 03 Apr 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Rupt du Puits</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=505</link>
<pubDate>Sat, 24 Mar 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage karstologie</description>
</item>

<item>
<title>Stage formation techniques secours</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=506</link>
<pubDate>Sat, 24 Mar 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=507</link>
<pubDate>Sat, 17 Mar 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage formation techniques secours</description>
</item>

<item>
<title>Falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=508</link>
<pubDate>Sat, 17 Mar 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage formation techniques secours</description>
</item>

<item>
<title>Igue de Geniez (Carbonié)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=509</link>
<pubDate>Sat, 10 Mar 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Stage prévention auto-secours</description>
</item>

<item>
<title>Stage prévention auto-secours</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=510</link>
<pubDate>Sat, 03 Mar 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Scialet de Malaterre</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=511</link>
<pubDate>Sat, 24 Feb 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>(1):P120 et P30 (pas équipé le P20) - (2):P50 puis réseau parallèle (manque de corde) - jonction non réalisée</description>
</item>

<item>
<title>Grotte du Dahu</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=512</link>
<pubDate>Sun, 18 Feb 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Rééquipement Cascade 6m</description>
</item>

<item>
<title>Stage équipier club</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=513</link>
<pubDate>Sat, 10 Feb 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Igues de Viazac, Planagrèze, Crouzate et Goudou</description>
</item>

<item>
<title>Falaise</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=514</link>
<pubDate>Sat, 10 Feb 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Baume de la Favière</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=515</link>
<pubDate>Sat, 03 Feb 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Stage équipier club</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=516</link>
<pubDate>Sat, 27 Jan 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description></description>
</item>

<item>
<title>Carrière Cochin</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=517</link>
<pubDate>Sat, 13 Jan 2001 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>AG CDS 92</description>
</item>

<item>
<title>Trou qui souffle, glacière d'Autrans/Tapinoir</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=518</link>
<pubDate>Wed, 27 Dec 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Camp d'hiver (raquettes, ski de fond) - Course Saints de Glace/salle du Serpent</description>
</item>

<item>
<title>Glacière d?Autrans et Tapinoir</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1042</link>
<pubDate>Sat, 22 Jul 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Le week-end Canyon décidé un mois plus tôt s?est transformé en spéléo !
Quelques jours avant, se pose le problème de l?hébergement : quelques coups de fil me persuadent qu?il est inutile d?insister, on ne trouvera rien en pleines vacances d?été pour un week-end. Il ne nous reste plus que le camping ou peut-être la grange du père de Sandrine, rencontrée deux mois plus tôt à Saint Martin en Vercors.
Philippe prend contact avec elle et nous annonce que la grange n?est plus disponible mais qu?ils ont un gîte en construction à Autrans et veulent bien nous accueillir et partager leur cuisine et salle de bain avec nous !
On se retrouve donc vers 19 heures au local pour préparer le matos et ça nous prend un temps ! Il faut mesurer chaque corde... vu qu?elles ne sont pas marquées ! On dévalise le local de tout ce qu?il y a de « léger ». Ensuite, Jean-Paul repasse chez lui et ce n?est qu?à 21 heures qu?on décolle poussivement d?Issy.
Jean-Paul a construit un accoudoir central avec deux énormes classeurs. Quelle idée de partir en vacances avec sa bibliothèque ! En fait, il nous quittera à Grenoble pour rejoindre sa chère famille et participer au stage national Désob pour lequel il a rassemblé toute cette doc.
Grâce au plan faxé par Sandrine, nous trouvons sans encombre la maison de ses parents et nous couchons vers 3 heures du mat?.
Réveil poussif, Zorro nous rejoint, on prépare les kits, on recopie la topo, on fait les courses, on prépare le déjeuner, le dîner etc. Et on se dirige enfin vers le refuge de Gève où nous laissons la voiture.
Commence alors une marche d?approche de ¾ d?heure. Lourdement chargés, nous suivons le chemin ombragé et pentu (on ne peut pas tout avoir !). Enfin, « lourdement chargés », ça se discute car certains, euh... certaine, bénéficie d?un traitement de faveur ! Un chemin s?ouvre sur la gauche, trois d?entre nous s?y engagent. Dommage !
Le « bon chemin » avec panneau « Glacière d?Autrans » est 50 mètres plus loin ! Le temps de s?équiper à la fraîcheur du névé et il est 17 heures quand on s?engage sous terre.
On se sépare en deux équipes : Zorro et Philippe au Tapinoir, Laurent, JeanPaul et Delphine à la Glacière d?Autrans avec pour objectif de se retrouver sous terre car les deux réseaux communiquent à la cote ? 100.
La Glacière porte bien son nom ; le sol du méandre d?entrée est recouvert de glace, légèrement surcreusée par un mince filet d?eau. A la marmite, ce méandre est barré par une grosse colonne de glace qu?il faut escalader. Suit un petit toboggan qui glisse à merveille ; la corde est indispensable car le P30 est juste derrière?
Avec nos cordes de 8 mm, on se fait des n?uds au cerveau : ça manque de spits, l?équipement est bizarre, à croire que ce trou n?est pas très fréquenté. On a souvent le choix entre mono-spit en tête de puits ou mono-spit en tête de main courante et parfois même, Bingo, Jackpot et Dix de der ! Mono-spit puis mono-spit et frottement.
Les parois du puits sont recouvertes de glace, ça dérape sous la botte ! Et ça s?anime joliment sous la lumière de l?halogène.
Nous ne sommes pas trop de trois pour équiper ; le premier fait ce qu?il peut, le second améliore et le troisième peaufine... Nous sommes contraints de planter deux spits. Tout ça nous réchauffe en peu car il fait un froid de gueux, ici-bas ! M?enfin, les puits sont beaux et c?est vraiment sympa.
Arrivés à la base des puits, on s?engage dans un méandre étroit, voire très étroit, tortueux à souhait qui nous mène vers la base du P28 du Tapinoir. Enfin, c?est ce dont nous nous persuadons car la topo est m ... et le descriptif ne vaut guère mieux.
Nos cris ne nous renvoient qu?un énorme écho ; pas de réponse de Philippe et Zorro. Nous faisons ½ tour à toute allure et sortons en même temps qu?eux.
De retour au futur gîte, nous dînons prestement et nous couchons vers 4 heures?
Dicton de cette fin de journée : quand le sel vient à manquer, pense à la moutarde !
Nous avons donné rendez-vous dans la matinée à Sandrine qui a pris une journée de congé pour venir avec nous. La pôvre ! On se lève bien tard pour aller faire la petite balade qu?elle a prévue. Le petit déjeuner se termine vers midi ! Ensuite, il faut laver et ranger le matos. On déjeune vers 16 heures, Jean-Paul est conduit à la gare par Zorro. Nous prenons le café avec les parents de Sandrine. Son père nous parle de la région qu?il connaît sur le bout des doigts. Il connaît même un trou ! Faudra aller voir ; y?a p?t-être un courant d?air ! On réussit quand même à se séparer vers 17h30 et nous reprenons la route de Paris. Arrivés dans le Morvan, ça se gâte, un temps de chien, l?orage ne nous quitte plus et prend de la force à tel point qu?on finit à 20 km/h. Et bien sûr, on arrive à point d?heure au local. 

Conclusion : le niveau d?organisation est inversement proportionnel à l?expérience des participants. A force de se dire « ça ira bien », on a bien failli partir sans topo ni carte.

Delphine</description>
</item>

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<title>Trou du Garde</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1040</link>
<pubDate>Fri, 14 Jul 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Week?end pluvieux et frais, très frais en Savoie.
Vendredi, le temps n'encourage guère aux exploits pour des spéléos un peu fatigues du voyage. Christian Dodelin nous propose de le rejoindre sous un porche ou il initie quelques petits bretons égarés de Pont l'Abbé. Nous voilà donc partis sous la pluie. Un talweg bien marque conduit jusqu'au porche. Eric et Laurent vont fureter à l?amont de la perte temporaire. A peine en reviennent-ils que l?eau fait son apparition entre les blocs. En quelques minutes, le niveau monte au?dessus des bottes tandis que des glouglous ininterrompus se font entendre.
Le réseau se met en charge et chasse l?air du siphon. Il faut moins d?un quart d?heure pour qu?un torrent jaillisse dans le talweg. C?est la crue en direct. Impressionnant !
Après cela, seuls JPC, JB et moi revêtons les baudards, histoire de se dégourdir les jambes. Les autres nous abandonnent pour faire un peu de tourisme.
Samedi. Adieu le Creux de la Litorne. Trop d?eau ! Hier soir, Christian nous a conseillé le trou du Garde. Une huitaine d?heures pour aller voir le captage et faire un petit tour dans le fossile de la Cha. Seul le P22 d?entrée est à équiper et peut-être le P12 arrose méritera?t?il la pose d'un guide. Arrivée de Chambéry, Véro nous rejoint au gite. Nous atteignons le gouffre à 10h45. Belle balade avec un puits un peu humide à descendre vite. Pas de rééquipement : la vire du P12 est hors crue et hors toute prise de pied...
[JBL]
Putain de vire oui !!! pas assez de pratique sur ce genre d'agrès transforme son passage en grosse galère, j'en sort fatigue à l'aller comme au retour (merci JPC pour les conseils a &amp;quot;chaud&amp;quot;).
Au final entrainement dimanche prochain au Puiselet au passage de vires &amp;quot;larges&amp;quot;
[/JBL] 
Petit tour au captage puis retour à la bifurcation vers le fossile. Arrive un petit obstacle : nous sortons une corde.
Quatre commencent à remonter. JPC, JB et moi continuons un peu. Nous suivons un petit amont, escaladons quelques blocs et nous voilà devant une corde ! Un beau 360°... Il n'y a plus qu'à redescendre déséquiper le fractio par le haut.
L'heure du retour a sonné. Mais ce n'est plus un puits arrose qui nous attend mais trois ou quatre ! Il a dû pleuvoir encore... C'est un peu trempe que retrouvons le jour après neuf heures sous terre. Des restes de grêle confirment nos suppositions. Il fait froid !
Dimanche, Christian nous lèverait presque... Nous lui offrons le café. Finalement, nous nous sommes faits un petit ?300 quand même.
Lavage du matos, peu d'entrain. Bonne surprise : ce n'est pas 50F par personne (ce qui eut été un scandale : pas de cuisine, WC et douches de camping) mais pour une nuit, plus les douches.
Départ vers 14h, Eric et moi enquillons directement sur Paris. Quelques bouchons et nous touchons le local vers 20h.

[JBL] Laurent, Pascal, JPC et moi optons pour la version tourisme du retour, c?est un bis pour Laurent et Pascal qui en ont déjà fait le vendredi : le pont du Diable (en bas de la maison de Christian) petit pont au-dessus d'un superbe canyon tout vêtu de mousse, beau saut du torrent au début du canyon (10m) le pont de l'Abime, pont suspendu au-dessus d'une verticale de 100m Ces différents détours plus ceux pour éviter les bouchons de rentrée sur Paris nous amènent au local vers 21h30
[/JBL]
Finalement un super WE pour un mois de novembre...

Compte rendu écrit par Philippe et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 11 en juillet 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement</description>
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<title>Initiation au Gour Fumant</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1033</link>
<pubDate>Sat, 17 Jun 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ça y est, j?ai fait ma première sortie
D?initiation à la spéléo...

Samedi dernier avec ?Aventure et Découverte d?Aujourd?hui? et Patrick comme guide.
L?envie était trop forte et l?occasion à saisir. C?était trop long d?attendre cet automne.
On est allé au ?gour fumant? sur Herbouilly jusqu?à ?150 m parait?il !
Comment décrire les sensations rencontrées ?
Déjà la surprise de voir un monde pas si obscur que ça (merci la lampe torche).
T?es saisi d?une sorte d?humilité à progresser dans ce silence minéral gagne par l?envie de découvrir ce réseau façonne patiemment par l?eau ; décale du temps présent comme ramené à l?essentiel, aux origines.

Réseau surprenant par ses changements :
? hostile parfois, avec ce vide à affronter. Dès le départ je me suis fait une grosse frayeur à franchir un passage les mains et les pieds en opposition de chaque côté de la paroi glissante sur un magnifique trou de 16 m. Ensuite il a fallu maitriser le vertige pour se lancer dans certains rappels.
? étroit au passage de ?la boite aux lettres ?. A la descente je ne voyais rien, mes pieds étaient mon seul guide. A la montée, dur?dur de trouver des prises quand t?as jamais fait d?escalade et quand plus t?es passée la première.
? grandiose par ses failles et cavités dont le haut n?est pas perceptible. Quel bonheur d?être suspendue sur la corde !
? chaleureux avec sa petite salle en bas. Idéale pour la pause-café.

Plus tu descends et plus tu prends conscience que la progression implique la remontée sans échappatoire possible. Cela va sans dire que j?ai connu l?angoisse de ne pas arriver à franchir l?obstacle et de bloquer le groupe mais je retiens surtout cette solidarité commune et le plaisir de descendre en rappel et surtout remonter (il parait que pour une première je suis douée !) avec en point de mire la lumière des compagnons de route.

A la sortie la vie m?a rattrapée violemment avec la lumière, la chaleur et le bruit.
Mais surtout, je me suis sentie forte.

Regrets pourtant :
? de ne pas avoir un vrai contact avec l?eau
? de ne pas voir de belles formations cristallines mais regret surtout de ne pas vivre cette aventure avec vous.
Tout ça pour dire combien il a été dur de vous voir partir.
Sinon, ici au camping tout va bien. Je me régale toujours avoir cette multitude de gens passer et parfois partager leurs instants de vacances. Et puis surtout, je maitrise désormais les formulaires pour l?encaissement ! 

A bientôt pour d?autres aventures souterraines.

Compte rendu écrit par Sandrine et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 11 en juillet 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement.</description>
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<title>Weekend canyon (Grosdar et Croiserettes)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1041</link>
<pubDate>Sat, 17 Jun 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Retour vers 1h15 cette nuit : bouchon après Fleury-en-Bière !!! Ça commence...

Temps magnifique pendant les 2 jours.

Le Grosdar samedi : peu d'eau, des grands rappels (la cascade de la queue de cheval 70 m), quelques sauts.

Les Croiserettes dimanche : 100 m de dénivelée seulement mais bien plus aquatique. Nous y sommes entrés &amp;quot;avec la pression&amp;quot;. Devant nous 3 groupes avaient renoncé ! ils trouvaient qu'il y avait trop de débit a la 2eme cascade (tourbillon). Pascal qui le connaissait était sceptique car il l'avait fait avec plus d'eau a l'entrée.
Nous sommes donc allés voir. Quel beau canyon ! Des encaissements, des possibilités de sauts (la 2eme cascade justement ou j'ai dû frôler la paroi en m'écartant juste ce qu'il faut...), des passages entre les arbres arrachés par la tempête.
Et puis cette dernière cascade très impressionnante. Je descends à l'aplomb et je me retrouve piège au fond de la marmite. J'essaie de passer en face 2 fois et me voilà repousse par le courant, la tête sous l'eau. Alors j'attends. Pascal jette le kit plus loin dans le flux pour faire un rappel guide sur corps mort. A la troisième tentative, c'est bon et Stephane descend, prenant au passage la cascade dans la figure. Puis Pascal qui déplace le guide au ressaut suivant sur un tronc d'arbre en travers. J'en profite pour saisir la corde de descente et quitter mon séjour très humide et frisquet (surtout en 3,5mm). Suivent alors Valérie, Isabelle et Titi.
Suit un long encaissement très beau avec passage sous roche et puis ballade jusqu'à la sortie.
Un super week?end. Les Croiserettes, ça c'est du canyon qui donne envie d'en refaire !

Compte rendu écrit par Philippe et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 11 en juillet 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement.</description>
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<title>Weekend de l?Ascension</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1032</link>
<pubDate>Thu, 01 Jun 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Laurent, Pascal, Philippe

? Laurent ? ! t?as la boite ?
? Zzzzzzz... Euh, regarde dans ma sacoche devant.
? Non. Je t?assure, elle n?y est pas.
Il se tourne vers le coffre, farfouille un peu. Et bientôt la porte du parking bascule.

Fin d?un week?end spéléo. Pas tout à fait comme les autres cependant, car il est tout de même quatre heures du matin lorsque nous pénétrons dans le local du club. Ce sera dur de se lever tout à l?heure pour aller travailler...

Nous avons rendez?vous mercredi soir au stade : direction le Vercors. Objectifs annonces : la grotte de Gournier, le scialet Michelier ou l?antre de Venus, la glacière d?Autrans peut-être, du canyon, de l?escalade... En fait nous verrons sur place avec la météo et l?envie de l?instant. D?autant que nous ne sommes que trois. Entre ceux qui ne font pas le pont, ceux pour qui quatre jours de spéléo cela fait déjà deux jours de trop, les patraques et Florence qui déménage, eh bien il reste Laurent, Pascal et moi.
Je finis les courses vers dix-neuf heures aux Trois Moulins. Laurent est déjà là. Pascal arrive un peu à la bourre, mais entier... Et nous voilà en route pour le camping de Saint?Martin en Vercors. La circulation est fluide... comme à chaque grand week?end ! Quelques heures plus tard, Laurent finit de nous mener à bon port sur les routes montagneuses et déviées du Vercors.

Jeudi matin. Nos tentes sont en plein soleil et ça chauffe fort. Après le petit déjeuner nous transférons le camp près d?une futaie. Pascal croit y reconnaitre un sequoia !
Renseignements pris le lendemain : nous avons devant les yeux un arboretum abandonne, et parmi ces essences rares il y a bien deux majestueux sequoias qui poussent leur tronc nu vers le ciel.
Une fois les tentes replantées, il est temps de tenir conseil.
Le ciel est bleu, la météo garantit beau temps jusqu?à samedi : notre priorité reste donc Gournier vendredi. Laurent souhaite que nous passions vérifier la hauteur du limnimètre a l?entrée du lac. Notre choix se porte alors sur un petit canyon situe entre le camping et Choranche/Gournier : les Grands Goulets.

Plouf ! Voilà une mise en jambes sympathique. Le canyon ne casserait pas trois pattes à un canard, mais après plus de trois ans d?abstinence je ne m?en plains pas. Pascal équipe les courts rappels et nous montre quelques techniques d?encadrement et de progression : moulinette et auto?moulinette, assurance du haut, rappels débrayables... C?est promis : la semaine prochaine je lis le nouveau manuel technique canyon ! 
Cote matériel, signalons qu?il est possible de faire un canyon avec un huit pour trois (enfin presque !) et que les Néoprènes du club sont certes chaudes mais un peu raides (trois jours après j?en porte toujours les traces !). Pascal a un beau kit canyon de chez Résurgence (investissement à prévoir si le club persiste ?). Laurent est mal foutu ou alors la Néoprène n?est pas à sa taille (quelle taille d?ailleurs ? car la fermeture a glissière est décousue...).
Nous voilà arrives à la fin de la descente. La remontée se fait en rive droite pour 
rejoindre la route des Grands Goulets qui nous surplombe. Si le sentier existe, nous ne l?avons pas trouvé. C?est raide et le soleil sert le plomb. Un dernier effort pour franchir le parapet et nous posons pieds sur une route dévastée par les travaux. Quelques centaines de mètres plus loin, une grille ferme le passage.
L?escalade du treillis soude ne pose pas de difficultés. Passes de l?autre cote, nous découvrons les panneaux d?avertissement : chantier interdit au public, tirs de mines...

De retour à Saint?Martin, Pascal lie connaissance avec le régisseur du camping. Il nous faut du fil et une aiguille pour Laurent, une épicerie pour acheter de quoi faire la vaisselle, de la viande et une poêle pour la cuire, une passoire pour égoutter les pâtes, ?
Sandrine ne coud pas, mais elle nous prête les ustensiles de cuisine et nous indique l?épicerie du village qui serait peut-être ouverte malgré l?heure tardive. De fait, nous trouvons porte close, mais l?épicier qui est entrain de charger des géraniums dans un coffre de voiture ouvre tout exprès pour nous. Jeune, serviable : cet homme est plein de ressources et nous ressortons combles.
Pendant que Laurent se met à l?ouvrage, Pascal se lance en cuisine. Comme il y a quatre steaks haches, il invite Sandrine à partager notre repas. Assis sur des kits autour d?un bac plastique retourne, nous dégustons le jambon cru sur toast, les steaks et les pates a la crème fraiche, fromage, yaourts et petit rouge par-dessus. Le repas se termine sur une grande décision : nous emmènerons Sandrine en initiation canyon dimanche matin. 

Vendredi. Tout équipes, nous attaquons la montée vers la grotte de Gournier. Au passage nous flânons devant les vitrines d?exposition de la grotte touristique de Choranche que Pascal ne connait pas. Le niveau d?eau est toujours à 25 qui correspond à un étiage moyen. 
Commence alors le gonflage du canot. Long, trop long.
Quelques touristes poussent jusqu?au lac et posent des questions. Deux allemands arrivent à leur tour : ils revêtent les Néoprènes dès l?entrée. Au fond, nous devinons un canot au débarcadère : la vire doit être équipée.
Nous avons choisi de rejoindre la rivière par le deuxième accès, qui ne nécessite pas de corde. Il s?agit pour le moment de crapahuter dans un vaste couloir fossile. Nous passons un endroit plus humide au sol joliment concrétionne qui m?évoque la salle des treize. Puis le chaos prédomine, nous guettons les flèches en rive droite.
Voilà le premier accès que nous délaissons. Un deuxième passage semble s?offrir : Pascal y descend mais Laurent ne reconnait pas et continue seul. Quelques minutes plus tard, Pascal ressort : il a atteint la rivière. Plus de trace de Laurent, nous repartons. De nouveau nous avisons une flèche noire sur la paroi. Un peu agace d?attendre alors que Laurent ne répond pas à mes appels, je m?enfonce à mon tour. Quelques mètres plus bas, j?aperçois Pascal qui remonte : c?est encore un accès a la rivière, mais personne. 
La priorité est à la recherche de Laurent. Plusieurs minutes s?écoulent à franchir les éboulis et toujours rien. Pascal et moi devenons dubitatifs : ou peut-il bien être ? 
Bientôt nous décidons de rebrousser chemin. Et voilà qu?enfin surgit une lumière. Nous nous étions donc croises sans nous voir. Car le véritable accès n°2 est encore devant. Après l?avoir reconnu, Laurent est revenu vers nous. Est-il passé alors que nous étions descendus tous les deux ?
Bref, il est temps de grignoter puis de passer les combinaisons néoprènes. Alors que nous des escaladons le passage, une puissante lumière éclaire d?un coup la rivière : les allemands tournent des images vidéo juste en dessous de nous.
Voilà la rivière de Gournier. Ce qui nous frappe au premier abord, c?est la température de l?eau. Les premières minutes sont désagréables malgré les Néoprènes épaisses. Et puis nous nous habituons. La progression est d?abord aisée. Arrivent quelques gours larges et profonds que nous franchissons par des mains courantes de fils métalliques. Nous remontons doucement jusqu?aux premières cascades.
Nous sommes face à la cascade de douze mètres. La corde d?équipement repose sur la roche en rive gauche, mais comment est-elle amarrée ? A ce moment, je repense à l?info de Jo Marbach : la corde en fixe qui rompt sans raison apparente... Au sommet, c?est un enchevêtrement de câbles métalliques qui sert de vire pour contourner la cascade. Allez, c?est passé. C?est superbe. Malgré ? ou à cause de ? cette légère angoisse qui faisait battre mon c?ur plus vite ?
Nous remontons ainsi jusqu?à la salle Chevalier a +145 m. Pour trouver la suite, le descriptif est bien utile. Petit boyau, trémie... et voici une corde, au pied de la grande muraille de 40 m.
De nouveau une petite angoisse : comment est?ce équipe ?
La corde est propre, elle parait neuve, mais vu d?en bas, il y aurait comme un frottement cinq mètres au?dessus... Pascal est le plus motive. Il installe ses bloqueurs et nous le regardons s?élever. Bonnes nouvelles : il y a un fractio, tout est nickel. Je le suis tandis que Laurent préfère nous attendre. Un palier, une autre corde et je rejoins Pascal dans belle salle ou moutonne une cascade. La suite est équipée. Un dernier coup d??il de repérage et demi?tour. 
Le chemin du retour ressemble à une descente de canyon. Pascal a revêtu sa cagoule et saute partout, du plaisir à l?état pur. Bientôt nous décidons de refaire le plein de carbure une seconde fois. Nous avons beaucoup consommé avec nos belles flammes dans la rivière. Force est de constater que nous aurions eu des problèmes d?acétol si nous avions poursuivi au-delà de la salle Chevalier. Une grosse banane pour trois, c?était carrément Juste !
Revenus dans le fossile, nous ôtons les Néoprènes. Nous flânons un peu plus qu?à l?aller, éclairant de place en place quelques jolis concretionnements. Et nous voici à la vire.
Surprise ! La corde que nous avions laissée enkitée est en place. L?Anglais que nous avions croise avec sa fille a gentiment rééquipé derrière lui. Pascal regonfle à la bouche le canot, Laurent déséquipe.
Dehors les Etoiles illuminent le ciel, nous sortons peu à peu de notre petit rêve. C?est sûr, nous reviendrons.

Samedi matin. Lever plus tardif. Toujours le grand beau temps. Ça et la belle spéléo de la veille nous incline à repartir pour un petit canyon plutôt que vers un trou.
Le choix est restreint car nous ne disposons que d?une voiture. Nous profiterons d?emmener Sandrine demain pour faire les Ecouges ou une navette est obligatoire. Ce sera donc les gorges de la Bourne.
Le topoguide mentionne un fort raidillon pour sortir du canyon. Alors échaudés par notre marche du jeudi, nous envisageons de remonter le canyon plutôt que de prendre une échappatoire. Sitôt dit, sitôt fait. Pascal nous dispense quelques conseils de nage en eau vive. Nous posons une sangle derrière nous pour remonter un bloc à contre?courant. Finalement nous arrêtons peu après et nous voilà partis en sens inverse. 
De retour au camping, nous récupérons Sandrine pour aller faire une petite visite à Patrick et Emmanuelle. Pascal les a rencontrés le matin en achetant des croissants au village : ils se ont connus au préformation du BE. C?est l?occasion pour Sandrine de faire connaissance avec ? Aventure Vercors ? (?) qui doit animer une soirée au camping cet été. Accueil chaleureux, vins exotiques et nous voilà repartis avec une combinaison pour Sandrine. Demain nous ferons les Ecouges.
L?ambiance est plus que jamais à la fête et Laurent nous invite au restaurant. Direction Le Miraillonne à Saint? Agnan en Vercors. Repus et pleins de gaieté, nous finirons la soirée au camping.

Dimanche, déjà le dernier jour de ce week?end que nous souhaiterions sans fin. Le soleil nous sourit. Seuls les travaux de route en face du camping rappellent une réalité terre à terre à coups de klaxon de recul.
En route ! Cette fois, il y a une navette : Pascal monte avec Sandrine, le topoguide a la main et les explications de Patrick en tête. Laurent et moi suivons.
Nous trouvons sans trop de mal le départ. Un pro (?) initie un groupe d?enfants à partir du viaduc. Au?dessus se termine la première partie du canyon. La vue est magnifique. Le dernier rappel est terriblement tentant : tout d?ombres et de lumière, il entaille la roche sur plusieurs dizaines de mètres. C?est un sortilège aussi puissant que celui de Gournier qui nous envoute : nous reviendrons !
Il faut maintenant trouver l?arrivée et y déposer une voiture. Là, ça se complique. Patrick nous a bien dit qu?il ne fallait pas suivre le sentier flèche pour éviter une sortie pénible, mais il n?a donné aucune indication concernant la voiture... Alors nous cherchons en rive droite. La rivière a disparu quand Pascal nous engage sur un petit chemin.
Bonne pioche ! Au bout du sentier un pont, et un pécheur qui nous renseigne. 
Voilà incontestablement le plus beau canyon de cette Ascension. Sandrine prend vite le rythme. Si tous les débutants comprenaient aussi vite... Rappels, sauts, toboggans, de l?eau, du soleil !
Histoire de ne pas céder a la facilite, Pascal lance un rappel sans être bien sûr de la longueur. Bingo : corde trop courte. J?ai le temps de m?apercevoir que la remontée avec shunt et huit ne s?improvise pas. Ajoutez à cela l?eau dans la figure, cela parait n?en plus finir. Pascal et Laurent testent différentes combinaisons de poulie bloqueur sans poulie ni bloqueur... Vive le matériel spéléo !
Un peu plus loin, un dernier rappel. Je descends sur n?ud italien avec une longe au?dessus de moi pour séparer les deux brins. Et voilà qu?a deux mètres du sol, je me retrouve bloque. La longe bute sur les vrilles de la corde.
Je parviens quand même à la défaire et je poursuis la descente jusqu?à l?eau. C?est au tour de Pascal. Et les mêmes causes produisant les mêmes effets, le voilà coince. Mais moins chanceux, il est en plein sous la cascade. Au bout de quelques secondes, je me rapproche un peu inquiet et j?appelle. Rien. Au bord de la cascade cette fois, j?appelle encore. J?entends Pascal : ? ça va ?.
Passe alors ce qui me semble une éternité. Je cherche mon couteau et continue d?approcher. Derrière moi, Laurent fait bonne figure pour rassurer Sandrine. Enfin Pascal apparait son cutter a la main. Il faudra remarquer la corde... et se souvenir qu?un huit c?est quand même utile en canyon ! ! !
Parvenus dans une eau plus calme, sous les frondaisons, nous apercevons le panneau indiquant la fin du canyon.
La suite est réservée aux pécheurs. Mais où est donc ce fameux chemin en rive droite ? Nous le chercherons jusqu?à la fin sans succès. D?abord nous longeons la rivière par le foret. Mais bientôt, nous voilà obliges de retourner dans son lit. Un long moment plus tard, nous retrouvons un sentier puis une route qui doit nous ramener à la voiture. Un peu ratée la super?navette?mieux?que?dans le? topoguide. Laurent et Sandrine se dévouent pour aller à la voiture.
Plutôt que les chien-loup qui hurlent quelques virages plus loin, j?ai choisi les taons.
Dernière étape au camping. Il faut démonter les tentes et ranger le matériel. Sandrine nous invite à manger. Et c?est avec joie que nous retardons le départ.
En rangeant son coffre, Laurent en profite pour retrouver son huit... Le chargement avance, mais nous manquons franchement d?entrain. Et puis les sourires reviennent aux lèvres. Les pieds sous la table, nous dégustons le repas préparé par Sandrine. Avais?je oublie de préciser qu?elle a suivi une formation de cuisinière ? ! Un dernier café, nous échangeons nos adresses. La prochaine fois, ce sera initiation spéléo. Sandrine nous emmènera dans la grotte de son père près d?Autrans. La grange fera un bon gite. Ce sera un super week?end. Allez, il faut partir, Paris est bien loin, demain il faut travailler.

? Laurent ? ! t?as la boite ?
-Zzzzzzz... Euh, regarde dans ma sacoche devant.
? Non. Je t?assure, elle n?y est pas.
Il se tourne vers le coffre, farfouille un peu. Et bientôt la porte du parking bascule.


Compte rendu écrit par Philippe et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 11 en juillet 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement</description>
</item>

<item>
<title>Rencontre régionale EFS (Nanterre)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1044</link>
<pubDate>Sun, 28 May 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Difficile d?animer une commission régionale. Le temps manque parfois, les bonnes volontés souvent. Après l?annulation des journées techniques régionales qui n?ont apparemment manquées à aucun spéléo francilien (! ?), nous avons porté nos efforts sur la seconde manifestation programmée au calendrier. Nous, c?est à dire la commission EFS au grand complet : Delphine, Jean? Louis Guettard, Patrick Bonnard et moi.
Comme Patrick est un néo?papa débordé et Jean?Louis post accidenté de moto et indisponible a la date prévue, voyez qui reste?
L?idée : des tests de matériel. Jean?Louis prendra contact avec Beal sans succès. Alors cette journée se déroulera à Nanterre grâce à Eric qui met à notre disposition la tour d?essai de Versant à Nanterre.
Ne disposant pas d?appareils de mesure, nous nous limiterons à des essais qualitatifs. Et faute de temps et d?expérience, le protocole expérimental sera défini sur le tas.
Samedi, Delphine passe au Vieux acheter cordes et bloqueurs. Et dimanche matin, nous voilà à pied d??uvre. Un ordinateur portable avec quelques CD?Rom spéléo et la biblio EFS sur une table, un appareil photo et un caméscope sur pied pour filmer : nous voilà prêts.
L?essentiel des tests a porté sur des chutes de facteur 1 sur bloqueur avec une gueuse de 100 kg. Bien évidemment, les résultats observés ne permettent pas de conclure sans tests complémentaires mais il est intéressant d?en livrer quelques?uns ? bruts ?. 
&lt;ul&gt;
    &lt;li&gt;Un amarrage cabestan sur dyneema a glissé jusqu?à la clef nouée sur le brin libre lors d?une mise en tension brusque&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;Un fader a rompu au premier choc de facteur 1 pratique sur une corde de 7 mm&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;De nombreuses gaines ont été arrachées sans pouvoir mettre en évidence de hiérarchie en fonction de leur diamètre&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;Un speedy s?est totalement ouvert sur chute de facteur 1&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;Le tibloc n?a pas montré plus d?agressivité qu?un bloqueur classique&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;Aucune dyneema n?a cédée&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Finalement, une douzaine de personnes aura participé à cette journée sympathique. Nous avons beaucoup appris et surtout avons été gagnes par l?envie de reconduire l?expérience l?an prochain.

Compte rendu écrit par Philippe et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 12 en septembre 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement.</description>
</item>

<item>
<title>Un Barnum vu du dessus</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1047</link>
<pubDate>Sat, 20 May 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Deux ou trois jours avant la date fatidique, nous apprenons que nous allons à Viazac pour l?exercice secours annuel de la région A, l?hébergement se faisant à la Maison des Français. En parallèle, les Lotois séviront dans Goudou où nous étions l?année précédente. Les Abimés sont nombreux : Claire et moi pour la gent féminine ; Laurent, Philippe, Jean-Paul et Antoine pour la branche masculine.
Samedi matin, réveil matinal (hé oui ! Il doit être 9h30 quand je sors de ma tente...) et constitution des équipes. 
Laurent, Philippe et Antoine vont équiper jusqu?au lac. 
Pendant ce temps, Claire et moi faisons les courses en attendant que l?Organisation ait recours à leurs bons et loyaux services ; Jean-Paul est à l?entrée de Viazac où il installe le futur P.C. et le matériel.
Vers midi, le P.C. se déplace de la maison des Français à l?entrée de Viazac où la tente a été installée. Anne Dutheillet, qui a assuré la tenue de la main courante le matin, et Benoît Mouy m?initient au maniement des crayons de couleur, à la tenue de ladite MC et des différents plannings sur ordinateur.
Deux équipes sont descendues dans la cavité le matin pour équiper (dont nos chers Abimés) et pour installer le téléphone. Une autre équipe de 2 personnes double ledit équipement et trois autres équipes se chargent de l?équipement secours. Ça coince dans les puits d?entrée à la descente.
Petit à petit, tout le monde est sous terre. Nous sommes enfin tranquilles, seul le téléphone vient troubler notre concentration ;-) Euh, en fait il y a aussi Mirolda, le chien de François qui nous casse les oreilles pendant toute l?après-midi... 
Nous initions les filles de François Caffin au traitement de texte avec quelques difficultés pour la plus jeune qui ne sait pas encore écrire ! Le partage de nos crayons de couleurs pose finalement moins de problème. Nous leur installons aussi une balançoire. 
L?objectif est de faire partir la civière du Lac. Benoît est inquiet de savoir que les vingt-huit spéléos sont tous engagés et qu?il n?a aucune marge de man?uvre. 
Dans l?après-midi, nous avons la visite surprise de Christian Dodelin, président du SSF. 
Claire, notre blessée, commence à rejoindre le lieu du départ de la civière mais, malheureusement, ce n?est pas son jour et elle rencontre de sérieuses difficultés qui l?obligent à faire demi-tour.
Qu?à cela ne tienne, il reste encore le médecin en surface qui nous fera un très bon blessé, Benoît refusant mes loyaux services ! Le temps est rythmé par les arrêts du groupe électrogène dont il faut faire le plein.
Notre trio de tête remonte en fin d?après-midi, leur première mission accomplie. Nous en profitons pour dîner. 
Entre temps, l?objectif a été révisé, la civière ne partira qu?avant la vire car l?équipe secours du fond est particulièrement réduite et ne peut pas faire de portage de civière. En surface, Jean-Paul vient relayer Benoît.
Nous avons enfin des nouvelles de certaines équipes, muettes depuis plusieurs heures. Pas facile dans ces conditions de gérer quoi que ce soit ! 
Denis Arnal et moi partons faire le plein d?essence, de café et de bière dans la nuit du causse.
Les Lotois nous demandent si nous avons besoin de renfort ; c?est tentant, très tentant même car l?équipe secours de l?entrée n?est pas encore regroupée et il y a un tas de kits qu?il faut remonter.
Finalement, nous acceptons et l?on voit apparaître deux spéléos archimotivés pour tirer du kit, qui s?engagent immédiatement sous terre puis deux autres spéléos venus donner un coup de main pour la zone d?entrée. Ils sont très impressionnés par notre « organisation », les ordinateurs, la grande tente, la lumière électrique, le tournage en cours etc.
La civière remonte, filmée par Olivier Pellegri. Pendant ce temps, ça « pèle velu » sous la tente et on fait le plein de boissons chaudes près du feu qu?entretient Denis. On suit le déroulement des opérations en écoutant le « bruit de fond » du téléphone qui nous permet d?entendre, à leur insu, ce qui disent les sauveteurs. Petit à petit, on voit des spéléo remonter et enfin la civière apparaît. Le blessé se tracte de toutes ses forces sur le contrepoids. Serait-il pressé de ressortir ? Dommage, les images de la zone d?entrée ne seront pas « présentables ».
Deux heures après, tout est rangé, tout le monde est couché. Il est deux heures du mat?.
Le lendemain, rangement et nettoyage du matos puis restaurant avec les Lotois. On retrouve Dom? et Philippe Fouquin.
Et enfin, débriefing.
Quelle impression a-t-on quand on voit un exercice secours du P.C. de surface ? 
Curieusement, on a à la fois l?impression de tout savoir, de pouvoir gérer l?ensemble, de participer à des décisions importantes etc. et de ne rien savoir de ce qui se passe vraiment. Par exemple, Benoît avait prévu une durée d?évacuation qui s?est avérée exacte mais on n?a jamais su que l?évacuation avait commencé avec la civière remplie de kits et personne dedans ! Le gros problème est le manque de communication, les chefs d?équipes n?appellent que quand ils passent devant un téléphone et encore...
Pendant qu?ils équipent, on n?a quasiment aucune information sur le temps nécessaire pour terminer l?équipement.

Compte rendu écrit par Delphine et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 12 en septembre 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement.</description>
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<title>Stage Prévention et Auto Secours</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1045</link>
<pubDate>Sat, 08 Apr 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce rendez?vous traditionnel de printemps a mobilisé cette année six Abimés. Murielle et Philippe côté cadres, Michel, Antoine et JB, et..., et... Florence, en toute dernière minute, de retour de son périple asiatique, côté stagiaires.
A noter d?ailleurs la forte participation : 22 stagiaires en provenance de 9 clubs et 4 départements qui ont mobilisé l?attention de six cadres dévoués et un cuisinier.
Au programme du samedi, révision des règles d?équipement et de prévention, ateliers réchappe, poulie?bloqueur et bien sur dégagement. En soirée, les traditionnels exposes furent conclus par la projection de quelques films. Le dimanche, la matinée fut consacrée au déclenchement d?un secours et à la mise en attente d?un blesse.
De l?avis général, ce week?end fut réussi, le temps plutôt clément, l?ambiance très joyeuse.

Compte rendu écrit par Philippe et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 12 en septembre 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement

&lt;table border=&amp;quot;1&amp;quot;&gt;
   &lt;tr&gt;
      &lt;th&gt; &lt;b&gt; Le système Nicola&lt;/b&gt;&lt;/th&gt;
   &lt;/tr&gt;
   &lt;tr&gt;
      &lt;td&gt; La réalisation du système Nicola est un défi relevé par les spéléos de France et de Grande Bretagne avec le concours des radioamateurs basés dans la région Grenobloise.
Le besoin d?un tel système fut cruellement mis en évidence à l'été 1996 quand Nicola Dollimore perdit la vie à cause de la rapide montée des eaux dans le Gouffre Berger. L'équipe de surface n?avait pu avertir de l'arrivée d'un énorme orage. Nick Perrin, l'époux de Nicola, recueillit de l'argent à travers une fondation pour financer les recherches. Un premier séminaire réunit à Crolles plusieurs experts de toute l?Europe. Le choix se porta sur le développement d?un émetteur/récepteur à bande latérale unique conçu par John Hey et opérant sur 87 KHz. Les premiers tests au Gouffre Berger permirent une transmission à la cote -640 m à travers 500 m de roche.
De nouveaux essais furent réalisés à la Dent de Crolles, depuis les deux entrées du Trou du Glaz et du Guiers Mort, démontrant ainsi les possibilités de communication au sein d?un réseau complexe de 55 kilomètres de galeries. Une première série d?appareils est en cours de livraison fin 2000. Le CoSIF disposera bientôt d?une paire d?émetteurs-récepteurs mis à la disposition de l?ASSIF et des clubs franciliens. &lt;/td&gt;
   &lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
D?après un texte de Graham NAYLOR (SSSI) et R. POUGET (ADRASEC38)</description>
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<title>Conférence SSF au Spéléo Club de Paris</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1037</link>
<pubDate>Wed, 22 Mar 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Ce soir Jean?Paul explique le Spéléo Secours Français.
Son fan?club a répondu présent : Benoit Mouy et Denis Langlois (les compères de l?ASSIF), Denis Anal, et Delphine et moi cote abimes.
Une quinzaine de transparents plus tard, nous savons tout du secours spéléo, ses 3000 bénévoles fédérés (aie, aie, aie, c?est vrai qu?on est sur les terres du CAF ! !), ses 34 interventions annuelles?
Le SSF, c?est beau comme un Jean?Paul qui tient son auditoire en haleine. 
Juste une question Jean?Paul :
? elles étaient vraiment si sales tes mains ? ?. Pour les lecteurs absents, il faut préciser que certains expriment leur nervosité en se frottant les mains...
Jacques Chabert, notre hôte, ajoute alors au panégyrique de ? la crue sous terre ?, le tout nouveau cahier EFS signe Stephane Jaillet. Un best?seller en puissance, je vous l?affirme. JPC présente le manuel du SSF ? un ouvrage de référence que tout spéléo devrait avoir lu au moins trois fois ? puis son travail de recensement exhaustif des accidents spéléos (de 1986 à 1997). 
Ensuite la lumière s?éteint pour la projection de trois films.
Un premier ? professionnel ? réalisé en collaboration par le SSF et la télé qui reprend tout ce que Jean?Paul nous a brillamment explique.
L?exercice secours de Goudou avec quelques paroles immortelles du cobaye reste 10 heures dans la civière.
Oh ! ça va... Le cobaye, comme tu dis, n?avait plus tous ses moyens à 6 h du mat? après une telle épreuve !
Le film est intéressant car il montre bien l?ensemble de l?évacuation et les images sont de qualité.
Et enfin, des images d?amateur montrant le déclenchement d?une crue dans une perte lotoise. Très, très impressionnant : en dix minutes, le champ où se trouve cette perte de taille raisonnable (2 x 3) est submergé par un mètre d?eau enfin calme qui noie complètement la perte... Taïaut ! Taïaut ! Le tout alors que plus une goutte ne tombe du ciel ...
Une bien belle soirée donc, qui aurait mérité une assistance plus nombreuse (40 personnes).

Compte rendu écrit par Philippe et Delphine et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 11 en juillet 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement ?</description>
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<title>Spéléodrome de Rosny</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1036</link>
<pubDate>Tue, 21 Mar 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Nous y voici donc.
Il est 20 heures, la clef attend bien à l?endroit prévu
(Merci Herve). Delphine arrive quelques minutes plus tard.
Place à l?entrainement.
S?équiper, se motiver : combien remonterons-nous ce soir ? Après concertation, l?objectif est fixe à 200 mètres, soit 6 remontées du puits de 34 m.
Mais d?abord soulever les grilles et les tirer hors du puits : pas très pratique, mais dissuasif peut-être. Les cordes sont en place : taïaut !
Enfin taïaut pour Delphine qui doit freiner sa descente avec un stop qui refuse d?être autobloquant. Moi c?est le contraire : je force la corde dans mon descendeur sur la première moitié de la descente. Je me dis que l?état de mes poulies y est sans doute pour quelque chose?
Une, deux remontées ; la température monte à son tour.
J?enlève le pull, je remplis une bouteille d?eau.
Trois, quatre ; j?ouvre le frigo, 5 francs le Schweppes : une aubaine !
Les épaules rougissent sous le frottement du torse. La spéléo en T?shirt, ce n?est pas le top.
M? de torse : le voilà qui glisse sans arrêt. Trop sec peut-être.
Nous y retournons. Échange des cordes et là, surprise : je file et Delphine descend tout doucement. C?était donc la corde ! 9mm de 95 toutes les deux, mais l?une à une vilaine allure : sa gaine est râpeuse, comme brulée.
A la cinquième, nous décidons d??uvrer pour la science.
Delphine a déjà chronomètre notre temps de montée : plus ou moins quatre minutes.
Cette fois nous comptons le nombre de brassées. Je m?étire au maximum ? le rythme manque de naturel ? et résultat 72. Pour Delphine, 90. D?où nous tirons le tableau suivant :
&lt;table border=&amp;quot;1&amp;quot;&gt;
   &lt;tr&gt;
      &lt;th&gt;Taille du spéléo&lt;/th&gt;
      &lt;th&gt;Nb brassées&lt;/th&gt;
      &lt;th&gt;Amplitude brassée&lt;/th&gt;
   &lt;/tr&gt;
   &lt;tr&gt;
      &lt;td&gt;1,75m&lt;/td&gt;
      &lt;td&gt;72&lt;/td&gt;
      &lt;td&gt;(34/72) 47cm&lt;/td&gt;
   &lt;/tr&gt;
   &lt;tr&gt;
      &lt;td&gt;1,60m &lt;/td&gt;
      &lt;td&gt;90&lt;/td&gt;
      &lt;td&gt;(34/90) 38cm&lt;/td&gt;
   &lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;



Résultats obtenus avec un baudrier Fendra Alp Design.
La sixième. En touchant terre j?ôte mon descendeur et la mon regard est attiré par un reflet. C?est l?auto?lock qui brille? L?usure caractéristique du Vertaco m?apparait tout à coup bien prononcée. Je montre le mousqueton a
Delphine, yeux grand ouverts :
- Il faut le jeter.
- Euh, tu crois vraiment ? Je poserai la question le week?end prochain.
Quand même, les techniques légères, ça use le matériel.
Je luis fais voir mon descendeur de près et voilà qu?elle recommence :
- Lui aussi, il faut le changer.
- Ah mais non ! On ne voit pas encore la vis.
La dernière montée est un peu plus désunie que la précédente. Il est 11 heures : mission accomplie.
En conclusion, ce lieu est vraiment super pour bouffer de la corde.
Pensez juste à ressortir vos aciers du fond du placard à la cave, munissez?vous d?une sangle de torse bien large et n?oubliez pas de mouiller les cordes (il y a des bouteilles prévues a cet effet !).
La clef ABIMES est chez Delphine.

Compte rendu écrit par Philippe et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 11 en juillet 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement</description>
</item>

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<title>Gouffre de la Vieille Herbe</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1039</link>
<pubDate>Sat, 04 Mar 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Et oui, tout s'est bien passe, pas exactement comme on l'imaginait...
Le départ du local, prévu tôt, n?a eu lieu qu'à 20h30 : je suis en retard, tous les accès au local matos sont fermes. Il a fallu transporter le matos par l?escalier et la rue, tout cela sous une pluie persistante qui nous accompagnera tout au long du trajet jusqu?à Montrond-le-Château.
Très mauvaise route donc, avec quelques frayeurs dans les dépassements de poids lourds, noyés que nous sommes dans les projections d?eau. Nous arrivons au gite à 1h30.
Le réveil est fixe à 09h00.
A 10h30, nous enkitons. Un élan d?optimisme me fait penser un instant que deux kits vont suffire, mais non: il faut encore caser la corde a bateau de 10,5 ! Dans un quatrième kit, nous plaçons deux cordes supplémentaires pour le Gros Bourbier.
Nous prenons la météo: gris et pluvieux s?améliorant en soleil avec faible risque d?averse, de 1 à +4°C, neige au-dessus de 1000 m. Dehors le soleil brille déjà. Un dernier coup de fil pour prévenir JB : nous lui annonçons un retour vers minuit, 01h00.
Pas de problème pour trouver la Vieille Herbe. On commence à descendre à 12h30. Pas de problème, je me souviens assez bien des passages clés et on avance quand même très charges dans une cavité comportant beaucoup de passages étroits et délicats et donc la progression est à la fois lente et fatigante.1/2 tour à 18 heures sortie à 23h30 C?est à dire autant de temps à la descente qu'a la remontée.... Et oui, cette cavité a beaucoup de réseaux parallèles et est très complexe !!! Alors on s'y perd.... On s'y perd vraiment, pendant 2 heures....
Le cheminement est complexe. La coupe topographiée lors des dernières explo ne rend pas justice a ce trou. A la fois?ludique ?, par son entrelacs de réseaux, et physique, dans la progression sans corde. La Vieille Herbe se développe le long d?une faille à 45°. L?eau se retrouve de place en place : cascatelle, rivière au fond d?un méandre?
Dimanche, Benoit Decreuze nous racontera que la première s?est arrêtée sur étroiture avec 30 m de puits derrière? Avis aux amateurs !
Vu l?heure, nous abandonnons jusqu?à l?idée de prospecter l?entrée du Gros Bourbier.
Je dirais même plus : il fait tellement froid que la corde de sortie est couverte de plusieurs mm de glace... et nos pieds et doigts suivent rapidement la même voie!
Nous rentrons silencieusement au gite car un groupe est arrivé dans la journée. Mais surprise : personne ! Nous nous affalons sur les lits vers 03h00.
Debout à 09h00, nous passons quatre heures à nettoyer le matériel. Et encore la propreté de la 8 mm ne nous satisfait pas : notre lave corde n?est pas adapté à ce diamètre.
A quand une machine à laver au local ! ?
Une petite causette avec Benoit qui est en plein travaux : le GCPM poursuit l?aménagement du troisième gite qu??ils se réserveront. Le groupe de ? couche-tard? est rentre à 06h00 du matin. Il s?agit de jeunes ? difficiles ? des Yvelines. Ils quittent Paris le samedi midi, descendent sous terre en milieu d?après-midi et doivent être de retour avant 19h00 le dimanche! Nous restons très dubitatifs sur ce type de pratique encadrée par des B.E.
Bref, il est 17h30 : l?heure de dire au revoir. Revenus à Issy-les-Moulineaux, pas moyen d?accéder au local. Les cordes resteront dans le coffre jusqu?à demain et j?emmène les amarrages et la dyneema à sécher à la maison. Voilà notre sortie: tous les deux ravis, la 8 est super (pas d'élasticité, un peu rapide à la descente mais très raisonnable), la cavité est très physique avec un gros kit et nous n'avons pas eu de difficultés à l'équiper en techniques légères de bout en bout.
Ah j'oubliais, nous n'avions pris aucun amarrage classique, que du light! et beaucoup de Dyneema, plus de 16 en équipement !!
Cote pratique : nous avons porte les amarrages en bandoulière. Ce système est très convaincant : facilite du choix entre plaquette, clown, Kong, dyneema a portée immédiate? Il nous reste à trouver comment accrocher plaquettes et clowns autrement qu?avec un gros mousqueton qui bloque toujours quand il ne faudrait pas !
Attention au transport des Speedy qui ont tendance à se faire la malle : il faut prendre l?habitude de leur donner un petit coup de clef de 13.
Enfin, équipement a vue indispensable avec la 8 mm de façon à pouvoir s?écarter en cas de petit frottement malicieux.
Et un grand merci à Jibé pour le rôle qu'il a bien voulu jouer dans notre timing.


Compte rendu écrit par Philippe et Delphine et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 11 en juillet 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement</description>
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<title>Ou va-t-on ? - Réunion Abimes</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1035</link>
<pubDate>Mon, 28 Feb 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Hier donc, réunion internet.
Un peu à la bourre, je quitte JPC sans prendre le temps d'un deuxième verre de Pinot. Direction Clamart pour me changer : des fois que la réunion doive se tenir au local, froid et sale...
Il est donc 8h35 lorsque j'arrive devant le stade. L'accès a &amp;quot;notre&amp;quot; parking est condamne par une barrière. Qu'à cela ne tienne, une petite marche arrière et j'entre par la première entrée. Hélas le passage est bloqué la aussi. De guerre lasse, je me range à une place libre, dis?crè?tement alors que j'aperçois M. Panikian qui s'en va...
Me voilà donc en retard ! Et si tous nos internautes poireautaient devant porte close ? Je grimpe les escaliers quatre à quatre. Tiens : du bruit ! C'est une réunion au troisième (des cyclistes apprendrons?nous plus tard). Encore une volée et ... personne. J'ouvre les portes, j'allume pour contempler le chantier. Décidément tout reste à faire.
Cinq minutes ont passé et pas de signe de vie : la réunion serait?elle virtuelle ? Je ressors pour arpenter le trottoir. Cela sera-t-il venir quelqu'un ?! Et oui, voilà Delphine...
Il est neuf heures passées maintenant. Nous ne sommes toujours que deux et nous décidons finalement de préparer le week?end prochain. Ce n'est pas si souvent que tous les participants à une sortie se retrouvent le lundi à pouvoir la préparer ! Apres mure réflexion, nous optons pour une zone mieux pourvue en gites qu?Arsure?Arsurette. Pour cette préparation moniteur, nous choisissons la Vieille Herbe et le Gros Bourbier.
Direction le local matos pour couper le rouleau de 8mm.
Aaarrrrggghhhh ! ! ! ! ! ! ! ! Je ne pensais pas revoir cela de sitôt. Mon pauvre JB, nos coups de gueule après le stage équipier n?ont servi à rien? A peine avons?nous ouvert la porte que nous avisons sur le sol un paquet de m? Une caisse, des kits et des paquets de corde étales en vrac. Vu de plus près, c?est pire ! La corde de 200m a été mise à sécher dans un sherpa, de même que tous les amarrages, faders compris. Un paquet de dyneema prend l?air dans un bidon étanche. Au fond d?une caisse, une dyneema, un mousqueton et quelques clowns comparent leur bronzage.
Bien sur la fiche d?emprunt n?est pas complétée.
Impossible de croire par ailleurs que le compte à été fait au lavage puisque tout n?est pas propre ! En plus aucune chaine de mousquetons n?est reconstituée. Allons, histoire de boire le calice jusqu?à la lie, je compte les dyneema : 18 sur la fiche d?emprunt et 21 par terre. Dire que j?y étais vendredi soir à répéter trois fois :
? Remplissez bien la fiche ?. Vieux c.? pensaient?ils en m?entendant?
Pourtant ils étaient s?e?p?t ! Et dixit l?un d?entre eux, ils n?ont mis que cinq heures pour revenir du Lot. Ce n?est ni le nombre, ni le temps qui ont fait défaut. Laurent, François, Antoine, que vous est?il arrivé ? Pas vous ! Pas vous !
Est?ce encore une fourberie de Merlot ? J?aimerai tant le croire. Aurait-il redécouvert l?onde Méga ! Ce qui expliquerait bien des choses.
Bah, ne rêvons?pas. Voronov n?est pas Septimus. Les temps changent.
Au bout du compte, je ne sais pas quoi dire. Ce n?est pas un coup de gueule, non plus qu?un cri de désespoir. Non, c?est du désenchantement.
A quoi bon passer des soirées à monter des râteliers à cordes si c?est pour les retrouver par terre en vrac ?
Et puis la spéléo je la préfère sous terre que dans les cartons à chercher un topoguide !
A la question ? souhaitez?vous que les réponses au questionnaire soient affichées au local ?, je réponds que peu m?importe car je crois bien que je n?y répondrai pas.
Mais je vais continuer à faire de la spéléo.

Philippe (29/02/00)

J?ajouterai que cela nous a empêché de préparer ? notre sortie à nous ? et qu?il nous faudra donc revenir.
Quand ? Nous ne le savons pas puisqu?il faut attendre que les ceusses du week?end précèdent veuillent bien ranger le matos qu?ils ont emprunte... Cela nous a donné le temps de ranger (enfin, mettre à la poubelle qui était à un mètre environ...) les détritus qui trainaient sur le bureau a l?entrée du local.
Ah, il va être beau notre site Internet !

Delphine (29/02/00)

Compte rendu écrit par Philippe et Delphine et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 11 en juillet 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement</description>
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<title>Stage techniques légères Doubs</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1043</link>
<pubDate>Sat, 08 Jan 2000 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>&lt;U&gt;CR de Philippe&lt;/U&gt; :
Ça y est ! J?ai réussi à embarquer Delphine et Laurent cette année. En 1999, j?avais été le seul abime à m?initier aux techniques légères à Savonnière?en?Perthois. Conquis par cette nouvelle approche, voilà un an que je faisais de la retape en promenant dans les sorties club mes anneaux Kong et mes trois bouts de dyneema. Le moment approche ou Abimes fera le choix d?investir dans du matériel léger, pour compléter les équipements du club... ou non. Bien sûr, j?espère que ce sera oui !
[...voir le CR de Delphine...]
Youpi ! On va acheter de la 8 mm, des Kong, des faders et de la dyneema... Et vivement que soient fabriques des vis papillon en acier 8.8 : adieu clef de 13! Maintenant il va falloir réfléchir comment mettre tout cela en service dans le club. Car ce matériel est plus fragile et ne donne pas le droit à l?erreur, ni en équipement, ni en progression. 
Finalement, on a toujours quelque chose à apprendre. Alors qui s?y colle l?an prochain ?

Philippe

&lt;U&gt;CR de Delphine&lt;/U&gt; :
Trois abimés (Philippe, Laurent et Delphine) viennent s?initier ou approfondir leurs connaissances des techniques dites « légères ». 
Le stage démarre par une réunion à Chilly-Mazarin.
Nous devions aller sur un mur d?escalade pour tester l?équipement et la progression sur ce type de matériel ; malheureusement, la tempête en a décidé autrement. Aussi, nous nous retrouvons dans une salle de la MJC de Chilly-Mazarin. 
Il y a environ 12 stagiaires et quatre cadres. Seuls Jean- Louis Guettard et Denis Langlois sont présents à cette réunion ; Vincent Biot et Laurent Mangel nous retrouvant dans le Doubs. Philippe P., Frédéric, Bruno, Jean-François, Lubin, Guy, Nathalie, Michel, Philippe K., Laurent, Delphine et un pompier.
Nous y révisons le n?ud de chaise double et le n?ud de cabestan et apprenons certaines particularités de l?équipement:
- utilisation de la dyneema pour faire le Y, pour remplacer la corde de progression dès que ça risque de frotter suite à une rupture d?amarrage, pour faire des déviations, etc.
- utilisation des connecteurs : anneaux Kong, vis papillons et micro mousquetons
- économie de cordes
- entretien du matériel léger. 
Nous nous donnons rendez-vous au gîte de Bolandoz le vendredi soir.
Samedi:
Quatre groupes sont constitués : Légarde, La Chenau, Vauvougiers et Gros Gadeau qui se transforme en Biefs-Boussets.
Philippe et moi nous retrouvons avec Denis comme cadre et Nathalie et Michel comme compagnons de galère à Vauvougiers. En fait de galère, tout se passe très bien : l?équipement avec ce matériel est très sympa et pas moins rapide qu?avec les techniques classiques.
Chacun équipe quelques obstacles et l?on a pu constater que la clé de 13 est effectivement facultative : Michel a fait tomber sa clé alors qu?il débutait l?équipement, nous l?avons ramassée sans le lui signaler et il ne s?en est aperçu qu?à la fin de l?équipement...


Nous avions du rab? comme d?hab? et nous retrouvons avec trois cordes en trop sans compter le rab? !!!!
Contrairement à une idée préconçue, descendre sur de la 7 n?est pas du tout impressionnant et finalement, on se demande pourquoi on a des viroles qui font ch...
Bref, ces techniques sont vraiment sympas et ne posent pas de réel problème si on les maîtrise.
De retour au gîte vers 21 heures, nous sommes bons derniers : toutes les équipes ont atteint leurs objectifs ; ressaut Machpro à Vauvougiers, trémie à la Légarde. Toutes les équipes ont, semble-t-il, apprécié ce type d?équipement.
Dimanche : Légarde, Vieille Herbe, Ouzène, et La Chenau.
On prend les autres et on recommence avec le même succès... 
Philippe à La Chenau, Laurent à Ouzène et Delphine à la Légarde. 
La préparation des kits est beaucoup plus rapide : on prend quelques cordes, des Kong et des papillons et beaucoup de dyneema ; on met tout ça dans 2 petits kits et zou !!!! On est paré pour un - 130 en quelques heures. Partis à 10 heures du gîte, nous y revenons à 15 heures bons premiers.
Très convaincant! De plus, il y a toujours l?intérêt et le plaisir de voir ce qui se fait ailleurs, de sortir du train-train du club et de rencontrer des têtes nouvelles ou de retrouver des têtes connues plus souvent en réunion qu?en spéléo!

&lt;table border=&amp;quot;1&amp;quot;&gt;
   &lt;tr&gt;
      &lt;th colspan=2&gt; &lt;b&gt;Le matériel léger a ABIMES, c?est ... &lt;/b&gt;&lt;/th&gt;
   &lt;/tr&gt;
   &lt;tr&gt;
      &lt;td width=50%&gt;une dizaine de maillons Speedy &lt;/td&gt;
      &lt;td width=50%&gt;200 mètres de dyneema &lt;/td&gt;
   &lt;/tr&gt;
   &lt;tr&gt;
      &lt;td width=50%&gt;300 mètres de cordes de 8 mm &lt;/td&gt;
      &lt;td width=50%&gt; une vingtaine de Kong dès septembre &lt;/td&gt;
   &lt;/tr&gt;
   &lt;tr&gt;
      &lt;td width=50%&gt; une trentaine de faders &lt;/td&gt;
      &lt;td width=50%&gt; et bientôt de la 7 mm (mais non, c?était une blague... pour l?instant !)&lt;/td&gt;
   &lt;/tr&gt;
   &lt;tr&gt;
      &lt;td colspan=2&gt;La fragilité de ce matériel (hors norme CE) impose des règles de progression et d?équipement plus sévères que pour la 9 mm et les mousquetons classiques, ainsi qu?un entretien très rigoureux. 
L?emploi de ce matériel au sein du club est soumis à des règles définies par le bureau et affichées au local. 
Cette année, trois sorties ? techniques légères ? ont été organisées : gouffre de la Vieille Herbe (Doubs), Glacière d?Autrans et Tapinoir (Vercors), gouffre de Génat (Ariège). L?utilisation de la dyneema sera étendue à l?équipement classique. &lt;/td&gt;
   &lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;

Compte rendu écrit par Philippe et Delphine et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 12 en septembre 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement.</description>
</item>

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<title>Viazac (Lot)</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1038</link>
<pubDate>Sat, 11 Dec 1999 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>François, Philippe et moi partons en tant qu'équipe de tête. On hésite un peu sur la route, se paume dans les prés Lotois et arrive finalement à la barrière qui marque l'entrée du terrain où se trouve notre destination. Les moutons tout poilus nous souhaitent la bienvenue mais le vrombissement (vavavoumm) de la Clio semble les effrayer et les fait bientôt s'enfuir ...
Aller on s'équipe ! Ce n?est pas tout ça mais le fond du trou est loin, pour la descente ça sera du deux kits par tête. 
François équipe, après quelques discussions sur l'art des n?uds de sangles il glisse dans le puits d'entrée.
Petite attente ... le ? libre ? rituel raisonne bientôt d'en bas : j'y vais. Ce puits est vraiment magnifique ce sont des milliers de gouttelettes d'eau qui perlent le long de la mousse tapissant les flancs du puits. C'est beau. On arrive sur la margelle intermédiaire, Philippe nous rejoint. François poursuit l'équipement : arrêt sur n?ud (mais y avait-il un n?ud ?), mais c pas grave suffit de décaler la tête de main courante et ça le fait.
Bon ce n?est pas tout ça mais le fond du trou est loin, François enchaine : petit puits, main courante inclinée et ressaut. Nous voici au niveau de la (célèbre) vire au-dessus du puits Martel, en fait un pont de singe équipe en fixe. Petit frisson au?dessus du vide : c'est que ça a l'air profond cette histoire... Mais voici des hey ho et autres coucous qui arrivent à nos oreilles : la deuxième équipe nous rejoint, un peu plus tôt que prévu ? mais on ne s?appesantira pas plus sur les raisons.
Je passe à l'équipement pour le puits de l'écho, je me sens moyennement capable mais bon ça fait pas de mal de se botter le cul parfois ! Le début est glissant voire glaiseux, le chemin pas évident, en plus Il n?y voit pas très clair, acéto faible et électrique HS une fois sur deux. Je dois 2 fois remonter pour équiper des spits laissés à la descente. J'arrive sur une plate?forme concrétionnée à gauche 1 spit sur 4 de bon, pas fameux ce puits, en plus j'y vois quasiment plus du tout : for?mi?diable ! Bon j'avoue là j'en perd mon équipement, euh pardon mon latin, et appelle Philippe a la rescousse (heureusement la plateforme est large ...). C?est là qu'on voit les pros ? ou le blaireau qui n'y connait rien, car a peine arrive?t?il qu'il regarde à droite et voit une sangle pour déviation en fixe, pardon c?est vrai je vous avais pas dit ce qu'il y avait à droite, normal j'avais pas regardé ... 
Philippe prend la suite, ça semble bien se passer quand un trop court larmoyant remonte du puits, bon j'ai un kit avec une corde mais Philippe est quand même assez loin, on décide de tous se retrouver sur la plate?forme, car y'a aussi François et Romain qui poireautent en haut depuis tout ce temps. On fait le plein de carbure et c?est reparti, on est bientôt tous en bas du puits de l'écho et on a déjà décidé de s'arrêter la : le lac ne nous verra pas. Pour certains le choc est rude, les larmes viennent presque ... et oui imaginer pour eux c'est le deuxième ou troisième échec d'affilée dans Viazac. Moi c'était mon premier mais on était tous d'accord : we'll be back !

Compte rendu écrit par Jean?Baptiste et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 11 en juillet 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement</description>
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<title>Les Cuves de Sassenage</title>
<link>http://abimes-speleologie.fr/sortie_details.php?id=1031</link>
<pubDate>Sat, 16 Oct 1999 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>Les Cuves de Sassenage

Participants : Delphine, Alain, JB, Philippe

Le Berger début septembre et maintenant les Cuves de Sassenage: quoi de plus normal pour un poisson que de suivre le cours d?eau ! Cette fois, nous sommes quatre, prêts dès 15h30 à nous élancer vers Grenoble. Delphine, Alain, Jean?Baptiste et moi, tous très motivés pour cette explo de 12 à 15 heures au bas mot, sans équipement puisque tout y est installé en fixe. Notre objectif est d?aller le plus loin possible : la salle Carrel est à +250m et le terminus à +440m. Nous emmenons quand même une corde de 60m et 10 amarrages pour le cas où (c?est le topoguide qui le dit).

Le voyage s?éternise car l?autoroute est coupée à Macon. C?est vers 21h00 que nous atteignons Voiron : un peu tard pour faire les courses ! Du coup nous allons fêter Halloween avec un peu d?avance au Mc Do du coin. Une chose est sûre : l?Irlande n?a pas donné que des bonnes choses à l?humanité...

Quelques errances plus tard (mais ce n?est qu?un avant-goût...), nous trouvons le gîte de France déniché par Delphine ?notre spécialiste des moteurs de recherche?tout près de Sassenage. Le propriétaire nous fait ... le tour du propriétaire. La télé, le four, le frigidaire, la machine à laver, l?interrupteur pour les WC, à droite, la salle de bains, au fond, la terrasse?jardin, une chambre, deux chambres, penser à éteindre la lumière extérieure, patati, patata... « Enfin ! » vais?je m?écrier, mais non ! Voilà LA propriétaire qui surgit de sa Twingo. Toute aussi gentille que son mari, elle complète: les dépliants touristiques, « attention à la clef, il faut la sortir à l?horizontale », « pour le chèque de caution de 1200F demain ça ira », patati, patata... Delphine fait front avec le sens inné de l?accueil qui la caractérise. Elle avoue la raison de notre venue et nos bons Isérois en déduisent que les parisiens vont louer un guide pour la visite des Cuves.

Minuit sonne déjà. Il est temps d?aller se mettre sous la couette : demain réveil programmé à 08h30.
Faute de courses, le petit déjeuner s?annonçait frugal. Heureusement, Alain utilise sa voiture comme garde?manger et nous ne mourrons pas de faim. Virée rapide à l?Intermarché, et à Décathlon pour Jean?Baptiste, histoire d?avoir des bottes pour la sortie. Un crochet par le gîte, le temps de constater que la pile de mon appareil photo est HS, et en route pour Sassenage.
11h35, cinq minutes trop tard: la visite est partie et il faudra attendre le retour de Séraphin. Pour meubler l?attente nous mangeons, et pour meubler la digestion nous attendons. Le porche d?entrée domine le Furon qui cascade dans la verdure. 

Voilà Séraphin ! : j?attendais un gardien ancienne manière, sorti tout droit d?« opération ?1000». Mais non, le gardien des Cuves est un jeune spéléo très, très sympa. Il nous conseille? pas besoin de ponto, faire la galerie des marmites et voir la vieille affiche ? nous l?explique avec une topo, nous confie les clefs de l?antre de Mélusine et ses dernières recommandations ? bien fermer les grilles et mettre l?alarme en partant.

J?avais consulté le dépliant commercial de Sassenage à la mairie d?Engins, quand nous allions récupérer le chèque de caution. Quelqu?un m?avait dit alors que la visite touristique ne présentait guère d?intérêt. Comme on dit à la télé: « ça se discute ». En fait, les Cuves sont le « Dahu » des grottes aménagées. Peu ou pas de concrétions mais une forte sensation minérale. Les cheminements sont le plus souvent étroits et tortueux (pour des touristes...) jusqu?à la vaste salle Saint Bruno. La roche est belle avec par endroits des rognons de silex. Toute cette ambiance est préservée grâce à des aménagements simples, le plus souvent discrets ou alors carrément datés, comme ces profilés métalliques rouillés plantés dans la roche tels des étais. Cependant, nous allons bien vite constater que le vrai spectacle des Cuves se situe derrière la salle Saint?Bruno.

Dans cette salle d?effondrement, le passage est à gauche entre des blocs. Il est 13h00. Nous sommes dans un beau volume jusqu?à la baïonnette. Facilement repérable par un reste d?équipement métallique, l?ouverture est étroite et il faut se contorsionner pour s?enfiler tout de suite à gauche. La suite est de nouveau vaste jusqu?au siphon Bonneval. Là survient notre première errance. Malgré la topo détaillée et une boussole, nous pataugeons lamentablement. Finalement, Delphine se souvient qu?elle a le descriptif dans la poche : « Prendre une corde en face du siphon... ». Demi?tour et là l?évidence crève les yeux, nous étions passés à côté! Plus loin, un P13. Nous grimpons à main droite la trémie: une salle, puis une première main?courante. Nous arrivons au « pont de singe » dont P?tite Fourmi nous a parlé lundi et qui est en photo au local. Mais aujourd?hui, l?eau est 30cm sous le câble. A 16h00, nous atteignons le puits Lavigne.
La rivière des Benjamins est à l?étiage.

Il n?y aura pas de photo?souvenir. Le compact de Jean?Baptiste est incompatible avec un sac étanche.
A 19h00, nous approchons de la salle du Thermomètre. Nous avons dû rééquiper l?un des puits précédents. Delphine s?est fait peur en sentant les nombreuses ruptures d?âme ! Premier atelier tricot donc, car les mousquetons en place sont trop grippés pour s?ouvrir. Et un coup de couteau pour faire disparaître le corps du délit. Cette pause forcée me permet de vider les cendres de la dudule et de manger un peu de chocolat. En regardant ma montre je me prends à douter sérieusement que nous allions jusqu?au bout.

La progression se poursuit. Nous choisissons la galerie des marmites, et laissons le shunt pour le retour. Le passage est court: quelques superbes marmites à enchaîner avec des oppositions techniques dont chacun se sort dans un style personnel. C?est là que nous découvrons, collée à la paroi, cette fameuse affiche des années 50: « des mannequins nus... 500 costumes magnifiques ». Les couleurs d?époque chatoient encore. Delphine déchaule, Alain s?inquiète de la quantité de carbure contenue dans les deux bananes.

Nous abordons la cascade Jacqueline: deuxième atelier tricot. La tonche est nette. Rééquipement achevé à 20h30. Nous avons laissé un Speedy amarré à un clown faute d?arriver à le dévisser. Enfin, à 23h15, nous touchons la salle Carrel. A l?unanimité, nous décidons d?en rester là, au pied des grandes escalades. Pour la pause bouffe nous ne manquons de rien, ou presque. Après la soupe, il ne reste presque plus d?eau. Plus exactement, nous devrons attendre les premiers puits pour retrouver les deux bouteilles abandonnées à l?aller. Côté carbure, nous choisissons par prudence de ne pas remplir les dudules à bloc., nous gardons de la réserve...Le retour commence à Minuit.

Philippe.


La même vue par Alain

Voyage aller ? Finalement nous choisissons la R19 (coffre plus grand) mais plus gourmande (essence). Les sorties de Paris sont un peu chargées, Comme l'A6 est annoncée coupée un peu avant Lyon nous bifurquons par l'A40 et sortons à Ambérieu. La fin se fera par la nationale jusqu'à Grenoble. JB s'aperçoit qu'il a oublié ses bottes ! Nous dînons au Mac Donald de Voiron (relooké Halloween) où; nous faisons figure d'anciens.
En arrivant sur Grenoble les ronds-points sont bien pratiques le temps de se décider sur la route à suivre. Finalement, vers 10h30 nous arrivons par une petite route au gîte où le chien du proprio nous fait la fête. Après les discussions de fin de soirée (spéleo, liste de course, bouffe pour le lendemain) tout le monde se couche. Delphine a droit à sa chambre personnelle.

Le samedi matin : ¬Au doux bruit de la montre de JB, tout le monde se lève vers 8h30 avec plus ou moins d'empressement. Après un petit déjeuner rapide, nous partons en direction de l'hypermarché local. Les courses (victuailles) à Continent sont expédiées en 20 mn, achat d'une pellicule photo compris. Pendant ce temps, JB investit dans de nouvelles bottes à Décathlon (tient, elles sont plus chères que d'habitude !). On retourne au gîte pour préparer les sacs.
En allant vers les Cuves de Sassenage, on s'arrête à une pharmacie pour la petite angine de Delphine (qui ne l'empêche pas d'en griller une de temps en temps). Nous laissons la voiture au centre du village (à côté d'une fontaine, notre futur lavoir ?) alors qu'il existait un parking réservé aux visiteurs de la grotte, une ruelle plus loin.

Visite de la grotte : ? Apres 10mn de marche par une promenade longeant le Furon (canyoning possible), nous arrivons à la grotte à 11h35. Trop tard ! Le guide est déjà rentré avec ses touristes (une heure de visite). En attendant son retour nous en profitons pour pique?niquer sous le porche et pour préparer le matériel. Tiens j'ai oublié de charger ma dudule à la voiture. Je vais puiser dans les bites à carbure ! Philippe s'aperçoit que les piles de son appareil photo sont mortes ! Dommage.
Vers 12h40 le guide (Hervé Séraphin) lâche ses touristes et nous prête gentiment les clés de la grotte après nous avoir indiqué un coin où poser nos affaires et nous avoir expliqué comment remettre l'alarme en route lorsque nous sortirons de la grotte. Très serviable, il nous montre à l'aide d'une coupe sur panneau, l'itinéraire le plus sympa et nous précise que la ponto ou le change ne seront pas utiles (très peu d'eau) en ce moment. Finalement nous entrons dans la grotte vers 13h.
Je tiens à préciser que la description ci?dessous de notre parcours ne s'appuie que sur mes souvenirs et la topo miniature distribuée au départ par Philippe à chacun d'entre nous (au cas où l'un d'entre nous se perde). Les différentes péripéties ne s'étant pas forcément déroulées dans l'ordre d'écriture des lignes qui suivent, vous pourrez retrouver un semblant d'exactitude en vous reportant aux notes que Philippe a méticuleusement inscrites sur son calepin à chaque pause.

A l'aller ? Jusqu'à un placard électrique, nous suivons l'itinéraire touristique avec ses escaliers de pierre ou métalliques. Après nous allumons nos acéto et commençons la découverte par de grandes galeries. Nous nous frayons un chemin dans les d'éboulis et retrouvons la rivière que nous suivons dans son lit (très peu d'eau). Arrivés au premier siphon (Bonneval) en bout de la Salle à Manger, nous continuons tout droit en montant dans les éboulis, et cherchons un passage dans ce chaos. Rien qui n'aille bien loin. En lisant la description, Delphine nous convainc de retourner au siphon et que voit?elle : un bout de corde à n?uds nous indiquant la suite.
Nous enchaînons les galeries entrecoupées de ressauts, vires sur main courante (avec passage sur planches). Nous y laissons une bouteille pour le retour (un peu tôt peut?être). Au niveau de la partie nommée &amp;quot;Le Gruyère&amp;quot;, après le bout de conduite forcée, nous devons nous y reprendre à plusieurs fois pour trouver la suite dans une trémie. Quelques autres mains courantes et escalades et nous nous retrouvons dans une petite salle où pend une corde. Delphine commence la remontée du P13. Arrivée en haut elle nous réclame la corde du club (60m). La corde en place est en fait très abîmée et ne tiendra pas longtemps. Il est décidé de la remplacer. Delphine doit tricoter quelques 8 avec 60 m de corde! Avec un peu d'expérience, elle aurait pu en tricoter quelques-uns sur moins long. En attendant les autres commencent à se refroidir ! Alors on grignote, Philippe noircit son calepin.
Plus loin nous passerons sans problème le Puits Lavigne. En sortie de puits, après une légère désescalade, nous descendons sur les éboulis d'une grande salle (Salle des Sables). Nous trouvons facilement l'entrée de l'étroiture intitulée dans le descriptif : &amp;quot;la baïonnette&amp;quot;. Une mini échelle en marque l'entrée. JB s'y engage mais aboutit à un cul de sac. Il fallait en fait faire 2 m dans une direction puis prendre entre deux blocs dans la direction opposée vers le bas. Nous aboutissons en haut de l'éboulis d'une galerie où s'écoule la rivière des Benjamins. Nous la suivons sans problème (avec plus d'eau on devrait se mouiller beaucoup plus).
Après être passés par la salle La Forge, la salle du Mât, les Dièdres (sans mémoriser l'enchaînement en ce qui me concerne) nous parvenons à une étroiture dans le sable. Derrière se trouve la salle du Thermomètre (tapis de sol, bâche témoignent d'un précédent bivouac). Ensuite, comme nous l'avait conseillé le gardien, nous empruntons la galerie aux marmites où l'affiche (avec une &amp;quot;pin?up&amp;quot;) est toujours présente. Les marmites remplies d'eau sont assez grandes. Chacun utilise ses facilités (grande taille, souplesse, poigne) pour les franchir sans se tremper. Nous retrouvons la rivière rapidement puis la quittons etc...
En abordant une nouvelle galerie, un bruit de chute d'eau de plus en plus fort nous annonce la cascade Jacqueline. Il faut légèrement la contourner en suivant une vire puis une descente de ressaut. JB est en tête et nous raconte : &amp;quot;Voyant la corde tonchée je décidais dans un moment d'égarement (ah, la jeunesse !!) de m'engager sur l'échelle métallique sans m'assurer, chose que Delphine me rappela en me demandant prestement (et inquiète !!) de placer rapidement mon bloqueur sur la corde et de remonter. J'avais dû oublier les pages du manuel de l'EFS qui précise bien qu'une échelle est une aide à la progression et doit toujours être doublée d'une assurance sur un passage exposé ! Le fait étant que l'échelle était plein vide ...&amp;quot;. Il faut une fois de plus changer la corde (l'équipement est aussi à renforcer, mais nous n'avons pas de trousse à spits). Delphine donne sa leçon de tricot à JB obéissant. Les suiveurs passent sans encombre le passage, rassurés d'avoir une corde toute neuve.
Plus loin, une corde nous signale l'entrée d'un méandre latéral au-dessus de la rivière. Après une étroiture nous accédons à un long laminoir. Il débouche en balcon toujours au-dessus de la rivière. Un enchaînement de ressauts plus ou moins importants (merci les cordes) et de galeries suivant le cours d'eau nous amène finalement à la Salle Carrel vers 01h30 du matin.
Une longue pause casse?croûte (sandwichs, soupe, friandises, pas assez d'eau !) nous permet d'admirer le volume de cette salle. Nous arrêterons là. Les troupes sont assez fatiguées et la suite est plus escarpée : il restait 200m de dénivelée à faire sur la fin du parcours.

Au retour ?Delphine part en tête avec un kit. JB tombe à l'eau ! Qui reste t'il: moi derrière qui traîne et Philippe qui ferme la marche. La descente est plus rapide. Le laminoir et le méandre semblent plus courts. Nous évitons la galerie aux marmites par un chemin plus rapide mais moins joli. Alors s'enchaînent les longues galeries, les ressauts, les puits, les vires, les mains courantes, les souvenirs de l'aller surgissant par bribes, et pas toujours dans l'ordre chronologique inverse mémorisé !.
A un moment, la suite est marquée par une marque verte au sol; la galerie se rétrécit, nous continuons à 4 pattes puis en rampant, nous tournons et revenons à la marque verte ! Cette marque indiquait en fait qu'il fallait descendre dans une galerie inférieure. C'est à ce moment?là que je tombe nez à nez avec la grande bouteille d'eau si convoitée et reconnaît le passage en vire avec les morceaux de bois; nous ne sommes plus très loin de la fin. Nous retrouvons la grande Salle à Manger et sa rivière. Dans la Salle Bruno, Delphine hésite sur la suite: une sangle n'était pas là à l'aller. Après une heure d'exploration collective plus ou moins active (peu en ce qui me concerne), Delphine revient en nous assurant qu'elle a retrouvé la suite. Et pour cause, elle a poursuivi jusqu'à l'armoire électrique de la partie touristique. La traversée de la section touristique est rapide (sur du plat et avec des rampes et des marches de partout c'est plus commode). Une bouffée d'air doux nous annonce la sortie. Nous voilà aux premières heures du jour sous le porche (les oiseaux commencent à peine à chanter). Il est 7 heures, Sassenage s'éveille. Après un passage à la boulangerie, nous retournons au gîte pour prendre un petit déjeuner bien mérité.
Dimanche petite nuit ? Après ce petit déjeuner (copieux en ce qui me concerne), puis une douche pour les courageux, l'heure du dodo a sonné pour tout le monde. Morphée nous retient jusque vers 14h30, 15h. Nous déjeunons : la fondue devient une tartiflette. Le lavage du matériel s'effectue dans le ruisseau du coin (non, pas l'Isère) dont les berges escarpées ne sont pas idéales. Un dernier coup de balai au gîte, chargement des affaires et il est déjà tard. Delphine récupère son chèque de caution avec promesse de réduction sur un prochain séjour (50F !!! sur 840F, c'est un gîte à éviter pour les fauchés).
Voyage retour ? Nous quittons le gîte vers 19h. Le retour par Lyon (rocade) et l'A6 s'est effectué sans problème (en évitant les inconditionnels de la bouteille). Delphine a pu goûter à la direction plutôt flottante de la R19 et aussi améliorer la moyenne horaire. Merci à Delphine pour ce partage du volant et à Philippe et JB pour la préparation et distribution du casse?croûte. Une arrivée au club à 00h30 nous permettra d'être chez nous pas trop tard.
Conclusion ? Cette visite d'exploration (17h) nous a permis de mieux connaître cette cavité, très variée et propre. En espérant chercher un peu moins souvent son chemin une prochaine fois, nous pensons pouvoir emmener d'autres membres du club et aller jusqu'au bout avec peut?être un peu plus d'eau et avec un appareil photo en état de marche 

Compte rendu écrit par Philippe et Alain et paru initialement dans le Dahu Mirror n° 11 en juillet 2000. Retranscrit en 2020 par Arthur qui a mis à profit sa période de confinement</description>
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